• Des stérilisations massives de femmes migrantes sont dénoncées aux États-Unis | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/e-lopez/blog/150920/des-sterilisations-massives-de-femmes-migrantes-sont-denoncees-aux-e

    Divers groupes de défense et de soutien juridique des États-Unis ont déposé une plainte ce lundi 14 septembre contre le personnel embauché par le Service de lutte contre l’Immigration (Immigration and Customs Enforcement Service, ICE), non seulement pour avoir ignoré les protocoles visant à freiner la propagation du #COVID- 19 dans ses locaux, mais aussi pour avoir procédé à des #stérilisations massives et injustifiées de #femmes #migrantes #détenues.

    #stérilisations_forcées

  • Whistleblower : There Were Mass Hysterectomies at ICE Facility
    https://lawandcrime.com/high-profile/like-an-experimental-concentration-camp-whistleblower-complaint-alleges

    The full statement : U.S. Immigration and Customs Enforcement (ICE) does not comment on matters presented to the Office of the Inspector General, which provides independent oversight and accountability within the U.S. Department of Homeland Security. ICE takes all allegations seriously and defers to the OIG regarding any potential investigation and/or results. That said, in general, anonymous, unproven allegations, made without any fact-checkable specifics, should be treated with the (...)

    #ICE #DHS #violence #femmes #santé

    ##santé

  • Staggering Number of Hysterectomies Happening at ICE Facility, Whistleblower Says
    https://www.vice.com/en_us/article/93578d/staggering-number-of-hysterectomies-happening-at-ice-facility-whistleblower-sa

    A whistleblower complaint filed Monday by several legal advocacy groups accuses a detention center of performing a staggering number of hysterectomies on immigrant women, as well as failing to follow procedures meant to keep both detainees and employees safe from the coronavirus.

    The complaint, filed on behalf of several detained immigrants and a nurse named Dawn Wooten, details several accounts of recent “jarring medical neglect” at the Irwin County Detention Center in Ocilla, Georgia, which is run by the private prison company LaSalle South Corrections and houses people incarcerated by Immigration and Customs Enforcement (ICE). In interviews with Project South, a Georgia nonprofit, multiple women said that hysterectomies were stunningly frequent among immigrants detained at the facility.

    “When I met all these women who had had surgeries, I thought this was like an experimental concentration camp,” said one woman, who said she’d met five women who’d had hysterectomies after being detained between October and December 2019. The woman said that immigrants at Irwin are often sent to see one particular gynecologist outside of the facility. “It was like they’re experimenting with their bodies.”

  • Travail des enfants en Côte d’Ivoire : des plantations Fairtrade concernées
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_travail-des-enfants-en-cote-d-ivoire-des-plantations-fairtrade-concernee

    Une enquête de la télévision danoise l’affirme. Le travail des enfants dans les plantations de cacao certifiées Fairtrade en Côte d’Ivoire est bien réel.

    Ce label sur les bananes, le café ou encore le chocolat oblige les producteurs à répondre à certaines règles et notamment à ne pas recourir au travail des enfants.
    La chaîne TV 2 et le média d’investigation Danwatch ont tourné en caméra cachée dans plusieurs exploitations.
    Dans 4 des 6 plantations qu’ils ont visitées, ils ont trouvé des enfants travaillant entre les palmiers.
    Leur interview fait froid dans le dos. Marcelin, 14 ans, explique qu’il bosse 11 heures par jour.

    Diffusées au Danemark, les images ont choqué plus d’une personne et notamment les commerçants dont les boutiques vendent du chocolat ivoirien étiqueté Fairtrade.
    Dorthe Pedersen en est encore bouleversée. « C’est horrible. Je suis tellement émue de savoir que les enfants travaillent dans ces conditions » a-t-elle témoigné au micro des journalistes de TV2.

    Interrogée sur cette pratique, Camilla Erika Lerberg, la PDG de Fairtrade Danemark a déclaré : « Cette affaire est très, très triste, donc nous l’examinons avec gravité. Il est important pour nous de réagir et de corriger cela immédiatement. L’affaire fait toujours l’objet d’une enquête et nous essayons de comprendre ce qui s’est passé. En général, je tiens à dire que si nous recevons une observation du travail des enfants, et qu’elle est confirmée, alors nous avons un dialogue avec la famille de cet enfant, ensuite nous observerons si cela continue et si cela continue, nous procédons à une décertification. »

    Rappel des règles
    Les Standards Fairtrade pour les organisations de petits producteurs, les travailleuses et les travailleurs ainsi que les négociants interdisent le travail abusif des enfants.

