• #Bolivie : rétrospective du soulèvement
    ▻https://lvsl.fr/bolivie-retrospective-du-soulevement

    Au pouvoir depuis novembre 2025, le gouvernement de #Rodrigo_Paz (centre-droit) a fait face à une vague de sièges et de grèves qui ont paralysé le pays durant près de deux mois. En cause : la politique de suppression des subventions et de libéralisation impulsée par l’exécutif bolivien. Des barrages routiers, formés par des millions de paysans, pour la plupart indigènes, ont encerclé #La_Paz et se sont maintenus dans cinq des neuf départements de la Bolivie : Santa Cruz, Oruro, Potosí, Chuquisaca et Cochabamba. La revendication centrale des manifestants était claire  : obtenir la démission du président. Si un accord a été trouvé entre les protestataires et le président, le mouvement est le symptôme d’une lame de fond qui continuera de parcourir la Bolivie.

    #International #L'Amérique_latine_en_question #Soulèvement_bolivien

  • #Bolivie : les élites face au soulèvement populaire
    ▻https://lvsl.fr/bolivie-les-elites-face-au-soulevement-populaire

    Face au vaste mouvement social qui secoue la Bolivie depuis quelques semaines, le président #Rodrigo_Paz a annoncé un remaniement ministériel. Elu sur la promesse ambivalente de promouvoir un « capitalisme populaire », il a finalement mis en place le traditionnel programme des élites boliviennes. Fédérations minières et organisations paysannes se soulèvent contre la hausse des prix de l’essence mais aussi les projets de privatisation du gouvernement. Vincent Arpoulet, contributeur au Vent Se Lève et doctorant au CREDA, répondait aux questions de Cyril Lemba au micro du Média.

    #International #L'Amérique_latine_en_question #Evo_Morales #soulèvements_populaires

  • Reprendre, démanteler, communiser
    ▻https://communaux.cc/2023/05/reprendredemanteler-communiser

    Éléments pour une politique terrestre des soulèvements. « Seul un basculement radical — un soulèvement — pourrait permettre d’enrayer le réchauffement climatique et la 6ème extinction massive des espèces déjà en cours. Au fond, nous le savons, il ne nous reste aujourd’hui plus d’autre voie que de mettre toutes nos forces dans la bataille pour enrayer le désastre en cours, et abattre le système économique dévorant qui l’engendre. »

    #Articles #Tribunes #communaux #communs #démanteler_les_réseaux #écologie #faire_commune #sabotages #terres_urbaines

  • #Josep_Rafanell_i_Orra : « Hériter d’un monde complètement en #ruine »

    Contre la #dépossession de nos rapports au monde qu’accélère le libéral-fascisme contemporain, le psychologue et écrivain propose de retisser des formes communales par la pratique d’#enquêtes, et dans l’espoir de nourrir de futurs #soulèvements.

    Son livre Fragmenter le monde (Divergences) (▻https://www.editionsdivergences.com/livre/fragmenter-le-monde), sorti en 2017 après les grandes mobilisations contre la loi « travail », avait réussi à tenir en une même proposition la #colère contre le #contrôle des chômeuses et chômeurs, les occupations contre les projets d’infrastructures et l’éloge de véritables politiques de #soin.

    Depuis lors, le psychologue et écrivain Josep Rafanell i Orra n’a cessé de défendre une approche sensible et politique des #communs. À distance du sens mou et galvaudé que prend parfois ce mot, il voit dans leurs formes auto-organisées et émancipatrices la promesse d’une #résistance et d’une #protection contre les #violences du #capitalisme.

    Auteur de plusieurs ouvrages (En finir avec le capitalisme thérapeutique. Soin, politique et communauté aux éditions La Découverte ; Petit Traité de cosmo-anarchisme chez Divergences), il a aussi animé Les Communaux, collectif d’enquêtes autour des #hospitalités et des pratiques du soin. Il participe aujourd’hui à la création de la revue À bas bruit (▻https://abasbruit.org) qui veut donner à voir et à entendre « des formes d’#entraide, d’attention à la #vulnérabilité, du soin porté aux milieux de vie, des #luttes et des résistances contre l’#atomisation et ses fusions identitaires ».

    Dans cet entretien, il analyse certains traits du #libéral-fascisme contemporain et défend la pratique d’enquêtes comme manière de témoigner de formes d’#entraide mais aussi de contribuer à la création de nouveaux #liens et #alliances.

    Mediapart : Que vous apprennent les pratiques de soin envers les personnes vulnérables, migrant·es à la rue, mineur·es isolé·es, personnes souffrant de troubles psychiques, en situation de dépendance, etc. ?

    Josep Rafanel i Orra : Disons que le soin ne se résume pas à s’occuper des personnes vulnérables. C’est aussi prendre en compte la vulnérabilité de l’instauration de #mondes_relationnels. C’est-à-dire porter notre attention à la précarité des milieux à partir desquels peuvent avoir lieu des rencontres de soin.

    Lors d’une intervention dans un foyer d’aide médicalisée, j’ai été très ému de voir des personnes aux corps atteints par des maladies neurodégénératives ou par des formes d’autisme très chronicisées, qui semblaient imperméables à des modalités relationnelles. Des corps assignés à un statut d’anormalité dans des institutions, elles-mêmes invisibilisées, souvent à la lisière des villes.

    Face à ces personnes, vous devez aiguiser vos perceptions, vous mettre dans la disposition de presque anticiper des émergences relationnelles, de vous en saisir pour vous embarquer dans leurs modes d’existence si singuliers. C’est de la question de l’animation des rapports entre les êtres qu’il s’agit, en désertant des liens déjà déterminés, prescrits, dans lesquels nous enferment les institutions.

    Quels liens faites-vous entre ce que vous avez observé et la montée des discours identitaires et xénophobes ?

    Le #fascisme qui est déjà là n’est pas le fascisme historique qu’on a connu – cela a déjà été dit maintes fois –, avec les formes canoniques du rassemblement fusionnel autour du « grand leader », des foules au pas de l’oie sur le Reichstag. Il faut plutôt parler de « libéral-fascisme ».

