• À #Paris, le mauvais méli-mélo du #préfet de police pour interdire un concert organisé par #LFI | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/politique/180626/paris-le-mauvais-meli-melo-du-prefet-de-police-pour-interdire-un-concert-o
    #barbes
    dans la foulée d’un rassemblement « entre Barbès et la place de la #République »

    La #préfecture argue ensuite qu’elle ne peut assurer de manière certaine la sécurisation du lieu, puisque « les forces de sécurité intérieure seront particulièrement mobilisées » sur d’autres sites pendant la Fête de la musique. Elle rappelle les incidents qui avaient eu lieu le 21 juin 2025 à Châtelet-les-Halles, mais aussi les récentes « #exactions » lors de la finale de la Ligue des champions le 30 mai. Elle invoque par ailleurs le contexte « de menace terroriste aiguë ayant conduit au relèvement du plan Vigipirate ».

    Une démonstration qui a de quoi laisser perplexe : pourquoi dès lors autoriser #Spotify à organiser une soirée gratuite, et qui s’annonce massive, avec DJ sets et concerts place de la Bastille, à seulement quatre stations de métro ?

    Un arrêté « rempli de faussetés » pour #Médine
    Le troisième argument avancé par la préfecture est plus étonnant encore. Il concerne le profil des artistes prétendument invités à monter sur scène, à savoir les rappeurs Médine et #Soso_Maness. Au premier, elle reproche ses « #prises_de_position_controversées » et lui impute un « soutien sans équivoque » à Dieudonné et un tweet « jugé antisémite » – des accusations battues en brèche par le rappeur qui s’en est maintes fois expliqué. Au second, elle fait grief d’avoir scandé le slogan « tout le monde déteste la police » en marge d’un #concert de la Fête de L’Humanité.

    Mais problème : au-delà des raisons discutables invoquées par les autorités, aucun de ces artistes n’a en réalité été convié à monter sur scène par LFI, le 21 juin. S’il a un temps été envisagé comme possible intervenant, Soso Maness confirme à #Mediapart n’avoir pas été « prévu ».

    Également contacté, Médine dément lui aussi avoir été programmé, bien qu’il ait été tête d’affiche l’an passé et compte participer à la marche qui précède le concert. Il dénonce l’arrêté de la préfecture « rempli de faussetés [le] concernant ». La militante #Assa_Traoré, elle, est présentée par la préfecture de Paris comme devant monter sur scène place de la République, alors qu’elle doit seulement participer à la marche contre le #racisme avec le #Comité_Adama.

    lien avec l’actualité strasbourgeoise ?
    https://www.rue89strasbourg.com/strasbourg-lfi-phare-citadelle-meeting-soutien-palestine-390993

    • Ne pas confondre avec le concert pro-israélien qui, lui, semble avoir les faveurs du préfet.
      https://www.i24news.tv/fr/actu/vu-sur-i24news/artc-fete-de-la-musique-a-paris-israel-a-l-honneur

      À l’occasion de la Fête de la musique, l’association The Truth organise un événement inédit à Paris : une grande célébration de la musique israélienne sur la place Victor-Hugo, dans le 16e arrondissement.

      Invité sur i24NEWS, Alexandre François, vice-président de l’association, a présenté cette initiative comme un moment de rassemblement et de partage. « Dès qu’on parle d’Israël en France, c’est un acte de résistance », affirme-t-il. Un constat qui a poussé les organisateurs à mettre à l’honneur une culture qu’ils jugent trop souvent réduite aux seuls enjeux politiques.

      Au programme : artistes israéliens, chanteurs franco-israéliens et DJ venus faire découvrir la richesse et la diversité de la scène musicale israélienne. Parmi les invités figurent notamment Tal Vaknin, les interprètes de la comédie musicale Le Sel et le Miel, ainsi que plusieurs DJ populaires auprès du public israélien.

      […]

      L’événement, qui se déroulera de 17h à 21h, bénéficiera d’un important dispositif de sécurité mis en place en coordination avec les autorités françaises et le SPCJ. Une organisation désormais bien rodée puisque cette fête est organisée pour la troisième année consécutive.

    • Fête de la Musique : Tal Vaknin, réserviste et soutien de l’armée israélienne, monte sur scène à Paris
      https://www.aa.com.tr/fr/france/f%C3%AAte-de-la-musique-tal-vaknin-r%C3%A9serviste-et-soutien-de-l-arm%C3%A9e-isra%C3%A9lienne-monte-sur-sc%C3%A8ne-%C3%A0-paris/3971927

      Un concert de musique israélienne mettant à l’affiche le chanteur Tal Vaknin, réserviste actif ayant publiquement affiché son soutien à l’armée israélienne, soupçonnée de génocide à Gaza par plusieurs institutions internationales, est organisé place Victor Hugo à Paris.

      L’artiste, qui s’est fréquemment mis en scène en uniforme militaire, chantant des hymnes de soutien et des prières pour les troupes de Tsahal, va se produire dimanche lors d’un concert parrainé par l’association « The Truth », de 17h00 à 21h00 dans le cadre de la Fête de la Musique.

      Jeudi, un concert gratuit organisé par le mouvement la France Insoumise (LFI), programmé dimanche soir place de la République, avait été annulé par arrêté préfectoral.

      La préfecture a invoqué le risque de troubles à l’ordre public et la présence d’« invités controversés ».

      Jean-Luc Mélenchon, leader du mouvement LFI, avait réagi avec virulence, dénonçant un « scandale démocratique grave ».

      Il avait accusé le président du CRIF, Yonathan Arfi, et le maire PS de Paris Centre, Ariel Weil, d’avoir fait pression sur le préfet pour obtenir l’interdiction du concert LFI.

      Un recours en référé a été déposé en urgence contre l’arrêté devant le tribunal administratif.

    • Et finalement, La France insoumise obtient gain de cause. Le tribunal administratif a décidé, ce vendredi 19 juin, de suspendre l’interdiction émise par la préfecture de police de Paris concernant les concerts organisés par le mouvement mélenchoniste place de la République pour la Fête de la musique, avançant « qu’aucun des éléments produits par le préfet ne permettait de conforter [les risques de troubles à l’ordre public] ».

      https://www.liberation.fr/politique/fete-de-la-musique-le-tribunal-administratif-autorise-le-concert-de-lfi-a

    • Dans l’article de Libé signalé par MadMeg

      L’événement pensé dans le prolongement de « la marche contre le racisme et l’extrême droite » lancée par le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko – et qui, en début d’après-midi, s’élancera à Paris de Barbès pour descendre le boulevard Magenta – pourra donc bien se tenir dimanche.

      Dans un autre un peu plus tard.
      Bras de fer La Licra demande au maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, de ne plus utiliser un logo ressemblant au sien
      https://www.liberation.fr/politique/la-licra-demande-au-maire-de-saint-denis-bally-bagayoko-de-ne-plus-utilis

      Un symbole similaire aux trois visages de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) est utilisé par la commune depuis 2024, avant l’élection du nouveau maire insoumis. Ce dernier critique le timing de la requête.

      https://france3-regions.franceinfo.fr/paris-ile-de-france/seine-saint-denis/la-licra-reclame-le-retrait-d-un-logo-de-saint-denis-semb

      La Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme demande à la municipalité de Saint-Denis d’abandonner son identité visuelle aux trois visages, pointant un risque de confusion avec sa propre marque. Une démarche purement technique selon l’association, mais fermement contestée par le nouvel édile Bally Bagayoko, qui dénonce un calendrier suspect et un coût financier lourd pour la commune.

      La Licra qui reproche à Bally Bagayoko de copier sa marque. ça va me faire la journée. Je connais l’idéologie de la licra qui est moins nette que la nouvelle france du maire de 93 et de son compagnonnage.

  • « Écouter des artistes indépendants sur Spotify revient à pirater leur musique tellement ils sont peu rémunérés » | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/economie-et-social/020626/ecouter-des-artistes-independants-sur-spotify-revient-pirater-leur-musique

    La journaliste et critique Liz Pelly, autrice d’un livre féroce sur le géant du streaming musical, détaille dans un entretien à « Mediapart » comment des entrepreneurs suédois en sont venus à refaçonner la manière dont la musique est fabriquée, diffusée et reçue dans une bonne partie du monde.

    #Musique #Spotify

  • L’incertaine #viabilité_économique de l’#IA générative

    Alors que les #investissements gigantesques dans le secteur se poursuivent, les conditions de la #rentabilité deviennent de plus en plus difficiles. Le #modèle_économique du secteur change, sans s’assurer une porte de sortie satisfaisante.

    L’économieL’économie de l’intelligence artificielle (IA) générative entre dans le dur. Ces dernières semaines, plusieurs informations sont venues confirmer que la question des modèles économiques liés à cette technologie se posait avec une acuité particulière. Le 24 mars, #OpenAI, l’inventeur de #ChatGPT et une des locomotives de l’IA, annonçait l’abandon de deux projets annoncés précédemment avec tambours et trompettes.

