• Chore Wheel
    https://www.zaratan.world/chorewheel

    Chore Wheel is Zaratan’s suite of #collaboration tools, turning unspoken expectations into shared agreements.
    Created by coliving veterans and game designers, Chore Wheel is Zaratan’s family of Slack apps for helping people share space and avoid burnout:

    – Chores for fairly sharing tasks, without schedules or passive-aggressive sticky notes
    – Hearts for mutual accountability, resolving conflict clearly and respectfully
    – Things for group purchasing, avoiding spreadsheets and Venmo requests

    Designed for intentional communities, casual roommates, cohabitating partners, and everything in-between, Chore Wheel helps people share the emotional and mental labor of sustaining communities, increasing quality of life and reducing leadership burnout.

    Imagine life with fewer meetings, less conflict, and more time for actually being together.

    #logement #colocation #slack #corvées #achats #cœurs

  • La preuve en images ?

    En suivant le procès de #Mazan, je perçois un parallèle avec les meurtres de masse à #Gaza, en Cisjordanie et au Liban : dans les deux cas, nous assistons à un échec des idéaux de #justice que nos sociétés revendiquent, échec accentué par l’abondance d’#images incriminantes. Je tente ici d’examiner comment cette #crise_de_la_preuve se déroule sous nos yeux et le miroir qu’elle nous tend.

    Dans un texte publié cette semaine, Mona Chollet (https://www.la-meridienne.info/Le-genocide-invisible) écrit :

    « Le découpage minutieux par lequel les médias et les dirigeants occidentaux distinguent les victimes dignes d’être pleurées de celles qui ne méritent pas une seconde d’attention me fait penser à ces vieilles #photos de l’URSS sur lesquelles la #censure effaçait soigneusement les contours des dignitaires tombés en disgrâce. »

    Je n’aurais pas pu trouver meilleure introduction à mon propos.

    L’historienne de formation (et de l’URSS, justement) que je suis est forcément débordée par l’actualité : ayant exercé mes recherches dans un milieu par définition déserté par les preuves matérielles, j’ai étudié dans le sillage d’historiens comme Iouri Dmitriev et Dmitri Yurasov qui ont couru leur vie durant après des traces de massacres et leur dissimulation par les perpétrateurs (et les autorités), et me suis principalement employée à reconstituer des récits de violences de masse à partir d’éléments rares et lacunaires.

    Depuis plusieurs années, c’est l’inverse qui se produit : pour enquêter, on est au contraire contraint de fouiller dans la masse de documents disponibles en ligne et de constituer des outils à même d’isoler le signal du bruit, le vrai du manufacturé et l’aiguille de la botte de foin. Nous investissons donc des terrains où les #preuves abondent. Pour autant, force est de constater qu’elles ne sont pas nécessairement retenues contre les auteurs des #crimes. J’ai pour ma part le sentiment que nous vivons collectivement une inversion paradoxale du #rapport_à_la_preuve, par lequel des #preuves_visuelles accablantes accompagnent des #violences pourtant ignorées ou niées.

    Au cours de mes recherches ou en pratiquant l’#OSINT sur plusieurs épisodes de #violence ces dernières années, je suis travaillée par cette réflexion sur le #statut_de_l’image — notamment dans ce qu’elle change dans notre rapport à l’événement historique — et de la preuve ; l’affaiblissement paradoxal de la #charge_de_la_preuve par la pléthore d’images s’est vérifié tous les jours en Syrie, sur le front ukrainien, etc.

    En ce moment, deux événements d’ordres en apparence très différents alimentent en continu cette réflexion : les crimes de guerre conduits par l’armée israélienne, et le #procès_de_Mazan.

    PREUVES ET #DÉNI

    Dans ces deux contextes, les vidéos provoquent une crise collective de notre rapport aux images et de notre rapport à la justice, philosophiquement, socialement mais aussi et surtout, c’est en tout cas l’enjeu, dans le cadre très précis du #droit_international et du #droit_pénal français, respectivement. On assiste à la rupture avec un paradigme dans lequel l’#absence_de_preuve justifiait que soient laissés impunis des actes, qu’il s’agisse de #crimes_sexuels ou de #crimes_de_guerre, dont la matérialité était suspendue aux déclarations des victimes, victimes qui, faute de preuves, n’étaient pas ou rarement crues.

    Mais que se passe-t-il alors face à des faits amplement documentés ?

    Alors qu’on pourrait s’attendre à ce que la #vérité éclate au grand jour, on vérifie tous les jours que ce n’est pas le cas. Le sort fait aux images y est pour beaucoup : selon le narratif qu’elles peuvent appuyer, elles verront leur circulation entravée ou encouragée et leur contenu validé ou discrédité. C’est de cette façon que des images propres à susciter l’#indignation se heurtent paradoxalement à l’#indifférence voire au #doute, qui sont bien sûr de puissants facteurs de #démobilisation.

