• #halloween : Elle frappe des enfants venus sonner à sa porte
    http://www.lessentiel.lu/fr/news/europe/story/elle-frappe-des-enfants-venus-sonner-a-sa-porte-21814348

    Ayant eu « très peur » en ouvrant sa porte à des enfants déguisés le soir d’Halloween, une femme de 33 ans a battu des garçons de 7 et 9 ans, en Suisse. Le plus âgé a été blessé.


    Après les faits, le plus âgé des garçons a dû être conduit à hôpital. Il n’a été que superficiellement blessé. (photo : Marco Zangger)

    Dimanche, peu après 18 h 30, trois enfants de 9 et deux fois 7 ans faisaient leur tournée d’Halloween à Saint-Gall, en Suisse. Lorsqu’ils ont sonné à la porte d’un appartement, la résidente de 33 ans qui leur a ouvert a eu, selon ses propres termes, « très peur ». En conséquence, elle est devenue violente avec un des garçons de 7 ans et celui de 9 ans.

    Dans un communiqué, la police saint-galloise a expliqué que les enfants ont réussi à s’enfuir. Une fois prévenus, leurs parents ont alors appelé la police. Après les faits, le plus âgé des garçons a dû être conduit à hôpital. Il n’a été que superficiellement blessé.

    La police cantonale de Saint-Gall a ouvert une enquête et a entrepris dans la soirée un travail de recherche de preuves. Les investigations se poursuivent sous la direction du ministère public du canton. La femme de 33 ans sera inculpée pour les faits.

    #halloween #horreur #résistance #publicité #pub #sorcières 

  • Je découvre via SABATON (groupe de power metal suédois dont les paroles sont principalement inspirées des guerres qui ont marqué l’histoire.) l’histoire des « #Sorcières de la nuit » un régiment soviétique de bombardiers de nuit lors de la seconde guère mondiale, exclusivement féminin.

    SABATON – Night witches https://www.youtube.com/watch?v=5YPo8zDkvy4

    En voulant en savoir plus, je me suis rendu compte que ça avait été déjà signalé par @antonin1 ici https://seenthis.net/messages/802852 et ici https://seenthis.net/messages/665710#message665904 par @simplicissimus sur la publication « #Pionnières du ciel » par @touti

    Un documentaire est en préparation https://www.imdb.com/title/tt3728882

  • Dauphins !

    SCI Galeano

    https://lavoiedujaguar.net/Dauphins

    Mai 2021.

    Ce fut un moment dramatique. Acculée entre des bouts de cordages et le bastingage, la petite bestiole menaçait l’équipage de sa lance tout en observant du coin de l’œil la mer déchaînée où elle était à l’affût d’un kraken, de l’espèce « kraken escarabujos » — spécialisé dans la consommation de scarabées. Alors, l’intrépide passager clandestin, n’écoutant que son courage, leva ses multiples bras au ciel et sa voix rugit, couvrant le bruit des vagues cognant contre la coque de La Montagne :

    Ich bin der Stahlkäfer, der Größte, der Beste ! Beachtung ! Hör auf meine Worte ! (Je suis le scarabée d’acier, le plus grand, le meilleur. Attention ! Écoutez mes paroles !)

    L’équipage s’arrêta net. Pas parce qu’un insecte schizophrène les avait défiés avec un cure-dent et un couvercle en plastique. Ni parce qu’il leur parlait en allemand. C’était parce qu’entendre leur langue maternelle, après des années à n’entendre que l’espagnol tropical de la côte, les avait transportés dans leur patrie comme par un étrange enchantement.

    Gabriela dira plus tard que l’allemand de la petite bestiole était plus proche de celui d’un migrant iranien que du Faust de Goethe. Le capitaine défendit le passager clandestin, affirmant que son allemand était parfaitement compréhensible. Et, comme là où commande capitaine, Gabriela ne gouverne pas, Ete et Carl ont approuvé, et Edwin, même s’il n’avait compris que le mot « cumbia », était d’accord. Donc ce que je vous raconte, c’est la version de la bestiole traduite de l’allemand (...)

    #zapatistes #traversée #voilier #Durito #passager_clandestin #sorcière

  • La crise de la vérité

    Johannes Vogele

    https://lavoiedujaguar.net/La-crise-de-la-verite

    http://www.palim-psao.fr/2021/04/la-crise-de-la-verite-par-johannes-vogele.html#_ftnref3

    L’action ne se passe nulle part, c’est-à-dire dans le monde réel. L’année 2020 n’a pas seulement été celle de la redécouverte de la pandémie, mais aussi un grand festival de théories du complot, dans toutes leurs diversités et sensibilités. Non pas que ces formes d’interprétation de la réalité soient nouvelles ; elles s’inscrivent dans une longue histoire, ont certainement une préhistoire et sans doute de l’avenir.

    À une époque où l’idée même de vérité est déjà bien abîmée, où les explications, les promesses et autres prévisions de la part des « sources autorisées » ont du plomb dans l’aile et où l’idée de l’avenir est devenue une question de croyance, le marché aux récits « alternatifs » est devenu florissant. Puisque la vérité sortant de la bouche des politiques, des économistes et des scientifiques a perdu le statut de la parole de l’oracle, il s’agit de chercher ailleurs et, surprise, l’offre dépasse tous les espoirs. De l’autre côté, l’on s’offusque : la démocratie, la science sont attaquées et comme un seul homme, nous devons les protéger à nos corps défendant. La critique si nécessaire de freedom and democracy, de l’idéologie et de la pratique dominantes, éveille aujourd’hui le soupçon de conspiration contre la sécurité de l’État et de la société. Et nous voilà enfermé·e·s à nouveau dans la binarité caractérisant toute la modernité capitaliste : démocratie ou dictature, Bien ou Mal, les Lumières ou l’obscurité. Ce texte tente de comprendre sur quel terrain commun ces ennemi·e·s juré·e·s se placent et si une critique dialectique peut — sinon en finir tout de suite — au moins déstabiliser des formes de pensée se croyant indépassables. (...)

