#specisme

  • Meurthe-et-Moselle : chanson polémique dans une école, un syndicat de police porte plainte (Le Figaro)
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2019/03/29/01016-20190329ARTFIG00055-meurthe-et-moselle-chanson-polemique-dans-une-eco

    France Police a décidé de porter plainte contre l’Éducation nationale et le directeur d’une école primaire de Ludres à cause de la chanson choisie pour le spectacle de fin d’année. D’après le syndicat, les paroles « appellent à la haine ».

    Fichtre, de quoi s’agit-il exactement ?

    Dans la classe de CE1 de l’école primaire Jacques-Prévert à Ludres (Meurthe-et-Moselle), les enseignants et la direction ont choisi d’apprendre aux enfants des chansons de l’artiste Guillaume Aldebert pour le spectacle de fin d’année. Mais les paroles de l’une d’elles ont déplu à certains parents d’élèves.
    […]
    L’auteur de chansons pour enfants écrit aussi : « faire pipi sur un policier », « prendre en otage ma petite sœur », « faire sauter la salle de classe à la dynamite ».
    L’un des parents, qui s’est livré à L’Est Républicain, considère que ce texte est « contraire aux valeurs de la République telles que doit les promouvoir l’école ». Il estime également que « dans le contexte que nous vivons, apprendre ce texte à des enfants de 7 ans (...) semble pour le moins inapproprié. »

    #LeGorafi_encore_plagié

    #éducation #école #spectacle_de_fin_d'année

    Le communiqué du syndicat de policiers
    Source : https://www.facebook.com/SyndicatFrancePolice/posts/2094137410704702

    Syndicat France Police policiers en colère
    28 mars, 13:25 ·

    Le syndicat France Police - Policiers en colère dépose plainte contre le directeur de l’école Jacques Prévert à Ludres et l’Education Nationale en tant que personne morale pour incitation au terrorisme, provocation d’un mineur à commettre un crime ou un délit et diffamation.

    Dans cette école de la « République » de Meurthe-et-Moselle, l’Education nationale a décidé d’intégrer dans ses programmes pédagogiques, l’apprentissage aux enfants de « l’œuvre » d’un « artiste » très engagé.

    Voici les paroles que les enseignants font apprendre à leurs élèves :

    « Faire pipi sur un policier […], prendre en otage ma p’tite sœur […], faire sauter la salle de classe à la dynamite […] Pour louper l’école ».

    Le ministre de l’Education Nationale Jean-Michel Blanquer n’a pour l’heure pas réagi ni d’ailleurs le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner.

    Notre syndicat étendra le champ de sa plainte pénale à la personne du ministre Blanquer pour complicité si ce dernier ne fait pas immédiatement cesser les infractions.

    Guillaume Aldebert serait, semble-t-il, un artiste de référence dans de nombreuses écoles.. Il est vrai que là il y a du niveau..

    Laisser l’école de la République se transformer en école de la haine témoigne du niveau de déliquescence de nos Institutions et du degrés de responsabilité ou d’irresponsabilité de nos politiciens.

    • Le syndicat France Police – Policiers en colère dépose plainte contre le directeur de l’école Jacques Prévert à Ludres et l’Education Nationale en tant que personne morale pour incitation au terrorisme, provocation d’un mineur à commettre un crime ou un délit et diffamation
      https://france-police.org/2019/03/28/le-syndicat-france-police-policiers-en-colere-depose-plainte-contre-l

    • Le texte ne s’adresse pas aux filles ni aux grandes soeurs, les paroles sont au masculin stricte et les références très virilistes (armée, gars, chatouiller une panthère...). Je ne voie aucun encouragement adressé aux filles dans ce texte, à part des encouragements à subir encore la violence des garçons dans l’espace publique et privée.
      J’ai été voire les paroles complètes. Je croyais que c’etait une vieille chanson de machos des années 80, mais vu la référence à Fortnite et au Wifi c’est du masculinisme bien contemporain.

      Paroles de la chanson Pour louper l’école par Aldebert
      Pour louper l’école
      Je ferais n’importe quoi
      Pour louper l’école
      Moi j’irais jusqu’à…

      Faire le tour de la maison
      En pyjama pour chopper froid
      Manger des tartines au goudron
      Pour avoir mal à l’estomac

      Faire mon service militaire
      Traverser la manche en bouée
      Chatouiller une panthère
      Faire pipi sur un policier

      Pour louper l’école

      Je ferais n’importe quoi
      Pour louper l’école
      Moi j’irais jusqu’ ?

      Pour louper l’école
      Je ferais n’importe quoi
      Pour louper l’école
      Moi j’irais jusqu’à…

      Devenir magicien
      Pour me faire disparaître
      Prier pour que les martiens
      M’enlèvent sur leur planète

      Prendre en otage ma p’tite sœur
      Terminer mes choux d’Bruxelles
      Manger des crayons de couleur
      Pour vomir un arc en ciel

      Sans arme contre un gladiateur
      Je serais prêt à me battre
      Imiter les cascadeurs
      Espérer finir dans le plâtre

      Avaler deux cents limaces
      Pour effrayer les instits
      Faire sauter la salle de classe
      A la dynamite

      Pour louper l’école
      Je ferais n’importe quoi
      Pour louper l’école
      Moi j’irais jusqu’à…

      Pour louper l’école
      Je ferais n’importe quoi

      Pour louper l’école
      Moi j’irais jusqu’à…

      Pour moi c’est pire que le bagne
      Et lorsqu’il l’eut inventé
      Ce sacré Charlemagne
      Aurait du rester couché

      Comptez pas sur moi les gars
      C’est sympa mais c’est sans moi !
      Oui j’ai eu cette idée folle
      Un jour d’éviter l’école

      – Bon allez là faut y aller maintenant
      – On n’veut pas y aller, on n’y va pas
      – Ha si si vous y allez
      – Mais pourquoi ?
      – Mais vous avez signé, vous y allez

      – On n’a rien signé du tout c’est faux, arrête !

      On veut pas y aller
      On préfère rester couchés
      Haut les mains, peau d’lapin
      La maîtresse en maillot d’bain

      On veut pas y aller
      On préfère rester couchés
      Les cahiers : au feux
      La maîtresse au milieu ! »

      jouer à Fortnite sur les mains
      Emménager à la cantine
      Chanter du Black M en latin
      Me faire tatouer les canines

      Passer la nuit sans WIFI
      Me parfumer au Roquefort
      Compter jusqu’à l’infini
      Faire la teuf en Corée du Nord

      Sauter dans l’compost tout nu
      Tester les Kebabs au chlore
      Siffler le gars d’la sécu
      Avoir comme coloc’ un croque-mort

      Courir dans l’désert de doudoune
      Faire mon anniv’ aux urgences
      Traiter Dark Vador de clown
      Regarder le tour de France

      Pour louper l’école
      Je ferais n’importe quoi
      Pour louper l’école

      Moi j’irais jusqu’à…

      Pour louper l’école
      Je ferais n’importe quoi
      Pour louper l’école
      Moi j’irais jusque .....là !

