• David Cayla Yves Bréchet à l’Assemblée nationale, sur le marché de l’électricité – Twitter.
    https://twitter.com/dav_cayla/status/1599452947326566400

    Yves Brechet, physicien et ancien haut-commissaire à l’Énergie atomique a été auditionné le 29 novembre dernier par l’assemblée nationale.
    ➡️ Il a un message à adresser aux économistes qui ont inventé et justifié le marché de l’électricité.

    (je ne sais pas mettre de lien vers les vidéos incorporées sur Twitter…)

  • La vengeance de la bouillotte | LOW←TECH MAGAZINE
    https://solar.lowtechmagazine.com/fr/2022/12/the-revenge-of-the-hot-water-bottle.html

    Ces alternatives semblent inutilement complexes quand on les compare avec les bouillottes. Il y a plusieurs manières de réchauffer l’eau de façon high-tech comme low-tech, et les récipients peuvent être fabriqués dans des matériaux locaux.

    Néanmoins, ces études montrent que les sources de chaleur personnelles avec des effets similaires de ceux de la bouillotte pourraient permettre d’économiser beaucoup d’énergie tout en gardant et souvent en améliorant le confort thermique. Par exemple, une étude a révélé que baisser la température dans un bureau de 20,5°C à 18,8°C et donner à des salariés une chaise chauffante pour compenser la perte de confort, augmentait le confort thermique et diminuait l’usage de l’énergie de 35 %.

  • « Equium » : une pompe à chaleur acoustique sobre et durable
    https://www.radiofrance.fr/franceculture/equium-une-pompe-a-chaleur-acoustique-sobre-et-durable-6365377

    La jeune entreprise nantaise conçoit des pompes à chaleur qui fonctionnent avec l’énergie du son. Cette technologie sortie des laboratoires de recherche du CNRS promet de chauffer et rafraîchir les logements de manière sobre, écologique et sans gaz réfrigérants fluorés nocifs pour l’environnement.

    « Sans combustion, ni aucune pièce en mouvement, nous pouvons produire du chaud et du froid. »

    Considérée comme une technologie de rupture, le cœur de la pompe à chaleur thermo-acoustique conçue par la jeune entreprise, change en effet totalement la donne. Car c’est en s’appuyant sur un phénomène naturel d’autogénération d’ondes acoustiques par gradients de température, étudié depuis de nombreuses années dans les laboratoires du CNRS, qu’elle parvient à produire de la chaleur et du froid.

    https://www.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2022/11/1102d576-6c51-42a4-869d-efd97afcfa61/860_equium-moteur.webp
    #pompe_à_chaleur_acoustique #thermo-acoustique

  • #Covid-19 : comment Omicron a-t-il évolué depuis son émergence il y a un an ? – Réalités Biomédicales
    https://www.lemonde.fr/blog/realitesbiomedicales/2022/11/28/covid-19-comment-omicron-a-t-il-evolue-depuis-son-emergence-il-y-a-un-an

    Il y a un an, le 26 novembre 2021, l’Organisation mondiale de la santé désignait le variant B.1.1.529 comme variant préoccupant, sous l’appellation Omicron. Par quels mécanismes moléculaires ce lignage du SARS-CoV-2 a-t-il depuis évolué ? Quelles trajectoires évolutives a-t-il suivies pour générer de nombreux #sous-lignages, eux-mêmes à l’origine de multiples #sous-variants ? Et quelle sera l’évolution future du SARS-CoV-2 ? Des virologistes moléculaires et spécialistes en bioinformatique suisse, américain, japonais, italien et britannique, ont tenté de faire le point sur ces questions dans un article diffusé le 25 novembre 2022 sur le site virological.org.

    Depuis son émergence à la fin 2021, le variant Omicron n’a cessé de se diversifier pour donner naissance à de nombreux sous-lignages, parmi lesquels BA.1, BA.2 et BA.5. Suite à l’apparition et la diffusion mondiale du sous-variant BA.5 d’Omicron, le nombre de sous-variants a littéralement explosé, à tel point que certains parlent de « soupe » de variants. (...)

    D’où l’hypothèse que ces variants aient pu émerger dans un organisme humain qui aurait hébergé le SARS-CoV-2 pendant une très longue durée. Au sein d’un individu immunodéprimé, une infection persistante par le SARS-CoV-2 a pu favoriser l’émergence d’un virus génétiquement distinct du virus qui l’avait infecté au départ et qui aurait acquis au fil du temps une multitude de mutations. L’évolution des variants reposerait donc sur la ré-émergence de virus qui auraient eu le temps d’évoluer dans un hôte porteur pendant plusieurs mois d’une infection chronique.

    Une étude sud-africaine, communiquée le 24 novembre 2022 sur le site de prépublication medRxiv, a évalué certaines propriétés biologiques du virus corrélées avec la pathogénicité après plus de six mois d’une infection chronique chez un individu immunodéprimé (infection VIH à un stade avancé). Ces résultats montrent que l’évolution du SARS-CoV-2 lors d’une infection à long terme n’entraîne pas nécessairement une atténuation. Au contraire, le virus isolé au bout du 190e jour s’est avéré plus pathogène que les souches Omicron circulantes. Dans ce cas, le virus était doté d’une plus grande capacité de provoquer la fusion entre cellules infectées et cellules saines (augmentation de la fusogénicité) et d’entraîner la mort des cellules infectées.

    Un tel profil évolutif a continué jusqu’en 2022. Mais contrairement aux premiers variants, dits de « première génération », qui n’avaient pas entre eux un même ancêtre en commun, les variants suivants, dits de « seconde génération », semblent tous avoir émergé à partir de sous-variants déjà connus. C’est ainsi que BA.2.75, BJ.1, BS.1, BA.2.3.20, BA.2.83 et DD.1 dérivent tous du sous-lignage BA.2 d’Omicron, mais sans qu’il soit possible de remonter à des virus intermédiaires entre eux et BA.2. D’où, l’hypothèse, là encore, que ces variants aient émergé à la faveur d’infections chroniques chez des individus infectés par le variant BA.2 à la fin 2021 ou au début 2022. Aujourd’hui, le sous-variant BA.2 d’Omicron, BA.2.75, est celui qui a le plus diffusé. Un autre variant de seconde génération de BA.2, BA.2.3.20, a connu également une croissance notable au cours de ces derniers mois.

