• Seul au monde : Foule en mouvement dans une pièce vide
    http://liminaire.fr/entre-les-lignes/article/seul-au-monde

    https://www.youtube.com/watch?v=qIEIMyE-Q60&feature=youtu.be

    Ce texte a été écrit dans le cadre de la première séance de l’atelier d’écriture animé en ligne par Laura Vasquez : Écrire chez soi, sur le thème de la foule, à partir d’un texte de Lev Rubinstein (extrait de La Cartothèque).

    La foule de ce texte tente de reproduire celle du court-métrage d’animation Tango, de Zbigniew Rybczyński, film construit sur une accumulation hypnotique de personnages dans une pièce, chacun répétant sans fin, dans son coin, une action spécifique. #Poésie, #Écriture, #Cinéma, #Nature, #Sons, #Voix, #Vidéo, #Inventaire, #Numérique, #Absence, #Fantôme, (...)
    #Société #Fantôme

  • Leaked Border Patrol Memo Tells Agents to Send Migrants Back Immediately — Ignoring Asylum Law
    Dara Lind, Pro Publica, le 2 avril 2020
    https://www.propublica.org/article/leaked-border-patrol-memo-tells-agents-to-send-migrants-back-immediately

    In fact, the guidance provides no instructions on medical screening or care for migrants, making it impossible to know how such an exception would be made.

    #fascistovirus #coronavirus #USA #solidarité (manque de) #migrants #stratégie_du_choc #salops #qu'ils_chopent_tous_Ebola

    Voir compile des effets délétères indirects de la pandémie :
    https://seenthis.net/messages/832147

  • Free access to 50 concerts to stream
    https://www.montreuxjazzfestival.com/en/50-concerts-to-stream

    Montreux Jazz Festival would like to bring a little magic into your home! We have made over 50 Festival concerts available to stream for free, including performances by Ray Charles, Wu-Tang Clan, Johnny Cash, Nina Simone, Marvin Gaye, Deep Purple, Carlos Santana, and more. We hope that a little music and soul will brighten up your day!

    HOW TO PROCEED

    With Montreux Sounds and our partner Stingray Qello, you can access them for free for 30 days:

    Go to http://stingray.com/FREEMJF1M
    Enter the code FREEMJF1M
    Find all the Montreux Jazz Festival concerts here: http://stingray.com/MJF

    #coronavirus #Musique #confinement #Festival #Montreux #Concerts #Jazz #Rap #Rock #Soul

    Voir aussi #pour_s’occuper 4, des #livres, des #films, de la #musique :
    https://seenthis.net/messages/834001

  • #Coronavirus : « Il n’y a pas à s’inquiéter de la facture », selon la Nobel d’#économie

    L’économiste #Esther_Duflo, prix Nobel d’économie 2019, a appelé mardi à ouvrir grand les vannes de la #dépense_publique pour restreindre les ravages économiques de la pandémie de #coronavirus, estimant qu’il “n’y a absolument pas à s’inquiéter de la facture” face à la crise sanitaire.

    Elle a aussi plaidé pour un système d’#imposition “extrêmement progressif” , c’est-à-dire devenant plus lourd au fur et à mesure que les revenus s’élèvent, afin de financer les systèmes de santé, et de soutenir les ménages modestes. “Quand on a une grosse crise de demande comme aujourd’hui, il faut injecter des ressources dans l’économie”, ce qui suppose pour les gouvernements qui le peuvent “d’emprunter massivement et de #stimuler_l’économie autant que possible”, a insisté sur la radio France Inter Mme Duflo.

    La professeure au prestigieux MIT (États-Unis) a estimé que “c’est vraiment le #moment_keynésien par excellence”, en référence à l’économiste anglais John Maynard #Keynes qui avait prôné l’#interventionnisme de l’#État tous azimuts après la crise financière de 1929. “Il s’agit de savoir si on aura plutôt la crise de 2008 ou celle de 1929”, qui avait durablement plombé l’économie mondiale, et “la différence viendra de la volonté de dépenser beaucoup d’argent aujourd’hui, de manière juste”.

    « #Dépenser_plus » maintenant, « cela fait économiser de l’argent »

    Selon elle, “dépenser plus d’argent à la fois pour lutter contre le virus (…) et pour essayer de mitiger au maximum l’impact économique, cela fait économiser de l’argent en fait”. Faute de quoi, la crise risque de devenir “plus mortelle, et d’un point de vue strictement financier, plus grave”, avec un “#effet_boule_de_neige”, et dans ce cas “on passe d’une #récession à une #dépression, dont les #ravages_économiques sont beaucoup plus forts et plus longs”.

    L’économiste, spécialiste de la pauvreté, encourage les pays du G20 à soutenir les pays moins développés, moins armés face à l’#épidémie, et pointe les incertitudes sur la “#sortie_de_crise”, notamment sur la vigueur de la #reprise de la #consommation, facteur qui déterminera “l’ampleur finale du #désastre_économique”.

    Pour un #système_d’imposition « extrêmement progressif »

    Esther Duflo a par ailleurs balayé les craintes sur l’#endettement_public : pour l’heure, les gouvernements “peuvent emprunter à taux extrêmement faibles” et “si on a beaucoup d’argent à dépenser, on a aussi beaucoup de temps pour rembourser”. “Il n’y a absolument pas à s’inquiéter de la facture pour l’instant, c’est le dernier de nos soucis”, insiste-t-elle, mettant en garde contre un retour prématuré à “une #orthodoxie un peu frileuse” sur les déficits.

    Pour Mme Duflo, la crise serait l’occasion d’encourager un système d’imposition “extrêmement progressif” dans les pays développés : “Comment financer à la fois les transferts aux plus pauvres, qui leur permettront de soutenir leur consommation, et les #systèmes_de_santé qu’il va falloir reconstruire ? Le financer par l’#impôt sur les #hauts_revenus (…) semble le moyen le plus raisonnable et le plus réaliste”.

    https://www.lequotidien.lu/economie/coronavirus-il-ny-a-pas-a-sinquieter-de-la-facture-selon-la-nobel-decono

  • Playlist du confinement par Fuzati et ses milliers de vinyles. Chaque jour Fuzati propose un disque. Comme c’est sur FB, je vais les compiler ici au fur et à mesure.

    À chaque fois il met les pochettes et un extrait filmé de son propre vinyle. Le mec a tout… :)
    Je tenterai si j’ai le temps pour chaque de trouver le morceau entier, mais possible que ça n’existe pas sur les trucs rares.

    Oui il y a de la bossa nova dans le lot, dsl @mad_meg :p
    Mais surtout du jazz funk.

    🦠Jour 1 : #Edu_Lobo « Missa Breve ». Dispo sur Youtube et Spotify.
    #Brésil #bossa_nova
    https://www.youtube.com/watch?v=B_8nw1n7Hzw

    🎶🎶🎶🎶🎶

    🦠Jour 2 : #James_Mason « Rhythm of Life ». Dispo sur Spotify et YouTube.
    #jazz #funk
    https://www.youtube.com/watch?v=SR8mxGDgdhc

    🎶🎶🎶🎶🎶

    🦠Jour 3 : McNeal&Niles « Thrust ». Dispo sur YouTube
    #funk
    https://www.youtube.com/watch?v=sULp1QWQEA0

    🎶🎶🎶🎶🎶

    🦠Jour 4 : Magnum « Fully loaded ». Dispo sur Spotify et YouTube 🕺
    #funk #groove
    https://www.youtube.com/watch?v=eA5RFV3Q-gQ&list=PLtnzVENr5rVP-6bhMzDGdMxT4tgHJx9ZC

    🎶🎶🎶🎶🎶

    🦠Jour 5 : Newban « 2 ». Dispo sur Spotify et YouTube 🔥
    #funk
    https://www.youtube.com/watch?v=MuLQaSYvg_E

    🎶🎶🎶🎶🎶

    🦠Jour 6 : #Johnny_Hammond « Gears ». Produit par Larry et Alphonso Mizell. « Tell me what to do »👉« Stay at home ». Dispo sur Spotify, Deezer, YouTube 🥁🎺
    #jazz #funk
    https://www.youtube.com/watch?v=vuUWt48IeAw

    🎶🎶🎶🎶🎶

    🦠Jour 7 : #Banda_black_Rio « Maria fumaça ». Dispo sur Spotify, Deezer, YouTube 🎼
    #Brésil #funk
    https://www.youtube.com/watch?v=47u2AKBpmD0

