• Immigration : l’Insee rétablit la vérité sur les flux migratoires et bat en brèche l’#intox de la « submersion migratoire »

    L’Institut national de la statistique a publié, jeudi 4 juin 2026, sa dernière étude sur les immigrés en France. Une parution d’utilité publique, face aux flux continus de désinformations sur le sujet.

    L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a levé le voile, jeudi 4 juin, sur sa dernière radiographie de l’immigration en France. À l’heure où des milliardaires comme Elon Musk relaient complaisamment sur leur réseau le fantasme xénophobe d’un « quadruplement » de la population étrangère en Europe, ces nouvelles données sonnent comme un rappel à l’ordre.

    En 2025, selon l’Insee, la France compte 8 millions d’immigrés, soit 11,6 % de sa population totale. Parmi ces 8 millions d’immigrés, un tiers, soit 2,6 millions, a déjà acquis la nationalité française et n’est donc plus comptabilisé comme étranger. Une précision importante à rappeler car souvent, l’extrême droite aime jeter le flou en semant la #confusion dans le #vocabulaire. Lorsque l’Insee emploie le terme « immigré », elle évoque une personne née étrangère à l’étranger, tandis que le terme « étranger » définit simplement le fait de ne pas posséder la #nationalité française.

    La « subversion migratoire » battue en brèche

    L’augmentation de la part d’immigrés dans la population est réelle depuis 1999, mais demeure très progressive. Surtout, loin des vagues de la « submersion migratoire » fantasmée, les flux sont en décélération. En 2024, 313 000 immigrés sont arrivés en France, un chiffre en net recul par rapport aux 347 000 entrées enregistrées en 2023.

    Les flux retrouvent ainsi leur niveau d’avant la crise sanitaire de 2020, absorbant le pic exceptionnel de 2022 – lié à l’accueil des réfugiés qui fuyaient la guerre en Ukraine. L’Insee précise par ailleurs que cette baisse de 10 % des arrivées en un an concerne des personnes originaires de toutes les régions du monde, qu’il s’agisse de l’Afrique, de l’Asie… ou de l’Europe.

    Balayant d’un revers de main les clichés, l’étude révèle la #surqualification de ces femmes, hommes et enfants qui rejoignent notre territoire. Plus de la moitié, 51 %, des immigrés de plus de 25 ans arrivés en 2024 sont diplômés de l’enseignement supérieur.

    Ce chiffre grimpe même à 54 % pour les personnes originaires du Maghreb. Ces personnes s’intègrent, en outre, presque immédiatement dans la vie sociale et économique. 55 % des nouveaux arrivants de plus de 15 ans sont en emploi ou en études dès le début de l’année 2025, indique le rapport de l’Insee.

    Le visage de cette immigration est aussi profondément féminin. Les #femmes représentent aujourd’hui 52 % des immigrés vivant en France et 53 % des arrivées enregistrées en 2024. Par ailleurs, 58 % des immigrés entrés en 2024 vivent en famille et près d’un quart des arrivants (22 %) sont des enfants qui, souvent, cherchent à rejoindre un parent déjà installé à l’issue de son parcours d’exil.

    Face au #vieillissement de la nation, l’Insee confirme que depuis 2022, l’immigration maintient le pays à flot sur le plan démographique, en compensant l’effondrement du #solde_naturel. Entre le 1er janvier 2022 et le 1er janvier 2023, la population résidant en France a crû de 322 000 personnes.

    Sur ce total, le #solde_migratoire a pesé pour 271 000 individus, sauvant littéralement un solde naturel (51 000 personnes) plombé par la hausse des décès. En somme, ces travailleuses et travailleurs, loin d’être la menace brandie sur les plateaux des chaînes Bolloré et dans les trends de la fachosphère, sont aujourd’hui les piliers stabilisateurs de notre société.

    https://www.humanite.fr/politique/immigration/immigration-linsee-retablit-la-verite-sur-les-flux-migratoires-et-bat-en-br
    #INSEE #France #migrations #statistiques #chiffres #fact-checking #désinformation #préjugés #idées-reçues #démographie #afflux #invasion
    ping @reka @karine4

    • L’essentiel sur... les immigrés et les étrangers

      1. Combien y a-t-il d’immigrés ou d’étrangers en France ?

      En 2025, 8,0 millions d’ immigrés vivent en France, soit 11,6 % de la population totale. 2,6 millions d’immigrés, soit 33 % d’entre eux, ont acquis la nationalité française.

      La population étrangère vivant en France s’élève à 6,3 millions de personnes, soit 9,1 % de la population totale. Elle se compose de 5,3 millions d’immigrés n’ayant pas acquis la nationalité française et de 1,0 million de personnes nées en France de nationalité étrangère.