  • Aidez-nous à sauver Infernet (et Blast)
    https://www.blast-info.fr/emissions/2022/aidez-nous-a-sauver-infernet-et-blast-qF3tgAWySFetnXHJMkrcug

    Pourquoi il faut soutenir Blast ? Parce que Blast ne ressemble à personne et si Blast n’existait pas, personne ne saurait l’inventer. Parce que Blast est gratuit, en libre accès, et sans publicité. Il ne vit que de vos abonnements et de vos dons. Sans…

    #Soutien
    https://static.blast-info.fr/stories/2022/thumb_story_list-aidez-nous-a-sauver-infernet-et-blast-qF3tgAWySFe

  • Pourquoi l’antiracisme est « neutralisé » sur Wikipédia (37mn)

    https://www.arretsurimages.net/articles/pourquoi-lantiracisme-est-neutralise-sur-wikipedia

    Dans le dernier numéro de la Revue du crieur (fondée en 2015 par Mediapart et La Découverte), la journaliste et militante antiraciste Siham Assbague raconte dans « Wikipédia, ou la discrète neutralisation de l’antiracisme » sa plongée de plusieurs mois dans l’encyclopédie en ligne. Le but ? Comprendre pourquoi, par exemple, les introductions des pages de militants antiracistes comme Rokhaya Diallo ou Marwan Muhammad précisent qu’ils sont des personnalités polémiques, tandis que celles des journalistes du Figaro Eugénie Bastié et Ivan Rioufol, pas moins polémiques dans l’espace public, ne le mentionnent pas (modifiée après son enquête, la page d’Ivan Rioufol le précise désormais). Résultat : aux biais propres à Wikipédia, à la sociologie de ses contributeurs et contributrices, s’ajoute un puissant filtre médiatique sur lequel repose une bonne partie de l’encyclopédie.

    #sources#wikipedia#désinformation#medias#anti-racisme#racisme#traitement_mediatique#polemiques#sociologie#sources_fiables

  • En Biélorussie, les sous-traitants d’Ikea profitent du système répressif de la dictature
    https://disclose.ngo/fr/article/bielorussie-sous-traitants-ikea-profitent-du-systeme-repressif-de-la-dicta

    Plusieurs entreprises biélorusses ayant travaillé pour Ikea ces dix dernières années ont recours au travail forcé dans des colonies pénales où sont détenus des prisonniers politiques, et dans lesquelles se pratiquent la torture et les privations. Lire l’article

  • Late Night Tales : Le mix de Jamiroquai paru il y a 19 ans est ressorti
    https://www.traxmag.com/late-night-tales-le-mix-de-jamiroquai-paru-il-y-a-19-ans-est-ressorti

    01. Pointer Sisters – “Happiness”
    02. The Commodores – “Girl I Think The World About You”
    03. Rufus & Chaka Khan – “Once You Get Started”
    04. Johnny Hammond – “Fantasy”
    05. Ramsey Lewis – “Whisper Zone”
    06. Leon Ware – “What’s Your Name”
    07. Ashford & Sampson – “Stay Free”
    08. Kleeer – “Tonight’s The Night”
    09. Dexter Wansel -” I’ll Never Forget”
    10. Sister Sledge – “Pretty Baby”
    11. Jose Feliciano – “California Dreamin’”
    12. Skyy – “Here’s To You”
    13. Dexter Wansel – “Life On Mars”
    14. The Real Thing – “Rainin’ Through My Sunshine”
    15. Lalo Schifrin – “Theme From Enter The Dragon (Main Title)”
    16. Marvin Gaye – “Here, My Dear”
    17. Patrice Rushen – “Music Of The Earth”
    XX. Brian Blessed – “The White City Part 3”

    https://www.mixcloud.com/9483/jamiroquai-late-night-tales

    #musique #mix #Jamiroquai #funk #soul

  • En Somalie, la « guerre totale » contre les Chabab

    L’offensive en cours, qui associe l’armée, des milices citoyennes et paysannes, des forces de l’Union africaine et des drones turcs et américains, permet aux autorités de regagner du terrain.

    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/11/14/en-somalie-la-guerre-totale-contre-les-chabab_6149836_3212.html

    Extraits :

    Pour gagner du terrain, l’offensive anti-Chabab développe plusieurs axes nouveaux. Le gouvernement a ainsi réussi à convaincre des milices locales de se joindre au combat contre les insurgés. Ceux qu’on appelle les « Ma’awisley » (littéralement, les porteurs de « ma’awis », le sarong dont se drapent les fermiers somaliens) utilisent des tactiques contre insurrectionnelles efficaces contre les terroristes. « Ce sont des locaux qui bénéficient de leur réseau et ont la compréhension des communautés rurales. Ils connaissent le terrain, les positions des Chabab, les champs de mines, etc. », affirme Roland Marchal, qui estime que leur participation pourrait constituer un « tournant ».

    ...

    L’autre nouveauté proposée par Hassan Cheikh Mohamoud consiste à déplacer la guerre sur le terrain religieux. Il est parvenu à réunir derrière lui une multitude de leaders salafistes, soufis et proches des Frères musulmans, pourtant traditionnellement concurrents.
    En août, il a nommé l’ancien porte-parole des Chabab, Mukhtar Robow, à la tête du ministère des affaires religieuses. L’ancien numéro deux du groupe djihadiste, formé en Afghanistan, était en résidence surveillée depuis son arrestation en 2018. Les Etats-Unis avaient précédemment mis sa tête à prix pour 5 millions de dollars.

    etc...

    #Somalie#corne_de_l'Afrique#Afrique#Ethiopie#Al_Qaïda#chabab#Soufis#Salafistes#Fréres_musulmans

  • Guerre rurali, lo scontro per la “sovranità alimentare”
    https://irpimedia.irpi.eu/grainkeepers-sovranita-alimentare-guerra-ucraina

    L’invasione russa in Ucraina ha riacceso il confronto tra chi vuole rendere l’agricoltura europea più sostenibile e chi vuole continuare a produrre il più possibile senza curarsi della crisi climatica Clicca per leggere l’articolo Guerre rurali, lo scontro per la “sovranità alimentare” pubblicato su IrpiMedia.

  • La souveraineté alimentaire refroidit la planète

    Agroécologie et droits paysans pour une transition écologique juste !

    (31 octobre 2022) Année après année, les conférences des Parties (COP) de l’ONU sur le climat se succèdent, mais la crise climatique mondiale ne fait que s’aggraver. Causé en grande partie par l’agrobusiness et le système capitaliste destructeur qu’elle alimente, la crise actuelle est le résultat direct d’un système économique qui exploite toute forme de vie sans reconnaître aucune limite vis à vis de la nature. Les systèmes complexes et les cycles de maintien de la vie de la Terre-Mère sont brisés. Et la pandémie dévastatrice de COVID-19 et l’inaccessibilité des soins de santé pour de nombreuses personnes, démontre à quel point le capitalisme peut être cruel lorsqu’il s’agit de répartir la douleur, la souffrance et les pertes causées par la destruction de la nature. Que ce soit au Pakistan, en Palestine ou à Porto Rico – pour n’en citer que quelques-uns – la menace autrefois lointaine des « changements climatiques » se manifeste aujourd’hui par des vagues successives « d’événements météorologiques catastrophique » qui font des tragédies liées au climat une part trop fréquente de la vie quotidienne des gens. Des sécheresses aux inondations, en passant par des feux de forêt et des ouragans, ces manifestations extrêmes menacent la vie et la souveraineté alimentaire des peuples, qui réclament de véritables solutions pour limiter le réchauffement climatique à 1,5%. Comme si cela ne suffisait pas, les personnes assoiffées de pouvoir organisent les guerres, les occupations et les sanctions sans considération pour les droits à l’alimentation, à la santé, à la paix et à l’autodétermination reconnus par l’ONU, et encore moins pour le droit humain désormais universel à un « environnement propre, sain et durable ». (Assemblée Générale des Nations Unies, 2022). En outre, le rapport SOFI (2022) sur l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde indique que la vulnérabilité et les événements climatiques extrêmes accentuent l’augmentation des personnes souffrant de la faim, de la pauvreté et des inégalités.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/11/11/la-souverainete-alimentaire-refroidit-la-plane

    #ecologie #souveraineté #alimentation

  • Innovation, sécurité et démocratie : quelle politique numérique pour la France ?
    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/soft-power/innovation-ecologie-et-accessibilite-quelle-politique-numerique-pour-la-

    Soft Power reçoit Jean-Noël Barrot, ministre délégué chargé de la transition numérique et des télécommunications, pour faire un point sur la politique numérique française.

