• #Saint-Etienne : Vous étiez filmé·e·s, vous serez bientôt écouté·e·s attaque.noblogs - 15 Février 2019
    https://attaque.noblogs.org/post/2019/02/15/saint-etienne-vous-etiez-filme%c2%b7e%c2%b7s-vous-serez-bientot-ecoute%c2%b7e%c2%b7s/#more-24472

    Saint Etienne Metropole et Serenicity, une filiale du marchand de mort Verney Carron, sont heureux de vous annoncer l’installation prochaine de micros dans le quartier Beaubrun Tarentaize.

    
Une expérimentation grandeur nature de la Smart City.

    Cela va permettre d’appeler directement les pompiers s’il y a un accident sur la route, et ainsi la mamie du 3e n’aura plus à composer le 18. Quelle révolution !
    
Ce n’est pas pour fliquer, c’est pour améliorer nos vies. Nous rendre joyeux en quelque sorte. On pourra même enregistrer le chant des oiseaux, enfin s’il en reste encore…

    



    La Smart City, quel merveilleux filon pour ces villes à la recherche d’un développement économique infini et ces startuppers en mal de reconnaissance.
    La ville va être intelligente, car nous sommes trop cons. Alors il y a des gens bien intentionnés qui ont tout prévu pour nous rendre la vie facile et heureuse.
    
Eduquer ces pauvres qui gaspillent l’eau et l’électricité, en les équipant de mouchards. Imposer le numérique dans notre quotidien, en le rendant incontournable.

    En attendant le tram, tu te reposais sur un vulgaire banc en bois. Maintenant tu poses ton cul sur un siège design connecté. Merci la smart city, merci la vie.

    La Smart City est un vrai projet politique.
    Le déploiement massif des technologies numériques permet d’asservir et contrôler davantage la population.
    C’est aussi extraire des matières premières rares, polluer la Terre et consommer toujours plus d’énergie.

    Réprimer nos libertés et détruire davantage la nature, voilà le vrai visage de la ville numérique.

    Sainté Smart city, non merci !


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    L’Essor / jeudi 7 février 2019

    En mars, le quartier Tarentaize-Beaubrun-Couriot sera équipé d’une vingtaine de micros destinés à détecter les sons liés à des accidents, incivilités ou actes de vandalisme et d’alerter les secours. Il s’agit d’une expérimentation de six mois menée par la start-up stéphanoise Serenicity.

    Un cri, une détonation, une tôle froissée, un pare-chocs embouti… Une vingtaine de micros seront installés dès le mois de mars dans le quartier Tarentaize-Beaubrun-Couriot afin de détecter ces bruits inhabituels. Des « oreilles » qui permettront d’orienter les caméras de vidéosurveillance en conséquence et de donner l’alerte aux services de secours. Il s’agit d’une expérimentation nommée Soft, l’acronyme de Saint-Étienne observatoire des fréquences du territoire, qui consiste à détecter des anormalités sur l’espace public et qui permet d’accélérer l’intervention des secours. Les capteurs développés par le leader mondial Analog Devices « ne capteront pas les conversations des passants ».

    « Nous n’enregistrons rien. La Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés) a validé le fait que nous détectons seulement la signature acoustique », rassure Fabrice Koszyk. Il est l’un des six associés dans la start-up Serenicity, une société créée en juin 2018 et présidée par le fabricant d’armes et spécialiste de la sécurité stéphanois, Guillaume Verney-Carron. « J’ai croisé la route de G. Verney-Carron dans le cadre de sa démarche de safe city. Nous avons participé à un groupe de travail autour d’applications mobiles et puis nous avons développé une partie “sécurité de la smart city” », ajoute l’entrepreneur. « Notre volonté est de rendre plus efficient l’existant et de rendre moins intrusive la vidéo protection avec des personnes qui contrôlent les écrans. Le but est d’intégrer notre technologie aux systèmes existants au sein des collectivités », ajoute t-on chez Serenicity. Les éléments collectés seront, selon la start-up stéphanoise, la propriété de la collectivité avec laquelle ils travaillent.

    Du côté de la start-up comme de la Métropole, on se défend de développer un système uniquement sécuritaire et à Fabrice Koszyk, de compléter : « Grâce aux sons collectés, peut-être qu’un jour nous serons en mesure de mener un recensement des chants des oiseaux par exemple. C’est aussi ça, la big data ». Non loin de rappeler le Big Brother d’Orwell et la maîtrise absolue, ces micros ne sont que le début d’une longue série de projets numériques co-financés par l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) dans le cadre du Programme d’investissement d’avenir ville et territoires durables et solidaires qui dote Saint-Étienne Métropole de 2,2M€ pour développer le concept de « ville connectée ». « Le projet de Serenicity, qui nécessite dans un premier temps dans les 150 000 € entre dans ce projet global », explique Jean-Pierre Berger, conseiller de Saint-Étienne Métropole et président d’Épures, l’agence d’urbanisme de la région stéphanoise.

    Commande à distance de l’éclairage public, internet des objets, gestion raisonnée des consommation d’eau des foyers… Autant de projets qui devraient prochainement voir le jour. « Nous nous sommes rapprochés de bailleurs sociaux. Nous comptons sur eux afin de convaincre les habitants des quartiers en difficulté de participer à nos panels. Par exemple, comme avec Serenicity, nous envisageons un partenariat avec Suez pour comprendre la consommation d’eau des foyers et les accompagner dans l’économie des ressources », ajoute l’élu. Jean-Noël Cornut, conseiller municipal délégué à la cité numérique et aux systèmes d’Information et de télécommunications complète : « Les habitants contribueront à la collecte de données utiles à une gestion plus écologique de leur quartier via notamment des applications mobiles tel que “MobiliSÉ”, qui permet aux Stéphanois d’envoyer des images et des informations concernant des travaux ou des incivilités en ville ».

    Serenicity développe un service de cyber-pompiers du numérique. « Est-ce que je sais vraiment si mon adresse mail n’est pas utilisée dans le dark ou deep Web ? ». Ces cyber-pompiers seront à même de répondre à cette question du grand public durant la biennale du Design. « Nous avons déposé un brevet sur la partie acquisition de ces informations », ajoute Fabrice Koszyk. Un concept qui s’appelle Sdis pour Service de défense d’informations et de sécurisation du numérique.