      –------

      Je n’apprendrais pas la chanson d’Aldebert

      Je ferais foiré le spectacle de fin d’année
      J’irais crevé les ballons de foot à la récré
      J’étranglerais mes camarades à la corde à sauté
      et je les enverrais tous se faire émasculer.

      Même sous qualifiés les gars serons mieux payer
      alors vous pouvez bien jouer à fortnite
      puisque vous aurez des bonniches gratuites
      une fois que vous nous aurez engrossés.

      Moi j’irais nulle part, même pas au spectacle de fin d’année.

    • OK sur le « les gars » peu inclusif mais je ne savais pas que chatouiller une panthère était réservé aux hommes... On a donc aussi hâte qu’après les flics, des associations féministes portent plainte aussi, et puis pourquoi pas des vegans, car c’est scandaleux évidemment de manger des limaces pour se faire vomir, sans parler d’embêter des panthères qui n’ont rien demandé. Je pense aussi que fort légitimement, les Nord Coréens seraient autorisés à s’émouvoir qu’on sous-entende des choses fort peu sympathiques sur leur compte. Sans compter les producteurs de choux de Bruxelles, de roquefort, de crayons de couleur, de goudron puis les descendants de Charlemagne, les instits et les tenanciers de kebab qui pourront se porter partie civile. #flic_de_la_pensée

    • C’est que c’est pénible, @alexcorp, de vivre dans un monde de garçons dont les mini-violences sont sympatoches, genre #boys_will_be_boys. Je comprends que @mad_meg tique quand les seules mini-violence dont il est question contre des proches sont dirigées contre des femmes, car au final, cet éventail de représentations, il y a des femmes qui en crèvent.

      Et puis faut qu’il se renouvelle, Aldebert, ce serait plus rigolo de mettre en scène un instit et des filles délurées, plutôt que des clichés sur la #masculinité. Non ?

    • OK sur le « les gars » peu inclusif mais je ne savais pas que chatouiller une panthère était réservé aux hommes... On a donc aussi hâte qu’après les flics, des associations féministes portent plainte aussi,

      Qui parle de porter plainte ??? Je donne mon analyse de ce texte qui n’est pas « peu inclusif » (non merci pour ta litote) mais explicitement masculiniste. Chose qui n’avait pas été remarqué, pas même par les profs qui ont choisi de faire chanter cette chanson sexiste.
      A part ca merci d’avoir mentionner que texte est aussi spéciste.

      #spécisme #déni #fraternité

    • explicitement masculiniste

      , rien que ça ! C’est vrai qu’il y a un appel à un féminicide, via un bûcher qui plus est ! Mais finalement, ces parents d’élève et les flics, ils ont carrément raison de s’insurger !
      #ironie
      @aude_v si on prend la chanson au pied de la lettre, oui forcément c’est horrible et dans le lot des femmes en prennent pour leur grade. Effectivement l’auteur est un homme et prend le point de vue d’un petit garçon lambda, c’est assez genré dans le style (mais vraiment pas au point de considérer ça comme masculiniste pour ma part) et oui c’est vrai, ce n’est pas un tract féministe (et pas d’écriture inclusive non plus, je ne l’utilise quasiment pas moi même donc ça me choque pas). La défense des enseignants par rapport à la plainte est juste, à mon sens : il s’agit d’étudier l’ironie et le second degré ici donc je suppose qu’en classe l’enseignant doit précisément expliquer à ces élèves qu’il ne faut pas faire ce que la chanson incite à faire. C’est quand même terrible (et ridicule) de devoir expliquer ça à des adultes... En plus je suis pas du tout fan d’Aldebert mais vraiment des procès d’intention comme ça, qu’ils viennent de flics ou autres adeptes de moraline dénués du moindre humour, c’est juste dégueulasse. Tiens y a ce hashtag aussi que personne n’a mis : #censure

    • Je ne propose pas de censurer ce texte ou de le prendre au pied de la lettre mais l’école est un bon endroit pour critiquer cette complaisance du Boys will be boys et offrir d’autres modèles aux filles que de regarder les garçons agir, rigoler, vivre...

    • pour la censure c’est en rapport avec la plainte et le fait que l’école a donc décidé de ne pas utiliser cette chanson pour éviter les coûts d’une procédure (ce que je peux comprendre). Sur le côté « boys will be boys », encore une fois, c’est aussi un préjugé d’associer tout acte violent à quelque chose de forcément masculin.


  • Les « laits » végétaux s’apparentent plus à de l’eau sucrée qu’à du lait Philippe Girard/oang - 12 Mars 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/sciences-tech/10283177-les-laits-vegetaux-s-apparentent-plus-a-de-l-eau-sucree-qu-a-du-lait.ht

    Une boisson à base de riz ou d’amande, comme alternative au lait, n’offre que peu d’apports nutritionnels, selon une enquête de la FRC. Seule la brique de soja démontre un certain intérêt.

    Le nombre croissant de personnes qui réduisent ou suppriment les produits laitiers de leur alimentation - pour des raisons diverses - ont poussé les producteurs alimentaires à proposer toutes sortes de boissons d’origine végétale, à base de soja, d’amande ou de riz, notamment.

    Souvent utilisée dans le langage courant, l’appellation « lait végétal » est cependant interdite en Suisse. La dénomination « lait » est en effet réservée au seul lait d’origine animale. Mais l’attrait pour ces produits alternatifs a pris de l’ampleur : chez Coop, par exemple, leurs ventes ont triplé ces dix dernières années, toutes variétés confondues.

    Les boissons les plus fréquentes analysées
    La Fédération romande des consommateurs (FRC) a donc voulu savoir ce qu’ils valaient en matière nutritive. Pour cela, elle a analysé dix produits à base de soja, de riz ou d’amande, les boissons les plus fréquentes. Les taux de calcium, protéines, sucres, oméga 3, acides gras saturés, vitamines D2, B2 et B12 ont été comparés selon l’apport moyen que représente le produit laitier.

    L’enquête, publiée dans le numéro du mois de mars du magazine FRC Mieux choisir, révèle que seule la brique de soja démontre un certain intérêt nutritionnel.