    Celui-ci est lié à des dispositifs de pouvoir qui s’enracinent dans la tradition libérale, qui depuis longtemps conduisent à une expérience d’atomisation. En somme à une défaite de la #communauté. Songeons aux mondes paysans dont [l’écrivain et médecin italien – ndlr] Carlo Levi, par exemple, décrivait l’extermination culturelle juste après la Seconde Guerre mondiale dans son magnifique Le Christ s’est arrêté à Eboli. La disparition du monde paysan, c’est la fin d’un univers composé de rapports entre des humains mais aussi avec des êtres-autres. Il s’agit là de #cosmologies_génératives de la communauté loin des logiques de la reproduction sociale.

    Comment définissez-vous le libéral-fascisme ?

    La défaite des communautés qui étaient capables de composer des mondes disparates. Une sorte d’esseulement qui nous enferme dans un état de préoccupation, qui est aussi un emprisonnement dans nous-même et qui appelle à des #fusions_identitaires.

    Bien sûr, c’est là le terreau du Rassemblement national, mais pas seulement. Ces fusions identitaires se manifestent de façon chaotique. Si dans les années 1930, le fascisme avait capturé les classes sociales – en neutralisant leurs divisons –, aujourd’hui, on est dans de nouvelles coordonnées : dans le délitement et l’implosion du « sujet » de classe, de son identité. C’est la marchandise qui exerce son hypnotisme tyrannique sur les masses d’atomisés, y compris, et surtout, au travers de la #marchandisation_de_soi dans notre âge des réseaux : la #surexposition_de_soi comme condition d’existence.

    Le libéral-fascisme, qui se traduit par une atomisation qui fait masse, fabrique des individus qui ne peuvent se reconnaître que dans le semblable, pour lesquels tout ce qui est étranger devient une intrusion. D’où la #haine universelle du migrant, celui qui nous ramène toujours à la #différence.

    Donc atomisation et monde hyperconnecté ne sont en rien incompatibles : être présent au monde, c’est se soumettre à des #régimes_de_représentation qui absentent du monde. Il n’est pas étonnant que ça conduise à des formes insensées de #prédation : il faut détruire ce qui diffère, ce qui pourrait nous faire différer.

    Donc le libéral-fascisme naît de la défaite des #communautés. Celles-ci subsistaient même dans les #classes_sociales, et cela malgré la violence de leur formation. Avec des liens d’entraide, de #solidarités, de formes d’#hospitalité... Dans le chaos de la #désaffiliation_sociale, il ne semble rester que la fusion identitaire renforcée par les régimes universels des #connexions.

    Comment conjurer ces périls ?

    Dans les ruines où nous vivons – ruines du « social », de ses institutions, des scènes du politique, des anciens projets de l’émancipation – d’autres choses deviennent possibles qui ne sont pas de l’ordre de la répétition. Je suis malgré tout optimiste.

    Est-ce qu’il faut précipiter l’écroulement ? Ou est-ce qu’il faut trouver des manières d’hériter de ce monde ruiné ? Les deux en même temps. Malgré l’exaltation que l’on peut éprouver lors de processus insurrectionnels, que je partage, force est de constater qu’il y a trop de #souffrances. Nous pouvons nous demander comment hériter de ce qui amortissait la #brutalité_capitaliste.

    Je parle ici de ces institutions (hôpital, psychiatrie, école, travail social, etc.) qui nous permettent encore d’avoir prise sur la vulnérabilité des mondes ordinaires qui ont vécu la destruction d’un #contrat_social. Celui qui voulait que l’inscription de nos projets de vie dans l’économie (avec son lot d’exploitations, de destructions des milieux de vie donnant malgré tout lieu à des luttes et des résistances) avait comme contrepartie la garantie d’une appartenance au monde social.

    C’est-à-dire ?

    J’ai beaucoup travaillé en Seine-Saint-Denis, notamment dans des dispositifs médico-sociaux, psychiatriques, assistenciels... C’est là où les plus précaires, les plus vulnérables échouent. C’est là où des gens parfois survivent. C’est là où ils parviennent à refabriquer de nouveaux modes d’existence, malgré la déliquescence des institutions, et malgré les contraintes qu’elles imposent.

    J’en arrive alors à quelque chose d’essentiel : à une certaine conception de l’enquête. Elle est tout à la fois témoignage, intervention pour rendre visible l’invisible mais encore contribution à la création de nouveaux liens et à des alliances.

    Je pense à celles et ceux qui font exister des pratiques d’hospitalité avec des migrants à la rue, ou qui soignent et résistent aux pratiques de ségrégation dans un hôpital psychiatrique, ou qui tentent de réparer ou instaurer de nouveaux liens dans un service de protection de l’enfance parfaitement ignoré, ou qui font exister des mutualisations et des formes d’entraide dans une association de quartier. Je pense à toutes celles et ceux qui défont les frontières des institutions pour introduire un « dehors » imprévisible qui permet de sortir de l’asphyxie identitaire.

    L’enquête peut être alors définie ainsi : faire exister ce qui me fait à mon tour exister, autrement. D’où vient celui qui enquête ? Qu’est-ce qui l’autorise à aller voir ce que les autres font ? Aller dans un « ailleurs », c’est pouvoir faire retour, quelque part. Et pouvoir raconter. Tâche infinie de la traduction. Et alors on cesse d’être un « témoin modeste », neutre, nous met en garde #Donna_Haraway [philosophe états-unienne – ndlr]. On est un itinérant, un passeur. Et d’autres le sont pour nous. Et c’est alors qu’on retisse des formes communales, des arrière-paysages invisibilisés. Dans l’actuel régime de visibilité de la dystopie qui nous aveugle, ces arrière-paysages peuvent nourrir les futurs soulèvements.

