• #Gwynne_Shotwell, vraie patronne de #SpaceX et femme de confiance d’Elon #Musk
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/06/10/gwynne-shotwell-vraie-patronne-de-spacex-et-femme-de-confiance-d-elon-musk_6

    Entrée dans le groupe en 2002, la présidente et directrice générale opérationnelle a réussi à développer une entreprise qui écrase le marché mondial des lanceurs civils et militaires. A la veille de l’une des introductions en Bourse les plus ahurissantes de l’histoire, elle détient des actions de la firme valorisées à 1,7 milliard de dollars.

    De la saga SpaceX, on connaît les débuts héroïques, lorsque le jeune Elon Musk s’était mis dans la tête d’aller acheter des fusées en Russie pour créer une atmosphère sur Mars, préalable à la colonisation de la Planète rouge. En octobre 2001, les Russes avaient éconduit le jeune présomptueux. Dans l’avion de retour de Moscou à New York, ses deux camarades d’équipée sirotaient leur whisky, tandis qu’Elon Musk tapotait furieusement sur son ordinateur. « Que peut bien faire cet idiot ? », demande le premier. « Il doit se préparer à sauver le monde », répond le second. Elon Musk, qui a tout entendu, se retourne et explose : « Allez vous faire foutre, les mecs. Je crois qu’on peut construire nous-mêmes cette fusée. »

    Ainsi Elon Musk va-t-il s’aventurer dans le lancement de fusées privées, idée alors saugrenue à première vue, en cette période de monopole public de la NASA, l’agence spatiale américaine, et de son homologue européenne, Arianespace. Il va également inventer le concept de lanceur réutilisable pour réduire les coûts.

    Après les Russes, ce sont alors les Européens qui ricanent, au milieu des années 2000, lors d’une conférence spatiale au Vietnam. Le Français Jean-Yves Le Gall, alors patron d’Arianespace, devise avec ses pairs quand il voit débarquer un jeune homme « en jean déchiré » : « Il nous a dit, à nous les patrons des trois plus grandes entreprises de lanceurs : “Me voilà et vous êtes morts.” L’un d’entre nous a répliqué : “Vous parlez. Nous, on lance [des satellites].” Si on avait su… », racontera-t-il en 2016 à l’agence de presse Bloomberg.

    Un quart de siècle après, plus personne ne ricane, y compris l’Américain Jeff Bezos et sa firme concurrente Blue Origin, dont le lanceur vient de connaître une nouvelle catastrophe fin mai. Elon Musk écrase le marché mondial des lanceurs, civils et militaires, à la veille d’une des introductions en Bourse les plus ahurissantes de l’histoire. La firme vise une valorisation de près de 1 800 milliards de dollars (environ 1 560 milliards d’euros), soit près de 100 fois son chiffre d’affaires (18,7 milliards de dollars). Elle domine son secteur, représentant 80 % de la masse expédiée par l’homme dans l’espace. En 2025, la firme a fait décoller 165 fusées – dont les trois quarts pour le réseau de communication Starlink –, contre sept pour les Européens.

    Ce qui est moins connu, c’est la saga de Gwynne Shotwell, présidente et directrice générale opérationnelle de la firme. Cette ingénieure de 62 ans, originaire de la banlieue de Chicago, est entrée chez SpaceX dès 2002. Si Elon Musk est l’ingénieur technicien visionnaire de la firme, la patronne opérationnelle, depuis 2008, c’est elle. Elle détient des actions de la firme valorisées à 1,7 milliard de dollars. Une incroyable épopée, durable, alors qu’Elon Musk est connu pour se brouiller rapidement avec ses collaborateurs.

    Comme Elon Musk, Gwynne Shotwell n’a répondu à aucune de nos demandes d’entretien depuis des années, mais elle a raconté son aventure lors de prestations, en juillet 2022, à l’université Stanford, ou devant le Center for Strategic and International Studies (CSIS) de Washington, fin 2024, qui permettent de cerner sa personnalité.

    Vol de la dernière chance
    Ingénieure diplômée de Northwestern University, au nord de Chicago, Gwynne Shotwell rentre chez Chrysler dans les années 1980. Mais, trouvant le niveau de technologie sur lequel elle travaille insuffisant, elle reprend des études et rentre dans l’industrie aérospatiale en Californie. A la fin des années 1990, elle s’ennuie. « C’était une industrie pas dynamique, pas innovante. Nous n’avancions pas assez vite. Nous n’étions pas retournés sur la Lune. Et je me suis dit, c’est mon dernier poste dans l’industrie aérospatiale, au côté d’Elon. Si nous n’y parvenons pas chez SpaceX, alors je ferai de l’immobilier ou deviendrai serveuse dans un café », a raconté, à Stanford, Gwynne Shotwell, qui, légende oblige, a assuré qu’elle a failli refuser l’offre d’Elon Musk.

    L’aventure commence, et le premier défi de SpaceX consiste à réussir à lancer une fusée dans l’espace. L’entrepreneur d’origine sud-africaine y investit 100 millions de dollars des 180 millions qu’il avait engrangés en 2002 lors de la vente de la firme de paiement PayPal. Et, face à l’hostilité de l’armée de l’air américaine, qui refuse de l’accueillir à Los Angeles, il doit organiser ses lancements depuis l’atoll de Kwajalein, dans les îles Marshall, au milieu du Pacifique.

    A trois reprises, les fusées explosent et, le 28 septembre 2008, c’est le vol de la dernière chance. Elon Musk est tellement inquiet qu’il n’a pas fait le voyage et est allé à Disneyland à Los Angeles avec ses enfants. Gwynne Shotwell, elle, est en Ecosse, au congrès d’aérospatiale de Glasgow, pour trouver des clients et surtout finaliser une demande de subvention à la NASA, qui veut remplacer la navette spatiale après les catastrophes de Challenger (1986) et de Columbia (2003) pour desservir la Station spatiale internationale (ISS).

    Lorsqu’elle apprend en pleine nuit que le lancement de Kwajalein est un succès, elle réveille son équipe puis boit du champagne tiède. « Gwynne Shotwell a convoqué tous les manageurs pour nous expliquer qu’on n’était pas au bout du tunnel, que l’argent sortait plus vite qu’il n’entrait », se souvient James McLaury, ingénieur spécialisé dans le contrôle des pièces. En réalité, l’affaire change la donne. Le 23 décembre 2008, tombe un communiqué de la NASA : SpaceX se voit allouer par l’agence spatiale 1,6 milliard de dollars pour réaliser 12 vols vers l’ISS, sur la base de l’unique tir réussi en septembre.

    Culture d’entreprise brutale
    SpaceX est lancé. Mais il faut tenir les promesses, dont celle d’inventer des lanceurs réutilisables. Le chemin est chaotique. Ainsi, le 28 juin 2015, une fusée explose en vol et Gwynne Shotwell doit en gérer les conséquences : « J’ai dû donner une conférence de presse depuis mon ranch au Texas. Et nous avons commencé à éplucher les données. » L’entretien donné à l’université Stanford permet de comprendre que la patronne opérationnelle, c’est elle. « Je me suis sentie très à l’aise pour guider l’équipe tout au long de l’enquête. L’entreprise n’était pas véritablement en péril, même si chaque défaillance nous a fait perdre environ un demi-milliard de dollars. Mais j’ai le sentiment d’avoir accompli un travail plutôt satisfaisant », a-t-elle expliqué.

    Ce ne fut pas le cas quatorze mois plus tard, en septembre 2016, lorsqu’une fusée a explosé avec un satellite sur son pas de tir. Gwynne Shotwell estime ne pas avoir eu la sérénité suffisante. « Il n’est pas vraiment utile de laisser transparaître votre anxiété, car vos employés souffrent encore davantage que vous », a-t-elle dit à Stanford. Il faut donc avancer, dans cette culture d’entreprise brutale, celle qu’insuffle Elon Musk dans toutes ses sociétés, mais que Gwynne Shotwell revendique.

    « La culture de SpaceX ne convient pas à tout le monde, a-t-elle confié lors de la conférence CSIS, fin 2024. Il s’agit d’un environnement extrêmement intense et exigeant. On y trouve des objectifs d’une ambition absurde, ainsi qu’une population, je ne dirais pas agressive, mais assurément très prompte à donner de la voix. »

    Il n’empêche, la méthode fonctionne. Une étape décisive est franchie le 21 décembre 2015, lorsque SpaceX parvient à faire réatterrir pour la première fois un lanceur. « C’était une prouesse technologique extraordinaire en matière de guidage. La propulsion hypersonique à poussée inverse était tout simplement incroyable. Ce vol a marqué le début de notre capacité à réutiliser les fusées », a expliqué la présidente de SpaceX devant les étudiants de l’université Stanford en 2022.

    Gardienne d’Elon Musk
    La voie de l’espace bon marché est ainsi ouverte. Gwynne Shotwell a déclaré aux étudiants de Stanford que l’heure était désormais à « construire des fusées comme on construit des voitures ». Les lanceurs réutilisables, l’invention de fusées sans cesse plus énormes et la gestion au couteau d’Elon Musk permettent de diviser le coût du kilogramme lancé dans l’espace par plus de 15 entre la navette spatiale et aujourd’hui.

