• What the #coronavirus market fall means for your pension | Money | The Guardian
    https://www.theguardian.com/money/2020/mar/09/what-the-coronavirus-market-fall-means-for-your-pension?CMP=share_btn_t
    https://i.guim.co.uk/img/media/0975a2648156369bb035c2de114221592a5a166f/759_541_3599_2159/master/3599.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali
    #retraites

    Savers are nursing losses approaching 10% in their pension schemes since the start of the coronavirus market panic, while holders of share Isas have lost as much as a quarter of all their money in some funds.

    The stock market rout means someone who had accumulated £250,000 in their pension scheme at the start of this year will have seen it shrivel to about £225,000 on Monday.

  • Enough 14 — Its time to revolt ! - -So-called #Mexico : Indigenous Communities Win First Battle Against #AMLO’s Mayan Train
    https://enoughisenough14.org/2020/02/27/so-called-mexico-indigenous-communities-win-first-battle-against-a

    As Mexican President Andres Manuel Lopez Obrador and his “Fourth Transformation for Mexico” continue to push for megaprojects and to align himself with members of Mexico’s powerful economic elite, indigenous communities continue to resist by all means necessary.

    Originally published by Avispa Midia. Translated by Voices in Movement.

    Indigenous communities belonging to the Mayan Peninsular and Ch’ol peoples in the municipality of Calakmul, Campeche, obtained a provisional suspension of the implementation of the Mayan Train project by the Federal Judicial Power on January 14. The communities organized within the Regional Indigenous and Popular Council of Xpujil (CRIPX) had previously submitted a request for protection against the consultation on the Mayan Train project which was carried out by the federal government in November and December 2019.

    Amparo : https://fr.wikipedia.org/wiki/Amparo_(droit)

    Fonatur : https://www.gob.mx/fonatur/que-hacemos

    #Mexique #AMLO #train_maya #spoliation_des_terres

  • Totems et Tabous

    Un imposant palais, le Musée Royal de l’Afrique Centrale à Bruxelles. Rénové, il devient aujourd’hui l’Africa Museum ! Une voix venue d’Afrique hante les lieux... Elle nous raconte les origines coloniales de ce musée. Aujourd’hui, c’est le temps de l’ouverture à la restitution de cet héritage. Une restitution vers des Musées en République démocratique du Congo, au Sénégal,... C’est le temps de la réconciliation avec le passé...

    http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/55083_1
    #film #film_documentaire
    #Belgique #Musée_Royal_de_l'Afrique_centrale #Congo_Kinshasa #musée #Léopold_II #stéréotypes #colonisation #appropriation #colonialisme #restitution #histoire_coloniale #mémoire #imaginaire #peur #spoliation #objet #décolonisation #sauvagerie #exposition_universelle (1897) #zoo_humain #travail_forcé #Congo_belge #symbole #nationalisme #récit_national #clichés #domination #masque #culture #identité_culturelle #Zaïre #Mobutu

    #géographie_culturelle

    ping @karine4 @cede

  • Israeli singers form bridge to Arab countries
    https://www.al-monitor.com/pulse/originals/2019/12/israel-morocco-egypt-bahrain-jordan-zehava-ben-sarit-hadad.html

    Israeli journalists attending the Regional Economic Conference in Bahrain in June were surprised to find local music stores selling CDs by Israeli artists such as Eyal Golan, Sarit Hadad and Moshe Peretz. What these performers all have in common is that their music, which is often noted for its vocal trills, is described in Israel as Middle Eastern or Mediterranean. The singers are often accompanied by local instruments like the oud, a short-necked, lute-like string instrument, and the darbuka, a goblet-shaped hand drum.

    Israeli Middle Eastern music has long been popular in Arab countries, including the Palestinian territories, finding an audience in the latter part of the previous century. The singer Zehava Ben performed in 1996 in Jericho. Once considered the most popular Israeli singer in the Arab world, Ben has performed in many of the Arab states as well. In 2008, she entertained the idea of concerts in Lebanon and Gaza, but the Israeli security services stopped her from doing so. The pop singer Sarit Hadad performed in Jordan in 1997 under the name Sirit Hadad Mutra Beit Al Carmel, and while there, she even recorded an album of songs in Arabic.

    Israel is considered a foreign transplant in the Middle East, largely because of its different culture, but Israel has a large population of Mizrahim, Jews from Arab lands, who immigrated in the 1950s and 1960s. The current estimate is that they and their descendants make up between one-quarter and one-third of Israel’s Jewish population, but accurate figures are difficult to calculate. The Mizrahim tend to sustain a connection to the native language of their parents’ generation, usually the Arabic dialect of their countries of origin.

    The singer-songwriter Avihu Medina is behind some of the biggest hits on the Israeli Middle Eastern music scene. He told Al-Monitor that he sometimes thinks that Israeli Middle Eastern music is more popular in the Arab world than it is in Israel. A Yemeni Jew born in 1948, Medina took part in the fight to add this style of music to the Israeli soundtrack. Before that, Israeli music had been dominated for decades by music editors and opinion makers who preferred Western genres and traditional music from Eastern Europe, mostly Russian and popular in the 1950s and 1960s in Israel. They disparaged Middle Eastern music, even though, as Medina pointed out, oriental music was much more connected to the region than the music promoted by the decision-makers.

    #israël #pillage #spoliation #méditerranée #accaparement #dépossession #spoliation

  • Des Cambodgiens poursuivent le groupe #Bolloré pour avoir détruit leur #forêt_sacrée

    Quatre-vingts paysans #Bunong estiment avoir été spoliés de leur forêt ancestrale, remplacée par des plantations d’#hévéas. Une audience a eu lieu mardi à Nanterre.
    Neuf paysans cambodgiens issus de la minorité autochtone des Bunongs ont parcouru près de 10 000 kilomètres, depuis leur province de Mondol Kiri, à l’est du pays, pour réclamer justice contre le groupe Bolloré devant… la 6e chambre civile du TGI de Nanterre (Hauts-de-Seine).

    Mardi 1er octobre, flanqués de trois interprètes et de leur avocat du barreau de Paris, Me Fiodor Rilov, ces femmes et ces hommes, qui s’estiment spoliés de leurs terres, ont assisté en rangs serrés et en silence, à une audience dite de mise en état dans l’affaire qui les oppose, depuis 2015, au groupe de l’industriel breton, dont le siège se trouve dans le ressort du TGI.

    « On ne parlera pas du fond, c’est-à-dire de qui a fait quoi », a pédagogiquement lancé en préambule la présidente, Cécile Brouzes, rappelant qu’il s’agissait là seulement d’une phase de la procédure contradictoire qui permet à chacune des parties, par l’intermédiaire de leurs avocats, de produire des pièces et d’échanger des conclusions afin que le dossier soit fin prêt pour un examen sur le fond, ultérieurement.

    Quelque 7 000 hectares de forêt accaparée

    A l’été 2015, cinquante et un Bunongs – ils sont aujourd’hui quatre-vingts – ont assigné en justice la #Socfin-KDC, joint-venture entre la holding #Socfinasia, une société luxembourgeoise dont le groupe Bolloré est actionnaire à près de 39 %, et la #Khao_Chuly, une entreprise de construction cambodgienne, proche du pouvoir central.

    Les Bunongs réclament la restitution de leurs terres ainsi que des dommages et intérêts

    Ces paysans accusent la Socfin-KDC de s’être accaparé illégalement, en 2008, avec l’aval du gouvernement cambodgien, quelque 7 000 hectares de forêt composant leur terre ancestrale pour y établir des plantations d’hévéas, arbres à caoutchouc. Les Bunongs réclament la reconnaissance de responsabilité du groupe Bolloré dans ce qu’ils estiment être une spoliation, la restitution de leurs terres ainsi que des dommages et intérêts.

