• ‘Men are everywhere’: #Svetlana_Alexievich to launch publishing house for women writers — The Calvert Journal

    https://www.calvertjournal.com/articles/show/11559/svetlana-alexievich-to-launch-a-new-publishing-house-for-women-write

    Belarusian Nobel Laureate Svetlana Alexievich is opening a new publishing house exclusively dedicated to printing female authors.

    Speaking to the Belarusian newspaper Nasha Niva, Alexievich said that she hopes this will address the disproportionate ratio of published works by male to female writers.

    “Men are everywhere, and very few works of women get published,” she said.

    Alexievich, who came up with the idea half a year ago, said she hopes this will “affect the confidence of women writers and their desire to write.”

    The publishing house will open in a few months, with titles from Belarusian authors Eva Veznavets and Tatyana Skorkina to be among the first to be published.

    #trop_d'hommes_trop_visibles et #bonne_nouvelle !

  • Nous toutes...

    Moi femme et journaliste de terrain
    Par Emma Audrey – Derrière la caméra

    Merci à Emma pour ce terrible et courageux témoignage. Enormes pensées pour toutes les femmes photographes avec qui j’ai échangé ces dernières années. Et toutes les autres que je ne connais pas.
    Énormes regrets aussi quand aux nombreux « chouettes » collegues qui ne se mouillent pas, qui ne comprennent pas ou, pire, qui refusent de voir tant l’agressivité et l’attaque sont considérés comme des qualités professionnelles. J’ai finalement, tristement, fait le choix de ne plus m’organiser avec eux.
    #Sororité vitale.

    http://emma-audrey.fr/moi-femme-et-journaliste-de-terrain

    Quand on écrit ce genre de billet, c’est toujours un peu le cœur serré car on est tellement conditionnées à ne pas exprimer ces choses là. Et c’est aussi du domaine de la thérapie. Détailler des événements traumatisants, revient à les revivre. Et quand on a été traumatisée par des violences de ce type, c’est rare qu’on veuille revenir dessus. Dans mon cas, je commence à peine à me relever des agressions subies, mais le chemin de la guérison est long.

    #sexisme #machisme #predation_sexuée

  • Bonne(s) vacance(s) à toutes et à tous ! - Quelques nouvelles, prochaines étapes- #Douance #hpi #hqi #zèbre #précoce #précocité #surdoué #surdouement #surefficient #hautpotentiel #gifted #Scolarité #Triplées #sororité #fratrie #Dys #dyslexie #dysorthographie #dyspraxie #dysgraphie #troublesdys #Handicap #Tdah #tda #adhd #zappeur #hyperactif #atypisme #troublesdapprentissages #neurodiversité
    https://www.c-nous.net/le-zinc/article/bonne-s-vacance-s-a-toutes-et-a-tous

    C’est officiel depuis 2 jours, nous sommes en vacances ! Des milliers d’écoliers, collégiens et lycéens de l’hexagone et d’outre-mer peuvent enfin souffler. Une pause estivale bien méritée, en particulier lorsque l’année scolaire a été éprouvante, pour les enfants, les ados fragilisés par des situations compliquées, des besoins spécifiques plus ou moins pris en charge. Et pour nous, l’année s’achève en demi-teinte. Les #Triplées passent en classe supérieure. Mais dans un contexte bien difficile à plus d’un (...) #Douance , hpi, hqi, précoce, précocité, zèbre, surdoué, surdouement, surefficient, hautpotentiel, gifted

    , Scolarité

    , Triplées

    , sororité, fratrie, #Dys (...)

    #hpi #hqi #précoce #précocité #zèbre #surdoué #surdouement #surefficient #hautpotentiel #gifted #Scolarité #sororité #fratrie #dyslexie #dysorthographie #dyspraxie #dysgraphie #troublesdys #Handicap #Tdah #tda #adhd #zappeur #hyperactif #troublesdapprentissages #atypisme #neurodiversité #_Le_zinc

  • Bonne RentRRée !! - un nouveau départ ?- #Scolarité #Triplées #sororité #fratrie
    https://www.c-nous.net/le-zinc/article/bonne-rentrree

    Voilà, deux journées de rentrée échelonnée dans les écoles, collèges, lycées.... C’est officiel, les grandes vacances sont finies. Alors pour la souhaiter la plus douce possible, la moins compliquée possible, la plus optimiste et prometteuse possible, deux des triplettes du blog vous ont fait un petit dessin qui raconte une petite histoire (les 2 « R » ont un rôle dans le déroulé). Je vous la laisse deviner, comme le dit une certaine chanson... :-) Et en attendant, une très bonne rentrée à toutes et (...) Scolarité

    , #Triplées

    , sororité, fratrie

    / Le zinc

    #Scolarité #sororité #fratrie #_Le_zinc

  • A Nous toutes ! Récit subjectif d’une marche historique
    par Coralie Miller | Le Club de Mediapart

    https://blogs.mediapart.fr/coralie-miller/blog/281119/nous-toutes-recit-subjectif-dune-marche-historique

    On s’y attendait, à ce que cette marche soit historique. On l’espérait en tout cas. Et voilà que je l’ai sous les yeux. Des dizaines de milliers de personnes. Même si une large majorité est féminine, je n’avais jamais vu autant d’hommes à un rassemblement en faveur des femmes...

    Très beau compte-rendu, qui m’ôte les mots de la bouche.
    <3 <3 <3

    #NousToutes #23novembre #sororité #fierté

  • L’espérance de vie, la longévité, quelques transhumanistes et des #grand-mères – Anthropogoniques
    https://anthropogoniques.com/2019/11/16/lesperance-de-vie-la-longevite-quelques-transhumanistes-et-des-gra

    Mais au-delà de la comptabilité des ressources, on constate que les enfants ont des chances de survie fortement améliorées lorsque leur grand-mère, particulièrement leur grand-mère maternelle, est présente à proximité. On le retrouve dans toutes sortes de cultures, d’ailleurs. La grand-mère aide à l’acquisition des ressources, à l’éducation, au soin, et permet à sa fille d’avoir elle-même plus d’enfants.

    Une étude récente a d’ailleurs montré que si la grand-mère maternelle habite dans un foyer différent de ses petits enfants, le nombre d’enfants survivants diminue en fonction de l’éloignement des deux foyers (6). Plus la grand-mère habite loin, moins on a d’enfants survivants. Une autre montre une limite à l’efficacité des grand-mères. En l’absence de médecine moderne, cette limite semble être de l’ordre de 75 ans. Au-delà, et toujours en moyenne, il semble que les grand-mères ne soient plus capables d’apporter d’aide déterminante (7).

    Il y aurait encore énormément à dire sur cette « hypothèse de la grand-mère »

    • L’hypothèse du grand-père est-t’elle alors la dégradation des chances de survie des enfants ?

      Sinon je me demande comment on peu dire que c’est un bienfait qu’une grand-mère maternelle « permet à sa fille d’avoir elle-même plus d’enfants ». Avoir plus d’enfants c’est avoir moins de salaire, moins de retraite, plus de vulnérabilité à la violence masculine (au SMIC tu divorce pas) pour les femmes. On sais aussi que plus les femmes ont d’enfants plus elles sont exposées à la pauvreté. Du coup prendre la survie des enfants et le nombre d’enfants par femmes comme critère d’amélioration des conditions de vie c’est très androcentré et aussi nataliste.

      Cette étude me parle plutot de l’exploitation du travail des femmes jusqu’à l’os, même une fois à la retraite elles travaillent encore gratuitement pour leurs filles et ceci afin de palier aux carences des pères qui ne participe pas aux tâches domestiques, ne font que des demi-journées de travail payé le double pendant que leur femmes en font des doubles payé la moitié. Du coup l’hypothèse de la grand-mère profite aux hommes et aux enfants mais pas aux femmes qui sont exploités en tant que mères et en tant que grand-mères.

      #domesticité #exploitation #travail #femmes #natalisme #servitude #sororité

  • #Estelle_Meyer - POUR TOUTES MES SŒURS
    « Nous sommes la moitié de l’humanité »
    https://www.youtube.com/watch?v=eLjFTHDP6lE


    #femmes #musique #féminisme #chanson #sororité

    ping @sinehebdo : à ajouter à cette playlist initiée par @mad_meg ?
    https://seenthis.net/messages/392880

    Estelle Meyer... découverte au chouette Festival Lynceus de Binic, où j’ai été invitée pour donner une conférence sur « frontières et migrations » :


    https://lynceusfestival.com

  • « Vous avez relevé notre tête ! » | Mathilde Blézat
    https://pantherepremiere.org/texte/%E2%80%89vous-avez-releve-notre-tete%E2%80%89%E2%80%89

    En 1880, la langue des signes est interdite en France, renforçant, entre autres, l’isolement des femmes Sourdes. En 1912, l’une d’elles crée un journal pour servir de « messagère » à ses paires. Immersion dans ces pages, où se lisent l’écho de vies oubliées – et la constitution d’une sororité. Source : Panthère Première

  • Ladybird, la compagnie de poids lourds ghanéenne 100% féminine et féministe | Connaissances des énergies
    https://www.connaissancedesenergies.org/afp/ladybird-la-compagnie-de-poids-lourds-ghaneenne-100-feminin

    Tous les regards se tournent vers Abigail Asumadu-Amoah lorsqu’elle slalome entre les nids-de-poule des routes ghanéennes, au volant de son énorme camion-citerne. Mais elle garde les yeux rivés sur la route.

    Cette mère de famille de 44 ans fait partie des 21 conductrices de poids lourds de Ladybird Logistics, la « première compagnie de transport au monde à n’employer que que des femmes », de la directrice générale à la mécanicienne.