    Non seulement son idée de #chatbot (#robot_conversationnel) érotique a été « mis[e] en pause indéfiniment », mais, bien plus important, la plateforme de création de vidéos #Sora a également été fermée deux mois après son lancement en grande pompe.

    Pourtant, lors de son lancement en décembre 2025, Sora était présentée comme le produit phare d’OpenAI. Son argument marketing principal était qu’il bénéficiait du catalogue de personnages de Disney. La firme de divertissement avait, en outre, annoncé vouloir investir 1 milliard de dollars dans ChatGPT. Sora, alors, était vue comme une sorte de seconde ChatGPT, renforçant l’usage quotidien de l’IA et sa diffusion dans l’industrie culturelle.

    Seulement, l’affaire avait vite tourné au vinaigre pour #OpenAI. La création de #vidéos par IA est en effet extrêmement coûteuse, mais elle n’a quasiment rien rapporté à l’entreprise. Et le problème, c’est que plus les utilisateurs sont nombreux, plus le coût augmente. Sans relever les recettes en parallèle. Selon le Wall Street Journal, Sora coûtait en moyenne 1 million de dollars par jour et n’a rapporté, depuis son lancement, qu’un peu plus de 2 millions de dollars.

    Un #tonneau_des_Danaïdes qui pourrait, en soi, ne pas poser de problème. C’est en effet la stratégie classique des start-up technologiques : elles imposent un usage par la #quasi-gratuité, enregistrent alors de fortes #pertes, puis une fois cet usage devenu un besoin incontournable, elles ont capté leur clientèle, fixent leurs prix et réalisent des profits records. Un exemple récent de ce système a été celui de la plateforme musicale #Spotify.

    Le modèle économique de l’IA : plus les chemins de fer qu’Internet

    Mais, cette fois, OpenAI n’a pas voulu, dans le cas de Sora, développer cette stratégie. Au contraire, la start-up a proclamé qu’elle allait utiliser les fonds économisés par la fermeture de Sora sur des produits « agentiques », ces applications d’intelligence artificielle capables d’agir de façon autonome pour exécuter des tâches à la place des humains. Des applications visant une clientèle d’entreprises désireuses d’améliorer leur productivité. Autrement dit, des produits potentiellement rentables pour OpenAI, qui pourra récupérer une partie de ces gains de productivité supplémentaires réalisés.

    La décision d’OpenAI traduit un tournant pour l’ensemble de l’industrie naissante de l’IA. Le modèle « Internet » de start-up qui a prévalu jusqu’ici avec ChatGPT a déjà atteint ses limites. Pour une raison simple : l’IA s’appuie bien davantage sur des #infrastructures_physiques dont le coût est élevé. Dès lors, cette technologie est continuellement confrontée à une contradiction entre ce que Karl Marx appelle le « processus de production » et le « processus de valorisation ».

    Sur le papier, l’IA générative peut faire bien des choses, notamment produire à l’infini des vidéos plutôt tartes avec des personnages de Disney pour le plus grand enthousiasme des yeux contemporains. Son processus de production semble sans limites. Mais les conditions de cette production sont très coûteuses. L’IA mobilisée par OpenAI repose sur un grand modèle de langage (large language model, LLM), qui s’appuie sur des puissances de calculs de puces dernière génération extrêmement élevées mises en réseau dans de gigantesques #centres_de_données (#data_centers).

    Tout est cher dans ce schéma : les #puces, la construction des centres de données, leur maintenance dans des conditions optimales, le traitement des données… L’absence théorique de limites de l’IA vient se fracasser sur sa capacité à être rentable. Et la décision d’OpenAI concernant Sora nous dit que certaines applications ne peuvent pas être rentables, même à long terme.

    Le pari à la Spotify ne peut pas fonctionner ici : il nécessiterait la mobilisation beaucoup trop élevée de #moyens_financiers avec des perspectives de #retour_sur_investissement beaucoup trop faibles. Une étude de la banque HSBC indiquait, avant le lancement de Sora fin décembre, que si OpenAI réalisait en 2030 200 milliards de dollars de chiffre d’affaires (il en a réalisé 13,1 milliards en 2025), il lui faudrait lever, en parallèle, 207 milliards de dollars pour rester financièrement viable. C’est plus que le PIB actuel du Maroc prévu par le Fonds monétaire international (FMI) pour 2026.

    Voilà la clé pour comprendre l’économie de l’IA : le #changement_d’échelle (#scaling) de la production d’IA sur lequel elle repose s’accompagne d’un changement d’échelle de ses coûts. Et la difficulté est, dès lors, non pas seulement le financement de l’amorçage et du décollage de la technologie, mais celui de son fonctionnement quotidien. C’est cela que nous dit l’affaire Sora : on ne peut pas espérer « sauter par-dessus » l’enfance de l’industrie pour se retrouver dans le monde enchanté d’une activité rentable. L’IA n’est ni le smartphone ni Internet.

    Ce nouveau secteur ressemblerait plutôt davantage au chemin de fer : une technologie fortement capitalistique aux #coûts_fixes si importants que sa rentabilité a toujours été problématique et que l’État a presque toujours dû être mobilisé pour assurer son existence.

    Au reste, le montant des investissements consentis pour le développement des infrastructures de l’IA, principalement les centres de données remplis de puces en réseau, sont si vertigineux qu’ils égalent sans doute ce qui avait été la fièvre de la construction des chemins de fer en Europe occidentale et en Amérique du Nord, dans les années 1840 et 1860.

    Car, alors qu’OpenAI stoppait Sora en catastrophe, les milliards de dollars continuaient à irriguer le secteur. L’entreprise de Sam Altman a levé le 31 mars 122 milliards de dollars, un record historique pour une levée de fonds privée. Et début février, les quatre géants de la technologie (#Amazon, #Meta, #Alphabet et #Microsoft) prévoyaient ensemble de dépenser 650 milliards de dollars dans l’IA en 2026, soit 60 % de plus qu’en 2025.

    Les chiffres sont vertigineux. Selon le Financial Times, l’ensemble de la valeur des installations liées à l’IA en 2030 pourrait atteindre le chiffre astronomique de 9 000 milliards de dollars. Et une puissance cumulée pour les centres de données de 125 gigawatts, soit plus de trois fois l’usage de l’#électricité d’un pays comme le Royaume-Uni aux heures de pointe.

    Fuite en avant

    Ces investissements massifs ne sont pas le fruit du hasard. L’enjeu pour les acteurs du système est d’atteindre le plus rapidement la taille critique pour imposer leurs produits sur le marché, mettre en place un système oligopolistique ou monopolistique et, finalement, pouvoir imposer ses prix et espérer un retour sur leurs investissements.

    Dans ce jeu de vitesse, les acteurs ne sont cependant pas tous égaux. OpenAI est en bout de chaîne. Il développe les produits d’IA, mais ne contrôle pas les centres de données. Sa position est, par ailleurs, plus soumise à la concurrence dans la mesure où les LLM sont moins coûteux à développer que la construction de centres de données. ChatGPT est donc soumis à une dangereuse concurrence, notamment celle de #Claude, le modèle de l’entreprise Anthropic.

    Comme souvent, les « opérateurs » de la technologie sont plus fragiles que les fournisseurs d’infrastructure, parce qu’ils accumulent les coûts en fin de chaîne mais qu’ils sont aussi soumis aux effets de revenus des consommateurs finaux. Les compagnies ferroviaires souffrent davantage que les fournisseurs d’acier prospèrent.

    Mais la particularité de l’IA complique l’équation. À l’importance des coûts s’ajoute la question très sensible de la #durée_de_vie des centres de données et des puces qui les peuplent. On ignore beaucoup de choses sur ce point. L’industrie fonde ses calculs sur une durée de vie de six ans. Microsoft évoque un temps compris entre deux et six ans.

    Certaines sources évoquent la possibilité que les puces soient entièrement épuisées au bout de trois ans. Et Bloomberg estime que les centres de données, des bâtiments très fragiles et sensibles, pourraient devenir obsolètes au bout de cinq ans.

    En estimant que les 9 000 milliards de dollars soient suffisants pour les besoins de l’IA d’ici à 2030, il faudrait donc renouveler cet investissement colossal au moins tous les cinq ans.

    La réponse des Big Tech est alors celle de la #fuite_en_avant. Il faut construire beaucoup et vite pour pouvoir atteindre une taille critique, devenir incontournable pour le marché et imposer une logique oligopolistique capable d’imposer des prix suffisants pour absorber de tels coûts gigantesques. De Spotify, le modèle devient Andrew Carnegie, bâtisseur d’un véritable monopole de l’acier aux États-Unis à la fin du XIXe siècle.

    Une course de vitesse qui a donné aux grands acteurs de l’IA leur nouveau nom : les #hyperscalers, autrement dit ceux qui sont capables de démultiplier l’échelle de l’IA. Car l’#échelle devient un élément central pour la rentabilité.

    Ces acteurs défendent des stratégies proches, mais qui, néanmoins, se distinguent. Meta tente de développer un modèle « interne » concentrant ses investissements sur son propre usage ; Amazon se concentre sur les infrastructures d’amont qu’ils louent à d’autres ; Google et Microsoft rajoutent à cette dernière activité le développement de produits finaux en vue de contrôler tout l’écosystème.

