#stérilet

  • « J’ai vingt ans et je n’aurai jamais d’enfants ». Elles ont moins de trente ans et choisissent de se faire opérer pour éviter d’enfanter.

    « Je n’ai jamais été intéressée par les enfants, la #parentalité ou le fait de transmettre mes gènes. J’ai une vie bien remplie qui me convient et assez de responsabilités à mon goût. » Charlotte a 25 ans et a choisi la #stérilisation_volontaire il y a moins d’un an. L’opération qu’elle a dû subir, elle l’assimile à un bon souvenir. Elle renchérit : « Il y avait cette idée de le faire une bonne fois pour toutes, de ne pas avoir à penser à ma #contraception, ni prendre des rendez-vous pour la renouveler tous les ans. Le risque de tomber enceinte était un stress continu pour moi. »

    Ce témoignage étonnant n’est pourtant pas isolé. De nombreuses jeunes femmes font aujourd’hui le choix de la stérilisation. Selon une gynécologue des Hôpitaux universitaires de Genève (#HUG), le phénomène risque de prendre de l’ampleur. Cinq Genevoises de 19 à 27 ans ont accepté de témoigner pour la « Tribune de Genève ».

    Un choix drastique

    Margot, Loredana et Laure (identités connues de la rédaction) ont moins de 22 ans et envisagent toutes les trois la stérilisation. Si leurs raisons varient, elles ont un point commun : aucune d’entre elles ne veut d’enfant. Laure ajoute même avec conviction : « Si un jour je veux un enfant, je préfère l’adopter. » Elle évoque également sa vision pessimiste de l’avenir de l’humanité. Un point sur lequel la rejoint Margot : « Je trouve égoïste de mettre au monde quelqu’un dans une situation aussi catastrophique sur le plan climatique et politique. Si je change d’avis, l’adoption existe et je trouve bien plus éthique de donner une chance à un enfant en foyer plutôt que d’en faire un moi même. »

    Le manque de choix dans les techniques de contraception est également un thème récurrent. Margot s’inquiète des conséquences que les #hormones pourraient avoir à long terme sur son #corps. Prendre la #pilule tous les jours ne la met pas en confiance. Laure ne supporte tout simplement pas les effets secondaires de la pilule et le #stérilet en cuivre lui impose des règles douloureuses.

    Si elles sont toutes sûres de leur choix, elles diffèrent sur le moment de l’opération. Laure et Loredana aimeraient la faire dès que possible mais se heurtent aux refus des gynécologues. La première soutient : « Si je pouvais commencer les démarches demain, je le ferais. » Margot est plus modérée et voit cela dans un futur lointain : « J’imagine que je me déciderai à trente ou trente-cinq ans, si je n’ai pas changé d’avis d’ici là. Ce qui voudra dire que je suis certaine de mon choix. »

    Il existe plusieurs techniques de stérilisations qui ont le même but : rendre les trompes de Fallope inutilisables afin d’empêcher les spermatozoïdes de rencontrer l’ovule. Les plus courantes consistent à ligaturer ou sectionner directement les trompes, dans ce cas l’opération est irréversible. Il est également possible de pincer les trompes avec des clips ou anneaux. Ici, l’opération pour revenir en arrière est possible avec de faibles chances de réussite et des risques non négligeables de grossesses extra-utérines. Selon le site médical Sexual health info, peu importe la technique utilisée, il faut considérer la stérilisation comme définitive.

    N’importe quelle personne majeure et capable de discernement peut demander une stérilisation. Les conditions sont les mêmes que pour toute opération : il faut le consentement libre et éclairé de la patiente et quarante-huit heures de réflexion.

    Selon notre interlocutrice des HUG, une gynécologue qui souhaite rester anonyme, la plupart du temps les stérilisations sont discutées durant la grossesse. Il est plus simple de stériliser une femme lors d’une césarienne. Ce sont des patientes qui ont généralement la quarantaine. À ce moment, la fertilité a de toute façon déjà diminué et la stérilisation permet d’en finir.