    Absence de protéines
    « Ce sont des boissons blanches, qui font penser que c’est comme du lait. Mais en réalité, si on boit le lait pour avoir une certaine quantité de protéines, ces boissons-là ne peuvent pas régater hormis les boissons à base de soja », explique Barbara Pfenniger, spécialiste de l’alimentation à la FRC, mardi dans l’émission On en parle. « Donc vraiment, nous étions déçus en voyant les résultats d’analyses de certaines de ces boissons. »

    La FRC souligne que certains de ces produits sont plus proches de l’eau sucrée que de véritables boissons complètes. « Les boissons à base de riz ne sont pas enrichies avec autre chose, elles contiennent essentiellement des sucres issus de la fermentation du riz », poursuit Barbara Pfenniger. « Donc le goût est sucré, c’est normal. Le fabricant ajoute aussi souvent de l’huile pour donner justement l’aspect un peu blanc. Ce qui a frappé dans le résultat des tests, c’est qu’il n’y avait grosso modo que quatre valeurs significatives : glucose, maltose et 2-3 acides aminés. Et c’est tout. »

     #ersatz #capitalisme #alimentation #spécisme #antispécisme #veganisme #anti-spécisme #végétarisme


  • Paul Ariès : « Le véganisme est le cheval de Troie des biotechnologies alimentaires »
    http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2019/01/18/31003-20190118ARTFIG00249-paul-aries-le-veganisme-est-le-cheval-de-troie-de

    J’ai suffisamment montré dans mon « Histoire politique de l’alimentation du paléolithique à nos jours » que le végétarisme a été dans l’histoire une idéologie « bonne à tout faire » pour être vigilant chaque fois qu’on veut de nouveau interdire aux gens de manger de la viande. Les puissants ont très vite inventé le séparatisme alimentaire en ne voulant plus manger ni la même chose ni de la même façon que les gens ordinaires et en leur interdisant la viande. Le refus de la viande est aussi lié historiquement au refus de l’alcool, de la sexualité, bref de la jouissance, à l’exception notable de l’Encyclopédie de Diderot qui prône le végétarisme au nom d’une illusion, ne plus tuer d’animaux rendrait les humains bien meilleurs. J’aimerais dire surtout que si je combats le véganisme, depuis plus de vingt ans, ce n’est pas d’abord pour défendre mon droit au beefsteak mais pour préserver l’unité du genre humain. Le véganisme n’est pas en effet la poursuite du végétarisme et du végétalisme sous un autre nom, c’est une véritable idéologie politique qui sape les frontières entre les espèces tout en servant de cheval de Troie aux biotechnologies alimentaires comme les fausses viandes industrielles.

    Le seul truc que je n’aime pas dans ce texte, c’est

    Une vache est un miracle de la nature, qui mange de l’herbe et la transforme, pour nous, en protéines.

    Le "pour nous" est de trop mais pour le reste, c’est vraiment bien.

    #élevage #animaux

    • Je pense pas que le « pour nous » soit de trop, c’est la clé de son discours à base de « nous »/ « les autres ». Il défend sa superiorité sur des autres qui lui doivent leur existence.

      #spécisme

      Même sans le « pour nous » une vache n’est pas un miracle de la nature, qui mange de l’herbe et la transforme, en protéines. Une vache mange pour rester en vie, pour préservé son état de non-steak (que les consommateurices de sa viande soient humains ou pas). Les protéines qu’elle transforme sont à elle, pour elle et ses petits éventuellement si elle en fait.

      J’aimerais dire surtout que si je combats le véganisme, depuis plus de vingt ans, ce n’est pas d’abord pour défendre mon droit au beefsteak mais pour préserver l’unité du genre humain.

      C’est un raisonnement circulaire et essentialiste. Il parle de l’unité de l’hommerie. Le genre humain se caractérise aussi par la différence de valence des sexes et c’est pas pour ca qu’on va resté attaché à cette tradition. Peut etre que ca a caractérisé le genre hommien de trucider tout ce qui bouge mais vu l’état de la faune et de la flore sur toute la planète il serait temps de révisé certaines bases (pourris) qui font notre unité (de pourritures).
      –----

      Le fait que les industries profitent de l’opportunité est une caractéristique de base du capitalisme qui récupère tout. C’est comme si on réduisait l’antiracisme à Black Panthère de Disney ou le féminisme à Badinter. Il y a peut etre des vegan capitalistes mais pas plus qu’ailleurs et plutot moins à mon avis. Les industries ont le pouvoir miraculeux de Midas, changer ce qu’elle touche en merde et elles touchent à tout, même les idées, y compris vegans.

      Le « steak végan » à base de végétaux n’est pas obligatoirement industriel, on peu le faire à la maison avec du local-bio-équitable, tout comme le fait de manger de la viande ne garantie pas que le steak soit local, bio, élevé en plein air, avec le minimum du minimum de la décence. La plus part des gens vivent dans des grandes villes dans lesquels on ne peut pas controlé les conditions d’élevages. Dans ces conditions il vaut mieux que les gens des villes deviennent vegans plutot qu’illes continuent à manger des steaks douteux.

      L’industrie qu’elle fasse du steak de vache(/cheval roumain/porc pourris polonais) ou qu’elle fasse du steak de soja transgénique OGM de l’autre bout du monde, ca reste des pratiques nocives. Mais quant l’industrie fait de la viande avec des cadavres ca implique encore plus de pratiques et étapes nocives qu’un steak végé. Pratiques nocives aux éléveureuses soumis à l’industrie, nocives aux ouvrier·es des chaines d’abattage, nocive pour l’environnement (puisque le steak est nourri avec les steak de soja encore + gavé de pesticides et + d’OGM et on ajoute exploitation des travailleureuses du soja... et que les animaux ajoutent leurs excréments à la pollution liée à la culture de leur alimentation), et ne parlons pas de la nocivité pour les non humains.

      Le soucis c’est plutot l’industrie que celleux qui ne mangent pas de produits issus d’animaux. Le problème de l’industrie est lié à la pauvreté, aux classes sociales. Aujourd’hui les élites sont flexitarien·nes, illes bouffent du bon steak local-bio et boivent du bon vin sans sulfites. Les pauvres qu’illes soient vegan ou pas sont exposé à des pratiques toxiques, fraudes, pollution, nitrites... Le pbl est l’industrie mais le figaro ne s’y attaque pas. Ce mec veux juste bouffer son steak de bougeois sans aucun état d’ame et il attaque les vegan qui osent remettre en cause son droit de mort sur des autres. Les vegans avec leur projet utopique permettraient au moins de faire cesser un grand nombre de pratique nocives des industries et si le steak bio des élites flexitariennes disparait avec, ca me fera pas pleuré.