    Circularité de la #dette

    Dans cette course, les Big Tech dispose d’un atout de poids : une trésorerie abondante reposant, dans l’#économie_numérique actuelle, sur des quasi-rentes. On pourrait, d’ailleurs, résumer leurs stratégies par le maintien de cette rente. Mais ces liquidités qui, voici encore quelques années, semblaient gigantesques, ne suffisent plus. L’impensable se produit : les #Big_Tech doivent désormais avoir recours à la dette.

    La banque états-unienne Morgan Stanley estime que les hyperscalers vont emprunter 400 milliards de dollars cette année, après 165 milliards en 2025. En tout, les besoins de financement externe sont estimés à 1 500 milliards de dollars. C’est un changement majeur de modèle économique pour ces entreprises. Et pour préserver leur capacité d’endettement, elles sont même obligées de contourner les obstacles et de prendre de nouveaux risques.

    D’abord, elles mettent en place une « économie circulaire » de la dette. Les acteurs de l’IA ayant tous un intérêt commun, celui d’imposer l’usage de cette technologie au point de la rendre rentable, ils coordonnent leurs efforts par des accords parfois étonnants où ils se prêtent des fonds ou se garantissent des prêts. Désormais, le monde de l’IA est devenu une gigantesque toile d’araignée d’engagements mutuels où chacun dépend financièrement des autres.

    #Risques_financiers

    Une autre façon d’assurer ces moyens, c’est de recourir à des sociétés ad hoc (#special_purpose_vehicle, ou #SPV) pour financer la construction des centres de données ou l’acquisition de puces. Ces entités, souvent montées avec le financement d’investisseurs externes ou de banques, deviennent propriétaires des actifs en question et peuvent émettre des obligations en s’appuyant sur la note de la Big Tech qui pilote l’opération.

    En retour, la Big Tech paie un loyer pour avoir le droit d’utiliser ces actifs. Sa situation financière est laissée intacte par l’opération et les centres de données ou les puces sont mis à sa disposition. Mais, évidemment, la construction n’est pas sans risques. Si le centre de données ou les puces deviennent obsolètes plus rapidement que prévu, il n’est pas dit que le remboursement de la dette soit possible.

    En octobre, la banque centrale britannique s’est inquiétée de l’ampleur de la dette mobilisée pour financer les centres de données. « Si le montant de la dette liée à l’IA et aux infrastructures énergétiques associées se matérialise, les risques sur la stabilité financière pourraient augmenter », souligne l’institution. Car, de plus en plus, les banques et les sociétés de finance privée ont une exposition massive à ce secteur.

    Résumons : la future rentabilité des activités liées à l’IA devra assurer le financement des coûts de fonctionnement gigantesques de cette technologie, mais aussi l’#obsolescence rapide de ces infrastructures et les coûts financiers liés à la dette contractée pour le déploiement de l’IA. Le tout en assurant un rendement « net » permettant la rentabilité des opérations en cours. En bref : le coût du capital de l’IA est astronomique.

    Comment cette technologie pourra-t-elle dégager de telles marges ? La réponse des Big Tech et d’OpenAI, c’est que les utilisateurs finaux paieront. Un pari risqué, que Mediapart explore dans le second volet de cette série.

    https://www.mediapart.fr/journal/economie-et-social/040426/l-incertaine-viabilite-economique-de-l-ia-generative
    #économie #perte #gain #coût #profits #profit #AI #IA #intelligence_artificielle

    • Pluralistic: The AI bubble isn’t like the internet #bubble (26 May 2026)

      One of the surprise breakout software products of the early web was Lotus Notes, a kind of primitive precursor to all-in-one office productivity suites like GDocs, Office365, etc. It was so important that its creator, Ray Ozzie, was promoted to Microsoft’s Chief Software Architect, succeeding Bill Gates himself:

      https://knowledge.wharton.upenn.edu/podcast/knowledge-at-wharton-podcast/the-man-who-would-change-microsoft-ray-ozzies-vision-for-co

      People who remember Notes tend to deride it for its clunky user interface and demi-functional administrative tools. But what made Notes so central to Microsoft wasn’t its polish – it was the fact that Notes represented a brokered peace between IT managers, who wanted mainframe-like control over everything their users could do with business equipment, and the users themselves – workers who kept smuggling internet-based tools into the enterprise network on the very sensible grounds that they had a job to do, and these were the best tools to do it.

      The arrival of internet-based tools – especially ones that ran in browsers – represented a major challenge to IT departments, who had been long accustomed to dictating terms to their users. If the IT manager and the compliance department decided that the best way to manage disclosure and leak risks was to block all email attachments for outside users, then that was that: no one could send those attachments.

      But after the internet arrived on the corporate desktop, employees who needed to get documents to supply chain partners and customers could treat these IT policies as damage and route around them. Just fire up your Hotmail or Yahoo mail window, or hop on MSN Messenger or ICQ or AIM, or drop the file on an anonymous FTP server and send the link to your counterparty. Job done!

      IT managers hated this, and to be fair to them, they weren’t (always) wrong. These outside tools came from a variety of untrustworthy sources, including malicious sites that pushed virus-infected versions to their users. Also, by evading firewall rules with these tools, users made it impossible to achieve the compliance goals that IT had been charged with enforcing, and it was IT’s asses on the line if the company got in trouble as a result.

      Foundationally, IT was being asked to do two irreconcilable things: they were supposed to be enabling workers to get their jobs done, and they were supposed to be stopping those workers from doing things that could harm the business. This can’t be done, because the only way to eliminate the possibility that a worker will take an action that harms the business is to gag that worker and lock them in a dungeon. Workers need flexibility and freedom to achieve business goals, and that flexibility and freedom means that those workers might (deliberately or accidentally) thwart the business’s goals.

      What’s more, workers will always run into situations that were not anticipated by policy, and if they are denied any agency or initiative, they will fail to get their jobs done. In work, the exception is the rule, hence the importance of “process knowledge” (all the implicit knowledge shared among workers across the firm and its suppliers and customers, which cannot be captured or recorded):

      https://pluralistic.net/2025/09/08/process-knowledge/#dance-monkey-dance

      Indeed, there’s a form of labor action called a “work to rule,” in which workers only do the things dictated by their rulebooks, without taking any of the routine additional measures dictated by process knowledge. Merely by following every rule to the letter, workers can grind a shop to a halt:

      https://en.wikipedia.org/wiki/Work-to-rule

      Since the dawn of personal computers, workers and IT departments have come into conflict, as workers literally smuggled technology into the business that could do things the IT department had (often arbitrarily and capriciously) prohibited. When Visicalc emerged as the killer app for the Apple ][+, workers snuck these computers into work and used them to sort spreadsheets in ways that IT had declined to permit. They didn’t do this to cheat or steal from the company – the whole point was to do a better job.

      So it was with the early web: workers discovered a myriad of new capabilities in the free-to-use world of web-based tools and realized how these tools would make them much more effective at their jobs. The fact that IT wouldn’t let them do these things was just more evidence that IT – and the managers who set IT’s agenda – didn’t understand the business as well as workers.

      It didn’t help that IT managers’ first line of defense was the high-tech version of abstinence-only education: “You only think you need your work computers to do this, but really, you don’t, so stop trying”:

      https://www.theguardian.com/technology/2009/jun/16/computer-security-abstinence

      Abstinence-only education never works, but where “you only think you need this” failed, Lotus Notes succeeded. Lotus Notes provided a whole suite of tools that largely (if imperfectly) replaced the universe of free tools that workers were using to evade their IT departments’ edicts, so they could get their jobs done. At the same time, Lotus Notes provided a set of management tools that let IT fine-tune how these tools worked, giving them (some) of the controls they needed to achieve their compliance goals.

      Like all brokered peace settlements, Lotus Notes left both sides feeling like they’d made a compromise they could live with, giving up some of their goals, but keeping the things that really mattered to them.

      It’s impossible to overstate how important Lotus Notes and similar products were, because workers demanded the right to use the web on their work computers, and they made those demands so forcefully that managers had to completely re-do their IT policies, lest those workers treat them as damage and route around them. Back then, the tech press was full of stories about these conflicts, as workers insisted that the new technology that was sweeping the nation was so foundational and transformative that they had to be allowed to use it.

      What we never saw back then were stories about how managers had to monitor workers to ensure that they were using the web as much as possible. No one had to force workers to find ways to integrate the web into their workflows.

      In other words, the story of the web at work was the opposite of the story of AI at work. Today, you can’t turn around without reading a story about bosses who are threatening to fire workers if they don’t increase their AI usage:

      https://www.businessinsider.com/boss-track-ai-use-career-2025-8

      Virtually every major company now has a program to force workers into using AI:

      https://www.cnbc.com/2026/05/05/ai-use-work-employee-monitoring-tech-surveillance.html

      It’s conceivable that over the past quarter-century, bosses have become technophiles while workers have fallen prey to superstitious technophobia, but it hardly seems likely. Historically, workers have always been enthusiastic about tools that let them do a better job – indeed, it’s a truism that labor-led automation produces improvements in quality, while capital-driven automation increases throughput (often at the expense of quality).