    « Conduire avec assurance, mais toujours avec prudence », telle est la devise d’Abigail Asumadu-Amoah.

    Elle et ses collègues transportent à chaque fois 47.000 litres d’essence vers les mines d’or du Ghana, un pays d’Afrique de l’Ouest de près de 240.000 km2, soit pratiquement la superficie du Royaume-Uni, l’ancienne puissance coloniale.

  • Féminisme dans le journalisme, l’heure est venue.

    « À la #sororité des femmes journalistes ! », les femmes journalistes ont trinqué ensemble samedi 13 avril. Un réconfort mérité, après une journée de discussion et de travail à la Cité des Sciences et de l’Industrie. Ces États généraux des femmes journalistes, premiers du genre, ont rassemblé près de 350 participantes.


    https://radioparleur.net/2019/04/16/etats-generaux-journalistes-prenons-la-une
    #féminisme #journalisme #presse #médias #femmes_journalistes

  • La Yegros Ft. Soom T - Tenemos Voz (Official Video)
    https://www.youtube.com/watch?v=pM-DCpu59Gs

    Dernier clip féministe de La Yegros (https://seenthis.net/messages/766899) avec Soom T
    Et très joli réal, avec toute l’animation en peinture image par image. Aucune idée s’ils l’ont vraiment fait physiquement comme ça, ou par ordi, mais sur le même principe.

    "Tenemos voz y condición
    De mujeres libres sin opresión
    Caricias suaves para el amor
    Dulces palabras, también perdón
    Pero no quieras opacar
    Las alegrías con maldad
    Vas a gritar y vas a llorar
    Toda la vida en soledad

    Fuera de aquí con tu maldad
    Yo no te creo no cambiaras
    Fuera de aquí, no vuelvas mas
    Ya somos libres y somos mas

    Somos millones,
    Somos la voz de la que ya no habla
    Soom T en la casa
    No calla, no calla

    So my child, get to the bottom of the test and know why we are divine
    The woman going to get right out of the mess, I’ll get up in a soul that she found inside
    So we ran fast like a bullet in the air and we are gonna gerra gerra up this night
    A warrior rise in the middle of a life and know what make you divine.

    Tenemos voz y condición
    De mujeres plenas con decisión
    Vamos nadando en la intuición
    Y perdonando cuando hay amor

    Pero no quieras opacar
    Las alegrías con maldad
    Vas a gritar y vas a llorar
    Toda la vida en soledad

    Vos yo, somos el aliento que ahulla en las sombras
    Vos yo, somos el aliento que ahulla, que ahulla X2

    I can’t be silent in the face of injustice in this life
    I can’t stand by in the midst of a poor sister’s suffering cries
    For many brave sisters who are not divided must unite in the fight
    Come now lady listen, I see your eyes glisten under the sunlight

    #femmes #sororité #louve #force
    @mad_meg jme dis que ça peut te plaire

  • Putain les meufs, on a fait un sacré bon boulot | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/174372/journee-internationale-droits-femmes-egalites-genre-huit-mars

    En réussissant à déborder de la case du 8 mars, à porter le sujet dans l’actualité, on a déjà fait un truc énorme. Il suffit de voir le nombre de personnes qu’on a exaspérées pour s’en rendre compte, de les voir se recroqueviller pour tenter de protéger leurs privilèges, pour nous dire qu’on va trop loin, trop vite, que ça suffit, qu’à cause de nous les hommes ont peur et qu’ils sont perdus, qu’on est folles, hystériques, dangereuses, qu’on fait sécession dans la société, qu’on fracture notre belle France gauloise et unie.

    #8mars #8mars2019 #sororité

  • Atelier Mégèrisme
    Il faudrait des fêtes de l’IVG, fêtes du divorces, fêtes de la ménopause, fêtes du célibat, fête des nullipare, fête du départ des enfants du foyer... Et certainement d’autres dont j’ai pas encore l’idée. En voyant encore une fois que l’IVG est un droit sans cesse contesté grâce @nepthys
    https://seenthis.net/messages/764126

    Je me dit qu’il est urgent de faire des rituels sociaux de valorisation des étapes de la vie des femmes qui ne sont pas dévoué au pénis et à son agrément. Par exemple on pourrait faire des gâteaux d’IVG avec plus de bougies à souffler et plus de cadeaux à recevoir au fur et à mesure du nombre d’avortements réussis. On pourrait offrir un remonte-couille toulousain à l’éjaculateur importun et lui lancer des confettis blancs pour symboliser son incontinence séminale.

    La ménopause party c’est pour se réjouir d’être débarrassé de la fécondité et d’avoir survécu jusque là dans ce monde hostile. Fêter l’entrée des femmes dans le bel age des cheveux gris et se transmettre les conseils et experience sur la ménopause.

    Pour la fête des menstruations, il y a des rituels patriarcaux, la plus part du temps totalement horribles (nouveaux interdits, giffles, mise en quarantaine, violences sexuelles...). Quand je parle de fête des menstruations j’imagine plutot une vrai fete, pas une malédiction sur nos têtes. Par exemple quand plusieurs femmes cohabitantes sont synchronisées ca peut etre l’occasion de célébrations. On pourrais manger et boire des trucs rouges et faire de l’art menstruel entre ami·es en portant des couronnes d’hibiscus.

    Les fêtes de divorce ca permettrais de rassemblé ses proches dans un moment difficile. Ca pourrait se présenté comme un enterrement gaie, en violet couleur du féminisme qui va très bien pour un deuil joyeux et célébration d’une nouvelle liberté et d’un nouveau cycle de vie.

    #mégèrisme #féminisme

    • Sympas l’anniversaire de règles @aude_v et ton resto avec ta fille @monolecte Merci pour vos super pratiques festives et vos témoignages. Je croi que lors de mes premières règles j’ai eu un petit cours sur les protections périodiques et une visite chez le gyneco de ma mère. C’était pas très festif mais ca aurais pu être pire.

      Pour les règles ca peu se fêter à chaque cycle. Quant mes règles arrivent j’ai ce truc de vouloir manger des rognons ou du foie sanguinolent. J’en fait en général un rêve la veille de mes règles ce qui est pratique pour penser à prendre des tampons. J’interprète ca comme l’expression d’une carence en fer ou magnésium mais je suis pas connaisseuse en diététique. @touti m’avais conseillé le houmous avec le boulgour complet, mais j’ai pas encore fait de rêve de houmous ni de boulgour. J’imaginerais bien une belle tranche de foie de veau au vinaigre de framboise comme rituel menstruel, mais c’est pas une idée végétarienne alors je l’ai pas proposé.

      Sinon en version numérique il y a la blogueuse de Volubilis qui fait un poste « There will be blood » à chaque cycle
      par exemple voici les célébrations de ses menstruations de 2018
      https://volublog.blogspot.com/2018/10/there-will-be-blood-2018.html

      C’est quand même cool une fête qu’on peu faire chaque mois, je vais chercher ma voie de menstru-festation avant ma méno-party-pause.


      Merci aussi @rastapopoulos :) un magazine je ne pense pas car c’est trop de trucs administratifs et de coordination de groupe pour moi. mais il y a des chances que j’en fasse un livre un jour. Je me sert déjà souvent des recherches et idées taguées #mégèrisme sur @seenthis pour faire ma rubrique « Mégèrisme » dans la revue HEY ! mais pour le moment je suis plutot orienté sur une histoire des femmes mauvaises (gang de femmes, syndicat d’empoisonneuses, mangeuses d’hommes, bonnes tueuses de maitres et maitresses...), et je suis pas encore passé à la phase « fiche pratique » mais ça va venir.

    • En ce qui concerne les fêtes de divorce : en subissant à l’occasion les klaxons des cortèges de mariage, j’ai souvent pensé : « ils feront moins de bruit pour leur divorce » !

    • @aude_v oui quand je pensait à pire pour le rituel des premières règles c’était une allusion à cette gifle.

      Pour mon refus de manger du foie, c’est comme lorsque je ne succombe pas à un achat pulsionnel pour des raisons politiques. Comme je ne suis pas très mesurée d’une manière générale, c’est comme pour la cigarette, soit je fume comme une cheminée, soit j’arrête de fumer totalement, mais je peu pas fumer modérément. Le houmous me permet d’épargner facilement des vies en ayant l’apport en fer dont j’ai besoin, pas grave si mon inconscient ne fait pas le lien et me fait encore rêver de sang. Si j’en rêve c’est sympas c’est comme si j’en mangeait encore mais sans piquer de reins à personne. L’idée que ca traduise une carence instinctive me semble quant même un peu biaisé, à mon avis c’est plutot que je pense souvent à la viande vu que je m’en prive alors que j’aime bien. Il y a plus de chances que ça soit ma mémoire qui fixe mes fantasmes de rognons sanglants rétrospectivement au moment où je saigne.

      Pour la revue, j’avais bien sur ton témoignage sur l’An 02 en mémoire en écrivant ma réponse.

      @vazi le mariage m’évoque aussi avant tout le divorce. Avec les mariages il y a aussi souvent ces « enterrements de vie de garçon » qu’on décline maintenant en « enterrements de vie de fille » pour donner un aspect égalitaire à cette tradition proxénète. Au XXIeme siècle on pourrais dire « fête pré-nuptial », car « enterrement de vie de » ça renvoie à « la fête des mecs bourrés qui vont chopper en groupe la syphilis avant de la refiler à leurs chères compagnes le lendemain soir ».

