#silver_economy

  • La #démographie, prochain #défi global à haut risque

    Les dernières #projections des Nations unies promettent un #recul de la population mondiale à la fin du siècle, pour la première fois depuis sept cents ans. Un défi pour les sociétés et les économies contemporaines avec des risques politiques majeurs.

    « Le« Le plus grand défi auquel notre monde fait face. » Comme souvent, l’éditorialiste du Financial Times Martin Wolf résume parfaitement, dans un texte du 28 mai dernier, le sentiment qui domine les salles de marché, les bureaux des grandes organisations internationales et les rédactions des journaux économiques. Depuis quelques mois, la crainte d’un « hiver démographique » généralisé, autrement d’un affaiblissement plus rapide que prévu de la population mondiale, agite politiques, économistes et observateurs.

    Ce sont les dernières tendances statistiques publiées qui ont alimenté cette angoisse. Le 10 juillet dernier, les « Perspectives de la population mondiale » pour 2024 des Nations unies ont fait l’effet d’un choc. Alors que le précédent rapport d’il y a deux ans prévoyait un « plateau » de la population mondiale à partir de 2080 aux alentours de 10,4 milliards d’individus, celui-ci prévoit désormais un déclin à partir de cette date.
    Une nouvelle ère démographique ?

    Selon ces dernières perspectives, la population mondiale progresserait de 8,2 milliards d’individus aujourd’hui à 10,3 milliards en 2084 avant de se réduire de 100 millions de personnes en 2100. La nuance peut paraître mince et ne modifie pas le tableau d’une croissance de près de 25 % de la population mondiale d’ici la fin du siècle.

    Mais l’annonce a fait l’effet d’une bombe car, à l’horizon de la fin de ce siècle, la croissance démographique aura entièrement disparu de la surface du globe. Et cela, ce n’est pas un fait mineur. Ce serait la première fois depuis la grande peste du XIVe siècle que la population mondiale se réduit.

    Ce qui participe aussi de cette ambiance, c’est que, comme le décrit au Financial Times, le sous-secrétaire général de l’organisation pour les affaires sociales et économiques, Li Junhua : « Le paysage démographique a beaucoup évolué. » Voici quelques années, nul n’aurait parié sur cette baisse de la population mondiale. La question de la surpopulation était plutôt sur toutes les lèvres. On assiste indubitablement à un vrai changement de régime et nul ne sait si cette tendance baissière peut encore s’accélérer.

    C’est pourquoi tout le monde a l’œil sur les « indices de fécondité », c’est-à-dire le nombre moyen d’enfants par femme en âge de procréer. Celui-ci recule partout, y compris dans des régions jusqu’ici caractérisées par une forte fécondité et cela avec une grande rapidité. Or ce chiffre est l’indicateur avancé de l’évolution de la population. Plus il est faible, moins les naissances sont nombreuses et moins le « potentiel » de croissance démographique est important.

    Or une étude publiée dans la revue médicale The Lancet en mai dernier dressait là aussi un tableau préoccupant de la situation. L’article estime, à partir de données multiples, incluant notamment des données médicales liées aux maladies, que « le nombre annuel global de naissance a atteint son pic en 2016 à 142 millions pour tomber en 2021 à 129 millions ». Et le taux de fécondité, lui, va basculer au niveau mondial sous la barre des 2,1 enfants par femme, c’est-à-dire sous le seuil dit de « renouvellement des générations » qui permet, théoriquement, de stabiliser la population.

    Ce chiffre était de 4,84 enfants par femme en 1950, il n’est plus que de 2,3 enfants par femme en 2021. En 2050, il ne serait plus que de 1,81 enfant par femme et en 2100 de 1,59… En conséquence, le nombre de naissances annuelles passera à 112 millions en 2050 et 72,3 millions en 2100. À partir de 2064, il pourrait y avoir plus de décès au niveau mondial que de naissances.

    Évidemment, ces projections de trente à soixante-quinze ans à l’avance sont toujours sujettes à caution, mais elles décrivent une tendance de fond. Une tendance à laquelle les zones de fertilité encore solides que sont l’Afrique subsaharienne et l’Asie du Sud n’échapperont pas. Selon les projections publiées dans The Lancet, en 2100, seuls six pays auront encore un indice de fécondité supérieur à 2,1 : la Somalie, les Samoa, le Tchad, le Niger et le Tadjikistan. Et aucun ne dépassera le niveau de 2,5, la Somalie affichant alors un taux record de 2,45.
    Une « bonne nouvelle » ?

    Une telle situation est-elle si dramatique pour que chacun s’en émeuve ainsi ? La fin de la croissance effrénée de la population mondiale qui aura donc été multipliée par 6,4 en deux siècles, entre 1900 et 2100, pourrait finalement ne pas être une si mauvaise nouvelle.

    Chacun le sait, une population en forte croissance exige toujours davantage de la planète. Bien sûr, on peut, comme par le passé, espérer améliorer la productivité agricole. Mais outre que cette dernière a des limites intrinsèques, l’agro-industrie épuise les sols, ravage la biodiversité et accélère la crise écologique.

    Bien sûr, la démographie n’est pas le seul critère de la crise écologique. On y reviendra : tout dépend des modes de vie. Mais il faut bien reconnaître, sans cynisme, qu’une vie humaine a un « coût » écologique qu’il faut aujourd’hui prendre en compte. Une stabilisation de la population de la planète, par ailleurs à un niveau élevé, est donc plutôt bienvenue.

    Elle l’est, ici, d’autant plus que ces projections s’appuient sur des évolutions « naturelles » et non, comme au XIVe siècle, sur les effets d’une pandémie dévastatrice ou, dans certains moments de l’histoire, de guerres ou de massacres de grande ampleur.

