• The Inside Story of How Facebook Acquired Instagram
    https://onezero.medium.com/the-inside-story-of-how-facebook-acquired-instagram-318f244f1283

    The social giant’s controversial $1 billion acquisition shows how a tech monopoly wields power Facebook’s $1 billion acquisition of Instagram was a watershed moment for Big Tech. It demonstrated just how much wealth and power the industry holds — and how it could be wielded. Secret emails, published as part of a historic antitrust hearing, revealed that Mark Zuckerberg viewed the app as a threat to his own social network, and one to be neutralized at great cost. In this excerpt from No Filter (...)

    #Facebook #Instagram #domination #bénéfices #SocialNetwork

  • L’œil inquisiteur du régime chinois
    https://www.lemonde.fr/series-d-ete/article/2020/08/10/l-il-inquisiteur-du-regime-chinois_6048568_3451060.html

    Enquête« La preuve par l’image » (1/5). Comment des Etats, des particuliers ou des groupes de pression s’appuient sur l’image pour se protéger ou établir une vérité. Dans cet épisode, la Chine, où la vidéo-surveillance massive joue un rôle central dans le contrôle de la population. Ou encore dans la répression de la minorité ouïgoure. L’image pourrait être tirée d’une adaptation high-tech de 1984, la dystopie d’Orwell : de simples badauds, traversant un passage piéton, identifiés automatiquement par les (...)

    #Alibaba #Huawei #Tencent #algorithme #CCTV #QRcode #smartphone #SIM #biométrie #criminalité #facial #reconnaissance #vidéo-surveillance #BigData #discrimination #immatriculation #Islam #SocialCreditSystem #SocialNetwork #surveillance (...)

    ##criminalité ##_

  • C’est reculer que d’être stationnaire…

    Jean-Pierre Duteuil

    https://blogs.mediapart.fr/jpd/blog/120720/entrer-dans-le-monde-de-la-trans-especite

    http://acontretemps.org/spip.php?article798

    https://lavoiedujaguar.net/C-est-reculer-que-d-etre-stationnaire

    À mes amis,

    Cela fait plus de trente ans que le virus « genre » est sorti des éprouvettes des laboratoires universitaires américains, venu, dit-on, d’Europe, par le biais de la « french theory ». Jusque-là, on appelait sexe social les comportements et les fonctions qu’une société assignait au sexe biologique. Cela signifiait tout simplement qu’il n’y avait rien de « naturel » aux attributions que les unes et les autres devaient assumer dans un milieu et à une époque donnée et qu’il ne s’agissait là que d’un rapport de forces en faveur de l’un des deux sexes au sein de la division sexuelle du travail.

    Pour toute personne persistant à se projeter dans un autre futur collectif et égalitaire il était alors évident qu’il fallait combattre, et si possible abolir, ce sexe social et non en changer, quand bien même l’appellerait-on autrement.

    Transformer le « sexe social » en « genre » a pourtant permis un génial coup double. Éradiquer à la fois le sexe et le social ne manquait pas de classe : se couler dans le moule d’un puritanisme renaissant regardant d’un sale œil la libération sexuelle des années 1970 et, en même temps, mettre au rancart tout ce qui pouvait suggérer la lutte des classes et un élan prolétarien ! La fin d’une époque en somme, où se rejoignent postmodernes et thermidoriens de l’après-68. (...)

    #french_theory #Jean-Pierre_Duteuil #genre #social #prolétarien #postmodernité #université #animalité #trans-espécité

  • L’Élysée, le plus grand symbole à Paris du passé esclavagiste de la France
    https://www.franceculture.fr/histoire/lelysee-le-plus-grand-symbole-a-paris-du-passe-esclavagiste-de-la-fran

    Trois siècles après sa construction financée par un négrier, l’Élysée est un des derniers grands témoignages à Paris de l’histoire du commerce colonial. Les autres bâtiments prestigieux occupés par des esclavagistes ont disparu ou sont tombés dans l’oubli. Un travail de mémoire reste à accomplir.

    Sans un négrier, Antoine Crozat, le palais de l’Élysée n’aurait pas été édifié en 1720, avant d’être occupé par la marquise de Pompadour, Napoléon et depuis plus d’un siècle maintenant par les présidents de la République. 

    L’homme le plus riche de France au début du XVIIIe siècle, selon Saint-Simon, en a financé la construction pour le compte de son gendre, Louis-Henri de la Tour d’Auvergne, dans le cadre d’une stratégie, en vue d’intégrer la haute société aristocratique. 

    Antoine Crozat à la direction de la Compagnie de Guinée, l’une des plus importantes sociétés de commerce triangulaire, a bâti sa fortune en obtenant en 1701 le monopole de la fourniture en esclaves de toutes les colonies espagnoles. 

    Mais il n’est pas le seul grand acteur à l’époque. 
    A Paris, le Club de l’hôtel de Massiac, société de colons de Saint-Domingue et des Petites Antilles défend ses intérêts dans un bâtiment qui a disparu comme beaucoup d’autres, depuis les travaux haussmanniens, depuis les transformations de la capitale en profondeur, à partir de 1853 sous le second Empire. Bâtiment sur la place des Victoires remplacé par l’hôtel de L’Hospital. Alors que les stigmates de l’esclavage sont encore nombreux aujourd’hui dans l’urbanisme des anciens ports négriers, Bordeaux et Nantes, notamment. 

    Reste le Palais de l’Élysée, mais aussi et dans une certaine mesure la Banque de France et la Caisse des dépôts.
    L’ancien président du Conseil représentatif des associations noires (Cran), Louis-Georges Tin, a demandé au chef de l’Etat Emmanuel Macron, le 13 juillet dernier dans Libération, le lancement d’une enquête pour mettre en lumière tous les liens entre l’esclavage colonial et les grandes institutions de la République. 

    La Fondation pour la mémoire de l’esclavage, mise en place le 12 novembre 2019, doit travailler avec la ville de Paris à la création d’un monument et d’un lieu muséal dédiés. 

    L’historien Marcel Dorigny, membre du comité scientifique de cette fondation, plaide pour un mémorial et milite pour des explications aux quatre coins de la capitale où le passé colonial et esclavagiste est omniprésent. 

    Le palais de l’Élysée s’est construit sur le dos d’esclaves
    Le Toulousain Antoine Crozat, l’homme le plus riche de France au début du XVIIIe siècle, selon le courtisan et mémorialiste Saint-Simon, est un parvenu aux yeux de ses contemporains, un financier et négociant cupide, engagé dans toutes les affaires pouvant rapporter gros, à commencer par la traite négrière.

    C’est sur décision du roi Louis XIV que cet homme né roturier prend la direction de l’une des plus importantes sociétés du commerce triangulaire créée en 1684, la Compagnie de Guinée, avec pour mission d’acheminer du port de Nantes, le plus grand nombre possible d’esclaves noirs vers Saint-Domingue et de remplacer sur l’île, le tabac par le sucre.


    Le monopole qu’il obtient à partir de 1701 sur la fourniture d’esclaves aux colonies espagnoles, permet à Antoine Crozat d’amasser une fortune colossale.

    L’auteur d’une biographie intitulée Le Français qui possédait l’Amérique. La vie extraordinaire d’Antoine Crozat, Pierre Ménard, évalue sa fortune en 1715, à la mort de Louis XIV, à 20 millions de livres, soit près de 300 milliards d’euros !

    De quoi acheter des châteaux par dizaines, de posséder un hôtel particulier dans sa ville de Toulouse et d’en acquérir un autre, prestigieux, sur l’actuelle place Vendôme, à l’endroit où se trouve maintenant le Ritz.