    🎶🎶🎶🎶🎶

    🦠Jour 8 : #Manu_Dibango « Kusini ». RIP 🖤 Dispo sur YouTube seulement 🤷‍♂️
    #afro-jazz #jazz
    https://www.youtube.com/watch?v=IgDg4Ybms3E

    🎶🎶🎶🎶🎶

    🦠Jour 9 : #Bill_Summers « Feel the heat ». Pochette🤢, musique 🔥.
    Dispo que sur YouTube 🤷‍♂️

    #Brésil #groove #Fender_Rhodes
    https://www.youtube.com/watch?v=lTkiXdY7MR4

    🎶🎶🎶🎶🎶

    🦠Jour 10 : #Michael_Longo « 900 shares of the blues » RIP Mike Longo💔
    Dispo sur Spotify et toutes les plateformes 💥

    #jazz #funk
    https://www.youtube.com/watch?v=vt1wnK6snXY

    🎶🎶🎶🎶🎶

    🦠Jour 11 : #Charles_Earland « Odyssey ». Si tu as reconnu le sample de Second Crusade « May the funk be with you » tu es un champion 🏆💪🏻. Dispo que sur YouTube 🙄.
    #funk
    https://www.youtube.com/watch?v=1YwPIrXgHbE

    🎶🎶🎶🎶🎶

    🦠Jour 12 : #Mighty_Ryeders - Spread the message
    #jazz #funk
    https://www.youtube.com/watch?v=U9rjYdqlWLU

    🎶🎶🎶🎶🎶

    🦠Jour 13 : #Starcrost La pochette ressemble à un tableau de pizzeria mais le disque est bien meilleur que des lasagnes surgelées.
    #jazz #funk
    https://www.youtube.com/watch?v=ijZqMOxSgLY

    🎶🎶🎶🎶🎶

    🦠Jour 14 : #Ronnie_Foster - Two headed freap 🎼🕺🔥
    #blue_note #jazz #funk #jazz-fusion #organ
    https://www.youtube.com/watch?v=9-tvD6m1H28

    🎶🎶🎶🎶🎶

    🦠Jour 15 : #Ted_Coleman_band - Taking care of business. La musique idéale pour une croisière 🌊🛳
    #funk
    https://www.youtube.com/watch?v=-UEaSNfMDRs

    🎶🎶🎶🎶🎶

    🦠Jour 16 : #Change - Miracles
    Bon pour l instant c est ni l un ni l autre🤦‍♂️. « Hold tight ». Tout l album est dispo sur Spotify et YouTube 🥳😎

    #funk
    https://www.youtube.com/watch?v=KfBuWB5OwGI

    🎶🎶🎶🎶🎶

    🦠Jour 17 : #Placebo - Ball of eyes. Superbe album de jazz-funk 🇧🇪 🔥💸 même si, entre nous, j ai toujours trouvé ce disque un peu sur côté 🤓
    #Marc_Moulin #jazz-funk #Belgique
    https://www.youtube.com/watch?v=jpUZ3WbfMMQ

    🎶🎶🎶🎶🎶

    🦠Jour 19 : #Lô_Borges 🇧🇷 Extraordinaire est un qualificatif qui convient parfaitement à cet album.
    #Brésil
    https://www.youtube.com/watch?v=XdEAmUv1mAg

    🎶🎶🎶🎶🎶

    🦠Jour 20 : #Milton_Nascimento & #Lô_Borges : Clube da esquina.
    #Brésil
    Quand j’étais en terminale, il y avait une brésilienne dans ma classe qui m’avait passé une compile avec des morceaux brésiliens. Je l’avais copié sur K7 mais comme un con, je n’avais pas noté le tracklisting. Pendant 10 ans j’ai écouté « O trem Azul » mon morceau préféré sur cette compil, sans savoir ce qu’était ce morceau qui m’obsédait. Il n’y avait pas Shazam à cette époque. Un soir en écoutant des snippets sur cdandlp, je suis retombé sur ce morceau et j’ai enfin su ce que c’était. J’ai direct acheté ce disque (second pressage) au vendeur, un disquaire de Rennes, Blind spot les angles mort. C’était il y a presque 20 ans et depuis j’ai énormément écouté cet album. Le Arthur Verocai a atteint un statut mythique du fait de sa rareté mais pour moi le meilleur disque sorti au Brésil c’est ce fabuleux album, que certains vont avoir la chance de découvrir avec ce post.
    https://www.youtube.com/watch?v=eNxw9VBAcRo

    🎶🎶🎶🎶🎶

    #musique #vinyle #jazz #soul #funk #bossa_nova #Fuzati
    ping @sinehebdo

  • El covid19 aísla aún más a las personas migrantes en #Ceuta y #Melilla

    Debido al aislamiento derivado del estado de alarma, las problemáticas habituales, como son la situación de los centros de estancia temporal de inmigrantes o la de los niños y adolescentes que viven solos en las ciudades, se han visto agravadas en las ciudades autónomas.

    La situación de las ciudades autónomas de Ceuta y Melilla siempre ha sido especial, y no necesariamente para bien. Las situaciones extremas lo son más en los enclaves más aislados, motivo por el que se justifica el sempiterno sentimiento de abandono que tienen los habitantes de ambas ciudades autónomas. Lo que pasa en Ceuta y Melilla se queda en Ceuta y Melilla.

    Las problemáticas habituales, como son la situación de los centros de estancia temporal de inmigrantes o la de los niños y adolescentes que viven solos en las ciudades, se han visto agravadas desde que se decretó el estado de alarma el pasado día 14 de marzo. El aislamiento en el que viven las personas residentes en Ceuta y Melilla con el cierre de las rutas marítimas o aéreas a la península y de la frontera terrestre con Marruecos se hace más patente en el caso de las personas migrantes que no tienen la posibilidad de traslados por motivos laborales u otras excepciones que se pudieran prever.

    A esto, además, hay que añadir la situación en la viven las personas trabajadoras transfronterizas que se han quedado atrapadas en Ceuta o Melilla tras el cierre de la frontera con Marruecos. Para estas personas, los y las vecinas han habilitado lugares en sus propias casas, garajes o locales —incluso las mezquitas de la ciudad— donde darles cobijo hasta que puedan volver a sus casas, así como en los recursos que ambas ciudades han habilitado para la población en situación de calle.

    Pero la preocupación se centra sobre todo en las personas que se encuentran en los centros de estancia temporal (CETI), así como en aquellas personas migrantes que viven en las ciudades autónomas, sin domicilio, en situación de calle. Con respecto a los primeros en Ceuta, según aseguró la Delegación del Gobierno, la situación sigue siendo insostenible en algunos casos, a pesar de que han sido trasladas un total de 142 personas desde el comienzo de las restricciones de movimiento desde el centro de estancia temporal a la península con el fin de “descongestionar el centro”.

    La propia Delegación de Gobierno reconoce que no están previstos más traslados a la península. Las personas que han sido trasladadas, lo han sido a centros de acogida de Andalucía y, en menor medida, Castilla-La Mancha. Sin embargo, aún quedan muchas personas en los CETI; muchas de ellas llevan entre ocho y diez meses en la ciudad, pero, sin embargo, no han sido tenidas en cuenta para los traslados.

    Por este motivo se denuncia que existe discriminación con respecto a las personas de origen marroquí que, precisamente por ello, han iniciado una huelga de hambre este pasado fin de semana a fin de visibilizar su situación, denunciar esta discriminación e interpelar a la Delegación de Gobierno para que continúe con los traslados.

    Pero la preocupación no ha hecho sino crecer con la noticia de hace unas horas de un bebé de 18 meses que se encontraba en el #CETI y ha dado positivo en covid19. Ya se encuentra en el hospital, pero la Delegación de Gobierno insiste en que las condiciones en que se encuentran en el centro son las correctas.

    Según la denuncia de CGT Ceuta, el hacinamiento sigue impidiendo el cumplimiento de las medidas recomendadas por el Ministerio de Sanidad, como la de mantener una distancia de seguridad. Esta distancia de seguridad no se da ni en los espacios comunes ni en las propias habitaciones, donde se concentran hasta diez personas durmiendo en literas. Según imágenes difundidas por El Faro, los residentes del CETI se encuentran comiendo a escasos centímetros unos de otros.