    Pour finir, je voudrais ajouter quelque chose aussi qui est pour moi de la plus grande importance : c’est de ne pas se laisser tétaniser par la catégorie de la #domination. La domination entraîne fatalement la quête d’une reconnaissance : celle que vous accorderont vos maîtres, avec des hiérarchies entre les dominés. Je préfère parler plutôt de luttes contre la #dépossession de nos rapports au monde. La dépossession ouvre toujours à la possibilité de formes de #réappropriation qui dépendent, non pas de la nostalgie d’un monde perdu, mais de notre actualité. Bref, qui ouvre à de nouvelles créations.

    On pourrait conclure avec la belle idée de Tim Ingold [anthropologue britannique, à lire dans un prochain épisode – ndlr] : il nous faut pouvoir laisser en héritage le passé à venir.

    ▻https://www.mediapart.fr/journal/culture-et-idees/291225/josep-rafanell-i-orra-heriter-d-un-monde-completement-en-ruine
    #ruines

  • Canal Seine-Nord Europe : « C’est notre tombe qu’on est en train de creuser »
    ▻https://www.terrestres.org/2025/10/28/canal-seine-nord-europe

    #Canal Seine-Nord Europe : « C’est notre tombe qu’on est en train de creuser »

    Prévu pour des #péniches #XXL, le #canal_Seine-Nord Europe doit connecter Paris aux Pays-Bas via la Belgique. Une bonne idée de transport décarboné ? Pas du tout : ce #mégaprojet menace de détruire de vastes lieux de vie et de porter un coup fatal à la batellerie, profession déjà en tension. Mais l’opposition se fédère et les #Soulèvements s’en emparent. #Enquête.

    Elliot Deforge Mathis Leroy
    28 octobre 2025

  • De Paris au Rojava, ces modèles pour vivre sans l’État
    ▻https://mrmondialisation.org/paris-rojava-communaliser-vivre-sans-etat

    Depuis, lʼidée de commune ressurgit constamment, partout dans le monde. On la voit apparaître dans des moments insurrectionnels, plutôt isolée, ou se présenter comme un symbole de lutte dans de forts moments politiques. Souvent, elle est un nom pour des épisodes de révolte où des pouvoirs populaires émergent au sein de la vie quotidienne du soulèvement : cantines, bases de soin, autodéfense juridique, etc. Tel fut le cas à Oakland en 2011 ou sur la place Taksim à Istanbul en 2013.

    Surtout, elle a pu devenir un modèle pour des systèmes plus élaborés, essentiellement hérités de lʼanarchisme, à lʼéchelle dʼune région ou dʼun pays. En Russie et en Ukraine, le mouvement des Kommunas a été important dans les débuts de la Révolution russe en 1917, puis cʼest surtout lors de la guerre civile espagnole en 1936 et 1937 que le principe de collectivités autogérées fédérées a été mis en application sur une large région, au sein des villes et villages libérées par les anarchistes communistes libertaires face aux franquistes.

    Depuis 1994, le mouvement zapatiste assure lʼautonomie des peuples indigènes du Chiapas mexicain, sur la base de communes auto- gouvernées. Enfin, au milieu de la guerre en Syrie a émergé le Rojava, pays établi par le peuple kurde sur les principes du confédéralisme démocratique, cʼest-à-dire dʼune confédération dʼassemblées démocratiques locales.

    Ces deux derniers exemples, contemporains et toujours existants, sont certainement les plus inspirants aujourdʼhui. Ils sont deux tentatives fonctionnelles de sociétés égalitaristes et sans État, construites sur un fervent anticapitalisme et essayant de restreindre toute logique de pouvoir et de domination. Mieux encore, ils placent les enjeux féministes, coloniaux, écologiques au cœur de leur action.

    #soulèvement #la_commune #rojava #chiapas #zapatisme #révolution #municipalisme #communalisme

  • #BALLAST • Les #Soulèvements de la Terre : « Bâtir un #front_commun des #périphéries »

    ▻https://www.revue-ballast.fr/les-soulevements-de-la-terre-batir-un-front-commun-des-peripheries

    « Contre les #méga-bassines, les #carrières de sable, les coulées de #béton et les #spéculateurs_fon­ciers, nous vou­lons pro­pa­ger les gestes de #blo­cage, d’occupation et de désarmement, pour démanteler les filières toxiques » lit-on au dos d’un livre orange — Premières secousses. Leur auteur ? Les Soulèvements de la Terre. Depuis sa créa­tion en 2021, le mou­ve­ment a agré­gé à son ancrage éco­lo­giste une cam­pagne contre Bolloré, des actions pour la Palestine ou, plus récem­ment, un sou­tien affir­mé au mou­ve­ment du 10 sep­tembre. Parmi ces mul­tiples fronts, l’un d’entre eux, plus dis­cret, fait pour­tant figure de socle : la lutte pour et avec le #monde_pay­san. C’est ce que nous explique J. membre de la coor­di­na­tion agri­cole des Soulèvements dans cet entre­tien. Si #éco­lo­gie_anti-impé­ria­liste et libé­ra­tion #pay­sanne sont insé­pa­rables, le #mili­tant des Soulèvements rap­pelle que c’est sur le ter­rain, c’est-à-dire « dans le conflit », qu’il convient de les faire tenir ensemble.

  • #Soulèvements
    ▻https://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/76592_0

    Un portrait choral à seize voix, seize trajectoires singulières, réflexif et intime d’un mouvement de résistance intergénérationnel porté par une jeunesse qui vit et qui lutte contre l’accaparement des terres et de l’eau, les ravages industriels, la montée des totalitarismes et fait face à la répression politique. Une plongée au cœur des #Soulèvements_de_la_Terre révélant la composition inédite des forces multiples déployées un peu partout dans le pays qui expérimentent d’autres modes de vie, tissent de nouveaux liens avec le vivant, bouleversant ainsi les découpages établis du politique et du sensible en nous ouvrant au champ de tous les possibles.

