• Territori di vita e comunità

    ▻https://www.youtube.com/watch?v=xTMEfQQkxXs&t=25s

    Cosa sono i “domini collettivi”? Ce lo spiegano #Marta_Villa, antropologa, e #Mauro_Iob, giurista.

    I Domini collettivi: “donne e uomini che in carne ed ossa, poggiando i piedi sulla terra – generatrice di risorse e non risorsa da reddito – si prendono cura del proprio territorio di vita” (cfr. ICCA Consortium 2023) con una forma di governo del territorio che nelle #Terre_Alte sembra mossa da una solidarietà cosciente, messa in atto dall’intera comunità.

    Marta Villa, antropologa culturale e Mauro Iob, giurista, da tempo insieme stanno conducendo una ricerca interdisciplinare di antropologia e giurisprudenza pubbliche e applicate su questi aspetti.

    Le Terre Alte funzionano da laboratorio vivente: le comunità delle aree interne dove sono presenti i #Domini_collettivi, questo altro modo di possedere, attraverso le loro azioni quotidiane aumentano la biodiversità del patrimonio agro-silvo-pastorale.

    Tuttavia proprio per questa loro posizione sono spesso attaccate sia da lobby private sia dal potere pubblico: in Italia dal 2017 c’è una legge di attuazione della Costituzione (art. 2, 9, 42.2 e 43) che riconosce e tutela i Domini collettivi.

    Questa legge può essere invocata per la salvaguardia del territorio anche da singoli cittadini e per questo è studiata anche da altri Paesi europei per cercare di emularla.

    Accanto ad una riflessione introduttiva e teorica verranno presentati numerosi casi che permettono di comprendere meglio quello che succede nei Domini collettivi: le collettività stanno mettendo in atto alternative per contrastare gli effetti della crisi climatica, che è crisi globale, crisi del pensiero e delle relazioni.

    ▻https://festivalgeografie.it/territori-di-vita-e-comunita
    #territoire_de_vie #commons #communs #montagne #solidarité #communauté #biodiversité

  • Plusieurs artistes quittent la tournée d’Ed Sheeran après la mise à l’écart du rappeur Macklemore
     : 16/09/2026 - Par : RFI avec AFP
    ▻https://www.rfi.fr/fr/musique/20260916-plusieurs-artistes-quittent-la-tourn%C3%A9e-d-ed-sheeran-apr%C3%A8s-la-

    Au Royaume-Uni, la polémique enfle autour de la tournée d’Ed Sheeran. Plusieurs artistes ont annoncé mardi 15 septembre 2026 leur retrait pour protester contre l’exclusion du rappeur américain Macklemore, qui avait affiché son soutien aux Palestiniens lors de concerts aux États-Unis. Ed Sheeran assure que cette exclusion, intervenue après des pressions de propriétaires de stades, a été décidée par le promoteur de la tournée et non par lui.

    Le rappeur américain Macklemore jouait en première partie du « Loop Tour » d’Ed Sheeran. Lors de deux concerts début septembre au MetLife Stadium, près de New York, il avait scandé le slogan « Free Palestine » (« Libérez la Palestine ») avant d’assurer aux Palestiniens de la bande de Gaza et de Cisjordanie qu’ils n’étaient « pas oubliés ».

    Des propos qui ont fait polémique aux États-Unis, engendrant des accusations d’antisémitisme envers Macklemore et des appels sur les réseaux sociaux à le bannir de la tournée, notamment relayés par la chanteuse Pink. Ed Sheeran aurait fini par céder aux pressions, selon Macklemore. « Ed Sheeran et son équipe ont pris la décision de m’écarter du Loop Tour », a-t-il expliqué dans un message publié sur Instagram, en notant que la « position habituellement apolitique » du chanteur pop avait été « remise en cause comme jamais auparavant » ces derniers jours.

    D’après le rappeur, Robert Kraft, le propriétaire du Gillette Stadium à Boston, a contacté Ed Sheeran pour lui dire que Macklemore ne pourrait pas s’y produire et aurait rallié d’autres stades réclamant son exclusion de la tournée, sous peine d’annuler les concerts. Cet homme d’affaires a déclaré dans un communiqué qu’il ne « fournirait pas de plateforme aux discours de haine », accusant le rappeur de véhiculer depuis longtemps une « rhétorique et un imaginaire antisémite ».

    Des départs en cascade

    L’exclusion du rappeur a provoqué à son tour le départ de plusieurs artistes du « Loop Tour ». Le chanteur Finneas, frère de Billie Eilish, les artistes irlandais Aaron Rowe et Beoga, ainsi que le groupe danois Lukas Graham ont annoncé chacun de leur côté annuler leur présence sur la tournée d’Ed Sheeran. « Les artistes ne doivent pas être réduits au silence lorsqu’ils prennent la parole pour défendre les opprimés », a estimé Finneas sur Instagram, en se disant « solidaire de la Palestine et de son peuple ».

    Le groupe irlandais Beoga, chargé d’accompagner Ed Sheeran sur scène pendant la tournée, a motivé son départ par le « musellement de Macklemore par les lobbies sionistes ». « Nous sommes des Irlandais qui comprenons le colonialisme », a ajouté le groupe, soutien de longue date de la cause palestinienne. Le chanteur irlandais Aaron Rowe a lui aussi invoqué l’histoire de son pays pour expliquer son retrait. « En tant qu’Irlandais, nous ne connaissons que trop bien le génocide, la famine provoquée et l’occupation violente », a-t-il souligné.

    De son côté, le groupe danois Lukas Graham a directement dénoncé les pressions exercées par les propriétaires de stades. « L’argent ne donne pas le droit de monopoliser le débat », a-t-il estimé. « Ce n’est pas le solde bancaire de quiconque qui devrait décider qui a le droit de s’exprimer ou quelles souffrances nous sommes autorisés à reconnaître. (...) »

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    #solidarité
    ▻https://seenthis.net/messages/1190727

    • Greta Thunberg Lance Une Offensive En Ligne Contre Ed Sheeran - i24NEWS
      ▻https://www.i24news.tv/fr/actu/international/artc-greta-thunberg-lance-une-offensive-en-ligne-contre-ed-sheeran

      Le compte Instagram d’Ed Sheeran a été envahi par des milliers de commentaires propalestiniens et de messages hostiles après une intervention de Greta Thunberg.

      L’activiste suédoise a écrit « Free Palestine » sous une publication du chanteur, entraînant une mobilisation massive d’internautes. Certains lui reprochent notamment d’avoir « choisi le mauvais camp en refusant de choisir un camp ».

      La polémique intervient après l’éviction du rappeur Macklemore de la tournée d’Ed Sheeran. Celui-ci avait lancé le slogan « Free Palestine » lors d’un concert dans le New Jersey, provoquant la colère de plusieurs organisations pro-israéliennes et de responsables du lieu.

      Le milliardaire Robert Kraft, propriétaire du Gillette Stadium, avait justifié son opposition à la présence du rappeur en évoquant ses récentes déclarations ainsi qu’un « historique plus large de rhétorique et d’images antisémites ».

      Ed Sheeran a assuré que la décision d’écarter Macklemore avait été prise par les producteurs de la tournée et non par lui. « Les personnes qui viennent à mes concerts ne s’attendent pas à une tribune politique », a-t-il expliqué.

      Ses déclarations n’ont toutefois pas permis d’apaiser la controverse. Quatre artistes programmés en première partie, dont Finneas, le frère de Billie Eilish, ont annoncé leur retrait de la tournée en solidarité avec Macklemore et les Palestiniens.

      Selon plusieurs médias, Ed Sheeran aurait également perdu plusieurs centaines de milliers d’abonnés depuis le début de la polémique.

  • Parution : Alternatives & Luttes
    ▻https://framablog.org/2026/09/08/parution-alternatives-luttes

    Un livre pour raconter une aventure collective, mais surtout pour transmettre des expériences, nourrir d’autres initiatives et contribuer à faire émerger de nouvelles formes de #coopération. Comment rendre visibles les alternatives sociales et écologiques ? Comment construire des outils numériques au … Lire la suite­­

    #Communs_culturels #Des_Livres_en_Communs #Alternative #collectif #des_livres_en_communs #LSD #solidarité

  • « À plus de 4000 kilomètres du conflit » - La méridienne
    ▻https://www.la-meridienne.info/A-plus-de-4000-kilometres-du-conflit

    Le fanatisme et la violence, consubstantiels à l’entreprise coloniale, sont incomparablement plus répandus dans la société israélienne que dans la société palestinienne. « En Israël pousse un racisme proche du nazisme à ses débuts », alertait l’historien Zeev Sternhell il y a huit ans (Le Monde, 18 février 2018). La journaliste israélienne Orly Noy, présidente de l’organisation B’Tselem, parle de « lavage de cerveaux collectif » et estime aujourd’hui qu’il va falloir des « décennies de réhabilitation de cette société génocidaire »

    […]

    J’aimerais prolonger ici l’analyse de mon précédent article : que se passe-t-il quand un génocide est commis par un pays comme Israël, avec lequel il existe en France une complicité sur tous les plans – politique, idéologique, économique, militaire, policière, culturelle ? Quand un pays que la société française a appris à considérer comme suprêmement vertueux et civilisé se vautre dans une barbarie sans limite qui devrait obliger à ouvrir les yeux – et à comprendre enfin qu’un projet politique fondé sur la pureté ethnique et religieuse ne peut produire que de l’oppression et de la violence, quelle que soit la noble vocation qu’on lui prête ?

    Eh bien, cela se confirme : sans surprise, cette complicité résiste. Elle se défend. Elle se recompose, elle s’acharne. Elle augmente sans cesse sa virulence contre celles et ceux qui prétendent la dénoncer

    @mona #Palestine #Gaza #Israël #empathie #solidarité

  • Dietz Berlin »Digitale Solidarität« Buchvorstellung und Veranstaltungen
    ▻https://dietzberlin.de/digitale-solidaritaet-lieferbar-veranstaltungen
    Voici un livre qui promet des idées intéressantes.

    Télécharger l’introduction
    ▻https://dietzberlin.de/wp-content/uploads/2026/07/Einleitung.pdf

    Mit »Digitale Solidarität. Zur Überwindung kapitalistischer Technologie« legen Aline Blankertz und Malte Engeler eine grundlegende linke Intervention zur Digitalisierung vor. Statt bei Regulierung oder individueller Technikaneignung stehen zu bleiben, entwickeln sie eine Perspektive, die digitale Technologien konsequent an gesellschaftlichen Bedürfnissen ausrichtet. Sie analysieren die Grenzen von Konzepten wie Privatheit, Open Source und digitaler Souveränität und plädieren für die Verbindung von Hacking, Vergesellschaftung und neuen Formen solidarischer Technologiepolitik.

    Book Launch : Digitale Solidarität
    Zur Überwindung kapitalistischer Technologie
    ►https://www.rosalux.de/en/event/es_detail/9TUN6/digitale-solidaritaet?cHash=c6ae609a0fc69ca52bd5aa4679c57320

    Event location
    Conne Island
    Koburger Straße 3
    04277 Leipzig
    Date
    28.09.2026, 19:00 - 21:00

    Ici aussi l’état allemand donne de l’argent, alors il ne faut pas s’attendre à des idées révolutionnaires, mais c’est évidemment plus intéressant que le baratin quotidien des grands médias. #auf_deutsch bien sûr.

    Mit Aline Blankertz (Angewandte Ökonomin) und Malte Engeler (Rechtsexperte in den Bereichen Datenschutzrecht und Datenwirtschaft)

    Eine Veranstaltung der Gruppe Florida in Kooperation mit der RLS Sachsen

    Digitale Technologien bilden heute die Speerspitze kapitalistischer Akkumulation und Zerstörung. Digitale Plattformen, Rechenzentren und KI intensivieren Ausbeutungsformen und technologische Herrschaft. Linke Antworten darauf verbleiben oft auf der Ebene von Regulierung und individualistischer Technikaneignung.

    Das Buch »Digitale Solidarität« setzt hier an und fragt: Wie lassen sich die Logiken der kapitalistischen Digitalisierung überwinden, um Technologien konsequent an Bedürfnissen auszurichten?

    Aline Blankertz und ihr Co-Autor Malte Engeler zeigen, wie tech-libertäre Ideologien selbst progressive Vorstellungen der Digitalisierung prägen und verzerren. Sie analysieren die Ambivalenz bürgerlicher Konzepte wie Privatheit, Open Source und digitale Souveränität und unterziehen sie einer grundlegenden Kritik. Darauf aufbauend plädieren sie für die Verbindung linker Kämpfe – von Hacking über Vergesellschaftung bis hin zum Einsatz digitaler Technologie in anderen Wirtschaftsweisen. So entwerfen sie die Perspektive einer radikal anderen, antikapitalistischen, technologiekritischen und solidarischen Digitalisierung.

    Aline Blankertz ist angewandte Ökonomin und setzt sich aktuell als Tech Economy Lead von Rebalance Now für die demokratische Gestaltbarkeit von Wirtschaft ein. Sie ist Mitgründerin vom digitalpolitischen Kollektiv Structural Integrity. Sie arbeitet seit einigen Jahren zu verschiedenen Themen rund um Digitales, Daten und Technologie.