    Plusieurs dispositifs agissent dans ce sens, que renseigne abondamment une longue tradition de théorie de l’information et de critique des médias : d’une part, l’accès à l’information limité et cloisonné, de la bulle de filtres à la censure délibérée. D’autre part, face à l’impossibilité de contrôler le flux désormais intarissable des informations, se mettent en place des réponses cognitives telles que la #fatigue_de_compassion ou la #surcharge_cognitive, qui paralysent au lieu de mobiliser. Enfin, les médias d’#information_en_continu, la concentration des titres de presse et en général le fonctionnement des médias moderne est propice à l’#entropie, la #manipulation de l’information, la perméabilité à la #propagande. Face à ces phénomènes de d’#altération de l’information, l’émergence croissante de médias de #fact-checking ou de #debunk est salutaire mais à la fois insuffisante (c’est la fameuse loi dite de Brandolini) et sujette à caution, ces plateformes qui s’érigent en instances de neutralité devenant potentiellement des agents de contrôle de l’information.

    Je parle souvent de notre usage des #réseaux_sociaux en politique, et notamment le dispositif de #spectacle par lequel nous assistons en live sur nos téléphones à des massacres filmés, et l’#impuissance acquise à laquelle nous cela nous réduit, dans une sorte de #conscientisation_sans_action. L’idée que des images puisse provoquer une #prise_de_conscience en même temps qu’une #distance_émotionnelle est au coeur de la réflexion de #Susan_Sontag dans Regarding the Pain of Others, et plus récemment dans le livre de #Samah_Karaki L’Empathie est politique (https://www.editions-jclattes.fr/livre/lempathie-est-politique-9782709672504), paru au début de ce mois.

    Une forme de #militantisme_compassionnel consiste alors à liker, partager, s’indigner à longueur de stories (moi la première) en se raccrochant à l’idée de « faire quelque chose ». J’ai depuis appris qu’un mot existe en réalité depuis longtemps pour désigner ce phénomène : le #slacktivisme, autrement dit un #activisme_paresseux pratiqué depuis son canapé. Bien entendu, si ce qui se joue relevait de la seule paresse, cela ne vaudrait pas pour moi une minute de peine.

    Je voudrais revenir sur la nature et le rôle du « spectacle » en question, c’est-à-dire ce que nous regardons : les images, en quantité désormais infinies, et leur caractère de preuve.

    Si tout ce qui précède tend à montrer que la #démobilisation est un effet pervers de l’inflation des images, je pense qu’est également à l’œuvre un mécanisme délibéré de #disqualification de ces images. En effet, si l’#indifférence est une des conditions de l’#impunité, le #doute en est une autre et c’est ce qui m’intéresse plus particulièrement.

    DU DÉNI AU #NÉGATIONNISME

    Le procès Pélicot et les vidéos de Gaza présentent selon moi un point commun très fort et symptomatique de l’époque en ce qui concerne notre rapport aux images : dans ces deux cas de figure nous sommes en présence d’images qui se retrouvent au cœur du #débat_public.

    Ce sont notamment des contextes de production d’images par les auteurs mêmes des crimes, et dans les deux cas, la controverse repose sur l’idée que ces images ne constituent pas des preuves. Dominique Pélicot, qui a drogué son épouse afin que plusieurs dizaines d’inconnus puissent la violer à son insu pendant des années, a tout filmé ; c’est même cette collection visuelle monumentale qui a conduit à la mise en examen des accusés. On peut aussi relever que c’est déjà le fait de filmer ses victimes, en public cette fois (sous les jupes de clientes d’une grande surface), qui a attiré l’attention des autorités sur lui et mené à la découverte du reste. La documentation systématique de ses propres agissements constitue donc une part fondamentale desdits agissements (dans un but principalement pornographique en l’occurrence). À l’issue de la fouille de son matériel, cette archive devient logiquement une #pièce_à_conviction.

    Pourtant, depuis le début des audiences, s’est joué un retournement du rôle de ces images : les plaidoiries des avocats des accusés mobilisent massivement les vidéos incriminantes pour au contraire les dédouaner. Il a pu être ainsi avancé que ces images montraient en fait que la victime était consentante ; qu’elle faisait semblant de dormir ; que rien ne prouvait qu’elle n’avait pas sollicité ces actes.

    Dans le cas de Mazan, le paradoxe est consommé : sans ces vidéos, les accusés auraient probablement continué leur vie sans être inquiétés, mais sur ces vidéos se construit désormais un #récit_alternatif visant à les disculper.

    Depuis un an, une autre catégorie de vidéos sature nos écrans : les images en provenance de Gaza. Depuis un an Israël a imposé une interdiction stricte sur l’accès indépendant à Gaza pour les médias internationaux ; les vidéos qui nous parviennent sont donc nécessairement le fait d’individus impliqués dans les événements. Certaines sont filmées avec les téléphones des victimes ; d’autres sont, comme dans le cas de Dominique Pélicot, tournées par les auteurs des crimes : des soldats israéliens enregistrant des crimes de guerre en zone occupée, soit par souci nationaliste, soit par fanfaronnade individuelle pour se mettre en valeur sur Tiktok et Tinder. On note au passage qu’à Mazan comme à Gaza, la compilation des actes criminels par leurs auteurs dit quelque chose de leur #sentiment_d’impunité.