    Voilà un ministre qui, répondant à une question sur l’intéret (ou plutôt l’absence d’intéret) pour la 5G, répond sans rire que ça va augmenter l’expérience du public ... de la course cycliste qui se déroule justement près de chez lui demain.
    Tu pourras aussi apprendre que la semaine prochaine le ministre délégué J.N. Barrot (fils de son père ministre également) va se faire une bonne bouffe au frais du contribuable avec son prédécesseur à ce poste. La #souveraineté_numérique en sortira renforcée c’est sûr.

  • Soudan, une année entière de lutte contre le coup d’Etat

    Les militaires au pouvoir : un bilan catastrophique
    Le 25 octobre de l’année dernière, le général Al-Burhan a effectué un coup d’État au Soudan, en suspendant la Constitution et en arrêtant les membres du gouvernement, ainsi que le chef d’Etat Hamdok. Depuis, la rue soudanaise ne cesse de contester le coup d’état qui a brisé les rêves de liberté et de démocratie de la révolution de 2018.

    Ce coup d’État a fait tomber le pays dans une grave crise économique et politique. En effet, depuis octobre dernier, la communauté internationale, à la suite des Etats-Unis, a suspendu l’aide financière en direction du Soudan pour condamner les pratiques anti-démocratiques de Burhan, ce qui a plongé le pays dans une grande instabilité. A cause de cela, des conflits se sont déclenché quasiment partout dans le pays, au sud comme à l’ouest, au centre comme à l’est. Cela est dû en partie à l’incapacité des putschistes de contrôler le pays, mais également au rôle actif joué par les membres de l’ancien régime encore au pouvoir, qui cherchent à mettre le feu aux poudres partout dans le pays en fournissant des armes et en soutenant certaines factions contre d’autres.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/11/06/soudan-une-annee-entiere-de-lutte-contre-le-co

    #international #soudan

  • Soufflé au giraumon
    https://www.cuisine-libre.org/souffle-au-giraumon

    Laver le #Giraumon. Le découper en morceaux pour prélever 700 g de chair. Cuire dans très peu d’eau ou à la vapeur (30 min) ou en cocotte-minute (15 min). Le faire cuire avec la peau pour le peler plus facilement. Cuire la semoule dans le lait environ 10 min. Ajouter les deux jaunes d’œufs. Réserver les blancs. Bien mélanger, ajouter la pulpe de giraumon préalablement égouttée et mixée. Battre les blancs d’œufs en neige et incorporer au mélange délicatement. Mettre dans un plat à soufflé et laisser prendre.… #Fromages_à pâte_dure, #Semoule_fine, Giraumon, #Soufflés / #Sans viande, #Végétarien, #Four

  • Le Nil, de l’Egypte à l’Ouganda, chronique d’un assèchement annoncé

    02/11/2022

    Pour les Pharaons, il était la vie. Aujourd’hui, le Nil assure la survie de millions d’Africains. Mais avec le changement climatique, conjugué à son exploitation par l’homme, le compte à rebours a commencé pour le deuxième fleuve le plus long du monde.

    Dans le delta où le Nil rejoint la mer, l’Egyptien Sayed Mohammed pourrait voir ses terres disparaître. A sa source en Ouganda, Christine Nalwadda Kalema craint de perdre l’électricité qui éclaire sa maison. Au Soudan, Mohammed Jomaa s’inquiète pour ses récoltes.

    « Le Nil est ce que nous avons de plus précieux, il ne faut absolument pas qu’il change », se lamente cet agriculteur de 17 ans, dernière génération d’une famille de cultivateurs du village d’Alty, dans l’Etat d’al-Jazira, dans le centre du Soudan.

    L’image du fleuve long de plus de 6.500 km, célébré comme un dieu aux temps pharaoniques avec ses felouques, ses papyrus et ses mythes, n’a déjà plus rien d’idyllique.

    La transformation est en cours. En 50 ans son débit est passé de 3.000 m3 par seconde à 2.830 m3 - soit près de 100 fois moins que l’Amazone. Avec la baisse des précipitations et la multiplication des sécheresses annoncées en Afrique de l’Est, il pourrait diminuer de 70%, selon les pires prévisions de l’ONU.

    Dans le delta, la Méditerranée a grignoté chaque année entre 35 et 75 mètres de terre depuis les années 60. Si elle monte d’un mètre seulement, elle engloutira 34% de cette région du nord de l’Egypte et neuf millions de personnes devront se déplacer. C’est le troisième endroit du globe le plus vulnérable au changement climatique.

    Le lac Victoria, plus gros pourvoyeur d’eau du Nil hors précipitations, est menacé par le manque de pluie, l’évaporation et les lents changements d’inclinaison de l’axe de la Terre. Il pourrait disparaître un jour.

    Ces prévisions aiguisent les appétits et les tentatives de capturer le débit du fleuve, et les barrages construits au fil des années n’ont fait qu’accélérer une catastrophe annoncée.

    De la mer à la source, de l’Egypte à l’Ouganda, des équipes de l’AFP ont voulu rendre compte du dépérissement du Nil dont le bassin couvre 10% de la superficie de l’Afrique et constitue une ressource essentielle pour quelque 500 millions de personnes.

    - Engloutie par la mer -

    Vu du ciel, les promontoires de Damiette et de Rosette dans la Méditerranée ont disparu. Au sol, les vagues s’abattent violemment sur des terres agricoles qui inexorablement s’affaissent. Les barrières de béton censées les protéger sont à moitié recouvertes de sable et d’eau.

    Dans le delta du Nil, la terre a été engloutie sur 3 km entre 1968 et 2009.

    Le débit affaibli du fleuve ne peut plus repousser la Méditerranée, dont le niveau s’élève avec le réchauffement climatique (environ 15 cm au XXe siècle).

    Et le limon, qui au fil des millénaires consolidait le terrain et faisait barrage naturel, n’arrive plus jusqu’à la mer.

    Ces sédiments de terre et de débris organiques, normalement entraînés par les eaux et déposés sur le lit des fleuves, restent bloqués dans le sud de l’Egypte depuis la construction du barrage d’Assouan pour réguler les crues, dans les années 60.

    Avant, « il y avait un équilibre naturel », explique à l’AFP le chef de l’Autorité de protection des côtes Ahmed Abdelqader. « A chaque crue, le Nil déposait du limon qui renflouait notamment les promontoires de Damiette et de Rosette. Mais cet équilibre a été perturbé par le barrage. »

    Si les températures augmentent encore, la Méditerranée avancera chaque année de 100 mètres dans le delta, selon l’agence de l’ONU pour l’Environnement (Pnue).

