• In Mariupol, a website for the missing reveals Ukraine war’s toll

    A 76-year-old woman, last seen in her basement, is shown smiling in front of a bed of tulips. A missing teenager who may have fled with neighbors is pictured in a dress holding a bouquet. Then there is the elderly couple whose house burned down in the fighting. And a mother-son duo not heard from in a month.

    These are just a few of the hundreds of notices users have posted over the past week to a new website aimed at tracking the missing residents of Mariupol, the southern Ukrainian port city Russian forces have besieged for much of the war.

    The site, Mariupol Life, was the brainchild of computer programmer and Mariupol native Dmitry Cherepanov, who was forced to flee the city in March after days of shelling cut off the electricity and water supply. Cherepanov, 45, wanted to use his skills to help people find information about their missing loved ones, he said this week via Telegram.

    His growing database is easy to use: It includes names, addresses, birth dates and sometimes last-known locations of missing individuals. Users can follow a missing person’s profile for updates or send direct messages or comments to others who have posted. But it also has offered a window into the sheer scale of the human tragedy in Mariupol, where untold numbers of people have been killed or have disappeared.

    According to Ukrainian officials, up to 20,000 civilians may have been killed in Mariupol since the start of the invasion — in a city where the prewar population numbered about 450,000. Russian President Vladimir Putin claimed victory over Mariupol this week, despite the presence of a contingent of Ukrainian fighters holed up in a sprawling steelworks at the edge of the city.

    Control over Mariupol would give Russia a crucial land bridge between Russian territory and the Crimean Peninsula, which it annexed from Ukraine in 2014.

    The city was once a thriving seaside hub and center of iron and steel production. Now it is not clear how many residents have fled or gone missing. In the week since Cherepanov launched Mariupol Life, it has logged more than 12,000 visits and now has more than 1,000 entries for missing people. There are an additional 1,000 posts for those who were evacuated, including some residents who were forced to leave for Russia.

    In one post, 62-year-old Marchuk Alexander Yosipovich is shown wearing some type of military uniform. His photograph is accompanied by a brief, painful note:

    “I’m looking for my father. Needs humanitarian aid. Food, water.”

    Another includes an image of a bespectacled woman sitting on a bench. She is 70 years old and has been missing since March 21.

    “I’m looking for mom,” the post says. “She was wearing a light jacket, white hat, moving poorly after a stroke.”

    Cherepanov has posted his own entries, including one for a friend who went missing when he left home to fetch water. For him, the mounting losses have become deeply personal. Just hours after he posted this week, Cherepanov received information that his friend had been killed.

    “I lost everything that I loved, everything that was dear to me in Mariupol, where I was born and lived for 45 years of my life,” he said.

    Cherepanov’s house, the block he lived on, the grand, red-roofed theater where hundreds took shelter and the retro computer museum he built were all destroyed, he said.

    But even amid the darkness, Mariupol Life has provided some light.

    On a post seeking information about a family who disappeared after their house caught fire, a new comment appeared.

    “Get in touch,” the commenter said. “Everyone is alive.”

    https://www.washingtonpost.com/world/2022/04/22/ukraine-mariupol-missing

    #missing #Mariupol #Ukraine #guerre #recherche #connexion #mise_en_relation #site_web #plateforme

  • @GeorgeSzamuely My American friends don’t appreciate the considerable influence China...

    @GeorgeSzamuely My American friends don’t appreciate the considerable influence China has in international affairs. They’re still stuck thinking we are in the 80s. We are in a multi-polar world now, and the US doesn’t call the shots anymore. The best they can do is control the EU.

    #Site_News

  • Website erstellen mit KI: Fünf Website-Baukästen im Test
    https://www.heise.de/tests/Website-erstellen-mit-KI-Fuenf-Website-Baukaesten-im-Test-6280778.html?wt_mc=i

    3.12.2021 von Andreas Hitzig - Ohne viel Aufwand zur Website – das verspricht Künstliche Intelligenz. Ob Webdesigner nun komplett überflüssig werden, zeigt unser Test von fünf KI-Tools.

    Dieser Artikel nimmt fünf interessante Kandidaten genauer unter die Lupe und untersucht sie auf ihre KI-Fähigkeiten. Dabei handelt es sich konkret um die Webdienste Wix, Jimdo, 10Web, Bookmark und Zyro. Wir zeigen, an welchen Stellen die KI bei der Umsetzung der Websites zum Einsatz kommt und wie gut ihre Arbeit wirklich ist.

    #www #site_web #hosting #création #business #intelligence_artificiellle #magasin_en_ligne

  • Le #no-code, nouveau sésame pour les non-initiés à la #programmation  ?

    Le mouvement no-code est devenu en trois ans une vraie alternative à la programmation. Des solutions comme #Bubble, #Webflow, #Airtable, #Glide permettent de créer un #site_web ou une #appli_mobile sans pour autant être un développeur confirmé.

    En gros,

    Cette nouvelle méthode va aider à décharger ces ingénieurs de l’écriture de codes à faible valeur ajoutée, une tâche qu’ils considèrent comme ingrate et qu’ils ont tendance à saboter.

    donc ils créent des outils à « forte valeur » ajoutée pour que les utilisateurs et utilisatrices finales sabotent eux-même leur code, c’est ça ? Car j’ai du mal à croire que des applis #wysiwyg produisent un code aussi propre qu’un être humain qualifié. Sans parler de l’accompagnement.

    Bref, c’est encore une fois sur le marché lowcost que ça tire vers le bas...

    https://usbeketrica.com/fr/article/le-no-code-nouveau-sesame-pour-les-non-inities-a-la-programmation

    #développement #webdev (no-)#html

    • Toujours cette idée de nouveauté qu’elle est neuve et que c’est un nouveau sésame… C’est juste qu’on en a toujours bouffé sur le Web de ces promesses avec Dreamweaver, Director, Flash… depuis les années 90.

      Un aspect vraiment flippant de ces trucs, c’est qu’on continue de fabriquer des jeunes professionnels dont on a encouragé l’incompétence informatique, et qui vont en chier toute leur vie dans des boulots de merde où il n’y a pas d’argent à gagner.