    #smart_city #surveillance #ville_intelligente #smart_cities #nécrotechnologies #smartcity #villes #smart-cities #serenicity #Sdis #cyber-pompiers #start-up


  • La “ville intelligente de la surveillance” de Google fait face à une nouvelle résistance à Toronto. Par Ava Kofman
    Traduction Les Crises - 17 Décembre 2018

    La ville la PLUS ambitieuse du monde, connue sous le nom de #Quayside, à Toronto, fait l’objet de vives critiques de la part du public depuis l’automne dernier, lorsque le projet de construire un quartier « à partir d’Internet » a été révélé pour la première fois. Quayside représente un effort conjoint de l’agence gouvernementale canadienne Waterfront Toronto et Sidewalk Labs, qui appartient à la société mère de #Google, Alphabet Inc. pour développer 12 acres [environ 4.9 ha, NdT] du précieux front de mer juste au sud-est du centre-ville de Toronto.


    Illustration : Soohee Cho/The Intercept, Getty Images
    Fidèle à la rhétorique utopique qui alimente le développement de tant d’infrastructures numériques, Sidewalk Labs a présenté Quayside comme la solution à tout, de l’engorgement des routes et la hausse du prix des maisons à la pollution environnementale. La proposition pour Quayside comprend un système centralisé de gestion de l’identité, grâce auquel « chaque résident accède aux services publics » tels que les cartes de bibliothèque et les soins de santé. Un candidat à un poste chez Sidewalk Labs de Toronto a été choqué lorsqu’on lui a demandé, lors d’une entrevue, d’imaginer comment, dans une ville intelligente, « voter pourrait être différent à l’avenir ».

    D’autres projets relativement pittoresques incluent des voitures sans conducteur, des espaces « mixtes » qui changent en fonction des demandes du marché, des rues chauffées et un « tri des déchets avec capteurs ». L’objectif final de l’investissement estimé à un milliard de dollars de Sidewalk Labs est d’amener ces innovations à grande échelle – d’abord à plus de 800 acres [environ 32.4 ha, NdT] sur le front de mer est de la ville, puis à l’échelle mondiale. « L’idée de Sidewalk Labs est née de l’enthousiasme des fondateurs de Google à l’idée de “tout ce que vous pourriez faire si quelqu’un nous donnait une ville et nous en confiait la responsabilité” », explique Eric Schmidt, ancien président exécutif de Google, lorsque Quayside a été annoncé.

    Dès le début, des militants, des chercheurs en technologie et certains représentants du gouvernement se sont montrés sceptiques à l’idée de confier à Google, ou à l’une de ses sociétés sœurs, la responsabilité d’une ville. Leurs réticences quant à la transformation d’une partie de Toronto en banc d’essai d’entreprise ont été suscités, dans un premier temps, par l’histoire de Google alliant pratiques commerciales non éthiques et collecte subreptice de données. Elles ont depuis été confirmées par le processus de développement secret et antidémocratique de Quayside, qui a pâti d’un manque de participation publique – ce qu’un critique a appelé « une expérience colonisatrice du capitalisme de surveillance visant à démolir d’importantes questions urbaines, civiles et politiques ». Au cours des derniers mois, une série de démissions importantes de membres importants du conseil consultatif, ainsi qu’une résistance organisée des résidents préoccupés, ont contribué à la réaction de plus en plus vive du public contre le projet.

    Il y a quelques semaines, Ann Cavoukian, l’une des plus grandes expertes en protection de la vie privée au Canada et ancienne commissaire à la protection de la vie privée de l’Ontario, a été le dernier intervenant à démissionner du projet. Cavoukian a été nommée par Sidewalk Toronto (comme on désigne la collaboration entre Waterfront Toronto et Google-sibling Sidewalk Labs) à titre de consultante pour aider à mettre en place un cadre proactif pour « privacy by design » [protection de la vie privée dès la conception d’un projet, NdT]. On lui a d’abord dit que toutes les données recueillies auprès des résidents seraient supprimées et rendues non identifiables. Cavoukian a toutefois appris le mois dernier que des tiers seraient en mesure d’accéder aux informations identifiables recueillies à Quayside. « J’ai imaginé la création d’une ville intelligente de la protection de la vie privée, par opposition à une ville intelligente de la surveillance », a écrit Cavoukian dans sa lettre de démission. Ses préoccupations faisaient écho à celles des résidents qui ont depuis longtemps souligné les répercussions sur la vie privée du transfert des rues à l’aspirateur de données le plus rentable du monde.

    En réponse aux questions de The Intercept au sujet de la démission de Cavoukian, un porte-parole de Sidewalk Labs a déclaré : « Sidewalk Labs s’est engagé à mettre en œuvre, en tant qu’entreprise, les principes de confidentialité dès la conception. Bien que cette question soit réglée, la question de savoir si d’autres entreprises impliquées dans le projet Quayside seraient tenues de le faire est peu susceptible d’être réglée bientôt, et pourrait ne pas être du ressort de Sidewalk Labs. »

    Maintenant, dans le but de devancer le développement de Quayside avant qu’il ne soit trop tard, une coalition d’experts et de résidents a lancé un Forum ouvert des villes intelligentes de Toronto. Selon Bianca Wylie, cofondatrice de #Tech_Reset Canada et l’une des principales organisatrices de l’opposition à Sidewalk Toronto, le groupe représente le plus récent et le plus important effort des Torontois pour commencer à tenir ce genre d’échanges publics, de séances de formation et de débats qui auraient dû avoir lieu l’an dernier, lorsque ce projet a été annoncé. « Le processus que Sidewalk Toronto a lancé a été si antidémocratique que la seule façon d’y participer est d’être proactif dans le cadrage de la question », poursuit Wylie.

    Le Toronto Open Smart Cities Forum prend les devants dans la lutte locale contre la marchandisation des données de sa ville. La lutte du groupe est une lutte que les habitants des villes du monde entier ont suivie de près. Même ceux qui n’ont jamais mis les pieds au #Canada pourraient bientôt être assujettis aux produits, normes et techniques produits par Sidewalk Toronto, par le simple fait qu’ils utilisent les services de Google qui couvrent la planète. « Il ne s’agit pas seulement de vendre des données », dit Wylie. « Il s’agit aussi de savoir comment ces données sont utilisées avec d’autres types de données dans d’autres systèmes. Vous pouvez déplacer beaucoup d’informations dans #Alphabet sans avoir à les vendre, et nous devons en parler ». En d’autres termes, la capacité de Toronto de freiner l’affilié de Google a des répercussions non seulement pour les Canadiens, mais aussi pour l’avenir de ceux qui contrôlent notre vie civique.