    #crise #vérité #complotisme #conspiration #mystification #capitalisme #racisme #antisémitisme #sorcières #pogroms #Thomas_Mann #QAnon

  • « Rappelle-toi toujours pour t’accompagner du chant des vieilles #sorcières ». Art et féminisme – CONTRETEMPS
    https://www.contretemps.eu/art-feminisme-france-amerique-latine-anticolonialisme

    L’#art est une arme de combat #féministe est un recueil de neuf articles, issus de deux ans de rencontres scientifiques organisées par des équipes de l’Université de Rouen et celle du Havre autour de l’engagement politique et artistique des #femmes en Amérique Latine et en France. L’ouvrage propose ainsi une série d’études historiques, sociologiques, littéraires, sur des groupes féministes et des artistes de France, d’Argentine, du Honduras et du Salvador. L’approche y est pluridisciplinaire, et la question de l’engagement des femmes dans leurs créations et leurs pratiques artistiques est abordée depuis la danse, la poésie, le cinéma, la dramaturgie, et les arts visuels, après avoir été introduite au préalable par le contexte socio-politique des aires étudiées.

  • « Relic », le film d’horreur qui bouleverse le cliché de la vieille femme monstrueuse
    http://www.slate.fr/story/195827/relic-film-horreur-cliche-vieille-femme-monstrueuse-cinema

    Le personnage de la vielle femme qui perd la tête est un tel cliché dans les films d’horreur qu’il a droit à son propre sous-genre : la hagsploitation (en anglais, hag signifie littéralement vieille peau ou vieille sorcière). Cette niche a souvent pour protagonistes des anciennes reines de beauté ou stars de cinéma déchues, rongées par le temps et la rancœur. Elles rejoignent souvent l’archétype de la psycho-biddy, ou la vieille bique psychopathe, dont l’exemple précurseur reste sans doute le personnage de Norma Desmond dans Boulevard du crépuscule (1950) : une ancienne star du muet qui vit désormais recluse, et se révèle de plus en plus dérangée.

    Mais la hagsploitation démarre véritablement une décennie plus tard, avec Qu’est-il arrivé à Baby Jane ?. Sorti en 1962, ce film culte met en scène Joan Crawford et Bette Davis en sœurs vieillissantes qui se détestent. Baby Jane (Bette Davis) est une ancienne enfant-star, qui a ensuite été surpassée par la popularité de sa sœur Blanche (Joan Crawford), également actrice. Lorsque Blanche perd l’usage de ses jambes, Jane la séquestre et se met à la maltraiter. Le film est célèbre pour avoir exacerbé la rivalité légendaire entre les deux actrices (relatée dans la minisérie Feud de Ryan Murphy), mais a aussi relancé la carrière sur le déclin de Davis et Crawford, qui avaient 54 et 56 ans au moment du tournage, ce qui à l’époque était considéré comme âgé à Hollywood.

    #femmes #misogynie #male-gaze #domination #stéréotype #haine #recluses #mégères #sorcière #pouvoir

  • « Houria Bouteldja #sorcière, ça arrange tout le monde » : interview de la fondatrice du Parti des #indigènes de la République - Ehko
    https://ehko.info/houria-bouteldja-sorciere-ca-arrange-tout-le-monde-interview-de-la-fondatrice

    Nous sommes devenus radioactifs car la résistance du champ politique blanc est à l’œuvre et ne s’est jamais arrêtée d’agir. Le système immunitaire blanc comme j’aime à l’appeler a mobilisé toutes ses défenses pour sauver les structures de sa #domination. Et la gauche n’est pas en reste. Il a fallu 15 ans pour nous isoler totalement, ce qui est quasiment un hommage que ces forces nous rendent car cela aurait pu être plus rapide. Il suffisait de nous acheter ou coopter, ce que personne n’a réussi à faire. Comme nous étions intègres, la seule solution devenait l’isolement par la radioactivité.

    Notre fréquentation devenait un coût à payer pour nos alliés. Et c’est ce qui s’est passé. Cela ne s’est pas fait sans complicité indigènes bien sûr mais ça c’est très banal. Depuis cette annonce, nous recevons des tonnes d’hommages et de témoignages de reconnaissance. Beaucoup se disent « orphelins », « sonnés ».

  • #Backlash : l’inévitable retour de bâton – Egalitaria
    https://egalitaria.fr/2020/03/23/backlash-linevitable-retour-de-baton

    La rhétorique anti-féministe est solidement ancrée ; elle ne varie pas d’une époque à une autre. De tous temps, les #femmes aspirant à l’#égalité ont été accusées de vouloir détruire les hommes, la #famille, l’amour, le sexe, la paix dans le monde (sacré pouvoir qu’on leur confie là). Qu’elles demandent le droit de vote ou le droit de pouvoir avorter, elles ont à chaque fois été accusées de nourrir des velléités de vengeance et de destruction.

    La citation de l’évangéliste américain Pat Robertson, en 1992, est à cet égard devenue culte : « Le #féminisme est un mouvement politique socialiste et anti-famille, qui encourage les femmes à quitter leurs maris, à tuer leurs enfants, à pratiquer la sorcellerie, à détruire le capitalisme et devenir lesbiennes ».

    #sorcières

  • Le chant des accusées : du procès verbal au verbe chanté - Épisode 1 : « Je mourrai innocente » ~ Entre-Temps

    spécialement pour @mona

    C’est le fils de ms copains musiciens.

    #sorcières

    https://entre-temps.net/le-chant-des-accusees-du-proces-verbal-au-verbe-chante-episode-1-je-mou

    Commande de l’Académie du festival d’Aix-en-Provence, Le chant des accusées, cycle de mélodies d’Arthur Lavandier, est composé d’après des archives de procès de femmes jugées en la chambre criminelle du parlement de Paris au XVIIe siècle. Il est l’aboutissement d’une réflexion historienne, textuelle et artistique menée par le compositeur en collaboration avec Aurélien Peter, doctorant en histoire moderne. Pour Entre-Temps, tous deux reviennent sur cette expérience partagée, sur les réflexions et les questionnements qu’elle a suscités chez eux et par rapport à leurs pratiques respectives.