    Chez Max Havelaar par exemple, il est clairement stipulé :

    – Il est interdit d’employer des enfants de moins de 15 ans au sein des organisations certifiées Fairtrade/Max Havelaar.

    - Les enfants de 15 à 18 ans ne peuvent pas réaliser un travail mettant en péril leur scolarité ou leur développement social, moral ou physique.

    – L’aide éventuelle dans les fermes familiales, courante dans le secteur agricole, doit être ponctuelle et adaptée à l’âge des enfants. Elle doit impérativement se faire en dehors des heures de classe et pendant les vacances. Dans ces conditions seulement, elle respecte les exigences de l’Organisation Internationale du Travail.
    Rien de neuf sous le soleil

    Le travail des enfants en Côte d’Ivoire, où on produit la majeure partie du cacao mondial, n’est pas un problème inconnu.

    En 2010, l’industrie du chocolat a collectivement signé une déclaration disant qu’elle améliorerait les conditions dans les plantations de cacao en Afrique de l’Ouest et réduirait le travail des enfants de 70% jusqu’en 2020.

    Seulement voilà, un rapport des chercheurs de l’Université de Chicago publié en avril dernier et financé par le département américain du Travail souligne que le recours au travail des enfants dans les plantations de cacao au Ghana et en Côte d’Ivoire a augmenté de 10% au cours de la dernière décennie, et ce, malgré les promesses de l’industrie.

    Plus précisément, le nombre d’enfants-travailleurs dans les plantations de cacao s’élevait à près de 2,1 millions la saison dernière dans les deux pays. Ce chiffre comprend des enfants de moins de 12 ans et des enfants également plus âgés dont le travail est dangereux et dépasse un certain nombre d’heures.

    Un niveau en hausse par rapport à 2010 lorsque Mars, Hershey, Nestlé et Cargill s’étaient engagés à baisser de 70% les pires formes de travail des enfants dans leurs chaînes d’approvisionnement dans la région d’ici 2020.

    Des chiffres qui s’expliqueraient par l’augmentation des prix et de la production de fèves qui poussent les agriculteurs à produire toujours davantage de cacao. Une tendance confirmée par le patron de la World Cocoa Foundation (WCF), au site Commodafrica. Richard Scobey, représentant des entreprises telles que Nestlé et Hershey, reconnaît que l’industrie n’est pas sur le point d’atteindre son objectif de 2020.

    Le Ghana et la Côte d’Ivoire produisent les deux-tiers de l’ensemble du cacao mondial. La production de cacao dans ces pays est passée à 3 millions de tonnes l’an dernier, contre 2,65 millions de tonnes en 2013-2014. Un secteur en expansion qui fournit des moyens de subsistances à des milliers de communautés dans le besoin.

    #Afrique #Enfants #travail_des_enfants #exploitation #esclavage #chocolat #cacao #certification #commerce_équitable #Fairtrade #multinationales #label #déforestation #industrie_agro-alimentaire #agriculture #multinationales #pauvreté #bananes #café #Mars #Hershey #Nestlé #Cargill #World_Cocoa_Foundation #WCF

    • Le dernier des Ouïghours et les derniers des journalistes Maxime VIVAS
      https://www.legrandsoir.info/le-dernier-des-ouighours-et-les-derniers-des-journalistes.html

      Voulez-vous soulever une vague mondiale d’indignation contre un pays ? Vous affirmez que les hommes y sont massivement emprisonnés et torturés, voire exécutés en catimini, que les femmes y sont stérilisées de force et qu’on y supplicie les enfants. C’est ce que vient de faire, ce que fait, ce que va continuer de faire la presse mondiale, agissant en porte-voix de quelques journaux états-uniens inspirés en sous-main par des officines de la Maison Blanche.

      Qu’il n’y ait pas un mot de vrai dans la campagne antichinoise sur les Ouïghours importe peu. Il suffit de prétendre, d’affirmer. L’information circule, les journaux se lisent entre eux, les politiques s’en mêlent. C’est faux mais plausible : Chine insondable, Chinois impénétrables derrière la fente de leurs yeux. Vous me suivez bien, vous qui êtes pour la plupart normaux, pardon : #blancs ?