    Ils pratiquent une « agriculture itinérante de subsistance » et « une croyance animiste fondée sur la sacralisation des forêts », a expliqué Me Rilov, la veille de l’audience, lors d’une conférence de presse à son cabinet. Ses clients reprochent donc au groupe Bolloré une déforestation massive ayant abouti à leur déplacement, à la destruction de leur habitat naturel, de leurs moyens de subsistance, de leurs lieux de culte et à celle d’arbres centenaires, considérés comme des divinités.

    « La compagnie n’a pas respecté nos droits »

    « J’ai perdu ma terre à cause de l’investissement de Socfin, a poursuivi Sorng Prou, une des quatre-vingts plaignants, dans sa langue natale par le truchement d’un traducteur anglophone. La compagnie n’a pas respecté nos droits ni obtenu le consensus des villageois. Je veux récupérer ma terre et qu’on répare ce qui a été détruit. Avant, je vivais heureuse, mais depuis, on a perdu nos occupations traditionnelles, et on a peur quand on va dans la forêt. »

    « Paris, c’est grand, la vie ici a l’air d’être meilleure, pourquoi Socfin est venue détruire nos vies ? », a interrogé Klang Phoul, un autre plaignant en fondant en larmes, comme terrassé par le choc des cultures.

    Initialement prévue en février, l’audience avait été renvoyée au 1er octobre après le refus des services consulaires français d’accorder un visa à neuf plaignants, un représentant d’ONG et un avocat cambodgiens, tous désireux d’effectuer le déplacement. Me Fiodor Rilov avait plaidé avec succès la « violation », par l’administration française, du « droit à un procès équitable » et la nécessité de leur présence.

    A l’audience de mardi, l’avocat des Bunongs a demandé à la juge d’ordonner la communication par le groupe Bolloré des baux, du registre du personnel, de la liste des dirigeants et des principaux clients et des contrats de #Terres_Rouges_Consultant (TRC), une société dissoute en 2012 dont le siège se trouvait dans la tour Bolloré, à Puteaux (Hauts-de-Seine).

    « Etablir la #responsabilité_civile_délictuelle »

    Selon lui, ces pièces permettront d’« établir la #responsabilité civile délictuelle » de l’industriel breton, qu’il soupçonne d’être le « gestionnaire directe » et le « véritable décideur de ce qui s’est passé dans les plantations » par l’intermédiaire de la « structure-véhicule » qu’était TRC. Une mise en cause que réfute l’industriel en arguant qu’il n’est qu’un actionnaire minoritaire, avec près de 39 % des parts, dans la Socfin-KCD qui gère les affaires sur place.

    Les avocats des sociétés assignées ont riposté en soulignant qu’ils réclament « depuis deux ans et demi » des documents établissant formellement « l’identité et les titres de propriété » de chacun des plaignants. Me Rilov s’est engagé à faire parvenir au TGI les « trente pièces d’identité manquantes » – qui sont en cours d’établissement, car ses clients n’en ont, pour la plupart, jamais eu – et les documents juridiques leur permettant de demander la restitution des terres.

    Dans son jugement mis en délibéré au 8 novembre, la 6e chambre civile dira si elle fait droit aux demandes de communication des pièces réclamées aux sociétés mises en cause par les Bunongs, et si elle diligente une expertise sur les plantations pour évaluer le préjudice supposé. S’il obtient gain de cause, Me Rilov assure qu’il disposera alors des éléments permettant l’examen du dossier au fond par le TGI d’ici une année. En revanche, si la juridiction rejette ces demandes, comme le veulent les sociétés mises en cause, la procédure s’arrêtera définitivement.

    Selon l’avocat des Bunongs, près de deux cents paysans camerounais se disant victimes de la Socapalm, une société spécialisée dans l’#huile_de_palme détenue par le groupe Bolloré, seraient dans une situation identique à celle de ses clients cambodgiens, et ils pourraient demander à se joindre à la procédure.

    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/10/01/des-cambodgiens-poursuivent-le-groupe-bollore-en-justice-pour-avoir-detruit-

    #forêt #déforestation #Cambodge #Punan #spoliation #plantations #justice #France #accaparement #Mondulkiri #palmiers_à_huile #Mondulkiri #terres #Pnong #peuples_autochtones

    ping @albertocampiphoto @odilon

    merci @fil l d’avoir signalé cet article

    Appel au seenthisien·nes... si vous avez des infos sur la suite du procès, ça serait super si vous pouvez m’en informer... #merci !
    @seenthis

    • Il s’agit de la même région où vit #Mony_Hong... dont j’ai parlé sur @visionscarto (photos : @albertocampiphoto )
      –-------

      Mony Hong, habité par la forêt

      Dans le village de Leng Ness, dans la forêt tropicale cambodgienne, une rencontre inopinée avec un passionné cartographe, en lutte contre la déforestation et pour les droits des peuples autochtones. Mony Hong nous fera découvrir la région, ses cartes et son projet.


      https://visionscarto.net/mony-hong-habite-par-la-foret

    • Article sur le sujet sur Mediapart.

      https://www.mediapart.fr/journal/economie/011019/des-cambodgiens-paris-pour-demander-des-comptes-bollore

      #colonialisme

      Dans le cadre étriqué de la petite salle d’audience du tribunal de grande instance de Nanterre (Hauts-de-Seine), l’agitation de ce mardi 1er octobre au matin agace. « On n’est pas au cirque », lance la présidente de l’audience, avant de se reprendre et de traiter avec prévenance tous les présents qui s’entassent dans la pièce aux airs de banale salle de réunion. Venus pour assister à ce qu’ils pensaient être une courte audience de procédure, les défenseurs de la société Bolloré, de sa filiale la Compagnie du Cambodge et de son « partenaire » Socfin, ont plus de mal à masquer leur exaspération face au happening se déroulant sous leurs yeux.

      Massés dans la pièce, une dizaine de paysans cambodgiens et leurs traducteurs, plusieurs journalistes et quelques représentants d’ONG ayant réussi à se faufiler sont présents, à l’invitation de l’avocat Fiodor Rilov, pas mécontent de son effet.

      Connu pour sa défense des salariés de nombreuses usines ayant fermé en France (dont ceux de Whirlpool et de son repreneur éphémère à Amiens), l’avocat a réussi une fois de plus à attirer l’attention. Et contribue à entretenir ce qui constitue une épine, petite mais urticante, dans le pied du mastodonte Bolloré : sa participation à la gestion de plantations de palmiers à huile et d’hévéas, en Afrique, mais aussi au Cambodge.

      Les neuf cultivateurs cambodgiens ayant fait le déplacement jusqu’à Nanterre représentent quatre-vingts plaignants attaquant le groupe Bolloré pour contester la manière dont les plantations d’hévéas se sont développées dans leur région depuis 2008. Leur assignation, au civil, date de 2015 (https://www.mediapart.fr/journal/economie/280715/bollore-attaque-en-france-pour-ses-plantations-au-cambodge). Ils réclament chacun des dizaines de milliers d’euros de dommages et intérêts, mais aussi de pouvoir retourner sur leurs terres.

      Originaires de la commune de Bousra, dans la province de Mondolkiri, tout à l’est du Cambodge, ils appartiennent à l’ethnie bunong, une population indigène locale. Sur place, l’ethnie regroupe 850 familles, réparties dans sept villages. Les Bunong pratiquent une agriculture itinérante et ont des croyances animistes, fondées sur la sacralisation des forêts et des lieux de sépulture de leurs ancêtres. Selon les termes de leur assignation, ils « ont été victimes d’une véritable catastrophe économique, sociale, environnementale et religieuse, entièrement imputable aux sociétés du groupe Bolloré qui les ont privés de leurs ressources et ont détruit leur cadre actuel et leurs lieux de culte ».