    La situación en Melilla es similar. Las organizaciones denuncian una importante masificación de personas sin que se esté llevando a cabo ningún protocolo de seguridad y sin que existan equipos de protección suficientes. Con más de 1.600 personas en el centro, cerrado, la situación es insostenible. Especialmente para las mujeres, que se encuentran en un espacio fuertemente masculinizado. Sin poder mantener la distancia de seguridad en ninguno de los espacios, sin jabón, que hace tiempo que no llega, con colas para comer de hasta dos horas, y sin poder asegurar tratamiento adecuado a algunas de las personas con enfermedades crónicas. Con esta situación, preocupa y mucho la posibilidad de que se dé algún caso positivo de coronavirus, ya que, dada la situación, la exposición sería total para el resto de personas que se encuentran en el centro.

    Las demandas en este sentido son claras; equipos de protección adecuados, descongestión del CETI habilitando otros espacios para poder realizar traslados e instalación de puntos wifi para que quienes se encuentran ahí confinados puedan comunicarse con el exterior y rebajar así la tensión que la incomunicación está provocando. Así lo han manifestado desde las asociaciones Prodein y Geum Dodou.

    Tal y como está ocurriendo en otros centros de similar naturaleza, las denuncias van más allá de las condiciones del internamiento y afectan también al personal que trabaja en ellos. La falta de equipos de protección individual o medidas y material de higiene aumenta las posibilidades de contagio tanto de los propios trabajadores y personal policial como de las personas migrantes que se encuentran confinadas en los mismos.

    Con el último envío del Gobierno para las comunidades autónomas se han repartido 10.106.908 mascarillas entre las autonomías y 35.103 gafas de protección, 9.673.100 guantes de nitrilo, 64.713 batas desechables e impermeables, 141.800 soluciones hidroalcohólicas, 56 dispositivos de ventilación mecánica invasiva, 80.942 buzos, 328.00 unidades de calzas, delantales, cubremangas y gorros y 640 ventiladores no invasivos. Estos están siendo gestionados por el INGESA (Instituto Nacional de Gestión Sanitaria) pero se desconoce aún si el número de estas equipaciones que finalmente ha llegado a Ceuta y Melilla y, en concreto, a los espacios a que hacemos referencia serán o no suficientes.

    Con respecto a las personas que se encuentran fuera de los CETI y que se encontraban en las calles de ambas ciudades, han sido repartidas, en el caso de Ceuta, entre el Pabellón Polideportivo La Libertad, los adultos, y el Polideportivo Santa Amelia, los niños y jóvenes no acompañados. En el caso de Melilla, la medida tomada ha sido similar: tanto niños como adultos que se encuentran en la calle han sido trasladados en su mayoría, en primer lugar, al polideportivo, y ahora a una carpa habilitada al efecto. Sin embargo, estas medidas no están exentas de problemas debido a la naturaleza del confinamiento y las condiciones del mismo. Las personas allí confinadas coinciden en el frío y la humedad de los espacios, así como las constantes tensiones que se viven en ellos.

    Especial preocupación genera también la situación de los niños y jóvenes que migran solos y que se encuentran en Ceuta o Melilla, tanto los que se encontraban en los centros de acogida como los que se encontraban en las calles, algunos de estos últimos, ahora en los centros de acogida. Veíamos hace ya algunas semanas unas imágenes que mostraban el hacinamiento en el que se encontraban los niños en el centro de La Purísima. Un hacinamiento, por otro lado, habitual en otros momentos, pero que en esa situación se mostraba incompatible con el cumplimiento de las medidas de seguridad para evitar contagios.

    Según denuncian las organizaciones, podría haber en el centro ahora mismo unos 900 niños y jóvenes, hacinados, durmiendo en literas e incluso compartiendo cama. Por ese motivo, desde el centro de acogida de menores La Purísima se comunicó el traslado de unos 150 niños y adolescentes a las cabañas del camping de Rostrogordo habilitadas para dar una solución habitacional a las personas sin hogar de la ciudad autónoma de Melilla en tanto dure esta situación. Sin embargo, al cierre de este artículo aún no se había producido el traslado. Preocupan a las organizaciones como Prodein las condiciones en las que se encuentran y se deja a los niños que se quedan en La Purísima, sin visos de mejorar, preocupación que comparten también los propios niños y trabajadores del centro.

    En el caso de Ceuta, se está preparando, según el Gobierno de la ciudad, el traslado de 230 niños y adolescentes del Centro de La Esperanza a una parcela habilitada en la carretera del Serrallo, y así descongestionar el centro, en el que este momento había unas 400 personas.

    Ya hace algunos días, desde el Servicio Jesuita a Migrantes manifestaban su preocupación por la situación que se estaba dando en la Frontera Sur, especialmente en los sobresaturados CETI y con respecto a los niños de los centros de menores.

    “Deben tomarse de manera urgente las medidas de prevención necesarias que aseguren la higiene continua y el aislamiento social de sus internos para evitar un eventual contagio masivo. Igualmente deben tomarse actuaciones extraordinarias que faciliten la convivencia mientras dure la situación de confinamiento; más si cabe ante la situación de pseudoprivación de libertad en que se encuentran”, señalaban. Medidas similares a las pedidas en otros ámbitos, pero que cobran especial relevancia dentro de la excepcionalidad de las ciudades autónomas.

    https://www.elsaltodiario.com/coronavirus/covid19-aisla-aun-mas-migrantes-Ceuta-Melilla
    #asile #migrations #réfugiés #Espagne #Maroc #isolement #coronavirus #covid-19 #rétention #détention_administrative

    ping @thomas_lacroix

    • Traduction en français :

      Covid19 isole davantage les migrants à Ceuta et Melilla

      En raison de l’isolement résultant de l’état d’alerte, les problèmes habituels, tels que la situation des centres de séjour temporaire des immigrants ou celle des enfants et des adolescents vivant seuls dans les villes, se sont aggravés dans les villes autonomes.

      1 Avr 2020 15:28

      La situation des villes autonomes de Ceuta et Melilla a toujours été particulière, et pas nécessairement pour le mieux. Les situations extrêmes le sont davantage dans les enclaves les plus isolées, ce qui justifie l’éternel sentiment d’abandon qu’éprouvent les habitants des deux villes autonomes. Ce qui se passe à Ceuta et Melilla reste à Ceuta et Melilla.

      Les problèmes habituels, tels que la situation dans les centres de séjour temporaire des immigrés ou celle des enfants et des adolescents vivant seuls dans les villes, se sont aggravés depuis que l’état d’alerte a été décrété le 14 mars dernier. L’isolement dans lequel vivent les habitants de Ceuta et Melilla avec la fermeture des routes maritimes ou aériennes vers la péninsule et la frontière terrestre avec le Maroc est plus évident dans le cas des migrants qui n’ont pas la possibilité de transferts à des fins de travail ou d’autres exceptions qui pourraient être envisagées.

      Il faut ajouter à cela la situation des travailleurs frontaliers qui ont été bloqués à Ceuta ou Melilla suite à la fermeture de la frontière avec le Maroc. Pour ces personnes, les voisin.e.s ont aménagé des lieux dans leurs propres maisons, garages ou locaux - y compris les mosquées de la ville - où ils peuvent être hébergés jusqu’à ce qu’ils puissent retourner chez eux, ainsi que dans les ressources que les deux villes ont mises en place pour la population des rues.

      L’isolement de Ceuta et Melilla avec la fermeture des routes maritimes ou aériennes vers la péninsule et la frontière terrestre avec le Maroc est plus évident dans le cas des migrants

      Mais la préoccupation concerne surtout les personnes dans les centres de séjour temporaire (CETI), ainsi que les migrants vivant dans les villes autonomes, les sans-abri et dans la rue. En ce qui concerne le premier à Ceuta, la délégation gouvernementale a déclaré que la situation est toujours insoutenable dans certains cas, malgré le fait qu’un total de 142 personnes ont été déplacées du centre de séjour temporaire vers le continent depuis le début des restrictions de mouvement afin de « décongestionner le centre ».

      La délégation gouvernementale elle-même reconnaît qu’aucun autre transfert vers la péninsule n’est prévu. Les personnes qui ont été transférées l’ont été dans des centres d’accueil en Andalousie et, dans une moindre mesure, en Castille-La Manche. Cependant, le CETI compte encore de nombreuses personnes ; beaucoup d’entre elles sont en ville depuis huit à dix mois, mais n’ont pas été prises en compte pour les transferts.