    #très_bon_docu

  • Pourquoi la technocritique d’Anti-Tech Resistance n’est pas la nôtre
    ▻https://www.laquadrature.net/2025/07/24/pourquoi-la-technocritique-danti-tech-resistance-nest-pas-la-notre

    Comme de nombreuses associations, collectifs et personnes, nous avons reçu des sollicitations de la part d’Anti-Tech Résistance. Bien qu’iels affirment s’opposer à la surveillance technopolicière et à l’IA nous avons refusé de travailler avec elleux…

    #Non_classé

    • Theodore Kaczynski “Unabomber” ou TedPill
      ▻https://w.wiki/DxFi

      Référence détournée au film des soeurs Wachowski Matrix, dans lequel un personnage propose au protagoniste de choisir entre une pilule bleue (qui laisserait le protagoniste inconscient du fait qu’il vit dans une simulation), ou une pilule rouge (qui lui révélerait la réalité de la matrice). Pour les masculinistes, prendre la redpill c’est se rendre compte que, d’un coté, le féminisme organiserait l’exploitation des hommes et, de l’autre, que les femmes, et surtout les féministes, leur devraient des relation sexuelles au nom de l’ordre patriarcal naturel. « Prendre la redpill », c’est accepter en tant qu’homme qu’il faut dominer et exploiter les femmes : pour qui voudrait passer aux actes, il faudrait « prendre la blackpill » et accepter le faux état de fait selon lequel les femmes ne voudront jamais coucher avec soi, et se venger, notamment en organisant des attentats et des féminicides de masses. Voir Matteo Botto et Lucas Gottzén, « Swallowing and spitting out the red pill : young men, vulnerability, and radicalization pathways in the manosphere », Journal of Gender Studies, 33(5), p. 596–608., 2023, accessible ci-dessous :

      Swallowing and spitting out the red pill: young men, vulnerability, and radicalization pathways in the manosphere
      ▻https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/09589236.2023.2260318
      #masculinisme #autoritarisme #Theodore_Kaczynski #unabomber

    • On nous l’avais pas encore faite, celle-là :

      La radicalité écologique et la technocritique ne peuvent se construire sur le rejet de la complexité.

      Être technocritique aujourd’hui semble vouloir dire que l’on est "ni technophile ni technophobe"...

      Et ce type (d’absence de) réflexion fait écho à la déclaration de Emmanuel #Macron, devant la “French Tech” rassemblée à l’Élysée, le 14 septembre 2020 :

      « J’entends beaucoup de voix qui s’élèvent pour nous expliquer qu’il faudrait relever la complexité des problèmes contemporains en revenant à la lampe à huile ! Je ne crois pas que le modèle Amish permette de régler les défis de l’écologie contemporaine. »

      Comme beaucoup de textes qui s’en prennent à ATR, leurs auteurs semblent ne pas être capables de faire la différence entre #technique et #technologie...

      #Naufrage_réactionnaire #technophilie #néo-léninisme

    • StopMicro printemps 2025 – Rapport de terrain

      ►https://ricochets.cc/StopMicro-printemps-2025-Rapport-de-terrain-8319.html

      Nous ne croyons qu’aux actes. Et le lendemain, c’est manifestation. Surprise, les Soulèvements de la Terre ont encore organisé un vote, serré. Après leur campagne idéaliste contre Bolloré, les SDLT semblent décidés à prendre le contrôle d’une nouvelle lutte. La tactique est claire : pour invisibiliser les anti-tech, ils s’emparent de notre terrain, se réapproprient notre discours, occupent chaque espace pour trier à l’entrée et mettre de côté tout discours insurgé. Depuis notre critique stratégique, c’est leur priorité. Est-ce vraiment celle de la Terre ? « On a démocratiquement voté, vous êtes interdits de tracter ». Aucun problème, on sort pas nos tracts, mais une banderole !
      La manif commence et nous la déployons : « CONTRE TOUTES LES INDUSTRIES ; ANTI-TECH RESISTANCE ».
      Nous ne sommes pas là pour diviser la lutte mais contre l’industrie. Jamais d’hostilité horizontale face à un ennemi commun.
      Au même moment, à quelques mètres, des anarchistes écœurées par leur brutalité, des camarades historiques de Stop Micro, déploient « STOP À LA VAMPIRISATION DES LUTTES PAR LES SOULÈVEMENTS DE LA TERRE ».
      Le ton est donné. Le schisme est créé.
      Nous ne croyons qu’aux actes. Et la seule différence pratique avec l’année dernière sont 1000 manifestants en plus et un sabotage d’attrition. Est-ce là tout ce que vaut la « composition » avec EELV ?
      Moins de 10 secondes après notre première déclaration, on entend hurler. Ils arrivent. Notre cortège est vite encerclé. Nos bras sont attrapés. Ils étaient préparés. Des hordes marxistes nous suivent à la trace, recouvrent nos prises de paroles de diffamations. Des camions d’organisateurs et des chars identifiés roulent plus vite pour éviter au public de se rapprocher. Ils manquent de nous écraser. Une sono nous escorte tout du long, musique à fond, espérant masquer nos revendications. Des organisateurs viennent nous menacer indirectement : « si vous rangez pas votre banderole, on pourra pas assurer votre sécurité… » Okay, on va la garder.
      Ils sont plusieurs dizaines à nous huer.
      Nous sommes 6.

      Témoignage intéressant sur les méthodes néo-léninistes des #Soulèvements_de_la_Terre... #StopMicro

      Vous avez dit écofascisme ?

  • Migliaia di persone partite dalla #tunisia nel #convoglio_sumud verso Gaza
    ▻https://radioblackout.org/2025/06/migliaia-di-persone-partite-dalla-tunisia-nel-convoglio-sumud-verso-g

    Rompere l’assedio via terra, in totale continuità con l’iniziativa della Freedom Flottilla, per raggiungere il valico di #rafah e fare pressione affinché l’esercito israeliano faccia passare gli #AIUTI_UMANITARI già presenti a Rafah per la popolazione di Gaza è l’obiettivo del convoglio partito da Tunisi e organizzato dal Coordination of Joint Action for Palestine, Coordinamento […]

    #L'informazione_di_Blackout #global_march_to_gaza #palestina
    ▻https://cdn.radioblackout.org/wp-content/uploads/2025/06/March-to-Gaza-Tunisia-SUMUD-2025_06_12_2025.06.12-10.00.00-escopo

    • De Tunis à Gaza, de Montréal à Rafah : briser le siège, refuser le silence

      Il est des gestes qui ne relèvent ni du secours humanitaire ni du #symbole abstrait, mais bien de l’#histoire. La #Marche_mondiale_vers_Gaza en fait partie. Plus qu’un simple rassemblement international, c’est un #soulèvement moral et politique. Un refus collectif de l’#indifférence. Une réponse populaire, transnationale, résolue et indocile à la mise à mort programmée d’un peuple.