    La firme s’installe à Boca Chica, à l’embouchure du rio Grande, expulsant de facto les habitants du hameau rebaptisé depuis Starbase et exaspérant les protecteurs des oiseaux, mais elle apporte un début de prospérité à Brownsville, l’une des bourgades les plus pauvres du Texas. Gwynne Shotwell représente SpaceX auprès de la communauté. « Elle a fait une présentation fantastique », nous confiait en 2024 la directrice des services de la mairie de Brownsville, Helen Ramirez.

    Gwynne Shotwell est aussi la gardienne d’Elon Musk, et elle le défend sans relâche. « C’est l’une des meilleures personnes que je connaisse », déclare-t-elle au Wall Street Journal en juin 2024. En cause, les frasques sentimentales et sexuelles d’Elon Musk, qui a des relations avec des employés de ses entreprises, à l’encontre des pratiques américaines, et fait alors l’objet d’accusations de harcèlement.

    Dans une firme célèbre pour ses accords de confidentialités draconiens, Gwynne Shotwell est celle qui remet de l’ordre dans la maison et accuse l’enquête du Wall Street Journal d’être « trompeuse ». Celle-ci décrit pourtant un mélange des genres systématique. Au début des années 2010, Gwynne Shotwell éloigne de son poste une des conquêtes d’Elon Musk et celle-ci s’en afflige dans un mail envoyé en 2014 à un une amie : « [Shotwell] a totalement saboté mon avenir au sein d’une entreprise que j’aime, et je ne suis en sécurité à aucun poste », écrit la jeune femme. Des salariés protestent dans une lettre interne contre le peu de considération envers les femmes de la maison. Huit d’entre eux sont licenciés, écrit le Wall Street Journal. Dans ce monde où vie professionnelle et vie sentimentale s’entremêlent, Gwynne Shotwell a même été accusée par le quotidien économique américain de pourchasser une employée soupçonnée d’avoir une liaison avec son mari.

    Mais, vis-à-vis du public, c’est le triomphe. La consécration a lieu en pleine pandémie de Covid-19, le 30 mai 2020, lorsque SpaceX envoie sous les yeux de Donald Trump, à Cap Kennedy, deux astronautes dans l’espace, mettant fin à l’humiliation de devoir faire appel aux Russes depuis une décennie. Gwynne Shotwell en est, bien sûr. Mais très tendue. « C’est une chose de subir un échec lorsqu’on a un satellite, même de 1 milliard ou de 3 milliards de dollars. Mais on ne peut pas donner de prix aux deux à quatre personnes assises au sommet de cette fusée. C’est toujours un immense soulagement d’être arrimé à la Station spatiale internationale, et de pouvoir dire : “Ça y est, la NASA, ils sont à vous maintenant” », a-t-elle raconté à Stanford.

    La firme, institutionnalisée, devient le prestataire du gouvernement (22 milliards de dollars de contrats fédéraux cumulés), lançant des satellites pour la NASA, mais aussi pour le Pentagone, qui crée en 2019, sous le premier mandat de Donald Trump, une « force de l’Espace ». Elle devient un instrument de pouvoir, avec le réseau de télécommunications Starlink qui exploite 9 600 satellites déployés progressivement depuis 2019. Ce réseau installé en orbite basse, passé relativement inaperçu, révèle sa puissance sur le champ de bataille en Ukraine contre les Russes. La firme a été accusée d’avoir coupé les connexions pour le gouvernement ukrainien, perturbant une offensive ukrainienne en Crimée, ce qu’elle a démenti vivement : « Soyons très clairs. Nous n’avons jamais coupé les communications en Ukraine. Nous n’avons jamais coupé les communications en Crimée », a déclaré Gwynne Shotwell à la conférence CSIS.

    A la veille de son introduction en Bourse, SpaceX, comme Tesla, promet trop, toujours trop. « Nous avons accompli tout ce que nous visions, sans jamais respecter les délais prévus. Nous échouons sur le plan du calendrier, mais cela semble être le “bon” échec, contrairement au fait de ne pas parvenir à réaliser ce que l’on entreprend sur le plan technique », a soutenu Gwynne Shotwell, qui défend l’apprentissage par l’échec pour sans cesse pousser les limites et pour la compétition permanente, en se rappelant ses concurrents des années 2000. « Je pense que les gens ne nous ont pas examinés d’assez près en 2005, 2006 et 2007, et qu’ils le regrettent probablement. Nous avons retenu la leçon », déclarait-elle à la conférence CSIS.

    La dirigeante épouse les rêves fous d’Elon Musk, avec une légère prise de distance : « J’espère sincèrement que Mars servira d’exemple pour démontrer que l’être humain peut vivre au-delà de la Terre, et que nous nous concentrerons sur des technologies de propulsion nous permettant d’atteindre des destinations qui, autrement, nécessiteraient quatre mille ou cinq mille ans de voyage. » Certes, mais elle, ravie lorsqu’elle est dans son ranch du Texas, ne veut pas aller sur Mars : « Je pense qu’Elon veut prendre sa retraite sur Mars. Mars ne m’intéresse pas. C’est six mois de trajet. Je n’aime pas le camping, et là, on voyage pendant six mois pour faire du camping dans les conditions les plus extrêmes. Alors que, sur la Lune, on a l’impression que si ça ne nous plaît pas, il suffit de rentrer à la maison. »

  • Aujourd’hui le S-1 de SpaceX a été rendu public - Mastodon

    https://eldritch.cafe/@UnePorte/116609237004568881

    Aujourd’hui le S-1 de #SpaceX a été rendu public. C’est le document obligatoire avant une introduction en bourse qui contient toutes les informations comptables, prévisions, risques, etc. de l’entreprise

    C’est un document qui est censé informer les investisseurs pour les aider à faire leur choix (investir ou non), et protéger l’entreprise (au cas où des trucs se passe mal ou pas comme prévu, si c’était identifé dans le S1, légalement, ça les couvre)

    Je vais pas faire un compte rendu des 92 pages dont 85 de #bullshit edit : 277 pages + 96 pages d’annexes financières, j’ai mal compté tellement c’était ennuyeux — mais sachez que pour Q1 2026 SpaceX :

    – a fait 4,6 milliards de CA
    – a enregistré un déficit de 4,2 milliards
    – avait des dépenses d’exploitation égales à 141% de son chiffre d’affaires
    – avait une dépréciation égale à la moitié de son chiffre d’affaires
    – a terminé le trimestre avec une dette totale de presque 30 milliards, soit 6 fois et demie son chiffre d’affaires du trimestre, et une fois et demie son chiffre d’affaires de 2025
    – et payé environ 1 milliards d’intérêt sur sa dette, soit 20% de son chiffre d’affaires.

    Tout le « business model » de l’entreprise tiens sur le fantasme de pouvoir envoyer des fusées #Starship en orbite dès la deuxième moitié de 2026. Si ça prend du retard (ou si ça marche pas), tout s’écroule. Fusée starship qui est encore en développement, avec d’ailleurs un douzième lancement de test prévu demain soir.

    L’entreprise veut lever 75 milliards avec son introduction en bourse, pour une #valorisation de 1 700 milliards, soit 95 fois son CA de 2025.

    Voilà, fin de la blague.

  • Spaceweather.com Time Machine
    https://spaceweather.com/archive.php?view=1&day=28&month=04&year=2026

    A GIANT ATMOSPHERIC CHEMISTRY EXPERIMENT: Every 16 hours, more or less, a Starlink satellite falls out of the sky. It’s part of the SpaceX business model: Old obsolete satellites re-enter to make way for newer models.

    It sounds like a good way to keep Earth orbit from becoming too cluttered, but it comes with a cost. Every Starlink that burns up dumps about 30 kg of aluminum oxide into the upper atmosphere. That aluminum is not supposed to be there.

    This histogram of Starlink re-entires is updated daily on Spaceweather.com

    So far this year, 171 Starlinks have reentered, adding more than 5 metric tons of aluminum oxide to the stratosphere and mesosphere. How does this compare to natural sources?

    The primary natural source is meteoroids — the same “shooting stars” that streak across the night sky. As they burn up between roughly 75 and 110 km, they release a faint dusting of metals. Recent studies suggest that meteoroids disperse between 40,000 kg and 58,000 kg of Al₂O₃ into the atmosphere each year. Starlink in 2026 is on track to add between 26% and 39% of that natural total.

    39% may not sound too bad, but consider the following: The size of the Starlink constellation is rapidly increasing, and SpaceX’s competitors are racing to catch up. A full buildout of planned megaconstellations with corresponding re-entries could inject more than 360,000 kg of Al₂O₃ per year — a 640% excess above natural meteoroids (Ferreira et al. 2024).

    It all adds up to a giant uncontrolled experiment in atmospheric chemistry. Researchers already know that aluminum oxides can destroy ozone in a complex series of steps involving Al₂O₃, HCl, AlCl₃, sunlight, Cl, and O₃. Other side-effects may reveal themselves in time.

    #Starlink #SpaceX

  • A new space race could turn our atmosphere into a ‘crematorium for satellites’
    https://theconversation.com/a-new-space-race-could-turn-our-atmosphere-into-a-crematorium-for-s

    When we look up at the night sky and see a satellite glide past, we might not consider climate change or the ozone layer.

    #Space may feel separate from the environmental systems that sustain life on Earth. But increasingly, the way we build, launch and dispose of satellites is starting to change that.

    Over the past few years, the number of #satellite launches has skyrocketed. There are now nearly 15,000 active satellites in orbit around the #Earth, most of them part of “#mega-constellations” in which each satellite has a service life of only a few years.