    –—

    Le chant des accusées : du procès verbal au verbe chanté – Épisode 2 : l’écho déformé des paroles féminines ~ Entre-Temps
    https://entre-temps.net/le-chant-des-accusees-du-proces-verbal-au-verbe-chante-episode-2-lecho-

    Le chant des accusées : du procès verbal au verbe chanté – Épisode 2 : l’écho déformé des paroles féminines

  • Sorcières – série de podcasts à écouter – France Culture
    https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/sorcieres

    Avant de devenir un mythe et des personnages phares de la pop culture, les sorcières s’inscrivaient dans la réalité. Dans cette série, retracez les origines de cette figure féminine d’exception.

    #audio #sorcière #femmes

  • Moi, Tituba sorcière de Maryse Condé

    J’ai pensé à ce beau et dur roman hier en regardant le beau film diffusé sur arte Tu crois que la terre est chose morte et notamment le passage sur la pharmacopée marronne
    https://seenthis.net/messages/850517

    « Abena, ma mère, un marin anglais la viola sur le pont du Christ the King un jour de 16** alors qu’il faisait voile vers La Barbade. C’est de cette agression que je suis née... »

    Ainsi commence la roman que Maryse Condé a consacré à Tituba, fille d’esclave, qui fut l’une des sorcières de Salem.

    Comment Tituba acquit une réputation de sorcière à La Barbade, comment elle aima et épousa John Indien, comment ils furent tous deux vendus au pasteur Samuel Parris qui les emmena à Boston puis dans le village de Salem. C’est là, dans cette société puritaine, que l’hystérie collective provoqua la chasse aux sorcières et les procès tristement célèbres de 1692.

    Maryse Condé a choisi de nous parler de Tituba que l’Histoire a oubliée pour ne retenir que les sorcières blanches, celles qui furent pendues et qui inspirèrent Les Sorcières de Salem d’Arthur Miller.

    https://www.babelio.com/livres/Conde-Moi-Tituba-sorciere/32674

  • #Pauline-Moszkowski-Ouargli sur Twitter : "Je ne reviendrai pas sur la « sorcellerie » contemporaine - pratiquée par les féministes - comme un amalgame de pratiques issue d’usages de femmes racisées (le tarot tzigane par exemple) ici, mais plus sur l’idée de la mémoire traumatique. https://t.co/L172YHF7xL" / Twitter
    https://twitter.com/paulinemski/status/1232618810953420805
    Un fil intéressant pour envisager la figure de la #sorcière dans la perspective de la construction d’une #mémoire-traumatique, particulièrement par les #femmes blanches.
    #féminisme

  • Reconquête écoféministe ▲ 𝕾𝖔𝖗𝖈𝖎𝖊̀𝖗𝖊𝖘 : Espace 29 : Free Download, Borrow, and Streaming : Internet Archive
    https://archive.org/details/reconquete-ecofeministe-sorcieres

    https://archive.org/download/reconquete-ecofeministe-sorcieres/Conference_Export.mp3

    Cette soirée est proposée autour de la sorcière comme figure écoféministe, afin de soutenir ces cercles d’empuissancement réhabités autant par les chercheur.se-s, les militant-e-s que par les artistes, pour créer une alliance des causes écologiques et féministes contre le patriarcat, le capitalisme et la mondialisation. Projection de l’entretien de Starhawk réalisé par Camille Ducellier.

    Je n’arrive pas à jouer l’#audio mais #sorcières #écoféminisme #femmes #nature

    • Anne Querrien ⚫️ Camille Ducellier ⚫️ Suzanne Husky ⚫️ Noémie Keren
      Modératrice : Vanessa Desclaux (responsable du Pôle des Attentions du Frac Nouvelle-Aquitaine)
      Curateur : Pierre-Antoine Irasque

      Cette soirée est proposée autour de la sorcière comme figure écoféministe, afin de soutenir ces cercles d’empuissancement réhabités autant par les chercheur.se-s, les militant-e-s que par les artistes, pour créer une alliance des causes écologiques et féministes contre le patriarcat, le capitalisme et la mondialisation. Projection de l’entretien de Starhawk réalisé par Camille Ducellier.

      Noémie Keren proposera à la suite de l’échange une méditation ; « Gestation » est une performance ritualisée d’une durée d’une dizaine de minutes. Par la réalisation d’un tracé immaculé au sol à base de lessive en poudre, il s’agit de renouer avec les enjeux symboliques et spirituels que recèlent les gestes quotidiens d’aseptisation. Cette performance invite les spectateurs à pénétrer les arcanes du lessivable, en se laissant absorber par la concentration et la précision que convoquent les gestes de la performeuse. A cheval entre créature mythologique et prêtresse contemporaine, Noémie Keren fait peu à peu émerger une figure mi-arbre, mi-utérus dans une atmosphère méditative portée par une création sonore induisant un état contemplatif. Au fil du tracé, des éléments de tissu blanc symbolisant des végétaux s’élèvent de manière quasi-imperceptible, simulacre de croissance.

      Anne Querrien
      Sociologue, urbaniste française, et codirectrice de la revue Multitudes, ses recherches portent sur la politique de la ville et du logement social, mais aussi sur l’école comme « espace à libérer », ou encore sur le genre ou la dualité sexuelle. Animatrice entre autres du Mouvement du 22 mars à Nanterre et à Paris en 1968, elle a été secrétaire générale du CERFI (Centre d’Études, de Recherches et de Formation Institutionnelles) créé par Félix Guattari dans les années 1970, où elle se lia d’amitié avec, entre autres, Guy Hocquenghem. Enseignante aux universités Paris 8 et Paris 1, et anciennement à l’université d’Evry, elle est membre de l’AITEC. Elle participe à la rédaction des revues Annales de la recherche urbaine, Chimères et Multitudes. Elle a traduit sous le pseudo « Morbic » Rêver l’obscur. Femmes, magie et politiques de Starhawk à la demande d’Isabelle Stengers et des éditions Les empêcheurs de penser en rond, et a coordonné le dossier de la revue Multitudes sur l’écoféminisme, ainsi qu’auparavant un autre dossier intitulé « Gouines rouges et virago vertes », intermédiaire entre les deux moments.