    Malte Engeler ist promovierter Rechtswissenschaftler und Teil von Structural Integrity. Er forscht zu Datenrecht, postkapitalistischer Datenökonomie und solidarischer Digitalpolitik. Er ist Experte in den Bereichen Datenschutzrecht und Datenwirtschaft.

    Diese Maßnahme wird mitfinanziert durch Steuermittel auf der Grundlage des vom Sächsischen Landtag beschlossenen Haushaltes.
    Sie findet in Kooperation mit der Rosa-Luxemburg-Stiftung. Gesellschaftsanalyse und politische Bildung e.V. statt.

    #Allemagne #IA #solidarité #socialisme

  • #Anarcocrip

    Manifeste anarcocrip.

    L’#antivalidisme_libertaire, (ou #anarco-antivalidisme, ou anarcocrip), professe que l’#antivalidisme est une évidence pour l’anarchie, et inversement, l’anarchisme est une évidence pour l’antivalidisme.
    L’un étant la condition de l’autre.

    L’antivalidisme est une condition structurelle de la pensée anarchiste elle-même, qui doit abolir toutes les #oppressions, toutes les #dominations, toutes les #hiérarchies.
    Inversement, toute critique du validisme qui n’est pas anarchiste reste prisonnière des logiques de #normalisation et d’#adaptation au système capitaliste et au #validarcat.

    L’anarchisme est la seule idéologie qui peut accepter l’antivalidisme sans se contredire.
    Les #handies, exclues de partout, y sont accueillies avec amitié, par l’abolition de toutes les dominations. Même celles auquelles on ne pense pas. Même quand l’anarchisme n’a jamais conceptualisé l’antivalidisme, il était là, quelque part.

    L’antivalidisme force les anarchistes à revoir la définition même de la #force, de la #faiblesse, du #militantisme, de l’#engagement, de la #dépendance, de l’#autonomie, de la #liberté et de l’#égalité.
    En refusant toute #autorité, l’anarchisme pose les bases d’une #émancipation qui ne peut s’arrêter aux portes de la chair.

    L’anarcocrip refuse l’aumône de l’#inclusion. L’inclusion est un piège libéral : elle suppose qu’il y a un centre sain, normal et légitime, d’où inclure la marge. Accepter l’inclusion, c’est valider la légitimité de ceux qui fixent la #norme. C’est mendier une place dans une architecture bâtie sur notre #exclusion.
    Nous ne voulons pas une place à la table, nous voulons la renverser.

    Et si nous sommes pour une transformation de la société et du cadre de vie, nous sommes nécessairement révolutionnaires.
    Ce n’est que dans l’abolition de l’argent et du travail salarié que nous trouverons notre bonheur, notre émancipation et la #liberté_collective.

    La #révolution sera #crip ou ne sera pas. Mais la révolution n’est pas pour après-demain. La rupture avec le validarcat et la #norme_sociale ne commence pas après la chute des institutions, elle se pratique aujourd’hui. Avec une portée radicale, dans l’#entraide et la #solidarité, dans la lutte contre toutes les discriminations, dans le refus de l’#évaluation et de la #compétition, dans l’indépendance de nos existences non conformes, ici et maintenant.

    Anonyme, septembre 2026.

    “Je suis anarchiste individualiste parce que toutes les aspirations de mon moi, tendent vers ce but : le bonheur !
    Je suis anarchiste altruiste parce que j’aime mon prochain comme moi-même, parce que le spectacle de sa souffrance, de sa détresse, de sa misère m’émeut et m’afflige douloureusement !
    Je suis anarchiste révolté parce que, ayant au cœur l’amour profond et sincère de l’amitié, toute iniquité me révolte.”

    #Emile_Rinaldain. Pourquoi je suis anarchiste, 1897.

    ▻https://noblogo.org/anarcocrip
    #anarchie #anarchisme

  • The SECRET WEAPON UK Just Used Against Protesters | Palestine Action Co-Founder EXPOSES All
    ▻https://www.youtube.com/watch?v=i2DJgmnk-sI

    Source :
    ▻https://www.doubledown.news/watch/2026/july/31/the-secret-weapon-uk-just-used-against-protesters-palestine-action-foun

    Au Roysume Uni on trsite le mouvement de solidarité avec la Palestine comme l
    ’Allemagne capitaliste a traite le parti communuste et le mouvement pour la paix.

    #Palestine #solidarité #Royaume_Uni répression #colonialisme

  • Un commentaire fâché d’un camarade sur la séquence brûlante de cette fin juillet.

    Cher(s) amis (ou pas d’ailleurs), ceux qui ne sont pas de Bordeaux, j’aurais tellement de choses à vous dire sur ce qu’il se passe ici, sur ce qu’on vit, mais je n’ai pas la force de vous écrire tout ce que j’aurais à dire. Je vais quand même essayer de vous traduire ici ce que, moi, je vois et lit, pris dans la bulle informationnelle des algorithmes qui fout le vertige tellement on voit passer de choses sur cet incendie monstrueux. Noté que tout ce que je dit est peu etre parfois exagérer, que ça n’est que mon point de vue a l’instant T, que je ne sait pas tout, ni n’est tout les éléments en ma conaissance, et que j’ai observé tout ceci a travers la lorgnette des réseaux sociaux pour l’essentiel. Je laisse volontier ceux qui vivent comme moi, plus ou moins de pres de cet incendie, apporté de la contradiction/rectification. Enfin le texte est long, pessimiste en grande partie et a charge, et chargé emotionellement, j’en est conscience. J’avais besoin d’exprimé tout cela, meme si personne ou presque ne lira, car ça me trottine dans la tete nuit et jour.

    Voici :

    Je pourrais parler des pompiers qui, pour certaines sections, sont composées d’une écrasante majorité de pompiers volontaires non professionnels, car, comprenez-vous, les pompiers professionnels bénéficient d’un code du travail, avec une rémunération horaire qui coûte plus cher que la masse des volontaires... (Ouais ouais, en pleine crise on fait des économies ! À tel point qu’un syndicat de pompiers s’en est plaint, ne comprenant pas pourquoi, pour de bêtes questions de planning, les pompiers pros ne sont pas ou peu envoyés sur les incendies... Voilà qui laisse songeur.) Ces pauvres types, volontaires donc, ne sont même pas équipés de masques, simplement de cagoules en Nomex qui ne filtrent rien du tout. Peut-être en disposent-ils mais ne les mettent pas ? Dans l’urgence, lorsqu’on bouge beaucoup, il est difficile de respirer avec un masque, même un simple FFP2 sous une cagoule, je le sais en toute connaissance de cause. On envoie donc des gens sacrifier leur santé parce qu’ils sont, euh bah... gentils, pendant qu’on fait des économies de l’autre ! Trop bon, trop con, comme on dit.

    Au fil des premiers jours, voyant que le gouvernement était complètement nul dans sa planification, on a vu sur les réseaux une quantité de bonne volonté et d’initiatives, de leur propre chef, sans demander la permission à personne, d’agriculteurs, de citoyens travaillant dans le BTP et disposant de matériel utile, venir prêter main-forte aux pompiers qui sont complètement dépassés par l’ampleur de la catastrophe. Et ça marche ! Ceux-là ne comptent pas leurs heures, ils sont venus dans un sentiment de solidarité qui fait un bien fou au moral, soudain c’est toute la société civile qui fait front, sans attendre rien d’un gouvernement dont personne, eh bien, n’attend plus rien justement !

    Et qu’apprend-on de notre préfète elle-même ? Que les agriculteurs, le BTP, les associations et les refuges d’animaux ne sont pas les bienvenus ! Oui oui... ce gouvernement, aigri de se voir dépassé par toute cette solidarité dont il est lui-même atrophié jusqu’à la moelle, se trouve très gêné par ce « débordement » de générosité humaine... Comprenez-vous, il ne voit pas d’un très bon œil de perdre le contrôle. Perdre le contrôle d’un incendie ne semble pas l’inquiéter autant que perdre le contrôle sur les masses... masses pourtant bien inoffensives, ça en dit long sur leur « projet ». L’argument de notre préfète, en chefaillon tout chafouin, est que ça poserait des problèmes d’organisation ! PARDON !!! (Oui, là on s’étouffe devant un culot pareil.) Ceux qui aident sont donc sommés de s’inscrire sur des listes, de demander des autorisations d’accès... Certes, un incendie c’est dangereux pour qui n’est pas formé, certes, un Canadair qui largue des tonnes d’eau sur ceux qui seraient en bas, par manque de coordination, eh bien ça tue. Seulement voilà, le pékin moyen et le gueux de base n’étant pas complètement cons, ils dialoguent avec les pompiers, tout aussi issus du même milieu, et tout ceci fonctionne à peu près, fort d’une bien plus grande flexibilité, d’une adaptation en temps réel, deux choses dont le grand État planificateur et mégalo semble complètement dépourvu. Pensez-y, zéro mort chez les bénévoles... comme quoi.

    Il faut donc bien comprendre que le pouvoir a peur d’une chose : perdre le contrôle, que les masses se parlent sans sa médiation, car les gens pourraient se rendre compte que, tout compte fait, ils s’en sortent sans gouvernement, ils s’en sortent même mieux ! Vous imaginez ? Tout ce pognon de dingue a payé des ministres grands ordonnateurs de la connerie et du tout pour le fric (mais le leur !) Pour rien ! On voit donc un gouvernement aigri, qui ne supporte aucune critique (à les écouter, ils ont tout bien fait, et ne se trompent jamais... C’est bien là la marque, le signe de l’incompétent démasqué qui pousse des cris outrés pour cacher son inutilité et son parasitisme).

    Bref, fort de ces beaux élans de solidarité citoyenne, et cela fait très longtemps que l’on n’en a pas vu de tels ! Je voulais participer à tout cela. Je me dis que, avec mes compétences propres, je pourrais venir prêter la main en me rendant au parc des expositions de Bordeaux où sont pris en charge les milliers de réfugiés des incendies, ceux qui ont dû quitter leurs logements car en zone évacuée (on parle de 220 000 personnes sur le département !). Je me dis que des tas de gens sont capables de faire à manger, collecter les dons, stocker, héberger, faire le taxi, etc., mais que moi, je sais faire des choses moins vitales pour les gens, mais aussi, peut-être, plus rares, à savoir les divertir, amuser les enfants, leur apprendre des trucs avec trois fois rien. Juste un petit moment à offrir pour les sortir de leurs préoccupations. Je voulais venir proposer des petits ateliers de jonglerie pour les enfants, pourquoi pas une petite démo, un petit spectacle à la fin. Histoire de faire ma part.

    Je veux donc m’y rendre, à l’improviste, car en un sens c’est le plus beau témoignage de l’attention portée aux autres : venir en aide sans prévenir, sans rien attendre en retour d’autre qu’un moment de partage dans cette période où nos corps sont en alerte non-stop, épuisés et angoissés par un avenir... eh bien sans avenir justement ! Seulement, les autorités nous enjoignent à ne pas nous rendre sur place, mais à remplir un formulaire en ligne pour le bénévolat. Soit, je ne suis pas là pour faire chier le monde, je me plie à l’exercice et me dis que c’est légitime, après tout il faut organiser un minimum ce bordel. Sauf que voilà, et là déjà ça me fait drôlement tiquer. On nous propose des plages horaires de disponibilité façon 3/8, déjà la spontanéité en prend un coup dans la gueule, voilà qu’il faut pointer comme à l’usine même si t’es bénévole ! Drôle de conception... mais je passe outre de cette sensation désagréable, qu’il y a déjà comme une couille dans le potage.

    Je remplis donc ce formulaire et l’envoie, puis, plus rien, pas de réponse, nada, peau de zob. Je me dis que c’est OK, ils sont débordés, il n’y a pas de souci, puis bon, ce n’est pas mon petit ego, syndrome du sauveur, qui doit primer sur l’intérêt général. (Déjà, quand tu dois t’excuser de vouloir aider autrui, en ton fort intérieur, pendant que les enc* d’en face ont littéralement arnaqué l’UNEDIC, vont se porter garants du financement de la campagne de Fafland, c’est qu’il y a un truc qui déconne et ce n’est pas toi le problème).
    Et puis le temps passe, on voit notre bien-aimé maire macroniste de la 1ère heure parader dans les allées du parc des expos, il joue tellement bien son rôle qu’il y paraît affairé parmi les bénévoles, sur le front, solidaire avec tous et toutes, il se veut rassurant, aimable et de bon cœur, on y voit un homme qui se bouge, nom de Dieu ! Bon, c’est aussi celui-là même qui a cosigné avec Attal, par décret, la suppression d’environ 50 à 53 millions d’euros de crédits dans le budget de la sécurité civile.

    OK, OK, on sait que le fabricant (Canadien) des avions Canadair a stoppé sa ligne de production et qu’il faudra du temps à redémarrer le schmilblick, et qu’il y a d’autres options sur la table... Bon, mais dites, hein, entre nous, même s’ils trouvent toujours les bonnes excuses qui vont bien, est-ce qu’ils ne seraient pas en train de nous prendre grave pour des c... les types ?

    Parce que c’est fou ça, les gars, si on les écoute, ils sont irréprochables, tout empire dans ce pays, ça fait des lustres qu’ils sont au pouvoir, mais ce n’est pas de leur faute, les pauvres bougres, pardi, qu’on leur baise les pieds à ces saints hommes ! (Et femmes, parce qu’il y a des c*nasses aussi, pas de sexisme ici.)

