Ces « bibliothèques de l’ombre » où les scientifiques du monde entier partagent gratuitement des articles
« Un monde de pirates » (2/5). Les sites sur lesquels les #articles_scientifiques sont mis à disposition, en toute illégalité, sont très populaires au sein de la communauté universitaire. Rapides, efficaces, ils incarnent l’utopie d’un savoir accessible à tous.
Le message, posté sur le site #Sci-Hub, est signé d’une dermatologue tunisienne : « Je veux vous remercier de permettre aux médecins d’accéder à la recherche scientifique médicale gratuitement, surtout dans les pays en développement. » « L’aide que vous avez apportée aux autres est inestimable, je ne doute pas que vous ayez sauvé des vies », surenchérit une chirurgienne galloise. Un interne turc en orthopédie, lui, ne s’encombre pas de périphrases : « Vous méritez un p***** de prix Nobel ! »
La bénéficiaire de cette effusion de gratitude est une informaticienne kazakhe : #Alexandra_Elbakyan, fondatrice de Sci-Hub, un site de #piratage_scientifique ou, en termes plus policés, une « #bibliothèque_de_l’ombre », qui met à disposition des millions d’articles scientifiques sans le moindre frais. D’où le surnom de la jeune femme : la « Robin des Bois de la science ».
Cet outil, Alexandra Elbakyan a commencé à l’élaborer pour son usage personnel, en 2011. Alors étudiante en neurosciences, elle bloque sur la rédaction de son mémoire, incapable de s’acquitter des 30 ou 40 dollars qu’exigent les #revues pour donner accès à chacun de leurs articles. C’est l’acte de naissance de Sci-Hub, nouvelle planète dans une galaxie où orbitent alors déjà d’autres « bibliothèques », telles que les sites russes #Z-Library et #LibGen – plus variés, ces derniers diffusent aussi des copies, à l’identique, de livres scientifiques ou de fiction. L’économiste hongrois Balazs Bodo, chercheur à l’université d’Amsterdam, y voit l’héritage du #samizdat soviétique, un système de #diffusion clandestin d’ouvrages interdits ou introuvables, souvent rendu possible, déjà, par des universitaires grâce à leur accès privilégié aux textes.
Ces samizdats modernes s’épanouissent bien loin des frontières de l’ex-URSS. Leurs adresses s’échangent sur les campus américains comme s’échangeaient déjà les photocopies ou, par modem, les fichiers informatiques. Les étudiants – proverbialement fauchés – comme les chercheurs sont séduits par la gratuité de ces plateformes, entièrement financées par les dons des usagers les plus enthousiastes. « C’était impossible de s’acheter autant de manuels », se souvient Jason (un nom d’emprunt car il souhaite demeurer anonyme), un utilisateur américain de ces bibliothèques depuis son master de sociologie, dans les années 2000. Au téléphone, ce quadragénaire souligne les prix prohibitifs des manuels aux Etats-Unis, où ils peuvent dépasser 100 dollars l’unité.
Equipe de bénévoles
Soucieux de rendre une partie de l’aide qu’il a reçue de la communauté, Jason est devenu, pendant la pandémie de Covid-19, le modérateur d’un forum où se coordonnent les #bénévoles. Comme lui, ceux-ci ont été séduits par la dimension politique du projet – mais aussi par l’image romantique du « #pirate_du_savoir », vent debout contre la #privatisation de la #science. Une mythologie flibustière qui motive étudiants et chercheurs à user de leurs accès privilégiés aux réseaux universitaires pour aider d’autres usagers en manque d’une référence.
Sur ce forum, Jason et les siens trient et approuvent les ouvrages numériques, quitte à retoquer les éventuels trolls qui soumettent de faux livres, derrière la couverture desquelles on ne trouve qu’une publicité incitant à acheter l’œuvre originale. Ils corrigent ensuite ce qui doit l’être. Titre, auteur, image de couverture : les articles et livres ont besoin d’une sorte de « mise en beauté » avant d’être mis à disposition du public. A leur manière, ces bénévoles férus d’informatique effectuent un travail de bibliothécaire : curation, étiquetage… « Cela nécessite beaucoup de travail manuel et il n’y a jamais assez de bénévoles », confirme Jason. Il faut dire qu’il n’est pas évident, pour un aspirant « bibliothécaire de l’ombre », de savoir comment se rendre utile, les équipes responsables des sites ne brillant pas par leur transparence.
Car… chut ! Comme dans une authentique bibliothèque, on est prié de ne pas faire de bruit. Pas tant pour ne pas déranger les autres lecteurs que parce que le partage d’articles est illégal, et qu’il est risqué de s’impliquer dans la gestion du site. Les échanges informels sur les réseaux sociaux restent anonymes, quand ils n’ont pas plutôt lieu sur des groupes privés, fonctionnant par cooptation.
Ces précautions ne sont pas superflues. Depuis une dizaine d’années, la guerre est déclarée entre les « bibliothèques » et les puissants groupes d’édition scientifique, à commencer par les géants américains #Elsevier et #Springer. Propriétaires légaux des #articles_scientifiques, ils ont peu à peu obtenu le blocage des sites pirates dans plusieurs pays. Alexandra Elbakyan elle-même a été contrainte de prendre ses distances avec Sci-Hub : en 2021, en raison d’un procès l’opposant à Elsevier en Inde, elle a préféré geler le site, qui demeure accessible mais n’est plus alimenté. Visée par une enquête du FBI, elle vit dans la clandestinité, dans le nord de la Russie.
La Z-Library est logée à la même enseigne. Ses domaines ont été saisis par la justice américaine en 2022. Deux individus, russes, accusés d’être impliqués dans la création du site, ont été arrêtés en Argentine et se sont depuis évadés. Un événement qui a conduit la Z-Library à revoir les mesures de sécurité de son équipe composée, selon l’un de ses porte-parole sollicité par Le Monde, de « dizaines de spécialistes » en informatique.
Modèle asymétrique
#Menaces, #fermetures, #condamnations… Dans le domaine des #publications_scientifiques, la lutte contre le #piratage a ceci de particulier que les auteurs, qui pourraient légitimement se sentir lésés, ne se pressent pas pour se ranger du côté de la loi. Beaucoup d’entre eux estiment que le très profitable modèle économique des principaux éditeurs est particulièrement asymétrique, pour ne pas dire injuste : à leurs yeux, les éditeurs privatisent la science en exploitant le travail des chercheurs, qui ne sont pas rémunérés en retour pour leur publication ou évaluation d’études.
Dans ce contexte, les pirates suscitent plus souvent l’admiration que la réprobation. D’autant que leur histoire reste marquée par la mort brutale d’#Aaron_Swartz, militant révéré de l’#open_access (accès libre). Visé par des poursuites judiciaires du FBI pour avoir téléchargé des centaines de milliers d’articles scientifiques, cet Américain de 26 ans s’est suicidé en 2013. Dans son « manifeste de l’Open Access Guerilla », il incitait étudiants, bibliothécaires et chercheurs à partager leurs ressources, leurs mots de passe, leurs fichiers. « Vous avez la possibilité de participer à ce banquet de la connaissance alors que le reste du monde en est exclu », insistait-il.
Pour l’heure, les fermetures de plateformes pirates sont rarement définitives. La bataille que leur livrent les éditeurs s’apparente davantage à un jeu du chat et de la souris, les sites bloqués ne tardant pas à refaire surface, à l’identique, à une autre adresse. La crainte de les voir disparaître pour de bon mobilise tout de même de nombreux internautes, à l’image de « #Shrine », un universitaire qui ne donne ni son nom ni son âge, mais explique au Monde que, pour lui, ces bibliothèques sont des « ONG de la piraterie ».
En 2020, il lance un appel à l’aide sur Reddit, plateforme communautaire et plus gros forum en ligne du monde. Reprenant en préambule le mot d’ordre d’Aaron Swartz, il propose un projet d’hébergement « pair à pair », c’est-à-dire décentralisé, des sites comme Sci-Hub : dans la mesure où leur contenu sera désormais hébergé sur les ordinateurs de centaines de volontaires, il sera impossible de le supprimer en faisant simplement saisir, par la justice, quelques ordinateurs. « Shrine » affirme avoir alors vu se mettre en mouvement « une colonie de fourmis : des gens du monde entier, décidés à protéger ces fichiers, malgré les risques encourus et sans en tirer le moindre profit ».
Cette « colonie » a essaimé. Ainsi, un projet de mégabibliothèque baptisé « #Anna’s_Archive » a pour objet, depuis 2022, de constituer une copie complète des collections numériques de ses homologues. Ses promoteurs – évidemment non identifiés – entendent ainsi éviter la disparition du contenu de ces plateformes si elles venaient à fermer. Résultat : 50 millions de livres et le double d’articles scientifiques sont conservés dans « Anna’s Archive ».
▻https://www.lemonde.fr/series-d-ete/article/2025/08/11/les-bibliotheques-de-l-ombre-a-la-pointe-du-piratage-scientifique_6628300_34
#édition_scientifique #résistance #recherche #ESR
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The Publisher of the Journal “Nature” Is Emailing Authors of Scientific Papers, Offering to Sell Them AI Summaries of Their Own Work
“I find it ridiculous. It’s jumping on the AI bandwagon, where we throw AI at about anything, useful or not.”
#Springer_Nature, the stalwart publisher of scientific journals including the prestigious Nature as well as the nearly 200-year-old magazine Scientific American, is approaching the authors of papers in its journals with AI-generated “Media Kits” to summarize and promote their research.
In an email to journal authors obtained by Futurism, Springer told the scientists that its AI tool will “maximize the impact” of their research, saying the $49 package will return “high-quality” outputs for marketing and communication purposes. The publisher’s sell for the package hinges on the argument that boiling down complex, jargon-laden research into digestible soundbites for press releases and social media copy can be difficult and time-consuming — making it, Springer asserts, a task worth automating.
“We know how important it is to communicate your research clearly and effectively to both your peers and the broader public, but it can be tedious and time-intensive to create concise and impactful texts for different audiences,” reads the email. “That’s why we’re excited to introduce our new Media Kit designed to help you expand the reach and impact of your work.”
Per the email, the package includes a roughly 250-word “plain language summary” designed to “simplify” research for the public; a roughly 300-word “research brief” that offers a “concise summary” for academic and scientific peers; a short, AI-spun audio summary; and social media copy characterized as “ready-to-use content” for promoting work “across platforms.”
The content, the publisher adds, will be generated using Springer’s own “secure, in-house” AI tool.
There’s a major catch, though: the tool’s “high-quality” outputs can’t always be trusted. On an accompanying webpage linked in the email, Springer warns that “even the best AI tools make mistakes” and urges authors to painstakingly review the AI’s outputs and issue corrections as needed for accuracy and clarity.
“Before further use,” reads the webpage, “review the content carefully and edit it as you see fit, so the final output captures the nuances of your research you want to highlight.”
Simon Hammann, a food chemist at the University of Hohenheim, Germany and a Springer-published author who received the emailed offer, characterized the AI media bundle as a cash grab.
“I find it ridiculous,” he told Futurism. “It’s jumping on the AI bandwagon, where we throw AI at about anything, useful or not. I am even more annoyed by the price tag.”
“I didn’t think there was anything left for publishers to monetize (after having authors acquire the funding, do the research, write the paper, do the peer review, and correct the page proofs for free while they take in all the profits), but here I stand corrected,” he continued, adding that the “research brief” promised in the package “is essentially the abstract that you’re writing anyway usually.”
Hammann added that researchers might be “left to wonder” what they’re “actually paying for, if the publisher doesn’t even see promotion of their outputs as their job, but hands that over to researchers as well.”
To that end — with the exception of the audio summary, at least — it’s unclear what Springer’s $49 package is offering authors that much cheaper or free generative AI tools like OpenAI’s ChatGPT or Google’s Gemini models can’t.
“At Springer Nature, we understand how vital it is for researchers to be able to communicate their research to different audiences — from colleagues and funders to policymakers and the public. This multi-media content bundle offering high-quality, AI-generated summaries and posts has been developed to help them do just that,” the company said in response to questions about this story. "The content is generated using the support of a secure AI-tool.
“No memory of the paper is retained or stored or used for training,” it continued. “The content bundle is only created when requested by the original author of the publication and can be reviewed and edited by the original author, ensuring that a human is always in the loop.”
Springer has made numerous forays into AI. The publisher announced last year that it would embrace AI as a tool to drive its business — and science, purportedly — forward, declaring on its website that “Springer Nature is committed to unlock the potential of AI and other emerging technologies to advance scientific discovery and innovation.”
That apparent commitment appears to be taking shape right now. Earlier this week, for instance, the massive publishing body announced in a press release that it would be deploying a “new AI-driven tool” crafted to automate “editorial quality checks” and notify editors to "potentially unsuitable manuscripts. The announcement adds that manuscripts may be held back from peer review if the AI tool deems them editorially unfit.
At the same time, amid a broader field of scientific publishers grappling with a pipe-clogging onslaught of fake, AI-generated studies being submitted for peer review, Springer has been attempting to keep garbage-quality AI entries at bay via two “bespoke AI tools” designed to detect suspicious language and imagery. (Though Springer claimed in a press release last year that both tools proved effective in pilot testing, AI detection tools are notoriously unreliable.)
In other words, Springer’s embrace of AI has been a juggling act. On the one hand, it’s charging researchers for automated social copy and trying to use AI to expedite the review process. On the other, it’s deploying AI systems to detect the unauthorized use of AI by authors.
Hammann, meanwhile, noted that the publisher’s $49 AI upsell is just one of the ways that Springer promises to help scientists promote their work — for a little extra dough, that is.
“Funnily, Springer Nature emailed me with the opportunity to get a 82 x 52 cm poster for my publication,” Hammann recalled. “Only $89.”
▻https://futurism.com/springer-nature-ai-media-kit
#édition_scientifique #Springer #Nature #publications_scientifiques #recherche #AI #IA #intelligence_artificielle #résumé
Academia in a stranglehold
Academic publishers’ most valuable asset used to be their journals. Now, it’s the data they collect from researchers and then sell. That is extremely concerning, a growing group of Groningen researchers feels. ‘They control every part of the process and register every action you take.’
When UG philosopher Titus Stahl is mulling over a new research topic, he has a range of tools available to help him get started. He could use academic search engine Scopus, for example, to point him to articles he could read online or download. He might also take notes using Mendeley, the useful software tool that helps you keep track of sources and references.
If he then writes a grant proposal to get funding, there’s a good chance that the people assessing it use SciVal – software that analyses research trends, but also contains individual researchers’ citation and publication data.
In the meantime, he could discuss his work on SSRN, a social platform used to share and peer-review early-stage research. And ultimately, of course, he’ll publish it in an open access magazine for which the university has paid article processing fees, or APCs, after which others will read it – at home, through their libraries, or again using Scopus.
Then, finally, he will enter his article in Pure, the database the university uses to register all research done at the UG. His profile might change to reflect he has done research on a new topic. Affiliations may be added, since his network has changed too, so everyone can see who he collaborates with and what his strengths are.
It’s all very streamlined and it all works beautifully. However, it doesn’t seem all that great anymore when you realise that every tool Stahl has been using, every platform on which he publishes, is owned by publishing mogul Elsevier. And Elsevier not only provides tools, it also collects user data. It logs everything Stahl does, every keystroke.
‘They know what you are working on, they know what you are submitting, they know the results of your peer reviews’, Stahl says. ‘They control every part of the process and register every action you take.’
Everything is recorded
And that gives them far more information than you might realise. When Eiko Fried, a psychologist from the University of Leiden, asked Elsevier for his personal data in December 2021, he received an email with hundreds of thousands of data points, going back many years.
He discovered that Elsevier knew his name, his affiliations and his research. That his reviews had been registered, as well as the requests for peer review he had declined. Elsevier kept track of his IP-addresses – leading back to his home – his private telephone numbers, and the moments he logged in, which showed exactly when he worked and when he was on vacation. There were websites he visited, articles he had downloaded or just viewed online. Every click, every reference was recorded.
Fried’s blog posts about this came as a shock and a revelation to Stahl. ‘It’s a long-term danger to academic freedom’, he says. ‘They control the academic process with an infrastructure that serves their interests, not ours. And they use the collected data to provide analytics services to whoever pays for them.’
Stahl is one of a growing group of researchers inside and outside the University of Groningen who are concerned about the situation. He finds Oskar Gstrein on his side. ‘There is this ingrained power imbalance between the universities and the publishers’, says the data autonomy specialist with Campus Fryslân and the Jantina Tammes School of Digital Society, Technology and AI. ‘They own the journals people want to get into. And now they have taken over the whole publishing sphere.’
In a recently published call for action, the Young Academy Groningen (YAG) and the Open Science Community Groningen, too, sounded the alarm. ‘It is time to formulate a long-term vision for a sustainable, independent higher education system’, they wrote. ‘We not only endorse this ambition but call on our university to reclaim ownership over our research output.’
New business model
They have reason to worry. Big publishers like Elsevier make billions of euros a year. Historically by publishing academic articles, but they have recently changed their business model. Now, they sell data connected to academic publishing. And that is ‘insanely profitable’, Stahl says.
Profits of Elsevier’s parent company RELX rose to 10 percent in 2023 – 2 billion euros on a revenue of 10 billion. ‘Article submissions returned to strong growth, with pay-to-publish open-access articles continuing to grow particularly strongly’, RELX reported in February this year.
Elsevier’s Erik Engstrom was the third highest paid CEO in the Netherlands between 2017 and 2020, earning over 30 million. Only the CEOs of Shell and another scientific publisher, Wolters Kluwer, earned more.
Only a decade ago, it looked as if big publishers’ hold on academia was weakening. Universities and the Dutch government were done with first funding their research with public money, offering their papers for free to publishers like Elsevier (The Lancet, Cell), Springer (Nature) or Wiley (Advanced Materials), editing and peer reviewing those papers for free and then having to pay insane amounts of subscription fees to make those same papers available to their researchers again.
They moved towards open access and as a result, 97 percent of the publications in Groningen is now published open access. ‘Their traditional business model no longer worked’, says Gstrein. ‘So publishers had to reinvent themselves.’
Gold open access
And that is exactly what they did, helped by a Dutch government that suggested ‘gold open access’ as the norm. ‘It’s undoubtedly linked to the fact that many of these publishers, such as Elsevier and Kluwer, have Dutch roots’, says Ane van der Leij, head of research support at the UB.
‘Gold’ means you don’t make the whole publishing process free – that would be the diamond option. Instead, a university pays APCs up front for its researchers, and in exchange publishers make their articles available to everyone.
That’s great for the general public, which can now read those articles for free. But it’s not so great for the universities that still provide research papers and edit academic articles without any payment. ‘And the APCs are high’, Stahl says. ‘In some cases, I estimate there’s a profit margin of 75 percent.’