      Workers aren’t the only typical early adopters who find AI lacking. As a group, teenagers and young adults hate AI:

      https://www.nytimes.com/2026/04/09/style/gen-z-ai-gallup-study.html

      That’s not what it was like during the early web days. Back then, young people entering the workforce were passionate devotees of the web, to the point where the business press routinely ran articles asking how today’s workplaces were going to adapt to the demands of these webbed-up workers.

      https://www.nber.org/digest/apr03/internet-changes-labor-market

      AI boosters insist that the deficits we see in AI – its lack of profitability, its primitive and error-riddled outputs – are no different from the shakedown problems of the early web (and we know how the web turned out!). But this is a profoundly flawed comparison: the early web and AI are very different from one another.

      For one thing, the early web may have lost money, but it had great unit economics. Every new web user brought the web closer to profitability, as did every new use of the web, and every new generation of web technology. By contrast, AI has – in the memorable phrasing of Ed Zitron – “dogshit unit economics.” Every new AI user makes AI less profitable, as does every new use for AI, and each generation of AI loses more money than the last. AI is the money-losingest endeavor in human history:

      https://pluralistic.net/2025/09/27/econopocalypse/#subprime-intelligence

      In other words, the early web was a technology that grew more profitable every day, which workers and young people had to force on their bosses – and AI is a technology that grows less profitable every day, and bosses have to force it on workers and young people.

      Now, it’s true that some workers don’t have to be forced to use AI. Workers who enjoy a high degree of autonomy (that is to say, workers who are positioned to ignore workplace coercion) can adopt AI in ways that they feel suited to, just as those early web users and Visicalc smugglers did. They can fulfill the maxim that labor-driven automation improves quality, while resisting capital’s insistence that automation be used to increase throughput at quality’s expense.

      They can act as centaurs (workers assisted by technology), not as reverse-centaurs (workers who are recruited to serve as peripherals for machines). As with all technology questions, what the technology does is nowhere near as important as who the tech does it for and who the tech does it to:

      https://pluralistic.net/2025/09/11/vulgar-thatcherism/#there-is-an-alternative

      And there’s another group of workers who adopt AI voluntarily: workers who see that AI can do a lot of work that they view as dull and unimportant for them. These workers might be right – there are plenty of bullshit jobs out there:

      https://memex.craphound.com/2018/06/20/david-graebers-bullshit-jobs-why-does-the-economy-sustain-jobs-that

      But it’s also possible that they’re wrong, and they’re substituting AI for something that really should be done by a person.

      But on the plus side, at least no one has to force them to adopt AI.

      https://pluralistic.net/2026/05/26/the-ai-will-continue
      #bulle
      via @freakonometrics et ici aussi:
      https://seenthis.net/messages/1174219

  • Industrie musicale : Fuck Spotify- Alternative Libertaire
    https://www.unioncommunistelibertaire.org/?Industrie-musicale-Fuck-Spotify

    Poids lourd du streaming musical, Spotify brille depuis des années par son mépris des artistes, ses tactiques capitalistes abjectes et les intérêts particuliers de son PDG milliardaire. Petit tour d’horizon des milles raisons de fuir comme la peste la plateforme de streaming musical la plus (...) @Mediarezo Actualité / #Mediarezo

  • #spotify Finally Adds #lossless_audio Streaming Option
    https://www.omgubuntu.co.uk/2025/09/spotify-lossless-available-to-all-premium-subscribers

    Music streaming services like Spotify are now the main way people listen to music, and Linux distributions like Ubuntu are no exception to that given Spotify is one of the most popular apps on the Snap Store and Flathub. So Linux-using Spotify Premium subscribers with a keen ear for audio quality will be pleased to hear that after years of rumours and speculation Spotify has finally added support for lossless audio years after rivals like TIDAL and Apple Music did. What’s surprising is the lack of additional cost: all Spotify Premium subscribers get lossless for free – no add-ons or […] You’re reading Spotify Finally Adds Lossless Audio Streaming Option, a blog post from OMG! Ubuntu. Do not reproduce elsewhere without (...)

    #News #Flac

  • Le PDG de #Spotify investit 600 millions d’euros dans l’#armement

    #Daniel_Ek vient d’injecter pas moins de 600 millions d’euros dans #Helsing, une start-up allemande spécialisée dans le matériel militaire. On cherche encore le lien avec la #musique.

    De la musique à l’armement, il n’y a visiblement qu’un pas. Daniel Ek – PDG de Spotify – vient d’investir pas moins de 600 millions d’euros dans Helsing, une start-up allemande spécialisée dans le matériel militaire. Sa spécialité ? Développer des logiciels militaires basés sur l’#Intelligence_Artificielle, utilisés notamment en Ukraine pour les drones HX-2. Et ce n’est pas une première : en 2021 déjà, Daniel Ek avait investi 100 millions d’euros dans cette même entreprise.

    Quel rapport avec le streaming musical ? Pas grand chose, si ce n’est un intérêt commun pour l’IA : l’équipe de Spotify n’hésite pas à intégrer à ses playlists des “chansons” qui s’avèrent être le fruit de l’Intelligence Artificielle, et laisse ainsi pulluler des “groupes” 100 % fake. Sans qu’aucune réglementation ne soit instaurée.

    Des artistes partent de la plateforme

    Dans le même temps, Cindy Lee – formation canadienne incarnée par Patrick Flegel – a supprimé tous ses albums de la plateforme suédoise et transféré toute sa discographie sur #Bandcamp. Une démarche répulsive qu’applaudirait sans doute King Gizzard and the Lizard Wizard – groupe de rock australien ultra prolifique – qui vient de partager ses nouvelles démos “partout sauf sur Spotify”, précisent ses membres sur Instagram. Et de renchérir, si l’aversion n’était pas assez claire : “Fuck Spotify”.

    https://www.lesinrocks.com/musique/le-pdg-de-spotify-investit-600-millions-deuros-dans-larmement-677863-04-
    #industrie_de_l'armement #armes #industrie_militaire #IA #AI

  • Victime d’une panne mondiale ce mercredi, Spotify examine « certains problèmes » Alix Lavoué

    Sur X, Spotify a reconnu faire face à « certains problèmes » et affirme que ses équipes « les vérifient » stock.adobe.com
    De nombreux utilisateurs indiquent qu’il leur est impossible d’accéder à la plateforme, sur mobile comme sur ordinateur. L’entreprise a reconnu des difficultés.

    Des milliers d’utilisateurs sont privés de musique. Spotify est confronté ce mercredi après-midi à une panne d’ampleur mondiale, selon le site DownDetector, qui répertorie les alertes d’utilisateurs de nombreux services. Selon nombre d’internautes, les difficultés se voient quel que soit le support utilisé : application mobile, lecteur web ou version bureau, un message d’erreur s’affiche. Les abonnés Premium sont autant touchés que les utilisateurs de la version gratuite. Seul le mode hors-ligne semble fonctionner, à condition d’avoir téléchargé sa musique en amont. Dans le cas contraire, il est pour l’instant impossible s’accéder au catalogue.

    De nombreux signalements d’internautes ont été répertoriés, cet après-midi. Capture d’écran DownDetector.
    Down Detector a recensé plusieurs milliers de signalements à travers le globe. Sur les réseaux sociaux, et notamment sur X, les réactions d’utilisateurs se multiplient, illustrant l’ampleur de la panne. Certains s’en amusent ou s’en moquent, quand d’autres écrivent attendre avec impatience le retour du service.

    Sur X, Spotify a reconnu faire face à « certains problèmes » et affirme que ses équipes « les vérifient ». Aucun délai de rétablissement n’a été communiqué. Le site d’assistance de l’entreprise, lui aussi hors-service, ne permet pas d’en savoir davantage. Contacté par Le Figaro, Spotify a fait savoir qu’il ne souhaitait pas s’exprimer pour le moment.