    Le principal obstacle à la stérilisation est l’opposition du médecin. Mélanie, 27 ans, est stérilisée depuis maintenant un an. Elle a dû consulter plusieurs gynécologues avant d’en trouver un qui accepte de l’opérer. « La première femme que j’ai vue m’a fait un sermon durant toute la séance. Elle me disait que je ne me rendais pas compte de ce que cela représentait, que j’allais changer d’avis ou rencontrer l’homme de ma vie et que c’était de toute façon hors de question de le faire pour elle. »

    La doctoresse des HUG explique : « Tout ce qu’un chirurgien fait, il doit le faire dans l’intérêt de sa patiente, c’est une grosse #responsabilité d’ouvrir le ventre d’une femme pour lui enlever la capacité de faire des enfants. À mon sens, on doit avoir le droit de refuser si on estime que ce qu’on fait n’est pas juste, sauf s’il y a un risque vital. À l’hôpital, la décision de stérilisation est discutée d’abord par le médecin qui rencontre la femme, puis avec le chef de clinique. Si le cas est compliqué, typiquement lorsque la femme est jeune, la discussion est reprise avec l’équipe au complet. »

    Le #refus_médical

    Notre interlocutrice explique ensuite les raisons qui poussent un médecin à refuser cette opération : « La question du #consentement_librement_éclairé ou non se pose. Est-ce qu’à vingt ans on a vraiment assez d’informations sur soi ? »

    Ces refus médicaux répétés ont poussé Charlotte et Mélanie à se rendre en #France pour y être opérées, dans des cliniques connues pour accepter les stérilisations sur des jeunes femmes. Toutes deux disent n’avoir aucune peur de regretter leur choix.

    « Je comprends pleinement les femmes qui se sentent frustrées après un refus, poursuit la médecin, je comprends également le sentiment d’#injustice à ne pas pouvoir disposer de son corps comme on le voudrait. Néanmoins, il y a un nombre non négligeable de femmes qui regrettent ensuite ce choix et qui veulent revenir en arrière. Plus la femme est jeune et plus elle a de chances de changer d’avis. » La spécialiste prévient que les opérations pour enlever les clips fonctionnent mal et que des techniques comme la PMA (Procréation médicalement assistée) sont longues, coûteuses et difficiles psychologiquement.

    « Pour finir, une stérilisation n’est pas une opération anodine, souligne-t-elle. Il s’agit d’une anesthésie générale et d’ouvertures dans le ventre. Si les complications sont rares, elles sont néanmoins réelles. Un bon chirurgien n’est pas uniquement un médecin qui opère bien, mais qui arrive aussi à mesurer toutes les implications de son travail. »

    Le droit à l’erreur

    La bioéthicienne Samia Hurst, professeure à l’Université de Genève, fait le point sur la situation : « La question du corps est importante en médecine et le #consentement du patient demeure fondamental. Dire non à un acte médical est un droit en or massif. Par contre, il y a une différence entre refuser un acte sur son corps et en exiger un. Si je refuse qu’on pratique un geste sur moi, un médecin doit aussi pouvoir refuser de le pratiquer. Demander d’agir n’est pas la même chose que de demander ne pas agir. »

    Elle questionne ensuite les raisons courantes d’un refus : « L’argument qui motive le plus souvent un refus est que les femmes ne devraient pas se faire stériliser car elles risquent de changer d’avis. C’est tout à fait vrai, les choix sont fluctuants. Les circonstances changent et les grandes décisions avec. Le problème avec ce raisonnement est qu’aucune décision de vie n’est totalement réversible. Se marier, avoir un enfant ou ne pas avoir d’enfant sont toutes des décisions qui auront un impact indélébile sur la suite de la vie d’un individu. »

    Samia Hurst remarque pourtant, « qu’on est beaucoup plus inquiets lorsqu’une femme prend la décision de ne pas avoir d’enfants plutôt que lorsqu’elle décide d’en avoir. Il y a une #norme_sociétale importante qui dit que les gens (et plus particulièrement les femmes) doivent avoir des enfants. Il demeure difficile de s’écarter de cette #norme pour les femmes qui veulent se stériliser et pour les médecins pratiquant l’opération. »