      30 ans après, on continue à fabriquer des graphistes, designers, photographes… fiers d’avoir une maîtrise totalement superficielle de leurs outils informatiques. Des gens qui ensuite se lancent sur le marché en étant à la fois moins efficaces et moins « innovants » (y compris sur leur cœur de métier, c’est-à-dire les créations graphiques et visuelles) que leurs concurrents, et vont dépendre de prestataires informatiques qui vont la leur faire à l’envers systématiquement.

      L’impossibilité de défendre ton boulot, parce qu’il est toujours plus ou moins approximatif/amateur au moment du rendu, et les clients seront souvent insatisfaits, parce que la fin de la prestation est toujours bordélique (ça marche pas, ça marche pas bien, personne ne sait pourquoi parce que personne n’a la moindre compétence…). Donc végéter dans des petits boulots mal rémunérés et peu gratifiants.

      Et évidemment l’impossibilité de survivre quand le seul logiciel Wysiwyg que tu maîtrises disparaît (le massacre quand Flash a disparu, le massacre quand ton client peut s’acheter pour 5 dollars un template tout fait et que tu ne peux proposer rigoureusement aucune valeur ajoutée par rapport à ça…).

      Ça fait 30 ans que je vois passer des gens qui galèrent parce qu’on leur a fait miroiter qu’ils pourraient devenir des professionnels avec des outils Wysiwyg, et qu’une fois sur le marché professionnel, c’est une catastrophe et ils sont cantonnés comme tu dis au low-cost, où il y aura toujours quelqu’un d’encore moins cher, et pas forcément plus incompétent (genre à se retrouver au bout de 5 ou 10 ans sur une « place de marché » en ligne en concurrence avec des boîtes low-cost installées en Inde).

  • Tout peut exploser

    Savez-vous combien d’#accidents_industriels subit la France chaque année ? Plus de 68 000. Environ 187 par jour.
    Vous n’en avez jamais entendu parler ? C’est normal ! La plupart du temps, ils suscitent juste un entrefilet dans la presse régionale. Seuls les accidents les plus meurtriers font la une. #AZF nous a ainsi douloureusement marqués il y a vingt ans. Trente et une personnes ont perdu la vie parce qu’une centaine de tonnes de #nitrate_d’ammonium avait explosé. Ce même matériau a provoqué plus de 200 morts à Beyrouth en 2020.
    Pourtant, des ports comme Marseille ou Saint-Malo continuent à en stocker jusqu’à 60 000 tonnes.
    Vous l’ignoriez ?
    Savez-vous seulement que des milliers de trains remplis de cette même matière dangereuse transitent, chaque matin, par la gare de triage de Drancy, en Seine-Saint-Denis ? À deux pas du RER B que 400 000 Franciliens empruntent quotidiennement ?
    Vous tremblez ? Vous pouvez.
    Et s’il n’y avait que ça. Imaginez, demain, la rupture du #barrage de Vouglans dans le Jura. Plausible, vu l’état de #vétusté de ces #infrastructures. La vague que la rupture provoquerait pourrait atteindre la #centrale_nucléaire du Bugey dans l’Ain, entraînant potentiellement la libération d’un nuage radioactif à 30 kilomètres de Lyon. Cinq millions de personnes seraient menacées dans un rayon de 100 kilomètres.
    Que font nos dirigeants pour nous protéger de ces risques et de tant d’autres présentés dans ce livre ? Trop peu. En dix ans, 10 000 contrôles sur des #sites_dangereux ont été supprimés ; les budgets des pompiers, amputés. Quant aux industriels, pour faire des économies sordides ils remplacent des salariés par des intérimaires ou des sous-traitants : 92 % de ce personnel travaillant sur des sites à #risques d’incendie n’ont pas été formés à l’utilisation d’un extincteur.
    Autant vous dire que… tout peut exploser.

    https://www.fayard.fr/documents-temoignages/tout-peut-exploser-9782213720722
    #livre #sous-traitance #néo-libéralisme #seveso #risques

  • People Are Touting Their Covid Vaccines in Their Tinder Bios | Washingtonian (DC)
    https://www.washingtonian.com/2021/02/09/people-washingtonians-promoting-their-covid-vaccine-on-dating-apps-ti

    Y’a un truc qui m’étonne : les vaccins, même aux US sont réservés aux personnes âgées. N’y aurait-il des lacunes dans l’affaire, et des jeunes gens bien portants, mais aisés, ne pourraient-ils pas profiter de vaccins ? Certes, on parle ici de professions « à risque », comme les pompier. Mais si la mention d’une vaccination se répand sur les sites de rencontre, cela veut certainement dire qu’on est au delà de professions spécifiées...

    Goodbye guy-with-a-fish photos, hello vaccinated first responders!
    Written by Ellen O’Brien
    | Published on February 9, 2021

    In pre-Covid times, dropping an impressive line into your dating app profile required creativity, interesting personal experiences, and humor. But these days, it only requires three words and two doses—”I am vaccinated.”

    Yep, slipped in between jokes about 5-in-1 body wash, commentary on Scrubs, and odes to home cooking, DC people on Tinder, Bumble, and Hinge are promoting their immunization status to potential matches.

    “<COVID Vaccinated>,” reads the bio of a local firefighter.

    A doctor’s bio features a photo of him in PPE and the line, “Resident in Emergency Medicine (vaccinated!)”

    A postdoctoral research fellow says he’s bored of the pandemic, “let’s do [something] fun together. #vaccinated.”

    A 20-year-old who we can only assume works in the pharmaceutical industry (other interpretations of “I sell drugs legally” are welcome) drops it in the first line of his bio: “got the vaccine :).”

    This guy decided to brag about the m.o. on Twitter:

    getting the vaccine has made me the most powerful man on DC dating apps

    — jack (@jackinthe202) January 29, 2021

    Since the first Covid-19 vaccine doses were given in December, the number of people across the country mentioning the words “vaccine” or “vaccinated” in their Bumble profiles has steadily increased, a spokesperson for the company told me in an email.

