• "Guns of Brixton" : une riposte musicale aux violences policières dans l’Angleterre thatchérienne.
    https://lhistgeobox.blogspot.com/2026/02/guns-of-brixton-une-riposte-musicale-au.html

    "Pour tenter de mieux comprendre et prévenir de nouvelles flambées de violences, une enquête menée par Lord Scarman donne lieu, en novembre 1981, à un rapport circonstancié. L’auteur y pointe du doigt les préjugés raciaux et les stéréotypes partagés par de nombreux policiers. Pour y remédier, l’auteur suggère un nouveau mode de recrutement des officiers avec notamment la nécessité d’en recruter un plus grand nombre parmi les « minorités ethniques ». Pour le juge britannique, il convient également de modifier de fond en comble la formation des jeunes recrues en les sensibilisant en particulier aux problèmes rencontrés par les Antillais en Angleterre. Pour Scarman, à l’opposé des affirmations péremptoires de Maggie Thatcher, la raison profonde des violences trouve son origine dans le chômage, qui frappe particulièrement les jeunes Noirs. Les émeutes sont autant d’explosions de désespoir, de protestations contre des conditions de vie déplorables : habitat délabré, absence de perspectives professionnelles, discriminations... A ces difficultés économiques viennent s’ajouter les persécutions et bavures policières qui constituent autant de détonateurs aux explosions de violences. Sans surprise, le rapport reste lettre morte. Loin de suivre les conseils de bon sens du juge, la cheffe du gouvernement privilégie au contraire le renforcement du domaine de la « loi et de l’ordre ». Au cours de son premier mandat (1979-1983), les forces de police bénéficient ainsi d’une modernisation de leur équipement et d’une augmentation substantielle (+33%) de leurs crédits de fonctionnement. Plutôt que d’encadrer de manière rigoureuse les actions des forces de l’ordre, le Police and Criminal Evidence Act de 1984 accorde un blanc seing aux policiers pour interpeller, fouiller ou encore perquisitionner.

    Cette stratégie répressive à courte vue sera poursuivie. Ainsi, la politique dite de l’"environnement hostile" mise en place en 2012 par Theresa May, alors ministre de l’intérieur, vise à rendre la vie des migrants aussi difficile que possible. En 2025, sous la pression de l’extrême droite de Nigel Farage, le gouvernement travailliste de Keir Starmer se lance dans une surenchère anti-immigrationniste. Problème : en allant sur ce terrain, on ne fait pas reculer les idées xénophobes, on contribue au contraire à valider les positions de l’extrême-droite dans l’opinion. "

  • Rocksteady (1966-1968) : avènement d’une soul jamaïcaine sur l’île au trésor.

    https://lhistgeobox.blogspot.com/2026/01/rocksteady-1966-1968-avenement-dune.html

    "A compter de 1966, le nouveau beat s’impose partout, ce qui convainc les propriétaires des sound systems de se procurer des enregistrements auprès des producteurs ou productrice jamaïcain(e)s. Ils ou elle se nomment Sonia Pottinger, Coxsone Dodd, Joe Gibbs ou Bunny Lee, mais le roi du genre reste Duke Reid. Cet ancien policier s’est reconverti dans la vente d’alcool qu’il écoule par l’intermédiaire de son sound system. Pour continuer à attirer les danseurs (et buveurs), il décide de se lancer dans la production de disques. Ainsi, il installe un studio d’enregistrement au dessus de son liquor store, au 33 Bond Street. Il embauche des musiciens permanents de très grande qualité à l’instar du guitariste Lynn Taitt ou du saxophoniste Tommy McCook, respectivement à la tête des Jetts et des Supersonics. Au sein de cette formation, l’organiste Winston Wright impose sa griffe. Reid fonde aussi le Duke Reid Band, un groupe de studio comprenant quelques uns des plus brillants instrumentistes de Jamaïque : Don Drummond (trombone), Rico Rodriguez (trombone), Roland Alphonso (saxo), Ernest Ranglin (guitare), Johnny « Dizzy » Moore (trompette).
    De la sorte, son label Treasure Isle devient une usine à tube, en tout point comparable, à l’échelle de la Jamaïque, à la Motown de Berry Gordy. Toujours présent en studio, le maître des lieux, à l’oreille très sûre, affectionne un son léché et des arrangements complexes. « Ba Ba Boom » des Jamaicans, « I’m in the mood for love », « You don’t care » des Techniques, « Passion love » des Melodians, « On the Beach » des Paragons sont autant de classiques du genre sortis de « l’île au trésor » de Reid. "

  • Ska : le rythme de l’indépendance.

    "Beaucoup de ces musiciens furent formés au sein de l’Alpha Boys School qui, depuis le XIXème siècle, servait de refuge aux orphelins et gamins des rues de Kingston. Dans cet établissement catholique à la discipline stricte, la sœur Marie Ignatius prend en charge la formation musicale. Elle transforme ainsi la fanfare militaire en un orchestre jouant du jazz et du blues. Parmi les anciens pensionnaires de l’école, on compte les trombonistes Don Drummond et Rico Rodriguez, le trompettiste Johnny Moore, les saxophonistes Tommy McCook, Cedric Brooks et Lester Sterling, les chanteurs Johnny Osbourne et Yellowman. Le répertoire interprété est éclectique, du classique aux marches militaires, de la musique anglaise, en passant pas le jazz (Roland Alphonso « Ska Ra Van », une reprise de Duke Ellington).

    Dans un premier temps, le ska ne bénéficie pas de passages radio, car il reste attaché à l’univers du ghetto et des mauvais garçons ; D’autant que la thématique rasta gagne du terrain sous l’influence de musiciens tels Don Drummond « Alipanga » ou Count Ossie, dont les percussions nyabinghi s’imposent sur de nombreux enregistrements. Dans ces conditions, le premier vecteur de diffusion du ska reste le sound system. Les rythmes acérés et abrasifs du genre tranchent avec la musique de danse mièvre jouée pour les touristes et diffusée par la radio nationale."

    https://lhistgeobox.blogspot.com/2025/11/ska-le-rythme-de-lindependance.html

  • Zum Photo: Gebäude des niederländischen Büros MVRDV in Tirana. Die Fassade ist dem Nationalhelden #Skanderbeg nachempfunden.
    via https://diasp.eu/p/17711391

    https://x.com/zeitonline/status/1937785436618768698

    @zeitonline

    Wer Visionen hat, soll zum #Architekten gehen, findet der albanische Ministerpräsident Edi Rama. In #Tirana will er die Zukunft Europas bauen lassen. Andere sehen in den #Wolkenkratzerfantasien des Politikers jedoch ästhetisch ansprechende #Geldwäsche.

    (...)

    • (...)

      Die Skyline hat noch Luft nach oben

      https://www.zeit.de/kultur/2025-06/architekturfestival-tirana-edi-rama-korruption-albanien (#Bezahlschranke)

      https://archive.ph/CkC5l

      In Tirana wird Europas Zukunft gebaut, findet der albanische #Ministerpräsident. Andere sehen in dessen #Wolkenkratzer -Fantasien ästhetisch angenehme #Geldwäsche. Ein Besuch

      Von Georg Diez, Tirana
      25. Juni 2025

      Edi Rama ist ein Mensch, der keine Menge durchschreiten kann, ohne Hände zu schütteln oder eine Schulter zu berühren oder ein freundliches Wort, ein einladendes Lächeln zu verschenken. Er hat einen grauen, gepflegten Vollbart und kurze, graue Haare, ist fast immer schwarz gekleidet und außerdem groß gewachsen, immerhin war er einmal Mitglied der albanischen Basketballnationalmannschaft.

      Die Menge teilt sich vor ihm und schließt sich wieder hinter ihm, wie er sich so durch den Innenhof seines Amtssitzes als albanischer Ministerpräsident in Tirana schiebt, eines Gebäudes aus der faschistischen Ära, als Italien Ende der 1930er-Jahre für kurze Zeit das Land besetzt hatte.

      Edi Rama hat den Innenhof zu einem Abenteuerspielplatz für die ästhetische Avantgarde umbauen lassen. Eine mächtige Holzkonstruktion schiebt sich in den offenen Himmel, Bäume wachsen hübsch verteilt auf Emporen, am Boden verwandeln kleine Kanäle und Kieskarrees den Hof in einen Dschungel für Kosmopoliten. Musik wummert, komplizierte Drinks werden serviert mit fermentiertem Irgendwas. Es ist die Eröffnung des ersten Bread-and-Heart-Festivals Anfang Juni – aber die Ambitionen von Edi Rama gehen weit über dieses Architekturfestival hinaus.

      Die Gäste an diesem Abend sind so schön und charmant, wie sie es auch in Cannes oder Soho oder São Paulo sein könnten – Weltbürger unter sich, und Edi Rama ist einer von ihnen. Ein Künstler, der von der New Yorker Galerie Marian Goodman repräsentiert wird. Ein Intellektueller, der mit klaren Worten die Weltlage umreißen kann. Ein Träumer, ein Charmeur, ein Netzwerker und, das ist in Albanien existenziell, ein Gastgeber

      Der Premier ist das Brot, die Gäste sind das Salz

      Es gehört zur #Mythologie des Landes, den Gast als etwas Besonderes zu sehen, und Edi Rama ist gut in Mythologie. Brot und Herz, so heißt das Festival auf Deutsch, die Gäste aber, das sagt Rama mit den langsamen Worten eines Mannes, der gewohnt ist, dass man ihm zuhört, die Gäste sind das Salz. .

      Edi Rama ist eine seltene Spezies, ein Freigeist mit Machtinstinkt und eher im Nebenberuf, so scheint es manchmal, albanischer Ministerpräsident. Gerade erst wurde er mit absoluter Mehrheit wiedergewählt. Er regiert seit zwölf Jahren, länger als jeder seiner Vorgänger. Die Opposition wirft ihm #Machtmissbrauch, #Korruption und autoritäre Amtsführung vor, wobei zumindest der Korruptionsvorwurf auch aus der anderen Richtung gegen die Opposition erhoben wird.

      Von 2000 bis 2011 war Edi Rama #Bürgermeister von #Tirana. Vorher, noch als Oppositionspolitiker, ist er einmal ins Koma geprügelt worden – von Mitgliedern des albanischen Nachrichtendienstes, wie Journalisten später herausfanden. Heute ist Edi Rama Vorsitzender der Sozialistischen Partei Albaniens, was ihn nicht davon abhielt, im Jahr 2023 einen umstrittenen Migrationsdeal mit Italiens neofaschistischer Ministerpräsidentin Giorgia Meloni abzuschließen.

      Edi Rama will #Albanien in die #EU führen und präsentiert sich als Visionär mit politischen und ästhetischen Ambitionen. Die Kunst ist für ihn ein Mittel der Kommunikation und der Macht. Die Architekten, die zum Bread-and-Heart-Festival angereist sind, mehr als 100 der besten der Welt, behandelt er wie Freunde, die zugleich seine Auftragnehmer sind.

      Sie sind nach Tirana gekommen, um Edi Ramas Transformationsprojekt der albanischen Hauptstadt zu feiern, an dem sie kräftig mitarbeiten und -verdienen. Hochhäuser für eine bessere Zukunft. Sie sind deshalb auch hier, um sich selbst zu feiern, was die allgemeine gute Laune bei diesem Klassentreffen der Klassenbesten erklärt.

      Bjarke Ingels ist gekommen und Steven Holl, internationale Großstars, Shigeru Ban, Christian Kerez, Matthias Sauerbruch, Reinier de Graaf von Rem Koolhaas’ Studio OMA, Simona Malvezzi, Winy Maas und, und, und – wohl die mächtigste architektonische Visionsmaschine außerhalb der #Architektur - #Biennale von #Venedig. Sie alle wollten nicht weniger, wie Edi Rama am nächsten Morgen erklärt, als ein Modell zu erschaffen, wie Tirana, wie Albanien, wie #Europa und die Welt bauen, denken, leben soll.

      Visionen und Wohnmaschinen

      Stararchitekten sehen das Leben der Menschen als Knetmasse für ihre Träume – ein Grundkonflikt zwischen Anmaßung und Ästhetik ergibt sich daraus, der stets neu verhandelt werden muss. Georges-Eugène Haussmann etwa zerlegte im 19. Jahrhundert Paris in große Achsen und kreierte Stadtraum für das aufstrebende Bürgertum. Noch heute folgt man als Flaneur Haussmanns Vision, noch heute leben die Pariser nach seinen Plänen.

      Le Corbusier, der radikalste architektonische Visionär des 20. Jahrhunderts, schuf #Wohnmaschinen für Arbeiter und Angestellte, die zum Modell wurden für die Art und Weise, wie sozialer #Wohnungsbau bis heute Menschen auf bestimmte Grundrisse und Lebensmodelle festlegt. Das 21. Jahrhundert ist bislang noch auf der Suche nach einer Vision von Stadt, Raum, Wohnen, Bauen.

      Oder anders gesagt: Es gibt diese Vision, sie ist groß und gläsern und mächtig und steht in den Dubais dieser Welt, weil das Original-Dubai mit seinem Golfgeld zum Modell wurde für die Verwandlung von Reichtum in Raummaß. Investoren bestimmen in dieser Vision die Ästhetik. Die Frage ist, ob es einen anderen Weg gibt, eine Antwort Europas auf diesen postinternationalen Stil. Die Frage ist auch, ob Politik, der Staat, einzelne Personen wieder die Macht an sich reißen, die sie dem Kapital überlassen haben.

      Edi Rama will diese Antwort geben, er will aus Tirana ein Modell machen und zeigen, wie wichtig Schönheit im Stadtraum ist und wie groß Architekten denken können, wenn man sie lässt. (Architektur, das merkt man hier, ist immer noch weitgehend ein Männersport.) Er will auch durch die Energie, die er mitbringt, und die Schnelligkeit und Rastlosigkeit, die ihm gegeben sind, ein Beispiel sein für Bauen jenseits von Überregulierung und Selbststrangulierung.

