• Relaxe pour une militante de 76 ans qui avait aidé deux enfants
    https://www.bastamag.net/Delit-de-solidarite-Justice-Relaxe-militante-Martine-Landry-Amnesty-intern

    Enfin une victoire pour la solidarité. Martine Landry, une militante accusée de délit de solidarité, vient d’être définitivement relaxée. A 76 ans, Martine Landry, militante d’Amnesty International et de l’Anafé était poursuivie pour avoir aidé deux enfants à la frontière franco-italienne. Elle est maintenant définitivement relaxée, le Parquet d’Aix-en-Provence s’étant désisté ce 7 juillet, la veille de l’audience. « Cette décision est un grand soulagement », confie Martine Landry. « J’étais convaincue que (...) En bref

    / #Justice, #Migrations, #Solidarités_internationales

  • Solidarité. Contre Martine Landry, le parquet jette l’éponge !
    Émilien Urbach | Mardi, 7 Juillet, 2020 | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/solidarite-contre-martine-landry-le-parquet-jette-leponge-691347

    Relaxée en première instance, l’observatrice d’Amnesty International devait comparaître mercredi, en appel, à Aix-en-Provence, pour avoir aidé trois jeunes mineurs guinéens, en 2017, à Menton. Mais à quelques heures du procès, surprise : les charges sont finalement abandonnées.

    Le Parquet vient d’annoncer, 24 heures avant l’ouverture de son procès, prévu ce mercredi 8 juillet, devant la Cour d’appel d’Aix en Provence, qu’il abandonnait toutes les poursuites à l’encontre la responsable azuréenne d’Amnesty International (AI), Martine Landry. L’accusation avait déjà bien eu du mal à soutenir, devant le tribunal correctionnel de Nice, l’an dernier, son argumentation visant à faire passer pour un délit le geste solidaire de l’observatrice, également bénévole au sein de l’Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers (Anafé). Martine Landry était accusée d’avoir fait illégalement entrer trois jeunes mineurs guinéens sur le territoire français. En réalité, ces derniers venaient d’être refoulés par la Police aux frontières (PAF). Elle les avait attendus du côté français de la frontière pour les ramener au poste de Police afin qu’ils soient pris en charge par l’ASE. « Elle n’a à aucun moment cherché à se soustraire à la loi, s’inscrivant au contraire dans le respect du droit », avait souligné la présidente du tribunal de Nice, évoquant « une action fraternelle dans un but humanitaire » avant de prononcer sa relaxe. (...)

    #Justice, #migrants #Solidarités_internationales

  • Ce jour-là à #Vintimille. Retour d’un lieu d’exil sans cesse confiné

    Chaque nuit, des dizaines de personnes en situation d’exil dorment dans les rues de Vintimille. Laissées à l’abandon par les pouvoirs publics depuis la fermeture du principal camp d’hébergement, elles sont repoussées du centre-ville par les forces de police. De retour de cette frontière, nous publions ce texte de témoignage afin d’alerter sur la mise en danger institutionnelle des personnes en migration.

    Chaque nuit, des dizaines de personnes en situation d’exil dorment dans les rues de Vintimille. Laissées à l’abandon par les pouvoirs publics depuis la fermeture du principal camp d’hébergement, elles sont repoussées du centre-ville par les forces de police alors que la municipalité prépare la reprise des activités touristiques au lendemain du confinement. De retour de cette frontière franco-italienne, nous publions ce texte de témoignage afin d’alerter sur la mise en danger institutionnelle des personnes en migration.

    Depuis la fin du confinement en Italie, on peut estimer que 200 personnes en migration sont quotidiennement livrées à elles-mêmes à Vintimille. La plupart sont originaires d’Afghanistan, d’Iran, du Pakistan, dans une moindre mesure de pays africains. Nous avons également rencontré une famille kurde accompagnant une femme enceinte. "Bonjour, ça va ?". Suivant les mots que nous adressons à leur rencontre, les discussions s’ouvrent sur les projets passés et présents. La principale destination évoquée à cette étape des parcours est la France. Marseille, Porte de la Chapelle... Certains ont passé plusieurs années dans le pays d’où nous venons, avant de se faire renvoyer vers l’Italie. "Ništa !" : au détour d’une conversation en Pachtoune, on reconnait une expression ramenée des routes balkaniques, qui signifie qu’il n’y a rien à trouver ici. "Racist", "police", "violent" sont d’autres mots transparents que nous glanons en parcourant les rues de Vintimille, ce jeudi 11 juin.

    Surimpressions

    À la veille de la reprise officielle de la saison touristique, plusieurs réalités se superposent. Les arrivées de touristes tant attendues par la municipalité coïncident avec celles de groupes considérés comme irréguliers. Les usagers des terrasses à nouveau animées côtoient les déambulations quotidiennes des personnes exilées pour trouver une stratégie de passage. Les camions de nettoyage sillonnent les rues ; les fourgons des marchands du célèbre marché de Vintimille reprennent place. Cette soudaine effervescence économique est traversée par le ballet des forces de l’ordre : militaires, police municipale, guardia di finanza et carabinieri quadrillent la ville. Nous nous étonnons de voir la police nationale française stationnée devant la gare. La stratégie des autorités italiennes semble moins correspondre à une logique de contrôle de l’immigration qu’à un impératif de tenir à l’écart du centre-ville les migrant-tes indésirables. C’est-à-dire celles et ceux qu’il ne faut pas voir dans ce paysage renaissant de la consommation.

    Ce jour-là, le 12 juin, alors que les interdictions liées aux rassemblements dans les centres commerciaux et lieux de restauration sont progressivement levées, le maire a explicitement interdit aux ONG présentes à la frontière de fournir toute aide matérielle aux personnes exilées.

    Invisibilisations

    Sur cette portion du territoire transalpin, le confinement décidé en mars 2020 a signifié l’arrêt des activités humanitaires, en raison de la fermeture officielle de la frontière et des interdictions de rassemblement en Italie. Les volontaires du collectif Kesha Niya et de Roya Citoyenne ont dû mettre fin aux distributions alimentaires groupées — une activité essentielle pour les personnes exilées en transit dans les rues de Vintimille, assurée quotidiennement depuis trois ans. Alors que de nouvelles arrivées ont été constatées depuis la fin du confinement, les distributions doivent s’effectuer en discrétion.