    She didn’t have specific data for the District. But here’s what I can tell you, after swiping through hundreds of profiles of straight men in and around the District. I never spotted a photo of someone actually receiving the vaccine, nor did I see any photos of someone’s personal vaccination cards. But the guys who are crowing about it have jobs that match up with those prioritized for vaccination by the District—doctors, firefighters, and public health workers.

    #Vaccination #Sites_rencontre #Bio_Tinder #Moi_Moi_Moi

  • « La situation est incontrôlable » : au #Soudan, les #sites_antiques à la merci des chercheurs d’#or
    https://www.francetvinfo.fr/culture/patrimoine/la-situation-est-incontrolable-au-soudan-les-sites-antiques-a-la-merci-

    « Sur le millier de #sites_archéologiques plus ou moins connus au Soudan, au moins une centaine ont été détruits ou endommagés par des #chercheurs_d'or », estime Hatem al-Nour, directeur des #Antiquités et des Musées soudanais.

    #patrimoine #pillage #archéologie

    • Nabta Playa: The World’s First Astronomical Site Was Built in Africa and Is Older Than Stonehenge | Discover Magazine
      https://www.discovermagazine.com/the-sciences/nabta-playa-the-worlds-first-astronomical-site-was-built-in-africa


      The stone circle of Nabta Playa marks the summer solstice, a time that coincided with the arrival of monsoon rains in the Sahara Desert thousands of years ago.
      Credit: Wikimedia Commons

      légende sur WP : Cercle de pierres orientées de Nabta Playa, reconstitution dans les jardins du musée de la Nubie à Assouan.

      This 7,000-year-old stone circle tracked the summer solstice and the arrival of the annual monsoon season. It’s the oldest known astronomical site on Earth.
      […]
      Located in Africa, Nabta Playa stands some 700 miles south of the Great Pyramid of Giza in Egypt. It was built more than 7,000 years ago, making Nabta Playa the oldest stone circle in the world — and possibly Earth’s oldest astronomical observatory. It was constructed by a cattle worshiping cult of nomadic people to mark the summer solstice and the arrival of the monsoons.

      Here is human beings’ first attempt to make some serious connection with the heavens," says J. McKim Malville, a professor emeritus at the University of Colorado and archaeoastronomy expert.

  • La #Suisse sous couverture - Agents infiltrés (1/5)

    En 1955, les #services_de_renseignement américains et l’entreprise suisse #Crypto_AG concluent un accord confidentiel qui permettra l’#espionnage des communications de 130 pays. Durant des décennies, un pan de l’industrie helvétique sera impliqué dans ces activités, malgré la « #neutralité » du pays et avec la bénédiction du Conseil fédéral.

    https://www.rts.ch/play/tv/la-suisse-sous-couverture/video/la-suisse-sous-couverture-agents-infiltres-15?id=10868165

    #histoire #USA #guerre_froide #Crypto #William_Friedman #cryptographie #technologie #espions #renseignements #Boris_Hagelin #neutralité #espionnage #affaire_Buehler #Hans_Buehler #Nora_Makabee #BND #Siemens #Loèches #Valais

    ping @simplicissimus @etraces

    • La Suisse sous couverture - Les grandes oreilles de la Confédération (2/5)

      A #Loèche, #Swisscom, le Département fédéral de la défense et des entreprises privées proches de la #National_Security_Agency (#NSA) gèrent un parc d’antennes pour les communications satellitaires entre la Suisse et l’étranger. En l’an 2000, ce site stratégique devient la porte d’entrée privilégiée de Washington pour espionner les communications dans le monde entier.

      https://www.rts.ch/play/tv/la-suisse-sous-couverture/video/la-suisse-sous-couverture-les-grandes-oreilles-de-la-confederation-25-?id=108681
      #neutralité #télécommunication #satellites #ONYX #services_de_renseignement #USA #Etats-Unis #Jean-Paul_Rouiller #signalhorn #Treasure_Map serveurs_clandestins #déni

    • La Suisse sous couverture - #Genève, nid d’espions (3/5)

      Des salons de l’#ONU truffés de micros, des antennes camouflées dans les missions diplomatiques et des agents russes ou américains infiltrés partout... A Genève, où Edward Snowden travaillait pour la #CIA, le petit monde du renseignement grenouille discrètement et les espions chassent en meute.

      https://www.rts.ch/play/tv/la-suisse-sous-couverture/video/la-suisse-sous-couverture-geneve-nid-despions-35?id=10868210
      #Snowden #Nations_Unies #Special_collection_service (#SCS) #organisations_internationales #système_d'écoute #site_C #Wiesbaden #Fort_Meade #NSA #Russie

    • La Suisse sous couverture - Le secret bunker suisse (4/5)

      Nos données numériques personnelles sont une mine d’or d’informations qu’il faut protéger des regards indiscrets. En Suisse, une législation déficiente – elle date de 1992 – permet à des puissances étrangères d’accéder à ces données. Dans le dossier du « big data », c’est la souveraineté de la Confédération qui est en jeu.

      https://www.rts.ch/play/tv/la-suisse-sous-couverture/video/la-suisse-sous-couverture-le-secret-bunker-suisse-45?id=10868236

      #big_data #données_numériques #coffre-fort_numérique #réduit_national_4.0 #stockage #RGPD #protection_des_données #cloud_act

    • La Suisse sous couverture - Crypto révolution (5/5)

      D’un côté, Google et consorts contrôlent les canaux et le stockage de l’information. De l’autre, une puissante mouvance de hackers tente de rendre cette information publique, en piratant des systèmes informatiques. L’enjeu de cette guerre ? La défense de libertés fondamentales, aussi bien sur internet que dans la société.

      https://www.rts.ch/play/tv/la-suisse-sous-couverture/video/la-suisse-sous-couverture-crypto-revolution-55?id=10868255

      #activisme #résistance #hackers #Digital_Gesellschaft #droits_humains #chaos_computer #club #surveillance #économie_de_la_surveillance

    • La CIA s’est servie d’une entreprise suisse pour espionner plus de 100 pays

      Une affaire d’espionnage secoue la Suisse : pendant des décennies, les services de renseignement américains et allemands ont secrètement utilisé une entreprise suisse et sa technologie pour espionner de nombreux États. Que savaient les autorités suisses à ce sujet ?