    Après ce que certains démographes ont appelé la « transition démographique » – c’est-à-dire un taux de mortalité puis un taux de natalité faibles –, on trouverait un nouvel équilibre « humaniste » sans recourir à l’augmentation de la mortalité. Cette vision peut apparaître comme « néo-malthusienne », mais elle est plus humaniste que celle du vieil économiste anglais. Et surtout, pour être tenable, elle suppose de remettre en cause ce que ce dernier cherchait à sauvegarder, l’organisation sociale existante.

    Une population mondiale plus stable serait en effet une chance pour organiser la répartition des ressources mondiales dans le contexte de crise écologique majeure. L’idée serait alors de tenter de satisfaire les besoins de ces dix milliards d’êtres sans mettre en danger leur capacité à habiter la planète. Et pour cela, il faudrait évidemment changer entièrement de conception desdits besoins, autrement dit changer d’organisation sociale. Finalement, tout cela serait logique : la croissance démographique a été le fruit du capitalisme dominant, la stabilisation démographique appellerait un autre mode de production.

    Mais si l’on cherche à faire entrer cette nouvelle situation démographique dans un système économique fondé sur la croissance de la population, alors on va indéniablement au-devant de fortes turbulences. Et comme la plupart de nos observateurs réfléchissent à système social stable, il est logique qu’ils soient parcourus par un frisson d’angoisse.
    Un poids au pied de la croissance

    Dans les manuels d’économie, la première équation de base de la croissance économique est celle-ci : l’addition de la croissance démographique et des gains de productivité. C’est dire si le capitalisme a été, c’est le cas de le dire, « biberonné » à la hausse de la population. Car si l’expansion économique a permis la « transition démographique », l’inverse est tout aussi vrai.

    Pour créer toujours plus de valeur, il faut inévitablement des bras pour produire et des consommateurs pour acheter. Et si l’on veut toujours plus produire et acheter, il faut bien avoir toujours plus de producteurs et de consommateurs.

    En réalité, même les gains de productivité ne permettent pas de se passer de la croissance de la population, ils réduisent simplement cette dépendance. Car c’est ce que nous apprend l’histoire économique : si l’on peut produire avec moins de bras, il faudra, à terme, plus de bras pour produire toujours davantage.

    Mais il y a davantage. Le système productif est aussi sensible aux classes d’âge. Le choc démographique qui s’est engagé est aussi un choc de vieillissement de la population. Les naissances reculent, les décès sont plus tardifs. La part de la population âgée augmente donc mécaniquement. Cela signifie qu’une part « productive » de plus en plus restreinte de la population doit satisfaire les besoins d’une population « non productive » de plus en plus importante. Selon l’ONU en 2079, il y aura dans le monde plus de personnes âgées de plus de 65 ans que de jeunes de moins de 18 ans.

    Il faut le reconnaître : le capitalisme tel qu’on le connaît aujourd’hui n’est pas prêt à faire face à un tel choc. La croissance, déjà en net ralentissement depuis un demi-siècle, ne pourrait encore que ralentir. D’autant que, autres éléments de la croissance économique, les gains de productivité sont de plus en plus réduits. Et que la doxa de la science économique affirme que les travailleurs plus âgés tendent à devenir moins productifs…

    Moins de producteurs, moins de productivité… On comprend donc la panique générale. Les systèmes d’État-providence, et particulièrement d’assurance-vieillesse, conçus autour de l’idée d’une croissance continue du PIB et de la population, vont subir la nouvelle évolution de plein fouet.

    Bien sûr, comme dans le cas de la crise écologique, certains secteurs se réjouissent et annoncent que le vieillissement de la population ouvre de « nouvelles perspectives ». Certains appellent cela la « silver economy » (l’économie « argentée ») : les personnes âgées ont des besoins spécifiques et des entreprises y voient déjà des opportunités de profits.

    Mais c’est là très largement une illusion. Ces « besoins » sont en effet largement des besoins de services à la personne. Or, les services de ce type sont très largement incompatibles avec la production capitaliste et, encore plus, dans un environnement de démographie faible. Ces activités sont en effet intenses en travail, un travail qui sera de plus en plus rare, et peu propices aux gains de productivité qui, souvent sont contraires à la satisfaction du client.

    L’exigence de profit vient alors percuter les besoins réels, laissant peu d’options : soit une dégradation dangereuse du service, comme les récents scandales dans les Ehpad l’ont montré ; soit des subventions publiques massives, alors même que les coûts liés au vieillissement vont exploser et qu’un service public est alors souvent plus efficace. Bref, les coûts de « l’hiver démographique » risquent d’être plus élevés que les bénéfices en termes de PIB et de finances publiques.

    Au niveau global, le ralentissement de la croissance du fait de la démographie sera sans doute plus marqué dans les pays avancés et dans certains pays asiatiques comme la Chine. Mais avec moins de croissance mondiale, les pays les plus pauvres risquent de rester piégés dans une forme de sous-développement, alors que, comme le remarquent les auteurs de l’étude du Lancet, « ces pays porteront une part de plus en plus croissante des naissances à venir » et que les modèles actuels de développement sont déjà en crise. Le monde sera donc plus instable et plus inégalitaire.
    La peur de « l’effacement »

    En avril dernier, le gouvernement sud-coréen a engagé une étude pour tester dans l’opinion la généralisation et l’étatisation d’une mesure déjà pratiquée par certaines entreprises : accorder une prime de 100 millions de wons, soit environ 67 300 euros, par enfant nouveau-né. En Corée du Sud, où un ministère des naissances a été installé en juillet dernier, la question démographique est, désormais, une priorité nationale.