    Dans les deux cas de figure, un enjeu fondamental est donc l’existence d’une #documentation_visuelle d’actes qui dans d’autres contextes restent impunis, précisément faute de preuves.

    Tout l’argumentaire de notre idée de la justice est fondé sur la preuve, soit le fait que le flagrant délit ou la prise sur le fait rend les faits indéniables. C’est même ce qui justifie la #surveillance_de_masse.

    Ici, cet argumentaire se retrouve mis à mal et les images font l’objet d’une entreprise de #disqualification : les victimes sont des menteurs et les vidéos sont fake. Nous le savons bien : dans le monde « #post-vérité », les faits ne sont plus aussi têtus.
 Ainsi encore tout récemment des images des frappes qui ont ciblé les patients d’un hôpital en ruines à Deir al Balah et notamment vu périr dans les flammes le jeune Shaban al-Dalou sur plusieurs vidéos ont suscité une émotion virale. Mais très rapidement en réponse à ces images se met en place une rhétorique de #négation d’ordre conspirationniste : les vidéos seraient le fruit de « #Pallywood », invention raciste et révisionniste qui prétend que les Palestiniens disposent d’une industrie cinématographique dédiée à la production « hollywoodienne » de films victimaires. Ainsi l’épisode très choquant de la mort de #Shaban_al-Dalou a été remis en question en ciblant l’auteur d’une des vidéos de l’attaque de l’hôpital ; dans ces contenus, le jeune Gazaoui est présenté comme un « acteur » et accusé de créer de faux contenu destinés à attirer la compassion. Bien que les vidéos aient été vérifiées comme bien réelles et la conspiration Pallywood largement debunkée, et notamment sur l’épisode précis en question, les tweets relayant cette opération de propagande autant par les comptes officiels de l’état israélien que de l’influenceur d’extrême-droite et ex-policier Bruno Attal mais aussi la vice-Présidente du CRIF, n’ont pas, à ce jour, été supprimés.
    Ce #discrédit jeté sur la preuve peut sembler tellement grossier qu’on aurait du mal à le prendre au sérieux, mais il fonctionne très bien sur les spectateurs de bonne foi qui ne veulent pas croire aux images “choc” qui leur parviennent. Il a même pu être dit que ces images étaient "trop choquantes pour être réelles".

    Ainsi, en présence d’images, la négation doit simplement passer par d’autres canaux : ces images prouveraient en fait le contraire de ce qu’elles montrent explicitement ; seraient fausses ou trafiquées ; les victimes seraient en fait consentantes, ou ne seraient que des acteurs jouant la comédie.

    La #fictionnalisation des images documentaires participe donc de la mise en place d’un #déni_de_preuve. Priver les images de leur #charge_probatoire est alors un enjeu capital pour les perpétrateurs.

    VICTIME PARFAITE, PARFAIT COUPABLE

    Revenons sur Mazan.

    Gisèle Pélicot, soumise chimiquement par son mari et livrée à des centaines d’hommes pour qu’ils la violent pendant qu’elle était inconsciente, pourrait incarner l’archétype de la "bonne victime" de viol : les preuves sont accablantes, les faits indiscutables.

    Cette idée de "#bonne_victime" se retrouve chez Giulia Fois, qui évoque le viol dont elle a été victime comme un “bon viol”, expliquant qu’elle a été considérée comme une victime recevable parce que son viol a eu lieu dans un contexte conforme à l’idée qu’on veut se faire du viol à l’échelle de la société : un inconnu la nuit sur un parking sombre — cliché bien utile pour recouvrir complètement la réalité qui est toute autre : puisque 90% des #viols sont commis par un homme connu de la victime.

    Pourtant, Gisèle Pélicot se voit harcelée par les avocats de la défense qui s’acharnent à démontrer qu’elle aurait été consentante, et par là mettre en doute son statut même de victime. On le voit bien : l’image, soit le plus haut niveau de preuve, dans ce contexte, ne sert plus à rien. Si ce n’est éventuellement à se retourner contre les victimes : on est même allé chercher des photographies érotiques réalisées par la victime pour étayer le portrait d’une femme lascive et libertine, donc essentiellement une femme qui a bien cherché à se faire passer dessus et certainement pas une « bonne victime ».

    On voit donc la facilité avec laquelle, en dépit des preuves, la victime légitime peut être rétrogradée au statut d’irrecevable.