      Vue de l’extérieur, la firme zougoise Crypto AG était une entreprise suisse sérieuse, spécialisée dans la technologie de pointe. Elle fabriquait un produit peu utilisé par la plupart des gens : des appareils de chiffrement. Ses clients étaient des États ainsi que leurs armées et services secrets voulant rendre leurs communications secrètes illisibles, c’est-à-dire les crypter ou les chiffrer.

      Cependant, Crypto AG n’était une entreprise normale et respectant les valeurs ayant cours en Suisse que côté pile. Côté face, elle possédait une structure cryptique – au sens propre – car ses propriétaires agissant dans l’ombre étaient, à partir de 1970, l’agence centrale de renseignement américaine (CIA) et le service de renseignement allemand (BND). Les deux services secrets firent en sorte que la technologie de cryptage « swiss made », réputée infaillible, soit munie d’une porte dérobée.

      Grâce à ces manipulations ciblées, la CIA et le BND ont pu espionner 148 États – ennemis ou alliés – pendant des dizaines d’années. Tous ces pays avait investi des millions pour obtenir la technologie de ce pays neutre et digne de confiance qu’était la Suisse. Autrement dit, ils ont payé eux-mêmes les appareils qui les ont trahis.

      Les faits ont été dévoilés à la mi-février par la télévision suisse alémanique SRF, la chaîne allemande ZDF et le « Washington Post » à l’issue d’une enquête commune. L’équipe de recherche s’est appuyée sur des dossiers de la CIA qu’on lui a fait passer en douce, et sur des entretiens avec d’anciens employés de Crypto AG et leurs proches.

      L’ampleur du « coup du siècle des services secrets » – ce sont les termes de la CIA – paraît énorme. L’affaire met en lumière les tensions de l’époque de la guerre froide. La complicité de la CIA et du BND éclaire d’un nouveau jour bon nombre d’événements historiques de ces 50 dernières années. Jusqu’où faut-il réécrire l’histoire mondiale récente ? Seule une étude approfondie des CryptoLeaks le déterminera. L’histoire suisse doit-elle, elle aussi, être révisée ? C’est la question qui fait tant de vagues aussi en Suisse. On se demande ce que les autorités suisses savaient, et si l’État suisse était au courant des agissements des services de renseignement étrangers sur son sol et les a couverts.
      « Le programme a dépassé les espérances les plus folles »

      Dans quelle mesure les activités d’espionnage de la CIA et du BND, s’appuyant sur la technologie truquée de l’entreprise Crypto AG, ont-elles abouti ? Le succès des espions est toujours un échec pour ceux qui en sont victimes : la réponse dépend donc du point de vue adopté. Celui de la CIA, d’après les sources publiées, est le suivant : « Cela a été le projet d’espionnage à la fois le plus productif et le plus long depuis la Seconde Guerre mondiale. » Ainsi, entre 80 et 90 % des communications secrètes de l’Iran ont pu être déchiffrées. D’après la source de la CIA, « le programme a dépassé les espérances les plus folles de ses inventeurs. »

      Ces écoutes ont permis aux États-Unis d’influencer l’issue de tous les grands conflits ou presque à leur profit. Un exemple : selon l’état actuel des sources, le coup d’État militaire au Chili (1973) a été soutenu par les États-Unis sur la base des écoutes. En même temps, la CIA et le BND ont épié les conversations du régime militaire alors parvenu au pouvoir et n’ont donc jamais rien ignoré des méthodes de persécution et de torture qui coûtèrent la vie à 30 000 opposants au régime.
      Beaucoup de questions, premières réponses

      Les révélations sur Crypto AG font beaucoup de vagues, mais il n’est pas encore possible d’en tirer des conclusions définitives. Les grandes questions qu’elles posent esquissent cependant la portée de l’affaire pour la Suisse.

      Pourquoi la CIA et le BND ont-ils utilisé la couverture discrète d’une entreprise suisse ?

      Crypto AG a été fondée en 1952 par le cryptologue suédois Boris Hagelin. Il n’a pas implanté son entreprise en Suisse par hasard : « Lorsqu’on travaillait dans un domaine aussi sensible que la cryptographie, il valait mieux rechercher la protection d’un pays neutre mais faisant preuve de peu de scrupules moraux », indique la source de la CIA. Boris Hagelin a vendu son entreprise en 1970 à une société-écran de la CIA et du BND.

      Ce sont la CIA et le BND qui se sont livrés à ces activités d’espionnage. Pourquoi l’affaire est-elle perçue en Suisse comme un scandale « suisse » ?

      Du point de vue suisse, il est déterminant de savoir si les autorités du pays connaissaient les intentions, le modus operandi et la portée des activités d’espionnage, et si elles les ont tolérées, voire même favorisées.

      Des employés de Crypto AG soupçonnèrent que des puissances étrangères s’étaient immiscées dans les rouages de leur parfaite technique. Ils en ont informé la justice suisse. Que s’est-il passé ensuite ?

      Il est prouvé qu’au milieu des années 1970, un employé a informé des instances officielles que les appareils vendus étaient « dotés de générateurs de clés manipulés permettant aux services d’espionnage allemands et américains de déchiffrer les messages » : c’est ce que dit une fiche des Archives fédérales du 24 juillet 1977. Le problème est que les dossiers relatifs à cette fiche ont en partie disparu…

      La police fédérale suisse a enquêté sur la base de ces accusations, mais sans résultat. Des témoins de l’époque affirment aujourd’hui que les interrogatoires menés par la police ne l’ont été que « pour la forme »...

      Toute l’affaire ne sent-elle pas un peu le réchauffé de l’époque de la guerre froide ?

