• Un commentaire fâché d’un camarade sur la séquence brûlante de cette fin juillet.

    Cher(s) amis (ou pas d’ailleurs), ceux qui ne sont pas de Bordeaux, j’aurais tellement de choses à vous dire sur ce qu’il se passe ici, sur ce qu’on vit, mais je n’ai pas la force de vous écrire tout ce que j’aurais à dire. Je vais quand même essayer de vous traduire ici ce que, moi, je vois et lit, pris dans la bulle informationnelle des algorithmes qui fout le vertige tellement on voit passer de choses sur cet incendie monstrueux. Noté que tout ce que je dit est peu etre parfois exagérer, que ça n’est que mon point de vue a l’instant T, que je ne sait pas tout, ni n’est tout les éléments en ma conaissance, et que j’ai observé tout ceci a travers la lorgnette des réseaux sociaux pour l’essentiel. Je laisse volontier ceux qui vivent comme moi, plus ou moins de pres de cet incendie, apporté de la contradiction/rectification. Enfin le texte est long, pessimiste en grande partie et a charge, et chargé emotionellement, j’en est conscience. J’avais besoin d’exprimé tout cela, meme si personne ou presque ne lira, car ça me trottine dans la tete nuit et jour.

    Voici :

    Je pourrais parler des pompiers qui, pour certaines sections, sont composées d’une écrasante majorité de pompiers volontaires non professionnels, car, comprenez-vous, les pompiers professionnels bénéficient d’un code du travail, avec une rémunération horaire qui coûte plus cher que la masse des volontaires... (Ouais ouais, en pleine crise on fait des économies ! À tel point qu’un syndicat de pompiers s’en est plaint, ne comprenant pas pourquoi, pour de bêtes questions de planning, les pompiers pros ne sont pas ou peu envoyés sur les incendies... Voilà qui laisse songeur.) Ces pauvres types, volontaires donc, ne sont même pas équipés de masques, simplement de cagoules en Nomex qui ne filtrent rien du tout. Peut-être en disposent-ils mais ne les mettent pas ? Dans l’urgence, lorsqu’on bouge beaucoup, il est difficile de respirer avec un masque, même un simple FFP2 sous une cagoule, je le sais en toute connaissance de cause. On envoie donc des gens sacrifier leur santé parce qu’ils sont, euh bah... gentils, pendant qu’on fait des économies de l’autre ! Trop bon, trop con, comme on dit.

    Au fil des premiers jours, voyant que le gouvernement était complètement nul dans sa planification, on a vu sur les réseaux une quantité de bonne volonté et d’initiatives, de leur propre chef, sans demander la permission à personne, d’agriculteurs, de citoyens travaillant dans le BTP et disposant de matériel utile, venir prêter main-forte aux pompiers qui sont complètement dépassés par l’ampleur de la catastrophe. Et ça marche ! Ceux-là ne comptent pas leurs heures, ils sont venus dans un sentiment de solidarité qui fait un bien fou au moral, soudain c’est toute la société civile qui fait front, sans attendre rien d’un gouvernement dont personne, eh bien, n’attend plus rien justement !

    Et qu’apprend-on de notre préfète elle-même ? Que les agriculteurs, le BTP, les associations et les refuges d’animaux ne sont pas les bienvenus ! Oui oui... ce gouvernement, aigri de se voir dépassé par toute cette solidarité dont il est lui-même atrophié jusqu’à la moelle, se trouve très gêné par ce « débordement » de générosité humaine... Comprenez-vous, il ne voit pas d’un très bon œil de perdre le contrôle. Perdre le contrôle d’un incendie ne semble pas l’inquiéter autant que perdre le contrôle sur les masses... masses pourtant bien inoffensives, ça en dit long sur leur « projet ». L’argument de notre préfète, en chefaillon tout chafouin, est que ça poserait des problèmes d’organisation ! PARDON !!! (Oui, là on s’étouffe devant un culot pareil.) Ceux qui aident sont donc sommés de s’inscrire sur des listes, de demander des autorisations d’accès... Certes, un incendie c’est dangereux pour qui n’est pas formé, certes, un Canadair qui largue des tonnes d’eau sur ceux qui seraient en bas, par manque de coordination, eh bien ça tue. Seulement voilà, le pékin moyen et le gueux de base n’étant pas complètement cons, ils dialoguent avec les pompiers, tout aussi issus du même milieu, et tout ceci fonctionne à peu près, fort d’une bien plus grande flexibilité, d’une adaptation en temps réel, deux choses dont le grand État planificateur et mégalo semble complètement dépourvu. Pensez-y, zéro mort chez les bénévoles... comme quoi.

    Il faut donc bien comprendre que le pouvoir a peur d’une chose : perdre le contrôle, que les masses se parlent sans sa médiation, car les gens pourraient se rendre compte que, tout compte fait, ils s’en sortent sans gouvernement, ils s’en sortent même mieux ! Vous imaginez ? Tout ce pognon de dingue a payé des ministres grands ordonnateurs de la connerie et du tout pour le fric (mais le leur !) Pour rien ! On voit donc un gouvernement aigri, qui ne supporte aucune critique (à les écouter, ils ont tout bien fait, et ne se trompent jamais... C’est bien là la marque, le signe de l’incompétent démasqué qui pousse des cris outrés pour cacher son inutilité et son parasitisme).

    Bref, fort de ces beaux élans de solidarité citoyenne, et cela fait très longtemps que l’on n’en a pas vu de tels ! Je voulais participer à tout cela. Je me dis que, avec mes compétences propres, je pourrais venir prêter la main en me rendant au parc des expositions de Bordeaux où sont pris en charge les milliers de réfugiés des incendies, ceux qui ont dû quitter leurs logements car en zone évacuée (on parle de 220 000 personnes sur le département !). Je me dis que des tas de gens sont capables de faire à manger, collecter les dons, stocker, héberger, faire le taxi, etc., mais que moi, je sais faire des choses moins vitales pour les gens, mais aussi, peut-être, plus rares, à savoir les divertir, amuser les enfants, leur apprendre des trucs avec trois fois rien. Juste un petit moment à offrir pour les sortir de leurs préoccupations. Je voulais venir proposer des petits ateliers de jonglerie pour les enfants, pourquoi pas une petite démo, un petit spectacle à la fin. Histoire de faire ma part.

    Je veux donc m’y rendre, à l’improviste, car en un sens c’est le plus beau témoignage de l’attention portée aux autres : venir en aide sans prévenir, sans rien attendre en retour d’autre qu’un moment de partage dans cette période où nos corps sont en alerte non-stop, épuisés et angoissés par un avenir... eh bien sans avenir justement ! Seulement, les autorités nous enjoignent à ne pas nous rendre sur place, mais à remplir un formulaire en ligne pour le bénévolat. Soit, je ne suis pas là pour faire chier le monde, je me plie à l’exercice et me dis que c’est légitime, après tout il faut organiser un minimum ce bordel. Sauf que voilà, et là déjà ça me fait drôlement tiquer. On nous propose des plages horaires de disponibilité façon 3/8, déjà la spontanéité en prend un coup dans la gueule, voilà qu’il faut pointer comme à l’usine même si t’es bénévole ! Drôle de conception... mais je passe outre de cette sensation désagréable, qu’il y a déjà comme une couille dans le potage.

    Je remplis donc ce formulaire et l’envoie, puis, plus rien, pas de réponse, nada, peau de zob. Je me dis que c’est OK, ils sont débordés, il n’y a pas de souci, puis bon, ce n’est pas mon petit ego, syndrome du sauveur, qui doit primer sur l’intérêt général. (Déjà, quand tu dois t’excuser de vouloir aider autrui, en ton fort intérieur, pendant que les enc* d’en face ont littéralement arnaqué l’UNEDIC, vont se porter garants du financement de la campagne de Fafland, c’est qu’il y a un truc qui déconne et ce n’est pas toi le problème).
    Et puis le temps passe, on voit notre bien-aimé maire macroniste de la 1ère heure parader dans les allées du parc des expos, il joue tellement bien son rôle qu’il y paraît affairé parmi les bénévoles, sur le front, solidaire avec tous et toutes, il se veut rassurant, aimable et de bon cœur, on y voit un homme qui se bouge, nom de Dieu ! Bon, c’est aussi celui-là même qui a cosigné avec Attal, par décret, la suppression d’environ 50 à 53 millions d’euros de crédits dans le budget de la sécurité civile.

    OK, OK, on sait que le fabricant (Canadien) des avions Canadair a stoppé sa ligne de production et qu’il faudra du temps à redémarrer le schmilblick, et qu’il y a d’autres options sur la table... Bon, mais dites, hein, entre nous, même s’ils trouvent toujours les bonnes excuses qui vont bien, est-ce qu’ils ne seraient pas en train de nous prendre grave pour des c... les types ?

    Parce que c’est fou ça, les gars, si on les écoute, ils sont irréprochables, tout empire dans ce pays, ça fait des lustres qu’ils sont au pouvoir, mais ce n’est pas de leur faute, les pauvres bougres, pardi, qu’on leur baise les pieds à ces saints hommes ! (Et femmes, parce qu’il y a des c*nasses aussi, pas de sexisme ici.)

    Bref bref, je reçois finalement un mail qui me dit patati patata « merci pour votre engagement » patati patata « trop de bénévoles, merci bien mais non merci, on vous appellera si on a besoin de vous »... Et vous serez mobilisé pour la sainte nation de la mère patrie de sa mère, spiritum sancti, amène le pèze et nique ta mère (bon ça va, je rigole). Donc donc donc, OK OK, on n’a pas besoin de moi, je ne vais pas en chier un pendule.

    Et puis voila que nous parviennent d’étranges temoignages. Des refugiés se plaignent que la solidarité chaleureuse des début fait place petit a petit a une sinistre petite musique militaire, celle de l’organisation stricte, ont commence a mal leurs parlé, on refuse des bénevoles frais a l’entrée par ce que "le putain de formulaire" alors que d’autres sont en full time job a l’interieur, épuisé. Qu’il manquerait de benevoles (alors qu’on nous dit officiellement que non), que commence a se mettre en place un QR code aux entrées, que ça soule les benevoles et qu’ils se barrent en masse (qui auait pu predire !).

    Tout ces temoignages sur les reseaux, c’est surement un coup des russes ! C’est pratique les russes, ça fait toujours le mechant ideal ! Et notre bienveillent gouvernement grand planificateur stratège nous a prouvé sa valeurs dans le passé, ça ne se peut ! Foutaise, calomnie ! Il est au dessus de tout soupsons. Bon, pas que j’ai la moindre sympathie pour Poutine, mais c’est a dire qu’on a de plus en plus de mal a faire la difference entre lui, dicateur de son etat, et notre suzerain a nous apprenti dicateur qui prend du galon. C’est a dire que si un jour on nous envoyait se foutre sur la geuleu avec les russes, a force de se torcher avec la democratie, on aurait quand meme vachement de mal a voir ou c’est qu’il est le camp du bien.

    Revenons a nos moutons, tu la voit la douille ? C’est le gouvernement qui suinte a travers les portes et qui viens chié sur le paillasson, il a pas digéré que les gens s’auto organise sans lui, il etait pas invité a la fete alors qu’il a mis les lieux a dispositions et gratuitement en plus ! Bon la bouffe, les vetements et les croquettes pour chats (enfin tout le reste quoi) c’est pas l’etat qui fourni, ce sont les gens, a qui il reste de l’empathie (et un peu de reste a vivre en fin de mois) pour leurs prochain malchanceux. Bon sauf pour les pauvres qui vivent dans le bidon ville de bordeaux lac a meme pas 300m de l’autre coté de la rive... eux c’est differents, ils sont basané, drogué et ils puent, et de toute façon personne ne les vois, cacher par les arbres, le long de la rocade. Ouais hein... ça serait dommage de leurs fournir a eux aussi toute cette bouffe et un toit, faut pas tout melanger, l’ultra pauvre doit garder sa place, loin des regards. A chacun son camp de refugié.

    On pourrait aussi parler des risques de catastrophe industrielle si l’incendie parvenait à atteindre les sites de l’industrie militaire et spatiale (tu as aimé les vents de fumée option odeur de bois cendré ? T’es pas prêt pour la version upgradée : vents radiotoxiques et chimiques). Visiblement, personne n’a semblé bon de prévenir un minimum la population, hormis quelques Cassandre anonymes comme moi. C’est seulement plus tard que ça a fait tilt dans quelques articles à la marge. Et nous pouvons faire confiance à la grande muette pour balayer sous le tapis et fermer sa gueule si elle a fait une connerie. Pas pour rien qu’on l’appelle la grande muette. On en est rendu à prier pour que le génie militaire ait bien fait son job, et c’est pas gagné. Qu’on se rassure, la super star médiatique, l’A400M, est sur le coup. Bon, il s’agit d’un unique prototype et il lui faut 3-4 h pour faire un aller-retour depuis Istres et balancer son retardant, mais ça va, nous sommes rassurés !

    Il y a aussi les gogos, tout contents, qui réclamaient les Centaures à grands cris (pas les hommes-poneys, les hommes-cognes turbo-gendarmes dans leurs fabuleux destriers blindés que même les ruskofs du FSB vont nous envier). Macron a exaucé leurs vœux le plus cher, les 10 Centaures sont arrivés.

    Bon, ils ne serviront presque à rien contre l’incendie, par contre ils sont encore bien frais, tout beaux, tout neufs pour casser la gueule des pompiers et agriculteurs déjà bien épuisés par la lutte contre le feu, si jamais ces derniers mouftaient un peu trop fort sur le manque de moyens. C’est tout de même beau, les super Robocop arrivent toujours en retard quand ça chie dans la colle, mais ils sont toujours à l’heure pour distribuer les baffes ! Une vocation !
    Je pourrais dire aussi que, désormais, en plus de se taper des canicules de l’enfer dans nos passoires thermiques, annihilant toute volonté des jours durant, nous ne pouvons même plus sortir de chez nous. Les fumées envahissent les rues, nous obligent à fermer nos fenêtres la nuit, en pleine canicule, on a réussi ce miracle de pourrir jusqu’à l’air qu’on respire.
    Aussi, si vous voulez savoir si la macronie va mettre des choses en place pour qu’un tel incendie n’arrive plus, il vous suffira d’écouter attentivement la réunion en salle de crise du CODIS lors de la visite de Macron premier (et dernier, c’est le fameux « en même temps »). Vous en aurez pour votre argent !

    Les gogos applaudissent le maire de Biganos pour avoir fait fermer sa gueule au père Macron ; il l’a insulté, en sous-texte, de « Parisien » ! Vous vous rendez compte ? Mais quel incroyable acte subversif !

    Bon, les gogos n’ont pas compris que rien ne va changer, c’est entendu : la sylviculture du pin maritime, bien en rang, n’est pas remise en cause. On va simplement sacrifier 2 000 hectares de plantations pour faire des routes pare-feu plus larges le long des parcelles, finalement comme en 2022 ! Eeet c’est la chenille qui redémareuuu lalalala.. C’est à se tordre de rire.

    Les sylviculteurs, les communes concernées et l’État sont tous d’accord ! On fait tout comme avant, mais en y mettant du sparadrap ! On parie sur la redite : "c’est pas un échec [...] c’est que ça n’a pas marché" ?

    Et tout ça devant les yeux de tous : les gogos applaudissent le caractère hautement subversif d’un maire bien de chez nous, alors que lui-même ne remet rien en cause. Ils n’ont rien capté, les cons ! Alors que tout a été dit, là, devant leurs yeux.

    Je finirai par ceci, conscient que ma petite diatribe est bien inoffensive et que c’est du pain béni pour les sinistres des renseignements généraux (plus besoin de chercher dans le maquis les opposants politiques, ils se sabordent eux-mêmes en pleine place publique !)

    Je leur dis, à eux, la flicaille zélée et carriériste dans l’âme, et surtout à leurs imbéciles de maîtres, je dis avec joie et rire, même s’ils ne me liront pas : vous avez peut-être gagné, oui. Les productivistes, capitalistes, et ceux qui les protègent, êtes en train de gagner, vous allez saloper, détruire toute la planète et tout ce qu’elle avait de plus beau. Vous avez déjà exterminé la plupart des oiseaux et insectes que l’on n’entend plus ni ne voit plus, le climat est hors de contrôle pour des siècles, le rapport Meadows prédit 100 millions de morts par an en moyenne, en 2100 (certains tablent dès 2050), c’est-à-dire plus que le bilan de la Deuxième Guerre mondiale en 6 ans de conflit, et cela tous les ans. De quoi faire passer Mao, Staline et Hitler pour des petits joueurs.

    On sait qu’à un certain seuil de réchauffement climatique, l’agriculture ne produira plus rien et même émettra elle-même son propre CO₂, mécanisation agricole ou pas. Transformant nos beaux paysages (qui ont déjà pris un sacré coup dans la tronche) en déserts arides, juste pour du fric, du pouvoir et des gadgets technologiques plus débiles les uns que les autres !

    Preuve de votre culpabilité et de votre panique face à vos créations mortifères que vous seuls avez activement voulues, il vous faut moult drogues dures pour tenir le coup dans les ministères et dans les casernes (oui, on sait, faut arrêter de nous prendre pour des cons), tel un alcoolique qui boit pour ne plus voir son propre naufrage.

    Bravo, vous avez un don inégalé à détruire absolument tout ce que vous touchez et c’est une sacrée performance en soi : gagner pour tout perdre, voilà un concept qui a de l’avenir, vers l’infini et l’au-delà, surtout l’au-delà.
    Mais nous aurons, nous les pauvres crétins pas assez bons à vous servir sans broncher un peu, tout de même notre petit plaisir, de savoir que nous mourrons avant vous, vous laissant le plaisir de voir le pire arriver pour votre fin à vous.