    • On parle du véganisme comme grande philosophie utopiste, c’est mettre cette pensée à un niveau intellectuel qu’elle ne mérite pourtant pas. Ces considérations méta physiques me laissent de marbre (mon côté terre à terre du gars qui vient de la campagne sans doute) mais le problème principal des vegans est qu’ils ne connaissent rien à l’agriculture (normal ils vivent en centre ville et ne savent pas à quoi ressemble une vache ou un porc) mais cela ne les empêche pas de donner des leçons à tout le monde sur comment il faut faire.
      Voici une réponse d’un agriculteur qui montre bien à quoi ressemblerait un monde vegan (ce n’est pas le gars du début de la video qui est un peu pénible) : https://www.youtube.com/watch?v=6X4UEawXu-Q


      Aries a raison de parler des bio-technologies mais l’angle des aliments transformés type steak de soja n’est pas le principal problème à attaquer même si cela plaît au beauf moyen du figaro : pour faire une agriculture entièrement vegan, il faut du pétrole et des intrants chimiques. Le veganisme est (sans doute involontairement) intrinsèquement un produit industriel, sous toutes ses formes.

    • Ça m’interroge aussi, que Jocelyne Porcher et Ariès trouvent au Figaro des journalistes qui leur posent des questions intéressantes. Comme si la presse de gauche ne pouvait pas supporter qu’on remettre en question la nouvelle utopie, c’est la droite qui la gratte.

      Je finis par penser qu’on se précipite sur des utopies maladroites et solutionnistes (revenu garanti ou véganisme) parce qu’on n’est plus capable de sauver les meubles, de regarder en face la pauvreté, les inégalités, les discriminations, l’état de la nature, ces trucs accablants sur lesquels on semble ne pas avoir prise. Alors on se décale vers des combats plus moraux, plus simples.

      Écologiquement parlant, il faut dire à quel point le véganisme n’a aucun intérêt : c’est la production industrielle, végétale ou animale, qui pourrit les campagnes et les eaux. Les pratiques écologiques au contraire font aller ensemble élevage et agriculture. L’agriculture bio n’existe pas sans animaux, les vegan devraient manger conventionnel de supermarché pour être vraiment cohérent.es.

      Mais comme cet engagement moral (respectable, s’il reste moral et individuel, et si les vegan n’agressaient pas les gens qui ne consomment pas comme elles et eux) s’accompagne aussi de beaucoup de distinction sociale, ben on les croise au magasin bio et les viandes et charcuteries à la coupe n’existent plus ou presque en Biocoop.

    • @aude_v le veganisme est classé plutôt à gauche (voire extrême gauche), « progressiste » (dans un sens positif pour ses partisans) et est un mouvement urbain donc pas étonnant que la presse de gauche mainstream n’y trouve rien à redire, elle s’y reconnaît complètement. Donc à l’inverse la droite ne voit pas le problème de s’y attaquer, dans une logique partisane binaire y a pas trop de questions à se poser même si au final ils ont sûrement plus de points communs avec les vegans qu’ils ne le pensent. J’ai pas trop creusé la question mais je ne serais pas étonné que l’extrême droite, au moins en partie, puisse adhérer à l’idéologie vegan ou au moins à certains de ses aspects. Dans les milieux d’extrême gauche/libertaires la critique existe mais elle se fait généralement en privé au vu des comportements très souvent agressifs et illuminés des vegans. Du moins c’est mon expérience pour ce dernier point. Le veganisme n’est qu’une forme ultime de « plus radical que moi tu meurs » (il y a environ 15 ans le végétarisme était suffisant pour se démarquer et puis les vegans sont arrivés).

    • La « presse de gauche », c’est comme l’ultragauche. On en parle sans la définir, et c’est réjouissant comme on a l’impression de dire des choses qui portent.

      T’as des trucs comme ça, faut pas hésiter à les utiliser. L’ultraprout, l’ultrapouet, la presse de prout, la presse de pouet, et les bobos de prout et les beaufs de pouet.

      La souffrance animale touche les urbains... et d’autres. Et ils agissent individuellement, parce que toute autre forme d’action collective est dénigrée et/ou de plus en plus illégale (z’avez remarqué comme rien que de faire partie d’une association, maintenant, ça peut être une circonstance aggravante justifiant une peine de prison ?) . Et tous, ils agissent comme ils peuvent, avec les informations que l’on met à leur disposition. Et on ne peut pas dire que ce soit simple de faire son marché... dans les informations disponibles. Alors oui, les vegans, comme les gilets jaunes... y-en a des biens... et y-en a des pas finis. Une chose est certaine : le débat n’est décidément pas serein et les arguments volent bas.


  • Quand un homme prétend « faire son marché … | « Singulier masculin
    https://singuliermasculin.com/2019/01/09/quand-un-homme-pretend-faire-son-marche/#comment-287

    Ainsi donc un homme de 50 ans, faisant le métier de « bonimenteur médiatique » (un saltimbanque de notre société du spectacle) a déclaré tout de go à la question » Pourriez-vous draguer quelqu’un de 50 ans et plus ? «  :

    « Ça, ce n’est pas possible. Je trouve ça trop vieux. Quand j’en aurai 60, j’en serai capable. 50 ans me paraîtra alors jeune […] Je préfère le corps des femmes jeunes, c’est tout. Point. Je ne vais pas vous mentir. Un corps de femme de 25 ans, c’est extraordinaire ».

    Auparavant, il avait annoncé qu’il n’était plus célibataire depuis quelques mois :

    « Je ne sors qu’avec des Asiatiques. Essentiellement des Coréennes, des Chinoises, des Japonaises. Je ne m’en vante pas. Beaucoup de gens seraient incapables de vous l’avouer car c’est du racialisme. C’est peut-être triste et réducteur pour les femmes avec qui je sors, mais le genre asiatique est suffisamment riche, large et infini pour que je n’en aie pas honte ».

    Passons sur l’intérêt et la qualité des questions, passons sur les thématiques avancées par un « magazine féminin », passons sur la personnalité du type « sale gamin » de l’interviewé. Et passons sur les répercussions en tous sens que cette déclaration a suscité : on y revient plus loin.

    L’intérêt, c’est de voir affirmé le privilège du dominant. Monsieur a ses préférences, Monsieur a ses exclusions, Monsieur a ses choix. Et cela lui parait tout normal. Tout normal de l’afficher sans honte. Son sexisme et son racisme et son âgisme. Monsieur ne cherche pas à rencontrer une personne humaine, une relation qui enrichit sa vie. Non, il a des critères d’âge et de physique. Son idéal ; « un corps de femme de 25 ans ». Monsieur prétend avoir le droit de « faire son marché ».