      Il est vrai que les premières accusations ont été lancées au milieu des années 1970. Et que Hans Bühler, ancien employé de Crypto, a accusé ouvertement son entreprise de collaborer avec des services secrets étrangers (Hans Bühler, soupçonné d’espionnage, a passé neuf mois dans une geôle iranienne, et a publié ses accusations dans un livre paru en 1994). Mais toute la portée de l’affaire n’éclate au grand jour que maintenant, car des preuves ont été fournies par des sources de la CIA. De plus, les activités d’espionnage ont perduré jusqu’en 2018, soit bien après la fin de la guerre froide. Le BND s’en est toutefois retiré en 1993 déjà, à la suite de la réunification de l’Allemagne.

      Dans l’état actuel des connaissances, que savait le Conseil fédéral de ces activités d’espionnage ?

      C’est une question clé. On ne sait pas encore dans quelle mesure des conseillers fédéraux étaient au courant de ces activités. Les documents de la CIA impliquent l’ancien conseiller fédéral Kaspar Villiger (PLR). Aujourd’hui âgé de 79 ans, ce dernier nie vigoureusement avoir été informé des détails.

      Pourquoi est-ce si important de savoir si le Conseil fédéral était au courant des activités d’espionnage ?

      S’il devait s’avérer que le Conseil fédéral, ou certains conseillers fédéraux, connaissaient ces activités d’espionnage, des questions sérieuses se posent : le gouvernement les a-t-il tolérées ? Ou les a-t-il couvertes ? A-t-il accepté que la neutralité suisse serve de leurre ? Et si la Suisse a été complice, a fermé les yeux ou couvert les faits : comment justifier l’espionnage contre des pays belligérants lorsqu’on affiche une politique de neutralité ?

      Comment le Conseil fédéral et le Parlement réagissent-ils à l’affaire ?

      La présidente de la Confédération, Simonetta Sommaruga, a dit très tôt que le gouvernement allait réunir tous les faits et était favorable à une enquête. La ministre de la Défense Viola Amherd a confirmé que son département abrite des documents laissant penser que son prédécesseur Kaspar Villiger était au courant. Désormais, l’affaire fait l’objet d’une enquête de la Délégation des Commissions de gestion des chambres fédérales. Cet organe de contrôle entend déterminer ce que la Suisse savait de ces activités d’espionnage, et si les renseignements suisses en ont même éventuellement même.

      L’affaire des CryptoLeaks met-elle en péril le rôle actuel de la Suisse ?

      La Suisse joue un rôle d’intermédiaire dans de nombreux conflits. Elle propose même ses « bons offices » dans les régions du monde sous tension. Ainsi, elle joue actuellement le « rôle du facteur » entre les États-Unis et l’Iran. La Suisse ne peut endosser ce rôle diplomatique que si sa crédibilité d’État neutre est intacte. C’est précisément cette crédibilité qui est en jeu maintenant. Ajoutons que l’Iran a été particulièrement touché par l’espionnage permis par la technologie « swiss made » truquée et vendue par le représentant de Crypto, Hans Bühler.

      Ce sont les États-Unis et l’Allemagne qui ont espionné d’autres pays. Pourquoi la réputation de la Suisse en souffrirait-elle ?

      L’avenir dira si la perception extérieure de la Suisse a subi des dommages. Mais la perception intérieure de la Suisse est de toute façon affectée : l’image de pays neutre à laquelle tiennent tant de Suisses est endommagée. L’affaire des CryptoLeaks pourrait jeter un discrédit total sur la neutralité suisse (voir aussi le commentaire de notre invité, p. 15).

      Crédibilité, confiance, image de soi : ce sont des facteurs subjectifs. L’affaire menace-t-elle aussi des intérêts économiques tangibles ?

      La Suisse possède une branche technologique en plein essor, qui dépend aussi de l’image de marque du pays. De plus, la Suisse souhaite se vendre comme une « place numérique propre », et promeut une initiative internationale dans le domaine de l’éthique. L’affaire des #CryptoLeaks tombe très mal.

      https://www.revue.ch/fr/editions/2020/03/detail/news/detail/News/la-cia-sest-servie-dune-entreprise-suisse-pour-espionner-plus-de-100-pays

  • Comment Facebook se positionne sur le marché de l’online dating
    https://www.ladn.eu/tech-a-suivre/facebook-app-couples-confinement

    L’application Tuned créée par Facebook encourage les couples à partager divers contenus dans un espace privé. Zucki serait-il touché par les cœurs brisés ? Qu’on se rassure, il ne perd pas le nord : les données pourront être utilisées à des fins de ciblage publicitaire.
    Entre messagerie instantanée et journal intime

    Alors que bon nombre de couples sont séparés à l’heure du confinement, Facebook dévoile sa nouvelle application de messagerie, Tuned, spécialement conçue pour eux. Développée par NPE Team, elle permet de leur offrir un espace de communication privé pour partager musique, photos, notes et messages vocaux. « Un espace privé où vous et votre moitié pouvez être vous-mêmes, être aussi décalé, idiot, ou mielleux que dans la vraie vie », explique la firme dans l’AppStore. La nouvelle application, disponible pour l’instant uniquement aux Etats-Unis, peut être utilisée même sans compte Facebook.
    Utiliser les données à des fins commerciales

    Évidemment, c’est une histoire de data plus que d’amour. Les données des utilisateurs pourront être utilisées pour de la publicité ciblée. Pour Facebook, cette application représente une opportunité : récolter des données personnelles sur un secteur qu’elle connaît mal. En effet, les tentatives de la firme pour investir le terrain amoureux se sont soldées par des échecs. Le service de rencontres Facebook Dating, dont la sortie était initialement prévue début 2020, a été retoqué par la CNIL irlandaise (DPC), faute de garanties.
    Retrouver sa côte de popularité auprès des millennials

    60% des personnes connaissant Facebook Dating ont déclaré qu’elles n’étaient pas intéressées, mais ça n’empêche pas la firme de vouloir se positionner en « match maker » sur un marché qui pèse 12 millions de dollars, rapporte Planet. Facebook cherche désespérément des solutions pour reconquérir les jeunes générations. Sa plateforme ne cesse de perdre des utilisateurs : 15 millions entre 2017 et 2019, en particulier chez les 12-34 ans.
    L’émergence des small social networks

    Un constat qui confirme la tendance des small social networks prônant des espaces sains, engageants et plus faciles à réguler. Comme Tuned, ces espaces privés ne sont pas des endroits destinés à la rencontre d’un partenaire. Face à une perte de confiance dans la protection des données personnelles de nombreux réseaux sociaux, les utilisateurs se tournent vers des espaces plus restreints, dédiés à des proches, amis, couples ou famille souhaitant communiquer au sein d’un groupe fermé. Et deux anciens de Facebook sont aussi sur le coup avec une nouvelle application lancée fin 2019, Cocoon, qui a déjà levé 3 millions de dollars.