    Les paquets alimentaires, kits d’hygiène et masques sont fournis aléatoirement, en fonction du nombre de personnes exilées rencontrées au cours des maraudes. Cette situation délétère n’est pas sans rappeler le contexte de l’année 2016, alors qu’un arrêté municipal de la commune de Vintimille interdisait les distributions de repas pour cause de risques sanitaires[I]. Inique autant que cynique, l’argument de la salubrité publique est à nouveau le levier d’une mise en danger des personnes exilées. Bien que l’ONG Médecins du Monde ait constaté en juin des besoins médicaux auprès des personnes en errance dans la ville (tels que des problématiques respiratoires connues pour leur propension à entrainer une forme grave de COVID-19), aucun accès aux soins n’est organisé par les institutions locales ou nationales. Sur la seule après-midi du 18 juin 2020, deux patients ont été admis en hospitalisation d’urgence suite à des signalements de l’ONG (urgence obstétricale et détresse cardiaque).

    Cette nuit-là, le vent est levé. Venus pour assurer une distribution de sacs de couchage et de masques, mis en difficulté dans cet acte simple, nous ressentons l’hypocrisie d’une frontière qui crée ses propres marges. Avec quelques autres volontaires qui tentent d’assurer un relai social et médical, nous devons nous aussi nous cacher, nous rendre invisibles.

    Épuisements

    Il y a quelques semaines, le camp de la Croix-Rouge assurait encore la mise à l’abri d’individus sans papiers. Institué comme bras humanitaire de la Préfecture d’Imperia en 2016, cet établissement situé à 4 kilomètres du centre-ville centralisait l’hébergement des personnes en transit, autant que leur contrôle[II]. Depuis la détection d’un cas de coronavirus le 18 avril, le campo a été fermé aux nouvelles arrivées[III]. Seuls les petits-déjeuners et un service de douche délivrés par Caritas sont assurés aux personnes recalées, ainsi qu’une assistance juridique répartie entre plusieurs associations locales[IV].

    Désormais, pour celles et ceux qui arrivent sur ce territoire, les rares lieux de répit se situent à l’abri des regards, dans quelques marges urbaines tolérées. Corollaire du droit à la mobilité, le droit à la ville est mis à mal dans les interstices urbains de Vintimille. Ces rues sont le théâtre d’un nouveau « game », selon le nom donné dans les Balkans aux tentatives répétées de traversée des frontières, suivies de refoulements violents[V].

    À cette étape des parcours, la France demeure le seul horizon envisageable : tous et toutes parviennent finalement à passer, mais au prix d’épuisements multiples et de nouveaux dangers.

    Ce jour-là, sous le pont de Vintimille, une laie ballade ses marcassins à la recherche de nourriture, à proximité immédiate d’un lieu de campement régulièrement sujet aux déguerpissements policiers. Les voyages nous sont contés avec des mots et des blessures, souvent ramenées de la traversée des Balkans. À cette frontière intérieure de l’Europe, aucun moyen médical institutionnel n’est disponible pour les soigner.

    Des corps confinés

    Confiner, c’est aussi étymologiquement toucher une limite. Bloquées à la frontière italo-française, les personnes exilées se heurtent à des confins au cœur de l’espace Schengen dit « de libre circulation ». Seuls les chiffres de l’activité policière communiqués par la Préfecture des Alpes-Maritimes permettent d’évaluer numériquement l’évolution des arrivées ces derniers mois : alors que 107 refus d’entrée[VI] ont été enregistrés côté français entre le 15 mars et le 15 avril, ce sont environ cinquante personnes qui seraient refoulées chaque jour de la France vers l’Italie, depuis la fin du confinement officiel. Toutefois, ces statistiques n’intègrent ni les tentatives de traversées répétées par une même personne, ni les refoulements non enregistrés par la police française, en dépit des lois en vigueur[VII]. C’est pourquoi le regard d’acteurs non étatiques s’avère nécessaire dans cette phase de déconfinement. Salariée humanitaire, universitaire ou volontaire bénévole, notre présence à Vintimille tient à des raisons diverses, mais nos mots dessinent une même idée : « impératif de mise à l’abri », « inégalité des vies »[VIII], « acharnement dissuasif » …

    Ces deux derniers mois ont fourni l’opportunité de comprendre le caractère essentiel du droit à la mobilité — en particulier pour les personnes qui ont pu se confiner dans des conditions dignes et qui retrouvent depuis le mois de mai les délices de la liberté de circulation[IX]. Que reste-t-il de cette expérience collective ?

    La période post-confinement signale plutôt le renforcement des inégalités à la mobilité. Non seulement la « crise sanitaire » n’a pas amené de véritable réflexion sur la précarité des personnes bloquées aux frontières, mais elle a de plus permis la poursuite des activités de contrôle mortifères à l’écart de l’attention médiatique. C’est le cas en Libye et en Méditerranée[X], mais aussi au cœur de l’Union européenne, à cette frontière franco-italienne.

    Ce jour-là, le train de voyageurs internationaux Vintimille-Cannes fait à nouveau vibrer les rails, à côté du campement improvisé pour la nuit par les exilé-e-s. Le lendemain, nous rejoindrons le bivouac de notre choix sans le moindre contrôle, reconnus à nouveau aptes à circuler, contrairement à ces corps confinés.

    https://blogs.mediapart.fr/mdmonde/blog/240620/ce-jour-la-vintimille-retour-d-un-lieu-d-exil-sans-cesse-confine
    #campement #asile #migrations #réfugiés #frontières #Italie #France #frontière_sud-alpine #SDF #sans-abrisme #in/visibilité #invisibilisation #écart #solidarité #Kesha_Niya #Roya_Citoyenne #distributions_alimentaires #salubrité_publique #accès_aux_soins #hypocrisie #Croix-Rouge #camp #campement #mise_à_l'abri #hébergement #campo #marges #droit_à_l'abri #interstices_urbains #game #the_game #épuisement #droit_à_la_mobilité #libre_circulation #liberté_de_mouvement #liberté_de_circulation #post-covid-19 #post-confinement

  • L’#écologie_municipale, ou la ville face à son histoire

    Les verts élus dans les grandes #villes doivent faire un #choix : se focaliser sur la qualité de vie de leurs administrés au risque de renforcer la #fracture entre #centres urbains et #périphéries, ou au contraire renouer avec les #territoires_fantômes que les #métropoles consomment et consument.

    Après le succès des candidatures et alliances écologistes dans certaines des plus grandes villes de France dimanche, une chose a très peu retenu l’attention des commentateurs politiques. C’est le paradoxe, au moins en apparence, d’une #métropolisation de l’écologie politique – le fait que les valeurs vertes semblent trouver dans les grands centres urbains leur principal lieu d’élection. Au lieu de s’interroger sur les motivations et les idéaux des personnes qui peuplent ces villes pour essayer d’y lire l’avenir, peut-être faut-il alors renverser la perspective et regarder l’objet même que constitue la #ville, sa réalité indissociablement écologique et politique.