    La fécondité y est la plus basse au monde et elle chute rapidement. Le seuil de renouvellement des générations a été enfoncé dans les années 1980, mais depuis vingt ans, le pays affiche la fécondité la plus basse du monde. En 2023, l’indice de fécondité était de 0,72 et il est attendu à 0,68 en 2024. C’est le seul pays du monde où les femmes en âge de procréer ont moins d’un enfant en moyenne.

    La situation est désormais préoccupante. Dans une tribune parue en décembre 2023 dans le New York Times, un éditorialiste, Ross Douthat, se demandait même si la « Corée du Sud n’était pas en train de disparaître ». En tout cas, les projections prévoient que la population sud-coréenne passerait de 52 millions d’habitants en un an à 38 millions en 2070, soit autant qu’en 1980.

    De ce point de vue, la Corée ne serait, comme le dit Ross Douthat, « qu’un aperçu de ce qui est possible pour nous », entendez en Occident. Aux problèmes économiques vient alors s’ajouter un enjeu « existentiel » qui, inévitablement a des conséquences politiques. La crise démographique ne peut se comprendre au seul niveau mondial, ses rythmes régionaux et nationaux en sont des aspects cruciaux. Pour certains pays, la population progressera plus lentement, pour d’autres, elle reculera franchement.

    La Corée du Sud n’est donc que la pointe avancée d’un iceberg de régions où la population est menacée de déclin : Chine, Japon et Europe. Car sur le Vieux Continent, la vague est déjà arrivée. Selon Eurostat, le pic de population de l’Union européenne devrait être atteint en 2026 à 453 millions d’habitants.

    À partir de ce moment, la population des Vingt-Sept devrait reculer pour atteindre 419 millions de personnes en 2100. Une baisse de 8 % qui prend néanmoins en compte un solde migratoire positif. Le solde naturel, lui, c’est-à-dire la différence entre les naissances et les décès, est déjà négatif. Entre 2022 et 2099, il y aura dans l’UE 125 millions de décès de plus que de naissances.

    Les pays les plus avancés dans ce déclin sont l’Espagne (avec un indice de fécondité de 1,13), l’Italie (1,24) et plusieurs pays d’Europe centrale. Mais la vague emporte tout le monde. Proche du seuil de renouvellement des générations dans les années 2005-2015, l’indicateur de fécondité français a chuté ces dernières années pour atteindre 1,68 en 2023, selon l’Insee.

    Face à cette situation, deux solutions se présentent. La première est celle de l’immigration en provenance de pays à la démographie encore solide qui permet de réduire l’impact économique en fournissant aux pays des travailleurs et des consommateurs. C’est une réponse qui peut être efficace sur le plan économique. Une étude de la Fed de Dallas a montré en avril 2024 que l’immigration avait joué un rôle central dans la bonne performance de la croissance en 2022 et 2023 aux États-Unis. Une situation que l’on pourrait plaquer sur l’Espagne en Europe.

    Certes, ce n’est pas une solution miracle, comme le montre le cas allemand où le solde migratoire positif n’a pas sauvé la croissance. Cette option pose, par ailleurs, la question de l’égalité économique entre travailleurs arrivants et travailleurs « natifs ». C’est, de toute façon, une solution temporaire compte tenu du déclin global à venir des populations. Mais elle permet de tenir la tête hors de l’eau en cas de faibles naissances.

    Mais le choix de compenser les pertes de population par l’immigration est considéré par beaucoup comme une autre forme de « danger existentiel », culturel cette fois. Le déclin démographique devient un symptôme d’un déclin civilisationnel plus large. Ce réflexe nationaliste enclenche alors une autre solution fondée sur la priorisation des politiques natalistes pour les populations « natives » au détriment d’une politique d’immigration.

    Ce combat est mené par l’extrême droite, bien sûr, à commencer par les gouvernements hongrois ou italiens, mais pas seulement. En Corée et au Japon, les gouvernements « libéraux » se refusent à ouvrir les frontières. Et le président français Emmanuel Macron n’a pas hésité à faire du « réarmement démographique » une de ses priorités alors même qu’il durcissait les lois sur l’immigration. Comme dans d’autres domaines, la pression culturelle de l’extrême droite fait son œuvre.
    La réaction comme réponse

    La référence en termes de politique nataliste, c’est bien évidemment la Hongrie de Viktor Orbán. Ce dernier a mis en place des politiques de soutien à la natalité qui s’élèvent à pas moins de 5 % du PIB. Par comparaison, la France dépense 2,1 % de son PIB en politique familiale. Dans un premier temps, l’indice de fécondité hongrois s’est redressé, passant de 1,23 enfant par femme en âge de procréer en 2011 à 1,59 en 2020. Mais depuis, cet indice a stagné avant de retomber à 1,36 au premier semestre 2024.

    En Italie, où Giorgia Meloni a fait de la natalité une de ses priorités, un milliard d’euros a été mis sur la table pour soutenir les « mères italiennes » en plus des primes mises en place en 2021 par le précédent gouvernement de Mario Draghi. Mais, pour l’instant, cela ne fonctionne pas. En 2023, le pays a connu son plus faible nombre de naissance depuis sa création en 1861, soit 393 000.

    Cela confirme les affirmations des auteurs de l’article du Lancet : « l’indice de fécondité va continuer à décliner au niveau mondial et restera faible même avec la mise en place de politiques natalistes à succès ». Le mouvement est donc plus profond que ce que les politiques croient et ne se réglera pas à coups de subventions massives des naissances.