    #spacex #starlink #boeing #falcon9 #ozone #fcc

    • Le mois dernier, SpaceX a déposé une demande auprès de la Commission fédérale des communications (FCC) des États-Unis afin d’obtenir l’autorisation de lancer un million de satellites supplémentaires destinés à des « centres de données IA » qui n’ont pas encore fait leurs preuves.

      Ce nombre impressionnant n’est pas le seul problème. Les « mini » satellites Starlink V2 de SpaceX pèsent environ 800 kilogrammes (kg) – soit à peu près le poids d’une petite voiture – et les versions ultérieures devraient atteindre environ 1 250 kg. Les satellites V3 prévus sont encore plus grands, d’une taille comparable à celle d’un avion de ligne Boeing 737.

      Les lancements de fusées contribuent déjà au changement climatique et à l’appauvrissement de la couche d’ozone. Les multiplier pour déployer un million de satellites de la taille d’un avion aggraverait le réchauffement de la haute atmosphère et la perte d’ozone bien au-delà des estimations précédentes, la combustion continue des satellites hors service venant aggraver ces impacts.

      Cette situation intervient alors que l’on trouve déjà de la poussière de satellites brûlés dans l’atmosphère. En 2023, des scientifiques étudiant les aérosols dans la haute atmosphère ont découvert des métaux provenant de la rentrée atmosphérique de vaisseaux spatiaux. Tout récemment, du lithium a été détecté suite à la rentrée incontrôlée d’une fusée Falcon 9.

      Ce n’est qu’une fraction de ce qui nous attend si les mégaconstellations prévues voient le jour – et SpaceX est loin d’être le seul acteur. D’autres opérateurs à travers le monde ont déjà demandé l’autorisation de lancer au total plus d’un million de satellites.

      Traduit avec DeepL.com (version gratuite)

  • Timnit Gebru (she/her) - Mastodon
    https://dair-community.social/@timnitGebru/116263058466613099

    #Bernie_Sanders just created a video to make a point about #issues of #privacy in #AI (a real problem). His supporters on #Muskrat's platform came for me when I quote tweeted his post saying, “at this point, #Bernie’s job seems to be l#obbying for #Anthropic.”

    So I’m going to elaborate on the #corporate psyop that has been happening since the beginning of time and how no one seems to learn their lesson.

    #Bernie has been repeating, almost verbatim, #Dario_Amodei's talking points, for a while now, even quote tweeting him. #Amodei positions Anthropic as the #ethical alternative to #OpenAI just like OpenAI positioned itself as the ethical alternative to #Google in 2015 and everyone ate it up. This was an article from then, the headline says that Muskrat, #Thiel, #Altman + friends founded an “#altruistic AI venture” 🙄

    https://www.bbc.com/news/technology-35082344

    I don’t remember who said this, but it’s like telling you to buy Camels instead of Marlboros while claiming to fight tobacco companies. If any politician parrots talking points of a CEO on a funding round, even on the harms of AI systems, you should be worried.

    Remember when Altman schmoozed them and newspapers had headlines of him “begging” to be regulated and hailing him as an #Oppenheimer figure who is so worried about his own creation 🙄?

    That was just last year!
    https://time.com/7267797/ai-leaders-oppenheimer-moment-musk-altman

    You don’t believe Altman is such a figure but you think Amodei, who insisted that OpenAI use all 10,000 #GPUs and train the biggest model possible, when he was there, is such a figure?

    In his video, Bernie is literally creating a #Claude ad, showing the system as an all knowing being that answers all of his questions. An ad for Anthropic, a company claiming that they can’t even confidently say that “Claude isn’t conscious”.

    A company amassing #billions saying they’ll at once save us from evil super #intelligent #machines and build the #benevolent super intelligent machine that will solve all of our problems. They’re so worried about people not getting “reskilled” because workers are going to be replaced by their machine god that will do our jobs so much better than us. Investors want to hear about machine gods displacing workers because, well, that’s how they make money.

    On another day, we’ll discuss why this is happening.

    Effective altruists and overall #TESCREAL bundle #billionaires have infiltrated the #labor movement and #journalism, offering fellowships with staggering amounts of money like they invested ridiculous amounts of money into these companies claiming to build machine gods.

    Money for the “problem” and #money for “the solution.”

    Tech giants pledge $1bn for ’altruistic AI’ venture, OpenAI - BBC News
    https://www.bbc.com/news/technology-35082344

    Prominent tech executives have pledged $1bn (£659m) for OpenAI, a non-profit venture that aims to develop artificial intelligence (AI) to benefit humanity.

    The venture’s backers include #Tesla Motors and #SpaceX CEO #Elon_Musk, #Paypal co-founder #Peter_Thiel, Indian tech giant #Infosys and #Amazon Web Services.

    Open AI says it expects its research - free from financial obligations - to focus on a “positive human impact”.

    Scientists have warned that advances in AI could ultimately threaten humanity.

    How Musk, Altman, AI Leaders Face the ’Oppenheimer Moment’ | TIME
    https://time.com/7267797/ai-leaders-oppenheimer-moment-musk-altman

    This year, hundreds of billions of dollars will be spent to scale AI systems in pursuit of superhuman capabilities. CEOs of leading AI companies, such as OpenAI’s Sam Altman and xAI’s Elon Musk, expect that within the next four years, their systems will be smart enough to do most cognitive work—think any job that can be done with just a laptop—as effectively as or better than humans.

  • Starlink utilise vos données pour entraîner son IA, voici comment l’en empêcher
    https://www.01net.com/actualites/starlink-utilise-vos-donnees-entrainer-ia-comment-empecher.html

    Starlink utilise les données personnelles de ses abonnés à leur insu et par défaut pour entraîner ses modèles d’intelligence artificielle. Il est toutefois possible d’y mettre un terme. Voici comment

    Vous ne le savez peut-être pas, mais depuis le 15 janvier dernier, #Starlink se donne le droit d’utiliser les #données_personnelles de ses #abonnés pour entraîner ses modèles d’#intelligence_artificielle. La filiale de #SpaceX, qui fournit un accès à #internet par #satellite, a en effet modifié ses conditions d’utilisation il y a quelques jours. Si vous êtes abonné #Starlink, vos informations personnelles sont utilisées par défaut pour entraîner son #IA.

    • Cet article circule à nouveau ces jours-ci.

      J’aime bien l’astuce qu’on te donne pour empêcher l’exploitation de tes données :

      (...)

      Vous devez ensuite vous rendre sur votre Profil et modifier celui-ci. C’est en effet depuis la fenêtre d’édition de votre profil que vous pourrez décocher l’option « Autoriser l’utilisation de vos données pour former des modèles d’IA conformément à notre Politique de confidentialité ».

      Après avoir décoché celle-ci, n’oubliez pas d’enregistrer vos modifications pour que votre choix soit bien pris en compte par Starlink.

      Là, normalement, tu rigoles jaune, en te disant que bon... c’est donc bien vrai qu’une case à cocher, c’est efficace, face à des gens qui n’en ont rien à carrer de la démocratie et de ce genre de choses ?

  • Schizzano i fatturati delle prime 100 aziende belliche del mondo. C’è anche #Leonardo

    Nel #2024 le più grandi aziende del comparto militare hanno registrato ricavi record pari a 679 miliardi di dollari a livello globale. A guidare la crescita sono le corporation statunitensi impegnate nello sviluppo di sottomarini nucleari e aerei da combattimento per il Pentagono. Così come quelle europee, coinvolte nel sostegno all’Ucraina e nel riarmo. Mentre le società israeliane stanno ancora traendo enormi profitti dall’aggressione contro la Striscia di Gaza. I dati del Sipri

    Le tensioni internazionali e la crescita delle spese militari spingono i fatturati delle principali aziende belliche. Secondo l’ultima analisi dell’Istituto internazionale di ricerche sulla pace di Stoccolma (Sipri) i ricavi combinati dei primi 100 produttori di armi a livello globale hanno infatti raggiunto il risultato record di 679 miliardi di dollari, un incremento del 5,9% rispetto all’anno precedente e del 26% nell’ultimo decennio.

    La crescita è dovuta principalmente alle aziende statunitensi (tra cui Lockheed Martin, produttore del caccia F-35) ed europee (tra cui l’italiana Leonardo, seconda in Europa) ma che si è osservata in tutte le regioni. “Lo scorso anno i ricavi globali derivanti dalla vendita di armi hanno raggiunto il livello più alto mai registrato dal Sipri, grazie alla forte domanda di cui hanno approfittato i produttori -ha spiegato Lorenzo Scarazzato, ricercatore del programma sulle spese militari e la produzione di armi del Sipri-. Sebbene le aziende abbiano potenziato la loro capacità produttiva, devono ancora affrontare una serie di sfide che potrebbero influire sui costi e sui tempi di consegna”.

    Tra le prime 100 aziende ben 77 hanno incrementato i loro ricavi dovuti alla vendita di armi ed equipaggiamenti militari, con 42 che hanno segnato un aumento superiore al 10%. Due di loro hanno addirittura più che raddoppiato questa cifra; si tratta di Czechoslovak group (proprietaria, tra le altre, anche di Fiocchi munizioni) che occupa la 46esima posizione con una crescita del 193% e SpaceX, fondata da Elon Musk. Quest’ultima ha segnato un incremento dei ricavi dovuto alle commesse militari del 103%, raggiungendo il 77esimo posto e facendo la sua comparsa per la prima volta nei maggiori produttori di armi. Per rispondere all’aumento della domanda almeno 38 aziende hanno espanso la produzione nel corso del 2024 tramite la creazione di nuove filiali e stabilimenti o sotto forma di acquisizioni.