Not all magazines are open access, either. Most of the traditional journals are a hybrid now – the content for which APCs have been paid are open access; the rest is still behind a paywall. ‘Unfortunately “hybrid” has become the new status quo for most of these publishers’ journals, and it has become a very profitable business model’, Van der Leij says.
Package deals
These days, publishers negotiate ‘read and publish’ package deals for their titles, which have become around 20 percent more expensive in five years. ‘Taking into account an average inflation rate of 3 percent per year over this period, that amounts to a price increase of approximately 12.6 percent’, says Van der Leij.
Elsevier has received over 16 million euros in 2024 for their deal with umbrella organisation Universities of the Netherlands. Wily gets almost 5 million, Springer 3.6 million.
The increase is not the same for all publishers, Van der Leij stresses, and the packages themselves also vary, making it difficult to compare. ‘On top of that, it’s become increasingly difficult to figure out which parts are “read” and which ones are “publish”.’
Also telling: the maximum number of prepaid publications is reached sooner every year, because universities get fewer publications for their money. ‘Four years ago, we would be sending out our emails that we’d reached the cap halfway through November. Three years ago, we did so in early November. This year, it was at the end of October’, says Van der Leij.
Commercialised research
That’s not the biggest issue, though. What is worse is the other part of Elsevier’s business model, which they came up with when they realised they needed other ways to keep making money. And the hottest commodity they could think of was data.
‘The entire infrastructure that science builds on is commercialised’, says YAG chairperson Lukas Linsi. ‘They effectively turn science into shareholder returns and dividend payouts, and it’s all public money.’
Pure, which showcases the research for almost all Dutch universities, used to be an independent Danish startup, but was bought by Elsevier in 2012. The formerly open platform Mendeley was acquired in 2013. SSRN in 2016. In 2017 Elsevier bought bepress, a repository used by six hundred academic institutes. ‘It has given them real time data access’, Gstrein says.
Publishing is no longer the main focus for RELX and its competitors; instead, they have become data brokers. They sell data to insurance companies for risk analysis, to banks for fraud detection, to universities to assess their performance, and, especially egregious, to the US Immigration Service to target illegal immigrants.
Less dependent
Many researchers are worried by this. ‘In the Netherlands, universities tend to be a bit optimistic regarding these companies’, Stahl feels. After all, universities have in the past made plans to develop ‘professional services’ together with Elsevier. ‘They just don’t seem to see the danger.’
In Germany and France, there is much more awareness about these issues. There, universities are less dependent on the big publishers, or are working to move away from them. ‘If some private parties have access to all this data, then that is a long-term threat to academic freedom. We have to do something about it. We need our own infrastructure’, Stahl says.
Per the contracts, the publishers aren’t allowed to share data. ‘There is the data processing agreement’, explains Marijke Folgering, head of the UB’s development & innovation department. That’s a legally required document stating how data will be processed. ‘They’re not allowed to just use our data. I’m sure they can find ways to do so anyway, but we also enter into these contracts on a trust basis. If they do abuse it, they hopefully hurt themselves as well.’
Critical
Researcher Taichi Ochi with the Open Science Community Groningen has his doubts about their trustworthiness, though. ‘We need to move away from them, or we risk detrimental effects’, he says.
Linsi points to the deal that academic publisher Taylor and Francis made: they sold the research published in their three thousand academic journals to Microsoft for 10 million dollars, to train their AI models. ‘This is happening now!’
Folgering and Van der Leij with the UB also worry about the seemingly unending stream of data that is flowing towards the publishers. ‘There are currently no indications that the system is being abused’, says Van der Leij, ‘but we’re getting increasingly concerned.’
‘We’re definitely critical of what they’re doing’, Folgering agrees. ‘We’re exploring our options. Several German universities have gone in a different direction. But there are limits to what we can do. We simply don’t have that many developers.’
The problem, of course, is that both researchers and university management want convenience. They want their publications in these publishers’ prestigious distribution channels. They want their tools and software to work quickly, and it’s all the better if these are available at a relatively low cost. ‘But we just don’t consider what that means in the long run. People underestimate how little choice we still have’, Gstrein says.
Long-standing reputation
The researchers don’t have an easy solution on hand. ‘If you want to move ahead in your career, you’re dependent on these companies’, Linsi realises. ‘They don’t decide what is published in their journals, but still, it’s their brands that are really important if you want to move up.’
Diamond open access journals – like the UG’s own University of Groningen Press, founded in 2015 – may be a solution in the long term, but at this point their reputation just isn’t good enough yet, compared to journals with a long-standing reputation and impact factor.
The tools the publishers provide do work very well, Linsi admits. Repositories in for example Germany – where universities are a lot less dependent on the big publishers – aren’t nearly as ‘attractive’ as the UG’s Pure.
And there’s the matter of safety too. Are universities able to build alternatives that are safe and that won’t be vulnerable to hacks? ‘In practice, this is quite difficult’, Linsi says. ‘But other countries show that there is a way back.’
Alternatives
The UG could start by using alternatives when possible, he explains. Zotero instead of Mendeley, Firefox instead of Google Chrome. ‘There are alternatives for almost every app we use.’
And it could – and should – find an alternative for Pure. ‘It’s a good first step’, Linsi feels. ‘It’s relatively easy and it is tangible.’
In fact, Van der Leij says, the UG is currently working on its own data warehouse that would hold all the UG publications’ data and metadata. ‘It might allow us to stop using Pure and keep a hold of our data.’
But it would be even better if Dutch – or even European – universities worked together on projects like these, to make sure there’s enough funding and that it is done right. In the long run, Linsi believes, it will probably be cheaper than paying huge sums of money to commercial providers.
‘We must understand our own worth’, agrees Taichi Ochi. ‘With the cost of publishing ever increasing, it also impacts how much money we can spend on other activities. We need to move away from a model that is draining money.’
▻https://ukrant.nl/magazine/elseviers-stranglehold-on-academia-how-publishers-get-rich-from-our-data
#science #recherche #université #données #édition_scientifique #publications #publications_scientifiques #Elsevier #business #données_personnelles #Stahl #RELX #Springer #Wiley #Gold_open_access
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Arrêter les abonnements aux revues scientifiques prédatrices...
University of Lorraine (France), cutting ‘big deals’ with large commercial publishers & reinvesting the money saved in various open science / open access initiatives
▻https://mastodon.social/@rmounce/112336634935584026
#édition_scientifique #revues_prédatrices #abonnement #arrêt #ESR #recherche #universités #facs #coût #budget #université_de_Lorraine #Elsevier #Wiley #Springer
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A better way to analyze your Big Deal.
The #Unsub dashboard helps you reevaluate your deal’s value, and understand your cancellation options.
C’était l’heure de commencer une #métaliste sur la #publication_scientifique
#business #édition_scientifique #arnaque #revues_scientifiques #revues_prédatrices #escroquerie #recherche #droits_d'auteur #recherche #université #ESR #coût #profit #publish_or_perish
#Data_Mining : quand #Elsevier écrit sa propre loi…
Le leader mondial incontesté de l’#édition_scientifique, Elsevier s’engage en faveur d’une simplification du #data_mining. De nouvelles conditions d’accès, dévoilées le mois dernier, vont grandement simplifier l’#accès à l’un des principaux corpus de #publications_scientifiques. D’autres #éditeurs devraient prochainement adopter un modèle similaire. C’est notamment le cas du principal concurrent d’Elsevier, #Springer.
#Sci-Hub Tears Down Academia’s “Illegal” #Copyright #Paywalls
Founded by #Alexandra_Elbakyan, a researcher born and graduated in Kazakhstan, [Sci-Hub]’s main goal is to provide the less privileged with access to science and knowledge.
"Poursuivant ses efforts pour faire de l’entreprise un modèle de rentabilité, Elsevier vient de modifier sa politique concernant le droit des chercheurs à déposer leurs publications en #archive_ouverte : ce #dépôt est désormais conditionné à un #embargo (délai entre publication dans la revue et mise en accès libre via l’archive ouverte) de 12 à 24 mois selon les revues.
Elsevier journal editors ’may be asked to resign’ in open access row
▻https://seenthis.net/messages/387746
Un hashtag clandestin pour partager la science inaccessible
Entire editorial staff of #Elsevier journal Lingua resigns over high price, lack of open access
Pour pouvoir passer en accès libre, tous les journalistes d’un journal scientifique démissionnent
« Depuis plusieurs années, de nombreuses voix s’élèvent contre son modèle économique, basé sur l’acquisition des droits de publications de travaux de recherche qui sont pour la plupart financés par de l’argent public. »
La vente d’articles scientifiques : du « #racket »
Je voudrais aussi mentionner qu’Elsevier n’est pas le créateur de ces articles. Tous les articles sur leur site ont été écrits par des chercheurs, et les chercheurs ne reçoivent pas d’argent sur ce qu’Elsevier collecte. Cela est très différent de l’industrie de la musique ou du film, où les créateurs reçoivent de l’argent pour chaque copie vendue. Mais l’économie des articles de recherche est très différente. Les auteurs de ces articles ne reçoivent pas d’argent. Pourquoi enverraient-ils leurs travaux à Elsevier dans ce cas ? Ils se sentent contraints de le faire, parce que Elsevier est un propriétaire de ce qu’on appelle des “ journaux à haut impact ”. Si un/e chercheur/se veut être reconnu, avoir une carrière – il ou elle a besoin de publier dans de tels journaux.
#Elsevier and the 25.2 Billion Dollar A Year Academic Publishing #Business
Les coûts cachés du #libre_accès
Chaque année, les universités suisses dépensent des millions de francs pour leurs abonnements à des revues scientifiques. L’alternative du libre accès y remédie, mais partiellement.
En cause notamment : la facture salée pour les universités et hautes écoles, qui se montait à 70 millions de francs pour la seule année 2015 selon une récente étude.
Global publishing giant wins $15 million damages against researcher for sharing publicly-funded knowledge
The court awarded $15 million damages to the scientific publisher on the basis of 100 articles published by #Elsevier that had been made available without permission on Sci-Hub and a similar site called LibGen. At the time of writing, Sci-Hub claims to hold 62 million scientific research papers – probably a majority of all those ever published – most of which are unauthorized copies. According to a report in the scientific journal Science last year, it is Elsevier which is most affected by #Sci-Hub’s activities:
#Alexandra_Elbakyan, une chercheuse du Kazakhstan qui a créé un outil pour libérer les recherches scientifiques
Le marché extraordinairement lucratif de la publication scientifique est-il mauvais pour la science ?
Même les scientifiques qui luttent pour une réforme n’ont souvent pas conscience des origines du système : comment, durant les années prospères après la Seconde Guerre mondiale, des entrepreneurs construisirent leurs fortunes en soustrayant l’édition des mains des scientifiques, développant ainsi l’industrie à une échelle inimaginable auparavant. Et nul n’a été plus créatif et ingénieux que Robert Maxwell qui a fait des revues scientifiques une spectaculaire machine à faire de l’argent permettant ainsi son ascension dans la société britannique. Maxwell deviendra un membre du Parlement, un baron de la presse défiant Rupert Murdoch, et une des figures les plus célèbres de la société britannique. Mais sa véritable importance était bien plus grande que ce que la majorité d’entre nous ne réalise. Aussi improbable que cela puisse paraître, peu de personnes durant le siècle dernier ont contribué davantage à la façon dont la science est traitée aujourd’hui que Maxwell.
German researchers resign from Elsevier journals in push for nationwide #open_access
Five leading German scientists have resigned from their editorial positions at journals published by Elsevier, the latest step in a battle over open-access and subscription policies between the Dutch publishing giant and a consortium of German libraries, universities, and research institutes.
Reçu aujourd’hui, le 13 décembre 2017, par mailing-list du #FNS (#Fonds_national_suisse_de_la_recherche_scientifique)
–-> le diable est dans le détail... et dans ce cas dans la promotion du #gold_open_access :
La « #Gold_Road » : les chercheuses et chercheurs publient directement dans une revue scientifique Open Access permettant un accès électronique, libre, gratuit et immédiat à tous ses articles. Les coûts de publications, connus sous le nom de « Article Processing Charges » (APCs), sont généralement payés par l’auteur, son institution ou un autre bailleur de fonds .
–-> je copie-colle pour que ça soit clair :
Les coûts de publications, connus sous le nom de « #Article_Processing_Charges » (#APCs), sont généralement payés par l’auteur, son institution ou un autre bailleur de fonds
Lettre envoyée le 13 décembre 2017 aux directeurs de labo de l’#Université_Grenoble_Alpes
L’éditeur Springer, qui publie plusieurs centaines de revues académiques au format numérique dans toutes les disciplines, fait actuellement l’objet d’une négociation ardue par le consortium Couperin, qui regroupe l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur et de recherche français. Cet éditeur entend appliquer des tarifs exorbitants et l’objectif de la négociation est de le faire revenir sur ces prix.
On turning down poorly-paid, limited value, academic work
I’m sorry but I’m going to decline. I’ve written lots of short introductions on [this topic], including for another encyclopaedia, and I’d just be repeating myself. I’m unsure of the worth of such reference works anyway, and since I don’t have time to write everything I want to write, I’m unwilling to spend time on something I don’t. It might be different if this was either fairly paid, or would be available open access, rather than at high cost. I’m a little reluctant to recommend other people given the low pay for intellectual work, from a commercial publisher, but you might try one of the other authors of books on [this topic].
Remember #Aaron_Swartz. Génie généreux poussé au suicide il y a 5 ans.
« La différence entre Jobs, Gates et Aaron, c’est que lui voulait rendre le monde meilleur, pas gagner de l’argent »
Meet the pirate queen making academic papers free online
[Alexandra] Elbakyan’s scientific communism mirrors the Western association between democracy and information openness.
Un chiffre d’affaires de 8,3 milliards € pour #RELX (#Elsevier) en 2017
RELX, ex-Elsevier, parmi les plus importants groupes éditoriaux du monde, ne connaît pas la crise : son rapport annuel pour 2017 annonce un chiffre d’affaires de 8,395 milliards €, en hausse de 4 %, et des bénéfices de 2,6 milliards €. Si le géant de l’édition académique et de l’organisation d’événements s’inquiète d’une tendance de la recherche à prôner l’accès ouvert, ses résultats économiques restent stables année après année.
La science à portée de tous !
#Jean-Claude_Marcourt poursuit la mise en place du #décret « Open Access » en Fédération #Wallonie-Bruxelles.
Quand #Elsevier publie un rapport sur le #open_data... tu te dis que quelque chose ne tourne pas rond ou qu’il y a un beau business derrière... mais tu le signales quand même sur seenthis (même si tu ne l’as pas encore lu) :
OPEN DATA. THE RESEARCHER PERSPECTIVE
Contre les prix trop élevés d’accès aux publications, les scientifiques font le mur
En plein essor du libre accès aux publications scientifiques, de nouveaux outils émergent pour aider à trouver facilement – et sans payer – des articles placés derrière un coûteux « paywall » ou une autre forme d’abonnement
#Paywall : The Business of Scholarship
Paywall: The Business of Scholarship, produced by #Jason_Schmitt, provides focus on the need for open access to research and science, questions the rationale behind the $25.2 billion a year that flows into for-profit academic publishers, examines the 35-40% profit margin associated with the top academic publisher Elsevier and looks at how that profit margin is often greater than some of the most profitable tech companies like Apple, Facebook and Google. For more information please visit: Paywallthemovie.com
▻https://seenthis.net/messages/729037
#film #documentaire #film_documentaire
Swedish ISP punishes #Elsevier for forcing it to block #Sci-Hub by also blocking Elsevier
Norwegian research institutions have decided not to renew their agreement with #Elsevier
The offer from Elsevier is a long way from fulfilling the Norwegian requirements for open access to research articles. There is also no movement in transitioning the agreement from paying to read to paying for open publishing. The agreement with Elsevier will therefore not be renewed for 2019. The rectorates at the universities of #Bergen, #Oslo, #Tromsø and #Trondheim all support this decision.
Elsevier : un écart salarial de 40% entre les femmes et les hommes
En vertu de The Equality Act de 2010 au Royaume-Uni, les sociétés qui emploient plus de 250 personnes sont tenues de publier les chiffres sur les écarts de rémunérations entre leurs employés femmes et hommes. Le groupe éditorial Elsevier, qui emploie environ 1300 personnes en Grande-Bretagne, a donc publié ses données. Et l’écart salarial atteint près de 40 %...
▻https://seenthis.net/messages/771330
#hommes #femmes #salaire #inégalités #discriminations
Publications scientifiques : la justice française ordonne aux FAI de bloquer Sci-Hub et LibGen, à la demande des éditeurs Elsevier et #Springer_Nature
En France, comme dans d’autres pays, #Elsevier et #Springer Nature ont donc saisi la justice pour obliger les fournisseurs d’accès internet à bloquer #Sci-Hub ainsi que #LibGen, un moteur de recherche d’articles et livres scientifiques qui facilite aussi l’accès aux contenus soumis à un péage. Les deux hébergeraient respectivement plus de 70 millions et plus de 25 millions d’articles scientifiques, d’après les éditeurs.
►https://seenthis.net/messages/771342
#justice #France #FAI #blocage #contournement
Decline to review manuscript
“ I do not believe that journals with Articles processing charges propose a sustainable model for the publication of scientific research. Hence I must decline writing a report on this paper, nor will I suggest you colleagues. ”
Les universités suisses paient 70 millions aux éditeurs scientifiques, mais veulent les faire plier
Les institutions suisses dépensent plus de 70 millions de francs par an pour accéder aux articles publiés dans les revues scientifiques. Alors que l’open access gagne du terrain, la mainmise des éditeurs commerciaux sur la diffusion de travaux de recherche est toujours plus contestée. Universités, bibliothèques et chercheurs se sont alliés pour négocier avec les grandes maisons d’édition. Mais à peine lancées, les discussions prennent déjà du retard.
‘Too greedy’: mass walkout at global science journal over ‘unethical’ fees
Entire board resigns over actions of academic publisher whose profit margins outstrip even Google and Amazon.
More than 40 leading scientists have resigned en masse from the editorial board of a top science journal in protest at what they describe as the “greed” of publishing giant Elsevier.
Enquête sur les #dérives du #business très lucratif des #revues_scientifiques
Des éditeurs de revues scientifiques profitent de leur rôle central dans la diffusion du savoir pour s’enrichir, au détriment des universités et laboratoires, à bout de souffle. Les dérives se multiplient et menacent tant la confiance accordée à la science que la recherche elle-même.
#Unsub : A better way to analyze your Big Deal.