    La professeure d’#éthique conclut sur le #droit_à_l’erreur : « Accepter la #liberté de quelqu’un, c’est aussi lui laisser le droit de se tromper. Pour être libre, je dois prendre mes propres décisions, même si elles ne sont pas les bonnes. Un médecin n’a pas besoin d’adhérer à l’idée de sa patiente pour accéder à sa requête. »

    Militantisme ou manque de moyens

    Charlotte explique que, dans son cas, se stériliser est aussi une façon de donner un signal clair : « La société incite les femmes à vouloir des enfants et celles qui n’en veulent pas sont stigmatisées. On entend trop souvent dire que si on ne veut pas d’enfant à vingt ans, on va forcément changer d’avis plus tard. Pour moi, me stériliser était aussi un moyen de prouver à mon entourage ma volonté de ne pas enfanter. J’ai fait en sorte que mon corps ne soit pas capable d’avoir un enfant car je ne veux pas de cette vie. Je suis désormais enfin une femme libre et totalement détachée ! » Laure ne partage pas cette motivation mais la comprend : « Je pense que les femmes savent ce qu’elles veulent et qu’on ne doit pas choisir pour elles. »

    Aujourd’hui, aucun moyen de contraception féminin n’est dépourvu d’effet secondaire. De plus, la charge de devoir penser à la contraception au mieux tous les ans ou au pire tous les jours revient toujours aux femmes. Pour Laure, c’est ce déficit qui pose problème : « Si j’avais accès à une contraception sans hormones qui ne me demande pas de repasser sur la chaise du gynéco pendant trente minutes tous les cinq ans, je ne penserais même pas à la stérilisation. Je trouve qu’actuellement la recherche dans le domaine de la #contraception_féminine n’est pas assez poussée. »

    https://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/j-vingt-ans-naurai-jamais-denfants/story/16727912

    #stérilisation #femmes #corps #femmes

    • Il y a un vrai problème aussi avec la manière dont le DIU est sous-vendu et les règles douloureuses sous-traitées. Le DIU peut être laissé en place 10 ans sans soucis, mais il semble que la secte des gynécos de France ait obtenu une AMM de 5 ans, juste pour faire tourner leur foutu tiroir-caisse, alors que le risque max de cette contraception, c’est justement d’être mal posée.
      Quant aux règles abondantes et douloureuses, j’en ai chié des années, jusqu’à ce que Winckler explique que, non, les anti-inflammatoires ne sont pas du tout contre-indiqués en cas de règles pourries sous DIU, au contraire, c’est même le truc recommandé pour réduire le flux.

      Une fois cette question réglée, le DIU et la contraception la moins chère, la moins contraignante et la plus efficace pour le moment. En plus, il y a un travail actuellement autour de la création d’un kit d’auto-pose.
      Ensuite, le principe, c’est quand même de ne plus penser à sa contraception pendant 10 ans, garanti sans hormones qui nous pourrissent la vie !

    • Quand j’ai réussie à bénéficier de la contraception définitive, juste après l’intervention la secrétaire médicale qui m’a dit etre militante féministe m’a gratifié de cette remarque :
      « - Vous ca va, vous pouvez être stériliser (j’avais 38 ans), mais les gamines de 20 ans qui ont la flemme de prendre la pilule, il n’en est pas question. »

  • Gyn&co | Enfin une liste de soignantEs féministes !
    https://gynandco.wordpress.com

    Enfin une liste de soignantEs féministes !

    Nous sommes un groupe de militantes féministes et nous en avons marre des soignantEs ayant des pratiques sexistes, lesbophobes, transphobes, putophobes, racistes, classistes, validistes, etc. Nous avons donc mis en place Gyn&Co pour mettre à disposition une liste de soignantEs pratiquant des actes gynécologiques avec une approche plutôt féministe (qu’il s’agisse de gynécos, de médecins généralistes ou de sages-femmes).