    #racisme #agisme #specisme #sexisme

    • La manière dont cet homme parle de son gout pour les femmes me fait pensé à une personne qui parle de son gout pour telle ou telle viande. Ca me renvoie au texte publié hier par @alimielle https://seenthis.net/messages/753573
      Que je conseil (lien direct vers le texte)
      https://www.revue-ballast.fr/feminisme-et-cause-animale

      Ce qui me fait le plus tiqué c’est la manière dont cet homme utilise le mot « racialisé ». Des hommes qui parlent de leurs référence pour la jeune chaire de femme asiatique j’en ai croisé un bon nombre, c’est tristement banal. #amour

      Par contre il dit :

      « Je ne sors qu’avec des Asiatiques. Essentiellement des Coréennes, des Chinoises, des Japonaises. Je ne m’en vante pas. Beaucoup de gens seraient incapables de vous l’avouer car c’est du racialisme . C’est peut-être triste et réducteur pour les femmes avec qui je sors, mais le genre asiatique est suffisamment riche, large et infini pour que je n’en aie pas honte ».

      Mais c’est pas du tout du RACIALISME ! C’est du RACISME . C’est probablement arrivé avant mais je n’avais pas encore rencontré ce détournement de ce mot pour dissimulé son racisme. Je m’interroge aussi sur « le genre asiatique » dont il parle. Est-ce qu’on préforme son « genre asiatique » ? Probablement que c’est le cas dans le porno d’où il puise sa préférence alimentaire.

      En tout cas c’est triste effectivement pour les femmes qui sortent avec lui de coucher avec un fétichiste raciste dominateur.

      Par rapport au racisme présent dans ses propos cet article aborde le sujet :
      Le problème avec les hommes qui n’aiment que les femmes asiatiques
      http://www.slate.fr/story/172302/femmes-asiatiques-essentialisme-stereotypes-moix-colonisation-fetichisme

      #vocabulaire

    • « Le genre asiatique », ça fait un peu : le rayon asiatique dans lequel je me fournis. Ça ne ressemble pas à des rencontres mais à des sélections de produits... Après, plein de mecs parlent comme ça dans la vraie vie, plein. Les pauvres.

    • Ah ah, j’ai vu ça le mois dernier, un pote d’une amie qui approche les 60 ans et qui pleurait sa solitude en ces termes « mais où sont les femmes de 50 ans ? », un peu comme si il cherchait le rayon des poulets de Bresse.
      #pauvre_homme
      Et pour les femmes qui sortent avec Moix, je les plains, ça ressemble à de la prostitution ce qu’il évoque.


  • Bouchers traumatisés : le chef des viandards leur offre sa grosse heure.
    http://www.liberation.fr/france/2018/07/03/gerard-collomb-nouveau-joker-des-bouchers-charcutiers-contre-les-vegans_1

    Reçus pendant une grosse heure au ministère, les artisans bouchers-charcutiers ressortent de cet entretien « avec l’impression d’avoir été entendus et d’avoir fait comprendre au gouvernement l’ampleur du phénomène de violence dont ils sont les victimes ».

    #spécisme #antispécisme #viande #virilo-carnisme


  • Faut-il tuer ces rats que Paris ne saurait voir ? (Et qui éliminent des tonnes de déchets accumulés par les humains !)

    On s’acharne contre ceux que l’on appelle des animaux « liminaires ». Ni domestiques ni sauvages, ils vivent avec nous en ville. Mais pourquoi l’espace urbain serait-il réservé aux êtres humains ?

    Nous devons à Sue Donaldson et à Will Kymlicka, connus l’une pour ses études sur les droits des animaux, l’autre pour ses travaux sur le multiculturalisme, d’avoir remis en cause la distinction binaire entre les animaux domestiques et les animaux sauvages en définissant une troisième catégorie, celle des animaux « liminaires ». Dans Zoopolis, dont la traduction française vient de paraître aux éditions Alma, les deux philosophes observent qu’il existe « une grande variété d’espèces non domestiques qui se sont adaptées aux espaces habités par les humains », soit que ces animaux trouvent quelque avantage à vivre parmi nous (nourriture, abri, protection contre les prédateurs, etc.), soit que nous ayons occupé, encerclé ou détruit leur habitat naturel.

    Prisonniers de la distinction que nous avons établie entre les animaux domestiques et les animaux sauvages, nous considérons que les animaux sauvages doivent vivre dans la nature sauvage et traitons les animaux liminaires comme des intrus. « Comme ils ne font pas partie de notre société, nous sommes persuadés de pouvoir éliminer en toute impunité ces prétendus nuisibles par des méthodes semblables à celles du nettoyage ethnique », accusent Donaldson et Kymlicka, dans des pages où le traité de philosophie politique qu’est Zoopolis se sublime en un remarquable plaidoyer.

    Les rats ne sont d’ailleurs pas les seuls animaux à subir la violence aveugle des services municipaux ; les lapins, qui avaient fait garenne sur le terre-plein central aménagé devant le Palais des congrès de Paris, ont disparu depuis plusieurs années déjà ; leurs congénères établis à quelques centaines de mètres de là, sur le rond-point de la place du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny, ont connu le même sort.

    Plus récemment est venu le tour des lapins ayant élu domicile devant la façade nord de l’Hôtel des Invalides, à quelques pas du tombeau de l’empereur.
    http://www.liberation.fr/debats/2016/12/28/faut-il-tuer-ces-rats-que-paris-ne-saurait-voir_1537886

    #spécisme #animaux #animalrights


  • C’est pas notre espèce qui ferait ça : proliférer sans frein, tout détruire sur son passage, voler les récoltes et les terres des voisins !
    « Pour essayer de faire face à l’augmentation des populations de sangliers, et de juguler les dégâts commis aux cultures dans un certain nombre de secteurs de la Lozère, il a été décidé de prolonge la chasse aux sangliers jusqu’au 28 février 2017 »
    http://lereveillozere.reussir.fr/actualites/prolongation-de-la-saison-de-chasse-du-sanglier-en-2017:8AB9X
    #chasse #spécisme


  • Histoire des politiques environnementales (2/4) : Cacher le sang des bêtes : de la tuerie à l’abattoir
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire/histoire-des-politiques-environnementales-24-cacher-le-sang-des

    Alors que depuis plusieurs mois la polémique sur le traitement réservé aux animaux dans les abattoirs fait régulièrement la une des journaux, ce documentaire nous plonge dans l’histoire de ces établissements si particuliers.

    Si leur création prend ses racines dans le XVIIIe siècle et même avant, les premiers abattoirs sont construits sous Napoléon Bonaparte, à Paris. Instaurés par décret en 1810, les abattoirs sont conçus à l’origine pour réunir en un même lieu l’activité d’abattage des animaux de boucherie, jusque-là éparpillée dans la ville dans les boutiques des artisans-bouchers.