      Pour cette raison, il est dénoncé qu’il existe une discrimination à l’encontre des personnes d’origine marocaine qui, précisément pour cette raison, ont entamé une grève de la faim le week-end dernier afin de rendre leur situation visible, de dénoncer cette discrimination et d’appeler la délégation gouvernementale à poursuivre les transferts.

      Mais l’inquiétude n’a fait que croître avec la nouvelle, il y a quelques heures, d’un bébé de 18 mois qui était au CETI et qui a été testé positif au covid19. Il est déjà à l’hôpital, mais la délégation gouvernementale insiste sur le fait que les conditions dans lesquelles il se trouve dans le centre sont correctes.

      Selon la plainte de la CGT Ceuta, la surpopulation continue d’empêcher le respect des mesures recommandées par le ministère de la Santé, telles que le maintien d’une distance de sécurité. Cette distance de sécurité n’existe ni dans les espaces communs ni dans les chambres elles-mêmes, où sont concentrées jusqu’à dix personnes qui dorment dans des lits superposés. Selon les images diffusées par El Faro, les habitants du CETI se nourrissent à quelques centimètres les uns des autres.

      Dans le CETI de Ceuta, la surpopulation continue d’empêcher le respect des mesures recommandées par le ministère de la santé

      La situation à Melilla est similaire. Les organisations dénoncent une importante massification des populations sans qu’aucun protocole de sécurité ne soit appliqué et sans que les équipements de protection soient suffisants. Avec plus de 1 600 personnes dans le centre, qui est fermé, la situation est intenable. Surtout pour les femmes, qui se trouvent dans un espace fortement masculinisé. Sans pouvoir maintenir une distance de sécurité dans aucun des espaces, sans savon, qui n’est plus disponible depuis longtemps, avec des files d’attente pour manger pendant deux heures, et sans pouvoir assurer un traitement adéquat pour certaines personnes souffrant de maladies chroniques. Dans cette situation, la possibilité d’un cas positif de coronavirus est très préoccupante, car, vu la situation, l’exposition serait totale pour le reste des personnes du centre.

      Les exigences à cet égard sont claires : équipements de protection adéquats, décongestion du CETI en permettant de déplacer d’autres espaces et installation de points wifi afin que ceux qui y sont confinés puissent communiquer avec l’extérieur et ainsi réduire la tension que provoque l’incommunication. C’est ce qu’ont déclaré les associations Prodein et Geum Dodou.

      Comme dans d’autres centres de même nature, les plaintes vont au-delà des conditions d’enfermement et touchent également le personnel qui y travaille. Le manque d’équipements de protection individuelle ou de mesures et de matériels d’hygiène augmente les risques de contagion tant pour les travailleurs et le personnel de police eux-mêmes que pour les migrants qui y sont confinés.

      Avec le dernier envoi du gouvernement aux Communautés autonomes, 10 106 908 masques ont été distribués dans les Communautés autonomes, ainsi que 35 103 lunettes de protection, 9 673 100 gants en nitrile, 64 713 blouses jetables et imperméables, 141 800 solutions hydro-alcooliques, 56 dispositifs de ventilation mécanique invasive, 80 942 scaphandres, 328 00 collants, tabliers, housses et casquettes, et 640 ventilateurs non invasifs. Ceux-ci sont gérés par l’INGESA (Institut national de gestion de la santé) mais on ne sait pas encore si le nombre de ces appareils qui ont finalement atteint Ceuta et Melilla et, plus précisément, les espaces mentionnés sera suffisant ou non.

      En ce qui concerne les personnes extérieures au CETI qui se trouvaient dans les rues des deux villes, elles ont été réparties, dans le cas de Ceuta, entre le Pavillon du Polideportivo La Libertad, les adultes, et le Polideportivo Santa Amelia, les enfants et les jeunes non accompagnés. Dans le cas de Melilla, la mesure prise a été similaire : les enfants et les adultes qui se trouvent dans les rues ont été déplacés pour la plupart, d’abord vers le centre sportif, et maintenant vers une tente installée à cet effet. Toutefois, ces mesures ne sont pas sans poser de problèmes en raison de la nature de l’enfermement et des conditions qui y sont liées. Les personnes qui y sont confinées coïncident dans le froid et l’humidité des espaces, ainsi que dans les tensions constantes qui y sont vécues.

      La situation des enfants et des jeunes qui émigrent seuls et qui se retrouvent à la fois dans les centres d’accueil et dans la rue est particulièrement préoccupante

      La situation des enfants et des jeunes qui émigrent seuls et qui se trouvent à Ceuta ou à Melilla est particulièrement préoccupante, qu’ils aient été placés dans des centres d’accueil ou qu’ils soient dans la rue, certains de ces derniers se trouvant maintenant dans des centres d’accueil. Il y a quelques semaines, nous avons vu des images qui montraient la surpopulation dans laquelle se trouvaient les enfants au centre de La Purisima. Le surpeuplement, était courant à d’autres moments, mais dans cette situation, il était incompatible avec le respect des mesures de sécurité visant à prévenir la contagion.

      Selon les organisations, il pourrait y avoir quelque 900 enfants et jeunes dans le centre en ce moment, entassés, dormant dans des lits superposés et partageant même un lit. C’est pourquoi le refuge pour mineurs La Purísima a signalé le transfert de quelque 150 enfants et adolescents vers les cabanes du camping de Rostrogordo, qui ont été mises en place pour offrir une solution de logement aux sans-abri de la ville autonome de Melilla tant que durera cette situation. Toutefois, au moment de la rédaction du présent document, le transfert n’avait pas encore eu lieu. Des organisations telles que Prodein s’inquiètent des conditions dans lesquelles les enfants qui restent à La Purísima sont laissés sans aucun signe d’amélioration, une inquiétude qui est également partagée par les enfants et les travailleurs du centre.

      Dans le cas de Ceuta, selon le gouvernement municipal, des préparatifs sont en cours pour transférer 230 enfants et adolescents du centre La Esperanza vers un terrain réservé sur la route Serrallo, afin de désengorger le centre, qui comptait à l’époque quelque 400 personnes.

      Il y a quelques jours déjà, le Service Jésuite des Migrants a exprimé sa préoccupation quant à la situation qui règne à la frontière sud, en particulier dans le CETI surpeuplé et en ce qui concerne les enfants dans les centres pour mineurs.

      « Les mesures préventives nécessaires doivent être prises d’urgence pour assurer l’hygiène continue et l’isolement social des détenus afin d’éviter une éventuelle contagion massive. De même, des mesures extraordinaires doivent être prises pour faciliter la coexistence pendant la durée de la situation d’enfermement, d’autant plus qu’ils se trouvent dans une pseudo privation de liberté », ont-ils souligné..

      Des mesures similaires à celles demandées dans d’autres domaines, mais qui prennent une importance particulière dans le cadre de l’exceptionnalité des villes autonomes.

  • Clearview : la startup aux 3 milliards de photos aspirées n’a aucune image de moi, et c’est louche - Cyberguerre
    https://cyberguerre.numerama.com/4343-clearview-la-startup-aux-3-milliards-de-photos-na-aucune-

    J’ai demandé à Clearview, l’entreprise de reconnaissance faciale qui aspire les photos aux quatre coins du web, de me dire s’ils stockaient certaines de mes photos. Ils m’ont répondu qu’ils n’en possédaient aucune. S’ils récupéraient des données de résidents européens, ils s’exposeraient aux lourdes sanctions du RGPD. Ce vendredi 3 avril 2020, à 2h02 du matin, j’ai reçu un email que j’attendais avec impatience depuis un mois. Et malheureusement, j’ai été très déçu à la lecture des premières lignes : « (...)

    #Clearview #algorithme #CCTV #biométrie #facial #reconnaissance #[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données_(RGPD)[en]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR)[nl]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR) #scraping (...)