      1,7 million de personnes sont nées de nationalité française à l’étranger. Avec les personnes immigrées (8,0 millions), au total 9,6 millions de personnes vivant en France sont nées à l’étranger, soit 14,0 % de la population.

      2. Comment évolue la population étrangère et immigrée en France ?

      En effectif et en pourcentage de la population totale, la population immigrée en France est plus élevée en 2025 qu’en 1946, 1975 ou 2010. L’évolution de la part des immigrés dans la population totale vivant en France n’est pas régulière. Après une diminution entre 1931 (6,6 %) et 1946 (5,0 %), elle a augmenté jusqu’en 1975 (7,4 %). Elle s’est ensuite stabilisée jusqu’à la fin des années 1990, notamment à la suite des chocs pétroliers et du ralentissement de l’immigration de travail. Depuis le début des années 2000, le nombre d’immigrés croît à nouveau plus rapidement que la population totale, du fait de l’augmentation de la population immigrée et de la baisse de la fécondité : la part d’immigrés passe ainsi de 7,3 % en 1999 à 11,6 % en 2025.

      La population étrangère vivant en France représente 9,1 % de la population totale en 2025, contre 6,5 % en 1975 et 4,4 % en 1946.

      Entre le milieu des années 1940 et le milieu des années 1970, les flux d’immigration étaient majoritairement masculins, comblant les besoins de main-d’oeuvre nés de la reconstruction d’après-guerre, puis de la période des Trente Glorieuses. En 1974, dans un contexte économique dégradé, l’immigration de travail a été ralentie. Depuis cette date, la part des femmes parmi les flux d’immigration a crû que leurs arrivées soient dues au regroupement familial ou à d’autres motifs (suivre des études, trouver un emploi, etc...). En 2025, 52 % des immigrés vivant en France sont des femmes, contre 44 % en 1975 et 45 % en 1946.

      3. Où sont nés les immigrés vivant en France ?

      En 2025, près de la moitié des immigrés vivant en France sont nés en Afrique (49,2 %) et près du tiers en Europe (30,3 %). Les pays de naissance les plus fréquents des immigrés sont l’Algérie (12,6 %), le Maroc (11,7 %), le Portugal (7,2 %), la Tunisie (4,9 %), l’Italie (3,5 %), la Turquie (3,5 %) et l’Espagne (3,0 %). Près de la moitié des immigrés sont originaires d’un de ces sept pays (46,3 %).

      4. Où sont nés les immigrés arrivés en France en 2024 ?

      En 2024, 313 000 immigrés sont entrés en France, contre 347 000 en 2023. 45,9 % des immigrés arrivés en France en 2024 sont nés en Afrique, 26,6 % en Europe. Les pays de naissance les plus fréquents pour les immigrés entrés en France en 2024 sont l’Algérie (7,9 %), le Maroc (7,4 %) et la Tunisie (4,8 %). Les pays et continents d’origine les plus représentés parmi les immigrés vivant en France (stock) et arrivés récemment (flux) sont les mêmes, mais ils représentent une plus faible proportion du flux que du stock : les pays d’origine des immigrés tendent donc à se diversifier.

      Depuis 2006, les sorties d’immigrés sont relativement modestes au regard de leurs entrées. En moyenne entre 2006 et 2021, trois immigrés entrent sur le territoire tandis qu’un en sort, par exemple à la fin d’une expérience scolaire ou professionnelle en France, ou encore au moment de la retraite.

      https://www.insee.fr/fr/statistiques/3633212

  • #Suisse : La population a progressé moins fortement en #2018

    À fin 2018, la population de la Suisse a atteint 8 542 300 habitants, soit 58 200 personnes (+0,7%) de plus qu’en 2017. La #croissance_démographique reste sous la barre de 1%, soit une progression comparable à celles du début des années 2000. Le #solde_migratoire et l’accroissement naturel sont en baisse. Tels sont les résultats provisoires de la statistique de la population et des ménages de l’Office fédéral de la statistique (OFS).

    La population est passée de 8 484 100 personnes en 2017 à 8 542 300 en 2018 (+0,7%). Tous les cantons voient leur population augmenter, à l’exception de Neuchâtel et du Tessin. Ce dernier affiche un excédent de décès, alors que la diminution de population dans le canton de Neuchâtel découle d’un excédent de départs vers d’autres cantons. Schwyz enregistre l’accroissement de population le plus important, soit 1,2% de plus sur une année.