    Au regard de l’#histoire, cette #urbanisation des #valeurs_vertes ne va pas du tout de soi. La ville a souvent été définie, en Europe au moins, par l’enveloppe protectrice des remparts qui tenait à distance les ennemis humains et non humains (animaux, maladies), et qui matérialisait la différence entre l’espace de la cité et son pourtour agraire et sauvage. En rassemblant les fonctions politiques, symboliques, sacerdotales, les villes engendrent des formes de socialité qui ont fasciné les grands penseurs de la modernisation. Saint-Simon, par exemple, voyait dans la commune médiévale italienne l’origine du développement matériel et moral propre à la #modernité. Durkheim, plus tard, faisait de la ville le prototype du milieu fait par et pour l’humain, le seul espace où pouvait se concrétiser le projet d’#autonomie.

    Aspirations urbaines

    Mais les villes sont également devenues, avec le processus d’#industrialisation, de gigantesques métabolismes matériels. L’explosion démographique des métropoles industrielles au XIXe siècle va de pair avec la concentration du travail, de l’énergie, et plus largement des flux de matière qui irriguent l’économie globale. Au cœur des transformations de la vie sociale, la ville est aussi au cœur de ses transformations matérielles : elle aspire d’immenses quantités de ressources, pour les relancer ensuite dans le commerce sous forme de marchandises. En laissant au passage les corps épuisés des travailleurs et des travailleuses, ainsi que des montagnes de déchets visibles ou invisibles, résidus non valorisés du processus productif.

    Ainsi la ville irradie le monde moderne de son prestige symbolique et culturel, mais elle tend aussi à déchirer le tissu des circularités écologiques. L’un ne va pas sans l’autre. Chaque ville, par définition, est tributaire de circuits d’approvisionnement qui alimentent ses fonctions productives, ou simplement qui la nourrissent et la débarrassent des contraintes spatiales. Chaque ville est entourée d’une périphérie fantôme qui l’accompagne comme son ombre, et qui est faite des #banlieues où vivent les exclus du #rêve_métropolitain, des champs cultivés et des sous-sols exploités. Chaque urbain mobilise malgré lui un espace où il ne vit pas, mais dont il vit.

    L’une des sources de la #sensibilité_écologique contemporaine se trouve justement dans la critique de l’avant-garde urbaine. Dans l’Angleterre victorienne, William Morris ou John Ruskin retournent à la #campagne pour démontrer qu’une relation organique au #sol est susceptible de régénérer la civilisation, sans pour autant compromettre les idéaux d’émancipation. Mais ils luttaient contre une tendance historique dont l’extraordinaire inertie a rapidement provoqué la disqualification de ces expériences. Surtout pour le #mouvement_ouvrier, qui avait en quelque sorte besoin des formes spécifiquement urbaines d’#aliénation pour construire la #solidarité_sociale en réponse.

    Si l’on replace dans cette séquence d’événements le phénomène d’urbanisation des attentes écologiques actuelles alors il y a de quoi s’interroger sur l’avenir. Deux trajectoires possibles peuvent s’esquisser, qui ont cela d’intéressant qu’elles sont à la fois absolument irréconciliables sur un plan idéologique et matériel, et quasiment impossibles à distinguer l’une de l’autre dans le discours des nouveaux édiles de la cité verte.

    Faire atterrir le #métabolisme_urbain

    D’un côté, on trouve le scénario d’une consolidation des #inégalités_sociales et spatiales à partir des valeurs vertes. Pour le dire de façon schématique, les grands pôles urbains poussent la #désindustrialisation jusqu’à son terme en éliminant les dernières nuisances et toxicités propres à la #ville_productive : elles se dotent de parcs, limitent les transports internes et créent des #aménités_paysagères (comme la réouverture de la Bièvre à Paris). C’est ce que la sociologie appelle la #gentrification_verte, dont #San_Francisco est le prototype parfois mis en avant par les prétendants écologistes aux grandes mairies. Au nom d’une amélioration difficilement critiquable de la qualité de vie, la ville des #parcs et #jardins, des boutiques bio, des #mobilités_douces et des loyers élevés court le risque d’accroître le #fossé qui la sépare des périphéries proches et lointaines, condamnées à supporter le #coût_écologique et social de ce mode de développement. #Paris est de ce point de vue caractéristique, puisque l’artifice administratif qui tient la commune à l’écart de sa banlieue est matérialisé par la plus spectaculaire infrastructure inégalitaire du pays, à savoir le #boulevard_périphérique.

    Mais si le vert peut conduire à consolider la #frontière entre l’intérieur et l’extérieur, et donc à faire de la qualité de vie un bien symbolique inégalement distribué, il peut aussi proposer de l’abolir – ou du moins de l’adoucir. Une réflexion s’est en effet engagée dans certaines municipalités sur le pacte qui lie les centres-villes aux espaces fantômes qu’elles consomment et consument. La #renégociation de la #complémentarité entre #ville et #campagne par la construction de #circuits_courts et de qualité, l’investissement dans des infrastructures de #transport_collectif sobres et égalitaires, le blocage de l’#artificialisation_des_sols et des grands projets immobiliers, tout cela peut contribuer à faire atterrir le #métabolisme_urbain. L’équation est évidemment très difficile à résoudre, car l’autorité municipale ne dispose pas entre ses mains de tous les leviers de décision. Mais il s’agit là d’un mouvement tout à fait singulier au regard de l’histoire, dans la mesure où il ne contribue plus à accroître la concentration du capital matériel et symbolique à l’intérieur de la cité par des dispositifs de #clôture et de #distinction, mais au contraire à alléger son emprise sur les #flux_écologiques.

    Le défi auquel font face les nouvelles villes vertes, ou qui prétendent l’être, peut donc se résumer assez simplement. Sont-elles en train de se confiner dans un espace déconnecté de son milieu au bénéfice d’une population qui fermera les yeux sur le sort de ses voisins, ou ont-elles engagé un processus de #décloisonnement_social et écologique ? L’enjeu est important pour notre avenir politique, car dans un cas on risque le divorce entre les aspirations vertes des centres-villes et la voix des différentes périphéries, des #ronds-points, des lointains extractifs, alors que dans l’autre, une fenêtre s’ouvre pour que convergent les intérêts de différents groupes sociaux dans leur recherche d’un #milieu_commun.

    https://www.liberation.fr/debats/2020/06/30/l-ecologie-municipale-ou-la-ville-face-a-son-histoire_1792880

    #verts #élections_municipales #France #inégalités_spatiales #mobilité_douce #coût_social ##décloisonnement_écologique

    via @isskein
    ping @reka @karine4

    • Je suppose que c’est comme les viols, les 3/4 ne font l’objet d’aucune plainte, et si tu as le courage, faut t’attendre à ce que ce soit très long et éprouvant et surtout que ça n’aboutisse jamais.