      #Bruno_Le_Maire et #Clémentine_Autain sont #indignés et le font vertueusement savoir.
      C’est tout mensonge, mais le mal est fait. Ce n’est qu’après la destruction de l’#Irak et après des centaines de milliers de morts innocents que toute la presse concède que les informations sur les couveuses débranchées au #Koweit par les soudards de Saddam Hussein étaient inventées, que la fiole brandie par #Colin_Powell à l’#ONU contenait du pipi de son chat ou du sable de sa litière ou de la poudre de perlimpinpin et non des Armes de Destruction Massives qui risquaient d’avoir raison des USA, de la Grande-Bretagne et (horreur !) de la France.

      J’ai écrit plus haut qu’il n’y a « pas un mot de vrai dans la campagne antichinoise sur les Ouïghours ». La prudence ne voudrait-elle pas que je nuance : « Bien des choses sont inexactes dans la campagne antichinoise sur les Ouïgours ». Ou : « Certes, les Chinois ne sont pas des enfants de chœur, mais doit-on prendre au pied de la lettre les articles de Libération ? », ou encore : « Le problème que le régime chinois appelle « les trois fléaux » (terrorisme, séparatisme, fondamentalisme) est une réalité qu’on ne saurait nier, mais cela justifie-t-il une répression d’une telle ampleur ? ».

      Mais, tenez-vous bien, je persiste : « Il n’y a pas un mot de vrai dans la campagne antichinoise sur les Ouïghours » . Non, trois fois non, un ou deux millions de Ouïghours mâles (trois d’après Radio Free Asia) ne sont pas internés(1), les femmes ne sont pas stérilisées de force pour éteindre l’ethnie, les enfants ne sont pas tués pour prélèvement d’organes vendus à l’Arabie saoudite, Beijing n’est pas en guerre contre cette région autonome qui fait au contraire l’objet de toutes ses attentions, de toutes ses faveurs.

      J’ai écrit que « cette région autonome fait au contraire l’objet de toutes les attentions, de toutes les faveurs de Beijing. » ? La prudence ne voudrait-elle pas que je nuance : « Beijing gère ses régions avec l’autorité naturelle des communistes et le Xinjiang ne fait pas exception », ou : « Même si Beijing a mis le Xinjiang sous surveillance, des efforts financiers indéniables ont été consentis pour développer cette région, point de départ de « La nouvelle route de la soie ».

      Mais, continuez à bien vous tenir, j’insiste : « Cette région autonome fait l’objet de toutes les attentions, de toutes les faveurs de Beijing. »

      Je le dis aujourd’hui, en juillet 2020, avec la même assurance (inconscience ?) qui me fit écrire un livre en 2007 sur une idole alors aussi intouchable que #Nelson_Mandela. Je parle d’un type qui est aujourd’hui maire de #Béziers, élu avec le renfort du Front National.

      Je le dis aujourd’hui, en juillet 2020, avec la même certitude que celle qui me fit écrire un livre en 2011 sur une idole alors aussi intouchable que #Ghandi. Je parle de l’ancien bourreau du Tibet : le #dalaï_lama.

      Ça, c’est pour le passé. Je peux aussi performer sur le futur. Par exemple, j’ai une petite idée sur le passage de #Yannick_Jadot et #julien_Bayou dans le rang des ennemis de l’écologie, lesquels ont toujours un plat de lentille à offrir aux ambitieux peints en vert. Mais là n’est pas le sujet (j’en parle juste pour prendre date, pour triompher dans quelque temps : « Qui sait-y qui l’avait dit ? »).

      Un peuple qui oublie son passé est condamné à le revivre (Marx), un journaliste qui ne relit pas les #infaux de ses confrères est condamné à toujours utiliser les mêmes versions, ignorant que le truc a déjà été fait, à l’identique.

      Les journalistes se lisent entre eux (« La circulation circulaire de l’information ». Bourdieu). Mais parfois le psittacisme ne marche pas, des journalistes qui ont d’eux-mêmes une opinion qui les oblige à échapper aux caquetage des perroquets, se démarquent.