    Cette décision, qui va progressivement concerner toutes les villes de France, s’inscrit dans une volonté de moderniser la ville, de renforcer le contrôle sanitaire de la viande, et d’éloigner de la vue du public les animaux vivants ainsi que leur mise à mort.

    Une évolution à la croisée de l’histoire de l’urbanisme, de l’hygiène, de la morale, de l’alimentation, et de la profession de boucher, que ce documentaire met en lumière grâce à de nombreux textes d’époque ainsi qu’aux interventions et témoignages de :

    Tueurs de la Villette
    Tueurs de la Villette• Crédits : Fonds Pierre Haddad

    Pierre Haddad, chevillard aux abattoirs de La Villette entre 1945 et 1972, auteur de Les chevillards de la Villette : naissance, vie et mort d’une corporation, thèse sous la direction d’Alain Plessis, Université Paris 10, 1995.

    Elisabeth Philipp, historienne, ancienne directrice de la Maison de La Villette

    (pas encore écouté)

    #radio #viande #non-humains #spécisme #histoire


  • Bouchers au Moyen-âge : une puissance sans contrôle ?
    https://www.franceculture.fr/emissions/concordance-des-temps/bouchers-au-moyen-age-une-puissance-sans-controle

    Au cours de ces derniers mois, les réseaux sociaux ont répandu une quantité d’images reflétant la cruauté des traitements infligés aux animaux de boucherie dans certains abattoirs et la presse s’en est fait largement l’écho, tout comme les télévisions et Internet...

    #moyen-age #boucherie #viande #histoire #non-humains #animaux #radio #virilo-carnisme #spécisme



  • Les Croods, ou comment conquérir son humanité en exploitant les animaux
    http://www.lecinemaestpolitique.fr/les-croods-ou-comment-conquerir-son-humanite-en-exploitant-les-

    Les Croods raconte l’histoire d’une famille préhistorique un peu « arriérée », qui se trouve propulsée dans un nouvel âge de l’histoire de l’humanité suite à sa rencontre avec un jeune homme plus « évolué ». J’ai déjà analysé dans un autre article la manière dont ce film minimise les violences intrafamiliales et glorifie finalement sa figure de « gentil […]

    #Films_d'animation #Dreamworks #sexisme #spécisme


  • BALLAST | Les Cahiers antispécistes : « Derrière les murs des élevages et des abattoirs » 1/2
    http://www.revue-ballast.fr/cahiers-antispecistes-derriere-murs-elevages-abattoirs-12

    « Si nous devions réaliser le bonheur de tous ceux qui portent figure humaine et destiner à la mort tous nos semblables qui portent museau et ne diffèrent de nous que par un angle facial moins ouvert, nous n’aurions certainement pas réalisé notre idéal. Pour ma part, j’embrasse aussi les animaux dans mon affection de solidarité socialiste », fit savoir Élisée Reclus, communard et géographe. Si l’idée fait son chemin, chaque jour un peu plus, elle n’en demeure pas moins minoritaire — y compris parmi les partisans de l’émancipation. Nous en discutons, dans le détail, avec ceux qui en France font figure de pionniers : Les Cahiers antispécistes — rappelons que le #spécisme affirme l’inégale dignité des espèces au profit de l’une d’entre elles, humaine. Plus de deux décennies d’existence et du mouvement au sein de leur rédaction : la revue affiche une pluralité d’auteurs dont les analyses ne convergent pas en tout point (elle « ne doit pas être vue comme le véhicule d’une doctrine unique, arrêtée une fois pour toutes », tiennent-ils à nous préciser. « De ce fait, nous avons parfois eu quelque scrupule à répondre aux questions au nom des Cahiers antispécistes. Les Cahiers, ce n’est personne, ou c’est l’ensemble de ses contributeurs. »). Premier volet.



  • Je note comment des journalistes peuvent sans vergogne aucune remplacer les insultes aux animaux par les insultes aux pauvres …

    Paris bat tous les records de pluies depuis un siècle | Eco(lo)
    http://ecologie.blog.lemonde.fr/2016/06/14/paris-bat-un-record-de-pluies-depuis-un-siecle

    Si vous vivez à Paris, vous aurez sans doute remarqué la météo déprimante à souhait. Un temps de gueux (on n’emploiera pas « chien » sur ce blog, car il n’y a pas de raison que les animaux soient toujours accusés) qui, conjugué à une actualité dramatique, donne envie, au mieux, de rester sous sa couette, au pire, de se jeter d’un pont (l’eau de la Seine est encore haute, la chute ne sera pas longue).

    Heureusement, un post dans le forum pour dénoncer ces pratiques

    On remarque que la nouvelle doxa est de ne plus accabler les animaux, qui eux, soit dit en passant s´en foutent pas mal, mais de revenir a la bonne vieille stigmatisation du pauvre.

    Apres deux cents ans d´illusion de progres social sous tendu par le progres technique, on voit bien qu´avec l´explosion demographique mondiale qu´a occasionne ce meme developement , puis l´epuisement des ressources facilement extractible, et la persistance des manants (dont je fais parti), malgres les promesses ehontees, on abandonne enfin cette illusion.

    • Mmmm.... Pourquoi « des » journalistes alors qu’il n’est question que d’UN article ! Bien d’accord pour ne pas cibler les pauvres, que les pauvres ne soient pas un paradigme d’insulte. Mais pourquoi les animaux devraient l’être ? Là je suis pas d’accord ! Et quand je lis « les animaux, qui eux, soit dit en passant s´en foutent pas mal » c’est archi faux ! Qui n’a pas vu des vaches (qui sont pas là par choix ni par plaisir mais parce qu’on les y a mises) se réfugier sous les arbres quand il pleut. Des escargots contents sous la pluie ou inexistants par temps sec. Des papillons inexistants sous temps humides et virevoltant sous le soleil quand chantent les grillons ! Et les exemples ne manquent pas ! Et les animaux migrateurs, pourquoi migrent-ils si le climat ne leurs sied si bien ?
      Ce que que je veux dire c’est qu’opposer animaux et humains est complètement débile ! Ça ne résoud absolument rien aux conditions de vie ET des humains ET des animaux, ça ne fait du bien à personne, c’est juste du racisme d’espèces !

    • Effectivement @odilon, c’est UN article (j’arrivais d’un article qui avait été écrit à 4 mains d’où le terme) bien que je n’ai pas dit « Les » mais « Des » journalistes, ce n’est donc pas tout les journalistes que je visais.
      Question insultes, entre autres envers les animaux, j’évite également de les employer quand j’y pense, on l’avait évoqué dans une discussion sur seenthis, où on s’accordait à dire que le choix était déjà large sur l’éventail de la putréfaction et des excréments.