      Le 15 juin 2025, des milliers de personnes venues de plus de trente pays convergeront vers la frontière de Rafah. De Tunis à Vancouver, de Dakar à Santiago, une génération dispersée mais insoumise a choisi d’écrire une autre page de notre histoire. Elle incarnera une conviction profonde  : la #solidarité n’est pas une option morale, c’est un impératif politique.

      Cette initiative n’est ni charitable, ni symbolique. Elle est une riposte, une #dénonciation vivante de l’ordre mondial qui laisse mourir de faim un peuple entier dans un silence organisé. C’est le #cri de celles et ceux qui refusent de normaliser le génocide, de réduire Gaza à une parenthèse humanitaire dans un monde saturé de #cynisme.

      Née dans l’urgence d’un monde anesthésié, la Marche mondiale pour Gaza est le fruit d’un #refus : celui de détourner les yeux alors qu’un des pires génocides du XXIe siècle s’accomplit sur nos écrans, en toute impunité. Depuis octobre 2023, plus de 55 000 Palestinien·nes ont été martyrisé·es, soit environ 2,4 % de la population de Gaza. Et ce chiffre, déjà insoutenable, reste sous-estimé. Selon The Lancet, revue scientifique de référence, le nombre réel de martyrs pourrait avoir atteint 186.000 dès juin 2024. Imaginons ce qu’il en est aujourd’hui.

      Face à cette barbarie orchestrée, la Marche est une insurrection morale. Une coordination citoyenne mondiale rassemblant plusieurs réseaux :

      la #Freedom_Flotilla_Coalition, qui tente de briser le blocus par la mer ;

      la Marche Mondiale vers Gaza, mobilisée par voie aérienne ;

      * et la #Coordination_de_l’action_commune_pour_la_Palestine, partie de Tunisie, qui emprunte la voie terrestre.

      Et c’est justement de Tunis, ma ville natale, que le #convoi_Al-Soumoud, la #caravane_terrestre_de_la_ténacité a choisi de faire ses premiers pas. Tunis, témoin d’une solidarité enracinée avec la cause palestinienne, terre d’accueil de l’Organisation de Libération Palestinienne (OLP) après les massacres de Sabra et Chatila en 1982, terre d’exil des résistant·es jusqu’au retour à Gaza en 1994, et terre frappée par les bombes israéliennes lors de l’attaque aérienne du 1e octobre 1985 contre le quartier général de l’OLP à Hammam Chott. Ici, Gaza n’est pas une abstraction, mais une mémoire vivante. Une mémoire populaire, que ni la répression ni les renoncements gouvernementaux n’ont pu effacer. Une ville qui continue de dire non, même bâillonnée.

      Je suis aussi Canadienne, de cette terre qui m’a accueillie, et c’est depuis Montréal que je m’engage au sein de la coordination nationale de la Marche mondiale pour Gaza. Cette double appartenance n’est pas une contradiction, mais une richesse : celle de pouvoir tisser des ponts entre les rives, relier les récits, faire dialoguer les mémoires, et assumer les responsabilités qui découlent de chaque côté de l’océan.

      Car le Canada n’est pas neutre. Il continue d’exporter des armes, de signer des contrats militaires, de soutenir Israël diplomatiquement, et de voter contre les droits des Palestinien·nes dans les instances internationales. Marcher depuis ici, c’est refuser cette complicité active. C’est agir depuis le cœur même de l’Empire. Car ce génocide est commis avec notre argent, nos lois, nos impôts, et surtout nos silences.

      La délégation canadienne, dont je fais partie, composée de militant·es, de syndicalistes, de professionnel·les de la santé, de jeunes et d’artistes engagé·es s’inscrit pleinement dans cette dynamique. Nous marchons parce que ce faux lointain, cette illusion de distance, expose crûment notre participation, passive ou structurelle, au système qui rend le massacre possible. Nous marchons pour dire que nous refusons d’être complices. Que nos passeports ne nous protègent pas de la honte. Que nous aurons des comptes à rendre à nos enfants, et aux leurs.

      Depuis le 2 mars 2025, Israël impose une fermeture totale des points de passage vers Gaza, empêchant toute entrée de nourriture, médicaments et aide humanitaire. Le blocus de Rafah a provoqué famine, effondrement sanitaire, déplacements forcés à grandes échelle. Face à cette situation, la Marche mondiale pour Gaza porte trois revendications claires : la levée immédiate du blocus de Gaza, l’ouverture inconditionnelle du passage de Rafah, l’entrée de l’aide humanitaire et la fin des complicités internationales qui rendent ce génocide possible et durable.

      Nous ne sommes pas naïfs. Nous savons que les États ne plient pas sous la seule pression morale. Mais nous savons aussi que l’histoire avance par accumulation : de cris, de pas, de ruptures. Sans cette marche, nous serions plus seul·es et sans doute plus honteux·euses. Elle est un acte de mémoire, mais aussi un pari sur l’avenir. Elle affirme que la Palestine vit encore : dans chaque slogan, chaque keffieh, chaque regard levé.

      Nous ne marchons pas pour nous donner bonne conscience. Nous marchons pour ouvrir une brèche dans le mur de l’indifférence. Pour rappeler à nos peuples que la lutte palestinienne est aussi la nôtre : une lutte contre le colonialisme, pour la justice globale, pour le droit à la vie, à la dignité, à la terre et au rêve.