    Avec une carte des soignantEs déjà bien fournie, ça permet de ne pas se faire rabrouer, par exemple pour la pose de DIU pour une nullipare c’est noté sur la fiche !
    Cf http://seenthis.net/messages/316928

    #gynécologie #carte_des_soignantEs #trouver_une_gynéco_bien

    • De rien @mad_meg, je ne les connais pas, mais j’aime bien aussi leur approche qui est de ne garder que les soignants ayant des commentaires positifs, plutôt que de faire de la dénonciation.
      J’avais une pote psychiatre qui avait commencé à établir la liste des psy compréhensifs ou pas, et on s’était un peu pris la tête sur le principe de fichage que je dénonçais.
      N’empêche c’est vraiment nécessaire de savoir chez qui on va se faire soigner pour ne pas en ressortir démolit !

    • à Lille on a parlé d’une liste de psys

      Bien @aude_v ! je crois que c’est également ce qui s’est fait sur Toulouse, mais au final uniquement en privé.

      –----

      Sinon j’ai une copine qui a pris un rendez-vous avec une des gynécos de cette liste (son nom a été retiré depuis) pour sa fille de 17 ans, elle s’était pourtant assurée auprès de la secrétaire que celle-ci posait bien des DIU aux jeunes nullipares, pour ne pas se voir opposer un refus comme précédemment.
      Elles étaient furieuses de retomber sur une grosse conne de Gynéco, qui refuse de poser un DIU aux nullipares en dessous de 20 ans, sans raison apparente, les a surtout fait flipper sur le cancer du col de l’utérus en conseillant de vacciner alors que sa fille a dit avoir déjà une activité sexuelle stable et leur a prescrit l’implant en leur disant d’aller voir au planning pour la pose du DIU… Sauf que le #planning_familial à Toulouse a fermé depuis 3 mois, et qu’elle ne pouvait l’ignorer … bref, bad luck !

      #roulette_russe #contraception #DIU #sterilet #nullipare

      Lisez Martin Winckler pour vous armer lorsque vous aller à votre premier rendez-vous gynécologique ! Une gynéco ne peut refuser de vous donner la contraception que vous avez choisi et vous êtes en droit de la signaler à l’ordre médical.

    • http://www.martinwinckler.com/spip.php?article427

      Je n’ai pas (encore) d’enfant. Puis-je utiliser un DIU ("stérilet") ?
      Les femmes sans enfant peuvent utiliser un DIU (au Cu ou hormonal), quel que soit leur âge. Ce n’est pas une opinion personnelle, c’est une recommandation scientifique internationale . Les médecins français qui refusent un DIU aux femmes qui n’ont pas d’enfant, qu’elles aient 17 ou 37 ans, commettent une faute professionnelle. Je ne devrais pas avoir besoin de republier ce texte, mais je le fais parce qu’on me pose encore des questions à ce sujet. Le voici mis à jour avec des liens récents à l’appui de ce qui devrait être une évidence et une règle de bonne pratique, mais qui est encore un obstacle à l’accès de toutes les contraceptions par les femmes françaises qui le désirent.

    • @aude_v M.Winckler explique pourquoi il est nécessaire de faire cette lettre.

      http://www.martinwinckler.com/spip.php?article393

      2° Demandez lui de vous expliquer pourquoi il refuse. Il a l’obligation de vous donner une raison scientifique qui figure parmi les contre-indications du document de l’IPPF. Ces contre-indications (" catégories 4 et 3 ") figurent à la page 2 du document de l’IPPF.

      http://www.martinwinckler.com/IMG/pdf/Bulletin_IPPF_Vol37no2april2003fr.pdf

      S’il continue à refuser sans explication valable, changez de médecin et dites-lui que vous ferez savoir autour de vous qu’il n’est pas à jour de ses connaissances.

      Ecrivez au Conseil de l’Ordre du département pour lui signaler cet incident. (Ne portez pas plainte (ça ne sert à rien et ça coûte cher) mais écrivez-lui une lettre salée, l’Ordre sera obligé de la lui transmettre, et ça défrise toujours le médecins de recevoir des lettres de protestation du conseil de l’Ordre local, d’autant que, je le répète, les recommandations officielles de la HAS précisent désormais que ce n’est pas du tout interdit ni dangereux !!!!

