• Je suppose que c’est comme les viols, les 3/4 ne font l’objet d’aucune plainte, et si tu as le courage, faut t’attendre à ce que ce soit très long et éprouvant et surtout que ça n’aboutisse jamais.

      Maurice tu nous manques !

    • Et donc, j’ai retiré mon témoignage pour deux raisons.
      La première est que j’ai pas envie d’emmerde.
      La seconde est que la bienveillance sur seenthis pour qui raconte un trauma c’est nada.

      voila voila

    • @touti, je ne l’ai pas vu passer. Triste que tu n’aies pas reçu l’écoute que tu mérites. Je vois bien le mal que ça fait, quand tu as envie de partager ça avec une « communauté » et que tu te sens d’autant plus seule avec ton histoire - qui devrait pourtant importer à tout le monde.

    • merci @antonin1, apporter un témoignage sur seenthis, ce n’est effectivement pas pour juste soi-même mais pour faire politique, appuyer par le récit d’un quotidien qui appartient à tout·es, dans cette proximité du Je.
      Ici, mon but était de montrer que les violences policières (dans ce cas) sont systémiques et visent toujours les plus fragiles, ceux que la société capitaliste voudrait éliminer mais qui résistent.
      Donc oui, j’espère parfois que seenthis est un lieu de résistance collective voire de soutien, mais je vois bien que je me goure bien trop souvent d’époque, de lieu, de relations, de façon de dire, surtout quand tout cela trépasse si vite en virtuel et que je suis moi-même actrice de cette impasse.
      #solidarité #sororité

    • c’est tellement difficile de trouver le bon endroit, le bon moment

      Je ne sais pas si c’est à la personne qui témoigne de trouver ce fameux moment, j’aimerai que la question soit retournée à celleux pour qui ce n’est jamais le moment. Il y a un problème d’interlocution, trouver le ou la bonne interlocutrice quand on parle dans le vide de la foule internet, je crois qu’il ne faut pas se fatiguer de trop et merci @antonin1, le désespoir ne me fait pas peur, il accompagne nos solitudes.

      #écoute_s'il_pleut (j’adore le nom de ce village ^^)

    • Je pense que je m’exprime mal. La similitude que je fais c’est lorsque par exemple je parle des conditions de vie infectes dans les prisons à des personnes qui me répondent « mais tu n’y as jamais été, donc tu devrais t’en foutre, regarde nous, on s’en tape ». Je parle ici du déni continuel dans lequel la société française s’enferre, que ce soit pour les conditions de survie des migrants, les violences policières, le sexisme ou le racisme et leurs meurtres.
      Donc, c’est une société qui ne sait ni écouter ses souffrances, ni écouter celleux qui les expriment. Ce n’est pas aux victimes de se taire ou de parler au bon moment crénon, ni d’attendre le saint esprit flagelleur. Si iels sont encore en vie et témoignent, c’est qu’iels ont dépassés ce stade, elles n’épanchent pas un canapé de psy mais insèrent un point de vue différent sur l’ensemble de la société. Si certain·es pensent échapper par leur position dominante à ce fiasco social, soit consciemment soit par déni, iels se fourrent bien. Car le problème ce n’est pas tant les victimes mais l’incapacité globale à penser qu’il y a nécessité de changer ces rapports de violence et de domination, pas seulement pour les victimes passées, mais pour tout·es.

    • Car le problème ce n’est pas tant les victimes mais l’incapacité globale à penser qu’il y a nécessité de changer ces rapports de violence et de domination, pas seulement pour les victimes passées, mais pour tout·es.

      Bien dit ; et malheureusement, plus tu arrives haut dans le club des possédants, moins tu éprouves d’empathie pour celles et ceux d’en bas. Ou alors tu te dédouanes par des actes charitables. Ce n’est pas de charité dont nous avons besoin mais d’équité et de justice. Condition nécessaire (mais non suffisante) si on veut conserver un minimum de cohérence au sein de nos sociétés techno-centrées.

    • j’ai découvert tardivement qu’il n’y a que celleux que cela dérange (souffrent ?) assez pour être en capacité de questionner/ dénoncer et aller à l’encontre du message lancinant du « continuez de nager confortablement dans ce fiasco ».

    • J’espère que je n’ai pas dit n’importe quoi : je crois que notre difficulté à accepter l’expression des souffrances des camarades contribue à la dureté de ce monde. On se blinde de tous côtés... est-ce que ce faisant on fait baisser les standards ou est-ce que c’est le seul moyen de ne pas sombrer ?

      Je me rappelle, dans les années 1990, comment la violence ou l’injustice faisaient scandale : c’est inacceptable ! Maintenant c’est : ah oui. D’un côté un paquet de gens justifie tout ça : voir les forums du Figaro chaque fois que la rédaction documente très professionnellement le génocide, les commentaires abondent en appels au meurtre contre des musulman·es assimilé·es à des insectes (j’ai un pote qui va se faire mal à lire ça). De l’autre, pour nous qui croyons que les gens sont des gens et pas des cloportes, nous sommes forcé·es de mesurer nos accès d’indignation et de nous blinder, ça fait trop mal.

      Mais se blinder jusqu’à refuser d’entendre les camarades... c’est le début de la fin.

      J’espère que les trucs que j’ai dits en soutien n’étaient pas des conneries, genre « ta gueule » élégant ou « victim blaming » sans faire gaffe, mais ça me semblait un peu nul... certainement minable en comparaison avec une grande discussion en vrai avec un thé chaud. Tout ça pour dire que je suis là, en pointillés comme tout le monde, et que j’essaie d’accorder tout le soutien possible au gens que j’estime et apprécie et dont tu fais partie.

    • Bonjour @antonin1, moi non plus je ne souhaite pas te blesser et j’espère que tel n’a pas été le cas. J’espère juste que cette discussion peut permettre de questionner les rapports politiques en jeu d’un témoignage sur internet, de l’implication personnel du Je, et de la question du comment s’élever de l’espace restreint de sa personne.

    • Non @touti, c’est bon pour moi et tu as raison de dire que c’est un enjeu : créer une conscience collective, partager des conseils et savoirs (comme ci-dessus le billet) pour pouvoir agir mieux, s’aider au niveau perso.

      J’y ai repensé aujourd’hui. Un de mes anciens étudiants indonésiens aujourd’hui en France (l’année du x 10 des frais d’inscription et du confinement, les pauvres sont mal tombé·es) a écrit sur Facebook des trucs que je ne comprends pas trop mais qui me donnent l’impression qu’il va arrêter FB (bien, a priori) et ses médocs et le tout d’une manière un peu trash et inquiétante. Je le connais très peu, il a écrit en français peut-être pour que ses potes ne comprennent pas mais moi oui alors j’ai écrit un mot de soutien mais déjà qu’en vrai des proches peuvent avoir du mal à aider, imagine de quasi-inconnu·es sur Internet ! J’imagine que les 24h qu’il s’est donné avant d’arrêter sont pour nouer des liens avant mais ça m’inquiète et je sais que je ne vais pas aller sur FB plusieurs fois aujourd’hui juste pour regarder comment il va. C’est vraiment des relations frustrantes et limitées...

  • Facs et Labos en Lutte : une mobilisation féministe ? Retour d’expérience par celles qui l’ont vécue

    Depuis le début du confinement, le comité de mobilisation national des Facs et Labos en Lutte a opté pour une publication quotidienne, Confinée libérée. Une des premières contributions de ce nouveau « journal » en ligne, dont le nom a été volontairement féminisé, revient sur l’aggravation des inégalités de genre durant le confinement pour les étudiant·es et travailleur·ses de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (ESR).

    Si ces questions ont pu être soulevées et relayées si rapidement, c’est qu’elles font écho aux analyses et aux revendications féministes qui ont été centrales durant les mois de lutte qui ont précédé la décision du confinement. Depuis décembre dernier, les étudiant·es et travailleur·ses de l’ESR sont en effet engagé·es dans un mouvement d’une ampleur inédite depuis une dizaine d’années. À la lutte commune avec les salarié·es des autres secteurs contre la réforme des retraites, s’ajoute pour les universités et les laboratoires de recherche un combat plus spécifique, contre le projet de Loi de Programmation pluriannuelle de la Recherche (LPPR) qui accentuera encore la précarité des statuts et orchestrera une compétition délétère entre les établissements publics. Or, et c’est un trait marquant de ce mouvement, les revendications féministes ont été à la pointe de ces luttes, les femmes dénonçant combien ces contre-réformes allaient encore aggraver les inégalités de genre sur leurs lieux d’étude ou de travail.

    De fait, durant cette mobilisation, dans les facs et dans les labos comme ailleurs, les femmes ont été particulièrement actives, et ce dans des rôles pas toujours conformes aux stéréotypes de genre : dans les assemblées générales et les coordinations nationales, elles intervenaient voire introduisaient les discussions, elles n’hésitaient pas à apparaître dans les médias, occupaient l’espace de la parole en réunion, etc. Les premières initiatives pour l’emploi scientifique et contre la LPPR ont d’ailleurs été portées avant tout par des femmes, qui ont assumé un rôle d’organisatrices syndicales et politiques.

    Cette contribution collective propose donc un retour sur cette lutte, en analysant nos pratiques afin de saisir comment cette dynamique féministe a pu émerger et être perpétuée au sein du mouvement. L’enjeu est moins de livrer une analyse réflexive approfondie de cette séquence militante – qui se poursuit toujours, bien que sous d’autres formes, du fait du confinement – ce qui nécessiterait une plus grande prise de recul, que de consigner nos expériences d’organisation et de mobilisation, afin d’en laisser une trace qui pourrait être utile aux luttes à venir.