      Tenez, en 2010, j’étais au Tibet avec deux grands reporters des deux plus grands (par le tirage) quotidiens français : le Monde et le Figaro. J’en ai souvent parlé dans ces colonnes parce qu’il s’est passé un phénomène surprenant. Nous savions tous les trois (car nous lisons la presse et nous avons un autoradio et la télé) que le gouvernement de Beijing se livrait à un génocide au Tibet, que la culture était éradiquée et la religion férocement combattue. 
Ne me dites pas que vous ne le saviez pas vous aussi. « Free Tibet », vous ne découvrez pas en me lisant, là.

      Robert Ménard (aujourd’hui maire de la ville où naquit Jean Moulin) nous avait expliqué le drame tibétain en perturbant à Paris le passage de la flamme olympique pour les JO 2008 de Pékin. Le type qu’on voit avec lui dans les vidéos de l’époque, en t-shirt noir portant en sérigraphie 5 menottes symbolisant les 5 anneaux olympiques, c’est Jean-François Julliard qui a succédé à Ménard à la tête de RSF avant de devenir directeur général de Greenpeace France, fonction qui fait de lui un invité régulier des amphis d’été de LFI. Comprenne qui pourra (2).

      Donc on est au Tibet, mes deux comparses s’envoient des vannes rigolardes, l’un demandant à l’autre quel effet ça fait d’appartenir à des banquiers, l’autre répondant que le ressenti est sans doute le même que celui des journalistes qui sont la propriété d’un marchand d’armes. Ils sont allés voir sur Internet qui je suis. Ils m’épargnent. Je suis là, auréolé du prestige guerrier du Grand Soir, média rigoureux, fiable et qui frappe fort. Et sur qui le mérite. Message reçu jusque dans les montagnes tibétaines.

      Bref, tous les trois, ensemble, chacun sous le regard des autres, nous voyons le Tibet avec sa religion omniprésente, les temples pleins, les monastères grouillant de moinillons, les prières de rues, les montagnes souillées par des grossières peintures bouddhistes, des chapelets de drapeaux de prière claquant au vent. Un envahissement bigot jusqu’à la nausée pour l’athée que je suis.

      Tous les trois, ensemble, chacun sous le regard des autres, nous voyons les écoles où l’enseignement est fait en tibétain (jusqu’à l’université), nous voyons les panneaux indicateurs, les enseignes, les noms des rues rédigés en tibétain, ainsi que les journaux. La télé et la radio parlent le tibétain. Le doyen de l’université de LLassa nous montre une salle contenant des dizaines de milliers de livres en tibétain. Nous assistons aussi à des spectacles (danses, chants) tibétains.

      Tous les trois, ensemble, chacun sous le regard des autres, nous voyons des couples de tibétains accompagnés d’enfants (pas d’UN enfant). La politique de l’enfant unique n’a jamais été imposée au Tibet. D’où une explosion démographique favorisée par le quasi doublement de l’espérance de vie après la fuite du dalaï lama.

      De retour en France, tous les trois, chacun sachant que les autres vont le lire, nous écrivons ce que nous avons vu. Le croirez-vous, aucun n’a écrit que « le régime de Pékin » se livrait à un génocide, éradiquait la culture tibétaine et réprimait les bouddhistes ? Et puisque j’en suis aux confidences, je vous dirai que le journaliste du Figaro m’a envoyé son article et m’a demandé ce que j’en pensais (du bien, d’ailleurs). Le croirez-vous, les gens avec qui j’ai aujourd’hui l’occasion de parler de la Chine doivent surement tous lire Libération parce qu’ils m’expliquent tranquillement que les bouddhistes sont pourchassés dans un malheureux Tibet génocidé où parler le tibétain et prier c’est s’exposer à la prison ?

      Et maintenant, continuez à bien vous tenir, je prétends que si je partais au Xinjiang avec les deux grands reporters du Monde et du Figaro, chacun marquant l’autre « à la culotte », aucun n’écrirait au retour que Beijing se livre à un génocide contre les Ouïghours, brime leur religion, éradique leur culture, charcute les enfants.
Parce que ce n’est pas vrai.
Un peu quand même ? 
Non, pas du tout.
Les charniers de #Timisoara n’étaient pas vrais « un peu » . Les Gilets jaunes n’ont pas envahi « un peu » l’hôpital de la Pitié-Salpétrière, Nicolas Maduro n’a pas été « un peu » élu contre Juan Guaido (qui n’était pas candidat, je le rappelle aux distraits), etc. (3).