      Camille Ducellier
      Née en 1985, elle est artiste plasticienne multimédia, vidéaste et auteure française. Camille Ducellier vit et travaille à Paris. Diplômée de l’HEAR Strasbourg et du Le Fresnoy, elle se passionne pour la variété des corps, des genres et des cultures minoritaires. Depuis 2010, elle poursuit un cycle thématique autour de la sorcière engagée dans l’histoire et la réappropriation contemporaine de cette figure, ainsi que dans le féminisme et l’identité de genre. Camille Ducellier se revendique également Sorcière. Si les formes artistiques peuvent varier – documentaire, art interactif, création sonore – , les sorts sont bien toujours les mêmes : rêver l’obscur, dévoiler les corps, relier le politique au spirituel. Elle favorise les rencontres et travaille parfois avec des adolescents. Les sorcières, les corps, l’écoféminisme sont ses sources d’inspiration. Sorcières, mes soeurs (2010), Le Guide du voyageur astral (2015), Reboot me (Prix « web art » 2016), Sorcières Queer et Sorcière Wicca, La lune Noire et Le guide du voyageur astral (2016), Sorcière Queer (2017)... Camille Ducellier est également auteure d’un ouvrage préfacé par Starhawk, Le Guide Pratique du Féminisme Divinatoire (Collection Sorcières des Éditions Cambourakis) en 2018.

      Suzanne Husky
      Artiste franco-américaine qui vit et travaille à Bazas et San Francisco (USA), Galerie Alain Gutharc – Paris. Sa pratique est pluridisciplinaire et va de la conception de jardins, à la céramique en passant par la sculpture et la vidéo. Elle explore des problématiques liées à la relation complexe entre les hommes et la nature. Parfois ce sont les matériaux qu’elle choisit, qui évoquent une histoire du paysage, en lien avec l’exploitation de territoires comme des pots en boue de forage, des faïences en terre locale ou des sculptures en matériaux trouvés. Ses pièces engagent des rencontres et des collaborations variées avec des historiens, habitants et artisans de chaque lieu. Diplômée de l’École des Beaux-Arts de Bordeaux, et en paysagisme horticole du Merritt college à Oakland, Suzanne Husky a également enseigné le paysage à l’ESAD d’Orléans. Formée en art, paysagisme horticole, permaculture et actuellement en herboristerie, l’urgence de réactiver notre lien au végétal et à la terre est au coeur de sa vie et de son art.

      Noémie Keren
      Diplômée de l’École des Beaux-Arts de Bordeaux, elle puise dans divers domaines liés aux pensées alternatives, aux phénomènes irrationnels qu’elle trouve dans l’histoire de l’art, les mythologies, les croyances New Age, les sciences, les langages, les philosophies, les contes... Noémie Keren se positionne en héritière de Starhawk, Jodorowsky et des mouvements écoféministes. Incarnant la sorcière ménagère, ses projets opèrent une saisie du quotidien en interaction avec des dispositifs de ritualisation et de performance. L’exposition se fait ainsi dans un espace qui est encore ou déjà plus un lieu de culte, oscillant entre intérieur et extérieur. La lessive devient matière première afin de réaliser des tracés au sol de grands formats à l’aide d’un entonnoir magique. Engagée dans un combat pour le vivant, le détournement de la lessive toxique se veut une provocation vis-à-vis de gestes quotidiens qui nous semblent anodins. Les plantes ont également une place privilégiée dans sa pratique artistique : objets de collection vivants mais captifs dans la serre et dans nos maisons, il s’agit de s’interroger sur notre relation à ces déracinées. Son travail sur le geste dans le champ de la performance l’amène à explorer la pratique de la calligraphie. En liant le poids des mots et des symboles au rythme calligraphique, il s’agit de donner forme aux sortilèges en conservant une pratique ritualisée.

      Vanessa Desclaux
      Diplômée de Sciences Po Paris (2004) et Goldsmiths, Université de Londres (2005), Vanessa Desclaux est titulaire d’un doctorat en Curating (Goldsmiths, Université de Londres) depuis 2016. Commissaire assistante la Tate Modern de 2006 à 2009, elle a chapeauté de nombreux projets d’expositions et de performances. De 2009 à 2010, elle a été en charge du programme d’expositions du Bloomberg Space à Londres à titre de commissaire d’exposition indépendante. Elle a également été curatrice associée auprès d’Emilie Renard à La Galerie, centre d’art contemporain de Noisy-le-Sec et commissaire d’exposition associée pour l’exposition « Michael Jackson : On The Wall » au Grand Palais en 2018. Elle est aussi professeur d’histoire de l’art à l’école nationale supérieure d’art (ENSA) de Dijon et auteur d’essais sur l’art. Sa nomination comme responsable du Pôle des Attentions du Frac Nouvelle-Aquitaine accompagne le déménagement du Frac dans le nouveau bâtiment de la Méca, conçu par l’architecte danois Bjarke Ingels. Composé d’un plateau d’exposition de 1200 m², de réserves de 900 m² et d’un auditorium, ce nouveau bâtiment accueillera également des résidences et des ateliers techniques de production. Au sein de l’équipe dirigée par Claire Jacquet, Vanessa Desclaux sera en charge de développer une stratégie innovante dans le champ de la médiation et de la programmation culturelle (performances, conférences, projections, etc.).