    Il report del Sipri è dominato dalle aziende statunitensi, che occupano ben 39 posizioni. Una macchina bellica fattasi istituzione che nel 2024 ha segnato ricavi complessivi per 334 miliardi di dollari, poco meno della metà del valore globale, con un aumento del 3,8% rispetto al 2023. Ben quattro delle prime cinque aziende a livello globale battono bandiera statunitense: si tratta di Lockheed Martin, che ha registrato ricavi pari a 64,7 miliardi di dollari e un incremento del 3,2% rispetto al 2023, Rtx al secondo posto (43,6 miliardi, un aumento del 4,1%) e Northrop Grumman (terzo posto, 37,9 miliardi, + 3,3%). Chiude in quinta posizione General dynamics con ricavi pari a 33,6 miliardi e un aumento record dell’8,1%. Secondo il Sipri questa crescita è dovuta alla produzione dei sottomarini a propulsione nucleare di classe Columbia e Virginia, anche se nel 2024 sono cresciute le preoccupazioni per i persistenti superamenti dei costi e i ritardi di produzione che hanno interessato entrambi i programmi.

    Secondo i ricercatori, ritardi e superamenti del budget rappresentano un fenomeno endemico nell’industria bellica. Un esempio significativo riguarda i già citati sottomarini nucleari di classe Columbia che hanno registrato un superamento del costo stimato fino a 17 miliardi di dollari, con un ritardo di almeno 16 mesi nella produzione della prima imbarcazione. In modo simile la consegna di 110 aerei da combattimento F-35, prodotti da Lockheed Martin, ha subito un ritardo medio di 238 giorni per aeromobile e un aumento del budget che secondo le stime dello stesso dipartimento della Difesa (ora “della Guerra”) ammonta a 89,5 miliardi. Considerando anche i costi di manutenzione, l’intero “progetto F-35” è arrivato così a costare agli Stati Uniti 1.600 miliardi di dollari, contro i 1.100 stimati nel 2018. “I ritardi e l’aumento dei costi avranno inevitabilmente un impatto sulla pianificazione e sulla spesa militare degli Stati Uniti -ha fatto notare Xiao Liang, del gruppo di ricerca del Sipri-. Ciò potrebbe avere ripercussioni sugli sforzi del governo statunitense volti a ridurre la spesa militare eccessiva e migliorare l’efficienza del bilancio”.

    Delle 26 aziende produttrici di armi presenti nella “Top 100” con sede in Europa, 23 hanno registrato un aumento dei ricavi derivanti dalla vendita di armi: 151 miliardi di dollari, in aumento del 13%. Questo fenomeno è stato determinato dalla domanda derivante dalla guerra in Ucraina e dalla percezione di una minaccia da parte della Russia. A trarne i maggiori benefici è stata la già citata Czechoslovak group grazie alla produzione di proiettili d’artiglieria per l’esercito di Kiev.

    Per quanto riguarda l’Italia il fatturato nel settore degli armamenti delle due aziende presenti nella Top 100 -Leonardo Spa e Fincantieri Spa- ha raggiunto i 16,8 miliardi di dollari nel 2024, con un aumento del 9,1% rispetto all’anno precedente. Leonardo come detto si qualifica come la seconda azienda europea nel settore degli armamenti e ha aumentato il proprio fatturato bellico del 10%, raggiungendo i 13,8 miliardi di dollari. Nel 2024 la ex Finmeccanica ha costituito una joint venture con la società tedesca Rheinmetall per sviluppare un carro armato e un nuovo veicolo da combattimento della fanteria per le forze armate italiane. Ha inoltre avviato una seconda collaborazione con Bae Systems e diverse società giapponesi, tra cui Mitsubishi heavy industries e Mitsubishi electric corporation, per sviluppare un aereo da combattimento di sesta generazione.

    Anche per questa edizione del rapporto l’analisi relativa alla Russia incontra forti limitazioni data la mancanza di trasparenza sulle vendite e la produzione bellica. Le due aziende russe presenti nella Top 100, Rostec e United shipbuilding corporation, hanno aumentato i loro ricavi complessivi nel settore degli armamenti del 23%, raggiungendo i 31,2 miliardi di dollari, nonostante le sanzioni internazionali che hanno causato una carenza di componenti. La domanda interna sarebbe stata, infatti, sufficiente a compensare ampiamente il calo delle esportazioni. “Oltre alle sanzioni, le aziende belliche russe stanno affrontando una carenza di manodopera qualificata. Ciò potrebbe rallentare la produzione e limitare l’innovazione -ha precisato Diego Lopes da Silva ricercatore senior del Sipri-. Tuttavia, dobbiamo essere cauti nel fare tali previsioni, poiché l’industria degli armamenti russa ha dimostrato di essere resiliente durante la guerra in Ucraina, contrariamente alle aspettative”.

    Anche il Medio Oriente ha fatto segnare nuovi record. Per la prima volta, nove delle prime 100 aziende produttrici di armi hanno sede nella regione, con un fatturato complessivo pari a 31 miliardi di dollari e una crescita del 14%. In particolare, le tre società israeliane presenti nella classifica, Elbit systems, Israel aerospace industries e Rafael, hanno aumentato il loro fatturato complessivo del 16%, raggiungendo i 16,2 miliardi di dollari.

    “La crescente reazione negativa alle azioni di Israele a Gaza sembra aver avuto un impatto minimo sull’interesse per le armi israeliane -ha sottolineato Zubaida Karim del Sipri-. Molti Paesi hanno continuato a effettuare nuovi ordini presso le aziende israeliane nel 2024”. La crescita di queste società viene fatta risalire proprio all’aggressione militare contro Gaza e alla richiesta internazionale di equipaggiamento israeliano, in particolare per quanto riguarda i droni. Ad esempio, nel 2024 Elbit Systems ha riferito che il 65% del suo portafoglio ordini da 22,6 miliardi di dollari proveniva da contratti internazionali, compresi accordi con Paesi europei per droni a lungo raggio. I ricavi dell’azienda nel settore degli armamenti sono aumentati del 14% su base annua, raggiungendo i 6,3 miliardi di dollari. In particolare, Elbit si è aggiudicata nuovi contratti per oltre cinque miliardi dal ministero della Difesa israeliano dopo l’inizio dei bombardamenti contro Gaza nell’ottobre 2023. Risultati simili sono stati ottenuti da Israel aerospace industries con 5,2 miliardi di dollari da commesse militari, un aumento del 13% rispetto al 2023, e da Rafael con una crescita del 23% e 4,7 miliardi in ricavi.

    https://altreconomia.it/schizzano-i-fatturati-delle-prime-100-aziende-belliche-del-mondo-ce-anc

    #armes #industrie_de_l'armement #business #chiffres #statistiques #armée #monde #Lockheed_Martin #Czechoslovak_group #Fiocchi_munizioni #SpaceX #Elon_Musk #Rtx #Northrop_Grumman #General_dynamics #Rheinmetall #Finmeccanica #Bae_Systems #Mitsubishi_heavy_industries #Mitsubishi_electric_corporation #Rostec #United_shipbuilding_corporation
    #Sipri #rapport

  • L’apocalypse de Donald Trump selon Peter Thiel | Le Grand Continent, via Jean-Marc Adolphe, https://www.leshumanites-media.com
    https://legrandcontinent.eu/fr/2025/01/10/lapocalypse-de-donald-trump-selon-peter-thiel

    Dans un texte aux tonalités eschatologiques qui vient de paraître dans le Financial Times, #Peter_Thiel, l’une des personnes les plus puissantes de l’Amérique de Trump au cœur de l’accélération réactionnaire, annonce la venue d’un temps nouveau : « des questions sombres émergeront dans les dernières semaines crépusculaires de notre interrègne ».

    Nous le commentons ligne à ligne.

    Il disait voici déjà plus de vingt ans : « Je ne crois plus que la liberté et la démocratie soient compatibles ». Au moins, c’est clair…, Jean_Marc Adolphe.

    #É-U #libertariens #Palentir #fascisme #eschatologie #idéologue

    • Cette inauguration de la deuxième présidence Trump n’a rien à voir avec la précédente. Texte de Quentin Rodiguez (reçu par mel)

      Oubliez Trump. C’est un fou dangereux bien sûr. Et depuis 2016, immense différence, il a transformé le Parti républicain en mouvement authentiquement fasciste – les principaux historiens américains du fascisme le disent désormais (notamment Timothy Snyder et Robert Paxton, pour les plus célèbres).

      Mais avec cette nouvelle présidence Trump, nous assistons surtout à un pacte entre ce nouveau mouvement fasciste et la majeure partie de la #classe_capitaliste des #milliardaires propriétaires de l’#économie_numérique. Je ne veux pas tout ramener aux années 30, Trump n’est pas Hitler, on ne sort pas d’une guerre mondiale, etc. soyons clairs. Mais il y a un phénomène précis des années 30 qui se reproduit presque à l’identique aujourd’hui, c’est ce ralliement stratégique de la grande bourgeoisie industrielle allemande qui, face au risque de prise de pouvoir de la gauche socialiste et communiste qui menaçait sérieusement ses intérêts, choisit de parier sur le parti nazi, en le finançant massivement, et en mettant les #médias qu’elle contrôle au service de leur propagande électorale.