    Image conceptuelle de Sidewalk Toronto. Image : Sidewalk Toronto

    Une ville de la surveillance
    Les controverses en cours à propos de Sidewalk Toronto pourraient être le dernier signal d’alarme pour les villes qui envisagent de céder des espaces publics à de grandes entreprises de technologie. La décision de Cavoukian de démissionner ne représente que la démission la plus récente d’une série de départs que Wylie a qualifiés de « bulldozer continu des parties intéressées ». En plus de Cavoukian, un membre du conseil de Waterfront Toronto et deux conseillers numériques de Waterfront Toronto ont également démissionné au cours des cinq derniers mois. Trois autres conseillers numériques ont également menacé de démissionner à moins que des changements majeurs ne soient apportés au processus de préparation du projet.

    En prévision d’une presse défavorable, Sidewalk Labs a alloué 11 millions de dollars de son budget initial de 50 millions de dollars à un poste « communications/engagement/et relations publiques ». Il s’agit d’une stratégie visant à renforcer l’influence des personnes influentes « afin d’assurer le soutien du plan directeur pour l’innovation et le développement parmi les principaux intervenants à Toronto ». La semaine dernière, iPolitics a signalé que Sidewalk Labs a commencé à faire du lobbying auprès d’au moins 19 ministères fédéraux, dont le cabinet du premier ministre, Environnement et changements climatiques Canada, l’Agence de santé publique du Canada et le Conseil du Trésor et autres. Les réunions ont toutes eu lieu quelques jours après la démission de Cavoukian, l’ancienne commissaire à la protection de la vie privée de l’Ontario.

    Mais jusqu’à présent, le projet a perdu des alliés plus rapidement qu’il n’en a gagné. Lorsque Saadia Muzaffar, une éminente technologue et fondatrice de TechGirls Canada, a démissionné du comité consultatif sur la stratégie numérique de Waterfront Toronto en octobre, c’était en partie à cause du « mépris flagrant du partenariat pour les préoccupations des résidents à l’égard des données et des infrastructures numériques ». Dans sa lettre de démission virale, Mme Muzaffar a critiqué le processus de négociation malhonnête de Sidewalk Toronto : « Il n’y a rien d’innovateur dans la construction de la ville qui prive insidieusement ses résidents de leurs droits et qui vole aux budgets publics des revenus précieux ou qui engage des fonds publics limités dans l’entretien continu de la technologie dont les dirigeants municipaux n’ont même pas déclaré avoir besoin. »

    Si les autres projets mondiaux de Google peuvent donner une quelconque indication, l’entreprise de Sidewalk Lab au Canada pourrait s’inspirer du modèle de la Silicon Valley qui consiste à offrir des services gratuits en échange du droit à une collecte de données pratiquement illimitée. Des bornes LinkNYC et InLinkUK associées à Sidewalk Labs ont déjà été installées à New York et à Londres. Les kiosques – qui comprennent trois caméras, 30 capteurs et des balises Bluetooth – regroupent des données anonymisées à des fins publicitaires en échange de services Wi-Fi gratuits fournis aux passants.

    Étant donné qu’il n’y a pas de véritable façon de se retirer de l’espace public, les Torontois se demandent à quoi ressemblerait un accord judicieux. Dans le cas de Quayside, les termes de tout accord ne couvriraient pas seulement le Wi-Fi mais pourraient également s’étendre aux services gouvernementaux de base. Julie Di Lorenzo, une promotrice immobilière qui a quitté le conseil d’administration de Waterfront en juillet, a expliqué à l’AP [Associated Press] que les questions qu’elle avait posées au sujet des résidents qui pourraient ne pas consentir au partage des données étaient restées sans réponse. Elle voulait savoir si ceux qui n’avaient pas opté pour la ville se feraient dire qu’ils ne pouvaient pas y vivre. « C’est une chose d’installer volontairement Alexa chez soi », a écrit le journaliste torontois Brian Barth. « C’en est une autre quand l’infrastructure publique – rues, ponts, parcs et places – est, pour ainsi dire, Alexa. »

    À ces préoccupations s’ajoute le fait que Sidewalk Labs a demandé à des consultants locaux potentiels de lui remettre la totalité de leur propriété intellectuelle, selon une récente enquête du Globe and Mail. Comme Jim Balsillie, l’ancien PDG de Blackberry, l’a récemment souligné dans un éditorial, Waterfront Toronto n’a pas réglé la question de la propriété intellectuelle et des données dans son dernier protocole, ce qui signifie qu’elle reviendrait à Sidewalk Labs par défaut, lui octroyant un avantage commercial brut. En effet, dans une annonce faite l’an dernier, M. Schmidt est même allé jusqu’à remercier les contribuables canadiens d’avoir créé une partie de la technologie clé de l’intelligence artificielle Alphabet, dont l’entreprise possède maintenant la propriété intellectuelle. M. Balsillie a fait remarquer que ce qui se passe à Toronto aura des répercussions profondes et permanentes sur les droits numériques et la prospérité de tous les Canadiens parce que la PI [propriété intellectuelle] et les données – les ressources extractives les plus précieuses de notre siècle – s’étendent de façon continue. C’est pourquoi les intervenants actuels et anciens de Waterfront Toronto ont demandé que le public bénéficie des avantages financiers du projet, soulignant que la plus grande ville du Canada ne devrait pas être simplement considérée comme le laboratoire urbain d’une entreprise américaine.

    Le porte-parole de Sidewalk Labs a déclaré que « la relation de l’entreprise avec ses entrepreneurs n’a aucune incidence sur ses ententes avec Waterfront Toronto, y compris son engagement à l’égard du processus établi dans la PDA [Plan Development Agreement, accord signé par Waterfront Toronto et Sidewalks Labs, NdT], qui indique qu’à l’avenir, Waterfront Toronto pourrait avoir des droits sur certaines PI de Sidewalk Labs. Évidemment, si Sidewalk Labs n’est pas propriétaire de la PI créée par le processus de préparation, elle n’aura pas le pouvoir de partager ou de transmettre cette PI à Waterfront Toronto ou à quiconque. »

    Pourtant, jusqu’à récemment, Sidewalk Labs refusait de dire à qui appartiendraient les données produites par les visiteurs, les travailleurs et les résidents de Quayside dans ce qu’elle appelle « la communauté la plus tangible au monde ». L’entreprise n’avait pas non plus clarifié, malgré les questions pointues posées lors des assemblées publiques, si et comment l’information provenant des capteurs des bancs des parcs, des feux de circulation et des bennes à ordures serait monétisée. (L’écrivain Evgeny Morozov a résumé la stratégie de Google comme suit : « Maintenant, tout est permis – à moins que quelqu’un ne se plaigne »).