      Socfin-KCD, la filiale locale dépendant de la nébuleuse Bolloré a commencé à développer la monoculture d’hévéas avec l’accord du gouvernement cambodgien, qui lui a attribué l’exploitation des terres. En théorie, la multinationale française a payé aux Bunong 200 dollars par hectare de terre exploitée. Mais ils sont nombreux à affirmer n’avoir touché que quelques dizaines de dollars, voire n’avoir eu droit à aucune indemnisation lorsqu’ils ont été invités à quitter leurs terres.

      Le cas des Bunong au Cambodge a déjà été largement documenté. Par la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) d’abord, qui a publié en 2008 un rapport très sévère (https://www.fidh.org/La-Federation-internationale-des-ligues-des-droits-de-l-homme/asie/cambodge/Terrains-defriches-droits-pietines) sur les agissements de la filiale du groupe, Socfin-KCD, chargée des plantations cambodgiennes. Rapport qui avait valu à l’ONG un droit de réponse salé de Socfin… (https://www.fidh.org/La-Federation-internationale-des-ligues-des-droits-de-l-homme/asie/cambodge/Droit-de-reponse-de-Socfin-au) Un documentaire a également été réalisé sur le sujet en 2014 (http://indomemoires.hypotheses.org/13877) et sa co-réalisatrice, Anne-Laure Porée, en a bien parlé dans le quotidien suisse Le Temps (http://www.letemps.ch/Page/Uuid/de3924c2-aa0d-11e3-a7f6-006044306642/Au_Cambodge_les_Bunong_essaient_de_r%C3%A9sister_contre_le_vol_de_leurs_terr).

      Les riverains cambodgiens des plantations du groupe Bolloré sont loin d’être les premiers à contester la façon dont ils sont traités. Mediapart a déjà largement raconté (https://www.mediapart.fr/journal/economie/080417/accaparement-des-terres-l-interminable-bras-de-fer-avec-le-groupe-bollore?) les revendications du collectif international qui s’est créé pour porter les protestations contre le groupe français de paysans venus notamment du Cameroun, de Côte d’Ivoire, du Liberia et de Sierra Leone. Le groupe, ou ses diverses filiales, est très chatouilleux sur le sujet. Il a, parmi d’autres, intenté un procès en diffamation à Mediapart (https://www.mediapart.fr/journal/france/280118/l-empire-bollore-et-la-socfin-sont-mis-en-difficulte-devant-le-tribunal) et deux ONG, qu’il a définitivement perdu (https://www.asso-sherpa.org/poursuites-baillons-groupe-bollore-desistement-de-socfin-socapalm-lacti).

      Pourtant, en Asie comme en Afrique, les militants sont porteurs de revendications que le groupe connaît bien, énumérées par exemple dans une lettre ouverte (http://projet-react.org/web/63-lettre-commune-des-riverains-a-vincent-bollore.php) qui avait été remise en main propre à Vincent Bolloré en juin 2013. « Il y a quelques années, nous observions des rites dans la forêt, avec les animaux sauvages, c’était notre quotidien. Nous cultivions la terre, nous ramassions des fruits dans la forêt », a témoigné lors d’une conférence de presse Kroeung Tola, l’un des Bunong présents qui ont dû décaler leur venue, car ils n’avaient pas obtenu de visas en février (https://www.mediapart.fr/journal/international/120219/cambodgiens-contre-bollore-le-report-du-proces-accorde). Le cultivateur a expliqué que les autochtones ont déposé plusieurs plaintes auprès des autorités cambodgiennes, sans aucune amélioration. « Nous espérons et nous croyons que la justice en France sera plus indépendante », a-t-il plaidé.

      « Cette société est venue investir dans mon village, mais ils n’ont pas respecté la loi. Ils ont lancé leur projet avant d’avoir obtenu le consensus dans tout le village, a insisté pour sa part Sorng Prou, seule femme du voyage. Je demande qu’on me rende ma terre. » « Ici, la vie a l’air d’être meilleure, a lancé Klang Phoul, en larmes. Pourquoi Socfin est-elle venue détruire nos vies ? »
      Des documents signalant l’implication de Bolloré

      Ces demandes fortes, n’étaient pourtant pas l’objet des débats de ce mardi au TGI de Nanterre. L’audience sur le fond n’interviendra pas avant un an, au plus tôt. Les avocats des deux parties étaient en réalité réunis pour exiger, chacun de son côté, la production de documents, nécessaires selon eux, pour la procédure.

      Disant toute son « exaspération » face à son confrère Rilov qui se saisit de toutes les occasions pour transformer « les audiences en caisses de résonance médiatiques », Olivier Baratelli a rappelé les demandes des trois avocats défendant les diverses sociétés liées à Bolloré. L’avocat historique du groupe, qui défend ici la Compagnie du Cambodge, l’une de ses plus importantes filiales, réclame depuis 2016 que les plaignants produisent des documents d’identité complets et certifiés, mais aussi, et surtout, les documents attestant qu’ils disposent du droit de propriété ou de jouissance sur les terres qu’ils estiment avoir perdues.

      « C’est bien le minimum », appuie Dominique de Leusse, qui défend Socfin. Il rappelle qu’il attend que les documents fournis par les Bunong précisent notamment la « superficie exacte » et « la localisation » des terrains qui font l’objet du conflit. C’est d’ailleurs ce que demande depuis février 2017 le tribunal aux premiers plaignants l’ayant saisi, une cinquantaine d’autres ayant suivi depuis. Faute de la production de ces documents, Bolloré et ses alliés demandent que la procédure s’arrête.

      Ces demandes peuvent paraître simples, mais elles posent un sérieux problème aux Bunong, qui ne disposent pas tous de documents d’identité et occupaient leurs terres de façon traditionnelle depuis des décennies, mais sans posséder de titres de propriété formels, au sens où les entend le droit français. Ils ont néanmoins promis, par l’intermédiaire de leur avocat, qu’ils fourniront toutes les pièces nécessaires dans les mois qui viennent.

      De son côté, Fiodor Rilov demande que soient rendus publics de nombreux documents liant le groupe Bolloré à ses filiales ou partenaires chargés des plantations, afin d’éclaircir une fois pour toutes leurs relations. Et l’avocat dispose déjà de plusieurs pièces montrant que ses demandent pourraient enfoncer un sérieux coin dans la défense traditionnelle du groupe.

      En effet, Bolloré répète avec constance depuis de longues années n’être en rien mêlé à la gestion effective des plantations détenues par Socfin, bien que l’entreprise française en soit le premier actionnaire avec 38,7 % du capital. « Bolloré SA n’a strictement aucun lien avec cette affaire », argumentait encore lundi Olivier Baratelli dans une réponse à l’AFP (https://www.africaradio.com/news/des-paysans-cambodgiens-contre-bollore-mardi-devant-la-justice-francais), assurant avec le plus grand sérieux qu’il s’agit d’« un problème strictement cambodgien ».

      Sur le papier, c’est bien le dirigeant de Socfin, Hubert Fabri, qui a la main sur les hévéas et les palmiers à huile, depuis qu’il s’est partagé avec Vincent Bolloré les restes (considérables) de l’ex-groupe colonial Rivaud, dont le Français a pris le contrôle en septembre 1996 (lire ici notre récit détaillé https://www.mediapart.fr/journal/economie/020209/enquete-sur-la-face-cachee-de-l-empire-bollore?). Mais, en vérité, les deux hommes entretiennent toujours des rapports étroits : Fabri siège dans différentes instances du groupe Bolloré depuis 1987 et Bolloré demeure, au côté d’un second représentant de son groupe, l’un des six membres du conseil d’administration de Socfin, qui comprend aussi Hubert Fabri et son fils.

