• La collapsologie : start-up de l’happy collapse

    https://sniadecki.wordpress.com/2019/10/02/louart-collapsologie

    La littérature scientifique dont ils sont friands leur aurait montré que la société capitaliste et industrielle est fondée sur la dépossession et l’exploitation des peuples et que l’abondance marchande, tout en étant empoisonnée, repose sur le pillage et le gaspillage des ressources, cela les aurait laissés parfaitement indifférents. Mais que l’on touche à l’avenir qu’on leur avait déjà tout tracé dans cette société, que leur plan de carrière soit remis en question, que le rôle social que l’école et l’université leur avaient assigné et dont elles leur avaient inculqué les codes soit réduit à néant : voilà le véritable scandale ! C’est avant tout l’idée qu’ils se faisaient de leur avenir dans cette société qui s’effondre ; c’est la seule chose qui leur importe, c’est de cela dont ils doivent maintenant « faire le deuil ».

    La collapsologie est une forme nouvelle du progressisme, au sens où elle attend de l’avenir la solution des maux du présent. Cette fois, c’est l’effondrement de la société marchande et industrielle qui va nous – du moins, les survivants – obliger à être vertueux écologiquement. Et comme pour le Progrès, que pas plus que l’effondrement on ne peut arrêter, il faut dès maintenant s’y préparer. Car la collapsologie est avant tout une idéologie de cadres ; sa principale injonction est : « il faut s’adapter ! » Cela ne signifie pas seulement se conformer à l’ordre des choses existant, mais surtout – puisque, pour les cadres qui sont le relais de la direction de l’entreprise, « gouverner, c’est prévoir ! » – anticiper l’évolution future et agir dès maintenant en conséquence.

    Brochure au format PDF :
    https://sniadecki.files.wordpress.com/2019/10/louart_collapsologie-1.pdf

    Et également Dossier « Critique de la collapsologie » avec tous les bons zarticles dedans :
    https://archive.org/details/dossiercollapsologie

    La maison brûle…
    et nous écoutons tranquillement
    les collapsologues nous parler d’happy collapse !

    #Pablo_Servigne, #collapsologie, #effondrement, #société_industrielle, #Bertrand_Louart, #critique_techno.

    @sinehebdo

    Il me semblait l’avoir déjà signalé sur Seenthis, mais non en fait ?!

  • #Vidéo : les collapsologues sont-ils dangereux ?

    Lundi 3 décembre 2018, le #Tribunal_pour_les_Générations_Futures d’Usbek & Rica investissait pour la deuxième année consécutive le Théâtre de la Porte Saint-Martin, à Paris. Pour cette nouvelle édition de notre cycle de conférences-procès, était présent sur le banc des accusés Pablo Servigne, ingénieur agronome et docteur en biologie, auteur notamment de Comment tout peut s’effondrer (Seuil, 2015) et porte-parole, le temps d’une soirée, des collapsologues. Bon visionnage !

    https://www.youtube.com/watch?v=QvJfCvvdal8


    https://tgf.usbeketrica.com/video/video-les-collapsologues-sont-ils-dangereux
    #collapsologie #effondrement #procès #théâtre #Pablo_Servigne #société_industrielle #résilience #pétrole #énergies_renouvelables #transition_énergétique #autonomie #Tribunal_pour_les_générations_futures #décroissance #progrès #entraide #pic_pétrolier

    –---

    #définition :

    « La collapsologie c’est l’étude de l’effondrement de la société industrielle et de ce qui pourrait lui succéder. Un effondrement, en anthropologie, c’est ce qui se passe lorsque les structures politiques, sociales et économiques d’une société cessent progressivement de fonctionner et que sa population ne peut plus compter que sur elle-même pour subvenir à ses besoins de base »

    ping @sinehebdo

  • #Catastrophisme, administration du #désastre et #soumission durable (par René Riesel et Jaime Semprun) – Le Partage
    http://partage-le.com/2017/10/7943