    Source : https://www.lefigaro.fr/societes/victime-d-une-panne-mondiale-ce-mercredi-spotify-examine-certains-problemes
    #spotify #web #internet #blog #facebook #google . . . . #avis #twitter #amazon #réseaux_sociaux #panne

  • #Audio_player

    Votre Musique et fichiers audio en écoute libre dans votre #cloud

    Un lecteur de musique pour FLAC, MP3, MP4, AIF, AAC, streaming, … avec support de playlist et intégration SONOS (intégré à Nextcloud)

    - Affichage par pochettes de disques et par listes, avec catégories
    - Adapté aux grosses collections audio
    - Listes de lecture intelligentes, listes standard et listes locales
    - Lit les URL de streaming
    - Favoris, barre latérale & recherche intégrée
    - Spécification de votre dossier média (avec fonctions d’exclusion)
    - Lecture ‘En un Clic’ depuis vos fichiers
    - Lecteur Chrome/Android et clés médias
    - Lecteur SONOS via extension
    - Editeur ID3 via extension

    https://www.zaclys.com/audio-player-app-cloud

    #zaclys #audio-player #alternative #spotify

    –-

    voir aussi :
    #Harmony, An #Android #App for streaming Music
    https://seenthis.net/messages/1078981

  • #How_To Fix #spotify ‘No PubKey’ Error on Ubuntu
    https://www.omgubuntu.co.uk/2025/02/fix-spotify-gpg-error-not-signed-ubuntu-linux-mint

    Do you use the official Spotify DEB on Ubuntu (or an Ubuntu-based Linux distribution like Linux Mint)? If so, you’ll be used to receiving updates to the Spotify Linux client direct from the official Spotify APT repo, right alongside all your other DEB-based software. Thing is: if you haven’t checked for updates from the command line recently you might not be aware the that security key used to ‘sign’ packages from the Spotify APT repo stopped working at the end of last year. Annoying, but not catastrophic as it—thankfully—doesn’t stop the Spotify Linux app from working just pollutes terminal output […] You’re reading How to Fix Spotify ‘No PubKey’ Error on Ubuntu, a blog post from OMG! Ubuntu. Do not reproduce elsewhere without (...)

  • Investiture de Donald Trump : Spotify a fait don de 150 000 dollars pour la cérémonie | Les Inrocks
    https://www.lesinrocks.com/musique/investiture-de-donald-trump-spotify-a-fait-don-de-150-000-dollars-pour-l

    (...)

    La veille de ladite cérémonie, dimanche 19 janvier, les équipes du géant suédois se délectaient d’un brunch de victoire pour célébrer le “pouvoir des podcasts dans cette élection”.

    (...)

  • #Deezer ouvre les hostilités contre l’#IA pour mieux rémunérer les artistes

    La #plateforme d’écoute française a annoncé, ce vendredi 24 janvier, la mise en place d’une technologie conçue en interne pour détecter les sons générés par l’intelligence artificielle. Les économies devraient bénéficier aux artistes.

    https://www.liberation.fr/culture/musique/deezer-ouvre-les-hostilites-contre-lia-pour-mieux-remunerer-les-artistes-

    #alternative #spotify #intelligence_artificielle #musique

  • Une année 2024 parsemée d’embûches en technologie Stéphanie Dupuis - Radio Canada

    Le domaine des technologies a connu quelques échecs en 2024, dont la panne de CrowdStrike, le Humane AI Pin et l’Apple Vision Pro.

    Entre les licenciements massifs, une panne informatique mondiale et des gadgets d’intelligence artificielle inachevés, les 12 derniers mois n’ont pas été des plus prolifiques dans la sphère technologique.

    Des licenciements massifs
    L’année a été particulièrement difficile pour les industries technologiques, dont celle du jeu vidéo.

    “Il n’y a pas un mois où on n’a pas annoncé de licenciements dans le monde de la technologie et des jeux vidéo. Je pense qu’il n’y a pas un studio qui n’a pas été affecté par des coupures et des licenciements”, dit Carl-Edwin Michel, chroniqueur techno.

    L’industrie québécoise a aussi été éclaboussée par la révision à la baisse des crédits d’impôt pour les studios de jeux vidéo, annoncée en mars par le ministre des Finances, Eric Girard.

    C’est vraiment dommage, car ça affectera beaucoup de studios de jeux vidéo.

    D’après la Guilde du jeu vidéo du Québec, la simple annonce du budget Girard a déjà freiné l’élan de studios internationaux qui comptaient investir dans la production locale.

    “J’espère qu’ils vont changer de cap, mais pour l’instant, ça en est au point mort”, déplore-t-il.

    La panne mondiale de CrowdStrike
    Un bilan de fin d’année en technologie ne serait pas digne de ce nom s’il ne comprenait pas le cafouillage entourant la panne mondiale de CrowdStrike sur les appareils de Microsoft.

    Un problème dans un système de tests de mise à jour a causé une anomalie qui a paralysé quelque 8,5 millions d’ordinateurs dans le monde, dont plusieurs ont nécessité l’intervention manuelle d’équipes techniques en informatique.

    Au Canada, les douanes, les hôpitaux, les banques, les marchés boursiers ainsi que les télécommunications et les médias ont été touchés.

    Des avions ont été cloués au sol pendant la panne informatique.

    Le secteur aérien aussi : la compagnie Delta Air Lines a dû annuler des milliers de vols et a mis des semaines à se remettre de la panne. Ces délais lui ont valu une convocation au Congrès américain, au même titre que CrowdStrike, afin d’aborder ces déboires informatiques.

    Des actionnaires de la firme de cybersécurité ont aussi entamé un recours collectif contre l’entreprise, se sentant trompés quant à la fiabilité de ses tests logiciels.

    CrowdStrike devrait encore faire couler de l’encre en 2025.

    L’IA nous en a fait voir de toutes les couleurs
    En technologie, janvier rime souvent avec innovation, puisque c’est à ce moment que se tient l’important salon mondial Consumer Electronics Shows (CES).
    Début 2024, ce sont des gadgets portatifs alimentés par l’intelligence artificielle (IA) qui ont volé la vedette de cette grand-messe de l’industrie : le Humane AI Pin et le Rabbit R1.

    Le Rabbit R1 est un appareil de poche qui peut recevoir des commandes en langage naturel et avec lequel on navigue au moyen d’une roulette. Le Humane AI Pin, pour sa part, se porte sur les vêtements, est doté d’une caméra et utilise la projection et les mains pour interagir avec le système.

    Ces deux gadgets, issus de jeunes pousses, devaient remplacer notre téléphone intelligent, mais il n’en a rien été, selon Carl-Edwin Michel.

    On se rend compte que des entreprises ont surfé sur la vague de l’IA avec toutes sortes de gadgets qui ne font pas [le poids].
    Une citation de Carl-Edwin Michel, chroniqueur techno

    L’IA a également été au cœur de nombreuses mobilisations, notamment judiciaires, pour violation de droit d’auteur. Des médias canadiens se sont également unis pour s’en prendre à OpenAI, qu’ils accusent d’utiliser leurs contenus en ligne sans leur consentement pour entraîner son outil ChatGPT.

    Le quotidien américain The New York Times, déjà en poursuite judiciaire contre OpenAI et Microsoft depuis 2023, a aussi mis en demeure Perplexity AI afin que l’entreprise cesse de piller ses contenus. La Recording Industry Association of America (RIAA) a pour sa part porté plainte contre Suno et Udio, deux outils qui permettent de générer de la musique à partir d’une simple requête.

    Si l’IA n’a pas chamboulé les élections américaines de la manière dont on le croyait, elle a tout de même “été utilisée à mauvais escient sur les réseaux sociaux”, note le chroniqueur techno. “Des personnes comme Elon Musk, qui a utilisé l’IA pour abriter et créer de fausses nouvelles sur son réseau social X, avec de fausses images de Kamala Harris, par exemple [...] je trouve ça déplorable.”

    Déception pour l’Apple Vision Pro
    Le casque de réalité mixte d’Apple, le Vision Pro, était attendu depuis longtemps par les adeptes du métavers. Vendu au Canada au prix de 5000 $ plus taxes, beaucoup ont rapidement déchanté… dont Carl-Edwin Michel.

    On s’est rendu compte que ce casque n’a rien d’extraordinaire, à part le prix qui, lui, est extraordinaire.
    Une citation de Carl-Edwin Michel, chroniqueur techno

    Le coup de grâce pour Apple a été le fait que le casque Meta Quest 3, lancé en octobre 2023, soit “capable de faire plus ou moins les mêmes choses, à une fraction du prix”, souligne le chroniqueur techno, qui a pu tester les deux appareils.

    La présence du géant américain Meta depuis des années dans le créneau des expériences immersives lui offre une longueur d’avance pour créer des partenariats et des applications pour ses appareils – l’une des principales critiques formulées à l’égard du casque d’Apple est un manquement à ce chapitre.

    Le chroniqueur reconnaît néanmoins que la qualité d’image du produit d’Apple est nettement supérieure à celle de son adversaire. “Même si l’expérience est de meilleure qualité du côté du Vision Pro, à application identique, je vais préférer le Meta Quest et payer moins cher”, ajoute-t-il.

    Les attentes étaient élevées pour l’Apple Vision Pro, surtout “qu’un Québécois a été impliqué dans son développement”, ajoute-t-il. Apple a racheté la jeune pousse montréalaise VrVana et sa technologie de réalité mixte pour plus de 30 millions de dollars en 2017.

    Des abonnements de plus en plus chers
    Disney+, Spotify, Netflix… Pratiquement tous les services de diffusion en continu ont connu des hausses de tarifs, ou des changements aux formules d’abonnement qui ont eu des répercussions sur le portefeuille de la population canadienne en 2024.

    L’abonnement premium à Disney+, par exemple, est passé de 120 $ à 160 $ par an. Celui de Spotify a connu une hausse de 24 % en décembre. Netflix, pour sa part, a débranché pour de bon sa formule de base sans publicités, forçant les gens à payer plus cher pour l’offre semblable, ou moins cher pour une offre avec publicités.