      Pour contrecarrer cette argumentation bien rodée, Fiodor Rilov a mis la main sur les rapports d’activité de 2007 à 2011 d’une entreprise nommée Terres rouges consultant. L’entreprise a été dissoute le 31 décembre 2012, mais elle était hébergée directement dans la tour Bolloré, le siège du groupe à Puteaux (Hauts-de-Seine). Son activité déclarée début 2008 était explicitement « la gestion de Socfin-KCD, société de droit cambodgien, avec pour objectif la création de 15 000 ha de plantations industrielles d’hévéas dans le Mondolkiri à l’est du Cambodge ».

      Le rapport d’activité indiquait par ailleurs que Terres rouges consultant « gère trois sociétés agro-industrielles au Cameroun (Socapalm, SPFS, Safacam) », c’est-à-dire les plantations camerounaises appartenant à Socfin et que Bolloré a toujours démenti diriger directement. Cette petite phrase a permis à Fiodor Rilov d’annoncer que près de deux cents paysans camerounais se disant victime de la Socapalm allaient se joindre à la procédure dans les prochaines semaines.

      L’avocat des Bunong a aussi découvert que Vincent Bolloré lui-même était administrateur de Terres rouges consultant et qu’il n’était autre que le « director number 2 » de Socfin-KCD au Cambodge. Par ailleurs, le numéro 2 de Terres rouges consultant était Bertrand Chavanes, celui qui se présentait lui-même comme le responsable des plantations du groupe Bolloré, avant de prendre sa retraite il y a plusieurs années.

      Pour Fiodor Rilov, pas de doute : « Terres rouges consultant a servi de véhicule, logé au sein même de la tour Bolloré, pour que le groupe assure la gestion effective des plantations au Cambodge. » C’est à ce titre que le groupe et ses diverses entités sont poursuivis au civil par les Bunong. Et c’est pour accréditer sa thèse que l’avocat demande la communication du bail au titre duquel Terres rouges consultant occupait des locaux au siège de Bolloré, mais aussi ses registres du personnel, la liste de ses dirigeants, les comptes de la société, ainsi que tous les liens contractuels et capitalistiques pouvant la lier avec le groupe Bolloré.

      Le tribunal rendra sa décision sur les demandes croisées des parties le 8 novembre. On saura alors si la petite épine dans le pied de Bolloré continuera à l’importuner un peu plus longtemps encore.

  • Comment Macron va contraindre les salariés à « capitaliser » leurs retraites en leur laissant croire qu’ils ont le choix.

    Réforme des retraites - Et à la fin, c’est la banque qui gagne | Le Club de Médiapart
    https://blogs.mediapart.fr/ugictcgt/blog/220719/reforme-des-retraites-et-la-fin-cest-la-banque-qui-gagne

    Jean-Paul Delevoye veut donc pousser les salariés à travailler plus longtemps en introduisant un « âge d’équilibre » de départ assorti d’un dispositif de décote/surcote. Les salariés auront donc la liberté d’arbitrer leur départ en retraite, une liberté totalement illusoire, puisque sous contrainte d’une pénalisation financière. Macron qui avait pourtant promis de ne pas toucher à l’âge de la retraite a donc trouvé par ce biais tordu le moyen de reculer l’âge de départ. Pour des générations de salariés nés après 1963, la perspective de la retraite s’éloigne donc aussi sûrement qu’elle l’a fait lors des précédentes réformes dites paramétriques.

    #salariat #retraite #capitalisation #répartition #spoliation

  • Le gouvernement planche sur le financement des HLM par des investisseurs privés | Les Echos
    https://www.lesechos.fr/finance-marches/banque-assurances/le-gouvernement-planche-sur-le-financement-des-hlm-par-des-investisseurs-pr

    @ThomasLeCour a intelligemment commenté :

    La « politique » #Logement de #Macron :
    1. Vider la caisse des HLM
    2. Ô surprise, constater des difficultés
    3. Ouvrir le financement aux banques privées

    Demain : il faudra bien rémunérer les actionnaires
    ➡️
    augmentation des loyers, vente de logements...

    https://twitter.com/ThomasLeCour/status/1144503061009727488

    Ce n’est pas la première fois que le gouvernement bouscule le secteur du #logement. En 2018, la loi ELAN a taillé dans les ressources des organismes, poussé les plus petits à la concentration et incité à la cession d’une partie du parc HLM pour financer des mises en chantier .

    Un pas supplémentaire pourrait être franchi en permettant à des investisseurs institutionnels ou à des banques privés de prendre pied dans le secteur. « Il nous faut travailler avec les bailleurs pour consolider leurs fonds propres et cela pourrait se faire avec des investisseurs institutionnels, explique une source au ministère des finances. En France, on a un modèle de financement très fermé mais il y a des pays ou les modèles sont plus hybrides, en Allemagne par exemple. Mais qui dit investisseur privé dit rendement et cela pose la question de l’évolution des modèles ».

    #profitation #spoliation

  • Susan Sontag, véritable auteure du livre phare de son mari
    https://www.actualitte.com/article/monde-edition/susan-sontag-veritable-auteure-du-livre-phare-de-son-mari/94876

    Benjamin Moser, l’auteur de cette nouvelle biographie, ne se contente pas de vagues suppositions. D’après le Guardian, il a mené une enquête très fouillée pour établir les faits avec certitude. En effet, il a obtenu un accès privilégié aux archives de l’auteure entreposées à UCLA, y compris des pièces qui ne seront pas accessibles au public avant plusieurs années. Par ailleurs, il s’est entretenu avec des personnes de l’entourage proche de Susan Sontag.

    Résultat des courses, Moser est certain que c’est Susan Sontag qui a rédigé le livre, en plus de l’important travail de recherche qu’elle a mené pour en constituer le contenu. « Susan passait toutes ses après-midi à tout écrire à partir de rien », explique Minda Rae Amiran, une amie de l’intellectuelle. Plusieurs éléments de sa correspondance permettent également d’affirmer qu’elle est l’auteure du livre de son mari.

    Un cas d’école d’effet Matilda (le fait de minimiser la contribution de femmes scientifiques à la recherche) appliqué à la littérature. L’auteur de la biographie lui-même reconnaît que s’il connaissait la rumeur qui faisait de Sontag la véritable auteure du livre, il avait quelques doutes, notamment étant donné l’âge de Sontag à l’époque. En effet, elle a épousé Rieff en 1950, à l’âge de 17 ans ; l’ouvrage sur Freud est quant à lui paru en 1959, quand elle n’avait donc que 26 ans.

    Et, lors de sa parution, le Guardian de l’époque parlait d’un « évènement à célébrer… un livre véritablement brillant sur l’importance culturelle de Freud… une contribution aux sciences humaines dont la valeur sera permanente » ! Clairement, on a vu critique plus acerbe…

    Étudiante brillante et précoce (elle termine le lycée à 15 ans avant d’intégrer les rangs de l’université), Susan Sontag a donc écrit le livre qui allait lancer la carrière de son mari… Pourquoi la vérité est-elle restée cachée ? C’est là que l’on bascule de l’injuste au tragique.

    Selon Moser, c’est au moment de son divorce que Susan Sontag a promis à Rieff d’abandonner ses droits légitimes à se revendiquer publiquement comme l’auteure de l’ouvrage. En échange de quoi, il aurait laissé la garde de leur fils à son ex-épouse.