    Mais cette résistance même vient alimenter le discours de l’extrême droite. Car si la faible fécondité résiste à l’attrait de l’argent, ce serait en raison de la corruption des valeurs traditionnelles qui détournent les femmes de leur « naturelle » fonction génitrice. Tout cela est en conformité avec le discours d’un déclin démographique à enjeu civilisationnel. Le discours nataliste s’accompagne alors d’une rhétorique anti-wokiste qui peut aller très loin.

    Les responsables de la menace d’effacement démographique deviennent donc, pour l’extrême droite, les féministes et les « lobbies LGBT », mais, aussi, plus globalement tous les droits acquis par les femmes, y compris le droit à l’avortement. Les politiques natalistes sont donc aussi des politiques idéologiques. En Hongrie, les femmes se plaignent d’une « objectivation » de leur corps, considéré comme une « machine à bébés ». En d’autres termes : l’urgence démographique mène à une volonté de domination de la « production d’êtres humains » qui est la première pierre à un projet totalitaire et réactionnaire.
    Pourquoi la crise ?

    Et comme on l’a dit, les « libéraux » ne sont pas loin derrière… Et pour cause, l’analyse des causes de la situation démographique provenant de ces milieux est souvent assez bas de plafond, pas très éloignée d’une discussion de café du commerce. En tout cas, faute de pouvoir aller plus loin, on se contente souvent d’une explication « morale ».

    Dans le Financial Times, le responsable d’un centre viennois spécialisé avance ainsi ce type d’analyse : « Il est probable que la situation démographique ait à voir avec un changement de valeur dans la nouvelle génération pour qui avoir des enfants est moins important comme élément clé d’une vie réussie que pour les générations précédentes. »

    Autrement dit : la baisse des naissances serait le produit d’un choix souverain de l’individu fondé sur des critères hédonistes. Tout cela ressemble furieusement à une analyse sectorielle lambda. Mais on ne saura pas ce qui peut expliquer ces comportements. In fine, cette vision rejoint celle de l’extrême droite sur les effets délétères du « libéralisme sociétal » sur les naissances. Il s’ensuit que, là aussi, au nom de la rationalité économique, on s’efforcera de prendre le contrôle de la reproduction humaine.

    Dans toute cette affaire, on évite soigneusement de réfléchir aux conditions matérielles concrètes de la production d’êtres humains. Comme le rappelle l’essayiste états-unien Jason Smith dans un remarquable texte paru en juillet dans la revue new-yorkaise The Brooklyn Rail, « il n’y a pas d’indice “naturel” de fécondité ». La reproduction humaine est toujours étroitement liée aux conditions de reproduction sociale et aux besoins sociaux.

    Avant le capitalisme, les sociétés rurales « régulaient strictement les naissances » rappelle Jason Smith. Dès lors, les « transitions démographiques » ne sont pas étrangères au besoin massif de main-d’œuvre du capitalisme naissant et à l’apport du travail des enfants à la sauvegarde des ménages. Progressivement, le capitalisme a mué avec l’augmentation rapide de la productivité et a permis progressivement, et non sans mal, une libération du choix des femmes en matière de reproduction.

    Mais cette libération s’est faite au moment où le capitalisme occidental, avec la crise des années 1970, est entré en mutation. L’épuisement des gains de productivité a pesé sur les salaires réels et a conduit au développement du travail féminin, souvent cantonné à des salaires plus faibles. Alors les inégalités se creusaient, la progression sociale devenait de plus en plus difficile. Enfin, en accélérant son développement pour tenter de sauvegarder la croissance, les conditions écologiques n’ont cessé de se dégrader.

    Tous ces éléments peuvent être corrigés, mais pas réparés durablement par les politiques natalistes. On ne fait pas un enfant, même pour 100 millions de wons, lorsque l’on est incertain de son avenir personnel et de notre avenir collectif. Lorsque la pression sur le statut social, la santé ou le logement ne cesse d’augmenter, la difficulté à élever des enfants, mais aussi à projeter pour eux un avenir meilleur se dégrade. Or voici des certitudes que le capitalisme contemporain ne saurait donner.

    Ce qui est ici essentiel, c’est de bien percevoir que les données de la « production d’êtres humains » sont non seulement complexes, mais relatives à la situation dans laquelle on se situe. Les besoins et les exigences ne sont pas les mêmes dans les différentes sociétés. Comme le note Jason Smith, dans certains pays émergents, comme le Nigeria, le travail des enfants reste essentiel à la survie des ménages, mais, progressivement, le succès du développement capitaliste atteint ses propres limites, ce que même les Nations unies doivent reconnaître. Et de ce fait, il devient incapable de satisfaire les besoins qu’il crée pour son propre intérêt.
    L’avenir du capitalisme face à la crise démographique

    À quoi peut ressembler une économie en crise démographique ? On a vu que la pression du vieillissement d’une population en déclin sera sévère et en partie insoluble. Mais il n’y a pas de situation désespérée pour le capitalisme. Comme le rappelle Jason Smith, un des apports de Marx a été de précisément montrer la capacité du capital à produire de la valeur quelle que soit l’évolution de la population.

    Le capitalisme contemporain va donc s’efforcer de contourner l’obstacle pour continuer à produire de la valeur et, au moins, gagner du temps. Les tentatives de reprise en main sociale de la reproduction par une attaque directe sur les droits des femmes représentent la réponse de long terme possible, celle censée permettre de faire repartir la fécondité. C’est aussi pour cette raison qu’extrême droite et néolibéraux se retrouvent sur ce point. Mais il y a aura aussi des réponses plus directes.