      Maurice tu nous manques !

    • Et donc, j’ai retiré mon témoignage pour deux raisons.
      La première est que j’ai pas envie d’emmerde.
      La seconde est que la bienveillance sur seenthis pour qui raconte un trauma c’est nada.

      voila voila

    • @touti, je ne l’ai pas vu passer. Triste que tu n’aies pas reçu l’écoute que tu mérites. Je vois bien le mal que ça fait, quand tu as envie de partager ça avec une « communauté » et que tu te sens d’autant plus seule avec ton histoire - qui devrait pourtant importer à tout le monde.

    • merci @antonin1, apporter un témoignage sur seenthis, ce n’est effectivement pas pour juste soi-même mais pour faire politique, appuyer par le récit d’un quotidien qui appartient à tout·es, dans cette proximité du Je.
      Ici, mon but était de montrer que les violences policières (dans ce cas) sont systémiques et visent toujours les plus fragiles, ceux que la société capitaliste voudrait éliminer mais qui résistent.
      Donc oui, j’espère parfois que seenthis est un lieu de résistance collective voire de soutien, mais je vois bien que je me goure bien trop souvent d’époque, de lieu, de relations, de façon de dire, surtout quand tout cela trépasse si vite en virtuel et que je suis moi-même actrice de cette impasse.
      #solidarité #sororité

  • Un test à l’échelle mondiale
    https://laviedesidees.fr/Un-test-a-l-echelle-mondiale.html

    La pandémie du Covid-19 a donné lieu à travers le monde à des réponses sanitaires contrastées et à l’efficacité variable. Ces stratégies révèlent les structures des systèmes sanitaires et sociaux mais aussi la capacité des nations à la solidarité territoriale et à la coopération face à l’urgence.

    #International #solidarité #protection_sociale #crise #collectivités_territoriales #coopération_internationale
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/2020703_solidarite_scovid.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/2020703_solidarite_scovid.docx

    • En France, les décès causés par le Covid-19 atteignent des chiffres bien plus élevés. Le pays entier est soumis à un confinement strict et autoritaire pendant deux mois. Le président de la République et le gouvernement ont dénié, jusqu’à la mi-mars, les risques de la pandémie, en dépit des alertes de l’OMS et de la gravité de la situation en Italie voisine depuis plusieurs semaines déjà. Ces responsables ne sont pas parvenus à se détacher de leur agenda de réformes dans les domaines social, scientifique et éducatif (RogueESR et le séminaire Politique des sciences, 26-04-2020). La désorganisation institutionnalisée du système de santé publique a anéanti les chances de la fonction de veille sanitaire de jouer son rôle. La contestation des réformes de l’assurance-chômage et des retraites depuis décembre 2019 se conjugue, dans le domaine social et sanitaire, avec des mobilisations du personnel hospitalier, dénonçant le manque de moyens et du personnel et la marchandisation de la santé, puis des scientifiques devant l’agenda de réforme de la recherche publique annonçant plus de précarité (Eloire et al 2020). Par ailleurs, le tissu industriel français plus faible et entravé par le lean-management, restreint les possibilités de combler les manques d’équipement médical. Lourdeurs et incohérences de l’administration de la santé publique retardent les commandes de matériel indispensable et la délivrance des autorisations à produire tests et matériels. Enfin, les incohérences, errements et promesses non tenues dans la présentation politique des mesures sanitaires ont été suffisamment commentés.

  • Un test à l’échelle mondiale
    https://laviedesidees.fr/Un-crash-test-a-l-echelle-mondiale.html

    La pandémie du Covid-19 a donné lieu à travers le monde à des réponses sanitaires contrastées et à l’efficacité variable. Ces stratégies révèlent les structures des systèmes sanitaires et sociaux mais aussi la capacité des nations à la solidarité territoriale et à la coopération face à l’urgence.

    #International #solidarité #protection_sociale #crise #collectivités_territoriales #coopération_internationale
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/2020703_solidarite_scovid.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/2020703_solidarite_scovid.docx

  • Solidarité avec San Mateo del Mar, Oaxaca, Mexique

    Asamblea de Pueblos del Istmo

    https://lavoiedujaguar.net/Solidarite-avec-San-Mateo-del-Mar-Oaxaca-Mexique

    La situation que traverse la communauté ikoots de San Mateo del Mar, dans l’isthme de Tehuantepec, État d’Oaxaca, met en évidence le lien pervers entre la politique de développement de l’État et les agissements du crime organisé dans notre pays. Durant plus d’une décennie, San Mateo del Mar a lutté pour la défense de son territoire face aux menaces constantes que représentent l’installation de parcs éoliens, la privatisation des terres, la construction d’une digue et la modernisation du port de Salina Cruz.

    Depuis la nomination du président municipal Bernardino Ponce Hinojosa, en octobre 2019, le harcèlement à l’encontre des habitants de San Mateo del Mar n’a cessé d’augmenter. Cette nomination survint à la suite d’élections organisées par l’Institut électoral de l’État et par Participation citoyenne d’Oaxaca, qui non seulement n’ont pas respecté le système normatif interne mais qui en plus ont fait l’objet de graves irrégularités. Ces faits ont réveillé la colère et l’opposition des habitants de San Mateo envers le président imposé et ont provoqué l’escalade du conflit.

    La nuit du 2 mai 2020, la communauté de San Mateo dénonçait déjà la violente agression qu’elle vivait et qui s’est achevée par une attaque à main armée dans l’agence municipale de Huazantlán del Río. (...)

    #Mexique #Oaxaca #peuples_originaires #éoliennes_industrielles #massacre #solidarité

  • #University_corridors and the role of academia in opening safe and legal pathways for refugees to Europe

    In this blog I discuss the potential contribution of EU universities to opening safe and legal pathways for refugees to Europe. I describe the example of a recent project in Italy called ‘University Corridors for Refugees’ and argue that the expansion and scaling up of this initiative can save lives and partially remedy the inequality of opportunity that many refugees face.

    What can universities do for refugees?