      @monolecte c’est vrai que le sketch de Amy Schumer est assez d’à propos. Pour une fête de l’invisibilité, on pourrais s’offrir des poules qui ont finis leurs mues (ça leur ferais des tas de foyers plutot que d’en faire des bouts de viande) et aller se balader partout en gangs avec nos pitpulls puisqu’on est invisibles.

    • Le veuvage peut-être aussi l’occasion de faire la fête. La voisine de ma mère vivait un cauchemar, sans violences physiques mais des interdits en tout genre, elle voyait leurs enfants en cachette. Depuis que son salaud de mari est mort brutalement, elle vit une vie qui mérite d’être vécue.

      Et pour ma mère, même si mon père n’était pas à ce point, ma mère n’était pas libre de faire ce qu’elle voulait. Elle a eu du chagrin quand il est mort mais elle qui rêvait de voyage, a pu, à partir de ce moment, voyager dans le monde au moins une fois par an tant qu’elle était valide :)

    • Ma grand-mère paternelle aussi a vécu un calvaire avec son mari alcoolique et violent. Elle a été peinarde deux ans quand il est parti avec une copine mais il est revenu. Ma grand-mère ne voulait pas divorcer parce qu’elle avait peur pour sa réputation. Mort prématurément (je n’ai pas de souvenir de lui, je l’ai à peine connu) ça a été une délivrance mais elle a quand même porté le deuil par convenance.

    • C’est une idée sympas @rastapopoulos , mais j’avoue avoir trop de travail en ce moment pour faire une rubrique supplémentaire.

      Pour la fête des veuves joyeuses c’est bien un programme de mégères mais ca me semble un peu identique à une fête du célibat ou poste divorce. De plus ça me semble moins indispensable qu’une fête de l’IVG. Personne ne remet en cause le « droit » des femmes à êtres veuves (sauf si elles ont aidés le destin).

      Pour l’IVG il y avait le tag #Je_vais_bien_merci que tu avais signalé en 2011 @monolecte qui est dans cette esprit
      https://seenthis.net/messages/15234

      Dans l’idée de déplacé la responsabilité des femmes vers les hommes, je pensait à offrir du bromure de potassium aux fécondateurs inconséquents. Mais le bromure à beaucoup d’effets secondaires pas cool et semble plutot être un sédatif et un dépressif qu’un anti-andro-libido. Sur femme actuelle il y a une liste d’aliments pour faire baisser la libido.
      https://www.femmeactuelle.fr/amour/sexo/aliments-anaphrodisiaques-baisser-libido-42857

      Le houblon : cette plante grimpante présente notamment dans la bière est anti- androgène, c’est-à-dire qu’elle diminue les effets de la testostérone, l’hormone de la libido par excellence (surtout chez les hommes).

      Le houblon, ca tombe bien il y a déjà une bière de mégères !
      La Jester King Mad Meg Farmhouse Provision Ale, Belgian Strong Ale héhé


      https://www.beercartel.com.au/jester-king-mad-meg-farmhouse-provision-ale
      Elle est beaucoup trop chère par contre $36.50 les 750ml je suis pas prête de la gouter. Il faudrait plutot brasser la bière soi-même pendant la fête. Je note de faire des étiquettes avec des infos sur la contraception masculine et des appels aux hommes à contrôler leur fécondité comme doit le faire tout adulte qui se respecte.

    • On peut fêter l’ablation des seins ou revendiquer son état de guerrière ? Le cancer du sein (1 femme sur 8, pensez à faire la mammo régulière les copines !) est un tabou (les autres cancers aussi ceci dit) mais la médecine, à l’heure des modifications d’un brin d’ADN n’a pas prévu autre chose pour les seins que la boucherie. L’autre jour, il y avait une soirée féministe et nous étions plusieurs sur scène pour tout autre chose. J’avoue que j’étais un peu bourrée et comme j’avais trop chaud, je me suis mise en topless pour prendre la parole en même temps que je révélais ma cicatrice. Les spectateurices étaient surprises mais je comptais sur la bienveillante #sororité du lieu. Il n’y a que la responsable de l’action sur scène qui a dut croire que j’étais une femen et m’a fait des reproches idiots, j’étais choquée mais à postériori ça m’a bien fait rire.

    • Si tu veux tuer ton chien, affirme qu’il a la rage.

      Par exemple :
      « le moment où l‘on cesse d‘être des bouts de viande pour les bitards »
      Comme quoi des femmes (et en plus féministes) peuvent être plus imbéciles que la caricature de la caricature du beauf moyen.

  • Quand l’anti-féminisme débarque de France pour donner des leçons en Argentine | Marie Bardet
    http://www.contretemps.eu/anti-feminisme-france-argentine

    Je lis l’intervention de Catherine Millet, invitée à donner la conférence d’ouverture du Festival International de Littérature de la ville de Buenos Aires la semaine dernière, dans un auditorium du MALBA (Museo de Artes Latinoamericano de Buenos Aires) plein à craquer, selon l’article qui retranscrit la conférence. Source : Contretemps

  • Violences sexuelles : UNE VOLONTE DE NE PAS CONDAMNER – Le blog de Christine Delphy
    https://christinedelphy.wordpress.com/2018/07/23/violences-sexuelles-une-volonte-de-ne-pas-condamner

    A la rigueur, condamner un violeur multirécidiviste comme celui de la Sambre, parce que là, il y a vraiment trop de victimes. Mais condamner les violeurs incestueux, les violeurs conjugaux, etc., pas question. Finalement, ils ne trouvent pas ça si grave – il y a un fossé effarant entre la lettre du Code pénal et la réalité des condamnations. Seulement 1% de condamnations en Cour d’assise, ça montre bien qu’il y a une mauvaise volonté judiciaire absolue. 80% d’affaires classées sans suite – quand on voit les raisons de ces classements sans suite, on voit bien qu’il y a une volonté de ne pas suivre.

    Ce sont les enfants, et surtout les filles, qui sont de loin les principales victimes des violences sexuelles : on parle de 93 000 viols subis par les filles, il y a beaucoup plus de filles que de femmes qui sont violées. Et quand on parle de 81% de viols avant 18 ans, c’est 51% avant 11 ans et 21% avant 6 ans ! Et 50% ont lieu dans la famille. Ça, on en parle très peu : en ce qui concerne les violences sexuelles sur enfants, la famille, c’est le lieu le plus dangereux. Il n’y a pas de campagnes là-dessus, c’est comme si ça n’existait pas. Et de toute façon, les enfants appartiennent à leur famille, donc les parents auraient le droit de leur faire ce qu’ils veulent. Et il y a le cas des personnes très vulnérables, qui sont oubliées et presque jamais citées : les femmes handicapées subissent énormément de violences sexuelles, et pas seulement les plus jeunes, de même que les femmes qui présentent des troubles liés à l’autisme. Les derniers chiffres qui sont sortis pour les violences sexuelles sur ces femmes, c’est 90%. Toutes les formes de handicap mental sont concernées, toutes les femmes qui présentent des troubles développementaux tels qu’elles n’ont pas la capacité de comprendre ce qui se passe ni de pouvoir s’opposer – ce sont elles qui vont être agressées en priorité. Et ce qu’on ne dit pas suffisamment, c’est que le fait d’avoir subi des violences dans la petite enfance est un facteur extrêmement important de subir d’autres violences plus tard. Du fait de leur impact traumatique gravissime, du fait qu’elles sont souvent isolées, pas protégées, ces femmes vont subir de nouvelles violences tout au long de leur vie, sans que ça émeuve grand’monde. Il y a cette vision de la société : tant pis pour les plus vulnérables – c’est celles qu’il faudrait le plus protéger qu’on laisse tomber.

    F. S. : Vous citez ce chiffre : les filles qui ont été victimes d’agression dans leur enfance ont jusqu’à 25 fois plus de « chances » d’être victimes de violences « conjugales » à l’âge adulte.

    M. S. : 25 fois, c’est le ratio maximum, le chiffre moyen c’est 16 fois. Et inversement, les hommes qui ont subi des violences physiques et sexuelles dans l’enfance ont 14 fois plus de risques de commettre des violences plus tard. Il est donc doublement important de protéger les enfants, qui sont pourtant les grands oubliés des politiques publiques. J’ai écrit une lettre ouverte au Président de la République, qui m’a répondu ; j’ai écrit aussi une lettre ouverte à Agnès Buzyn pour l’alerter sur les violences et violences sexuelles sur enfants et les problèmes de Santé publique majeurs que ça représente. Comme le Président de la République lui a renvoyé ma lettre, là, elle m’a répondu en disant : « chère Madame » (et non pas « cher confrère, je suis médecin, elle est médecin, c’est déjà un peu particulier de ne pas prendre en compte mon statut de médecin). Et tout ce qu’elle a répondu, c’était essentiellement : « ne vous inquiétez pas, on fait ce qu’il faut ». J’ai d’ailleurs posté la lettre sur les réseaux sociaux. Tout démarre dans l’enfance, et on peut toujours essayer d’améliorer les droits des femmes, œuvrer pour les protéger un peu mieux des violences au travail – tout ce qu’on entend en ce moment – ça ne changera rien à la problématique, on aura toujours autant de violences si on ne les prend pas à la source.

    • @nepthys dans Touchez pas au grisbi qui est on ne peut plus misogyne (si je me souviens bien les femmes y ont des rôles d’inférieures merdiques avec des textes d’une ou deux phrases maximum) Jeanne Moreau se plaignait de Gabin qui avait pris plaisir à refaire la scène de la gifle hyper violente plusieurs fois.
      Mais ce film est toujours présenté comme un chef d’œuvre sans aucune mention de son virilisme.
      Et je ne trouve pas trace sur internet de critique de cette scène immonde. @le_cinema_est ?