  • Les #sorcières, haïes, fascinantes
    https://www.franceculture.fr/emissions/concordance-des-temps/les-sorcieres


    Les sorcières toujours fascinantes, toujours fantasmées. Le combat des féministes s’en est emparé avec efficacité, en les instrumentalisant souvent, bien sûr -mais qui ne s’y abandonne, au service des meilleures causes, en puisant à son gré dans le grand magasin de l’Histoire ? La bibliographie ne trompe pas : ces derniers temps, elle s’est beaucoup enrichie, selon des curiosités diverses. Les spécialistes résistent aux anachronismes et aux simplifications, conformément à leur état, et puis, dans un deuxième mouvement comme toujours, ils s’interrogent, sur les évolutions de notre société qui expliquent le regard neuf porté désormais sur les sorcières. Un regard qui nous informe sur notre époque autant que sur l’objet de l’étude. C’est bien dans cet esprit que travaille mon invité, dans la ligne d’une réflexion qui est intrinsèque à notre émission.

  • Savoirs des femmes. Médecine traditionnelle et nature (Maurice, Rodrigues, La Réunion) | Cairn.info
    https://www.cairn.info/revue-les-tribunes-de-la-sante1-2014-3-page-51.htm#

    Les accoucheuses traditionnelles semblent, pour la plupart d’entre elles, avoir possédé de réelles compétences obstétricales et les témoignages tendent à montrer que ces compétences étaient déterminantes pour la réputation d’une personne : une matrone que la rumeur publique désignait comme incapable n’exerçait que peu de temps par manque de sollicitations.

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    Les descriptions faites par les matrones réunionnaises et rodriguaises et par les dayi mauriciennes attestent d’un suivi tant prénatal (palpation, examen, toucher, administration de tisanes, conseils prophylactiques) que post-natal (suivi des suites de couches, bains cicatrisants, soins au nouveau-né), d’une grande disponibilité et d’une profonde conscience professionnelle. De plus, les différents récits d’accouchement mettent en évidence diverses techniques obstétricales particulièrement difficiles à mettre en œuvre, révélatrices d’un niveau de technicité élevé, telles que, par exemple, le fait de faire rentrer le bébé dans le corps de sa mère en cas de mauvaise présentation ou les techniques destinées à retourner l’enfant in utero et à le placer en bonne position dans le bassin de sa mère.

    Dès les débuts de l’expansion du pouvoir de la biomédecine, que l’on peut situer au début du XXe siècle pour La Réunion, aux alentours des années 1940 pour Maurice et de manière plus récente, dans les années 1970, pour Rodrigues, les savoirs féminins ont été critiqués, dévalorisés, taxés de croyances, de superstitions. De nombreux articles de presse du début du siècle, à La Réunion notamment, attribuent (à tort ou à raison) les morts en couches aux seules matrones, qui sont également accusées d’être sales, ignorantes, accusations qui furent aussi, jadis, en Europe, présentes lors de la prise de pouvoir des obstétriciens hommes sur les femmes et leurs savoirs .

    Comme en Europe, la terre des femmes, celle où l’on plantait un arbre à la naissance d’un enfant, celle dans laquelle étaient enterrés les placentas des nouveau-nés, devenait terre des hommes. Mais les femmes n’ont pas, pour autant, abandonné leurs traditions. Habituées, par l’histoire, à être minoritaires et à se battre pour garder leurs savoirs, elles ont appris à les cacher, à se faire discrètes, forme de résistance sans doute, significative d’un conflit interne.

    En effet, quelle que soit l’île concernée, une double attitude apparaît, associée à un double discours.

    #Mascareignes #sorcières #femmes #océan_indien #femmes_médecins #accouchement_à_domicile #care #massage_in_utero #colonialisme #écoféminisme
    #enfantement

    (pour l’avortement, les feuilles d’ananas étaient préconisées)

  • #Robert_Jensen : L’alibi de la compassion : comment les alliés des transgenres esquivent les débats
    https://tradfem.wordpress.com/2020/01/12/lalibi-de-la-compassion-comment-les-allies-des-transgenres-esquiv

    Je ne m’attends pas à ce que tout le monde soit d’accord avec mon analyse du mouvement transgenre ou ma position concernant les politiques publiques qu’il préconise. Mais je pense qu’il est malhonnête de la part de ceux qui ne sont pas d’accord d’esquiver le débat en se disant « plus compatissants », de la même façon qu’il est intellectuellement malhonnête d’essayer de faire dérailler des échanges avec des expressions péjoratives comme « TERF » (féministe radicale exclusive des trans) et qu’il est politiquement lâche d’essayer de réduire les féministes radicales au silence.

    Je ne suis pas en train de demander naïvement « Ne pourrait-on pas tous s’entendre ? » Je suis avide de débattre avec ceux et celles qui opposent à ma position des arguments substantiels. Je suis juste las de me faire dire que poser des questions légitimes à propos d’un phénomène complexe comme le transgenrisme – des questions auxquelles beaucoup de gens progressistes réfléchissent en privé, mais qu’ils et elles craignent de poser dans le climat politique actuel – fait des féministes radicales des personnes mesquines et manquant d’empathie.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2018/11/19/compassion-cover-transgender-allies-dodge-debate
    #féminisme_radical #dysphorie_de_genre #identité_de_genre #compassion_contre-productive #alibi_politique #débat_féministe

    • Robert Jensen - Wikipedia
      https://en.wikipedia.org/wiki/Robert_Jensen

      In early July 2014, MonkeyWrench Books collective cut all ties with Jensen over his article reviewing two feminist books that critiqued transgenderism.[9] These books were Sheila Jeffreys’ Gender Hurts: A Feminist Analysis of the Politics of Transgenderism and Michael Schwalbe’s Manhood Acts: Gender and the Practices of Domination. In the review published by Dissident Voice, Jensen concluded that, “On the surface, transgenderism may seem to be a more revolutionary approach, but radical feminism offers a deeper critique of the domination/subordination dynamic at the heart of patriarchy and a more promising path to liberation”[10] which they felt “contributes to a dangerous culture of transphobia”.[9] In addition, Dexter M. Thomas wrote a rebuttal which was also published by Dissident Voice.[11] Jensen responded by writing a follow-up article which elaborated on his views on the ecological and social implications of what he terms “trans ideology”.[12]