    C’est à se demandé si un seul homme à écrit lui même l’œuvre qui lui est attribué.
    Benjamin Moser est-il marié ?

    #invisibilisation #femmes #hétérosexualité #couple #amour #haine #domination #spoliation #chantage #grand_homme

  • #Australie : les #aborigènes spoliés pourront être indemnisés

    La Haute Cour d’Australie a jugé mercredi que les aborigènes spoliés de leurs terres devaient être indemnisés en particulier pour la « #perte_culturelle » et la « #souffrance_spirituelle » endurées, une décision qui pourrait déclencher une série de procès dans le pays. La Haute Cour a jugé que les peuples #ngaliwurru et #nungali, du #Territoire_du_Nord, avaient le droit d’être indemnisés après avoir été privés de leurs #terres par le gouvernement régional qui y a bâti, notamment, des infrastructures. Elle a également rejeté un appel du gouvernement contre un précédent jugement, qui avait déterminé que les aborigènes devaient être indemnisés non seulement pour la valeur des terres perdues, mais également pour « la perte culturelle ».

    https://www.ledevoir.com/monde/549792/australie-les-aborigenes-spolies-pourront-etre-indemnises
    #indemnisation #justice #spoliation #peuples_autochtones

  • VIDEO. Emmanuel Macron hué et insulté à sa sortie de la préfecture du Puy-en-Velay
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/15336-video-emmanuel-macron-hue-et-insulte-a-sa-sortie-de-la-prefecture-d

    Qui sème le vent...

    Emmanuel Macron a été conspué et hué à sa sortie de la préfecture du Puy-en-Velay, en Haute-Loire, mardi 4 décembre. Le chef de l’État était venu constater les dégâts, alors que le bâtiment a été partiellement incendié samedi lors de la mobilisation des "gilets jaunes".

    Apprenant la venue d’Emmanuel Macron, une vingtaine de manifestants s’étaient réunis devant les grilles de la préfecture. En sortant, le président de la République a voulu ouvrir la vitre pour saluer les gens autour de lui, mais il a été rapidement hué, certains criant "Tous pourris" et "Macron démission". Le cortège présidentiel a été poursuivi, et la garde rapprochée du président a dû sortir d’un véhicule pour protéger le cortège.

    Le chef de l’État est arrivé vers 16 heures (...)

    • ÉNERGIES RENOUVELABLES, LE CASSE DU SIÈCLE - GILLES BALBASTRE (1/2)
      https://www.youtube.com/watch?v=hPy4qWJwUkA

      Co-réalisateur des Nouveaux chiens de garde en 2012 (plus de 200 000 entrées au cinéma), Gilles Balbastre vient de réaliser Main basse sur l’énergie (www.mainbassesurlenergie.com), un documentaire sur le mode narratif de la série télévisée

      Les Incorruptibles. Dans ce film en six épisodes, Balbastre enquête sur les énergies renouvelables et fait le lien avec le démantèlement du service public de l’énergie. Dans ce premier épisode d’un entretien en deux parties, le réalisateur démontre comment l’industrie des éoliennes est devenue une véritable rente pour hommes d’affaires peu scrupuleux à la fois de l’environnement et des conditions de travail des salariés. Il poursuit sa réflexion sur la privatisation des barrages hydroélectriques, reconduite par l’ex-ministre Nicolas Hulot et sur la manière dont elle prive les citoyens d’une énergie peu chère et effectivement renouvelable, au profit de grandes entreprises comme Total, de fonds de pension ou de divers détenteurs de capitaux ravis de ce cadeau inespéré : la cession des barrages.

       #électricité #énergie #nucléaire #privatisation #france #edf #electricité #économie #linky #écologie #eau #climat #environnement #spoliation #profitation #argent #europe #confiscation #Gilles_Balbastre

  • Loi Pacte : le gouvernement privatise jusqu’à l’absurde - Observatoire des multinationales
    http://multinationales.org/Loi-Pacte-le-gouvernement-privatise-jusqu-a-l-absurde

    Toujours selon François Ecalle, il faut d’ailleurs aussi rappeler que rien ne démontre que la privatisation de grands aéroports privés en Europe « ait permis aux États concernés de réaliser une bonne opération financière tout en garantissant des prix bas et une qualité élevée à leurs clients ». On peut aussi se souvenir des nombreux projets de privatisations d’aéroports régionaux lorsqu’Emmanuel Macron n’était encore que ministre de l’Économie, comme à Nice et à Lyon (lire notre article). Mais c’est surtout le cas de l’aéroport de Toulouse-Blagnac, en 2015, qui a mis en lumière les méthodes peu avouables à la fois du gouvernement lors de la vente, et du repreneur privé chinois une fois la privatisation conclue, révélées par Mediapart. Le journal avait découvert un pacte secret qui donnait le contrôle à plus de 50% aux actionnaires privés, contrairement à ce qu’affirmait le gouvernement. Dès l’automne 2016, les actionnaires chinois n’ont pas hésité à se verser un dividende exceptionnel de 15 millions d’euros en se servant dans les réserves accumulées les années antérieures.

    #privatisation #spoliation #corruption

  • #Dividendes : les actionnaires ont coûté 55 milliards au CAC40 en 2017 - Observatoire des multinationales
    https://multinationales.org/Dividendes-les-actionnaires-ont-coute-55-milliards-au-CAC40-en-2017

    Au final, plus de la moitié (52,6%) des bénéfices déclarés cette année par le CAC40 seront distribués sous forme de dividendes. De ce point de vue au moins, les firmes françaises sont parmi les plus généreuses d’Europe. Ce choix est présenté comme “naturel” mais se caractérise surtout par tout ce qu’il exclut ou relègue au second plan : l’emploi et les salaires, certes, mais aussi les #investissements qui permettraient de créer ou maintenir l’emploi demain, et de transformer l’appareil productif pour répondre aux enjeux environnementaux.

    Les dividendes ne sont d’ailleurs pas la seule forme de gratification des #actionnaires. S’y ajoutent les rachats de leurs propres actions par les entreprises, destinés à soutenir leurs cours en bourse, voire à gonfler artificiellement le patrimoine des actionnaires en procédant à l’annulation des actions qu’elles détiennent. Tous les groupes du CAC40 ont aujourd’hui leur programme de rachat d’actions propres. En 2017, ces rachats représentaient 8,26 milliards d’euros, et 11 entreprises du CAC ont annulé tout ou partie des actions propres ainsi acquises. Ce sont donc en réalité 61,8% des profits de l’année qui ont été directement alloués aux actionnaires. Au point qu’on en vient à se demander - à rebours des discours ressassés sur le coût du travail - si ce ne sont pas en réalité ces derniers qui coûtent trop cher aux #entreprises.

    #spoliation

  • SyrianObserver.com: Assad Confiscates Properties of Absentees Through Legislation
    http://syrianobserver.com/EN/News/34055


    Apr 5th, 2018 by Al-Hal (opposition website)

    Syrian lawyer and rights activist Michel Shammas said that Decree 10 for the year 2018, which was issued by the Syrian regime’s President Bashar al-Assad, “opened the door wide for demographic change and legitimizing the confiscation of the properties of millions of displaced and expelled people.”

    Shammas said on his Facebook page that the decree had a basic aim of preventing displaced and refugees from returning to their homes. He called on all Syrians living in countries of refuge and those in contact with the authorities with whom Syrians have taken refuge to inform them of the decree which deprives refugees of their properties and will therefore prevent them from returning to Syria.

    The lawyer said that the timing of the decree’s issuance will deprive millions of refugees and displaced from establishing their ownership, as most of them are wanted by security forces, adding, “The decree must be stopped from being implemented now, because a safe and calm environment is required after the return of every refugee and displaced person to their homes and areas is ensured and they are able to exercise their rights.”