      Si je partais au #Xinjiang (j’y suis allé deux fois) avec Renaud Girard et Rémy Ourdan, ils s’affranchiraient des informateurs yankees et autres menteurs professionnels, ils se distingueraient de leurs confères qui écrivent des articles d’une telle débilité qu’ils sont des insultes aux lecteurs, des crachats sur la charte des journalistes. Ils feraient leur job en se respectant.

      #Beijing hait les enfants #ouïghours jusqu’à les tuer pour prélèvement d’organes ? C’est #Goebbels qui vous le dit. Il peut même faire témoigner (de dos) un chirurgien masqué dont le nom a été changé et la voix modifiée. Goebbels peut pondre un article terrifiant à coups de conditionnels, de « selon des témoins… », de « certaines sources affirment… », de « il semblerait que…. », de « un diplomate aurait constaté », « des Ouïghours auraient disparu… » de « des organisation de défense des droits de l’homme… ». Un conditionnel dix fois répété devient un indicatif certifié.

      La caisse dans laquelle le félin #Goebbels se soulage volontiers s’appelle #Libération.

      Il y a quelques années, Le Grand Soir avait démontré qu’un article traficoté de Libération avait fait de Hugo Chavez un antisémite (« Le Credo antisémite de Hugo Chavez » https://www.legrandsoir.info/chavez-antisemitisme-et-campagne-de-desinformation-a-propos-d-un-artic ).

      Un échange vigoureux et public avait alors eu lieu entre Le Grand Soir et Libération. Nous avions les preuves, nous les avons fournies. Irréfutables. Nous avons mis en regard la phrase de Chavez et la même, après troncature par Libération. Libération ergota (4). Pour ses lecteurs, Chavez est donc resté un antisémite. Pour les lecteurs des autres médias aussi, qui choisirent de se taire pour ne pas désavouer Libération. Le clan, la #mafia

      Le journaliste coupable de cette crapulerie est #Jean-Hébert_Armengaud, promu depuis rédacteur en chef de #Courrier_International et son N+1 à Libé, qui l’a couvert jusqu’au bout, est #Pierre_Haski, aujourd’hui chroniqueur tous les matins sur #France_Inter . Promotions au mérite.

      Alors, je le redis ici en invitant mes lecteurs à vérifier : les Ouïghours et les #Tibétains sont de plus en plus (et spectaculairement) nombreux, leur culture est préservée et promue comme jamais dans leur Histoire, leur religion est (trop) libre, l’instruction fait des progrès considérables, les deux républiques autonomes du Xinjiang et du #Tibet votent des lois dont aucune ne permet d’encager les citoyens au simple motif de leur croyance, de stériliser de force les femmes ou d’amputer les enfants.

      Pour répondre plus avant à la déferlante de mensonges sur le Xinjiang, il me faudrait citer des pages entières de mon livre « Le dalaï lama pas si zen » . On pourrait croire que les instigateurs des campagnes mondiales de mensonges ont un logiciel unique avec des cases sur lesquelles cliquer pour que ça démarre.

      La #stérilisation ? « Des villages entiers » (Voir les Mémoires du dalaï lama, longuement citées dans « Le dalaï lama, pas si zen »). 
Le #génocide ? « Observateur critique de la politique chinoise, le Britannique Patrick French, directeur de la « Free Tibet Campaign » (Campagne pour l’indépendance du Tibet) a pu consulter les archives du gouvernement du Dalaï-Lama en exil. Il a découvert que les preuves du génocide étaient des faux et il a démissionné de son poste » (« Le dalaï lama, pas si zen »).

      Cependant, la publicité faite en Occident à cette affaire d’extermination (par la stérilisation et des massacres) de la population tibétaine, a largement contribué hier à un élan de compassion pour le Tibet et le bouddhisme. Aujourd’hui les mensonges « hénaurmes » sur le Xinjiang font pleurnicher les gogos, soudain épris de cette région dont ils seraient bien en peine de citer la Capitale (5).
Ce n’est pas Laurent Joffrin, Pierre Haski, Jean-Hébert Armengaud qui le déploreront.

      Je ne sais pas à qui pense l’excellente humoriste #Blanche_Gardin quand elle affirme (un peu trop crument pour être citée par un site de bonne tenue comme Le Grand Soir) que « Nous vivons dans un pays où les journalistes sucent plus de bites que les prostituées ».