    Quoique richissime, Antoine Crozat est maintenu à l’écart du système d’honneurs, moqué pour son inculture et sa vulgarité par la noblesse qui ne le fréquente que pour lui emprunter de l’argent.

    Et c’est grâce à sa fortune bâtie sur la traite négrière qu’il s’ouvre les portes de l’aristocratie, en mariant sa fille alors qu’elle n’a que 12 ans - à Louis-Henri de la Tour d’Auvergne, le comte d’Evreux.

    Ce membre de la haute noblesse française, gouverneur de l’Île-de-France, profite de son beau-père en bénéficiant d’une dot de 2 000 000 de livres pour se faire construire un hôtel particulier, l’hôtel d’Évreux, qui prendra le nom d’hôtel de l’Élysée à la toute fin de l’Ancien Régime.
    . . . . . . .
    La traite négrière est une des activités principales de tous ceux qui font du commerce maritime international, sachant que la France à ce moment-là, en plein essor colonial, vient de mettre la main sur la Louisiane. Au début du XVIIIe siècle, le Portugal est la plus grande puissance négrière, mais la France n’est pas trop mal placée, en arrivant en quatrième position, après l’Espagne et l’Angleterre. On dirait de nos jours qu’il s’agit de fortunes mal acquises puisque le commerce colonial repose sur l’importation dans les colonies d’esclaves noirs achetés sur les côtes africaines et sur le commerce de produits coloniaux : le café, le sucre, l’indigo... qui sont très demandées en France d’abord, puis dans toute l’Europe et qui sont le fruit du travail des esclaves. Mais pour la France, comme pour l’Angleterre, cette exploitation n’est possible qu’à l’extérieur du sol européen. Il n’y a pas et de longue date d’esclaves en France. C’est la devise de la monarchie : la terre de France rend libre !

    Dans les colonies, en revanche, l’esclavage va très tôt être introduit, selon une double législation.

    Les lois qui sont valables en métropole ne le sont pas dans les colonies.

    Et comme l’esclavage est une des sources de richesse du royaume, Marcel Dorigny assure qu’il n’est pas du tout déshonorant de le pratiquer, à l’époque :

    Les négriers ont pignon sur rue, ils acquièrent des titres de noblesse, des châteaux, ils vont à la cour du roi, ils font des bals, ils font des fêtes, ils font des concerts, ils s’offrent des hôtels particuliers dans Paris... et pourquoi ne le pourraient-ils pas ? Non seulement leur activité est légale, mais elle est favorisée ! Il y a d’abord tout un appareil législatif et ensuite tout un appareil fiscal pour l’encourager, afin de satisfaire un besoin de main-d’œuvre, dans la crainte alors d’un effondrement des colonies. Entre 1740 et 1780, de 80 000 à 90 000 esclaves traversent chaque année l’Atlantique, c’est évidemment énorme ! C’est une ponction sur la population africaine !
    . . . . .
    La Banque de France et la Caisse des dépôts ont joué un rôle crucial dans l’histoire du commerce colonial.

    La Banque de France se trouvait dans une des ailes de l’ancienne Bibliothèque nationale, rue Vivienne, dans le deuxième arrondissement de Paris, dans les locaux de la Bourse où s’achetaient et se vendaient les actions des compagnies de commerce et des navires.

    Le commerce négrier nécessitait de très gros investissements et beaucoup de Français y ont participé, explique l’historien Marcel Dorigny :

    Les armateurs ne prenaient pas les risques seuls. Le capital était dilué. Le lancement d’une expédition négrière passait par la création d’une société en commandite, soit aujourd’hui une société par actions. Les parts étaient vendues dans le public. Des milliers de personnes, en obtenant des revenus de leurs investissements, participaient donc aussi à la traite négrière. Des milliers de personnes y compris Voltaire qui a pourtant écrit des textes très puissants pour dénoncer l’esclavage...

    La Caisse des dépôts, toujours installée près de l’Assemblée nationale, est liée également aux capitaux issus de l’esclavage, ajoute Marcel Dorigny :

    Quand la colonie de Saint-Domingue en 1801 devient la république d’Haïti, la première république noire fondée par d’anciens esclaves, la France cherche à obtenir des réparations financières et reconnait en 1825 l’indépendance du territoire sous condition qu’Haïti rembourse aux colons leurs propriétés à Saint-Domingue. Ce que l’on appelle la dette de l’indépendance. La Caisse des dépôts, chargée des dossiers d’indemnisation, a géré les fonds transmis par la république d’Haïti jusqu’en 1883 et a largement profité de ces capitaux énormes pour des investissements, avant de les restituer aux anciens colons !

    Et parmi les hôtels particuliers d’origine coloniale, l’un d’entre eux à la Chaussée d’Antin dont il ne reste plus de trace a servi de résidence à Thomas Jefferson, pour mener « un train de vie assez somptueux », tient à remarquer Marcel Dorigny :

    Thomas Jefferson, ce grand personnage, troisième Président américain au début du XIXe siècle, rédacteur de la déclaration d’indépendance des Etats-Unis, mais en même temps propriétaire de centaines d’esclaves en Virginie...

    #Élysée #France #esclaves #esclavage #esclavagisme #Paris #Antoine_Crozat #commerce_colonial #commerce_triangulaire
    #Banque_de_France #Caisse_des_dépôts #tabac #sucre #Traite #Saint-Domingue #Haïti

  • Brazil Bolsonaro : Facebook told to block accounts of president’s supporters
    https://www.bbc.com/news/world-latin-america-53625728

    Facebook has complied with an order by Brazil’s Supreme Court to block the accounts of a dozen top allies of far-right President Jair Bolsonaro. The group are accused of spreading fake news against judges. However, the social media giant said the measure was a threat to freedom of speech, and said it would appeal against the order. Its platform has been used to call for a military coup to shut down Congress and the Supreme Court. In May a judge ordered Facebook to block 12 accounts and (...)

    #Facebook #Instagram #manipulation #extrême-droite #SocialNetwork

  • The Human Impact of a Sport-less Society - Engaging Sports
    https://thesocietypages.org/engagingsports/2020/07/30/the-human-impact-of-a-sport-less-society

    So what happens when sport is abruptly halted, when socialization through the physical medium of sport (that is, when the act of playing and watching) is no longer a thing to be enjoyed or entertained by? The answer, perhaps, lies in the evident importance and impact of sport through its absence. The United Nations, for example, identified the disruptions to sport as a concern, while urging sport organizations to find new ways to engage with fans and mitigate the negative effects of COVID-19 on well-being and social development. People are certainly still interested in sport, as conversations about sport on social media increased during the initial lockdown period. If anything, the absence of sport has galvanized its sociocultural significance in terms of social relations, particularly in the age of social media and online engagement.

    In a recent study conducted by the Global Sport Institute at Arizona State University, 46% of participants said that the stoppage of sport had made them depressed, 52% said they feel lonely and isolated, and 30% said they wanted to seek a mental health professional.

    #sport #isolement #coronavirus #socialisation #distanciation

  • Parler, le réseau social « refuge » des conservateurs américains
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2020/07/15/parler-le-reseau-social-refuge-des-conservateurs-americains_6046284_4408996.

    Déçus par la politique de modération de Twitter, de nombreux utilisateurs ont décidé de rejoindre ce réseau devenu un repaire pour la droite comme pour l’extrême droite. Il y a encore quelques semaines, Parler était un réseau social à la marge, comme il en existe tant. Un service qui n’avait pas dépassé le million d’utilisateurs, et dont le plus gros fait d’armes était d’avoir accueilli, en 2019, 200 000 utilisateurs saoudiens, qui boudaient Twitter et sa supposée censure (une arrivée massive qui avait (...)