    • Le message ne dit pas que la animaux se foutent de la météo, mais qu’ils se foutent qu’on utilise leur nom en tant qu’insulte, ce qui n’est pas tout à fait faux. Contrairement aux pauvres, qui eux, lisent parfois le Monde ou autre média, et ne sont pas forcément enchantés qu’on utilise des synonymes de leur condition sociale en tant qu’insulte ou assimilé.


  • Conférence au Musée de l’Homme

    Aujourd’hui j’ai été voire une des conférence du cycle « L’animal dans tous ses états » dont j’avais parlé ici http://seenthis.net/messages/445366 (j’étais pas de bonne humeur ce jour là !)

    C’était très interessant, sur les animaux de boucherie.
    En étudiant le programme d’un peu plus près j’ai vu que le Jeudi 28 janvier 2015 de 14 h à 17 h il y a entre autre une intervention de #Jocelyne_Porcher ainsi que des intervenants sur la question du #spécisme et de l’ #antispécisme. Je met le programme complet des deux prochaines conférences.

    Jeudi 21 janvier 2015 de 14 h à 17 h

    Statut(s) de l’animal de compagnie, au service de l’Homme et sacré
    Modérateur : Christophe Guitton (Vétérinaire, spécialiste du droit de l’animal)

    Statut(s) du chat à travers l’histoire par Jean-Denis Vigne (Archéozoologue, Directeur de recherche au CNRS – UMR 7209 Archéozoologie Archéobotanique)
    Peut-on manger le bœuf avec lequel on a labouré ses champs ? Usages et mésusages des animaux domestiques en Grèce et à Rome par Christophe Chandezon (Professeur d’Histoire ancienne, Université de Montpellier Paul-Valéry)
    L’homme et le taureau dans la tauromachie par Francis Wolff (Philosophe, Professeur émérite à l’ENS de Paris)
    Au cœur du sacré, l’animal sacrificiel par Anne-Marie Brisebarre (Ethnologue, Directrice de recherche émérite au CNRS, Collège de France)

    Jeudi 28 janvier 2015 de 14 h à 17 h

    Débats autour des droits des animaux
    Modérateur : Denis Vialou (Préhistorien, Professeur émérite au Muséum national d’Histoire naturelle, Département de Préhistoire)

    Nos cousins les grands singes par Shelly Masi (Primatologue, Muséum national d’Histoire naturelle, Département Hommes, Natures, Sociétés)
    Droits de l’animal et antispécisme par Enrique Utria (Philosophe, Université de Rouen, traducteur de Les Droits des animaux de Tom Regan, éd. Hermann, 2013)
    Point de vue d’un zootechnicien par Bernard Denis (Vétérinaire, Président de la Société d’Ethnozootechnie)
    Théorie du don et travail animal par Jocelyne Porcher (Sociologue, Directrice de recherche à l’INRA-SAD)

    cc @aude_v @sandburg @odilon @martin5 @nicolasm

    J’ai raté la première conférence mais il devrait en principe y avoir un enregistrement disponible sur le site du musée. Je mettrais les liens a ce moment là.

    Le publique semblait principalement composé de collègues archéozoologues, médiévistes, ethnologues, archéologues, historien·ne·s. Il y a eu à la fin un petit débat, sur le #carnisme, #végétarisme, #végétalisme, les #vegans, l’ #industrialisation, la #mécanisation de l’ #agriculture, la #chasse, le #paysage et pas mal de choses souvent bien débattues ici. Les mots #zoophages et #sarcophages ont été prononcés et à la fin j’ai pu discuter un peu de #cannibalisme avec Marylène Patou-Mathis. Du coup je suis de bien meilleur humeur que lors de ma dernière visite au musée. Alors le musée de l’Homme me plait pas mais l’auditorium Jean Rouche il est sympas.


  • Définition des genres selon le maxi Robert 2016 et le Larousse de poche 2016
    http://viedelamia.canalblog.com/archives/2015/08/06/32447179.html

    Nous le savions déjà : les dictionnaires ne sont pas exempts de toute domination : d’une part, par le choix des mots présents, de l’autre par la définition même des mots.Dans l’exemple qui nous préoccupe, il s’agit des définitions des genres (qui dans une société binariste sont deux officiellement )même si en réalité il y en a bien plus.

    #sexisme #dictionnaire #vocabulaire #specisme #oppression


  • Jurassic World (2/2) : sidekick noir, asiatique vicieux et puissantes voitures allemandes
    http://www.lecinemaestpolitique.fr/jurassic-world-22-sidekick-noir-asiatique-vicieux-et-puissantes

    Vous trouverez la première partie de cette critique sur cette page. Jurassic World, un film raciste Ceux qui espéraient que tourner dans une production américaine permettrait à Omar Sy d’interpréter autre chose que le bon noir de service, détrompez-vous. Sy, qui n’apparaît que quelques minutes à l’écran tout au long du film, incarne ici le […]

    #Cinéma #armée #capitalisme #militarisme #nouvelles_technologies #racisme #spécisme


  • Parle avec elle, et surtout qu’elle se taise !
    http://www.lecinemaestpolitique.fr/parle-avec-elle-et-surtout-quelle-se-taise

     Sorti en 2002, « Parle avec elle » (titre original : « Hable con ella ») est un film de Pedro Almodóvar qui a été encensé par la critique. Pour Télérama : « Parle avec elle est un grand film sur la transmission et le don ultime de soi. Un film d’amour fou, mais encore de deuil et de renoncement. » D’après le […]

    #Cinéma #cinéma_espagnol #féminité #masculinisme #masculinité #sexisme #spécisme #viol #violences_contre_les_femmes


  • Étant donné que l’homme est un #Animal
    http://www.larevuedesressources.org/etant-donne-que-l-homme-est-un-animal,2802.html

    Comment parler du rapport homme animal, quand les termes eux mêmes sont indécidables. Humains / animaux fait déjà plus honneur à la diversité des deux côtés. Derrida parlait quant à lui de « l’animot »… Sans parti pris et sans alarmisme, ce film fait parler des humains. Un zootechnicien, une militante, un généticien, un historien, des éleveurs, un vétérinaire. Tous déclinent une idée très différente de ce qu’est un animal — tous à leur manière dessinent une représentation de l’autre, plus ou moins utile, (...)

    #Biosystèmes_critiques

    / #Vidéo, #Cinéma_documentaire, Animal, #Spécisme, #Monde_animal, #Éthique_animale, Anthropologie / (...)