      Je marcherai pour Gaza, oui. Mais aussi pour mes enfants et pour les enfants de Tunis, ceux que j’ai vus écrire encore sur les murs : « القدس لنا / À nous Jérusalem ». Je marcherai pour les jeunes de Montréal qui ne comprennent pas pourquoi les bombes reçoivent plus de soutien que les vies. Pour toutes celles et ceux qui croient encore que marcher, c’est résister ; que résister, c’est espérer ; et qu’espérer, c’est déjà se battre.

      Cette marche, enfin, est une #promesse. Celle de ne pas céder. Car tant qu’il y aura des peuples qui marchent, il y aura des peuples qui résistent. Et tant qu’il y aura des résistances, le projet colonial ne dormira jamais tranquille. Palestine vaincra !

      ▻https://www.ababord.org/De-Tunis-a-Gaza-de-Montreal-a-Rafah-marcher-pour-briser-le-siege-marcher-po

  • Rien qu’une fois faire des vagues
    ▻https://nantes.indymedia.org/zines/147546/rien-quune-fois-faire-des-vagues

    Un témoignage critique des Soulèvements de la terre. Texte écrit à six mains par des membres du collectif STop Micro, qui a co-organisé en mars 2025 un évènement avec les Soulèvements de la Terre. Analyse politique et éthique des pratiques des SDT. « Rien qu’une fois Faire des vagues et…

    #Soulèvement_de_la_Terre

  • « Notre seule éthique est celle de l’efficacité et du résultat »
    ▻https://lundi.am/Notre-seule-ethique-est-celle-de-l-efficacite-et-du-resultat

    En réaction à la dévastation du monde par le capitalisme industrielle, une nouvelle organisation écologiste radicale est récemment apparue sur les réseaux sociaux et lors de manifestations ou d’évènements publics : ATR pour Anti-Tech Resistance, milite pour le démantèlement du système technologique. Nicolas Bonanni propose ici une critique des positions politiques et pratiques de cette nouvelle organisation qui, selon lui, dévoie la pensée écologiste et promeut des pratiques militantes à la fois autoritaires et managériales en valorisant une pseudo-« efficacité » qu’ils opposent à l’éthique. S’il s’agit de démanteler la domination technologique, tâche pour le moins urgente et nécessaire, cela ne peut s’envisager, pour lui, que de manière anti-autoritaire et égalitaire.

    #Nicolas_Bonanni #ATR #Anti-tech_Resistance #critique_techno #débat #stratégie #luttes_sociales #politique #écologie #anti-industriel #morale #anarchisme

  • Contre les soulèvements des chef.fe.s !
    ▻https://nantes.indymedia.org/posts/144640/contre-les-soulevements-des-chef-fe-s

    À force de voire certaines tronches revenir en odeur de sainteté, il paraissait important de rappeler quelques faits qui semblent être facilement oublié ces derniers temps, à propos des “soulèvements de la terre”, de leur origine et du passé de ses fondateur.e.s Voilà un petit texte écrit un peu à…

    #Soulèvement_de_la_Terre #France #Global

  • Les meilleures blagues sont les plus courtes…
    ▻https://trognon.info/Les-meilleures-blagues-sont-les-plus-courtes-556

    Derrière ce vieux mythe autogestionnaire se cache surtout celui qu’il serait possible de reconvertir le tissu industriel pour le rendre écolo. Croire qu’un collectif ouvrier, même animé des meilleures intentions, pourra détourner les mêmes infrastructures de leur fonction première, c’est tout simplement prendre des vessies pour des lanternes et ne pas bien comprendre les tenants et les aboutissants des moyens de production actuels. Autogérer dans son coin, c’est de toute façon rester enchaîné aux contraintes du Capital. Sans en finir en même temps avec ces contraintes, et donc sans un élan révolutionnaire, les seules autogestions possibles sont dans des petites niches. Or, on n’autogère pas une usine comme on autogère sa petite maison de santé à la cambrousse avec une pote médecin et un compère infirmier ou sa petite épicerie bio…

    Et de toute façon, loin d’être réappropriables, la plupart des infrastructures matérielles de nos sociétés – les autoroutes, les centres commerciaux, les nouvelles technologies de contrôle, l’industrie de l’armement, les mines industrielles, les centrales nucléaires et leurs déchets, etc. – peuvent être considérées comme des forces aliénantes en soi, par nature inappropriables dans une perspective émancipatrice (et garantissant la possibilité d’une vie saine). Il y a de toute façon derrière ce chant de convergence des luttes comme une petite musique rappelant que « le communisme, c’est le gouvernement des soviets plus l’électrification de tout le pays ». On se souvient de ce que ça a donné, merci bien !

    #écologie #France #SoulèvementsDeLaTerre

  • Faut-il faire feu de tout bois ? une critique des soulèvements de la terre pour ne pas renoncer à une position autonome - La Grappe
    ▻https://lagrappe.info/?Faut-il-faire-feu-de-tout-bois-une-critique-des-soulevements-de-la-terre

    Une autre voix a donc pu exister, comme nous en a donné l’exemple du mouvement des GJ tel qu’on a pu le vivre, mais cette voix s’est perdue dans la répression et la recomposition des mouvements suivants par les organisations de gauche, sabordant l’héritage récent. Aujourd’hui, on constate une omniprésence des soulèvements de la terre comme organisation centralisant nivelant les luttes locales et imposant, à grand coup de spectacle marketing, un discours écologique se départant de l’analyse de conditions matérielles. Mais cette dépendance n’est pas nouvelle, et elle peut donc être réfléchie. Par des assemblées qui partent de ce qui nous touche politiquement, en écrivant nos propres textes ou au moins en essayant de créer d’autres moments pour se départir d’une stratégie politique hégémonique, et en ne déléguant pas l’antirep et le récit de ce dans quoi on s’engage. L’enjeu est donc de faire exister une position autonome lorsque celle-ci est récupérée pour son esthétique et ses pratiques. De créer du lien dans nos propres espaces là où la centralité des SdT s’impose même dans le besoin de sociabilité. De s’essayer à un imaginaire et prendre acte de ses conséquences lorsque la radicalité n’est utilisée que comme composante d’une pression en vue d’un dialogue avec l’état.