      Tant que la grande bourgeoisie peut garantir ses intérêts en s’accomodant d’un système démocratique, ça ne pose pas de problème. Mais si ce même système démocratique menace réellement leur position dominante, alors invariablement, ils sacrifient la démocratie sur l’autel du capitalisme. C’est ce que le principal penseur libertarien adulé de la nouvelle bourgeoise de l’économie numérique, Friedrich Hayek, expliquait posément en 1981, commentant son soutien au régime fasciste d’Augusto Pinochet : "Personnellement je préfère un dictateur libéral plutôt qu’un gouvernement démocratique manquant de libéralisme."

      Nous venons d’assister trait pour trait au même mouvement d’allégeance envers le mouvement trumpiste que les industriels allemands des années 30. Sur la photo du premier rang des invités d’honneur de la cérémonie, on voit ici #Elon_Musk, bien sûr, le véritable numéro 2 de l’administration Trump, qu’on ne présente plus, et à sa gauche #Jeff_Bezos, le PDG d’Amazon, et #Mark_Zuckerberg, le patron de Facebook. Les trois personnes les plus riches des États-Unis. Mais ils sont loin d’être les seuls : un mouvement profond s’est enclenché. On peut citer aussi #David_Sacks, autre capitaliste milliardaire de la Silicon Valley, qui vient d’être nommé par Trump en charge d’une politique de développement des cryptoactifs (#Bitcoin et cie), et à la tête du conseil du président pour la science et la technologie.

      L’administration Biden, sans être d’obédience socialiste, a voulu renouer avec une vieille tradition américaine "keynésienne-progressiste", disparue du paysage politique depuis Reagan, consistant à taxer fortement les plus riches, à soumettre les entreprises de taille critique pour l’économie à un contrôle étatique fort, et à démanteler les plus gros groupes monopolistiques considérés comme une menace pour la démocratie. Biden a donc rompu avec la politique de copinage avec la finance et la "Silicon Valley" cultivée par les Démocrates depuis Bill Clinton. Il a validé des accords internationaux sur une imposition mondiale minimale des multinationales, il a soumis les géants d’internet à un contrôle réel de son administration, a encouragé la syndicalisation dans ces entreprises (notamment chez Amazon et Tesla), et a engagé des procédures judiciaires très importantes contre ces entreprises, en exhumant les #lois_anti-trust du début du XXe siècle qui autorisent la justice américaine à démanteler des grandes entreprises lorsqu’elles sont devenues monopolistiques, en les vendant à la découpe. C’est notamment le sort qui était officiellement recherché contre #Google, avec une poursuite engagée par les procureurs de 50 États, ce qui faisait trembler toute la Silicon Valley.

      Je ne suis pas en train de dire que Biden était anticapitaliste, pas le moins du monde, mais enfin il a considéré que le poids et l’autonomie d’action acquises par les géants de l’économie numérique étaient arrivées à un stade critique pour la démocratie américaine, et s’est ouvertement attaqué à leur domination, distandant les liens antérieurs entre ladite "Silicon Valley" et le Parti démocrate. En social-libéral conséquent, il pensait certainement qu’un équilibre devait (et pouvait) être maintenu dans le système capitaliste pour qu’il continue à avancer de pair avec un système démocratique. C’est ce point précis qui explique la rupture de cette classe capitaliste avec les leaders démocrates (au sens premier du terme), pour prêter allégeance collectivement à un leader fasciste. Plutôt un dictateur libéral qu’un démocrate voulant brider le libéralisme économique, pour paraphraser Hayek.

      Là où Trump a été habile politiquement, c’est qu’au cours de la campagne, il n’a pas tendu les bras à ces milliardaires. Il aurait pu dire "Qu’est-ce que ces Démocrates sont ingrats avec vous, moi je serai reconnaissant si vous me soutenez !" Pas le moins du monde. Il a continué à s’en servir comme épouvantail politique pour ses électeurs, en les pointant du doigt comme des agents au service du parti démocrate et du "virus woke", insistant sur le libéralisme culturel qui unissait ces capitalistes californiens au Parti démocrate jusqu’à la présidence Biden. Durant toute l’année 2024, les Jeff Bezos, les Mark Zuckerberg et consorts, se sont retrouvés conspués de toutes parts – pour des raisons différentes. Pris entre le marteau et l’enclume, ils ont été mis sous une pression inédite. C’est pourquoi le retournement est si spectaculaire : quand les deux camps veulent ton scalp, tu as intérêt à t’aligner franchement avec l’un des deux camps, et de préférence celui qui pourra l’emporter, car rester pris entre les deux feux est ce qu’il y a de pire. On l’a vu dans la théâtralisation guignolesque de Zuckerberg, jurant la main sur le cœur qu’il était devenu un conservateur sincère, un vrai bonhomme macho anti-diversité, anti-inclusion, contrairement au portrait que la campagne Trump faisait de lui. C’était en fait contre son gré, forcé par le méchant Biden, qu’il défendait les valeurs opposées il y a encore 3 mois 🤡 Le zèle des transfuges, qui doivent donner des gages à leur nouvelle famille de la solidité de leur fidélité, à défaut de pouvoir convaincre sur la sincérité de leurs convictions. De façon moins pathétique, mais plus significative, Jeff Bezos avait signalé son ralliement en novembre, en censurant la publication d’un éditorial du Washington Post (le quotidien centriste n° 1 du pays), dont il est propriétaire, qui devait appeler à voter contre Trump. Un autre milliardaire de la "tech" californienne, Patrick Soon-Shiong, a fait de même au Los Angeles Times. Le LA Times est le "plus à gauche" des grands quotidiens du pays. Lorsque Soon-Shiong rachète le journal en 2018, il est encore connu pour être un soutien du Parti démocrate, et un donateur important de la campagne d’Hillary Clinton contre Trump. En novembre dernier, en censurant l’éditorial contre Trump, il licencie par la même occasion l’ensemble du comité de rédaction, et annonce que le journal fera désormais "plus de place" aux "opinions conservatrices".

      Derrière l’arrivée au pouvoir d’un mouvement fasciste, se cache en fait un deal consistant à mettre l’État américain dans les mains d’une oligarchie capitaliste, qui a fait le deuil d’une position conciliante avec la démocratie. C’est ce que disait déjà en 2009 l’un de ces nouveaux oligarques, encore un milliardaire de la Silicon Valley, Peter Thiel. Comme Musk et la plupart de ces gens, il se disait depuis longtemps "libertarien". Aux États-Unis, cette étiquette politique permet à une partie des élites économiques de défendre le libéralisme économique tout en se prétendant "neutres" politiquement, "ni droite ni gauche". Comme le RN... ou LREM 🤷 Être libertarien aux US, c’est surtout être "pro-business", et proclamer qu’on se fout des questions de valeurs, qu’elles soient démocratiques, progressistes, religieuses, conservatrices... en soutenant un coup un Démocrate, un coup un Républicain. Dans un article intitulé "L’éducation d’un libertarien", Peter Thiel fait alors une véritable confession : comme la plupart de ses congénères libertariens, il a longtemps prétendu être fermement pro-démocratie, mais c’est fini. Et il se fixe désormais pour tâche de convaincre ses coreligionnaires qu’il faut désormais lutter contre la démocratie, activement.
      Je cite : « I still call myself “libertarian.”
      But I must confess that over the last two decades, I have changed radically on the question of how to achieve these goals. Most importantly, I no longer believe that freedom and democracy are compatible. By tracing out the development of my thinking, I hope to frame some of the challenges faced by all classical liberals today. »

      https://www.cato-unbound.org/.../education-libertarian
      (Je me désigne toujours comme un "libertarien". Mais je dois avouer avoir radicalement changé d’avis au cours des deux dernières décennies sur la façon d’atteindre cet objectif. Pour l’essentiel, je ne crois plus que la liberté et la démocratie soient compatibles. En retraçant l’évolution de mes idées à ce sujet, j’espère fournir un cadre aux défis que rencontrent tous les libéraux classiques aujourd’hui.)

      S’ensuit une lamentation sur la racine du mal : le suffrage universel. Lorsqu’il fut accordé aux femmes, et aux "bénéficiaires des aides sociales" (c’est-à-dire les Noirs), ça a été le début de la fin pour les États-Unis, selon Thiel.
      Peter Thiel a joué le rôle de poisson pilote pour cette classe de milliardaires. C’est le premier à faire son "coming-out" antidémocrate, et le premier à soutenir Trump dès 2016. Musk fut le suivant, rallié par Thiel au cours du mandat de Biden. Derrière la figure publique de Musk, c’est Thiel, beaucoup plus secret et beaucoup plus #idéologue, qui a en réalité le plus de réseaux dans le camp Trump. C’est lui qui a placé #J.D._Vance comme vice-président auprès de Trump. Vance est, littéralement, un employé de Thiel. Thiel le recrute en 2016 pour diriger son fonds d’investissement personnel Mithril Capital. C’est encore lui qui le lance en politique en finançant sa première campagne électorale en 2021. C’est enfin lui qui le présente à Donald Trump, et qui convainc le candidat, avec l’aide de Musk, de le prendre comme vice-président, alors que son profil n’était électoralement pas très intéressant.