    Bref bref, je reçois finalement un mail qui me dit patati patata « merci pour votre engagement » patati patata « trop de bénévoles, merci bien mais non merci, on vous appellera si on a besoin de vous »... Et vous serez mobilisé pour la sainte nation de la mère patrie de sa mère, spiritum sancti, amène le pèze et nique ta mère (bon ça va, je rigole). Donc donc donc, OK OK, on n’a pas besoin de moi, je ne vais pas en chier un pendule.

    Et puis voila que nous parviennent d’étranges temoignages. Des refugiés se plaignent que la solidarité chaleureuse des début fait place petit a petit a une sinistre petite musique militaire, celle de l’organisation stricte, ont commence a mal leurs parlé, on refuse des bénevoles frais a l’entrée par ce que "le putain de formulaire" alors que d’autres sont en full time job a l’interieur, épuisé. Qu’il manquerait de benevoles (alors qu’on nous dit officiellement que non), que commence a se mettre en place un QR code aux entrées, que ça soule les benevoles et qu’ils se barrent en masse (qui auait pu predire !).

    Tout ces temoignages sur les reseaux, c’est surement un coup des russes ! C’est pratique les russes, ça fait toujours le mechant ideal ! Et notre bienveillent gouvernement grand planificateur stratège nous a prouvé sa valeurs dans le passé, ça ne se peut ! Foutaise, calomnie ! Il est au dessus de tout soupsons. Bon, pas que j’ai la moindre sympathie pour Poutine, mais c’est a dire qu’on a de plus en plus de mal a faire la difference entre lui, dicateur de son etat, et notre suzerain a nous apprenti dicateur qui prend du galon. C’est a dire que si un jour on nous envoyait se foutre sur la geuleu avec les russes, a force de se torcher avec la democratie, on aurait quand meme vachement de mal a voir ou c’est qu’il est le camp du bien.

    Revenons a nos moutons, tu la voit la douille ? C’est le gouvernement qui suinte a travers les portes et qui viens chié sur le paillasson, il a pas digéré que les gens s’auto organise sans lui, il etait pas invité a la fete alors qu’il a mis les lieux a dispositions et gratuitement en plus ! Bon la bouffe, les vetements et les croquettes pour chats (enfin tout le reste quoi) c’est pas l’etat qui fourni, ce sont les gens, a qui il reste de l’empathie (et un peu de reste a vivre en fin de mois) pour leurs prochain malchanceux. Bon sauf pour les pauvres qui vivent dans le bidon ville de bordeaux lac a meme pas 300m de l’autre coté de la rive... eux c’est differents, ils sont basané, drogué et ils puent, et de toute façon personne ne les vois, cacher par les arbres, le long de la rocade. Ouais hein... ça serait dommage de leurs fournir a eux aussi toute cette bouffe et un toit, faut pas tout melanger, l’ultra pauvre doit garder sa place, loin des regards. A chacun son camp de refugié.

    On pourrait aussi parler des risques de catastrophe industrielle si l’incendie parvenait à atteindre les sites de l’industrie militaire et spatiale (tu as aimé les vents de fumée option odeur de bois cendré ? T’es pas prêt pour la version upgradée : vents radiotoxiques et chimiques). Visiblement, personne n’a semblé bon de prévenir un minimum la population, hormis quelques Cassandre anonymes comme moi. C’est seulement plus tard que ça a fait tilt dans quelques articles à la marge. Et nous pouvons faire confiance à la grande muette pour balayer sous le tapis et fermer sa gueule si elle a fait une connerie. Pas pour rien qu’on l’appelle la grande muette. On en est rendu à prier pour que le génie militaire ait bien fait son job, et c’est pas gagné. Qu’on se rassure, la super star médiatique, l’A400M, est sur le coup. Bon, il s’agit d’un unique prototype et il lui faut 3-4 h pour faire un aller-retour depuis Istres et balancer son retardant, mais ça va, nous sommes rassurés !

    Il y a aussi les gogos, tout contents, qui réclamaient les Centaures à grands cris (pas les hommes-poneys, les hommes-cognes turbo-gendarmes dans leurs fabuleux destriers blindés que même les ruskofs du FSB vont nous envier). Macron a exaucé leurs vœux le plus cher, les 10 Centaures sont arrivés.

    Bon, ils ne serviront presque à rien contre l’incendie, par contre ils sont encore bien frais, tout beaux, tout neufs pour casser la gueule des pompiers et agriculteurs déjà bien épuisés par la lutte contre le feu, si jamais ces derniers mouftaient un peu trop fort sur le manque de moyens. C’est tout de même beau, les super Robocop arrivent toujours en retard quand ça chie dans la colle, mais ils sont toujours à l’heure pour distribuer les baffes ! Une vocation !
    Je pourrais dire aussi que, désormais, en plus de se taper des canicules de l’enfer dans nos passoires thermiques, annihilant toute volonté des jours durant, nous ne pouvons même plus sortir de chez nous. Les fumées envahissent les rues, nous obligent à fermer nos fenêtres la nuit, en pleine canicule, on a réussi ce miracle de pourrir jusqu’à l’air qu’on respire.
    Aussi, si vous voulez savoir si la macronie va mettre des choses en place pour qu’un tel incendie n’arrive plus, il vous suffira d’écouter attentivement la réunion en salle de crise du CODIS lors de la visite de Macron premier (et dernier, c’est le fameux « en même temps »). Vous en aurez pour votre argent !

    Les gogos applaudissent le maire de Biganos pour avoir fait fermer sa gueule au père Macron ; il l’a insulté, en sous-texte, de « Parisien » ! Vous vous rendez compte ? Mais quel incroyable acte subversif !

    Bon, les gogos n’ont pas compris que rien ne va changer, c’est entendu : la sylviculture du pin maritime, bien en rang, n’est pas remise en cause. On va simplement sacrifier 2 000 hectares de plantations pour faire des routes pare-feu plus larges le long des parcelles, finalement comme en 2022 ! Eeet c’est la chenille qui redémareuuu lalalala.. C’est à se tordre de rire.

    Les sylviculteurs, les communes concernées et l’État sont tous d’accord ! On fait tout comme avant, mais en y mettant du sparadrap ! On parie sur la redite : "c’est pas un échec [...] c’est que ça n’a pas marché" ?

    Et tout ça devant les yeux de tous : les gogos applaudissent le caractère hautement subversif d’un maire bien de chez nous, alors que lui-même ne remet rien en cause. Ils n’ont rien capté, les cons ! Alors que tout a été dit, là, devant leurs yeux.

    Je finirai par ceci, conscient que ma petite diatribe est bien inoffensive et que c’est du pain béni pour les sinistres des renseignements généraux (plus besoin de chercher dans le maquis les opposants politiques, ils se sabordent eux-mêmes en pleine place publique !)

    Je leur dis, à eux, la flicaille zélée et carriériste dans l’âme, et surtout à leurs imbéciles de maîtres, je dis avec joie et rire, même s’ils ne me liront pas : vous avez peut-être gagné, oui. Les productivistes, capitalistes, et ceux qui les protègent, êtes en train de gagner, vous allez saloper, détruire toute la planète et tout ce qu’elle avait de plus beau. Vous avez déjà exterminé la plupart des oiseaux et insectes que l’on n’entend plus ni ne voit plus, le climat est hors de contrôle pour des siècles, le rapport Meadows prédit 100 millions de morts par an en moyenne, en 2100 (certains tablent dès 2050), c’est-à-dire plus que le bilan de la Deuxième Guerre mondiale en 6 ans de conflit, et cela tous les ans. De quoi faire passer Mao, Staline et Hitler pour des petits joueurs.

    On sait qu’à un certain seuil de réchauffement climatique, l’agriculture ne produira plus rien et même émettra elle-même son propre CO₂, mécanisation agricole ou pas. Transformant nos beaux paysages (qui ont déjà pris un sacré coup dans la tronche) en déserts arides, juste pour du fric, du pouvoir et des gadgets technologiques plus débiles les uns que les autres !

    Preuve de votre culpabilité et de votre panique face à vos créations mortifères que vous seuls avez activement voulues, il vous faut moult drogues dures pour tenir le coup dans les ministères et dans les casernes (oui, on sait, faut arrêter de nous prendre pour des cons), tel un alcoolique qui boit pour ne plus voir son propre naufrage.

    Bravo, vous avez un don inégalé à détruire absolument tout ce que vous touchez et c’est une sacrée performance en soi : gagner pour tout perdre, voilà un concept qui a de l’avenir, vers l’infini et l’au-delà, surtout l’au-delà.
    Mais nous aurons, nous les pauvres crétins pas assez bons à vous servir sans broncher un peu, tout de même notre petit plaisir, de savoir que nous mourrons avant vous, vous laissant le plaisir de voir le pire arriver pour votre fin à vous.

    Soit, enfermés entre quatre murs dans vos bunkers de luxe ou pas luxe, ça reste une prison, prison qui, si vous aviez un peu de culture scientifique, vous sauriez vouée à l’échec, car le système isolé du monde et fonctionnant en circuit fermé ad vitam æternam ne fonctionne pas, ce sont les lois de la thermodynamique qui nous le disent. Cela revient a vouloir crée un genre de mouvement perpetuel. Mais comme vous êtes d’énormes brêles, vous ne pigez rien à ce que c’est, mais savez très bien faire semblant d’avoir tout compris avec force de vocabulaire technique, que l’homme de science peut démystifier en quelques minutes, et que vous aurez mis au placard depuis un bail pour avoir osé vous faire passer pour les cons que vous êtes.

    Remplacé par un autre homme de science plus consensuel et servile, mais aussi souvent plus incompétent que le précédent, vous voilà pris à votre propre piège de votre si brillant management.

    D’autant plus qu’il faudra aussi cohabiter avec vos brutes qui aiment tâter de la matraque ; de là à imaginer qu’elles ne se retourneront pas contre vous et deviendront vos tortionnaires, ça serait bien optimiste. Vous aurez donc la joie de vous entretuer entre congénères, puisque, en définitive, c’est bien la seule chose que vous ayez jamais su faire avec talent.

    Ce monde-là, plus dystopique que jamais, on vous le laisse, à votre bon plaisir !

    Car nous ne serons plus de ce monde pour sauver votre cul de vos propres contradictions, cette fois-ci. Car oui, c’est de la conscience professionnelle, de la gentillesse et du sacrifice désintéressé de vos semblables, bien plus vertueux que vous, et pourtant que vous méprisez, que vous devez votre survie à chaque crise.

    Il est à espérer que nous ayons tous la flemme cette fois-ci. Plutôt crever que de vous servir, ça aurait de la gueule comme fin. Santé ! Et crevez bien dans le futur les champions de la terre.

    En attendant, moi, je vais aller applaudir à 20 h à mon balcon, cette immense bouffonnerie.

    ▻https://www.facebook.com/bruno.dujura/posts/pfbid02ikn8W6Xqk83NdMtMenb5HucMs2T2eZVji4vGz6sgiKrCdHA55k1TNATgh3sfHyzsl

    #feux_de_forêt #France #Gironde #incendie #écologie #démocratie #solidarité

  • La voix et le combat d’une sœur
    ▻https://lundi.am/La-voix-et-le-combat-d-une-soeur
    ▻https://leseditionsduboutdelaville.com/wp-content/uploads/2026/07/Garand-carre_2026-V032.mp4

    Le 8 juillet 2026 au tribunal judiciaire de Paris, les magistrats ayant à charge de juger Ritchy Thibault pour diverses prises de paroles publiques portant « atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation » selon le ministre l’intérieur, suspendent soudainement l’audience. Les juges estiment que les 16 témoins prévus par la défense n’auront pas le temps d’être entendus et qu’il faut reporter l’audience. Les avocats s’agacent, Ritchy Thibault prend la parole, exige d’être jugé et que l’on respecte le temps pris par tous ces témoins pour se rendre à l’audience. Il sort son téléphone et diffuse au micro du tribunal le témoignage pré-enregistré d’un témoin incarcéré dont les juges n’ont pas réussi à organiser la visioconférence. Suspension d’audience, donc, les juges s’enfuient au milieu d’un énorme brouhaha. Une cinquantaine de policiers occupent la salle et se tiennent entre le public et leurs sièges laissés vacants. #Aurélie_Garand s’approche de la barre, saisit le micro et harangue la foule, la police et les juges absents. Cette même justice qui lui refusé un procès pour la mort de son frère sous les balles des gendarmes refuse ce jour-là encore de lui donner la parole. Elle ne partira pas. Dans sa voix comme dans ses mains qui s’accrochent au pupitre, on perçoit toute la force dramatique d’une vie qui résiste, toute la puissance de ce subtil passage de l’humiliation à la dignité. C’est tout cela que raconte « Depuis qu’ils nous ont fait ça » dont une version augmentée vient de paraître aux éditions du bout de la ville et que recense ici Ritchy Thibault.