    Dans un semblant de réponse à la pression croissante du public contre le projet, Sidewalk Labs a récemment publié sa première proposition pour la gestion numérique des données collectées. Le plus important de ces plans était la suggestion que toutes les données soient placées dans une « fiducie de données civiques ». Sur le blog de l’entreprise, Alyssa Harvey Dawson, responsable de la gestion des données chez Sidewalk Labs, explique qu’avec la création proposée d’une fiducie de données civiques, personne n’aurait « le droit de posséder les informations recueillies dans l’environnement physique de #Quayside – y compris Sidewalk Labs ». Cela représenterait, écrit-elle, « une nouvelle norme d’utilisation responsable des données qui protège la vie privée et l’intérêt public tout en permettant aux entreprises, aux chercheurs, aux innovateurs, aux gouvernements et aux organisations civiques d’améliorer la vie urbaine grâce aux données urbaines ».

    Selon les experts qui ont suivi le projet de près, les détails sur la façon dont cette fiducie pourrait être mise en œuvre sont vagues et parfois contradictoires. D’une part, la proposition stipule que Sidewalk Labs n’aurait aucun accès préférentiel aux données recueillies. D’autre part, comme le souligne Sean McDonald, « la fiducie proposée accorderait des licences pour la collecte et l’utilisation de données – et plus les données sont sensibles, plus elles seraient confidentielles ». Il y a aussi la question de savoir dans quelle mesure certaines données seraient anonymes et si cet #anonymat serait réversible lorsqu’il s’agit de partager des informations avec les services de maintien de l’ordre public. Certains résidents s’opposent à ce que Sidewalk Labs soit impliqué dans cette proposition de gestion des données. « C’est comme si Uber proposait des règlements sur le covoiturage, ou si Airbnb disait au conseil municipal comment gérer les locations à court terme. Par définition, il y a conflit d’intérêts », écrit Nabeel Ahmed, spécialiste des #villes_intelligentes et membre du Toronto Open #Smart_Cities Forum.

    Une partie de la mission du nouveau #Toronto Open Smart Cities Forum est de faire en sorte que le débat public ne porte plus sur les derniers détails des modalités proposées par l’entreprise, mais plutôt sur la question de savoir si le projet devrait aller de l’avant, sous quelle que condition que ce soit. Cette conversation, souligne Wylie, devrait avoir lieu entre les résidents et le gouvernement ; #Sidewalk Labs ne devrait pas être la seule voix qui fixe les conditions et fait avancer le programme. « Nous devons affirmer clairement et sans ambiguïté que cette infrastructure est publique », a dit M. Wylie. « En mars vous pouvez dire : “Ces #données ne sont pas recueillies”, mais en juillet, elles sont mises à jour pour faire autre chose. Cette infrastructure crée une surveillance plausible tant que vous gardez toujours la porte ouverte à ce qui est possible. »

    Source : The Intercept, Ava Kofman, 13-11-2018
    Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.


  • Smart Cities sécuritaires : la CNIL forfait ?
    https://nantes.indymedia.org/articles/43553

    Depuis plusieurs mois, La Quadrature a commencé à se pencher sur les enjeux liés aux Smart City, alors que plusieurs villes françaises invoquent ce terme pour « déguiser » leurs projets de surveillance policière dopée aux Big Data. Il y a quelques semaines, nous rencontrions la CNIL pour discuter de ces enjeux. Résumé des épisodes précédents, et de cette rencontre pas franchement enthousiasmante.

    #Informatique #contrôle #social #technopolice #Informatique,contrôle,social,technopolice


  • Barcelona is leading the fightback against smart city surveillance
    https://www.wired.co.uk/article/barcelona-decidim-ada-colau-francesca-bria-decode

    (…) The low-hanging fruit was procurement: it now bakes these considerations into its contracts with tech companies. “We are introducing clauses into contracts, like data sovereignty and public ownership of data,” says Bria. “For example, now we have a big contract with Vodafone, and every month Vodafone has to give machine readable data to city hall. Before, that didn’t happen. They just took all the data and used it for their own benefit.”

    But city hall is going further, creating technological tools that mean citizens themselves can control the data they produce in the city and choose precisely who they share it with. This is Project DECODE (DEcentralised Citizen-owned Data Ecosystems). DECODE aims to develop and test an open source, distributed and privacy-aware technology architecture for decentralised data governance and identity management. It will effectively invert the current situation where people know little about the operators of the services they are registered with, while the services know everything about them. Instead, “citizens can decide what kind of data they want to keep private, what data they want to share, with whom, on what basis, and to do what,” says Bria. “This is a new social pact — a new deal on data.”

    It’s a technical challenge, and one they are still working on. The tools are being put to the test in two pilots in Barcelona. The first focuses on the internet of things. City hall is giving residents sensors to place in their neighbourhoods. These sensors are directly integrated into the city’s sensor network, Sentilo, and gather data on air quality and noise pollution to influence city-level decisions. This pilot addresses the technical challenge of collating and storing a stream of citizen-sourced data, while giving those citizens complete control over what information is shared. The idea is that citizens could go out their way to collect useful data to improve public services — a very modern form of volunteering.

    The second pilot relates to Decidim. When people use it, they see a dashboard of their data, aggregated and blended from a range of sources, from sensor noise levels, to healthcare data and administrative open data. From that dashboard, they can control the use of that information for specific purposes — such as informing policy proposals. Ultimately, they envisage citizens managing their data flows through an app, with a “DECODE wallet that manages people’s decryption keys, with an interface that lets you select that you want to give your transport data to the city, because you know that they can improve public transport with it—but you don’t want to give that kind of private data to an insurance company or an advertiser,” Bria explains.

    The pilots will run into 2019, before potentially scaling citywide. Bria is convinced that the city is the right level of government for this experimentation. “There is a crisis of trust. Governments need to reshape their relationships with citizens, and cities are closer to the citizens. Cities also run data-intensive, algorithmic processes: transport, public housing, healthcare, education. This is the level at which a lot of services are run, and so cities can experiment with alternatives. It’s the same reason why there was the smart city boom — cities have this capacity.”

    Barcelona is not alone in this. DECODE is an EU-funded project and sits neatly alongside the incoming General Data Protection Regulation (#RGPD), which will update regulation for internet companies. Together, they’re a kind of one-two for the data-driven internet economy. Barcelona also leads a network of rebel cities, “Fearless Cities”, that is adopting its tools and practices. They hosted the first conference last year, bringing together more than 180 cities from 40 countries and five continents. They are watching as Barcelona leads the way with its experiments in open democracy and data protection. Everything Barcelona has developed is open source, and all the code is posted on Github. They want these ideas to spread.