    #Facebook #Vie_privée #Sites_rencontre #Espace_privés #Traçage_publicitaire

  • Bond Touch Bracelets and the New Frontiers of Digital Dating | The New Yorker
    https://www.newyorker.com/culture/culture-desk/bond-touch-bracelets-and-the-new-frontiers-of-digital-dating

    Few things feel as fraught, in the modern age, as the long-distance relationship. The hazards of digital romance have been well chronicled, perhaps most prominently in the documentary and subsequent TV series “Catfish,” which exposed viewers to a new and expansive genre of horror. To “catfish” someone, in common parlance, is to meet a person online through dating apps, social-media sites, or chat rooms, and to seduce them using fake photos and fictional biographical details. On the reality-TV version of “Catfish,” lovesick victims confront those who deceived them, in grim, emotional scenes of revelation and heartbreak. Throw teens into the mix, and the narrative can turn even more ghastly. One thinks of the tabloid story of Michelle Carter and her boyfriend, Conrad Roy III, two teen-agers whose relationship developed mostly over text and Facebook message. In 2017, Carter was convicted of involuntary manslaughter for encouraging Roy to kill himself—even though the pair had met only a handful of times. Messages between the couple revealed the kind of twisted emotional dynamic that can emerge in the absence of physical proximity.

    Despite these stories, digital-first (and digital-only) relationships continue to thrive. With online dating now a fact of life, a new bogeyman, virtual-reality dating, has taken its place, threatening to cut the final cord between romance and the real world. The platform VRLFP—Virtual Reality Looking For Partner—advertises itself as the perfect solution for daters who’d rather not deal with the hassles of Tinder flirting or late-night bar crawls. (“Grab a coffee, visit an amusement park, or go to the moon without leaving your home and without spending a dime,” the VRLFP site reads. “VR makes long-distance relationships work.”) This is to say nothing of the companies designing humanoid sex robots, or the scientists designing phone cases that feel like human flesh.

    Perhaps the most innocuous entry in the digital-dating marketplace is a new product called Bond Touch, a set of electronic bracelets meant for long-distance daters. (Shawn Mendes and Camila Cabello, one of the most P.D.A.-fluent couples of our time, were recently spotted wearing the bracelets.) Unlike the cold fantasias of VR courtship, Bond Touch bracelets are fundamentally wholesome, and they reduce long-distance relationships to a series of mundane concerns. How can you sustain a healthy amount of communication with a long-distance partner? How can you feel close to someone who’s physically distant? And how do you simulate the wordless gestures of affection that account for so much of personal connection? Created in Silicon Valley by a developer named Christoph Dressel—who is also the C.O.O. of an environmentally minded technology firm called Impossible—the bracelets are slim, chic devices that resemble Fitbits. By wearing one, a person can send a tap that generates a light vibration and a colored blink on the screen of a partner’s bracelet. The bracelets are also linked through an app that provides information about a partner’s weather and time zone, but their primary function is to embody presence. Like Facebook’s early “Poke” feature, they impart the same message as a shoulder squeeze or a gaze across the room at a party: “I’m here, and I’m thinking about you.”

    In theory, the bracelets could service any form of long-distance relationship—military members and their families, partners separated by jobs or school, siblings living in different cities—but they seem to be most popular among teen-agers who’ve forged romantic relationships online. Bond Touch is a hot topic of discussion in certain corners of YouTube and Reddit, where users provide excessively detailed reviews of their bracelet-wearing experience. These users seem less concerned with simulating touch or affection than with communicating when they don’t have access to their phone, namely during class or at part-time jobs. They often develop Morse-code-like systems to lend layers of meaning to their taps. “When I really want his attention, I just send a very long one, and then he’s, like, ‘What do you want?’ . . . Three taps means ‘I love you,’ ” one YouTuber, HeyItsTay, explains, in a video that’s garnered over 1.8 million views. Safety is also a chief concern: almost all of the vloggers explain that Bond Touch is an effective way of letting someone know that you’re O.K., even if you’re not responding to text messages or Instagram DMs.

    Something like a Bond Touch bracelet ostensibly solves a communication problem, but it also creates one—the problem of over-availability, in which no one can be unreachable and no sentiment goes unexpressed. (One can imagine the anxieties that might arise from a set of unanswered taps, and the bracelets have already inspired plenty of off-label uses. “Great way for cheating in class,” one user commented on HeyItsTay’s Bond Touch video.) Not all technology is corrosive, of course, but there is something disheartening about a relationship wherein digital bracelets are meant to replace the rhythms of conversation and the ebbs and flows of emotional connection. The problem has less to do with the bracelets themselves than with the trend that they advance. In lieu of facetime, we seem willing to accept even the most basic forms of emotional stimulus, no matter how paltry a substitute they present.

    Reading about Bond Touch, an episode of the 2019 breakout comedy “PEN15” came to mind. The show is set in the era of the dial-up connection, and at one point its main characters, the awkward middle schoolers Anna and Maya, experiment with AOL Instant Messenger. Maya meets a guy named “Flymiamibro22” in a chat room, and their conversation quickly sparks an infatuation—and, eventually, something resembling love. “I love you more than I love my own DAD!” Maya tells Flymiamibro22 in a violent flurry of messages. Flymiamibro22 is a self-described “gym rat,” but in reality he’s one of Maya’s classmates and friends, Sam, posing online as an older guy. At the peak of her obsession, Maya begs her crush to meet her in person, and they arrange a date at a local bowling alley. FlyMiamiBro never materializes, but Sam reveals his true identity soon after, at a school dance. This admission produces a rush of fury and humiliation. But it also, finally, leads to catharsis, the growth and wisdom that flows from a confrontation with reality. That sort of confrontation seems increasingly avoidable today.