      Auch das gefällt den anwesenden Architekten, die zum Teil schon länger in Albanien arbeiten, wie etwa Freek Persyn vom belgischen Büro 51N4E, das einige der besten Hochhäuser in Tirana gebaut und auch den Neuentwurf des eindrucksvollen Skanderbeg-Platzes in der Mitte der Stadt gestaltet hat, der sich fast unmerklich zu einer superflachen Pyramide wölbt. Um den Platz herum gruppieren sich die ersten fertiggestellten Hochhäuser zu einer noch luftigen Skyline.

      Wer soll in den Hochhäusern eigentlich wohnen?

      Henning Larsens Würfelbau stapelt sich noch unfertig über dem Platz in den Himmel, der Bau wurde gestoppt, weil zwei Stockwerke heimlich hinzugefügt worden sind. Ein Entwurf von Marco Casamonti schiebt sich elegant in die Höhe, wie eine gestrandete Luxusjacht türmt sich das Gebäude von Winy Maas’ Büro MVRDV auf, die runden Bögen des Hochhauses von 51N4E überragen deutlich den Turm der Moschee nebenan.

      Zahlreiche Hochhäuser mehr sollen es werden, wenn man dem Modell von Tirana glaubt, das in einem großen Saal des runden und noch unfertigen Gebäudes ausgestellt ist, in dem das Bread-and-Heart-Festival mit einem Tag voller Talks beginnt. Ab und zu durchweht der Ruf des Muezzins aus der benachbarten Moschee die Produktion von Gedanken, der Architekten ja fast genauso gern nachgehen wie dem Bauen von Häusern.

      Edi Rama macht den Anfang und dringt gleich dorthin vor, wo er sich am wohlsten zu fühlen scheint: ins Reich der selbst gewählten Ambivalenz. “Lasst uns unser Ego aufgeben”, das ist seine Botschaft an die versammelte Schar der Super-Egos. “Lasst uns gemeinsam die Zukunft erobern.” Architektur, sagt Rama weiter, könne Orte, Räume und Menschen verändern, könne kollektive Träume Wirklichkeit werden lassen. “Lasst uns Häuser bauen, die nicht von lokaler Mittelmäßigkeit oder globalen Klischees geprägt sind.”

      Er spricht von “radikalem Vertrauen”, von der Möglichkeit und Unmöglichkeit von Demut, von #Albanien als einem Land, das Architekten die Freiheit gibt, die sie brauchen. Architektur, diese ganzheitlichste Kunst, soll das allseits bedrohte Gefühl von Humanität und Verbundenheit retten. Es ist ein Experiment, sagt Edi Rama, wahrscheinlich das größte Experiment dieser Art in Europa. “Die Vergangenheit ist tragisch, und die Zukunft ist eine Herausforderung”, ruft er nun fast, und als die Standing Ovations verklungen sind, braucht es eine Weile, bis sich die Rührung über die eigene Bedeutung gelegt hat, die dem ersten Redner nach Rama zunächst die Sprache verschlägt.

      Die Stimmung schwankt im weiteren Verlauf des Bread-and-Heart-Festivals zwischen Begeisterung und Bedenken. Unklar ist zum Beispiel, wer am Ende in all den Häusern wohnen soll und wie es sich mit der Frage verhält, ob hier nicht doch vor allem Geldwäsche auf ästhetisch hohem Niveau stattfindet. Die Hoffnung jedenfalls ist, dass das investierte Geld auf dem einen oder anderen Weg das #Lebensniveau der Stadt nach oben drücken wird.

      Gastfreundschaft und Blutrache

      Edi Rama hat auch außerhalb seiner äHauptstadt große Pläne, und auch dazu gibt es ein riesengroßes Modell in einer weiteren Etage des Veranstaltungsgebäudes. Investoren wie Jared Kushner, Schwiegersohn von Donald Trump, und andere treiben vor allem entlang der Küste Projekte voran. Auch hier ist noch nicht klar, ob sie ein Segen oder ein Schaden für Albanien sein werden.

      Vieles ist noch unberührt in diesem Land am Rande des europäischen Bewusstseins. Vieles scheint außerdem immer noch von der Vergangenheit geprägt zu sein, wie sie der große albanische Schriftsteller Ismail Kadare in seinen Romanen beschreibt, Palast der Träume etwa oder Der zerrissene April. Letzterer erzählt eine Geschichte von Blutrache und heiliger, grausamer Gastfreundschaft, von der Kluft zwischen den Menschen in der Stadt und denen in den Bergen, von den ewigen Streitigkeiten über Grundrechte und Eigentumsgrenzen.

      Die neuere Geschichte Albaniens beschreibt die Philosophin Lea Ypi in ihren Memoiren Frei, die 2022 auf Deutsch erschienen sind und vom Verlust gleich mehrerer Welten handeln: der des Kommunismus, aber auch der des Kapitalismus, der als Versprechen kam und in einen Bürgerkrieg führte. Immer noch sind viele Menschen von den Traumata der Transformationen geprägt.

      Albanien unter Edi Rama sieht seine Zukunft in der EU. Europa allerdings hat gerade eigene Probleme, es muss sich selbst finden und neu erfinden zwischen der militärischen Bedrohung durch Russland und der technologischen Übermacht der USA und Chinas. Kann also Kultur, können Urbanismus und Städtebau eine Antwort liefern, vielleicht sogar ein europäisches Projekt initiieren, das die Vergangenheit eines Kontinents der Städte mit einer Zukunft verbindet, die wieder eher urban als national ist?

      Edi Ramas Tirana versteht sich als eine mögliche Antwort auf diese Fragen – bei allen Widersprüchen, die auch der Ministerpräsident selbst im Rahmen des Bread-and-Heart-Festivals anspricht: den Vorwürfen der Geldwäsche, den Vorwürfen der Korruption, dem Verdacht, dass hier – in der Immobilienbranche nicht ganz selten – kriminelle Energie in kommerzielle und kulturelle Energie umgesetzt wird. Die Architekten jedenfalls, die sich in Tirana versammelt und schon lange vorher gelernt haben, groß zu denken, versprechen nicht weniger als eine Vision für das 21. Jahrhundert.

      Die Gebäude werden bleiben. Was noch?

      Sie wollen, sagen sie, eine Stadt bauen, die auf Kuratierung und nicht auf Regulierung basiere, sie wollen Schönheit, Design, Technologie für die Menschen schaffen. Knapp 2,5 Millionen Einwohner hat Albanien derzeit, 600.000 davon leben in Tirana. Das Land verliert beständig Menschen durch Abwanderung, die Hauptstadt gewinnt hingegen Einwohner dazu. Bis zu zehn Millionen Albaner leben im Ausland, eine riesige Exilgemeinschaft. Eine weitere Hoffnung ist, dass durch den Bauboom Geld ins Land gelangt, das den Aufbau Albaniens antreiben wird.

      Auch diese Hoffnung wird am Rande des Festivals diskutiert. Mehr als zehn Prozent Steuern auf das gesamte Budget müssen bei Baubeginn in Albanien gezahlt werden, deutlich mehr als in anderen europäischen Ländern. Dieses Geld landet beim Staat. Ist das eine gute Idee, weil es dessen finanziellen Rahmen erweitert? Oder ist es eine schlechte Idee, weil es Geldwäsche ermöglicht oder legitimiert?

      Die Opposition um den früheren Premierminister Sali Berisha sieht Letzteres als gegeben an, besonders nachdem Erion Veliaj, der Bürgermeister von Tirana und ein Vertrauter von Edi Rama, im Februar wegen des Verdachts auf Korruption festgenommen wurde. Berisha selbst allerdings wurde im Dezember 2023 unter Hausarrest gestellt, weil ihm die albanische Staatsanwaltschaft vorwirft, seinen Schwiegersohn bei einem Bauprojekt bevorzugt zu haben. Dieser Schwiegersohn wurde im Oktober 2023 festgenommen, der Verdacht: Geldwäsche und Korruption.

      Und so stellen sich in Tirana und im Rest Albaniens, vor allem entlang der begehrten Küste, einerseits Fragen von politischer Ökonomie, Demokratie und Traditionen – während andererseits berühmte Architekten aus der westlichen Welt auf ästhetisch hohem Niveau verhandeln, wie Bau- und Prestigeprojekte ein Land ins 21. Jahrhundert bugsieren könnten, das in vielem noch tief in der Vergangenheit steckt.

      Edi Rama jedenfalls hat einen widersprüchlichen Weg gewählt, den er selbstbewusst beschreitet. Nächstes Jahr werden die Architekten wiederkommen. In der Zwischenzeit wird viel gebaut werden, Schnelligkeit ist ein Versprechen in Albanien. Die Gebäude werden bleiben; es wird sich zeigen, was von all den anderen Versprechen bleibt.

  • Interview : White Crocodile : « On se sent de partout et de nulle part » (2015)
    https://www.lecargo.org/spip/white-crocodile/on-se-sent-de-partout-et-de-nulle/article8850.html

    Récit d’une vie itinérante. Julie Biereye joue actuellement en Allemagne dans The Tempest d’après Peter Brook avec la troupe Ton und Kirschen Wandertheater
    https://tonundkirschen.de/der_sturm

    par Mélanie Fazi - Quelques jours après la release party de l’album de White Crocodile à la Boule Noire, un de ces concerts électriques et euphorisants dont le groupe a le secret, l’envie d’une interview naquit comme une évidence à l’écoute de The Stranger. On se rendit compte qu’on avait lu beaucoup de chroniques de cet album (enthousiastes, à juste titre), mais aucune interview. L’univers du groupe, mais aussi son histoire et son parcours, s’y prêtaient pourtant parfaitement et suscitaient chez nous une vraie curiosité. L’idée fut aussitôt lancée et le rendez-vous pris.

    C’est ainsi qu’un matin, on traverse Paris pour rencontrer Julie Biereye chez elle. L’endroit lui ressemble, sans grande surprise : accueillant, bigarré, décoré de tout un assortiment de bibelots, d’affiches et de dessins qui lui donne « un côté roulotte », comme elle le dira elle-même. On s’installe dans un sous-sol qui sert de local de répétitions – l’accordéon rouge de Julie sommeille dans un coin en compagnie d’une batterie. On s’entretient trois bons quarts d’heure avec une Julie toujours aussi chaleureuse et pétillante, qui s’anime lorsqu’elle nous parle de son enfance itinérante, qui rit même lorsqu’elle évoque les galères insensées qui ont précédé la naissance de cet album. On en ressort avec, plus que jamais, l’envie d’ouvrir cet espace de parole, aussi modeste soit-il, à des artistes de talent encore trop méconnus, et de rappeler quelques vérités sur la difficulté à vivre aujourd’hui de sa création.

    Peux-tu tout d’abord nous parler de ton parcours ? Tu es née dans une famille du théâtre et tu as grandi sur les routes ?

    C’est une troupe qui s’appelle Footsbarn Travelling Theatre, qui a commencé en Cornouailles dans le Sud-Ouest de l’Angleterre, et ce sont des gens qui ont décidé dans les années 70 qu’ils voulaient créer un mouvement artistique théâtral différent des autres, quelque chose qui bougerait, qui irait partout chez les gens. Ils ont commencé à voyager dans toute l’Angleterre. C’était vraiment dans le style Monty Python avec beaucoup de comédie et d’humour, et puis c’étaient des fous... Ils ont décidé petit à petit d’avoir un chapiteau, des caravanes, on avait un peu plus d’argent qui rentrait, et évidemment il y avait toujours les familles là-dedans. Après, ils ont décidé de créer une école pour nous. On est devenus comme un village/famille itinérant qui était complètement indépendant et qui pouvait exister partout. On avait nos spectacles pour gagner notre vie, l’école dans un bus pour l’éducation des enfants. Ensuite, on a quitté l’Angleterre, j’avais deux ans. C’est Avignon qui a acheté le spectacle, qui du coup a cartonné, et puis c’est parti dans le monde entier. On a vraiment fait le tour du monde comme ça, en camion et caravane.

    Vous êtes allés en Australie notamment ?

    Oui, on a fait deux ans de tournée en Australie. À l’époque on était encore vraiment pauvres, on avait des camions et caravanes tout cassés, et en arrivant en Australie, ils nous ont prêté d’énormes caravanes, camions, chapiteaux pendant deux ans. Et on a fait le tour de toute l’Australie, c’était incroyable. On est allés dans des endroits sacrés qui sont normalement encore assez protégés pour les Aborigènes. Ils se sont mis à jouer avec nous sur scène, ils nous ont emmenés dans leurs lieux secrets… Et moi j’étais complètement libre, pieds nus, pendant deux ans, à vivre quelque chose de sublime. Les voyages étaient parfois très longs donc on traversait tout le paysage. La photo de moi qui est dans l’album, c’était en Australie. Ça, c’est ce qu’on vivait tous les jours : tu t’arrêtes, tu t’adaptes, tu cuisines où tu es, tu fais un feu pour cuisiner, et puis tu rêves. Et tu fais de la musique autour de ça, aussi.

    Donc voilà, c’est un peu le parcours de ma famille. C’est vrai, on a vécu le rêve de nos parents, ils nous ont fait grandir totalement en dehors d’un système. C’est génial, et en même temps tu es quand même très coupé du système. Comment te démerder après quand tu quittes cette vie-là ? Ça, c’est très compliqué. Mais tu ne le sais pas tant que tu ne pars pas, parce que tu es tout le temps dans cette sorte de rêve, de vie complètement libre. Et quand on en sort, on a une claque monstrueusement violente.

    Tu en es sortie quand, justement ?

    À l’âge de vingt-sept ans, tu imagines ? Donc ce n’est pas juste mon enfance. Et c’est à Paris que je suis arrivée. Le choc a été très brutal. Mais bon, grâce à ça, tu construis quelque chose, White Crocodile est construit de ça. Tout changement a quelque chose de génial. Mais parfois, ça se fait avec violence.