      Le deal est signé, Musk se lance à corps perdu dans la campagne pour Trump à l’instant où Vance est choisi.

      Thiel, Musk, et Sacks constituent la fraction la plus idéologisée et la plus réactionnaire de cette classe de milliardaires, dont l’essentiel suit le mouvement par pur intérêt tactique. Ils ne sont donc pas représentatifs de tout leur groupe social, mais leur activisme, désormais au cœur du pouvoir, mérite qu’on s’y attarde.

      Les trois compères font partie de ce que les médias US ont baptisé la "mafia Paypal", car ils ont noué des liens proches au lancement de #Paypal, et continuent à se rendre des services depuis, avec une stratégie d’infiltration de l’État américain (via #SpaceX pour Musk, via la société de renseignement Palantir pour Thiel). Il est intéressant de noter qu’ils ont tous trois grandi au sein de la #bourgeoisie_blanche raciste de l’#Afrique_du_Sud de l’#apartheid. (Un article très bien fait le point à ce sujet : https://www.humanite.fr/en-debat/donald-trump/elon-musk-peter-thiel-david-sacks-et-roelof-botha-les-autres-sud-africains-). Musk et Sacks sont nés en Afrique du Sud, Thiel est Allemand, mais a grandi là-bas car son père travaillait pour la principale mine d’uranium du pays. Le père de Musk était quant à lui déjà millionnaire, propriétaire d’une mine de diamants ; durant l’apartheid, donc autant dire qu’il était esclavagiste de profession. Tous trois ont donc baigné dans l’environnement intellectuel du Parti national afrikaner, fondé notamment par des sympathisants nazis déclarés (Hetzog), qui professaient l’inégalité des races, la pureté génétique, et le droit par onction divine à la domination des autres races.

    • Elon Musk : Peter Thiel, David Sacks et Roelof Botha, les autres sud-africains de l’équipe Trump, Jacqueline Dérens, ancienne militante contre l’apartheid, autrice.
      https://www.humanite.fr/en-debat/donald-trump/elon-musk-peter-thiel-david-sacks-et-roelof-botha-les-autres-sud-africains-

      Tous trois ont uni leurs talents pour lancer la plateforme de paiement Paypal, qui au début n’employait ni femmes, ni Noirs, reflet de leur aversion commune pour le multiculturalisme.

    • La société post-apartheid de Anton Kannemeyer & Conrad Botes, nés respectivement en 67 et 69, deux têtes pensantes de la BD underground sud-africaine, ont créé la revue de bande dessinée « Bitterkomix », alors que l’apartheid était encore en vigueur. Critique acerbe du conservatisme et du racisme.
      https://www.du9.org/entretien/anton-kannemeyer


      https://www.cornelius-boutique.com/product/le-pays-de-judas
      #bandes_dessinées

    • Quand même, on découvre maintenant l’influence de Peter Thiel qui a pourtant toujours conceptualisé à partir de Ayn Rand la philosophie fasciste des GAFAMS ?

      Maintenant qu’on est jusqu’au cou dans leur fosse à purin, que tous les médias ont trouvé formidable d’utiliser FB et consorts depuis presque 20 ans, il faudrait penser à cesser de gazouiller comme des veaux sur X et FB ?

      Ne reste qu’à rire jaune.

      Aucun d’eux ne s’est jamais caché de ses ambitions.

  • Les milliardaires financent une nouvelle #université « #anti-woke »

    Au #Texas, une université « anti-woke » ouvre ses portes. L’alma mater a récolté 200 millions de dollars de dons, notamment après les événements du 7 octobre. L’Université se veut apolitique, mais le bord politique de ses importants donateurs interrogent.

    Mécontent du système académique, certains ont trouvé la parade parfaite en ouvrant leur propre université au Texas. Jusqu’ici rien de très surprenant. La particularité de cette école ? C’est une université « anti-woke ».

    Il semble que cette idée séduit puisque près de 200 millions de dollars ont déjà été récoltés, souligne le « Wall Street Journal » dimanche 13 octobre. Parmi les généreux donateurs, figurent plusieurs grosses fortunes américaines. L’argent a notamment afflué depuis les événements du 7 octobre 2023 en Israël.
    Une mission ambitieuse

    La mission de l’Université d’Austin (UATX), qui se dit apolitique, est audacieuse : elle veut favoriser le débat ouvert, la liberté académique et une « quête intrépide de la vérité », tout en mettant l’accent sur l’entrepreneuriat. En effet, de nombreux donateurs fortunés estiment que les universités sont trop progressistes. Ils se disent attirés par l’idée d’une école alternative qui encouragerait la réussite méritocratique et une multitude de points de vue.

    Harlan crow, promoteur immobilier miliardaire et contributeur de l’UATX explique : « Aujourd’hui, une grande partie de l’enseignement supérieur semble vouloir rejeter les réalisations occidentales et les réalisations des civilisations occidentales dans leur intégralité. »

    De cette volonté est donc née l’UATX qui a accueilli sa première volée de 95 élèves en septembre dernier. Les étudiants ont reçu un exemplaire de l’Odysée d’Homer lors de leur inscription.
    Le 7 octobre comme moteur

    Une vidéo publiée sur le compte Youtube de l’école met en contraste les scènes de manifestations pro-palestiniennes sur les campus américains avec un séminaire de l’UATX. La vidéo se termine avec le message : « Ils brûlent, nous construisons. »

    Il faut dire que les événements du 7 octobre ont fait les affaires de l’uni « anti-woke ». A partir de cette date, la collecte de fonds s’est emballée. Le « Wall Street Journal » explique que les donateurs estiment que la liberté d’expression s’applique de manière sélective sur les campus.

    #Niall_Ferguson, historien et co-fondateur de l’institution détaille : « Il a fallu ce qui s’est passé au lendemain du 7 octobre sur les principaux campus pour convaincre Wall Street et les gens de la Silicon Valley, qu’il y avait vraiment un problème. »

    Une collaboration avec #Elon_Musk

    Les dirigeants de #SpaceX et #Boring_Company, la société d’Elon Musk, contribuent à l’élaboration du programme d’études en ingénierie de l’école. Le patron de Tesla n’est pas le seul à être attiré par le projet. Le co-fondateur de #Paypal, #Peter_Thiel, a aussi tenu à apporter sa pierre à l’édifice.

    Si l’école se revendique apolitique, la provenance de ses gros donateurs questionne. En effet, les plus importants sont acquis à la cause républicaine et finance les campagnes des candidats du parti à l’éléphant.

    Pour l’heure, l’UATX n’est pas encore accréditée. Elle ne pourra l’être qu’après la promotion de sa première volée. Les élèves ont reçu une bourse de 130’000 dollars afin de compenser les risques pris. Plus de 40% des étudiants inscrits viennent du Texas et un tiers sont des femmes. A voir, si les étudiants seront aussi enthousiastes que les donateurs.

    https://www.blick.ch/fr/news/monde/plusieurs-millions-recoltes-les-milliardaires-financent-une-nouvelle-universit
    #USA #Etats-Unis #facs #woke #vérité #liberté_académique #Université_d'Austin (#UATX) #entrepreneuriat #progressisme #méritocratie #Harlan_Crow #ESR #enseignement_supérieur

  • Le tourisme pour ultra-riches, un créneau en plein essor Jean-François Sacré - L’Echo

    L’accident du Titan a mis au grand jour l’essor du tourisme pour « super riches ». Des abysses à l’espace, ces voyages de l’extrême fascinent...
    La disparition des cinq passagers du micro sous-marin Titan affrété par la société OceanGate dans l’Atlantique Nord fut sans doute l’événement le plus médiatisé de la semaine. Ce qui en dit long sur les priorités sociétales du moment.

    Cette « expédition » de l’extrême, à 250.000 dollars par passager, est l’illustration d’une tendance que Jean-Michel Decroly, professeur en sciences et gestion du tourisme à l’ULB appelle le « cénotropisme » (du grec kénos, vide) : « Il y a une attirance croissante pour les lieux vides de toute âme humaine, qu’il s’agisse des profondeurs des océans, de l’espace, des plus hauts sommets de la terre ou les étendues désertiques, des endroits inaccessibles au commun des mortels », relève-t-il.


    Le 27 juin prochain, Virgin Galactic, la société d’expédition spatiale de Richard Branson (photo), lancera son premier vol commercial. ©ABACA

    « Avec la massification du tourisme et au fur et à mesure que l’écart entre les ultra-riches et les autres augmente, ce besoin d’exclusivité ne fait que s’accentuer. » Jean-Michel Decroly, Professeur en sciences et gestion du tourisme à l’ULB

    Dans le cas du Titan, s’y ajoute l’objet du voyage : l’exploration de l’épave du mythique Titanic qui git depuis 111 ans, scindé, à 4.000 mètres de profondeur : « Il y a toujours une fascination sur les privilèges des ultra-riches, poursuit l’expert, mais quand ils peuvent aller explorer le Titanic, cela amplifie la médiatisation. »

    Pour Jean-Michel Decroly, le phénomène remonte même à la deuxième partie du 19e siècle, lorsque les classes aisées anglaises fuyaient la foule d’estivants des côtes pour se réfugier dans de luxueuses villas sur la Côte d’Azur. « Avec la massification du tourisme et au fur et à mesure que l’écart entre les ultra-riches et les autres augmente, ce besoin d’exclusivité ne fait que s’accentuer. »

    Entre luxe et environnement, le délicat exercice d’équilibre de la compagnie Ponant
    L’exclusivité, c’est essentiellement ce que vend une compagnie maritime comme Ponant, spécialisée dans les croisières de grand luxe lorsqu’elle se vante « d’aller là où les autres ne vont pas », comme les deux pôles – compter 44.000 euros par personne pour un mois dans l’Antarctique –, transformant le touriste fortuné en « explorateur ».