–—
University of Lorraine (France), cutting ‘big deals’ with large commercial publishers & reinvesting the money saved in various open science / open access initiatives
▻https://seenthis.net/messages/1051449
#université_de_Lorraine
France, avril 2024 :
#Édition_scientifique : #accord national de 33 M€ annuels avec #Elsevier (#Abes, #Couperin, #MESR)
▻https://seenthis.net/messages/1051897
Editors at Philosophy & Public Affairs Resign; Will Launch New OA Journal
Janvier 2025:
UK university drops #Elsevier deal
▻https://seenthis.net/messages/1091545
Academia in a stranglehold
Academic publishers’ most valuable asset used to be their journals. Now, it’s the data they collect from researchers and then sell. That is extremely concerning, a growing group of Groningen researchers feels. ‘They control every part of the process and register every action you take.’
#Elsevier rewrites academic papers with AI — without telling editors or authors
▻https://seenthis.net/messages/1091372
#Elsevier parent company reports 10% rise in profit, to £3.2bn
▻https://seenthis.net/messages/1099438
#Relx
Ces « bibliothèques de l’ombre » où les scientifiques du monde entier partagent gratuitement des articles
La #fraude aux #publications_scientifiques s’industrialise, alerte une étude américaine
Derrière la promesse de l’#open_access, la #marchandisation renouvelée de l’#édition_scientifique
Journal editors are resigning en masse: what do these group exits achieve?
▻https://seenthis.net/messages/1145913
L’#édition_scientifique en #France : de la #censure à l’#ouverture : révolutions politiques, commerciales, technologiques… et autres problèmes éthiques
▻https://seenthis.net/messages/1148366
Retrospective and prospective study of the evolution of #APC costs and electronic subscriptions for French institutions
▻https://seenthis.net/messages/1148369
#article_processing_charges (#APC)
Against publishing
#Preprints are read, shared, and cited — yet still dismissed as incomplete until blessed by a publisher. Matti Vuorre argues that the true measure of scholarship lies in open exchange, not in the industry’s gatekeeping labels of what counts as published.
The Drain of Scientific Publishing
The domination of scientific publishing in the Global North by major commercial publishers is harmful to science. We need the most powerful members of the research community, funders, governments and Universities, to lead the drive to re-communalise publishing to serve science not the market.
The fall of a prolific science journal exposes the billion-dollar profits of scientific publishing
▻https://seenthis.net/messages/1149831
Un grand pas de plus vers la science ouverte
L’#Académie_des_sciences et le #CNRS s’unissent pour développer un modèle de publication en #libre_accès sans frais, ni pour le lecteur ni pour l’auteur.
▻https://seenthis.net/messages/1151510
AI Is Inventing Academic Papers That Don’t Exist — And They’re Being Cited in Real Journals
▻https://seenthis.net/messages/1151515
#AI #IA #intelligence_artificielle
RIAS-Kutte kennt sich aus mit Kurt Pomplun
▻http://www.rias1.de/sound4/rias_/kutte/kutte.html
RIAS Berlin „Kutte kennt sich aus“ (1971-1977) mit Heimatforscher Kurt Pomplun
„Rundschau am Mittag“ 31.12.1968 Joachim Cadenbach im Interview mit Kurt Pomplun (2:54): Im Juni ist ja die Temperaturen sehr erfreulich, auch wenn Napoleon behauptet hat, der deutsche Sommer ist ein grün angestrichner Winter.
▻http://www.rias1.de/sound4/rias_/rundschau/rundschau/681231_rias_aktuell_rundschau_am_mittag_joachim_cadenbach_interview_kurt_pompl
Auf der Seite können sie die Folgen 1 bis 127 hören.
Kurt Pomplun – Wikipedia
▻https://de.wikipedia.org/wiki/Kurt_Pomplun
Kurt Pomplun (* 29. Juli 1910 in Schöneberg; † 5. August 1977 in Berlin) war ein deutscher Heimatforscher. Er publizierte Werke zur Geschichte Berlins und Brandenburgs, seiner Mundart und mündlich überlieferten Märchen und Sagen.
...
Pomplun beantragte am 27. Dezember 1937 die Aufnahme in die NSDAP und wurde rückwirkend zum 1. Mai desselben Jahres aufgenommen (Mitgliedsnummer 5.585.940).[1] Bereits 1933 war er der SS beigetreten, in der er es mindestens bis zum Hauptscharführer brachte.
...
Im Alter von 67 Jahren verstarb Kurt Pomplun am 5. August 1977 während einer Diskussion in der Schöneberger Buchhandlung Elwert und Meurer an Herzversagen.
#Albrechts_Teerofen #Alte_Berliner_Bahnhöfe #Amüsement #Ärzte #Bänkelsänger #Berlin #Strand_und_Freibäder #Berlin-Museum #Bernau #Biesdorf #Britz #Britz #Brücken #Brunnen #BVG-Museum #Cafes #Dahlem #Dampferfahrten #Düppel #Eisenbahn-Nahverkehr #Fasching #Filmmetropole #Friedenau #Fronau #Gartenlokale #Gassenhauer #Gatow #Geschichte #Groß-Berlin #Gründerzeit #Grunewaldseen #Häfen #Hansaviertel #Havelland #Heiligensee #Hohenschönhausen #Humor #IFA #Inseln #Jagdschloß_Grunewald #Kaulsdorf #Kladow #Klein-Glienicke #Klein-Machnow #Kneipen #Kohlhasenbrück #Kolonie_Grunewald #Köpenick #Krankenhäuser #Kurfürstendamm #Lankwitz #Leierkastenmänner #Lichtenrade #Lichterfelde #Lietzensee #Lübars #Mahlsdorf #Maibräuche #Marienfelde #Märkisches_Museum #Märkisches_Viertel #Moabit #Nikolassee #Operetten #Operetten #Pankow #Parks #Pfaueninsel #Pichelsdorf #Post-Museum #Potsdam #Potsdamer_Platz #Radio #Rauchfangswerder #RIAS #Rixdorf #Rote_Insel #Rundfunk #Sagen #SansSouci #Schloß_Charlottenburg #Schloßpark_Charlottenburg #Schmargendorf #Schmökwitz #Schöneberg #Schönow #Siemensstadt #Spandau #Spielzeug #Sport #Spreewald #Springer-Haus #Staaken #Stansdorf #Steglitz #Steinstücken #Stralau #Südende #Tegel #Tegelersee #Tempelhof #Theater #Theater #Tiergarten #Treptow #Turnen #Unter_den_Linden #Volks-Theater #Wannsee #Wedding #Weihnachten #Weinstadt_Berlin #Weißensee #Westend #Wilmersdorf #Wintergarten #Scala #Wintersport #Zeitungswesen #Zitadelle_Spandau #Zoo #Zoologischer_Garten
Partron de #springer (gros éditeur allemand, dont ’das bild’) : "free west, fuck the intolerant #muslims“
(mais aussi : "je suis très favorable au #changement_climatique" ; Il faudrait "prier pour que Donald Trump redevienne président des Etats-Unis d’Amérique" après l’assassinat du général iranien Suleymania : "Je suis tellement remonté sur ces sujets. Je dois faire attention. Ma proposition. Attribuer le prix Nobel de la paix à Trump. Et enlever à nouveau ibama"..).
Mathias Döpfners krasseste Zitate : „free west, fuck the intolerant muslims“
►https://www.berliner-zeitung.de/kultur-vergnuegen/matthias-doepfners-krasseste-zitate-fuck-the-intolerant-muslims-li.
Mathias Döpfners krasseste Zitate: „free west, fuck the intolerant muslims“
Die Zeit hat eine investigative Recherche über das Denken von Springer-Chef Mathias Döpfner veröffentlicht. Hier die krassesten Zitate aus dem Text.
Les « libéraux » :
Ça c’est pas bien : "je suis très favorable au changement climatique" ; Il faudrait "prier pour que Donald Trump redevienne président des Etats-Unis d’Amérique"
Mais ça il faut reconnaître qu’il n’a pas tout à fait tort : "free west, fuck the intolerant #muslims“
Springer, ce n’est pas que la presse allemande, mais aussi une grosse partie de l’édition scientifique mondiale. Une véritable vache à lait qui s’engraisse à coup de contrats léonins sur le dos des bibliothèques universitaires & des laboratoires.
▻https://link.springer.com
@ericW, non il y a 3 différents Springer, je me suis fait avoir aussi en premier lieu (d’où modifs ensuite)... cf. ▻https://media.springernature.com/full/springer-cms/rest/v1/content/19900190/data/v1
ah, merci pour la précision !
je me suis toujours demandé, vu le fric que j’ai laissé chez Springer avant que ce ne soit SpringerNature… me voilà, rétrospectivement, rassuré
reste la question de l’oligopole SpringerNature – Elsevier sur les publications scientifiques
Die „BZ“ thematisiert Rechtsverstöße von Uber-Fahrern am BER
▻https://www.taxi-times.com/die-bz-thematisiert-rechtsverstoesse-von-uber-fahrern-am-ber
Das Online-Portal der auflagenstärksten Berliner Tageszeitung, der „BZ“ aus dem Hause Axel Springer, hat sich am neuen Flughafen umgesehen und stellt fest: Uber-Fahrer nehmen Taxifahrern die Kunden weg.
In der Überschrift der Meldung wird noch rhetorisch gefragt: „Klaut hier ein Uber-Fahrer die Kundschaft?“ In der Einleitung verdichtet sich die Frage sogar zu einer klaren Aussage: Taxifahrer bekommen kaum Aufträge und bangen um Ihre Existenz. „Der Grund: Uber-Fahrer nehmen ihnen die Kunden weg.“
Der Artikel handelt von der schlechten Auftragslage der „120 Taxifahrer am BER“ mit teils über fünfstündigen Wartezeiten. Die „Uber- und Freenow-Konkurrenz aus Berlin“ werbe „im Minutentakt“ die Kunden ab. Die „BZ“ berichtet von Verstößen gegen die Rückkehrpflicht und erwähnt „spezielle Apps, in denen die Fahrer durchgängig als verfügbar angezeigt werden können. So kommen sie ständig an neue Kunden. Illegal.“
Das Bemerkenswerte an der Online-Meldung: Medien des Springer-Konzerns berichten selten über Rechtsverstöße von Uber oder seiner Partner, seit der frühere Springer-Manager und „Bild“-Herausgeber Kai Diekmann 2017 für Uber tätig wurde der Berliner Medienkonzern Anteile am amerikanischen Fahrdienstanbieter erwarb. Die „BZ“, einstiges West-Berliner und heutiges Gesamt-Berliner Boulevard-Flaggschiff, erscheint in der B.Z. Ullstein GmbH, einem 100%igen Tochterunternehmen der Axel Springer SE. Die Medien des Konzerns stellen häufig das Taxigewerbe negativ dar.
Zuletzt hatte im Dezember 2020 „Die Welt“, die überregionale Nicht-Boulevard-Tageszeitung aus dem Hause Springer, über Rechtsverstöße der für Uber-Partner tätige Fahrer berichtet und dazu einen Fahrer während einer Schicht begleitet. Zuvor hatte im Juli 2019 eine „BZ“-Reportage über die schlechten Arbeitsbedingungen eines auskunftsfreudigen Uber-Fahrers im Taxigewerbe Beachtung gefunden.
Auch in der aktuellen Reportage wird ein Fahrer zitiert, der heute im Taxigewerbe und früher für Uber tätig war. Er kenne „die Tricks: Am BER drehen die Fahrer ständig Runden, um die Parkgebühren zu umgehen“ – ein Verhalten, das die Fahrer in Tegel jahrelang „üben“ konnten. Die zuständigen Kontrollbehörden griffen in der Regel nicht ein, es sei denn, die Polizei wurde beispielsweise von einem Taxifahrer mit Nachdruck dazu aufgefordert. Die Redaktion der „BZ“ hat das für den BER zuständige Landratsamt kontaktiert und zitiert die Antwort: „Kontrollen werden regelmäßig mit dem Straßenverkehrsamt und den anderen zuständigen Behörden durchgeführt.“ Dieser Eindruck entsteht in der Reportage nicht. ar
Das Beitragsbild zeigt, wie ein Uber-Mietwagen auf der Flughafen-Zufahrt von der Polizei gestoppt wird (aufgenommen am Tag vor der Flughafen-Eröffnung).
#Taxi #Berlin #Uber #Springer-Verlag #Presse
#Coronavirus : les grandes revues scientifiques à l’heure des comptes
La crise du Covid-19 ébranle l’édition spécialisée, peut-être suffisamment pour faire bouger un secteur lucratif mais très critiqué depuis plusieurs années.
A l’image du #Lancet, les #revues_scientifiques ont été mises sous pression par la pandémie de Covid-19. Celles-ci ont dû très vite rendre leur contenu gratuitement accessible. Elles ont également été contraintes d’accélérer leur processus de relecture face à l’essor des serveurs de « preprints » (prépublications) permettant aux chercheurs de publier en ligne leurs résultats sans passer par la sélection qu’opèrent les revues. La crise va-t-elle entraîner une refonte du modèle ?
L’évaluation par les pairs, un système faillible et ardu
Si les grandes revues scientifiques jouent un rôle prépondérant dans la carrière des chercheurs, elles ne sont ni infaillibles ni philanthropiques. Les articles sont écrits et revus par des chercheurs. C’est le dispositif de l’évaluation par les pairs - en anglais peer-review - qui contrairement à ce qu’on pourrait croire, « n’est pas fait pour détecter la fraude. Il est tout à fait normal que ça ne la détecte pas », rappelle le sociologue des sciences, Didier Torny. Souvent présenté comme le garant absolu du sérieux scientifique, l’évaluation par les pairs n’est pas exempte de failles. Les relecteurs sont comme les profs, il y en a de plus sévères que d’autres, et l’éditeur le sait. Le nombre de publications augmentant, les demandes de relectures sont de plus en plus fréquentes et il devient difficile de trouver des candidats. « Historiquement, pour trouver deux "reviewers", il fallait demander à quatre personnes, maintenant c’est plutôt huit », explique Vincent Larivière, titulaire de la chaire de recherche du Canada sur les transformations de la communication savante. Certaines revues demandent même aux auteurs de suggérer eux-mêmes les relecteurs potentiels de leur article.
Le juteux business des abonnements
L’éditeur ne paie ni les auteurs ni les relecteurs de ses articles. Mais il fait payer au monde entier, et très cher, l’accès à ses revues. Hors abonnement, il faut débourser 31,50 dollars (28 euros) pour lire un article du Lancet. Les universités sont abonnées et le marché est énorme. Selon l’Association internationale des éditeurs scientifiques, techniques et médicaux, leur marché s’élevait en 2017 à 25,7 milliards de dollars (près de 23 milliards d’euros). « Avant l’ère numérique, on s’abonnait individuellement à chaque revue. Avec l’arrivée du Web, les éditeurs nous ont proposé, pour le même prix, de nous donner l’accès à l’ensemble de leurs revues. On est passés de 12 à 1 200 revues. Les chercheurs se sont habitués à disposer de ces accès et on s’est retrouvés complètement captifs des éditeurs, qui en ont profité pour faire monter les prix », retrace Christine Ollendorff, directrice de la documentation aux Arts et Métiers.
Par exemple, la France paie plus de 30 millions d’euros par an à #Elsevier, le principal éditeur, pour l’accès à ses revues, dont The Lancet. « La logique concurrentielle entre les éditeurs entraîne une course à la diffusion. La logique économique peut alors prévaloir sur la logique scientifique », note Mathias Bernard, président de l’université Clermont Auvergne. Depuis une dizaine d’années, une partie de la communauté scientifique en a marre de se faire plumer.
La remise en question du modèle dominant
Certains se désabonnent pendant plus ou moins longtemps pour faire baisser les coûts. Pas plus tard que la semaine dernière, le prestigieux MIT annonçait rompre les négociations avec Elsevier. En France, Mathias Bernard est entré dans la démarche. « Nous sommes sortis du big deal de #Wiley en janvier 2017 et de #Springer_Nature en avril 2018. A la place, nous sommes revenus à un système d’abonnement titre à titre. Résultat, nous économisons 150 000 euros par an, soit 10 % de notre budget d’acquisition documentaire. Nous pouvons réinvestir cette somme pour soutenir une politique d’édition scientifique en accès libre », détaille-t-il. Ce type d’attitude est aussi permis par l’émergence en 2011 du site pirate Sci-Hub, qui propose une grande partie de ses articles en libre accès, et très facilement. Comme les plateformes de téléchargement illégal de films des années 2000, Sci-Hub fournit un service moderne et très utilisé, là où les éditeurs s’accrochent à leur service plus cher et moins performant.
Enfin, les Etats financeurs poussent pour le principe d’une science ouverte. Le concept est de rendre librement accessible, à plus ou moins court terme, les résultats des travaux qu’ils ont financés. Des revues ouvertes se sont lancées. Les principaux éditeurs ont réagi en proposant aux chercheurs de ne plus payer pour lire les revues, mais pour y publier des articles. De plus en plus, l’édition scientifique semble échapper à l’oligopole des cinq grands éditeurs. « Les publications en sciences ouvertes dépassent 50 % des articles aujourd’hui. D’ici sept à huit ans, je pense que les revues sur abonnement n’auront plus aucun intérêt. Déjà aujourd’hui, je me pose la question chaque année de leur pertinence au vu de leur coût », témoigne Christine Ollendorff. Selon Vincent Larivière, « la proportion des articles les plus cités publiés par les grandes revues diminue ». En clair, lire les revues les plus connues n’est plus un gage de ne rater aucun résultat important. Les articles vivent leur vie en ligne indépendamment de leur revue d’origine.
Alors, le monde d’après la crise du Covid-19 sera-t-il différent pour la recherche ? Certains l’espèrent, mais Didier Torny en doute : « #The_Lancet va se remettre de cette affaire, il s’est bien remis de l’affaire Wakefield », du nom de ce scientifique ayant publié dans ses pages un article frauduleux retiré douze ans plus tard, faisant un lien entre un vaccin et l’autisme. De même, l’essor des preprints n’est pas nécessairement un mal pour les éditeurs privés. « Cela existe depuis plus de vingt ans en physique et en économie, sans que cela n’ait changé ni les revues qui comptent ni l’économie des revues », note le sociologue. Si changement il doit y avoir, il ne sera donc pas automatique : il faudra que les communautés de chaque discipline le mettent en place.
▻https://www.liberation.fr/futurs/2020/06/15/coronavirus-les-grandes-revues-scientifiques-a-l-heure-des-comptes_179133
#recherche #édition_scientifique
Les universités suisses paient 70 millions aux éditeurs scientifiques, mais veulent les faire plier
Les institutions suisses dépensent plus de 70 millions de francs par an pour accéder aux articles publiés dans les revues scientifiques. Alors que l’open access gagne du terrain, la mainmise des éditeurs commerciaux sur la diffusion de travaux de recherche est toujours plus contestée. Universités, bibliothèques et chercheurs se sont alliés pour négocier avec les grandes maisons d’édition. Mais à peine lancées, les discussions prennent déjà du retard.