    ▻https://leseditionsduboutdelaville.com
    #Angelo_Garand #ACAB

    • Pour la reconnaissance du génocide des Roms et des Voyageurs
      ►https://contre-attaque.net/2025/04/11/pour-la-reconnaissance-du-genocide-des-roms-et-des-voyageurs
      ▻https://seenthis.net/messages/1109220
      Un témoignage video (insta) de Maiwenn Hageman, petite-fille du résistant Raymond Gurême pour le collectif ZOR

      « Nous, jeunes Gitans, Voyageurs, Manouches, Sinti, Roms et Yéniches passons à l’action pour lutter contre l’antitsiganisme et obtenir de la République Française qu’elle reconnaisse le génocide dont ont été victimes nos anciens.

      Au moment où l’extrême droite menace de revenir au pouvoir, au moment où monte en puissance le racisme antitsigane, nous adressons 14 lettres à 14 députés membres de l’Assemblée nationale.

      Pendant la Seconde Guerre mondiale, nos ancêtres, depuis les camps où ils étaient internés, depuis les résidences où ils étaient assignés, ont écrit des lettres aux autorités de l’État Français : aux maires, aux ministres, au Maréchal, aux préfets. Elles sont à jamais restées sans réponse.

      Aujourd’hui, 80 ans après, le racisme qui nous frappe se banalise à nouveau, comme en atteste l’exécution au fusil de chasse d’une maman rom de 27 ans par des sympathisants du Rassemblement National, en juin dernier, ou encore la loi Albertini soumise au vote de l’Assemblée le 3 avril dernier et qui vise à faire de notre mode de vie un crime pour mieux nous réprimer.

      C’est dans ce contexte que nous, jeunes descendants d’internés roms et voyageurs, réunis au sein du collectif Zor, renvoyons les lettres de nos anciens aux députés pour leur demander de passer à l’action ! De lutter contre le retour de l’extrême droite et la contagion de son idéologie antitsigane ! De reconnaitre le génocide des Roms et des Voyageurs ! Et de nous recevoir !

      Parce que #NosViesDeGitansComptent

    • C’est ce constat qui l’a motivée à participer à la fondation du collectif romani et voyageurs auto-organisé, ZOR, dont elle est aujourd’hui une des principales animatrices. Et elle l’explique très bien, au sein de ce collectif : « On a quelque chose en commun, un vécu, une violence subie, de l’État, dans laquelle on se reconnaît. » (p. 113) Elle est fière de se battre avec ce collectif, d’avoir permis en particulier à Maria-Louise Bony, l’arrière-grand-mère de ses neveux et nièces, rescapée des camps de concentration pour Nomades, d’avoir pris la parole pour raconter son histoire et demander avec le collectif qu’enfin 80 ans après le déni cesse et que la République reconnaisse sa responsabilité dans le génocide des Voyageurs et des Roms.

      Le combat d’Aurélie n’est pas près de s’arrêter. Chaque année depuis qu’Angelo a été abattu par les hommes du GIGN elle allait le 30 mars pour l’anniversaire de sa mort, déverser du faux sang sur le tribunal de Blois, « maintenant ce sera le 17 juillet. C’est plus logique de fêter l’anniversaire de sa vie que l’anniversaire de sa mort. » (p. 121) À chaque fois que je pense au combat de cette femme qui pourrait être ma mère, je me dis que de là où il est l’Angelo il doit être très fier d’elle. Ses enfants aussi ont de quoi être fiers d’elle et elle peut être fière de l’éducation qu’elle leur a donnée. À la fin du livre elle nous raconte qu’alors qu’elle attend sur le parking des magasins son dernier fils parti acheter des mangues, il l’appelle et lui dit : « Il y a un problème. » (p. 122) Quand elle lui demande quoi, il répond : « Bah il a écrit Israël sur la pancarte. » Il demande à sa mère quoi faire, elle répond que c’est à lui de voir et alors il dit : « Non, c’est bon, j’en veux pas de leurs machines de ses morts ! » (p. 122)

      Après nous avoir livré cette histoire, Aurélie à son habitude formule les choses avec une grande justesse : « Il y en a qui diraient qu’ils ne voient pas le rapport entre la mort d’Angelo et le génocide en Palestine. Mais le rapport c’est l’humanité… » (p. 123).

      #voyageurs #génocide #solidarité #Palestine

  • 350000 sdf : 2 fois plus qu’en 2016 !
    ▻https://bellaciao.org/350000-sdf-2-fois-plus-qu-en-2016

    La grève en action ! Les grévistes du Samusocial de Paris avec la CGT, les camarades d’Utopia56, de la commob travail #Social, etc ont déployé une banderole géante ce lundi 27 juillet sur le toit de l’immeuble du siège du Samusocial de Paris : « 350000 sdf : 2 fois plus qu’en 2016 : Macron coupable. Samusocial en grève reconductible. » Seule la lutte paye, ensemble jusqu’à la victoire ! Rejoignons et Soutenons la grève et l’occupation au Samusocial de Paris. Les prochains rdv : 🔴 jeudi (…) #Contributions

    / #Manifestations, #Grèves, Social, #Solidarités, #Syndicats, #Paris_-_IDF

  • Des militants soutiennent les propriétaires fonciers du village de Sinjil, au nord de Ramallah
    4 juillet 2026 | - IMEMC News
    ▻https://imemc.org/article/activists-support-landowners-of-sinjil-village-north-of-ramallah

    Des militants du mouvement « Combattants pour la paix » ont organisé samedi une journée de solidarité afin d’accompagner les propriétaires fonciers du village de Sinjil, au nord de Ramallah, et de leur permettre d’accéder à leurs terres, menacées par les attaques des colons. Au cours de la journée, les agriculteurs ont pu labourer une partie de leurs terres, tailler leurs oliviers et s’en occuper, dans le but de renforcer leur résilience et d’affirmer leur présence sur leurs terres.

    L’action d’aujourd’hui intervient dans un contexte d’escalade des attaques menées par les colons contre les terres du village, qui sont encerclées par plusieurs colonies et avant-postes, notamment « Shilo, Ma’ale Levona, Givat Harel et Harasha ».

    La région est le théâtre d’attaques fréquentes menées par des colons, sous la protection de l’armée d’occupation israélienne, visant à empêcher les agriculteurs d’accéder à leurs terres et à les chasser afin d’ouvrir la voie à la confiscation des terres et à l’extension du projet de colonisation.

    Le maire de Sinjil, le Dr Moataz Tawafsha, a déclaré que depuis le début de la guerre contre Gaza, les agriculteurs de la ville sont victimes d’attaques incessantes chaque fois qu’ils tentent d’accéder à leurs terres dans les zones menacées. Il a ajouté :
    « Ces agressions comprennent des attaques physiques et des tirs de la part des colons. De plus, les citoyens risquent d’être arrêtés ou pris pour cible par les forces d’occupation sous le prétexte de ce qu’on appelle le droit de la guerre et les règlements d’urgence. »
    M. Tawafsha a exprimé sa gratitude envers le mouvement « Combattants pour la paix » pour sa participation à l’événement, soulignant que le travail bénévole comprenait le labour et la remise en état des terres, ce qui contribue à leur valorisation et à leur préservation dans la période à venir.

    De son côté, Mahmoud Fayyad, militant du mouvement « Combattants pour la paix », a déclaré :
    « Nous sommes venus aujourd’hui, militants palestiniens et israéliens, pour renforcer la résistance des propriétaires fonciers de Sinjil, dont les terres sont menacées de confiscation. Les propriétaires de ces terres se voient refuser l’accès à celles-ci depuis près de trois ans, et notre présence aujourd’hui est un message de solidarité et de soutien à leur droit à la terre. »

    Les habitants de la région confirment que depuis plus de trois ans, les colons tentent d’imposer une nouvelle réalité en empêchant les agriculteurs d’accéder à leurs terres, en particulier celles situées à proximité des colonies et des avant-postes pastoraux, privant ainsi des dizaines de familles de leur principale source de revenus.

    De plus, selon la municipalité de Sinjil, les autorités d’occupation continuent de raser de vastes zones du territoire de la ville pour construire de nouvelles routes destinées aux colons et établir des avant-postes pastoraux au détriment des propriétés privées des citoyens. Parallèlement, les oliveraies – en particulier les oliviers centenaires – sont victimes d’abattage, de déracinement et de vol de récoltes par les colons, le tout sous la protection des forces d’occupation.


    #solidarité #Cisjordanie

  • Soutien au Festival International du Film Insulaire de Groix (FIFIG)
    ▻https://bellaciao.org/Soutien-au-Festival-International-du-Film-Insulaire-de-Groix-FIFIG

    Festivaliers, cinéphiles fidèles, bénévoles anciens ou actuels, sommes atterrés par la décision du Conseil départemental de supprimer la subvention correspondant à 10% du budget du festival. #Contributions

    / #Pétitions, #Nord-Ouest, #Cinéma_-_Vidéo, #Elections_-_Elu.e.s, #Solidarités

  • In Calabria c’è anche chi aiuta i lavoratori migranti

    Nella stessa zona in cui quattro braccianti sono stati bruciati vivi, alcune aziende e associazioni hanno trovato un modo per togliere potere ai caporali

    Sulla costa jonica nel nord della Calabria, dove il primo giugno quattro braccianti migranti sono stati bruciati vivi in un minivan, ci sono anche aziende agricole che assumono i lavoratori con contratti regolari e condizioni di lavoro dignitose. Provvedono alla casa e al trasporto, in modo da evitare che si rivolgano a caporali, cioè persone che fanno da intermediari per ingaggiare i braccianti, sfruttarli e trattenere parte della loro paga. Li assumono andandoli a cercare soprattutto nella baraccopoli di San Ferdinando, nella piana calabrese di Gioia Tauro, o in quelle pugliesi di Borgo Mezzanone e di Rignano.

    Queste aziende riescono a lavorare nella legalità grazie a un progetto che si chiama #Spartacus, ideato dall’associazione #Giuste_Terre e finanziato da alcune fondazioni e dai soldi dell’#8_per_mille versati alla #Chiesa_valdese. «Cerchiamo di far assumere il più possibile le persone legalmente e di garantire ai braccianti la possibilità di avere un alloggio, perché se continuano a vivere nei ghetti o alle dipendenze dei caporali è tutto inutile», dice il responsabile del progetto Gianantonio Ricci.

    Ricci dice che in un anno sono riusciti a far assumere 180 persone che vivevano a Borgo Mezzanone o a #San_Ferdinando, tirandole fuori dai ghetti e sottraendole al caporalato.

    Secondo uno studio del CNR (Consiglio nazionale delle ricerche, il più importante ente pubblico che si occupa di ricerca), nelle campagne calabresi 12mila migranti sono «impiegati in condizioni di irregolarità». I caporali riescono a tenere sotto controllo i braccianti perché si occupano di tutto al posto loro, offrendo insieme al lavoro una casa e il trasporto: i lavoratori migranti spesso non hanno alternative.

    Gli ideatori del progetto Spartacus allora hanno pensato che per contrastare il caporalato avrebbero dovuto fare lo stesso, ma in maniera legale e offrendo un servizio migliore. «La prima cosa che facciamo è costruire un ponte tra i braccianti e le aziende virtuose, garantendo contratti regolari», dice Ricci. Poi «cerchiamo gli alloggi: poiché quasi nessuno affitta agli africani, prendiamo noi le case in locazione e le paghiamo». Infine, «gestiamo i trasporti al posto dei caporali: abbiamo dei pulmini con autisti scelti tra gli stessi lavoratori, che collegano le abitazioni ai campi».

    Gli attivisti forniscono anche assistenza legale ai migranti, aiutandoli a ottenere permessi di soggiorno e altri documenti, e ad aprire conti bancari dove possono farsi accreditare lo stipendio. «Finché non ricevono il primo pagamento e possono fare la spesa da soli, gli portiamo pure da mangiare», spiega Maria Teresa Sita, un’attivista di Giuste Terre.

    L’azienda più grande che ha aderito al progetto Spartacus si trova a #San_Marco_Argentano, un piccolo comune dell’entroterra. Si chiama #Gias e ha più di tre chilometri quadrati di terreni, 20mila piante di melograno, alcune migliaia di piante di nocciole che coltiva per la Ferrero, piantagioni di ortaggi, e un impianto di trasformazione dei prodotti e di produzione di surgelati. Nei picchi di raccolta impiega fino a un migliaio di lavoratori stagionali. Ha reclutato alcune decine di braccianti nei ghetti calabresi e pugliesi, affiancati nel lavoro da altri dipendenti dell’azienda che insegnano loro il mestiere.

    «Vogliamo non solo dare loro un lavoro dignitoso e in regola, ma anche spiegare le tecniche di potatura e formare degli operai specializzati», spiega Angelo Eliseo, l’agronomo che gestisce i terreni.

    Hanno sistemato sette braccianti in una piccola abitazione su un piano all’ingresso dei campi, che hanno ristrutturato: ci sono una cucina attrezzata, un bagno e due camere spaziose. Gli altri sono alloggiati in un’altra casa, più distante. Molti di loro provengono dall’Africa subsahariana.

    Frank Williams ha 26 anni, dice di essere arrivato in Italia dal Camerun «con la barca», nel 2023. Fino a tre mesi fa viveva nel Centro di accoglienza per richiedenti asilo (CARA) di Borgo Mezzanone, in provincia di Foggia. Walid (non ha detto il cognome) invece è arrivato un mese fa dalla baraccopoli di #Rignano, sempre nel foggiano. È scappato dal Mali nel 2024 e, prima di venire in Italia, ha lavorato per un periodo in Spagna. Entrambi dicono che rispetto ai precedenti lavori che hanno fatto in Italia gli sembra «un paradiso», perché finalmente sono in regola, stanno imparando il mestiere, hanno una casa e del tempo libero.