    Rédigé par des militantes féministes du comob (comité de mobilisation) national réélu et élargi à chaque AG de coordination puis au cours de deux coordinations nationales des facs et des labos en lutte depuis décembre 2019, ce texte est situé et ne prétend pas rendre compte de la manière dont la mobilisation a été vécue par toutes. Par exemple, au sein de cette structure militante qui a évolué tout au long des mois de mobilisation, nous avons rarement eu l’impression que les hommes prenaient trop de place ou se montraient hostiles aux prises de parole féminines, alors que ce problème s’est posé ailleurs, notamment dans les AG locales. Toutefois, dans le comob comme ailleurs dans l’ESR, les inégalités de statut – étudiant·es ; précaires ; enseignant·es chercheur·ses ; chercheur·ses ; BIATSS ; etc. – pèsent sur la mobilisation et recoupent parfois les inégalités de genre.
    Présence et visibilité des femmes dans la mobilisation : quelques hypothèses explicatives

    L’implication marquée des femmes dans la mobilisation est tout d’abord à mettre en relation avec les inégalités en termes de carrières entre les femmes et les hommes au sein de l’ESR. Bien que notre profession ait connu une féminisation très nette ces dernières décennies, toutes les formes de précarité pèsent davantage sur les femmes, alors que la majorité des positions de pouvoir reste largement occupée par des hommes, dissymétrie dénoncée par exemple dans la tribune signée par 440 collègues historiennes ou celle rédigée par les philosophEs en 2018. Plus généralement et au-delà des femmes, les rapports de domination sont particulièrement prégnants au sein de l’ESR, comme le montrait un numéro de Genre, Sexualité & Société, publié au tout début du mouvement social. Au « sommet » de la hiérarchie universitaire, il y a majoritairement des hommes cis blancs, alors qu’une femme ou une personne trans* a moins de chances d’avoir un poste pérenne, et a fortiori un poste de pouvoir. Les hommes sont plus attentifs à leur avancement que les femmes : ils passent davantage leur HDR, sont bien plus promus directeurs de recherche ou professeurs, etc. Ainsi, dans un contexte où les femmes ont moins de perspectives comme horizon, elles acceptent davantage de se « mettre en danger » en occupant une place visible de « contestataire » risquant de mettre à mal leurs relations de travail avec leurs supérieurs ou de futurs membres de conseils scientifiques.

    De plus, les fonctions occupées par les femmes dans l’ESR sont les plus attaquées par les transformations néo-libérales des services publics et rendues difficiles par les manques de financement. Nous sommes souvent assignées aux « petites » tâches administratives (gestion des licences, des étudiant·es, des stages, etc.), et non pas aux tâches valorisées de direction (d’UFR, d’université, de laboratoires, etc.). La socialisation féminine nous a appris à nous soucier des autres et du collectif avant nous-mêmes – un aspect important du travail du « care« . Pour toutes ces raisons, le manque de recrutement pèse sur nos épaules. Nous nous retrouvons seules à gérer des tâches qui réclameraient deux ou trois collègues, ce qui nous place régulièrement dans des situations d’épuisement professionnel et met nos recherches entre parenthèses pendant de longues années. Ainsi, le projet de LPPR qui annonce encore moins de recrutements pour venir nous soulager lorsque nous sommes titulaires, ou nous titulariser lorsque nous sommes précaires, et moins de financements pour nos recherches si nous ne sommes pas « compétitif·ves » touche plus directement les femmes de l’ESR. Nous ressentons davantage l’impossibilité de tirer notre épingle individualiste du jeu de cette grande guerre du tou·tes contre tou·tes que nous impose le ministère. Notre secteur rejoint en cela la plupart des secteurs mobilisés contre la réforme des retraites ou l’an passé, le mouvement des Gilets jaunes : la précarité est partout largement féminisée, ce qui éclaire l’implication massive des femmes dans ces luttes. Toutefois, cette explication, qui établit un lien mécanique entre premières concernées et premières mobilisées, n’est pas suffisante.

    Ce qui caractérise le mouvement des Facs et des Labos en Lutte, c’est une surreprésentation des militantes de moins de 45 ans, formées pour un certain nombre d’entre elles dans les mouvements sociaux des années 2000. Au sein de ces derniers, les questions liées au genre, aux violences sexistes et sexuelles, à la co-construction des formes de dominations, à l’intersectionnalité occupent une place importante et ont engagé la construction d’une conscience collective visant à instaurer une attention continue et constante afin d’empêcher les hommes de prendre trop de place et de nous reléguer dans des rôles militants subalternes. Par exemple, les collectifs de précaires sont très féminisés un peu partout – en Île-de-France, à Marseille, à Nantes, etc. – et dans ces cadres, beaucoup de militantes se sont formées au sein de mouvements féministes tels que CLASCHES. D’autres militantes appartiennent à cette nouvelle génération de chercheuses sur le genre qui continue de croître depuis une dizaine d’années. À plus court terme, il faut peut-être aussi prendre en compte la plus grande visibilité des discriminations et des violences infligées aux femmes avec l’émergence de mouvements comme celui de la grève féministe du 8 mars ou encore de #MeToo. Enfin, l’institutionnalisation des politiques d’égalité peut aussi aider à comprendre le caractère féminisé et féministe de notre lutte. Même si ces politiques relèvent souvent d’un effet d’affichage, les hommes peuvent moins se permettre de s’opposer à un certain nombre de pratiques institutionnalisées, et ce d’autant moins après le phénomène #MeToo : certaines choses deviennent indicibles ou moins facilement dicibles, nous y reviendrons.

    En dépit toutefois de cette féminisation à tous les niveaux, le partage des tâches militantes continue à être genré. Une grande part du travail d’organisation collective, coûteuse en énergie, sans apporter beaucoup de reconnaissance militante, que l’on peut qualifier de « travail de fourmi », est assumée par des femmes et il est nécessaire de mettre sur pied de façon volontariste des pratiques pour entraver la reproduction de ces inégalités.
    Corriger les inégalités dans la mobilisation

    La première coordination nationale des Facs et Labos en Lutte, organisée les 1er et 2 février 2020, a été l’occasion d’une prise de conscience : il nous fallait veiller à ne pas reproduire au sein de nos luttes les dominations préexistantes et par conséquent à les rendre plus inclusives. Nous y avons tenu un atelier portant sur la reproduction des dominations sexistes, racistes, validistes et classistes au sein de nos combats. Cet atelier a permis d’entendre de nombreux témoignages de perpétuation de situations d’oppression au sein des différents cadres militants, mais aussi de formuler des propositions concrètes pour enrayer les oppressions. En conséquence, nous avons décidé de mettre en place des règles plus systématiques pour la deuxième coordination nationale qui s’est tenue les 6 et 7 mars 2020.

    Tout d’abord, une première AG en mixité choisie regroupant une soixantaine de militant·es a été organisée le 7 mars. Réunissant des étudiantes, des précaires et des titulaires – en minorité -, elle a été l’occasion de discuter des questions de harcèlement et d’agressions sexistes et sexuels ainsi que de partager des expériences diverses sur nos modes de mobilisation pour les éradiquer. Nous étions censées faire un retour sur les bonnes pratiques, ce que la suite des évènements – le confinement et la fermeture des facs décidés moins d’une semaine plus tard – a interrompu brutalement. Au sein de cette AG, nous avons observé un effet générationnel intéressant : la très grande majorité des participantes avait moins de 30 ans, alors que seules deux femmes avaient plus de 40 ans. L’une d’entre elles a d’ailleurs été agréablement surprise de l’initiative, nous confiant que durant sa vie professionnelle elle ne s’était jamais sentie légitime à initier une démarche en mixité choisie.

    Ensuite, nous avions « noté des inégalités dans la prise de parole, que ce soit entre hommes et femmes, titulaires et non-titulaires, membres d’établissements franciliens et membres d’établissements non franciliens, et d’une façon plus générale, la reproduction de formes de domination et de discrimination (hétérosexisme, racisme, classisme, validisme) qui contraignent la prise de parole de certain·es ». Des règles de prise de parole visant à éviter l’hégémonie des hommes, des titulaires, des personnes blanches, etc. avaient été mises en place dans les assemblées de précaires, sans qu’elles ne suscitent de débat. Au sein de la coordination nationale, nous avons donc veillé à ce que la parole alterne entre les hommes et les femmes et donné la priorité aux interventions de précaires et d’étudiantes. Cela a été rendu possible par une double liste d’inscrit·es pour les discussions : l’une concernait les hommes cis titulaires et l’autre les femmes, les précaires et les étudiant·es et il s’agissait de veiller autant que possible, à l’alternance. Le principe a été expliqué en plénière à plusieurs reprises à l’aide d’un texte humoristique qui soulignait que les dominants pouvaient survivre au fait de ne pas prendre la parole en AG.

    De façon plus générale, ce mouvement a permis de discuter de problématiques largement ignorées dans l’ESR, qu’il s’agisse du handicap ou de la maladie, quelquefois en relation avec des enjeux de genre. Au sein d’un atelier, des camarades ont ainsi évoqué leurs difficultés à gérer leur endométriose, et à quel point cela pouvait freiner leur carrière et leur capacité à s’engager politiquement. En revanche, si on saisit bien les dynamiques d’exclusion et de marginalisation tant des personnes non-blanches que des problématiques liées au racisme, nous n’avons pas encore réussi à nous emparer collectivement du problème de façon satisfaisante, et ce, bien que deux groupes de travail très efficaces et engagés se soient chargés d’envisager la division internationale du travail universitaire et la place des étudiant·es étrangers d’un côté, et les discriminations de genre, de race et de classe de l’autre.
    Contre les violences sexistes et sexuelles

    Il nous a également semblé essentiel d’intégrer à cette lutte un combat que nous menons à l’université comme ailleurs avec l’appui d’associations telles que CLASCHES, à savoir le combat contre les violences sexistes et sexuelles. Les dispositifs institutionnels de signalement, d’accompagnement et de jugement de telles violences sont récents au sein de l’ESR et dans bien des cas déficients, puisque dépourvus de moyens et de personnels formé·es. Des affaires récentes, relayées par des enquêtes de presse, ont révélé de graves dysfonctionnements. Pour ces raisons, la coordination nationale des Facs et Labos en Lutte des 6 et 7 mars avait acté une journée nationale de mobilisation contre les violences sexuelles et sexistes dans l’ESR le 19 mars, date à laquelle le CNESER (Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche) devait de nouveau statuer sur l’appel d’un enseignant suspendu de ses fonctions pour un an avec privation totale de traitement par son université pour des faits de harcèlement sexuel. Cette journée de mobilisation n’a malheureusement pas pu avoir lieu en raison du confinement et du report de l’audience.