    • Oui !
      Ce sont les petites manifestations quotidiennes de la domination masculine qu’il faut traquer et dénoncer, pas seulement l’anachronisme de la violence physique. La domination, qui passe par tous les canaux de la culture, des institutions et des comportements fonctionne toujours parce que les femmes ne questionnent pas encore assez cette intériorisation.
      Tant qu’une femme trouvera normal de ne pas transmettre son nom à ses enfants, tant qu’une mère hésitera à laisser son petit garçon porter une jupe ou jouer à la poupée, tant que personne ne relèvera que certains livres d’histoires des collèges nomment les exploratrices (quand ils acceptent de nommer ces invisibles !) par leur prénom dans le texte, mais les hommes par leur nom, tant que dans le contrat de vente d’une maison, la notaire trouvera normal de nommer la vendeuse « le vendeur » (vécu la semaine dernière), tant que dans une auto les femmes laisseront le volant à l’homme (amusez-vous à compter…), tant qu’elles croiront que faire l’amour avec un homme implique forcément la pénétration, tant qu’elles croiront ne pas être capable de se servir d’un marteau-piqueur, alors cette domination continuera de se nourrir de notre inconscient à toutes et à tous.

      #stéréotypes #domination_masculine #non_émancipation_féminine #devoir_de_révolte

    • @nepthys je ne suis plus d’accord avec ce discours qui rend responsables les femmes de ce qu’elles vivent comme les mères de l’éducation qu’elles donnent à leurs enfants.
      Je vis ça dans un groupe de logiciel libre formé à 97% d’hommes, où la plupart pensent ne pas avoir à se questionner du pourquoi il n’y a pas de femmes dans ce groupe. Leur réponse est que ce n’est pas un problème pour eux, que la solution ne peut venir que des femmes. Y’en a un peu marre de pointer du doigts les femmes alors qu’elles suffoquent et crèvent de cette domination masculine qui ne se remet jamais en question. Qui n’a besoin des femmes que pour toujours mieux leur taper dessus.

    • Je suis d’accord avec toi @touti surtout que le coté « tant qu’une femme fera si ou ca, on s’en sortira pas » me fait dire qu’on y arrivera jamais. Il y aura toujours des « femmes de droite » qui se satisfont des miettes que la société leur concède. Il y a moyen de retourné ce que tu dit @nepthys de manière moins injonctive pour les femmes. Par exemple : « Tant que des hommes trouveront normal de transmettre leur nom (et celui de tous les mâles de leur lignée qui ont opprimés et effacés toutes les femmes de leur lignés) aux enfants que des femmes ont portées ».

    • Mais, c’est l’histoire de la poule et de l’œuf. Ou commencer ? Qu’est-ce que la domination, sinon l’intériorisation de règles arbitraires que l’on prend pour naturelles, donc l’image à laquelle beaucoup de femmes se conforment inconsciemment faute d’avoir questionné cette « naturalité ». Les femmes qui acceptent cela, ce n’est de toute évidence pas toi @touti, ce n’est pas toi @mad meg, ce n’est pas moi, mais c’est probablement une majorité des femmes de 4 à 116 ans de cette terre, de droite ou de gauche, certainement plus de droite, probablement plutôt de nulle part, apolitiques et sages, ou apolitiques car épuisées, ou apolitiques car muselées. Si elles prennent conscience ne serait-ce que du mécanisme de la domination masculine ce sera bien plus efficace que d’attendre la même démarche de la part des hommes. Pourquoi un profiteur accepterait-il de changer les règles d’un jeu dont il tire profit ?
      Pour moi, et je le pratique, il est plus radical de commencer par soi-même et de refuser, au quotidien, des choses qui semblent mineures, voire ridicules, pour rompre cette logique. Et, aussi, de me questionner sans relâche sur mon propre conditionnement.
      C’est comme les quotas professionnels de femmes, oui, c’est indispensable à mes yeux, parce que 1. les femmes ont le droit d’être aussi incompétentes que les hommes et d’occuper pourtant des postes intéressants 2. un système aussi rodé que le système patriarcal a besoin d’être bousculé violemment dans un premier temps.
      La plupart des hommes trouveront toujours un tas d’arguments pour vouloir imposer leur propre nom aux enfants, mais ils ne le pourront qu’aussi longtemps que les femmes les écouteront et trouveront cela normal, elles aussi. Là est toute la perversion de la domination.
      C’est cette intériorisation que je dénonce. Je ne parlerai pas de responsabilité des femmes à propos de leur situation et à qui il incomberait d’en sortir par injonction. Les femmes sont tout simplement aussi conditionnées que les hommes dans cette histoire, et il me semble contre-productif de le nier. Je vois, au contraire, dans la prise de conscience par elles-mêmes de ce conditionnement un petit levier pour changer la donne.
      J’ai élevé mes quatre filles d’une certaine façon, j’ai cherché à leur transmettre ce que j’avais compris de la situation historique des femmes aujourd’hui et c’est moi seule qui ai décidé de leur éducation. En cela, oui, je suis responsable de mes choix d’éducation comme de tous mes autres choix, je ne suis pas responsable de la situation défavorable dans laquelle je me trouve en tant que femme, mais de ce que je choisis de faire contre, de mes actes d’insubordination, de ma lutte. C’est souvent lourd, c’est éreintant, cela me nuit parfois. Mais, même si je ne gagne pas toujours, je suis maîtresse de ma démarche. J’ai ce pouvoir, car je me le donne.
      Attendre des hommes qu’ils se libèrent eux-mêmes de leur carcan, c’est, comme dit, encore plus difficile (bien que je connaisse des hommes qui essaient sincèrement). Mais on ne va pas les prendre par la main. Si, face à eux, il y a des femmes qui ne jouent plus le jeu de la domination - et il y en a de plus en plus - ce sera toujours ça le grain de sable dans le système.

    • C’est pas attendre, plutot exigé. Ce que tu dit n’est pas faux @nepthys mais @touti et moi avons choisi de ne pas ajouté d’injonctions ou de pression aux femmes. Par exemple lorsque tu dit que : « Les femmes qui acceptent cela, ce n’est de toute évidence pas toi @touti, ce n’est pas toi @mad meg, ce n’est pas moi, mais c’est probablement une majorité des femmes de 4 à 116 ans de cette terre... »
      Je ne fait pas un sans faute par rapport à ton cahier des charges de la femme acceptable sur le plan féministe. Par exemple j’ai pas le permis de conduire et sur le partage des tâches j’ai pas toujours pu faire comme j’aurais souhaité de mon point de vue féministe, sans parlé de 1000 autres choses que je vais pas énuméré.... Il y a tellement de choses à faire, de domaine dans lesquels ca se passe que je suis toujours à un moment ou une autre une « mauvaise féministe ». Ce que tu dit met beaucoup de pression sur les femmes, catégorie dont je fait partie.
      Je sais que les hommes ne sont globalement pas près de bouger et que ca semble vain de s’adressé à eux, mais si on ne pointe pas leurs responsabilités ca ne risque pas d’arriver à leur cerveau. Ca me semble plus utile de les secoués eux et de leur faire entendre à eux mon/notre mécontentement, que de le faire aux femmes qui se mangent deja assez copieusement de la culpabilité.

    • Je vous comprends bien @mad_meg et @touti. Il y a plusieurs chemins qui mènent au même but, et c’est ça qui est appréciable et constructif : la diversité et les modèles alternatifs.
      Je me suis moi-même retiré beaucoup de la pression qui s’impose à quiconque lutte pour ses droits quand j’ai décidé d’inverser la donne, de ne pas me placer en situation de réaction par rapport à un état de fait, mais de me considérer comme maîtresse du jeu. Et pour cela, il a fallu que je prenne conscience de mon propre conditionnement. J’y ai mis du temps, avec des avancées, des reculs, des échecs, des victoires, mais un jour j’ai compris (je parle pour moi) que de me soustraire au conditionnement, que de me dés-approprier les réflexes qu’il induit, était la façon qui me convenait le mieux pour me libérer mentalement et oser, assurer et assumer mes actes parfois radicaux. C’est aussi ce que j’ai transmis à mes filles.
      Mon crédo est donc le suivant (et chacune a le sien) :
      1. Ne confondons pas violence et domination. Les deux principes, qui assoient le pouvoir exercé sur nous, marchent de paire et se conditionnent l’un l’autre, mais nous ne pouvons pas nous en défendre de la même manière : à la violence on répond avec les armes (lutte politique pour la justice et l’égalité, concertation, information, contre-violence (oui !)..). A la domination on ne peut répondre que par le noyautage des subtils mécanismes à l’œuvre.
      2. Sortons du discours chrétien de la culpabilité. Bien sûr, on nous inculque depuis que nous sommes petites qu’il y a quelque chose qui cloche avec nous, que notre comportement ne sera jamais le bon et qu’il y aura toujours faute (merci Eve et Adam) : lutter pour nos droits nous rendrait donc doublement coupables. Voilà un bel exemple de domination culturelle. Changeons de perspective, plaçons-nous dans le champ de la psychologie et non de la morale. J’ai moi-même mis des décennies à me débarrasser de ce travers. Ma subversion est à présent une démarche positive : je ne me sens pas acculée à faire tout le travail d’émancipation seule parce que je serais de genre féminin, mais parce qu’être de ce genre-là est une chance, que je l’assume, que je le mets en avant, que c’est immensément gratifiant pour moi, que je me sens forte et libre dans ma tête. A moins d’une idéologie (mais pourquoi pas), le libre-arbitre se constitue par confrontation, opposition et dépassement de notre conditionnement culturel.
      3. La prise de conscience par les femmes de leur propre conditionnement me semble tactiquement aussi nécessaire qu’une guerre frontale, en tout cas, le b.a.-ba pour faire table rase de notre automutilation mentale.
      4. Travailler sur soi-même, c’est ce que nous demandons aux hommes. Ne lâchons jamais prise, le chantier est trop vaste et les risques de régressions sont trop nombreux. Mais si nous travaillons sur nous-mêmes, nous obtiendrons deux émancipations au carré.
      Je ne me considère pas comme une « bonne féministe » (attention, jugement de valeur), je me considère comme une être humaine.
      En conjuguant nos démarches, en apprenant les unes des autres, nous irons beaucoup plus vite.