    #Twitter #parler.com #manipulation #racisme #modération #BlackLivesMatter #extrême-droite (...)

    ##SocialNetwork

  • Günter Gaus im Gespräch mit Willy Brandt (1964)
    https://diasp.eu/p/11399349

    Günter Gaus im Gespräch mit Willy Brandt (1964)

    Auf dieses Gespräch möchte ich aufmerksam machen. Vielleicht haben Sie am Wochenende Zeit, sich dieses Zeitdokument mal anzusehen: Sendung “Zur Person” vom 30.09.1964. Die Sendung ist ein gutes Beispiel und ein Beleg für die frühere Qualität des Öffentlich-rechtlichen Rundfunks. So gesehen ist der Hinweis darauf auch ein erster Kommentar zum Artikel von Norbert Schneider vom 23.7. Integration und Vielfalt. Öffentlich-rechtliches Fernsehen im digitalen Zeitalter. Von Norbert Schneider.

    https://www.youtube-nocookie.com/embed/cZT-fbJZ5dw

  • If you’re not terrified about Facebook, you haven’t been paying attention
    https://www.theguardian.com/commentisfree/2020/jul/26/with-facebook-we-are-already-through-the-looking-glass?CMP=share_btn_tw

    Facebook and America are now indivisible, says the Observer journalist who broke the Cambridge Analytica scandal – and the world is a sicker place for it In 2016, we didn’t know. We were innocent. We still believed social media connected us and that connections were good. That technology equalled progress. And progress equalled better. Four years on, we know too much. And yet, it turns out, we understand nothing. We know social media is a bin fire and that the world is burning. But it’s (...)

    #DataPropria #CambridgeAnalytica/Emerdata #FBI #Facebook #Instagram #WhatsApp #manipulation #données #élections #BigData #microtargeting #publicité (...)

    ##CambridgeAnalytica/Emerdata ##publicité ##SocialNetwork
    https://i.guim.co.uk/img/media/ce781bc53cdba8703e9c035e177769d00c87624c/0_177_5184_3112/master/5184.jpg

  • Down the rabbit hole : how QAnon conspiracies thrive on Facebook
    https://www.theguardian.com/technology/2020/jun/25/qanon-facebook-conspiracy-theories-algorithm

    Guardian investigation finds more than 3m aggregate followers and members support QAnon on Facebook, and their numbers are growing In early May, QAnon braced for a purge. Facebook had removed a small subset – five pages, six groups and 20 profiles – of the community on the social network, and as word of the bans spread, followers of Q began preparing for a broader sweep. Some groups changed their names, substituting “17” for “Q” (the 17th letter of the alphabet) ; others shared links to back-up (...)

    #Facebook #algorithme #manipulation #élections #extrême-droite #SocialNetwork

    https://i.guim.co.uk/img/media/807fe7fbe81ad77545e9a9e6554887782bacab0b/0_0_3000_1800/master/3000.jpg

  • De la machine sociale à la révolution biologique
    Notes sur l’œuvre théorique de Giorgio Cesarano

    Luis Andrés Bredlow

    https://lavoiedujaguar.net/De-la-machine-sociale-a-la-revolution-biologique-Notes-sur-l-oeuvre-

    Vingt ans après sa mort, Giorgio Cesarano est encore inconnu du lectorat hispanophone, alors même qu’en Italie semble s’amorcer, avec la récente publication de ses écrits théoriques inédits, la redécouverte d’une œuvre qui continue d’être aussi intempestive qu’elle le fut au moment de sa rédaction. Présenter la traduction — à ce jour inédite — que nous avions faite, il y a dix ans, de son bref cycle poétique I Centauri — extrait du livre posthume Romanzi naturali, Guanda, Milan, 1980 — nous a semblé être le moins que nous puissions faire pour rompre un tel silence, ainsi que l’occasion propice à de brèves notes sur sa vie et son œuvre.

    Préalablement au volume cité, Cesarano, né en 1928 à Milan, avait publié les recueils de poèmes L’erba bianca (1959), La pura verità (1963) et La tartaruga di Jastov (1966), qui le situent dans l’aile la plus intransigeante de la neovanguardia , où la subversion des schémas conventionnels du langage, loin de s’épuiser en un jeu formel stérile, aspire à la subversion de la réalité même qu’elle tente de refléter. Le même élan le conduit, à la fin des années soixante-dix, à abandonner l’écriture « littéraire » et à vouer les dernières années de sa vie à la « critique radicale » de la société, « car je suis convaincu — déclare Cesarano en 1974 — que c’est là que la parole livre sa guerre la plus extrême contre une langue faite de chaînes et d’armes ». (...)

    https://lundi.am/De-la-machine-sociale-a-la-revolution-biologique

    #philosophie #poésie #Italie #Cesarano #critique #biologie #corps #machine #social #aliénation #Leroi-Gourhan #dualisme

  • Le bilan journalier dérisoire de la pandémie en France, qui ne justifie en rien la VIOLENCE de ce gouvernement #EnMarche
    23 Juillet 2020 : Coronavirus : 7 nouveaux décès, près de 1000 nouveaux cas confirmés en 24 heures en France
    https://www.lefigaro.fr/sciences/coronavirus-7-nouveaux-deces-pres-de-1000-nouveaux-cas-confirmes-en-24-heur
    . . . . . . .
    Au cours des dernières 24h, 7 personnes hospitalisées ont perdu la vie des suites d’une infection au coronavirus.

    Selon les chiffres de la Direction générale de la santé (DGS) publiés ce mercredi 22 juillet, 6366 patients sont toujours pris en charge par les services hospitaliers, 455 d’entre eux sont en réanimation.

    « Le virus circule sur l’ensemble du territoire national », indique la DGS, en soulignant le nombre croissant de clusters. Sur les 561 détectés depuis le 9 mai, 212 sont encore en activité et 14 ont été découverts dans la journée.
    . . . . . . .
    #macro_lepenisme #maintien_de_l'ordre macronien #violence #épidémie #pandémie pas #en_vedette #imposture #confinement
    C’est pas à la une des #médias de #france #propagande #journulliste #journullistes #medias #politique #médiacrates #mass_merdias

    • Amputations, défigurations, fracas maxillo-facial ou dentaire, dilacération oculaire ou énucléation, fracas crânien, hémorragies cérébrales…

      Couvrez ces plaies que je ne saurais voir…
      Le 24 janvier 2019, le professeur Laurent Thines, neurochirurgien au CHU de Besançon, après avoir constaté les dégâts occasionnés par les #LBD, informe les pouvoirs publics et lance une pétition.
      https://www.legrandsoir.info/couvrez-ces-plaies-que-je-ne-saurais-voir.html
      Il écrit : « J’ai été particulièrement choqué par les photos prises et les lésions observées chez les personnes blessées lors des mouvements de manifestation. Beaucoup, très jeunes (potentiellement nos enfants), ont été mutilés alors qu’ils ne représentaient aucune menace spécifique ». Et d’ajouter : « amputation de membre, défiguration à vie, fracas maxillo-facial ou dentaire, dilacération oculaire ou énucléation, fracas crânien, hémorragies cérébrales engageant le pronostic vital et entrainant des séquelles neurologiques, autant de mutilations qui produisent de nouveaux cortèges de « Gueules cassées »…Tant de vies ont été ainsi sacrifiées (…)…Pour toutes ces raisons nous, soignants (médecins, chirurgiens, urgentistes, réanimateurs, infirmiers, aides-soignants…) apolitiques et attachés à l’idéal de notre pays, la France, au travers de la déclaration des Droits de l’Homme, de la Femme et du Citoyen, demandons qu’un moratoire soit appliqué sur l’usage des armes sublétales de maintien de l’ordre en vue de bannir leur utilisation lors des manifestations »(1) .