    Nous avons aussi cherché à lutter contre ces violences au sein même de nos cadres militants. Lors de la seconde coordination nationale de mars 2020, nous avons mis sur pied une cellule anti-harcèlement et un numéro de téléphone dédié, ainsi que des règles, présentées ci-dessous, afin que les comportements oppressifs qui s’y dérouleraient puissent nous être signalés. Ce sont en fait essentiellement des comportements qui s’étaient produit antérieurement dans des cadres militants autres que la coordination qui nous ont été rapportés et auxquels nous avons apporté une attention particulière afin que l’espace de la coordination puisse rester un espace sûr pour tou·tes. Le moment festif, organisé le soir du premier jour, pouvait laisser craindre une multiplication des comportements oppressifs. Nous avons donc édicté des règles, dont le respect était assuré par une « vigie féministe » présente tout au long de la soirée. Deux personnes – à l’exclusion d’hommes cis – étaient attentives à ce qui se passait, s’assurant que personne n’était victime de harcèlement, d’agression ou de comportement oppressif. Il ne s’agissait bien sûr pas d’assumer un rôle de chaperonne, mais de refuser qu’au nom de la « fête », certaines personnes soient agressées d’une façon ou d’une autre.

    Règles pour une soirée festive et militante sans comportement oppressif

    1. Ce temps festif est un espace « safe » : veille à inclure avec bienveillance des personnes que tu connais peu ou pas dans les conversations ; sache que toutes insultes ou agressions à caractère sexistes, racistes, classistes, lesbophobes, homophobes, transphobes, validistes seront sanctionnées.

    2. Si une personne refuse le verre que tu lui offres, n’insiste pas, iel n’en veut pas. Saouler une personne n’est pas une technique de drague, c’est une technique de viol.

    3. Si une personne te signifie qu’iel ne veut pas danser avec toi, n’insiste pas et prend tes distances, iel ne veut pas.

    4. Si tu as envie d’embrasser/d’avoir une relation sexuelle avec une personne, pose la question. Si iel ne veut pas, n’insiste pas et prends tes distances, iel ne veut pas.

    5. Si une personne est très alcoolisée, demande-lui s’iel se sent bien et s’iel a besoin d’aide. Ne profite pas de la situation pour passer outre son consentement.

    6. Si une personne est inconsciente ou endormie, iel ne désire pas être embrassé.e ou avoir une relation sexuelle. Par contre, assure-toi qu’iel est en sécurité.

    Des résistances marginales

    La mise en place de ces règles et des espaces en non-mixité choisie participe de la construction d’un rapport de force, que nous jugeons nécessaire à la prise de conscience des modes de domination, en vue leur éradication. Elle a donc pu susciter des réactions négatives, bien que marginales. Quelques hommes ont ainsi quitté la coordination après que les règles concernant la prise de parole aient été présentées à la tribune (la version sexiste du « on se lève et on se casse »). Au sein des ateliers cela a pu se traduire par des demandes répétées auprès des camarades chargé·es de la liste des inscrit·es : (homme) « Tu ne m’as pas oublié, hein ? J’ai demandé la parole il y a un moment ». Certains militants ont reproché au comob des Facs et des Labos en Lutte de monter les participant·es les un·es contre les autres. À la fin de la coordination, alors que les camarades de la tribune tentaient de tenir l’ordre du jour pour que nous puissions rejoindre à temps la marche féministe de nuit du 7 mars et qu’une camarade demandait aux femmes l’autorisation de dépasser d’un quart d’heure afin de finir les débats, un homme s’est levé et a imposé sa parole en disant « qu’il parlait sans genre (sic) et qu’une coordination d’ampleur nationale était plus importante qu’une marche féministe », prenant ainsi la liberté de hiérarchiser à notre place nos luttes.

    Ces propos tendent toutefois à devenir indicibles dans le contexte actuel : la grande majorité des participant·es aux différentes coordinations a une conscience réelle des dominations et de la manière dont elles se répercutent dans nos luttes, considérant qu’il ne s’agit pas de problèmes « accessoires » apolitiques, comme cela pouvait être pensé et dit il y a encore quelques années. Ainsi, certains comités de mobilisation locaux ont dû faire face à des affaires de viols. Lorsque les collectifs militants ont été mis au courant, les femmes très investies au sein de ceux-ci ont immédiatement demandé l’exclusion des hommes accusés. La position centrale de ces femmes dans la mobilisation combinée à la dénonciation publique de la culture du viol dans les milieux de gauche depuis une dizaine d’années a permis que ces décisions soient adoptées sans que personne ne les contredise.

    Sororité et manifestations féministes

    Assez rapidement dans la mobilisation et à différents niveaux, des groupes informels de femmes se sont organisés et ont joué un rôle important dans la place que nous avons prise collectivement et dans les propositions concrètes qui ont émergé. Ces groupes ont également été des soupapes, des ressources, pour se donner confiance et construire le rapport de force au sein de nos cadres militants. Pour celles qui ont déjà vécu des mouvements sociaux importants tels que ceux de 2003 ou encore contre le Contrat Premier Embauche (CPE) en 2006, il nous a semblé que, de façon plus générale, les relations entre femmes ont changé. Il y a une vigilance et une attention permanente des unes aux autres, alors même que nous ne nous connaissions pas ou peu, pour la plupart d’entre nous. En janvier, nous sommes d’ailleurs plusieures à avoir reçu et renvoyé ce message révélateur de ces nouvelles solidarités que nous forgeons :

    Chères amies,

    Cette semaine a été riche, nous avons incroyablement avancé en quelques jours, et la semaine qui arrive sera sans doute intense. J’espère que vous avez pu prendre le repos indispensable à notre lutte.

    Une fois n’est pas coutume, la mobilisation ici s’appuie largement sur des femmes, que ce soit dans la logistique (comme d’habitude) mais aussi dans les prises de paroles, les dynamiques, et cela donne un ton général qui est à saluer. Moins de temps perdu pour les egos, moins d’agressivité dans les débats, plus d’attention aux uns et aux autres.

    Notre implication a un coût. Nous commençons à recevoir beaucoup de mails, beaucoup d’information à traiter et transmettre, beaucoup d’actions à mener. Pour beaucoup d’entre nous, nous avons des charges de famille, des jeunes ou futurs enfants, et janvier étant ce qu’il est, nous ne sommes pas à l’abri des coups de froid, des rhumes, etc.

    Or, il nous faudra tenir dans la durée, y compris après le mouvement. Rappelons-nous que nous ne sommes pas indispensables à tout moment et comptons les unes sur les autres pour nous remplacer, pour assurer une réunion, un mail etc. Permettons-nous les unes aux autres de se mettre en retrait quelque temps. Surtout, veillons les unes sur les autres. Restons attentives aux signes de fatigue, de surcharge, et faisons corps.

    Transférons chacune ce mail à deux autres sur qui nous pouvons compter. Tenons-bon, faisons lien, faisons société… jusqu’à la victoire !

    Par ailleurs, les femmes de la coordination nationale des Facs et Labos en Lutte ont été nombreuses à participer à la marche féministe du 7 mars à la fois extrêmement enthousiasmante et violente, du fait de la répression par les forces de l’ordre sur la place de la République à la fin de la manifestation. Nous nous sommes organisées rapidement, notamment face à la répression policière : notre capacité à nous mouvoir et à nous écouter paraissait spontanée. Toute camarade qui se faisait frapper recevait du soutien et de l’attention. Ce fut la mise en pratique d’une réactivité et d’une organisation qui ne nécessite pas d’être verbalisée, grâce à notre socialisation au care qui augmente notre puissance d’agir. Nous l’avions également observé, le 28 février, lors du rassemblement contre les violences sexistes et sexuelles devant la Salle Pleyel, à l’occasion de la cérémonie des Césars : le caractère offensif de ces mobilisations est frappant. Il y a un saut dans la prise de conscience du rôle joué par la police – particulièrement sexiste à ces occasions – et la justice dans l’oppression systémique que nous subissions. Des femmes très différentes n’ont plus peur d’aller au contact avec les forces de l’ordre. Une énergie et une colère très forte se dégageaient lors de ces manifestations.
    Conclusion : le confinement ou l’accentuation de la division sexuée du travail militant ?

    Le confinement a créé un nouveau contexte, dans lequel les femmes se sont retrouvées en première ligne. La division sexuée du travail militant tend désormais à se réinstaller, voire à se renforcer. Il a déjà été montré que, durant le confinement, les chercheuses, souvent occupées par ailleurs au travail de care familial, déposent nettement moins d’articles que les chercheurs qui ont amélioré leur productivité : Cette logique se retrouve dans la mobilisation.