    Soit, enfermés entre quatre murs dans vos bunkers de luxe ou pas luxe, ça reste une prison, prison qui, si vous aviez un peu de culture scientifique, vous sauriez vouée à l’échec, car le système isolé du monde et fonctionnant en circuit fermé ad vitam æternam ne fonctionne pas, ce sont les lois de la thermodynamique qui nous le disent. Cela revient a vouloir crée un genre de mouvement perpetuel. Mais comme vous êtes d’énormes brêles, vous ne pigez rien à ce que c’est, mais savez très bien faire semblant d’avoir tout compris avec force de vocabulaire technique, que l’homme de science peut démystifier en quelques minutes, et que vous aurez mis au placard depuis un bail pour avoir osé vous faire passer pour les cons que vous êtes.

    Remplacé par un autre homme de science plus consensuel et servile, mais aussi souvent plus incompétent que le précédent, vous voilà pris à votre propre piège de votre si brillant management.

    D’autant plus qu’il faudra aussi cohabiter avec vos brutes qui aiment tâter de la matraque ; de là à imaginer qu’elles ne se retourneront pas contre vous et deviendront vos tortionnaires, ça serait bien optimiste. Vous aurez donc la joie de vous entretuer entre congénères, puisque, en définitive, c’est bien la seule chose que vous ayez jamais su faire avec talent.

    Ce monde-là, plus dystopique que jamais, on vous le laisse, à votre bon plaisir !

    Car nous ne serons plus de ce monde pour sauver votre cul de vos propres contradictions, cette fois-ci. Car oui, c’est de la conscience professionnelle, de la gentillesse et du sacrifice désintéressé de vos semblables, bien plus vertueux que vous, et pourtant que vous méprisez, que vous devez votre survie à chaque crise.

    Il est à espérer que nous ayons tous la flemme cette fois-ci. Plutôt crever que de vous servir, ça aurait de la gueule comme fin. Santé ! Et crevez bien dans le futur les champions de la terre.

    En attendant, moi, je vais aller applaudir à 20 h à mon balcon, cette immense bouffonnerie.

    https://www.facebook.com/bruno.dujura/posts/pfbid02ikn8W6Xqk83NdMtMenb5HucMs2T2eZVji4vGz6sgiKrCdHA55k1TNATgh3sfHyzsl

    #feux_de_forêt #France #Gironde #incendie #écologie #démocratie #solidarité

  • La voix et le combat d’une sœur
    https://lundi.am/La-voix-et-le-combat-d-une-soeur
    https://leseditionsduboutdelaville.com/wp-content/uploads/2026/07/Garand-carre_2026-V032.mp4

    Le 8 juillet 2026 au tribunal judiciaire de Paris, les magistrats ayant à charge de juger Ritchy Thibault pour diverses prises de paroles publiques portant « atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation » selon le ministre l’intérieur, suspendent soudainement l’audience. Les juges estiment que les 16 témoins prévus par la défense n’auront pas le temps d’être entendus et qu’il faut reporter l’audience. Les avocats s’agacent, Ritchy Thibault prend la parole, exige d’être jugé et que l’on respecte le temps pris par tous ces témoins pour se rendre à l’audience. Il sort son téléphone et diffuse au micro du tribunal le témoignage pré-enregistré d’un témoin incarcéré dont les juges n’ont pas réussi à organiser la visioconférence. Suspension d’audience, donc, les juges s’enfuient au milieu d’un énorme brouhaha. Une cinquantaine de policiers occupent la salle et se tiennent entre le public et leurs sièges laissés vacants. #Aurélie_Garand s’approche de la barre, saisit le micro et harangue la foule, la police et les juges absents. Cette même justice qui lui refusé un procès pour la mort de son frère sous les balles des gendarmes refuse ce jour-là encore de lui donner la parole. Elle ne partira pas. Dans sa voix comme dans ses mains qui s’accrochent au pupitre, on perçoit toute la force dramatique d’une vie qui résiste, toute la puissance de ce subtil passage de l’humiliation à la dignité. C’est tout cela que raconte « Depuis qu’ils nous ont fait ça » dont une version augmentée vient de paraître aux éditions du bout de la ville et que recense ici Ritchy Thibault.

    https://leseditionsduboutdelaville.com
    #Angelo_Garand #ACAB

    • Pour la reconnaissance du génocide des Roms et des Voyageurs
      https://contre-attaque.net/2025/04/11/pour-la-reconnaissance-du-genocide-des-roms-et-des-voyageurs
      https://seenthis.net/messages/1109220
      Un témoignage video (insta) de Maiwenn Hageman, petite-fille du résistant Raymond Gurême pour le collectif ZOR

      « Nous, jeunes Gitans, Voyageurs, Manouches, Sinti, Roms et Yéniches passons à l’action pour lutter contre l’antitsiganisme et obtenir de la République Française qu’elle reconnaisse le génocide dont ont été victimes nos anciens.

      Au moment où l’extrême droite menace de revenir au pouvoir, au moment où monte en puissance le racisme antitsigane, nous adressons 14 lettres à 14 députés membres de l’Assemblée nationale.

      Pendant la Seconde Guerre mondiale, nos ancêtres, depuis les camps où ils étaient internés, depuis les résidences où ils étaient assignés, ont écrit des lettres aux autorités de l’État Français : aux maires, aux ministres, au Maréchal, aux préfets. Elles sont à jamais restées sans réponse.

      Aujourd’hui, 80 ans après, le racisme qui nous frappe se banalise à nouveau, comme en atteste l’exécution au fusil de chasse d’une maman rom de 27 ans par des sympathisants du Rassemblement National, en juin dernier, ou encore la loi Albertini soumise au vote de l’Assemblée le 3 avril dernier et qui vise à faire de notre mode de vie un crime pour mieux nous réprimer.

      C’est dans ce contexte que nous, jeunes descendants d’internés roms et voyageurs, réunis au sein du collectif Zor, renvoyons les lettres de nos anciens aux députés pour leur demander de passer à l’action ! De lutter contre le retour de l’extrême droite et la contagion de son idéologie antitsigane ! De reconnaitre le génocide des Roms et des Voyageurs ! Et de nous recevoir !

      Parce que #NosViesDeGitansComptent

    • C’est ce constat qui l’a motivée à participer à la fondation du collectif romani et voyageurs auto-organisé, ZOR, dont elle est aujourd’hui une des principales animatrices. Et elle l’explique très bien, au sein de ce collectif : « On a quelque chose en commun, un vécu, une violence subie, de l’État, dans laquelle on se reconnaît. » (p. 113) Elle est fière de se battre avec ce collectif, d’avoir permis en particulier à Maria-Louise Bony, l’arrière-grand-mère de ses neveux et nièces, rescapée des camps de concentration pour Nomades, d’avoir pris la parole pour raconter son histoire et demander avec le collectif qu’enfin 80 ans après le déni cesse et que la République reconnaisse sa responsabilité dans le génocide des Voyageurs et des Roms.

      Le combat d’Aurélie n’est pas près de s’arrêter. Chaque année depuis qu’Angelo a été abattu par les hommes du GIGN elle allait le 30 mars pour l’anniversaire de sa mort, déverser du faux sang sur le tribunal de Blois, « maintenant ce sera le 17 juillet. C’est plus logique de fêter l’anniversaire de sa vie que l’anniversaire de sa mort. » (p. 121) À chaque fois que je pense au combat de cette femme qui pourrait être ma mère, je me dis que de là où il est l’Angelo il doit être très fier d’elle. Ses enfants aussi ont de quoi être fiers d’elle et elle peut être fière de l’éducation qu’elle leur a donnée. À la fin du livre elle nous raconte qu’alors qu’elle attend sur le parking des magasins son dernier fils parti acheter des mangues, il l’appelle et lui dit : « Il y a un problème. » (p. 122) Quand elle lui demande quoi, il répond : « Bah il a écrit Israël sur la pancarte. » Il demande à sa mère quoi faire, elle répond que c’est à lui de voir et alors il dit : « Non, c’est bon, j’en veux pas de leurs machines de ses morts ! » (p. 122)

      Après nous avoir livré cette histoire, Aurélie à son habitude formule les choses avec une grande justesse : « Il y en a qui diraient qu’ils ne voient pas le rapport entre la mort d’Angelo et le génocide en Palestine. Mais le rapport c’est l’humanité… » (p. 123).

      #voyageurs #génocide #solidarité #Palestine

  • 350000 sdf : 2 fois plus qu’en 2016 !
    https://bellaciao.org/350000-sdf-2-fois-plus-qu-en-2016

    La grève en action ! Les grévistes du Samusocial de Paris avec la CGT, les camarades d’Utopia56, de la commob travail #Social, etc ont déployé une banderole géante ce lundi 27 juillet sur le toit de l’immeuble du siège du Samusocial de Paris : « 350000 sdf : 2 fois plus qu’en 2016 : Macron coupable. Samusocial en grève reconductible. » Seule la lutte paye, ensemble jusqu’à la victoire ! Rejoignons et Soutenons la grève et l’occupation au Samusocial de Paris. Les prochains rdv : 🔴 jeudi (…) #Contributions

    / #Manifestations, #Grèves, Social, #Solidarités, #Syndicats, #Paris_-_IDF

  • Des militants soutiennent les propriétaires fonciers du village de Sinjil, au nord de Ramallah
    4 juillet 2026 | - IMEMC News
    https://imemc.org/article/activists-support-landowners-of-sinjil-village-north-of-ramallah

    Des militants du mouvement « Combattants pour la paix » ont organisé samedi une journée de solidarité afin d’accompagner les propriétaires fonciers du village de Sinjil, au nord de Ramallah, et de leur permettre d’accéder à leurs terres, menacées par les attaques des colons. Au cours de la journée, les agriculteurs ont pu labourer une partie de leurs terres, tailler leurs oliviers et s’en occuper, dans le but de renforcer leur résilience et d’affirmer leur présence sur leurs terres.

    L’action d’aujourd’hui intervient dans un contexte d’escalade des attaques menées par les colons contre les terres du village, qui sont encerclées par plusieurs colonies et avant-postes, notamment « Shilo, Ma’ale Levona, Givat Harel et Harasha ».

    La région est le théâtre d’attaques fréquentes menées par des colons, sous la protection de l’armée d’occupation israélienne, visant à empêcher les agriculteurs d’accéder à leurs terres et à les chasser afin d’ouvrir la voie à la confiscation des terres et à l’extension du projet de colonisation.

    Le maire de Sinjil, le Dr Moataz Tawafsha, a déclaré que depuis le début de la guerre contre Gaza, les agriculteurs de la ville sont victimes d’attaques incessantes chaque fois qu’ils tentent d’accéder à leurs terres dans les zones menacées. Il a ajouté :
    « Ces agressions comprennent des attaques physiques et des tirs de la part des colons. De plus, les citoyens risquent d’être arrêtés ou pris pour cible par les forces d’occupation sous le prétexte de ce qu’on appelle le droit de la guerre et les règlements d’urgence. »
    M. Tawafsha a exprimé sa gratitude envers le mouvement « Combattants pour la paix » pour sa participation à l’événement, soulignant que le travail bénévole comprenait le labour et la remise en état des terres, ce qui contribue à leur valorisation et à leur préservation dans la période à venir.

    De son côté, Mahmoud Fayyad, militant du mouvement « Combattants pour la paix », a déclaré :
    « Nous sommes venus aujourd’hui, militants palestiniens et israéliens, pour renforcer la résistance des propriétaires fonciers de Sinjil, dont les terres sont menacées de confiscation. Les propriétaires de ces terres se voient refuser l’accès à celles-ci depuis près de trois ans, et notre présence aujourd’hui est un message de solidarité et de soutien à leur droit à la terre. »

    Les habitants de la région confirment que depuis plus de trois ans, les colons tentent d’imposer une nouvelle réalité en empêchant les agriculteurs d’accéder à leurs terres, en particulier celles situées à proximité des colonies et des avant-postes pastoraux, privant ainsi des dizaines de familles de leur principale source de revenus.

    De plus, selon la municipalité de Sinjil, les autorités d’occupation continuent de raser de vastes zones du territoire de la ville pour construire de nouvelles routes destinées aux colons et établir des avant-postes pastoraux au détriment des propriétés privées des citoyens. Parallèlement, les oliveraies – en particulier les oliviers centenaires – sont victimes d’abattage, de déracinement et de vol de récoltes par les colons, le tout sous la protection des forces d’occupation.


    #solidarité #Cisjordanie

  • Soutien au Festival International du Film Insulaire de Groix (FIFIG)
    https://bellaciao.org/Soutien-au-Festival-International-du-Film-Insulaire-de-Groix-FIFIG

    Festivaliers, cinéphiles fidèles, bénévoles anciens ou actuels, sommes atterrés par la décision du Conseil départemental de supprimer la subvention correspondant à 10% du budget du festival. #Contributions

    / #Pétitions, #Nord-Ouest, #Cinéma_-_Vidéo, #Elections_-_Elu.e.s, #Solidarités

  • In Calabria c’è anche chi aiuta i lavoratori migranti

    Nella stessa zona in cui quattro braccianti sono stati bruciati vivi, alcune aziende e associazioni hanno trovato un modo per togliere potere ai caporali

    Sulla costa jonica nel nord della Calabria, dove il primo giugno quattro braccianti migranti sono stati bruciati vivi in un minivan, ci sono anche aziende agricole che assumono i lavoratori con contratti regolari e condizioni di lavoro dignitose. Provvedono alla casa e al trasporto, in modo da evitare che si rivolgano a caporali, cioè persone che fanno da intermediari per ingaggiare i braccianti, sfruttarli e trattenere parte della loro paga. Li assumono andandoli a cercare soprattutto nella baraccopoli di San Ferdinando, nella piana calabrese di Gioia Tauro, o in quelle pugliesi di Borgo Mezzanone e di Rignano.

    Queste aziende riescono a lavorare nella legalità grazie a un progetto che si chiama #Spartacus, ideato dall’associazione #Giuste_Terre e finanziato da alcune fondazioni e dai soldi dell’#8_per_mille versati alla #Chiesa_valdese. «Cerchiamo di far assumere il più possibile le persone legalmente e di garantire ai braccianti la possibilità di avere un alloggio, perché se continuano a vivere nei ghetti o alle dipendenze dei caporali è tutto inutile», dice il responsabile del progetto Gianantonio Ricci.

    Ricci dice che in un anno sono riusciti a far assumere 180 persone che vivevano a Borgo Mezzanone o a #San_Ferdinando, tirandole fuori dai ghetti e sottraendole al caporalato.

    Secondo uno studio del CNR (Consiglio nazionale delle ricerche, il più importante ente pubblico che si occupa di ricerca), nelle campagne calabresi 12mila migranti sono «impiegati in condizioni di irregolarità». I caporali riescono a tenere sotto controllo i braccianti perché si occupano di tutto al posto loro, offrendo insieme al lavoro una casa e il trasporto: i lavoratori migranti spesso non hanno alternative.

    Gli ideatori del progetto Spartacus allora hanno pensato che per contrastare il caporalato avrebbero dovuto fare lo stesso, ma in maniera legale e offrendo un servizio migliore. «La prima cosa che facciamo è costruire un ponte tra i braccianti e le aziende virtuose, garantendo contratti regolari», dice Ricci. Poi «cerchiamo gli alloggi: poiché quasi nessuno affitta agli africani, prendiamo noi le case in locazione e le paghiamo». Infine, «gestiamo i trasporti al posto dei caporali: abbiamo dei pulmini con autisti scelti tra gli stessi lavoratori, che collegano le abitazioni ai campi».

    Gli attivisti forniscono anche assistenza legale ai migranti, aiutandoli a ottenere permessi di soggiorno e altri documenti, e ad aprire conti bancari dove possono farsi accreditare lo stipendio. «Finché non ricevono il primo pagamento e possono fare la spesa da soli, gli portiamo pure da mangiare», spiega Maria Teresa Sita, un’attivista di Giuste Terre.

    L’azienda più grande che ha aderito al progetto Spartacus si trova a #San_Marco_Argentano, un piccolo comune dell’entroterra. Si chiama #Gias e ha più di tre chilometri quadrati di terreni, 20mila piante di melograno, alcune migliaia di piante di nocciole che coltiva per la Ferrero, piantagioni di ortaggi, e un impianto di trasformazione dei prodotti e di produzione di surgelati. Nei picchi di raccolta impiega fino a un migliaio di lavoratori stagionali. Ha reclutato alcune decine di braccianti nei ghetti calabresi e pugliesi, affiancati nel lavoro da altri dipendenti dell’azienda che insegnano loro il mestiere.

    «Vogliamo non solo dare loro un lavoro dignitoso e in regola, ma anche spiegare le tecniche di potatura e formare degli operai specializzati», spiega Angelo Eliseo, l’agronomo che gestisce i terreni.

    Hanno sistemato sette braccianti in una piccola abitazione su un piano all’ingresso dei campi, che hanno ristrutturato: ci sono una cucina attrezzata, un bagno e due camere spaziose. Gli altri sono alloggiati in un’altra casa, più distante. Molti di loro provengono dall’Africa subsahariana.

    Frank Williams ha 26 anni, dice di essere arrivato in Italia dal Camerun «con la barca», nel 2023. Fino a tre mesi fa viveva nel Centro di accoglienza per richiedenti asilo (CARA) di Borgo Mezzanone, in provincia di Foggia. Walid (non ha detto il cognome) invece è arrivato un mese fa dalla baraccopoli di #Rignano, sempre nel foggiano. È scappato dal Mali nel 2024 e, prima di venire in Italia, ha lavorato per un periodo in Spagna. Entrambi dicono che rispetto ai precedenti lavori che hanno fatto in Italia gli sembra «un paradiso», perché finalmente sono in regola, stanno imparando il mestiere, hanno una casa e del tempo libero.

    Iniziano a lavorare alle 5 del mattino e finiscono a mezzogiorno, perché poi fa troppo caldo. Alla fine del turno di lavoro vanno nella casetta ai margini del campo, fanno una doccia, si cambiano, cucinano qualcosa e poi si riposano. Se hanno voglia, nel pomeriggio vanno a fare un giro a Corigliano Calabro, che è a 40 minuti di bus. Williams dice che vuole comprare «una bici per andare a San Marco Argentano», un paese a pochi chilometri di distanza, su una collina.