Pourquoi c’est important. Les trois principaux éditeurs scientifiques, #Elsevier, #Wiley et #Springer Nature, publient des milliers de revues, parmi lesquelles certaines des plus prestigieuses : Cell, The Lancet, Nature. Ils bénéficient d’un #monopole sur leurs produits qui leur permet d’imposer des augmentations annuelles de prix de l’ordre de 4% à 8%. Une situation difficilement tenable pour leurs abonnés qui essaient tant bien que mal de contenir ces coûts.
▻https://www.heidi.news/articles/les-universites-suisses-paient-70-millions-aux-editeurs-scientifiques-mais-v
#édition_scientifique #université #savoir #prix #coût #science
#paywall
–-
ajouté à la métaliste sur l’éditions scientifique :
►https://seenthis.net/messages/1036396
Publications scientifiques : la justice française ordonne aux FAI de bloquer Sci-Hub et LibGen, à la demande des éditeurs Elsevier et Springer Nature
▻https://www.developpez.com/actu/253749/Publications-scientifiques-la-justice-francaise-ordonne-aux-FAI-de-bloqu
En France, comme dans d’autres pays, #Elsevier et #Springer Nature ont donc saisi la justice pour obliger les fournisseurs d’accès internet à bloquer #Sci-Hub ainsi que #LibGen, un moteur de recherche d’articles et livres scientifiques qui facilite aussi l’accès aux contenus soumis à un péage. Les deux hébergeraient respectivement plus de 70 millions et plus de 25 millions d’articles scientifiques, d’après les éditeurs.
Le verdict est tombé plus tôt ce mois de mars. Le tribunal de grande instance (TGI) de Paris a statué que les éditeurs ont suffisamment démontré que les plateformes Sci-Hub et LibGen sont entièrement dédiées ou quasi entièrement dédiées au piratage de leurs articles. Il a donc demandé à Orange, SFR, Free et Bouygues Telecom de mettre tout en oeuvre pour bloquer l’accès aux domaines de Sci-Hub et LibGen, soit une liste de 57 domaines (y compris des adresses de redirection). Le blocage devra être en vigueur pendant un an.
Le tribunal estime que s’ils ne sont pas responsables du contenu auquel ils donnent accès, « les FAI et les hébergeurs sont tenus de contribuer à la lutte contre les contenus illicites, et plus particulièrement, contre la contrefaçon de droits d’auteur et droits voisins, dès lors qu’ils sont les mieux à même de mettre fin à ces atteintes ». Le TGI précise également qu’aucun texte ne s’oppose à ce que les mesures à mettre en oeuvre pour mettre fin à ces violations soient supportées par les intermédiaires techniques, c’est-à-dire ici les FAI, quand bien même ces mesures sont susceptibles de représenter pour eux un coût important. Donc le coût de la mise en oeuvre des mesures nécessaires restera à la charge des FAI.
Même si les FAI décidaient de ne pas faire appel de cette décision, on pourrait se décider s’il est vraiment possible de bloquer ces différents sites. La réalité est qu’après de tels blocages, il y a toujours des sites miroirs qui réapparaissent. Conscients de cela, les deux éditeurs avaient demandé que les FAI surveillent la réapparition de sites miroirs et les bloquent systématiquement ; une demande que le tribunal ne leur a pas accordée. Cela veut dire que si, après avoir été bloqués, Sci-Hub et LibGen réapparaissent sous d’autres domaines, les éditeurs devront à nouveau se rendre au tribunal pour actualiser leur liste de domaines à bloquer. Ce qui prendra du temps et permettra aux sites ciblés de rester en ligne presque sans interruption.
Avec un VPN, l’interdiction ne sert strictement à rien, mais l’événement montre que le gouvernement est plus que jamais couché devant ces bulldozers.
Rien qu’avec un resolveur local, le blocage devient inutile. La plupart des routeurs permettent cela.
Et si l’une ou l’un d’entre vous avaient envie d’éduquer un peu des analphabètes de mon espèce en nous donnant les modes d’emploi de ces possibles contournements, je vous en serai d’une éternelle reconnaissance...
Comme @reka... j’aimerais bien aussi avoir un petit mode d’emploi
#édition_scientifique #justice #France #FAI #blocage #contournement
–-
ajouté à la métaliste sur l’éditions scientifique :
►https://seenthis.net/messages/1036396
@stephane a à priori commis tout le nécessaire :
►https://www.bortzmeyer.org/son-propre-resolveur-dns.html
Bizarrement, je ne trouve pas de référence à cet article de blog dans son fil SeenThis.
Il a écrit d’autres articles voisins :
►https://www.bortzmeyer.org/changer-dns.html
ou
►https://www.bortzmeyer.org/dns-resolveurs-publics.html
Installer un resolveur local consiste à installer :
• soit le logiciel Bind ;
• soit le logiciel Unbound.
Le choix entre l’un des deux dépend du système de votre poste de travail.
Un tuto trouvé vite fait :
▻https://chez-oim.org/index.php?topic=1599.0
Et comme je le disais déjà, si vous avez un routeur personnalisable (de type ZeroShell ou pfSense ou autre), vous pouvez activer le serveur DNS interne, et désactiver l’utilisation des serveurs DNS de votre FAI.
@biggrizzly nous te disons merci. Ton poids en pièces d’or si ça marche !
@Reka C’est que c’est une tâche difficile car ça dépend de plein de détails que je ne connais pas. Chaque maison est différente. Comme le dit @BigGrizzly, le mieux est en effet de faire ça dans le routeur, permettant à toutes les machines de la maison d’en profiter d’un coup.
Pas si facile. Autre mode d’emploi ici :
Un problème pour accéder au web ? Changez vos DNS !
Julien Cadot, Numerama, le 11 février 2019
▻https://seenthis.net/messages/771630
Mieux ?
Également, sur le même sujet :
L’article du journaliste scientifique Martin Clavey : ►https://www.soundofscience.fr/1723
L’article de NextInpact : ►https://www.nextinpact.com/news/107689-les-principaux-fai-francais-doivent-bloquer-sci-hub-et-libgen.htm
L’analyse technique de Rémy Grünblatt ▻https://remy.grunblatt.org/la-censure-de-sci-hub-et-libgen-vue-depuis-le-reseau-ripe-atlas.html
La mienne : ▻https://gist.github.com/bortzmeyer/3d5b4c175994f5fbcf01ea02354853fa
Offensive contre les géants de l’édition scientifique en Europe Marco Fortier - 13 Septembre 2018 - Le Devoir
►https://www.ledevoir.com/societe/education/536595/offensive-europeenne-contre-les-geants-de-l-edition-scientifique
Les conseils de recherche de onze pays européens, dont la France et le Royaume-Uni, prennent les grands moyens pour endiguer la soif de profits des géants de l’édition scientifique, qui siphonnent les budgets des bibliothèques universitaires.
Ces onze États viennent de dévoiler un plan qui obligera d’ici deux ans leurs chercheurs subventionnés à publier le fruit de leurs travaux sur des plateformes en libre accès. Le but : mettre fin à la domination commerciale des cinq plus grands éditeurs scientifiques, qui font des profits considérables en publiant des articles fournis par les universitaires.
« Il ne faut pas enfermer la science derrière des murs payants », indique le manifeste du nom de « Plan S » dévoilé la semaine dernière par Science Europe, un regroupement d’organisations européennes vouées à la promotion et au financement de la recherche.
« Aucune raison ne justifie un modèle d’affaires établi sur des abonnements à des publications scientifiques. À l’ère numérique, le libre accès augmente la portée et la visibilité de la recherche universitaire », précise le document signé par Marc Schiltz, président de Science Europe.
Outre Paris et Londres, cette offensive est appuyée par les organismes subventionnaires des pays suivants : Suède, Norvège, Pays-Bas, Autriche, Irlande, Luxembourg, Italie, Pologne et Slovénie. Ces États, comme bien d’autres (dont le Québec et le Canada), en ont assez des coûts astronomiques des abonnements aux publications scientifiques comme Nature ou Science.Comme Le Devoir l’a rapporté au cours de l’été, les frais d’abonnement aux magazines scientifiques accaparent désormais 73 % des budgets d’acquisition des bibliothèques universitaires. Les cinq grands éditeurs publient à eux seuls plus de la moitié des articles savants dans le monde. Les abonnements à ces magazines coûtent tellement cher que certaines bibliothèques n’ont plus les moyens d’acheter des livres.
L’offensive des pays européens contre ces tarifs jugés déraisonnables risque de faire mal aux géants de l’édition — notamment les groupes Elsevier, #Springer #Nature, #John_Wiley_Sons, #Taylor_Francis et #SAGE_Publications — qui dominent le marché mondial.
« Ce ne sera pas la mort demain de ces grands ensembles-là, mais cette campagne s’ajoute aux désabonnements [aux périodiques scientifiques] de beaucoup d’universités en réaction à la hausse des coûts d’abonnement », dit Vincent Larivière, professeur à l’École de bibliothéconomie et des sciences de l’information de l’Université de Montréal (UdeM). Il dirige la Chaire de recherche du Canada sur les transformations de la communication savante.
Crise mondiale
Les grandes revues comme Nature sont attrayantes pour les chercheurs. Ces magazines sont prestigieux. Ils sont lus, donc beaucoup cités. Et pour réussir en tant que professeur — être embauché, obtenir une promotion —, il faut être cité par ses pairs. C’est pour ça que les magazines scientifiques peuvent se permettre de facturer une fortune en abonnements aux bibliothèques universitaires.
Les éditeurs scientifiques obtiennent pourtant leurs articles tout à fait gratuitement : les chercheurs ne sont pas payés par les magazines pour publier leurs travaux. Ça fait partie de leur tâche de professeur. Et les articles sont révisés bénévolement par des pairs. Plus troublant encore, un nombre croissant de revues scientifiques imposent des frais de 3000 $ ou 5000 $, par exemple, aux professeurs qui veulent que leurs articles soient en libre accès.
Ce modèle d’affaires des revues savantes soulève un tollé partout dans le monde, rappelle Vincent Larivière. Le biologiste Randy Schekman, de l’Université de Californie, a même appelé au boycottage des magazines ayant publié ses travaux qui lui ont valu le prix Nobel. Il a fondé en 2012 son propre journal, eLife, qui publie ses articles en libre accès.
Aux États-Unis, de puissants organismes comme la Fondation Bill Melinda Gates et les Instituts nationaux de santé (National Institutes of Health) exigent aussi que les recherches scientifiques qu’ils financent soient publiées en libre accès.
#édition_scientifique #open_access #publications_scientifiques #elsevier #publications #sciences #science #recherche #université
La science à portée de tous !
#Jean-Claude_Marcourt poursuit la mise en place du #décret « Open Access » en Fédération #Wallonie-Bruxelles.
Sur proposition de Jean-Claude MARCOURT, Vice-Président du Gouvernement et Ministre de l’enseignement supérieur et de la Recherche, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles adopte, en dernière lecture, le projet de décret « Open Access », un texte fondateur visant l’établissement d’une politique de libre accès aux #publications_scientifiques.
Le projet de décret vise clairement à intégrer les institutions de recherche et d’enseignement supérieur de la Fédération dans le mouvement de la « #science_ouverte » , c’est-à-dire un ensemble de pratiques de la recherche scientifique basées sur l’utilisation des outils de l’Internet ; archivage numérique, copie déverouillée sur le web, etc. Le décret « Open Access » et, in fine, l’#accès_libre aux résultats de la recherche ayant bénéficié d’un #financement_public, en est le premier pilier.
Le texte voté par le gouvernement de ce mercredi 28 février 2018 est le fruit d’un dialogue constructif instauré avec l’ensemble des acteurs, que ce soit le milieu scientifique et académique ou encore les éditeurs belges. Des balises ont été adoptées afin de répondre aux préoccupations principales exprimées par ces derniers comme, par exemple, la limitation du champ d’application du décret aux articles scientifiques paraissant dans les périodiques et non aux ouvrages édités.
Le Ministre MARCOURT tient à préciser : « La Fédération adopte un texte fondateur qui place les institutions de recherche et d’enseignement supérieur dans le peloton de tête des institutions mondiales actives dans la « science ouverte ». Et d’ajouter : « La Wallonie et Bruxelles s’engagent ainsi aux côtés d’acteurs de renommée mondiale tels que l’Université d’Harvard ou encore les universités Suisse telles que Zurich, Lausanne ou encore Genève . En favorisant le partage des résultats de la recherche ayant fait l’objet d’un financement public, le décret « Open Access » permet la libre circulation du savoir, la promotion de la science et de l’innovation ».
Concrètement, le décret prévoit que les chercheurs déposent dans une archive numérique institutionnelle leurs publications scientifiques issues de leurs recherches réalisées sur fonds publics et recommande que lors de l’évaluation des publications, de prendre exclusivement en considération, les listes générées à partir de ces archives numériques institutionnelles.
Pour conclure, le Ministre tient à rappeler que le décret Open Access renforce la visibilité des chercheurs, de leurs travaux et des institutions d’enseignement supérieur. « Le fruit de la recherche émanant de la Fédération Wallonie Bruxelles devient accessible partout dans le monde et, plus spécifiquement, auprès des chercheurs dont les institutions ne pouvaient jusqu’ici se permettre d’acheter ces publications scientifiques. » se réjouit le Ministre. « C’est une avancée sociétale fondamentale ».
▻https://marcourt.cfwb.be/la-science-a-portee-de-tous
#open_access #savoir #université #recherche #Belgique #édition_scientifique #résistance
–-
ajouté à la métaliste sur l’éditions scientifique :
►https://seenthis.net/messages/1036396
L’Open Access adopté par le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles
Ce mercredi 28 février, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté en dernière lecture le projet de décret "Open Access" porté par le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Jean-Claude Marcourt.
Le texte du décret stipule que tous les articles scientifiques subventionnés par des fonds publics devront être déposés dans un répertoire institutionnel (aussi appelé « archive ouverte »). Les insitutions devront également utiliser exclusivement les listes de publications provenant de ces répertoires pour l’évaluation des chercheurs.
À l’Université de Liège, cette politique existe déjà depuis presque 10 ans et est mise en place via le répertoire ORBi.
▻https://lib.uliege.be/en/news/l-open-access-adopte-par-le-gouvernement-de-la-federation-wallonie-bruxel
Attention :
« La Wallonie et Bruxelles s’engagent ainsi aux côtés d’acteurs de renommée mondiale tels que l’Université d’Harvard ou encore les universités Suisse telles que Zurich, Lausanne ou encore Genève .
En #Suisse, c’est le #golden_open_access qui est visé... ce qui n’est pas exactement dans la logique d’un accès gratuit aux résultats de recherche... mais c’est une manière de plus d’enrichir les éditeurs scientifiques prédateurs :
►https://seenthis.net/messages/651822
#FNS
La #voie_verte
La voie verte ou green open access est la voie de l’auto-archivage ou dépôt par l’auteur dans une #archive_ouverte.
Une archive ouverte est un réservoir où sont déposées des publications issues de la recherche scientifique et de l’enseignement dont l’accès est libre et gratuit. Elle peut être institutionnelle (ex. OATAO de l’ Université de Toulouse), régionale (ex. OpenAIRE pour l’Europe), nationale (HAL pour la France) ou disciplinaire (ex. arXiv en Physique, RePEC en Economie).
‘Big Deal’ Cancellations Gain Momentum
An increasing number of universities are ending, or threatening to end, bundled journal subscriptions with major publishers.
Florida State University recently announced plans to cancel its “big deal” with Elsevier, but it is far from the first university to do so.
In recent years, there has been an uptick in the number of reports of libraries dropping their bundled journal deals with big publishers, which can cost upward of $1 million annually.
Rather than subscribing to a large volume of journals in a publisher’s collection, often at a substantial discount off the individual list price, some institutions are choosing to pay only for the journals they determine they need the most.
Rick Anderson, associate dean for collections and scholarly communications at the Marriott Library at the University of Utah, said that more cancellations are likely, but “how big the snowball is going to get” is an unanswered question.
“Will big-deal cancellations continue to bubble along at a slow but steady pace? Will they peter out altogether as libraries and publishers work out new terms that allow the libraries to renew? Will more and more libraries cancel their big deals until publishers finally abandon them?” asked Anderson. “It’s impossible to say at this point; I think all three of those scenarios are possible, though I think the first two are more likely than the third.”
Last year, Anderson published an article at The Scholarly Kitchen looking at big-deal cancellations by North American libraries. He identified 24 libraries that had canceled big deals, another four libraries that canceled but later resubscribed, and three libraries that announced cancellations but didn’t follow through.
Also last year, #SPARC, an advocacy group for open access and open education, launched a resource tracking big-deal cancellations worldwide. Greg Tananbaum, a senior consultant at SPARC, said that there is a “growing momentum” toward cancellations.
According to data from SPARC (which may not be comprehensive, said Tananbaum), in 2016 five U.S. and Canadian institutions announced cancellations with big publishers such as Springer Nature, Wiley, Taylor & Francis and Elsevier. In 2017, seven more North American institutions said they planned to cancel their big deals, including the University of North Carolina at Chapel Hill and Kansas State University, among others.
Motivation for Cancellation
Both Tananbaum and Anderson agree that one factor driving cancellations of big deals is that library budgets are not growing at the same rate as the cost of subscriptions. Given budget restrictions, “there’s just a reality that tough choices have to be made,” said Tananbaum. He added that in each of the cases documented in the SPARC tracking resource, the institutions ran “meticulous assessments” to determine the value of their current arrangements, and found that “the value was not positive.” Typically a bundled deal would allow an institution to subscribe to a couple of thousand titles for the same list price as a few hundred individual subscriptions.
“What makes the big deal unsustainable isn’t the structure of the model, but the fact that it absorbs so much of a library’s materials budget, and the price rises steadily from year to year,” said Anderson. “That dynamic leads to an inevitable breaking point, at which the library can no longer afford to pay for it — or is forced to cancel other, equally desirable (or more desirable) subscriptions in order to keep paying for it.”
Another factor driving cancellations is a desire among some librarians to “stick it to the publishers,” said Anderson. “There is a truly remarkable level of anger that many librarians feel towards the publishers who sell subscriptions under the big-deal model,” he said. “This makes the prospect of canceling a big deal very attractive at a political level.”
Librarians are able to consider canceling big deals because it doesn’t mean going “cold turkey” anymore, said Tananbaum. Interlibrary loan systems can return a journal article in less than 24 hours at relatively low cost to the library, and many articles are available in open-access format for free, with tools like Unpaywall making them easy to find. If a researcher needs a paywalled paper instantly, they can still access that content, without a subscription, for around $30.
Though it is talked about less, the ease of accessing copyrighted papers though sites such as Sci-Hub and ResearchGate have also emboldened librarians, said Joseph Esposito, senior partner at publishing consultancy Clarke & Esposito.