    La situation est complexe : alors que quelques jours avant l’annonce de la fermeture des facs nous étions plus de 500 délégué·es en coordination nationale, nous nous sommes retrouvé·es à devoir chercher un moyen de faire exister notre lutte sans pouvoir nous réunir et mobiliser sur nos universités et nos laboratoires. Pour beaucoup, la crise sanitaire a été source de sidération et de paralysie, pour d’autres, elle a fait émerger d’autres urgences politiques comme la solidarité envers les plus précaires dans nos quartiers et dans les lieux d’enfermement. Certain.es ont pu aussi juger que, du fait de l’arrêt brutal et imposé de la mobilisation, il était devenu difficile de trouver un sens à leur implication au sein de comités qui émanaient de la lutte en cours. Il ne s’agit pas de juger les départs, mais seulement ici de les constater.

    Or, force est de constater que dans ce contexte difficile pour tou·tes, les comités de mobilisation qui continuent de fonctionner semblent l’être sous l’impulsion de femmes et le comité de mobilisation national, qui réunit 70 personnes élues, a largement diminué, voyant disparaître une grande partie des hommes impliqués précédemment.

    Nombreux sont les hommes qui écrivent des textes et des tribunes, tandis que les femmes continuent à prendre en charge l’organisation du travail collectif, tâche qui devient plus lourde du fait de la mise en retrait de nombreux·ses militants, l’absence de réunions physiques, les rythmes décalés des un.es et des autres… D’ailleurs, la campagne à laquelle nous avons participé au début de la période de confinement pour le report des délais de candidatures aux postes de Maîtres·ses de conférences a principalement été portée par des femmes, car certaines d’entre elles, avec enfants, expliquaient qu’elles ne pourraient pas y arriver tandis que certains hommes nous ont expliqué que, confiné·es, nous n’avions rien d’autre à faire que de constituer nos dossiers.

    Les femmes sont également plus nombreuses à assurer le travail de care, dans l’environnement familial et au travail, mais aussi dans les collectifs militants et solidaires, de l’ESR et d’ailleurs. Elles sont davantage investies, notamment, dans les nombreuses initiatives de solidarité qui ont vu le jour pour apporter un soutien psychologique, logistique, financier, alimentaire ou sanitaire aux personnes les plus en difficulté suite à la crise sanitaire et au confinement. Concernant les initiatives propres à l’ESR, par exemple, l’équipe s’occupant de la caisse de solidarité des Facs et Labos en Lutte, lancée conjointement par le comité de mobilisation des facs et labos et des collectifs de précaires et d’étudiant·es réunis en assemblée générale le 27 mars, est composée de six personnes dont cinq femmes (et cinq précaires, par ailleurs). Cela semble également être le cas dans les initiatives hors ESR qui se sont créées pour organiser la solidarité sur une base territoriale (ville, quartier ou arrondissement), telles que les Brigades de Solidarité populaire ou le réseau #COVID-ENTRAIDE FRANCE.

    D’autre part, bien que des réunions aient continué à se tenir à distance, ce type de rencontres a souffert de la situation confinement. En conséquence, beaucoup de décisions cruciales, concernant par exemple la continuité pédagogique ou les validations, ont eu pour principal cadre de discussion des instances routinières de prise de décision, telles que les conseils d’université, de laboratoire ou de départements, au sein desquelles les femmes restent mal représentées et dans lesquelles les règles que nous avons instaurées pour lutter contre les dominations de genre ne sont pas rigueur.

    Pour conclure, si les formes d’organisation collective qui ont été mises en place durant cette mobilisation ont permis aux femmes de prendre leur place dans la prise de parole et dans la prise de décision, il faut donc veiller à maintenir cet acquis dans le contexte particulier que nous vivons, mais aussi, à long terme, dans le fonctionnement « normal » de l’université et de la recherche.

    L’ambition de ce texte était de conserver des traces et rendre visible un aspect de la mobilisation pas toujours évoqué. Il participe à un contexte plus large, cette lame de fond féministe que nous connaissons actuellement et qui ne saurait s’arrêter.

    Cet article a été rédigé par six militantes du Comité de mobilisation national des Facs et Labos en Lutte, il est également publié par la revue Contretemps.

    https://universiteouverte.org/2020/05/21/facs-et-labos-en-lutte-une-mobilisation-feministe-retour-dexperie
    #université #ESR #facs #France #résistance #femmes #féminisme #inégalités #réforme #inégalités_de_genre #LPPR #résistance #visibilité #carrière_universitaire #care #socialisation #compétition #précarisation #titularisation #précarité #conscience_collective #tâches_militantes #résistance #militantisme #dominations #sexisme #patriarcat #mixité_choisie #prise_de_parole #AG #assemblées_générales #violences_sexistes #violences_sexuelles #sororité #confinement

  • #Andrea_Dworkin : « Redéfinir la non-violence » (chapitre 6 du recueil Our Blood )
    https://tradfem.wordpress.com/2020/05/04/andrea-dworkin-redefinir-la-non-violence

    Les femmes, pendant tous ces siècles patriarcaux, ont été inébranlables dans la défense de vies autres que les nôtres. Nous sommes mortes en couche afin que d’autres puissent vivre. Nous avons soutenu la vie d’enfants, de maris, de pères et de frères en guerre, en périodes de famine, durant toutes les sortes de désastres. Nous l’avons fait dans l’âpreté d’une servitude universelle. Tout ce qui peut être su dans le patriarcat à propos de l’engagement envers la vie, nous le savons. Tout ce que nécessite le maintien de cet engagement dans le patriarcat, nous l’avons.

    Il est maintenant temps de récuser le patriarcat en valorisant nos vies aussi pleinement, aussi sérieusement, aussi résolument, que nous avons valorisé d’autres vies. Il est temps maintenant de nous engager à nous soutenir et nous protéger mutuellement.

    Nous devons enraciner socialement des valeurs issues de la sororité. Nous devons enraciner les valeurs qui récusent la suprématie phallique, qui récusent l’agression phallique, qui récusent toutes les relations et institutions fondées sur la domination masculine et la soumission féminine.

    Traduction : #Tradfem
    #féminisme_radical #violences_masculines #sororité #patriarcat

  • Les poissons pilotes de La Colline | La Colline théâtre national
    https://www.colline.fr/spectacles/les-poissons-pilotes-de-la-colline

    Wajdi Mouawad, directeur de La Colline vous donne rendez-vous du lundi au vendredi à 11h pour un épisode sonore inédit de son journal de confinement, de sa propre expérience à ses errances poétiques : Une parole d’humain confiné à humain confiné. Une fois par jour des mots comme des fenêtres pour fendre la brutalité de cet horizon.

    • C’est beau en effet merci pour le partage @jacotte et pour le signalement @touti

      Je met des notes pour retrouvé certaines choses qui m’ont plus
      –----
      « il n’ y a pas de felis catus policier »
      #nos_ennemis_les_bêtes (pour le fichier du 6 avril)
      –---
      #sacrifices_humains #infanticide #chimu #dernier_sceau (pour le 3 avril)

      Pourquoi des enfants et des lamas étaient-ils sacrifiés par le peuple Chimú ?
      https://www.nationalgeographic.fr/histoire/2019/02/pourquoi-des-enfants-et-des-lamas-etaient-ils-sacrifies-par-le-pe

      –----

      Le ciel était à boire tant il était bleu.

      (31 mars)

      –---
      Infiniment grand & infiniment petit

      L’espace est une mémoire qui viens vers nous.

      (30 mars)
      –—

      Accepter de ne pas être capable de faire le vide.

      exercices spirituels d’Ignace de Loyola & le dieu coronavirus (27 mars)
      –---

      La nuit déplie nos âmes et si le jour existe c’est grâce à la nuit - la nuit serais éternelle sans la nuit

      (26mars)
      –---
      La mutation - Les morts-vivants et l’aveuglement

      Résister au confort des situation inconfortables

      (25 mars)
      –---
      Le son [ɲ] et la perversité de la langue française,

      Langue vicieuse, langue méchante qui ne connais rien de l’hospitalité de la langue arabe.

      (24 mars)
      –---
      Peut être que je sature mais j’aime moins les premiers jours de son journal. Il y parle d’ailleurs beaucoup de son fils et ne mentionne qu’une fois sa fille, j’aime pas trop ca.

    • J’ai surtout été sensible au fichier du 6 avril, quand il chuchote à celle ou celui qui va mourir seul·e pour l’aider à avoir moins peur, c’est bouleversant.

      Après, oui @mad_meg on dirait que le simple fait d’avoir des couilles plonge l’être dans une insensibilité totale vis à vis des femmes, surtout en cette période de virilisme guerrier ou les femmes sont redevenues un #sujet_secondaire.

      J’en ai eu un aperçu dernièrement sur un long fil de discussion de technique web dont le sujet était « tous en débardeur ». Quand j’ai pris mon courage pour faire remarquer à l’ensemble de la liste le manque d’inclusivité du sujet du mail, personne n’a répondu, aucun retour, rien. Ça fait mal. Comme si l’exclusion n’était pas une question actuelle importante à combattre et que les mecs construisaient toujours plus de boysclub (même et surtout en affirmant leur inclusivité sur des chartes) et se suffisaient à eux-même.
      Et j’ai pensé « tu viens de te cramer », tu n’as plus de taf et tu dépends de leur bon vouloir à t’en filer, plus tu ouvres ta gueule moins ils auront l’idée de t’en refiler.

    • Au fait j’écouté « penser (l’art) dans un monde mauvais » ce matin, c’est un mec blanc qui parle mais il dit tellement de choses ou je me reconnais que je te le recommande aussi - https://www.youtube.com/watch?v=FH5liBXAMIY


      et en plus de l’intérêt de ce qu’il dit, il n’oublie pas les femmes, les personnes racisées, les classes défavorisées. Je l’ai mis par ici, sur un poste qui devrait t’interessé aussi et que je suis pas sur que tu ai vu quand je l’avais écrit
      https://seenthis.net/messages/828811
      Un truc qu’il dit qui tourne dans ma tete « je ne parle que de ce qui va mal » et dit « etre radical et non révolutionnaire » - il s’appel Geoffroy de Lagasnerie peut etre que tu es deja tombé sur lui.