      #sororité

    • @nepthys Je ne dit pas que tu te considère comme une « bonne féministe ». Par contre ton énumération de départ m’apparait comme des exemple de mauvais comportements pointés seulement en direction des femmes pour dire qu’elles ne sont pas assez bonnes féministes. « Tant qu’une femme trouvera normal de ... » est une tournure quant même assez moralisante.

      Je suis toute à fait d’accord avec toi pour l’importance de la sororité et de la conjugaison des démarches, c’est pour cette sororité que @touti et moi n’aimons pas faire de reproche aux femmes et préférons mettre la pression sur la classe des hommes et c’est aussi dans l’idée de conjugaison de nos démarches qu’on t’a répondu pour te faire partagé nos choix radicaux et inhabituel (puisque l’habitude est porter la faute sur Eve, Lafâme, les femmes ca serait pas mal que du coté des féministes on en remette pas une couche). Il n’y a pas de désaccord sur le fond entre nous, nous sommes féministes.

    • Tu es courageuse, @touti, de partager ton expérience personnelle de la violence quotidienne faite aux femmes. C’est absolument révoltant. Nous avons toutes subi cette violence à des degrés divers et elle est inadmissible, sous quelque forme que ce soit.
      De nos expériences, chacune retient les aspects pour lesquels elle choisit de s’engager. Moi, j’ai été sensibilisée très jeune aux questions du conditionnement. Quand dans les années 1980, j’ai voulu présenter en cours de philo au lycée Du côté des petites filles (1973) d’Elena Belotti, ma prof a estimé que le sujet datait trop… Depuis, j’ai accumulé les expériences qui me montrent que le sujet ne date vraiment pas. Les stéréotypes sont là, plus subtils parfois, mais tout aussi prégnants, intériorisés selon le même mécanisme. Le détricotage de ce conditionnement des femmes autant que des hommes est le combat qui m’intéresse. Ce qui n’enlève rien à mes autres formes de lutte et de soutien.
      Oui, courage à toutes !
      #conditionnement

  • Messages venus des marges : Pour mieux construire le mouvement féministe par #Claire_Heuchan
    https://tradfem.wordpress.com/2018/07/09/messages-venus-des-marges-pour-mieux-construire-le-mouvement-femi

    Comme je l’ai écrit précédemment, je crois que le racisme est l’une des principales barrières dressées contre la sororité. Depuis 2014 j’ai consacré énormément de temps et d’énergie à détruire cette barrière en contestant le racisme dans le mouvement féministe. Ceci m’a amenée à assumer la lourde tâche de conduire les femmes blanches vers un espace de compréhension, de les guider dans un processus de désapprentissage du racisme en faisant de mes expériences des enjeux raciaux des moments pédagogiques et – très franchement – de montrer plus de patience envers le racisme ordinaire des femmes blanches qu’on ne pourrait raisonnablement en espérer. J’ai tenté de faire de moi-même et de mes paroles une voie de sortie du racisme, dans un mouvement vers une plus grande solidarité entre toutes les femmes et les filles.

    D’une certaine manière, ce projet a été un succès. Je m’en aperçois quand des femmes blanches ont pris le temps de jeter un regard critique sur leur racisme et de changer de comportement envers les femmes de couleur. J’ai procédé à de nombreuses interventions bienveillantes, de plus ou moins grande envergure, et je suis vraiment fière de ce travail quand je constate qu’après nos conversations une femme blanche désapprend consciemment le racisme, quand je vois une évolution dans la manière dont elle pratique son féminisme. Je ne le fais pas parce que les femmes blanches méritent un traitement de vedette, comme quelque Morgan Freeman : en tant que membres de la classe dominante, en l’occurrence celle des Blancs, elles n’ont pas droit à un niveau particulier de compréhension de la part des personnes de couleur. Non, je le fais pour les femmes de couleur dont le chemin croisera celui de ces femmes blanches dans des organisations féministes et d’autres lieux. Les femmes de couleur méritent tellement mieux de la part du mouvement féministe que d’être repoussées à ses marges, tout comme nous le sommes dans le contexte social général. Et ainsi j’ai tenté de construire des microclimats où les femmes blanches puissent être confrontées à des principes antiracistes de base, sans crainte d’être rejetées pour avoir posé des questions indicatrices d’attitudes racistes (là encore, il m’a fallu une patience énorme) ou sans se replier sur une attitude défensive quand ce racisme était interpellé.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://sisteroutrider.wordpress.com


    #racisme #sororité #féminisme #femmes_blanches

  • En mathématiques, les filles restent des inconnues - Libération
    http://www.liberation.fr/debats/2018/06/21/en-mathematiques-les-filles-restent-des-inconnues_1660876

    C’est ensuite que tout se complique. Lola se voit reléguée tout au fond la classe  : 35e, 35e, 36e aux trois premiers contrôles. En janvier, elle doit choisir entre faire autre chose ou s’accrocher. A la maison, son père ne cesse de lui répéter que les filles sont meilleures que les garçons. Le stéréotype qui veut que les mathématiques ne sont pas faites pour les filles tourne dans l’autre sens. « J’ai repris les bases, repassé les programmes de 1ère et de TS, quand le professeur était déjà passé au programme de math sup. » C’est à ce moment qu’elle découvre le sexisme très ordinaire qui traîne dans les couloirs d’un grand lycée parisien. « On pardonne très facilement aux garçons de ne faire que des maths. Ils peuvent s’enfermer dans le travail, ne faire que bosser, passer de l’internat aux salles de cours en peignoir, en survêtement ou même en pyjama. C’est presque normal. On dira  : “C’est un bosseur”. Des filles, on attend autre chose. Il faut qu’elles soient sympathiques, qu’elles préparent le buffet pour les fêtes, qu’elles s’investissent dans la vie de la classe. Elles doivent “jouer les princesses” et passer du temps à se préparer. On perd un temps fou, et pendant ce temps, les garçons bossent et passent devant. Moi, je descendais comme j’étais, et tant pis si ça provoquait des remarques », s’agace Lola qui refuse la division surhommes et princesses, nouvelle version du « Sois belle et tais toi  ! ».

    #sciences #sexisme #beauté_fatale

  • Leonardo da Vinci’s Visionary Notebooks Now Online : Browse 570 Digitized Pages

    The notebook, writes Jonathan Jones at The Guardian, represents “the living record of a universal mind.” And yet, though a “technophile” himself, “when it came to publication, Leonardo was a luddite…. He made no effort to get his notes published.”


    http://www.openculture.com/2017/07/leonardo-da-vincis-visionary-notebooks-now-online-browse-570-digitized-

    #open_source #Leonardo_Da_Vinci #Da_Vinci #esquisses #notes
    cc @reka @odilon
    signalé par @ville_en sur twitter

  • « Il n’y a pas besoin d’avoir un corps qui répond à des normes pour avoir le droit de baiser » - Culture / Next
    http://next.liberation.fr/livres/2017/10/14/il-n-y-a-pas-besoin-d-avoir-un-corps-qui-repond-a-des-normes-pour-av

    Ce qu’on aimerait bien, c’est encourager à plus d’indulgence envers soi-même et envers les choix des autres. Même si ce sont des non-choix de servitude volontaire… Essayer de faire preuve de plus de #sororité les unes avec les autres. Ne pas faire chier une nana qui a une paire de faux seins, ne pas faire chier une nana qui porte un voile…

  • VIDEO - ONPC : Comment Angot et Moix ont violemment voulu réduire Sandrine Rousseau au silence
    https://www.marianne.net/societe/video-onpc-comment-angot-et-moix-ont-violemment-voulu-reduire-sandrine-rou

    https://www.dailymotion.com/video/x62q1im

    Je suis tombé sur des articles parlant de la sortie du livre de Sandrine Rousseau et la manière dont elle a été recu chez Ruquier.
    En plus du #male_gaze de Moix qui ne trouve pas violent d’écouter le récit de ce qu’a subit Sandrine Rousseau, la haine des victimes de Angot est incroyable. Cette émission est un concentré de la récéption de la parole des femmes. On reproche à Rousseau de ne pas dire les choses dignement cad comme le dirait un agresseur et non une victime ou, comme le dirait un écrivain et pas une écrivaine. En tout cas celui qui n’est pas poussé aux larmes et engueulé à la TV par Angot et Moix, c’est Baupin.