    A 15 km de la côte à vol d’oiseau, le gros bourg agricole de Kafr Dawar, aux maisons de briquettes rouges, est encore préservé... en surface.

    Sayed Mohammed, 73 ans et 14 enfants et petits-enfants à sa charge, y cultive maïs et riz au milieu de ses champs irrigués par des canaux de pierres de taille coincés entre le Nil et une route d’où résonnent les klaxons.

    Mais le sel de la Méditerranée y a déjà pollué de nombreux hectares, affaiblissant les plants ou les tuant. Les agriculteurs le disent, les légumes n’ont plus la même qualité.

    Pour compenser les effets de la salinisation des sols, il faut plus d’eau douce dans les champs et davantage pomper dans le Nil.

    Depuis les années 1980, M. Mohammed et ses voisins utilisaient des pompes « friandes en diesel et en électricité qui coûtaient très cher ». Les dépenses, raconte-t-il, étaient impossibles à couvrir pour la population de Kafr Dawar étranglée par l’inflation et les dévaluations.

    Dans certains coins du delta, des champs ou des cultures ont été abandonnés.

    Ces dernières années, le vieil homme, qui porte jellaba et calotte de laine, a pu bénéficier d’un programme d’irrigation à l’énergie solaire qui vise à augmenter la quantité d’eau douce et surtout à générer des revenus pour éviter l’exode rural.

    Grâce aux plus de 400 panneaux financés par l’agence de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans ce bourg, il peut assurer chaque jour l’alimentation en eau de son demi hectare.

    Avec le solaire, « les agriculteurs font des économies de 50% », assure à l’AFP Amr al-Daqaq, responsable provincial de l’Irrigation. En bonus, ils vendent l’électricité produites sur leurs terres à la compagnie nationale.

    Aucun des descendants de Sayed Mohammed pourtant ne veut reprendre l’exploitation.

    A terme, la Méditerranée pourrait avaler 100.000 hectares de terres agricoles dans le delta, situé à moins de dix mètres au-dessus du niveau de la mer, soit quasiment l’équivalent de la superficie de l’île de la Réunion, selon le Pnue.

    Une catastrophe pour le nord de l’Egypte, d’où provient 30 à 40% de la production agricole nationale.

    - Coupures de courant -

    En Egypte, 97% des 104 millions d’habitants vivent le long du fleuve sur moins de 8% du territoire. La moitié des 45 millions de Soudanais vivent sur 15% du territoire le long du Nil qui assure 67% des ressources en eau du pays.

    En 2050, la population de ces deux pays aura doublé. Ils auront aussi tous deux gagné deux à trois degrés et le Nil, lui, aura encore changé.

    Les projections du groupe des experts climat de l’ONU (Giec) anticipent qu’avec le réchauffement, l’évaporation réduira son débit de 70% et la quantité d’eau disponible par habitant de 75% en 2100.

    Les inondations et autres pluies diluviennes qui devraient s’abattre dans les décennies à venir sur l’Afrique de l’Est ne compenseront que 15 à 25% de ces pertes, assurent ces experts.

    Or, dans les 10 pays qu’il traverse, le Nil assure cultures et énergie à des populations à l’entière merci des pluies et surtout de son débit.

    Le Soudan, par exemple, tire plus de la moitié de son électricité de l’énergie hydroélectrique. En Ouganda, ce chiffre grimpe jusqu’à 80%.

    C’est grâce au Nil que depuis 2016 Christine Nalwadda Kalema, mère célibataire de 42 ans, peut éclairer son épicerie et sa maisonnette d’un quartier pauvre du village de Namiyagi, près du lac Victoria, dans l’est de l’Ouganda.

    Mais cette électricité qui a radicalement changé sa vie et celle de ses quatre enfants pourrait ne pas durer éternellement, s’inquiète Revocatus Twinomuhangi, coordinateur du Centre de l’Université Makerere sur le changement climatique.

    « Si les pluies se raréfient, le niveau du lac Victoria et donc du Nil va baisser. Cela réduira la production hydroélectrique », prévient-il.

    Déjà, poursuit l’expert, « ces cinq à dix dernières années, nous avons vu des sècheresses plus rapprochées et plus intenses, de fortes précipitations, des inondations et des températures de plus en plus chaudes ».

    Selon une étude réalisée en 2020 par six chercheurs d’universités américaines et britanniques se basant sur des données historiques et géologiques des 100.000 dernières années, le lac Victoria pourrait avoir disparu d’ici 500 ans.

    Pour Mme Kalema, qui fait pousser dans son petit jardin des bananes, du café et du manioc pour nourrir sa famille, toutes ces données sur le changement climatique restent abstraites.

    Ce qu’elle constate au quotidien, c’est que les coupures de courant sont déjà bien trop fréquentes.

    « A cause des délestages, mon fils peine à faire ses devoirs : il doit tout finir avant la tombée de la nuit ou travailler à la bougie », raconte-t-elle drapée dans des vêtements en « kitenge », tissu bariolé prisé des tribus Baganda et Basoga. « Cela me coûte bien trop cher alors que je pourvois seule aux besoins de ma famille. »

    - Capturer le débit -

    La vie sans électricité, c’est toujours le quotidien pour la moitié des 110 millions d’Ethiopiens, malgré une des croissances les plus rapides d’Afrique, et Addis Abeba compte sur son méga-barrage pour y remédier. Quitte à se brouiller avec ses voisins.

    Le Grand barrage de la renaissance (Gerd), dont la construction a été lancée en 2011 sur le Nil Bleu - qui rejoint au Soudan le Nil Blanc pour former le Nil -, a un objectif annoncé à terme de 13 turbines pour une production de 5.000 MW. Depuis août, son réservoir contient 22 milliards de m3 d’eau sur les 74 milliards de sa pleine capacité.

    Addis Abeba vante déjà le plus grand barrage hydroélectrique d’Afrique : « Le Nil est un cadeau que Dieu nous a offert pour que les Ethiopiens l’utilisent », martèle le Premier ministre Abiy Ahmed.

    Mais pour le Caire, c’est une source de tension qui remet en question un accord conclu en 1959 avec Khartoum, mais sans l’Ethiopie, qui accorde 66% du débit annuel du Nil à l’Egypte et en concède 22% au Soudan.

    Pour protéger cet acquis, en 2013, des conseillers du président égyptien de l’époque, Mohamed Morsi, proposaient en direct à la télévision le bombardement pur et simple du barrage éthiopien.

    Aujourd’hui, l’Egypte d’Abdel Fattah al-Sissi craint toujours une réduction drastique du débit du Nil en cas de remplissage trop rapide du Gerd. Mais le sujet provoque des débats au sein même de la communauté scientifique.

    Des chercheurs s’accusent pour les uns d’exagérer les pertes hydriques de l’Egypte pour justifier une intervention musclée en Ethiopie, pour les autres de les minimiser et de « trahir » leur pays.

    Dans leurs plantations, les agriculteurs égyptiens, eux, ont déjà vu les effets du super-barrage d’Assouan qui, comme les barrages hydroélectriques construits en Ethiopie, en Ouganda ou au Soudan, retient le limon, ce précieux engrais naturel.
    – Privé de limon -

    Dans les luxuriants champs verdoyants d’al-Jazira où il cultive concombres, aubergines et pommes de terre grâce à des canaux sortis du Nil qui crachent l’eau à gros bouillons, Omar Abdelhay en sait quelque chose.

