• A #Oran, les #jeunes_Algériens remettent à plus tard leur projet de migration

    Les côtes oranaises sont habituées, depuis les années 2000, à voir de nombreux jeunes partir clandestinement à bord d’embarcations de fortune pour tenter de rejoindre l’Europe. Depuis le début du #soulèvement_populaire en Algérie, le phénomène de la #harraga est cependant presque à l’arrêt, signe que les candidats au départ commencent à croire qu’ils ont un avenir dans leur pays natal.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/260419/oran-les-jeunes-algeriens-remettent-plus-tard-leur-projet-de-migration?ong

    #espoir #Algérie #migrations #migrants_algériens #révolution #avenir #jeunes

    • Cette semaine dans une réunion, j’ai entendu (encore) : « Depuis le début du hirak, il n’y a plus de harraga ». Comme c’est venu d’un acteur associatif a priori bien informé, je me suis dit qu’il était temps de réagir.

      1. D’abord, c’est faux :) Depuis le 22 février , le MDN a annoncé avoir intercepté 578 personnes qui tentaient de quitter le territoire par la mer. La terminologie utilisée par le MDN permet d’affirmer qu’il parle de personnes algériennes.

      (NB : Ce chiffre vient de la compilation des communiqués du MDN. L’armée harmonise ses chiffres à la fin de chaque semestre, dans un bilan publié par El Djeich. Donc possible légère évolution du chiffre)

      (NB2 : Ces chiffres, ce sont les personnes arrêtées. Ça n’inclut pas ceux qui ont réussi à passer. Donc le nombre de départ est toujours supérieur. Mais ça donne une idée de la tendance)

      2. Vous allez me dire : oui, mais ça a quand même beaucoup diminué. Exact. Du 22/02 à aujourd’hui, le MDN a arrêté moitié moins de personnes que dans le seul mois de décembre 2018.

      Mais, désolée de vous décevoir, en liant cette baisse des départs au mouvement, vous oubliez un facteur essentiel de la harga : la météo. Et il a fait sacrement moche aux mois de janvier, février, mars et avril.

      Indice :
      Octobre : 544 arrêtés.
      Novembre : 532.
      Décembre : 929.
      Janvier : 77.

      (Pas de manifestation en janvier).

      Autre facteur important, qui peut expliquer le ralentissement des départs : le travail des forces de sécurité. Plusieurs passeurs ont été arrêtés et jugés en janvier/février. Mais cela a peu d’impact sur la « volonté de départ », un facteur de migration complexe.

      Revenons à la météo. Avril, temps pourri, 0 arretés. Mai, timide retour du soleil, 269 arrêtés. Juin (jusqu’à aujourd’hui), 128 arrêtés. Les jeunes qui partent expliquent qu’il faut 2 jours de beau temps au départ et à l’arrivée pour décider de lancer le bateau.

      3. Je m’arrête là avec une idée supplémentaire. Si vous pensez que le mouvement redonne de l’espoir, en tout cas suffisamment d’espoir pour repousser un projet de départ, pensez aux milieux d’où viennent ceux qui partent et à leurs problèmes quotidiens.

      Vous visualisez ces problèmes ? Maintenant, demandez vous, de quelle amélioration ont ils bénéficié depuis le 22 février ? Voilà, vous avez compris :) Je sais que c’était pourtant romantique comme idée, désolée de faire la rabat joie :/ Fin du thread.

      https://twitter.com/LeilaBeratto/status/1142476231918727168?s=19

      #fact-checking #émigration #Leïla_Beratto

  • A Taxi Driver - Critique du film de Hun Jang
    https://www.tvqc.com/2017/08/a-taxi-driver-critique-film-de-hun-jang

    Je dois le préciser d’emblée : A Taxi Driver n’a absolument rien à voir avec le Taxi Driver que Martin Scorsese a réalisé en 1976, sinon que les deux dénoncent en filigrane le marionnettisme outrageux des gens de pouvoir ainsi que le sacrifice courageux des innocents sur l’autel de la violence. Rivalisant d’originalité à une époque où Hollywood nous sert plat réchauffé par-dessus plat réchauffé, le film de Jang Hoon se veut plutôt un énième bijou en provenance de la Corée du Sud. Il se base sur des faits réels, plus précisément un chapitre noir de l’histoire de ce pays : le soulèvement populaire de Gwangju en mai 1980.

    On en parle aussi ici : https://www.justfocus.fr/cinema/critique-a-taxi-driver-de-jang-hoon-le-meilleur-film-de-lannee.html

    Enfin, pour ceux qui critiqueraient le film sur le fait qu’il ne propose rien politiquement parlant : est-ce le sujet du film ? La réponse est non. Le sujet du film est de rappeler un épisode historique, tragique et méconnu de l’histoire contemporaine. C’est un drame puissant, drôle et émouvant. Un film provoquant des sensations dignes d’une montagne russe. Le visionnage de A Taxi Driver est l’une des meilleures expériences qui soient, car il rappelle une certaine idée de cinéma : celle des grands classiques hollywoodiens. A Taxi Driver pourrait être un grand classique du cinéma américain. Mais il n’est pas américain. Ce qui fait de lui d’ores et déjà un classique du cinéma mondial. Un film qui marquera sans aucun doute son époque.

    Et sur Asialyst (mais sous #paywall) : https://asialyst.com/fr/2017/11/21/coree-a-taxi-driver-jang-hoon-buddy-movie-soulevement-gwangju

    Un budy movie (ou film de copains) entre fiction et réalité, sur ce qui est considéré comme le « Tian’anmen sud-coréen », une insurrection civile contre la dictature qui fut réprimée dans le sang et dont l’ombre divise toujours la politique et l’opinion publique du pays. Gwenaël Germain a rencontré le réalisateur Jang Hoon.

    #cinéma #Corée #dictature #soulèvement_populaire

  • L’histoire tourmentée de l’#opposition en #Syrie

    Quatre ans après le #soulèvement_populaire syrien, l’opposition s’est recomposée en profondeur du fait de dynamiques contradictoires. La situation s’est encore compliquée à partir du moment où la révolution s’est muée en « crise », en « question syrienne », avec des dimensions régionales et internationales. La Syrie est alors devenue la scène où se jouent des conflits ouverts à toutes les possibilités.

    http://orientxxi.info/magazine/l-histoire-tourmentee-de-l,0810
    via @orientxxi