Hard-Core Negotiating
In 2015, the Université de Montréal combined usage and citations data with the results of an extensive survey of faculty and students to determine that 5,893 titles were essential to research needs at the university — accounting for 12 percent of the institution’s total subscriptions, and around a third of all titles included in big deals.
A similar analysis has since been performed by 28 university libraries in Canada, with some “truly considering unbundling or exiting consortium negotiations to get better deals,” said Stéphanie Gagnon, director of collections at Université de Montréal.
Gagnon and her colleague Richard Dumont, university librarian at Montréal, said that unbundling big deals was a “last resort” strategy for the institution. The institution will first offer what it considers to be a “fair price” based on the needs of the community and the publishers’ pricing, said Dumont.
This approach “seems reasonable,” said Dumont, since four major publishers have accepted the institution’s offers — Wiley, SAGE, Elsevier and Cambridge University Press. Currently, the institution has two big deals unbundled: Springer Nature (2,116 titles canceled) and Taylor & Francis (2,231 titles canceled).
The Taylor & Francis big deal cost Montréal around half a million U.S. dollars per year for over 2,400 titles. Per title, the average cost was around $200. But Montréal calculated that only 253 titles were being used regularly, meaning the “real” cost was closer to $2,000 per title, said Gagnon. By unbundling this deal and the Springer Nature deal, and by renegotiating all big-deal subscriptions, the institution saves over $770,000 annually, said Gagnon.
Gagnon said she did not think teaching or research has been hindered by the cancellations, since the big deals that were unbundled did not contribute greatly to the needs of the community. Researchers can still access paywalled content they don’t have immediate access to through the interlibrary loan system. “Content is still available, with some hours’ delay,” said Gagnon.
Value for Money
Unlike Montréal, some institutions that have canceled big deals have not ended up saving much money, or negotiating a better deal. Brock University in Ontario, for example, canceled its big deal with Wiley in 2015, only to return a year later for the same price.
Ian Gibson, acting head of collections services at Brock, said the Wiley cancellation was prompted by a “perfect storm” of a weak Canadian dollar and a library budget that was not increasing in line with subscription costs. “The institution had no extra funds to buffer the FX crisis, and the hole in our budget was so big that only canceling Wiley or Elsevier would fill it,” said Gibson.
The institution looked into purchasing back just the most essential titles from Wiley, and found “there was no way to do it for less than we were paying for the big deal.” Gibson said that the university upped the library budget soon after, “and we jumped back into the Wiley deal through our consortium, and the pricing was as if we had never left.”
“Although the overall dollar cost for a big deal is typically enormous, the package usually includes so much content that the per-journal cost is quite low and would be dramatically higher on a per-journal basis if the titles were acquired as individual subscriptions,” said Anderson. Limiting titles, of course, also means that not everyone will get immediate access to the content they want. “This is probably the primary reason so many libraries (mine included) have held on to their big deals as long as they have.”
Getting Faculty on Board
At Montréal, the library worked hard to get faculty and student support before making any cancellations, said Gagnon. “We put in a lot of energy to explain, convince, answer and demonstrate to our staff and to the community what we were doing,” said Gagnon. The library built a website, published press releases and organized meetings. “It was a really global community project,” she said.
Perhaps one of the most surprising aspects of Florida State University’s pending cancellation of its big deal with Elsevier is that the Faculty Senate approved it, despite concerns that they would not be able to access journals as freely as they do now.
“The one question I keep getting asked is, ‘How did you get your faculty to agree to it?’” said Roy Ziegler, associate dean for collections and access at Florida State University. It hasn’t been an easy process, but outreach efforts have helped faculty to understand why this route is necessary. “Our faculty are willing to roll with it for now,” he said. “We don’t think our new model will do harm, but it will force faculty to change their behavior slightly — there’s a re-education piece.”
FSU will offer unmediated, instant access to content that is not subscribed to for faculty and graduate students at a cost of around $30 to the library, but will encourage them to access materials through the slower interlibrary loan system as much as possible. Undergraduate students will only have the option to go the slower (cheaper) route. Avoiding duplicated instant-access purchases will be a key factor in keeping costs down, said Ziegler.
By pulling out of its statewide agreement with Elsevier, FSU will lose access to Elsevier’s Freedom Collection — a system by which institutions have access to all nonsubscribed journal content at a significantly reduced rate. Ziegler said that FSU does “have an offer on the table right now” from Elsevier, but it’s not what they wanted. “If that offer gets better, we could stay in,” he said. FSU’s current deal with Elsevier costs around $1.8 million annually — 22 percent of the library’s total materials budget.
In an emailed statement, Elsevier said that the Freedom Collection is “still preferred by the vast majority of our customers who want the best value we can provide, but some customers want more purchasing options, and for them we’re happy to provide such flexibility.” The statement continued, “We generally see more new Freedom Collection customers than those who move to title by title, but there’s no particular trend over time.”
Taylor & Francis, Wiley, SAGE and Springer Nature declined to comment for this article.
A Shortsighted Decision?
Kent Anderson, CEO of publishing data analytics company RedLink, and former president of the Society for Scholarly Publishing, said that institutions that cancel big deals are making a “selfish” and shortsighted decision, an issue he also wrote about in a recent article for The Scholarly Kitchen. He compared canceling a big deal to canceling a newspaper subscription; journalists lose their jobs, local media collapses and soon no one knows what’s happening inside government.
Canceling big deals means that down the road, publishers won’t be able to keep up with the volume of research that is being produced, he said. He warned that if libraries and publishers continued to be “at loggerheads against each other,” they would ultimately alienate the researchers they are both trying to serve.
A loss of diversity in the publishing ecosystem concerns Kent Anderson. The survival of journals from smaller scholarly societies depends on their inclusion in big deals, he said. As the choice of publications to publish in gets “fewer and worse,” time to publication will get longer.
While many libraries say they are forced to cancel big deals because of budget constraints, Kent Anderson points out that library budgets are often just a tiny fraction of an institution’s total budget, suggesting that the money could be better allocated to prioritize these resources.
But Rick Anderson, of the University of Utah, said that suggesting the root of the issue is a funding problem, rather than a pricing problem, “feels a little bit like the bully on the playground taking our lunch money and then saying, ‘Hey, I’m not the problem, your mom needs to give you more lunch money.’”
▻https://www.insidehighered.com/news/2018/05/08/more-institutions-consider-ending-their-big-deals-publishers
Le #business des publications scientifiques
VRS n° 412 - Printemps 2018
« Un pays qui exporte sa matière première à bas prix, et réimporte le produit fini au prix le plus fort, est dans une logique de sous-développement. C’est cette logique qui prévaut dans l’édition scientifique internationale. (…) Jusqu’à maintenant, l’édition scientifique électronique reproduit en grande partie les schémas archaïques de production, parce qu’elle émane des éditeurs scientifiques commerciaux… », écrivait Anne Dujol en 1996. « Il y a fort à parier que, dans un très proche avenir, de nombreux auteurs s’affranchiront des contraintes actuelles de la publication d’articles scientifiques et ‘publieront’ électroniquement les résultats de leurs travaux, » poursuivait-elle.
Hélas, elle sous-estimait la puissance et l’« agilité » des éditeurs mondialisés qui tiennent ce qui est devenu un des business les plus lucratifs au monde. Et elle surestimait la compréhension des enjeux de la part des scientifiques et de leur bureaucratie, dans un monde où, comme à la chasse, la publication est devenue une performance où le/la scientifique exhibe ses trophées.
L’inflation des publications est telle que les bibliographies, bien souvent stéréotypées, résultent davantage de la collecte de résumés que de discussions scientifiques. On écrit mais on ne lit pas ; et la critique des résultats, les vérifications, le dialogue s’en ressentent.
Peut-être plus grave encore, les scientifiques leur ayant délégué l’évaluation de leurs travaux en leur décernant le label « d’excellence » (« où publies-tu » plutôt que « que publies-tu »), les revues – et donc les éditeurs qui les possèdent – ont acquis un pouvoir exorbitant sur la politique scientifique des institutions, voire des Etats.
Mais le vent tourne. Les institutions de recherche et d’enseignement supérieur et leurs bibliothèques croisent le fer avec les éditeurs commerciaux. Et les chercheur·e·s commencent à reprendre en main l’édition de leur travail.
http://www.snesup.fr/sites/default/files/image-inserer/couv_vrs-412-printemps-2018-bd.png
http://www.snesup.fr/sites/default/files/image-inserer/sommaire_vrs-412-printemps-2018-bd.png Offensive contre les géants de l’édition scientifique en Europe
Les conseils de recherche de onze pays européens, dont la France et le Royaume-Uni, prennent les grands moyens pour endiguer la soif de profits des géants de l’édition scientifique, qui siphonnent les budgets des bibliothèques universitaires.
Ces onze États viennent de dévoiler un plan qui obligera d’ici deux ans leurs chercheurs subventionnés à publier le fruit de leurs travaux sur des plateformes en libre accès. Le but : mettre fin à la domination commerciale des cinq plus grands éditeurs scientifiques, qui font des profits considérables en publiant des articles fournis par les universitaires.
« Il ne faut pas enfermer la science derrière des murs payants », indique le manifeste du nom de « Plan S » dévoilé la semaine dernière par Science Europe, un regroupement d’organisations européennes vouées à la promotion et au financement de la recherche.
« Aucune raison ne justifie un modèle d’affaires établi sur des abonnements à des publications scientifiques. À l’ère numérique, le libre accès augmente la portée et la visibilité de la recherche universitaire », précise le document signé par Marc Schiltz, président de Science Europe.
Outre Paris et Londres, cette offensive est appuyée par les organismes subventionnaires des pays suivants : Suède, Norvège, Pays-Bas, Autriche, Irlande, Luxembourg, Italie, Pologne et Slovénie. Ces États, comme bien d’autres (dont le Québec et le Canada), en ont assez des coûts astronomiques des abonnements aux publications scientifiques comme Nature ou Science.
Comme Le Devoir l’a rapporté au cours de l’été, les frais d’abonnement aux magazines scientifiques accaparent désormais 73 % des budgets d’acquisition des bibliothèques universitaires. Les cinq grands éditeurs publient à eux seuls plus de la moitié des articles savants dans le monde. Les abonnements à ces magazines coûtent tellement cher que certaines bibliothèques n’ont plus les moyens d’acheter des livres.
L’offensive des pays européens contre ces tarifs jugés déraisonnables risque de faire mal aux géants de l’édition — notamment les groupes Elsevier, Springer Nature, John Wiley Sons, Taylor Francis et SAGE Publications — qui dominent le marché mondial.
« Ce ne sera pas la mort demain de ces grands ensembles-là, mais cette campagne s’ajoute aux désabonnements [aux périodiques scientifiques] de beaucoup d’universités en réaction à la hausse des coûts d’abonnement », dit Vincent Larivière, professeur à l’École de bibliothéconomie et des sciences de l’information de l’Université de Montréal (UdeM). Il dirige la Chaire de recherche du Canada sur les transformations de la communication savante.
Crise mondiale
Les grandes revues comme Nature sont attrayantes pour les chercheurs. Ces magazines sont prestigieux. Ils sont lus, donc beaucoup cités. Et pour réussir en tant que professeur — être embauché, obtenir une promotion —, il faut être cité par ses pairs. C’est pour ça que les magazines scientifiques peuvent se permettre de facturer une fortune en abonnements aux bibliothèques universitaires.
Les éditeurs scientifiques obtiennent pourtant leurs articles tout à fait gratuitement : les chercheurs ne sont pas payés par les magazines pour publier leurs travaux. Ça fait partie de leur tâche de professeur. Et les articles sont révisés bénévolement par des pairs. Plus troublant encore, un nombre croissant de revues scientifiques imposent des frais de 3000 $ ou 5000 $, par exemple, aux professeurs qui veulent que leurs articles soient en libre accès.
Ce modèle d’affaires des revues savantes soulève un tollé partout dans le monde, rappelle Vincent Larivière. Le biologiste Randy Schekman, de l’Université de Californie, a même appelé au boycottage des magazines ayant publié ses travaux qui lui ont valu le prix Nobel. Il a fondé en 2012 son propre journal, eLife, qui publie ses articles en libre accès.
Aux États-Unis, de puissants organismes comme la Fondation Bill Melinda Gates et les Instituts nationaux de santé (National Institutes of Health) exigent aussi que les recherches scientifiques qu’ils financent soient publiées en libre accès.
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I predatori della scienza
Riviste che pubblicano qualsiasi studio pur di far soldi. Convegni farsa. Un’inchiesta rivela l’ampiezza di un sistema che danneggia la credibilità della ricerca
Négociations #SPRINGER : Arrêt de notre abonnement
La bibliothèque vous avait informé au mois d’avril des négociations difficiles du #consortium_Couperin avec l’éditeur #SpringerNature au sujet des revues #Springer.
Les #négociations se sont achevées la semaine dernière, et l’ENS de Lyon n’est pas satisfaite des dernières conditions proposées par l’éditeur. La #bibliothèque_Diderot de #Lyon ne renouvèlera donc pas son #abonnement aux revues Springer pour 2018-2020.
Nous sommes conscients de la difficulté qu’occasionnerait la perte des abonnements aux revues Springer pour 2018.
Néanmoins, nous conservons sur la plateforme Springer :
• L’accès jusqu’en 2017 inclus aux 39 titres de notre abonnement historique, selon les termes du contrat précédent, pendant au moins deux ans et sans frais supplémentaires.
• L’accès aux ressources acquises de manière définitive en Licences Nationales dans le cadre du projet istex : origine à 2014 pour les revues Springer.
▻http://www.bibliotheque-diderot.fr/medias/photo/diderot-logo_1416480589891-png
▻http://www.bibliotheque-diderot.fr/negociations-springer-arret-de-notre-abonnement-365193.kjsp?RH=
#France
Que faut-il faire pour que la science soit plus ouverte ?
« La France s’engage pour que les résultats de la recherche scientifique soient ouverts à tous, chercheurs, entreprises et citoyens, sans entrave, sans délai, sans payement. »
La science ouverte est la diffusion sans entrave des publications et des données de la recherche. Elle s’appuie sur l’opportunité que représente la mutation numérique pour développer l’accès ouvert aux publications et -autant que possible- aux données de la recherche.
#Plan_national_pour_la_science_ouverte : #discours de #Frédérique_Vidal
Frédérique Vidal est intervenue sur la politique nationale de science ouverte au congrès annuel de la LIgue des Bibliothèques Européennes de Recherche (LIBER), mercredi 4 juillet au LILLIAD Learning center Innovation - Université de Lille à Villeneuve d’Ascq.
▻http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid132531/plan-national-pour-la-science-ouverte-discours-de-fre
Des #identifiants_ouverts pour la science ouverte
La quasi-totalité de la production scientifique mondiale est désormais signalée, ou même mieux, rendue disponible sur le web. Des millions d’artefacts (publications, jeux de données, etc.) produits par autant d’auteurs ou de contributeurs affiliés à des centaines de milliers d’organisations sont désormais disponibles en ligne. L’exploitation de cette masse de données nécessite de pouvoir identifier chaque entité, de manière univoque et pérenne, grâce à des systèmes d’identifiants adaptés. De tels systèmes ont été développés au cours des années récentes, mais une partie d’entre eux sont encore en phase de consolidation ou même de développement. De plus, pour répondre aux objectifs de la science ouverte, il est nécessaire de s’assurer que ces #identifiants s’appuient sur une architecture ouverte, documentée, libre et qu’ils sont portés par et pour les communautés scientifiques.
La présente note d’orientation a pour but de proposer une #action concertée à l’échelon national destinée à améliorer la structuration des identifiants les plus utiles, à accélérer leur adoption par les communautés, et à les rendre plus libres et pérennes afin de rendre l’accès à l’information scientifique plus aisé pour tous les chercheurs et les citoyens.
–-------
Quatre actions distinctes ont été définies et sont menées en parallèle :
1. « Identifiants de structures et d’organisations »
2. « Identifiants de personnes »
3. « Identifiants de publications »
4. « Identifiants de données et d’objets numériques »
L’ANR finance le réseau #CO-OPERAS_IN dans le cadre de son appel à projet Science Ouverte sur les données de la recherche
Le réseau de collaboration CO-OPERAS IN (#Implementation_Network), coordonné conjointement par la TGIR Huma-Num et l’université de Turin, a déposé une proposition de projet dans le cadre de l’appel à projets ANR science ouverte sur les pratiques de recherche et les données ouvertes. Cette proposition a été retenue et sera pilotée par #OpenEdition, illustrant ainsi la collaboration entre les deux infrastructures françaises.
CO-OPERAS IN a pour objectif d’organiser et de superviser l’implémentation des données de la recherche en sciences humaines et sociales selon les principes de l’initiative #GO_FAIR (Findable, Accessible, Interoperable and Reusable) dans le cadre du développement de l’infrastructure européenne #OPERAS (Open access in the European research area through scholarly communication). Le projet est financé à hauteur de 100 000 € pour deux ans.
Des données faciles à trouver, accessibles, interopérables et réutilisables pour la recherche en sciences humaines et sociales (SHS) : c’est l’enjeu de CO-OPERAS IN, qui vise à fédérer les services et les plateformes de communication savante existants et, plus largement, à impliquer la communauté SHS au niveau international.
Regroupant 45 membres issus de 27 institutions et organismes de recherche européens et internationaux, ce réseau travaillera en étroite collaboration avec les autres réseaux internationaux de GO FAIR impliqués dans la construction du European Open Science Cloud (EOSC). Différents groupes de travail au sein de CO-OPERAS IN ont été définis dans le cadre de la feuille de route du réseau validée par GO FAIR.
La réunion de lancement de CO-OPERAS IN le 1er juillet dernier a permis de structurer les activités et de débuter la réflexion sur la définition des données selon les disciplines SHS.
Prochaine étape : le workshop “Defining FAIR in the SSH : issues, cultures and practical implementations” lors de l’Open Science Fair en septembre à Porto, qui permettra aux communautés SHS de définir leur propre feuille de route pour la « FAIRification » de leurs données.
6 groupes de travail se structurent pour débuter leurs activités :
- Stratégie
- Définition des données FAIR en SHS
- Enquêtes et cartographie
- Cadre d’application
- Perspectives de l’écosystème FAIR
- Communication et formation.
Baromètre de la science ouverte : 41 % des publications scientifiques françaises sont en accès ouvert (Plan national pour la science ouverte)
Le baromètre de la science ouverte est construit à partir de données ouvertes issues d’Unpaywall, base mondiale de métadonnées sur les publications scientifiques qui renseigne sur le statut d’ouverture des publications sur la base d’une méthodologie ouverte.
Développé dans un premier temps uniquement sur les publications scientifiques, le baromètre propose d’analyser dans le temps, selon les disciplines et les éditeurs, parmi les publications dont au moins un auteur relève d’une affiliation française, la part des publications en accès ouvert, c’est-à-dire mises à disposition librement sur internet. La méthode, le code et les données sont également publiques.