    Le thème du voyage et de l’errance revient beaucoup dans vos paroles.

    Oui, parce que c’est toute ma vie. Après, il y a aussi le côté très citadine qui arrive, c’est vraiment l’arrivée dans la ville : « Big City », The Stranger aussi, l’étranger qui vient d’ailleurs, tu as les deux. C’est vrai que cet album a vraiment été créé à Paris, dans la ville, mais il vient aussi d’ailleurs.

    « Big City » est une des chansons marquantes de cet album. Elle se distingue du reste par sa tonalité plus dure, mais en même temps elle paraît y occuper une place centrale. La pochette de l’album y fait allusion, et elle a été l’une de vos de premiers morceaux à bénéficier d’un clip.

    Oui, complètement. Elle était sur le EP et on s’est dit que c’était essentiel qu’elle soit sur l’album, parce que, comme tu dis, elle est un peu au centre de l’album pour moi. La pochette représente ce vacarme, ce bordel de bruit, de gens, de foule, de stress, de solitude, de rencontres, et l’arrivée de l’étranger qui débarque, perdu dans cette ville. Et aussi toute l’histoire qu’on a créée autour du crocodile blanc, qui vient des égouts de Paris et qui revient à la surface dans la peinture de Troy Henriksen. Je l’emmène, je l’embarque avec moi et on traverse cette ville.

    En arrivant à Paris, comment t’es-tu retrouvée à faire de la musique ?

    La musique a toujours existé dans la troupe, c’étaient des spectacles très visuels, très musicaux, parce qu’on jouait dans plein de pays où on ne parlait pas forcément tous le même langage. Donc la musique commence déjà par ma petite enfance. Mon beau-père est musicien, donc on jouait dans les fêtes autour du feu, et mes parents jouaient beaucoup tous les deux, j’ai été bercée par tout ça. Et puis j’ai commencé à 18 ans à aller chanter toute seule dans la rue avec l’accordéon. J’adorais ce rapport direct : tu joues, tu gagnes ton argent et tu le dépenses. Et puis le fait aussi de choper des gens qui n’ont pas prévu de te voir, qui ont tous une histoire, un but, qui vont quelque part et qui passent devant toi, qui s’arrêtent ou pas, ce moment où tu vas construire quelque chose, créer un moment… J’adorais ça. J’ai commencé comme ça à Bordeaux et j’ai rencontré des gens dans la rue, comme Guillaume Becker qui est un artiste que j’adore, qui fait des trucs incroyables. Et avec mon beau-frère qui est colombien et mon copain de l’époque, j’ai commencé comme ça.

    Donc quand je suis arrivée à Paris, j’ai retrouvé Guillaume Becker, j’ai rencontré d’autres gens… Je ne sais pas, ce sont les rencontres, ça s’est fait comme ça. J’ai tout de suite reformé un groupe de musique mais c’était beaucoup plus « musiques du monde ». Enfin c’était un bordel de toutes les influences… C’est moi, quoi, un mélange d’influences pas possible. Il y avait des choses tziganes, yiddish, russes, polonaises, irlandaises, anglaises, allemandes, françaises… Et puis tout doucement les choses se sont formées, ça devenait de plus en plus rock. C’est aussi quelque chose dans quoi j’ai baigné. Tu as toutes ces influences, et après ça se recentre pour aller plutôt dans une direction.

    Même dans votre musique actuelle qui est effectivement plus rock, il y a tout un mélange d’influences : des choses qui viennent du cabaret, d’autres du blues, beaucoup de mélanges… Et même de l’accordéon, qui est assez rare dans le rock.

    Oui, c’est ça. (éclate de rire) C’est bizarre, parce que j’ai un côté « la punkette anglaise », et en même temps la manouche avec son accordéon. En fait, je suis tous ces gens-là. Moi-même, je suis un mélange pas possible, je ne comprends même pas d’où je viens, donc forcément, ça va se ressentir dans la musique.

    En fait, l’écriture a vraiment commencé avec mon beau-père – enfin je n’aime pas l’appeler mon beau-père, c’est mon papa numéro deux. Il m’a vraiment donné le goût de l’écriture. Mais comme je ne suis pas du tout quelqu’un de scolaire, parce que j’ai appris l’école dans un bus où je n’ai pas appris grand-chose, le rapport était un peu violent au début. Et après, tu t’en fous, tu écris comme tu ressens. Je n’arrive pas à dire : OK, là je m’assois et je vais écrire une chanson. Il faut que ça vienne d’un cri, d’un besoin, de quelque chose d’urgent que j’ai besoin tout à coup d’exprimer. Lui m’a vraiment donné le goût d’écrire, et ensuite j’ai eu envie que les musiciens aussi composent sur les textes. On discutait du style, de la direction où on voulait aller, je les laissais vraiment proposer des choses sur les textes, et après on se réunissait tous et on construisait les arrangements du morceau. C’est extrêmement ouvert par rapport à ça, White Crocodile.

    Par rapport à ce mélange d’influences dont on parlait, l’histoire du groupe est intéressante aussi. Tu es anglaise mais as grandi sur les routes, Jeff Hallam est américain mais a vécu au Japon puis en France, Erik Maunoury est d’origine suédoise et française, et Julien Omé est français.

    Oui, c’est drôle. Jeff, la rencontre est géniale. Je l’ai vu sur scène au Studio de l’Ermitage avec Csaba Palotaï, qui a passé un moment avec nous aussi. Je les ai vus jouer avec Zsuzsanna Varkonyi et je me suis dit « Waouh, ils jouent trop bien », et puis il y avait leur énergie aussi. Je suis allée les voir après pour dire « Je fais un groupe, je cherche des musiciens », mais très naïvement, je ne savais même pas qui ils étaient... Et puis ils ont écouté ce que je faisais, ils ont aimé et ils ont eu envie de participer à cette aventure. Jeff est resté quand même trois ans, il est resté un bon moment. On est anglophones tous les deux, donc c’était déjà l’éclate de se parler dans la même langue, de partager le même humour, tous ces trucs-là, et musicalement aussi il a beaucoup apporté. C’est une super belle rencontre.

    Erik, c’est vraiment le premier du groupe, celui qui est là depuis le plus longtemps, super fidèle, toujours là. Julien, c’était le dernier arrivé. Il a un jeu de guitare magnifique, qui a quelque chose en commun avec Csaba d’ailleurs. C’était drôle parce que Csaba était là avant Julien, et Julien a remplacé Csaba, et maintenant, ils se remplacent tous les deux sur des projets.

    Dans la vidéo sur les coulisses de l’album, Jeff disait que bien que vous soyez tous deux anglophones, vous ne parlez pas la même langue.

    Lui est américain et s’il faut dire que je suis quelque chose, je suis anglaise. Donc il y a une culture différente, je crois que c’est ce qu’il veut dire. On parle la même langue, et en même temps on ne parle pas la même langue. L’Amérique, ce n’est pas l’Angleterre. Toutes ces rencontres sont géniales, et tout ça s’est fait ici, à Paris, dans cette grande ville. Après, il y a tous les plasticiens, Laurent Aspesberro qui fait les vidéos, les photos, les clips, il y a vraiment un monde qu’on a créé, de fantaisie et d’imagination, les plasticiens qui ont fait les accessoires que tu as vus sur scène, les masques… Ce ne sont que des belles rencontres, et quelque part, on a un bout de chemin à faire ensemble dans notre vie.

    Finalement, ça revient à créer une autre famille, une autre troupe.

    Je pense que je le fais naturellement tout le temps. Je suis quelqu’un qui vient d’une troupe, je ne suis pas très solitaire, j’ai besoin des gens, besoin de donner mon énergie, de la partager et de réunir les énergies des autres. Je suis une meneuse quelque part, j’aime emmener les gens dans des histoires, dans des aventures humaines, artistiques. Donc je m’entoure tout le temps. J’ai toujours fait ça, et d’avoir quitté la troupe, je crois que tu en gardes la nostalgie. Donc je pense que je vais toujours recréer ça où que je sois. D’ailleurs, même quand je vais quelque part, je le crée humainement, je vais rencontrer des gens, lier très vite des amitiés très fortes et créer un groupe de personnes.

    Quel est ton rapport à l’anglais et au français ? Tu écris des chansons dans les deux langues, parfois les deux en même temps comme sur « The Walker », et « Je t’aime l’amour » a existé en deux versions.

    C’est parce que je parle les deux tout le temps, donc je change d’une langue à l’autre. Déjà, dans ma vie de tous les jours, je parle plusieurs langues, l’allemand, l’anglais, le français, l’espagnol je me débrouille… Du coup ça me paraissait naturel, c’est venu comme ça. Il y a même une chanson, « Shooting Star », qui n’est pas sur l’album, que j’ai faite en trois langues : allemand, français, anglais. Sur « The Walker », on s’était amusés en plus à créer des rimes avec l’anglais et le français à la fin des couplets.

    « Je t’aime l’amour », c’est une chanson particulière parce qu’elle n’est pas de nous. C’est une rencontre qu’on a faite en Angleterre. D’ailleurs il nous suit à chaque fois, il était encore à la Boule Noire, c’est vraiment un fan. C’est une très belle rencontre. On était allés boire des verres dans un pub, on jouait à côté le soir d’après, c’était « open mic » donc tous les gens du coin pouvaient chanter une chanson. Il nous a entendus chanter et il est venu nous proposer ce morceau. Ça s’est fait très spontanément devant un pub, j’ai enregistré la chanson et puis on a dit « OK, on va la jouer sur scène ». Et c’est ce qu’on a fait, on l’a embarquée avec nous et puis on l’a transformée, on lui a donné aussi une autre vie. Après, je l’ai traduite en français, mais finalement on est revenus à la version anglaise en gardant juste le refrain « Je t’aime l’amour ». Il y a « Where’s The Money » qui est en français avec le refrain en anglais, et « Les Avions » aussi.

    Ce qui surprend sur « The Walker », c’est justement cette idée de faire rimer les deux langues.

    Oui, on a fait ça avec Pascal Rénéric. J’avais écrit cette chanson et puis on s’était amusés ensemble à faire ces rimes, sur la route entre Venise, l’Autriche et Berlin. C’est là où cette chanson s’est finie, sur la route. Mais en fait, j’adore chanter dans les deux langues. Et ce qui est fou, c’est qu’on n’est pas pareil quand on chante… Mais on n’est pas totalement la même personne quand on est dans une langue, on n’a pas le même humour, la même façon de s’exprimer, donc c’est pareil dans le chant. J’adore ça, ce sont d’autres sons qui sortent de toi, d’autres façons d’être, de penser. Ça me passionne en fait. Mais ça me passionne déjà dans les langues, ça me paraît tellement important de parler la langue du pays où tu vas, c’est quelque chose qui m’intéresse beaucoup. C’est déjà musical une langue, pour moi c’est une musique. Je chope très vite les choses, je les entends très vite. Là, je suis dans un spectacle où je chante en russe et les gens pensent que je suis russe. Parce que je vais vivre, je vais habiter le truc… Mais ça, je pense que c’est le fait de voyager. Après, je ne me sens pas française quand je chante en français. Je ne sais pas, en même temps on se sent toujours étrangère. On se sent de partout et de nulle part.

    Peux-tu nous dire qui sont les personnes qui ont écrit les morceaux en dehors du groupe et de toi ?

    David Johnston, qui est mon papa numéro deux, Pascal Rénéric, qui est mon ami, et Mike Greenway pour « Je t’aime l’amour ». Ça, ce sont les gens en dehors du groupe. Mais ils en font un peu partie, ce sont des gens très proches, ça reste très personnel. Comme je te le disais, j’ai commencé avec David Johnston, tout ça a démarré par le travail qu’on a fait ensemble, qui a donné énormément de matière pour évoluer avec White Crocodile, pour créer ce groupe.

    D’où est venu ce nom, White Crocodile ? Il est présent dans l’imagerie du groupe, que ce soit sur la pochette de l’album, dans les clips, ou sur scène avec ton micro-crocodile, cet homme à tête de crocodile qui était monté sur scène au Divan du Monde… Il est partout, ce crocodile.

    (amusée) On dirait qu’on est obsédés par le crocodile. « Oops, I’ve done it again, thinking about the white crocodile… » C’est notre histoire du crocodile blanc, le texte que je récite sur l’album, comme quoi on va jeter ce crocodile dans les égouts, il va survivre et devenir tout blanc à force de ne pas voir la lumière du soleil. Mais il survit et il remonte à la surface. C’est une image de nous, une image de l’artiste. C’est beau, on a une créature un peu rare, différente, qui vient d’ailleurs, c’est beau d’avoir des artistes, on en a besoin, mais on peut être jeté comme ça, et c’est une lutte, c’est un combat, notre vie est un combat. Créer, c’est survivre. Pour moi, c’est un peu être militant, on ne sait jamais ce qui va arriver. Et donc je nous compare au crocodile blanc : on va survivre dans les égouts, dans la merde, sans une thune, sans rien, abandonnés par tout le monde, pas voulus par certains. Mais on va trouver d’autres gens, d’autres créatures comme nous, des gens qui ont envie de ça, qui en ont besoin, et on va remonter.

    On est remontés à la surface avec l’album, à la Boule Noire. Et on s’est amusés, on aime bien s’amuser à raconter des histoires vraies ou pas vraies, des histoires urbaines. Ce crocodile a eu plein d’histoires différentes qu’on lui a données, il vient comme tu disais de plein de façons différentes, on le recycle. Au concert de la Boule Noire, il y avait cette chauve-souris avec un torse humain et une tête de crocodile. Et ce masque, c’était celui que portait le copain au Divan du Monde. Et puis j’aime bien ce truc animal. On trouve toutes ces créatures des égouts, du ciel ou de la terre, le hibou, la chouette, le rat…

    À la Boule Noire, il y avait effectivement ce masque de rat que portait Erik, et puis tu jouais avec une aile de chouette et une peau de loup…

    Et pour « Je t’aime l’amour », je jouais avec un serpent blanc. Je ne sais pas, c’est parce qu’on est animal aussi, ce truc de rituel, d’animaux, d’histoires, de créatures… C’est aussi comme plein d’étrangers, tous ces animaux différents, ces humains qui vont se réunir.