    • Super @mad_meg je regrette de ne pas avoir pu profiter de ce type d’approche lorsque j’étais étudiante aux Beaux Arts à Paris. C’était l’époque des copains artistes de Lang le décadent lécheur de caméras où l’art se joignait à la niaiserie ambiante et flirtait avec la publicité en déniant toute politisation à « la culture ».

      19:33 « Il n’y a pas d’art désengagé, parce qu’à partir du moment où nous nous construisons comme artistes ou chercheurs, il y a déjà des dispositifs de la culture qui nous précède qui si nous ne les interrogeons pas nous les faisons fonctionner malgré nous. »

      Et j’en discutais avec @jacotte justement, car pour moi la simple pensée de circonscrire la culture à certains espaces et d’y coller un ministère est du même ordre que le fonctionnement d’un Ministère de la pensée Orwellien. Forme institutionnel du détournement de la connaissance et de la culture de tout un chacun·e pour en faire un objet de pouvoir et de mépris.

    • Moi aussi j’aurais bien aimé avoir ce théoricien sous la patte quant j’etais aux beaux-arts mais en même temps ca ressemble à pas mal de points de ma démarche. J’ai particulièrement aimé l’argument que l’art non engagé est un art engagé contre l’engagement . Et l’idée d’une partique cynique des institution qui est la version radicale dont il se réclame au lieu d’une démarche révolutionnaire. Aussi les tentative du parti communiste pour faire venir l’art aux ouvriers et ceux ci vexé qu’on leur mette des Picasso ou monochromes disant qu’on leur mettait du sous art alors qu’ils ont droit comme les autres à du Poussin ou du Vinci ^^

  • Urssaf en ligne - Service indisponible - n’as jamais été disponible

    Amélie - Service momentanément indisponible. Veuillez réessayer plus tard ... n’as jamais été disponible

    depuis 3 mois que j’essaye ca me répond toujours ca. JE téléphone à la secu on me renvoie un code par SMS et je fait un nouveau code comme exigé et au final = Service momentanément indisponible. Veuillez réessayer plus tard ...

    Du coup je ne peu obtenir aucun justificatif ni de la MDA, ni de l’Ursaff, ni de la sécu, je ne peu pas payé mes charge, je ne peu pas faire de demande de mutuelle du coup je me retrouve avec des frais médicaux important alors que sois disant c’est prix en charge à 100% (100% de mon cul), je ne peu pas essayé d’obtenir un dédomagement pour mon expo annulé le 16 mars 2020, je ne peu absolument rien faire et chacune de mes démarches après 30 minutes minimum sur une routine musicale de boite téléphonique qui donne des envies de suicide tout ce que j’obtien c’est un code pour activé mon compte qui me dit : Service momentanément indisponible. Veuillez réessayer plus tard ... Service momentanément indisponible. Veuillez réessayer plus tard ...
    Service momentanément indisponible. Veuillez réessayer plus tard ...
    Service momentanément indisponible. Veuillez réessayer plus tard ...
    ...
    Nouvelle tentative ce matin car la demande de dédomagement pour mon expo annulé ne dure qu’un mois après l’annulation donc le 16 avril je l’aurais dans le cul comme d’habitude, comme mon RSA, comme mon congé maladie, comme mes APL, comme mes remboursement d’IRM et scanners, comme ma mutuelle que j’ai toujours pas et qu’on me dit oh tu devrait prendre une mutuelle c’est pas raisonnable de pas en avoir ...

    • Le comble c’est que je viens de recevoir un mail de france connextion qui me dit que je me suis connecté à Amélie, me félicite pour ca et me dit que si c’est pas moi je doit faire tel démarche... mais j’ai pas réussie à me connecté à Amélie j’ai réussi seulement à avoir un « Service momentanément indisponible. Veuillez réessayer plus tard ... »

    • Faudrait que j’ai une vague idée de à quoi ca ressemble. Là je doit faire 3 pdf à partir de leurs documents et de toute façon ou est ce que j’envoie ce pdf si le « Service momentanément indisponible. Veuillez réessayer plus tard ... »... Je vais me refaire leur telephone au prix d’un appel + 6 centimes la minutes pour minimum 30 mins (temps pré-confinement - là je pense que si j’appel ca sera "« Service momentanément indisponible. Veuillez réessayer plus tard ... » après 4 h de petite musique du suicide)

    • https://www.lamaisondesartistes.fr/site/covid-19-quelles-adaptations-pour-les-artistes

      La demande est éligible si : 👍
      – l’artiste-auteur a demandé et n’a pas obtenu le maintien de la rémunération initialement prévue relative à un événement perturbé par la crise sanitaire ;
      – l’artiste auteur a un contrat ou une confirmation d’engagement de toute forme d’un commanditaire précisant son objet, une date d’exécution ou des dates de début et de fin comprise(s) dans la période de référence et une rémunération cumulée d’au moins 150€ ;
      – l’artiste-auteur est inscrit à la sécurité sociale des artistes auteurs ;
      – l’artiste-auteur concerné n’occupe pas un emploi salarié permanent.

      Bon de toute façon j’y aurais pas droit vu que pour mon expo j’avais même pas de rémunération cumulée d’au moins 150€ vu que je touche uniquement un pourcentage sur les ventes, ventes qu’il n’y aura pas puisque expo est annulée. Les galeries ne payent qu’en cas de vente pas de payement d’avance.

      et pour l’autre aide, qui s’applique pour le mois de mars, c’est pareil vu que mes premières factures de 2019 commencent le 2 avril car on vent pas tous les mois, ni même tous les ans quant on est artiste. Donc 0€ de revenus en mars 2019 et 0€ en mars 2020 ne me donne droit à rien vu que j’ai pas de baisse de 75% de chiffre d’affaire entre 0€ et 0€...

      Bref je m’énerve pour rien je suis qu’une rien. Je vais allé faire mon hypnos matinale pour pas me jetter par la fenêtre.

    • Effectivement le site de l’Urssaf Artiste Auteur c’est une vraie purge.
      Tu peux essayer d’effacer les cookies, des fois ça marche
      ou essayer avec un autre navigateur.
      Attention aussi aux anti-pub et anti-traçage ( uBlock, Privacy badger, etc) qu’il faut parfois désactiver pour obtenir un fonctionnement correct.
      Respirez...soufflez.... ;)

    • Merci @vazi j’avais pas pensé à uBlock et au cookies. J’essayerais un autre jour là je suis pas en etat et je suis pas fana d’ouvrir les vannes de mon ordi à ces ordures du gouv pour avoir droit à rien de toute façon.

    • Courage @mad_meg, la grosse cagade n’a fait que s’amplifier pendant qu’ils s’empiffrent sur nos cadavres. Je suis allée à la sécu il y a 2 mois, et j’ai dû abandonner pour ma demande de CMU, le type qui m’a reçu m’a dit qu’ils étaient sous l’eau, que je n’aurai pas de réponse avant 3 mois. Comme ils m’ont refusé la CMU l’année dernière pour des histoires de comptabilité impossible à comprendre, j’ai renoncé à entreprendre cette deuxième humiliation qui risquait de s’avérer vaine.
      J’ai donc craqué et j’ai pris une mutuelle, c’est très cher, mais je n’avais plus le choix, je devais me faire opérer.
      J’ai un œil qui voit mieux maintenant, et 80€/mois qui partent pour cette &# !°$(SS de mutuelle. Pas de clients en vue, 300€/mois qui tombent bon an mal an, je ne suis que la 15em roue de leur carrosse.

    • Merci @touti pour ton message. Je suis désolé que tu en chie autant et je voie aussi de mon coté en beaucoup moins grave à quel point c’est verrouillé de partout et à quel point ca rend dingue. Surtout que j’ai plus mes produits calmants habituels ma rage en est décuplée. Etre pauvre ca coute cher, c’est comme le handicap, ca devrait être réservé aux riches ! 80€ par mois c’est vraiment abusé pour la mutuelle j’en avais trouvé une spéciale artiste à 10€ par mois via la MDA qui prenais en charge le minimum dont j’avais besoin mais je l’ai pas prise faute de justificatifs pour ouvrir le bal. Heureusement j’ai fait des ventes l’année dernière et j’ai pu payé la dfférence. J’ai fait un nouveau test de connection sans ublock et ca m’a mis une menace de 3 tentatives et puis bloquage ensuite ca m’a dit service indisponible mais cette fois en rose. J’ai lâché le morceau et je vais garder mes dents pour mordre le gouvernement.

    • @mad_meg oui, ça coûte cher en temps et en énergie d’être pauvre, les mutuelles augmentent leur cout avec l’âge aussi et j’ai pris de quoi me faire rembourser des lunettes dont j’ai toujours besoin. Je ne sais pas si ça peut être une solution pour toi mais peut-être essaye de te connecter avec le navigateur TOR.

    • @touti Merci pour ton conseil. J’ai progressé car j’ai réussi il y a 10 mins à me connecté sur la MDA et obtenu ma dispense de précompte et attestation d’affiliation. Youpii C’était inespéré. Pour la mutuelle c’est vrai que pour 10€ j’avais ni les dents ni les yeux seulement 50% des dépassements des frais d’hospitalisation et je me suis pas amusé à prendre une chambre seule ou ce genre de luxe ca à limité les dégâts et d’ailleurs ma voisine était hyper sympa on a discuté de films et séries d’horreur coréennes. Merci pour tes gentils messages et ton soutiens généreux alors que tu es plus en galère que moi !
      #sororité

    • La Pérille Mortelle

      Typhaine D est autrice2, comédienne, metteuse en scène, coach, conférencière, professoresse de théâtre, et militante féministe.