    Carrie Battan began contributing to The New Yorker in 2015 and became a staff writer in 2018.

    #Pratiques_numériques #Sites_rencontre #Dating #Bracelet #Culture_numérique

  • #Visibilité et #invisibilité de la #pollution des #sols dans les territoires (post)industriels : de nouvelles perspectives sur la #résilience et la #justice_environnementale ?

    « Make the valley green again » : la gestion des #sols_pollués au cœur de la #réhabilitation de la basse vallée de #Swansea (#Pays_de_Galles) [Texte intégral]
    « Make the valley green again » : soil pollution management in the reclamation process of the lower Swansea Valley (Wales)
    Cécile Ferrieux et Robin Le Noan

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    Regard géo-historique sur la difficile transformation des #friches_industrielles de la vallée de la #Fensch : l’exemple de la #reconversion en cours du site de l’#usine_sidérurgique intégrée #SMK (1897-2018) [Texte intégral]
    A geohistorical look at the difficult transformation of industrial wastelands in the Fensch Valley : the example of the ongoing conversion of the SMK integrated steel plant (1897-2018)
    Eric Marochini

    #sidérurgie

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    Du trouble privé au problème public ou… l’inverse ? #Mobilisation locale autour d’un #site_industriel pollué [Texte intégral]
    From private concerns to a public issue or… is it the reverse ?
    Maurice Olive

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    Controverse autour des #stériles_uranifères : de la mise à l’agenda d’un problème public à la remise en cause de l’#expertise [Texte intégral]
    Etude comparative de deux anciens sites miniers : #La_Commanderie (#Vendée/#Deux-Sèvres) et #Pen_Ar_Ran (#Loire-Atlantique)
    Controversy around uranium waste : from putting a public problem on the agenda to challenging expertise. Comparative study of two former uranium mines : La Commanderie (Vendée/Deux-Sèvres) and Pen ar Ran (Loire-Atlantique)
    Saliha Hadna

    #mines

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    Le laboratoire cévenol de l’après-mine. Une coextensivité des causes et des responsabilités minières, environnementales et sanitaires [Texte intégral]
    The Cevennes laboratory of the post-mine. A coextensivity of mining, environmental and sanitary causes and responsibilities
    Béatrice Mésini

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    L’#économie_circulaire : cercle vertueux ou cercle vicieux ? Le cas de l’utilisation de terres maraîchères pour aménager des espaces verts urbains [Texte intégral]
    The circular economy : vicious or virtuous circle ? The case of vegetable gardens used to develop green spaces
    Clément Gitton, Yoann Verger, Florence Brondeau, Ronald Charvet, François Nold, Philippe Branchu, Francis Douay, Isabelle Lamy, Christian Mougin, Caroline Petit et Elisabeth Rémy

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    La strate du sol d’une mégapole : observations localisées sur l’Anthropocène [Texte intégral]
    Les couches issues des périodes préindustrielle et industrielle à #Paris
    A megacity soil’s layer : localised observations about the AnthropoceneThe strata from preindustrial and industrial eras in Paris
    Mathieu Fernandez

    https://journals.openedition.org/geocarrefour/11289
    #revue #in/visibilité #sols

  • L’incendie de #Lubrizol à Rouen rouvre la faille de l’#urbanisation autour des #sites_industriels
    https://www.banquedesterritoires.fr/lincendie-de-lubrizol-rouen-rouvre-la-faille-de-lurbanisation-a

    Le prisme du #droit de l’#environnement permet de pointer d’autres facteurs de compréhension de l’incendie de l’entrepôt Lubrizol. Un premier coup de canif a ainsi été donné à la procédure d’#évaluation_environnementale des projets, plans et programmes par l’ordonnance du 3 août 2016 et son décret d’application (n° 2016-1110) suivis de près par le décret du 4 juin 2018 (n° 2018-435). Pour les #ICPE (installations classées pour la protection de l’environnement), le texte modifie en particulier la nomenclature (rubrique n°1), de façon « que ne soient soumises à évaluation environnementale que les créations d’établissements classés #Seveso et les modifications faisant entrer un établissement dans cette catégorie » (c’est-à-dire le premier dépassement du seuil Seveso bas). Ce que la notice n’explique pas, c’est que désormais ce ne sont plus les installations qui sont visées, mais bien les établissements. France nature environnement (FNE) avait alerté dès la mise en consultation du projet de décret sur ce changement de vocable d’apparence anodin. En bref, l’ajout sur un site existant d’installations dépassant individuellement ce seuil, donne dorénavant lieu à un cas par cas comme pour l’ajout de n’importe quelle rubrique ayant un seuil d’autorisation, et non plus à évaluation systématique. Avec la loi Essoc de 2018, c’est au niveau organique que s’est opéré le basculement, pour confier au préfet et non plus à l’#autorité_environnementale le soin de déterminer si la modification ou l’extension d’une installation existante nécessite d’être soumise à évaluation environnementale.
    […] D’autres remparts pourraient tomber, notamment sous couvert de simplification. C’est ce qui apparaît à la lecture du projet de loi énergie-climat qui confie au préfet l’ensemble des décisions de soumettre au cas par cas les projets à évaluation environnementale.

  • How Facebook Dating Is Different From Other Dating Apps - The Atlantic
    https://www.theatlantic.com/family/archive/2019/09/how-facebook-dating-different-other-dating-apps/597610

    By all accounts, people still love using Tinder, Bumble, and other apps like them, or at least begrudgingly accept them as the modern way to find dates or partners. Last year, Tinder’s user base worldwide was estimated to be about 50 million. But when shopping through every potential date in your geographic area with little more to go on than a photo and a couple of lines of bio becomes the norm, people can feel burned-out, and long for the days of offline dating.