      Première parenthèse : on dit « létal » pour éviter « mortel », « bâton souple de défense » pour ne pas dire « matraque », « lanceur de balles de défense » pour cacher que le lanceur est une arme d’attaque, « forces de l’ordre » pour indiquer que la violence n’est pas imputable aux policiers, « blessures oculaires » pour que le vilain mot « éborgnement » ne soit pas prononcé.

      Seconde parenthèse : la revendication de l’ « apolitisme » des signataires nous ferait tousser comme un contaminé au Covid-19 si l’on ne comprenait pas qu’il signifie « de diverses opinions politiques ».

      Avec Cathy JURADO, Laurent THINES publie à présent un recueil de textes dont ils disent : « né au cœur des ronds-points et des manifestations de Gilets Jaunes, il témoigne de ce combat historique, par le biais d’une évocation poétique sans concession de la répression contre ce mouvement mais aussi de la ferveur et du courage des militants. Les droits d’auteur seront reversés intégralement au Collectif des Mutilés pour l’Exemple ».

      C’est publié par « Le temps des Cerises » , excellent éditeur qui a publié.

      Maxime VIVAS Pour participer à ce geste de solidarité, contactez : poemesjaunes@gmail.com
      Pour en savoir plus, lisez l’article ci-contre https://www.legrandsoir.info/feu-poemes-jaunes.html

      Note (1) La réponse au cours de l’année a été la violence policière répétée contre le personnel soignant, matraqué et gazé. En mars 2020, des policiers se sont rendus, à la nuit tombée, avec des véhicules de service aux gyrophares allumés, devant des hôpitaux pour y applaudir (à distance) le personnel soignant qui est aux premières lignes dans la lutte contre le Coronavirus. Dérisoire initiative d’un corps de métier qui bénéficie, pour « maintenir l’ordre » de masques de protection qui font défaut dans les hôpitaux et qui usa de la matraque si les soignants manifestaient pour en réclamer. Puis, les manifestations ont repris et les brutalités contre le personnel soignant aussi.

      #violence #violences_policières #police #répression #violences #violence_policière #emmanuel_macron #giletsjaunes #resistances #social #mutilations #mutilés #maintien_de_l'ordre #gilets_jaunes #justice #répression #violence #armes_non_létales #flashball #blessures #langage

    • Le Ségur de la honte ! Jean-Michel Toulouse, ancien directeur d’hôpital public - 22 juillet 2020
      https://pardem.org/actualite/1057-le-segur-de-la-honte

      Certes il était illusoire d’espérer que des décisions à la mesure des besoins de l’hôpital, du personnel et des patients seraient prises au Ségur de la Santé. Sauf à croire au miracle ! 


      Mais la réalité dépasse la fiction : trois syndicats se sont déshonorés en signant les « accords » séguro-macroniens. Non seulement les revendications répétées des personnels hospitaliers depuis de très longs mois ont été piétinées mais il ne subsiste aucun espoir que les problèmes de fond qui minent la santé publique soient réglés.


      Mais l’honneur et la lutte n’ont pas disparu. Ils étaient incarnés le 14 juillet entre République et Bastille à Paris et dans de nombreuses villes par les soignants qui manifestaient et par les 15 organisations médicales et non médicales, qui ont refusé d’être complices du Ségur de la honte.

      Ils ont signé : la #CFDT, #FO et l’ #UNSA - les syndicats les moins représentatifs dans de nombreux hôpitaux et chez les médecins. Après 6 semaines de négociation bâclées, voici ce qu’ont accepté ces organisations : 


      – Un « socle » de 7,6 milliards d’euros pour les personnels para-médicaux (infirmières, aides-soignantes, kinésithérapeutes, etc.) et non médicaux (administratifs, agents des services hos-pitaliers, techniciens divers, etc.) est attribué à 1,5 million d’hospitaliers : une augmentation de salaire versée en deux temps, soit 90 euros au 1er septembre prochain et 93 euros au 1er mars 2021. Au total 183 euros nets mensuels sont octroyés aux agents des hôpitaux et des #EHPAD. Ce qui ne rattrape même pas le blocage du point indiciaire depuis 10 ans ! En effet pour ce rattrapage il aurait fallu 280 euros nets mensuels. Il s’agit donc d’une obole qui montre le mépris du pouvoir pour les salariés, qualifiés de « héros » par Macron ! Il est vrai que la notion de héros est commode : elle dépolitise le problème et, en outre, un héros n’a pas de besoin ! 


      – Une « révision des grilles salariales » - sans autre précision - en avril 2021, et cela ne représentera que 35 euros nets mensuels en moyenne ! Voilà la reconnaissance macronnienne pour celles et ceux qui ont tenu le pays à bout de bras pendant 3 mois et ont limité les dégâts de l’incompétence de ce pouvoir.


      – La « revalorisation » des heures supplémentaires, des primes pour travail de nuit, mais « plus tard » et sans autre précision, ce qui signifie que ce sera indolore pour ce pouvoir !


      – La création de 15 000 postes - sans précision non plus - alors qu’il en faudrait 100 000. De plus, ces postes seront à discuter avec les directions d’établissement, ce qui n’est pas acquis !


      – S’agissant des médecins, le Ségur leur octroie 450 millions d’euros (au lieu de 1 milliard), et 16 « autres mesures » à venir… La principale étant la « revalorisation » de la prime de service exclusif qui passera de 490 euros à 700 euros nets mensuels pour les PHPT (Praticiens hospitaliers plein temps), puis à 1 010 euros en 2021, à condition que ces #PHPT aient 15 ans d’ancienneté...


      – Toujours pour les médecins, révision des grilles salariales mais au rabais (100 millions d’euros), et en 2021, avec la fusion des trois premiers échelons déjà prévue par le plan Buzyn, et en créant 3 échelons supplémentaires en fin de carrière, c’est-à-dire aux calendes grecques !


      – Enfin pour les jeunes médecins et les internes, 124 millions d’euros pour les indemnités aux jeunes praticiens, qui seront portées au niveau du SMIC horaire ! Mais sans revalorisation de leurs grilles indiciaires ! Et cela alors que 30 % des postes sont vacants. Pas de mesure sur les gardes et la permanence des soins. Ce n’est pas avec cela que l’hôpital public sera plus attractif ! On risque même assister à une fuite générale des compétences vers le privé.

      Volet 2 (organisation et investissement) : du pareil au même !
      Monsieur Véran, ministre de la Santé, déclare que ce plan n’est pas fait « pour solde de tout compte ». En effet ! Nous apprenons que ce ne sera pas 15 000 postes qui seront créés mais seulement 7 500 car les 7 500 autres sont déjà inscrits dans le collectif budgétaire prévu dans le plan Buzyn « Ma santé 2022 » ! 


      Ce plan Ségur, animé par Nicole Notat, annoncé par Macron et Castex, proclame que 20 milliards de plus sont alloués aux hôpitaux. Mais en réalité il y en a déjà 13 qui sont sensés contribuer à éponger les dettes des hôpitaux (sur une dette de 30 milliards), ce qui réduit à 6/7 milliards l’ensemble des autres mesures ! 
Notat, qui a remis son rapport sur le volet 2 le 21 juillet, poursuit donc son travail d’enfumage macronien. Ce volet n°2 se limite, en effet, à injecter, sur 4 à 5 ans, 6 à 7 milliards d’euros pour financer les bâtiments, les équipements et le numérique. 6 milliards en 4-5 ans pour l’ensemble de ces mesures alors que l’hôpital est rongé par l’austérité et la réduction de moyens depuis 30 ans ! Sans compter qu’il faudra partager avec le secteur privé « assurant des missions de service public » !