    La dégra­da­tion irré­ver­sible de la vie terrestre due au déve­lop­pe­ment indus­triel a été signa­lée et décrite depuis plus de cinquante ans. Ceux qui détaillaient le proces­sus, ses effets cumu­la­tifs et les seuils de non-retour prévi­sibles, comp­taient qu’une prise de conscience y mettrait un terme par un #chan­ge­ment quel­conque. Pour certains ce devaient être des #réformes dili­gem­ment conduites par les États et leurs experts, pour d’autres il s’agis­sait surtout d’une #trans­for­ma­tion de notre mode de vie, dont la nature exacte restait en géné­ral assez vague  ; enfin il y en avait même pour penser que c’était plus radi­ca­le­ment toute l’or­ga­ni­sa­tion sociale exis­tante qui devait être abat­tue par un chan­ge­ment révo­lu­tion­naire. Quels que fussent leurs désac­cords sur les moyens à mettre en œuvre, tous parta­geaient la convic­tion que la connais­sance de l’éten­due du désastre et de ses consé­quences inéluc­tables entraî­ne­rait pour le moins quelque remise en cause du confor­misme social, voire la forma­tion d’une conscience critique radi­cale. Bref, qu’elle ne reste­rait pas sans effet.

    Contrai­re­ment au postu­lat impli­cite de toute la « critique des nuisances » (pas seule­ment celle de l’EdN), selon lequel la dété­rio­ra­tion des condi­tions de vie serait un « facteur de révolte », force a été de consta­ter que la connais­sance toujours plus précise de cette dété­rio­ra­tion s’in­té­grait sans heurts à la soumis­sion et parti­ci­pait surtout de l’adap­ta­tion à de nouvelles formes de survie en milieu extrême. […]

    La dissi­mu­la­tion et le mensonge ont bien sûr été utili­sés à maintes reprises, le sont et le seront encore, par l’in­dus­trie et les États. Toutes sortes d’opé­ra­tions doivent être menées dans la plus grande discré­tion, et gagnent à n’ap­pa­raître en pleine lumière que sous forme de faits accom­plis. Mais comme le prin­ci­pal fait accom­pli est l’exis­tence de la société indus­trielle elle-même, la soumis­sion à ses impé­ra­tifs, on peut y intro­duire sans danger des zones toujours plus éten­dues de trans­pa­rence : le citoyen désor­mais bien rodé à son travail de consom­ma­teur est avide d’in­for­ma­tions pour établir lui-même son bilan « risques-béné­fices », tandis que de son côté chaque empoi­son­neur cherche aussi à se discul­per en noir­cis­sant ses concur­rents. Il y aura donc toujours matière à « révé­la­tions » et à « scan­dales », tant qu’il y aura des marchands pour trai­ter une telle matière première : à côté des marchands de poisons, des marchands de scoops jour­na­lis­tiques, d’in­di­gna­tions citoyennes, d’enquêtes sensa­tion­nelles.

  • Entretien avec Pierre Musso
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=975

    Le bruit court depuis le printemps, Pierre Musso a publié un livre passionnant d’un bout à l’autre de ses 800 pages, dont on aimerait gloser et discuter chacune : La Religion industrielle. Monastères, manufactures, usines. Généalogie de l’entreprise (Fayard). Cette somme, qui se lit comme une autre histoire de France, retrace la filiation de l’industrie et du machinisme depuis les monastères du Ve siècle jusqu’à la cybernétique des années 1950. L’auteur démontrant la matrice religieuse de la société industrielle et du culte de la Mère Machine. Une lecture nécessaire pour tous les radicaux, luddites, décroissants, écologistes, anti-industriels et Chimpanzés du futur. Pierre Thiesset, éditeur (Le Pas de Côté) et journaliste (La Décroissance) a réalisé cet entretien avec Pierre Musso. Ouvrir le document en (...)

    #Documents
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/entretien_pierre_musso.pdf

  • Déclin des abeilles : le Nord de l’Europe particulièrement touché
    http://fr.myeurop.info/2016/08/10/d-clin-des-abeilles-le-nord-de-l-europe-particuli-rement-touch-14703

    P margin-bottom : 0.21cm ; Une étude européenne compare les taux de mortalité des abeilles dans 17 Etats-membres. Le rapport fait étrangement l’impasse sur la question des pesticides, alors que ceux-ci causent la mort de centaines de milliers de colonies chaque année.