    #Sdt #Sdlt #Soulèvement_de_la_terre #Gilets_jaunes #autonomie #luttes_sociales #radicalité #débat

  • Au cœur de la révolution syrienne – entretien avec Leila Al-Shami - Sortir du capitalisme
    ▻https://spectremedia.org/podcast/au-coeur-de-la-revolution-syrienne-entretien-avec-leila-al-shami

    Une interview de Leila Al-Shami, co-autrice de Burning Country. Au cœur de la révolution syrienne (L’échappée, 2019), et de deux membres du collectif de traduction de Burning Country, autour de l’insurrection syrienne, de ses racines historiques, de son déclenchement, de son dénigrement, de sa répression, de sa militarisation et de son islamisation.

    #Syrie #soulèvement #militarisation #islamisation #histoire #audio #Leila_Al-Shami

    edit en amont : L’anti-impérialisme des imbéciles – Leila Al-Shami, 2018
    ▻http://solitudesintangibles.fr/wp-content/uploads/2018/04/SI_antimp-imbeciles_2018_AlShami.pdf

    #anti-impérialisme

  • «  Le groupe Bolloré représente l’entremêlement du capital et des idées de l’extrême droite  »
    ▻https://www.socialter.fr/article/riposte-groupe-bollore-extreme-droite-soulevements-de-la-terre

    Des mégabassines à l’A69, des usines Lafarge aux cimes de La Clusaz, les Soulèvements de la terre multiplient les luttes et les actions contre l’artificialisation des terres, l’agro-industrie ou l’accaparement de l’eau. En 2024, le mouvement lance un appel, aux côtés de 150 organisations, pour lutter contre «  l’empire Bolloré  ». En dénonçant une «  fascisation  » du pays orchestrée par les médias du milliardaire, ils entendent exposer et atteindre son groupe tentaculaire. Entretien avec Paola* des Soulèvements de la terre.

    #Bolloré #Médias #Soulèvement_terre

  • Désobéissance civile : citoyens hors la loi

    LSD explore les aspirations de la désobéissance civile. #Blocages, #sabotages, actions coup de poing : quelle place pour la possibilité de désobéir en #démocratie ?

    Du chantier de l’autoroute A69 aux assemblées générales de Total, pour soutenir les personnes exilées ou les femmes victimes de violences, des #luttes ont aujourd’hui en commun d’assumer publiquement d’enfreindre le cadre. De désobéir pour se faire entendre.

    La désobéissance civile n’est pas un phénomène nouveau. Ses aînés s’appellent #Act_Up, #Jeudi_noir, #Faucheurs_volontaires. Ses ancêtres #Gandhi, #Martin_Luther_King, #Hubertine_Auclert. Elle est le fruit d’une histoire longue, faite de multiples #combats. Elle connaît aujourd’hui un essor particulier, dans des luttes environnementales, sociales, féministes, qui ont toutes leurs spécificités, mais qui partagent une arme, celle de l’action illégale, politique, publique et non violente dans le but de changer la loi : la désobéissance civile.

    Avec cette série, c’est ce mode de lutte que nous avons voulu comprendre : questionner son essor, sa pratique, son efficacité, et sa place en démocratie. Pour ses partisans la désobéissance est un dernier recours, illégal, mais légitime. Pour ses opposants, elle est l’ennemie de l’Etat de droit, car comment vivre en société si l’on accepte que la règle commune soit niée, en conscience ?

    Cette tension entre #illégalité et légitimité, entre #interdiction et #nécessité, se manifeste avec force dans la #répression policière et judiciaire à laquelle les personnes désobéissantes s’exposent. Répression qui faisait dire en février dernier à Michel Forst, rapporteur des Nations unies sur les défenseurs de l’environnement, qu’elle constitue “une #menace majeure pour la démocratie et les droits humains”.

    Elle s’est aussi incarnée à l’été 2023 dans les déclarations bien différentes de deux des plus hautes autorités françaises en matière de justice. D’un côté le Conseil d’Etat, lorsqu’il a suspendu la dissolution des Soulèvements de la terre, a estimé que les actions du mouvement s’inscrivaient “en faveur d’initiatives de désobéissance civile”. De l’autre le ministre de la Justice Eric Dupont-Moretti, auditionné par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, disait en avoir “ras le bol de la petite musique de la désobéissance civile”, et poursuivait : “On a le droit, selon certains, quand on est porteur d’une cause que l’on estime légitime, de ne plus obéir à la loi. Rien n’est plus liberticide que cela.”

    Alors comment démêler les fils de la désobéissance ? Est-elle une remise en cause de l’#Etat_de_droit, ou une composante essentielle de la démocratie, comme l’affirmait son premier théoricien #Henry_David_Thoreau ?

    En partant sur la montagne de #Lure, auprès d’#Utopia_56 ou des #Robin_des_bois_de_l’énergie à la rencontre de celles et ceux qui vivent la désobéissance civile dans leurs luttes, en suivant avec ses spécialistes les chemins d’une pensée désobéissante sans cesse réinventée, en explorant avec #José_Bové, #Cédric_Herrou et les #Soulèvements_de_la_terre ce qui se joue lors des #procès, nous comprenons à quel point la tension est le cœur battant de la désobéissance civile. “Je reconnais tout de suite que le mot tension ne m’effraie pas”, écrivait Martin Luther King dans sa célèbre lettre de la prison de Birmingham, assumant que son combat voulait “engendrer une #tension telle que la communauté soit forcée de regarder la situation en face”.

    Aujourd’hui encore, il s’agit pour les actrices et acteurs de la désobéissance civile de révéler au grand jour les tensions déjà existantes. De sentir avec force qu’il serait possible d’agir ensemble. Leurs actions se préparent, se pensent, s’organisent en s’inspirant d’expériences passées, en utilisant les médias, les tribunaux et la puissance du collectif. La désobéissance civile dénonce l’illégitimité ou l’insuffisance des lois. Écouter ses battements, d’hier et d’aujourd’hui, nous raconte comment penser au-delà du cadre pourrait peut-être, parfois, parvenir à le faire changer.