    ##[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données__RGPD_[en]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_[nl]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_ ##SocialNetwork
    //c2.lestechnophiles.com/cyberguerre.numerama.com/content/uploads/sites/2/2020/04/COuv-Clearview.jpg

  • De « la guerre contre le virus » à la guerre aux exilé·e·s : les réponses sécuritaires au #Covid-19 exacerbent les violences aux frontières

    Les #hotspots grecs dans lesquels sont entassé·e·s les exilé·e·s sans protection de leurs droits ou de la pandémie exemplifient la précarisation de leurs trajectoires par les politiques sécuritaires des États. Migreurop dénonce les violences infligées aux exilé·e·s exercées au nom de la « guerre contre le virus », l’inégalité de traitement à leur égard face à la pandémie, et demande la fermeture immédiate de tous les espaces de détention pour garantir leur droit à être protégé·e·s.

    Migreurop publie aujourd’hui une vidéo dénonçant l’existence et le fonctionnement des hotspots, ces espaces de tri des personnes migrantes déployés par l’Union européenne (UE) en Italie et en Grèce en 2016. Dans ce dernier pays, ni les relocalisations vers les États membres [1] ni les renvois vers la Turquie en vertu d’un « troc indigne » [2] ne se sont matérialisés à la hauteur des engagements et sont aujourd’hui bloqués. Les hotspots ont ainsi été de facto transformés en prisons à ciel ouvert. Plus de 42 000 personnes migrantes sont actuellement parquées dans 5 hotspots grecs, dont la capacité est de 6 000 places. Celui de Moria, sur l’île de Lesbos, en contient à lui seul 20 000 (pour 2 800 places). A l’intolérable surpopulation, au manque d’infrastructures sanitaires (eau potable, douches, toilettes) et de nourriture, à l’hébergement sous tentes qui se solde chaque année par des morts par hypothermie, aux incendies à répétition, s’ajoute aujourd’hui le Covid-19. Face à cette pandémie, les États demandent à leurs citoyen·ne·s de prendre des mesures pour se protéger, notamment à travers l’auto-confinement, mais les personnes migrantes n’ont pas ce privilège. Le 22 mars 2020, les autorités grecques ont annoncé le confinement forcé des exilé·e·s dans les camps sur le territoire grec, dont les hotspots [3]. Leur surpopulation rend la prévention de la propagation du virus pratiquement impossible, malgré les efforts des exilé·e·s qui s’auto-organisent [4]. Ces mesures les exposent sciemment à un risque grave et imminent de contamination [5].

    La situation dans les camps grecs est emblématique de l’amplification de la violence liée au contrôle des migrant·e·s sous les effets du virus et des politiques sécuritaires visant à contenir sa propagation. Alors que dans ce but les États européens ont limité les mouvements de population tant à l’intérieur que vers l’extérieur de l’UE, ils amalgament la « guerre contre le virus » avec la guerre contre les migrant·e·s illégalisé·e·s qu’ils mènent depuis des années [6]. Le durcissement des politiques de fermeture et la suspension des procédures d’asile dans plusieurs pays européens exacerbent encore la précarisation des trajectoires des personnes migrantes, alors que les raisons qui les poussent à fuir la violence sous toutes ses formes pour chercher protection ne sont pas moins impératives.

    En tentant de traverser la Méditerranée, les exilé·e·s ne peuvent compter sur la présence d’aucun secours puisque les ONG de sauvetage en mer ont été contraintes de cesser leurs activités après la fermeture des ports italiens et les risques liés au virus [7]. Les refoulements sous-traités aux garde-côtes libyens continuent de plus belle, tout comme ceux exécutés par les autorités grecques ou chypriotes [8]. Les actes de violence à l’égard des exilé·e·s se multiplient également tout au long de la route des Balkans [9] et celles et ceux-ci font face à des conditions de précarité extrêmes amplifiées par le virus. Les violences aux frontières sont exacerbées également à l’intérieur du territoire de l’UE : les autorités françaises par exemple continuent de refouler vers l’Italie, alors que ce pays est actuellement l’un des épicentres de la pandémie.

    La fermeture des frontières devient la règle, même pour les populations les plus vulnérables, ce alors même que les expert·e·s remettent en question l’efficacité de ces mesures pour empêcher la propagation du Covid-19 [10], et que des réponses alternatives existent. Le HCR a ainsi appelé les États à ne pas fermer les routes vers l’asile, mais à adopter des « tests de dépistage » lors du passage des frontières [11].

    A l’heure de la pandémie, la logique du « chacun chez soi » domine [12]. Or les politiques de confinement ne peuvent suspendre le droit de fuite saisit par les exilé·e·s face à la violence sous toutes ses formes. Nous dénonçons les violences et les dénis des droits à l’égard des migrant·e·s exercés au nom de la « guerre contre le virus », ainsi que leur inégalité de traitement face à la pandémie. Nous saluons l’initiative du Portugal de régulariser les personnes migrantes pour garantir leurs accès aux soins, et demandons l’extension de cette mesure à travers l’Europe et qu’elle soit rendue permanente [13].

    Migreurop dénonce depuis sa création la politique d’enfermement dans les camps formels et informels et se joint aujourd’hui aux appels demandant la fermeture immédiate des camps grecs surpeuplés [14], ainsi que de tout autre espace de détention de personnes migrantes en Europe et aux frontières de celle-ci. Cette fermeture immédiate et le relogement des exilé·e·s dans des lieux où ils/elles puissent vivre dignement, y compris dans d’autres pays européens si nécessaire, sont les conditions pour qu’ils et elles puissent exercer leurs droits fondamentaux, dont le droit à être protégé·e·s du virus [15].

    Notes :

    [1] AEDH, Fin des relocalisations : pour quel bilan ?, 29 septembre 2017

    [2] Migreurop, UE–Turquie : le cynisme en partage, 18 mars 2020

    [3] Centre légal de Lesbos, Greece : Move Asylum Seekers, Migrants to Safety Immediate Hotspot Decongestion Needed to Address COVID-19, 24 mars 2020

    [4] Stand by me Lesvos, Creation of Corona Awareness Team in Moria Camp, 11 mars 2020

    [5] Médecins sans frontières, COVID-19 : Evacuation of squalid Greek camps more urgent than ever in light of coronavirus pandemic, 18 mars 2020

    [6] Open Democracy, What happens to freedom of movement during a pandemic ?, 24 mars 2020

    [7] la Repubblica, Coronavirus, le Ong fermano le missioni di salvataggio in mare. Migranti senza più soccorsi, 18 mars 2020

    [8] Kisa, 21st March – International Day Against Racism, 21 mars 2020

    [9] le Courrier des Balkans, Réfugiés : la haine se réveille tout au long de la route des Balkans, 22 mars 2020

    [10] Courrier International, Malgré le coronavirus, la France continue de refouler les migrants à Vintimille, 22 mars 2020

    [11] Heidi News, Rony Brauman : « Le coronavirus rappelle que, sans Etat, les plus vulnérables sont écrasés », 8 mars 2020

    [12] Blog Mediapart, Coronavirus : on ferme les frontières !, 15 mars 2020

    [13] News 24, Le Portugal traitera les migrants comme des résidents pendant la crise des coronavirus, 28 mars 2020

    [14] MSF, COVID-19 : Evacuation of squalid Greek camps more urgent than ever in light of coronavirus pandemic, 13 mars 2020 ; Mediapart, Coronavirus : des eurodéputés appellent à évacuer les migrants les plus vulnérables des camps grecs, 23 mars 2020 ; Centre légal de Lesbos, Lettre ouvert de 152 organisations, 25 mars 2020

    [15] Libération, L’inégalité des vies en temps d’épidémie, 18 mars 2020

    https://www.lacimade.org/presse/de-la-guerre-contre-le-virus-a-la-guerre-aux-exile%C2%B7e%C2%B7s-les-repon
    #guerre_aux_migrants #frontières #violence #asile #migrations #réfugiés #coronavirus #Grèce #précarisation #pandémie #épidémie #guerre_contre_le_virus #rétention #détention_administrative #fermeture_des_frontières #droit_de_fuite #confinement #immobilité #communiqué

    ping @thomas_lacroix @luciebacon

  • Le #remède sera-t-il finalement pire que le #coronavirus ?