    #viol #culture_du_viol #victime #victime_blaming #domination_masculine

    • Je suis en train de lire cette défense du comportement d’Angot par un homme qui me file bien la haine :

      Peut-on hiérarchiser les souffrances ? On peine à s’en défendre. L’inceste est un trou noir. La violence que Sandrine Rousseau décrit semblait jadis bénigne, un outrage qu’une gifle suffirait à résoudre. Ce ne fut pas seulement un point de vue d’homme. En 1969, Chantal Ackerman réalisait le film féministe le plus vif de l’époque, quand s’ébrouait le MLF. Il s’appellait La fiancée du pirate. Bernadette Lafont y jouait une scandaleuse des campagnes, orpheline superbe et un peu sorcière, qui vendait ses charmes et tourneboulait un village moisi, et (à 1 heure et 4 minutes de projection) se débarrassait d’un mâle aviné d’un coup de genou bien placé. Le film célébrait la liberté d’une femme, sur une chanson écrite par Moustaki, Moi j’m’en balance, que chantait Barbara. Barbara évidemment, qui avait su ce que souffrir signifiait, étrange soeur d’Angot, rescapée d’un inceste, et qui n’avait pas pleuré…

      http://www.slate.fr/story/151976/il-ne-faut-pas-condamner-christine-angot-pour-les-larmes-de-sandrine-rousseau

      Ce bitard joue à donner des médailles de bonne et mauvaise victime aux différentes femmes. Angot, Barbara sont des bonnes victimes et Rousseau est une mauvaise victime. Et ce Askolovitch c’est une bonne ordure.

    • Interview d’une violence hallucinante où Christine Angot (qui n’a pas lu le livre ou pas au delà de la page 56 comme elle le dit), écrivaine qui si j’ai bien compris a largement écrit sur les viols que son père lui a fait subir, reproche à Sandrine Rousseau d’avoir cherché à lire d’autre récits de femmes racontant leur vécu, leur expérience, après avoir parlé publiquement des viols ou d’agressions sexuels qu’elles ont subit.

      Christine Angot : Est-ce que c’est pour autant que vous comprenez vous-même ce que c’est le viol. Ou ce que c’est que UN viol ! Car ça n’existe pas LE viol. [...] Et vous vous parlez DU viol et de la parole sur LE viol alors que ça n’existe pas.

      Sandrine Rousseau : Mon livre ne parle absolument pas du viol. Et je ne parle absolument pas du viol dans le livre. Absolument pas, je n’évoque pas du tout ça. Le livre porte uniquement sur le parcours une fois qu’on a déposé plainte et les bouleversements que ça génère.

      Laurent Ruquier (coupe la parole à Rousseau) : pardon je dois préciser qu’une agression sexuelle ne va pas forcément jusqu’au viol. Voilà c’est important de le préciser.

      Sandrine Rousseau : Bah non c’est deux juridictions différentes.

      Laurent Ruquier : Voilà, non mais c’est bien de le rappeler.

      Sandrine Rousseau : Et moi je ne prétend pas voler la parole à d’autre, au contrainte. Ce que je dis c’est qu’à partir du moment où on a dénoncé ça, on ne sait pas ce qui s’ouvre à nous. Et moi j’ai eu l’impression quand-même d’un bouleversement et d’une révolution très dérangeante. J’ai cherché des livres pour m’expliquer si ce que je ressentais était normale ou pas, si c’était commun ou pas, s’il y avait d’autres femmes qui ressentaient ça ou pas. Et je n’en ai quasiment pas trouvé. Il y a assez peu d’écrit sur ce parcours.

      Laurent Ruquier : Sur ce qu’on vit après en fait.

      Sandrine Rousseau :Oui ce qu’on vit après et ce qu’on vit après dans la parole. Parce que ce qu’on vit avant la parole c’est encore différent. Et là je pense que ce livre il est vraiment fait pour tendre la main à celles qui le veulent, à celles qui en ont envie. Pour dire « préparez-vous quand même un peu à cela ». Mais ce n’est pas du tout une injonction.

      Christine Angot : Mais pourquoi vous cherchez un exemple à coté ? Pourquoi vous cherchez dans un livre ? Pourquoi pour comprendre ce que vous ressentez vous cherchez un livre où quelqu’un aurait expliqué ce qu’il a ressenti ? Vous cherchez à l’extérieur de vous la réponse de ce qu’il y a à l’intérieur de vous ?

      Sandrine Rousseau :Je ne m’attendais pas à la violence de ce qu’on a subit une fois qu’on parle. Ça vraiment pour moi ça a été une surprise et plus qu’une surprise... enfin je ne sais pas comment dire autrement qu’un bouleversement. Je ne m’attendais pas à être confronté à cette violence là après la prise de parole.

      Tout dans ce passage montre que Ruquier et son équipe cherchent à délégitimer tout discours sur le viol, toute réflexion qui mettrait en relation les différents viols et les viols avec les agressions sexuelles.

      Dans la première partie de l’émission (qui commence à 40min30s et finie à 56min) Christine Angot et Yann Moix sont au moins aussi agressifs que dans la seconde partie mise en avant par Ruquier sur Youtube.

    • #société_du_spectacle : tout part de là, indirectement, Debord avait déjà tout dit. Même si ce n’est pas tout à fait l sujet de sa thèse, il me semble que des émissions poubelles comme ONPC font parti d’un système essentiellement destiné à faire du fric. Il faudrait simplement refuser de participer à ce cirque, Sandrine Rousseau, son récit et les propositions qu’elle porte méritent beaucoup mieux comme plateforme de débat que ces deux crapules, et ces plateformes existent. Mais elle a peut-être été poussée par la maison d’édition via l’attaché·e de presse qui voit dans cette émission la possibilité de buzz et de promotion. Je trouve que c’est déprimant, et cette histoire comme les autres fout le bourdon.

    • Angot / « On se débrouille » : le gouvernement saisit le CSA - Arrêt sur images
      https://www.arretsurimages.net/breves/2017-10-02/Angot-On-se-debrouille-le-gouvernement-saisit-le-CSA-id20869

      Ouverture d’une enquête au CSA. Après la séquence qui a opposé l’ancienne députée EELV Sandrine Rousseau à l’écrivaine et chroniqueuse Christine Angot dans l’émission On n’est pas couché samedi 30 septembre, la secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa a adressé ce lundi 2 octobre un signalement auprès du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). Dans la lettre, que s’est procurée France Inter, la secrétaire d’État dit trouver « éminemment regrettable qu’une victime ayant le courage de briser le silence autour des violences sexuelles soit ainsi publiquement humiliée et mise en accusation ».

    • Cet histoire en dit long sur la haine retourné contre soi et ses semblables qui détruit tant de femmes et de victimes.
      Au passage on ne parle plus que d’Angot et Moix s’en tire à bon compte alors que son attitude était aussi gerbante.

    • Marlène Schiappa cite une phrase de Guy Debord dans sa lettre

      « Le spectacle n’est pas un ensemble d’images, mais un rapport social entre des personnes médiatisé par des images »

      Le rapport social a été coupé au montage, Sandrine Rousseau se souviendra longtemps de son passage à #ONPC. Le seul point positif de ce buzz, pour l’auteure, serait qu’il fasse grimper les ventes de son livre. Guy Debord écrivait qu’il importe peu, à l’ère du spectacle, que l’on croie le mensonge auquel on se trouve continuellement exposé, l’essentiel étant qu’il soit la seule chose à laquelle on ai droit.
      http://www.gouvernement.fr/ministre/marlene-schiappa

    • Ce qui me taraude, c’est que beaucoup de femmes pensent en ces termes exprimés par Angot : « Je ne suis pas une victime, je suis une personne. » Comme s’il fallait choisir. Une personne victime dans une situation donnée n’est pas une victime à vie, en toutes circonstances. Victime, ce n’est pas une identité en soi. Etre renvoyée au miroir de la victime, à des schémas sociaux, est difficile, douloureux, révoltant. Mais je crois que cette étape de la reconnaissance de l’asymétrie entre les hommes et les femmes, donc de l’inégalité et des violences spécifiques, est un passage collectif nécessaire pour qui rêve d’égalité et de liberté. Je sais que les féministes sont de ce fait parfois accusées de porter un « discours victimaire », comme si nous voulions enfermer les femmes dans le rôle de victimes, les amalgamer dans un tout homogène, une « brochette », en niant les réalités individuelles évidemment si diverses, les chemins que chacune s’invente pour survivre, vivre dans le monde tel qu’il est. Que des femmes arrivent à se débrouiller toutes seules, tant mieux. Mais nous avons le devoir de tendre la main à celles, si nombreuses, qui en ont besoin. Nous devons modifier l’ordre existant pour que reculent les violences faites aux femmes, pour que ce ne soit plus « comme ça », pour que le désir masculin sorte d’un modèle prédateur. Ce que nous voulons, c’est que la société mesure, comprenne et déjoue les mécanismes à l’œuvre. Si nous voulons combattre le viol, le harcèlement sexuel, nous ne pouvons échapper à une entreprise de changement des normes.

      sur les victimes par C.Autain

    • Ce qui est pénible avec Angot c’est qu’elle refuse de voir le sexisme et la culture du viol comme un problème culturel et sociétal à combattre. Elle ne propose absolument rien pour faire reculer ce fléau, tout ce qu’elle répète c’est : « c’est comme ça, un point c’est tout. » Aucun argument ! Elle a trouvé refuge elle dans la littérature et ce faisant, elle voudrait faire de son cas une généralité. Mais tout le monde n’a pas les mêmes ressorts face à ces violences et de toute façon, ce combat doit être mené individuellement ET collectivement.

    • Angot à une posture ultra individualiste très viriliste et patriarcale. Elle est forte comme un homme avec des grosses couilles d’auteur-écrivain et elle s’en sort elle (le résultat est pas fabuleux pourtant) et si les autres victimes ne s’en sortent pas c’est leur faute à elles d’avoir subit une agression et Angot se fera une devoir de les agressée à son tour. Les agresseurs par contre pas de pbl, surtout si ils ont une belle plume comme Céline qui fait tellement bander les littérateurs.