    Tourisme spatial
    Mais, en matière de voyages exclusifs, Ponant semble être un petit joueur – même si comparaison n’est pas raison. Le prix de certaines expéditions atteint des montants extravagants. En 2001, l’homme d’affaires californien Dennis Tito a ainsi embarqué, moyennant 20 millions de dollars, pour sept jours à bord de la mission Soyouz TM-32. Il est ainsi devenu le premier touriste de l’espace, avant que quelques autres milliardaires bien connus - Jeff Bezos, Elon Musk et Richard Branson – ne décident d’en faire un véritable business.

    Afin d’embarquer à bord de Virgin Galactic, il faudra compter 450.000 dollars... Pour quelques minutes dans l’espace.
    Fondateur d’Amazon, le premier a créé la société Blue Origin qui se propose d’envoyer des voyageurs en apesanteur à 100 kilomètres d’altitude pour observer la courbure de la terre. Plusieurs voyages ont déjà effectué pour un coût minimal de 200.000 dollars par passager. La semaine prochaine, le 27 juin, la compagnie Virgin Galactic du milliardaire britannique Richard Branson lancera son premier vol commercial, suivi d’un autre en août, avant d’adopter un rythme mensuel, ce qui laisse sous-entendre qu’il y a une véritable demande pour ce genre de folie à 450.000 dollars pour quelques minutes dans l’espace. Mais ce n’est rien à côté d’Elon Musk et sa compagnie SpaceX, qui proposent aux passagers de passer plusieurs jours en orbite autour de la Terre, moyennant 55 millions de dollars.

    Le phénomène ne risque pas de se tarir. Car, comme le souligne Jean-Michel Decroly, la richesse s’est mondialisée avec des milliardaires issus de pays émergents comme la Chine, la Russie ou l’Inde. À bord du Titan figurait ainsi l’homme d’affaires d’origine pakistanaise Shahzada Dawood.

    Faut-il réguler ?
    Une aubaine pour les organisateurs de ce type d’expédition qui ont beau jeu de mettre en avant, comme le fait Ponant « une expérience dont vous vous souviendrez toute votre vie ». Par eux, l’agence flandrienne Starling, citée par De Standaard, qui propose, entre autres, des excursions en Alaska à la rencontre des grizzlis, des expéditions au pôle Sud pour observer les manchots empereurs moyennant 75.000 euros par personne ou encore une aventure dans la forêt tropicale de Bornéo à la recherche de la panthère nébuleuse.

    L’ascension de l‘Everest reste un grand classique qui se monnaie de plus en plus cher.
    Cette soif d’aventure exclusive et inédite des ultra-fortunés est aussi amplifiée par l’omniprésence des réseaux sociaux. Quoi de plus valorisant pour l’ego – même des plus blasés – que de poster un selfie à 8.849 mètres d’altitude au sommet de l’Everest. Et tant pis pour ce que beaucoup considèrent comme des loisirs élitistes et des non-sens écologiques.

    Faut-il dès lors les réguler ? Interdire l’accès à certains sites ? « Idéalement oui », répond Jean-Michel Decroly. « Mais il y a souvent derrière des enjeux économiques vitaux pour des populations locales comme, par exemple, au Népal. » L’ascension de l‘ Everest reste en effet un grand classique, mais qui se monnaie de plus en plus cher. Selon différents sites spécialisés il faut compter entre 40.000 et 200.000 dollars selon les services recherchés, dont le permis d’ascension de 11.000 dollars exigé par le Népal. À en juger par d’étonnantes photos de files d’attente à l’approche du sommet, le business de l’Everest semble florissant. D’où cet étonnant paradoxe qu’aujourd’hui même grimper sur le "toit du monde" commence à perdre son caractère exclusif.

    #pollution par les #super_riches #co2 #privilèges #titan #titanic #business #virgin_galactic #richard_branson #tourisme des #ultra-riches #jeff_bezos #elon_musk #virgin_galactic #blue_origin #spaceX #égo

    Source : https://www.lecho.be/entreprises/tourisme/le-tourisme-pour-ultra-riches-un-creneau-en-plein-essor/10476660.html?_sp_ses=73c9e887-6831-4a3a-9a3b-2eff958868a6

  • J’aurais aimé pouvoir rire de cette mésaventure mais finalement je ressens plutôt une grande #sidération ...

    Starship : cet automobiliste n’aurait pas dû se garer à côté du pas de tir
    https://www.huffingtonpost.fr/international/article/starship-cet-automobiliste-n-aurait-pas-du-se-garer-a-cote-du-pas-de-

    « Nous avons réussi à quitter le pas de tir, ce qui honnêtement était tout ce que nous espérions », a déclaré une ingénieure de SpaceX, Kate Tice, lors du direct vidéo de la société.

    https://video.twimg.com/ext_tw_video/1649052736149762048/pu/vid/1280x720/bL2sSBMzvnmP_s6u.mp4?tag=12

    VR Cam caught some spectacular footage as #SuperHeavy rocked #SpaceX #Starbase this morning. I am floored at the amount of debris that was ejected. Waiting on Rover 2 damage assessment. Congratulations @elonmusk
    on pulling this historical launch!

    https://twitter.com/LabPadre/status/1649053476276797440

  • Attentat ? Explosion de gaz ? Bombe ? Terminator ? Non, une tesla tout simplement Assistance à la conduite

    https://www.youtube.com/watch?v=2RKIJNm-lfQ

    L’essentiel, c’était de supprimer le levier de frein à main.

    Bon, juste avant c’était certains qui ne pouvaient pas accéder à leur bagnole à cause d’un bug dans le serveur...

    #tesla #voiture_autonome #voiture #elon_musk #automobile #algorithme #innovation #disruption #technologisme #transport #robotisation #voiture_électrique #spacex #Paris

  • Polluer avec Elon Musk et les « mineurs » de bitcoin chinois Philippe Mabille

    Ne dites plus « je spécule sur les cryptos » mais « je pollue avec Elon Musk dans une « mine » à charbon chinoise ». Depuis que le fondateur de Tesla s’est rendu compte que sa proposition de payer sa voiture électrique en bitcoin avait un bilan carbone désastreux, rien ne va plus pour la monnaie digitale. Coup de com’ du trublion ou, comme l’affirme dans notre interview un expert acquis à la cause, les conséquences des « pressions » menées par les anti-bitcoins ? Preuve, s’il en est, que le bitcoin, qui représente déjà la consommation énergétique de l’Italie, devient un problème macro et politique.

    Que s’est-il passé entre le 24 mars, lorsque le fantasque milliardaire a lancé sur Twitter son « you can now buy a Tesla with bitcoin » et son changement de pied de cette semaine ? Réponse : 1 milliard de dollars de gains sur son investissement de 1,5 milliard dans la crypto-vedette et surtout une volée de bois, vert évidemment, de la part de quelques détracteurs qui ont fait les comptes : comme le mix énergétique en Chine utilise principalement des centrales à charbon, il y a là de quoi remettre en cause la lutte contre le réchauffement de la planète. Tout cela en quelques clics... . . .

    La suite : https://www.latribune.fr/opinions/editos/polluer-avec-elon-musk-et-les-mineurs-de-bitcoin-chinois-884652.html

    #tesla #elon_musk #électricité #énergie #spacex #bitcoin #espace #silicon_valley #intelligence_artificielle #voiture_électrique #en_vedette #technologisme #automobile #capitalisme #transhumanisme #technologie #énergie #ia

  • Le maire de Gravelines refuse le permis de construire pour les antennes relais d’Elon Musk Mercredi 28 avril 2021 - Par Romane Porcon
    https://www.francebleu.fr/infos/societe/le-maire-de-gravelines-refuse-le-permis-de-construire-pour-les-antennes-r

    Le maire de Gravelines refuse d’accorder le permis de construire pour les antennes relais au sol que la société d’Elon Musk, SpaceX, veut implanter dans sa commune pour son projet Starlink d’internet par satellite.

    Après avoir dans un premier temps accepté le permis de construire de la base terrestre de Starlink, le maire de Gravelines refuse finalement d’accorder le permis de construire pour les antennes relais au sol que la société d’Elon Musk, SpaceX, veut implanter dans sa commune. Une décision prise par Bertrand Ringot au motif que l’entreprise partenaire, Centurylink, n’a pas répondu aux demandes de prise en charge financière du raccordement au réseau public d’électricité des 9 antennes de télécommunications qui seraient installées, selon l’arrêté municipal daté du 26 avril. 

    Dans un courrier du 5 mars, M. Ringot avait par ailleurs demandé à l’entreprise de fournir des documents « prévus par les textes », en français, sur l’exposition aux champs électromagnétiques générées pour les personnes travaillant ou vivant à proximité. Il n’a pas obtenu de réponse. L’élu avait rendu en novembre un avis favorable, avant de se raviser avec un avis défavorable en mars. Centurylink pourra soit redéposer un permis modifié, soit contester en justice l’arrêté, selon Monsieur Ringot. 