    Je ne suis pas une grande admiratrice de Donald Trump. Et son tweet du 23 mars où il affirmait « Nous ne pouvons pas laisser le remède être pire que le problème lui-même », m’a consternée. On ne peut pas comparer la perte de vies humaines à celle de points de croissance. Quelques jours avant, le 19 mars, la présidente du Conseil d’Etat vaudois Nuria Gorrite disait de son côté, à l’antenne de la RTS, le #choix terrible auquel les autorités étaient confrontées : « Ou on envoie mourir les gens ou on les envoie au #chômage. »

    Marquantes, ces deux déclarations face à l’#épidémie de coronavirus m’interpellent. Je me suis documentée, j’ai cherché des voix éclairantes dans le maelström de chiffres ascendants, de courbes alarmantes, de stratégies étatiques établies à la hâte. J’en ai trouvées très peu, au début du moins. Mais, depuis cette semaine, l’état de sidération dans lequel beaucoup d’entre nous ont été plongés se dissipe, légèrement. Les cerveaux semblent à nouveau et partiellement capables d’appréhender autre chose que le danger imminent : le coronavirus, les #morts qu’il entraîne dans son sillage, l’impact sur la chaîne de #soins_hospitaliers. Des questions sur les #externalités_négatives des choix effectués à mi-mars émergent, timidement.

    Parce que oui, se focaliser sur le #danger_imminent est normal et naturel, mais cela peut conduire à la #catastrophe. En sommes-nous là ? Nous dirigeons-nous vers une catastrophe commune, nationale, incontrôlable et inquantifiable ? « Ruiner » le pays, et la population qui va avec, est-il le bon remède pour lutter contre #Covid-19 ? Quels sont les indicateurs sur lesquels s’appuie le Conseil fédéral pour décider de l’échec ou de la réussite de sa #stratégie de lutte contre le Covid-19 ?

    Poser ces questions, c’est passer pour une personne amorale. Pourtant, elles sont nécessaires, vitales même ! Pour une simple et bonne raison : il ne s’agit pas de choisir entre morts et chômeurs ou entre vies humaines et points de #croissance. Mais aussi d’évaluer l’impact de la #déscolarisation généralisée, de l’augmentation des #violences_conjugales, de l’accentuation des #précarités_sociales et de l’impact sur la #santé en général créé par la rupture de chaîne de soins pour les patients souffrant d’autres maladies comme le soulignait le président de la Société médicale de la Suisse romande, Philippe Eggimann, dans une tribune publiée sur Heidi.news le 31 mars.

    Le #choix_moral qui nous est imposé par la situation actuelle est le suivant : combien de décès dus à Covid-19 pensent pouvoir éviter nos autorités avec les mesures prises et combien de décès sont-elles prêtes à accepter à cause desdites mesures ? Le véritable et fondamental enjeu est là.

    Et loin de moi l’envie de préférer certains morts à d’autres, mais le choix fait par le Conseil fédéral nous confronte tous à cette équation-là. Le Centre for Evidence-Based Medicine résumait bien ce point de bascule le 30 mars : « Le #confinement va nous mettre tous en #faillite, nous et nos descendants, et il est peu probable à ce stade de ralentir ou d’arrêter la circulation du virus. La situation actuelle se résume à ceci : l’#effondrement_économique est-il un prix à payer pour arrêter ou retarder ce qui est déjà parmi nous ? »

    Sortir du tunnel aveuglant

    Pour être capable de restaurer cette pensée globale nécessaire, il est urgent de combattre l’#effet_tunnel généré par la #panique. Les neurosciences étudient ce phénomène sur des personnes soumises à un #stress intense : pilotes d’avion, militaires, pompiers, etc. Confrontés à des dangers immédiats, leur cerveau « tunnelise » leur attention. Cette #tunnelisation de l’attention peut être résumée ainsi : à trop se focaliser sur un danger imminent, on n’est plus capable d’appréhender des #risques_périphériques plus dangereux.

    Dans un article paru le 17 juin 2015, le magazine français Sciences et Avenir expliquait comment « la concentration dont font preuve les pilotes de ligne lors de situation de stress intense peut se retourner contre eux », parce qu’ils ne sont alors pas capables de tenir compte d’informations périphériques cruciales pouvant mener au crash de leur appareil. Le professeur Frédéric Dehais, de l’Institut supérieur de l’aéronautique et de l’espace (ISAE) à Toulouse, travaille depuis de nombreuses années sur ce sujet et développe des « prothèses cognitives » pour l’aviation.

    Le 31 mars, Daniel Schreiber, entrepreneur américain actif dans les fintechs et directeur de Lemonade, signait une tribune sur ce même sujet perturbant : « Les décès dus à des conséquences involontaires sont difficiles à compter, mais ils doivent quand même compter ». Son propos : « Il ne suffit pas d’examiner l’impact de nos politiques sur l’#aplatissement_de_la_courbe du coronavirus ; nous devons également essayer de prendre en compte les #conséquences_cachées et involontaires de nos politiques. The Lancet, par exemple, a calculé que la grande récession de 2008 a entraîné à elle seule 500’000 décès supplémentaires dus au cancer, avec ‘des patients exclus des traitements en raison du chômage et des réductions des #soins_de_santé’. Une autre étude publiée dans le BMJ a estimé que la récession a causé 5’000 décès par suicide rien qu’en 2009. »

    Où est l’outil de pilotage ?

    A ce stade, les autorités ne semblent pas encore capables de sortir de cet abrutissant effort contre l’ennemi invisible, le seul objectif qui compte, comme l’a confirmé Grégoire Gogniat, porte-parole de l’OFSP est : « La priorité absolue pour le Conseil fédéral est la #santé de la population ».

    Des fissures dans l’édifice monolithique se font néanmoins sentir, comme la création de la Task Force scientifique Covid-19, le 31 mars. Ce qui n’empêche pas l’OFSP de camper sur ses positions accentuant encore le phénomène de persévération : tout le monde doit rester à la maison, ne doivent porter des #masques que les malades, ne doivent être testés que les personnes à risque, etc. Alors même que le groupe de neuf experts présenté jeudi 2 avril à Berne étudie le port du masque pour tous et des #tests_massifs pour l’ensemble de la population.

    Face à ces #injonctions_contradictoires, l’observatrice que je suis se pose légitimement la question : mais où est l’outil de pilotage de la #crise ? Sur quelles bases, scientifiques ou empiriques, ont été prises ces décisions ? Les nombreux observateurs et acteurs contactés depuis une dizaine de jours arrivent à la conclusion qu’une bonne partie des décisions prises mi-mars l’ont été par un petit groupe restreint au sein de l’OFSP de manière empirique, sur la base de données scientifiques lacunaires.

    Comme pour confirmer ces craintes, l’économiste du comportement et neuroéconomiste zurichois Ernst Fehr, professeur de microéconomie et de recherche économique expérimentale, ainsi que vice-président du département d’économie de l’Université de Zurich, accusait les politiciens de prendre des décisions basées sur des données insuffisantes dans une vidéo en allemand publiée sur le site de la NZZ, le 25 mars : « La base la plus importante pour la prise de décision est le nombre de nouvelles infections chaque jour. Et c’est une base de décision très imparfaite ».

    Contacté, l’office fédéral s’explique : « Ces données seront publiées. L’OFSP cite généralement les références scientifiques sur lesquelles il fonde ses décisions dans ses publications. Et les données scientifiques utilisées sont accessibles dans les sources habituelles d’informations scientifiques (Pub Med, sites de l’OMS, du Centers for Disease Control, de l’ECDC). » Sans préciser quelles études, ni avec quels experts, internes et externes.

    Le rôle du #Parlement

    La tension existant entre réponses politiques et réponses scientifiques est palpable. Pour y voir plus clair et surtout obtenir des réponses, le Parlement a un rôle crucial à jouer. C’est l’organe de contrôle du Conseil fédéral. Mais il s’est « auto-suspendu », avant de convenir de la tenue d’une session extraordinaire début mai. Les membres des Commissions de la sécurité sociale et de la santé publique (CSSS) se réunissent le 16 avril pour évoquer la crise actuelle.

    Contactés, plusieurs conseillers nationaux membres de la CSSS sont impatients de pouvoir discuter de tout cela. A l’instar de Pierre-Yves Maillard, conseiller national vaudois (PS) :

    « Le coronavirus est à l’évidence plus dangereux que la grippe, mais quels moyens se donne-t-on pour savoir à quel point et où on en est dans la diffusion de cette maladie ? Ne faudrait-il pas créer des groupes représentatifs de la population et estimer avec eux régulièrement, au moyen de #tests_sérologiques, le nombre de ceux qui ont été atteints, parfois sans le savoir ? Cela permettrait d’estimer un peu mieux les #taux_de_mortalité et de savoir à quel stade de l’épidémie nous sommes. Pour estimer mieux la gravité de cette crise, on pourrait aussi essayer de savoir où en est-on dans l’évolution globale de la #mortalité, toutes causes confondues. Ces données paraissent indispensables à un bon pilotage du Conseil fédéral. Il sera utile d’échanger avec l’OFSP sur ces questions. »

    Pour Philippe Nantermod, conseiller national valaisan (PLR), « ils s’appuient sur les mêmes indices que nous, soit ceux que les cantons leur envoient, mais on en saura davantage après le 16 avril ».