    #Anthropologie_/_Ethnologie


  • « les agriculteurs antiragondins ont aussi mis en lumière l’absurdité du droit animalier français et de ses catégories. Plongée dans l’incohérence juridique jusqu’à l’écœurement. [...] Avec leurs grandes incisives oranges et leurs imposantes moustaches blanches, ces descendants d’immigrés sud-américains sont les Roms de la nature. »

    http://www.liberation.fr/terre/2014/11/16/ragondins-sans-papiers_1144219

    #ragondins #droit #spécisme #FNSEA #roms #NAC #pas_d_autre_idée_de_mot_croisillon


  • Et si le but ultime de l’industrie agroalimentaire était de se débarrasser des animaux d’élevage ? - Basta !
    http://www.bastamag.net/Et-si-le-but-ultime-de-l-industrie

    La question du bien-être animal est de plus en plus pointée du doigt. Les vidéos montrant la maltraitance d’animaux suscitent l’indignation. Les élevages industriels provoquent la méfiance. Dans ce contexte, la perspective de produire de la nourriture sans animaux, à partir de cellules souche ou d’aliments de synthèse, serait-elle une solution à la souffrance animale ? Au contraire, prévient la sociologue Jocelyne Porcher, qui interroge notre relation aux animaux d’élevage. « Avec les multinationales qui investissent dans les poulets sans poulets ou la mayonnaise sans œuf, nous nous dirigeons vers la disparition des animaux d’élevage. Le capitalisme néolibéral n’a que faire des animaux. » Entretien.

    #veganisme #spécisme #industrie


  • Frère des ours (2003) : qui est le monstre ?
    http://www.lecinemaestpolitique.fr/frere-des-ours-2003-qui-est-le-monstre

    Cet article inaugure une série d’analyses portant sur les films d’animation qui développent un propos antispéciste. L’antispécisme est la position politique égalitariste qui refuse et combat l’exploitation des animaux par les humain-e-s, ainsi que tous les discours qui légitiment cette exploitation. Comme j’ai essayé de le montrer ailleurs sur ce site, les films d’animation sont […]

    #Films_d'animation #amour #antispécisme #Disney #racisme #spécisme #virilisme


  • C’est à vous de voir ce que vous faites maintenant !
    https://coutoentrelesdents.noblogs.org/post/2014/08/20/cest-a-vous-de-voir-ce-que-vous-faites-maintenant

    Surveille ton langage ! Une société de #dominations Nous vivons dans une société (ou un agglomérat de sociétés connectées) qui baigne dans les #oppressions diverses et variées : #racisme, #sexisme, homophobie, biphobie, lesbophobie, transphobie, #classisme, validisme… Depuis notre naissance, selon … Continue reading →

    #LUTTES #action_direct #âgisme #intersectionalité #luttes #pensé_critique #spécisme


  • C’est à vous de voir ce que vous faites maintenant !
    http://coutoentrelesdents.noblogs.org/post/2014/08/20/cest-a-vous-de-voir-ce-que-vous-faites-maintenant

    Surveille ton langage ! Une société de #dominations Nous vivons dans une société (ou un agglomérat de sociétés connectées) qui baigne dans les #oppressions diverses et variées : #racisme, #sexisme, homophobie, biphobie, lesbophobie, transphobie, #classisme, validisme… Depuis notre naissance, selon … Continue reading →

    #LUTTES #action_direct #âgisme #intersectionalité #luttes #pensé_critique #spécisme


  • « Blackfish » lève le voile sur les conditions de vie des orques en captivité
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/11/21/blackfish-leve-le-voile-sur-les-conditions-de-vie-des-orques-en-captivite_35

    Lorsque Dawn Brancheau est morte, le 24 février 2010, après avoir été attaquée par l’orque vedette de Seaworld [Tilikum], parc aquatique animalier de référence aux Etats-Unis, la tragédie a enflammé les chaînes d’information en continu. Près de quatre ans plus tard, la sortie de Blackfish, un documentaire qui enquête sur la mort de la soigneuse, déclenche à son tour un torrent de réactions, aussi bien dans les médias que du côté du public.

    (...)

    Tilikum a été pêché de cette manière en 1983, en Islande. Après sa capture, il passe les premières années de sa vie dans un parc au Canada, raconte Blackfish, images d’archives et témoignages à l’appui. Les nuits, il est enfermé dans une « boîte en fer flottante » de six mètres de long et neuf mètres de profondeur, avec deux autres femelles. Durant cette période, il est régulièrement attaqué et blessé jusqu’au sang par ses deux congénères. A ce moment-là, l’orque a probablement pu développer une forme de psychose, note un expert interrogé dans le film. C’est dans ce parc que Tilikum fera sa première victime. Il tuera en tout trois fois pendant ses années de captivité.

    (...)

    Or, en captivité, les communautés d’épaulards sont séparées et les individus mélangés. A l’état sauvage, les orques vivent en « familles » de vingt ou cinquante individus et parcourent des dizaines de kilomètres par jour. Chaque famille possède ses propres codes, son propre langage. Dans les bassins, les orques sont en proie aux agressions et ne peuvent nager nulle part. Les experts interrogés dans le documentaire sont unanimes : la captivité fabrique des animaux frustrés, qui s’ennuient et meurent jeunes. L’institution zoologique « la plus respectée au monde » n’est pas comparable à la liberté.

    Faut-il libérer les orques en captivité ?
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/04/21/une-proposition-de-loi-californienne-veut-liberer-les-orques-en-captivite_44

    Faisant écho au retentissant documentaire américain Blackfish, sorti en 2013, un élu californien a présenté, le 20 février, une proposition de loi dite « de bien être et de sécurité de l’orque » (The Orca Welfare and Safety Act), qui vise en particulier à libérer les épaulards en captivité.

    (...)

    Tim Zimmermann a coécrit Blackfish et est l’auteur de « The killer in the pool », un article publié par le magazine Outside, qui a servi de base au documentaire. Selon lui, Shamu (le nom générique donné à tous les orques du parc), est responsable de plus de 70 % du profit de Seaworld. « Si l’on ne connaît pas le chiffre exact, il est tout à fait juste de dire que Shamu est le cœur de métier de Seaworld », affirme Tim Zimmermann. Ce qui explique pourquoi le groupe se bat pour ne pas l’abandonner, selon Blackfish.

    (...)

    Autre argument de poids de la part de Seaworld : si une telle loi venait à entrer en vigueur, le parc a averti qu’il lui suffirait de déménager ses orques dans un autre Etat. Le groupe possède en effet deux autres parcs, en Floride et au Texas, où aucune initiative de ce genre n’a pour l’instant vu le jour.

    Une campagne contre la captivité des orques fait plonger Seaworld à la Bourse
    http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/08/13/une-campagne-contre-la-captivite-des-orques-fait-plonger-seaworld-a-la-bours

    Une campagne contre les parcs à thèmes aquatiques de Seaworld au sujet de ses orques a fait plonger le cours de l’action de plus de 30 % à la Bourse de New York, mercredi 13 août.

    #spécisme #maltraitance_animal