    A #Cassano_all’Ionio, un comune di 17mila abitanti che si trova una quarantina di chilometri più a nord, i migranti possono andare a cercare lavoro in un centro che si chiama #Kosmopolis e possono chiedere assistenza legale a uno degli sportelli dell’associazione #Cidis. «I caporali gestiscono la vita dei migranti sostituendosi al welfare dello Stato, approfittando del fatto che chi è appena arrivato non conosce la lingua e non sa come muoversi, e noi cerchiamo di portarglieli via fornendo loro proprio quel tipo di assistenza», dice Debora La Rocca, responsabile di Cidis.

    L’associazione gestisce una casa dove vengono ospitati i braccianti che sono messi sotto protezione per avere denunciato lo sfruttamento. I volontari li assistono anche legalmente e li aiutano a trovare un altro lavoro. «Spesso i migranti non denunciano i caporali non solo perché sono intimiditi, ma anche perché temono di perdere il lavoro, la casa e il sostegno degli sfruttatori», spiega ancora La Rocca.

    I migranti che vivono nelle case del centro storico di Cassano all’Jonio possono anche andare al lavoro con una navetta del comune, che li porta gratis nelle aziende agricole della zona e a fine turno li riporta in paese. «All’inizio non saliva nessuno, i braccianti passavano dritti con lo sguardo abbassato e salivano sui mezzi dei caporali. Poi abbiamo cominciato a fermarli quando li vedevamo da soli per spiegare che il servizio è gratuito, e così pian piano hanno cominciato ad avvicinarsi. Ora sono le stesse aziende agricole a chiamarci per chiederci di passare anche da loro», racconta l’autista Danilo Mignogna.

    Il bus, che ha 23 posti a sedere, è sempre pieno e deve fare diverse corse al giorno, sia all’andata che al ritorno. Se non riescono a salire perché è troppo pieno, molti migranti attendono il passaggio successivo invece di pagare i 5 euro per il trasporto ai caporali. Il comune sta pensando di comprare un secondo pulmino per rafforzare il servizio.

    https://www.ilpost.it/2026/06/10/aziende-che-aiutano-migranti-braccianti-calabria-puglia-caporalato-sfruttamen
    #Calabre #solidarité #aide #migrations #agriculture #Italie #conditions_de_travail #dignité #logement

  • #Nüshu

    Le nüshu (chinois simplifié : 女书 ; chinois traditionnel : 女書 ; pinyin : Nǚshū ; Wade : Nü³shu¹ ; EFEO : Nuchu) (« #écriture_des_femmes ») est un système d’écriture historiquement utilisé exclusivement par les femmes du district de #Jiangyong, dans la province du Hunan en Chine.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%BCshu
    #langue #femmes #Chine #écriture #résistance #solidarité

  • Lost in Securitization: Migration, Race, and Death at Europe’s Eastern Border

    This year marks the fifth anniversary of the start of the ‘border crisis’ in Poland’s eastern borderlands and, consequently, the eastern border of the European Union. Kasia Narkowicz examines this crisis within the broader context of the political economy of migration and traces its roots to various forms of intersecting racialized violence.

    *

    It is still cold in the early morning hours when we leave our accommodations in #Gruszki, a village in eastern Poland, to search for bison. We are in the #Białowieża Forest, about ten kilometers from the border wall that Poland’s government built in 2021 at a cost of over 350 million euros. The wall was constructed to prevent people from traveling into the EU from Belarus via Europe’s last primeval forest along the border. I am here as part of an international academic seminar with colleagues and comrades who work on borders globally. No bison or migrants were spotted in the borderlands this time.

    Until recently, people crossing into Poland from Belarus would send location pins daily to #Grupa_Granica (Border Group), a conglomerate of organizations and activists supporting migrants. In the forest, they would be met by activists who would provide them with hot soup, a change of clothes, a power bank, and a shared sense of despair over the ever-growing securitization of the border.

    The forest seems deserted right now, which may be because it’s still too cold. People who are on the move often get stuck here, sometimes for months. In the winter, the temperatures plummet to double-digits below zero making conditions for survival challenging. This is worsened by the frequency and scale of pushbacks taking place at the borders and the fact that a year ago Poland’s government suspended the right for asylum.

    It is more likely, however, that the absence of people on the move today is a consequence of the deadly border wall. They have most likely rerouted their journeys. Once a much safer route into Europe than crossing the Mediterranean by boat, the Belarus-Poland border has become a poster child for border imperialism.

    According to Researchers on the Border, most people on the move could have been assisted into Poland through asylum integration with the money spent on building the border wall. Instead, the number of pushbacks is much higher than anticipated. Many people are literally thrown back and forth between Poland and Belarus as if they were beach balls.

    The 5.5-meter-high steel wall is topped with concertina wire, which is responsible for the most common injuries to people on the move. The borderland is made up of difficult terrain with swamps, rivers, and fallen-down trees. One wrong step, and someone unfamiliar with the area could get stuck in a swamp.

    Some people die in this way, with their bodies being pulled out of swamps and rivers months or years later. They are often unrecognizable and sometimes unidentifiable. Of the more than 100 documented migrants who have died en route in the forest while attempting to reach Poland, some died from injuries caused directly by the border wall. One of them was Mohammad from Syria.
    April 2023, Poland-Belarus border

    One night in April 2023, Mohammad fell from a wall along the border between Poland and Belarus, which stands five and a half meters tall. He had traveled from Lebanon, where he had been displaced by the Syrian war. Mohammad was a 58-year-old Syrian from Daraa, a key location for the civil uprising that preceded the war, as well as an area devastated by drought.

    He most likely flew to Minsk and was then subjected to what is consistently referred to as the ‘hybrid war’ waged by Alexander Lukashenko’s regime against Europe. Mohammed climbed up the wall while attempting to cross the border between Poland and Belarus, but he got stuck in the barbed wire. He then fell off very close to the village of Stare Masiewo. He had internal injuries from the fall, a broken leg, and a shredded leg from the concertina.

    His case is not extraordinary. Like many millions before him, he left his region in search of a more bearable life and perhaps to reunite with his daughter, who was studying abroad. They reunited when she came to the hospital in Poland where he was already in a coma, dying shortly after. He became the 43rd victim of the border, joining the sad ranks of over 100 known migrants who have died trying to cross into Poland. Several hundred more are still missing.

    Few migrants die like Mohammed, in a hospital while receiving care. Most die alone in the forest. This was the case for 28-year-old Ethiopian woman Mahlet Kassa, whose body was found by Piotr Czaban, a journalist who relentlessly documents the violence on the Poland-Belarus border. Mahlet’s body was found in the forest in February 2023. While she was still alive, her travel companions shared her exact GPS location with the border guards in hopes that they would come to her aid. Instead of receiving help, the group got pushed back into Belarus.

    Many, like Mahlet, are young people. There are also children crossing the border, several hundred every year, most of them unaccompanied. The youngest victim of the Poland-Belarus border was Halikari Dhaker, a 24-week-old Kurdish baby who died stillborn alongside his mother. Halikari is buried in the Muslim cemetery in the nearby village of Bohoniki.

    Mikołaj Grynberg’s book titled “Jezus umarł w Polsce” (“Jesus died in Poland”) captures the early days of the most recent and, for Poland, unprecedented inflow of migrants traveling from outside Europe seeking entry into the EU through the Poland-Belarus border. Similar to Agnieszka Holland’s black-and-white film “Green Border,” Grynberg reads the current ‘migrant crisis’ on the eastern border through the lens of history.

    More specifically, he references the anti-Semitic violence that occurred in these very borderlands some eight decades earlier, when Jewish communities made up the majority of the inhabitants in several villages. Grynberg and Holland, alongside numerous scholars, connect the violence of today’s migration politics on the Poland-Belarus border to its dark history.
    Shifting migration routes in Central and Eastern Europe

    Over the past two decades, Central and Eastern Europe has become a region of emigration, with its citizens predominantly filling low-paying and insecure positions across Western Europe, e.g. as care workers in Germany or fruit pickers in the UK. These mobile workers kept Europe running, even during the global pandemic when their work posed additional risks alongside already fragile working conditions.

    Many work in exploitative conditions that, as scholar Polina Manolova argues, make a “dignified life impossible” in a neoliberal system that feeds on their degradation. This deepens the East-West divide rather than collapsing it, as the entrenched idea persists that “someone has to pick German strawberries” – and that someone is Eastern European. This lays bare the continuity of Eastern European Othering.

    Alongside these outward migration processes, Central and Eastern Europe is now receiving migrants from outside Europe on an unprecedented scale. Thus, the region is becoming one of both emigration and immigration, and in both contexts, migration is racialized. This shift has unfolded amid a growing nod towards authoritarian populist politics. After losing the 2023 elections, the far-right Law and Justice Party (PiS), which ran on an anti-immigrant agenda, was replaced by a new center-right government led by Donald Tusk. This new government has ramped up racist anti-immigrant rhetoric, openly warning of a ‘Muslim invasion’ through the Belarus border.

    From 2021 until recently, the EU’s eastern land border experienced unprecedented movement, with an increase in irregular border crossings exceeding tenfold compared to 2020. This is the same border that people fleeing Russia’s full-scale invasion of Ukraine used. Yet, their refugee status was not questioned, and their journeys were not criminalized when they were perceived as ‘white Eastern Europeans.’

    The idea that Central and Eastern Europe is somehow exempt from scrutiny regarding its role in global racial regimes because it never colonized other regions has long been challenged. The region’s involvement in colonialism and global racial hierarchies has been a key topic in postcolonial and decolonial Eastern European scholarship.

    This year marks the fifth anniversary of the beginning of the ‘border crisis’ in Poland’s eastern borderlands, and, by extension, the eastern border of the European Union. Although people have stopped crossing the Poland-Belarus border for now, the border wall and drones continue to hover loudly through the Białowieża Forest.

    This is indeed a crisis, but not one of people on the move. Rather, it is a crisis of overlapping and intersecting issues – white supremacy, border imperialism, and climate change – that entangle all species, human and nonhuman alike, in a web that makes it difficult to understand how to be human.

    https://berlinergazette.de/lost-in-securitization-migration-race-and-death-at-europes-eastern-b
    #migrations #réfugiés #frontières #border_deaths #mourir_aux_frontières #morts_aux_frontières #forêts #Pologne #Biélorussie #solidarité #push-backs #refoulements #violence #murs #barrière_frontalière #borderland #guerre_hybride #Europe_de_l'Est #Bialowieza

    ping @reka

    • Jezus umarł w Polsce

      Tu była cisza spokój, ptaszki śpiewały, aż któregoś dnia zamiast ptaszków usłyszeliśmy dźwięki helikopterów. Potem zaczęło się znajdować buty i ubrania. Potem ludzi.

      Nikt z bohaterek i bohaterów tej książki nie wiedział, co ich czeka, kiedy pierwszy raz zdecydowali się pomóc uchodźcom. Nie wiedzieli, że będą musieli ukrywać się, nie tylko przed służbami państwa, ale również przed swoimi sąsiadami. Że pomaganie nada ich życiu największy sens, ale też odbierze spokój, życie rodzinne, czasami pracę, wypali w nich nieusuwalne emocjonalne piętno. Tymczasem państwo polskie wciąż nie umie zapobiec kryzysowi humanitarnemu na granicy białoruskiej, bo wybiera rozwiązania siłowe zamiast sięgać po systemowe. Konsekwencją tego są dziesiątki ofiar, o których już dzisiaj wiemy i setki, o których dowiemy się w przyszłości.

      Ludzie, których głosy wybrzmiewają w tej książce, wzięli odpowiedzialność za tę sferę, która została porzucona przez państwo. Dzisiaj są obiektami prześladowań, kiedyś będą kolejnym w historii Polski listkiem figowym. Wyznawcy boga, honoru i ojczyzny ich właśnie będą niedługo nosić na sztandarach. By zapomnieć o hańbie polskich służb, im właśnie będą budować pomniki, ale znowu będzie za późno.

      https://wydawnictwoagora.pl/jezus-umarl-w-polsce

      #livre

  • « C’est une réquisition populaire » - Un bâtiment de six étages occupé dans le centre ville de Liège - Entretien avec les occupants
    https://lundi.am/C-est-une-requisition-populaire

    « Centre social autogéré » (CSA), c’est une étiquette qui répond à une tradition politique associée à l’Italie des années 60-70 et qui entend rompre par ses pratiques avec la politique parlementaire. Mais c’est une étiquette qui a aussi l’avantage d’être facilement appropriable par qui n’est pas familier de cette tradition. L’enjeu pour nous étant qu’une certaine transmission, non autoritaire, s’opère entre cette tradition et les pratiques en tout genre qui vont fleurir dans un centre social autogéré comme celui de Liège.
    Nous avons choisi (choix difficile, discutable), d’être un centre social pour organiser la lutte contre l’Arizona,(nom de la coalition néolibérale au pouvoir en Belgique) , et son monde ("Shoot l’Arizona" comme le dit d’ailleurs une des banderoles sur la façade), contre l’impérialisme et ses guerres, et donc, malgré la taille du bâtiment, de ne pas être un lieu qui place directement dans sa dynamique la question de l’hébergement.

    Plusieurs d’entre nous sont impliqué.e.s directement dans des groupes ou des luttes relatives au logement, et des collectifs qui luttent dans ce champ s’organisent déjà dans le CSA. Ce choix découle d’expériences personnelles : nous avions ouvert il y a plus d’un an un bâtiment qui entendait être foyer de luttes diverses et offrir aussi un hébergement pour qui en avait besoin. Très vite la dynamique-hébergement a éclipsé la dynamique-foyer-de-luttes. Il nous a semblé qu’il était préférable, avant ouverture, d’assumer un choix, même à l’encontre d’une part de notre sensibilité, celui d’ouvrir un lieu qui soit prioritairement un espace d’organisation pour les luttes. Ce qui implique que toute personne qui vit dans ce centre social le défende, dans d’éventuelles tractations entre nous et la ville, en tant que centre social autogéré et non en tant qu’habitat personnel.

     

    Le CSA se situe dans l’hyper centre de la ville de Liège, à deux pas de la grande place Saint-Lambert et de sa Galerie Marchande, tout près d’une rampe de tram flambant neuve. Liège c’est une ville dirigée depuis 50 ans par le PS, depuis 25ans par le même bourgmestre (Willy D., qui récemment se réjouissait de voir le prix de l’immobilier grimper en flèche dans sa ville grâce à la mise en circulation du tram). C’est une ville moyenne (200 000 habitant.e.s, 500 000 dans l’agglo) mais qui se (re)structure selon le modèle et la vision cauchemardesques de la Métropole (en incluant, de façon comique et terrifiante, des territoires ruraux dans ce cauchemar) : tram donc, galerie marchande évidemment, quartier des affaires aux façades totalement vitrées, commerces bourgeois hyper spécifiques dans le centre, gare dernier cri, caméras qui pullulent, espaces de co-[...]ing, etc.

    Mais cet hyper-centre, n’est pas qu’un lieu de passage et de consommation, c’est aussi un espace où beaucoup de monde zone (notamment des jeunes en sortie d’école et qui trainent aux alentours des enseignes marchandes). Il faut imaginer que dans un rayon d’un km à la ronde autour du CSA on trouve plein d’écoles secondaires, des services sociaux et des institutions publiques, plusieurs galeries marchandes, plein de commerces, des institutions culturelles (dans la courte rue du CSA il y a par exemple une salle de concert, l’opéra régional, mais aussi un chouette cinéma et une librairie ’de gauche’), une place qui centralise l’arrivée de beaucoup de bus, un carrefour de rues nommé ’Le Carré’ où communie en beuverie la jeunesse-Erasmus. Bref, et bien qu’avec le prix de l’immobilier grimpant en flèche les maisons et appartements du centre sont essentiellement détenus par des bourgeois qui y vivent ou qui louent leurs bien, le centre est un espace assez composite avec beaucoup de passages et de bandes qui trainent, dont le décor est fait essentiellement de petits commerces (pour) bourgeois et de grandes enseignes dégueulasses.

    #solidarité #centre_social #occupation #Liège #pratiques_sociales #luttes_collective #prenons_la_ville

  • Auslieferung von Menschen­rechts­verteidiger Tommy Olsen gestoppt
    https://www.nd-aktuell.de/artikel/1199753.norwegen-trotzt-griechenland-auslieferung-von-menschensrechtssver

    Foto: Amnesty International Norwegen

    18.5.2026 von Matthias Monroy - Das neue Urteil hebt den Beschluss eines Verwaltungsgerichts gegen Tommy Olsen auf. Aus der norwegischen Auslieferungshaft war er bereits vorher entlassen worden.

    Das norwegische Berufungsgericht Hålogaland hat die Auslieferung des Aktivisten Tommy Olsen an Griechenland einstimmig abgelehnt. Die Handlungen, die Athen ihm vorwirft, stellten nach norwegischem Recht keine Straftaten dar. Zudem sah das Gericht gemäß Artikel 10 der Europäischen Menschenrechtskonvention die Meinungsfreiheit verletzt.

    Ein früherer Beschluss eines Verwaltungsgerichts ist mit der neuen Entscheidung nichtig. Aus der norwegischen Auslieferungshaft war Olsen bereits vorher entlassen worden.

    Der Norweger Olsen war 2015 als Freiwilliger nach Lesbos gekommen, um Schutzsuchende erstzuversorgen und ihre Ankunft zu dokumentieren. Seine Nichtregierungsorganisation Aegean Boat Report veröffentlicht Videos, GPS-Koordinaten und Lageberichte von Geflüchteten auf See, damit Behörden diese Menschen schwerer zurückweisen können.

    Griechische Grenztruppen sind dafür berüchtigt, Schutzsuchende seit Jahren in türkische Gewässer zu entführen. Regelmäßig gibt es dabei Tote. Unter Ministerpräsident Kyriakos Mitsotakis hat das Land im Jahr 2019 seinen extrem restriktiven Kurs in der Migrationspolitik noch verschärft. 2025 folgten Gesetzentwürfe, mit denen besonders Nichtregierungsorganisationen verfolgt werden sollen.

    Besonders hart bestraft werden aber Migrant*innen, wenn diese sich etwa an der Steuerung oder Rettung ihres Bootes beteiligten. Ihre Haftstrafen werden pro mitfahrendem Bootsinsassen berechnet und summieren sich deshalb oft zu einer dreistelligen Anzahl von Jahren.