    Dans le même ordre d’idées, Mona Chollet, toujours dans son texte si bien nommé « le génocide invisible », relève ceci (et je souligne) :

    « Au fil des mois, déjà, on avait pu mesurer l’ampleur du “deux poids, deux mesures”. Les massacres, les viols : au vu de l’indignation générale soulevée, à juste titre, quand des Israélien·nes en ont été victimes, on avait pu en déduire, naïvement, que ces crimes étaient condamnables en eux-mêmes. Mais l’indifférence, voire l’approbation, rencontrées quand des Palestinien·nes en sont victimes à leur tour nous force à en déduire que ce qui est réellement terrifiant, ce n’est pas d’être violé·e, décapité·e, massacré·e : c’est de l’être par des Arabes ».

    La #recevabilité du #statut_de_victime légitime semble donc moins inféodée au faisceau de preuves dont on dispose qu’au statut de l’auteur des actes dont elle est victime. En gros : dis-moi qui t’a agressé·e, je te dirai si c’est vrai.

    En effet, la question de savoir qui est la "bonne victime" sert à détourner l’attention du véritable problème : celui des "#bons_coupables", ceux que la justice désigne comme des cibles légitimes — migrants, pauvres, minorités de race et de genre… (et il va de soi que ces coupables idéaux ne peuvent pas constituer à leur tour des victimes parfaites). Pour le dire simplement, le système protège les agresseurs quand ils correspondent à un certain profil.

    Nous avons à Mazan un procès accablant pour les auteurs (avec 10 ans de vidéos à charge) mais comme comme ce sont des coupables irréprochables — un « #bon_père_de_famille » et des « monsieur tout-le-monde » —, on est en train de nous expliquer que c’est plus compliqué que ça, qu’ils n’ont pas fait grand chose de mal, qu’ils ont souffert dans leur enfance et que Gisèle Pélicot a peut-être un peu cherché ce qui lui est arrivé. La médiatisation du procès de Mazan rompt l’illusion et montre au grand jour l’arbitraire de la séparation entre bons et mauvais hommes, et entre vrais et faux coupables.

    Le contraste est saisissant avec typiquement le battage médiatique tout récent autour de l’inculpé désigné sous la seule appellation de « Marocain sous OQTF » qui a tué la jeune Philippine, créant immédiatement une panique d’extrême-droite — extrême-droite qu’on a pas beaucoup vu s’émouvoir du procès Mazan.

    Il apparaît clairement qu’on ne prend fait et cause pour les victimes qu’en fonction de qui les agresse, en faisant en réalité peu de cas de ces victimes.

    CACHEZ CES VICTIMES QUI NE SAURAIENT EXISTER

    Dans ce contexte, le huis clos judiciaire joue d’ailleurs un rôle clé : il devient le pilier d’un système qui, sous couvert de protéger les victimes, protège en réalité les coupables. Le refus du #huis_clos par Gisèle Pélicot est un enjeu de société car il expose publiquement ce qui était auparavant relégué à l’imaginaire sordide des « affaires de mœurs » et recouvert d’un voile pudique.

    Dans le même ordre d’idées, les #smartphones utilisés par les populations ciblées ont en quelque sorte brisé le huis clos symbolique des scènes de crimes de guerre d’habitude considérés comme essentiellement incompréhensibles, exotiques, ambigus et frappés d’un flou artistique.

    En ce moment, le monde traverse donc une #médiatisation_des_violences qui fait vaciller les conceptions de la justice des gens qui y assistent. Si l’idée d’une #justice_à_deux_vitesses n’est certes pas nouvelle, les niveaux d’impunité et de cynisme déployés dans ces deux contextes ont suscité des indignations très larges.

    S’y pose à nouveaux frais la question centrale : qui a le droit d’exercer la #violence ?

    
Mythe fondateur de l’état de droit, le #monopole_de_la_violence_légitime réservé aux agents du pouvoir exécutif prouve jour après jour non seulement son échec à protéger les plus vulnérables, mais sa tendance croissante et de plus en plus manifeste à s’exercer contre eux, des violences policières aux persécutions institutionnelles contre les minorités. Je vois pour ma part dans l’acharnement à innocenter les violeurs de Mazan une extension tacite et conditionnelle de ce monopole de la violence à certaines catégories sociales (plutôt dominantes) pourvu qu’elles limitent leur action violente à certaines autres catégories (plutôt minoritaires).

    Les images de Gaza et de Mazan concourent au même mouvement de révélation à grande échelle de l’étendue de l’arnaque d’un régime profondément illégaliste, au sens foucaldien : la gestion de la légalité ou de l’illégalité de certains phénomènes en fonction de qui en sont les acteurs.

    S’y dévoile en fait la matrice d’un système fondé sur la #négation_des_victimes : face à l’impunité acquise de certains, selon une organisation finalement tout à fait suprémaciste, on le voit aujourd’hui : les preuves ne valent pas grand chose ; face à des perpétrateurs qui bénéficient à d’un totem d’#immunité, ou à minima de nombreux points d’avance, il n’y a pas de victime assez parfaite pour établir la #culpabilité de leur bourreau.