    P margin-bottom : 0.21cm ; lire la suite

    #EUROFOCUS #Environnement

    • Prises dans les tirs croisés de la #société_industrielle et particulièrement de ses #pesticides, les abeilles sont aujourd’hui dans une situation délicate. Le spectre de leur disparition se profile à l’horizon. Le point avec un #apiculteur.
      Offensive N° 24. décembre 2009 : La disparition des abeilles. Interview d’un apiculteur, (page 23)
      http://offensiverevue.files.wordpress.com/2015/02/offensive24.pdf
      La robe de médée.

      L’auteur revient sur le combat des apiculteur-trice-s
      contre le traitement des semences agricoles par des
      insecticides neurotoxiques qui déciment les abeilles.
      Il fait l’analyse de ce qui est pour lui une situation de
      défaite, sur fond d’impuissance citoyenniste et de
      résignation généralisée : ce n’est pas la disparition des
      abeilles qui préfigure la fin de l’humanité, mais la perte
      par cette dernière de sa capacité à vivre et résister qui
      entraîne la fin des abeilles, parmi tant d’autres choses.
      La Robe de Médée. Considérations sur la décimation
      des abeilles, Guy Bernelas, 2006.

  • Mars 2016 viendra nous rappeler que la catastrophe de Fukushima est loin d’être résolue. En cinq ans, la liquidation du désastre a en grande partie permis sa banalisation et son oubli généralisé malgré des conséquences environnementales, sanitaires et sociales déplorables. A travers une démarche documentaire et graphique, Franckushima, « caisse de résonance sur les catastrophes nucléaires », propose de revenir sur les enjeux de la catastrophe pour mieux nous préparer à celle qui nous guette en France.


    http://www.librairie-quilombo.org/Franckushima
    Catastrophisme, administration du désastre et soumission durable.
    #société_industrielle #Fukushima #radiation #nucléaire #réacteur #prolifération #planète

  • #Stérilisation | 1+1=salade ?
    http://madeinearth.wordpress.com/2013/12/28/sterilisation

    Il me semble qu’une des caractéristiques des #sociétés_agricoles et bien plus encore de la #société_industrielle est celle de la stérilisation, qui prend souvent la forme de l’éradication. Cette pratique est souvent très énergivore et peut se révéler contre-productive.

    Une démarche opposée à la stérilisation, et que l’on aurait intérêt à intégrer dans notre « kit #post-industriel », est celle de « l’#évolution contrôlée ». Elle consiste à mettre en concurrence l’objet que l’on veut contrôler avec un objet équivalent mais qui nous est plus favorable. On passe d’une relation de prédation entre cet objet et nous à une relation de compétition entre deux « objets ».

    Quelques petits exemples que j’ai décelés, il doit y en avoir bien plus :

    En #agriculture, on cherche à éradiquer les « mauvaises herbes » du sol par un labour. Le labour met des graines d’adventices à la surface et laisse le sol à nu, créant ainsi les conditions idéales d’une nouvelle « invasion » de « mauvaises herbes ». Sachant par exemple que les graines d’amarante ont une durée de germination de +80ans, le combat est perdu d’avance, celui qui retourne le sol le fera toute sa vie, que ce soit en industriel chimique, en industriel bio, ou dans le potager. L’évolution contrôlée utilisée par la #permaculture consiste ici à mettre en place un système mature qui sera stable, en commençant par mettre en place ces fameuses adventices qui sont le premier échelon d’un des cycles climaciques. Une autre méthode, si l’on veut cultiver des légumes annuels consiste à mettre un paillis (mulch) pour mimer le sol du climax forestier et empêcher la germination des graines.