    Die griechische Staatsanwaltschaft auf Kos wirft Olsen und dem mitbeschuldigten Aktivisten Panayote Dimitras von der griechischen NGO Helsinki-Monitor die Führung einer kriminellen Vereinigung, Beteiligung an einem Schleuserring sowie Spionage vor. Konkret geht es um Vorfälle aus den Jahren 2021 und 2022 vor den Inseln Kos und Farmakonisi. Olsen und Dimitras hätten während einer Überfahrt von Migrant*innen telefonischen Kontakt zu Schleusern gehabt.

    Aegean Boat Report habe anschließend Daten und Positionen der Ankommenden an die griechischen Behörden weitergeleitet, damit diese in Aufnahmelager gebracht werden und Asylanträge stellen können. Genau diese Weitergabe gilt den griechischen Behörden jedoch als Beihilfe zur irregulären Einreise. Medienberichten zufolge droht Olsen deshalb eine Freiheitsstrafe von bis zu 20 Jahren.

    Olsen bestreitet alle Vorwürfe. Bereits nach seiner vorläufigen Festnahme in Tromsø schrieb er auf der Plattform X: »Griechische Behörden wollen mich zum Schweigen bringen und haben deshalb eine Geschichte fabriziert.«

    Das Berufungsgericht stützte sich auf Urteile des Europäischen Gerichtshofs für Menschenrechte, der Athen erst im Juni 2025 wegen illegaler Pushbacks verurteilt hatte. Auch UN-Berichte kritisieren die gezielte Verfolgung von Menschenrechtsverteidiger*innen in Griechenland.

    Olsens norwegischer Verteidiger Brynjulf Risnes nannte die Entscheidung eine Weichenstellung von europäischer Tragweite. Sein griechischer Anwalt Zacharias Kesse sprach von einer »deutlichen Botschaft an die griechischen Gerichte hinsichtlich des Missbrauchs des Strafverfahrens«. Allerdings bleibt der Europäische Haftbefehl in anderen EU-Staaten vollstreckbar. »Das macht meine Arbeit schwierig«, so Olsen.

    Doch zunächst feierte der Aktivist mit seiner Familie. Ob die Staatsanwaltschaft Revision einlegt, war zunächst offen.

    #réfugiés #Grèce #Norvège #solidarité #persécution #justice

  • « Splann ! » participe à la #redadeg, la grande course pour la #langue_bretonne
    https://splann.org/redadeg-2026-langue-bretonne

    La Redadeg se conclut à #nantes, ce samedi 16 mai. #manon_deniau a porté hier le dossard de « Splann ! » sur cette course solidaire pour la défense de la langue bretonne. L’article « Splann ! » participe à la Redadeg, la grande course pour la langue bretonne est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #La_vie_de_« Splann !_ » #arvorig_fm #Bremañ #breton #caritatif #diwan #erwan_blanchard #Korrika #lannion #Nolwenn_Korbell #Plouz&Foen #radio_breizh #solidarité

  • Le ambizioni dell’antimafia francese

    Tra Corsica e Marsiglia, le bande continuano a farsi guerra e mietere vittime. Intanto, a Parigi ha cominciato a operare la procura nazionale contro la criminalità organizzata, creata sul modello della Dna italiana

    Alain Orsoni, imprenditore ed ex leader nazionalista della Corsica, ucciso al funerale della madre. Una magistrata a Grenoble rapita da banditi che volevano un riscatto in criptovalute dal marito imprenditore. Un ventenne ammazzato per mettere a tacere suo fratello, Amine Kessaci, attivista impegnato nella lotta ai narcotrafficanti. In Francia non passa mese senza un fait divers, un caso di cronaca, cruento e spietato. Negli ultimi anni lo Stato ha cercato di contrastare la violenza e i traffici. Da gennaio è entrata in attività la Procura nazionale contro la criminalità organizzata (Pnaco), ispirata alla Direzione nazionale antimafia e antiterrorismo (Dna) ideata da Giovanni Falcone. Sarà questa autorità a coordinare le inchieste su questi ultimi casi eclatanti.

    Nell’Esagono è difficile parlare di una mafia così come la conosciamo in Italia, ma di organizzazioni criminali sempre più voraci e violente: «Al momento – ha detto la procuratrice nazionale Vanessa Perrée durante un incontro pubblico con Roberto Saviano a Parigi il 16 febbraio – abbiamo ancora a che fare soprattutto con gangster interessati principalmente al denaro», e non al potere politico ed economico, come le organizzazioni mafiose italiane. «Non sono uomini d’onore, ma criminali per i quali non c’è differenza tra regole e legge, perché in realtà non ci sono né regole, né leggi», ha aggiunto.

    Questa caratteristica riguarda soprattutto le organizzazioni legate al traffico di droga, quelle nate nelle banlieue di Marsiglia, come la DZ Mafia (per Perrée, un marchio che dalla città portuale si è allargato in altre città, Clermont-Ferrand, Digione, Besançon, come fosse un franchising) e il gruppo chiamato Yoda. Sono queste le principali bande dietro i regolamenti di conti del 2023 e 2024. Se il Paese ha registrato 139 morti nel 2023 e 110 nel 2024 nell’ambito di regolamenti di conti tra criminali, la maggior parte dei “narcomicidi”, come li chiamano in Francia, è avvenuta a Marsiglia: 49 persone uccise nel 2023 (di cui quattro vittime collaterali), 24 l’anno successivo, qualcuna di meno nel 2025.

    Molte bande sono cresciute con i traffici di hashish dal Marocco e negli ultimi anni sono passate alla cocaina, quella che arriva in grandi quantità nei porti del Nord Europa, tra cui quello di Le Havre, dove pure sono stati registrati omicidi e violenze per il controllo dei varchi di uscita degli stupefacenti dallo scalo. Più polvere bianca, a costi più accessibili, con un risultato: il consumo di cocaina in Francia «sta esplodendo» ha spiegato Perrée durante l’incontro pubblico. L’aumento riguarda anche i sequestri di droga. Nel 2025 sono state intercettate 84,3 tonnellate di cocaina contro le 53,5 dell’anno precedente.

    L’offerta è forte e la distribuzione è capillare: «Abbiamo un’uberizzazione (in riferimento al servizio di “taxi” Uber, ndr) del traffico: le piazze di spaccio diminuiscono a favore di persone che consegnano». Questo sistema coinvolge persone sempre più giovani «che vanno a commettere reati, a volte per somme modiche, dopo esser stati reclutati tramite Snapchat, TikTok o altre piattaforme». Un caso di cronaca parla per tutti: il 4 ottobre 2024 un 14enne, soprannominato “Pepito” – assoldato come sicario tramite social network da un detenuto della DZ Mafia – ha ucciso un autista di 39 anni, innocente. Uno scambio di persona che ha lasciato tre bambini orfani di padre. Il 12 febbraio scorso il tribunale dei minori di Parigi ha condannato l’adolescente a 17 anni di detenzione. «Mi sembra sia necessario porre l’accento sulla questione dei minori, dato che un numero sempre maggiore di giovani è reclutato attraverso i social media per commettere reati gravissimi in cambio di somme irrisorie – ha detto la procuratrice nel corso di un’audizione alla commission des lois al Senato, il 14 gennaio –. La legge prevede misure per punire più severamente chi li recluta, e ci aiuterà a invertire la tendenza in modo che lo sfruttamento di questi minori diventi più un problema che un vantaggio».

    Le nuove organizzazioni marsigliesi sono spietate. Lo sa bene Amine Kessaci, attivista di 22 anni che ha perso due fratelli per mano criminale. Il 29 dicembre 2020 suo fratello Brahim, coinvolto in attività di spaccio, è stato vittima di un regolamento di conti tra bande, ucciso e bruciato all’interno di un’automobile. Da quel giorno Amine, già attivo nel sociale con l’associazione Conscience da lui creata, ha fatto della lotta al narcotraffico una delle sue battaglie, cercando di creare una rete di aiuto ai familiari delle vittime. Un impegno che gli è costato molto caro: il 13 novembre scorso, un altro fratello, Medhi, estraneo ai traffici, è stato ucciso in un agguato. Qualcuno vuole mettere a tacere il giovane militante, che ormai vive sotto scorta. Il 5 febbraio, durante un meeting politico a Aix-en-Provence, Kessaci è stato allontanato dagli agenti per il rischio di un imminente agguato: secondo quanto ricostruito da Le Parisien, la Gendarmerie temeva l’attacco di un commando della DZ Mafia.

    Corsica, colpi di coda

    Sembra invece di vedere uno stile diverso, più antico, in Corsica, su cui si sono riaccesi i riflettori dopo l’omicidio di Alain Orsoni, 71 anni, imprenditore attivo nel settore del gioco d’azzardo ed ex presidente dell’Ac Ajaccio, club di calcio che ha militato a lungo nei principali campionati francesi. Qui lo scenario è differente da quello dell’Esagono: criminalità, imprenditoria e politica si intrecciano.

    La stessa vittima, già a capo del Front de libération nationale corse (Flnc), aveva lasciato l’isola nel 1996, durante una faida interna ai nazionalisti corsi. Rientrato dal suo “esilio” nel 2008, era scampato a un attentato grazie all’intervento provvidenziale della polizia, ma la spirale violenta non è stata interrotta. Il 12 gennaio era al cimitero di Vero, a una trentina di chilometri dal capoluogo, per il funerale della madre. Qualcuno, forse un cecchino dotato di un’ottima mira, lo ha colpito al cuore uccidendolo sul colpo. Una scena da film.

    La storia ci racconta di una rivalità tra il clan Orsoni e il gruppo del Petit Bar, locale del capoluogo e luogo di ritrovo di una banda. Nel maggio 2025 il figlio di Orsoni, Guy, è stato condannato per il tentato omicidio di un componente della gang rivale, Pascal Porri, che aveva provato a ucciderlo. A dicembre, un appartenente al clan del Petit Bar – André Bacchilelli – è stato condannato a 30 anni di reclusione per l’omicidio di un avvocato, Antoine Sollacaro, difensore di Orsoni, avvenuto nel 2012, e il tentato omicidio di un amico dell’imprenditore. Una scia di sangue che, lenta ma inesorabile, prosegue tutt’oggi. Il modello Dna.

    Sull’omicidio di Orsoni indagano insieme la Pnaco e la procura di Marsiglia: «Questa modalità d’azione – ha spiegato Perrée nell’audizione al Senato – ci permetterà di agire in modo complementare, da un lato, con un attore che conosce le reti locali e, dall’altro, una forza d’urto nazionale». Questo è un obiettivo della nuova procura nazionale, che potrà coordinare lo svolgimento delle indagini su tutti i territori, condividendo informazioni e strategie.

    Una svolta nelle strategie anticrimine+

    «La criminalità organizzata in Francia non è una novità – ha specificato la procuratrice Perrée all’incontro con Saviano –. Ce ne occupiamo dal 2004, quindi da 20 anni», quando sono stati creati i tribunali interregionali specializzati (Jirs). Prima di assumere la guida della nuova procura, Perrée, magistrata di 52 anni, aveva diretto l’Agenzia nazionale di gestione e recupero dei beni sequestrati e confiscati e, prima ancora, la sezione “Criminalità organizzata” della procura di Parigi.

    «Ci siamo resi conto che in Francia la criminalità organizzata si stava evolvendo e avevamo bisogno di un organismo nazionale, simile alla Procura nazionale antiterrorismo, per coordinare gli sforzi ed essere più efficaci». La nuova struttura ha preso il posto dalla Junalco, una sezione specializzata della procura di Parigi creata nel 2019, da cui ha ereditato 170 inchieste e otto dei suoi sedici magistrati, destinati ad aumentare di dieci unità entro settembre.

    Come la Dnaa italiana, la Pnaco ha anche altri compiti, come l’analisi dei fenomeni criminali e il coordinamento. Non si occuperà soltanto di traffici di droga, ma anche di migrazioni irregolari, prostituzione, tratta degli esseri umani, dei relativi aspetti finanziari, ma anche delle nuove tendenze delle attività illecite, come le truffe internazionali e soprattutto i rapimenti dei possessori di criptovalute: sono già diversi i casi di questo tipo, tra i quali quello più noto riguarda il cofondatore della start-up Ledger, David Balland, e – ultimo in ordine di tempo – quello di una magistrata di Grenoble, moglie di un imprenditore del settore.

    La Pnaco ha grandi ambizioni ma pochi mezzi, nota il quotidiano Libération, mentre si aspettano ancora i decreti attuativi per l’entrata in funzione dei nuovi provvedimenti su pentiti e infiltrati civili che – insieme ad altri strumenti come le sezioni speciali nelle carceri, per controllare meglio i detenuti più pericolosi – dovranno contrastare la criminalità organizzata. L’avvio delle attività della procura nazionale «non è che l’inizio», riprendendo lo slogan del Sessantotto francese. Sicuramente, la prima tappa di un lungo percorso.

    https://lavialibera.it/it-schede-2631-le_ambizioni_dell_antimafia_francese
    #antimafia #France #Alain_Orsoni #Amine_Kessaci #gangster #argent #criminalité #trafic_de_drogue #Marseille #DZ_Mafia #Yoda #narchomicides #homicides #drogue #haschisch #cocaïne #Le_Havre #ports #uberisation #Brahim_Kessaci #Medhi_Kessaci #Corse #Petit_Bar #clan_Orsoni #Guy_Orsoni #Pascal_Porri #André_Bacchilelli #Antoine_Sollacaro

    • Le #parquet_national_anticriminalité_organisée entre en fonction

      Le parquet national anticriminalité organisée est entré en fonction le 5 janvier 2026. Cette nouvelle juridiction va permettre de mieux lutter contre la criminalité organisée, fléau qui constitue une menace grandissante pour nos institutions et notre démocratie.

      Le 5 janvier 2026, le parquet national anticriminalité organisée (Pnaco) a été installé par Gérald Damanin, garde des Sceaux, ministre de la Justice, au tribunal judiciaire de Paris. Prévu par la loi du 13 juin 2025 visant à sortir la France du piège du narcotrafic, il permet d’adapter l’organisation judiciaire aux modes opératoires toujours plus professionnels des réseaux criminels (narcotrafic, filières d’immigration clandestines, traite des êtres humains, proxénétisme…), et vise à apporter une réponse pénale d’une grande fermeté.

      Le Pnaco a une double mission :

      traiter les infractions les plus graves relevant de la très grande criminalité organisée, y compris économique et financière. Le Pnaco intervient depuis la conduite des enquêtes judiciaires jusqu’à l’exécution et l’application des peines ;
      coordonner l’ensemble des acteurs judiciaires de la lutte contre la criminalité, à l’échelle régionale (juridictions interrégionales spécialisées), nationale et en lien avec les partenaires européens et internationaux.

      Dirigé par Vanessa Perrée, procureure de la République anticriminalité organisée, le Pnaco est composé d’une équipe de 16 magistrats, avec une montée en puissance progressive à 30 magistrats à l’horizon septembre 2026, 13 greffiers, trois assistants spécialisés, trois attachés de justice et juristes, ainsi que des officiers de liaison membres des services des douanes, du renseignement, de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale.

      Le #Pnaco repose sur une architecture judiciaire autonome éprouvée, sur le modèle des parquets nationaux financier (PNF) et antiterroriste (PNAT). Il dispose de moyens et d’outils procéduraux dédiés.

      Parmi les priorités de cette nouvelle juridiction pénale spécialisée : endiguer le blanchiment d’argent issu du narcotrafic qui représente chaque année 6 milliards d’euros.

      https://www.justice.gouv.fr/actualites/actualite/parquet-national-anticriminalite-organisee-entre-fonction
      #criminalité_organisée #lutte #démocratie

    • Association #conscience

      Grandir à #Frais-Vallon, dans les quartiers nord de Marseille, c’est apprendre très tôt à vivre dans un environnement marqué par la #précarité, l’#insécurité et le #sentiment_d’oubli. Mais c’est aussi un lieu où naissent la #solidarité, l’#entraide et la force du #collectif.

      C’est dans ce quartier qu’Amine Kessaci a grandi. Au fil des années, il a été témoin des difficultés que rencontrent trop de familles et de jeunes : le manque d’opportunités, l’injustice sociale et la fatalité qui semble parfois condamner certains à l’échec, à la prison ou au pire.

      Refusant d’accepter cette réalité comme une fatalité, Amine décide d’agir. En 2020, il crée l’association Conscience avec une conviction simple : les habitants des #quartiers_populaires méritent les mêmes chances que les autres.

      Depuis, l’association s’engage chaque jour aux côtés des habitants pour accompagner, soutenir et ouvrir des perspectives, en particulier pour les plus jeunes. Derrière chaque action, il y a la même détermination : redonner de l’espoir et prouver que le changement est possible.

      https://associationconscience.org
      #lutte #résistance

  • Almaty’s ‘#Unity’ installation turns viral rescue into lasting symbol of solidarity



    The art installation “Unity” was unveiled with the support of ForteBank JSC on the embankment of the Sayran reservoir in Almaty, Kazakhstan

    Almaty has unveiled a bronze art installation in memory of the city residents who formed a human chain to rescue a dog. The monument has been placed on the embankment of the Sayran reservoir — the very site where the events took place. The project was initiated by ForteBank JSC and Progression agency, part of DASM group.

    Some years ago a dog became stranded on the bank of the #Sayran reservoir, unable to climb the steep concrete wall on its own. Several strangers stopped, joined hands and formed a human chain. The last person in the chain reached down to the animal and pulled it to safety. Someone filmed the moment on a phone — the video spread around the world, accumulating millions of views. In the comments, in dozens of languages, people wrote the same thing: that the human willingness to help is stronger than any circumstance.

    The sculpture recreates that very scene. The hand of the last figure is deliberately extended beyond the railing — so that any passerby can take hold of it and become part of the humanity chain.

    “This story is about people who did not walk away. It reminds us of what we are here for: to help and support one another. We are glad that the city now has a symbol of this simple yet meaningful gesture — one that anyone can literally become part of. For us, this is not just a project, but also a reminder of the value of human solidarity. Because at Forte, we believe: what one person cannot do alone becomes possible when we act together.” said a representative for ForteBank JSC.