      Considérant l’état des hôpitaux publics, on voit le fossé abyssal qui sépare les besoins réels et cette aumône méprisante ! En guise « d’investissement massif » - comme le promettait Macron - ce ne seront que 2,5 milliards pour les établissements de santé (projets territoriaux de santé, Ville-Hôpital, pour « casser les silos » !), 2,1 milliards pour le médico-social et les EHPAD (rénovation d’un quart des places, équipement en rails de transfert, capteurs de détection de chute, équipements numériques) et 1,5 milliard pour l’investissement dans le numérique et « les nouvelles technologies » . Il est donc évident que ce plan est loin de permettre de « changer de braquet ». Alors que ce sont des milliers de lits qui ont été supprimés depuis 30 ans (quelque 12 000 ces 5 dernières années), le plan Véran-Notat prévoit 4 000 créations mais seulement « à la demande » et « en fonction des besoins » (évalués par qui ?), et pour des motifs de « grippe saisonnière ou d’autres pics d’activité exceptionnels ». En réalité pas un lit ne sera créé pour compenser la destruction systématique de nos hôpitaux. Le COPERMO (Comité interministériel pour la performance et la modernisation de l’offre de soins hospitaliers), véritable instrument de verrouillage de l’investissement dans les hôpitaux publics, sera supprimé et remplacé par un « Conseil national de l’investissement » qui « accompagnera les projets, établira les priorités, répartira les enveloppes uniquement pour ceux qui seront financés sur fonds publics (on ne voit pas comment l’hôpital public serait financé autrement…), ou qui seront supérieurs à 100 millions d’euros » ! Autant dire que seul change le nom du COPERMO mais qu’est conservé l’instrument de verrouillage des investissements hospitaliers ; même si l’intention de le faire cautionner par quelques élus est annoncée comme une mesure formidable !
Ce volet 2 traite de « déconcentration de la gestion des investissements » et envisage de donner plus de pouvoirs aux Délégations départementales des ARS et « aux territoires ». Mais l’on sait que ces Délégations doivent respecter les « plans régionaux de santé » décidés par les ARS... Cette association des élus est donc un leurre !

      Véran annonce que les tarifs de la T2A « vont continuer d’augmenter » les années prochaines, alors que cela fait 10 ans qu’ils baissent… Par ailleurs le ministre propose « de mettre en place une enveloppe qui permettra aux hôpitaux de sortir plus rapidement de ce système » et « d’accélérer la réduction de la part de la T2A... » . Face au caractère fumeux de ces propos il est raisonnable d’être circonspect !

      Parmi « les 33 mesures » annoncées, citons aussi la volonté d’ « encourager les téléconsultations » , de décloisonner l’hôpital, la médecine de ville et le médico-social mais sans mesure concrète, « libérer les établissements des contraintes chronophages » et autres baragouinage sans mesure concrète.


      Le gouvernement veut « une gouvernance plus locale » et une revitalisation des services. Les candidats chefs de service devront présenter un projet : mais c’est déjà le cas ! On ne voit pas très bien le changement… Les pôles sont maintenus, même si les hôpitaux seront libres d’en décider.


      S’agissant des Instituts de formation en soins infirmiers (#IFSI), le gouvernement propose de doubler les formations d’aides-soignantes d’ici 2025 et d’augmenter de 10% celles des #IDE (Infirmières diplômées d’Etat). Ces mesures s’imposaient car l’on sait que la « durée de vie professionnelle » d’une IDE est de 6 ans... Mais au lieu d’augmenter massivement les postes d’IDE et de renforcer les IFSI, le gouvernement « lance une réflexion sur une nouvelle profession intermédiaire entre les IDE et les médecins » … ce qui lui permettra de gagner du temps et ne résoudra pas les manques d’effectifs dans les services !


      S’estimant satisfait d’avoir « remis de l’humain, des moyens et du sens dans notre système de santé » le Ministre conclut en annonçant un autre « Ségur de la santé publique » pour la rentrée et un « comité de suivi » des volets 1 et 2 du Plan Ségur.

      Qui peut se faire encore des illusions après cet enfumage cynique ?
      L’aumône concédée aux soignants, loin de leurs revendications qui préexistaient au Covid-19, ne suffit même pas à corriger le blocage du point d’indice depuis 10 ans alors que des centaines de milliards d’euros sont offerts aux multinationales et au #MEDEF.


      Rien n’est dit sur les ordonnances Juppé de 1995, sur la loi #HPST (hôpital, patients, santé, territoire) de la ministre de la Santé de Sarkozy, Roselyne Bachelot, qui vient de faire un grand retour en qualité de ministre de la culture ! Rien sur les lois Touraine et Buzyn qui ont continué à fermer des lits et détruire des postes !

      Rien sur le matériel, les respirateurs, les médicaments, les postes à créer, les hôpitaux à moderniser ! Rien sur les lits de réanimation dont on a vu la pénurie pendant ces 6 derniers mois ! Rien sur les 30 000 morts dont le pouvoir est responsable, faute de production locale de masques, de gel hydro-alcoolique, de gants, de tenues de protection, de médicaments, alors qu’une autre vague de la Covid-19 menace ! Où est le plan de relocalisation des industries de santé ?

      La signature de cet « accord » par la CFDT, FO et l’UNSA est une infamie ! Et cela alors que ces syndicats savent que Macron-Castex vont remettre sur la table la contre-réforme des retraites ! 


      Ils prétendaient après le volet 1 que les « autres volets » Ségur arrivaient : investissement et financement des hôpitaux, réforme de la #T2A, organisation territoriale, et « gouvernance » de l’hôpital. Pipeau !


      Qui peut se faire encore des illusions après cet enfumage cynique ? 


      Qui peut encore gober les déclarations officielles faisant des soignants des héros alors qu’ils ont été maltraités, le sont et le seront encore après ce Ségur de la honte ?


      Comment l’hôpital public va-t-il s’en sortir alors que la France est en voie de paupérisation et qu’il y aura un million de chômeurs de plus à la fin de l’année ?

      Ce qu’il faut retenir, c’est que 15 organisations n’ont pas signé cet « accord » déshonorant ! Parmi lesquelles la CGT, Sud, l’AMUF, la Confédération des praticiens des Hôpitaux, le Syndicat Jeunes Médecins, l’Union syndicale Action Praticiens des Hôpitaux, le Syndicat des professionnels IDE, etc. Leur manifestation du 14 juillet contre ce « plan » Macron-Castex-Véran-Notat est le début de la réplique contre l’indécent « hommage » de ce pouvoir aux soignants ! Il faut espérer que le mouvement social n’en restera pas là ! Que les citoyens s’en mêleront !

      Un seul objectif s’impose à nous : virer ce pouvoir inféodé aux multinationales, à la finance et à l’Union européenne !

      #Santé #santé_publique #soin #soins #enfumage #baragouinage #ségur #capitalisme #économie #budget #politique #olivier_véran #nicole_notat #agnès_buzyn #jean castex #alain_juppé #roselyne_bachelot #marisol_touraine #paupérisation #médecine #hôpital #inégalités #médecins #médecine #services_publics #conditions_de_travail #infirmières #infirmiers #soignants #soignantes #docteurs #budget #argent #fric #ue #union_européenne

  • Prisons #EnMarche : NÎMES Le gilet jaune Roland Veuillet manifeste en prison, 40 détenus refusent de regagner leur cellule
    https://www.objectifgard.com/2020/07/17/nimes-le-gilet-jaune-roland-veuillet-manifeste-en-prison-40-detenus-re

    Depuis quelques semaines l’une des figures des gilets jaunes dans le Gard, Roland Veuillet, est en détention provisoire en attendant ses procès liés à des manifestations à laquelle il ne devait pas participer pour cause de contrôle judiciaire et pour des délits présumés sur les forces de l’ordre. Ce vendredi matin, ce leader de la contestation dans notre département a trouvé un nouveau motif de mécontentement : les conditions déplorables de détention des prisonniers à la maison d’arrêt de Nîmes.