Dans sa première édition, le BSO montre que 41 % des 133 000 publications scientifiques françaises publiées en 2017 sont en accès ouvert, avec de fortes variations selon les disciplines. Ainsi, en mathématiques, le taux d’accès ouvert atteint 61 % alors qu’il n’est que de 43% en informatique ou encore de 31% en recherche médicale. Une note flash publiée par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’innovation (MESRI) reprend en détail ces indicateurs ainsi que la méthodologie utilisée.
▻https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid146157/barometre-de-la-science-ouverte-41-des-publications-s
#baromètre
Notes du Comité
La mise en œuvre de la science ouverte nécessite la prise en compte de l’ensemble des processus et activités de recherche dans l’évaluation. Dans ce but, le document liste les types de documents et productions élaborés pendant le cycle de la recherche et leurs modes de diffusion ouverte ainsi que les types d’activités éligibles à une évaluation.
Types de documents, productions et activités valorisées par la science ouverte et éligibles à une évaluation
Comité pour la science ouverte, version 1, novembre 2019
De nombreux acteurs s’accordent à dire que la mise en œuvre de la science ouverte nécessite la prise en compte de l’ensemble des processus et activités de recherche dans l’évaluation. Celle-ci concerne tout autant les publications que les projets de recherche, les personnes, les collectifs ou les institutions, et leurs interactions avec la société. Le Plan national pour la science ouverte souligne en particulier l’importance de prendre en compte une approche qualitative plutôt que quantitative et cite le manifeste de Leiden (Hicks & al., 2015) et la déclaration de San Francisco sur l’évaluation de la recherche (DORA, 2012). Même si des démarches similaires préexistaient au mouvement pour la science ouverte, ce dernier vise à les rendre visible, à les légitimer et à les pérenniser.
Ces recommandations du Comité pour la science ouverte s’appuient sur celles de l’Open Science Platform Policy (OSPP) qui fédère les efforts et les stratégies de l’Union Européenne autour de 8 piliers prioritaires dont deux propres aux questions d’évaluation : l’incitation aux pratiques d’ouverture et à leur reconnaissance ; le déploiement d’une nouvelle génération d’indicateurs de la recherche. Dans ces recommandations, destinées à l’ensemble des institutions pilotant des systèmes d’évaluation, nous avons retenu deux dimensions essentielles qui sont au cœur de la science ouverte.
1/ Le Comité pour la science ouverte encourage la valorisation des bonnes pratiques de science ouverte, en particulier celles qui incitent à la mise à disposition de l’ensemble des types de documents et plus largement de produits de la recherche, incluant mais ne se limitant pas aux données et aux publications. En effet, cette mise à disposition facilitera d’une part la pleine prise en compte de la diversité des contributions individuelles et collectives à la recherche, d’autre part incitera à la prise de connaissance du contenu de ces productions et à leur évaluation qualitative.
2/ Le Comité pour la science ouverte soutient la reconnaissance de la gamme complète des activités de recherche, dans la pluralité des champs disciplinaires, par opposition à des dispositifs qui seraient uniquement centrés sur les publications scientifiques, voire sur une partie limitée d’entre elles ou sur des indicateurs qui en résultent (McKiernan & al., 2019). De même, il s’agit de renforcer la reconnaissance des nouvelles configurations des formes de savoirs, pluridisciplinaires, et notamment de science citoyenne.
Pour ce faire, sont distinguées dans ce qui suit :
17 types de produits et documents ; tableau 1 : « Types de documents et productions élaborés au sein de l’ensemble du cycle de la recherche et leurs modes de diffusion ouverte »,
12 types d’activités ; tableau 2 : « Types d’activités valorisées par la science ouverte et éligibles à une évaluation ». Les activités du tableau 2 peuvent donner lieu à de la production documentaire, et dans ce cas, elle relève des recommandations du tableau 1.
Dans le respect des principes légaux et réglementaires encadrant l’ouverture et la diffusion des résultats et données de recherche, nous recommandons de suivre le principe « aussi ouvert que possible, aussi fermé que nécessaire ».
Les documents et productions visés au tableau 1 ne peuvent être considérés comme pleinement ouverts que s’ils sont rendus publics sous les conditions d’une licence dite libre ou ouverte. En effet, un objet diffusé sans licence est certes consultable par les tiers, ce qui constitue une forme minimale d’ouverture, mais ses modalités de réutilisation ne sont pas connues. Le choix final de la licence appartient à ceux qui rendent publics leur production, dans le respect du décret n° 2017-638 (Premier Ministre, 2017) [1].)).
Au-delà d’une licence, les dispositifs de publication, d’hébergement et d’archivage des documents et productions ont vocation à se conformer aux critères d’exemplarité, définis par le Comité pour la Science ouverte (2019).
Le Comité pour la science ouverte recommande à toutes les instances et institutions ayant des activités d’évaluation de discuter, diffuser et d’adapter ces bonnes pratiques à leur contexte. Cela inclut notamment les organismes de financement de la recherche, les instances de publication et d’évaluation. Les communautés et institutions demeurent souveraines dans leurs adaptations de ces recommandations, notamment dans l’agrégation, la qualification et la hiérarchisation des types de productions et documents. Le Comité pour la science ouverte attend une transparence de ces opérations, et notamment la justification des raisons pour lesquelles certaines productions ou activités ne seraient pas pris en compte dans leurs évaluations.
Contact
Ce document a vocation à être enrichi et mis à jour. Pour le commenter, écrivez à coso@recherche.gouv.fr
Bibliographie citée et documents utilisés
Comité pour la Science ouverte (2019). Critères d’exemplarité en vue de financements par le Fonds national pour la science ouverte via les plateformes, infrastructures et contenus éditoriaux. Disponible sur : ▻https://www.ouvrirlascience.fr/criteres-dexemplarite-financements-fonds-national-science-ouverte
Commission européenne (2017). Evaluation of Research Careers fully acknowledging Open Science Practices Rewards, incentives and/or recognition for researchers practicing Open Science, 2017. Disponible sur : ▻https://ec.europa.eu/research/openscience/pdf/ospp_rewards_wg03112017.pdf
DORA (2012). San Francisco Declaration on Research Assessment. Disponible sur : ▻https://sfdora.org/read
HCERES, Guides des produits de la recherche, 2019. Disponible sur : ▻https://www.hceres.fr/fr/guides-des-produits-de-la-recherche-et-activites-de-recherche-0
Hicks, D., Wouters, P., Waltman, L., de Rijcke, S., & Rafols, I. (2015). The Leiden Manifesto for research metrics. Nature, 520, pp. 429-431. Disponible sur : ▻http://www.leidenmanifesto.org
McKiernan EC, Schimanski LA, Muñoz Nieves C, Matthias L, Niles MT, Alperin JP. (2019). Use of the Journal Impact Factor in academic review, promotion, and tenure evaluations. PeerJ Preprints DOI : 10.7287/peerj.preprints.27638v2
Premier Ministre (2017). Décret n° 2017-638 du 27 avril 2017 relatif aux licences de réutilisation à titre gratuit des informations publiques et aux modalités de leur homologation, JORF n°0100 du 28 avril 2017. Disponible sur : ►https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000034502557&categorieLien=id
Bibliographie indicative pour aller plus loin
European Commission. (2016). Evaluation of Research Careers fully acknowledging Open Science practices. Disponible sur : ▻https://ec.europa.eu/research/openscience/pdf/os_rewards_wgreport_final.pdf
Krzton, A. (2019). Support Scholars Who Share : Combating the Mismatch between Openness Policies and Professional Rewards. In ACRL 2019 (pp. 578–586). ACRL. Disponible sur : ▻http://aurora.auburn.edu/handle/11200/49374
Nichols, D. M., Twidale, M. B., (2017). Metrics for Openness. JASIST 68 (4), 1048–1060.
Disponible sur : ▻https://researchcommons.waikato.ac.nz/bitstream/handle/10289/10842/nichols-metrics-openness-jasist.pdf
Turckheim, E. de, Legouy, É. L., & Leclerc, L.-A. (2016). EREFIN Groupe de travail inter-établissements sur l’évaluation de la recherche finalisée. Rapport. Disponible sur : ▻https://prodinra.inra.fr/?locale=fr#!ConsultNotice:352302
Wynne, R. (2019). Using ORCID to Re-imagine Research Attribution. Disponible sur : ▻https://orcid.org/blog/2019/07/25/using-orcid-re-imagine-research-attribution
▻https://www.ouvrirlascience.fr/types-de-documents-productions-et-activites-valorisees-par-la-scienc
swissuniversities et Elsevier concluent un accord pilote #Read&Publish
swissuniversities a conclu un nouvel accord pilote de transformation avec Elsevier pour l’accès à la recherche et la publication en Open Acess en Suisse.
L’#accord est le résultat de négociations organisées par le #Consortium_des_bibliothèques_universitaires_suisses (#CSAL) et Elsevier, une entreprise d’analyse d’informations spécialisée dans les domaines de la science et de la santé. Yves Flückiger, Président de swissuniversities et chef de l’équipe de négociation, a déclaré : « Nous nous sommes engagés à réaliser l’Open Access complet au plus tard en 2024, et cet accord est une étape importante en vue d’atteindre cet objectif. »
Par conséquent, toutes les institutions membres de swissuniversities et les autres institutions membres du Consortium CSAL, de même que leurs chercheurs affiliés en Suisse auront un accès continu à Freedom Collection et ScienceDirect, la plate-forme leader d’Elsevier consacrée à la littérature scientifique revue par les pairs. Par le biais de ScienceDirect, les chercheurs affiliés aux institutions membres du Consortium CSAL peuvent accéder à 16 millions de publications provenant de plus de 2500 revues publiées par Elsevier et ses sociétés partenaires. Par ailleurs, ils seront en mesure de publier en Open Access de la majorité des revues gold et hybrid pour atteindre 100% en 2023.
Il s’agit là d’une étape décisive dans la stratégie Open Access de swissuniversities, qui a pour objectif d’atteindre 100% d’Open Access au plus tard en 2024. Cet accord sur quatre ans conclu par le CSAL est le premier signé avec un éditeur majeur sur le plan national et il va soutenir toutes les institutions académiques et de recherche en Suisse dans leur transition vers l’Open Access.
Cet accord a été publié et est disponible sur la page d’accueil du Consortium des bibliothèques universitaires suisses : ▻https://consortium.ch/wp_live/wp-content/uploads/2020/05/Elsevier_agreement_2020-2023.pdf
Vous trouverez plus d’informations au sujet de la portée de l’accord pilote sur www.elsevier.com.
▻https://www.swissuniversities.ch/fr/actualite/communiques-de-presse/swissuniversities-et-elsevier-concluent-un-accord-pilote-readpubli
« L’argent public doit aller à la recherche, pas aux éditeurs »
La signature fin mai d’un accord pilote entre swissuniversities et l’éditeur Elsevier marque une nouvelle étape dans la stratégie nationale suisse sur l’open access. Son objectif : que la totalité des publications scientifiques financées par des fonds publics soient en accès libre en 2024
Le 26 mai, swissuniversities annonçait la signature d’un accord Read & Publish avec l’éditeur Elsevier, valable dès janvier et pour une durée de quatre ans (2020-2023). L’accès aux publications scientifiques est ainsi garanti et les chercheurs et chercheuses de la communauté académique suisse ne paieront plus de frais de publication chez cet éditeur (à l’exception de certains titres). Cet accord est le premier résultat de longues négociations initiées en 2018 avec les principaux éditeurs scientifiques – Elsevier, Springer Nature et Wiley –, dans le cadre de la stratégie nationale suisse sur l’open access.
Président de swissuniversities, le recteur de l’UNIGE, Yves Flückiger, a mené ces discussions pour la Suisse. Il explique : « Chaque année, les dépenses annuelles pour les abonnements aux revues scientifiques augmentaient de 3% à 5%, sans véritable hausse des prestations. Ce coût n’était plus supportable pour les universités, en Suisse comme ailleurs. Pour mettre fin à cette croissance et pour développer la publication en open access, l’Allemagne s’est très rapidement profilée sur le chemin des négociations, suivie par les pays du nord de l’Europe, puis par la Suisse. »
Une position dominante à combattre
La signature de cet accord, longuement négocié avec Elsevier, réjouit le président de swissuniversities : « L’argent public devient rare et il doit être utilisé le plus efficacement possible, pour favoriser la recherche et non pas pour soutenir les éditeurs. Maintenant qu’une impulsion a été donnée avec un premier grand éditeur, les autres vont suivre, ce qui devrait nous mener vers l’open access intégral en 2024. » Un accord avec Springer Nature est d’ailleurs à bout touchant – des points de détail restent encore à régler – et celui avec Wiley devrait être signé cette année encore, promet le négociateur. « Dans ce bras de fer avec les éditeurs, nous étions prêts à ce que les chercheurs et chercheuses suisses soient coupées de l’accès à ces revues pourtant essentielles. C’était un pari risqué, mais il n’y a pas eu de levée de boucliers de la communauté académique. Ma plus grande crainte était qu’une institution décide de négocier individuellement pour garantir ce service à ses membres, mais personne n’a fait cavalier seul. Notre position unanime et soudée a été décisive. L’accord, d’un montant global de 13,8 millions d’euros, couvre la publication, en 2020, de 2850 articles en open access, un nombre qui ne cessera de croître par la suite pour atteindre 100% en 2024 pour toute la communauté académique suisse. Il s’agit maintenant d’encourager les chercheurs et chercheuses qui publient chez Elsevier à le faire en Open Access. »
Si de nombreux observateurs ont longtemps déploré la position de force détenue par certains grands éditeurs grâce à quelques revues clés dans lesquelles tout le monde souhaite être publié, Yves Flückiger souligne également la responsabilité des universités dans la constitution de ce quasi-monopole. « La manière d’évaluer les dossiers des jeunes chercheurs et chercheuses doit aujourd’hui être revue, explique le recteur. Il faut sortir du côté métrique des facteurs d’impact des revues, en utilisant d’autres dimensions pour évaluer la qualité de la recherche. »
Négocier à l’échelle européenne
Par ailleurs, les universités ont beaucoup insisté pour rendre ces accords transparents, un élément qui reste toutefois délicat pour des éditeurs habitués à imposer une clause de confidentialité. Mais le recteur observe de plus en plus d’échanges d’informations entre les consortiums de négociation en Europe. « Si l’on pouvait négocier à l’échelle européenne, la Suisse serait probablement l’un des grands gagnants de l’opération, car les coûts de publication (Article Processing Charges (APC)) ne sont actuellement pas identiques pour chaque pays », précise Yves Flückiger.
▻https://www.unige.ch/lejournal/ejournal/ejournal-08/negociations-editeurs
On turning down poorly-paid, limited value, academic work
I’m sorry but I’m going to decline. I’ve written lots of short introductions on [this topic], including for another encyclopaedia, and I’d just be repeating myself. I’m unsure of the worth of such reference works anyway, and since I don’t have time to write everything I want to write, I’m unwilling to spend time on something I don’t. It might be different if this was either fairly paid, or would be available open access, rather than at high cost. I’m a little reluctant to recommend other people given the low pay for intellectual work, from a commercial publisher, but you might try one of the other authors of books on [this topic].
#Respect.
On turning down poorly-paid, limited value, academic work
I’ve just turned down another invitation to write an encyclopaedia entry. I agonised about it, and ended up posting about it on my personal Facebook page. The issue was in part the payment – £40 for 2000-2500 words. I’d be less insulted if they wanted it for free. I’d need to write at 400-500 words an hour, with no editing, for this to be minimum wage. (Yes, I’m on a very good salary, but I could only do this outside of regular hours.) It’s a commercial publisher, and the resource would be expensive subscription-only. The other issue was the topic – important to me, but something on which I feel I have done all the introductory work I can already. And also, the point of these things is presumably to have a range of views on the topic. There were a lot of useful replies from friends which helped me to think this through, discussing the insulting and inadequate pay, and whether there was something worthwhile intellectually in writing it. Here’s an edited version of my reply:
This was not open access, but would be an extremely expensive subscription based source. The publisher must calculate that likely sales will cover the costs, and turn a profit, but that’s not to say it has a genuine intellectual or pedagogic purpose.
So, here are my criteria
is it academically interesting or otherwise worthwhile?
i.e it forces you to think about something new
or it gives you a chance to say something new or different on a familiar topic
or to write a popular or introductory summary on something you’ve only ever written about before for a different audience
is it going to be widely available at reasonable cost or open access?
is it really well paid, such that you could use the money for something useful (i.e. to pay for an archive visit, that really expensive/rare book you want, etc.)?
▻https://progressivegeographies.com/2017/12/19/on-turning-down-poorly-paid-limited-value-academic-work
#résistance #publications #édition_scientifique #université #celles_et_ceux_qui_disent_non #ça_suffit #travail #exploitation #open_access
v. aussi, du même auteur :
▻https://progressivegeographies.com/2013/06/05/on-refusing-unpaid-work
▻https://progressivegeographies.com/2012/06/15/work-for-hire
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ajouté à la métaliste sur l’éditions scientifique :
►https://seenthis.net/messages/1036396
5 strategies for saying “no” more often
“I should say no more often”, I often say to myself, and I’m sure I’m not the only one. For me the hardest part is not actually declining the request, but deciding whether to do it. There are just so many interesting opportunities and I would love it if I could accept all of them!
As a result, often other projects (cough writing cough) tend to suffer. Then I start feeling anxious and guilty about all the things that I need to do, and it’s a vicious circle from there. Since the demands on my time are increasing, I have been (proactively) thinking how to approach this. This post covers a few strategies I have found helpful so far.
▻http://www.veronikach.com/habits-productivity/5-strategies-for-saying-no-more-often
« Je ne publierai plus jamais dans une revue scientifique »
#Olivier_Ertzscheid, enseignant-chercheur et blogueur renommé, explique pourquoi le système des revues scientifiques – depuis l’évaluation par les pairs jusqu’aux abonnements exorbitants – va à l’encontre du travail scientifique et de sa diffusion au plus grand nombre.
▻https://tempsreel.nouvelobs.com/rue89/rue89-sciences/20160519.RUE2928/je-ne-publierai-plus-jamais-dans-une-revue-scientifique.html
Dans le monde de la recherche scientifique, publier ses travaux est un passage obligé. Cela permet aux chercheuses et chercheurs de faire connaître leur travail mais aussi d’être identifié par leurs pairs et pourquoi pas d’obtenir un poste, à condition d’être publié dans les bonnes revues. Sauf que cette mécanique de publication - qui permettait à la base de faire circuler le savoir - est devenue une vraie chasse gardée économique : celle des éditeurs scientifiques. Quelques grands noms comme le neerlandais #Elsevier ou le groupe /#Nature se partagent un marché juteux et privatisent au passage des travaux scientifiques la plupart du temps financés par des fonds publics.