    Iniziano a lavorare alle 5 del mattino e finiscono a mezzogiorno, perché poi fa troppo caldo. Alla fine del turno di lavoro vanno nella casetta ai margini del campo, fanno una doccia, si cambiano, cucinano qualcosa e poi si riposano. Se hanno voglia, nel pomeriggio vanno a fare un giro a Corigliano Calabro, che è a 40 minuti di bus. Williams dice che vuole comprare «una bici per andare a San Marco Argentano», un paese a pochi chilometri di distanza, su una collina.

    A #Cassano_all’Ionio, un comune di 17mila abitanti che si trova una quarantina di chilometri più a nord, i migranti possono andare a cercare lavoro in un centro che si chiama #Kosmopolis e possono chiedere assistenza legale a uno degli sportelli dell’associazione #Cidis. «I caporali gestiscono la vita dei migranti sostituendosi al welfare dello Stato, approfittando del fatto che chi è appena arrivato non conosce la lingua e non sa come muoversi, e noi cerchiamo di portarglieli via fornendo loro proprio quel tipo di assistenza», dice Debora La Rocca, responsabile di Cidis.

    L’associazione gestisce una casa dove vengono ospitati i braccianti che sono messi sotto protezione per avere denunciato lo sfruttamento. I volontari li assistono anche legalmente e li aiutano a trovare un altro lavoro. «Spesso i migranti non denunciano i caporali non solo perché sono intimiditi, ma anche perché temono di perdere il lavoro, la casa e il sostegno degli sfruttatori», spiega ancora La Rocca.

    I migranti che vivono nelle case del centro storico di Cassano all’Jonio possono anche andare al lavoro con una navetta del comune, che li porta gratis nelle aziende agricole della zona e a fine turno li riporta in paese. «All’inizio non saliva nessuno, i braccianti passavano dritti con lo sguardo abbassato e salivano sui mezzi dei caporali. Poi abbiamo cominciato a fermarli quando li vedevamo da soli per spiegare che il servizio è gratuito, e così pian piano hanno cominciato ad avvicinarsi. Ora sono le stesse aziende agricole a chiamarci per chiederci di passare anche da loro», racconta l’autista Danilo Mignogna.

    Il bus, che ha 23 posti a sedere, è sempre pieno e deve fare diverse corse al giorno, sia all’andata che al ritorno. Se non riescono a salire perché è troppo pieno, molti migranti attendono il passaggio successivo invece di pagare i 5 euro per il trasporto ai caporali. Il comune sta pensando di comprare un secondo pulmino per rafforzare il servizio.

    ▻https://www.ilpost.it/2026/06/10/aziende-che-aiutano-migranti-braccianti-calabria-puglia-caporalato-sfruttamen
    #Calabre #solidarité #aide #migrations #agriculture #Italie #conditions_de_travail #dignité #logement

  • #Nüshu

    Le nüshu (chinois simplifié : 女书 ; chinois traditionnel : 女書 ; pinyin : Nǚshū ; Wade : Nü³shu¹ ; EFEO : Nuchu) (« #écriture_des_femmes ») est un système d’écriture historiquement utilisé exclusivement par les femmes du district de #Jiangyong, dans la province du Hunan en Chine.

    ►https://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%BCshu
    #langue #femmes #Chine #écriture #résistance #solidarité

  • Lost in Securitization: Migration, Race, and Death at Europe’s Eastern Border

    This year marks the fifth anniversary of the start of the ‘border crisis’ in Poland’s eastern borderlands and, consequently, the eastern border of the European Union. Kasia Narkowicz examines this crisis within the broader context of the political economy of migration and traces its roots to various forms of intersecting racialized violence.

    *

    It is still cold in the early morning hours when we leave our accommodations in #Gruszki, a village in eastern Poland, to search for bison. We are in the #Białowieża Forest, about ten kilometers from the border wall that Poland’s government built in 2021 at a cost of over 350 million euros. The wall was constructed to prevent people from traveling into the EU from Belarus via Europe’s last primeval forest along the border. I am here as part of an international academic seminar with colleagues and comrades who work on borders globally. No bison or migrants were spotted in the borderlands this time.

    Until recently, people crossing into Poland from Belarus would send location pins daily to #Grupa_Granica (Border Group), a conglomerate of organizations and activists supporting migrants. In the forest, they would be met by activists who would provide them with hot soup, a change of clothes, a power bank, and a shared sense of despair over the ever-growing securitization of the border.

    The forest seems deserted right now, which may be because it’s still too cold. People who are on the move often get stuck here, sometimes for months. In the winter, the temperatures plummet to double-digits below zero making conditions for survival challenging. This is worsened by the frequency and scale of pushbacks taking place at the borders and the fact that a year ago Poland’s government suspended the right for asylum.

    It is more likely, however, that the absence of people on the move today is a consequence of the deadly border wall. They have most likely rerouted their journeys. Once a much safer route into Europe than crossing the Mediterranean by boat, the Belarus-Poland border has become a poster child for border imperialism.

    According to Researchers on the Border, most people on the move could have been assisted into Poland through asylum integration with the money spent on building the border wall. Instead, the number of pushbacks is much higher than anticipated. Many people are literally thrown back and forth between Poland and Belarus as if they were beach balls.

    The 5.5-meter-high steel wall is topped with concertina wire, which is responsible for the most common injuries to people on the move. The borderland is made up of difficult terrain with swamps, rivers, and fallen-down trees. One wrong step, and someone unfamiliar with the area could get stuck in a swamp.

    Some people die in this way, with their bodies being pulled out of swamps and rivers months or years later. They are often unrecognizable and sometimes unidentifiable. Of the more than 100 documented migrants who have died en route in the forest while attempting to reach Poland, some died from injuries caused directly by the border wall. One of them was Mohammad from Syria.
    April 2023, Poland-Belarus border

    One night in April 2023, Mohammad fell from a wall along the border between Poland and Belarus, which stands five and a half meters tall. He had traveled from Lebanon, where he had been displaced by the Syrian war. Mohammad was a 58-year-old Syrian from Daraa, a key location for the civil uprising that preceded the war, as well as an area devastated by drought.

    He most likely flew to Minsk and was then subjected to what is consistently referred to as the ‘hybrid war’ waged by Alexander Lukashenko’s regime against Europe. Mohammed climbed up the wall while attempting to cross the border between Poland and Belarus, but he got stuck in the barbed wire. He then fell off very close to the village of Stare Masiewo. He had internal injuries from the fall, a broken leg, and a shredded leg from the concertina.

    His case is not extraordinary. Like many millions before him, he left his region in search of a more bearable life and perhaps to reunite with his daughter, who was studying abroad. They reunited when she came to the hospital in Poland where he was already in a coma, dying shortly after. He became the 43rd victim of the border, joining the sad ranks of over 100 known migrants who have died trying to cross into Poland. Several hundred more are still missing.

    Few migrants die like Mohammed, in a hospital while receiving care. Most die alone in the forest. This was the case for 28-year-old Ethiopian woman Mahlet Kassa, whose body was found by Piotr Czaban, a journalist who relentlessly documents the violence on the Poland-Belarus border. Mahlet’s body was found in the forest in February 2023. While she was still alive, her travel companions shared her exact GPS location with the border guards in hopes that they would come to her aid. Instead of receiving help, the group got pushed back into Belarus.

    Many, like Mahlet, are young people. There are also children crossing the border, several hundred every year, most of them unaccompanied. The youngest victim of the Poland-Belarus border was Halikari Dhaker, a 24-week-old Kurdish baby who died stillborn alongside his mother. Halikari is buried in the Muslim cemetery in the nearby village of Bohoniki.

    Mikołaj Grynberg’s book titled “Jezus umarł w Polsce” (“Jesus died in Poland”) captures the early days of the most recent and, for Poland, unprecedented inflow of migrants traveling from outside Europe seeking entry into the EU through the Poland-Belarus border. Similar to Agnieszka Holland’s black-and-white film “Green Border,” Grynberg reads the current ‘migrant crisis’ on the eastern border through the lens of history.

    More specifically, he references the anti-Semitic violence that occurred in these very borderlands some eight decades earlier, when Jewish communities made up the majority of the inhabitants in several villages. Grynberg and Holland, alongside numerous scholars, connect the violence of today’s migration politics on the Poland-Belarus border to its dark history.
    Shifting migration routes in Central and Eastern Europe

    Over the past two decades, Central and Eastern Europe has become a region of emigration, with its citizens predominantly filling low-paying and insecure positions across Western Europe, e.g. as care workers in Germany or fruit pickers in the UK. These mobile workers kept Europe running, even during the global pandemic when their work posed additional risks alongside already fragile working conditions.

    Many work in exploitative conditions that, as scholar Polina Manolova argues, make a “dignified life impossible” in a neoliberal system that feeds on their degradation. This deepens the East-West divide rather than collapsing it, as the entrenched idea persists that “someone has to pick German strawberries” – and that someone is Eastern European. This lays bare the continuity of Eastern European Othering.

    Alongside these outward migration processes, Central and Eastern Europe is now receiving migrants from outside Europe on an unprecedented scale. Thus, the region is becoming one of both emigration and immigration, and in both contexts, migration is racialized. This shift has unfolded amid a growing nod towards authoritarian populist politics. After losing the 2023 elections, the far-right Law and Justice Party (PiS), which ran on an anti-immigrant agenda, was replaced by a new center-right government led by Donald Tusk. This new government has ramped up racist anti-immigrant rhetoric, openly warning of a ‘Muslim invasion’ through the Belarus border.

    From 2021 until recently, the EU’s eastern land border experienced unprecedented movement, with an increase in irregular border crossings exceeding tenfold compared to 2020. This is the same border that people fleeing Russia’s full-scale invasion of Ukraine used. Yet, their refugee status was not questioned, and their journeys were not criminalized when they were perceived as ‘white Eastern Europeans.’

    The idea that Central and Eastern Europe is somehow exempt from scrutiny regarding its role in global racial regimes because it never colonized other regions has long been challenged. The region’s involvement in colonialism and global racial hierarchies has been a key topic in postcolonial and decolonial Eastern European scholarship.

    This year marks the fifth anniversary of the beginning of the ‘border crisis’ in Poland’s eastern borderlands, and, by extension, the eastern border of the European Union. Although people have stopped crossing the Poland-Belarus border for now, the border wall and drones continue to hover loudly through the Białowieża Forest.

    This is indeed a crisis, but not one of people on the move. Rather, it is a crisis of overlapping and intersecting issues – white supremacy, border imperialism, and climate change – that entangle all species, human and nonhuman alike, in a web that makes it difficult to understand how to be human.

    ▻https://berlinergazette.de/lost-in-securitization-migration-race-and-death-at-europes-eastern-b
    #migrations #réfugiés #frontières #border_deaths #mourir_aux_frontières #morts_aux_frontières #forêts #Pologne #Biélorussie #solidarité #push-backs #refoulements #violence #murs #barrière_frontalière #borderland #guerre_hybride #Europe_de_l'Est #Bialowieza

    ping @reka

    • Jezus umarł w Polsce

      Tu była cisza spokój, ptaszki śpiewały, aż któregoś dnia zamiast ptaszków usłyszeliśmy dźwięki helikopterów. Potem zaczęło się znajdować buty i ubrania. Potem ludzi.

      Nikt z bohaterek i bohaterów tej książki nie wiedział, co ich czeka, kiedy pierwszy raz zdecydowali się pomóc uchodźcom. Nie wiedzieli, że będą musieli ukrywać się, nie tylko przed służbami państwa, ale również przed swoimi sąsiadami. Że pomaganie nada ich życiu największy sens, ale też odbierze spokój, życie rodzinne, czasami pracę, wypali w nich nieusuwalne emocjonalne piętno. Tymczasem państwo polskie wciąż nie umie zapobiec kryzysowi humanitarnemu na granicy białoruskiej, bo wybiera rozwiązania siłowe zamiast sięgać po systemowe. Konsekwencją tego są dziesiątki ofiar, o których już dzisiaj wiemy i setki, o których dowiemy się w przyszłości.

      Ludzie, których głosy wybrzmiewają w tej książce, wzięli odpowiedzialność za tę sferę, która została porzucona przez państwo. Dzisiaj są obiektami prześladowań, kiedyś będą kolejnym w historii Polski listkiem figowym. Wyznawcy boga, honoru i ojczyzny ich właśnie będą niedługo nosić na sztandarach. By zapomnieć o hańbie polskich służb, im właśnie będą budować pomniki, ale znowu będzie za późno.