    ▻https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-desobeissance-civile-citoyens-hors-la-loi

    #désobéissance_civile #loi #légalité #légitimité #désobéissance #violence #non-violence #femmes #dissidence
    #audio #podcast
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  • L’Actu des Oublié•es : Retrouvez toute la saison IV !

    ▻https://audioblog.arteradio.com/blog/157476/podcast/227080/saison-iv-e-p14-no-a-la-mineria-equateur

    L’Actu des Oublié’es a consacré en ce mois d’avril deux épisodes aux luttes contre l’industrie minière, alors que les menaces comme les résistances se multiplient.
    Deuxième épisode en Equateur, où le gouvernement du président Noboa mène l’offensive en faisant appel à la police, à l’armée et même à des paramilitaires financés par les multinationales pour imposer des consultations aux populations. Pourtant, fort d’une constitution qui le protège (un peu), organisé et solidaire, le peuple équatorien résiste et maintient vivaces les flammes de la résistance.

    #écologie
    #soulèvement
    #panama
    #luttes
    #podcast
    #radio
    #amérique

  • L’Actu des Oublié•es : Retrouvez toute la saison IV !

    ▻https://audioblog.arteradio.com/blog/157476/podcast/225891/saison-iv-e-p13-no-a-la-mineria-panama

    L’Actu des Oublié’es a consacré en ce mois d’avril deux épisodes aux luttes contre l’industrie minière, alors que les menaces comme les résistances se multiplien.
    Premier épisode au Panama, où le peuple a déferlé dans les rues contre la plus grande mine de cuivre du continent latinoaméricain... avec l’enjeu de bannir l’industrie minière du pays.

    #écologie
    #soulèvement
    #panama
    #luttes
    #podcast
    #radio
    #amérique

  • L’Actu des Oublié•es : Retrouvez toute la saison IV !

    ▻https://audioblog.arteradio.com/blog/157476/podcast/224845/saison-iv-e-p12-free-senegal-partie-2

    Pendant un mois, le Sénégal s’est retrouvé plongé dans le noir. Le 3 février, Macky Sall annonce qu’il annule l’élection présidentielle prévue trois semaines plus tard. Aveu de faiblesse du président après de nombreuses tentatives d’éliminer les candidats de l’opposition à sa succession.
    Aussitôt, le peuple sénégalais se mobilise de multiples manières ; une fois encore, l’on pourrait dire, tant les soulèvements ont été nombreux ces dernières années.
    Près de deux mois plus tard, l’élection vient finalement d’avoir lieu et l’on semble se diriger vers une victoire de Bassirou Diomaye Faye, qui se revendique d’un panafricanisme de gauche et veut abolir le franc CFA.

    Avec Ousmane Diallo, chercheur à Amnesty International pour le Sénégal et le Sahel, Florian Bobin, étudiant chercheur en histoire à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar et Clair Rivière, journaliste indépendant qui écrit notamment pour Afrique XXI, Le Soir et la radio belge.

    #sénégal
    #soulèvement
    #décolonial
    #luttes
    #podcast
    #radio
    #afrique

  • L’Actu des Oublié•es : Retrouvez toute la saison IV !

    ▻https://audioblog.arteradio.com/blog/157476/podcast/223500/saison-iv-e-p11-free-senegal-partie-1

    Pendant un mois, le Sénégal s’est retrouvé plongé dans le noir. Le 3 février, Macky Sall annonce qu’il annule l’élection présidentielle prévue trois semaines plus tard. Aveu de faiblesse du président après de nombreuses tentatives d’éliminer les candidats de l’opposition à sa succession.
    Aussitôt, le peuple sénégalais se mobilise de multiples manières ; une fois encore, l’on pourrait dire, tant les soulèvements ont été nombreux ces dernières années.
    Dans l’épisode 11, focus sur ces témoignages répétés d’une vague de fond qui gagne au Sénégal comme en Afrique de l’Ouest pour la souveraineté et la décolonisation véritable.

    Avec Ousmane Diallo, chercheur à Amnesty International pour le Sénégal et le Sahel, Florian Bobin, étudiant chercheur en histoire à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar et Clair Rivière, journaliste indépendant qui écrit notamment pour Afrique XXI, Le Soir et la radio belge.

    #sénégal
    #soulèvement
    #décolonial
    #luttes
    #podcast
    #radio
    #afrique

  • L’Actu des Oublié•es : Retrouvez toute la saison IV !

    ▻https://audioblog.arteradio.com/blog/157476/podcast/221563/saison-iv-episode-9-argentina-no-se-vende

    Dans l’épisode 9 : ¡ Argentina No Se Vende !,cap sur l’Argentine où l’opposition au nouveau président d’extrême droite Javier Milei fait rage. Face au tsunami de mesures cauchemardesques annoncées par le gouvernement, la résistance est désormais quotidienne. Tant au niveau juridique que parlementaire, aussi bien dans les assemblées de quartier que dans les rues où la répression est inédite, le moment ne semble pas pour autant dénué d’espoirs.

    #argentine #soulèvement #amériquelatine #néolibéralisme #podcast #radio #luttes

  • L’Actu des Oublié•es : Retrouvez toute la saison IV !

    ▻https://audioblog.arteradio.com/blog/157476/podcast/216657/saison-iv-episode-6-syrie-la-revolte-de-soueida-et-sa-province

    Dans l’épisode 6 : Syrie : la révolte de Soueida et sa province, nous revenons sur le soulèvement intense que connaît cette région syrienne. Plus de douze ans après le début de la révolution, l’ampleur et la durée de cette révolte démontrent à quel point le peuple veut encore la chute du régime.
    Avec Firas Kontar, citoyen franco-syrien, opposant au régime syrien et auteur de Syrie, la Révolution impossible.

    #syrie #moyenorient #soulèvement #podcast #radio #luttes