    Au fil des ans, le travail est devenu de plus en plus dur pour cet agriculteur soudanais de 35 ans dont la petite maison de terre battue donne directement sur le fleuve de couleur brunâtre.

    Il y a huit ans, quand ce père de famille a commencé à cultiver les terres familiales, « il y avait du bon limon et le Nil nourrissait convenablement nos cultures », raconte-t-il.

    Mais peu à peu, avec les barrages qui ne cessent de pousser en amont, « l’eau s’est éclaircie, elle n’a plus de limon et même lors des crues, elle n’en charrie plus », poursuit l’homme en jellaba grise.

    Englué dans le marasme politique et économique, secoué par des coups d’Etat depuis des décennies ou des manifestations hostiles au pouvoir militaire, le Soudan peine à gérer ses ressources hydriques.

    Chaque année, des pluies diluviennes s’y abattent, faisant encore cet été près de 150 morts et emportant des villages entiers, sans pour autant aider aux cultures, faute d’un système d’agriculture et de stockage ou de recyclage des eaux pluviales.

    Aujourd’hui, la faim menace un tiers des habitants. Le pays a pourtant longtemps été un acteur majeur des marchés mondiaux du coton, de l’arachide ou de la gomme arabique.

    Grâce aux petits canaux d’irrigation creusés à l’époque coloniale, un faible débit suffisait pour que l’eau s’engouffre et vienne nourrir ses terres fertiles. Le système, qui devait être développé avec le Grand plan d’irrigation d’al-Jazira, a fait long feu depuis longtemps.

    Les champs cultivés sous la houlette de l’Etat dirigiste et clientéliste du dictateur Omar el-Béchir renversé en 2019 ne sont plus que jachère. A la place, les familles cultivent concombres ou poivrons sur de petites parcelles.

    Comme le Soudan, les pays riverains du Nil - Burundi, République démocratique du Congo, Egypte, Ethiopie, Kenya, Ouganda, Rwanda, Soudan du Sud et Tanzanie - sont tous en queue de peloton au classement ND-GAIN de la vulnérabilité au changement climatique.

    Pour Callist Tindimugaya, du ministère ougandais de l’Eau et de l’Environnement, « l’impact du réchauffement va être énorme ».

    « Si nous avons des pluies rares mais drues, nous subirons des inondations, si nous avons de longues périodes sans pluie, alors nous aurons moins de ressources en eau. »

    Or, martèle le responsable, « on ne peut pas survivre sans eau ».

    https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/le-nil-de-l-egypte-a-l-ouganda-chronique-d-un-assechement-annonce-357fc0

    #eau#Nil#Ethiopie#Egypte#Ouganda#Burundi#République_démocratique_du_Congo_Kenya_Rwanda_Soudan_du_Sud#Tanzanie#Soudan#Barrage#Gerd#Energie#Agriculture

  • #Mémorial de #Souvorov

    Le mémorial de Souvorov (appelé en allemand #Suworow-Denkmal, également #Russen-Denkmal), est un monument situé dans les #gorges_des_Schöllenen, près du #pont_du_diable, sur le territoire de la commune uranaise d’#Andermatt, en #Suisse.

    Le monument a été dressé en mémoire des #soldats_russes morts au combat lors de leur traversée des Alpes en septembre #1799 sous le commandement du général #Alexandre_Souvorov. Il rappelle en particulier les combats qui se sont déroulés dans la région le 25 septembre 1799 entre les troupes russes et celles commandées par le général napoléonien #Lecourbe.

    Le monument a été érigé en 1895-1898 selon des plans d’A. Werschinsky, avec l’approbation de la Suisse. Le terrain sur lequel il se dresse est la propriété de l’État russe ; cependant, contrairement à une légende urbaine, la parcelle n’est ni une zone extraterritoriale, ni une enclave russe en Suisse.

    Lors de sa visite d’État en Suisse, le président russe Dmitri Medvedev a visité le monument le 22 septembre 2009 en compagnie du président suisse Hans-Rudolf Merz.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9morial_de_Souvorov
    #monument #Suisse #Russie

    –-> on en parle dans cette série historique sur le canton Tessin :
    https://seenthis.net/messages/978229

  • La storia infinita

    Legionari romani sulle Alpi? Battaglie navali sui nostri laghi? Raduni di streghe sul Ceneri? Ogni pietra, ogni dipinto, ogni spigolo di strada sussurra storie nascoste. La Svizzera italiana e l’intera Confederazione sono disseminate di numerose tracce, curiose e talvolta nascoste, che ci parlano del nostro affascinante passato. Le donne e gli uomini che hanno abitato il nostro territorio prima di noi, attraverso i millenni, hanno lasciato molte testimonianze. E ognuna è una storia che merita di essere raccontata e che evoca non solo ciò che ci siamo lasciati alle spalle, ma anche e soprattutto spiega il nostro presente.

    Nella prima stagione de «La storia infinita» intraprenderemo quattro avvincenti viaggi di scoperta nel tempo. Ci tufferemo nella Svizzera romana e scopriremo la straordinaria globalizzazione di duemila anni fa, quando facevamo parte di un impero che andava dalla Scozia ai deserti dell’Iraq. Parleremo di guerra: oggi è drammaticamente tornata in Europa, ma per tutto il Medioevo insanguinava anche la Svizzera italiana, campo di battaglia sul quale le potenze dell’epoca si sono contese il controllo sulle infinite ricchezze che transitavano dai passi alpini. Cercheremo poi di capire che cosa sia stata l’epoca dei baliaggi, quei tre secoli in cui l’attuale Canton Ticino è stato suddito della «feroce democrazia» svizzera. E infine racconteremo come le vie di comunicazione hanno forgiato la Svizzera italiana, dai primi intrepidi colonizzatori preistorici fino alla costruzione della rete stradale moderna nell’Ottocento: strade che hanno diffuso geni, idee e ricchezze, ma anche pandemie e violenze.

    https://www.rsi.ch/play/tv/programma/la-storia-infinita?id=15525805

    #histoire #Tessin #Suisse #guerres #pandémie #peste #Alpes #Empire_romain #commerce #migrations #bailliages_communs #bagliaggi #transports #série #vidéo #RSI #Jonas_Marti

    –> où je découvre notamment cet impostant mémorial du maréchal #Souvorov:
    https://seenthis.net/messages/978234

  • #Blast est dans une situation très périlleuse
    https://www.blast-info.fr/emissions/2022/blast-est-dans-une-situation-tres-perilleuse-nxODl0MJQ8qxrHjL98kvug

    Dans une époque où l’information se fragmente et se résume de plus en plus à du commentaire autour d’un plateau. Une époque où l’indépendance des médias est de plus en plus en danger, entre lois contre la liberté d’informer, procédures bâillon de plus en…

    #Soutien
    https://static.blast-info.fr/stories/2022/thumb_story_list-blast-est-dans-une-situation-tres-perilleuse-nxOD

  • Moyen-Orient : vers des millions de déplacés climatiques ?