      ▻https://wydawnictwoagora.pl/jezus-umarl-w-polsce

      #livre

  • « C’est une réquisition populaire » - Un bâtiment de six étages occupé dans le centre ville de Liège - Entretien avec les occupants
    ▻https://lundi.am/C-est-une-requisition-populaire

    « Centre social autogéré » (CSA), c’est une étiquette qui répond à une tradition politique associée à l’Italie des années 60-70 et qui entend rompre par ses pratiques avec la politique parlementaire. Mais c’est une étiquette qui a aussi l’avantage d’être facilement appropriable par qui n’est pas familier de cette tradition. L’enjeu pour nous étant qu’une certaine transmission, non autoritaire, s’opère entre cette tradition et les pratiques en tout genre qui vont fleurir dans un centre social autogéré comme celui de Liège.
    Nous avons choisi (choix difficile, discutable), d’être un centre social pour organiser la lutte contre l’Arizona,(nom de la coalition néolibérale au pouvoir en Belgique) , et son monde ("Shoot l’Arizona" comme le dit d’ailleurs une des banderoles sur la façade), contre l’impérialisme et ses guerres, et donc, malgré la taille du bâtiment, de ne pas être un lieu qui place directement dans sa dynamique la question de l’hébergement.

    Plusieurs d’entre nous sont impliqué.e.s directement dans des groupes ou des luttes relatives au logement, et des collectifs qui luttent dans ce champ s’organisent déjà dans le CSA. Ce choix découle d’expériences personnelles : nous avions ouvert il y a plus d’un an un bâtiment qui entendait être foyer de luttes diverses et offrir aussi un hébergement pour qui en avait besoin. Très vite la dynamique-hébergement a éclipsé la dynamique-foyer-de-luttes. Il nous a semblé qu’il était préférable, avant ouverture, d’assumer un choix, même à l’encontre d’une part de notre sensibilité, celui d’ouvrir un lieu qui soit prioritairement un espace d’organisation pour les luttes. Ce qui implique que toute personne qui vit dans ce centre social le défende, dans d’éventuelles tractations entre nous et la ville, en tant que centre social autogéré et non en tant qu’habitat personnel.

     

    Le CSA se situe dans l’hyper centre de la ville de Liège, à deux pas de la grande place Saint-Lambert et de sa Galerie Marchande, tout près d’une rampe de tram flambant neuve. Liège c’est une ville dirigée depuis 50 ans par le PS, depuis 25ans par le même bourgmestre (Willy D., qui récemment se réjouissait de voir le prix de l’immobilier grimper en flèche dans sa ville grâce à la mise en circulation du tram). C’est une ville moyenne (200 000 habitant.e.s, 500 000 dans l’agglo) mais qui se (re)structure selon le modèle et la vision cauchemardesques de la Métropole (en incluant, de façon comique et terrifiante, des territoires ruraux dans ce cauchemar) : tram donc, galerie marchande évidemment, quartier des affaires aux façades totalement vitrées, commerces bourgeois hyper spécifiques dans le centre, gare dernier cri, caméras qui pullulent, espaces de co-[...]ing, etc.

    Mais cet hyper-centre, n’est pas qu’un lieu de passage et de consommation, c’est aussi un espace où beaucoup de monde zone (notamment des jeunes en sortie d’école et qui trainent aux alentours des enseignes marchandes). Il faut imaginer que dans un rayon d’un km à la ronde autour du CSA on trouve plein d’écoles secondaires, des services sociaux et des institutions publiques, plusieurs galeries marchandes, plein de commerces, des institutions culturelles (dans la courte rue du CSA il y a par exemple une salle de concert, l’opéra régional, mais aussi un chouette cinéma et une librairie ’de gauche’), une place qui centralise l’arrivée de beaucoup de bus, un carrefour de rues nommé ’Le Carré’ où communie en beuverie la jeunesse-Erasmus. Bref, et bien qu’avec le prix de l’immobilier grimpant en flèche les maisons et appartements du centre sont essentiellement détenus par des bourgeois qui y vivent ou qui louent leurs bien, le centre est un espace assez composite avec beaucoup de passages et de bandes qui trainent, dont le décor est fait essentiellement de petits commerces (pour) bourgeois et de grandes enseignes dégueulasses.

    #solidarité #centre_social #occupation #Liège #pratiques_sociales #luttes_collective #prenons_la_ville

  • Auslieferung von Menschen­rechts­verteidiger Tommy Olsen gestoppt
    ▻https://www.nd-aktuell.de/artikel/1199753.norwegen-trotzt-griechenland-auslieferung-von-menschensrechtssver

    Foto: Amnesty International Norwegen

    18.5.2026 von Matthias Monroy - Das neue Urteil hebt den Beschluss eines Verwaltungsgerichts gegen Tommy Olsen auf. Aus der norwegischen Auslieferungshaft war er bereits vorher entlassen worden.

    Das norwegische Berufungsgericht Hålogaland hat die Auslieferung des Aktivisten Tommy Olsen an Griechenland einstimmig abgelehnt. Die Handlungen, die Athen ihm vorwirft, stellten nach norwegischem Recht keine Straftaten dar. Zudem sah das Gericht gemäß Artikel 10 der Europäischen Menschenrechtskonvention die Meinungsfreiheit verletzt.

    Ein früherer Beschluss eines Verwaltungsgerichts ist mit der neuen Entscheidung nichtig. Aus der norwegischen Auslieferungshaft war Olsen bereits vorher entlassen worden.

    Der Norweger Olsen war 2015 als Freiwilliger nach Lesbos gekommen, um Schutzsuchende erstzuversorgen und ihre Ankunft zu dokumentieren. Seine Nichtregierungsorganisation Aegean Boat Report veröffentlicht Videos, GPS-Koordinaten und Lageberichte von Geflüchteten auf See, damit Behörden diese Menschen schwerer zurückweisen können.

    Griechische Grenztruppen sind dafür berüchtigt, Schutzsuchende seit Jahren in türkische Gewässer zu entführen. Regelmäßig gibt es dabei Tote. Unter Ministerpräsident Kyriakos Mitsotakis hat das Land im Jahr 2019 seinen extrem restriktiven Kurs in der Migrationspolitik noch verschärft. 2025 folgten Gesetzentwürfe, mit denen besonders Nichtregierungsorganisationen verfolgt werden sollen.

    Besonders hart bestraft werden aber Migrant*innen, wenn diese sich etwa an der Steuerung oder Rettung ihres Bootes beteiligten. Ihre Haftstrafen werden pro mitfahrendem Bootsinsassen berechnet und summieren sich deshalb oft zu einer dreistelligen Anzahl von Jahren.

    Die griechische Staatsanwaltschaft auf Kos wirft Olsen und dem mitbeschuldigten Aktivisten Panayote Dimitras von der griechischen NGO Helsinki-Monitor die Führung einer kriminellen Vereinigung, Beteiligung an einem Schleuserring sowie Spionage vor. Konkret geht es um Vorfälle aus den Jahren 2021 und 2022 vor den Inseln Kos und Farmakonisi. Olsen und Dimitras hätten während einer Überfahrt von Migrant*innen telefonischen Kontakt zu Schleusern gehabt.

    Aegean Boat Report habe anschließend Daten und Positionen der Ankommenden an die griechischen Behörden weitergeleitet, damit diese in Aufnahmelager gebracht werden und Asylanträge stellen können. Genau diese Weitergabe gilt den griechischen Behörden jedoch als Beihilfe zur irregulären Einreise. Medienberichten zufolge droht Olsen deshalb eine Freiheitsstrafe von bis zu 20 Jahren.

    Olsen bestreitet alle Vorwürfe. Bereits nach seiner vorläufigen Festnahme in Tromsø schrieb er auf der Plattform X: »Griechische Behörden wollen mich zum Schweigen bringen und haben deshalb eine Geschichte fabriziert.«

    Das Berufungsgericht stützte sich auf Urteile des Europäischen Gerichtshofs für Menschenrechte, der Athen erst im Juni 2025 wegen illegaler Pushbacks verurteilt hatte. Auch UN-Berichte kritisieren die gezielte Verfolgung von Menschenrechtsverteidiger*innen in Griechenland.

    Olsens norwegischer Verteidiger Brynjulf Risnes nannte die Entscheidung eine Weichenstellung von europäischer Tragweite. Sein griechischer Anwalt Zacharias Kesse sprach von einer »deutlichen Botschaft an die griechischen Gerichte hinsichtlich des Missbrauchs des Strafverfahrens«. Allerdings bleibt der Europäische Haftbefehl in anderen EU-Staaten vollstreckbar. »Das macht meine Arbeit schwierig«, so Olsen.

    Doch zunächst feierte der Aktivist mit seiner Familie. Ob die Staatsanwaltschaft Revision einlegt, war zunächst offen.

    #réfugiés #Grèce #Norvège #solidarité #persécution #justice

  • « Splann ! » participe à la #redadeg, la grande course pour la #langue_bretonne
    ▻https://splann.org/redadeg-2026-langue-bretonne

    La Redadeg se conclut à #nantes, ce samedi 16 mai. #manon_deniau a porté hier le dossard de « Splann ! » sur cette course solidaire pour la défense de la langue bretonne. L’article « Splann ! » participe à la Redadeg, la grande course pour la langue bretonne est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #La_vie_de_« Splann !_ » #arvorig_fm #Bremañ #breton #caritatif #diwan #erwan_blanchard #Korrika #lannion #Nolwenn_Korbell #Plouz&Foen #radio_breizh #solidarité

  • Le ambizioni dell’antimafia francese

    Tra Corsica e Marsiglia, le bande continuano a farsi guerra e mietere vittime. Intanto, a Parigi ha cominciato a operare la procura nazionale contro la criminalità organizzata, creata sul modello della Dna italiana

    Alain Orsoni, imprenditore ed ex leader nazionalista della Corsica, ucciso al funerale della madre. Una magistrata a Grenoble rapita da banditi che volevano un riscatto in criptovalute dal marito imprenditore. Un ventenne ammazzato per mettere a tacere suo fratello, Amine Kessaci, attivista impegnato nella lotta ai narcotrafficanti. In Francia non passa mese senza un fait divers, un caso di cronaca, cruento e spietato. Negli ultimi anni lo Stato ha cercato di contrastare la violenza e i traffici. Da gennaio è entrata in attività la Procura nazionale contro la criminalità organizzata (Pnaco), ispirata alla Direzione nazionale antimafia e antiterrorismo (Dna) ideata da Giovanni Falcone. Sarà questa autorità a coordinare le inchieste su questi ultimi casi eclatanti.

    Nell’Esagono è difficile parlare di una mafia così come la conosciamo in Italia, ma di organizzazioni criminali sempre più voraci e violente: «Al momento – ha detto la procuratrice nazionale Vanessa Perrée durante un incontro pubblico con Roberto Saviano a Parigi il 16 febbraio – abbiamo ancora a che fare soprattutto con gangster interessati principalmente al denaro», e non al potere politico ed economico, come le organizzazioni mafiose italiane. «Non sono uomini d’onore, ma criminali per i quali non c’è differenza tra regole e legge, perché in realtà non ci sono né regole, né leggi», ha aggiunto.

    Questa caratteristica riguarda soprattutto le organizzazioni legate al traffico di droga, quelle nate nelle banlieue di Marsiglia, come la DZ Mafia (per Perrée, un marchio che dalla città portuale si è allargato in altre città, Clermont-Ferrand, Digione, Besançon, come fosse un franchising) e il gruppo chiamato Yoda. Sono queste le principali bande dietro i regolamenti di conti del 2023 e 2024. Se il Paese ha registrato 139 morti nel 2023 e 110 nel 2024 nell’ambito di regolamenti di conti tra criminali, la maggior parte dei “narcomicidi”, come li chiamano in Francia, è avvenuta a Marsiglia: 49 persone uccise nel 2023 (di cui quattro vittime collaterali), 24 l’anno successivo, qualcuna di meno nel 2025.

    Molte bande sono cresciute con i traffici di hashish dal Marocco e negli ultimi anni sono passate alla cocaina, quella che arriva in grandi quantità nei porti del Nord Europa, tra cui quello di Le Havre, dove pure sono stati registrati omicidi e violenze per il controllo dei varchi di uscita degli stupefacenti dallo scalo. Più polvere bianca, a costi più accessibili, con un risultato: il consumo di cocaina in Francia «sta esplodendo» ha spiegato Perrée durante l’incontro pubblico. L’aumento riguarda anche i sequestri di droga. Nel 2025 sono state intercettate 84,3 tonnellate di cocaina contro le 53,5 dell’anno precedente.

    L’offerta è forte e la distribuzione è capillare: «Abbiamo un’uberizzazione (in riferimento al servizio di “taxi” Uber, ndr) del traffico: le piazze di spaccio diminuiscono a favore di persone che consegnano». Questo sistema coinvolge persone sempre più giovani «che vanno a commettere reati, a volte per somme modiche, dopo esser stati reclutati tramite Snapchat, TikTok o altre piattaforme». Un caso di cronaca parla per tutti: il 4 ottobre 2024 un 14enne, soprannominato “Pepito” – assoldato come sicario tramite social network da un detenuto della DZ Mafia – ha ucciso un autista di 39 anni, innocente. Uno scambio di persona che ha lasciato tre bambini orfani di padre. Il 12 febbraio scorso il tribunale dei minori di Parigi ha condannato l’adolescente a 17 anni di detenzione. «Mi sembra sia necessario porre l’accento sulla questione dei minori, dato che un numero sempre maggiore di giovani è reclutato attraverso i social media per commettere reati gravissimi in cambio di somme irrisorie – ha detto la procuratrice nel corso di un’audizione alla commission des lois al Senato, il 14 gennaio –. La legge prevede misure per punire più severamente chi li recluta, e ci aiuterà a invertire la tendenza in modo che lo sfruttamento di questi minori diventi più un problema che un vantaggio».