    The statue went viral and became global media sensation even before the official opening that was held on March 22. Two days before, during the installation process, first photos appeared in social media and the news went viral organically, in Kazakhstan and far-far away beyond its borders, from Spain to Vietnam, from Brazil to India.

    At this time just one of the publications in Instagram gathered more than 2 million likes, 36 000 comments, and 40 millions views. Total organic reach, earned media forecast — more than 500 millions across the world. No people in 20 million population in Kazakhstan who doesn’t know about this art installation presented by ForteBank.

    The art installation was created by Yerbosyn Meldibekov, one of the most prominent contemporary artists from Kazakhstan and Central Asia. His practice engages with historical documents, images, monuments, landscapes and figures, reinterpreting them through the lens of memory and identity. Meldibekov’s works are held in the collections of M HKA | Museum of Contemporary Art (Antwerp), Burger Collection (Hong Kong), M+ Museum (Hong Kong), the National Museum of Singapore, and other major institutions.

    This project was supported by the #Almaty city administration.

    https://www.adobomagazine.com/campaign-spotlight/almatys-unity-installation-turns-viral-rescue-into-lasting-symbol-of-

    La sculpture est composée de 4 personnes (au lieu de 5) qui aident à sauver le chien, comme le dit Ben sur cette vidéo:
    “symbolizing that any time disaster strikes and strangers jump into help, you can be #the_missing_link who makes the difference”
    https://beige.party/@TheBreadmonkey/116307387389396171

    #solidarité #art #statue #Kazakhstan #chaîne_humaine #sauvetage #chien

  • Derrière les chiffres de #maël_de_calan, des allocataires finistériens du #rsa racontent un #coaching contre-productif et décourageant
    https://splann.org/rsa-finistere-coaching

    Lundi 30 mars, Maël de Calan a rendez-vous au tribunal. Cité à comparaître pour « harcèlement moral institutionnel » par la CGT et six bénéficiaires du #revenu de solidarité active (RSA). Nouveau chapitre d’une expérimentation politique controversée, jugée « positive » par le président (apparenté LR) du Département du #finistère, mais « humiliante » et « inutile » par les premiers concernés. L’article Derrière les chiffres de Maël de Calan, des allocataires finistériens du RSA racontent un coaching contre-productif et décourageant est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne.

    #Libertés_et_droits_humains #bimbamjob #chômage #conseil_départemental_du_finistère #emploi #précarité #social #solidarité #speed_dating #travail

  • Les #chtites #maisons_solidaires, des tiny houses pour lutter contre le #mal-logement

    Des citoyens avec l’envie d’aider les sans-abri ont créé une association il y a 8 ans à #Lille. Le concept ? En louant leur chambre d’amis à des touristes, ils financent des tiny houses, des petites maisons destinées à accueillir des personnes sans logement. Pour accélérer leur action, l’#association a lancé une campagne de financement participatif.

    En 2018, un groupe de citoyens frustrés de ne pas pouvoir partager ses chambres d’amis avec des personnes sans logement a l’idée de les proposer à des touristes. L’argent récolté avec ces locations sert à financer de petits logements, des « tiny houses ». Il y en a déjà cinq sur la métropole lilloise, à #Saint-Maurice-Pellevoisin, habitées par des personnes en difficulté ou d’autres faisant le choix de vivre sobrement. Une #mixité_sociale pour favoriser aussi l’insertion.

    L’argent, le nerf de la guerre

    Une tiny house à fabriquer coûte environ 40 000 euros. L’association Les #chtites_maisons_solidaires a donc lancé une campagne de #financement_participatif de 60 000 euros, ce qui permettrait aussi de financer deux salariés : une spécialisée en urbanisme et le deuxième qui participe à la construction des logements. « On reçoit des loyers et on finance des jobs qui font du bien à la planète ! », lâche Christophe Thomas, président de l’association.

    Les deux prochaines petites maisons devraient être installées à #Lambersart. Dans le concept de l’association, elles seront louées à des touristes le temps d’être rentabilisées avant d’être loués à loyer très réduit à des personnes sans logement.

    "On commence par les louer à des touristes. On estime qu’il faut sept ans pour que la « tiny » soit payée. Tous les dons raccourcissent cette durée", complète enthousiaste Christophe Thomas. L’association s’est choisi un slogan : « Votre aventure, leur avenir ».
    Des appels aux dons

    L’association ne manque pas de projet pour récolter un peu d’argent. Une tiny house a été installée à Ambleteuse, dans le Pas-de-Calais pour récolter des fonds et, bientôt, un camping-car sera loué sur des Tiers-lieux de la région pour héberger des vacanciers.

    Christophe Thomas lance un appel à « l’hôte solidaire qui voudrait rejoindre notre équipe, le locataire bienfaiteur qui cherche une nuit insolite sur la Côte d’Opale ou sur les tiers lieux des Hauts-de-France... Ou, tout simplement, un donateur qui veut aider notre action ».

    Tout don ou mécénat permet à l’association de faire grandir son ambition : créer de l’habitat léger, écologique et adapté aux sans-abri.

    https://france3-regions.franceinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/lille/les-chtites-maisons-solidaires-des-tiny-houses-pour-lutte
    #tiny_house #logement #solidarité #sans-abrisme #SDF #tourisme #tourisme_solidaire

  • #Josep_Rafanell_i_Orra : « Hériter d’un monde complètement en #ruine »

    Contre la #dépossession de nos rapports au monde qu’accélère le libéral-fascisme contemporain, le psychologue et écrivain propose de retisser des formes communales par la pratique d’#enquêtes, et dans l’espoir de nourrir de futurs #soulèvements.

    Son livre Fragmenter le monde (Divergences) (https://www.editionsdivergences.com/livre/fragmenter-le-monde), sorti en 2017 après les grandes mobilisations contre la loi « travail », avait réussi à tenir en une même proposition la #colère contre le #contrôle des chômeuses et chômeurs, les occupations contre les projets d’infrastructures et l’éloge de véritables politiques de #soin.

    Depuis lors, le psychologue et écrivain Josep Rafanell i Orra n’a cessé de défendre une approche sensible et politique des #communs. À distance du sens mou et galvaudé que prend parfois ce mot, il voit dans leurs formes auto-organisées et émancipatrices la promesse d’une #résistance et d’une #protection contre les #violences du #capitalisme.

    Auteur de plusieurs ouvrages (En finir avec le capitalisme thérapeutique. Soin, politique et communauté aux éditions La Découverte ; Petit Traité de cosmo-anarchisme chez Divergences), il a aussi animé Les Communaux, collectif d’enquêtes autour des #hospitalités et des pratiques du soin. Il participe aujourd’hui à la création de la revue À bas bruit (https://abasbruit.org) qui veut donner à voir et à entendre « des formes d’#entraide, d’attention à la #vulnérabilité, du soin porté aux milieux de vie, des #luttes et des résistances contre l’#atomisation et ses fusions identitaires ».

    Dans cet entretien, il analyse certains traits du #libéral-fascisme contemporain et défend la pratique d’enquêtes comme manière de témoigner de formes d’#entraide mais aussi de contribuer à la création de nouveaux #liens et #alliances.

    Mediapart : Que vous apprennent les pratiques de soin envers les personnes vulnérables, migrant·es à la rue, mineur·es isolé·es, personnes souffrant de troubles psychiques, en situation de dépendance, etc. ?

    Josep Rafanel i Orra : Disons que le soin ne se résume pas à s’occuper des personnes vulnérables. C’est aussi prendre en compte la vulnérabilité de l’instauration de #mondes_relationnels. C’est-à-dire porter notre attention à la précarité des milieux à partir desquels peuvent avoir lieu des rencontres de soin.

    Lors d’une intervention dans un foyer d’aide médicalisée, j’ai été très ému de voir des personnes aux corps atteints par des maladies neurodégénératives ou par des formes d’autisme très chronicisées, qui semblaient imperméables à des modalités relationnelles. Des corps assignés à un statut d’anormalité dans des institutions, elles-mêmes invisibilisées, souvent à la lisière des villes.

    Face à ces personnes, vous devez aiguiser vos perceptions, vous mettre dans la disposition de presque anticiper des émergences relationnelles, de vous en saisir pour vous embarquer dans leurs modes d’existence si singuliers. C’est de la question de l’animation des rapports entre les êtres qu’il s’agit, en désertant des liens déjà déterminés, prescrits, dans lesquels nous enferment les institutions.

    Quels liens faites-vous entre ce que vous avez observé et la montée des discours identitaires et xénophobes ?

    Le #fascisme qui est déjà là n’est pas le fascisme historique qu’on a connu – cela a déjà été dit maintes fois –, avec les formes canoniques du rassemblement fusionnel autour du « grand leader », des foules au pas de l’oie sur le Reichstag. Il faut plutôt parler de « libéral-fascisme ».

    Celui-ci est lié à des dispositifs de pouvoir qui s’enracinent dans la tradition libérale, qui depuis longtemps conduisent à une expérience d’atomisation. En somme à une défaite de la #communauté. Songeons aux mondes paysans dont [l’écrivain et médecin italien – ndlr] Carlo Levi, par exemple, décrivait l’extermination culturelle juste après la Seconde Guerre mondiale dans son magnifique Le Christ s’est arrêté à Eboli. La disparition du monde paysan, c’est la fin d’un univers composé de rapports entre des humains mais aussi avec des êtres-autres. Il s’agit là de #cosmologies_génératives de la communauté loin des logiques de la reproduction sociale.

    Comment définissez-vous le libéral-fascisme ?

    La défaite des communautés qui étaient capables de composer des mondes disparates. Une sorte d’esseulement qui nous enferme dans un état de préoccupation, qui est aussi un emprisonnement dans nous-même et qui appelle à des #fusions_identitaires.

    Bien sûr, c’est là le terreau du Rassemblement national, mais pas seulement. Ces fusions identitaires se manifestent de façon chaotique. Si dans les années 1930, le fascisme avait capturé les classes sociales – en neutralisant leurs divisons –, aujourd’hui, on est dans de nouvelles coordonnées : dans le délitement et l’implosion du « sujet » de classe, de son identité. C’est la marchandise qui exerce son hypnotisme tyrannique sur les masses d’atomisés, y compris, et surtout, au travers de la #marchandisation_de_soi dans notre âge des réseaux : la #surexposition_de_soi comme condition d’existence.

    Le libéral-fascisme, qui se traduit par une atomisation qui fait masse, fabrique des individus qui ne peuvent se reconnaître que dans le semblable, pour lesquels tout ce qui est étranger devient une intrusion. D’où la #haine universelle du migrant, celui qui nous ramène toujours à la #différence.

    Donc atomisation et monde hyperconnecté ne sont en rien incompatibles : être présent au monde, c’est se soumettre à des #régimes_de_représentation qui absentent du monde. Il n’est pas étonnant que ça conduise à des formes insensées de #prédation : il faut détruire ce qui diffère, ce qui pourrait nous faire différer.

    Donc le libéral-fascisme naît de la défaite des #communautés. Celles-ci subsistaient même dans les #classes_sociales, et cela malgré la violence de leur formation. Avec des liens d’entraide, de #solidarités, de formes d’#hospitalité... Dans le chaos de la #désaffiliation_sociale, il ne semble rester que la fusion identitaire renforcée par les régimes universels des #connexions.

    Comment conjurer ces périls ?

    Dans les ruines où nous vivons – ruines du « social », de ses institutions, des scènes du politique, des anciens projets de l’émancipation – d’autres choses deviennent possibles qui ne sont pas de l’ordre de la répétition. Je suis malgré tout optimiste.

    Est-ce qu’il faut précipiter l’écroulement ? Ou est-ce qu’il faut trouver des manières d’hériter de ce monde ruiné ? Les deux en même temps. Malgré l’exaltation que l’on peut éprouver lors de processus insurrectionnels, que je partage, force est de constater qu’il y a trop de #souffrances. Nous pouvons nous demander comment hériter de ce qui amortissait la #brutalité_capitaliste.

    Je parle ici de ces institutions (hôpital, psychiatrie, école, travail social, etc.) qui nous permettent encore d’avoir prise sur la vulnérabilité des mondes ordinaires qui ont vécu la destruction d’un #contrat_social. Celui qui voulait que l’inscription de nos projets de vie dans l’économie (avec son lot d’exploitations, de destructions des milieux de vie donnant malgré tout lieu à des luttes et des résistances) avait comme contrepartie la garantie d’une appartenance au monde social.

    C’est-à-dire ?

    J’ai beaucoup travaillé en Seine-Saint-Denis, notamment dans des dispositifs médico-sociaux, psychiatriques, assistenciels... C’est là où les plus précaires, les plus vulnérables échouent. C’est là où des gens parfois survivent. C’est là où ils parviennent à refabriquer de nouveaux modes d’existence, malgré la déliquescence des institutions, et malgré les contraintes qu’elles imposent.

    J’en arrive alors à quelque chose d’essentiel : à une certaine conception de l’enquête. Elle est tout à la fois témoignage, intervention pour rendre visible l’invisible mais encore contribution à la création de nouveaux liens et à des alliances.

    Je pense à celles et ceux qui font exister des pratiques d’hospitalité avec des migrants à la rue, ou qui soignent et résistent aux pratiques de ségrégation dans un hôpital psychiatrique, ou qui tentent de réparer ou instaurer de nouveaux liens dans un service de protection de l’enfance parfaitement ignoré, ou qui font exister des mutualisations et des formes d’entraide dans une association de quartier. Je pense à toutes celles et ceux qui défont les frontières des institutions pour introduire un « dehors » imprévisible qui permet de sortir de l’asphyxie identitaire.

    L’enquête peut être alors définie ainsi : faire exister ce qui me fait à mon tour exister, autrement. D’où vient celui qui enquête ? Qu’est-ce qui l’autorise à aller voir ce que les autres font ? Aller dans un « ailleurs », c’est pouvoir faire retour, quelque part. Et pouvoir raconter. Tâche infinie de la traduction. Et alors on cesse d’être un « témoin modeste », neutre, nous met en garde #Donna_Haraway [philosophe états-unienne – ndlr]. On est un itinérant, un passeur. Et d’autres le sont pour nous. Et c’est alors qu’on retisse des formes communales, des arrière-paysages invisibilisés. Dans l’actuel régime de visibilité de la dystopie qui nous aveugle, ces arrière-paysages peuvent nourrir les futurs soulèvements.

    Pour finir, je voudrais ajouter quelque chose aussi qui est pour moi de la plus grande importance : c’est de ne pas se laisser tétaniser par la catégorie de la #domination. La domination entraîne fatalement la quête d’une reconnaissance : celle que vous accorderont vos maîtres, avec des hiérarchies entre les dominés. Je préfère parler plutôt de luttes contre la #dépossession de nos rapports au monde. La dépossession ouvre toujours à la possibilité de formes de #réappropriation qui dépendent, non pas de la nostalgie d’un monde perdu, mais de notre actualité. Bref, qui ouvre à de nouvelles créations.

    On pourrait conclure avec la belle idée de Tim Ingold [anthropologue britannique, à lire dans un prochain épisode – ndlr] : il nous faut pouvoir laisser en héritage le passé à venir.

    https://www.mediapart.fr/journal/culture-et-idees/291225/josep-rafanell-i-orra-heriter-d-un-monde-completement-en-ruine
    #ruines

  • European Dockworkers Block Weapons to Israel; Israeli Solidarity Action Feb 8, 2026 | - IMEMC News
    https://imemc.org/article/european-dockworkers-block-weapons-to-israel-israeli-solidarity-action

    On February 6, workers from over 20 Mediterranean ports, led by the USB union in Italy and groups in Greece, Turkey, Morocco, and Spain, staged strikes to block vessels including the Zim Virginia suspected of arms shipments to Israeli ports such as Ashdod and Haifa. Protests featured Palestinian flags, red flares, and chants for solidarity, with no major clashes reported, echoing similar actions since 2023.

    The one-day mobilizations coincided with over 500 Palestinian deaths in Gaza since the October 10, 2025 ceasefire began. No Israelis have been killed or wounded by Palestinians, as the Palestinian resistance has adhered to the ceasefire. Israeli forces, on the other hand, have violated the ceasefire thousands of times, with invasions, forced removals, bombings, shootings and illegal land confiscation.

    On the same day, February 6, anti-Zionist activists attempted to cut the Gaza border fence, to break into the largest concentration camp in the world. This action is in solidarity with the strike by the dockworkers across the Mediterranean, protesting against arms shipments to Israel.
    Video Player (...)

    #solidarité_internationale

  • #niscemi non cade. L’8 febbraio contro abbandono e militarizzazione
    https://radioblackout.org/2026/02/niscemi-non-cade-l8-febbraio-contro-abbandono-e-militarizzazione

    Il Movimento #no_Muos ha lanciato una manifestazione in solidarietà con la popolazione niscemese. Di seguito alcuni stralci del comunicato di indizione:“Siamo prima di tutto solidali con le persone colpite dalla #frana, con chi è stato evacuato, con chi ha perso sicurezza, stabilità, serenità.Siamo solidali con una comunità che da anni vive dentro una condizione […]

    #L'informazione_di_Blackout #antimilitarismo
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/02/2026-02-03-rampolla-niscemi.mp3

  • Contre l’ICE et malgré le froid glacial, Minneapolis redouble d’ingéniosité et de solidarité
    https://www.huffingtonpost.fr/international/article/contre-l-ice-et-malgre-le-froid-glacial-minneapolis-redouble-d-ingeni

    Interrogé par le magazine de gauche, Mother Jones, Andrew Fahlstron membre du groupe Defend the 612, un quartier de la ville, estime même que ce sont désormais des dizaines de milliers de personnes qui sont mobilisées à Minneapolis. « En ce moment, je ne connais aucune personne à Minneapolis qui n’est pas impliquée », assure-t-il. Le militant évoque également toutes les autres formes de solidarité qui se sont mises en place. Des volontaires, de tous âges, de toutes classes, et même des électeurs Républicains dégoûtés, vont faire des courses pour des familles qui n’osent plus sortir, participent à des distributions de denrées alimentaires, emmènent les enfants à l’école, ou encore lancent des appels aux dons pour aider à payer le loyer de ceux qui ne peuvent plus sortir travailler.