    Ce vendredi donc, Roland Veuillet a refusé de regagner sa cellule et il est parvenu à regrouper et à fédérer près de 40 autres détenus à cette cause. Pendant près de 45 minutes les « manifestants », ont refusé de réintégrer leur cellule avant que le mouvement de grogne ne soit dispersé.

    #macro_lepenisme #prison #prisons #rétention #répression_-_prisons #gilets_jaunes #giletsjaunes #maintien_de_l'ordre #justice #resistances #macron #solidarité #enfermement

    • #Nîmes : le militant Roland Veuillet, à nouveau arrêté, pourrait rester en détention jusqu’à l’automne (2/06/2020).
      https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/gard/nimes/nimes-militant-roland-veuillet-nouveau-arrete-pourrait-

      Roland Veuillet, l’une des figures du mouvement des gilets jaunes, a été interpellé samedi 30 mai alors qu’il participait à une manifestation pacifique à Marguerittes près de Nîmes. Placé en détention, il devrait être jugé en novembre prochain. 

      Samedi 30 mai, en milieu d’après-midi, sept gilets jaunes manifestent de manière pacifique à Marguerittes près de Nîmes, à hauteur de l’A9 avec une banderole contre « des mesures anti-sociales et liberticides » prises par le gouvernement ces dernières semaines. Ils sont installés sur le rond point d’entrée d’autoroute mais n’abordent pas les conducteurs.

      Parmi eux, Roland Veuillet, militant du NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) et figure emblématique du mouvement des gilets jaunes. Marielle, gilet jaune elle aussi, a assisté à son interpellation.

      Une patrouille de gendarmes est venue une première fois faire notre contrôle d’identité, comme à l’habitude. Ils sont repartis, prévenants quant à notre sécurité, presque… paternalistes. Il ne nous ont pas demandés de partir. Mais après un coup de fil dans leur véhicule, ils sont revenus arrêter Roland.

      Roland Veuillet devait être jugé par le tribunal correctionnel de Nîmes au mois de janvier puis le 14 mai dernier. La justice le poursuit pour outrages, rébellion et tentatives d’intimidations envers un policier. Mais sont procès avait alors été renvoyé.

      Depuis, il était sous contrôle judiciaire. « Cela veut dire un pointage trois fois par semaine, une interdiction de sortir du Gard, et de manifester explique son avocat Me Alain Ottan.  Mais Monsieur Veuillet estimait que ce contrôle était contraire à sa liberté ».  Présenté devant le juge des libertés, il pourrait rester en détention jusqu’au 12 novembre, date prévue pour son procès. Il est poursuivi pour outrages, rébellion et tentatives d’intimidations envers un policier.

      Roland Veuillet contre le procureur de la République
      Pendant les manifestations contre les retraites, le logement du militant avait été perquisitionné. Roland Veuillet avait porté plainte, entre autres, contre le Procureur de la République de Nîmes Eric Maurel pour dénoncer, disait-il, « son parti pris anti-gilet jaune » . Il a déposé un recours auprès du Conseil Supérieur de la Magistrature. En conséquence : son procès pourrait être délocalisé.
      #répression #justice #arrestation #social #justice, ou plutôt #injustice
       
       

  • Pourquoi créer des comptes de dénonciations anonymes ?

    Les comptes qui publient des dénonciations anonymes d’inconduites sexuelles se sont multipliés au cours des derniers jours. Et pendant que certains s’inquiètent de possibles dérapages, une cofondatrice d’un de ces comptes y voit plutôt une occasion de libérer la parole des victimes.

    La femme que nous avons rencontrée a demandé l’anonymat parce qu’elle craint des représailles. Elle a créé, avec d’autres personnes, une page Facebook qui mène vers une liste qui contient des centaines de noms, tous présentés comme de potentiels agresseurs. « Ça a été créé pour donner une parole aux victimes pour qu’elles puissent dénoncer leur agresseur », explique-t-elle.

    Le geste reproché à chacune de ces personnes n’est toutefois pas précisé. Un code allant de 1 à 3 a été récemment ajouté aux côtés de plusieurs noms pour préciser le degré de gravité des allégations, qui vont des propos déplacés au viol.

    La cofondatrice du compte justifie le fait de nommer les agresseurs allégués par la volonté de protéger des victimes potentielles. Elle mentionne aussi ne pas souhaiter de mal aux personnes dont le nom se retrouve sur la liste.

    On ne cherche aucune vengeance, on ne cherche pas à ce que les personnes nommées se fassent harceler. L’objectif de tout ça, c’est vraiment d’avoir une prise de conscience sociétale.

    Elle dit d’ailleurs se réjouir d’observer une remise en question chez bien des gens. « Tout le monde se questionne présentement sur des comportements problématiques qu’ils ont pu avoir, raconte-t-elle. Moi-même, je me questionne. »

    Elle ajoute aussi que, selon elle, ce moyen de dénoncer n’est pas moins valide que la voie légale. « Le chemin judiciaire n’est pas un chemin choisi par toutes et n’est pas bénéfique pour la reconstruction de chacune », soutient-elle.
    Le danger des fausses allégations

    La cofondatrice du compte souligne qu’un protocole a été mis en place pour éviter que de fausses allégations ne soient publiées. Par exemple, le récit des événements doit provenir directement de la victime alléguée. Le risque d’une fausse allégation existe, mais est minime selon elle. « Il va y avoir des vies gâchées, avoue-t-elle. Mais il y a des vies gâchées déjà, d’un côté comme de l’autre. »
    Une femme dehors

    Laurie Fradette-Drouin est sexologue et coordonnatrice de la Chaire de recherche sur les violences sexistes et sexuelles en milieu d’enseignement supérieur de l’UQAM.

    Photo : Radio-Canada

    La sexologue et coordonnatrice de la Chaire de recherche sur les violences sexistes et sexuelles en milieu d’enseignement supérieur de l’UQAM, Laurie Fradette-Drouin, considère de son côté que les médias sociaux ne sont pas la voie idéale pour ce type de dénonciations, mais que cette nouvelle vague demeure légitime.

    C’est certain que ça peut être un enjeu, le fait qu’il y ait des faux témoignages. Par contre, l’enjeu le plus important ici, c’est la problématique qui est derrière tout ça : le fait que les violences sexuelles sont encore très présentes dans la société.

    Selon elle, l’ampleur de ce mouvement de dénonciations montre à quel point il reste du chemin à faire pour prévenir les violences sexuelles, que ce soit en matière de prévention ou d’éducation.
    Le danger du « tribunal populaire »

    Bien qu’elle se réjouisse de voir des femmes continuer de dénoncer la violence sexuelle, ce récent mouvement laisse une impression de malaise à la journaliste et chroniqueuse au journal Le Devoir Francine Pelletier. Elle souligne comprendre les motivations derrière ces dénonciations sur les réseaux sociaux, mais s’inquiète de la méthode employée.