    Pour Céline Amaudruz, conseillère nationale genevoise (UDC), « le Conseil fédéral et ses services doivent jouer la transparence quant aux données dont ils disposent, ceci notamment afin d’étayer l’action qu’ils mènent. Par contre, je ne juge pas utile de distraire des forces pour fournir des données qui ne seraient pas essentielles pour lutter contre le virus. La priorité doit être la santé, le reste peut se traiter plus tard. »

    Et, enfin, pour Léonore Porchet, conseillère nationale vaudoise (Les Verts), « il est indispensable que les décisions du Conseil fédéral, en tout temps, soient prises sur la base de données et informations à disposition du Parlement. C’est pour cela que je regrette fortement que le Parlement n’ait pas pu suivre la gestion de crise et n’arrive qu’en aval de ces décisions. »

    Ma question centrale de savoir si le remède sera pire que le mal a perturbé plusieurs de mes interlocuteurs ces derniers jours. Peut-être est-ce trop « morbide », pas encore le bon moment ou simplement que la déflagration sociale va permettre aux politiciens de jouer leurs cartes partisanes pour obtenir les avancées qu’ils estiment nécessaires.

    De mon côté, je pense qu’il existe un risque (identifié par les autorités ?) de tester à large échelle parce que l’on pourrait trouver que le coronavirus est moins mortel que les données sur lesquelles les autorités se sont appuyées pour justifier le confinement.

    https://www.heidi.news/sante/le-remede-sera-t-il-finalement-pire-que-le-coronavirus
    #crise_économique #économie #éthique #démocratie #Suisse #politique #science

  • Que serait la société sans école jadis préconisée de façon provocatrice par Ivan Illich ? L’école doit-elle détenir le monopole de l’éducation ? #Illich #école #société #éducation

    https://sms.hypotheses.org/10840

    Selon Alan Thomas et Harriet Pattison à qui l’on doit l’ouvrage À l’école de la vie, « tous les enfants apprennent à la maison. Dès la naissance, ils explorent le monde, faisant peu à peu de multiples découvertes sur leur environnement matériel, social et culturel ». Ces deux chercheurs en sciences de l’éducation ne s’intéressent pas seulement à l’école. Ils étudient aussi l’éducation en famille ainsi que les apprentissages qui se déroulent dans le cadre familial, et plus généralement dans le cadre de la vie quotidienne.

    Mais que serait une société sans école ? C’est à cette question provocatrice qu’Ivan Illich tente de répondre dans son célèbre ouvrage paru en 1971 sous le titre Deschooling society. La traduction française – Une société sans école – est d’ailleurs ambiguë car ce qu’Illich propose, ce n’est pas une société sans école, mais une société déscolarisée. Dans le mot anglais « schooling », il y a l’idée d’un processus : l’auteur nous invite à nous déconditionner, nous, petits êtres scolaires. Car nos systèmes de raisonnement sont trop influencés par l’école. Et si cette dernière est bien un lieu où l’on apprend, l’institutionnalisation de l’éducation à travers elle nous fait croire qu’il n’y a qu’à l’école que l’on apprend. Or comme Alan Thomas et Harriet Pattison le mettent en évidence dans leur ouvrage, on apprend partout et tout le temps (...)

  • Cédric Durand : « L’enjeu de cette crise est de planifier la mutation de l’économie » | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/030420/cedric-durand-l-enjeu-de-cette-crise-est-de-planifier-la-mutation-de-l-eco

    Des réflexions passionnantes sur le rôle de la décision démocratique quand elle est plus efficace que les marchés (notamment pour le temps long ou la gestion des crises).

    Un entretien avec Cédric Durand, économiste à l’université Paris-XIII, qui défend l’idée du développement d’une planification démocratique pour répondre à la crise sanitaire.

    Économiste à l’université Paris-XIII, Cédric Durand réfléchit avec Karl Marx à l’évolution de l’économie moderne. En 2015, dans Le Capital fictif (éditions Les Prairies ordinaires), il décrivait la fuite en avant mortelle du néolibéralisme par la financiarisation. Depuis, il travaille notamment sur la question de la planification qu’il considère être un sujet à nouveau d’actualité. Confrontées à leur impréparation et à leur insouciance, les économies néolibérales paniquent face à l’émergence du coronavirus et tentent de trouver des réponses par des ébauches de planification.

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    Pour Cédric Durand, cette crise révèle les limites de la coordination par les prix, et montre avec éclat le besoin d’une nouvelle planification, démocratique et sociale, à la fois pour gérer l’urgence sanitaire et pour reconstruire l’économie sur des bases durables.

    Cette crise inédite liée au coronavirus semble montrer avec éclat les limites de la gestion de la société par le marché et donc la nécessité d’une planification. Comment analysez-vous la situation ?

    Cédric Durand : Au cours des décennies du néolibéralisme, le marché a été paré de toutes les vertus : efficience dans l’allocation des ressources, dynamisme de la compétition, différenciation des produits de consommation. La crise en cours fait apparaître au grand jour que le marché a aussi de sérieuses limites.

    Cédric Durand, maître de conférences à Paris-XIII. © Raphael Schneider Cédric Durand, maître de conférences à Paris-XIII. © Raphael Schneider
    En situation d’urgence, la coordination de l’activité par les prix est inadéquate. Le fractionnement marchand est incapable d’atteindre des objectifs limités mais impérieux : produire des masques, du gel hydroalcoolique, des tests de dépistage, des respirateurs, répartir les stocks de médicaments. Il y a là un besoin flagrant de centralisation. L’appel général à la rescousse s’adresse à la puissance publique. Il s’agit d’une demande d’action collective qui transcende les acteurs privés et s’impose à eux. Elle procède d’une logique de priorité économique qui est contradictoire avec la logique de tâtonnement du marché.

    #PLanification #Marché #Coronavirus #Sortie_de_crise

  • Pour réfléchir à « l’après », une typologie des socialismes par l’économiste Thomas Coutrot :

    Dans cet article, Thomas Coutrot revient sur les modèles de socialisme et tente d’en faire un état de l’art. Il les discute et estime que la voie autogestionnaire est la plus conséquente.
    Marx n’a pas laissé le mode d’emploi de la société de producteurs librement associés qu’il envisageait comme futur de l’humanité. D’une certaine façon, le modèle de la planification centralisée soviétique ne découle pas plus directement de Marx que celui du capitalisme monopoliste de Smith : c’est l’évolution des faits économiques et des stratégies politiques qui a façonné à la fois ces régimes économiques et les théories qui ont accompagné leur développement. Depuis longtemps, des auteurs marxistes ont contesté que le modèle soviétique soit la seule, la meilleure, ou même une manière de réaliser l’idéal socialiste. Le débat entre partisans et adversaires du socialisme, mais aussi entre marxistes, s’est focalisé tout au long du XXe siècle sur l’opposition entre plan et marché. Alors que les adversaires du socialisme condamnaient celui-ci à l’inefficacité parce qu’il supprimait le marché, certains de ses défenseurs ont repris le flambeau du marché pour montrer qu’on pouvait le mettre au service du socialisme.
    [...]

    https://france.attac.org/nos-publications/les-possibles/numero-23-printemps-2020/dossier-la-planification-pour-la-transition-sociale-et-ecologique/article/socialisme-marches-autogestion-un-etat-du-debat?pk_campaign=Infolettre

    #socialisme #économie #alternatives #marché

  • Reconquête écoféministe ▲ 𝕾𝖔𝖗𝖈𝖎𝖊̀𝖗𝖊𝖘 : Espace 29 : Free Download, Borrow, and Streaming : Internet Archive
    https://archive.org/details/reconquete-ecofeministe-sorcieres

    https://archive.org/download/reconquete-ecofeministe-sorcieres/Conference_Export.mp3

    Cette soirée est proposée autour de la sorcière comme figure écoféministe, afin de soutenir ces cercles d’empuissancement réhabités autant par les chercheur.se-s, les militant-e-s que par les artistes, pour créer une alliance des causes écologiques et féministes contre le patriarcat, le capitalisme et la mondialisation. Projection de l’entretien de Starhawk réalisé par Camille Ducellier.