    Dans un article publié quelques jours après la mort de Renee Good, la radio publique américaine NPR relatait comment il avait fallu la coordination d’au mois cinq personnes pour qu’une jeune adolescente migrante, qui n’osait plus sortir de chez elle, puisse avoir accès à des serviettes hygiéniques alors qu’elle venait d’avoir ses règles pour la première fois. Le lendemain, elle a pu parler avec une infirmière dans une clinique underground qui traite des personnes migrantes ne pouvant plus se rendre à un rendez-vous médical, de peur d’être arrêtées.

    Ni le froid (les températures peuvent atteindre les -30 degrés) ni la neige ne semblent arrêter ce mouvement de contestation historique à Minneapolis. La ville s’est plusieurs fois illustrée dans l’Histoire par des mobilisations sociales fortes, que ce soit l’emblématique grève générale de 1934, ou l’immense mouvement de contestation Black Live Matter après la mort de George Floyd en 2020 dans un des quartiers du sud de la ville.

  • Kuba ehrt 32 in Venezuela getötete Militärs mit landesweiten Gedenkveranstaltungen
    https://www.kubakunde.de/neues/kuba-ehrt-32-in-venezuela-getotete-militars-mit-landesweiten-gedenkveranst

    ​Kuba ehrt 32 gefallene Soldaten, die bei der US-geführten Operation in Venezuela ums Leben kamen. Präsident Miguel Díaz-Canel kündigte nationale Trauertage und umfangreiche Gedenkzeremonien an, die am 15. Januar mit der Ankunft der sterblichen Überreste in Havanna beginnen .

    14.1.2026 - Kuba ehrt 32 gefallene Soldaten, die bei der US-geführten Operation in Venezuela ums Leben kamen. Präsident Miguel Díaz-Canel kündigte nationale Trauertage und umfangreiche Gedenkzeremonien an, die am 15. Januar mit der Ankunft der sterblichen Überreste in Havanna beginnen.

    Havanna bereitet sich auf eine nationale Trauer- und Gedenkveranstaltung für 32 kubanische Militärangehörige vor, die am 3. Januar beim US-Angriff in Venezuela ums Leben kamen. Präsident Miguel Díaz-Canel, betonte in einer öffentlichen Ansprache die Bedeutung des bevorstehenden nationalen Tages des Gedenkens, an dem die Gefallenen mit militärischen und öffentlichen Ehren empfangen werden sollen.

    Die Soldaten waren im Auftrag ihrer venezolanischen Partner im Rahmen von Missionen der Revolutionären Streitkräfte Kubas (FAR) und des Innenministeriums im Einsatz. Laut Angaben der kubanischen Regierung verteidigten sie „mit wahrem kubanischem Mut“ die Souveränität Venezuelas und stellten sich „gut bewaffneten, feigen und illegalen Entführern“ des Präsidenten Nicolás Maduro entgegen. Díaz-Canel ordnete als Ausdruck der Trauer zwei nationale Trauertage vom 5. bis 6. Januar an.

    Am Donnerstag (15.) sollen die sterblichen Überreste der Gefallenen am internationalen Flughafen José Martí in Havanna eintreffen. Dort wird eine militärische Zeremonie stattfinden, bevor die Leichname über die Avenida Rancho Boyeros zum Sitz des Verteidigungsministeriums (MINFAR) transportiert werden. Entlang der Strecke haben die Bürger die Möglichkeit, ihren Respekt zu erweisen. Ab 10:00 Uhr sind die sterblichen Überreste im MINFAR-Gebäude für die Öffentlichkeit aufgebahrt.

    Am Freitag (16.) beginnen die zentralen Gedenkveranstaltungen in Havanna um 7:30 Uhr an der José-Martí-Antiimperialismus-Tribüne. Von dort startet der sogenannte „Marsch des kämpfenden Volkes“. Zeitgleich finden in allen Provinzhauptstädten Zeremonien statt. Um 16:00 Uhr werden die Soldaten schließlich in den Pantheons der Gefallenen ihrer Heimatprovinzen beigesetzt. Auch auf lokaler Ebene sind Gedenkveranstaltungen vorgesehen, um der Gefallenen zu gedenken.

    Die kubanische Regierung wies in diesem Zusammenhang auf die enge Verbindung zwischen Kuba und Venezuela hin. Über die vergangenen zwei Jahrzehnte war Venezuela einer der wichtigsten Handelspartner Kubas, insbesondere durch vergünstigte Öl-Lieferungen im Austausch für kubanisches Personal im Gesundheitswesen. In Spitzenzeiten waren bis zu 30.000 kubanische Mediziner in Venezuela tätig.

    Die kubanische Regierung hebt in ihrer offiziellen Kommunikation hervor, dass die Gefallenen „heroisch im Kampf für die Souveränität einer Schwesterrepublik“ gestorben seien. Die bevorstehenden Zeremonien dienen nicht nur der Ehrung der militärischen Tapferkeit, sondern sollen auch die historische Solidarität Kubas mit Venezuela und die Rolle des Landes in regionalen politischen Konflikten unterstreichen.

    Kuba trauert um 32 Gefallene nach US-Angriff auf Venezuela – Amnesty reagiert zurückhaltend
    https://www.berliner-zeitung.de/news/kuba-trauert-um-32-kaempfer-nach-us-angriff-auf-venezuela-li.100143

    15.1.2026 von Harald Neuber - Trauerfeierlichkeiten in Havanna. Tausende Kubaner gedenken der Gefallenen. Amnesty International hält sich mit Verurteilung der US-Intervention zurück.

    Tausende Kubaner haben am 15. Januar in Havanna 32 kubanischen Soldaten und Sicherheitskräften die letzte Ehre erwiesen, die beim US-Militärangriff auf Venezuela am 3. Januar ums Leben kamen. Die Trauerzeremonie am Internationalen Flughafen José Martí wurde von Armeechef Raúl Castro und Präsident Miguel Díaz-Canel angeführt.

    In der Nacht zum 3. Januar hatten US-Flugzeuge und Kriegsschiffe militärische Ziele in und um die venezolanische Hauptstadt Caracas angegriffen.

    Venezuela: 100 Tote durch US-Angriff, auch Zivilisten

    Nach Angaben des venezolanischen Innenministeriums wurden dabei rund 100 Menschen getötet, darunter auch Zivilisten. Eine US-Eliteeinheit nahm Präsident Nicolás Maduro und dessen Frau Cilia Flores fest und brachte sie nach New York, wo sie unter anderem wegen Drogenschmuggels angeklagt wurden.

    Innenminister Lázaro Alberto Álvarez erklärte bei der Zeremonie für die gefallenen Kubaner: „Wir empfangen sie nicht mit Resignation und Trauer. Sie kehren mit der Fahne zurück. Sie sind neues Licht, das uns stärkt." Der Imperialismus möge von Überlegenheit und hochentwickelten Waffen sprechen, doch „niemals wird er die Würde des kubanischen Volkes kaufen können", so Álvarez.
    Amnesty vermeidet Verurteilung der US-Intervention

    Während die kubanische Regierung den Angriff als „kriminellen Akt der Aggression und Staatsterrorismus" bezeichnete, fällt die Reaktion von Amnesty International Deutschland auffallend zurückhaltend aus. Die Menschenrechtsorganisation stuft die US-Intervention zwar als „höchstwahrscheinlich völkerrechtswidrig" ein, verzichtet jedoch auf eine eindeutige Verurteilung.

    Stattdessen formuliert Amnesty International: „Für alle involvierten Akteure muss der Schutz der Zivilbevölkerung, politisch Andersdenkender und von Menschenrechtsverteidigern in Venezuela höchste Priorität haben." Die Organisation fordert die US-Regierung lediglich „nachdrücklich dazu auf, sich an das humanitäre Völkerrecht und die Menschenrechte zu halten".

    Gleichzeitig betont Amnesty, dass auch „die schweren Menschenrechtsverletzungen und möglichen Verbrechen gegen die Menschlichkeit unter der Regierung von Nicolás Maduro aufgeklärt" werden müssten. Menschenrechtsverletzungen seien kein Bestandteil der Anklage gegen Maduro in New York.
    Kubaner wurden auf Ersuchen Venezuelas eingesetzt

    Die 32 getöteten Kubaner gehörten den Streitkräften und dem Innenministerium an und waren laut kubanischen Angaben auf Ersuchen der venezolanischen Behörden für Kooperations- und Sicherheitsaufgaben im Land stationiert. Die kubanische Regierung beförderte sie posthum im militärischen Rang.

    Die Leichen wurden nach der Flughafenzeremonie zum Sitz des Verteidigungsministeriums überführt, wo die Bevölkerung bis zum Abend Abschied nehmen konnte. Außenminister Bruno Rodríguez Parrilla erklärte: „Gemeinsam werden wir kämpfen und siegen."

    #Vénézuela #Cuba #USA #impérialisme #solidarité_internationale

  • Prolétaire — David #larlet
    https://larlet.fr/david/2025/12/16

    What surprised me wasn’t the AI hype, though, but the lack of solidarity that came with it. Faced with the story of AI labor displacement, our first instinct as technology workers wasn’t to protect one another, but to search for ways to use the tools to replace our collaborators. The fractures fell neatly along disciplines: engineers using AI to wish away designers, designers wishing away engineers, product managers wishing away both. In this climate, AI becomes frenemy identification technology, another way to avoid working together. It’s always easier to grab a tool and bypass the mess of coordination, even if that means doing more and doing it alone. AI lowers the barrier to working outside your lane, and sure, that could mean more overlap between disciplines, but right now, we’re (...)

    #intelligenceartificielle #solidarité #travail #disruption #prolétarisation #stiegler #bestof

  • Ce qu’il faudra faire pour vaincre l’#extrême_droite

    L’extrême droite se nourrit du #désespoir économique, de l’#insécurité et de l’#exclusion. Pour la priver de ses ressources, ceux qui veulent préserver la #démocratie doivent proposer un contre-discours axé sur la #dignité et l’#appartenance, ainsi qu’un programme politique conçu pour favoriser l’#inclusion_économique et la #résilience_climatique.

    De l’Allemagne aux États-Unis en passant par le Brésil et au-delà, l’extrême droite gagne du terrain. Si les détails varient d’un pays à l’autre, le schéma est étonnamment cohérent : l’extrême droite prospère lorsque les économies ne parviennent pas à assurer le #bien-être, l’#équité et la #sécurité.

    Ce n’est pas une observation nouvelle. #Antonio_Gramsci, #Karl_Polanyi et d’autres penseurs du XXe siècle ont diagnostiqué le #fascisme comme une réponse réactionnaire à l’#instabilité_capitaliste et aux mouvements progressistes qui avaient émergé pour contrer ses excès. Dans The Great Transformation, Polanyi a fait valoir que le « #déracinement » des marchés des #relations_sociales avait créé un terrain fertile dans lequel l’#autoritarisme pouvait s’enraciner.

    À notre époque, #Nancy_Fraser, de la New School for Social Research, a décrit comment le #néolibéralisme érode la #solidarité_sociale, alimentant le #populisme exclusif. D’autres analystes soulignent que l’#austérité et la #précarité rendent les citoyens vulnérables aux #discours_simplistes qui désignent des #boucs_émissaires.

    Ainsi, l’histoire montre comment le #chômage_de_masse, l’#inflation et la baisse du #niveau_de_vie peuvent favoriser l’#extrémisme, en particulier lorsqu’ils s’accompagnent d’institutions faibles, d’une #polarisation_politique ou de discours exploitant les #griefs et les #peurs. Tout comme la #Grande_Dépression a ouvert la voie au fascisme en Europe, la #crise_financière mondiale de #2008 a créé les conditions d’un retour du #nationalisme à travers le monde.

    Aujourd’hui, nous sommes confrontés à une nouvelle itération du même cycle. Bien que l’#Allemagne ait initialement fait preuve de résilience pendant la pandémie de COVID-19, la crise énergétique déclenchée par l’invasion de l’Ukraine par la Russie l’a particulièrement touchée. Comme l’ont montré les économistes Isabella M. Weber et Tom Krebs, la hausse des #coûts_énergétiques s’est répercutée sur l’ensemble de l’#économie, la fixation des prix par les entreprises amplifiant les pressions inflationnistes. Alors que les ménages étaient en difficulté, le parti d’extrême droite Alternative für Deutschland a vu sa popularité monter en flèche.

    Aux États-Unis, des décennies de #désindustrialisation, de stagnation des #salaires et d’augmentation des inégalités ont érodé l’idée que chaque génération fera mieux que la précédente. L’Inflation Reduction Act de l’ancien président Joe Biden était une initiative ambitieuse visant à relancer la politique industrielle et à stimuler la fabrication écologique, mais son héritage s’est avéré éphémère. Donald Trump a exploité le mécontentement suscité par la hausse des prix après la pandémie et a remporté les élections de 2024 en utilisant comme arme l’#aliénation et le #ressentiment, en désignant comme boucs émissaires les immigrants, la #mondialisation et les « #élites_urbaines ».

    Le #Brésil illustre une autre dynamique. Des millions de personnes sont sorties de la #pauvreté sous le gouvernement du Parti des travailleurs du président Luiz Inácio Lula da Silva dans les années 2000, mais beaucoup ont vu ces acquis s’inverser, tandis que d’autres ressentent de l’amertume d’être exclus des programmes sociaux. La révolution numérique rend le travail plus précaire. Lula a tenté de restaurer certains des acquis perdus depuis son retour au pouvoir en 2023, mais il est confronté à un Congrès dominé par l’extrême droite et ses alliés.

    Même si Jair Bolsonaro a été condamné pour tentative de coup d’État, d’autres dirigeants d’extrême droite au Brésil promettent également un retour à l’ordre, à la stabilité et à la foi religieuse. Leur rhétorique met l’accent sur l’#esprit_d’entreprise et l’#autonomie. Bien que séduisante sur le plan émotionnel, l’idée selon laquelle les individus sont responsables de la pauvreté ignore cyniquement les obstacles structurels qui bloquent la mobilité socio-économique.

    Les #chocs_internationaux – ruptures de la chaîne d’approvisionnement pendant la pandémie, volatilité des marchés énergétiques, #conflits prolongés, effets inflationnistes du #changement_climatique – ont également alimenté la montée des forces d’extrême droite. Ces problèmes exigent une coopération transfrontalière, mais les extrémistes les exploitent pour attaquer le #multilatéralisme, le présentant comme un « #complot mondialiste ». Les #droits_de_douane punitifs de Trump incarnent cette réponse, présentant le commerce mondial comme une lutte à somme nulle dans laquelle les étrangers sont les ennemis des travailleurs américains.

    Ces discours simplistes unissent les mouvements d’extrême droite plus que n’importe quel ensemble de politiques communes. Chacun repose sur une opposition fondamentale entre « nous » et « eux ». Comme le note la sociologue brésilienne Esther Solano, ces discours séduisent ceux qui se sentent abandonnés, en faisant des immigrants, des minorités, des féministes, des militants pour le climat et d’autres groupes des ennemis. Dans un monde binaire de gagnants et de perdants, la #complexité disparaît dans les mythes d’une #pureté_culturelle et d’une grandeur nationale révolues.

    Pour contrer ces discours, il faut plus qu’une réfutation raisonnée. Si les racines de l’ascension de l’extrême droite sont en grande partie économiques, il sera impossible de la vaincre sans une nouvelle #vision_économique.

    Cela signifie, pour commencer, s’attaquer à l’inflation à sa source. La récente vague d’inflation était moins liée à une demande excessive qu’à des chocs d’offre, à la #spéculation et à des fragilités structurelles. Pourtant, l’orthodoxie économique a continué à privilégier les hausses de taux d’intérêt et l’austérité, pénalisant les travailleurs et les plus vulnérables. Les gouvernements doivent plutôt utiliser des #outils_fiscaux – soutien au revenu, #allégements_fiscaux sur les produits de première nécessité, renforcement des #services_publics – pour protéger les ménages, tout en investissant dans les capacités nationales en matière d’#énergies_renouvelables, de #sécurité_alimentaire et de production durable. Il faut lutter de front contre la spéculation des entreprises en appliquant les #lois_antitrust, en renforçant les règles de #transparence et en sanctionnant les pratiques abusives en matière de #prix.

    Une deuxième priorité consiste à investir massivement (et stratégiquement) dans les #infrastructures_publiques. Des #transports au #logement, en passant par la #santé et l’#éducation, le domaine public doit être reconstruit. La propriété publique ou la réglementation des secteurs clés garantirait la fiabilité, l’équité et la #résilience_climatique des services. Mais l’#investissement seul ne suffit pas. Les institutions doivent être rendues plus transparentes, responsables et participatives, afin de restaurer la #confiance dans le fait que les gouvernements servent l’#intérêt_général.

    Troisièmement, nous avons besoin d’une transition véritablement juste vers une économie à faible émission de carbone. Une politique industrielle verte peut créer des emplois et revitaliser les régions laissées pour compte tout en décarbonisant l’activité économique. Mais si elle est trop laissée au marché, la transition verte risque d’aggraver les inégalités. La #transition_énergétique doit donner du pouvoir aux travailleurs, et non les abandonner. Les emplois verts doivent être des #emplois de qualité : sûrs, bien rémunérés, syndiqués et ancrés dans les communautés. À cette fin, la #politique_industrielle devrait se concentrer sur les énergies propres, la régénération des écosystèmes et les secteurs des soins.

    Quatrièmement, nous devons restaurer la confiance dans les institutions. Cela signifie apporter des améliorations tangibles dans des domaines tels que le #logement_abordable, les #soins_de_santé publics et les infrastructures résilientes. Cela signifie également démocratiser la prise de décision. Des mécanismes tels que la #budgétisation_participative, les #assemblées_citoyennes et les #initiatives_communautaires en faveur du climat peuvent permettre aux citoyens non seulement d’être témoins du changement, mais aussi de le façonner.