    Ça participe à l’ambiance très particulière de vos concerts. Ils ont quelque chose de très amusant et de festif, on en sort toujours de très bonne humeur, et en même temps il y a quelque chose d’un peu inquiétant.

    Oui, c’est un peu comme nos clips aussi, ces histoires, ces univers, c’est un peu mystérieux, féerique, imaginaire. Mais après, je ne suis pas quelqu’un de triste, j’ai envie de donner de l’amour, de l’énergie, et ça j’en ai, de l’énergie, il y en a beaucoup. Et avec le groupe, on reste dans une énergie positive, envie de partager, de donner. Il y a une émotion très forte dans ces moments sur scène avec le public.

    Et ça se sent. Cette énergie est vraiment frappante quand on assiste à vos concerts.

    Tant mieux si on peut donner ça. J’ai vraiment un besoin de donner quelque chose aux gens ou de partager. De toute façon, c’est un échange, puisqu’il y a quelque chose qui se crée dans ces moments-là ensemble et qu’on ne peut pas vraiment expliquer, un sentiment très fort.

    En parlant d’énergie, a-t-il été difficile de passer des versions live à l’album où l’énergie ne peut pas être la même ?

    Oui, ce n’est pas du tout la même. Pour moi déjà, c’était quelque chose de très nouveau, l’enregistrement, parce que c’est le premier album. Ça n’a rien à voir. Moi, c’est le live, de toute façon, je suis quasiment née sur une scène, ma mère était enceinte de moi, elle m’a portée deux mois sur scène, et toute gamine j’étais déjà sur scène. Je suis en addiction totale de ça. C’est le plus grand plaisir, le moment où tout se fait, où tu te dis : ah, tout ça, c’est pour ça, pour ces moments de partage avec les gens.

    Après, le truc de l’album, c’est hyper intéressant. On a vraiment essayé de l’enregistrer comme quelque chose de live, et puis ce n’est pas du tout pareil, tu n’as pas le public. Mais c’est super intéressant d’enregistrer, d’avoir ensuite l’objet qui va rester. Et en même temps ce qui est bizarre, c’est qu’une fois qu’il est là, tu as déjà envie de tout changer et de passer à un autre album. Tu as déjà plein de nouvelles idées pour d’autres choses.

    Ce qui est très réussi sur l’album, c’est que l’énergie de vos concerts est vraiment là, mais canalisée différemment. Tu ne peux pas chanter sur un album comme tu chantes sur scène.

    Exactement. Tu vois, par exemple, « Sleepless Tango », c’était magique quand on l’a enregistrée. Avant, elle était complètement différente, cette chanson. On se demandait comment faire, on discutait, et puis tout à coup Jeff a pris la basse, il a essayé quelque chose, et puis le soir tombait, je me suis mise dans un transat dans une pièce à côté de Jeff, on a baissé les lumières, j’avais un tout petit whisky, j’ai pris le micro comme ça, comme si j’étais allongée dans cette pièce dont je parle dans la chanson, et puis il y a une magie qui est arrivée. On a fait une seule prise et c’était la bonne. Il y a des instants de magie comme ça… Et ça, on n’aurait pas pu le faire sur scène, c’était un moment d’intimité totale. « Loneliness » aussi… J’avais dit « Je ne veux pas que des trucs très live et énergiques » parce qu’on était beaucoup sur ça il y a deux ans. Et de plus en plus, j’ai dit « Je veux assumer ces ballades aussi », parce qu’il y a toute un autre partie de moi qui est comme ça, je ne suis pas que l’énergie. Mais il faut l’assumer, parce que les gens te poussent parfois dans une direction, mais parfois il faut aller ailleurs.

    L’album a été très long à préparer, je crois que ça a pris quatre ans ?

    Oui, mon dieu, c’est fou… On a eu plein de drames, de gens qui nous ont aidés, abandonnés, qui ont bloqué le projet… C’est ce que je te disais sur cette histoire de crocodile blanc. Et puis pas d’argent, te retrouver sans rien, te retrouver au point où tu dois racheter tes droits… C’était une lutte, je me suis dit : on ne va jamais arriver à sortir cet album, mais qu’est-ce qui fait que c’est si dur ? Il y a des moments où tu as envie de tout abandonner et où tu es au plus bas. Je suis partie en Colombie (où j’ai tourné deux mois avec ma famille) au bon moment, parce que tout se cassait la gueule.

    Quand je suis revenue, j’ai retrouvé mon énergie de combattante. On a fait ce crowdfunding sur Ulule qui nous a aidés, on a monté notre propre association, on est partis totalement en autoproduction, on a chopé des subventions, mais c’était un gros travail. Et puis on a investi de l’argent, mes proches et moi. Je me suis ruinée avec ce projet. L’album existe, le live existe, l’histoire existe, mais moi je n’ai plus une thune, je n’ai plus rien. J’ai perdu mon statut, j’ai tout donné pour ce projet et ça ne m’a rien apporté.

    Mais voilà, ce qui est très bizarre, c’est que tu passes quatre ans à travailler très dur pour sortir l’album, tu arrives au final, le concert, tu sors l’album, et le lendemain, tu as un baby blues de dingue. Tu te dis : j’ai accouché de tout ça, ça y est, pourquoi je me bats maintenant ? Est-ce que j’ai encore la force ? Maintenant, il faut des dates, mais je ne peux plus tout porter sur mes épaules. Parce que même si les gens sont là et qu’ils donnent beaucoup, c’est quand même moi qui porte le projet sur mon dos. Eux peuvent rentrer tranquilles et passer à autre chose, mais c’est avec moi toutes les secondes de ma vie. Et ça, c’est très beau et très fort et en même temps c’est très difficile, c’est épuisant. C’est une douleur et une joie.

    Ce qui est beau, c’est de voir les retours du public quand on joue. Ça, ça te donne l’énergie pour continuer, ça te porte. Tu te dis : voilà, c’est pour ça que je le fais, pour ces moments de partage. Et puis pour les gens qui t’entourent, ou les moments où tu vois que tu réunis les artistes. Les gens comme toi et d’autres gens qui ont écrit, ces petits moments-là, ça te donne l’énergie de continuer. Et l’amour de la musique, en fait. Moi je ne peux pas m’arrêter, c’est impossible, je meurs si je m’arrête. Même si c’est galère, au moins on est libres et on fait ce qu’on aime. Ce n’est pas ça le plus important au final ?

    L’album a plutôt eu de bons retours pour l’instant ?

    On a eu de très beaux retours. Toutes les chroniques qu’on a eues, ou les phoners, sont super. Et c’est génial d’entendre d’autres gens parler de toi. Jusque-là c’est toi qui parles de ton propre projet, qui défends le truc. Il y a un moment où même si ça reste un petit réseau, on s’en fout, enfin il existe par d’autres gens, il existe avec d’autres gens, il n’est plus seulement à nous.

    Et peut-être aussi, comme vous avez une identité visuelle très forte, que ça crée des images dans la tête des gens et qu’il est intéressant de voir comment ils en parlent, quelles images ils utilisent.

    Oui, c’est génial. Ils vont te faire découvrir toi-même des choses que tu fais sans le savoir exactement. Tu n’as pas la même image quand tu es en plein dedans. Ils te donnent un recul, tout d’un coup tu vas découvrir des trucs de toi-même que tu ne savais pas mais que tu comprends. C’est beau, ces moments-là.

    Le titre de l’album, The Stranger, était au départ celui d’un spectacle ?

    Comme je viens du théâtre, enfin du spectacle itinérant – théâtre, musique, danse –, tu le retrouves dans les clips, il y a toujours ces histoires, ça fait des courts-métrages, presque. Et sur scène, on a deux versions, l’une classique avec juste le groupe qui joue, et même, il y a un côté scénique quand même… Oui, il est toujours là en fait, j’adore ça. Donc, j’avais cette envie de monter un opéra rock. Bon, on n’y est pas arrivés complètement… On a fait cette résidence au Cube à Hérisson, on a monté un teaser, un projet, un opéra rock. Et ce n’est pas fini, on va peut-être l’adapter en film. On retrouve sur scène à la Boule Noire ce qu’on a commencé à faire dans cet opéra rock, et il s’appelait The Stranger. Du coup on a gardé ce nom pour l’album, parce que c’était évident.

    Il renvoie à ces thématiques dont on parlait : l’errance, le voyage…

    Complètement. L’étranger dans la ville.

    Pour vous avoir vus plusieurs fois sur scène, j’ai eu l’impression que le live avait évolué progressivement. Au Divan du Monde en juin 2014, c’était surprenant de découvrir à quel point tout était transformé en spectacle.

    Ça, c’était vraiment le début. On a eu tellement peu de temps, et on n’avait tellement pas les conditions et l’argent pour développer ça, qu’on a fait ça avec nos petits moyens. Mais le Divan du Monde, c’était l’étape où on s’est dit : OK, on va passer à ça. Après, on a voulu le développer plus. À la Boule Noire c’était plus difficile, l’espace aussi, pour gérer ça, et puis on a eu des problèmes techniques. Mais on a quand même voulu développer ce qu’on avait commencé au Divan du Monde.

    Ce concert au Divan du Monde m’a marquée car même d’après ce que je connaissais de vous sur scène, je ne m’étais pas attendue à ça. Il y avait un jeu sur les accessoires, sur les écrans, comme ce moment où tu chantais devant une caméra et tu apparaissais sur un écran. Est-ce que cette date a marqué une étape pour vous ?

    Ah oui, complètement. On a assumé qui on était, commencé aussi à assumer de ne pas être tout le temps dans l’explosion d’énergie, d’avoir des moments de ballades, d’intimité aussi, d’aller dans le visuel… C’est un tournant, le Divan du Monde. C’est la sortie du EP, le moment où on a dit : OK, on est ça, on est en autoproduction totale et on va aller de plus en plus loin là-dedans. Et puis on n’avait plus personne pour nous dire de faire ci ou de faire ça, on était livrés à nous-mêmes et on ne pouvait que créer, inventer et imaginer les choses.

    Pour terminer, quels sont vos projets à l’heure actuelle ?

    Maintenant, il nous faut des dates. Il y en a cinq qui vont arriver, ce n’est pas beaucoup. C’est une période très dure où exister dans la musique. On n’est pas à la mode, on est un peu particuliers, tout le monde nous le dit, qu’on est particuliers, bon, qu’est-ce que ça veut dire… Je ne sais plus, moi, je ne comprends plus ce milieu, ce métier. Vraiment, ça me fout la rage parfois. J’ai l’impression de faire quelque chose de qualité et d’être vraiment sincères dans ce qu’on fait mais d’être dans la mauvaise époque. On fait du rock punk, on est roots, quand même, on n’est pas lisses, on n’est pas à la mode, on n’est pas dans le temps, on n’est pas pop, on n’est pas électro… Donc voilà, c’est très dur de te faire ta place.

    Mais dans les petits endroits où on va, avec les gens qui sont là, ce sont toujours des moments très très forts. Ça prend du temps, il faut être patients, il faut continuer à se battre et espérer qu’il y aura d’autres dates, toujours évoluer. Mais en fait, le problème, c’est que ce sont les dates et le live qui donnent la force et l’inspiration de faire le reste. Là, j’ai tellement donné jusqu’à la sortie de l’album qu’il y a aussi un moment de vide. Et puis tout d’un coup l’inspiration va renaître sous une autre forme, d’une autre façon. Donc vivent les dates. On va essayer d’aller dans les pays de l’Est, retourner en Angleterre. Là c’est très dur, plein de festivals sont annulés, il y a des problèmes avec les subventions, on est dans un moment très dur mais on ne va pas lâcher. Parce que je pense que les gens ont besoin de projets comme nous, et nous, on a besoin des gens. Les musiciens ont d’autres projets aussi, mais on continue le combat, avec les petites dates qu’on a, et espérons qu’on en aura d’autres.

    #théâtre #Skaespeare

  • “Une pollution sonore” : les vacances sans enfants gagnent du terrain
    https://www.bfmtv.com/economie/consommation/une-pollution-sonore-les-vacances-sans-enfants-gagnent-du-terrain_AD-20240426

    La quiétude et la tranquillité, ce sont les arguments de vente de l’Anglais Stuart Coe, qui gère un camping interdit aux enfants, bien loin de l’ambiance des resorts très populaires en Espagne, Italie ou Grèce. Propriétaire de cette installation quatre étoiles dans le Lot depuis 1993, le septuagénaire s’est lancé dans le « adults only » en 2009. « On en avait marre des enfants pas contrôlés par les parents », justifie-t-il.

    « Quand on avait des familles avec enfants, tout tournait autour d’eux. Ça perturbait le caractère calme que je voulais privilégier », confie de son côté Vincent Clerjoux-Rhodes, propriétaire du Domaine des Ormeaux en Dordogne, qui a décidé depuis six ans de limiter l’accès à ses gîtes aux plus de 16 ans.

    (Rappelle-moi un peu pourquoi il ne faudrait pas euthanasier les vieux ?)

  • This is England
    https://www.arte.tv/fr/videos/043374-000-A/this-is-england

    1983, Shaun a 12 ans et habite avec sa mère dans une ville côtière du Nord de l’Angleterre. Garçon solitaire, c’est pour lui le début des vacances d’été, lorsqu’il rencontre un groupe de skinheads locaux. Avec eux, Shaun découvre le monde des fêtes, du premier amour et des bottes Dr Martens. Le ton change quand Combo, un skinhead raciste et plus âgé, sort de prison.
    Alors que sa bande harcèle les communautés étrangères locales, Shaun va subir un rite de passage qui le sortira violemment de l’enfance.