    Le #victim_blaming (terme qui désigne l’attribution d’un acte malveillant à la responsabilité de la victime) est en fait le mode par défaut du parcours de la victime vers la reconnaissance de son statut et l’éventuelle réparation du préjudice et participe d’une #impunité_institutionnelle. Le huis clos que les images viennent briser n’est pas seulement géographique, mais aussi moral et idéologique : il est celui d’une société internationale qui refuse de reconnaître la pleine humanité des victimes, car cela impliquerait de remettre en question les structures de pouvoir qui la sous-tendent.

    Si comme le veut l’adage le vieux monde peine à mourir, les monstres qui surgissent prennent pour l’instant la forme d’une ère post-factuelle où l’émotion et l’opinion remplacent les faits, et dans laquelle les spectateurs sont complices par leur inaction. Et si un nouveau monde tarde à apparaître c’est aussi parce l’#indifférence et le #déni prédominent et autorisent l’impunité à prospérer.

    J’ai l’optimisme de penser que l’indignation suscitée par décalage entre les déclarations des pouvoirs publics et les actes qui sont documentés ne n’est pas vouée à tourner dans une boucle stérile et fera à terme bouger les lignes. Je caresse même la chimère que par le spectacle qui se donne de cas d’impunité tellement patents, après l’indignation incrédule se produise un déclic des consciences même chez les gens les plus enclins à avoir confiance en la justice nationale et internationale. Le régime actuel de coexistence des #récits_dominants avec les images qui les contredisent est en train de creuser une faille qui expose les processus par lesquels les systèmes de justice et les systèmes d’information sont à la fois régis par les #rapports_de_pouvoir qui traversent nos sociétés et producteurs de #récits dominants. Chaque jour qui passe montre un peu davantage combien le roi est nu.

    Omar El Akkad tweetait il y a un an : “One day, when it’s safe, when there’s no personal downside to calling a thing what it is, when it’s too late to hold anyone accountable, everyone will have always been against this.” Ce tweet a été vu plus de 10 millions de fois. Pouvons-nous vraiment attendre que trois générations s’écoulent ?

    https://blogs.mediapart.fr/cerisuelo/blog/171024/la-preuve-en-images
    #viols_de_Mazan

  • #slack Linux App Fixes Screen Sharing Under #Wayland
    https://www.omgubuntu.co.uk/2024/05/slack-linux-app-fixes-screen-sharing-under-wayland

    If you use Slack on Ubuntu and were frustrated that screen sharing under Wayland was only showing a black screen (or crashing the entire app entirely), you’ll be pleased to hear those issues are now fixed. I’m not a Slack user —who’d I talk to, myself?!— and while I hear that this popular chat platform works best in a Chromium-based web browser these days (some features don’t work in Mozilla Firefox, sob) the Slack desktop app for Linux still has its conveniences. But over the past 12 months or so I’ve seen a fair few folks who use Slack on […] You’re reading Slack Linux App Fixes Screen Sharing Under Wayland, a blog post from OMG! Ubuntu. Do not reproduce elsewhere without (...)

    #News

  • #Mattermost

    Mattermost est un logiciel et un service de #messagerie_instantanée libre auto-hébergeable. Il est conçu comme un #chat_interne pour les organisations et les entreprises, ainsi qu’un logiciel de #gestion_de_projets, et est présenté comme une alternative à Slack8 et Microsoft Teams.

    https://mattermost.com

    #logiciel #alternative #slack #discord #chat

  • Linen | Slack alternative designed for communities
    https://www.linen.dev

    Google-searchable Slack alternative for Communities

    Two way real-time sync : You can sync all of your existing conversations from #Slack and #Discord. This means that any messages that gets sent in Linen will show up in Slack or Discord and vice versa in realtime.

    Requirements : node + yarn + postgre ref https://github.com/Linen-dev/linen.dev/blob/main/docs/getting-started.md

  • Slack Is the Right Tool for the Wrong Way to Work | The New Yorker
    https://www.newyorker.com/culture/cultural-comment/slack-is-the-right-tool-for-the-wrong-way-to-work

    Though Slack improved the areas where e-mail was lacking in an age of high message volume, it simultaneously amplified the rate at which this interaction occurs. Data gathered by the software firm RescueTime estimate that employees who use Slack check communications tools more frequently than non-users, accessing them once every five minutes on average—an absurdly high rate of interruption. Neuroscientists and psychologists teach us that our attention is fundamentally single-tasked, and switching it from one target to another is detrimental to productivity. We’re simply not wired to monitor an ongoing stream of unpredictable communication at the same time that we’re trying to also finish actual work. E-mail introduced this problem of communication-driven distraction, but Slack pushed it to a new extreme. We both love and hate Slack because this company built the right tool for the wrong way to work.