    AFP 30/10/2022

    https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/moyen-orient-vers-des-millions-de-deplaces-climatiques-ea9fa788624c2958b

    Pluies rares, canicules et sécheresses : au Moyen-Orient, la région du monde la plus pauvre en eau, le changement climatique pourrait faire des millions de déplacés, charriant avec eux le risque d’une urbanisation néfaste pour l’environnement et même de conflits pour les ressources.

    Au quotidien, Hussein Abou Saddam, président du syndicat des agriculteurs égyptiens, le constate déjà : « des jeunes des zones rurales migrent à l’étranger ou vers les grandes villes pour travailler dans l’industrie par exemple », raconte-t-il à l’AFP.

    Derrière ces départs, il y a des raisons climatiques, dit-il.

    Si l’Egypte souffre déjà de « sa surpopulation (104 millions d’habitants) et du fait qu’elle est un des pays les plus arides au monde », les nouveaux aléas liés au changement climatique « comme l’apparition de nouveaux parasites » ont rendu l’agriculture moins rentable, poursuit-il.

    Déjà, « 90% des réfugiés de la planète viennent de territoires extrêmement vulnérables au changement climatique », note le Haut commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR).

    - 216 millions de migrants -

    « Si les populations ne peuvent plus se nourrir ou travailler leurs terres, elles n’ont que peu d’alternatives au déplacement », explique à l’AFP Amy Pope, directrice adjointe de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

    En 2021, l’augmentation des catastrophes naturelles a forcé « presque trois millions de personnes à quitter leur maison en Afrique et au Moyen-Orient », rappelle Mme Pope. « Et nous pensons que la situation ne va faire que s’aggraver ».

    En Egypte, en 2060, le changement climatique pourrait avoir emporté la moitié du secteur agricole, selon les spécialistes du climat.

    Outre « la baisse de la production » agricole, « il y a aussi l’attrait pour la ville, son mode de vie et ses services », nuance Florian Bonnefoi, chercheur rattaché au Centre d’études et de documentation économiques, juridiques et sociales (CEDEJ) au Caire.

    Malgré tout, pour la Banque mondiale, en 2050, si rien n’est fait, il y aura 216 millions de migrants climatiques, des familles forcées de se déplacer au sein même de leur pays, dont 19,3 millions dans les cinq pays d’Afrique du Nord.

    Si cette zone est particulièrement exposée, c’est que ses côtes densément peuplées sont parmi les plus menacées par la montée des eaux : 7% des habitants y vivent à moins de cinq mètres au-dessus du niveau de la mer, selon l’Institut européen de la Méditerranée (IEMed).

    Naturellement, les populations convergeront vers les métropoles : Le Caire, Alger, Tunis, Tripoli, le corridor Casablanca-Rabat et Tanger.

    Mais, prévient la Banque mondiale, ces « foyers d’immigration climatique » sont eux-mêmes vulnérables à la montée des eaux.

    A Alexandrie par exemple, sur la côte égyptienne, deux millions de personnes, soit près du tiers des habitants, seront déplacées et 214.000 emplois disparaîtront si la mer monte de 50 centimètres.

    - « Conflits violents » -

    De tels regroupements « augmentent la pression sur les ressources », prévient l’économiste Assem Abu Hatab, ce qui « peut mener à des conflits violents » dans une région où l’agriculture représente 22% de l’emploi.

    Au Soudan déjà, les affrontements entre tribus pour l’accès à l’eau et à la terre font chaque année des centaines de morts. Ces derniers jours, dans le seul Etat du Nil Bleu, au moins 250 personnes ont péri dans ces combats.

    Selon l’Unicef, sur les 17 pays les plus pauvres en eau du monde, onze se trouvent au Moyen-Orient ou en Afrique du Nord .

    En Irak par exemple, si rien n’est fait d’ici 2050, « avec un degré supplémentaire et 10% de pluies en moins, 20% de l’eau douce » du pays de 42 millions d’habitants risque de disparaître, privant un tiers des terres agricoles de leur irrigation, selon la Banque mondiale.

    La Jordanie, l’un des pays les plus secs du monde, a dû doubler en 2021 ses importations d’eau d’Israël et la bande de Gaza, sous blocus de l’Etat hébreu, souffre d’une pénurie chronique d’eau depuis plusieurs années.

    A Copenhague puis à Paris, la communauté internationale « s’est engagée à aider les pays en développement à faire face à l’impact du changement climatique » en accompagnant « une pratique différente de l’agriculture et une meilleure gestion de l’eau », rappelle Mme Pope.

    Début septembre, 24 pays africains l’exhortaient à respecter ses engagements au plus vite.

    Ils plaideront de nouveau leur cause à la COP27 qui s’ouvrira le 6 novembre en Egypte.

    Car il va falloir, affirme Mme Pope, « trouver des sources alternatives d’emploi et donc de revenus » pour endiguer les migrations climatiques.

    #Climat#Migration#Sécheresse#Egypte#Soudan#COP27#Migrations_Climatiques#Moyen_Orient#Jordanie#Gaza#eau

  • Dans les #Deux-Sèvres, la #mobilisation contre les #mégabassines atteint ses objectifs malgré son interdiction... et les lacrymogènes

    Plusieurs milliers de personnes et de nombreux élus ont manifesté, samedi 29 octobre, à #Sainte-Soline, contre le plus gros projet en cours de mégabassine, pour dénoncer l’#accaparement_de_l’eau par l’agro-industrie. À l’appel de 150 organisations, le rassemblement, qui dure depuis plusieurs jours, a été le théâtre de tensions avec les forces de l’ordre.

    SainteSainte-Soline (Deux-Sèvres).– Il est 15 h 15 ce samedi 29 octobre quand plus de deux cents personnes avancent pacifiquement au milieu de l’immense cratère de Sainte-Soline. Après avoir marché au pas de course depuis le camp de base, à deux kilomètres de là, déjoué plusieurs barrages de police et traversé des nuages lacrymogènes, dérouté les forces de l’ordre par la progression de trois cortèges distincts à travers champs, une partie de la foule manifestante a atteint son but : pénétrer à l’intérieur du chantier très protégé de la dernière mégabassine en cours d’aménagement dans les Deux-Sèvres.

    Cette gigantesque excavation artificielle, couverte de cailloux calcaires et bordée de massifs remblais encore inachevés, doit accueillir, pendant l’hiver, de l’eau pompée dans les nappes phréatiques afin de constituer une réserve pour arroser, l’été, les cultures irriguées du coin, maïs en tête. Avec une emprise au sol de 16 hectares – soit la taille de vingt-deux terrains de foot –, cette mégabassine est la plus grosse jamais construite dans les Deux-Sèvres. Un mur de gaz lacrymogènes chasse toutefois la foule au bout de quelques minutes.

    Qu’à cela ne tienne, la manifestation est une réussite aux yeux de celles et ceux qui l’ont organisée : 7 000 personnes selon leurs estimations ont pris part à la marche et ont réussi à s’approcher des grilles du chantier. Et ce malgré l’interdiction du rassemblement par la préfecture, le blocage des routes alentour depuis le matin et une mobilisation impressionnante des forces de l’ordre : quelque 1 600 gendarmes et policiers étaient mobilisés, tandis que plusieurs hélicoptères survolaient la manifestation.