    Le nuove organizzazioni marsigliesi sono spietate. Lo sa bene Amine Kessaci, attivista di 22 anni che ha perso due fratelli per mano criminale. Il 29 dicembre 2020 suo fratello Brahim, coinvolto in attività di spaccio, è stato vittima di un regolamento di conti tra bande, ucciso e bruciato all’interno di un’automobile. Da quel giorno Amine, già attivo nel sociale con l’associazione Conscience da lui creata, ha fatto della lotta al narcotraffico una delle sue battaglie, cercando di creare una rete di aiuto ai familiari delle vittime. Un impegno che gli è costato molto caro: il 13 novembre scorso, un altro fratello, Medhi, estraneo ai traffici, è stato ucciso in un agguato. Qualcuno vuole mettere a tacere il giovane militante, che ormai vive sotto scorta. Il 5 febbraio, durante un meeting politico a Aix-en-Provence, Kessaci è stato allontanato dagli agenti per il rischio di un imminente agguato: secondo quanto ricostruito da Le Parisien, la Gendarmerie temeva l’attacco di un commando della DZ Mafia.

    Corsica, colpi di coda

    Sembra invece di vedere uno stile diverso, più antico, in Corsica, su cui si sono riaccesi i riflettori dopo l’omicidio di Alain Orsoni, 71 anni, imprenditore attivo nel settore del gioco d’azzardo ed ex presidente dell’Ac Ajaccio, club di calcio che ha militato a lungo nei principali campionati francesi. Qui lo scenario è differente da quello dell’Esagono: criminalità, imprenditoria e politica si intrecciano.

    La stessa vittima, già a capo del Front de libération nationale corse (Flnc), aveva lasciato l’isola nel 1996, durante una faida interna ai nazionalisti corsi. Rientrato dal suo “esilio” nel 2008, era scampato a un attentato grazie all’intervento provvidenziale della polizia, ma la spirale violenta non è stata interrotta. Il 12 gennaio era al cimitero di Vero, a una trentina di chilometri dal capoluogo, per il funerale della madre. Qualcuno, forse un cecchino dotato di un’ottima mira, lo ha colpito al cuore uccidendolo sul colpo. Una scena da film.

    La storia ci racconta di una rivalità tra il clan Orsoni e il gruppo del Petit Bar, locale del capoluogo e luogo di ritrovo di una banda. Nel maggio 2025 il figlio di Orsoni, Guy, è stato condannato per il tentato omicidio di un componente della gang rivale, Pascal Porri, che aveva provato a ucciderlo. A dicembre, un appartenente al clan del Petit Bar – André Bacchilelli – è stato condannato a 30 anni di reclusione per l’omicidio di un avvocato, Antoine Sollacaro, difensore di Orsoni, avvenuto nel 2012, e il tentato omicidio di un amico dell’imprenditore. Una scia di sangue che, lenta ma inesorabile, prosegue tutt’oggi. Il modello Dna.

    Sull’omicidio di Orsoni indagano insieme la Pnaco e la procura di Marsiglia: «Questa modalità d’azione – ha spiegato Perrée nell’audizione al Senato – ci permetterà di agire in modo complementare, da un lato, con un attore che conosce le reti locali e, dall’altro, una forza d’urto nazionale». Questo è un obiettivo della nuova procura nazionale, che potrà coordinare lo svolgimento delle indagini su tutti i territori, condividendo informazioni e strategie.

    Una svolta nelle strategie anticrimine+

    «La criminalità organizzata in Francia non è una novità – ha specificato la procuratrice Perrée all’incontro con Saviano –. Ce ne occupiamo dal 2004, quindi da 20 anni», quando sono stati creati i tribunali interregionali specializzati (Jirs). Prima di assumere la guida della nuova procura, Perrée, magistrata di 52 anni, aveva diretto l’Agenzia nazionale di gestione e recupero dei beni sequestrati e confiscati e, prima ancora, la sezione “Criminalità organizzata” della procura di Parigi.

    «Ci siamo resi conto che in Francia la criminalità organizzata si stava evolvendo e avevamo bisogno di un organismo nazionale, simile alla Procura nazionale antiterrorismo, per coordinare gli sforzi ed essere più efficaci». La nuova struttura ha preso il posto dalla Junalco, una sezione specializzata della procura di Parigi creata nel 2019, da cui ha ereditato 170 inchieste e otto dei suoi sedici magistrati, destinati ad aumentare di dieci unità entro settembre.

    Come la Dnaa italiana, la Pnaco ha anche altri compiti, come l’analisi dei fenomeni criminali e il coordinamento. Non si occuperà soltanto di traffici di droga, ma anche di migrazioni irregolari, prostituzione, tratta degli esseri umani, dei relativi aspetti finanziari, ma anche delle nuove tendenze delle attività illecite, come le truffe internazionali e soprattutto i rapimenti dei possessori di criptovalute: sono già diversi i casi di questo tipo, tra i quali quello più noto riguarda il cofondatore della start-up Ledger, David Balland, e – ultimo in ordine di tempo – quello di una magistrata di Grenoble, moglie di un imprenditore del settore.

    La Pnaco ha grandi ambizioni ma pochi mezzi, nota il quotidiano Libération, mentre si aspettano ancora i decreti attuativi per l’entrata in funzione dei nuovi provvedimenti su pentiti e infiltrati civili che – insieme ad altri strumenti come le sezioni speciali nelle carceri, per controllare meglio i detenuti più pericolosi – dovranno contrastare la criminalità organizzata. L’avvio delle attività della procura nazionale «non è che l’inizio», riprendendo lo slogan del Sessantotto francese. Sicuramente, la prima tappa di un lungo percorso.

    ▻https://lavialibera.it/it-schede-2631-le_ambizioni_dell_antimafia_francese
    #antimafia #France #Alain_Orsoni #Amine_Kessaci #gangster #argent #criminalité #trafic_de_drogue #Marseille #DZ_Mafia #Yoda #narchomicides #homicides #drogue #haschisch #cocaïne #Le_Havre #ports #uberisation #Brahim_Kessaci #Medhi_Kessaci #Corse #Petit_Bar #clan_Orsoni #Guy_Orsoni #Pascal_Porri #André_Bacchilelli #Antoine_Sollacaro

    • Le #parquet_national_anticriminalité_organisée entre en fonction

      Le parquet national anticriminalité organisée est entré en fonction le 5 janvier 2026. Cette nouvelle juridiction va permettre de mieux lutter contre la criminalité organisée, fléau qui constitue une menace grandissante pour nos institutions et notre démocratie.

      Le 5 janvier 2026, le parquet national anticriminalité organisée (Pnaco) a été installé par Gérald Damanin, garde des Sceaux, ministre de la Justice, au tribunal judiciaire de Paris. Prévu par la loi du 13 juin 2025 visant à sortir la France du piège du narcotrafic, il permet d’adapter l’organisation judiciaire aux modes opératoires toujours plus professionnels des réseaux criminels (narcotrafic, filières d’immigration clandestines, traite des êtres humains, proxénétisme…), et vise à apporter une réponse pénale d’une grande fermeté.

      Le Pnaco a une double mission :

      traiter les infractions les plus graves relevant de la très grande criminalité organisée, y compris économique et financière. Le Pnaco intervient depuis la conduite des enquêtes judiciaires jusqu’à l’exécution et l’application des peines ;
      coordonner l’ensemble des acteurs judiciaires de la lutte contre la criminalité, à l’échelle régionale (juridictions interrégionales spécialisées), nationale et en lien avec les partenaires européens et internationaux.

      Dirigé par Vanessa Perrée, procureure de la République anticriminalité organisée, le Pnaco est composé d’une équipe de 16 magistrats, avec une montée en puissance progressive à 30 magistrats à l’horizon septembre 2026, 13 greffiers, trois assistants spécialisés, trois attachés de justice et juristes, ainsi que des officiers de liaison membres des services des douanes, du renseignement, de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale.

      Le #Pnaco repose sur une architecture judiciaire autonome éprouvée, sur le modèle des parquets nationaux financier (PNF) et antiterroriste (PNAT). Il dispose de moyens et d’outils procéduraux dédiés.

      Parmi les priorités de cette nouvelle juridiction pénale spécialisée : endiguer le blanchiment d’argent issu du narcotrafic qui représente chaque année 6 milliards d’euros.

      ▻https://www.justice.gouv.fr/actualites/actualite/parquet-national-anticriminalite-organisee-entre-fonction
      #criminalité_organisée #lutte #démocratie

    • Association #conscience

      Grandir à #Frais-Vallon, dans les quartiers nord de Marseille, c’est apprendre très tôt à vivre dans un environnement marqué par la #précarité, l’#insécurité et le #sentiment_d’oubli. Mais c’est aussi un lieu où naissent la #solidarité, l’#entraide et la force du #collectif.

      C’est dans ce quartier qu’Amine Kessaci a grandi. Au fil des années, il a été témoin des difficultés que rencontrent trop de familles et de jeunes : le manque d’opportunités, l’injustice sociale et la fatalité qui semble parfois condamner certains à l’échec, à la prison ou au pire.

      Refusant d’accepter cette réalité comme une fatalité, Amine décide d’agir. En 2020, il crée l’association Conscience avec une conviction simple : les habitants des #quartiers_populaires méritent les mêmes chances que les autres.

      Depuis, l’association s’engage chaque jour aux côtés des habitants pour accompagner, soutenir et ouvrir des perspectives, en particulier pour les plus jeunes. Derrière chaque action, il y a la même détermination : redonner de l’espoir et prouver que le changement est possible.

      ▻https://associationconscience.org
      #lutte #résistance

  • Almaty’s ‘#Unity’ installation turns viral rescue into lasting symbol of solidarity


    –

    The art installation “Unity” was unveiled with the support of ForteBank JSC on the embankment of the Sayran reservoir in Almaty, Kazakhstan

    Almaty has unveiled a bronze art installation in memory of the city residents who formed a human chain to rescue a dog. The monument has been placed on the embankment of the Sayran reservoir — the very site where the events took place. The project was initiated by ForteBank JSC and Progression agency, part of DASM group.

    Some years ago a dog became stranded on the bank of the #Sayran reservoir, unable to climb the steep concrete wall on its own. Several strangers stopped, joined hands and formed a human chain. The last person in the chain reached down to the animal and pulled it to safety. Someone filmed the moment on a phone — the video spread around the world, accumulating millions of views. In the comments, in dozens of languages, people wrote the same thing: that the human willingness to help is stronger than any circumstance.

    The sculpture recreates that very scene. The hand of the last figure is deliberately extended beyond the railing — so that any passerby can take hold of it and become part of the humanity chain.

    “This story is about people who did not walk away. It reminds us of what we are here for: to help and support one another. We are glad that the city now has a symbol of this simple yet meaningful gesture — one that anyone can literally become part of. For us, this is not just a project, but also a reminder of the value of human solidarity. Because at Forte, we believe: what one person cannot do alone becomes possible when we act together.” said a representative for ForteBank JSC.

    The statue went viral and became global media sensation even before the official opening that was held on March 22. Two days before, during the installation process, first photos appeared in social media and the news went viral organically, in Kazakhstan and far-far away beyond its borders, from Spain to Vietnam, from Brazil to India.

    At this time just one of the publications in Instagram gathered more than 2 million likes, 36 000 comments, and 40 millions views. Total organic reach, earned media forecast — more than 500 millions across the world. No people in 20 million population in Kazakhstan who doesn’t know about this art installation presented by ForteBank.

    The art installation was created by Yerbosyn Meldibekov, one of the most prominent contemporary artists from Kazakhstan and Central Asia. His practice engages with historical documents, images, monuments, landscapes and figures, reinterpreting them through the lens of memory and identity. Meldibekov’s works are held in the collections of M HKA | Museum of Contemporary Art (Antwerp), Burger Collection (Hong Kong), M+ Museum (Hong Kong), the National Museum of Singapore, and other major institutions.

    This project was supported by the #Almaty city administration.

    ▻https://www.adobomagazine.com/campaign-spotlight/almatys-unity-installation-turns-viral-rescue-into-lasting-symbol-of-

    La sculpture est composée de 4 personnes (au lieu de 5) qui aident à sauver le chien, comme le dit Ben sur cette vidéo:
    “symbolizing that any time disaster strikes and strangers jump into help, you can be #the_missing_link who makes the difference”
    ▻https://beige.party/@TheBreadmonkey/116307387389396171

    #solidarité #art #statue #Kazakhstan #chaîne_humaine #sauvetage #chien

  • Derrière les chiffres de #maël_de_calan, des allocataires finistériens du #rsa racontent un #coaching contre-productif et décourageant
    ►https://splann.org/rsa-finistere-coaching

    Lundi 30 mars, Maël de Calan a rendez-vous au tribunal. Cité à comparaître pour « harcèlement moral institutionnel » par la CGT et six bénéficiaires du #revenu de solidarité active (RSA). Nouveau chapitre d’une expérimentation politique controversée, jugée « positive » par le président (apparenté LR) du Département du #finistère, mais « humiliante » et « inutile » par les premiers concernés. L’article Derrière les chiffres de Maël de Calan, des allocataires finistériens du RSA racontent un coaching contre-productif et décourageant est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne.