    Since the ‘long summer of migration’ in 2015, universities across the EU started various refugee-related initiatives. Many contributed in the conventional way through research on topics like reception and integration. Some developed more practice-oriented solutions and opened their doors to forced migrants. Recognized refugees were given access to full-time study programs and asylum seekers were allowed to enroll in single university courses. In the majority of cases this was accompanied by softening rigorous intake procedures and removing financial barriers. One example here is the Incluusion program of Utrecht University, which in the last years has provided free access to a wide range of courses for hundreds of students with a refugee background. While attempts for large-scale and coordinated cross-national initiatives were not absent, solutions usually emerged bottom-up, driven by the active engagement of university management, academic staff and student communities.

    These attempts, however, have an important limitation – they have been focused on the access to higher education for forced migrants who have already made their journey to the EU. A recent estimation by Amnesty International showed that about 80% of all refugees live in developing regions, while one third of the global refugee population resides in the world’s poorest countries. Even the most brilliant refugee students among these approximately 20 million people face disproportionate and unjustified burdens in their attempts to pursue higher education at EU universities. Rather than limited to lack of finances, as many would correctly suggest, these burdens often involve bureaucratic issues, which eventually deprive refugees from the equality of opportunity they deserve based on their own efforts, knowledge and skills.

    How could EU universities, or at least those who have already demonstrated their commitment to assisting refugees, provide a remedy to this problem? My argument is that they can do so by extending their engagement beyond the EU borders and by opening university corridors for refugee students residing in third countries. Initially, universities can be the protagonists in creating coalitions of local civil society and private sector actors ready to provide material and social support to refugee students who want to continue their education in Europe. Subsequently, they can collaborate with international organizations and national authorities for the removal of bureaucratic obstacles that disproportionately affect refugees.

    The evidence upon which I build my argument comes from a recent initiative called University Corridors for Refugees. It started as a small pilot project at the University of Bologna in 2019, and within just a year expanded to ten other higher education institutions across Italy. In brief, it is a wide partnership between public institutions, civil society and private sector actors that supports refugees to pursue a post-graduate degree in Italy in the following way. Each of the participating universities prepares a call for applications for a range of Master’s programmes for refugees residing in Ethiopia. UNHCR, with the assistance of NGOs, helps disseminate the calls among refugees who have recently graduated at Ethiopian universities and who live either in camps or in urban areas across the country. After a merit-based selection procedure conducted by the host universities, the Italian Ministry of Foreign Affairs and International Cooperation issues a study visa to the successful applicants. Once they have arrived on campus, the refugee students are welcomed and supported by a network of local partners. NGOs, regional/local authorities and churches provide study equipment, a public transport subscription, language classes and integration assistance. Universities award a tuition fee waiver and support the beneficiaries of the project with accommodation, while tutors selected among the local students help the newcomers adapt to the new environment. Finally, private sector partners facilitate the access to internships and training programs during their studies, with the potential for permanent employment after graduation. While the University of Bologna has already welcomed its first refugee students arriving through the University Corridors, the rest of the Italian universities participating in the project expect their successful candidates to join them in the following months.

    Opening university corridors for refugees is not a novel idea. In fact, the Student Refugee Program in Canada has been operating for more than 40 years and has helped more than 2000 refugee students pursue higher education in nearly 100 Canadian universities. The Canadian model, however, makes part of the country’s private-sponsorship-program, which means that the arriving refugee students are at the same time permanently resettled. On the contrary, the Italian model described above allows refugees to continue their education in Italy on a study visa. In any case, and especially given the participation of private sector actors in the University Corridors project, it is very likely that the fresh refugee graduates will be able to transfer their visas into work permits and therefore remain in the country after their studies. In this way, the participating universities de facto contribute to opening safe and legal pathways for refugees to Europe.
    The birth of University Corridors for Refugees

    Why is the University Corridors for Refugees project so important and why should it be expanded and scaled up? My answer here is twofold. Firstly, because university corridors can potentially save lives. Secondly, because they can also, at least partially, remedy the inequality of opportunity that even the most devoted, hardworking and gifted refugee students face. The best way to demonstrate the added value of opening more university corridors to Europe is by sharing the little-known story behind the birth of the project in Italy.

    In 2004, a young Italian PhD student named Stefania visited Ethiopia for a course in tropical medicine. One day, while traveling to the Blue Nile Falls, she met a twelve year old local Ethiopian boy, who eventually helped her cross the river. The two exchanged contacts and stayed in touch, while the family of Stefania decided to start sponsoring the education of the boy. This helped him complete high school and then enroll into a graduate program at the University of Addis Ababa.

    At the university the Ethiopian boy met his two best friends. Both of them were refugees, who had recently fled the dictatorship in nearby Eritrea in quest for realizing their dream – to study journalism. Ethiopia’s open policy towards refugees allowed the two young men to follow courses along with their new Ethiopian friend. All three of them excelled in their studies and graduated together in 2014.

    By that time, the young Italian PhD student had become an assistant professor at the University of Bologna. With her support, her Ethiopian friend prepared his documents and applied for a Master’s programme at the same institution. Eventually, he got accepted. Despite all bureaucratic obstacles faced, he received his study visa and arrived on time for the start of the semester. Exactly ten years after the boy had helped Stefania cross the Blue Nile, she returned the favor by helping him to safely and legally cross the Mediterranean and continue his education.

    His two Eritrean refugee friends, however, were not so fortunate. They did not lag behind in terms of knowledge or skills and they were perfectly qualified for enrolling into a post-graduate program at an Italian university too. What they lacked was a valid passport. The only travel document they could obtain by the Ethiopian authorities was the Geneva passport, which is issued to recognized refugees. However, the Italian authorities repeatedly refused granting them study visas in these circumstances. It should be noted, that the Geneva passport is a valid travel document issued by all countries that have signed the Refugee Convention. In theory, therefore, there is no legal obstacle preventing refugees who have such passports to apply for and eventually obtain a visa to travel to Europe. After a long period of negotiations and with the immense efforts of Stefania and the intervention of UNHCR, one of the two Eritrean refugees was issued a study visa and flew to Italy where he started his Masters. By that time, the other refugee graduate had already chosen to take an alternative journey. He had already moved to Sudan on his way to Libya and then Italy. Fortunately, and again with the assistance of UNHCR, the Italian embassy in Khartoum provided him the necessary study visa and in September 2016 he arrived in Bologna. Following the steps of his two friends he obtained a merit-based scholarship, passed all his exams and graduated exactly two years later.

    In the meanwhile, the persistence and personal engagement of Stefania had created the foundations of a wide network that supported the two Eritrean refugee students all the way from Ethiopia to their graduation at the University of Bologna. Local NGOs and individuals provided financial, material and social support. A crowdfunding campaign and a small concert helped cover the tuition fees. UNHCR, as already noted, took care of the legal issues and the communication with the Italian authorities.