    Facebook, a gigantic online repository for information about nearly 3 billion people’s hobbies, social circles, family members, job and education history, and relationship history—in other words, a gigantic online repository for people’s context—appears to have been paying attention to these gripes. Facebook’s matchmaking service, called Facebook Dating, launched Thursday in the United States after debuting in 19 other countries earlier this year, and it is explicitly trying to inject some of the more human aspects back into online dating through features that mimic the ways in which people used to meet-cute before the Tinder age.

    Facebook Dating, which lives within the Facebook mobile app in a separate tab (it’s not available on the Facebook desktop site), promises to connect singles who opt into the service by algorithmically matching them according to geography and shared “interests, events, and groups”; users have the option of “unlocking” certain Facebook groups they’re part of and certain Facebook events they’ve RSVPed to in order to match with other group members or attendees. It also gives users the option of pulling biographical data from their Facebook page to populate their Facebook Dating profile: name, age, location, job title, photos.

    Within the app’s privacy settings, users can also opt in or opt out of matching with their Facebook friends’ Facebook friends. The app does not match people with their own Facebook friends, unless explicitly directed to: The “Secret Crush” feature allows users to identify up to nine of their Facebook friends as people they have a crush on, and “no one will know that you’ve entered their name,” according to Facebook’s Newsroom blog, unless your name also appears on their Secret Crush list. In that case, Facebook Dating notifies both parties. (Facebook makes no mention of what happens if two, three, or—God forbid—all nine of a person’s crushes indicate that the secret crush is reciprocated.)

    Fugère also questioned whether Facebook Dating could find success among what one would have to assume is its target market—single people in their 20s and 30s. While Facebook is aiming to re-create virtually the experience of meeting someone in person, it’s not clear whether users will want so much information transmitted online between themselves and someone they still have not actually met

    #Sites_rencontre #Facebook #Tinder

  • Quand les multinationales attaquent les États

    À l’automne 2016, des millions d’Européens descendent dans la rue pour protester contre le Ceta, le traité de libre-échange avec le Canada. Son rejet par la Wallonie, par la voix de son ministre-président Paul Magnette, plonge alors l’UE dans une grave crise et place les tribunaux d’arbitrage sous le feu des projecteurs – et des critiques. Ce dispositif, prévu dans le cadre de nombreux accords commerciaux internationaux, permet à des multinationales d’attaquer les États devant des juges privés – des avocats d’affaires –, afin de réclamer la compensation d’un manque à gagner réel ou potentiel induit par un changement de législation. En 2016, Cosigo Resources Ltd. a ainsi déposé une demande d’arbitrage contre la Colombie : en classant « parc naturel national » un territoire amazonien sacré, Bogotá a annulé la concession minière de la compagnie canadienne, laquelle estime son préjudice à 16 milliards de dollars, soit environ 20 % du budget national colombien...
    « L’arbitrage est un système profondément défaillant. Il n’est pas juste, pas indépendant, et il est loin d’être équilibré », assène le professeur de droit canadien Gus Van Harten. De la Colombie à l’Allemagne en passant par le Pérou, aux prises avec la multinationale Renco, dont la fonderie de plomb de La Oroya (la « Tchernobyl des Andes ») crache des fumées toxiques qui empoisonnent les enfants, Claire Alet et Cécile Ancieu (La Dette, une spirale infernale ?) ont enquêté dans les arcanes de cette justice opaque, au pouvoir démesuré. Créé par les États, dans l’objectif d’attirer des investisseurs, ce système fragilise leur capacité à légiférer sur l’environnement, la santé, les conditions de travail, le tout au détriment des citoyens, qui seront en outre amenés à payer l’addition.


    http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/54819_1
    #film #documentaire
    #Etat #Etat-nation #arbitrage_international #multinationales #tribunaux_d'arbitrage_international #dédommagement #procès_en_arbitrage #justice #droits_fondamentaux #CETA #TIPP #Colombie #mines #or #extractivisme #peuples_autochtones #Cosigo_Resources #litiges_en_arbitrage #titres_miniers #traité_de_libre-échange #accord_de_libre-échange #développement #développementalisme #Makuna #réserve_naturelle #résistance #exploitation #sites_sacrés #Tanimuka #exploitation_minière #Tobie_mining_energy #environnement #responsabilité_des_entreprises #investissements_étrangers #ISDS #plainte #gains_potentiels #manque_à_gagner #exploitation_indirecte #globalisation #mondialisation #dissuasion #Gus_Van_Harten #secret #Vattenfall #Allemagne #nucléaire #La_Oroya #Pérou #Doe_Run #Renco

  • #Sites_naturels : l’urgence de réguler le #tourisme_de_masse
    https://reporterre.net/Sites-naturels-l-urgence-de-reguler-le-tourisme-de-masse

    « La différence essentielle réside dans la culture générale des publics et des gestionnaires, dans l’idée qu’ils se font de la place de la #nature, explique Vincent Vlès. Pour les uns, la nature est et doit rester accessible à tous dans toutes les conditions et à tout moment. Pour les autres, elle l’est seulement lorsque l’homme ne la perturbe pas. De là débouchent des moyens de limitation très différents et à l’efficacité très variable. » Si en France, certaines zones, comme dans les #parcs_nationaux, peuvent être interdites d’accès pour permettre à des espèces de se reproduire, le scientifique constate que « cela se fait en catimini, en apposant des panneaux, car, lorsque l’interdiction est présentée en principe de gestion, le public a du mal à l’accepter ».

    Outre ces conceptions culturelles particulières, le statut des parcs nationaux anglo-saxons est également différent de celui des parcs français. Ils peuvent prendre des mesures coercitives. « Aux États-Unis, les parcs sont totalement compétents », explique Vincent Vlès. Contrairement à la France, où « le mille-feuille territorial pose des problèmes de gestion entre les établissements publics de gestion des espaces (grand site, parc naturel régional, parc national…), qui s’ajoutent aux communes, communautés de communes, départements… et rendent la #gouvernance extrêmement délicate ».

    #liberté