    Le problème central de la nouvelle donne démographique pour le capitalisme est double : c’est, d’une part, une pénurie de travail qui le renchérirait et, d’autre part, un coût croissant des dépenses sociales. Pour continuer à produire de la valeur, il existe des réponses à ces deux défis. Le premier est évidemment d’automatiser le plus d’activités possible. L’intelligence artificielle (IA) ouvre là une possibilité permettant de relancer la productivité et maintenir un « surplus de population ». Mais son développement suppose des politiques classiques de soutien à « l’innovation » : financiarisation, baisses d’impôts sur le capital et subventions au secteur privé. Mais nul ne sait si ce développement est possible, que ce soit en termes techniques ou en termes de soutenabilité économique.

    Pour les emplois non automatisables, de nouvelles dérégulations du marché du travail permettant plus de précarité et offrant moins de droits permettront de contenir, malgré la pression, les salaires vers le bas. C’est d’ailleurs ce que l’on constate déjà dans plusieurs pays avancés comme les États-Unis où la croissance des salaires réels reste faible, malgré le plein-emploi.

    Enfin, il faudra achever d’en finir avec l’État social pour éviter que les dépenses publiques n’explosent et ne pèsent sur les profits. The Economist profitait en mai de la publication de l’étude du Lancet pour proposer ses solutions incontournables et notamment le report de l’âge de la retraite de plus de cinq ans « même si l’espérance de vie recule » et, bien évidemment, la privatisation le plus possible des pensions.

    Globalement, le monde que promet la crise démographique est un monde d’intensification des politiques actuelles. Une intensification qui finira immanquablement par aggraver la crise démographique. C’est bien pour cela que cette crise est aussi une opportunité pour construire une autre organisation sociale fondée sur la solidarité internationale, sur le respect des choix individuels et sur une logique de sortie de l’obsession de croissance.

    ▻https://www.mediapart.fr/journal/international/010924/la-demographie-prochain-defi-global-haut-risque
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  • Aides à domicile, les sacrifiées de la santé
    ▻https://disclose.ngo/fr/article/aides-domicile-sacrifiees-sante

    Le nombre d’accidents du travail chez les aides à domicile a augmenté de 110 % en dix ans. En cause, la précarisation du métier, la course à la rentabilité et les cadences extrêmes. Lire l’article

    • Le secteur associatif, qui emploie 230 000 personnes en France, n’est pas épargné par le mal-être des aides à domicile. Disclose a pu consulter les témoignages recueillis sur Pros-Consulte, une cellule d’écoute psychologique dédiée au milieu associatif. En 2021, 94 % des 1 419 appels reçus ont été émis par des femmes. Leur analyse donne un aperçu saisissant de la situation. Extraits : « Cette aide à domicile se dit en plein burn-out (…) elle sent qu’elle est en plein “pétage de plomb” après des années de travail intense » ; « Madame a été séquestrée hier par une bénéficiaire. Une intervention externe a été nécessaire pour la libérer. » Plus grave encore, le cas d’une femme « agressée sexuellement par le mari d’une bénéficiaire ». La psychologue ayant pris l’appel précise : « Madame a écrit un mail à sa direction pour relater les faits. Elle n’a toujours pas été contactée. Elle est en état de choc. »

      L’épuisement au travail finit parfois même par tuer. Comme ce jeudi 26 mai 2016, dans un petit village du Jura. Ce jour-là, Christine Rozet a succombé à un arrêt cardiaque au cours d’une intervention chez des personnes âgées. Agée de 58 ans, elle travaillait depuis treize ans pour le compte de l’association d’Aide à domicile en milieu rural (ADMR), près de 94 000 salariés répartis sur toute la France. « Le jeudi, c’était sa grosse angoisse. Elle commençait très tôt et finissait très tard, se remémore sa fille, Maryline Rozet, 39 ans. Le midi, elle mangeait en roulant dans sa voiture. »

  • Un hôpital #public pourrait être repris par le #privé, une première
    ▻https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/10/07/un-hopital-public-pourrait-pour-la-premiere-fois-etre-repris-par-le-prive_60

    Si plusieurs établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) ont déjà connu un tel sort, il n’y a pas de précédent connu pour un hôpital. A Longué-Jumelles (Maine-et-Loire), entre Angers et Saumur, le centre hospitalier pourrait être repris par un groupe privé à l’issue d’un « appel à repreneur » lancé en mars par le conseil départemental de Maine-et-Loire et l’Agence régionale de santé (ARS) Pays de la Loire.

    #France

  • Quiberon : Les Campeurs virés du Goviro - Bretagne Télé
    ▻http://bretagne-tele.fr/quiberon-les-campeurs-vires-du-goviro
    ▻https://www.youtube.com/watch?v=YupfTdscrJg

    La ville de Quiberon va se séparer du camping du Goviro qui fermera en Octobre, pour se transformer en 2021 en terrain 5 etoiles.
    Les vacanciers, furieux, complétement perdus, entendent se mobiliser et multiplier les actions dans la station balnéaire

    Ces campeurs aux revenus modestes viennent depuis toujours à Quiberon, au camping municipal du Goviro, un deux étoiles, au pied d’une superbe plage et à deux pas de l’nstitut de Thalassothérapie.

    Les enfants devenus adultes reviennent avec leurs enfants, ces belles vacances duraient pour certaines familles depuis plus d’un demi-siecle. Souvent au meme emplacement, avec les memes voisins, devenus des amis.

    Mais ça, c’était avant.

    Ils ne pourront pas s’offrir des vacances dans un camping 5 etoiles.
    La mairie de Quiberon affirme de son coté que le terrain du Goviro est devenu obsolete, et sa mise aux normes actuelles couterait trop cher.