    Le genre de mesures préconisées dans cet article de Frank Pasquale dans le @mdiplo du mois https://www.monde-diplomatique.fr/2018/05/PASQUALE/58653



  • La ville dense et connectée est loin de faire rêver les Français Le Figaro - Clémentine Maligorne - 25/11/2017
    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/11/25/20002-20171125ARTFIG00006-la-ville-dense-et-connectee-est-loin-de-faire-rev

    Près d’un Français sur deux et 62% 62 % ça fait presque 2 Français sur 3, je corrige le figaro , je des Franciliens aspirent à vivre ailleurs. Idéalement, dans un village ou une petite ville aux portes d’une grande ville, d’après une étude l’Observatoire Société et Consommation (Obsoco).

    Et si le bonheur était loin du tumulte des grandes villes ? Alors que plus des trois quarts de la population française habite en ville, et qu’un Français sur cinq réside dans une des 100 communes les plus peuplées, la vie en ville, notamment dans les villes denses et « connectées », ne fait pas rêver, voir rebute plus d’un. C’est le constat dressé par l’Observatoire Société et Consommation (Obsoco) et le cabinet d’études et de prospectives Chronos dans une enquête, dévoilée mi-novembre, sur les « usages émergents de la ville ».


    Une forte envie d’« ailleurs »
    Premier constat, plus la ville est densément peuplée, plus l’aspiration à en partir est forte. Sur 4000 personnes interrogées*, près de la moitié (48%) voudrait « aller vivre ailleurs ». Ils sont 62% ( donc presque 2 sur 3 ) en Ile-de-France et 59% dans les agglomérations de plus de 200.000 habitants.

    Idéalement, 30% des personnes interrogées souhaiteraient aller vivre dans « une petite ville ou un village à la périphérie d’une grande ville ». Et 19% dans une ville de taille moyenne. « Il y a une attirance à l’égard des zones faiblement urbanisées, majoritairement chez les citadins », constate Philippe Moati. Les grands centres-villes attirent moins. Ils ne sont que 11% à déclarer souhaiter y vivre et 10% à vouloir vivre dans la périphérie d’une grande ville. En outre, 14% déclarent vouloir vivre dans une petite ville ou un village loin des grands pôles urbains. Et 15% isolés, à la campagne.

    Un rejet de la ville dense et connectée
    Cette envie d’ailleurs, très forte chez les citadins des grandes métropoles, est portée par une vision relativement négative de leur lieu de vie. « Si la ville est propice aux études, pour se cultiver, faire des achats ou encore travailler, ce n’est pas l’endroit idéal pour grandir, habiter, élever des enfants ou vieillir », note Philippe Moati, professeur d’économie à l’Université Paris-Diderot et coprésident de l’Obsoco. Pour les habitants des grandes villes, et plus encore pour ceux de Paris intra-muros, les personnes interrogées relèvent de nombreuses nuisances, telles que le #coût_de_la_vie, la #pollution, le #bruit, la mauvaise #qualité_de_l_air ou encore l’absence de contact avec la #nature.

    Autre tendance, depuis quelques années, cette envie d’ailleurs se matérialise par une migration du Nord et de l’Est vers l’ouest et le Sud-ouest de l’Hexagone, note l’Obsoco. Ainsi, depuis quelques années le solde migratoire de ville comme Paris, Lille, Dijon, Nancy, Strasbourg, Grenoble ou Nice est négatif alors que celui de villes comme Nantes, Toulouse, Bordeaux, Montpellier affichent des soldes migratoires positifs, selon l’Insee. « On va chercher ailleurs un cadre de vie meilleur, et non un emploi. C’est une révolution » souligne Philippe Moati.

    En outre, alors que depuis quelques années, collectivités locales, services publics et grands groupes privés investissent massivement pour créer des cités « intelligentes » et interactives, « la ville connectée est rejetée », constatent les auteurs de l’enquête. Plus de deux Français sur trois refusent d’ailleurs de partager leurs #données_personnelles, qui pourtant contribueraient au développement de ces « #smart_cities » (villes intelligentes). « À la fois, on rejette la ville connectée, en même temps 90% des Parisiens utilisent un mobile dans la ville » tempère le sociologue et fondateur de Chronos, Bruno Marzloff.

    L’archétype de la ville idéale est au contraire une « ville nature », autosuffisante, avec de courtes distances, et une gouvernance collaborative. « Les Français veulent tout et leur contraire. Ils souhaitent bénéficier des usages de la ville et vivre dans un environnement de village » résume Philippe Moati. Une ville ni trop grande, ni trop petite, ni trop proche de la grande ville, ni trop loin... »

    #Télétravail et #collaboratif
    Mais les villes ne se vident pas pour autant. « Si les gens déclarent globalement vouloir vivre ailleurs, ils assument leurs contradictions et développent des stratégies de résilience » explique Bruno Marzloff. Comme par exemple, le télétravail qui se développe : « 44% des actifs travaillent, plusieurs fois par mois, à distance des locaux de leur entreprise », selon l’étude.

    Par ailleurs, de plus en plus de citadins sont adeptes de jardins partagées : « 73% des urbains se disent attirés par l’autoproduction alimentaire » selon l’étude. Dans les faits, 23% des citadins et 16% des parisiens sont engagés dans des pratiques d’autoproduction alimentaire. En outre, 64% des personnes interrogées aimeraient qu’on leur propose un budget participatif. « Tout cela traduit le désir d’une ville à portée de main, de #proximité, souligne Bruno Marzloff. On n’est plus dans le train de la croissance qu’on connaissait hier. Plus qu’une aspiration, l’ #économie_collaborative est devenue une tendance de fond. »

    *Cette enquête a été réalisée en ligne auprès d’un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 à 70 ans de plus de 4000 personnes, interrogées du 3 au 31 juillet 2017. Elle a parallèlement été conduite en Allemagne, en Italie et au Royaume-Uni, avec à chaque fois un échantillon de 1000 personnes représentatif de la population nationale.

    #villes_intelligentes #villes-interactives #progrès

    • Un article intéressant à plus d’un titre.

      Le rouleau compresseur des médias, des discours des politiques des publicitaires n’arrivent pas à faire aimer la ville connectée. Les aménageurs de #territoires_numériques malgré des moyens gigantesques n’arrivent pas à être crédibles, normal, vue leur artificialté et la boursouflure de leur égo. Ne parlons pas de leur façon d’arrondir les chiffres, le figaro économie ne fait pas dans la dentelle.