    Inspired by the positive experience, the university management decided to build upon this personal initiative and launched the UNI-CO-RE (University Corridors for Refugees) pilot project. The already existing partnership was further expanded and strengthened. The Catholic church and an international NGO supported the selected students during the preparation of their documents in Ethiopia, covering also the cost of their flight to Italy. The University of Bologna provided full tuition fee waivers and scholarships (again with the support of the Catholic church), while the Regional Agency for the Right to Higher Education in Emilia-Romagna offered accommodation in a student house. Local civil society organizations took over the integration of the beneficiaries, providing also psychological support. In addition, two associations of managers operating in the industrial, trade and service sectors agreed to provide internships and eventually employment to prospective refugee students. Ultimately, after a selection procedure with merit-based criteria, five more Eritrean refugees arrived in 2019 in Bologna to pursue their Master’s degrees in Engineering and Economics, while one more joined LUISS University in Rome. Few months later, with the support of UNHCR and the Italian Ministry of Foreign Affairs and International Cooperation the project was extended to 10 more universities and 20 new refugee students are expected to arrive in Italy in the autumn semester of 2020.
    No need to passively wait

    Returning to the question on the importance of expanding the university corridors, one can now ask what would have happened if Stefania’s efforts had not resulted in removing the barriers that the two refugee students faced in their attempts to continue their education in Europe? It would be a speculation to claim that the Eritrean refugee who had started his journey to Libya would end up in the depths of the sea. It is a fact though that since 2014 more than 20,000 migrants died trying to cross the Mediterranean. Some probably remember the boy from Mali, who drowned on April 18, 2015 with his school report card sewn into his pocket. His story became widely known when an Italian newspaper published a cartoon depicting the boy under water, showing his report to fish and mollusks who replied “Wow…All tens! What a rare pearl!”. Few years after his death five schools in Rome put stumbling stones in memory of the boy stating “To the young man from Mali, who died with a report card on his heart. This school would have welcomed him and other people who drowned while trying to cross the sea." Schools in other Italian cities also developed similar initiatives.

    As I have argued above, some solutions already exist and there is no need to passively wait for similar unnecessary tragedies to occur. Universities across Europe have a unique chance to provide at least a partial remedy to the problem, by opening university corridors for refugees. They can demonstrate their leadership, unite efforts with local civil society, private sector partners and international organizations, and work together towards the removal of the various barriers depriving refugee students from equal opportunities. Importantly, the Italian Ministry of Foreign Affairs and International Cooperation eventually recognized the added value of university corridors and became one of the leading partners in the project. This shows that national authorities can be responsive to bottom-up solutions that improve migration governance in general and facilitate safe and legal pathways to Europe in particular. In the same way in which the persistence of a single person gave birth to the university corridors in Italy, the protagonism of European universities can help expand the initiative and build new bridges for refugee students that will provide them the chance to access higher education.

    https://www.uu.nl/en/opinion/blog-university-corridors-and-the-role-of-academia-in-opening-safe-and-legal-path

    #université #réfugiés #asile #migrations #solidarité #voies_légales #corridors

    Ajouté à cette métaliste générale sur les villes-refuge:
    https://seenthis.net/messages/759145#message766829

  • Portrait d’une héroïne qui ne sait pas qu’elle l’est !
    https://www.legrandsoir.info/portrait-d-une-heroine-qui-ne-sait-pas-qu-elle-l-est.html

    Depuis novembre 2018, pour mater la rue, pour éborgner, amputer, défigurer, briser les os, les policiers disposent de LBD, matraques, Tasers, « gazeuses », lanceurs de grenades Cougar, grenades lacrymogènes à main ou tirées (CM6, PLMP, MP7), grenades GLI F4, grenades de désencerclement, pistolets automatiques, et fusils.

    François Sureau, ami de Macron et corédacteur en 2016 des statuts de La République En Marche , est aujourd’hui horrifié par ce qu’il a vu aux mains des « forces de l’ordre »  : des fusils d’assaut capables de tirer « 750 coups minutes par rafale » .

    En face, Farida, une infirmière (50 ans, 1 mètre 55), lança des cailloux à ces Robocops, barbares géants caparaçonnés et sur-armés.

    Les hommes de Neandertal l’ont traînée par les cheveux. Du genou, ils lui ont écrasé le visage sur le gravier pour qu’elle saigne.


    En vérité, je vous le dis, pour ce qu’elle a fait et pour ce qu’elle a subi, Farida mérite d’entrer dans l’Histoire des luttes des opprimés contre les oppresseurs.

    Ah, que vienne le temps des T-shirts avec la photo qui illustre cet article ! 
Ah, que viennent les pancartes noires aux lettres blanches : « Je suis Farida » !

    Théophraste R. Admirateur du tag soixante-huitard « Sous les pavés, la plage » .
    PS. En 2019, les manifestants ont essuyé 10.785 tirs de LBD et 3.244 de grenades (source #IGPN ).

    #LBD #matraques #tasers #gazeuses #grenades #grenades_lacrymogènes à main ou tirées ( #CM6, #PLMP, #MP7) #GLI_F4 #pistolets #fusils #robocops
    #François_Sureau #luttes #opprimés #oppresseurs #Je_suis_Farida #france #violences_policières #police #femmes #travail #médecine #hôpital #Solidarité

  • Quelques notes sur l’opération répressive du 10 juin 2020

    passamontagna

    https://lavoiedujaguar.net/Quelques-notes-sur-l-operation-repression-du-10-juin-2020

    Oui, nous avons occupé. Nous avons occupé le sous-sol de l’église de Claviere. Et quand ils nous ont expulsés, nous sommes entrés dans l’ancienne Casa Cantoniera di Oulx.

    Nous avons pris l’espace nécessaire pour nous rencontrer, nous parler, nous organiser. Contre les frontières. Contre les systèmes d’exploitation et de sélection qui les soutiennent. Pour porter une solidarité active à toutes ces personnes qui se trouvent discriminées, différenciées, constamment rackettées pour l’obtention d’un bout de papier, d’un État qui les massacre et du capital qui les exploite.

    Nous avons occupé. Nous l’avons fait et nous le revendiquons.

    Et nous sommes toujours là. La Casa Cantoniera existe toujours et la lutte à la frontière est bien plus large que les 24 personnes impliquées dans l’enquête pour occupation et les 17 personnes qu’ils tentent de chasser.

    Des centaines et des centaines de personnes de tous les continents ont traversé ces espaces. Certaines, indépendamment du fait qu’ils aient des documents ou non, déterminées à choisir où et comment vivre, d’autres pour combattre ce système d’exploitation, d’exclusion et de différenciation. (...)