    Assad issued a decree last Monday which stipulated allowing “for the establishment of one or more organizational zone within the general organizational plans for administrative units by a decree based on the proposal of the minister of local administration and environment and the amendment of some articles of legislative Decree No. 66 for the year 2012.”

    According to experts the new decree will allow for new organizational zones to be established in any province the regime government wants, like the Khalaf al-Razi zone in Damascus, or what is known as the Marotta City project.

    #RECONSTRUCTION #réfugiés #spoliation

  • La CAF persiste à taxer illégalement les allocataires du RSA| MATHILDE GOANEC, Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/090218/la-caf-persiste-taxer-illegalement-les-allocataires-du-rsa?onglet=full

    Alors que le Conseil d’État a confirmé dans un jugement de juin 2017 l’illégalité du procédé, les caisses d’allocations familiales continuent de surtaxer l’épargne des allocataires du revenu de solidarité active, et ne répondent pas à leur devoir d’information des usagers.

    Décidément, les caisses d’allocations familiales (CAF) ont bien du mal à appliquer la loi. En janvier 2017, Mediapart, alerté par des usagers soutenus par l’association Apnée, révélait que contrairement au code de l’action sociale et des familles, les CAF taxaient à tort les livrets A des allocataires des minimas sociaux. Six mois plus tard, le Conseil d’État a confirmé que cette taxation de l’épargne était illégale, à l’occasion d’un jugement délivré par le tribunal administratif de Montpellier.

    Le 17 novembre dernier, la CAF s’est donc, contrainte et forcée, enfin conformée à la jurisprudence et a même édité une circulaire, rappelant à ses agents les règles à appliquer lorsqu’un allocataire possède une épargne. La consigne semble avoir du mal à passer puisque des usagers continuent d’être illégalement « trop taxés », assure l’association Apnée, qui ferraille sur ce sujet depuis des années.

    Les allocataires du RSA n’ont par ailleurs jamais reçu une quelconque information, leur permettant éventuellement de se voir verser rétroactivement des sommes pourtant ponctionnées à tort. Ce faisant, la CAF faillit une deuxième fois à son devoir. Elle est en effet dans l’obligation d’informer les allocataires de leurs droits.

    Sur le fond, l’affaire est relativement simple : peu de gens le savent, mais le RSA (revenu de solidarité active) est loin d’être inconditionnel. Les caisses d’allocations familiales prennent en compte pour le calcul d’un RSA l’ensemble des revenus disponibles, y compris les économies épargnées et placées. Un certain nombre de bénéficiaires des minimas sociaux, pas tous, conservent en effet des bas de laine, ce qui n’a rien d’illégal mais doit être déclaré. La plupart des CAF appliquaient jusqu’ici à cette épargne une taxe forfaitaire de 3 %, qu’elles déduisaient ensuite de l’allocation versée chaque mois.

    Or les textes précisent que, pour ceux qui possèdent des livrets rémunérés (comme le livret A), la taxation ne doit pas être forfaitaire, mais égale au montant des intérêts, soit 0,75 % pour le livret A, par exemple. Cette confusion réglementaire a pu avoir des conséquences dramatiques : « J’ai touché concrètement 322 euros au lieu de 480 pendant trois mois* », expliquait ainsi Pierre (prénom d’emprunt) à Mediapart.

    Cet usager a attaqué son département devant le tribunal administratif et attend toujours réparation. Depuis la décision du Conseil d’État, le montant du RSA qu’il perçoit est passé « comme par magie » à son montant légal en janvier 2018, sans que Pierre ne reçoive aucune information de sa caisse. « Les montants précédemment spoliés restent eux toujours à récupérer », précise l’allocataire, tenace.

    Dans la circulaire éditée par la CAF, et que Mediapart a pu consulter, les choses sont pourtant écrites noir sur blanc : « Le taux forfaitaire de 3 % n’est plus applicable à l’ensemble des livrets d’épargne (…). Par conséquent, pour la détermination des droits au RSA, seul le montant réel des intérêts perçus doit être pris en compte. » Plus loin, la CAF précise que ces nouvelles modalités s’appliquent aux nouvelles demandes, aux droits en cours, mais aussi « sur réclamation, à tous les dossiers ayant fait l’objet d’une évaluation à 3 % au titre des produits d’épargne. La régularisation doit être effectuée dans la limite de la prescription biennale ». 

    En langage moins codé, les allocataires dont le RSA a été indument ponctionné peuvent réclamer un “recalcul” sur les deux dernières années. Encore faut-il être informé. Or la déclaration de ressources que doivent remplir chaque trimestre les allocataires n’a jusqu’ici pas été modifiée. De fait, avant que la CAF n’admette publiquement son erreur, les procédures judiciaires étaient rarissimes et les départements peuvent continuer à tabler sur une forme d’inertie des allocataires, perdus face à l’administration. « Je sais que peu de gens se lanceront dans une réclamation de crainte de se retrouver dans le collimateur de la CAF… et de subir un contrôle tatillon », confirme Yves Barraud, le président d’Apnée. Le manque à gagner – ou les économies, selon le point de vue – peut pourtant s’avérer énorme : lors de l’affaire des « recalculés de l’Unédic », qui a concerné environ 800 000 chômeurs en 2004 et 2005, seule une petite quarantaine de demandeurs d’emploi ont engagé des actions qui, au terme d’une bataille juridique remontée pareillement jusqu’au Conseil d’État, se sont soldées par la réintégration dans leurs droits des 800 000 concernés, soit deux milliards d’euros débloqués par l’État.

    L’association s’est fendue le 26 janvier d’une lettre ouverte à Agnès Buzyn, ministre de la santé et des solidarités, ainsi qu’à Vincent Mazauric, directeur général de la CNAF (Caisse nationale des allocations familiales). « Par manque d’information ou renseignements erronés, des allocataires sont encore à ce jour taxés illégalement et n’ont pas connaissance de la possibilité d’obtenir remboursement (partiel) de la taxation abusive subie », relève l’association, qui évalue à plusieurs millions d’euros les économies réalisées par les départements sur le dos des « précarisés », par cette interprétation erronée du droit. L’association n’a toujours pas reçu de réponse. La CNAF, que Mediapart a également sollicitée sur le sujet, semble muette.

    Pour Apnée, d’autres placements (comme les assurances vie ou les plans d’épargne logement…) sont également soumis à une taxation forfaitaire de 3 %, alors même que le rendement de ces placements serait inférieur à ce taux. Enfin, le sujet ne semble pas se borner aux allocataires du RSA. Les retraités qui touchent un minimum vieillesse (l’Aspa, environ 800 euros) voient également leurs allocations retranchées s’ils ont des économies placées, sur la même base forfaitaire de 3 %.

    Les CAF et les départements, qui financent les allocations de solidarité, traînent donc la patte, concentrés qu’ils ont été ces dernières années sur la crainte de passer à côté des revenus « cachés » des bénéficiaires des minimas sociaux. La taxation des revenus de l’épargne a été introduite à la faveur du remplacement du revenu minimum d’insertion (RMI) par le RSA en 2008. La même année, une délégation nationale à la lutte contre la fraude ainsi que des comités départementaux de lutte contre la fraude sociale ont été initiés par décret. « À mesure que ces dispositifs, appuyés sur plusieurs rapports parlementaires, se sont étoffés, les organismes prestataires ont été amenés à durcir leurs modalités de contrôle », souligne un rapport du défenseur des droits, publié fin 2017, qui s’interroge sur le prix que payent les usagers face aux politiques de lutte contre la fraude aux prestations sociales.