    « Il y a d’autres façons de faire, affirme-t-elle. En commençant par s’adresser directement aux gens, aux hommes dans ce cas-ci, qui soi-disant ont commis des fautes. Adressez-vous à eux d’abord plutôt que décider que ce sont des brebis galeuses, que ce sont des parias de la société. Je pense qu’il y a une justice élémentaire à respecter. »

    La cofondatrice du compte de dénonciation à qui nous avons parlé dit d’ailleurs être bien consciente que le mouvement dérange.

    Elle confirme avoir déjà reçu des mises en demeure et s’attend à des poursuites. Elle est malgré tout convaincue que l’action des dénonciatrices reste pertinente et nécessaire.

    #denunciation #anonymity #sexual(ized)_violence #Canada #social_networks #television #debate #video

    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1720075/compte-denonciation-agression-harcelement-sexuel

  • Mydylarama #podcast - The Staircase
    https://www.mydylarama.org.uk/Mydylarama-podcast-The-Staircase

    In this episode, we discuss our picks of the fortnight and focus on true crime #Documentary The Staircase and the issues that it brings up. The Dark finale was definitely a highlight, a truly gripping series, with twists and turns as bonkers as those in Lost, with none of the incoherence and sheer wackiness. Palestinian filmmaker Sameer Qumsieh’s doc Walled Citizen, in which he explores travelling with the world’s lowest ranking passport was screened as part of the Galway FF selection. You (...) #Screen_Extra

    / #Black_cinema, Documentary, Social issues , #Palestine, podcast

    #Social_issues_
    https://online.galwayfilmfleadh.com/film/walled-citizen
    https://www.adventuretravelfilmfestival.com/festival-content/walled-citizen
    https://soundcloud.com/kaveh-abbasian/the-bbc-and-iranian-national-identity-a-long-distance-podcast


    https://www.bbc.co.uk/programmes/m000k48j
    http://koreanfilm.co.uk/%E2%80%A6/korean-film-nights-2020/trapped-t%E2%80%A6
    https://www.amazon.com/Clark-Sisters-First-Ladies-Gospel/dp/B0872K4C9B
    https://www.netflix.com/title/81247408#:~:text=Episodes-,Ken%20Burns%20Presents%3A%20College%20Behind%20B.
    https://www.netflix.com/title/81200204

  • Twitter : les hackeurs ont « manipulé » des employés pour accéder aux comptes de célébrités
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2020/07/18/twitter-les-hackeurs-ont-manipule-des-employes-pour-acceder-aux-comptes-de-c

    Le réseau social, qui a présenté ses excuses, précise que les pirates informatiques ont réussi à pénétrer 45 comptes grâce « à l’utilisation d’outils uniquement accessibles aux équipes de soutien interne ». Les hackeurs qui ont orchestré la spectaculaire attaque sur des comptes Twitter de célébrités et de personnalités politiques ont « manipulé avec succès un petit nombre d’employés » de Twitter, affirme le réseau social, dans un blog, samedi 18 juillet. Twitter précise qu’au total, les pirates informatiques ont (...)

    #Twitter #cryptomonnaie #bitcoin #manipulation #hacking #SocialNetwork

  • Données personnelles : Clearview AI visé par une double enquête
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2020/07/10/donnees-personnelles-clearview-ai-vise-par-une-double-enquete_6045820_440899

    Les autorités de protection des données britannique et australienne ont ouvert une enquête commune visant cette société spécialisée dans la reconnaissance faciale. L’entreprise Clearview AI fait l’objet d’une enquête conjointe des autorités britannique et australienne de protection des données sur ses pratiques en la matière, ont annoncé les deux organismes jeudi 9 juillet. L’enquête se concentrera sur « l’utilisation par l’entreprise de données “scrappées” [c’est-à-dire récupérées automatiquement depuis (...)

    #Clearview #biométrie #police #données #facial #reconnaissance #scraping #SocialNetwork

  • Who Gets the Banhammer Now ?
    https://www.nytimes.com/2020/07/11/style/online-communities-social-media-bans-reddit-youtube-twitch-facebook.html?ca

    In a single week, some of the internet’s biggest platforms banned users and groups they had tolerated for years. What changed ? In a typical year, a good way for a company to handle an announcement it hoped to bury is to schedule it before a nice long holiday weekend. This is one way to interpret the last week of June online, when several internet giants took decisive action against mostly far-right communities and users, many of whom who had been sources of controversy for years. Reddit (...)

    #Google #Facebook #Reddit #Twitter #YouTube #modération #violence #extrême-droite #SocialNetwork (...)

    ##viol

  • #IOM using #Facebook #advertisment to reach potential #return_migrants

    Mail received by a friend with Pakistani citizenship:

    “I am adding a screenshot of advertising on Facebook by German government which suggest me to ’ If I would like to return my home country and don’t know how then I can contact there’ Advertising is in Urdu which means they already know who they are showing this advertisement. This is interesting that they use my personal data and target me as a refugee I guess. [...]
    Screenshot is attached and the link where the advertisement leads is below.”

    https://www.online-antragsmodul.de/OAM/MIRA/Default.aspx

    #Germany #migration #return_migration #explusion #social_media #social_networks #data_privacy

    ping @cdb_77 @rhoumour @deka

  • Après tout, j’étais un être humain, comme lui, et mon teint urineux, ma maigreur de déporté, les crises d’asthme dont j’étais parfois atteint, au bureau, auraient dû attirer un peu plus de sollicitude de la part d’un homme dont je connaissais les convictions humanistes (il avait des responsabilités à la section du Parti socialiste du 14e arrondissement). Mais non rien.

    Jean-Pierre Martinet, La Grande Vie, p. 36.

    #jean-pierre_martinet #la_grande_vie #socialiste

  • Dataminr Helped Police Use Tweets To Surveil BLM Protests
    https://theintercept.com/2020/07/09/twitter-dataminr-police-spy-surveillance-black-lives-matter-protests

    Leveraging close ties to Twitter, controversial artificial intelligence startup Dataminr helped law enforcement digitally monitor the protests that swept the country following the killing of George Floyd, tipping off police to social media posts with the latest whereabouts and actions of demonstrators, according to documents reviewed by The Intercept and a source with direct knowledge of the matter. The monitoring seems at odds with claims from both Twitter and Dataminr that neither (...)

    #Dataminr_ #FBI #CIA #Twitter #BlackLivesMatter #écoutes #SocialNetwork #surveillance #ACLU

  • American Boogaloo : Meme or Terrorist Movement ?
    https://www.theatlantic.com/technology/archive/2020/07/american-boogaloo-meme-or-terrorist-movement/613843

    What happens when a meme becomes a terrorist movement ? On May 29, two federal security officers guarding a courthouse in Oakland, California, were ambushed by machine-gun fire as elsewhere in the city demonstrators marched peacefully to protest the killing of George Floyd. One of the guards, David Patrick Underwood, died as a result of the attack, and the other was wounded. For days, conservative news broadcasters pinned the blame on “antifa,” the loosely affiliated group of anti-fascist (...)

    #violence #extrême-droite #SocialNetwork #Boogaloo #Facebook

  • Lydia Chagoll, rebelle
    https://www.solidaire.org/articles/lydia-chagoll-rebelle
    https://leblognotesdehugueslepaige.be/lydia-chagoll-rebelle)

    Témoin et actrice, victime et combattante : Lydia Chagoll a traversé les tragédies du XXe siècle avec une détermination qui ne l’a jamais quittée jusqu’à son dernier souffle le 23 juin dernier.