    • Quiberon : La Manif des Campeurs du Goviro - TV Quiberon 24/7
      ▻http://bretagne-tele.fr/quiberon-la-manif-des-campeurs
      ▻https://www.youtube.com/watch?v=8IXRbSa1B8M

      La hache de guerre est déterrée entre les Campeurs du Goviro et la Mairie de Quiberon. Pendant 45 minutes les campeurs furieux d’etre expulsé à partir du mois d’Octobre de ce camping familial qui sera transformé en 2021 en terrain 5 etoiles ont bloqué la circulation, sans laisser passer les voitures.

      Image insoutenable et cruelle, un campeur de 77 ans, handicapé, habitué des vacances à Quiberon pleurait, cet homme aux revenus modestes ne pourra pas s’offrir un emplacement dans un 5 etoiles de la presqu’ile. Il venait a Quiberon et dans le Morbihan en Bretagne depuis toujours.

      Les vacances a proximité de la plage du Goviro semblent terminées. Tres éprouvé, ce vacancier est anéanti.

      Le Goviro c’est un camping à l’ancienne, avec un emplacement pour une tente ou une caravane et des sanitaires. Un concept « vintage » qui séduit aussi de nouveaux estivants, car le Goviro est proche de l’Ocean-Atlantique.

      La mairie de Quiberon affirme de son coté que le terrain du Goviro est devenu obsolete, et sa mise aux normes actuelles couterait trop cher aux contribuables.

    • Trouvé dans le Télégramme du 12/07 quelques explications de Serge Brosolo , adjoint aux finances et à la vie économique :

      Serge Brosolo a insisté sur l’intégration paysagère et l’aspect qualitatif du projet avant d’ajouter : « Les investissements seront de 6,8 M€. La DSP (délégation de service public) est fixée à 25 ans. La redevance pour la mairie est de 120 000 € par an, à laquelle s’ajoute 30 % du chiffre d’affaires ». Le projet devrait comporter 165 hébergements répartis sous formes de six petits villages. Après l’énumération des équipements (piscine, sauna, etc...), les élus de l’opposition se sont interrogés sur la pertinence d’un tel projet pour le dynamisme de l’économie locale, mais le maire a insisté : « Nous sommes très vigilants pour que le lieu ne soit pas autonome. Il n’y aura pas par exemple de restaurant. Notre but est bien que la clientèle sorte ». Mais le débat a surtout porté sur un choix affirmé de la municipalité de monter en gamme au Goviro. Pour l’adjoint chargé des finances : « C’est une propriété communale qu’il nous faut exploiter au mieux des intérêts des Quiberonnais. Pour continuer de le gérer, nous aurions dû faire de gros investissements. Ce camping, nous le portions à bout de bras ».

      ▻https://www.letelegramme.fr/morbihan/quiberon/camping-de-goviro-un-futur-cinq-etoiles-12-07-2019-12337544.php

    • Ce qui serait intéressant aussi : une analyse de l’impact écologique de la transformation + une comparaison de l’empreinte écologique actuelle avec la future... Et bien entendu : connaître les actionnaires et administrateurs de l’heureuse boite élue pour la délégation de service public...

    • Groupe Odalys :

      ▻https://odalys-groupe.com/groupe/#prettyPhoto
      où l’on a accès à un « historique de développement » parmi lequel on peut apprendre deux trois trucs sur certains partenariats et financeurs.

      ▻https://odalys-groupe.com/presse
      (voir aussi en bas de cette page web l’adresse du siège social à Aix en Provence)
      Et en activant le lien « plaquette corporate 2019 » en haut à gauche, on accède à un .pdf « zipé » où, parmi un « branding » dithyrambique, on choppe quelques uns des projets futurs de la boîte en question
      (Un autre siège social à Boulogne-Billancourt, mentionné en bas de la dernière page de la plaquette)

    • Odalys appartient au Groupe Duval

      Accueil - Groupe Duval
      ▻https://www.groupeduval.com

      Investir dans les territoires
      Notre Groupe intègre l’ensemble de la chaîne de valeurs des métiers de l’immobilier, ce qui a fait naître des synergies stratégiques lui permettant de se distinguer sur tous les grands marchés.
      • PROMOTION IMMOBILIÈRE
      • CONSEIL
      • PPP
      • INVESTISSEMENTS
      • FONDATIONS ET FORAGES
      • PATRIMOINE & COMMERCE
      • FONDS D’INVESTISSEMENTS

      Valoriser les territoires
      Notre Groupe propose une offre diversifiée et pertinente à tous ses clients, sur plusieurs segments de marché tels que le tourisme de vacances et d’affaires, les résidences étudiantes et seniors ainsi que le golf.
      • ODALYS
      • UGOLF
      • HAPPY SENIOR

    • #or_gris
      Résidences Happy Senior - Groupe Duval
      ▻https://www.groupeduval.com/nos-activites/valoriser-les-territoires/residences-happy-senior

      Un modèle unique de la #Silver_Economy
      • 3 résidences ouvertes
      • 10 résidences en projet
      • 30 salariés

      Happy Senior conçoit, réalise et gère des résidences services seniors situées dans le cœur des villes de France. Ces résidences non médicalisées accueillent des seniors autonomes, dans des appartements spacieux et parfaitement adaptés, avec tous les services du quotidien et un accompagnement de haut niveau dans le respect de leur autonomie.

      Le Groupe Duval, fort de ses vingt ans d’expérience en promotion immobilière et en gestion de résidences services, apporte les garanties financières et les fonctions support nécessaires au développement de sa filiale Happy Senior.