    « Au-delà des pratiques, entretenues par une rhétorique de la fraude alimentée par des discours politiques “décomplexés”, ces atteintes [aux droits des usagers – ndlr] s’expliquent aussi, comme l’a montré ce rapport, par la densité, la complexité et le manque de transparence de la réglementation en vigueur ainsi que des procédures qui en découlent », insiste le Défenseur des droits, qui recommande aux organismes de protection sociale de « mettre en œuvre l’obligation d’information à laquelle ils sont tenus ». Le flou entretenu sur la taxation de l’épargne des allocataires est, en l’espèce, un véritable cas d’école.

    #RSA #CAF #épargne #spoliation #revenu

  • Prisons et tribunaux : la Cour des comptes dénonce les abus des « partenariats public privé » du ministère de la Justice - Observatoire des multinationales
    http://multinationales.org/Prisons-et-tribunaux-la-Cour-des-comptes-denonce-les-abus-des-parte

    Une « fuite en avant ». C’est ainsi que la Cour des comptes caractérise les partenariats public privé (PPP) mis en place par le ministère de la Justice pour construire prisons et tribunaux ces dernières années. Des opérations qui s’apparentent à des tours de passe-passe budgétaire, et se révèlent extrêmement coûteuses au final pour les contribuables. Pour le plus grand bénéfice des Bouygues, Vinci, Spie Batignolles et autres Eiffage.

    #privatisation #marchandisation #spoliation #prison #ppp

  • La #pauvreté et l’#inégalité à la hausse en Espagne à l’approche du vote sur l’indépendance
    http://www.wsws.org/fr/articles/2017/sep2017/rctl-s30.shtml

    En même temps, la redistribution massive de la #richesse et des revenus vers le haut, vers certaines des plus grandes banques et fortunes privées d’Europe, s’intensifie depuis le krach financier de 2008 comme résultat direct de la contre-révolution sociale menée par les deux principaux partis de la bourgeoisie espagnole : le PP et le Parti socialiste (PSOE).

    Une étude basée sur une compilation de déclarations d’#impôt montre que, en seulement quatre ans, entre 2011 et 2015, le nombre de riches – ceux qui possèdent au moins 700.000 € d’actifs – a augmenté de pas moins de 44%, soit de quelque 58.000 personnes. Environ 0,4% de la population possède désormais la moitié de la richesse en Espagne. Ils ont bénéficié du sauvetage bancaire, qui s’élève à 57 milliards d’euros, dont seulement quatre milliards ont été récupérés.

    Le résultat de cette attaque prolongée sur les salaires, les conditions de #travail et les avantages sociaux est que la moitié des ménages en Espagne ont des revenus inférieurs au seuil de pauvreté officiel (8010 € pour les personnes vivant seules et 16.823 € pour ceux qui ont deux adultes et deux enfants) ou sont à risque de sombrer dans la pauvreté ou l’#exclusion sociale. Le nombre de travailleurs et de jeunes dont le revenu est inférieur à 6000 € par an a augmenté de 1,4 million au cours des cinq dernières années pour atteindre 5,4 millions au total.

    Les compressions répétées et le resserrement des conditions d’éligibilité entre 2012 et 2015 pour l’allocation #chômage et la protection sociale ont entraîné une baisse d’au moins 41% des dépenses totales et une réduction de 31% du nombre de chômeurs qui les reçoivent.

    Toujours plus de ménages n’ont presque aucune source de revenus en dehors des retraites des grands-parents. Ces familles dépendent de leurs parents âgés pour les repas, les garderies et autres formes d’aide.

    Le taux de chômage croissant de l’Espagne va de pair avec d’autres politiques de classe dirigeante en cours qui accentuent la misère et les inégalités en Espagne.

    L’une de ces politiques est l’utilisation de contrats temporaires pour maintenir un large bassin de travailleurs dans un état d’existence précaire, comme instruments jetables des employeurs. Par exemple, plus de 92% des contrats signés en août étaient temporaires. Pour un large éventail de la classe ouvrière, en particulier les jeunes, un contrat de travail permanent est devenu une rareté, presque semblable à gagner à la loterie.

    #spoliation #guerre_aux_pauvres

  • Le plan fiscal de Trump : ce que souhaite l’oligarchie américaine
    http://www.wsws.org/fr/articles/2017/oct2017/plan-o11.shtml
    Le fait est que c’est à peu près la même chose en France : le taux d’imposition des plus riches est à présent inférieur à celui qui s’applique sur la première tranche.
    Autrement dit, en France, une femme de ménage est plus imposée que Bernard Arnaud.

    Le 27 septembre, l’administration Trump a présenté une proposition de « réforme » fiscale qui serait l’une des plus grandes redistributions de #richesse vers le haut de l’histoire. Essentiellement, le plan inscrirait dans la loi ce qui est en fait de plus en plus apparent : les États-Unis sont une #oligarchie.

    La proposition réduirait le taux d’imposition maximal sur le revenu individuel de 39,6% à 35%, abaisserait le taux d’imposition des entreprises de 35% à 20%, éliminerait les taxes sur les droits de succession et de donation et permettrait aux personnes fortunées d’établir des « entités intermédiaires » à travers lesquelles leurs revenus personnels, incluant les salaires, ne seraient imposés qu’à 25%.

    La présentation du plan fiscal vient à un moment où des centaines de millions de personnes aux États-Unis sont dans le besoin. Le territoire américain de Porto Rico demeure sans électricité, nourriture, eau, essence ou médicaments. Houston et la Floride sont dévastés à la suite de l’ouragan Harvey et de l’ouragan Irma. Le Midwest industriel fait face à une épidémie d’opiacé qui cause la mort de dizaines de milliers de personnes par année. Partout, des millions de personnes manquent de soins médicaux, d’éducation et d’infrastructures adéquats.

    #spoliation #impôt #guerre_aux_pauvres

  • Avec ses #ordonnances #Travail, Macron a réussi à nous refourguer… le #CPE pour tous
    https://www.marianne.net/societe/avec-ses-ordonnances-travail-macron-reussi-nous-refourguer-le-cpe-pour-tou

    Qu’en est-il depuis le 24 septembre ? Eh bien l’employeur peut de nouveau prévoir de virer un salarié sans raison puisque, grâce au plafonnement des indemnités prud’homales, il sait désormais exactement quelle somme provisionner si le salarié se retourne contre lui. Et en-dessous de deux ans d’ancienneté, les conditions sont particulièrement favorables. Devinez par exemple combien cela représenterait pour notre smicard viré au bout de 18 mois ? 2.960 euros. Maximum. Soit presque exactement ce que prévoyait l’indemnité du CPE. Et encore, dans le nouveau système, faut-il que l’employé ait la ressource d’attaquer son employeur devant les prud’hommes, que ceux-ci lui donnent raison, et qu’ils lui accordent l’indemnité maximum ! Autant dire que tout le monde ne sera pas concerné… Avec le CPE, au moins, la somme était assurée au salarié, sans démarche judiciaire.

    #spoliation #loi_de_la_jungle

  • Nouvelles mesures fiscales : la redistribution à l’envers
    http://www.regards.fr/mauvais-esprit-par-guillaume-liegard/article/nouvelles-mesures-fiscales-la-redistribution-a-l-envers


    #guerre_aux_pauvres #spoliation

    D’abord avec un constat : les #inégalités n’ont jamais été aussi fortes en France. « En 2016, les 10% des Français les plus riches détiennent plus de 56% des richesses quand les 50% les plus pauvres se partagent à peine moins de 5% du gâteau. » Dit de manière crue : « 21 milliardaires français possèdent autant que les 40% les plus pauvres de la population ». Et pour tordre le cou définitivement au fameux "ruissellement", le rapport précise que « la fortune totale des dix plus grandes fortunes françaises a été multipliée par 12 pendant que le nombre de pauvres augmentait de 1,2 millions de personnes ».