    Enfin, pour contrer les discours simplistes de l’extrême droite, il faut élaborer de nouveaux discours audacieux. Un message de renouveau culturel et politique doit accompagner la réforme économique. Là où l’extrême droite offre la peur, la #division et des boucs émissaires, les forces démocratiques doivent offrir la #solidarité, la dignité et l’#espoir, en s’appuyant sur un #discours qui met l’accent sur le #bien-être_collectif, célèbre la #diversité et donne le sentiment que le #progrès est possible et réel.

    L’extrême droite se nourrit du désespoir, de l’insécurité et de l’exclusion. Bricoler les contours du néolibéralisme ne permettra pas d’apporter la sécurité, la dignité et le sentiment d’appartenance nécessaires pour l’affamer. Pour cela, nous avons besoin d’un nouveau modèle économique, fondé sur la #durabilité, la #justice et la solidarité.

    https://www.reseau-bastille.org/2025/12/26/ce-quil-faudra-faire-pour-vaincre-lextreme-droite
    #à_faire #résistance #fisc #fiscalité #économie #gauche #contre-discours
    ping @karine4

  • Cette association transforme une #friche en terre d’#accueil pour les exilés

    Près de l’aéroport de #Roissy, une parcelle arrachée aux ronces est un nouveau laboratoire de l’association #A4. Pensé par et pour les personnes exilées, ce projet part de la terre pour déjouer les violences institutionnelles.

    C’est dimanche et le soleil ne s’y est pas trompé : il est resté couché sous une épaisse couverture de nuages. Dans la grisaille, la bêche plantée dans la terre lourde, Habib s’accorde une pause. 37 ans, silhouette haute, mains posées sur le manche, il laisse son regard glisser sur ce bout de friche situé à #Mitry-Mory, à une minute à vol d’oiseau de l’#aéroport_Roissy_Charles-de-Gaulle : les ronces enchevêtrées, les cabanes mordues par les saisons, les pruniers fatigués. Autour de lui, des volontaires tirent des branches, poussent des brouettes, déterrent des années d’abandon.

    Ici, l’objectif est d’abord de rendre la terre cultivable : installer une serre (presque achevée), lancer les premiers semis et poser les bases d’une activité agricole modeste mais concrète. À terme, sur cette friche de 2 820 m² confiée par la Ville, l’association A4 projette de faire pousser #fruits et #légumes, de tester des cultures adaptées aux #sécheresses, et de dégager de premières ressources économiques.

    A4 pour association d’accueil en #agriculture et #artisanat. Née en 2022, cette structure se donne pour mission de récupérer des îlots de terre pour bâtir un système d’#entraide pensé par et pour les personnes exilées — accueil, #formation, #accès_au_travail, #accompagnement_administratif. Une partie des récoltes pourrait donc être vendue, sur place ou sur des marchés locaux, si la mairie donne son accord, afin de financer le fonctionnement de l’association et permettre à d’autres projets agricoles portés par des personnes exilées de voir le jour. Un projet collégial pour déborder les réponses d’urgence, affronter les violences institutionnelles, desserrer l’étau du racisme, et inventer un espace d’#autonomie où, par la terre, on déjoue les assignations.

    Sous un prunus au feuillage frémissant, Agathe, bénévole au sein de A4 et actuellement en formation de #maraîchage, accepte notre micro avec une timidité inquiète — une réserve forgée par des rendez-vous médiatiques déformés. Très investie sur la parcelle, elle résume la journée : « On veut rendre le terrain cultivable. On vide les cabanes, on trie. » Pour elle comme pour les autres, ce terrain reste une première étape : trop petit pour faire vivre plusieurs personnes, mais précieux pour expérimenter, créer du lien, et préparer des installations agricoles à plus grande échelle.

    Plus loin, un groupe creuse des sillons pour les cassis, groseilles, framboises, mûres. « Ça se plante à l’automne et ça met 2 ou 3 ans avant de produire. Alors, il faut commencer vite. » Là, elle imagine des cultures sous bâches tissées : « Mais l’idée, c’est de voir et de décider ensemble. » Le calendrier se construit au fil de l’avancée du chantier et des envies des personnes impliquées, dans une logique assumée d’expérimentation plutôt que de plan figé.

    Luttes des #sans-papiers

    Ici, chaque geste esquisse un futur collectif. L’association, dont une quinzaine de membres forment le noyau dur, se réunit une fois par mois en visioconférence et tous les trois mois en présentiel. Les groupes locaux — en Anjou, à Grenoble, Lannion, en Île-de-France, à Lyon, en Centre-Bretagne — s’organisent en autonomie. Cinq salariés, bientôt huit. Et déjà des expériences concrètes : tests de #semences sahéliennes en Île-de-France ; enquêtes sur l’agriculture et le travail saisonnier ; des serres montées à Lannion — leur première installation agricole menée par des personnes migrantes avec ou sans papiers, même si le contrat s’est depuis arrêté.

    L’histoire de A4 plonge ses racines dans les luttes des sans-papiers, les foyers de travailleurs immigrés, les files du 115. Tarik, salarié, se souvient des années 2010 : les démolitions de l’Anru (Agence nationale pour la rénovation urbaine), la gentrification, les déboutés du droit d’asile relégués en hôtels sociaux. Ou pire. « La précarité locative et administrative explosait. Beaucoup de personnes non régularisées se retrouvaient à la rue. » C’est là qu’il rencontre Backo, futur cofondateur.

    Lunettes de protection relevées sur le front, la débroussailleuse encore chaude entre les mains, Backo raconte les années d’#errance en Espagne puis en France : les squats, les salaires indigents, la maison qu’il gardait pour 150 euros par mois, quand un salarié « régulier » se voyait proposer 2 000 euros pour un travail équivalent. « Quand t’as pas les papiers, les patrons t’esclavagisent. Ils savent que t’es dans le trou. Ils en profitent. »

    En France, une personne sans titre de séjour n’a pas le droit de travailler… mais doit prouver une activité salariée pour espérer être régularisée. Habib, soudeur-chaudronnier originaire du Soudan passé par le bidonville de Calais puis la zad de Notre-Dame-des-Landes, souffle : « C’est une contradiction volontaire, qui nous rend vulnérables face aux patrons. » Backo enchaîne : « Ceux qui ont les bons passeports peuvent traverser le monde. Nous, non, sauf pour des boulots dont personne ne veut. »

    « C’est nous qui devons porter les solutions »

    Autour d’eux, le chantier se poursuit. Les silhouettes sont fléchies, et la pluie hésitante. Tarik, Backo et Habib se remémorent les visages croisés au fil des combats : retraités usés du bâtiment ou du ménage, jeunes déplacés de centres d’accueil de demandeurs d’asile (Cada) en hôtels sociaux, tous portés par le même sentiment d’être rejetés, tout juste tolérés comme une simple force de travail.

    Comment bâtir un espace autonome, affranchi de ces stigmates ? De fil en aiguille, l’idée d’un réseau national a émergé. « Dans un contexte de répression et de criminalisation des figures de l’immigré, il devenait urgent de lutter contre un système déshumanisant et de considérer chaque individu comme un sujet politique à part entière », dit Tarik. Pas une structure caritative, donc, mais un outil d’#émancipation. « C’est nous qui savons où on a mal, souffle Habib. C’est nous qui devons porter les solutions. »

    Cela passait, pour eux, par la #terre : nombreux étaient paysans dans leur pays de départ et avaient des savoir-faire à revendre. En France, outre une crise de l’accueil, ils pensent pouvoir répondre à une autre problématique : la disparition des #fermes, l’accaparement #foncier, le manque criant de #paysans. « Dans dix ans, 55 % seront partis à la retraite », cite Habib. « Nous, on est là, on est prêts. » Il marque une pause, la joue sur le bois de sa bêche. Et ajoute : « Mais pas pour prolonger un modèle d’exploitation. »

    Obstacles administratifs

    Car A4 a multiplié les « voyages-enquêtes » dans les vergers, à la rencontre de saisonniers logés dans des baraques insalubres, dépendants de patrons qui tiennent leur avenir administratif. Beaucoup viennent de régions rurales du Sahel ravagées par les sécheresses et l’accaparement foncier. Et, ici, la politique migratoire prolonge leur #dépossession : on ne leur laisse accéder à la terre qu’en forçats.

    C’est précisément pour éviter de reproduire ces logiques que l’association a engagé un travail de #formation_politique interne, encore en construction. Deux axes se dessinent : l’un à destination des personnes concernées par l’exil, pour renforcer leur #pouvoir_d’agir, leur place dans la prise de décision et sortir des logiques caritatives ; l’autre à destination des personnes blanches engagées dans l’association ou ses réseaux, afin de travailler les rapports de pouvoir, les biais racistes et les #postures paternalistes en milieu agricole et militant. « On veut empêcher de reproduire les schémas coloniaux », insiste Habib. « Il faut que les personnes concernées soient décisionnaires, et que chacun apprenne à travailler sur un pied d’égalité. »

    Mais rien n’est simple. Backo, qui a posé la débroussailleuse, déplore les obstacles administratifs rencontrés ces derniers mois. « Récemment, par exemple, on a visité une ferme de 10 hectares. On peut acheter. Ce qui bloque, c’est pas l’argent : c’est les papiers, glisse Backo. Pour beaucoup, la terre, ici, devrait être réservée aux Français. Quand on a demandé des formations, on nous a parfois dit qu’on n’entrait pas dans les cases, car on était un “public migrant”. » L’association se finance principalement grâce aux dons.

    Depuis juillet 2024, A4 porte aussi les stigmates de deux #attaques_racistes subies, deux soirs de suite, à #Lannion, dans les #Côtes-d’Armor : des individus ont brisé les vitres et éventré ses serres, en plein entre-deux-tours des législatives. En plantant quelques aromatiques, Aline, qui faisait partie du groupe local lannionnais, murmure : « Ça laisse des traces. » Habib acquiesce : « Ça a pratiquement détruit la dynamique du groupe local. On a pris cher. » Aline a déménagé en région parisienne depuis, et se réjouit de retrouver ses camarades. « Ça fait du bien de voir qu’on continue de repousser ailleurs, malgré tout. »

    Semences du Sahel résistantes à la #sécheresse

    En fin d’après-midi, autour d’un thermos de thé, les discussions dérivent vers l’avenir. Ici, chacun semble projeter quelque chose : un fournil, un restaurant populaire, des paniers de légumes, une activité de formation. Sambala, 31 ans, le dit ainsi : « A4, c’est aussi mettre en valeur les projets de gens qui ont été trop longtemps ignorés. »

    Koné, 39 ans, passé par l’Espagne, rêve d’un four à pain mobile. Diplômé en boulangerie, il n’a jamais pu exercer légalement. « J’aimerais travailler le pain, mais c’est compliqué tant que j’ai pas les papiers. Donc je fais du bâtiment, du ménage… pour survivre. » Il garde l’espérance : « Si l’association continue de se déployer, peut-être que j’aurai cette chance. » A4 entretient des liens avec d’autres organisations paysannes, comme Terre de liens.

    Sambala, lui, raconte ses dix ans de petits boulots sans contrat, de nuits d’incertitude. Son rêve, c’est d’ouvrir un restaurant « gagnant-gagnant » : qui crée des emplois dignes et nourrit sainement celles et ceux qui peinent à finir le mois. Avant de partir, il tient à dire : « Papiers ou pas papiers, ça ne dit rien d’une vie. Je n’ai jamais compris comment ma valeur pouvait se résumer à ça. Un papier, tu peux le déchirer. Une vie, non. En tout cas en théorie. »

    Un autre volet du projet tient dans quelques sachets de #graines : #mil, #gombo, #bissap, #fonio. Lors de leurs voyages-enquêtes, plusieurs agriculteurs ont confié peiner à cultiver faute d’eau. Ces échanges ont nourri une réflexion plus large, portée par A4, sur la circulation internationale des semences et des #savoirs_agricoles, notamment avec des pays confrontés aux conflits ou aux dérèglements climatiques. Des variétés sahéliennes peu gourmandes en eau, testées sur un terrain à #Villetaneuse, sont donc promises à une nouvelle étape ici.

    « Les savoirs du Sud sont dénigrés mais ils sont adaptés »

    Justine, nouvelle salariée de l’association, y voit plus qu’un essai agronomique. « Peut-être qu’on va pouvoir apporter une expertise utile à d’autres paysans », avance-t-elle, après une session bêchage, alors que son fils de 6 ans traverse la friche en riant avec un copain. « Tester ces cultures ici, c’est aussi préserver une #autonomie_semencière et reconnaître que les personnes exilées ont autant à transmettre qu’à recevoir », résume Backo. « Les savoirs du Sud sont dénigrés mais ils sont adaptés ! »

    Lorsque la pluie et la nuit finissent par s’inviter, le chantier s’éteint. On ne voit plus à 3 mètres. Un avion clignote dans le ciel. On range la débroussailleuse de Backo, la bêche d’Habib, les serpes. Par endroits, la friche apparaît dégagée, noire, humide, comme remise en conversation. Entre les pruniers ressuscités et les cabanes rafistolées, quelque chose naît : un laboratoire de #solidarité_paysanne et de #dignité retrouvée, un réseau d’entraide qui ne demande pas des papiers, mais de l’huile de coude et des idées.

    https://reporterre.net/Pres-de-Paris-ce-reseau-agricole-lutte-contre-les-violences-de-l-exil
    #migrations #France
    via @karine4

  • The truth about the #small_boats crisis. What Nigel Farage won’t tell you

    After the #Calais Jungle burned, the only migrants that remained were the birds. The square mile, where thousands of questing men looked north, has been rewilded with marsh flowers and rugged grass. There are no more celebrity visits, no Banksy murals, no Tom Stoppard theatre workshops; just a few early morning duck hunters, a birdwatching observatory and, occasionally visible across the sea, England.

    A decade ago, this stretch beyond the N216 motorway housed almost 10,000 people. There were radio stations, churches, mosques, a market street, even a nightclub. But in the end governmental consensus couldn’t abide the Jungle – it became too unstable, unsanitary and unsafe. When night came, some of its inhabitants would obstruct the motorways and crowd on to halted trucks. Many of them died this way, others attacked drivers in their desperation. People began to fear the Jungle; even the volunteers who helped build it grew exhausted by its terrible complexity. When the demolition crews arrived in 2016, it was set alight and those same volunteers gathered on a hill, watching the flames.

    That year, the French tried formalising another camp further east but its inhabitants attacked each other, then it burned too. It was decided nothing like the Jungle should ever grow back. Port security was tightened and migrants were prohibited from establishing permanent settlements. Tailed by police, the migrants became vagabonds along the coastline, forced into the margins of canals and ghettoised into areas of eerie woodland. But world events kept pushing more people towards France. When the lorries became difficult to penetrate, a new, deadlier route was opened: boats began to arrive in Kent.

    These boats unearthed a buried fear in Britain. It had to be Calais – our old possession, close to the launch sites of foiled invasions from Napoleon and Hitler. British politics has been quick to seize on this fear. Gradually, the migrants metamorphosed from unwitting fragments forced into motion by humanitarian crisis to an invasive force of criminals and sexual predators. Politicians and agitators insist they are a threat to British schoolgirls – “our girls” – a sentiment that spread across the country over the summer.

    In our reporting, we have spent time in camps across northern France and spoken at length to the migrants who passed through. We’ve approached aid workers, politicians, locals, policemen and town planners. The picture that emerges pertains not just to a failure of policy, but a failure of humanity. Beneath the political slogans and misapprehension, there is a terrifying, neglected reality. No one who arrives at the border is quite the same when they leave.

    It’s late August, the tail end of the crossing season. Due to rough seas, no boats are expected this week. So, on a rubbish-strewn towpath, some dozen Arab men lounge around a makeshift firepit. September is coming, and soon the crossing will be more dangerous. They’re running out of time.

    The raggedy tents are erected between stone boulders installed by the French authorities to deter encampments. This particular congregation, like virtually every other we visit around here, is defined by a common ethnicity and culture that provides a kinship with which to mitigate the misery.

    The most forthcoming are Maahir from Syria, Mahmoud from Gaza, Yousef from Egypt and Abdullah from Kuwait. How did they all meet?

    “When I first arrived in Calais,” explains Yousef, who comes from a village near Alexandria, “I met a Sudanese guy, he gave me a cigarette and said, ‘Egyptians stay over there.’” Most of Calais’s Sudanese population live in a hangar on the outskirts of the town. The Eritreans are somewhere else. “You meet people… then you meet your people,” we were told within days of our arrival.

    The living conditions are appalling. Many wear worn-down sliders and broken Crocs. Rashes resembling scabies are visible on bandaged hands. The group watches over an infant girl. She’s coughing profusely; one of them brings her a cookie. Mahmoud removes his right slipper to display a missing toe, blown off, he says, in an Israeli strike in southern Gaza. Others endure wounds inflicted by government security forces and gangs along the road to northern France.

    Abdullah stretches out his mangled wrist. “From the king of Kuwait,” he explains, the result of torture for taking part in anti-government protests. Abdullah, a former shepherd, is a unique member of the gathering; he was granted asylum in the UK five years ago and lives in Liverpool, servicing cars. He only returned to northern France to help bring his ageing mother across. He has enough money to get her into a lorry instead of a boat. This option is expensive, but considered safer and more reliable. From the perspective of the British government, Abdullah is a people smuggler.

    Nearly every story begins with an escape. Mahmoud escaped the Israel Defence Forces; Hassan, a baby-faced 20-year-old Iraqi, escaped three times, first from the Islamic State, then family persecution, then a detention centre in Bulgaria; Maahir fled Damascus after the fall of the Assad regime last December. Having been a poster-boy junior athlete during his national service, Maahir fears reprisals by the new Islamist regime. The trained lifeguard and semi-professional distance runner speaks conversational English. He hopes to be reunited in Birmingham with his sister, who has been diagnosed with cancer. He wants to become an NHS nurse.