    Bons acteurices et révision d’anglais au menu.
    Suivi de séries sur le même thème par le même réalisateur, moins réussies mais visibles ...
    #skins #ska #trojan

  • Gruppenvergewaltigung im Görlitzer Park: Die Tatverdächtigen dürften gar nicht hier sein
    https://www.berliner-zeitung.de/mensch-metropole/gruppenvergewaltigung-im-goerlitzer-park-die-tatverdaechtigen-duerf


    Wo einst Züge fuhren war lange wildes Brachland. Kein Ort für friedliches Flanieren. Der Ort schreit nach Belebung, nach geschäftiger Bebauung.

    Im Wald da sind die Räuber. In Zeiten der Not tun sie sich zusammen und meucheln ahnungslose Gäste des Wirtshaus im Spessart. Polizei und Gerichte können nichts tun. Immer wenn eine Bande gehenkt wird, ist die nächste schon zur Stelle.

    Woher kommen sie? Sie sind die brutalsten Landlosen und Verstoßenen. Nach Krieg, Zerstörung und Enteignung ihres Lands haben sie sich zusammengefunden. Erst Zeit und bessere Verhältnisse lassen sie verschwinden.

    Sie sind zurück, die wir von Schiller und Neuss kannten. Ganz unromantisch und gar nicht komisch.

    Reisende, geht des Nachts nicht durch den Wald, warnten freundliche Stimmen vor zweihundert Jahren. Hört auf sie auch heute im Görlitzer Park.

    20.9.2023 von Andreas Kopietz - Gegen drei Männer, die im Görlitzer Park eine Frau vergewaltigt haben sollen, hat die Berliner Staatsanwaltschaft die Ermittlungen abgeschlossen. Dies bestätigte eine Sprecherin der Anklagebehörde am Mittwoch.

    Die Tat in der Nacht zum 21. Juni 2023 hatte großes Aufsehen erregt und eine Debatte über die Sicherheit in Berlin ausgelöst.

    Eine 27-Jährige und ihr gleichaltriger Ehemann hatten sich gegen 4 Uhr im Görlitzer Park aufgehalten und Kokain gekauft. Das aus Georgien stammende Ehepaar ging zu einer abgelegenen Stelle und hatte Sex. Plötzlich wurden die beiden von fünf Männern angegriffen. Einige hielten den Mann fest, schlugen auf ihn ein und entrissen ihm eine Bauchtasche mit Geld. Währenddessen vergewaltigen Mittäter die Frau.

    Im Juli und August wurden drei der Tatverdächtigen nacheinander festgenommen. Sie sitzen seither in Untersuchungshaft.

    Kai Wegners Sicherheitsgipfel: Das richtige Format, um Berlin endlich sicherer zu machen?

    Die Anklageschrift hat die Staatsanwaltschaft inzwischen an die Anwälte der Beschuldigten verschickt. Nach Angaben der Neuen Zürcher Zeitung (NZZ), der der Schriftsatz vorliegt, stammen die drei jungen Männer aus Afrika. Demnach ist Osman B. 21 Jahre alt und kommt aus Somalia. Er hat keinen festen Wohnsitz, dafür zehn Alias-Identitäten. Er ist seit sieben Jahren in Deutschland. Seine Aufenthaltsgestattung ist erloschen. Sein Strafregister enthalte sieben Eintragungen, berichtet die NZZ.

    Boubacar B. stammt dem Bericht zufolge aus Guinea und ist ungefähr 22 Jahre alt. Er hat vier Alias-Identitäten und ist seit sechseinhalb Jahren in Deutschland. Sein Asylantrag ist abgelehnt, seine Aufenthaltsgestattung ebenfalls erloschen. Er hat neun Eintragungen im Strafregister. 2020 bekam er wegen Drogenhandels eine Jugendstrafe von einem Jahr, erst auf Bewährung, die später widerrufen wurde. 2021 wurde er erneut verurteilt, wieder wegen Drogenhandels.

    Der dritte Mann, Mountaga D., ist 22 und stammt ebenfalls aus Guinea. Sein Asylantrag wurde abgelehnt, er hat eine Duldung. Er wohnt in Neukölln in einer Einrichtung für betreutes Wohnen. Seit sechs Jahren lebt er in Deutschland. Im Bundeszentralregister finden sich drei ihn betreffende Einträge. Jedes Mal wurde von Verfolgung abgesehen. Alle drei Männer sitzen jetzt in Untersuchungshaft.
    Vergewaltigung „aus ermittlungstaktischen Gründen“ nicht gemeldet

    Alle drei Männer, die vom Aufenthaltsstatus her eigentlich gar nicht in Deutschland sein dürften, entstammen den Ermittlungen zufolge der Szene der Drogendealer in dem Park.

    Unter anderem anhand ihrer DNA konnte die Polizei die Tatverdächtigen identifizieren, da sie an der Frau Spermaspuren hinterlassen hatten. Die Polizei hatte über die Gruppenvergewaltigung lange Zeit nichts mitgeteilt – „aus ermittlungstaktischen Gründen“.

    Der Görlitzer Park ist seit Jahren ein Drogen- und Kriminalitätshotspot. Im vergangenen Jahr registrierte die Polizei dort 1567 Straftaten, darunter 192 Körperverletzungen und 310 Raub- und Diebstahlsdelikte.

    #Berlin #Kreuzberg #Görlitzer_Ufer #Wiener_Straße #Spreewaldplatz #Skalitzer_Straße #Görlitzer_Straße #Görlitzer_Bahnhof #Kriminalität #Raub #Vergewaltigung

  • Vogelhäuschen und Bänke: Was jetzt mit Parkplätzen in Kreuzberg passiert
    https://www.berliner-zeitung.de/mensch-metropole/radbahn-kreuzberg-skalitzer-strasse-paper-planes-u1-vogelhaeuschen-

    13.5.2023 von Peter Neumann - Es ist eine kleine Sensation: In Berlin können Dinge draußen stehen, ohne beschmiert oder beschädigt zu werden. „Die Infotafeln, die wir hier vor einem Jahr aufgestellt haben, sind immer noch da“, sagt Matthias Heskamp. Auch die Bänke, die aus Pflastersteine, Holz und Gurten gebaut, sind bislang keinem Vandalismus zum Opfer gefallen. Für den Berliner Architekten und sein Radbahn-Team ist das ein gutes Omen.

    Ein gutes Zeichen für den nächsten Schritt, den sie hier, unter dem Hochbahnviadukt auf der lauten Skalitzer Straße in Kreuzberg, bald gehen möchten. Nicht mehr lange, dann fallen auf dem Mittelstreifen 24 Autostellplätze weg. Auf dem freiwerdenden Platz entsteht etwas Neues. „Es geht los“, kündigt Heskamp am Sonnabend an.

    Radbahn Berlin: Das ist ein Vorhaben, bei dem sich seit den Anfängen vor fast einem Jahrzehnt die Schwerpunkte gewandelt haben. Zunächst stand im Fokus, auf den neun Kilometern zwischen dem Bahnhof Zoo und dem Schlesischen Tor eine Radverbindung zu schaffen. „Es begann damit, dass uns jemand anrief: Warum kann ich nicht unter der Hochbahn fahren – vor Sonne und Regen geschützt“, erinnert sich Heskamp. So fing es an, die Idee war geboren. Und sie wurde immer größer. 2015 nahm sie an Tempo auf.

    Ein großer Teil der neuen Ost-West-Radroute sollte unter dem stählernen Viadukt verlaufen, auf dem seit mehr als 120 Jahren U-Bahnen in Richtung Warschauer Straße fahren. Skizzen entstanden, dann Pläne, schließlich ein Buch. „Wir haben eine Menge Schaum geschlagen“, so beschreibt es Heskamp im Rückblick. Der Verein Paper Planes professionalisierte sich. Der Senat und später auch der Bund wurden als Geldgeber gewonnen. Inzwischen arbeiten zehn Menschen an dem Projekt, dessen Förderung, bislang mehr als 3,1 Millionen Euro, vor Kurzem bis Mitte 2024 verlängert wurde.

    „Doch es geht längst nicht mehr nur ums Radfahren“, sagt Heskamp am Sonnabend. Bei der Führung am Tag der Städtebauförderung muss er in ein Mikrofon sprechen, auf dem lärmumtosten Mittelstreifen der Skalitzer Straße wäre er sonst kaum zu hören. Die Radbahn ist ein Städtebauprojekt geworden, nun geht es um die Veränderung des städtischen Raums. „Wir wollen zeigen, dass er mehr kann als nur für Autos da zu sein“, so der Planer. Das ist auch eine Reaktion auf die Zweifel, ob der von vielen Querstraßen gekreuzte, mitunter schmale Weg unter dem Viadukt für längere Fahrradstrecken geeignet ist. Von einer schnellen Radverbindung spricht inzwischen niemand mehr.
    In drei Wochen ist der Mittelstreifen in diesem Bereich für Autos tabu

    Um zu erproben, was notwendig und möglich ist, wurde ein Abschnitt unter der Hochbahn, der im Osten an der Kreuzung am U-Bahnhof Görlitzer Bahnhof beginnt, im vergangenen Sommer zum Reallabor erklärt. Dort stehen die Info-Tafeln und Sitzgelegenheiten, von denen anfangs die Rede war. Manchmal kann man hier Kaffee trinken und sein Fahrrad reparieren. Zimtahorn, Traubenkirsche, Gemeine Felsenbirne und ein Kanadischer Judasbaum wurden gepflanzt, auch sie sind unbeschadet.

    Blaue und grüne Lichtschlangen unter dem 3,40 Meter hohen Viadukt markieren den Bereich des Reallabors. Neu ist nun, dass in westliche Richtung ein rund 200 Meter langes Testfeld hinzukommt, das mindestens bis zur Mariannenstraße reichen wird.

    Das künftige Testfeld auf dem Mittelstreifen der Skalitzer Straße in Kreuzberg. Alle Autostellplätze fallen von Juni an weg, die Flächen werden entsiegelt. Der Bezirk Friedrichshain-Kreuzberg hat das genehmigt.

    Das künftige Testfeld auf dem Mittelstreifen der Skalitzer Straße in Kreuzberg. Alle Autostellplätze fallen von Juni an weg, die Flächen werden entsiegelt. Der Bezirk Friedrichshain-Kreuzberg hat das genehmigt.Peter Neumann/Berliner Zeitung

    Laut hupend feiern Autofahrer auf der Skalitzer Straße eine Hochzeit. Woanders wird gehupt, weil ein Auto an der Ampel nicht schnell genug losfährt. Eine U1 lässt das Viadukt erzittern. Wieder sind die Teilnehmer der Führung froh, dass sie dem Vortrag mit Kopfhörern folgen können. Am 20. Juni, sagt der Radbahn-Macher, sollen die Arbeiten am Testfeld beginnen. Für den 31. August, der zum Aktionstag erklärt werden soll, sei die Eröffnung geplant: „Das ist dann der neue Zwischenstand unseres Projekts.“
    Taubenkot ist ein Problem

    Immer wieder muss die Gruppe unter dem Viadukt zur Seite gehen, weil ein Auto vorbei will. „In drei Wochen werden hier keine Autos mehr fahren dürfen“, erklärt Heskamp. Dann tritt eine Anordnung des Bezirksamts Friedrichshain-Kreuzberg in Kraft, die den motorisierten Verkehr aus diesem Bereich aussperrt und alle Stellplätze aufhebt. Für rund zwei Dutzend Fahrzeuge, von denen gemessen am Taubenkot auf dem Lack einige schon länger hier stehen, müssen andere Orte gesucht werden. Überhaupt die Tauben: Noch immer wird nach einer Lösung gesucht, sie zumindest zum Teil zu vergrämen.

    Radbahn in Aktion: In Kreuzberg holen sich die Bürger ein Stück Stadt zurück

    Neues Verkehrsexperiment: Das ist Berlins erster überdachter Radweg

    Was wird auf dem Testfeld geschehen? Zum Beispiel werden sämtliche Parkplätze entsiegelt, so der Radbahn-Sprecher. Die Steine werden aufgenommen und neu verlegt, dann aber mit zwei Zentimeter breiten Fugen, was eine Versickerung des Regenwassers zulässt. Auf sechs verschiedene Arten wird gemeinsam mit der Technischen Universität Berlin erprobt, wie der Grundwasserspiegel aufgefüllt werden könnte und Regenwasser verdunstet. Bereiche werden begrünt. Damit sich Menschen treffen können, entstehen „Interaktionsinseln“. Paten könnten Beete bepflanzen, Vogelhäuschen sollen Sperlinge anlocken. Auch Fledermäusen und Eidechsen soll das Testfeld Heimstatt bieten.
    Nördliche Fahrbahn der Skalitzer Straße soll für Fußgänger geöffnet werden

    Im Ernst? Mitten auf der lauten, schmutzigen Skalitzer Straße? „Ich bin hier auch nicht gern, aber wir müssen ein paar Jahre weiter denken. 20 Jahre weiter“, sagt Matthias Heskamp. Inzwischen ist sei das Blickfeld noch weiter geworden. Vor Kurzem wurde die Machbarkeitsuntersuchung vorgestellt, die der deutsche Ableger des dänischen Planungsbüros Ramboll für den Senat und den Bezirk erstellt hat.

    Deren Autoren gaben der Variante B den Vorzug. Danach soll der Kraftfahrzeugverkehr zwischen dem Schlesischen und dem Kottbusser Tor auf der Südseite der Skalitzer Straße zusammengefasst werden. Statt vier Fahrstreifen in beiden Richtung stünden künftig noch zwei zur Verfügung. Die Nordfahrbahn würde Fußgängern und Radfahrern überlassen. Ein benachbarter Park könnte direkt ans Testfeld anschließen, künftig wäre es viel ruhiger als heute, sagte Matthias Heskamp.

    Anders als zu den Anfängen der Radbahn würde sich die Entwicklung also nicht auf den mittleren Bereich der Skalitzer Straße konzentrieren, weitere Teile würden einbezogen. Doch das Radbahn-Team sieht seine Arbeit nicht entwertet. „Wir haben Dinge angeschoben, die nun weiter getrieben werden“, sagt Heskamp. „Das ist doch schön.“
    Wird die neue Mobilitätssenatorin Schreiner das Projekt unterstützen?