    • Je souligne que dans mes écrits, je n’ai jamais attaqué personne ou exprimé quelque peur ou haine des personnes qui s’identifient comme transgenres. Quand je demande à mes critiques de m’indiquer lequel de mes propos est intolérant, on me répond que le simple fait de poser des questions ou d’émettre des contestations peut être considéré comme une menace envers la légitimité des identités transgenres. Quand je demande en quoi articuler une critique féministe du patriarcat est menaçant, mes amis libéraux tentent souvent de couper court à la conversation par une version ou une autre de la phrase « Tu veux avoir un débat intellectuel, alors que moi j’essaye simplement de faire preuve de compassion envers les transgenres qui se sentent vulnérables. »

      Je suis d’accord, bien sûr, que les personnes vulnérables ne devraient pas être attaquées, mais cette réponse a pour effet d’occulter ma question : pourquoi est-ce qu’un argument formulé en toute bonne foi est étiqueté comme une attaque ? Les propos haineux et irrationnels doivent être rejetés, mais pourquoi l’un des camps d’un débat politique devrait-il être autorisé à déclarer illégitime un argument sérieux, sans y répondre ?

      Quand le mouvement transgenre réclame des politiques publiques qui imposent un coût à d’autres personnes (aux filles et aux femmes, dans le cas des demandes d’accès de transgenres aux structures et activités dédiées au sexe féminin), il doit évidemment exister un espace public où débattre de ces propositions.

      Le patriarcat impose aux gens des normes de genre rigides, répressives et réactionnaires qui n’ont rien à voir avec les catégories du sexe biologique. La résistance féministe radicale au patriarcat défie depuis longtemps ces normes, et l’énergie de cette résistance collective est productive non seulement politiquement, mais aussi sur le plan personnel.

      Je ne prétends pas que toute personne souffrant d’une forme ou une autre de dysphorie de genre peut résoudre cette détresse au moyen d’une analyse politique et d’un travail de mobilisation. Nous ne savons que très peu de choses sur l’étiologie du transgenrisme, et il n’est pas surprenant qu’il n’existe pas de réponse univoque. Mais les féministes radicales que j’ai rencontrées en trente ans de travail militant contre la violence masculine et l’exploitation sexuelle comptent parmi les personnes les plus compatissantes que j’ai connues dans ma vie, des femmes pour lesquelles la lutte pour la justice passe autant par un partage de notre douleur quotidienne que par des principes politiques. Certaines de ces féministes radicales sont aussi parents, et essayent d’élever de façon responsable des enfants qui s’identifient comme transgenres.

      On peut être sensible aux individus qui luttent contre la dysphorie de genre et appuyer leur combat tout en rejetant certaines revendications politiques du mouvement transgenre lorsqu’elles s’avèrent antiféministes.

      #intolérance #anti-féminisme #misogynie

    • Exemple...
      https://twitter.com/Melusine_2/status/1220250052792328192

      Mélusine
      @Melusine_2
      ·
      23 janv.
      Il est aussi mensonger que stupide de parler d’une « colonisation » du féminisme par les militantes trans : c’est à la fois supposer leur étrangéité à la question et au groupe des femmes et affirmer qu’elles y exercent une domination violente, confiscatoire et illégitime.

      L’expression « colonisation » n’est en effet pas acceptable, lancée comme un point Godwin. Mais quand même, on est dans une situation où des personnes « assignées hommes à la naissance » (qui ont un corps d’homme) peuvent exiger intégration dans des collectifs non-mixtes de femmes alors mêmes qu’elles ont une expression de genre masculine, s’habillent comme des hommes (oui, ça arrive, j’en ai déjà deux exemples). L’auto-définition (on est une femme parce qu’on dit être une femme, que ce soit sentiment intime ou mauvaise foi) réduit le genre d’expérience sociale à expérience intime. Je ne vois toujours pas ce que peuvent avoir en partage une lesbienne butch discriminée pour son manque de concordance avec les attentes qu’on a envers elle (expression de genre féminine et sexualité hétéro), qui se sait femme parce qu’on le lui dit et qui bosse depuis dix, vingt, trente ou quarante ans à faire vivre des lieux lesbiens exclusifs, et la personne avec un corps d’homme et une expression masculine, qui donc est perçu partout comme homme cis (avec les privilèges qui vont avec), lui dit qu’il a le même sentiment qu’elle (non, elle ne se sent pas femme, c’est une identité qu’on lui renvoie) et c’est sur cette base plus que fragile qu’il la contraint à accepter son intégration à son espace à elle (avec menaces d’accusations de transphobie, intimidation, etc.). « Colonisation » c’est bête mais il faut entendre cette impression d’être forcée à accueillir des personnes dont l’étrangeté du corps ne manque pas de mettre mal à l’aise des femmes. D’autre part des récits commencent à tourner de lesbiennes qui ressentent des pressions sociales à coucher avec des femmes trans non-opérées dont elles refusent dans un premier temps les sollicitations sexuelles. J’ai lu un de ces récits et c’est un récit de viol. De viol à la « bon, je vais dire oui et je serai débarrassée ». C’est inacceptable.

      Mélusine
      @Melusine_2
      ·
      23 janv.
      L’affirmation est évidement mensongère : où est cette pseudo confiscation et quels en sont les outils ? Où sont les organisations, les revues, les figures médiatiques, les revendications politiques qui témoignent de cette domination ? Elles n’existent pas.

      Jadis le féminisme était basé prioritairement sur l’expérience des femmes. Aujourd’hui quand une féministe (au passage, c’est une Femen pas très intéressante) exprime son malaise devant une menace qu’elle ressent, il est acceptable de lui dire : Ta gueule, tout ça n’est pas assez bien documenté par des féministes académiques. Problème. Ces expériences sont réduites à des « anecdotes » qui non seulement sont insignifiantes politiquement mais aussi humainement puisque ce sont des « privilégiées » qui les vivent (la lesbienne butch de mon exemple précédent, elle est hyper privilégiée) et que c’est un effet collatéral pour aider des personnes qui en ont un criant besoin. (Au passage, personne n’a de criant besoin de mettre sa pine dans une lesbienne, ni dans une femme, ni dans personne.)