    #frontières #Italie #réfugiés #répression #solidarité #occupation

  • Assistanat de langue : une expérience de ouf ?
    https://expansive.info/Assistanat-de-langue-une-experience-de-ouf-2282

    Présentation et analyse de la formation d’assistant·e de français à l’étranger, plus particulièrement en Italie. Ceci comme symptôme de la libéralisation de l’enseignement et de la numérisation des pratiques enseignantes. Ce texte comme contrepoint aux textes béats sur ce programme d’échange. #Info_d'ailleurs

    / #Educations_-_Système_scolaire, #Solidarités_internationales

  • ’Urgent need’ to repatriate, rehabilitate ISIL children in Syria - Al Jazeera
    According to a new report, more than 500 people, of which 371 were children, died at the camps in 2019.

    The report titled The Children of ISIS Detainees: Europe’s Dilemma was based on research that focused on two camps in northeast Syria, al-Hawl and al-Roj, where some 70,000 women and children are being detained. According to the report at least 12,000 of the detainees are foreign nationals.
    “The coronavirus pandemic has not diminished the urgent need to deal with these children. The struggle against ISIS ideology will continue, lockdown or no lockdown, rehabilitating these children is a key part of that.”

    #Covid19#Syrie#conflit#migrant#migration#DAESH#Al-Hol#camp#solidarité_transnationale#enfant

    https://www.aljazeera.com/news/2020/06/calls-grow-eu-repatriate-isil-children-syria-camps-200616080816494.html

  • GESTION DE LA COVID-19 : Le president Macky Sall a encore fait parler son sens de la solidarité et du management | EnQuete+
    https://www.enqueteplus.com/content/gestion-de-la-covid-19-le-president-macky-sall-encore-fait-parler-son-s

    La fermeture des frontières et la suspension des vols au départ et en direction du Sénégal (hormis les vols spéciaux) entrent dans le cadre de l’endiguement efficace de la maladie notamment la question des cas importés.Soucieux des conditions des Sénégalais de l’extérieur, le Président Macky Sall a donné l’autorisation à la compagnie aérienne nationale Air Sénégal d’effectuer des vols de rapatriement des compatriotes bloqués à l’étranger par la pandémie, dans 26 pays. Dans le cadre de l’appui aux Sénégalais résidant à l’étranger, une enveloppe de 12,5 milliards FCfa a été dégagée et remise aux représentations diplomatiques et consulaires qui sont chargées de la distribution aux différents bénéficiaires. Dans le cas spécifique de l’Italie, la question du renouvellement des passeports, qui a toujours été une doléance récurrente, est en passe d’être réglée car des missions sont envoyées à cet effet à Rome, Milan et Naples, dans une parfaite synergie d’actions entre le ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur et celui de l’Intérieur

    #Covid-19#migrant#migration#diaspora#senegal#sante#solidarité#rapatriement#casimportes

  • [Les ondes d’à côté] Campagne côtes en solidarité
    http://www.radiopanik.org/emissions/les-ondes-d-a-cote/campagne-cotes-en-solidarite-2

    Voici l’émission radio (version longue) pour la mobilisation de la campagne côtes en solidarité (coastsinsolidarity) avec l’appel à action pour le samedi 20 juin 2020, la journée mondiale des réfugi.é.s.

    #belgique #migrant #solidarité #côte #belgique,migrant,solidarité,côte
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/les-ondes-d-a-cote/campagne-cotes-en-solidarite-2_09315__1.mp3

  • [Les ondes d’à côté] Campagne côtes en solidarité
    http://www.radiopanik.org/emissions/les-ondes-d-a-cote/campagne-cotes-en-solidarite

    Voici l’émission radio (version courte) pour la mobilisation de la campagne côtes en solidarité (coastsinsolidarity) avec l’appel à action pour le samedi 20 juin 2020, la journée mondiale des réfugi.é.s.

    #belgique #migrant #solidarité #côte #belgique,migrant,solidarité,côte
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/les-ondes-d-a-cote/campagne-cotes-en-solidarite_09314__1.mp3

  • To grasp who’s dying of #Covid-19, look to social factors like #race - STAT
    https://www.statnews.com/2020/06/15/whos-dying-of-covid19-look-to-social-factors-like-race

    The MIT researchers’ key finding is that the underlying reasons for the link between race and death rate are not the usual suspects.

    “Policymakers’ natural instinct is to think this correlation is because of income disparities, or having health insurance, or diabetes, obesity rates, smoking rates, or even use of public transit,” Knittel said. “It’s not. We controlled for all of those. The reason why [Black people] face higher death rates is not because they have higher rates of uninsured, poverty, diabetes, or these other factors.”

    The Sutter study, too, adjusted for age, sex, comorbidities, and income; the higher hospitalization rate for Black patients wasn’t explained by any of those.

    That leaves other factors. “If I were a policymaker,” Knittel said, “I’d be looking at things like the systemic racism that affects the quality of insurance African Americans have and the quality of the health care they receive.”

    #racisme #mortalité #susceptibilité #santé

  • In Greece, pandemic deprives refugees of vital link to food and locals

    MORIA REFUGEE CAMP, Lesbos, Greece (RNS) — Like many restaurants around the world, Nikos Katsouris has seen his 16-year-old eatery here close due to the COVID-19 pandemic. And while he, too, has adapted to the local lockdown by starting a vibrant delivery service, Katsouris and his partner, Katerina Koveou, have been providing their former customers not their accustomed fish platters but toothpaste, diapers and imperishable groceries.

    Since the migration crisis began in Europe in 2014, Katsouris and Koveou have been offering hospitality to the thousands of refugees and migrants marooned on this island in the eastern Aegean Sea, the majority of them after fleeing war in Afghanistan and Syria — mostly by feeding them. The couple’s restaurant, Home for All, just a few kilometers outside of the Moria camp, has been serving fresh fish — like nearly everyone on Lesbos, Katsouris is a fisherman — and other delicacies, not on the ground in a tent but with dignity, at the table.

    With COVID-19 spreading in the camp, however, authorities ordered all restaurants to close in mid-March, abruptly ending Home for All’s daily production of up to 1,000 meals. Moria went into lockdown at about the same time. Most of the eight refugees who volunteered at Home for All had to be sent home.

    “Only a few days ago, people were sharing food there,” said Katsouris in late March. “And all of a sudden, everybody was stuck in the camp, many of them hungry, in the need of help that I wanted to offer, but I could not, as I wanted to follow the rules.”

    Since then, Greece has slowly started to reopen, and a few refugees have gone back to work in the olive groves the couple owns, processing and bottling olive oil.