    Malins, des activistes avaient commencé à installer le camp dès le début de la semaine et se trouvaient sur place avant que les accès ne soient bloqués. Chapiteaux, barnums, toilettes sèches… et des centaines de tentes ont poussé en quelques jours. La mobilisation se poursuit tout au long du week-end avec des concerts, une « assemblée des luttes », des balades archéologiques et naturalistes… et de nouvelles actions.

    « On voulait quelque chose de festif, un moment sympathique à partager ensemble », précisait en amont du rassemblement Léna Lazare des Soulèvements de la Terre - l’un des collectifs, avec Bassines non merci et environ 150 autres organisations, à l’origine de la mobilisation.

    Quatrième moment de la mobilisation antibassine après celle de Mauzé-sur-le-Mignon en septembre 2021, celle de Cramchaban en novembre, puis celle d’Épannes en mars – toutes trois dans le marais poitevin - la marche de Sainte-Soline, à une cinquantaine de kilomètres au sud-ouest de Poitiers, avait pour but d’arrêter le prochain chantier qui démarrerait dans la région. Avec pour demande un moratoire sur la construction de ces équipements destinés à alimenter en eau une poignée d’agriculteurs. Il faut dire qu’entre-temps, un été de sécheresse record a posé avec une nouvelle urgence la question d’une gestion équitable de l’eau et ne fait que conforter les activistes dans leur combat.

    « On lutte contre un projet d’accaparement d’eau, explique Mélissa Gingreau, l’une des porte-paroles de Bassines non merci. On s’oppose à la construction de seize mégabassines dans les Deux-Sèvres. Mais si on ne veut pas qu’elles se construisent ici, on veut surtout qu’elles ne se fassent pas ailleurs. Car il s’agit d’une privatisation de l’eau au profit d’une minorité de gens. »

    La bassine de Sainte-Soline est destinée à l’usage de douze exploitants agricoles. Avec son tee-shirt « L’eau est un commun. Protégeons-là, partageons-là », le porte-parole de la Confédération paysanne, Nicolas Girod, défend l’idée qu’une autre agriculture est possible, qui stocke naturellement l’eau dans les sols. « Les mégabassines, ce sont des outils de l’agro-industrie qui font disparaître paysannes et paysans, tout comme les fermes-usines, les produits de synthèse, les OGM… Pomper une eau qui a réussi à s’infiltrer dans les sols est un non-sens écologique. Ce qu’il faut, c’est sortir des pratiques de monocultures intensives et retrouver des sols qui ne soient plus stériles. »

    Philippe Beguin, l’agriculteur qui a prêté le terrain pour le campement militant, a précisément fait ce chemin quand, il y a quelques années, il s’est fâché avec les concepteurs d’une autre mégabassine du secteur. « Ils ne répondaient pas précisément à mes questions. Or moi j’avais fait mes calculs, j’avais vu qu’avec les charges d’emprunt liées à cet équipement, on ne gagnerait pas plus d’argent en faisant du maïs irrigué qu’en faisant du blé en culture sèche », raconte-t-il à Mediapart.

    Il a fini par claquer la porte, remettant en cause le système dans lequel il était. « Je ne suis pas fier de ce que je faisais… Mais les paysans, on a été tellement formatés ! Beaucoup de mes voisins critiquent mon retournement, mais j’observe qu’avec la médiatisation du combat contre les mégabassines, certains changent aussi d’avis. »

    Aujourd’hui, Philippe a mis l’une de ses parcelles en jachère, car elle se trouve, entre mai et septembre, sur la zone de nidification d’un oiseau migrateur : l’outarde canepetière. Et là où il faisait du maïs et du tournesol irrigués, il fait désormais pousser du blé et du millet blanc destiné à l’alimentation d’oiseaux. Il a conservé un peu de tournesol et de maïs, mais « seulement là où il y a les bonnes terres profondes, sans irrigation, quitte à faire la moitié du rendement », dit-il.

    C’est bien à cette « agriculture de qualité », et non pas à « une agriculture destructrice de la faune et de la flore », qu’il faut parvenir, estime Lisa Belluco, députée EELV (Europe Ecologie Les Verts) de la 1re circonscription de la Vienne - circonscription voisine de celle de Sainte-Soline avec laquelle elle partage le même bassin versant. « Dans le secteur, ce sont 31 mégabassines que la préfecture veut faire passer. Si nous gagnons ici, nous gagnerons pour les autres projets. Si l’on prend en compte tous les usagers de l’eau, on voit bien que ce système ne peut pas fonctionner dans un contexte de changement climatique. »

    Comme elle, Manon Meunier, élue LFI (La France insoumise) à l’Assemblée nationale sur la Haute-Vienne, est venue manifester pour, dit-elle, « faire bifurquer l’agriculture ». « Il faut investir dans la transition agroécologique, dans une agriculture intensive en emploi. »

    Lors de son intervention en juillet dernier devant la commission Développement durable et aménagement du erritoire de l’Assemblée nationale, la climatologue coprésidente du Giec Valérie Masson-Delmotte ne disait pas autre chose. « Ces simples politiques de substitution et de bassines ne seront pas à l’échelle par rapport aux besoins, indiquait la scientifique. […] Là, on peut être dans des cas de mal-adaptation parce que l’on créerait du stockage et [...] on accentuerait le niveau de réduction des nappes. Il faut aussi se projeter sur ce que nécessiterait une adaptation à l’échelle d’ici à 2050, et là on se rend compte qu’on aura besoin de toute manière de changement dans les systèmes de production pour réduire les besoins d’irrigation, et pour parvenir du coup à un meilleur équilibre avec le climat tel qu’il évolue. »

    Dans les rangs militants, au-delà des organisations et des syndicats – des députés européens, le NPA (Nouveau parti anticapitaliste), la CGT et Solidaires sont également présents – on trouve aussi des gens des environs, secoués par l’« éco-anxiété », choqués par l’impasse dans laquelle nous conduit l’agro-industrie.

    C’est le cas de Pascale et Clara Niveau, mère et fille présentes depuis le début du mouvement. « Mes grands-parents étaient de petits paysans à quelques kilomètres d’ici, je suis attachée à cette paysannerie, ça fait de la peine de voir ce que devient la terre... », déplore Pascale. Clara, étudiante aux Beaux-Arts à Poitiers, porte dans son dos un panneau composé de tissus de récup’ avec les mots « eau voleur ». « J’essaie d’allier mon travail artistique avec ces sujets, dit-elle. Cela me préoccupe beaucoup... »

    Aïssate Ba, elle, est venue de plus loin avec un petit groupe militant originaire des Vosges. C’est la première fois que la chanteuse participe à une mobilisation contre les mégabassines. « Nous nous battons contre Vittel et ses déchets plastiques qui polluent les nappes phréatiques vosgiennes, raconte-t-elle à Mediapart. C’est tout aussi injuste que ce qui se passe ici. »

    Au cours de la marche vers la mégabassine, cible de nombreuses bombes lacrymogènes lancées dans les airs par les forces de police, de bombes assourdissantes, de grenades de désencerclement et de tirs de LBD planait la mort de Rémi Fraisse sous un tir de grenade, il y a précisément huit ans au cours de la contestation du barrage de Sivens. Hier, 50 personnes ont été blessées dans le cortège, parmi lesquelles cinq sont hospitalisées, indique la coordination de Bassines non merci. La police, de son côté, fait état de 61 blessés.