    I do not dislike Slack as much as people assume given that I wrote a book titled “Deep Work,” which advocates for the importance of long, undistracted stretches of work. The acceleration of interruption is a problem, but e-mail has its limitations, so it makes sense that companies committed to ad-hoc messaging as their central organizing principle would want to try Slack. If this tool represented the culmination of our attempts to figure out how to best work together in a digital age, I’d be more concerned, but Slack seems to be more transient. It’s a short-term optimization of our first hasty attempts to make sense of a high-tech professional world that will be followed by more substantial revolutions. The future of office work won’t be found in continuing to reduce the friction involved in messaging but, instead, in figuring out how to avoid the need to send so many messages in the first place.

    #Slack #Collaboration #Travail

  • Salesforce to buy Slack in $27.7bn deal aimed at competing with Microsoft
    https://www.theguardian.com/technology/2020/dec/01/salesforce-to-buy-slack-microsoft

    Marc Benioff’s company gains leverage against Microsoft’s threat with the largest acquisition in its 21-year history Business software pioneer Salesforce.com is buying work-chatting service Slack for $27.7bn in a deal aimed at giving the two companies a better shot at competing against longtime industry powerhouse Microsoft. The acquisition announced Tuesday is by far the largest in the 21-year history of Salesforce. The San Francisco company was one of the first to begin selling software (...)

    #Microsoft #Salesforce #Slack #algorithme #télétravail #travail

    https://i.guim.co.uk/img/media/41c2cd0f6935eca42e58a5fcf37f425dcd10333e/0_0_4457_2674/master/4457.jpg

  • Le géant informatique Salesforce achète la messagerie Slack pour près de 23 milliards d’euros
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/12/01/le-geant-informatique-salesforce-achete-la-messagerie-slack-pour-presque-23-

    Fondée en 2013, l’entreprise qui propose une plate-forme d’outils pour collaborer plus facilement en ligne avait fait son entrée en Bourse six ans plus tard. Salesforce, le spécialiste des technologies de relation client, a annoncé mardi 1er décembre l’acquisition de la messagerie d’entreprises Slack. Cette opération devrait lui permettre d’entrer en compétition plus frontale avec Microsoft. La transaction, en numéraire et actions, valorise Slack à 27,7 milliards de dollars (22,95 milliards d’euros), (...)

    #Microsoft #Salesforce #Slack #bénéfices #télétravail #travail

  • Face à la surveillance, les télétravailleurs contre-attaquent
    https://korii.slate.fr/tech/surveillance-teletravail-contre-attaque

    Contre des systèmes de surveillance sophistiqués, les salariés redoublent d’ingéniosité. Avec un confinement généralisé dans le monde entier, des millions de personnes ont découvert le télétravail. La situation a été globalement appréciée par les salarié·es, mais avec la distance, beaucoup ont rapidement compris que la pression patronale ne s’envolait pas pour autant. Pendant cette trouble période, l’utilisation de logiciels de surveillance a beaucoup augmenté. Compte du nombre de clics, décompte du nombre (...)

    #Slack #algorithme #CCTV #vidéo-surveillance #écoutes #GigEconomy #surveillance #télétravail (...)

    ##travail

  • Bosses started spying on remote workers. Now they’re fighting back
    https://www.wired.co.uk/article/work-from-home-surveillance-software

    Surveilling software is flourishing during the pandemic. And employees are finding creative ways of evading the company gaze In 2017, David* found something peculiar mounted under his desk in Barclays’ London headquarters. It was a small, rectangular box. Branded across it was ‘OccupEye’ and the tagline, ‘Automated workspace utilisation analysis’. He’d discovered a heat and motion sensor, silently logging how long he’d been spending at his station. But it wasn’t just David’s desk that was (...)

    #Barclays #Reddit #Slack #capteur #Optimeyes #biométrie #température #facial #reconnaissance #vidéo-surveillance #clavier #COVID-19 #écoutes #mouvement #santé #surveillance #télétravail #travail (...)

    ##santé ##PrivacyInternational

  • Whatsapp, Twitter, Facebook, Snapchat : qui chiffre les messages privés des utilisateurs ?
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2020/07/29/piratage-de-twitter-quels-services-et-reseaux-sociaux-chiffrent-les-messages

    Le chiffrement de bout en bout peut protéger d’un piratage de grande ampleur, comme celui qu’a subi récemment Twitter, mais n’est pas mis en place partout. Deux semaines après que des comptes Twitter de personnalités de premier plan ont été utilisés frauduleusement pour diffuser des arnaques liées au bitcoin (une monnaie virtuelle), les conséquences pourraient être de long terme pour le réseau social. Selon les sources de Bloomberg, les pirates à l’origine de cette fraude ont piégé au moins un employé (...)

    #Microsoft #TikTok #Facebook #Instagram #Messenger #Skype #Snapchat #Tinder #Twitter #WhatsApp #écoutes #surveillance #Slack (...)