      Elle travaille sur la #démasculinisation du langage, et la création d’une #langue_féministe, depuise des années. Elle a notammente inventée la concepte de « La #Féminine_Universelle » lors de l’écriture de son spectacle et livre #Contes_à_Rebours. Cette réinvention féministe des contes de fées commence donc toute naturellemente par « #Elle_était_une_fois ».

      « La Féminine Universelle » consiste en l’invention d’une #grammaire_féministe imPertinente, de mots inventés comme « #Femmage » (qui a sûremente due exister par la passée), ou encore « #Noues » et « #Voues » pour rassembler la Peuple des Femmes, les « #Sœurcières » et les « anniversœurs » pour fêter notre #Sororité ; et toute autre liberté féministante qui semblera signifiante ou émancipatrice à l’autrice, ou simplemente qui lui plaira. En effête, les instigateurs de la masculinisation du langage sous Richelieu ne s’étante pas encombrés de logique ou d’objectivité dans leure sinistre tâche, nulle n’y est à son tour tenue dans la riposte. Par ailleures, la « La Féminine Universelle », débridée, insurgée, insubordonnée, se trouve en constante évolution, et n’est pas restreinte par des règles strictes, si ce n’est celle de toujoures être porteuse de sens allante vers les intérêts des Femmes, donc en lutte féministe radicale intransigeante contre toutes formes des violences ou d’arnaques masculinistes et misogynes. Chacune est donc chaleureusemente invitée à utiliser la « La Féminine Universelle » en tant qu’acte de résistance littéraire, artistique et militante, et d’y ajouter ses propres trouvailles, comme cela se fait d’ailleures déjà, notammente sur les réseaux sociaux. L’autrice en est toujoures très heureuse, et Voues remercie alors de « rendre à Cléopâtre ce qui est à Cléopâtre » en citant sa travaille. Car affirmer la maternité de nos œuvres à chacune consolide notre Matrimoine commune, et participe de nos Luttes féministes et sorores, contre l’effacement et la mise sous anonymat qui menace toujoures les créatrices, ainsi que contre l’appropriation et l’instrumentalisation de nos inventions de Femmes, de Féministes, par des hommes, et à nos dépens.

      Typhaine D a écrite et interprétée pour la première fois ce texte « La Pérille3 Mortelle » à l’occasion du concours d’éloquence du Collectif Droits Humains pour Tou·te·s, la 10 décembre 2017 à l’Hôtel de Ville de la Mairie de Paris. Le titre féminisé de ce texte intervient en résistance aux élucubrations affolées de l’académie française, qui déclarait en 2017, avec toute la mesure que nous connaissons aux « Immortels », que l’écriture inclusive constituait pour la langue française un « péril mortel » (rien que ça) ; ces blancs messieurs combattante la démasculinisation du langage en agitante fébrilemente les arguments les plus iniques qui soient. Une riposte s’imposait, taraudait l’autrice : la voilà !

      Ce texte va plus loin que les précédents écrits de Typhaine D dans l’utilisation de « La Féminine Universelle ». Et de faite, c’est là toute son objective, d’aller, non pas la plus loin possible dans le souci de rester lisible, et parce que la démarche est par définition révolutionnaire et en permanente construction, maise d’aller loin, pour faire entendre profondémente ce masculin qui Noues étouffe au quotidien sous des semblantes d’évidence, insinué dans les mots et les règles qui Noues ont étée données pour dire, et donc pour penser. « La Pérille Mortelle » est une essaie, une manifeste de langage, en révolte, en chemin.

      https://www.revue-glad.org/1489

  • Le mal que nous nous faisons (première partie) - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Le-mal-que-nous-nous-faisons-1

    Il me semble que ces logiques sociales de distinction militante et de formation de tendances qui intègrent ou excluent prennent une dimension particulière quand il est question de féminisme. Aucun autre mouvement n’est structuré en « vagues », la dernière chassant la précédente et la renvoyant à la péremption. Étrangement, c’est ce qui se pratique aussi pour les femmes, qui ont une durée de consommation optimale plus faible que les hommes (une femme serait à son meilleur à 25 ans, un homme à 50). Alors que les penseurs de l’anarchisme, de l’écologie ou du marxisme ne sont pas d’emblée dévalués pour leur ancienneté, les féministes le sont, au prétexte que les générations précédentes seraient moins éclairées que les suivantes.

    le féminisme comme intrinsèquement progressiste ?

    #féminisme #Histoire #distinction #sororité #militantisme #progressisme

  • [Émissions spéciales] #kinder_garten #2
    http://www.radiopanik.org/emissions/emissions-speciales/kinder-garten-2

    Ce dimanche Kinder Garten squat à nouveau la grille : Fée C profite de la présence de La Flemme à Bruxelles pour les enregistrer.

    Au programme de cette #panik_session : #rap, Luttes & Sororité

    La Flemme est un groupe de rap amateurrr basé à Paris. Initié par Poulba et Gilda, il accueille aujourd’hui Magda et l’Otre. Iels aiment chanter et lutter ensemble. Leurs concerts sont toujours fabriqués selon l’invitation. Iels cherchent des musicien.nes pour le futur.

    #sororité #panik_session,rap,sororité,kinder_garten
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/emissions-speciales/kinder-garten-2_08190__1.mp3

  • ‘Men are everywhere’: #Svetlana_Alexievich to launch publishing house for women writers — The Calvert Journal

    https://www.calvertjournal.com/articles/show/11559/svetlana-alexievich-to-launch-a-new-publishing-house-for-women-write

    Belarusian Nobel Laureate Svetlana Alexievich is opening a new publishing house exclusively dedicated to printing female authors.

    Speaking to the Belarusian newspaper Nasha Niva, Alexievich said that she hopes this will address the disproportionate ratio of published works by male to female writers.

    “Men are everywhere, and very few works of women get published,” she said.

    Alexievich, who came up with the idea half a year ago, said she hopes this will “affect the confidence of women writers and their desire to write.”

    The publishing house will open in a few months, with titles from Belarusian authors Eva Veznavets and Tatyana Skorkina to be among the first to be published.

    #trop_d'hommes_trop_visibles et #bonne_nouvelle !

  • Nous toutes...

    Moi femme et journaliste de terrain
    Par Emma Audrey – Derrière la caméra

    Merci à Emma pour ce terrible et courageux témoignage. Enormes pensées pour toutes les femmes photographes avec qui j’ai échangé ces dernières années. Et toutes les autres que je ne connais pas.
    Énormes regrets aussi quand aux nombreux « chouettes » collegues qui ne se mouillent pas, qui ne comprennent pas ou, pire, qui refusent de voir tant l’agressivité et l’attaque sont considérés comme des qualités professionnelles. J’ai finalement, tristement, fait le choix de ne plus m’organiser avec eux.
    #Sororité vitale.

    http://emma-audrey.fr/moi-femme-et-journaliste-de-terrain

    Quand on écrit ce genre de billet, c’est toujours un peu le cœur serré car on est tellement conditionnées à ne pas exprimer ces choses là. Et c’est aussi du domaine de la thérapie. Détailler des événements traumatisants, revient à les revivre. Et quand on a été traumatisée par des violences de ce type, c’est rare qu’on veuille revenir dessus. Dans mon cas, je commence à peine à me relever des agressions subies, mais le chemin de la guérison est long.

    #sexisme #machisme #predation_sexuée

  • Bonne(s) vacance(s) à toutes et à tous ! - Quelques nouvelles, prochaines étapes- #Douance #hpi #hqi #zèbre #précoce #précocité #surdoué #surdouement #surefficient #hautpotentiel #gifted #Scolarité #Triplées #sororité #fratrie #Dys #dyslexie #dysorthographie #dyspraxie #dysgraphie #troublesdys #Handicap #Tdah #tda #adhd #zappeur #hyperactif #atypisme #troublesdapprentissages #neurodiversité
    https://www.c-nous.net/le-zinc/article/bonne-s-vacance-s-a-toutes-et-a-tous

    C’est officiel depuis 2 jours, nous sommes en vacances ! Des milliers d’écoliers, collégiens et lycéens de l’hexagone et d’outre-mer peuvent enfin souffler. Une pause estivale bien méritée, en particulier lorsque l’année scolaire a été éprouvante, pour les enfants, les ados fragilisés par des situations compliquées, des besoins spécifiques plus ou moins pris en charge. Et pour nous, l’année s’achève en demi-teinte. Les #Triplées passent en classe supérieure. Mais dans un contexte bien difficile à plus d’un (...) #Douance , hpi, hqi, précoce, précocité, zèbre, surdoué, surdouement, surefficient, hautpotentiel, gifted

    , Scolarité

    , Triplées

    , sororité, fratrie, #Dys (...)

    #hpi #hqi #précoce #précocité #zèbre #surdoué #surdouement #surefficient #hautpotentiel #gifted #Scolarité #sororité #fratrie #dyslexie #dysorthographie #dyspraxie #dysgraphie #troublesdys #Handicap #Tdah #tda #adhd #zappeur #hyperactif #troublesdapprentissages #atypisme #neurodiversité #_Le_zinc

  • Bonne RentRRée !! - un nouveau départ ?- #Scolarité #Triplées #sororité #fratrie
    https://www.c-nous.net/le-zinc/article/bonne-rentrree

    Voilà, deux journées de rentrée échelonnée dans les écoles, collèges, lycées.... C’est officiel, les grandes vacances sont finies. Alors pour la souhaiter la plus douce possible, la moins compliquée possible, la plus optimiste et prometteuse possible, deux des triplettes du blog vous ont fait un petit dessin qui raconte une petite histoire (les 2 « R » ont un rôle dans le déroulé). Je vous la laisse deviner, comme le dit une certaine chanson... :-) Et en attendant, une très bonne rentrée à toutes et (...) Scolarité

    , #Triplées

    , sororité, fratrie

    / Le zinc

    #Scolarité #sororité #fratrie #_Le_zinc

  • A Nous toutes ! Récit subjectif d’une marche historique
    par Coralie Miller | Le Club de Mediapart

    https://blogs.mediapart.fr/coralie-miller/blog/281119/nous-toutes-recit-subjectif-dune-marche-historique

    On s’y attendait, à ce que cette marche soit historique. On l’espérait en tout cas. Et voilà que je l’ai sous les yeux. Des dizaines de milliers de personnes. Même si une large majorité est féminine, je n’avais jamais vu autant d’hommes à un rassemblement en faveur des femmes...