    • Groupe Odalys : Un hébergeur agile et pluriel
      ▻https://odalys-groupe.com/groupe

      Tout cela doit permettre au Groupe Odalys de continuer à satisfaire au plus près les attentes de ses clients tout en poursuivant son expansion autour de ses différents concepts en Europe et au-delà. Avec l’arrivée en 2016 du Groupe Hywin, aux côtés du Groupe Duval, principal actionnaire et premier groupe immobilier familial français, le Groupe Odalys est désormais en ordre de marche pour poursuivre sa politique de développement ambitieuse.

      version Les Échos (article du 21 juin 2016)
      (on se demande qui part à l’assaut de qui…)

      Avec le groupe financier Hywin, Odalys part à l’assaut de la Chine | Les Echos
      ▻https://www.lesechos.fr/2016/06/avec-le-groupe-financier-hywin-odalys-part-a-lassaut-de-la-chine-228189

      Avec le groupe financier Hywin, Odalys part à l’assaut de la Chine
      ¤ Le conglomérat de Shanghai doit acquérir 35 % du capital de l’opérateur de résidences de tourisme.
      ¤ Ce dernier prévoit d’en ouvrir une centaine en Chine en dix ans.

      Après le Club Méditerranée et Groupe Pierre & Vacances - Center Parcs, un autre opérateur touristique français va pouvoir poser ses valises en Chine à la faveur d’un partenariat stratégique. Après près d’un an de discussions, Odalys et sa maison mère Groupe Financière Duval -86 % du capital, le solde étant détenu par le président d’Odalys, François Mariette - doivent en effet signer jeudi un protocole d’accord en ce sens avec Hywin Financial Holding Group, un conglomérat financier de Shanghai (11 milliards d’euros d’actifs en gestion).

      Le projet, annoncé lundi en interne, vise à réaliser une centaine de résidences de tourisme dans les dix années à venir, les premières ouvertures étant envisagées dès 2018. Si la conception du produit reste à parachever, il s’apparentera davantage à un club de vacances, l’idée étant de proposer des résidences avec tous les services. A l’instar du Club Med avec sa deuxième marque chinoise Joyview, Odalys et Hywin visent la clientèle des grandes agglomérations à la recherche de lieux proches - deux heures de route environ - pour des courts séjours. Une extension de leur coopération dans les résidences urbaines n’est en outre pas à exclure, compte tenu du « potentiel », indique le directeur général d’Odalys, Laurent Dusollier. La marque Odalys, qui se prononce « Odalii » en Chine, pourrait être utilisée, ajoute-t-il.

      Sur le plan opérationnel, les partenaires ont convenu de créer une société commune, dont Hywin détiendra 65 % du capital, Odalys et sa maison mère en ayant 35 %. Cette entité sino-française finalisera le concept à mettre en oeuvre, pilotera le développement du parc de résidences et en assurera la gestion. En parallèle, Hywin doit acquérir 35 % du capital d’Odalys. « Il ne s’agit pas d’une augmentation de capital. Il s’agit d’un achat de titres et Hywin n’a pas d’option pour aller au-delà de 35 % », précise le président de Groupe Financière Duval, Eric Duval. De fait, la maison mère d’Odalys « restera son actionnaire majoritaire avec une participation ramenée à 51 % », complète-t-il.

    • #mondialisation_du_tourisme
      #mondialisation_des_résidences_urbaines

      Hywin Financial Holding Group Co., Ltd.
      ▻http://www.hywingroup.com/jtjj/index_59.aspx

       Hywin Financial Holding Group was established in 1989, headquartered in China’s international financial center – the Lujiazui Finance and Trade Zone in the city of Shanghai. Currently, the group has more than 20 wholly-owned and controlled subsidiaries, over 5,000 staff, and more than 100 billion Chinese yuan in assets under management. Our business network covers the entire world, including over 50 Chinese cities, Hong Kong, the US, the UK, and other countries and regions.

       Hywin holds or participates in several listed companies. By combining entity investment with industrial and financial capital, Hywin has developed a business system integrating five sectors: asset management, wealth management, inclusive finance, cultural tourism, and insurance.

       Hywin has worked hard to develop its role as the central holding group to nurture innovation, control risks, and manage funds. By integrating and concentrating resources, Hywin has connected investment with finance, established a robust platform for the unified allocation of resources, and ultimately formulated the company’s most important financial strategic patterns.

       With its good reputation, competitive power, quality service, and experienced professional management team, Hywin has built a strong, complete, and efficient financial platform in China designed to provide safe and trustworthy financial services for domestic as well as foreign investors.

      Hywin Financial Holding Group Co., Ltd.
      ▻http://www.hywingroup.com/ywkj/index_66.aspx

      Wealth Management
      • Private Wealth Management Center
      • Wealth Management
      • Fund Sales
      • Technology Finance

      Cultural Tourism
      • Domestic Holiday Packages
      • Overseas Holiday Packages
      • Real Estate Development

      Asset Management
      […]

      Insurance
      […]

      Inclusive Finance
      […]
      (dont prêt sur gages)

    • Les ambitions de Hywin Financial Holding Group : d’après l’article des Échos, le groupe dispose de 11 milliards USD « d’actifs de gestion ». La page ci après nous révèle l’extraordinaire appétit du « conglomérat financier de Shanghaï » :
      ▻http://www.hywingroup.com/mbcj/index_69.aspx

      La zone de chalandise (footprint ?) du groupe :
      ▻http://www.hywingroup.com/ywbj/index_68.aspx

      Les partenaires « stratégiques », les autres partenaires et les bailleurs de fonds (eux tous chinois, banques et compagnies d’assurance) :
      ▻http://www.hywingroup.com/syhb/index_70.aspx

      Et, tiens ? Comme c’est rigolo, on trouve des projets de coopération avec Central Park Green Space ... mais pas que dans la catégorie « partenariat overseas » aux États-Unis. Et bien sûr, notre très patriotique et philanthrope chieur de béton et pompe à cash Odalys-Duval y figure en bonne place.