      En bref, la lettre à l’ordre des médecins est un geste qui permet aux gynécos de mettre à jour leurs connaissances médicales réduites ou sinon leur morale à deux balles à la poubelle, cela rend donc service aux unes et aux autres !

    • Ouep, tout à fait d’accueil @touti , pour les DIU (au cuivre tant qu’à faire, sans hormones), que ce soit nullipare ou pas, il faut absolument le signaler si le médecin ou gynéco refuse. À la limite un généraliste peut refuser en disant « je ne sais pas le faire correctement » (Winckler est généraliste mais lui il s’est spécialisé quand même), mais un gynéco doit forcément savoir le faire.

      Et le faire SANS FAIRE MAL ! (ce n’est pas normal si grosse douleur, c’est que gynéco pourri, ou a fait exprès mais ce serait vraiment méchant…)

    • Après ce discours angoissant, la môme de ma copine a commencé à s’inquiéter de là où elle se trouvait, ce n’est donc pas vers cette gynéco qu’elle se tournera, même en l’obligeant. Du coup, Winckler conseille de préférer les sages femmes pour la pose, parce que ce ne sont pas des théoriciennes.

  • Je prends une pilule de 3e ou 4e génération. Dois-je l’arrêter ? Puis-je la poursuivre ?
    http://martinwinckler.com/~martinwi/spip.php?article1116

    Bonjour Vous prenez une pilule contraceptive et vous êtes un peu inquiète. Je le comprends. Afin que vous ne soyez pas obligée de lire toute la presse consacrée aux pilules de 3e et 4e génération pour vous faire une idée de ce qui se passe, voici un résumé de ce qu’il faut savoir et faire en pratique, pour savoir si vous en prenez une, et savoir si vous devez ou non en changer. (...) Source : Winckler’s (...)

    • Entendu dans le cabinet d’une gynéco « Bien sur, si vous voulez une pilule d’il y a 30 ans, je peux vous prescrire une pilule de 2em génération » Traduction : tu veux un truc périmé et has been pauvre gourde ignorante ?

    • Le truc est simple : pas en première intention et pas sur les jeunes filles, c’est tout.
      Après, il n’y a pas que la pilule comme contraceptif efficace, mais là aussi, les gynécos ne sont pas du tout facilitants, surtout en face d’une jeune femme qui souhaite démarrer avec un DIU, alors qu’il n’existe pas de contre-indications.

    • Apparemment ce n’est pas si simple de poser un DIU à une adolescente, la gynéco qu’on a été voir pour notre info nous a fait bien flipper : petit utérus donc assuré d’avoir une grande douleur à la pose pour passer le col avec risque de perforation et d’infections (salpingite) donc possible stérilité, allez voir une autre gynéco. Euh, là, c’est bon, elle a plus du tout envie d’essayer la môme !

      #contraception

    • Sinon je retiens surtout du texte de Winckler « d’éviter les pilules avec estrogène » @monolecte.

      Pour reconnaître les pilules sans estrogène dans ce second tableau, il faut regarder la colonne de droite. On peut y lire « tel progestatif seul » – ce qui veut dire qu’il s’agit d’une pilule sans estrogène. Peu importe qu’elle soit dans le tableau « 2e », « 3e » ou « 4e » génération, le fait qu’elles ne contiennent pas d’estrogène fait de ces pilules à « progestatif seul » des contraceptions sans danger.

    • Ben oui mais comme l’a dit Winckler plein de fois, c’est parce que EUX ne savent pas poser de DIU correctement que ça peut faire mal. Après il est clair que le col est plus petit pour une femme n’ayant pas eu d’enfants (pas juste les ados), donc faut y aller plus doucement, en déstressant le patient, etc. Mais ya pas de contre-indication, ça dépend surtout des compétences de médecin, choses qu’on apprend pas forcément assez pendant les études des gynécos (et encore moins des généralistes). Faut trouver le bon ou la bonne !