    Très beau compte-rendu, qui m’ôte les mots de la bouche.
    <3 <3 <3

    #NousToutes #23novembre #sororité #fierté

  • L’espérance de vie, la longévité, quelques transhumanistes et des #grand-mères – Anthropogoniques
    https://anthropogoniques.com/2019/11/16/lesperance-de-vie-la-longevite-quelques-transhumanistes-et-des-gra

    Mais au-delà de la comptabilité des ressources, on constate que les enfants ont des chances de survie fortement améliorées lorsque leur grand-mère, particulièrement leur grand-mère maternelle, est présente à proximité. On le retrouve dans toutes sortes de cultures, d’ailleurs. La grand-mère aide à l’acquisition des ressources, à l’éducation, au soin, et permet à sa fille d’avoir elle-même plus d’enfants.

    Une étude récente a d’ailleurs montré que si la grand-mère maternelle habite dans un foyer différent de ses petits enfants, le nombre d’enfants survivants diminue en fonction de l’éloignement des deux foyers (6). Plus la grand-mère habite loin, moins on a d’enfants survivants. Une autre montre une limite à l’efficacité des grand-mères. En l’absence de médecine moderne, cette limite semble être de l’ordre de 75 ans. Au-delà, et toujours en moyenne, il semble que les grand-mères ne soient plus capables d’apporter d’aide déterminante (7).

    Il y aurait encore énormément à dire sur cette « hypothèse de la grand-mère »

    • L’hypothèse du grand-père est-t’elle alors la dégradation des chances de survie des enfants ?

      Sinon je me demande comment on peu dire que c’est un bienfait qu’une grand-mère maternelle « permet à sa fille d’avoir elle-même plus d’enfants ». Avoir plus d’enfants c’est avoir moins de salaire, moins de retraite, plus de vulnérabilité à la violence masculine (au SMIC tu divorce pas) pour les femmes. On sais aussi que plus les femmes ont d’enfants plus elles sont exposées à la pauvreté. Du coup prendre la survie des enfants et le nombre d’enfants par femmes comme critère d’amélioration des conditions de vie c’est très androcentré et aussi nataliste.

      Cette étude me parle plutot de l’exploitation du travail des femmes jusqu’à l’os, même une fois à la retraite elles travaillent encore gratuitement pour leurs filles et ceci afin de palier aux carences des pères qui ne participe pas aux tâches domestiques, ne font que des demi-journées de travail payé le double pendant que leur femmes en font des doubles payé la moitié. Du coup l’hypothèse de la grand-mère profite aux hommes et aux enfants mais pas aux femmes qui sont exploités en tant que mères et en tant que grand-mères.

      #domesticité #exploitation #travail #femmes #natalisme #servitude #sororité

  • #Estelle_Meyer - POUR TOUTES MES SŒURS
    « Nous sommes la moitié de l’humanité »
    https://www.youtube.com/watch?v=eLjFTHDP6lE


    #femmes #musique #féminisme #chanson #sororité

    ping @sinehebdo : à ajouter à cette playlist initiée par @mad_meg ?
    https://seenthis.net/messages/392880

    Estelle Meyer... découverte au chouette Festival Lynceus de Binic, où j’ai été invitée pour donner une conférence sur « frontières et migrations » :


    https://lynceusfestival.com

  • « Vous avez relevé notre tête ! » | Mathilde Blézat
    https://pantherepremiere.org/texte/%E2%80%89vous-avez-releve-notre-tete%E2%80%89%E2%80%89

    En 1880, la langue des signes est interdite en France, renforçant, entre autres, l’isolement des femmes Sourdes. En 1912, l’une d’elles crée un journal pour servir de « messagère » à ses paires. Immersion dans ces pages, où se lisent l’écho de vies oubliées – et la constitution d’une sororité. Source : Panthère Première

  • Ladybird, la compagnie de poids lourds ghanéenne 100% féminine et féministe | Connaissances des énergies
    https://www.connaissancedesenergies.org/afp/ladybird-la-compagnie-de-poids-lourds-ghaneenne-100-feminin

    Tous les regards se tournent vers Abigail Asumadu-Amoah lorsqu’elle slalome entre les nids-de-poule des routes ghanéennes, au volant de son énorme camion-citerne. Mais elle garde les yeux rivés sur la route.

    Cette mère de famille de 44 ans fait partie des 21 conductrices de poids lourds de Ladybird Logistics, la « première compagnie de transport au monde à n’employer que que des femmes », de la directrice générale à la mécanicienne.

    « Conduire avec assurance, mais toujours avec prudence », telle est la devise d’Abigail Asumadu-Amoah.

    Elle et ses collègues transportent à chaque fois 47.000 litres d’essence vers les mines d’or du Ghana, un pays d’Afrique de l’Ouest de près de 240.000 km2, soit pratiquement la superficie du Royaume-Uni, l’ancienne puissance coloniale.

  • Féminisme dans le journalisme, l’heure est venue.

    « À la #sororité des femmes journalistes ! », les femmes journalistes ont trinqué ensemble samedi 13 avril. Un réconfort mérité, après une journée de discussion et de travail à la Cité des Sciences et de l’Industrie. Ces États généraux des femmes journalistes, premiers du genre, ont rassemblé près de 350 participantes.


    https://radioparleur.net/2019/04/16/etats-generaux-journalistes-prenons-la-une
    #féminisme #journalisme #presse #médias #femmes_journalistes

  • La Yegros Ft. Soom T - Tenemos Voz (Official Video)
    https://www.youtube.com/watch?v=pM-DCpu59Gs

    Dernier clip féministe de La Yegros (https://seenthis.net/messages/766899) avec Soom T
    Et très joli réal, avec toute l’animation en peinture image par image. Aucune idée s’ils l’ont vraiment fait physiquement comme ça, ou par ordi, mais sur le même principe.

    "Tenemos voz y condición
    De mujeres libres sin opresión
    Caricias suaves para el amor
    Dulces palabras, también perdón
    Pero no quieras opacar
    Las alegrías con maldad
    Vas a gritar y vas a llorar
    Toda la vida en soledad

    Fuera de aquí con tu maldad
    Yo no te creo no cambiaras
    Fuera de aquí, no vuelvas mas
    Ya somos libres y somos mas

    Somos millones,
    Somos la voz de la que ya no habla
    Soom T en la casa
    No calla, no calla

    So my child, get to the bottom of the test and know why we are divine
    The woman going to get right out of the mess, I’ll get up in a soul that she found inside
    So we ran fast like a bullet in the air and we are gonna gerra gerra up this night
    A warrior rise in the middle of a life and know what make you divine.

    Tenemos voz y condición
    De mujeres plenas con decisión
    Vamos nadando en la intuición
    Y perdonando cuando hay amor

    Pero no quieras opacar
    Las alegrías con maldad
    Vas a gritar y vas a llorar
    Toda la vida en soledad

    Vos yo, somos el aliento que ahulla en las sombras
    Vos yo, somos el aliento que ahulla, que ahulla X2

    I can’t be silent in the face of injustice in this life
    I can’t stand by in the midst of a poor sister’s suffering cries
    For many brave sisters who are not divided must unite in the fight
    Come now lady listen, I see your eyes glisten under the sunlight

    #femmes #sororité #louve #force
    @mad_meg jme dis que ça peut te plaire

  • Putain les meufs, on a fait un sacré bon boulot | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/174372/journee-internationale-droits-femmes-egalites-genre-huit-mars

    En réussissant à déborder de la case du 8 mars, à porter le sujet dans l’actualité, on a déjà fait un truc énorme. Il suffit de voir le nombre de personnes qu’on a exaspérées pour s’en rendre compte, de les voir se recroqueviller pour tenter de protéger leurs privilèges, pour nous dire qu’on va trop loin, trop vite, que ça suffit, qu’à cause de nous les hommes ont peur et qu’ils sont perdus, qu’on est folles, hystériques, dangereuses, qu’on fait sécession dans la société, qu’on fracture notre belle France gauloise et unie.

    #8mars #8mars2019 #sororité

  • Atelier Mégèrisme
    Il faudrait des fêtes de l’IVG, fêtes du divorces, fêtes de la ménopause, fêtes du célibat, fête des nullipare, fête du départ des enfants du foyer... Et certainement d’autres dont j’ai pas encore l’idée. En voyant encore une fois que l’IVG est un droit sans cesse contesté grâce @nepthys
    https://seenthis.net/messages/764126

    Je me dit qu’il est urgent de faire des rituels sociaux de valorisation des étapes de la vie des femmes qui ne sont pas dévoué au pénis et à son agrément. Par exemple on pourrait faire des gâteaux d’IVG avec plus de bougies à souffler et plus de cadeaux à recevoir au fur et à mesure du nombre d’avortements réussis. On pourrait offrir un remonte-couille toulousain à l’éjaculateur importun et lui lancer des confettis blancs pour symboliser son incontinence séminale.

    La ménopause party c’est pour se réjouir d’être débarrassé de la fécondité et d’avoir survécu jusque là dans ce monde hostile. Fêter l’entrée des femmes dans le bel age des cheveux gris et se transmettre les conseils et experience sur la ménopause.