      Les Français ont tous sous les yeux le résultat on ne peut moins virtuel d’une interminable séquence de progrès sans merci : dérèglements climatiques et perturbations hormonales, cinquième continent de plastique et morbidité des sols, pénuries d’eau potable et déchets radioactifs éternels – pour ne citer que les seules calamités environnementales. À écouter les gestionnaires de ce chaos, les « solutions » à ces « dysfonctionnements » seraient, sinon déjà à l’œuvre, du moins aussi prometteuses que les précédentes, c’est-à-dire toujours plus technologiques, contraignantes et globales : aux ingestions prescrites s’ajouteront les effets secondaires du traitement.

      Se connecter d’urgence à http://hors-sol.herbesfolles.org


  • Pourra-t-on encore etre anonyme dans la ville de demain ? - L’Atelier BNP Paribas
    https://atelier.bnpparibas/smart-city/article/pourra-t-on-etre-anonyme-ville

    A quand « une navigation privée » dans l’espace public ?

    30% DES APPS MOBILES utilisent la geolocalisation

    Pour éviter ce type de dérive, est-il encore possible d’actionner un mode privé, comme sur les navigateurs web, afin de déambuler incognito dans l’espace public ? La question est d’autant plus sensible dans la smart city que l’information et le consentement de l’utilisateur, pierres angulaires de la protection des données personnelles, y sont plus difficiles voire impossibles à mettre en œuvre. Sur le trottoir, il n’y a pas de cookie à accepter ni de conditions générales d’utilisation à valider. Bien sûr, il est toujours possible de couper son smartphone afin d’espérer disparaître des radars, sachant qu’environ 30 % des applications mobiles utilisent la géolocalisation selon la Cnil. Pour avoir une petite idée des informations remontées par notre mobile, il suffit pour les utilisateurs de terminaux Android de consulter l’historique de leurs positions tenu par Google. La géolocalisation se fait toutefois le plus souvent à notre insu comme pour le wifi tracking qui mesure notre exposition aux messages publicitaires, y compris depuis les poubelles connectées (source The Guardian). Dans la ville de demain, les capteurs seront potentiellement partout et, par essence, largement invisibles comme dans le cas de la reconnaissance faciale appliquée à la vidéosurveillance. Dès lors, la smart city est-elle compatible avec la data privacy ? Est-il possible de respecter la vie privée des individus sans entraver le développement de services innovants ? En réponse à ces questions, la Cnil vient de publier un cahier innovation et prospective intitulé « La plateforme d’une ville – Les données personnelles au cœur de la fabrique de la smart city ».

    A côté de ces scenarii, Valérie Peugeot en appelle au pourvoir public. « Le législateur peut taper du poing sur la table pour faire avancer les choses. Ce qui était son intention avec l’ouverture des données de transport introduite par la loi Macron mais qui a été enterré faute de décret d’application par l’actuel gouvernement. »

    Autre initiative publique, couronnée cette fois de succès, celle de La Fabrique des mobilités. Piloté par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), ce programme met autour de la table, les acteurs de l’automobile dans une logique de mise en commun de leurs données, afin de faire émerger un écosystème et des standards. Des communautés pourraient, selon elle, se monter sur d’autres verticales que l’automobile sous l’impulsion des acteurs publics.

    #smart_cities #données_personnelles #anonymat #villes


  • À la Smart City Expo, le centre de commande devient le cerveau de la ville
    http://www.journaldunet.com/economie/services/1204959-a-smart-city-expo-le-centre-de-commande-devient-le-cerveau-de-la-ville/?een=d676e963338a09c663b1079a5dc663fa

    Une plateforme pour les gouverner toutes. Lors du salon Smart City Expo World Congress, qui se tient à Barcelone du 14 au 16 novembre, plusieurs entreprises ont présenté leurs offres de centres de commande. Si ces plateformes existent depuis longtemps, elles se sont historiquement concentrées sur la sécurité et la vidéosurveillance. Aujourd’hui, elles proposent un monitoring et une gestion de nombreux services de la smart city en un seul endroit, utilisent de nouvelles sources de données et permettent même d’automatiser certaines décisions.

    #Smart_cities


  • La « smart city » peine à séduire les Français
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2017/11/16/les-francais-ne-sont-pas-seduits-par-la-smart-city_5215555_3234.html

    Premier enseignement : la ville a une image globalement négative. « Les nuisances, le bruit, la pollution, la promiscuité, la fatigue, la cherté, l’emportent sur le versant positif, à savoir l’effervescence, la culture… », résume Philippe Moati, professeur agrégé d’économie et coprésident de L’Obsoco.

    Alors que plus des trois quarts des Français vivent en ville, les urbains rêvent majoritairement de changer d’air. L’aspiration à « déménager et aller vivre ailleurs » concerne 56 % des répondants dans Paris, 59 % dans les villes centres de seize autres métropoles, 55 % des habitants de communes appartenant à un grand pôle urbain…, mais seulement un tiers de ceux vivant en périphérie d’une petite commune et un quart des sondés résidant dans une commune isolée.

    #Ville #Smart_cities

    • hypothèse : on commence peut-être à en avoir marre de tous ces trucs qui nous espionnent

      smart = espion (traduction perso depuis 10 ans, jamais prise en défaut)


  • Smart City : Cisco déploie 1 milliard de dollars pour la ville du futur
    https://www.silicon.fr/smart-city-cisco-1-milliard-dollars-190389.html

    Doté d’un milliard de dollars, le City Infrastructure Financing Acceleration Program (CIFAP) vise à accélérer les déploiements des technologies numériques qui rendront les villes plus agréables à vivre (du moins sur le papier).

    Circulation mieux régulée, pollution réduite, dépenses énergétiques optimisées, sécurité renforcée, etc., autant de promesses qui construiront la ville intelligente de demain .

    Sauf que les projets de type smart city tardent à se concrétiser, y compris en France. La faute au manque de financement, considère Cisco.

    « Le financement est une pierre d’achoppement majeure pour les municipalités qui commencent leur transformation des villes connectées », avance Anil Menon, Président monde de Cisco Smart+Connected Communities.

    « Avec nos partenaires, Cisco apportera le capitale et l’expertise nécessaires pour faire des projets de villes intelligentes une réalité. »

    Le ramassage connecté des ordures

    Plus concret, Kinetic for Cities Waste Management permet de surveiller le remplissage des poubelles en temps réel.

    Une expérimentation aujourd’hui lancée en Espagne, dans six quartiers de Grenade (Andalousie), avec Ferrovial Services. 210 capteurs de remplissage, sur les 420 prévus, ont été déployés dans des bennes à ordures.