    Maahir lists off defining European experiences: arrested three times in France, beaten and racially abused in Greece, chased by dogs through the forests south of Calais. “I expected French society to be better,” he says. “It’s the graveyard of dreams.” Several of his comrades grunt in agreement before piling in. Mahmoud was robbed not long after arriving in Greece. A Palestinian man on crutches tells us that, contrary to his expectations, Europe has “no respect”. Here, it’s widely accepted that the continent west of the Ural Mountains is made up of two distinct entities: Europe and Britain.

    The police, inevitably, move in and shepherd the men away. The migrants knew this was coming; they were warned ahead of time by the aid workers, but the frustration is palpable. Tents are packed by muscle memory, some men leave them by the canal. According to Human Rights Observers (HRO), a non-profit that documents police activity, there were at least 44 evictions in the Calais area last month. Abdullah can’t understand why the French aid groups and the French state want different things. “Can you see the contradiction?” he asks.

    The defining post-Jungle French policy is called “zero fixation”. It ensures the migrants cannot settle. A police union spokesperson said it also disrupts people smugglers. Regardless, it is unrelenting. Last year, the police evicted 14,729 people from the area. Private cleaning teams, contracted by the public authorities, seized 1,685 tents, 189 tarpaulins and roughly 100 mattresses. What happens to these items is unclear.

    Tents come and go. If you can’t buy one and the aid groups are running low on stock, you have to find – or steal – one. The Palestinian on crutches demonstrates his technique, honed to a single fluid motion. When the tent is taken, your passports, phones or asthma inhalers can be taken with it. According to HRO’s annual report, the equivalent of two and a half articulated lorries of personal belongings were confiscated last year.

    Evictions often take place deliberately early, and the Calais migrants need sleep. You can see the effects of the zero fixation policy in their eyes; sometimes they talk to you like they’re dreaming. The policy is also costly to administer. At times, Calais feels like an expo for French cops: the French National Police, the Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS – the ones who make the news for seriously injuring protesters), the French Border Police and the local bobbies are all here.

    The various police forces in Calais have a wealth of technology. They peer through infrared binoculars, intercept migrants using heat scanners and carbon dioxide and heartbeat detectors. An aerial net of drones has been cast in the sky. The French have reportedly been reluctant to accept British technology, but they seem happy to accept British money. In 2023, the UK government roughly doubled the sum it allocates to France to mitigate the migration issue, earmarking almost half a billion pounds over the next three years. The Home Office did not respond to the New Statesman’s request for comment.

    In 2003, the UK moved its border with France to Calais. The port city was transformed; the dock became a labyrinth of electric fences and security cameras. The border has affected the politics of Calais, too. From 1971 to 2008, the mayoralty belonged to the French Communist Party before swinging to the centre right. We attempted to interview the mayor, Natacha Bouchart, but all we got was her deputy. Philippe Mignonet met us at the reception of the town hall, only to explain that he doesn’t speak with British media. “I’ve done thousands of interviews for tourism, for industry, for whatever. Everything goes back [to] immigration. So I don’t answer any more… the door is there.”

    There is money in Calais and it’s not just being spent on the police. You can see it in the city’s expensive-looking tourism drive. Most readily in the 12m-high, animatronic “Calais Dragon” – surely one of the worst tourist attractions in Europe, possibly the world – built in 2019 as part of a €46m “Calaisfornia” renovation of the seafront. For some reason, a million people come to see the dragon every year. On our visit, a gaggle of holidaymakers stare blankly at it through their cameraphones.

    In comparison, Calais’s volunteers have shallow pockets. There are hundreds of them. NGOs like Oxfam, the Red Cross and Médecins sans Frontières don’t appear to be a dominant presence. More noticeable is a constellation of smaller organisations and groups that do what they can with limited resources.

    GB News recently sent the journalist Patrick Christys to northern France. He spent a portion of his trip interviewing Sudanese migrants, suggesting that they “try another country”, before commenting on how badly their living conditions smelled. Christys’ reporting saddled us with significant difficulties as no Sudanese migrants wanted to be interviewed after their interaction with “that British journalist”. He has also called Calais charity workers “borderline national traitors”.

    The worst thing you could say about these volunteers is that spending time with them sometimes feels like revisiting your old student union. Some organisations run via collective decision-making (lots of talking) and feel strongly about semantics. Some say “migrants” should be referred to as “people on the move”, and a more sympathetic term for “camps” are “living spaces”. Every migrant we spoke to called them “camps”.

    That said, much of their work is indispensable. Calais Food Collective administers the majority of water drops (8,000 litres per day) in the area on a budget of roughly €100,000 a year. The Maria Skobtsova House provides a vital haven for women and children. Others facilitate rare, joyous moments. Twice a week in a warehouse compound near a local church, Secours Catholique, a French non-profit, runs a drop-in centre where people on the move can briefly find dignity and normality.

    Secours Catholique has crafted an area for people of different nationalities to attend, offering cigarettes, bottomless tea and coffee, football, phone-charging stations and barbers. The young men who come are not dissimilar to British lads, only they appear to drink less. A keepy-up circle forms. The ball falls with a sense of fate and people are gradually eliminated. Next door, there’s a separate space for women and children. The border has taught the children a new game: they check each other’s passports.

    In the UK, a number of questions and assumptions have been voiced concerning migrants and immigration policy, some more cynical than others. The loudest assumption is that a large proportion of the migrants of northern France are “economic migrants”. Of everyone we spoke to, only one stated that he had left because of the job market. The rest recalled genocidal militias, air strikes, repressive regimes, religious persecution, torture, mutilation and death.

    But the “economic migrants” critique obscures the obvious reality that a person can be both in need of work and fleeing for their life. This is true of Maahir, who wants to become a nurse, and Mahmoud, the Palestinian who wants to become a lawyer. Safety and prosperity are not mutually exclusive.

    Another question asked is why don’t migrants choose to claim asylum in the first “safe” country they reach? Well, many already do – both Spain and Italy received more asylum claims than the UK last year. And following the question’s logic, if everyone settled immediately, they would all simply bottleneck in Europe’s border countries (some of which, according to rights groups, are not safe for migrants). Migrants also don’t always enjoy the luxury of choice. Maahir was denied asylum in Germany and handed a deportation order. Hope, an Ethiopian single mother, was halfway across the Channel with her son when the boat’s engine cut out, and the Maritime Gendarmerie towed it all the way back. She’s now considering staying in France, though speaks fluent English.

    Why do migrants want to come to the UK? This one’s complicated, as many don’t. The demography of successful asylum applications in France leans towards Francophone African countries (as well as Ukraine and Afghanistan). Likewise, the majority of migrants we spoke with cited culture, language and decency as key reasons for choosing the UK. Usually there are historical ties.

    “Don’t forget that Britain was an integral part of Libya,” noted Rami, a former journalist who fled Benghazi after a militia began threatening his family. Many of these migrants are headed for England in part because they believe it can’t be worse than their experiences in France, Spain or Italy. But that’s an assumption; they can’t be certain.

    In the camps around Calais, migrants cling to an idealised Britain – a country few of them have ever been to. “You are treated as a human being… you are not defined by your religion or nationality,” says Rami, whose belief is based on previous interactions with British people. Time and again, Britain is painted as a country of minimal racism and unparalleled societal integration. It is an idea largely intuited, much like Britons’ assumptions about migrants: on both sides of the Channel people chat with friends, they watch the Premier League, they scroll through TikTok and Instagram. It’s possible Nigel Farage will win the next election, and turn Britain into a country of mass detention and deportation – a place where asylum is banned. Perhaps then migrants will think about the UK differently. Perhaps we all will.

    There are many questions that are not asked of our immigration system but should be. Why, for instance, does the UK continue with policies of deterrence that, when they aren’t coupled with diplomacy, have repeatedly failed to deter?

    Irregular migration (a legal term for what some call “illegal” crossings) has more than doubled since 2018, peaking at almost 50,000 in 2022. The Tories passed various restrictive laws in order to drive down this number. The most successful migration deal seemed to be the one they reached with the Albanian government in 2022, which allowed for Albanians arriving on small boats to be returned. The following year, irregular crossings by Albanians fell by almost 93 per cent.

    Other legislation proved fruitless, such as the 2022 Nationality and Borders Act, which stated that any migrant coming via a “safe” country, such as France, would have their claims deemed “inadmissible”. This didn’t mean applications were rejected, only that they would not be processed. But people kept coming.

    A year later, the Conservatives passed the Illegal Migration Act, widening the “inadmissibility” category while placing a duty on the Home Office to remove unauthorised arrivals. But to where? The United Kingdom had no deportation agreement with Afghanistan, Iran, Syria, Eritrea or Sudan – the five most common nationalities that make irregular crossings. Neither did it have one with France. Brexit took the UK out of the Dublin Regulation, which enables EU countries to deport asylum seekers to the first EU country they entered. Even the Tory’s flagship deterrent, the Rwanda plan, proved an expensive failure.

    Under a Labour government, the UK has tried a new approach, announcing its “one in, one out” policy, which essentially states that for every migrant the UK sends back to France, we take another in return. This policy has barely been trialled at scale, and is, ironically, dependent on irregular crossings. Only two of the migrants we spoke to, Hope and Hassan, were aware of it. Yet Hassan, who fears being forcibly returned to a Bulgarian detention centre, could explain the legal intricacies of the Dublin Regulation and why the UK’s withdrawal was to his advantage. “The main reason I am coming to Britain is because of protection from deportation, because of Dublin.”

    The biggest question is how, in a country like France, the misery of these camps is allowed to persist.

    Loon-Plage, a dusty clearing of grass and plastic sandwiched between an A-road and a Total diesel refinery, is the closest thing to the old Jungle that survives today. It’s named after the local parish. No one knows exactly what to call it.

    The sunrise bleeds gold on to the aid distribution point at Loon-Plage. One man prostrates himself for the morning prayer, another emerges from the bushes fastening his trousers. Thousands of displaced people are asleep, hidden in the surrounding woodland. There are no toilets. No kitchens. No showers.

    A few miles away, dozens of CRS officers are completing their morning routine at a hotel that has been booked out exclusively for them by the French government. They are about to mobilise for a mass eviction operation. Commander Obry, a middle-aged bruiser with the strut of a wartime colonel, completes his uniform with a pair of aviators. All the volunteers who work in Loon-Plage seem to know about Commander Obry.

    Two young women from HRO are on their daily eviction patrol. They follow a planned circuit documenting evictions for potential legal evidence. Police activity has been quiet over the past few days; they assume today will be the same. A couple of weeks ago, one of them was at the distribution point when a masked man pulled out a handgun and emptied a magazine into a refugee’s leg. These shootings are becoming more regular.

    When they pass the hotel there are no police vans at the car park. They drive on before arriving at a lay-by in the woods. Neither of the 24-year-olds have seen a mobilisation on this scale before. Speeding back to warn the camp residents, they turn on Spotify. French hip-hop blares from a small, portable speaker. “Fuck le 17!” they sing along.

    The migrants of Loon-Plage are waking now, stretching their legs among rats, litter and human faeces. One mile away, a group of private contractors are stuffing confiscated tents into the back of a van while Obry marches through the woods. They say they don’t know where the van is going, but they have to clear the area. One of them finishes a Red Bull and hurls it into the bush.

    Back at the camp, five young Kurdish teenagers decide whether or not to call an ambulance for their friend who can hardly stand. He can’t swallow either and has been vomiting for the past 24 hours: a consequence, they suspect, of having slept without a tent or a blanket for days. The emergency helpline operator doesn’t know when an ambulance will arrive. One of the boys passes the time by scrolling through images of Iceland on his phone. Maybe, one day, he’ll get there.

    In the past, people have located purgatory in various corners of the world: down a pit in Donegal or inside Mount Etna. Loon-Plage is nowhere. The locals avoid it, NGOs struggle to penetrate it, the French authorities are failing to police it. Occasionally, this place tricks you with its beauty – there are moments when the branches refract the light and a breeze comes through. Its clearings are punctuated with tents and discarded objects. If you squint, it almost resembles the shabby reaches of a music festival.

    In this place, reality disappears. There is no certainty in Loon-Plage. You are never sure of what you see or hear. One man from Afghanistan says he was granted asylum in the UK but left to go to a wedding in France and someone stole his documentation. Now he’s here. Past bushes and railway tracks, a Kurdish-Syrian shepherd carries a set of DVDs labelled “liver one”, “liver two”, “liver three”. He was shot in the abdomen and underwent a botched operation. Part of the bullet remains lodged inside him. These CDs, he explains, are footage of the surgery. He hopes to present them to the NHS if he crosses the Channel.

    Deeper inside the woods, a man holds a young boy somewhere between a hug and a headlock. The man is not the boy’s father. “He lost his parents!” the man says. The child looks terrified, like he’s suppressing the urge to cry. Suddenly they run away. The volunteers have seen that man before. He’s been here for months. They think he’s a people smuggler.

    Finding a smuggler here is easy. Either someone provides a contact, or you wait until the evening and meet them as they move from tent to tent offering their services. The dinghy fare averages between £1,000 and £2,000 and the migrants say a competitive market has emerged. Some have the cash up front, others rely on relatives to wire the funds, or parts of it. An excitable Yemeni man, who only really wants to talk about gangster films and sports cars, says he had no money at all. The smugglers accept cash or bank transfers.

    A significant number of women and children live in Loon-Plage. Hope, 34, broke into tears when recalling the month she spent there. Her tears are words. Sometimes she’d be able to get on a bus and shower at one of the hotels allocated for migrants in France. But these hotels are far away and the journey back to the sea is costly. In Loon-Plage, Hope would fall asleep with her young boy. Sometimes there would be gunshots, which would remind Hope of the armed men who occasionally tried to hit on her.

    By midday, there are hundreds of people at the distribution point. When the two HRO volunteers pull up in their car, dozens form a frantic queue believing food has arrived. The Red Cross drops off meals here twice per day. There are also several makeshift shops where migrants sell snacks to those with change. Usually a medical team comes in the afternoon to run a clinic, but today it is staying away until the police have finished the eviction.

    The closest shop is an Esso petrol station. Its owner, a portly middle-aged man, has a dangerous predicament. Several weeks ago, the police came in and demanded he sign an official decree prohibiting him from selling fuel to migrants. He was reluctant, because the men who buy it can be intimidating. But he doesn’t want to upset the police and the officers weren’t there to negotiate. They hovered over the till, blocking off customers until he complied. “I’m not able to put this decree into practice,” he says. He wrote in brackets above his signature, “I am afraid for my life!”

    Returning from far-removed tents, the volunteers discover their route back to the car has been blocked by police. They have to take a new route back, which takes them over a bridge made of crushed trolleys and into a clearing guarded by a man sat in a chair checking his phone.

    “What you doing here?” he demands. It’s as if they’ve stepped out of France and into a new jurisdiction. He waves, beckoning another man who is nursing a beer. He has piercing green eyes and a scarf hanging from his head like a trap star. He walks right up to their faces and stares them down. This feels like a checkpoint. “You go there,” he says, signalling left, “never there.” The volunteers oblige.

    Around midday the police descend on the distribution point. Everyone runs. When the volunteers reach the police line, a Kurdish man with a London accent is cursing the cops. He says they’ve confiscated his friend’s passport, pointing to one of the men that flank him. “Tell them everyone here has a fucking gun,” he insists. “If [the police] come here, everyone is going to fucking die.”

    For a minute, there’s a stand-off. But the tension is broken when an Eritrean woman walks between the factions and asks the police to return her daughter’s glasses. Commander Obry strides up to the line. He’s having none of it. All anyone can do is watch as the bulldozers raze the camp’s basic infrastructure. When the police finally disperse, there is only rubble. The migrants rebuild their world.

    After Loon-Plage, there’s the sea. People wonder why the migrants risk their lives crossing the Channel; 82 of them died in it last year. But beyond it lies a sister in Birmingham, the prospect of a job in Liverpool, a room with a bed perhaps and no more police harassment. Across it lies another life. First, though, they have to traverse it successfully. Many attempt the crossing several times.

    People change on the long walk to the beach. When the water comes into view, the solidarity and affection that’s been growing between the migrants melts away and panic makes most selfish. Some act virtuously. Maahir’s tenth attempt was unsuccessful because he helped a pregnant woman on to a boat. At the time of writing, the last woman to die with her child in the Channel was a Turkish mother and her son who drowned off the coast of Gravelines. The boy is thought to have been eight years old.

    On the way to the boats, the drones come. This adds to the panic. The migrants have seen drones before, buzzing in the skies above Gaza and Sudan. To minimise injuries, the French police currently do not enter the water unless they are asked to do so by the migrants, though the French government is reviewing this approach. Migrants often wait waist-high in the sea without lifejackets to escape the police before they board.

    At least two migrants we spoke with have since made it to the UK. Rami’s voyage began at 7am and took 11 hours. Halfway across, the engine failed and the overcrowded 9m raft ferrying some 90 people, including pregnant women and children, drifted with the current. Hours later, the inflatable tubing started to leak air and the boat began taking on water. People started to faint.

    All the passengers were saved by the UK’s coastguard, just after 5pm. The rescue marked the end of Rami’s odyssey. He’s now in an asylum hotel in the north of England and can finally get some sleep. But his wife suffers recurring nightmares about their journey – what they call “the journey of death” – their days in northern France, the smugglers, the chaos. “Everything was like a bad dream.”

    But there are bad dreams in Britain too. A week after returning from northern France, we attend a protest outside an asylum hotel in Epping, Essex. A few hundred people have gathered. An Ethiopian asylum seeker had been convicted of sexual assault against a 14-year-old girl. The crowd consists of seething men, excitable boys and outraged middle-aged mums. “Fucking bomb the place,” a man tells us. A small blonde child – presumably his – sits on his shoulders.

    Again, reality disappears. One man wearing a St George’s flag like a cape recounts a recent incident involving two Muslims “hiding in a bush outside a primary school with a bag full of children’s clothes, a pair of scissors and wigs”. He thinks they were waiting to kidnap local kids. His source is Facebook. We think about Maahir and the “graveyard of dreams”. In reporting this story one increasingly realises there is no such thing as clarity, only a murky chaos enveloping hundreds of thousands of lives, reconstituting government policy, redefining what society means. And it never ends.

    https://www.newstatesman.com/politics/uk-politics/2025/10/the-truth-about-the-small-boats-crisis
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