    Le fameux attrait du nouveau président pour les milliardaires est donc bien la face agréable d’une machine à fabriquer de la #pauvreté. Mais la #cupidité des plus favorisés n’a pas de limite. Alors même que les chiffres ne traduisent pas, doux euphémisme, une situation des plus déplorables pour leur portefeuille, les ménages les plus aisés sont au summum de la fraude fiscale : les ménages français disposent ainsi de 300 milliards d’euros dans les paradis fiscaux dont, 140 milliards pour 3.520 ménagent soit 0,01% des foyers fiscaux (voir ici, par exemple).

    • Le budget des riches

      Déposé chaque année au début de l’automne par le gouvernement, le « projet de loi de finances » traduit dans le détail ce que sera la politique de l’État dans tous les domaines pour l’année suivante. Le budget qu’a préparé le gouvernement Philippe pour 2018 est plus libéral et austéritaire que tous les budgets des ères Sarkozy et Hollande. Jamais autant de cadeaux fiscaux n’avaient été accordés d’un seul coup aux plus riches, alors même que de nombreux secteurs d’intérêt général (logement, travail et même éducation et sécurité) sont amputés et que les plus pauvres sont sommés de faire de nouveaux sacrifices.

      L’ampleur et la sophistication des mesures en faveur des plus riches contribuables donne le tournis. Les moyens dégagés en faveur des actionnaires et des très hauts salaires dépassent les 15 milliards d’euros : exonération d’impôt sur la fortune pour le capital financier (85% de l’ISF disparaît ainsi !), baisse de l’impôt sur les bénéfices des entreprises, fin de la taxe sur les dividendes distribués aux actionnaires, et, encore plus symptomatique, suppression de la surtaxe qui visait jusqu’ici les plus hauts salaires de la banque et de l’assurance (supérieurs à 152 000 euros annuels !). Officiellement destinée à attirer en France des financiers après le Brexit, cette mesure montre surtout la portée oligarchique de ce budget : d’énormes moyens de la Nation seront mobilisés l’année prochaine pour un tout petit nombre de personnes dont le point commun est leur lien à la finance, sans autre préoccupation pour l’intérêt du pays.

      Pour financer ces mesures, ce budget se traduit à l’inverse par des économies aussi lourdes que mesquines sur le peuple en général et sur les plus pauvres en particulier. La baisse des aides au logement qui seront amputées de 5 euros par mois et même de 20 euros pour certains locataires du parc social. Mais aussi des coups de rabot sur les aides aux personnes en situation de handicap qui vivent en couple. Au nom de l’austérité, ce budget ampute aussi des secteurs fondamentaux pour l’avenir du pays. Les budgets du travail et de l’emploi perdent près de 2 milliards alors que le pays compte 5 millions de chômeurs. Et le budget de l’enseignement supérieur et de la recherche va même diminuer en valeur réelle alors que les universités vont devoir accueillir 50 000 étudiants supplémentaires dans des conditions toujours plus chaotiques. Ce budget tourne aussi complètement le dos à l’avenir en matière écologique, en allant par exemple jusqu’à supprimer les aides au maintien de l’agriculture biologique ou à détaxer les plus-values sur les terrains constructibles ce qui va accélérer la disparition des terres agricoles. Exempt de tout sens de l’intérêt général, ce budget sera pour 2018 celui d’une République en marche arrière.

      Laurent Maffeïs

  • Les Grecs plongés malgré eux dans la jungle des #salaires (REPORTAGE) - La Libre
    http://www.lalibre.be/actu/international/les-grecs-plonges-malgre-eux-dans-la-jungle-des-salaires-reportage-592af659c


    Ça va filer des idées au #MEDEF : payer ce qu’on veut quand on veut !

    Tous les mois, elle va sur son ordinateur pour découvrir quel va être son salaire de professeur d’histoire. « Toutes les nouvelles augmentations d’impôts, toutes les nouvelles taxes sont rétroactives et retenues sur mon salaire. Idem pour chaque jour de grève. Cela fait six mois que je n’ai pas touché le même montant », nous dit-elle le nez sur son écran. « Comment voulez-vous que je puisse m’organiser ? C’est impossible ! » Ce mois-ci, elle va toucher la totalité de ses 980 euros mensuels, Maria souffle, la colonie de vacances de la petite va pouvoir être payée. Mais la grande inconnue c’est combien va toucher son mari. Pavlos, 44 ans, employé dans le privé, est payé généralement avec deux à trois semaines de retard et encore pas en totalité mais par tranche. « C’est comme les prêts des créanciers au pays. C’est quand ils veulent, comme ils veulent, s’ils veulent et on n’a rien à dire », relève cyniquement Pavlos. Pourtant il s’estime heureux. « Moi, le patron m’aime bien et il est content de mon travail alors j’ai plus de chance que les autres qui sont payés avec jusqu’à trois mois de retard », marmonne-t-il. Pavlos ne rit pas du tout. Il est aigri. Le mois dernier, il s’est retrouvé avec 200 euros en moins sur son salaire de 600 euros.

    #spoliation #paywall

  • Voici comment ils ont brisé nos grands-mères | TRADFEM
    https://tradfem.wordpress.com/2017/05/16/voici-comment-ils-ont-brise-nos-grands-meres

    Comme l’explique Sylvia Federici dans son livre, Caliban et la sorcière, les autorités laïques ont finalement inventé une stratégie gagnante, celle de donner aux hommes tout ce que les #femmes possédaient, y compris les femmes elles-mêmes. Les fonctionnaires n’ont pas oublié de rendre compte de la valeur économique du travail des femmes ; ils l’ont plutôt explicitement retranchée de leurs comptes économiques, en déclarant à l’ère des enclosures que tout ce travail n’avait aucune valeur. Les artisans masculins ont coordonné des boycotts de leurs concurrentes et de tous les hommes qui collaboraient avec elles. Les femmes qui persistaient à tenter de pratiquer des métiers publics étaient harcelées, qualifiées de « #prostituées » ou « #sorcières », et étaient même agressées en toute immunité.

    #spoliation #appropriation

  • Travail dominical : une fois le principe accepté, on baisse les salaires - Force Ouvrière
    https://www.force-ouvriere.fr/travail-dominical-une-fois-le-principe-accepte-on-baisse-les?var_mode

    « Maintenant que le #travail du #dimanche a été banalisé, prévient Christophe Le Comte, secrétaire fédéral de FO Commerce, les employeurs vont rogner les compensations. Les salariés ne percevront plus que 10 à 20 % de salaire en plus comme c’est le cas dans la sécurité et la propreté, voire plus rien du tout en plus comme dans le milieu hospitalier. »

    #spoliation

  • En Guyane, l’opposition se lève contre un projet de mine destructeur de la forêt
    https://reporterre.net/En-Guyane-l-opposition-se-leve-contre-un-projet-de-mine-destructeur-de-l

    « C’est une #spoliation de la #Guyane, pour ne pas dire un pillage, dénonce-t-il. On dit aux gens que l’on va exploiter l’or et ainsi développer la Guyane, mais ils ne s’imaginent pas les dégâts environnementaux, sociaux et le peu de retombées économiques que cela aura. » Avec une taxe minière à 2 %, les recettes seront maigres. « Sans compter que l’on ne pourra pas développer le tourisme vert avec des mégamines dans la région », ajoute-t-il.

    #extraction #or #environnement #biodiversité #développement