    En agriculture chimique ou bio, on cherche à supprimer les attaques fongiques en balançant du fongicide sur les feuilles d’arbres fruitiers. Alors que la canopée des fruitiers abrite une palette de « champignons arboricoles » qui sont en compétition avec les champignons pathogènes. Sulfater va tuer cette coalition des canopée, ouvrant le champ aux champignons pathogènes. Michael Phillips dans The Holistic Orchard donne un programme de pulvérisations de préparations qui boostent les alliés avant l’arrivée des maladies fongiques (malheureusement à base d’huile de neem et d’algues, mais on peut envisager des pulvérisations d’ortie ou de thé à compost qui ont eu un certain succès sur la vigne dans certaines publications scientifiques).

    Les #champignons sont aussi la cause de chancres sur les fruitiers ou les arbres à noix . L’exemple le plus connu étant le chancre qui a décimé les châtaigniers nord-américains. Ici la technique de stérilisation est un petit concentré de la société industrielle. Pour protéger les châtaigniers de l’infection, le service chargé des forêts les a tous coupés pour en faire du bois d’œuvre, générant ainsi pas mal de profit. Plus d’arbres, plus de problème. #Paul_Stamet, dans Mycellium Running, offre un autre exemple d’évolution contrôlée pour lutter contre les chancres, qui est d’inoculer les zones à risque avec d’autres champignons pour créer une compétition au désavantage du chancre. Par exemple le champignon appelé Honey fungus en anglais (Armillaria) à la vie dure face au genre Hypholoma.

    La stérilisation, la « vraie » (même si maintenant on stérilise aussi les sols au premier degré), des aliments est très récente, et à remplacé la fermentation dans notre société industrielle. La #fermentation permet de diriger la « #succession_écologique » des #bactéries et champignons, en introduisant les ferments voulus en grand nombre, et en orientant le milieux pour booster cette succession spécifique (sel, alcool, acidification, sucre …). La stérilisation cherche au contraire à supprimer toutes les bactéries, ce qui est très efficace si elles sont bien toutes détruites par la chaleur. Mais si une bactérie néfaste particulièrement coriace parvient à échapper à l’éradication totale, elle trouve le champ libre pour se multiplier. #Sandor_Ellix_Katz, dans The Art of Fermentation, nous apprend que c’est ce qui se passe avec Clostridium botulinum, la bactérie responsable du botulisme. Il peut falloir jusqu’à 11h de stérilisation à 100°C pour détruire tous les spores. Si ça ne marche pas complètement, la bactérie se retrouve dans un environnement anaérobie sans compétition, les conditions idéales. A comparer avec un environnement acide peuplé de bactéries « amies » acidophiles.

    Le complémentaire des ferments dans les aliments sont les bactéries dans nos intestins. Là aussi les « bonnes » bactéries sont en compétition avec les « mauvaises », et comme le notre une publication scientifique, elles nous procurent une défense en « entrant en compétition avec des pathogènes extérieurs sur les niches écologiques et les substrats métaboliques ». Or cette flore bactérienne est complètement détruite par les #antibiotiques, et l’impact peut durer jusqu’à 2 ans.

    Pour changer de domaine, je vois aussi mon #athéisme « historique » comme une stérilisation de la #spiritualité. Mais je réintroduis petit à petit les bons ferments…

    Peut être que cette démarche est un « #pattern_thinking » intéressant à appliquer dans une situation ou un élément nous gêne.

  • Jeremy Rifkin : « Une empathie nouvelle gagne l’humanité »
    http://www.lemonde.fr/week-end/article/2011/04/15/jeremy-rifkin-une-empathie-nouvelle-gagne-l-humanite_1507194_1477893.html

    Fukushima sonne le glas d’une époque. L’ère prométhéenne de l’humanité s’achève, qui a débuté avec l’exploitation des houillères, la construction des hauts-fourneaux et des locomotives, quand nous promettions aux peuples la corne d’abondance et défions Dieu lui-même, lui volant notre salut pour le réaliser par nous-mêmes.

    C’est ce rêve d’une humanité libérée par l’industrialisation massive, l’exploitation systématique des ressources terrestres, la manipulation de la matière, perpétué avec le nucléaire et ses travaux colossaux, ses spéculations d’ingénieurs et son pouvoir du secret, qui s’effondre.

    #Jeremy_Rifkin #futurs #Fukushima #société_industrielle