      @aude_v je suis désolé pour ce que tu as enduré, mais ca fait pas de Rousseau une bonne ou mauvaise victime. Une femme victime de misogynie n’a pas été solidaire 100% du temps avec 100% des femmes. C’est pas cool mais ca n’a pas sa place ici.
      #procès_de_la_victime #sororité

    • Désolé @aude_v d’avoir été blessante et d’avoir minoré le harcelement et son déni que tu as enduré. Je te fait mes excuses. Je vais édité les parties qui donnent des infos par rapport à ton témoignage puisque tu l’as enlevé.

    • @aude_v : Les informations que tu donnes sur Rousseau sont intéressantes, si on souhaite juger Rousseau, mais en effet, je suis d’accord avec ce qu’exprime mad_meg, à savoir que les faits ONPC dépassent le cas particulier de Rousseau. Je doute que Moix et Angot se soient défoulés sur Rousseau parce qu’ils étaient au courant des faits que tu as subis ou de faits équivalents dont Rousseau serait coutumière (faits que personne ne remet en cause d’ailleurs, en tout cas pas moi).
      Ils se sont défoulés sur cette femme parce que femme.

    • Après Angot : la télé publique, c’est vraiment « comme ça » ? - Arrêt sur images
      https://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=10205

      Le message délivré par la télévision publique, par la chroniqueuse de la télévision publique, aux victimes d’agressions sexuelles, notamment de la part des puissants, et sans aucune atténuation de l’animateur sur le plateau, restera donc : face aux agressions sexuelles, « on se débrouille, c’est comme ça ». Autrement dit, rien à faire. Personne à qui parler, Aucune instance à laquelle s’adresser. Aucun recours. Aucune aide, aucune solidarité à attendre, aucun espoir. Rien. La soumission à la loi du mâle est immémoriale, pourquoi ça changerait ? Si tu en es capable, tu fais un livre. Sinon tu te débrouilles. C’est comme ça.

    • je consulte rarement slate.fr sauf parfois quand il est indiqué ici sur @seenthis J’ai trouvé ce lien sur tumblr ici : http://lechatfeministe.tumblr.com
      ce résumé me semble tellement juste que je le repost intégrale (sans les liens interne qui ne manque pas d’intérêts aussi)

      source : http://m.slate.fr/story/152003/christine-angotsandrine-rousseau-pas-clash

      Ne réduisons pas l’échange Christine Angot-Sandrine Rousseau à un vulgaire clash télé
      Le piège était grossier. On a pourtant sauté dedans avec entrain.
      Samedi soir, dans « On n’est pas couché », a eu lieu une « altercation » entre #Sandrine_Rousseau, qui accuse l’ex-député #Denis_Baupin d’agression sexuelle, et l’écrivain et chroniqueuse #Christine_Angot. Dès la veille, la « séquence », comme on dit désormais, était largement teasée dans la presse avec force ellipses…

      Pendant deux jours, nous avons été abreuvés d’articles écrits non sans gourmandise annonçant qu’un « violent clash » –une « violente altercation »– avait eu lieu lors de l’enregistrement de l’émission entre Sandrine Rousseau et Christine Angot. Que cette dernière a quitté le plateau, et que la première a pleuré.

      L’Express, avant même la diffusion de l’émission, concluait l’article ainsi :

      « Sans jamais que le mot d’“inceste” soit prononcé, la réaction épidermique de Christine Angot, qui est d’ailleurs citée dans le livre de Sandrine Rousseau, tient sans doute à son histoire personnelle. Mais cela autorisait-il la chroniqueuse à prendre à partie une invitée, victime elle-aussi d’une agression ? »

      « Je pensais presque qu’Angot avait pété les plombs et tapé sur Rousseau »

      La production, elle, a bien pris soin de tirer une autre grosse ficelle, en prévenant que le moment où Angot quitte le plateau a été coupé au montage, pour faire « faire preuve d’élégance » à l’égard de sa chroniqueuse –pourquoi, d’ailleurs, avoir pris soin de le dire ici, quand tant d’autres émissions ont été également coupés sans que cela fasse l’objet d’un communiqué de la prod’ ? L’élégance, cela aurait été de ne pas chauffer le téléspectateur à blanc, de ne pas dire que le départ d’Angot n’apportait « rien sur le fond » et donc vider de son sens la réaction de l’écrivain. L’élégance aurait et de ne pas scénariser en amont un échange qui avait déjà tout de tragique pour le rabaisser au niveau d’un vulgaire clash comme la télé sait les organiser. Avec en plus, cette façon de sous-entendre qu’un désaccord entre deux femmes est au mieux une simple bataille de chiffonière. Les termes « harpies », « hystériques » et « folles » n’auront d’ailleurs pas tardé.

      On s‘attendait donc à assister à une scène d’une violence inouïe. À une mise à mort. Un ami me confiait : « Je pensais presque qu’Angot avait pété les plombs et tapé sur Rousseau. » Mais en regardant l’échange –long, ample, fourni, et ne se résumant certainement pas à quelques phrases tirées de leur contexte qui ont permis à plusieurs sites web de continuer à faire leur beurre–, on réalise que ça n’est ni un clash, ni une altercation, et certainement pas un « bad buzz ». On a assisté à la rencontre de deux souffrances. Et constaté qu’une douleur + une douleur, ça ne s’annule pas.

      Ici, Claude Askolovitch écrit pourquoi « il ne faut pas condamner Angot pour les larmes de Rousseau ». Que ce sont bien deux souffrances, mais aussi deux manières de les intellectualiser qui se trouvent confrontées, sans jamais se rejoindre.

      Pas une grande communauté de victimes

      Pour Rousseau, il faut « parler ». Pour Angot, il faut se « débrouiller ». Et il y a, je crois, eu un grand malentendu sur l’emploi de ce verbe : « se débrouiller ». Angot n’impose pas, elle constate. Que quand on a été victime d’une agression sexuelle, on est seul, on se démerde. C’est terrible oui, mais c’est comme ça. Elle n’intime pas à Rousseau l’ordre de se taire, elle lui dit de lui foutre la paix, et à elle, et à toutes les autres victimes (Angot a été victime d’inceste paternel). De ne pas appeler à former une grande communauté de victimes, car chacun(e) doit se débrouiller. En écrivant des livres, en militant, en ne faisant rien…

      Tout cela est trop compliqué et trop peu commode : ça va beaucoup plus vite de décréter qu’il y a de bonnes et de mauvaises victimes. De décider que certaines sont audibles et légitimes, et d’autres trop dures

      Elle essaie aussi de nous dire quelque chose, et on est passés à côté. « Parler » n’est pas nécessairement moins violent que « se débrouiller ». Il y a, sur ces questions des violences faites aux femmes, une injonction à dire. Il suffit de voir ce que les femmes victimes de viols et d’agressions entendent systématiquement : « Porte plainte ! il ne faut pas se taire ! Sinon, cela arrivera à d’autres et cela sera de ta faute. » Voilà comme on passe de victime à coresponsable, simplement parce qu’on a préféré se taire, pour les raisons que ne devraient appartenir qu’à nous.

      Rousseau, elle, croit au collectif. Elle est optimiste, ou en tout cas, y met toutes ces forces. Elle veut que la parole se libère. Et dit comme ça, on ne peut qu’être d’accord. D’ailleurs, je suis d’accord avec les deux. Je comprends Angot et je comprends Rousseau. Même s’il est vrai, qu’après avoir vu l’échange, j’ai ressenti une peine immense pour Sandrine Rousseau, davantage que pour Angot, que je sens et sait plus costaude.

      Choisir son camp, pourquoi ?

      La question est de savoir qui nous a demandé nos avis. Pourquoi devrait-on choisir ? Pourquoi devrait-on élire notre victime préférée et disqualifier l’autre ? Peu importe que Sandrine Rousseau elle-même ait pris soin de préciser que ce n’est pas Angot qui l’a fait pleurer. Tout cela est trop compliqué et trop peu commode : ça va beaucoup plus vite de décréter qu’il y a de bonnes et de mauvaises victimes. De décider que certaines sont audibles et légitimes, et d’autres trop dures. Que leurs traits, leur rage, ne collent pas avec l’idée qu’on se fait d’une femme abusée. Nécessairement démolie mais vaillante.

      On a le sentiment aussi que l’imaginaire collectif veut décréter la sororité obligatoire. Que la solidarité féminine doit aller de soi. Et qu’une femme qui s’en prend à une autre femme est une traitresse. Un homme admonestant une femme sera bien souvent moins accablé. Une femme qui crie sur une femme, et c’est une faute morale, un canif dans le contrat qui ferait des femmes des sœurs unies dans la douleur. Contrat qu’on a jamais signé. Il est sidérant aussi de constater que les auteurs –supposés ou non– des violences dont Angot et Rousseau parlent, ont été eux, extraordinairement épargnés par les commentateurs.

      L’ironie de la chose, c’est que ceux qui se sont découverts une fibre féministe (coucou Rémi Gaillard) se sont pourtant acharnés sur Angot avec fiel et sexisme.

      Torrents de haine

      Il existe sur Facebook un événement « Cours de self contrôle avec Christine Angot ». Je m’y suis abonnée pour voir. Et c’est bien ce que je redoutais : blagues misogynes, remarques odieuses sur le physique, posts débiles sur Angot « qui a ses règles », des « Christine sera notre punching-ball ». Pour de nouveaux hérauts de la lutte contre les violences faites aux femmes, c’est assez cocasse.