      Mélusine
      @Melusine_2
      ·
      23 janv.
      La supposition est une faute féministe : non pas seulement un défaut de solidarité avec d’autres femmes, mais un renoncement politique pour les femmes cis, admettant le genre comme mécanique socialisatrice irrépressible - et donc son caractère définitif, normal et indépassable.

      Là je comprends pas trop, c’est que ça doit être trop intelligent pour moi alors je vais dire que je suis d’accord, hein.

      Mélusine
      @Melusine_2
      Le féminisme n’est pas colonisé, il s’affirme en cohérence avec ses ambitions politiques : non pas élever notre sexe à la dignité du sexe masculin, mais le rendre insignifiant dans la définition de ce que nous sommes et pouvons être.

      Ça c’est le point gender blindness : de toute façon notre ambition c’est d’abolir le genre alors prétendons qu’il est aboli et arrêtons les politiques genrées. Arrêtons le féminisme ?

    • Grosse tempête de merde sur Twitter autour de Marguerite Stern.
      https://twitter.com/Margueritestern/status/1221211787116384256

      Au passage, son

      Alors j’aimerais rappeler ici par écrit, les principes fondateurs de ce mouvement. Rappeler ce que j’ai répété tous les jours à chaque fille présente. Et il me semble que nous étions toutes d’accord.

      est un peu minable, on a l’impression d’une grande cheffe expliquant quoi faire à tout le monde et s’insurgeant quand on reprend un mode d’action dont elle est propriétaire.

      Mais quand même :

      Les TERFs au bûcher

      on en est où, à appeler à l’éradication de certaines féministes comme jadis les #sorcières ?

  • Les pires endroits d’exécutions de Strasbourg (pour commencer la semaine en beauté)

    https://pokaa.fr/2018/05/13/les-pires-endroits-dexecutions-de-strasbourg-pour-finir-le-week-end-en-beaute


    Sur cette gravure on peut voir le « Schandkorb » ou panier de la honte en français. Ainsi que la sortie du fameux égout recouvert de deux planches de bois. Au loin : la tour de l’entrée du canal de la Krutenau / source : DNA

    Le pont des corbeaux

    Ce pont, situé entre la Grande île et le quartier de la place d’Austerlitz, est célèbre surtout pour la partie de l’Ill qu’il enjambe. En effet, à cet endroit au moyen-âge, il y avait le débouché d’un des seuls égouts de la ville, qui charriait un mini cours d’eau fort sympathique composé quasi uniquement de déjections humaines et de matières fécales. Rajoutez à cela que l’abattoir de la ville se trouvait à l’époque juste à côté (c’est aujourd’hui le musée historique de la ville de Strasbourg). Les bouchers y déversaient au même endroit tous les intestins et boyaux des vaches et autres herbivores qu’ils y abattaient. Miam.

    C’est donc dans cette joyeuse soupe qu’on plongeait les condamnés grâce à une sorte de passoire faite d’un filet de grosses cordes. Plus leur crime était grave, plus ils restaient longtemps dans le fleuve. En cas de crime lourd comme l’infanticide, on plongeait puis on sortait le condamné de l’eau à répétition pendant plusieurs heures, jusqu’à ce qu’il se noie dans la rivière… Tout cela sous le regard d’une foule toujours nombreuse devant ce qui était un des grands spectacles de l’époque.

    Le pont du #corbeau est aussi connu pour être le lieu d’assassinat des #sorcières à Strasbourg. Et ce que l’on peut dire, c’est qu’il en fallait peu pour être traité de sorcière. Par exemple, avoir 30 ans et n’être ni mariée ni au couvent pouvait suffire à être la victime d’une accusation de #sorcellerie sans preuves et pouvait amener une femme innocente à finir noyée dans l’Ill. L’histoire raconte que lorsqu’une « sorcière » était condamnée, on la mettait dans un grand sac de toile dont on cousait la fermeture pour l’empêcher de sortir. On jetait ensuite le sac avec la malheureuse à l’intérieur dans l’eau, toujours à la sortie de ce fameux égout. A partir de là, deux options s’offraient à elle :

    1. Si elle parvenait à s’échapper du sac et à nager jusqu’au bord de la rivière, c’était la preuve formelle qu’elle était une vraie #sorcière , donc on la tuait sur le champ sans la laisser reprendre son souffle.
    2. Si la condamnée se noyait dans son sac et coulait à pic, c’était la preuve formelle qu’elle était innocente. Mais ce n’était pas grave car elle était automatiquement sauvée par dieu et avait droit à un aller simple pour le paradis et la vie après la mort.

    Quelle belle logique, vous ne trouvez pas ?

    #égout #histoire #justice

  • Après Weinstein et Trump, c’est Polanski qui se plaint de subir “une chasse aux sorcières” : un summum de l’indécence.


    http://ellesaimentca.com/aucun-homme-na-subi-de-chasse-aux-sorcieres-jamais

    Un an avant #metoo, je faisais partie d’une association dans laquelle eurent lieu de nombreuses violences sexuelles. A cette époque où il était encore si difficile de prendre la parole, une des premières femmes ayant dénoncé les violences d’un membre avait eu l’incroyable courage de cherche de l’aide, notamment en en parlant publiquement. Suite à quoi elle avait été rejointe dans sa dénonciation par une deuxième victime, puis très rapidement une troisième etc.
    Je me rappelle qu’au moment où mes collègues avaient abordé le sujet, l’un d’entre eux avait dit “quand même, c’est bizarre toutes ces plaintes qui sortent d’un coup, j’ai un peu l’impression que maintenant qu’une femme le dénonce, toutes celles qui ont des récriminations en profitent pour s’acharner sur lui ! Il ne faudrait pas que ça tourne en une chasse aux sorcières ”*

    A cette époque, je n’avais pas fait le chemin que j’ai fait aujourd’hui sur le féminisme, et cela ne m’a pas choquée. Mais apparemment — encore une preuve que les oppressions sont instillés insidieusement — ça m’a quand même marquée, puisque lorsque ça a été mon tour de devoir dénoncer un abus sexuel dans le groupe, cette phrase m’est revenue en tête. En conséquence de quoi, au moment où j’ai pris la parole pour dénoncer mon agresseur, je n’ai pas osé rechercher la solidarité d’autres femmes, parce que j’ai eu peur qu’on m’accuse de “faire une chasse aux sorcières” et d’être “manipulatrice/vengeresse/hystérique/[insérer ici tout adjectif permettant d’invalider la colère légitime d’une femme]”.