    Le solde migratoire reste le principal facteur de croissance

    En 2018, la Suisse a enregistré 171 700 immigrations, soit une légère augmentation de 0,4% par rapport à 2017, dont 24 000 arrivées de Suisses et 147 600 de ressortissants étrangers. Le nombre des émigrations progresse de 0,9% et s’élève à 126 200. Cette valeur se décompose en 31 800 départs de Suisses et 94 400 de ressortissants étrangers. Le solde migratoire continue à baisser (–1,0%) et s’élève à 45 500 personnes. Schwyz et Zürich sont les cantons qui présentent les soldes migratoires – international et interne – les plus importants par rapport à leur population.

    Le deuxième facteur de croissance est l’accroissement naturel de la population, c’est-à-dire la différence entre les naissances et les décès. Il s’établit provisoirement à 18 600, soit 8,9% de moins qu’en 2017. Fribourg est le canton qui présente le plus fort accroissement naturel. Le Tessin affiche l’excédent de décès le plus important.

    Croissance moins rapide de la population étrangère

    La Suisse compte 8 542 300 habitants, dont 6 395 300 ressortissants suisses (74,9%) et 2 147 000 ressortissants étrangers (25,1%). La population suisse s’accroît de 37 600 personnes, soit 0,6% de plus que l’année précédente. La population résidante permanente étrangère progresse de 20 600 personnes, soit 1,0% de plus qu’en 2017. Le taux d’accroissement est stable chez les Suisses depuis 2014. Chez les étrangers, il est en diminution depuis 2016.

    Le canton de Genève enregistre la plus forte proportion de population étrangère, soit 40%. Le nombre de ressortissants étrangers a progressé de 0,6%, passant de 198 600 en 2017 à 199 800 en 2018. Appenzell Rhodes-Intérieures affiche la part d’étrangers la plus faible, soit 11%. Leur nombre a diminué de 0,7% pour atteindre 16 100 personnes.

    Une population vieillissante

    La population âgée est de plus en plus nombreuse. Elle est essentiellement constituée de femmes. Le nombre de personnes de 65 ans ou plus est passé de 1 550 400 en 2017 à 1 577 600 en 2018, soit 1,8% de plus.

    Les personnes de plus de 64 ans représentent 18% de la population alors que les jeunes âgés de 0 à 19 ans constituent 20%. Parmi ces seniors, on compte 80 hommes pour 100 femmes contre 102 hommes pour 100 femmes chez les 20-64 ans. Dans la population féminine, on constate que la part des 65 ans ou plus est déjà supérieure à celle des jeunes femmes (20,3% contre 19,3%). Chez les hommes, par contre, la proportion de seniors est toujours inférieure à celle des jeunes hommes (16,6% contre 20,7%). Le Tessin est le canton qui compte le pourcentage le plus élevé de personnes de plus de 64 ans (22,6%), Fribourg celui qui en compte le moins (15,7%).

    Le nombre de personnes âgées de 80 ans ou plus augmente de 2,2%, pour atteindre 443 900. Parmi les plus de 79 ans, on compte 61 hommes pour 100 femmes. Près de 1600 personnes ont 100 ans ou plus. Leur nombre progresse de 4,4% par rapport à 2017. Chez les centenaires, le rapport de masculinité s’élève à 20 hommes pour 100 femmes.

    https://www.bfs.admin.ch/bfs/en/home/news/press-releases.assetdetail.7926999.html
    #solde_naturel #démographie #statistiques #chiffres #vieillissement_de_la_population

  • How many Migrants does the Swiss Pension System Need?

    The positive role exerted by migrants to decelerate the ageing population process of developed countries has been stressed by many studies. However, the actual number of migrants needed to sustain the pension systems and its effectiveness in the long-run often remains tacit. While assuming the increment of the retired population to be the only shock, this study undertakes an accounting exercise of the Swiss public pension scheme. A ceteris-paribus analysis articulates the alternative compensatory actions, such as the increase in public expenditure, workforce through migration, retirement age, GDP and productivity, required to face the aggravating situation of the first pillar of the Swiss pension system (AHV/#AVS) between 2014 and 2045. By taking advantage of the federal structure of Switzerland, the repercussions of specific compensatory actions adopted at the national level are evaluated for each canton. In general, even though a policy mix is the most desirable, immigration could by no means be a self-sufficient solution. In fact, if immigration would be the only compensatory action to maintain the AHV/AVS at its 2014 level, the Swiss foreign population should increase, by 2045, of an extra 110% after having controlled for evolution of migration flows and stocks.


    https://nccr-onthemove.ch/publications/how-many-migrants-does-the-swiss-pension-system-need
    #retraite #assurances_sociales #suisse #économie #migrations #démographie #vieillissement_de_la_population #solde_migratoire #solde_naturel #PIB #immigration #statistiques