    Elle était née en Hollande en 1931, dans une famille juive dont le père est un journaliste antifasciste. En 1940, lors de la débâcle, Lydia passe en Belgique avant de se réfugier dans les Indes néerlandaises où elle passera trois ans dans différents camps de concentration japonais jusqu’en 1945 alors qu’une grande partie de sa famille est gazée à Sobibor. Expérience évidemment fondatrice qui alimentera à la fois ses inlassables combats antifascistes et antiracistes et sa lutte pour les droits des enfants.[1] Par ses films et par ses livres, mais aussi par les visites qu’elle guide à Auschwitz[2], Lydia Chagoll consacre une grande partie de sa vie à la mémoire de la Shoah, mais aussi à celle de la déportation et du génocide des Roms et Sinti (« Tsiganes »)[3]. Elle sera aussi — et en même temps —, comme juive disait-elle, une ardente combattante pour les droits des Palestiniens. Ce qui lui vaudra les foudres d’une partie de sa communauté d’origine. Au lendemain de la guerre, la première partie de la vie professionnelle de Lydia Chagoll est consacrée à la danse. Elle est danseuse et chorégraphe et fonde sa propre troupe. Déjà, elle écrit sur la danse avec ce souci d’intégrer la réflexion et les interrogations sur la création artistique.

    En 1974, sa rencontre avec le cinéaste Frans Buyens (1924-2004)[4] constitue le tournant de sa vie. Lydia et Frans vont constituer un couple exceptionnel par la force de leur amour et la richesse de leur complicité créatrice et politique. Ils ne sont pas fusionnels, mais égalitaires en discussion permanente dans l’écoute respectueuse, mais sans concession de l’apport de chacun. e. Frans est déjà un cinéaste reconnu. Journaliste, écrivain, pamphlétaire et réalisateur autodidacte. Il a réalisé le seul film consacré aux grèves 60-61 (Combattre pour nos droits). « Je suis un cinéaste idéologue », disait Frans qui réalise de nombreux documentaires politiques, mais aussi artistiques, avec notamment deux films essentiels consacrés à Frans Masereel sans oublier plusieurs films de fiction dont le très beau récit autobiographique consacré à la mort de sa mère par euthanasie (Minder dood dan de anderen (Moins morte que les autres, 1992[5]).

    À partir de 1974 et jusqu’à la mort de Frans, le couple va réaliser ensemble 31 films. L’œuvre est immense. On ne retiendra ici que la somme emblématique consacrée à l’histoire du nazisme et à la mémoire de ceux qui l’affrontèrent : 540 minutes, 9 films dont 4 sur l’histoire proprement dite et 5 films constitués de témoignages de survivants et de combattants. La forme est rigoureuse, radicale, inventive. Des plans fixes [iconographie du nazisme] pour l’histoire, des entretiens face caméra, avec trois dimensions de plans, sur le même fond teinté de couleurs différentes selon les époques. Le titre du film est essentiel : « Savoir Pourquoi »[6]. Les deux mots donnent tout leur sens au film. Il s’agit bien d’aller aux racines du nazisme qui n’est pas un accident de l’histoire ni un simple dévoiement du nationalisme, mais le fruit d’un système d’exploitation. Il s’agit aussi d’armer les générations futures contre le retour de ce mal absolu. « Savoir Pourquoi » fait œuvre de connaissance et de réflexion, mais ne verse pas dans le pédagogisme élémentaire. Le travail sur le rapport entre la voix et l’image est sans nul doute fondamental pour créer la distanciation que Chagoll et Buyens recherchaient.

    Ayant eu la chance de travailler quelques fois avec eux, je me rappelle ici de cette exigence sur l’utilisation de la voix — et donc du texte —. Alors que je faisais une des « voix off » du film, je me souviens avoir passé des dizaines d’heures en studio avec eux. Débats politiques passionnants et parfois heurtés sur le texte lui-même, mais surtout difficulté d’affronter au mieux leurs choix techniques et artistiques. Contrairement à l’usage, le couple refusait que l’on voie les images que nous commentions. On enregistrait le texte « à blanc » pour ne pas se laisser porter — ou déformer — par l’émotion qu’un plan pouvait engendrer. Ils nous faisaient travailler sur le sens du texte et en exigeant une discipline vocale sans faille. Le résultat en était étonnant : après mixage, l’émotion n’était pas absente, mais surtout « on savait pourquoi »…                                  

    L’œuvre Chagoll-Buyens est tout entière dans cette démarche intellectuelle et cette écriture cinématographique. Elle a marqué de son empreinte l’histoire du documentaire en Belgique. Paradoxalement leur cinéma salué dans de très nombreux festivals internationaux n’a jamais obtenu la reconnaissance qu’il méritait dans leur propre pays.

    Trente et un films communs, après la mort de Frans, en 2004, Lydia achèvera seule le 32e qui était une autobiographie croisée [Duo Portrait, 2006] et qui illustre superbement leur parcours généreux et rebelle.

    Il y a un peu plus d’un an, je présentais avec Lydia son dernier film « Félix Nussbaum », portrait du peintre mort à Auschwitz et dont l’œuvre oubliée sera redécouverte après la guerre. Dans cette biographie à la fois empathique et rigoureuse, Lydia fait revivre — et découvrir — une peinture marquée par l’émotion et l’histoire. Après la projection, autour d’un verre, on a refait le monde comme toujours en associant le souvenir de Frans. À la fin de notre longue conversation, Lydia, pourtant fatiguée et malade, mais requinquée par la projection et la réaction du public m’a dit « Eh bien Huge — c’est ainsi qu’elle prononçait — je pense que je vais encore en faire un… ». Elle avait alors 88 ans. Lydia, éternelle combattante.

    (article paru sur le Blog de Hugues Le Paige : https://leblognotesdehugueslepaige.be/lydia-chagoll-rebelle)
    [1] « Au Nom du Führer » ( 1977) : documentaire sur l’enfant aryen et « non aryen » sous le régime nazi et » La petite peau blanche devait courber la tête devant l’empereur Hirohito » (2003) d’après son propre récit autobiographique.
    [2] En collaboration avec la Fondation Auschwitz : voir https://auschwitz.be/fr/accueil/agenda/deces-de-lydia-chagoll-23-juin-2020
    [3] « Ma Bister », 2014
    [4] Voir mon article consacré à Frans Buyens dans la revue Politique : https://www.revuepolitique.be/des-hommes-contre
    [5] Ce sera le premier film belge consacré à la question de l’euthanasie
    [6] Coproduit par Image Création avec la participation de la RTBF ( une autre époque…), ces films sont aussi à la disposition du service public qui peut donc les rediffuser à sa meilleure convenance… On ne doute pas qu’un hommage sera ainsi rendu à Lydia Chagoll et à Frans Buyens.

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  • L’ex-président de la BCE Mario Draghi nommé membre d’une académie pontificale
    https://www.lefigaro.fr/flash-eco/l-ex-president-de-la-bce-mario-draghi-nomme-membre-d-une-academie-pontifica

    Le pape François a nommé l’ancien président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi membre de l’Académie pontificale des sciences sociales, a annoncé vendredi le Vatican dans un communiqué. L’Académie pontificale des sciences sociales « a pour objectif de promouvoir les études et le progrès des sciences sociales, économiques, politiques et juridiques, offrant à l’Eglise les éléments qu’elle peut utiliser dans l’étude et le développement de sa doctrine sociale » , indique le site internet de l’académie. Deux autres personnalités, deux professeurs de sociologie, ont également été nommés membres de cette académie, précise le Vatican.

    Le banquier italien est resté huit ans à la tête de la BCE, jusqu’à l’automne dernier. Souvent dépeint en penseur solitaire enclin à imposer ses visions, quitte à brusquer ses propres équipes, Mario Draghi reste crédité d’avoir sauvé l’euro en pleine crise de la dette.

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