    Berlins neue Mobilitätssenatorin Manja Schreiner (CDU), die ihre Vorgängerin Bettina Jarasch (Grüne) abgelöst hat, machte allerdings zumindest bislang nicht mit Plädoyers für die Umwidmung von Hauptverkehrsstraßen von sich reden. „Wir werden sehen, wie sich die Politik jetzt äußert“, so Heskamp. Erste Kontakte habe es bereits gegeben, und was die zentrale Idee anbelangt, sei man nicht weit voneinander entfernt.

    Es geht um ein besseres Miteinander auf Berlins Straßen – das betont auch die neue Senatorin immer wieder. Der Radbahn-Macher ist zuversichtlich, dass sich das Projekt weiter entwickelt. „Die Sterne sind hell.“

    #Berlin #Kreuzberg #Skalitzer_Straße #Verkehr #Fahrrad

  • RIP Terry Hall, lead singer of The Specials and The Colourfield
    https://boingboing.net/2022/12/19/rip-terry-hall-lead-singer-of-the-specials-and-the-colourfield.html

    Two-tone icon Terry Hall, lead singer of The Specials, and later Fun Boy Three and The Colourfield has died at age 63. Hall was a beloved cultural pioneer who bridged musical genres and racial divides.

    “When you see injustice, all you can do is think: what can I do to help, what can I say about this, how can I make people aware of this?” Hall once said.

    #musique #ska #nécrologie

    • https://www.discogs.com/artist/27937-The-Specials

      The Specials (originally known as The Coventry Automatics, then later named The Special AKA) were the first band of the 2-Tone era in the late ’70s and early ’80s in Britain. Led musically by keyboardist Jerry Dammers, the band also comprised Terry Hall (lead vox), Neville Staple (vox/percussion), Lynval Golding (rhythm gtr/vox), Roddy “Radiation” Byers (lead gtr), Sir Horace Gentleman (aka Horace Panter; bass), and John Bradbury (drums). From 1979 to 1981, they released seven singles, two of which ("Too Much Too Young" & “Ghost Town”) got to #1. By the time “Ghost Town” reached UK#1 on July 11, 1981 amidst massive street violence in the UK’s major cities, The Specials had split. Jerry Dammers and John Bradbury continued under the name The Special AKA until 1985, as did Horace Panter to a certain extent. Roddy Byers left but made a guest appearance on one single, and Terry Hall, Neville Staple, and Lynval Golding formed Fun Boy Three.

  • ImillaSkate: an indigenous Bolivian skateboard collective – photo essay
    https://www.theguardian.com/artanddesign/2022/feb/08/imillaskate-an-indigenous-bolivian-skateboard-collective-photo-essay

    Created by two friends in 2018, the female collective ImillaSkate wear the traditional Bolivia polleras dress associated with the indigenous women of the highland regions as a symbol of resistance


    photo Luisa Dörr
    #photographie #skate #bolivie

  • The Specials revient avec l’album «Protest Songs 1924-2012»
    https://www.fip.fr/reggae/specials-revient-avec-l-album-protest-songs-1924-2012-19273

    Icône du mouvement britannique Rock Against Racism de la fin des années 70, la formation multiraciale The Specials se faisait le témoin d’un pays rongé par le chômage, la violence et le racisme avec son damier noir et blanc, symbole d’unité dans le melting-pot anglais et ses hymnes #ska : Gangsters, A message to You Rudy, Too Much Too Young ou Ghost Town . Quarante ans plus tard, Terry Hall, Lynval Golding et Horace Panter retrouvaient leur verve militante sur l’album Encore en 2019, qui devait être suivi par un album #reggae.

    Mais le Brexit, la montée du nationalisme et la pandémie ont poussé les trois artistes à enregistrer un nouveau brûlot politique en réunissant douze reprises de chansons protestataires du XXe siècle réunies sur l’album Protest Songs 1924-2012. En attendant le 24 septembre, on peut écouter leur version de Freedom Highway, une chanson des Staple Singers écrite pour les marches des droits civiques de Selma à Montgomery en 1965.

    https://www.thespecials.com
    https://twitter.com/thespecials/status/1428396756056870918


    https://www.youtube.com/watch?v=rdu8VOWk3pg&t=62s

    The Specials - Too Much Too Young (Live)

  • Sortie du film « White Riot » de Rubika Shah / France Culture
    https://www.franceculture.fr/evenement/sortie-du-film-white-riot-de-rubika-shah

    Royaume-Uni, fin des années 70, en pleine explosion punk : face à la montée de l’extrême- droite nationaliste et raciste, un groupe de militants choisit la musique comme arme. C’est l’aventure de Rock Against Racism qui, avec The Clash en première ligne, va réconcilier sur des rythmes punk, rock ou reggae les communautés d’un pays en crise.

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=27&v=ewByf4IAXQA&feature=emb_title


    puis en mai 1979, Thatcher is comming. fini de rire.

    et en France, au début des années 80 :
    https://seenthis.net/messages/691463
    https://seenthis.net/messages/652399

  • #Sidi_Bouzid_Kids

    Comment un régime devenu dictatorial et corrompu s’est-il écroulé en quelques jours à la suite du sacrifice d’un petit marchand de fruits, Sidi Bouzid, immolé par le feu devant le gouvernorat de sa province ? C’est le sujet de cet album qui raconte la révolution tunisienne en bande dessinée.


    https://www.actuabd.com/Sidi-Bouzid-Kids-Par-Eric-Borg
    #BD #livre
    #Tunisie #printemps_arabe #Sidi_Bouzid #violences_policières #Mohamed_Bouazizi #Fayda_Hamidi #El_General #Houcine_Naji #Kasserine #Fadhel_Boujidi #Skander_Ben_Hamda (https://twitter.com/bulletskan)

    –-------

    Dans la BD on parle de ces deux chansons :

    El Général —> Tounis Blédna

    Le rappeur tunisien El Général - de son vrai nom Hamada Ben Aoun - aurait également été arrêté à Sfax (270 km au sud-est de Tunis). Dans son morceau « Président, ton peuple est mort », il interpelle le président Ben Ali sur la corruption et le chômage. Populaire auprès des jeunes Tunisiens, la vidéo a largement circulé sur la Toile (RSF).

    https://www.youtube.com/watch?v=7nW-HwnVzYk


    El Général —> Rayes le bled
    https://www.youtube.com/watch?v=Q3tesjVIQGw

    #musique #chanson #musique_et_politique #rap

    ping @sinehebdo

  • AYS Weekend Digest 11–12/04/20

    GREECE

    Coast guard ordered to prevent any crossing from Turkey
    Following news from Turkey (see above), Greek media went into a frenzy on a possible second wave of what they like to call “the Turkish invasion”. According to these racist and colonial rhetorics, people on the move are nothing more than pawns used by Turkey to destroy Greek and European civilisation. The Greek coastguard has received orders to stay alert, “prevent any vessel carrying migrants from entering Greek territorial waters” and avoid any crossing from Turkey “on grounds of national security and public health”, Giorgos Christides reports.
    Since early February, Greek media have embraced war-like rhetoric and fake news in their coverage of people on the move in the country. Not only have they been described as ‘biological weapons’ armed by Turkey, but the number of positive Covid-19 tests are constantly given in separate figures for “citizens” and “non-citizens”. A racist attitude that is expanding to other groups:

    Criminal complaint filed against Greek coast guard for push-backs from Samos coast

    Greece: CHIOS
    No running water in Vial camp, Chios
    From Jenny Zinovia Kali, in the Solidarity in Chios group:
    Μessages keep coming from the residents of Vial about the unacceptable conditions they are experiencing in the camp despite the pandemic.
    As of yesterday, VIAL does not have running water. People can neither shower nor wash their hands. The mothers have no water to clean the little ones.
    Even worse, the administration has also banned the distribution of basic necessities to voluntary groups outside Vial, but no distributions have taken place since the pandemic started from Vial’s first reception. So the residents do not have any sanitary ware, diapers, sanitary napkins, etc.
    How do you ask 6000 people — roughly — to follow the protection measures when they don’t provide them with the basics ??????

    Greece: LESVOS
    Hunger strike in Moria’s PRO.KE.KA carries on
    As reported by Deportation Monitoring Aegean, the prisoners detained in Moria pre-removal detention centre (PRO.KE.K.A) in Lesvos have been on hunger strike since 5th April 2020. The PRO.KE.K.A hunger strikers demand their immediate release to avoid the disastrous consequences of a virus outbreak in the prison.

    As we previously reported, this week one boy was killed in Moria camp. Violence and fights erupted in the following hours. Nonetheless, the self-organised Moria White Helmets and the Moria Corona Awareness team are continuing to do what they can to improve the conditions in the camp. People are reportedly scared to line in queues for food and water and on Friday they held a large peaceful protest demanding safety, protection and the evacuation of everybody.

    While UNHCR is reportedly looking for hotels and ships on the eastern Greek islands to house vulnerable people from RICs, it is also reported that West Lesvos Municipality “grudgingly” accepted to restore and reopen the “old” Stage-2 transit camp in Skala Sykamnias as a quarantine facility to house new arrivals. This was used until the beginning of the year, but it was closed following a decision of the same municipality. It was later attacked by arsonists in March.

    GREECE: Samos
    Med’EqualiTeam is looking for doctors and nurses on Samos
    We need your help!
    Med’EqualiTeam is the only medical NGO on the Greek island of Samos offering primary healthcare to the 7000+ refugee population. Focusing on triage, treatment and wound care, the team sees currently up to 100 patients per day.
    The team are urgently looking for doctors and nurses who can stay 1 month or more.
    (All new team members must self-isolate for 2 weeks upon arrival to ensure safety of patients.)
    Please apply on https://www.medequali.team/de/volunteer/application

    GREECE: Athens
    More reports of racial profiling and police violence during so-called Covid-19 checks
    One young man was stopped, beaten, humiliated and had his papers destroyed in Athens. Read the full report (in Greek and English) HERE

    SERBIA
    People are once again being placed in Miratovac and Krnjača camps.

    A local solidarity group reports that the situation in Serbia is increasingly tense. Corona virus has allowed the Government to close the camps, turning them into jails. The army is stationed outside while inside there are the Comisariat, a department of the police. There are reports that a child was hit by one of the workers this week, which was followed by the presence of armed police using tear gas as we reported last week. Local activists are calling on people to spread the news of what is happening.

    BOSNIA AND HERZEGOVINA
    Violence Continues in camps and at borders
    Local groups report that workers from the private security agency that is involved in the camp Blažuj have physically attacked people staying at the camp. When they stood up against this violence, the police were brought in.
    When people try to leave these conditions and cross over into Croatia, further violence awaits for them.

    https://medium.com/are-you-syrious/ays-weekend-digest-11-12-04-2020-how-many-have-to-die-for-europe-sins-7157f1

    #Covid-19 #Migration #Migrant #Balkans #Grèce #Xénophobie #Chios #Vial #Camp #Lesbos #Moria #Grèvedelafaim #Révolte #Violence #Quarantaine #Skalasykamnias #Samos #Athènes #Miratovac #Krnjaca #Serbie #Bosnie-Herzégovine #Blažuj

  • Réouverture du #centre_Stage_2 à Lesvos comme lieu de quarantaine

    Le 9 avril s’est tenue une réunion-marathon du conseil municipal de Lesvos ouest, ayant comme objet la réouverture temporaire du centre de réception des réfugiés de #Skala à #Sykamnia, dans le but d’accueillir les réfugiés qui sont à peine arrivés à l’île. Il s’agit des réfugiés qui ne sont pas transportés au camp de Moria et qui errent dans les villages lors de la #quarantaine, avec comme résultat le malaise des habitants des villages. La municipalité a proposé la fonction temporaire du centre de #Stage_2, qui pourtant ne fonctionnera pas sous la responsabilité du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, comme c’était le cas jusqu’alors, mais sous la supervision exclusive de la #Police et de l’#autorité_portuaire. Il s’est proposé aussi que même l’#alimentation des réfugiés soit assurée par la Police, et que le centre demeure ouvert durant la période des mesures d’urgence contre le #coronavirus. Après quoi les réfugiés seront transportés au camp de #Moria. Des 34 conseillers municipaux, les 22 ont votés en faveur ; notons que les conseillers municipaux de Laiki Syspeirosi (parti communiste), ainsi que l’association des originaires de Sykamnia habitant à Athènes, se sont opposés à la réouverture de Stage 2 et ont proposé au contraire la location d’hôtels pour les nouveaux arrivants.

    Le centre de réception Stage 2 a été fermé le 31 janvier 2020, après la décision de la Municipalité de Lesvos ouest. Pendant 4 ans il a été destiné aux premiers secours et au séjour d’un jour au maximum des réfugiés qui venaient d’arriver à Sykamnia – pourtant sa fonction a été jugée illégale par la Municipalité pour des raisons d’hygiène et d’absence de dispositions contraignantes. Le 1er Mars Stage 2 a été détruit partiellement après une attaque incendiaire.

    Sources (en grec) :
    https://www.stonisi.gr/post/8271/se-ekseliksh-h-synedriash-gia-th-domh-sth-sykamnia
    https://www.stonisi.gr/post/8272/epanaleitoyrgei-sth-skala-sykamnias-en-mesw-karantinas-to-stage-2
    https://stonisi.gr/post/8264/enoikiash-ksenodoxeiwn-antiproteinoyn-anti-gia-stage-2
    #Lesbos #Grèce #asile #migrations #réfugiés #île

    –-> Info reçue via Vicky Skoumbi, mailing-list Migreurop, 12.04.2020

    ping @luciebacon

  • Migrations : #affrontements à Lesbos et Chios entre policiers et habitants

    Des affrontements ont eu lieu mardi entre des centaines d’habitants de Lesbos et de Chios et des #forces_anti-émeutes, qui ont fait usage de #gaz_lacrymogènes sur fond de controverse autour de nouveaux #camps_fermés pour les migrants sur ces îles de la mer Egée.