Bonjour @david2, je ne suis pas complètement d’accord avec vous. Bien sûr, « tout travail mérite salaire », mais heureusement les personnes et les sociétés travaillent aussi parfois pour « rien » (ou pour autre chose que pour un salaire —> « don » et « contre-don »). Là, le problème est à mon avis tout autre, c’est quand on est obligés (par l’institution qui nous embauche, pour pouvoir exister dans le monde académique, etc.) à travailler pour rien POUR DES ENTREPRISES COMMERCIALES qui, en plus, sont très très lucratives.
C’est là le problème. Je fais ici sur seenthis tous les jours presque une revue de presse... gratuitement, et bien heureuse de le faire. Je travaille un peu dans l’ombre pour visionscarto et pour le journal La Cité. Gratuitement. Et je suis ravie de le faire. On fait tous et toutes heureusement des gestes gratuits. C’est pas cela le problème.
Mais pour sûr je ne ferai plus des review d’articles scientifiques gratuitement pour des revues appartenant à ces fameux groupes (Elsevier, Springer etc.). Fini. Ou alors je prétends être rémunérée pour cela (et non pas en bons cadeaux de livres de leur catalogue). Je continuerai par contre à le faire pour des revues open source. J’estime que cela fait partie de mon métier d’enseignante chercheuse.
Mesdames, Messieurs,
L’éditeur Springer, qui publie plusieurs centaines de revues académiques au format numérique dans toutes les disciplines, fait actuellement l’objet d’une négociation ardue par le consortium Couperin, qui regroupe l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur et de recherche français. Cet éditeur entend appliquer des tarifs exorbitants et l’objectif de la négociation est de le faire revenir sur ces prix.
Les difficultés liées à ces discussions complexes ne permettent pas de conclure un accord avec l’éditeur avant le 31 décembre prochain, terme de l’actuel contrat sous lequel se trouve notre établissement.
Nous vous informons que nous avons demandé à l’éditeur de procéder à l’interruption des accès à ses revues à compter du 1er janvier prochain. Nous ne savons pas encore à ce stade si l’éditeur procèdera effectivement à cette interruption mais il est important de nous y préparer.
Cette démarche a un triple objectif :
– éviter les risques de contentieux (l’éditeur ne pourra pas nous réclamer une quelconque redevance s’il décide de maintenir les accès à ses contenus à compter de janvier prochain),
– renforcer la position des négociateurs vis à vis du fournisseur en faisant preuve de détermination,
– pouvoir plus facilement générer un manque à gagner pour l’éditeur sur les périodes d’interruption du service, que cette interruption ait été effective ou pas, totale ou partielle.
La CPU ainsi que le CNRS et l’ensemble des organismes de recherche se sont prononcés en faveur de cette action, destinée à soutenir la position des négociateurs face à Springer. En outre, dans l’enquête menée par Couperin pour établir la conduite à tenir dans la négociation, 76 établissements sur les 78 qui ont répondu se sont prononcés sans ambiguïté en faveur d’un refus des conditions initiales données par l’éditeur. Des mouvements de même nature sont également en cours ailleurs en Europe et notamment en Allemagne.
Le SID se tient à la disposition des chercheurs qui auraient un besoin urgent et précis concernant un article publié chez cet éditeur : il usera de moyens alternatifs pour fournir les documents et vous pourrez contacter à ces fins bu-docelec@univ-grenoble-alpes.fr
Cordialement,
Lise DUMASY
Présidente de l’Université Grenoble Alpes
Pierre BENECH
Administrateur général de Grenoble INP
–-> lettre envoyée le 13 décembre 2017 aux directeurs de labo de l’uni de Grenoble Alpes
#édition_scientifique #publications_scientifiques #science #springer #université #université_de_grenoble_Alpes #Grenoble #résistance
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ajouté à la métaliste sur l’éditions scientifique :
►https://seenthis.net/messages/1036396
chercheurs qui auraient un besoin urgent et précis concernant un article publié chez cet éditeur : il usera de #moyens_alternatifs
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Sujet : Message à diffuser largement – Négociations Springer
De : INP Direction
Chères et Chers collègues,
Veuillez trouver ci-dessous un message relatif aux négociations avec l’éditeur #Springer, à diffuser largement auprès de vos équipes.
En vous remerciant.
Bien cordialement,
Alain Schuhl
Directeur de l’Institut de Physique
CNRS – Institut de Physique
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Négociations Springer : Information importante
Les négociateurs et négociatrices de Couperin.org sont entrés dans une phase de négociation difficile avec l’éditeur Springer.
Toutes les propositions de Springer sont jugées inacceptables et comportent, pour la reconduction de l’offre d’abonnement au bouquet principal dite « big Deal », une hausse de prix à minima de 1,5 % par an et pendant 3 ans.
Les prix des abonnements, aujourd’hui purement électroniques pour l’essentiel, sont en hausse constante depuis deux décennies, occasionnant chez les très gros éditeurs des bénéfices fantastiques alors que les budgets de la Documentation sont en baisse constante.
Cette situation est d’autant plus difficile à accepter qu’une proportion non négligeable et croissante (au minimum de 9 % selon l’éditeur, mais probablement plus proche de 15 %) des articles contenus dans les revues concernées par les abonnements est désormais librement disponible puisque leurs auteurs (ou leurs institutions) ont déjà payé les frais de mise à disposition du public réclamés par Springer.
Les communautés se mobilisent à l’international pour se dégager de cette spirale inflationniste comme l’université de Montréal qui s’est désabonnée en 2016 du bouquet complet ou encore le Danemark qui demande de meilleurs prix et plus de services pour les chercheurs.
Pour que les négociations françaises puissent s’inscrire dans ce mouvement, il faut accepter le risque de coupure des accès en janvier : les chercheur.e.s ne pourraient consulter les articles parus en 2018 dans les revues diffusées par Springer que par des #voies_de_substitution ("dépôts" de prépublications, réseaux sociaux, etc.) , tous les articles parus avant 2018 demeureraient accessibles pour les établissements de l’ESR. Selon les termes des contrats précédents, pendant au moins deux ans et sans frais supplémentaire, les chercheurs conserveraient l’accès à une grande partie des archives des ressources acquises jusqu’en 2017 inclus :
– les ressources figurant dans le contrat de chaque établissement abonné (lequel est la trace historique de leurs abonnements antérieurs aux accès aux bouquets électroniques) ;
– les ressources acquises de manière définitive dans le cadre du projet Istex (origine à 2001 pour les revues Springer).
–->Lettre envoyée le 1er décembre 2017
merci @ze_dach. La résistance commence à se faire réelle et forte. Tant mieux.
Articoli scientifici, in Germania le riviste di Elsevier (per ora) saranno gratuite
Le istituzioni tedesche vincono l’accesso aperto temporaneo alle riviste del colosso Elsevier. Gli scienziati, infatti, potranno ancora leggere le riviste a pagamento, anche se le istituzioni non hanno rinnovato i loro abbonamenti
▻https://www.wired.it/scienza/lab/2018/01/08/germania-elsevier-articoli-scientifici
#Allemagne
#Lingua: Entire editorial team of respected linguistics journal resign en mass in turf war over publishing
The entire editorial team of a respected linguistics journal has resigned en masse in an escalation of the turf war between university researchers and the publishers who dominate the highly-lucrative world of academic publishing.
The six academic editors and 31-strong editorial board of Lingua, published by Dutch giant Elsevier, confirmed that they were stepping down in order to set up a rival publication which will be freely available rather than subject to an expensive subscription charge.
The rupture is the latest development in a long-running dispute between publishing houses, which profit from charging often substantial subscriptions for their journals, and academics in favour of an “open access” model whereby their research papers are put into the public domain free of charge.
The academics behind Lingua, who include five researchers at British universities, said they were stepping down in protest at what they said was the refusal of Elsevier, which last year recorded a pre-tax profit of 1bn euros (£710m), to accept their proposals to improve free access to the journal.
Johan Rooryck, the Dutch professor who is executive editor of the journal, said he and others had become increasingly frustrated after being told by libraries that they could no longer afford to subscribe to Lingua. According to the Elsevier website, the institutional rate for the journal is £1,500 a year for a print copy, although the publisher, like many of its competitors, also offers bundle deals of multiple titles to libraries, thereby reducing the total cost.
Writing on his Facebook page, Prof Rooryck, who is based at Leiden University, said: “All six editors of Lingua have resigned their positions in reaction to Elsevier’s refusal to accept our conditions of Fair Open Access. Independently, all 31 members of the editorial board have resigned as well.”
He added: “We are aiming to find a path from subscription-based publishing to an open access one. This has been a long time coming.”
The group said that once their existing contracts with Elsevier run out at the end of this year they will launch their own open access journal, Glossa, with help of funding from Dutch universities, who have been at the forefront of efforts to end the hegemony of the main academic publishers.
The Lingua resignations, first reported by the Inside Higher Ed website, could have profound implications for the entire sector by encouraging researchers in other sectors of academia to break rank and set up freely accessible journals to rival established titles. Nearly two million research papers are published every year in no fewer than 28,000 separate journals.
Supporters of such a development argue that while publishers are entitled to a reasonable income they have too long benefited handsomely from an arrangement whereby they charge academics for publishing their papers and then profit again by selling on research that is publicly-funded in the first place.
Prof Rooryck said: “Public money must be wisely spent, it is not meant to line the pockets of the shareholders of scientific publishers. Certainly not when university budgets are shrinking everywhere.
“I believe that scientific results reached with public money should be accessible to all taxpayers who have paid for the public money financing those results.”
Elsevier defended its position, pointing out that it publishes 300 fully open access journals and the process of maintaining the integrity of a title with peer review, copy editing and publication is costly. The company also said the proposals for open access to Lingua, charging £285 to make an article freely available as opposed to its current rate of £1,000, would have forced its closure.
In a statement, the publisher said: “Had we made the journal open access only and at the suggested price point, it would have rendered the journal no longer viable - something that would serve nobody, least of which the linguistics community.”
▻https://www.independent.co.uk/news/world/europe/lingua-entire-editorial-team-of-respected-linguistics-journal-resign-
L’éditeur scientifique Springer Nature entrerait en Bourse en 2018
▻https://www.actualitte.com/article/monde-edition/l-editeur-scientifique-springer-nature-entrerait-en-bourse-en-2018/86068
Éditeur des revues scientifiques Nature ou Scientific American, entre autres, Springer Nature envisage une introduction en Bourse en 2018, à Francfort, pour une opération de valorisation de 4 à 5 milliards €, annonce l’agence Reuters. Cette IPO aurait lieu au cours de l’été 2018, et le capital de la société serait augmenté de 700 à 800 millions €.
Né de la fusion de Macmillan Science and Education de Holtzbrinck et de l’activité Springer de BC Partners, Springer Nature a accumulé une dette de 3 milliards €, et l’objectif de cette introduction en Bourse n’est rien de moins que la réduction de cette dette qui plombe les résultats du groupe.
#Edition_scientifique #Conflits_intérêt #Publications_scientifiques #Springer #Nature_revue
Is the staggeringly profitable #business of scientific publishing bad for #science? | Science | The Guardian
►https://www.theguardian.com/science/2017/jun/27/profitable-business-scientific-publishing-bad-for-science
The core of Elsevier’s operation is in scientific journals, the weekly or monthly publications in which scientists share their results. Despite the narrow audience, scientific publishing is a remarkably big business. With total global revenues of more than £19bn, it weighs in somewhere between the recording and the film industries in size, but it is far more profitable. In 2010, Elsevier’s scientific publishing arm reported profits of £724m on just over £2bn in revenue. It was a 36% margin – higher than Apple, Google, or Amazon posted that year.
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It is difficult to overstate how much power a journal editor now had to shape a scientist’s career and the direction of science itself. “Young people tell me all the time, ‘If I don’t publish in CNS [a common acronym for Cell/Nature/Science, the most prestigious journals in biology], I won’t get a job,” says Schekman. He compared the pursuit of high-impact #publications to an incentive system as rotten as banking bonuses. “They have a very big #influence on where science goes,” he said.
And so science became a strange co-production between scientists and journal editors, with the former increasingly pursuing discoveries that would impress the latter. These days, given a choice of projects, a scientist will almost always reject both the prosaic work of confirming or disproving past studies, and the decades-long pursuit of a risky “moonshot”, in favour of a middle ground: a topic that is popular with editors and likely to yield regular publications. “Academics are incentivised to produce research that caters to these demands,” said the biologist and Nobel laureate Sydney Brenner in a 2014 interview, calling the system “corrupt.”
Un peu de réaction:
Major German Universities Cancel Elsevier Contracts
Diana Kwon, The Scientist, July 17, 2017
▻https://seenthis.net/messages/615916
#résistance #Elsevier #université #Allemagne #éditions_scientifiques #publications_scientifiques
#Robert_Maxwell #Reed-Elsevier #Elsevier #multinationales #business #Pergamon
With total global revenues of more than £19bn, it weighs in somewhere between the recording and the film industries in size, but it is far more profitable. In 2010, Elsevier’s scientific publishing arm reported profits of £724m on just over £2bn in revenue. It was a 36% margin – higher than Apple, Google, or Amazon posted that year.
In order to make money, a traditional publisher – say, a magazine – first has to cover a multitude of costs: it pays writers for the articles; it employs editors to commission, shape and check the articles; and it pays to distribute the finished product to subscribers and retailers. All of this is expensive, and successful magazines typically make profits of around 12-15%.
The way to make money from a scientific article looks very similar, except that scientific publishers manage to duck most of the actual costs. Scientists create work under their own direction – funded largely by governments – and give it to publishers for free; the publisher pays scientific editors who judge whether the work is worth publishing and check its grammar, but the bulk of the editorial burden – checking the scientific validity and evaluating the experiments, a process known as peer review – is done by working scientists on a volunteer basis. The publishers then sell the product back to government-funded institutional and university libraries, to be read by scientists – who, in a collective sense, created the product in the first place.
A 2005 Deutsche Bank report referred to it as a “bizarre” “triple-pay” system, in which “the state funds most research, pays the salaries of most of those checking the quality of research, and then buys most of the published product”.
Many scientists also believe that the publishing industry exerts too much influence over what scientists choose to study, which is ultimately bad for science itself. Journals prize new and spectacular results – after all, they are in the business of selling subscriptions – and scientists, knowing exactly what kind of work gets published, align their submissions accordingly. This produces a steady stream of papers, the importance of which is immediately apparent. But it also means that scientists do not have an accurate map of their field of inquiry. Researchers may end up inadvertently exploring dead ends that their fellow scientists have already run up against, solely because the information about previous failures has never been given space in the pages of the relevant scientific publications
It is hard to believe that what is essentially a for-profit oligopoly functioning within an otherwise heavily regulated, government-funded enterprise can avoid extinction in the long run. But publishing has been deeply enmeshed in the science profession for decades. Today, every scientist knows that their career depends on being published, and professional success is especially determined by getting work into the most prestigious journals. The long, slow, nearly directionless work pursued by some of the most influential scientists of the 20th century is no longer a viable career option. Under today’s system, the father of genetic sequencing, Fred Sanger, who published very little in the two decades between his 1958 and 1980 Nobel prizes, may well have found himself out of a job.
Improbable as it might sound, few people in the last century have done more to shape the way science is conducted today than Maxwell.
Scientific articles are about unique discoveries: one article cannot substitute for another. If a serious new journal appeared, scientists would simply request that their university library subscribe to that one as well. If Maxwell was creating three times as many journals as his competition, he would make three times more money.
“At the start of my career, nobody took much notice of where you published, and then everything changed in 1974 with Cell,” Randy Schekman, the Berkeley molecular biologist and Nobel prize winner, told me. #Cell (now owned by Elsevier) was a journal started by Massachusetts Institute of Technology (MIT) to showcase the newly ascendant field of molecular biology. It was edited by a young biologist named #Ben_Lewin, who approached his work with an intense, almost literary bent. Lewin prized long, rigorous papers that answered big questions – often representing years of research that would have yielded multiple papers in other venues – and, breaking with the idea that journals were passive instruments to communicate science, he rejected far more papers than he published.
Suddenly, where you published became immensely important. Other editors took a similarly activist approach in the hopes of replicating Cell’s success. Publishers also adopted a metric called “#impact_factor,” invented in the 1960s by #Eugene_Garfield, a librarian and linguist, as a rough calculation of how often papers in a given journal are cited in other papers. For publishers, it became a way to rank and advertise the scientific reach of their products. The new-look journals, with their emphasis on big results, shot to the top of these new rankings, and scientists who published in “high-impact” journals were rewarded with jobs and funding. Almost overnight, a new currency of prestige had been created in the scientific world. (Garfield later referred to his creation as “like nuclear energy … a mixed blessing”.)
And so science became a strange co-production between scientists and journal editors, with the former increasingly pursuing discoveries that would impress the latter. These days, given a choice of projects, a scientist will almost always reject both the prosaic work of confirming or disproving past studies, and the decades-long pursuit of a risky “moonshot”, in favour of a middle ground: a topic that is popular with editors and likely to yield regular publications. “Academics are incentivised to produce research that caters to these demands,” said the biologist and Nobel laureate Sydney Brenner in a 2014 interview, calling the system “corrupt.”
As Maxwell had predicted, competition didn’t drive down prices. Between 1975 and 1985, the average price of a journal doubled. The New York Times reported that in 1984 it cost $2,500 to subscribe to the journal Brain Research; in 1988, it cost more than $5,000. That same year, Harvard Library overran its research journal budget by half a million dollars.
Scientists occasionally questioned the fairness of this hugely profitable business to which they supplied their work for free, but it was university librarians who first realised the trap in the market Maxwell had created. The librarians used university funds to buy journals on behalf of scientists. Maxwell was well aware of this. “Scientists are not as price-conscious as other professionals, mainly because they are not spending their own money,” he told his publication Global Business in a 1988 interview. And since there was no way to swap one journal for another, cheaper one, the result was, Maxwell continued, “a perpetual financing machine”. Librarians were locked into a series of thousands of tiny monopolies. There were now more than a million scientific articles being published a year, and they had to buy all of them at whatever price the publishers wanted.
With the purchase of Pergamon’s 400-strong catalogue, Elsevier now controlled more than 1,000 scientific journals, making it by far the largest scientific publisher in the world.
At the time of the merger, Charkin, the former Macmillan CEO, recalls advising Pierre Vinken, the CEO of Elsevier, that Pergamon was a mature business, and that Elsevier had overpaid for it. But Vinken had no doubts, Charkin recalled: “He said, ‘You have no idea how profitable these journals are once you stop doing anything. When you’re building a journal, you spend time getting good editorial boards, you treat them well, you give them dinners. Then you market the thing and your salespeople go out there to sell subscriptions, which is slow and tough, and you try to make the journal as good as possible. That’s what happened at Pergamon. And then we buy it and we stop doing all that stuff and then the cash just pours out and you wouldn’t believe how wonderful it is.’ He was right and I was wrong.”