    Depuis, chaque fois que j’ai vu ressurgir l’expression “chasse aux sorcières”, ce fut suite à des dénonciations de violences sexuelles.
    Et puis un jour, ça m’a frappée :
    Mais mais MAIS … d’où les HOMMES se font passer pour les sorcières ?

    #domination_masculine #révisionnisme #inversion_patriarcale #déni #cynisme #sorcières #femmes #violences_sexuelles #appropriation_culturelle #victimisation_des_agresseurs

    • #femmes #féminisme

      S’il vous plaît
      Soyez comme le duvet
      Soyez comme la plume d’oie
      Des oreillers d’autrefois
      J’aimerais
      Ne pas être portefaix
      S’il vous plaît
      Faites-vous léger
      Moi je ne peux plus bouger
      Je vous ai porté vivant
      Je vous ai porté enfant
      Dieu comme vous étiez lourd
      Pesant votre poids d’amour
      Je vous ai porté encore
      A l’heure de votre mort
      Je vous ai porté des fleurs
      Vous ai morcelé mon coeur
      Quand vous jouiez à la guerre
      Moi je gardais la maison
      J’ai usé de mes prières
      Les barreaux de vos prisons
      Quand vous mouriez sous les bombes
      Je vous cherchais en hurlant
      Me voilà comme une tombe
      Et tout le malheur dedans
      Ce n’est que moi
      C’est elle ou moi
      Celle qui parle
      Ou qui se tait
      Celle qui pleure
      Ou qui est gaie
      C’est Jeanne d’Arc
      Ou bien Margot
      Fille de vague
      Ou de ruisseau
      C’est mon coeur
      Ou bien le leur
      Et c’est la soeur
      Ou l’inconnue
      Celle qui n’est
      Jamais venue
      Celle qui est
      Venue trop tard
      Fille de rêve
      Ou de hasard
      Et c’est ma mère
      Ou la vôtre
      Une sorcière
      Comme les autres
      Il vous faut
      Être comme le ruisseau
      Comme l’eau claire de l’étang
      Qui reflète et qui attend
      S’il vous plaît
      Regardez-moi je suis vraie
      Je vous prie
      Ne m’inventez pas
      Vous l’avez tant fait déjà
      Vous m’avez aimée servante
      M’avez voulue ignorante
      Forte vous me combattiez
      Faible vous me méprisiez
      Vous m’avez aimée putain
      Et couverte de satin
      Vous m’avez faite statue
      Et toujours je me suis tue
      Quand j’étais vieille et trop laide
      Vous me jetiez au rebut
      Vous me refusiez votre aide
      Quand je ne vous servais plus
      Quand j’étais belle et soumise
      Vous m’adoriez à genoux
      Me voilà comme une église
      Toute la honte dessous
      Ce n’est que moi
      C’est elle ou moi
      Celle qui aime
      Ou n’aime pas
      Celle qui règne
      Ou qui se bat
      C’est Joséphine
      Ou la Dupont
      Fille de nacre
      Ou de coton
      C’est mon coeur
      Ou bien le leur
      Celle qui attend
      Sur le port
      Celle des monuments
      Aux morts
      Celle qui danse
      Et qui en meurt
      Fille bitume
      Ou fille fleur
      Et c’est ma mère
      Ou la vôtre
      Une sorcière
      Comme les autres
      S’il vous plaît
      Soyez comme je vous ai
      Vous ai rêvé depuis longtemps
      Libre et fort comme le vent
      Libre aussi
      Regardez je suis ainsi
      Apprenez-moi n’ayez pas peur
      Pour moi je vous sais par coeur
      J’étais celle qui attend
      Mais je peux marcher devant
      J’étais la bûche et le feu
      L’incendie aussi je peux
      J’étais la déesse mère
      Mais je n’étais que poussière
      J’étais le sol sous vos pas
      Et je ne le savais pas
      Mais un jour la terre s’ouvre
      Et le volcan n’en peut plus
      Le sol se rompt
      On découvre des richesses inconnues
      La mer à son tour divague
      De violence inemployée
      Me voilà comme une vague
      Vous ne serez pas noyé
      Ce n’est que moi
      C’est elle ou moi
      Et c’est l’ancêtre
      Ou c’est l’enfant
      Celle qui cède
      Ou se défend
      C’est Gabrielle
      Ou bien Aïcha
      Fille d’amour
      Ou de combat
      C’est mon coeur
      Ou bien le leur
      Celle qui est
      Dans son printemps
      Celle que personne
      N’attend
      Et c’est la moche
      Ou c’est la belle
      Fille de brume
      Ou de plein ciel
      Et c’est ma mère
      Ou la vôtre
      Une sorcière
      Comme les autres
      S’il vous plaît
      Faites-vous léger
      Moi je ne peux plus bouger

      ping @sinehebdo

  • Map of Scots women accused of witchcraft published for first time - The Scotsman

    https://www.scotsman.com/heritage/map-of-scots-women-accused-of-witchcraft-published-for-first-time-1-500981

    A map that tracks more than 3,000 Scots women who were accused of being witches in the 16th and 17th Century has been published for the first time.

    The interactive document has been created by data experts at the University of Edinburgh.

    It builds on the university’s breakthrough work on the Scottish Witchcraft Survey which brought to life the persecution of women during the period, with many burned at the stake or drowned.

    #cartographie #écosse #sorcières cc @mona