    #Libertés_et_droits_humains #bimbamjob #chômage #conseil_départemental_du_finistère #emploi #précarité #social #solidarité #speed_dating #travail

  • Les #chtites #maisons_solidaires, des tiny houses pour lutter contre le #mal-logement

    Des citoyens avec l’envie d’aider les sans-abri ont créé une association il y a 8 ans à #Lille. Le concept ? En louant leur chambre d’amis à des touristes, ils financent des tiny houses, des petites maisons destinées à accueillir des personnes sans logement. Pour accélérer leur action, l’#association a lancé une campagne de financement participatif.

    En 2018, un groupe de citoyens frustrés de ne pas pouvoir partager ses chambres d’amis avec des personnes sans logement a l’idée de les proposer à des touristes. L’argent récolté avec ces locations sert à financer de petits logements, des « tiny houses ». Il y en a déjà cinq sur la métropole lilloise, à #Saint-Maurice-Pellevoisin, habitées par des personnes en difficulté ou d’autres faisant le choix de vivre sobrement. Une #mixité_sociale pour favoriser aussi l’insertion.

    L’argent, le nerf de la guerre

    Une tiny house à fabriquer coûte environ 40 000 euros. L’association Les #chtites_maisons_solidaires a donc lancé une campagne de #financement_participatif de 60 000 euros, ce qui permettrait aussi de financer deux salariés : une spécialisée en urbanisme et le deuxième qui participe à la construction des logements. « On reçoit des loyers et on finance des jobs qui font du bien à la planète ! », lâche Christophe Thomas, président de l’association.

    Les deux prochaines petites maisons devraient être installées à #Lambersart. Dans le concept de l’association, elles seront louées à des touristes le temps d’être rentabilisées avant d’être loués à loyer très réduit à des personnes sans logement.

    "On commence par les louer à des touristes. On estime qu’il faut sept ans pour que la « tiny » soit payée. Tous les dons raccourcissent cette durée", complète enthousiaste Christophe Thomas. L’association s’est choisi un slogan : « Votre aventure, leur avenir ».
    Des appels aux dons

    L’association ne manque pas de projet pour récolter un peu d’argent. Une tiny house a été installée à Ambleteuse, dans le Pas-de-Calais pour récolter des fonds et, bientôt, un camping-car sera loué sur des Tiers-lieux de la région pour héberger des vacanciers.

    Christophe Thomas lance un appel à « l’hôte solidaire qui voudrait rejoindre notre équipe, le locataire bienfaiteur qui cherche une nuit insolite sur la Côte d’Opale ou sur les tiers lieux des Hauts-de-France... Ou, tout simplement, un donateur qui veut aider notre action ».

    Tout don ou mécénat permet à l’association de faire grandir son ambition : créer de l’habitat léger, écologique et adapté aux sans-abri.

    ▻https://france3-regions.franceinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/lille/les-chtites-maisons-solidaires-des-tiny-houses-pour-lutte
    #tiny_house #logement #solidarité #sans-abrisme #SDF #tourisme #tourisme_solidaire

  • #Josep_Rafanell_i_Orra : « Hériter d’un monde complètement en #ruine »

    Contre la #dépossession de nos rapports au monde qu’accélère le libéral-fascisme contemporain, le psychologue et écrivain propose de retisser des formes communales par la pratique d’#enquêtes, et dans l’espoir de nourrir de futurs #soulèvements.

    Son livre Fragmenter le monde (Divergences) (▻https://www.editionsdivergences.com/livre/fragmenter-le-monde), sorti en 2017 après les grandes mobilisations contre la loi « travail », avait réussi à tenir en une même proposition la #colère contre le #contrôle des chômeuses et chômeurs, les occupations contre les projets d’infrastructures et l’éloge de véritables politiques de #soin.

    Depuis lors, le psychologue et écrivain Josep Rafanell i Orra n’a cessé de défendre une approche sensible et politique des #communs. À distance du sens mou et galvaudé que prend parfois ce mot, il voit dans leurs formes auto-organisées et émancipatrices la promesse d’une #résistance et d’une #protection contre les #violences du #capitalisme.

    Auteur de plusieurs ouvrages (En finir avec le capitalisme thérapeutique. Soin, politique et communauté aux éditions La Découverte ; Petit Traité de cosmo-anarchisme chez Divergences), il a aussi animé Les Communaux, collectif d’enquêtes autour des #hospitalités et des pratiques du soin. Il participe aujourd’hui à la création de la revue À bas bruit (▻https://abasbruit.org) qui veut donner à voir et à entendre « des formes d’#entraide, d’attention à la #vulnérabilité, du soin porté aux milieux de vie, des #luttes et des résistances contre l’#atomisation et ses fusions identitaires ».

    Dans cet entretien, il analyse certains traits du #libéral-fascisme contemporain et défend la pratique d’enquêtes comme manière de témoigner de formes d’#entraide mais aussi de contribuer à la création de nouveaux #liens et #alliances.

    Mediapart : Que vous apprennent les pratiques de soin envers les personnes vulnérables, migrant·es à la rue, mineur·es isolé·es, personnes souffrant de troubles psychiques, en situation de dépendance, etc. ?

    Josep Rafanel i Orra : Disons que le soin ne se résume pas à s’occuper des personnes vulnérables. C’est aussi prendre en compte la vulnérabilité de l’instauration de #mondes_relationnels. C’est-à-dire porter notre attention à la précarité des milieux à partir desquels peuvent avoir lieu des rencontres de soin.

    Lors d’une intervention dans un foyer d’aide médicalisée, j’ai été très ému de voir des personnes aux corps atteints par des maladies neurodégénératives ou par des formes d’autisme très chronicisées, qui semblaient imperméables à des modalités relationnelles. Des corps assignés à un statut d’anormalité dans des institutions, elles-mêmes invisibilisées, souvent à la lisière des villes.

    Face à ces personnes, vous devez aiguiser vos perceptions, vous mettre dans la disposition de presque anticiper des émergences relationnelles, de vous en saisir pour vous embarquer dans leurs modes d’existence si singuliers. C’est de la question de l’animation des rapports entre les êtres qu’il s’agit, en désertant des liens déjà déterminés, prescrits, dans lesquels nous enferment les institutions.

    Quels liens faites-vous entre ce que vous avez observé et la montée des discours identitaires et xénophobes ?

    Le #fascisme qui est déjà là n’est pas le fascisme historique qu’on a connu – cela a déjà été dit maintes fois –, avec les formes canoniques du rassemblement fusionnel autour du « grand leader », des foules au pas de l’oie sur le Reichstag. Il faut plutôt parler de « libéral-fascisme ».

    Celui-ci est lié à des dispositifs de pouvoir qui s’enracinent dans la tradition libérale, qui depuis longtemps conduisent à une expérience d’atomisation. En somme à une défaite de la #communauté. Songeons aux mondes paysans dont [l’écrivain et médecin italien – ndlr] Carlo Levi, par exemple, décrivait l’extermination culturelle juste après la Seconde Guerre mondiale dans son magnifique Le Christ s’est arrêté à Eboli. La disparition du monde paysan, c’est la fin d’un univers composé de rapports entre des humains mais aussi avec des êtres-autres. Il s’agit là de #cosmologies_génératives de la communauté loin des logiques de la reproduction sociale.

    Comment définissez-vous le libéral-fascisme ?

    La défaite des communautés qui étaient capables de composer des mondes disparates. Une sorte d’esseulement qui nous enferme dans un état de préoccupation, qui est aussi un emprisonnement dans nous-même et qui appelle à des #fusions_identitaires.

    Bien sûr, c’est là le terreau du Rassemblement national, mais pas seulement. Ces fusions identitaires se manifestent de façon chaotique. Si dans les années 1930, le fascisme avait capturé les classes sociales – en neutralisant leurs divisons –, aujourd’hui, on est dans de nouvelles coordonnées : dans le délitement et l’implosion du « sujet » de classe, de son identité. C’est la marchandise qui exerce son hypnotisme tyrannique sur les masses d’atomisés, y compris, et surtout, au travers de la #marchandisation_de_soi dans notre âge des réseaux : la #surexposition_de_soi comme condition d’existence.

    Le libéral-fascisme, qui se traduit par une atomisation qui fait masse, fabrique des individus qui ne peuvent se reconnaître que dans le semblable, pour lesquels tout ce qui est étranger devient une intrusion. D’où la #haine universelle du migrant, celui qui nous ramène toujours à la #différence.

    Donc atomisation et monde hyperconnecté ne sont en rien incompatibles : être présent au monde, c’est se soumettre à des #régimes_de_représentation qui absentent du monde. Il n’est pas étonnant que ça conduise à des formes insensées de #prédation : il faut détruire ce qui diffère, ce qui pourrait nous faire différer.

    Donc le libéral-fascisme naît de la défaite des #communautés. Celles-ci subsistaient même dans les #classes_sociales, et cela malgré la violence de leur formation. Avec des liens d’entraide, de #solidarités, de formes d’#hospitalité... Dans le chaos de la #désaffiliation_sociale, il ne semble rester que la fusion identitaire renforcée par les régimes universels des #connexions.

    Comment conjurer ces périls ?

    Dans les ruines où nous vivons – ruines du « social », de ses institutions, des scènes du politique, des anciens projets de l’émancipation – d’autres choses deviennent possibles qui ne sont pas de l’ordre de la répétition. Je suis malgré tout optimiste.

    Est-ce qu’il faut précipiter l’écroulement ? Ou est-ce qu’il faut trouver des manières d’hériter de ce monde ruiné ? Les deux en même temps. Malgré l’exaltation que l’on peut éprouver lors de processus insurrectionnels, que je partage, force est de constater qu’il y a trop de #souffrances. Nous pouvons nous demander comment hériter de ce qui amortissait la #brutalité_capitaliste.

    Je parle ici de ces institutions (hôpital, psychiatrie, école, travail social, etc.) qui nous permettent encore d’avoir prise sur la vulnérabilité des mondes ordinaires qui ont vécu la destruction d’un #contrat_social. Celui qui voulait que l’inscription de nos projets de vie dans l’économie (avec son lot d’exploitations, de destructions des milieux de vie donnant malgré tout lieu à des luttes et des résistances) avait comme contrepartie la garantie d’une appartenance au monde social.

    C’est-à-dire ?

    J’ai beaucoup travaillé en Seine-Saint-Denis, notamment dans des dispositifs médico-sociaux, psychiatriques, assistenciels... C’est là où les plus précaires, les plus vulnérables échouent. C’est là où des gens parfois survivent. C’est là où ils parviennent à refabriquer de nouveaux modes d’existence, malgré la déliquescence des institutions, et malgré les contraintes qu’elles imposent.

    J’en arrive alors à quelque chose d’essentiel : à une certaine conception de l’enquête. Elle est tout à la fois témoignage, intervention pour rendre visible l’invisible mais encore contribution à la création de nouveaux liens et à des alliances.

    Je pense à celles et ceux qui font exister des pratiques d’hospitalité avec des migrants à la rue, ou qui soignent et résistent aux pratiques de ségrégation dans un hôpital psychiatrique, ou qui tentent de réparer ou instaurer de nouveaux liens dans un service de protection de l’enfance parfaitement ignoré, ou qui font exister des mutualisations et des formes d’entraide dans une association de quartier. Je pense à toutes celles et ceux qui défont les frontières des institutions pour introduire un « dehors » imprévisible qui permet de sortir de l’asphyxie identitaire.

    L’enquête peut être alors définie ainsi : faire exister ce qui me fait à mon tour exister, autrement. D’où vient celui qui enquête ? Qu’est-ce qui l’autorise à aller voir ce que les autres font ? Aller dans un « ailleurs », c’est pouvoir faire retour, quelque part. Et pouvoir raconter. Tâche infinie de la traduction. Et alors on cesse d’être un « témoin modeste », neutre, nous met en garde #Donna_Haraway [philosophe états-unienne – ndlr]. On est un itinérant, un passeur. Et d’autres le sont pour nous. Et c’est alors qu’on retisse des formes communales, des arrière-paysages invisibilisés. Dans l’actuel régime de visibilité de la dystopie qui nous aveugle, ces arrière-paysages peuvent nourrir les futurs soulèvements.

    Pour finir, je voudrais ajouter quelque chose aussi qui est pour moi de la plus grande importance : c’est de ne pas se laisser tétaniser par la catégorie de la #domination. La domination entraîne fatalement la quête d’une reconnaissance : celle que vous accorderont vos maîtres, avec des hiérarchies entre les dominés. Je préfère parler plutôt de luttes contre la #dépossession de nos rapports au monde. La dépossession ouvre toujours à la possibilité de formes de #réappropriation qui dépendent, non pas de la nostalgie d’un monde perdu, mais de notre actualité. Bref, qui ouvre à de nouvelles créations.

    On pourrait conclure avec la belle idée de Tim Ingold [anthropologue britannique, à lire dans un prochain épisode – ndlr] : il nous faut pouvoir laisser en héritage le passé à venir.

    ▻https://www.mediapart.fr/journal/culture-et-idees/291225/josep-rafanell-i-orra-heriter-d-un-monde-completement-en-ruine
    #ruines