    ##Discord

  • #scrum et les mêlées quotidiennes
    https://framablog.org/2019/11/08/scrum-et-les-melees-quotidiennes

    Dans cet article, Matt, développeur à Los Angeles, s’attaque aux daily #standups, ces réunions de la méthodologie SCRUM, très à la mode actuellement. Sous ce terme se cache une réunion quotidienne d’au plus 15 minutes, se déroulant normalement debout, qui … Lire la suite­­

    #Non_classé #Agile #Informatique #jira #Slack #trello

  • Building a Business on #slack — $80k/mo with a Slack-first App
    https://hackernoon.com/building-a-business-on-slack-80k-mo-with-a-slack-first-app-80eb79ab6cfb?

    Building a Business on Slack — $80k/mo with a Slack-first AppSlack is more than just a chat app; it’s an ecosystem to build a solid business on.While Slack prepares for the IPO, its App Ecosystem keeps evolving becoming a place to build a business on. Standuply, a Slack-first App, reached $80k in revenue in February 2019.I’m Alex Kistenev, CEO and co-founder of Standuply and in charge of marketing. This post is about my experience of growing a Slack App to $80k per month.The product competitionIf you search for ‘standup’ in the Slack App Directory, you’ll find Standuply at the 1st place with 30 other competing apps left behind. Here’s how we did that.Laser focusThere are Slack apps made by web development studios. They felt the pain, had resources and eventually built the initial product. But it (...)

    #success #tech #startup #entrepreneurship

  • A Guide to Building a Multi-featured #slackbot with #python
    https://hackernoon.com/a-guide-to-building-a-multi-featured-slackbot-with-python-73ea5394acc?so

    Chatbots are being used almost everywhere today from social messaging platforms to integration into websites for booking tickets, finding nearby restaurants, generating leads, buying and selling products. Some #chatbots, like Ruuh by Microsoft have been able to deliver human-like conversations using artificial intelligence and deep learning.Do you remember Natasha from Hike? I used it 4 years ago and was amazed to see how she handled our conversations which were so much better than a bot could possibly handle. I hadn’t heard the concept of machine learning back then.Now chatbots have made us so dependent on them that it has become a part of our lives today.“Ok Google, remind me on 20th to publish my chatbot article”“What time?”“Midnight”“Sure, I’ll remind you on Wednesday at midnight.”Chatbots (...)

    #machine-learning #web-development

  • how CardChecker changed my development #workflow
    https://hackernoon.com/cardchecker-easing-companies-development-workflow-32dde28e160c?source=rs

    Image sourceI have been working as a Full Stack Developer for the last 2 years. I have worked in a small startup and also the opposite, MNC company. When I start with a new company it’s always exciting to work on new projects, technology stack. It’s always easy to understand their system, architecture. Because that’s the basic understanding every developer have. But apart from this, there is one thing, which I always found most difficult to understand, The Development Workflow of a team. Because it is something which not every company have in common. Everyone has its own way of developing products with its pros and cons. And as a part of the company you also have to follow this. I struggled a lot for my initial months to understand development workflow. And beyond that, you also have to (...)

    #slack #workflow-automation #developer-tools #trello

  • #flutter#slack Redesign Challenge : What I learnt from it.
    https://hackernoon.com/flutter-slack-redesign-challenge-what-i-learnt-from-it-ef3719fa1d3f?sour

    Flutter — Slack Redesign Challenge: What I learnt from it.Exploring the power of UI in flutter, I decided to create something cool. I saw the concept of slack application while browsing up-laps.Link: https://www.uplabs.com/posts/slack-redesing-challengeHere I reveal the power of flutter.Slack Redesigned using Flutter SDKMy flutter redesign is not exactly same as the up-labs version but quite similar, I took it as motivation. I used the default flutter icons and colors to keep it simple.I used flutter as a hobbyist for some time and made couple of packages.After working on this redesign challenge I would love to share my experience in this article.What is Flutter, Dart or FuchsiaHeard about Google’s new operating system for mobile devices? Fuchsia OS. Google didn’t make any public announcements (...)

    #android #mobile-app-development #ios

  • Tech Golden Boy: Stewart Butterfield
    https://hackernoon.com/tech-golden-boy-stewart-butterfield-794d11c4e083?source=rss----3a8144eab

    Canadian-born entrepreneur and his backstory — a timeline of events before #slack’s IPO announcement.Slack — you have maybe heard of it. It’s heralded as an “email killer” and has changed the way employees communicate in the workplace. Behind it is Canadian serial-entrepreneur Stewart Butterfield, a British Colombia native with an unlikely origin story.45 years ago, little Dharma Jeremy Butterfield was born in a commune out of a small fishing town called Lund in BC. His parents were hippies, and for the first three years of his life, he lived in a log cabin in the backwoods with no running water. In a U-turn fashion, his parents moved the family to Victoria and young Dharma found himself in a bustling metropolis at age 5. His parents gifted the toddler a computer which was rare at the time as if (...)