    Cette mobilisation grandissante et rejointe par de nombreux politiques finira-t-elle par être entendue ? Pour l’heure, le conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, présidé par le socialiste Alain Rousset, continue de soutenir le modèle des mégabassines, qui bénéficie d’importants financements publics.

    Quelques heures avant le début de la marche, Christophe Béchu, le ministre de la transition écologique, enfonçait le clou, avançant que les bassines étaient une solution face à la sécheresse. « On a la moitié des départements de France encore en situation de sécheresse. L’agriculture est en première ligne, et il nous faut des alternatives pour continuer à nourrir les Français », déclarait-il samedi matin sur France Inter.

    https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/301022/dans-les-deux-sevres-la-mobilisation-contre-les-megabassines-atteint-ses-o
    #résistance #industrie_agro-alimentaire #eau #agriculture #cortèges #maïs #nappe_phréatique #extractivisme #manifestation #Soulèvements_de_la_Terre #Bassines_non_merci #sécheresse #gestion_de_l'eau #lutte #privatisation #agro-industrie #irrigation #répression

  • Composer un monde en commun. Une théologie politique de l’#anthropocène

    Comment relever les extraordinaires défis que nous lancent les #crises induites par la #destruction de notre #habitat planétaire ? Faut-il réviser le concept même de #propriété_privée ? Remettre en cause la #souveraineté des #États-nations ? Comment construire ensemble les #institutions_internationales qui permettraient de prendre soin de nos #communs_globaux que sont le climat mais aussi la #biodiversité, la #santé, les #cultures et jusqu’à la #démocratie ?

    Car c’est elle qui, aujourd’hui, est menacée par notre refus d’inscrire des limites à la toute-puissance de la #personnalité_juridique, des techniques extractivistes et de la #marchandisation du monde. Où trouverons-nous les ressources politiques, culturelles et spirituelles pour inventer ces limites et en faire une chance plutôt qu’une insupportable privation de liberté ?

    Un tel projet exige de refonder l’#utopie des #Lumières. Et pour cela, de puiser à la source du #christianisme, qui constitue l’une de ses matrices historiques. Il implique donc une révision de la manière dont le christianisme se comprend lui-même : expérience stylistique du retrait d’un Dieu qui s’efface pour nous ouvrir à un horizon démocratique qu’il nous revient d’imaginer ensemble ? Ou #religion d’un Christ glorieux qui légitimerait une souveraineté politique autoritaire, carnivore, phallocratique et colonialiste ? Telles sont quelques-unes questions que pose ce livre.

    Apprendre à y répondre participe peut-être de ce que les traditions bibliques nomment la sainteté.

    https://www.seuil.com/ouvrage/composer-un-monde-en-commun-gael-giraud/9782021474404

    #livre #Gaël_Giraud #communs #commons #Etat-nation #extractivisme #colonialisme #autoritarisme

  • Soufflé de pâtisson au fromage
    https://www.cuisine-libre.org/souffle-de-patisson-au-fromage

    Mettre le #Pâtisson dans une cocotte d’eau salée et faire cuire 30 min. Égoutter et laisser refroidir. Décalotter et évider avec une cuillère, retirer les pépins. Réserver la chair. Dans une casserole, faire fondre le beurre, ajouter la

    farine et mélanger. Délayer avec le lait. Faire cuire 3 min en remuant. Hors du feu, incorporer les 4 jaunes d’œufs. Réservez les blancs. Ajouter le fromage râpé, la chair du pâtisson réduite en purée, la ciboulette hachée, la maïzena, le sel et le poivre de Cayenne. Battre… Pâtisson, #Fromages_à pâte_dure, #Soufflés / #Sans viande, #Végétarien, #Four

  • « Comme au Moyen Âge, les Européens font des réserves de bois pour cet hiver »  L’essentiel - afp
    À Moscou, le président russe a répété que la balle était dans le camp de l’UE concernant la reprise des livraisons de gaz. Il a aussi qualifié les fuites de Nord Stream de « terrorisme international ». 

    Vladimir Poutine a accusé mercredi le G7 et l’UE de « détruire » le marché mondial de l’énergie en voulant plafonner le prix du pétrole russe, assurant que Moscou était prêt à reprendre ses livraisons vers l’Europe via les gazoducs Nord Stream.


    Vladimir Poutine a souligné qu’une partie du gazoduc Nord Stream 2 fonctionnait toujours. AFP

    S’exprimant lors d’un forum de l’énergie à Moscou, le président russe a affirmé que « certains hommes politiques occidentaux détruisent en réalité l’économie mondiale de marché » et « menacent le bien-être de milliards de personnes » avec ce projet de plafonnement. Il a par ailleurs affirmé que les graves fuites ayant touché en septembre les gazoducs Nord Stream, qui relient la Russie à l’Allemagne, étaient le résultat d’un acte de « terrorisme international ».

    « Elle n’a qu’à ouvrir le robinet »
    « Les bénéficiaires sont clairs (...) Car (cet incident) renforce l’importance géopolitique des systèmes gaziers restants, ceux qui passent par le territoire de la Pologne (...) et de l’Ukraine, et que la Russie a construit à ses frais. Mais aussi aux Etats-Unis qui peuvent désormais livrer leur énergie à des prix élevés », a-t-il estimé.

    Néanmoins, il a souligné qu’une partie du gazoduc Nord Stream 2, un tube sous-marin qui n’a jamais été mis en service à cause de l’offensive contre l’Ukraine, fonctionnait toujours et a assuré que Moscou pouvait livrer du gaz via ce segment. « La Russie est prête à reprendre les livraisons », a-t-il indiqué. « La balle est dans le camp de l’UE, si elle le veut, elle n’a qu’à ouvrir le robinet », a-t-il jugé, ajoutant que les autres gazoducs du système Nord Stream ne seraient réparés que si leur exploitation était garantie.

    « Des Européens ordinaires souffrent »
    Il a aussi proposé, sans donner de détails concrets, de faire désormais transiter l’essentiel du gaz russe par la mer Noire. « Nous pourrions (...) faire passer les principales voies de livraison de notre carburant et de notre gaz via la Turquie, en créant en Turquie le plus important hub de gaz ».

    Vladimir Poutine a aussi déclaré que la situation actuelle faisait revenir certains Européens au « Moyen Âge ». « Des Européens ordinaires souffrent. En un an, leurs factures d’électricité et de gaz ont plus que triplé. La population, comme au Moyen Âge, a commencé à faire des réserves de bois pour se chauffer cet hiver », a-t-il assuré.

    #bois #forêts #déforestation #énergie #gaz #électricité #charbon #nucléaire #bûches #pellets #NOx #SOX #soufre #benzène #goudron #particules_fines #fumées #ue #union_européenne #ursula_von_der_leyen

    Source : https://www.lessentiel.lu/fr/story/comme-au-moyen-age-les-europeens-font-des-reserves-de-bois-pour-cet-hiver