    • Trouvé un mémoire sur le « Stérilet chez les adolescentes » dumas.ccsd.cnrs.fr/docs/00/73/18/31/PDF/GIBERT_Pierre.pdf

      Le stérilet trouve son origine dans l’Antiquité. Les tribus nomades mettaient des pierres rondes dans l’utérus des chamelles, les Egyptiens déposaient de l’acacia ou des morceaux de papyrus chez les ânes et à Rome, on plaçait de la ouate chez les chèvres.

      ça commence bien :)

    • DIU =

      Généralement peu connu sous ce nom-là, le DIU est pourtant l’une des méthodes contraceptives actuelles les plus efficaces. Plus communément appelé stérilet, le DIU (ou dispositif intra-utérin )

      Je sais, c’est con, mais vous êtes comme les informaticiens, vous jargonnez sans vous entre rendre compte :p

    • Cette étude porte donc sur des adolescentes et sur des gynécologues-obstétricien ainsi que sur des jeunes femmes ayant avortées, voici quelques extraits :

      …concernant la circulation de l’information sur le stérilet, on constate que près de 67% des adolescentes considèrent que l’information circule trop peu, voire pas du tout, sur le DIU

      48% des gynécologues interrogés (n = 16) ont répondu être favorables à la pose du stérilet chez les adolescentes et 52% (n= 17) ne pas l’être.

      les gynécologues admettent pour la plupart, ne jamais parler du stérilet lors d’une première consultation de contraception.

      Seulement la moitié des adolescentes ayant avortées n’utilisaient pas de contraceptif, 50% se sont retrouvées avec une pilule trop contraignante ou des preservatifs mal utilisés, du coup l’usage du DIU aurait peut-être évité ces grossesses non désirées à ces gamines …

      #DIU #stérilet

    • Je dis DIU parce que le mot « stérilet » a une connotation « abortive » qui a beaucoup aidé à le discréditer en France.
      Ensuite, je pense que le budget promo des DIU et celui des pilules ne doit pas avoir grand chose à voir : il faut bien comprendre que le DIU est le moyen de contraception au meilleur rapport coût/efficacité, qu’il est d’ailleurs plébiscité dans les pays pauvres.
      Le DIU, c’est genre moins de 50€ et ça dure au moins 5 ans (là aussi, grosse polémique française parce que chez nous ils sont autoritairement changés tous les 5 ans alors qu’à l’étranger, le même matos est préconisé pour durer 10 voire 12 ans), alors que la pilule, c’est des sous tous les mois et c’est d’autant plus vrai que plus la pilule est récente, plus elle est chère et moins elle est remboursée. Ce qui rend aussi très discutable la réaction du ministère de la santé qui commence par dérembourser les pilules incriminées au lieu de publier des recommandations de prescription de bon sens (pas en première intention, pas en premier contraceptif).

      On voit très rapidement ce qui a créé une société de la pilule plutôt qu’une société du DIU.
      Alors qu’au final, si on tient compte des données comportementales des utilisatrices, la meilleure des contraception est de très loin le DIU : peu ou pas de complications de santé, peu ou pas de contre-indications, un dispositif qui doit se faire oublier vs. un autre qui oblige à y penser TOUS les jours (comme un malade) et dont l’efficacité peut être invalidée par des interactions médicamenteuses rarement signalées ou des maladies qui font vomir. D’ailleurs, sachant que la majorité des femmes est sous pilule, pourquoi ne jamais signaler ses problèmes quand ils posent ?
      Genre : « chère patiente, vous avez une gastro dégueulante, il y a de fortes probabilité pour que vous ayiez gerbé votre pilule » et « que vous ne soyez plus protégée ce mois-ci ou je vois que votre médecin vous a prescrit ce truc, mais je tiens à vous signaler que vu que vous prenez la pilule que je vous délivre tous les putains de mois que Dieu fait, va falloir penser à protéger vos rapports autrement ».