    #slack-ipo #stewart-butterfield #startup #tech-golden-boy

  • #slack’n Go : Batch Presence Aware Bot
    https://hackernoon.com/slackn-go-batch-presence-aware-bot-bcea4d7ae672?source=rss----3a8144eabf

    We shall create a Slack Bot in Go which aware of Batch Presence change event.Essentially we are going to build and run the example given here: https://github.com/nlopes/slack/blob/master/examples/connparams/connparams.go. This #tutorial give a more detailed actions of how to make it run, so that even a relatively new can follow this easily.Step by Step CommitsAn examples of presence change event is when a member of the chat group changes their status from active into away.Slack provides an update to their API for a more efficient presence change detection, by having it in a batch. This is in accordance to proliferation of groups with large members in Slack, where changes of presence could resulting in expensive handling of many events at a short period of time, or at the cost of missing (...)

    #golang #slackbot #slack-bot-in-go

  • This is insane: #slack could never #crash again.
    https://hackernoon.com/how-slack-could-never-crash-again-97a3533095c0?source=rss----3a8144eabfe

    Today the impossible happened, our beloved Slack crashed sending chaos into offices around the globe. “Wow, how am I now going to vote for the flavour of our new office candy???”, I thought. But even though it might not have felt like it, everything else around us was still working: the world was still spinning, South Korea was winning over Germany at the World Cup, and today’s quotas and goals had to be met. In these situations, people most often turn towards traditional messaging tools like messenger, WhatsApp or email and hope for the best — that Slack will be back up soon. However, these temporary remedies are not without their complications: undelivered messages that you thought were read, lost documents, mental breakdowns, wasted time, etc.… In general, for us it creates a problematic (...)

    #mesh-networks #solutions #internet-of-things

  • What did I learn while building a #product for offices watching the world cup?
    https://hackernoon.com/what-did-i-learn-while-building-a-product-for-offices-watching-the-world

    What did I learn while building a product for offices watching the World Cup?Actual screenshot of the appAre you going to follow the 2018 World Cup? Other people in your office are also following it? If the answer is yes and you care about building digital products then this post might be for you. I built an app that starts conversations by making everybody compete to see who is the better sports guesser. As a Product Manager, I decided to launch a “Guess the winner” as a way to practice my product management skills. In every business, it is important to promote a good work environment and one way to do it is to promote office bonding activities. It is easier to work when you do it with people you know and like. I wanted to make an app that promoted those bonding activities. Since sports (...)

    #slack #product-management #world-cup

  • 21 degrés de liberté – 20
    https://framablog.org/2018/06/04/21-degres-de-liberte-20

    Aujourd’hui nos employeurs peuvent intercepter nos communications passées sur notre lieu de travail, une nouvelle atteinte à la vie privée que n’auraient pas admise nos parents et dont nos enfants sont victimes. Voici déjà le 20e article de la série … Lire la suite­­

    #21_degrés_de_liberté #Droits_numériques #Internet_et_société #Libertés_Numériques #courriel #Falkvinge #MITM #Slack #Telephone

  • Advancing #diversity in #tech and Winning Together
    https://hackernoon.com/advancing-diversity-in-tech-and-winning-together-7bcb7ee486c2?source=rss

    Learner’s Guild’s Field Trip To SlackLearner’s Guild at Slack“Out of a great need we are all holding hands and climbing. Not loving is letting go. Listen, the terrain around here is far too dangerous for that.”— HafezDuring my last 2 weeks at Learner’s Guild, a coding school in Oakland, I was able to organize a few special events which marked my nostalgic and life changing time there. The most memorable was a field trip to #slack. The idea came from an awesome engineer, friend, and Girl Develop It Chapter Leader, Brenda Jin. Over coffee, our conversation led to gender and diversity issues in tech. She casually mentioned inviting my school for a tour and Q&A session. A month later, thanks to Jeunee Simon and Brenda, 50 learners from Learner’s Guild were headed for a half-day event at Slack’s (...)

    #bootcamp #inclusion

  • How CEOs Get Their Employees on #slack
    https://hackernoon.com/how-ceos-get-their-employees-on-slack-e18d1525523?source=rss----3a8144ea

    By Praveen Tipirneni, CEO of Morphic Therapeutic Inc. Originally published on Quora.My team at Morphic Therapeutic started using Slack from the moment the company was founded — and we’ve never looked back.When you open Slack first thing in the morning, you’re greeted with an encouraging little quote. When you want to react to a team member’s remark, you have an arsenal of emojis at your disposal. Slack does its best to be fun.This fun is initially a turnoff to many professionals, especially in the biotech field. They don’t want to use emojis. An app that initially looks and feels like a toy seems like an unnecessary distraction.But something interesting happens after those people begin using Slack. Slowly, but surely, they rethink their initial impression. Yes, Slack lacks the businesslike (...)

    #apps #leadership #quora-partnership #team-building