    The work, Katsouris said, is as much a lifeline as the food. “Many people have been in the camp for two, three years. Offering them clothes or food helps, but it’s not as important anymore,” Katsouris said. “We have a lot of olive trees, and if we provide employment for refugees and migrants, they can start a new life.”

    Volunteers have also continued delivering meals to families in the camp, a sort of pro-bono takeout while Home for All is closed. Safar Hakimi, a 21-year-old Afghani resident of Moria, said making deliveries fills a need but also relieves the boredom of the lockdown. “There is nothing to do, nothing to study,” Hakimi said.

    The restaurant also gave the refugees more than just somewhere to be. “They were giving us exactly what we need. Freedom. When we were going to the restaurant, for a moment we felt like at home,” said Hakimi.

    “People stay all day in the camp and they need to feel useful,” Katsouris explained. “It is simply human to have something to do,”

    Founded as a profit-making concern, Home for All began feeding refugees for free in 2014. Three years later, the Greek government ordered them to choose whether they were a charitable organization or a business. Katsouris and Koveou have always put everything they have into supporting refugees and migrants, and everything they do is funded from their own pockets or from individual donors. Rather than give up feeding the refugees, they filed to be formally recognized as a nonprofit.

    “It is our passion, and a calling. Working with refugees brought us closer to God because we try to help as God says,” said Katsouris, who also delivers food to the local Greek Orthodox church, where, though he rarely attends worship, he still counts himself a member.

    Instead, he said, he gives his heart to the people and in exchange, they make him a better person. In his eyes, a relationship with God is about love.

    Besides feeding both refugees and locals, the restaurant served to bring together the camp’s largely Muslim population and Katsouris’ fellow Christians. Zakira Hakimi, a 24-year-old university graduate from Afghanistan (no relation to Safar), arrived in Lesbos nearly two years ago with her mother. Katsouris and Koveou invited the two women to eat at Home for All and later offered them free housing. Soon Hakimi was volunteering as a translator for people from the camp while helping in the kitchen and making deliveries to the church.

    “When the Greek people meet refugees, it changes their mind (about the refugees), because they see that they just came to find a better future,” Katsouris said.

    The Moria Camp — designed to accommodate 3,000 people, but now holding some 20,000 — is still closed until June 21, even as Greece begins to open up. Few refugees and migrants are allowed to leave, and no visitors or members of international agencies can enter.

    Workers load food donations into a truck at the Home for All restaurant in Lesbos, Greece, to be distributed at the nearby Moria refugee camp. Photo courtesy of Home for All

    “The hardest was that we did not have enough water to even wash our faces,” said Safar Hakimi. “There is never enough water, but during this time it is tougher because we cannot take care of ourselves, we cannot wash our hands,”

    According to Doctors Without Borders, there is one water station for 1,300 people in some parts of Moria. The idea of social distancing also sounds like one from a utopic movie, as people are sharing tents built one next to another. An outbreak of COVID-19 in such conditions would be a catastrophe that nobody wants to witness.

    The camp is still a place of unprecedented risk. “The situation is very fragile,” Katsouris said, as is the country itself: Greece has just recently recovered from an extended economic crisis, and is almost sure to enter another one due to the pandemic.

    The pandemic, Katsouris believes, should not divide Greeks and their refugee population but bring them together. “Coronavirus is a common problem,” he said. “It is not of refugees or of the locals only.”

    https://religionnews.com/2020/06/12/in-greece-pandemic-deprives-refugees-of-vital-link-to-food-and-locals

    #covid-19 #migration #migrant #grece #lesbos #moria #camp #solidarite #nourriture

  • #Villes et alimentation en période de #pandémie : expériences françaises

    La #crise_sanitaire a durement touché le monde entier, notamment la France, et a conduit à adapter les modes de #consommation, de #production et d’#approvisionnement pour faire face à cette situation inédite. Fermeture des marchés, des commerces, des restaurants et des cantines, pénurie de main d’œuvre dans la production agricole… Les acteurs du secteur ont dû s’adapter à un contexte évolutif pour garantir la #sécurité_alimentaire du pays. Malgré toutes ces difficultés, le système alimentaire français a tenu.

    Comment garantir la #sécurité et la #qualité de l’#approvisionnement_alimentaire pour tous en période de crise sanitaire ? Quels dispositifs ont été mis en place dans les villes françaises pour répondre à une situation inédite d’urgence ? Quels enseignements retenir de ces deux mois de confinement ? Quelle place les villes ont-elles vocation à occuper dans la redéfinition des #stratégies_alimentaires_territoriales en cours ?

    France urbaine, en partenariat avec les associations RESOLIS et Terres en villes, a mené une vaste #enquête intitulée « Villes et alimentation en période de pandémie : expériences françaises », dont résulte le #recensement des #dispositifs mis en place dans 30 grandes villes et agglomérations, permettant l’analyse des nombreux rôles joués par les villes, en partenariat avec les acteurs locaux, lors des deux mois de confinement.

    L’enquête et son analyse sont construites autour de quatre grands thèmes (#circuits_courts, distribution, #solidarité, #communication), dont voici les quatre principaux enseignements :

    - L’action menée dans l’#urgence ne doit pas contredire les besoins durables de #transition et de #résilience du système alimentaire ;
    – La réussite d’une action urbaine dans le domaine alimentaire nécessite un mouvement et une #organisation_collective, à savoir une « Alliance des territoires » et une synergie entre acteurs du système alimentaire ;
    – Des évolutions majeures sont en cours dans les modes agro-écologiques de #production_agricole, dans des mutations liées au numériques et dans les #comportements_alimentaires ;
    – La #mobilisation_citoyenne est nécessaire aux grandes #transformations du système alimentaire pour que celles-ci soient réussies et démocratiques.

    Qu’il s’agisse de réagir dans l’urgence ou d’agir dans la durée pour rendre les systèmes alimentaires plus résilients, plus solidaire et accélérer la #transition_alimentaire, les villes souhaitent collaborer ensemble, avec les différents acteurs du système alimentaire, d’autres territoires et apporter leurs contributions aux agendas nationaux et européens, à l’instar des stratégies « De la ferme à la fourchette » et « Biodiversité 2030 » de la Commission européenne, dévoilées le 20 mai dernier.

    https://franceurbaine.org/publications/villes-et-alimentation-en-periode-de-pandemie-experiences-francaises
    #rapport #France #alimentation #covid-19 #coronavirus #système_alimentaire #confinement #résilience #urban_matter

    Pour télécharger le rapport :
    https://franceurbaine.org/sites/franceurbaine.org/files/documents/franceurbaine_org/villes_alimentation_pandemie_26mai.pdf