    On a décidé de couper le câble, car les applications, c’est l’avenir. [...] On en est à repenser si ça en vaut encore la peine.
    Une citation de Carl-Edwin Michel, chroniqueur techno

    “C’est courant, dans la culture tech, d’offrir un service pas très cher et pratique au début, comme Airbnb. Mais que dès que la masse critique embarque, on augmente les prix”, explique-t-il.

    Le chroniqueur techno se réjouit tout de même de voir émerger des solutions de rechange, moins chères, avec publicités, comme c’est le cas pour Netflix et Crave, par exemple.

    Les géants des réseaux sociaux esquivent certaines responsabilités
    TikTok Canada et Meta devaient être entendues à la Commission spéciale sur les impacts des écrans et des réseaux sociaux sur la santé et le développement des jeunes (CSESJ) une première fois fin septembre. L’audition a été reportée à la fin novembre.

    Entre-temps, la filiale canadienne de TikTok a été dissoute par Ottawa, évoquant “des risques pour la sécurité nationale” et annulant du même coup sa présence à la nouvelle séance. Meta s’est désistée à son tour quelques jours plus tard, forçant l’annulation de l’audition.

    C’est important que ces plateformes, qui sont très importantes au Québec et au Canada [...] soient redevables.
    Une citation de Carl-Edwin Michel, chroniqueur techno

    À cela s’ajoute le blocage des nouvelles sur les plateformes de Meta, maintenu depuis plus d’un an, et dont les discussions sont au point mort entre l’entreprise et le gouvernement.
    Celui-ci n’exclut pas de recourir au pouvoir d’assignation à comparaître.

    #gamelle #échec #illusions #technologies #CrowdStrike #cafouillage #microsoft #fiabilité #ia #ChatGPT #OpenAI #Apple #Vision_Pro #métavers #Disney+ #Spotify #Netflix #v

    Source : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2128411/annee-2024-flop-techno

  • #Harmony, An #Android #App for streaming Music


    Features :

    - Ability to play song from Ytube/Ytube Music.
    – Song cache while playing
    – Radio feature support
    – Background music
    – Playlist creation & bookmark support
    – Artist & Album bookmark support
    – Import song,Playlist,Album,Artist via sharing from Ytube/Ytube Music.
    – Streaming quality control
    – Song downloading support
    – Language support
    – Skip silence
    – Dynamic Theme
    – Flexibility to switch between Bottom & Side Nav bar
    – Equalizer support
    – Synced & Plain Lyrics support
    – Sleep Timer
    – Android Auto support
    – No Advertisment
    – No Login required
    – Piped playlist integration

    https://f-droid.org/it/packages/com.anandnet.harmonymusic
    #musique #F-Droid #téléphone_portable #smartphone #streaming #audio-player #musique #audio_player #alternative #spotify

    vu ici :

    @niavy Hello !! J’ai eu le même souci et j’ai trouvé la (ma) perle rare : #Harmony (dispo sur #F-Droid). Sans compte, possibilité de télécharger Ad nauseam et bien foutu.. Enjoy !

    https://piaille.fr/@Azlac/113375842096824889

  • #spotify Controls GNOME Extension is Ideal for Music Addicts
    https://www.omgubuntu.co.uk/2024/10/spotify-controls-gnome-extension-top-bar

    GNOME Shell shows now playing info in the notification shade, out of view but there when you want to check in. Most users like this approach, but perhaps you don’t? Personally, I do like seeing media info (album art, artist name, track title) in the top bar. If I listen to a playlist like Spotify Discover I can see which song/artist is playing by looking at the top of the screen. I find that easier than interrupting my workflow by having to switch apps or click on the notification shade to take a peek. Plus, having ‘now playing’ info on […] You’re reading Spotify Controls GNOME Extension is Ideal for Music Addicts, a blog post from OMG! Ubuntu. Do not reproduce elsewhere without (...)

    #News #GNOME_Extensions

  • Spotify says its iPhone app updates in the EU are getting held up by Apple - The Verge
    https://www.theverge.com/2024/3/14/24100944/spotify-ios-app-update-eu-apple-dma

    Even after Apple was hit with a $2 billion fine in the European Union over years-old complaints from Spotify about its App Store rules, Spotify says Apple is stonewalling updates issued in compliance with that very ruling. In an email to the European Commission obtained by The Verge, Spotify writes that Apple has “neither acknowledged nor responded to Spotify’s submission” to bring subscription pricing information into the app, preventing it from updating the app at all for its users, even to put out fixes for bugs or add other features.

    #musique #mobile #apple #spotify #business #censure #ce #ue #dma

  • Spotify accuses Apple of ‘extortion’ with new App Store tax - The Verge
    https://www.theverge.com/2024/1/26/24052162/spotify-apple-app-store-tax-eu-dma

    Spotify — one of Apple’s biggest critics — says Apple’s new plan to comply with the European Union’s tech regulations is “a complete and total farce.” In a post published on Spotify’s website, the company calls Apple’s new app installation fee “extortion, plain and simple” and says Apple is trying to force developers not to leave its store.

    Apple’s Proposed Changes Reject the Goals of the DMA — Spotify
    https://newsroom.spotify.com/2024-01-26/apples-proposed-changes-reject-the-goals-of-the-dma

    For almost five years – 1,782 days – we have been asking the European Commission to take action against Apple. In a world that values competition and innovation, we found it unacceptable to stand by and allow gatekeepers like Apple to go unchecked.

    So you can imagine our excitement when the Digital Markets Act (DMA) was created and passed into law to once and for all put an end to this unfair stifling of innovation disguised by Apple as security protections. We were proud of Europe for leading the way and assumed that Apple would have no choice but to comply with the letter and the spirit of the law. 

    But as Apple has just shown the world, they don’t think the rules apply to them.

    Apple is nothing if not consistent. While they have behaved badly for years, this takes the level of arrogance to an entirely new place. Under the false pretense of compliance and concessions, they put forward a new plan that is a complete and total farce. Essentially, the old tax was rendered unacceptable under the DMA, so they created a new one masquerading as compliance with the law.

    #apple #spotify #mobile #business #dma #ue #union_européenne

  • Spotify licencie 1 500 personnes afin de « réduire » ses coûts
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2023/12/04/spotify-licencie-1-500-personnes-afin-de-reduire-ses-couts_6203843_4408996.h

    La plate-forme suédoise, qui n’a jamais affiché de bénéfice net sur l’ensemble d’une année, avait déjà annoncé 600 suppressions de postes en janvier et 200 en juin.

    […]

    Le numéro un mondial des plates-formes audio, Spotify, a annoncé, lundi 4 décembre, le licenciement de 1 500 personnes, ce qui représente « environ 17 % » de ses effectifs. Il s’agit de la troisième vague de licenciements puisque le groupe suédois avait déjà annoncé 600 suppressions de postes en janvier et 200 en juin dans sa division podcasts.

    […]

    En 2017, l’entreprise comptait quelque 3 000 salariés, un nombre qui a plus que triplé, pour atteindre environ 9 800 personnes à la fin de 2022. Depuis sa création, la plate-forme n’a jamais affiché de bénéfice net sur l’ensemble de l’année et ne réalise qu’occasionnellement des bénéfices trimestriels, malgré son succès sur le marché de la musique en ligne.

    Je peine à comprendre comment une simple app musicale peut réclamer 9 800 salariés.

    #musique #spotify #ressources_humaines

  • De la publicité dans les audiolivres : Amazon invente-t-il l’eau froide ?
    https://actualitte.com/article/111027/acteurs-numeriques/de-la-publicite-dans-les-audiolivres-amazon-invente-t-il-l-eau-froide

    A mon sens, le livre est en principe le « dernier espace sans publicité ».
    Ce n’est pas parce que d’autres ont déjà inséré de la publicité dans ce qu’ils continuent d’appeler des livres que cela peut justifier cette nouvelle tentative de faire pénétrer la pub partout.
    A mon sens, un produit écrit ou illustré avec de la pub dedans ne devrait pas pouvoir s’appeler « livre ».

    Audible, filiale d’Amazon, part en quête de nouveaux clients. Et pour les sortir de leur terrier, expérimente une offre audiolivres et podcasts gratuite, financée par des spots publicitaires. Un modèle économique bien connu, qui dévoile la guerre ouverte entre les géans du web, autour de la publicité en ligne... Ou comment l’œuvre devient monétisable à l’envi.

    Publié le :

    05/04/2023 à 15:32

    Zoé Picard

    Les commentaires et questionnements d’utilisateurs intrigués ont contraint Amazon à sortir du bois : des tests sont bien en cours sur la rentabilisation du format audio. Et, plus spécifiquement, les productions Audible Original – autrement dit, les titres qu’édite le vendeur. La solution avec pub cible les curieux non encore abonnés, suivant le modèle classique : œuvres en accès gratuit contre messages promotionnels, précise la FAQ.