    Je n’arrive pas à jouer l’#audio mais #sorcières #écoféminisme #femmes #nature

    • Anne Querrien ⚫️ Camille Ducellier ⚫️ Suzanne Husky ⚫️ Noémie Keren
      Modératrice : Vanessa Desclaux (responsable du Pôle des Attentions du Frac Nouvelle-Aquitaine)
      Curateur : Pierre-Antoine Irasque

      Cette soirée est proposée autour de la sorcière comme figure écoféministe, afin de soutenir ces cercles d’empuissancement réhabités autant par les chercheur.se-s, les militant-e-s que par les artistes, pour créer une alliance des causes écologiques et féministes contre le patriarcat, le capitalisme et la mondialisation. Projection de l’entretien de Starhawk réalisé par Camille Ducellier.

      Noémie Keren proposera à la suite de l’échange une méditation ; « Gestation » est une performance ritualisée d’une durée d’une dizaine de minutes. Par la réalisation d’un tracé immaculé au sol à base de lessive en poudre, il s’agit de renouer avec les enjeux symboliques et spirituels que recèlent les gestes quotidiens d’aseptisation. Cette performance invite les spectateurs à pénétrer les arcanes du lessivable, en se laissant absorber par la concentration et la précision que convoquent les gestes de la performeuse. A cheval entre créature mythologique et prêtresse contemporaine, Noémie Keren fait peu à peu émerger une figure mi-arbre, mi-utérus dans une atmosphère méditative portée par une création sonore induisant un état contemplatif. Au fil du tracé, des éléments de tissu blanc symbolisant des végétaux s’élèvent de manière quasi-imperceptible, simulacre de croissance.

      Anne Querrien
      Sociologue, urbaniste française, et codirectrice de la revue Multitudes, ses recherches portent sur la politique de la ville et du logement social, mais aussi sur l’école comme « espace à libérer », ou encore sur le genre ou la dualité sexuelle. Animatrice entre autres du Mouvement du 22 mars à Nanterre et à Paris en 1968, elle a été secrétaire générale du CERFI (Centre d’Études, de Recherches et de Formation Institutionnelles) créé par Félix Guattari dans les années 1970, où elle se lia d’amitié avec, entre autres, Guy Hocquenghem. Enseignante aux universités Paris 8 et Paris 1, et anciennement à l’université d’Evry, elle est membre de l’AITEC. Elle participe à la rédaction des revues Annales de la recherche urbaine, Chimères et Multitudes. Elle a traduit sous le pseudo « Morbic » Rêver l’obscur. Femmes, magie et politiques de Starhawk à la demande d’Isabelle Stengers et des éditions Les empêcheurs de penser en rond, et a coordonné le dossier de la revue Multitudes sur l’écoféminisme, ainsi qu’auparavant un autre dossier intitulé « Gouines rouges et virago vertes », intermédiaire entre les deux moments.

      Camille Ducellier
      Née en 1985, elle est artiste plasticienne multimédia, vidéaste et auteure française. Camille Ducellier vit et travaille à Paris. Diplômée de l’HEAR Strasbourg et du Le Fresnoy, elle se passionne pour la variété des corps, des genres et des cultures minoritaires. Depuis 2010, elle poursuit un cycle thématique autour de la sorcière engagée dans l’histoire et la réappropriation contemporaine de cette figure, ainsi que dans le féminisme et l’identité de genre. Camille Ducellier se revendique également Sorcière. Si les formes artistiques peuvent varier – documentaire, art interactif, création sonore – , les sorts sont bien toujours les mêmes : rêver l’obscur, dévoiler les corps, relier le politique au spirituel. Elle favorise les rencontres et travaille parfois avec des adolescents. Les sorcières, les corps, l’écoféminisme sont ses sources d’inspiration. Sorcières, mes soeurs (2010), Le Guide du voyageur astral (2015), Reboot me (Prix « web art » 2016), Sorcières Queer et Sorcière Wicca, La lune Noire et Le guide du voyageur astral (2016), Sorcière Queer (2017)... Camille Ducellier est également auteure d’un ouvrage préfacé par Starhawk, Le Guide Pratique du Féminisme Divinatoire (Collection Sorcières des Éditions Cambourakis) en 2018.

      Suzanne Husky
      Artiste franco-américaine qui vit et travaille à Bazas et San Francisco (USA), Galerie Alain Gutharc – Paris. Sa pratique est pluridisciplinaire et va de la conception de jardins, à la céramique en passant par la sculpture et la vidéo. Elle explore des problématiques liées à la relation complexe entre les hommes et la nature. Parfois ce sont les matériaux qu’elle choisit, qui évoquent une histoire du paysage, en lien avec l’exploitation de territoires comme des pots en boue de forage, des faïences en terre locale ou des sculptures en matériaux trouvés. Ses pièces engagent des rencontres et des collaborations variées avec des historiens, habitants et artisans de chaque lieu. Diplômée de l’École des Beaux-Arts de Bordeaux, et en paysagisme horticole du Merritt college à Oakland, Suzanne Husky a également enseigné le paysage à l’ESAD d’Orléans. Formée en art, paysagisme horticole, permaculture et actuellement en herboristerie, l’urgence de réactiver notre lien au végétal et à la terre est au coeur de sa vie et de son art.

      Noémie Keren
      Diplômée de l’École des Beaux-Arts de Bordeaux, elle puise dans divers domaines liés aux pensées alternatives, aux phénomènes irrationnels qu’elle trouve dans l’histoire de l’art, les mythologies, les croyances New Age, les sciences, les langages, les philosophies, les contes... Noémie Keren se positionne en héritière de Starhawk, Jodorowsky et des mouvements écoféministes. Incarnant la sorcière ménagère, ses projets opèrent une saisie du quotidien en interaction avec des dispositifs de ritualisation et de performance. L’exposition se fait ainsi dans un espace qui est encore ou déjà plus un lieu de culte, oscillant entre intérieur et extérieur. La lessive devient matière première afin de réaliser des tracés au sol de grands formats à l’aide d’un entonnoir magique. Engagée dans un combat pour le vivant, le détournement de la lessive toxique se veut une provocation vis-à-vis de gestes quotidiens qui nous semblent anodins. Les plantes ont également une place privilégiée dans sa pratique artistique : objets de collection vivants mais captifs dans la serre et dans nos maisons, il s’agit de s’interroger sur notre relation à ces déracinées. Son travail sur le geste dans le champ de la performance l’amène à explorer la pratique de la calligraphie. En liant le poids des mots et des symboles au rythme calligraphique, il s’agit de donner forme aux sortilèges en conservant une pratique ritualisée.

      Vanessa Desclaux
      Diplômée de Sciences Po Paris (2004) et Goldsmiths, Université de Londres (2005), Vanessa Desclaux est titulaire d’un doctorat en Curating (Goldsmiths, Université de Londres) depuis 2016. Commissaire assistante la Tate Modern de 2006 à 2009, elle a chapeauté de nombreux projets d’expositions et de performances. De 2009 à 2010, elle a été en charge du programme d’expositions du Bloomberg Space à Londres à titre de commissaire d’exposition indépendante. Elle a également été curatrice associée auprès d’Emilie Renard à La Galerie, centre d’art contemporain de Noisy-le-Sec et commissaire d’exposition associée pour l’exposition « Michael Jackson : On The Wall » au Grand Palais en 2018. Elle est aussi professeur d’histoire de l’art à l’école nationale supérieure d’art (ENSA) de Dijon et auteur d’essais sur l’art. Sa nomination comme responsable du Pôle des Attentions du Frac Nouvelle-Aquitaine accompagne le déménagement du Frac dans le nouveau bâtiment de la Méca, conçu par l’architecte danois Bjarke Ingels. Composé d’un plateau d’exposition de 1200 m², de réserves de 900 m² et d’un auditorium, ce nouveau bâtiment accueillera également des résidences et des ateliers techniques de production. Au sein de l’équipe dirigée par Claire Jacquet, Vanessa Desclaux sera en charge de développer une stratégie innovante dans le champ de la médiation et de la programmation culturelle (performances, conférences, projections, etc.).