    • Quiberon. Le mouvement de grogne des campeurs prend de l’ampleur - Quiberon - LeTelegramme.fr
      ▻https://www.letelegramme.fr/morbihan/quiberon/le-goviro-les-campeurs-plus-mobilises-que-jamais-09-08-2019-12357590.ph

      200 manifestants ce vendredi [9 août] à Quiberon, 3 000 signataires depuis le début de l’été. Les campeurs du Goviro veulent garder leur camping deux étoiles et leur voix commence vraiment à porter.

      Leur mouvement prend de l’ampleur : réunis dès 11 h, ce vendredi, devant le parking du casino, les campeurs du Goviro étaient environ 200 à manifester dans les rues de Quiberon, contre la fermeture prochaine du camping deux-étoiles et sa transformation en un cinq-étoiles.

      En fanfare, trompette et tambour, ils ont exprimé leur colère devant l’hôtel de ville, après avoir remonté le boulevard Chanard à contresens, la rue de Verdun et marqué plusieurs arrêts places Hoche et de l’Hôtel-de-Ville. Le cortège s’est disloqué à midi, devant la mairie.

      « On ne laissera pas tomber. Nous emploierons tous les recours administratifs possibles », ont prévenu les manifestants, dont la contestation « pacifique » dure depuis le 20 juillet. Leur revendication : maintenir un camping du Goviro familial, avec des prix raisonnables, pour permettre aux très nombreuses familles, dont certaines depuis 50 ans, de continuer à s’offrir quelques loisirs ou gâter un peu leurs enfants et petits-enfants.

      La pétition qu’ils ont lancée a déjà récolté 3 000 signatures et le cortège de vendredi a permis d’en collecter 150 nouvelles. De nombreux vacanciers et des locaux sont venus soutenir les manifestants dans leur action. Les campeurs l’ont promis : « On ne lâchera pas prise. Vendredi prochain, nous serons encore là ».

    • Quiberon. Camping 5 étoiles : des sépultures peuvent-elles l’enterrer ? - Bretagne - LeTelegramme.fr
      ▻https://www.letelegramme.fr/bretagne/quiberon-camping-5-etoiles-des-sepultures-peuvent-elles-l-enterrer-10-0

      Le camping familial du Goviro, à Quiberon (56), est-il sauvé ? Le projet de transformation en camping 5 étoiles, que combattent les habitués, pourrait avoir du plomb dans l’aile, avec l’avis de la Société polymathique du Morbihan qui rappelle que le site archéologique est remarquable, et qu’il nécessite de longues fouilles. La Drac pourrait y regarder de plus près…

      Depuis le début de l’été, ils ont donné de la voix et fait savoir leur opposition au projet de transformation du camping familial du Goviro en camping de luxe 5 étoiles. Les habitués du camping familial de Quiberon sont toujours là, après le baisser de rideau de la saison estivale. Certes, ils ne sont plus aussi nombreux que dans les premières semaines, mais leur détermination ne semble pas fléchir. Ils ont déjà promis de revenir chaque samedi et de s’opposer jusqu’au bout au projet validé par les élus, lors du vote du conseil municipal du 11 juillet. La cession de l’emplacement du camping à une société privée, Odalys plein air, pour la transformation du camping municipal du Goviro, d’ici à 2021, avait été actée. Mais un courrier, arrivé en fin de semaine dernière sur le bureau du maire Bernard Hilliet, est de nature à changer le calendrier des travaux de transformation…

      Ce site du Goviro « est un secteur archéologique remarquable à l’échelle du département », annonce Christophe Le Pennec, conservateur des collections de la Société polymathique du Morbihan (†). « Depuis le XIXe siècle, on sait que c’est l’un des secteurs les plus riches en découvertes archéologiques, sans doute sans équivalent dans le secteur. Seulement, depuis les années 50, il est difficile de mener des fouilles après la bétonisation de Quiberon et d’autres communes ».

      Le site du camping du Goviro est différent, car son sous-sol est encore accessible. « Ce camping devrait être une réserve archéologique. Qu’il soit occupé par un camping familial ne pose pas de problème, mais si des travaux de terrassement importants devaient y être menés, ce n’est plus la même chose », explique Christophe Le Pennec. « La presqu’île était un site religieux chrétien important depuis mille ans. Il s’y trouve encore certainement des sépultures, peut-être sous 5 m d’épaisseur de sable ».

      Une copie du courrier a été adressée à la Drac (Direction régionale des affaires culturelles). « C’est l’État qui doit intervenir », pense Christophe Le Pennec. « Il y a une procédure de diagnostic archéologique qui devrait être lancée ». L’affaire n’est pas simple car les fouilles peuvent s’étaler sur de nombreuses années. « À titre d’exemple, le village gaulois de Goulvars, non loin du Goviro, a été l’objet de fouilles sur une surface de 2 000 m²…. pendant quatre ans ! ». La décision de la Drac pourrait donc considérablement ralentir le projet. Voire l’annuler. « À la polymathique, nous ne sommes pas contre un projet de camping 5 étoiles, mais c’est simplement le pire endroit pour le faire ».

      Contacté, ce lundi, le maire de Quiberon, Bernard Hilliet, n’a pas donné suite à nos sollicitations.

      † société savante qui mène des recherches sur l’histoire, l’archéologie et le patrimoine morbihannais