    La société SpaceX, dirigée par Elon Musk, voudrait installer sur cette commune du littoral proche de Dunkerque, neuf dômes de 1,5 m de diamètre dans un enclos de 240 m2. Ils communiqueraient avec les satellites privés que le milliardaire est en train de mettre en orbite à une altitude relativement basse pour fournir un internet haut débit, partout sur le globe, avec un temps de réponse très rapide. Les fusées SpaceX ont à ce jour mis en orbite autour de la Terre environ un millier de satellites pour ce projet d’envergure mondiale baptisé Starlink. En France, l’Agence nationale des fréquences en a autorisé trois, à Villenave d’Ornon (Gironde), Gravelines et Saint-Senier-de-Beuvron (Manche), mais dans ce dernier village de 350 habitants, la mairie s’y oppose par principe de précaution. 

    #spacex #starlink #elon_musk #5g #tesla #espace #satellite #technologisme #saloperies #Dunkerque #technologie #internet #antennes_relais #champs_électromagnétiques #Centurylink

  • Avec Starlink, Elon Musk privatise et pollue l’espace.
    https://reporterre.net/Avec-Starlink-Elon-Musk-privatise-et-pollue-l-espace-L-enquete-de-Report

    Le projet du milliardaire Elon Musk de vendre une connexion haut-débit à internet par une constellation de satellites se concrétise. Inabordable pour une grande partie de la population mondiale, ce réseau de 42.000 engins spatiaux va générer une pollution considérable de l’espace et de la Terre. La privatisation de l’espace commence sans débat.

    #SpaceX #Tesla #satellite #écologie #5G

  • Starlink vise la conquête marchande de l’espace
    https://reporterre.net/Starlink-vise-la-conquete-marchande-de-l-espace

    ENQUÊTE 3/3 - Le réseau de satellites Starlink doit rendre l’accès à internet haut-débit possible partout sur la planète. Les militaires et les particuliers isolés — s’ils en ont les moyens — pourraient en bénéficier mais ce ne sera pas le cas d’une grande partie de la population mondiale. Ce déploiement servira en revanche d’appui pour les projets de conquête marchande de l’espace. « Je me sens désormais comme une personne normale, Starlink est ma bouée de sauvetage. » Sur le site de Starlink, les (...)

    #GCHQ #SpaceX #Tesla #USArmy #NSA #Starlink #GPS #écologie #militaire #domination (...)

    ##finance

  • Avec Starlink, Elon Musk innove dans la pollution
    https://reporterre.net/Avec-Starlink-Elon-Musk-innove-dans-la-pollution

    ENQUÊTE 2/3 - Avec l’envoi envisagé de 42.000 engins dans l’espace, dont 12.000 en orbite constante, l’offre de réseau internet haut-débit par satellite d’Elon Musk enserre la Terre. Cette profusion d’objets produit une énorme pollution lumineuse dans l’espace et met également en danger l’environnement terrestre. « La 5G a au moins le mérite d’avoir fait émerger les problématiques climatique et énergétique, mais là, avec Starlink, on balance 42.000 satellites dans l’espace dans l’indifférence générale. » La (...)

    #SpaceX #Starlink #écologie #technologisme #santé #Tesla #5G

    ##santé

  • Starlink, le plan géant d’Elon Musk pour occuper l’espace
    https://reporterre.net/Le-plan-geant-d-Elon-Musk-pour-occuper-l-espace

    ENQUÊTE 1/3 - Le projet du milliardaire Elon Musk se concrétise. Son offre d’une connexion haut-débit à internet sur toute la planète via une constellation de satellites est déjà en fonctionnement aux États-Unis. Et ses antennes domestiques sont désormais disponibles en France en précommande. 550 kilomètres nous séparent des premiers satellites de SpaceX, la société d’Elon Musk. En plus de les voir rayonner parmi les vraies étoiles de notre ciel une fois la nuit tombée, les 12.000 satellites prévus à (...)

    #ARCEP #SpaceX #satellite #WiFi #5G #technologisme #domination #Starlink

  • Les envahisseurs atterrissent en Gironde
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1383

    Un article de Sud-Ouest du 24 octobre 2020 signale l’implantation de deux stations à terre de la société SpaceX en Gironde. SpaceX appartient au transhumaniste Elon Musk, et prévoit d’envoyer des milliers de satellites pour développer les connexions Internet et téléphone mobile. Pour lire l’article, ouvrir le document ci-dessous. #Service_compris

    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/spacex_a_villenave_d_ornon.pdf

  • Musk’s SpaceX partners with US military to deliver weapons by rockets
    https://www.businessinsider.com/musks-spacex-partners-us-military-to-deliver-weapons-by-rockets-202

    The US military is teaming up with Elon Musk’s SpaceX to build a rocket capable of delivering weapons around the world at 7,500 mph. The plans call for a rocket that can carry 80 metric tons of cargo into space and land anywhere in the world in about an hour. SpaceX will now assess the costs and technical challenges of the project, while initial tests are expected in 2021. Elon Musk’s SpaceX and the US military plan to build a rocket capable of delivering 80 metric tons of cargo anywhere in (...)

    #SpaceX #Tesla #militaire #aérien #arme

    https://i.insider.com/5f803ad5ea74820019ca61ba

  • Journée internationale de lutte contre la 5G du 6 juin
    http://stop5g.be/fr/lettre/20200604.htm

    Le collectif stop5G.be vous propose deux actions dans le cadre de la 3e journée internationale de mobilisation pour l’arrêt du déploiement de la 5G. 1) Action devant la Bourse de Bruxelles La société industrielle nous entasse. Les discours idolâtres de la technologie irriguent les programmes politiques, laissant les marchands du futur connecté nous voler même le ciel étoilé ! Pourtant, les trajectoires techno-scientifiques qui nous sont imposées apparaissent comme des sources de plus en (...)

    #Alibaba #Huawei #Proximus #SpaceX #Tesla #Virgin #domotique #écologie #technologisme #GAFAM (...)

    ##lutte

  • Here’s what SpaceX and NASA’s crucial Crew Dragon mission should look like on May 27 https://techcrunch.com/2020/05/14/heres-what-spacex-and-nasas-crucial-crew-dragon-mission-should-look-like … via @techcrunch.com #SpaceX
    https://twitter.com/K1ng0fNo0b/status/1261003225156771844

    Here’s what SpaceX and NASA’s crucial Crew Dragon mission should look like on May 27 https://techcrunch.com/2020/05/14/heres-what-spacex-and-nasas-crucial-crew-dragon-mission-should-look-like … via @techcrunch.com #SpaceX

  • ’Heads we win, tails you lose’ : how America’s rich have turned pandemic into profit | World news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2020/apr/26/heads-we-win-tails-you-lose-how-americas-rich-have-turned-pandemic-into

    As 26 million Americans lose their jobs, the billionaire class has added $308bn to its wealth Never let a good crisis go to waste : as the coronavirus pandemic sweeps the world, America’s 1% have taken profitable advantage of the old saying. Some of the richest people in the US have been at the front of the queue as the government has handed out trillions of dollars to prop up an economy it shuttered amid the coronavirus pandemic. At the same time, the billionaire class has added $308bn to (...)

    #Microsoft #Amazon #Zoom #domination #bénéfices #GAFAM #Tesla #SpaceX

    https://i.guim.co.uk/img/media/9d3ddfbf1a8bc684ea7f63aa1d94f24da411552e/0_320_3290_1974/master/3290.jpg

  • Starlink, LSD et Sillicon Valley
    https://lundi.am/Starlink-LSD-et-Sillicon-Valley

    Quelle est cette drôle de constellation d’étoiles qui a traversé le ciel picard à la queue leu-leu dans la nuit du samedi 18 avril ? Y a-t-il le moindre rapport entre l’invention du LSD, la Sillicon Valley et la privatisation en cours du cosmos ? Le projet Starlink de l’entreprise SpaceX fondée par le créateur de Paypal Elon Musk, est il en train de remplir nos ciels étoilés de (12 000) satellites de basse altitude afin de déployer l’internet dans et depuis l’espace ? Si vous aussi, vous vous posez ces questions, cette enquête est pour vous !

    .../...

    Starlink : l’interconnexion entre les machines, partout. Neuralink : la connexion de la machine à l’humain. Starlink et Neuralink : l’accomplissement de l’humain en tant qu’être connecté, amplifié, révélé. La grande vision de la Silicon Valley.

    Car le réseau, la connexion, le contrôle, dans l’inconscient collectif de la vallée, c’est le projet des projets. Google rend l’information disponible. Facebook connecte les gens. Burning man se définit d’abord comme un réseau d’individus éveillés. Le terme “hive mind”, littéralement “esprit de ruche”, était naguère utilisé par les hippies pour décrire les connexions transcendantales atteintes dans leurs transes collectives. Il réapparaît aujourd’hui pour décrire la conscience collective qui émerge de communautés online telles que Twitter. Alors, Elon : cynique ou apprenti sorcier ?

    Une enquête en sept points par Jonathan Bourguignon, relayée par @lundimatin

    1- les constellations convulsives
    2- Silicon Messiah
    3- Acide, communes et Internet
    4- Le schisme
    5- La Guerre des Étoiles
    6- Hackers
    7- Réseau et contrôle

    Jonathan Bourguignon : https://medium.com/@jonbou

    #Silicon_Valley #Elon_Musk #starlink #SpaceX #Neuralink #astronomie