By 1994, three years after acquiring Pergamon, Elsevier had raised its prices by 50%. Universities complained that their budgets were stretched to breaking point – the US-based Publishers Weekly reported librarians referring to a “doomsday machine” in their industry – and, for the first time, they began cancelling subscriptions to less popular journals.
In 1998, Elsevier rolled out its plan for the internet age, which would come to be called “The Big Deal”. It offered electronic access to bundles of hundreds of journals at a time: a university would pay a set fee each year – according to a report based on freedom of information requests, Cornell University’s 2009 tab was just short of $2m – and any student or professor could download any journal they wanted through Elsevier’s website. Universities signed up en masse.
Those predicting Elsevier’s downfall had assumed scientists experimenting with sharing their work for free online could slowly outcompete Elsevier’s titles by replacing them one at a time. In response, Elsevier created a switch that fused Maxwell’s thousands of tiny monopolies into one so large that, like a basic resource – say water, or power – it was impossible for universities to do without. Pay, and the scientific lights stayed on, but refuse, and up to a quarter of the scientific literature would go dark at any one institution. It concentrated immense power in the hands of the largest publishers, and Elsevier’s profits began another steep rise that would lead them into the billions by the 2010s. In 2015, a Financial Times article anointed Elsevier “the business the internet could not kill”.
Publishers are now wound so tightly around the various organs of the scientific body that no single effort has been able to dislodge them. In a 2015 report, an information scientist from the University of Montreal, Vincent Larivière, showed that Elsevier owned 24% of the scientific journal market, while Maxwell’s old partners Springer, and his crosstown rivals Wiley-Blackwell, controlled about another 12% each. These three companies accounted for half the market. (An Elsevier representative familiar with the report told me that by their own estimate they publish only 16% of the scientific literature.)
Elsevier says its primary goal is to facilitate the work of scientists and other researchers. An Elsevier rep noted that the company received 1.5m article submissions last year, and published 420,000; 14 million scientists entrust Elsevier to publish their results, and 800,000 scientists donate their time to help them with editing and peer-review.
In a sense, it is not any one publisher’s fault that the scientific world seems to bend to the industry’s gravitational pull. When governments including those of China and Mexico offer financial bonuses for publishing in high-impact journals, they are not responding to a demand by any specific publisher, but following the rewards of an enormously complex system that has to accommodate the utopian ideals of science with the commercial goals of the publishers that dominate it. (“We scientists have not given a lot of thought to the water we’re swimming in,” Neal Young told me.)
Since the early 2000s, scientists have championed an alternative to subscription publishing called “open access”. This solves the difficulty of balancing scientific and commercial imperatives by simply removing the commercial element. In practice, this usually takes the form of online journals, to which scientists pay an upfront free to cover editing costs, which then ensure the work is available free to access for anyone in perpetuity. But despite the backing of some of the biggest funding agencies in the world, including the Gates Foundation and the Wellcome Trust, only about a quarter of scientific papers are made freely available at the time of their publication.
The idea that scientific research should be freely available for anyone to use is a sharp departure, even a threat, to the current system – which relies on publishers’ ability to restrict access to the scientific literature in order to maintain its immense profitability. In recent years, the most radical opposition to the status quo has coalesced around a controversial website called Sci-Hub – a sort of Napster for science that allows anyone to download scientific papers for free. Its creator, Alexandra Elbakyan, a Kazhakstani, is in hiding, facing charges of hacking and copyright infringement in the US. Elsevier recently obtained a $15m injunction (the maximum allowable amount) against her.
Elbakyan is an unabashed utopian. “Science should belong to scientists and not the publishers,” she told me in an email. In a letter to the court, she cited Article 27 of the UN’s Universal Declaration of Human Rights, asserting the right “to share in scientific advancement and its benefits”.
Whatever the fate of Sci-Hub, it seems that frustration with the current system is growing. But history shows that betting against science publishers is a risky move. After all, back in 1988, Maxwell predicted that in the future there would only be a handful of immensely powerful publishing companies left, and that they would ply their trade in an electronic age with no printing costs, leading to almost “pure profit”. That sounds a lot like the world we live in now.
►https://www.theguardian.com/science/2017/jun/27/profitable-business-scientific-publishing-bad-for-science
#Butterworths #Springer #Paul_Rosbaud #histoire #Genève #Pergamon #Oxford_United #Derby_County_FC #monopole #open_access #Sci-Hub #Alexandra_Elbakyan
Publish and be praised (article de 2003)
It should be a public scandal that the results of publicly-funded scientific research are not available to members of the public who are interested in, or could benefit from, such access. Furthermore, many commercial publishers have exploited the effective monopoly they are given on the distribution rights to individual works and charge absurdly high rates for some of their titles, forcing libraries with limited budgets to cancel journal subscriptions and deny their researchers access to potentially critical information. The system is obsolete and broken and needs to change.
▻https://www.theguardian.com/education/2003/oct/09/research.highereducation
Comment Internet permet de réaliser la bibliothèque universelle, par Robert Darnton
▻https://www.actualitte.com/article/monde-edition/comment-internet-permet-de-realiser-la-bibliotheque-universelle-par-robert-darnton/82770
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L’accès aux connaissances en recul
Cet idéal d’accès à la culture par les bibliothèques, qui dérive de Condorcet et Thomas Jefferson — pour lesquels les Républiques de France et d’Amérique dépendent de la République des Lettres — est aujourd’hui menacé, explique Robert Darnton.
« L’accès aux connaissances se ferme de plus en plus souvent. Savez-vous le prix moyen d’un abonnement à un journal scientifique de chimie ? 4044 $ aujourd’hui, par an, contre 30 $ annuels en 1970. Cette hausse est quatre fois plus importante que l’inflation », précise l’historien, qui accuse les groupes éditoriaux Reed #Elsevier (RELX), #Wiley et #Springer de réaliser « des bénéfices énormes » sur les restrictions d’accès au savoir.
« Ces maisons sont des sociétés par actions, qui fonctionnent dans une logique de rentabilité, tandis que les bibliothèques de recherche, qui donnent accès à ces revues scientifiques, voient leurs budgets réduits. » Cette situation voit un affrontement féroce entre les partisans du bien public, qui expliquent que l’impôt finançant la recherche publique justifie l’accès libre aux résultats de celle-ci, et les lobbys de l’édition, qui luttent contre l’entrée dans la législation du « Fair Access to Science and Technology Act » , aux États-Unis, qui garantirait l’accès gratuit aux articles scientifiques financés par l’argent public, 6 mois après leur publication.
Les coûts cachés du #libre_accès
Chaque année, les universités suisses dépensent des millions de francs pour leurs abonnements à des revues scientifiques. L’alternative du libre accès y remédie, mais partiellement.
En cause notamment : la facture salée pour les universités et hautes écoles, qui se montait à 70 millions de francs pour la seule année 2015 selon une récente étude.
A Genève en 2015, l’université a ainsi payé plus de 1,3 million de francs à Elsevier, plus de 500 000 à Wiley et près de 300 000 à Springer. Dans la plupart des bibliothèques universitaires du pays, les chiffres sont du même acabit, voire bien plus élevés pour les plus grandes institutions comme l’université de Zurich – qui a payé près de 3,5 millions pour ces trois éditeurs en 2015 uniquement pour sa bibliothèque principale.
▻http://www.lecourrier.ch/146655/les_couts_caches_du_libre_acces
#édition_scientifique #business #université #recherche #science #publications_scientifiques #Springer #Elsevier #Wiley
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ajouté à la métaliste sur l’éditions scientifique :
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C’est quand même formidable de tordre les mots à ce point ! Le « libre accès » est tout sauf libre…
> Le libre accès (« open access », OA) consiste à diffuser en ligne les versions numériques des articles scientifiques et des résultats de la recherche. Deux voies s’offrent aux universitaires, avec des variantes possibles pour chacune.
> La « green road » signifie que l’article a été publié par un éditeur traditionnel, puis mis en ligne, parfois en respectant un certain délai qui permet d’écouler les versions imprimées.
> La « gold road », modèle où les articles scientifiques, une fois publiés par les revues, sont immédiatement et gratuitement accessibles au public.
> Les frais de publication ou « article processing charges » (APC) comprennent notamment les frais d’édition des articles (mise en page, ajout d’image et de graphiques, etc.). CO
#vocabulaire #copyright_madness #recherche #Elsevier #édition
Meet the Robin Hood of Science | Big Think
▻http://bigthink.com/neurobonkers/a-pirate-bay-for-science
On September 5th, 2011, Alexandra Elbakyan, a researcher from Kazakhstan, created #Sci-Hub, a website that bypasses journal #paywalls, illegally providing access to nearly every scientific paper ever published immediately to anyone who wants it. The website works in two stages, firstly by attempting to download a copy from the LibGen database of pirated content, which opened its doors to academic papers in 2012 and now contains over 48 million scientific papers. The ingenious part of the system is that if LibGen does not already have a copy of the paper, Sci-hub bypasses the journal paywall in real time by using access keys donated by academics lucky enough to study at institutions with an adequate range of subscriptions. This allows Sci-Hub to route the user straight to the paper through publishers such as JSTOR, #Springer, Sage, and #Elsevier.
#science #femme #hacker #open_publication #robin_des_bois #libgen
#Elsevier #Wiley #Springer, #science Amis #chercheurs, vous vous faites arnaquer trois fois (merci Elsevier) | Hotel Wikipedia | Rue89 Les blogs
►http://blogs.rue89.nouvelobs.com/les-coulisses-de-wikipedia/2014/02/17/amis-chercheurs-vous-vous-faites-arnaquer-trois-fois-merci-el
Neuerscheinung : Politische Theorie Rudi Dutschkes
▻https://www.flickr.com/photos/streetart/359749111
▻http://www.ousia-verlag.de/rudi-dutschke
▻https://www.flickr.com/photos/withoutfield/2453888731
von Carsten Prien
Mit einem wiederaufgelegten Beitrag von Rudi Dutschke und Günter Berkhahn
„Die Philosophen haben die Welt nur verschieden interpretiert
es kommt darauf an s i c h zu verändern.“
Erscheint am 1. Mai 2015
164 Seiten, EUR 10
ISBN 978-3-944570-58-7
Vorbestellungen nur über den Verlag
Dutschkismus - unter diesem programmatischen Titel stellt Carsten Prien die Bedeutung Rudi Dutschkes jenseits biographischer und zeitgeschichtlicher Anekdoten erstmals so heraus, dass sie auf einen Begriff gebracht wird.
Die Elemente von Dutschkes politischer Theorie aus ihrem wesentlichem, ihrem geschichtlichen Zusammenhang zu reißen, ist die methodische Voraussetzung für deren Instrumentalisierung und unberechtigte Vereinnahmung, wie umgekehrt die Rekonstruktion dieses Zusammenhangs zugleich einen menschlichen Sozialismus zu vergegenwärtigen heißt, der durch das Ende der Sowjetunion und der sozialistischen Experimente des zwanzigsten Jahrhunderts nicht zu korrumpieren ist, weil Dutschkes Begriff vom „realen Sozialismus“, diesen schon zur Zeit seines noch ungleichzeitigen Bestehens hinter sich gelassen hatte.
▻https://www.flickr.com/photos/withoutfield/2454715440
Der Dutschkismus ist die Erkenntnis der notwendigen Einheit und historischen Gleichzeitigkeit von Kulturrevolution und politisch ökonomischer Revolution. Dies ist die Quintessenz aus der Selbstkritik kommunistischer Selbstentfremdung, von der aus sich sämtliche Elemente Dutschkes Denkens und Wirkens her ableiten lassen.
Inhalt
Carsten Prien: Dutschkismus
Rudi Dutschke/Günter Berkhahn: Über die allgemeine reale Staatssklaverei
Bibliographie der Texte Rudi Dutschkes
▻https://www.flickr.com/photos/withoutfield/2453889189
▻https://www.flickr.com/photos/63438388@N00/2400665688/sizes/o
▻https://www.flickr.com/photos/verni22im/16805436811
▻https://www.flickr.com/photos/withoutfield/2490575984
Bibliographie : Rudi Dutschke, Zur Literatur des revolutionären Sozialismus von K. Marx bis in die Gegenwart, sds-korrespondenz sondernummer 1966
▻http://www.infopartisan.net/archive/1967/266764.html
Er selbst kommentiert sein Vorhaben mit den Worten: „Diese ausgewählte Bibliographie will nichts als die wesentlichen Prozesspunkte der Entstehung, der Entfaltung, der Rezeption und Weiterentwicklung der marxistischen Theorie literaturgeschichtlich kennzeichnen.“
Modern Trends in Cartography - Springer
▻http://link.springer.com/book/10.1007%2F978-3-319-07926-4
Payant mais je référence pour les archives
Book Chapter
Pages 3-12 Aspects of the Thematic Atlas Compilation
Vit Vozenilek
Pages 13-22 Mapping Disorder: An Exploratory Study
David Fairbairn
Pages 23-36 The Next Generation of Atlas User Interfaces: A User Study with “Digital Natives”
Raimund Schnürer, René Sieber, Arzu Çöltekin
Pages 37-55 The State of Official Statistical Mapping in Switzerland (and Other European Countries)
Thomas Schulz
Pages 57-66 Online Cartographic Atlas Products: Learning from the Past
Alexander Pucher
Pages 67-80 Non-technological Aspects in Atlas Cartography Based on the Czech Approach
Alena Vondrakova
Pages 81-92 The Evolution of Digital Cartographic Databases (State Topographic Maps) from the Beginnings to Cartography 2.0: The Hungarian Experience
László Zentai
Pages 93-102 Creation of the Accurate Raster Driven Polygonal Environment for the 3D Surface Models Based on the LIDAR Technology
Jan Hovad, Jitka Komarkova
Pages 103-116 A Framework for Color Design of Digital Maps: An Example of Noise Maps
Beate Weninger
Pages 117-129 Digital Aeronautical Charts: Survey of 64 Czech Air Force Pilots
Jakub Vilser, Jana Merickova, Scott Bell
Pages 131-144 Comparison of Standard- and Proprietary-Based Approaches to Detailed 3D City Mapping
Lukáš Herman, Andrea Kýnová, Jan Russnák, Tomáš Řezník
Look Inside Get Access
Data Mining : quand #Elsevier écrit sa propre loi…
Le leader mondial incontesté de l’#édition_scientifique, Elsevier s’engage en faveur d’une simplification du #data_mining. De nouvelles conditions d’accès, dévoilées le mois dernier, vont grandement simplifier l’#accès à l’un des principaux corpus de #publications_scientifiques. D’autres #éditeurs devraient prochainement adopter un modèle similaire. C’est notamment le cas du principal concurrent d’Elsevier, #Springer.
En apparence ce pourrait être une bonne nouvelle. La recension de Nature met ainsi en évidence l’engouement de certains chercheurs. Max Hauessler, l’instigateur d’un immense projet d’extraction des #articles_scientifiques sur le génome humain, a salué l’initiative : « Finalement, tout ceci montre qu’il n’y a plus aucune raison d’être effrayé par le #text-mining ». Les membres du Human Brain Project (le projet européen d’étude du cerveau humain, doté d’un budget d’un milliard d’euros) semblent également emballés par l’affaire : « Nous sommes enchanté par tout ceci. Cela résout d’importantes questions techniques ».
Mais...
▻http://scoms.hypotheses.org/98
#information #recherche #privatisation #université #chercheurs
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►https://seenthis.net/messages/1036396
Pour le reste, tout est mauvais…
#API obligatoire…
Les termes de la #licence sont profondément inadaptés.
Vers une #privatisation…
Amis chercheurs, vous vous faites arnaquer trois fois (merci Elsevier) | Hotel Wikipedia | Rue89 Les blogs
►http://blogs.rue89.nouvelobs.com/les-coulisses-de-wikipedia/2014/02/17/amis-chercheurs-vous-vous-faites-arnaquer-trois-fois-merci-el
la France s’apprête à reconduire un accord avec le géant de l’édition scientifique, Elsevier. Coût de l’opération : près de 190 millions d’euros, versés sur cinq ans. Une somme qui n’était pas censée être révélée au grand jour.
Le budget final passé sous silence
Le consortium qui négociait pour le compte du ministère de la Recherche a bien publié [PDF] un communiqué annonçant sa signature prochaine avec Elsevier, mais les éléments les plus intéressants (notamment le budget final) ne figuraient pas dans le document.
C’est bien pour cela qu’il faut d’autres modèles... et on attend avec impatience le #nouveau_visions_carto pour que les chercheurs aient une place !
Je viens de recevoir cette info d’un ami bibliothécaire :
Pour la Suisse, le renouvellement de l’abonnement doit se faire en 2017. A l’Université de Genève cet abonnement coûte 1’300’000 CHF chaque année...
Nouvelle ère pour les collections
▻http://www.bib.umontreal.ca/collections-nouvelle-ere/default.htm
Un train peut en cacher un autre
▻http://blog.educpros.fr/christophe-perales/2014/02/14/un-train-peut-en-cacher-un-autre
Effectivement, @thibnton, les chercheurs ont aussi leur part à jouer... comme c’est noté dans le lien que tu viens de publier :
Ainsi, que Couperin (un consortium d’établissements et non de bibliothèques, il semble qu’il faille encore le rappeler) conclue ou pas un accord, d’ailleurs historiquement avantageux, avec Elsevier, ne change rien à la vraie question, qui est celle du rôle de la publication dans l’évaluation de la recherche.
Pour y répondre, les professionnels de la documentation peuvent idéalement cesser de se chamailler et apporter leur expertise et leur expérience. Ce serait déjà beaucoup. Mais à condition de bien garder en tête que rien ne se fera sans les chercheurs, présents à toutes les étapes de la chaîne, et qui ont des intérêts contradictoires selon les positions qu’ils y occupent, parfois successivement. Un système générateur de schizophrénie.
Des chercheurs refusent d’être « pistés »
▻http://www.arretsurimages.net/articles/2014-03-08/Des-chercheurs-refusent-d-etre-pistes-par-l-editeur-scientifique-Els
Accord bloqué avec les bibliothèques universitaires | Enquête derrière #paywall
M’avait échappé :
Reed Elsevier (...) en sa qualité de numéro un planétaire de l’édition scientifique, possède The Lancet, prestigieuse revue médicale hebdomadaire. Ses lecteurs ont fait un bond en apprenant, dans l’éditorial de la livraison du vendredi 9 septembre [2005], sous le titre « Reed Elsevier et le commerce des #armes », que ce groupe de presse est aussi propriétaire de Spearhead, l’une des sociétés qui organisent le Salon des technologies militaires
▻http://www.humanite.fr/node/113962