    Pour la fête des menstruations, il y a des rituels patriarcaux, la plus part du temps totalement horribles (nouveaux interdits, giffles, mise en quarantaine, violences sexuelles...). Quand je parle de fête des menstruations j’imagine plutot une vrai fete, pas une malédiction sur nos têtes. Par exemple quand plusieurs femmes cohabitantes sont synchronisées ca peut etre l’occasion de célébrations. On pourrais manger et boire des trucs rouges et faire de l’art menstruel entre ami·es en portant des couronnes d’hibiscus.

    Les fêtes de divorce ca permettrais de rassemblé ses proches dans un moment difficile. Ca pourrait se présenté comme un enterrement gaie, en violet couleur du féminisme qui va très bien pour un deuil joyeux et célébration d’une nouvelle liberté et d’un nouveau cycle de vie.

    #mégèrisme #féminisme

    • Sympas l’anniversaire de règles @aude_v et ton resto avec ta fille @monolecte Merci pour vos super pratiques festives et vos témoignages. Je croi que lors de mes premières règles j’ai eu un petit cours sur les protections périodiques et une visite chez le gyneco de ma mère. C’était pas très festif mais ca aurais pu être pire.

      Pour les règles ca peu se fêter à chaque cycle. Quant mes règles arrivent j’ai ce truc de vouloir manger des rognons ou du foie sanguinolent. J’en fait en général un rêve la veille de mes règles ce qui est pratique pour penser à prendre des tampons. J’interprète ca comme l’expression d’une carence en fer ou magnésium mais je suis pas connaisseuse en diététique. @touti m’avais conseillé le houmous avec le boulgour complet, mais j’ai pas encore fait de rêve de houmous ni de boulgour. J’imaginerais bien une belle tranche de foie de veau au vinaigre de framboise comme rituel menstruel, mais c’est pas une idée végétarienne alors je l’ai pas proposé.

      Sinon en version numérique il y a la blogueuse de Volubilis qui fait un poste « There will be blood » à chaque cycle
      par exemple voici les célébrations de ses menstruations de 2018
      https://volublog.blogspot.com/2018/10/there-will-be-blood-2018.html

      C’est quand même cool une fête qu’on peu faire chaque mois, je vais chercher ma voie de menstru-festation avant ma méno-party-pause.


      Merci aussi @rastapopoulos :) un magazine je ne pense pas car c’est trop de trucs administratifs et de coordination de groupe pour moi. mais il y a des chances que j’en fasse un livre un jour. Je me sert déjà souvent des recherches et idées taguées #mégèrisme sur @seenthis pour faire ma rubrique « Mégèrisme » dans la revue HEY ! mais pour le moment je suis plutot orienté sur une histoire des femmes mauvaises (gang de femmes, syndicat d’empoisonneuses, mangeuses d’hommes, bonnes tueuses de maitres et maitresses...), et je suis pas encore passé à la phase « fiche pratique » mais ça va venir.

    • En ce qui concerne les fêtes de divorce : en subissant à l’occasion les klaxons des cortèges de mariage, j’ai souvent pensé : « ils feront moins de bruit pour leur divorce » !

    • @aude_v oui quand je pensait à pire pour le rituel des premières règles c’était une allusion à cette gifle.

      Pour mon refus de manger du foie, c’est comme lorsque je ne succombe pas à un achat pulsionnel pour des raisons politiques. Comme je ne suis pas très mesurée d’une manière générale, c’est comme pour la cigarette, soit je fume comme une cheminée, soit j’arrête de fumer totalement, mais je peu pas fumer modérément. Le houmous me permet d’épargner facilement des vies en ayant l’apport en fer dont j’ai besoin, pas grave si mon inconscient ne fait pas le lien et me fait encore rêver de sang. Si j’en rêve c’est sympas c’est comme si j’en mangeait encore mais sans piquer de reins à personne. L’idée que ca traduise une carence instinctive me semble quant même un peu biaisé, à mon avis c’est plutot que je pense souvent à la viande vu que je m’en prive alors que j’aime bien. Il y a plus de chances que ça soit ma mémoire qui fixe mes fantasmes de rognons sanglants rétrospectivement au moment où je saigne.

      Pour la revue, j’avais bien sur ton témoignage sur l’An 02 en mémoire en écrivant ma réponse.

      @vazi le mariage m’évoque aussi avant tout le divorce. Avec les mariages il y a aussi souvent ces « enterrements de vie de garçon » qu’on décline maintenant en « enterrements de vie de fille » pour donner un aspect égalitaire à cette tradition proxénète. Au XXIeme siècle on pourrais dire « fête pré-nuptial », car « enterrement de vie de » ça renvoie à « la fête des mecs bourrés qui vont chopper en groupe la syphilis avant de la refiler à leurs chères compagnes le lendemain soir ».

      @monolecte c’est vrai que le sketch de Amy Schumer est assez d’à propos. Pour une fête de l’invisibilité, on pourrais s’offrir des poules qui ont finis leurs mues (ça leur ferais des tas de foyers plutot que d’en faire des bouts de viande) et aller se balader partout en gangs avec nos pitpulls puisqu’on est invisibles.

    • Le veuvage peut-être aussi l’occasion de faire la fête. La voisine de ma mère vivait un cauchemar, sans violences physiques mais des interdits en tout genre, elle voyait leurs enfants en cachette. Depuis que son salaud de mari est mort brutalement, elle vit une vie qui mérite d’être vécue.

      Et pour ma mère, même si mon père n’était pas à ce point, ma mère n’était pas libre de faire ce qu’elle voulait. Elle a eu du chagrin quand il est mort mais elle qui rêvait de voyage, a pu, à partir de ce moment, voyager dans le monde au moins une fois par an tant qu’elle était valide :)

    • Ma grand-mère paternelle aussi a vécu un calvaire avec son mari alcoolique et violent. Elle a été peinarde deux ans quand il est parti avec une copine mais il est revenu. Ma grand-mère ne voulait pas divorcer parce qu’elle avait peur pour sa réputation. Mort prématurément (je n’ai pas de souvenir de lui, je l’ai à peine connu) ça a été une délivrance mais elle a quand même porté le deuil par convenance.

    • C’est une idée sympas @rastapopoulos , mais j’avoue avoir trop de travail en ce moment pour faire une rubrique supplémentaire.

      Pour la fête des veuves joyeuses c’est bien un programme de mégères mais ca me semble un peu identique à une fête du célibat ou poste divorce. De plus ça me semble moins indispensable qu’une fête de l’IVG. Personne ne remet en cause le « droit » des femmes à êtres veuves (sauf si elles ont aidés le destin).

      Pour l’IVG il y avait le tag #Je_vais_bien_merci que tu avais signalé en 2011 @monolecte qui est dans cette esprit
      https://seenthis.net/messages/15234

      Dans l’idée de déplacé la responsabilité des femmes vers les hommes, je pensait à offrir du bromure de potassium aux fécondateurs inconséquents. Mais le bromure à beaucoup d’effets secondaires pas cool et semble plutot être un sédatif et un dépressif qu’un anti-andro-libido. Sur femme actuelle il y a une liste d’aliments pour faire baisser la libido.
      https://www.femmeactuelle.fr/amour/sexo/aliments-anaphrodisiaques-baisser-libido-42857

      Le houblon : cette plante grimpante présente notamment dans la bière est anti- androgène, c’est-à-dire qu’elle diminue les effets de la testostérone, l’hormone de la libido par excellence (surtout chez les hommes).

      Le houblon, ca tombe bien il y a déjà une bière de mégères !
      La Jester King Mad Meg Farmhouse Provision Ale, Belgian Strong Ale héhé


      https://www.beercartel.com.au/jester-king-mad-meg-farmhouse-provision-ale
      Elle est beaucoup trop chère par contre $36.50 les 750ml je suis pas prête de la gouter. Il faudrait plutot brasser la bière soi-même pendant la fête. Je note de faire des étiquettes avec des infos sur la contraception masculine et des appels aux hommes à contrôler leur fécondité comme doit le faire tout adulte qui se respecte.

    • On peut fêter l’ablation des seins ou revendiquer son état de guerrière ? Le cancer du sein (1 femme sur 8, pensez à faire la mammo régulière les copines !) est un tabou (les autres cancers aussi ceci dit) mais la médecine, à l’heure des modifications d’un brin d’ADN n’a pas prévu autre chose pour les seins que la boucherie. L’autre jour, il y avait une soirée féministe et nous étions plusieurs sur scène pour tout autre chose. J’avoue que j’étais un peu bourrée et comme j’avais trop chaud, je me suis mise en topless pour prendre la parole en même temps que je révélais ma cicatrice. Les spectateurices étaient surprises mais je comptais sur la bienveillante #sororité du lieu. Il n’y a que la responsable de l’action sur scène qui a dut croire que j’étais une femen et m’a fait des reproches idiots, j’étais choquée mais à postériori ça m’a bien fait rire.

    • Si tu veux tuer ton chien, affirme qu’il a la rage.

      Par exemple :
      « le moment où l‘on cesse d‘être des bouts de viande pour les bitards »
      Comme quoi des femmes (et en plus féministes) peuvent être plus imbéciles que la caricature de la caricature du beauf moyen.

  • Quand l’anti-féminisme débarque de France pour donner des leçons en Argentine | Marie Bardet
    http://www.contretemps.eu/anti-feminisme-france-argentine

    Je lis l’intervention de Catherine Millet, invitée à donner la conférence d’ouverture du Festival International de Littérature de la ville de Buenos Aires la semaine dernière, dans un auditorium du MALBA (Museo de Artes Latinoamericano de Buenos Aires) plein à craquer, selon l’article qui retranscrit la conférence. Source : Contretemps