    Après traitement, les données (informatiques) récoltées à partir d’un réseau IoT Lora permettent de prendre des décisions appropriées en regard de la situation (par exemple face à un départ de feu ou une benne renversée) et d’optimiser les déplacements des engins de ramassage.

    L’objectif étant d’endiguer la pollution environnementale tout en assurant un service de qualité.

    Un exemple parmi d’autres des applications de smart cities auxquelles Cisco entend se connecter durablement.

    #Smart_cities #Cisco #Meilleur_des_mondes


  • Bill Gates is Buying Land in Arizona to Build a “Smart City”
    http://www.popularmechanics.com/technology/a29005/bill-gates-smart-city

    An investment firm run by Bill Gates has put down $80 million to develop a planned community in Arizona. The 25,000 acres of land is about 45 minutes west of Phoenix, in an area called the West Valley. The community, which Gates wants to turn into a “smart city,” will be named Belmont.

    “Belmont will create a forward-thinking community with a communication and infrastructure spine that embraces cutting-edge technology, designed around high-speed digital networks, data centers, new manufacturing technologies and distribution models, autonomous vehicles and autonomous logistics hubs,” Belmont Partners, the Arizona real state investment company involved in the deal, said in a news release.

    This isn’t the first intentional community built to optimize urban life in the area. About an hour north of Phoenix, the experimental town Arcosanti was built by architect Paolo Soleri in the ’70s. The retrofuturist site follows Soleri’s philosophy of arcology, an integration of architecture and ecology. The town is rumored to be one of the inspirations for the architecture of Star Wars’ Tatooine.

    It’s unlikely that Gates’ new city will be as ambitious or aesthetically sublime as Soleri’s project. But perhaps it will bring utopian ideas of planned communities, mostly abandoned in recent decades, into the 21st century.

    #Smart_cities #Bill_Gates #Belmont #Urbanisme #Meilleur_des_mondes


  • Google à la conquête des villes, par Evgeny Morozov (Les blogs du Diplo, 3 novembre 2017)
    https://blog.mondediplo.net/2017-11-03-Google-a-la-conquete-des-villes

    par Evgeny Morozov

    Les municipalités n’y verraient guère d’inconvénient, mais qu’en est-il d’Alphabet ? Depuis quelque temps, la multinationale les prend très au sérieux. Ses dirigeants ont même évoqué l’idée de réinventer une ville en difficulté — Detroit ? — en s’appuyant sur leurs services, sans qu’aucune réglementation ne leur mette des bâtons dans les roues.

    Tout cela aurait pu sembler contre-intuitif il y a quelques dizaines d’années, mais ce scénario semble plus plausible maintenant que des institutions comme la Banque mondiale vantent les vertus des villes privatisées, et que les grands pontes de la Silicon Valley aspirent à fonder des micro-nations basées en mer pour se libérer de la bureaucratie traditionnelle.

    Pour Alphabet, les villes ont toujours été des plates-formes. Aujourd’hui, elles deviennent numériques, voilà tout. « Les grandes villes du monde entier sont des centres de croissance et d’innovation parce qu’elles tirent parti des plates-formes mises en place par des dirigeants visionnaires, indique la proposition. Rome a eu ses aqueducs, Londres son métro et Manhattan son plan quadrillé. »

    Toronto, avec ses visionnaires bien à elle, aura Alphabet. Cet enthousiasme plateformaphore ferait presque oublier que le quadrillage des rues n’appartient pas à une entité privée, capable d’exclure certaines personnes et d’en favoriser d’autres. Voudrions-nous que Trump Inc. en soit le propriétaire ? Probablement pas. Alors pourquoi s’empresser de donner son équivalent numérique à Alphabet ?

    Qui fixe les règles qui encadrent l’accès à ces plates-formes ? Les villes économiseraient-elles de l’énergie en utilisant le système d’intelligence artificielle d’Alphabet ou est-ce que la plate-forme serait ouverte à d’autres fournisseurs ? Les véhicules autonomes seraient-ils ceux de Waymo, la filiale d’Alphabet dédiée, ceux d’Uber ou d’un autre fabricant automobile ? Alphabet soutiendra-t-il « la neutralité urbaine de l’Internet » aussi activement qu’il soutient la neutralité de l’Internet classique ?

    Le but d’Alphabet à long terme consiste à lever les barrières à l’accumulation et la circulation de capitaux dans les milieux urbains, notamment en remplaçant les anciennes règles et restrictions par des objectifs flottants crowdsourcés. La multinationale prétend ainsi que dans le passé, « des mesures prescriptives étaient nécessaires pour protéger la santé des êtres humains, assurer la sécurité des bâtiments et gérer les facteurs extérieurs négatifs. » Cependant, les choses ont changé et « les villes peuvent atteindre ces mêmes objectifs sans l’inefficacité propre aux réglementations qui imposent des zonages inflexibles et des règles de constructions figées ».

    Après tout, Alphabet prétend construire une ville « où les bâtiments n’ont pas d’usage statique ». Par exemple, la pièce maîtresse du quartier concerné à Toronto, surnommée le Loft, reposera sur une ossature qui « restera flexible tout au long de son cycle de vie et abritera un grand mélange d’usages (résidentiel, commercial, création, bureaux, hospitalité et parking) afin de répondre rapidement à la demande du marché. »

    Telle est la promesse populiste de GoogleUrbanism : Alphabet peut démocratiser l’espace en l’adaptant grâce au flux de données et à des matériaux préfabriqués bon marché. Sauf que la démocratisation des fonctions ne s’accompagnera pas d’une démocratisation de la gestion et de la propriété des ressources urbaines. C’est pourquoi la principale donnée entrante (input) dans la démocratie algorithmique d’Alphabet est la demande du marché plutôt que la gouvernance communale.

    Or, dans nombre de villes, c’est précisément la « demande » qui conduit à la privatisation de l’espace public.

    #Smart_cities #Google #Alphabet #Infrastructure_urbaine #Villes


  • La « blockchain » ouvre le champ des possibles pour la « smart city »
    http://abonnes.lemonde.fr/smart-cities/article/2017/09/27/la-blockchain-ouvre-le-champ-des-possibles-pour-la-smart-city_519246

    La blockchain sera-t-elle le moteur des villes intelligentes de demain ? De multiples projets, encore embryonnaires, sont en cours d’expérimentation. Résumer cette technologie en quelques phrases est ardu mais, concrètement, la blockchain est une base de données décentralisée qui sécurise et certifie des échanges au sein d’un groupe d’individus. Les informations de ces réseaux peer to peer ne transitent pas par un serveur central unique (potentiellement piratable) mais sont réparties entre des centaines ou des milliers de serveurs, qui stockent chacun un morceau de la chaîne. C’est donc un système extrêmement sûr. Toutes les parties prenantes ont accès aux mêmes informations et garantissent l’intégrité de l’ensemble.