    Concrètement, 8 spots audio par tranche de 24 heures d’écoute qui ne « ne seront pas diffusés trop fréquemment dans un court laps de temps ». Comme l’expérimentation concerne aussi les podcasts, leurs producteurs ont été informés, avec la possibilité de se désinscrire du programme.
    Un avenir pour l’audiolivre ?

    L’entreprise prétend confusément répondre à un objectif « d’optimisation » pour « mieux connaître les besoins changeants » côté clients et partenaires. Une déclaration d’intention qui peine à masquer les enjeux lucratifs de cette décision.
    Nouvelles sources de revenus

    Audible coupe les poils des oreilles d’acteurs comme Spotify - qui se rêve en leader du marché. L’été dernier, la société suédoise a acheté le distributeurs d’audiolivres Findaway pour 119 millions $, afin de consolider son offre. Dawn Ostroff, anciennement directrice du contenu, l’avait à l’époque glissé : Spotify « envisageait d’introduire la monétisation publicitaire dans les livres audio ».

    Idem pour Pushkin Industries (producteur de podcasts et audiolivres), dont la directrice Heather Fain faisait part de son intérêt pour ce modèle à Marketing Brew. Sans avoir encore exploré le sujet en profondeur, elle serait « prête à expérimenter ».
    Le format qui séduit

    Avec 839,5 millions $ de ventes en 2022, par téléchargement, le format audio connaît une croissance constante aux États-Unis : il pèse désormais pour 9,2 % sur le marché du livre en valeur, avec 7 % de croissance par rapport à 2021. La production se maintient : 74.000 nouveautés l’an passé, le même nombre que l’année précédente.

    Porté aux nues, de même que le livre numérique voilà quelques années, l’audiolivre représente le relai de croissance tant attendu – puisque l’ebook stagne. Et Amazon entend bien dominer largement le marché.
    Pub et livres, une vieille histoire

    Amazon n’invente rien avec sa solution. Au milieu du XIXe siècle, les livres de Dickens contenaient d’authentiques pause publicitaire, sur une page entière. De même avec le poche : dans les années 60 et 70, les lecteurs américains y trouvaient des campagnes pour des produits de beauté ou des cigarettes.

    Une approche peu à peu abandonnée : les marketeux préféraient les magazines, la radio et télévision, plus attractifs. Les éditeurs ont été contraints contractuellement à cesser cette pratique. Le nombre de cerveaux disponibles dépend de ventes impossibles à prévoir : pas très rassurant. Ils se heurtaient également à la réticence des lecteurs soucieux de ce que leur temps de lecture échappe au consumérisme. Fin 1980, la réclame disparut...

    Manifestement inspiré, Amazon a adapté cette solution en 2010 : sa liseuse se déclina en deux versions. Sur l’une, moins chère, le fond d’écran affichait une pub, l’autre sans pub, était plus onéreuse.

    D’ailleurs, dans un autre registre, les écrivains eux-mêmes, n’hésitent pas à monnayer leur image. Joël Dicker devint ambassadeur de la compagnie aérienne Swiss en 2014, puis en 2016 pour les montres suisses Piaget. Beigbeder a posé pour les Galeries Lafayette ou promu les smartphones de Samsung. Colette, plus sobre, travailla pour Perrier, quand Cocteau se fit, en 1947, vendeur de télévisions…
    Audiobook et publicité online

    Les livres audio ont gagné en popularité au fil des ans et en particulier depuis la pandémie de la covid-19. Au niveau mondial, les ventes de 2021 représentaient 4,2 milliards $, selon le cabinet Grand View Research, qui estime que l’audiobook devrait en peser 15 milliards $ dès 2027. Et, mieux encore, 30 milliards en 2030...

    Or, de même que le livre papier fut le moteur de développement d’Amazon, avant d’en devenir un produit d’appel, l’audiobook sert avant tout de moyen. La croissance économique de la firme ne réside pas dans les ventes de biens : voilà des années qu’Amazon Web Service (le département technologique centré sur le cloud) porte les résultats financiers, avec la publicité numérique.

    L’Observatoire de l’E-Pub du Syndicat des Régies Internet a dévoilé des chiffres qui attestent du ralentissement de la croissance de la pub numérique. Après une hausse de 10 % à 8,5 milliards € en 2022, cette année le taux estimé ne dépasse pas 6 %. En cause : un climat général antipub, une exigence de sobriété....

    Mais la guerre fait rage entre Google, Meta (ex-Facebook) et Amazon : ils accaparent les deux tiers du marché de la publicité en ligne, avec 5,6 milliards $. En parallèle, l’économie de l’audiodigital (webradios, streaming, assistants vocaux, podcasts... et audiolivres) a connu une hausse de 53 % l’an passé.

    Toute nouvelle solution de commercialisation est bonne à prendre, pour convaincre les annonceurs.

    Crédits photo : ActuaLitté (CC BY-SA 2.0)

    #Publicité #Livre #Livre_audio #Amazon #Audible #Spotify

  • Fake streams : plusieurs milliards de fausses écoutes enregistrées par les plateformes en France en 2021 Par Julien Baldacchino

    Le Centre national de la musique publie ce lundi un rapport sur les fraudes constatées sur les plateformes de streaming. France Inter a pu se le procurer en avant-première : d’une plateforme à l’autre, les chiffres varient, mais entre 1% et 3% des streams sont concernés.

    Depuis plusieurs semaines, les enquêtes se sont multipliées sur les « fake streams », ces achats d’écoutes sur les plateformes de streaming musical qui permettent de gonfler les statistiques de tel ou tel artiste, de tel ou tel titre. Ce lundi, le Centre national de la musique révèle à son tour ses chiffres sur cette question : l’organisme a été saisi dès l’été 2021 par Roselyne Bachelot, alors ministre de la Culture, pour travailler sur les manipulations d’écoutes sur les services de musique en ligne.
    https://meilleurdunet.com/wp-content/uploads/2020/02/streaming.jpeg
    Les résultats de cette enquête sont publiés ce lundi, dans un document que France Inter a pu se procurer. Le CNM a travaillé avec plusieurs acteurs du milieu, dont les plateformes de streaming, pour établir le premier rapport sur le sujet. Des maisons de disques, des artistes, des distributeurs et des organisations professionnelles ont aussi participé à l’élaboration du rapport, qui fait un état des lieux et plusieurs recommandations.

    Entre 1% et 3% des écoutes sont des faux streams
    Trois plateformes ont fourni des chiffres particulièrement détaillés : Spotify, Qobuz et Deezer. Chacune a mis en place ses propres outils pour détecter les « faux streams », en se basant par exemple sur les comportements inhabituels d’écoute (de très longues durées d’écoute ou des morceaux passés à très grande vitesse, par exemple). Les résultats ne peuvent donc pas être agrégés d’une plateforme à l’autre et il y a une marge d’erreur, mais pour l’année 2021, il ressort qu’entre 1 et 3 milliards de streams ont été considérés comme frauduleux. Cela représente entre 1% et 3% du marché.

    La plateforme qui a détecté le plus de faux streams est Deezer, dont 2,6% des écoutes seraient issues de streams achetés. Vient ensuite Qobuz (1,6%) et Spotify (1,1%). Il est intéressant de constater que chez Spotify et Deezer, ce sont surtout des titres peu écoutés qui bénéficient de ces faux streams – chez Deezer par exemple, seuls 18,1% des streams frauduleux concernent des titres faisant partie du top 10 000 des chansons les plus écoutées. Chez Qobuz cette proportion est bien différente : 43,5% des faux streams concernent le top 10 000. Et ainsi, sur le top 10 des titres les plus écoutés sur cette plateforme, plus d’une écoute sur dix (13,3%) est détectée comme fausse.

    La suite : https://www.radiofrance.fr/franceinter/fake-streams-plusieurs-milliards-de-fausses-ecoutes-enregistrees-par-les

    #web #streaming #spotify #deezer #qobuz #statistiques #fraude #plateformes #manipulations #musique

  • Grève des transporteurs routiers au Maroc contre la flambée des prix du gasoil Belga

    Les transporteurs routiers marocains observent depuis lundi une grève de 72 heures pour protester contre la flambée des prix du gasoil, conséquence de la guerre en Ukraine, a-t-on appris mardi de source syndicale.

    Au deuxième jour du mouvement, le taux de mobilisation avoisine « les 75% à l’échelle nationale pour les transporteurs de marchandises », a déclaré à l’AFP Mounir Benazouz, secrétaire général du Syndicat national des professionnels du transport routier, affilié à la Confédération démocratique du travail (CDT), une des grandes centrales syndicales du Maroc. 
    . . . . .


    A Casablanca, la mégapole économique, le tarif du litre d’essence sans plomb approchait les 13 dirhams (1,21 euros) tandis que l’indispensable gasoil dépassait 11 dirhams (1,02 euros), des prix records. 

    La flambée des prix ne touche pas que les carburants mais aussi des denrées de base, ce qui a provoqué des manifestations contre la cherté de la vie - pour l’instant éparses - à travers le pays. 
    Le taux d’inflation a augmenté de 3,1% sur un an en janvier au Maroc, sur fond de hausse générale des prix des matières premières dans le monde.