    Des affrontements ont eu lieu mardi entre des centaines d’habitants de Lesbos et de Chios et des forces anti-émeutes, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes sur fond de controverse autour de nouveaux camps fermés pour les migrants sur ces îles de la mer Egée.

    Habitants et autorités locales se sont rassemblés sur les ports de ces îles et dans des villages situés à proximité des terrains désignés pour la construction de nouveaux camps pour protester contre l’arrivée d’environ un millier de policiers des forces anti-émeutes en provenance de Grèce continentale pour renforcer la #sécurité sur ces îles, selon une source policière.

    Des gaz lacrymogènes et des #grenades_assourdissantes ont été lancés par les forces de d’ordre contre des groupes de personnes qui leur jetaient divers objets, selon un photographe de l’AFP.

    Deux femmes ont été hospitalisées pour des problèmes respiratoires après ces incidents, selon la même source.

    Le gouvernement a de nouveau réitéré mardi sa détermination à construire ces nouveaux camps fermés pour remplacer les camps insalubres et surpeuplés sur les îles.

    « Les nouveaux camps seront construits, les vieux camps débordés (de demandeurs d’asile) vont fermer », a affirmé Stelios Petsas, lors de son point presse hebdomadaire.

    Le gouvernement avait tenté à plusieurs reprises de convaincre les autorités locales de la nécessité de ces nouveaux camps mais ces dernières y sont opposées.

    « Le dialogue avec les autorités locales ne peut pas servir d’alibi pour ne pas continuer les travaux (...) nous demandons aux habitants de nous faire confiance », a souligné Stelios Pepas.

    – « Pas de retour en arrière » -

    Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis avait récemement indiqué que le projet de construction des nouveaux camps serait mis en oeuvre malgré l’opposition qu’il suscite dans la population des îles.

    « Les travaux vont commencer immédiatement et seront menés à bien. Il n’y aura pas de retour en arrière », avait-il déclaré.

    Plus de 38.000 migrants sont actuellement entassés dans des camps installés sur les îles de Lesbos, Samos, Chios, Leros et Kos en mer Egée dont la capacité totale officielle est de 6.200.

    Les travaux de construction de nouveaux camps sur Lesbos et Chios, avec une capacité officielle de 7.000 personnes chacun, doivent débuter cette semaine.

    Autorités locales et habitants ont fait savoir qu’après cinq ans en première ligne de la crise migratoire qui affecte l’Europe, ils ne sont plus disposés à accepter sur leurs îles des milliers de demandeurs d’asile.

    Des habitants ont menacé de bloquer l’accès des sites des futurs camps pour entraver leur construction.

    Le gouvernement conservateur arrivé au pouvoir en juillet 2019 a annoncé que les camps existant à #Lesbos, #Samos et #Chios seraient fermés dans le courant de 2020 et remplacés par de nouvelles installations.

    L’objectif est de diminuer la #surpopulation sur les îles en transférant des milliers de migrants vers d’autres parties de la Grèce, mais actuellement le gouvernement est dans l’impasse car sur le continent les communautés locales s’opposent aussi à cette mesure.

    Le Haut commissaire de l’ONU pour les réfugiés Filippo Grandi a appelé vendredi à des actions urgentes pour remédier à la situation « choquante et honteuse » dans laquelle les migrants doivent vivre dans les centres d’accueil actuels sur les îles.

    Le HCR a également appelé le gouvernement à transférer les demandeurs d’asile, qui ont droit, en Grèce continentale.

    https://www.mediapart.fr/journal/fil-dactualites/250220/migrations-affrontements-lesbos-et-chios-entre-policiers-et-habitants

    #résistance #hotspot #Grèce #île #Lesbos #asile #migrations #réfugiés #Chios

    –-> Commentaire reçu via la mailing-list Migreurop :

    Des véritables scènes de #guérilla ont lieu sur les îles et plus particulièrement à Lesbos et Chios où la population locale s’affronte aux #CRS envoyés sur place pour dégager les routes des #barricades et permettre ainsi que la construction des centres fermés pour les nouveaux arrivants – des #CRA qui ont été présentés par le gouvernement Mitsotakis tantôt comme des centres de #détention complétèrent fermés, tantôt comme des centres partiellement fermés avec autorisation de sortie possible dans la journée. La #violence des affrontements et la détermination de la population de mettre en échec le plan gouvernemental est telle que le président de la commune de #Karava – où le centre fermé de Lesbos devrait être construit- a parlé d’une véritable #guerre.

    –-----

    voir aussi les affrontements d’une semaine auparavant (début février 2020) :
    https://seenthis.net/messages/823843

    • Riot police clash with locals over migration centers on the islands (videos)

      Extensive clashes erupted overnight on islands of Lesvos and Chios and continue on Tuesday, with local authorities and residents trying to prevent the arrival of riot police, water canons and excavating machines to be used to build new closed migration centers.

      The forces arrived by ferries chartered by the government.
      https://www.keeptalkinggreece.com/2020/02/25/greece-islands-lesvos-chios-police-migration-centers

    • Μάχες στην Καράβα

      Στην Καράβα, στην είσοδο του δρόμου που οδηγεί στην επιταγμένη έκταση στου Καβακλή γίνονται από τις 6,30 το πρωί πραγματικές οδομαχίες. Εκατοντάδες Αστυνομικοί επιτέθηκαν ρίχνοντας μεγάλες ποσότητες χημικών στους συγκεντρωμένους πολίτες.

      Στον κεντρικό δρόμο έχουν στηθεί οδοφράγματα με αυτοκίνητα του Δήμου δυτικής Λέσβου.


      https://www.stonisi.gr/post/7140/maxes-sthn-karava-pics-video

    • Greek authorities scramble to calm tensions over migrant detention camp

      Violent scenes underscore resistance to construction of camps on Lesbos and other Aegean islands.
      https://i.guim.co.uk/img/media/0a3a32e2d7ffa272c231fa2a1d7693d1aa205945/0_192_5760_3456/master/5760.jpg?width=620&quality=85&auto=format&fit=max&s=156e24b0d279963a566c9f

      Greek authorities are desperately trying to contain mounting tensions over government plans to construct migrant detention camps on the north Aegean islands after a night of clashes between residents and riot police on Lesbos and Chios.

      Security forces used teargas and stun grenades to disperse crowds gathered at sites designated for the controversial facilities. In Chios, a local mayor and a priest were rushed to hospital after collapsing as a result of the toxic fumes.

      With islanders voicing dismay at the scale of the violence, local unions hit back with debilitating protest strikes on Tuesday. “Nobody should go to work, nobody should go to school, no shop should open,” Lesbos’s central labour force announced.
      ’I get a lot of love’: how hope survives in the hell of Moria
      Read more

      “We call on all workers, the people of Lesbos, bodies and associations to stand against government plans to turn our island, and other Aegean islands, into a vast prison of human souls.”

      At least two people were taken to hospital later on Tuesday after more violence erupted at roadblocks set up to prevent bulldozers and other machinery reaching plots expropriated by the government for the facilities.

      Caught up in the clashes, Yiannis Bournous, an MP with the opposition Syriza party on Lesbos, deplored what he described as “an unprovoked and violent attack of riot police against protesting citizens”, likening the confrontation to an assault on democracy.

      Demonstrations are planned for later in the day. Leftwing, pro-immigrant supporters also declared they would rally in solidarity in Athens.

      Local authorities said they would step up opposition with a general strike Wednesday. “Not even the junta did such things,” said Konstantinos Moutzouris, governor of the north Aegean region, referring to the military dictatorship in power in Athens between 1967-74. It was appalling, he said, that riot police should use such force against people who were at the coal face of the refugee crisis.

      The tumult underscored the resistance the centre-right administration now faces in its quest to construct “closed” facilities to accommodate the ever-growing numbers crossing over from Turkey in a bid to enter Europe via Greece’s outlying isles.

      More than 43,000 people are currently stranded on Lesbos, Samos, Chios, Leros and Kos, the main gateways to the country. Over 20,000 are on Lesbos, the island long on the frontline of the influx, with most forced to endure the unsanitary and vastly overcrowded conditions of the infamous open-air camp of Moria, a short drive from Mytilene, its capital.

      The vast majority of those entering the EU from the war-torn Middle East, Asia and Africa came via the islands last year with an overwhelming 99% applying for asylum, according to Greek immigration authorities.

      Hamstrung by a containment policy determined by Brussels, they are forced to remain on the islands until asylum requests are processed by a system already buckling under the pressure. Holding facilities on the outposts were originally designed to host no more than 5,400 people.

      Government officials, clearly shamed by international criticism of the camps, say the new detention centres will finally put an end to the woeful images that have emerged from Greece. Constructed to host around 5,000 people each, expectant asylum-seekers will share the installations with those scheduled for deportation.

      By fast-tracking the asylum process, the administration argues the detention centres will help accelerate what is needed most: decongestion of the isles. Locals, who have already borne the brunt of migratory flows, fear the facilities will ultimately become permanent.

      On Tuesday the administration of the prime minister, Kyriakos Mitsotakis, vowed to forge ahead with the scheme despite the protests and mounting expressions of consternation from the opposition.

      Describing the current camps as “public health bombs”, the government spokesman insisted the new installations would ultimately be in the interest of the islands. As he spoke defence department bulldozers driven by soldiers could be seen clearing some of the land.

      “We are asking local residents to understand that these closed facilities will benefit the country and their communities,” the government spokesman Stelios Petsas told Open TV. “We will build these closed centres but also close the existing open ones. That is the government’s promise.”

      International aid groups also expressed alarm over the rising tensions following Monday night’s clashes.

      “It has reached an explosive point for both locals who have shown remarkable solidarity towards refugees and asylum seekers living in the conditions that they live,” said Nikolas Panagiotopoulos area manager of the International Rescue Committee.

      “There is an urgent need for de-escalation. We firmly believe that more dialogue is needed between local government and central government for a sustainable solution,” he told the Guardian. “It is clear the north-east Aegean islands cannot shoulder this responsibility. The EU needs to step up in solidarity because Greece cannot cope on its own.”

      https://www.theguardian.com/world/2020/feb/25/clashes-over-greeces-migrant-detention-camp-plans-continue

    • Police and protesters clash on Greek islands over new migrant camps

      Teargas used against demonstrators on Lesbos and Chios who want migrants moved to the mainland.

      https://i.guim.co.uk/img/media/a0d7a1510621342ba7d8b8b47f9274696a4cf9a4/0_188_4928_2955/master/4928.jpg?width=620&quality=85&auto=format&fit=max&s=af3450ab469077828676ff

      Clashes have broken out on the Greek islands of Lesbos and Chios, where residents tried to prevent the arrival of riot police and excavating machines to be used to build new migrant detention camps.

      Police fired teargas to disperse the crowds that gathered early on Tuesday to try to prevent officers from disembarking from government-chartered ferries.

      On Lesbos, protesters set fire to bins and used municipal rubbish trucks to try to block the port area.

      Police on Chios also used teargas and flash grenades. At least three people were treated in hospital for breathing difficulties caused by the extensive use of teargas, local officials said.

      https://i.guim.co.uk/img/media/afb80ca0f792e510c7c41eced0c9bf1b45625093/0_186_5568_3341/master/5568.jpg?width=620&quality=85&auto=format&fit=max&s=5b59bf2d879c7ecb6496c3

      The government says it will press ahead with plans to build the new facilities and has promised to replace existing camps where severe overcrowding has worsened in recent months.

      Many island residents as well as local authorities argue the migrants and asylum seekers should be moved to the Greek mainland.

      The standoff between police and protesters continued later on Tuesday near the areas where the new camps will be built, as police cordoned off areas around roadblocks set up over the past few days by demonstrators on the two islands.

      “We understand that there is a problem of trust that was created over the previous years,” the government’s spokesman, Stelios Petsas, told state-run TV. “But the closed facilities will be built and we are calling on the public to support this.”

      Petsas said the government also had to act due to heightened concerns over the coronavirus outbreak, arguing that proper health checks could not be carried out at existing overcrowded camps.

      Greece is the busiest entry point for illegal migration in the European Union, with most arrivals occurring on eastern Greek islands from the nearby Turkish coast. Under a 2016 agreement, backed and funded by the EU, the movement of migrants is restricted to those islands until their asylum claims are processed.

      Nearly 60,000 migrants and refugees arrived on Greek islands last year, almost double the number recorded in 2018, according to the United Nations’ refugee agency.

      https://www.theguardian.com/world/2020/feb/25/police-and-protesters-clash-on-greek-islands-over-new-migrant-camps

    • Riot police withdraws from Lesvos & Chios after raging against locals and cars (videos)

      Eight riot police squads departed from the island of Lesvos on Thursday morning after an unprecedented use of violence against people and …parked cars.

      The squads embarked ferry “Nisos Rodos” at 9 o’ clock in the morning. Loaded were also police buses, machinery and equipment that was transferred to the islands last Monday night in order to facilitate operations in Kavakli-Karava where the new closed migration center is to be constructed.

      The ferry on an extraordinary schedule is to transfer to Athens also riot police forces from the island of Chios at 12 o’ clock noon.

      Locals see in the withdrawal a “huge defeat for the government,” however, they are still in rage about the extensive use of violence committed by the riot police during the two days they stayed on the islands.

      The violence was not only against protesting locals but against vehicles as well.

      Several videos uploaded on social media, show fully equipped riot police to shoot at parked vehicles, smash windshields and destroy car mirrors.

      Citing locals, state broadcaster ERT TV reported that riot police have destroyed more than 100 vehicles on the island of Lesvos.

      At the same time, they set six forest fires by launching flash grenades in the area of the site.

      They have apparently also used teargas expired 40 years ago!