    « Comme ce sont de faibles volumes, faire appel à un tiers de confiance extérieur pour mesurer et organiser ces flux peut coûter cher à l’utilisateur. Un réseau construit avec une blockchain permet aux habitants de certifier et de garder la maîtrise des données, de manière démocratique », explique Olivier Sellès, responsable innovation de Bouygues Immobilier. Le géant du BTP crée en ce moment un réseau de ce type entre des bâtiments du quartier Confluence, à Lyon, en partenariat avec l’institut Nanoélec de Grenoble. Il devrait être opérationnel en 2018. Un autre smart grid à plus grande échelle, basé sur une blockchain, verra le jour en 2019, avec la livraison de 30 000 m2 de logements, affirme Maxime Valentin, de la SPL Lyon Confluence.

    Des échanges marchands sans argent en P2P...

    SystèmeX réfléchit, avec des collectivités, à la création de « monnaies de la mobilité » basées sur des blockchains, qui permettraient, par exemple, de recevoir un token lorsqu’on transporte quelqu’un dans sa voiture, puis d’utiliser celui-ci dans le réseau de transports collectifs, ou pour emprunter un vélo. « La blockchain permet de connecter des services différents, par exemple, un train et une voiture particulière en autopartage. Cela résout la problématique du dernier kilomètre. La blockchain a vraiment le potentiel pour créer une nouvelle économie locale circulaire », juge Charles Kremer, de SystèmeX.

    #Smart_cities #Blockchain



  • Les villes européennes de plus en plus « intelligentes »
    http://fr.myeurop.info/2016/09/19/les-villes-europ-ennes-de-plus-en-plus-intelligentes-14747

    L’Union européenne se trouve aujourd’hui confrontée à l’un de ses plus grands défis : penser et adapter la ville pour l’intégrer à un environnement intelligent et durable. Actuellement, près de trois Européens sur quatre vivent en ville. Ils consomment 70 % de l’énergie de l’UE et leurs activités quotidiennes lancent des défis redoutables à l’Union. Les embouteillages, pour prendre un seul exemple, coûtent à l’Europe 1 % de son PIB. D’où le développement de villes intelligentes sur le Vieux continent.

    Selon le Parlement européen, près de 240 villes européennes de plus de 100 000 habitants méritent actuellement le qualificatif d’« intelligentes&nb lire la (...)

    #EUROFOCUS #Europe #énergie #smart_cities #smart_grids #transition_énergétique



  • Efficaces, innovantes, participatives et surtout lucratives : les smart cities selon l’institut de l’entreprise, think tank libéral. On pourra se demander quelle crédibilité accorder à leurs promesses de réduction des coûts via des partenariats renforcés avec les entreprises, eux qui encensaient les PPP et prennent maintenant leurs distances avec parce que c’est plus très crédible de dire que c’est un bon plan pour le public.

    #ville #finances_locales #smart_cities #economie #entreprise #smart_grids

    http://www.institut-entreprise.fr/les-publications/smart-cities-efficace-innovante-participative-comment-rendre-la-


  • #Facebook peut utiliser tout ce que vous écrivez, même si vous ne le publiez pas | Rézonances #ghost #mémoire


    http://rezonances.blog.lemonde.fr/2013/12/17/facebook-peut-utiliser-tout-ce-que-vous-ecrivez-meme-si-vous

    Cet article s’appuie sur une étude (à consulter ci-dessous) consacrée au phénomène d’#autocensure sur Facebook.
    http://www.scribd.com/doc/191876182/Etude-sur-l-auto-censure-sur-Facebook
    « 71 % des profils étudiés ont autocensuré leurs messages au moins une fois en dix-sept jours. Nous présumons fortement que les 29 % restants n’ont tout simplement pas eu l’occasion de s’autocensurer, étant donné la brève période pendant laquelle a duré notre observation. »

    #vie_privée
    http://seenthis.net/messages/159715

    #censure
    http://torrentfreak.com/facebook-uses-social-signals-to-stop-piracy-131203

    Facebook doesn’t reveal whether the patented system is already in use or which personal details of Facebook users are considered. However, according to its privacy policy the company can use all available user information to protect “rights or property” of Facebook and others.

    Mise à jour, le 17 décembre à 19 h 30. Les équipes de Facebook France ont tenu à réagir à cet article avec la déclaration suivante : « Les ingénieurs "data" de Facebook travaillent à comprendre la manière dont les gens utilisent notre plateforme afin d’améliorer l’expérience que nous leur proposons. Nous avons récemment conduit une étude pour comprendre à quelle fréquence les gens ne publient pas un texte après l’avoir commencé. Il est important de noter que l’étude en question n’analyse absolument pas le contenu des textes mais uniquement le comportement qui consiste à écrire un texte sans le publier. L’étude ne comporte que des informations anonymes et agrégées. »

    Les données anonymisées, c’est aussi le bouclier dont se pare #orange quand on s’intéresse à son #pôle #smart_cities

    • « Merde, je me suis gouré de mot de passe : celui que je viens de taper, c’est celui de mon compte Facebook, pas de mon compte Google ». Une pensée nous traverse alors : Google conserve dans un fichier à part la liste de toutes nos erreurs de mot de passe. Ainsi, le jour où Google veut s’introduire dans l’un des nos autres comptes en ligne, il n’a plus qu’à aller piocher dans cette liste ! Sûr que ça marcherait...
      http://www.vacarme.org/article2288.html

      #paranoïa (même pas besoin de faire une erreur, s’apprêter à en faire une suffit)


  • Les villes européennes deviennent intelligentes
    http://fr.myeurop.info/2013/06/27/les-villes-europeennes-deviennent-intelligentes-10831

    Ludovic Clerima

    Les #smart_cities et autres quartiers numériques se développent en #Europe. Chargées d’assurer la gestion des ressources énergétiques de demain, ces villes du futur risquent de changer rapidement nos modes de consommation.

    La ville de Nice s’est depuis peu convertie au TIC (technologies de (...)

    #Initiatives #Société #INFO #Espagne #European_Union #France #Royaume-Uni #drone #nouvelles_technologies #numérique #quartier_connecté #ville_intelligente