    En outre, après deux années de crise sanitaire, le royaume chérifien est frappé par une sévère sécheresse alors que son économie est très tributaire du secteur agricole, premier contributeur au PIB, à hauteur de 14%.

    L’intégralité de l’article : https://www.rtbf.be/article/greve-des-transporteurs-routiers-au-maroc-contre-la-flambee-des-prix-du-gasoil-

    #Maroc #Crise #Gréve #Transports #Inflation #Ukraine

  • Entre polémiques et acquisitions, les aventures de #Spotify au pays de la #régulation des plateformes…

    Les plateformes sont-elles responsables du contenu qu’elles proposent ?

    Mais la question de la responsabilité se pose, car le service de #streaming n’est pas simplement la plateforme qui héberge le podcast de #Joe_Rogan. Pour l’exclusivité de ce #podcast, Spotify aurait en fait payé 200 millions de dollars, soit le double de ce qui avait été estimé lors de la signature. Un contrat important qui fait du géant américain un éditeur et un diffuseur, et non un simple hébergeur de contenus.

    https://hyperradio.radiofrance.com/blog/entre-polemiques-et-acquisitions-les-aventures-de-spotify-au

    Le podcast de Joe Rogan a coûté deux fois cher à Spotify que ce qui était avancé jusqu’à présent
    200 millions de dollars, et non pas 100 millions

    https://www.numerama.com/politique/859787-le-podcast-de-joe-rogan-a-coute-deux-fois-cher-a-spotify-que-ce-qui

  • Pourquoi Spotify ménage ses podcasts plutôt que les artistes

    Accusé de propager de la désinformation, l’animateur Joe Rogan, dont le podcast a été acquis à prix d’or en 2020, est au cœur de la stratégie du géant du streaming suédois.

    Après avoir grandi avec la musique, Spotify a décidé de miser sur les podcasts, note le site américain Wired. « Entre 2010 et 2021, la part de personnes de 12 ans ayant écouté un podcast au cours du dernier mois est passée de 12 % à 41 % aux Etats-Unis, selon le Pew Research Center », détaille Sophie Hatte, maître de conférences en économie à l’Ecole nationale supérieure de Lyon, qui note que « Spotify a commencé à investir massivement dans l’industrie des podcasts », il y a environ trois ans.

    La raison est évidemment économique : « L’industrie du podcast est un secteur en pleine croissance, confirme Sophie Hatte. Les revenus publicitaires de cette industrie ont été supérieurs de 37 % en 2020 par rapport à 2019 et cela représentait 842 millions de dollars [748 millions d’euros] aux Etats-Unis. Selon certaines projections, ce chiffre devrait dépasser deux milliards en 2022. » « Spotify a investi dans les différents maillons de la chaîne d’industrie du podcast, poursuit-elle. Avec le rachat d’Anchor, une start-up dont le cœur du business était de rendre la création de podcasts plus aisée, mais aussi avec les rachats et les exclusivités. »

    L’entreprise suédoise a effectivement déboursé 230 millions de dollars (204 millions d’euros) pour le studio de podcasts Gimlet Media, qui produit notamment « Reply All » et presque 200 millions de dollars (177 millions d’euros) pour The Ringer et ses podcasts sur la pop culture et le sport. Sans compter les 100 millions de dollars dépensés pour s’offrir Joe Rogan et son podcast « The Joe Rogan Experience » et ceux dépensés pour l’exclusivité du podcast de Michelle Obama. En France, Spotify a également lancé plusieurs podcasts originaux et diffuse notamment le podcast quotidien d’actualité « L’Heure du Monde ».

    (...)

    « Spotify n’est plus une entreprise de musique, mais une entreprise dévouée aux podcasts, au point où elle compromettra ses relations avec des musiciens pour assurer le succès de sa stratégie », avance Hot Pod, une lettre d’information spécialisée dans le milieu du podcast. « Les investissements ont été faits, analyse Sophie Hatte. Ce serait difficile pour eux de faire marche arrière. »

    La lettre d’information détaille en quoi la préférence du podcast n’est pas un choix si surprenant : « En réalité, Spotify perd de l’argent à chaque fois que quelqu’un écoute un morceau de Neil Young. C’est pour cela que Spotify voulait se lancer dans le podcast, en premier lieu. Spotify gagne de l’argent à chaque fois que quelqu’un écoute Rogan. »

    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2022/02/02/pourquoi-spotify-menage-ses-podcasts-plutot-que-les-artistes_6112041_4408996

  • Neil Young met sa menace à exécution, sa musique va être retirée de Spotify
    https://www.lemonde.fr/culture/article/2022/01/27/neil-young-met-sa-menace-a-execution-sa-musique-va-etre-retiree-de-spotify_6

    « Je veux remercier ma très grande et solidaire maison de disques Warner Brothers-Reprise Records, qui me soutient dans ma décision de retirer toute ma musique de Spotify », a écrit le musicien de 76 ans sur son site Internet, en relevant que la plate-forme représente 60 % de ses revenus générés par le streaming.

    Neil Young compte 2,4 millions d’abonnés et plus de 6 millions d’auditeurs par mois sur Spotify, leader mondial du streaming musical. Mais le podcast de Joe Rogan, un contenu exclusif de la plate-forme suédoise, qui accumule des millions d’écoutes, a été numéro un sur Spotify en 2021.

    J’dis ça, j’dis rien, mais entre la presse française et la presse US, sur le même sujet, y’a pas photo... (voir mes seens précédents). Tristesse provinciale d’un monde mondialisé.

    #Neil_Young #Spotify

  • Opinion | Neil Young Says ‘No More’ to Spotify - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2022/01/27/opinion/neil-young-spotify-rogan.html

    It’s no surprise to me that the singer-songwriter Neil Young followed through on his threat to pull his music from Spotify in protest of the Covid misinformation spouted by that streaming service’s brightest star, Joe Rogan.

    Young’s move is certainly a grand gesture, but if the goal was to shame Spotify into cleaning up its act, it likely won’t work. There just aren’t enough quality alternatives to force the issue.

    Which brings me back to Neil Young. Sure, I have all kinds of affection for his artistry, dating from my teenage years, so I want to see him succeed. But the impact of leaving Spotify amounts to just the same old huffery and puffery when there’s nowhere else to run to. Good P.R., no doubt, but it has almost no impact.
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    Young — and whoever is next — needs to think hard about how he can find other homes beyond the big platforms and support them with the gift of his music and allow his work to last into eternity. After all, I heard, rock ’n’ roll can never die.

    #Neil_Young #Spotify #Economie_numérique

  • Spotify Was Never Going to Drop Joe Rogan | WIRED
    https://www.wired.com/story/spotify-joe-rogan-neil-young

    Of course it did. Young vs. Spotify has been framed as a culture-war victory for Joe Rogan, but it’s not. There was no battle. Yes, plenty of people are angry at Rogan, including the 270 health care professionals whose highly publicized open letter to Spotify about the podcaster’s content inspired Young. But there is no evidence that this rancor has impacted Rogan’s position as Spotify’s golden boy. His podcast remains number one on its charts in the United States, the United Kingdom, Canada, Australia, and New Zealand. (Young, in contrast, is the 778th most popular musical artist.) Spotify didn’t give Rogan a reported $100 million in a noble effort to spearhead a public health campaign. It gave him the money to be his freewheeling, contrarian, and almost constantly controversial self. He’s a shock jock.

    No disrespect to Neil Young, but he was never going to move the needle here. Ever. Even if he got other artists on board to boycott Spotify, it’s unlikely any coalition would have the desired effect. First of all, there are practical roadblocks, as musicians are rarely the owners of their own music. Young didn’t actually have the ability to remove his albums, and had to get permission from his label to do so; it’s far from a given that the major labels would do the same for their contemporary stars. But say they did—and say the streamer’s current top four artists, Drake, Ed Sheeran, Bad Bunny, and Ariana Grande, joined forces and yanked their music from Spotify—even then, it is unlikely that Spotify would exile Rogan.

    Spotify started out with music, but it has thundered into the podcasting space, pouring hundreds upon hundreds of millions into a remarkably efficient effort to unseat Apple and establish itself as the premiere destination for podcasts. It paid $340 million for the podcast network Gimlet Media in 2019 and nearly $200 million for The Ringer (my former employer) in 2020, as part of this blitz. When people listen to music on Spotify, the streamer has to pay a third party (usually the record label). But when people listen to Spotify-owned podcasts, there’s no third party to pay. Spotify can place ads within its own podcasts even for premium users, who do not have ads in between songs. While premium subscriptions are still the company’s primary money-maker, advertisements are catching up, a development credited to the podcast arm. Podcasts are central to Spotify’s growth strategy. Rogan is central to Spotify’s podcasting arm. There would have to be a consumer boycott on an unprecedented scale to make cracking down on Rogan worthwhile from a business perspective. My guess? As long as Rogan stays on the top of Spotify’s charts, he will remain inoculated against repercussions.

    #Spotify #Podcast #Neil_Young #Musique #Economie_numérique