      Despite the withdrawal of the “official troublemakers,” the atmosphere is still tense on Lesvos and Chios, where authorities and trade unions of public and private sector have declared a 24-hour strike for the second consecutive day.

      The Prime Minister has summoned the mayors of the islands to Athens today to discuss ways out of the crisis. However, he excluded the Regional Governor of the Aegean Region, Kostas Moutzouris, who used vulgar expressions against him during a live interview with a TV channel on Wednesday night.

      PS We always thought that “troublemakers” were the anarchists in Exarchia. Apparently, every riot cop has the right to damage private property in the name of “institutionalized violence.”

      https://www.keeptalkinggreece.com/2020/02/27/riot-police-lesvos-chios-violence-cars

    • #Grève générale dans les îles grecques contre de nouveaux camps de migrants

      Le gouvernement veut remplacer les camps actuels, surpeuplés, par des installations plus petites. Les élus et la population locale s’opposent vigoureusement à cette décision.

      Les îles grecques de Lesbos, Chios et Samos, proches de la côte turque, menaient mercredi 26 février, une grève générale pour protester contre la construction de nouveaux camps pour les migrants. Pour le deuxième jour de suite à Lesbos, les manifestants ont fait face à la police antiémeute près de la ville de Mantamados, proche du site prévu pour la construction d’un camp de 7 000 personnes.

      De petits groupes ont jeté des pierres vers la police, qui a répondu avec du gaz lacrymogène et des grenades aveuglantes. « Nous sommes en temps de guerre. [La police] a les armes, nous avons nos cœurs et nos âmes », a déclaré le père Stratis, un prêtre local.

      Le gouvernorat local a appelé à une grève de vingt-quatre heures, rejetant les projets du gouvernement de construire de nouveaux camps pour remplacer les installations actuelles surpeuplées, dans lesquelles les demandeurs d’asile vivent dans des conditions épouvantables. Plus de 38 000 migrants s’entassent dans les camps des îles de Lesbos, Samos, Chios, Leros et Cos, officiellement prévus pour 6 200 personnes.

      « Les criminels devraient partir »

      Les habitants des îles se plaignent depuis longtemps des problèmes d’insécurité et de santé publique que causent, selon eux, les migrants et s’opposent aux projets de construction de nouveaux camps du gouvernement. La père Staris fait valoir :

      « Nous nous battons également pour ceux qui veulent partir pour un endroit meilleur. Nous voulons qu’ils partent. Nous accepterons les réfugiés de guerre, mais les criminels devraient partir. »

      Au niveau national, le gouvernement conservateur, arrivé au pouvoir en juillet, a annoncé que les camps de Lesbos, Samos et Chios seraient fermés cette année pour être remplacés par de nouvelles installations, plus petites, qui devraient être opérationnelles à la mi-2020. Après des semaines de pourparlers infructueux avec les autorités locales, le gouvernement a envoyé lundi par bateau des engins de chantier et la police antiémeute, provoquant l’indignation.

      Les partis d’opposition ont dénoncé une décision antidémocratique, et les responsables locaux une tentative « barbare » de « transformer de force Lesbos et Chios en prisons ». L’Etat avait déjà mis en colère les insulaires dans le courant de février en annonçant que des terres pourraient être réquisitionnées pour une période de trois ans pour construire les nouveaux camps.

      https://www.lemonde.fr/international/article/2020/02/26/greve-generale-dans-les-iles-greques-contre-de-nouveaux-camps-de-migrants_60

    • Des habitants de l’île grecque de Lesbos incendient un centre d’accueil pour migrants inoccupé

      Des habitants de l’île grecque de Lesbos ont mis le feu dimanche soir à un centre d’accueil inoccupé de migrants près de la plage de #Skala_Sykamineas après l’avoir bloqué, a constaté un photographe de l’AFP. Ce centre, autrefois géré par le Haut commissariat aux réfugiés de l’ONU, avait été fermé fin janvier. Il accueillait auparavant les migrants avant qu’ils soient conduits vers un centre d’hébergement sur l’île.

      http://www.rfi.fr/fr/ticker/habitants-l-%C3%AEle-grecque-lesbos-incendient-centre-d-accueil-migrants-inoccup

    • Επεισόδια στη Μόρια

      Συγκρούσεις ανάμεσα σε 500 αιτούντες άσυλο που θέλουν να πορευτούν στη Μυτιλήνη και διμοιρίες των ΜΑΤ.

      Εξέγερση αυτή τη στιγμή στον καταυλισμό του Κέντρου υποδοχής και Ταυτοποίησης της Μόριας. Περίπου 500 αιτούντες άσυλο για άγνωστους λόγους ξεκίνησαν από τον καταυλισμό με σκοπό να κατεβούν στην πόλη της Μυτιλήνης. Περίπου 200 μέτρα μετά την είσοδο του ΚΥΤ δυο διμοιρίες ΜΑΤ τους σταμάτησαν ενώ δέχθηκαν επίθεση με πέτρες. Οι αστυνομικές δυνάμεις απάντησαν κάνοντας χρήση χημικών και χειροβομβίδων κρότου λάμψης. Οι συγκεντρωμένοι αρνούνται να επιστρέψουν στον καταυλισμό.

      https://www.youtube.com/watch?v=GqcyTiyrZjA&feature=emb_logo


      https://www.stonisi.gr/post/7330/epeisodia-sth-moria-realtime-video

      –-> Des incidents ont lieu en ce moment au centre d’accueil et d’identification de #Moria. Environ 500 demandeurs d’asile sont partis du campement en se dirigeant vers la vile de Mytilène. A 200m de la sortie du camp, deux escadrons de CRS les ont arrêtés tandis qu’ils recevaient de jets de pierre. Les forces de l’ordre ont répondu par des gaz chimiques et de grenades assourdissantes. Les manifestants refusent de rentrer au camp.

    • Fire wrecks Greek refugee camp after unrest over woman’s death

      Iraqi woman, 47, dies after going to hospital with fever but testing negative for Covid-19

      A fire ripped through one of Greece’s largest migrant camps, leaving widespread damage and many people homeless after the death of an Iraqi woman sparked unrest.

      The blaze late on Saturday at the Vial refugee camp on #Chios island destroyed the facilities of the European asylum service, a canteen, warehouse tents and many housing containers, Greek migration ministry secretary Manos Logothetis said.

      “A large part of the camp’s administrative services was destroyed,” said Logothetis, adding that no injuries were reported.
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      The UN refugee agency’s spokesperson in Athens Boris Cheshirkov said the damage was still being evaluated but that many camp residents were likely to have been left homeless.

      “Authorities are still assessing the damages but a few hundred people are likely affected because their shelters have burned down. We have donated tents to the authorities which can quickly be put into use and we will assist in replacing the warehouse tents,” he said.

      At least three vehicles outside the camp were also gutted.

      A police source in Athens said two Afghans and an Iraqi had been arrested in relation to the unrest, which erupted after a 47-year-old asylum seeker from Iraq died in the camp on Saturday.

      “We managed to restore order at around 1am ... There were many people who took part in the incidents,” another police source on Chios said.

      The Iraqi woman had been taken with a fever to a hospital earlier this week. At the time, a test for coronavirus had returned negative, state news agency ANA reported.

      Migrant camps in Greece have been under quarantine in recent weeks, with authorities trying to keep their residents away from locals.

      The virus has so far killed 110 people in Greece with 67 more in intensive care.

      According to official figures there have been coronavirus cases in two camps on the mainland but no cases have been reported in island camps so far.

      Like all Greece’s island camps, Vial is overcrowded with more than 5,000 people living in a space intended for around 1,000.

      Around 100,000 asylum seekers are stranded in Greece after other European states closed their borders in 2016.

      There are more than 36,000 people in camps on islands close to Turkey that were originally built for just 6,100.

      The migration ministry has said it will begin moving hundreds of elderly and ailing asylum seekers out of the island camps to protect them from coronavirus.

      A scheme to gradually relocate 1,600 unaccompanied minors from war-torn countries to other European nations also began this week.

      https://www.theguardian.com/world/2020/apr/19/fire-wrecks-greek-migrant-camp-after-iraqi-death-sparks-unrest
      #Vial #hotspots #hotspot

    • ΒΙΑΛ : Τρεις συλλήψεις - Άγνωστα τα αίτια θανάτου της 47χρονης

      Στην Αστυνομική Διεύθυνση Χίου κρατούνται τρία άτομα που συνελήφθησαν κατά τη διάρκεια των χθεσινών επεισοδίων. Άγνωστο παραμένει ακόμα αν θα υπάρξει επίσημο πόρισμα για την αιτία θανάτου από την ιατροδικαστική υπηρεσία του Νοσοκομείου Χίου.

      Φωτιές, πετροπόλεμος, τραυματισμοί και συλλήψεις, σημειώθηκαν χτες το βράδυ και μέχρι τις πρώτες πρωινές ώρες στη ΒΙΑΛ, σε επεισόδια μεταξύ προσφύγων που διαμένουν στο ΚΥΤ και αστυνομικών δυνάμεων.

      Το καζάνι στη ΒΙΑΛ που έβραζε μέρες τώρα, έσκασε και η έκρηξη άφησε πίσω του οικογένειες που πλέον δεν έχουν « πού την κεφαλήν κλίναι » να τριγυρνούν ξυπόλητες στα χωράφια γύρω από το ΚΥΤ χωρίς ούτε μια αλλαξιά ρούχα ή έστω μια κουβέρτα, την Υπηρεσία Ασύλου κατεστραμμένη από τη φωτιά , δύο καμένα αυτοκίνητα εκ των οποίων το ένα ήταν περιπολικό, σκηνές και αυτοσχέδιες κατασκευές με όλα τα υπάρχοντα των ενοίκων τους να έχουν γίνει στάχτη, μία καντίνα ολοσχερώς κατεστραμμένη και εκατοντάδες ανθρώπους σε απόγνωση.

      Τα επεισόδια ξεκίνησαν γύρω στις εννιά το βράδυ όταν οι πρώτες φλόγες τύλιξαν την Υπηρεσία Ασύλου. Η Πυροσβεστική ώστόσο ήταν αδύνατο να επέμβει αφού ταυτόχρονα ομάδες προσφύγων επιδόθηκαν σε πόλεμο με τις αστυνομικές δυνάμεις που απάντησαν με δακρυγόνα, μετατρέποντας την περιοχή σε κόλαση.
      Σε λίγη ώρα όλη η περιοχή είχε μετατραπεί σε πεδίο μάχης , αφού οι συγκρούσεις μεταξύ αστυνομικών και αιτούντων άσυλο είχαν εξαπλωθεί περιμετρικά του ΚΥΤ , μέσα στα χωράφια όπου έχουν κατασκηνώσει περίπου 4.500 άνθρωποι.

      Η ένταση είχε ξεκινήσει νωρίς το μεσημέρι όταν σε κοντέινερ που έχει στήσει εκεί η Περιφέρεια Βορείου Αιγαιου για ιατρικούς σκοπούς, βρέθηκε νεκρή μια 47χρονη γυναίκα από το Ιράκ.

      Η γυναίκα είχε παραμείνει εκεί επί τριήμερο περισσότερο για προληπτικούς λόγους, αφού μόλις τη Πέμπτη είχε επισκεφθεί το Νοσοκομείο με συμπτώματα που θεωρήθηκαν ύποπτα για κορονοϊό. Το δείγμα ωστόσο που ελήφθη και εξετάστηκε στο Ινστιτούτο Παστέρ, κατέληξε αρνητικό και έτσι η γυναίκα επέστρεψε στη ΒΙΑΛ, έχοντας λάβει οδηγίες για φαρμακευτική αγωγή μιας και όπως έγινε γνωστό έπασχε από διαβήτη αλλά και από καρδιακές αρρυθμίες.

      « Η ίδια τις τελευταίες ημέρες ήταν πολύ νευτρική και αναστατωμένη. Παραπονιόταν ότι δεν αισθάνεται καλά και δεν έτρωγε το φαγητό της. Ωστόσο ακολουθούσε πιστά την φαρμακευτική αγωγή, αφού κοντά της ήταν ο σύζυγος ενώ είχε και τη βοήθεια μελών μιας ΜΚΟ με ιατρική ειδίκευση » δήλωσαν στην ΕΦ.ΣΥΝ. άνθρωποι που είναι σε θέση να γνωρίζουν.

      Αυτό όμως δεν στάθηκε αρκετό και έτσι το μεσημέρι του Σαββάτου, η γυναίκα μεταφέρθηκε νεκρή στο Νοσοκομείο Χίου, με το θάνατο της να γίνεται αφορμή για όλα τα παραπάνω.

      Σύμφωνα με πληροφορίες, η γυναίκα βρέθηκε νεκρή έχοντας τροφή στο στόμα της, γεγονός που οδήγησε αρχικά στην υπόθεση ότι ο θάνατος της ήταν αποτέλεσμα πνιγμού ωστόσο εξίσου πιθανά θεωρούνται και τα σενάρια είτε της καρδιακής ανακοπής, είτε κάποιας πνευμονικής εμβολής.

      Δυστυχώς όμως άγνωστο παραμένει ακόμα, αν θα υπάρξει επίσημο πόρισμα για την αιτία θανάτου από την ιατροδικαστική υπηρεσία του Νοσοκομείου Χίου, αφού η διοίκηση δεν έχει απαντήσει ακόμα σε σχετικό ερώτημα της ΕΦΣΥΝ.

      Το βέβαιο είναι ότι αν η γυναίκα είχε παραμείνει νοσηλευόμενη στο Νοσοκομείο, σίγουρα οι πιθανότητες να ζούσε ακόμη θα ήταν περισσότερες.

      Τέλος, να σημειωθεί ότι στην Αστυνομική Διεύθυνση Χίου κρατούνται τρία άτομα που συνελήφθησαν χτες κατά τη διάρκεια των επεισοδίων.

      https://www.efsyn.gr/ellada/koinonia/239861_bial-treis-syllipseis-agnosta-ta-aitia-thanatoy-tis-47hronis