      Pour finir, ce moment n’a rien a voir avec « TPMP » ou « Salut les Terriens », monuments de dégueulasserie cathodique. Ce moment est un crève-cœur, parce qu’on est impuissant face à tant de souffrances. Il est aussi symptomatique de notre besoin de choisir un camp, de façon forcément binaire : il faut être #TeamQuelquechose. C’est finalement la façon dont les femmes doivent réagir à la violence qui a été commentée ; pas les auteurs de violences. Ce qui donne tristement raison à Angot : « C’est tellement compliqué de parler. »

    • https://www.franceculture.fr/emissions/la-chronique-de-jean-birnbaum/la-chronique-de-jean-birnbaum-jeudi-5-octobre-2017

      Moi qui aime profondément Angot et ses textes, et qui supporte mal les attaques obscènes dont elle est la cible depuis si longtemps, je me suis souvenu d’un échange que nous avions eu, au cours duquel je lui avais demandé pourquoi elle n’avait jamais porté plainte contre son père qui avait abusé d’elle sexuellement. Elle m’avait révélé qu’en réalité elle avait porté plainte, juste avant ses 28 ans, avant la prescription. Elle avait été bien reçue par un commissaire qui lui avait expliqué que, vu l’ancienneté des faits, son père ne serait sans doute pas condamné. Angot avait donc renoncé et des années plus tard, me racontant cette scène, elle avait conclu, je la cite : « Je vous le dis, il n’y a qu’une seule chose de valable, c’est la littérature. La justice, la police, ce n’est rien. Il n’y a pas de vérité hors de la littérature ».

    • Sauver Angot ! Après l’essorage de Sandrine Rousseau par Christine Angot et Yann Moix chez Ruquier, après le cyber-lynchage consécutif d’Angot, ils sont deux à tenter de sauver l’écrivaine, sur le site Slate.

      D’abord, Claude Askolovitch, de la revue de presse de France Inter. Puis Nadia Daam (notamment chroniqueuse sur Europe 1). Ils disent sensiblement la même chose. Oui, Sandrine Rousseau a souffert, mais Christine Angot aussi. Souffrance contre souffrance. Que n’ont-elles réussi à se parler ! D’ailleurs, le terrible "on se débrouille, c’est comme ça" d’Angot, n’est pas vraiment un "on se débrouille, c’est comme ça", tente d’expliquer Daam. On l’aura mal comprise. Alors reprenons.

      Oui, Angot a souffert. Et elle en a fait un très grand livre, "L’inceste" (paru en 1999), suivi d’un autre, "Une semaine de vacances", paru en 2012. Oui, Angot est (à mon sens) un écrivain français majeur d’aujourd’hui. Mais parmi tous ceux qui auront vu l’agression insensée (et incompréhensible, après montage-charcutage) dont a été victime Sandrine Rousseau sur le plateau de Ruquier, qui l’auront vue en direct, en replay, dans les videos promotionnelles, qui en auront entendu parler dans les buzz préalables orchestrés par la prod de l’émission, combien SAVENT qui est Christine Angot ?

      Combien l’ont lue ? Un sur dix ? Un sur cinq ? Ce serait déjà énorme. Pour eux, cette personne hystérique est une snipeuse de Ruquier comme avant elle Salamé, Polony ou Pulvar. C’est une voix de la télé publique, rien de plus, rien de moins. Le message délivré par la télévision publique, par la chroniqueuse de la télévision publique, aux victimes d’agressions sexuelles, notamment de la part des puissants, et sans aucune atténuation de l’animateur sur le plateau, restera donc : face aux agressions sexuelles, "on se débrouille, c’est comme ça".

      Mission de la télé publique

      Autrement dit, rien à faire. Personne à qui parler, Aucune instance à laquelle s’adresser. Aucun recours. Aucune aide, aucune solidarité à attendre, aucun espoir. Rien. La soumission à la loi du mâle est immémoriale, pourquoi ça changerait ? Si tu en es capable, tu fais un livre. Sinon tu te débrouilles. C’est comme ça. Ce message est d’abord profondément de droite. Le "c’est comme ça", c’est la plus pure définition de la droite (la définition de la gauche étant par exemple "et si ça pouvait être autrement ?").

      Comme le dit très bien Clémentine Autain, si nous aspirons à être sujets de nos vies, c’est précisément pour que ce ne soit plus « comme ça ». Le point de vue politique est celui qui n’accepte pas la résignation et qui, loin de laisser chaque femme se débrouiller seule avec le violeur, entend fonder une réponse collective". Au moins, le "c’est comme ça" est-il cohérent avec la récente évolution vallso-macronienne d’Angot.

      Mais le "c’est comme ça" est surtout profondément incivique. Le harcèlement sexuel est puni par la loi. Non, le crime organisé, c’est pas "comme ça". La haine raciale, c’est pas "comme ça". La torture, c’est pas "comme ça". La fraude fiscale, c’est pas "comme ça". Il y a des lois nationales, des lois de la guerre, du droit international. La mission de la télévision publique est-elle d’en proclamer l’inefficacité radicale et absolue ? Le CSA a été saisi par le gouvernement. A lui de dire si la télé, "c’est comme ça".

      http://tempsreel.nouvelobs.com/rue89/rue89-nos-vies-connectees/20171003.OBS5457/le-on-se-debrouille-c-est-comme-ca-d-angot-profondement-inciviq

    • Pour celleux qu’auraient pas compris, je conseille de passer en mode essorage rapide sur RTL.
      http://www.rtl.fr/emission/les-grosses-tetes

      N°1 en France, RTL affiche une audience confortable de 12,2% avec une durée d’écoute élevée de 2H25 en moyenne, faisant mentir ceux qui prédisaient la chute de la maison de la Rue Bayard avec le vieillissement de son auditoire. Le meilleur exemple de sa recette gagnante est le rajeunissement des « Grosses Têtes » qui se sont appuyées sur l’arrivée de Laurent #Ruquier pour renouveler avec succès la formule de l’émission culte de Philippe Bouvard.

      Pas de doute, on est bien en France !

  • Lallab démêle le vrai du faux à son sujet
    http://www.lallab.org/lallab-demele-le-vrai-du-faux-a-son-sujet

    Vous avez récemment entendu parler de l’association Lallab ? Vous avez lu une chose d’un côté et son contraire de l’autre ? Pas de panique ! Voici quelques éléments de réponses pour démêler le vrai du faux. Prenez donc le temps de les lire et de venir nous rencontrer : ce sera le meilleur moyen de nous connaître ! Source : Lallab

  • Ghostbusters, renouer avec la sororité pour combattre les fantômes du passé
    https://www.deuxiemepage.fr/2016/10/06/ghostbusters-2016-sororite-fantomes-passe-analyse

    C’était le 10 août 2016. Rappelle-toi. Avant même sa sortie au cinéma, le Ghostbusters de Paul Feig soulevait une vague de critiques misogynes et racistes. En cause : son casting entièrement féminin et la présence de l’actrice afro-américaine Leslie Jones qui, face à la situation, a elle aussi rappelé que les « black lives matter ». Mais, finalement, que sait-on vraiment de ce reboot ? Pas évident de s’attaquer à un monument du cinéma de science-fiction. Eh bien, crois-le ou non, ce Ghostbusters 2.0 a plus à dire qu’il n’y paraît sur l’état actuel de la pop culture.

    Dans un monde merveilleux, la proposition cinématographique mainstream et sérielle de 2016 serait totalement originale. Nous, les spectatrices et spectateurs, n’aurions pas à engloutir encore et encore la régurgitation d’œuvres que l’on regardait enfant, ou nos parents avant nous. Mais ce monde n’existe pas, et il semblerait qu’aujourd’hui, l’évolution de la proposition culturelle passe par la pratique de la « réinitialisation ». Par la capitalisation de la nostalgie. Comme si, quelque part, il était nécessaire de procéder en douceur. Comme si le grand public, cette créature fantasmée par les sociétés de production, n’était pas prêt à voir des réalisations politisées, originales, créatives, progressistes, tout en étant divertissantes et accessibles à toutes et tous.

    Réécrire et se réapproprier des œuvres anciennes – souvent imprégnées de tons sexistes, misogynes, racistes, et invisibilisantes pour les minorités – pour inverser la tendance, multiplier les voix, voilà l’idéal. Progressivement, la réappropriation de ces créations, peu importe notre goût personnel pour elles, change la manière de raconter des histoires. Peu à peu, les perspectives à partir desquelles ces récits sont racontés évoluent. Mais cela prend un temps incroyable – on connait, par exemple, la proportion des femmes à l’écriture par rapport aux hommes, que ce soit à Hollywood ou dans notre chère France, et ne parlons pas des minorités. Si l’on devait faire une comparaison entre les films et les séries, la vitesse d’évolution du cinéma dit mainstream équivaut à peu près à mettre en compétition le paresseux de Zootopie et Bip Bip des Looney Tunes.

    #cinema #sororité #féminisme #racisme

    • moi aussi il m’as fait du bien et j’ai trouvé qu’il retrournait bien les clichés sexistes des vieux films et ca m’etonne pas que les machos aient pas aimer.
      Sinon l’article souligne tout de même l’aspect cliché du personnage joué par Leslie Jones qui est la seule membre noire de l’équipe et la seule qui ne sois pas scientifique. En le regardant en pensant à ca je me disait qu’il faudrait d’autres ghostbuster pour visibilisé d’autres groupes, ca ferait plein de remakes.