      Maxime VIVAS

      Notes. 
(1) Si l’on rapporte le chiffre de #Radio_Free_Asia au nombre de Ouïghours mâles adultes, il n’en reste pas un dans les rues. Or, continuez à vous tenir bien : j’en ai vus !
      
(2) Il serait injuste de ne pas mentionner les positions exemplaires( et dignes d’un chef d’Etat) de Jean-Luc Mélenchon sur la Chine. Au demeurant, je lui sais gré de me citer et d’inviter ses contradicteurs à me lire ici et ici sur ce sujet où nous sommes synchrones, même si j’ai une liberté d’expression qu’il ne peut avoir. 

      (3) Anecdote personnelle. Me trouvant avec mon fils aîné au commissariat de police de Toulouse le samedi 4 mai 2020 pour nous enquérir du sort de mon fils cadet, Gilet jaune arrêté pour rien dans la manif (Il fut jugé en « comparution immédiate » et acquitté après 42 heures de #GAV) nous apprîmes qu’il s’était tailladé les mains pour écrire avec son sang sur les murs de sa cellule. Nous avons vécu avec cette information terrifiante (que nous cachâmes à sa mère) jusqu’au lundi 6 mai où, devant le tribunal, il apparut, les mains intactes. Il ne se les était même pas « un peu » tailladées. L’automutilation des mains était aussi vraie que l’amputation des enfants ouïghours. Nombre de #journaleux ont un flic dans leur tête.
      
(4) J’aime à raconter cette histoire du Figaro écrivant qu’un film de #Jean_Yanne était « un monument de bêtise ». Jean Yanne s’en servit ainsi dans ses pubs : « Le Figaro : « un monument ! ».
      
(5) #Urumqi, 2 millions d’habitants.
      #merdias #journullistes #médias #propagande #us #usa #Jamestown_Foundation #libération

  • China cuts Uighur births with IUDs, abortion, sterilization
    https://apnews.com/269b3de1af34e17c1941a514f78d764c

    The Chinese government is taking draconian measures to slash birth rates among Uighurs and other minorities as part of a sweeping campaign to curb its Muslim population, even as it encourages some of the country’s Han majority to have more children.

    While individual women have spoken out before about forced birth control, the practice is far more widespread and systematic than previously known, according to an AP investigation based on government statistics, state documents and interviews with 30 ex-detainees, family members and a former detention camp instructor. The campaign over the past four years in the far west region of Xinjiang is leading to what some experts are calling a form of “demographic genocide.”

    The state regularly subjects minority women to pregnancy checks, and forces intrauterine devices, sterilization and even abortion on hundreds of thousands, the interviews and data show. Even while the use of IUDs and sterilization has fallen nationwide, it is rising sharply in Xinjiang.

    The population control measures are backed by mass detention both as a threat and as a punishment for failure to comply. Having too many children is a major reason people are sent to detention camps, the AP found, with the parents of three or more ripped away from their families unless they can pay huge fines. Police raid homes, terrifying parents as they search for hidden children.

  • La Nation de l’enfant unique

    Portée par une propagande massive, la politique de l’enfant unique en Chine a été appliquée de 1979 à 2015 avec intransigeance. Terrifiant les parents pendant plus de trois décennies, les sanctions et les punitions ont eu un impact désastreux sur le taux de natalité. Rompant le silence, les réalisatrices américaines Nanfu Wang et Jialing Zhang dévoilent le sort de dizaines de milliers d’enfants tués, abandonnés ou enlevés, ainsi que l’ampleur du traumatisme.

    http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/56894_1

    #Chine #propagande #politique_de_l'enfant_unique #représentation #stérilisation_forcée #planning_familial #théâtre #art #avortement_forcé #violence #guerre_démographique #démographie #endoctrinement #déchets_médicaux #brutalité #sexisme #abandon #trafic_d'enfants #trafic_d'êtres_humains #orphelinat #adoption #programme_d'adoption_internationale #infanticide #patriotisme #nationalisme #impuissance #responsabilité #planification_familiale
    #film #film_documentaire #documentaire
    « Nous menons une #guerre_démographique » —> #Peng_Wang, artiste

    • "The Orphans of #Shao"

      The story started as a small notice on a remote Hunan government website detailing a lawsuit filed by families in a small Hunan village against the Family Planning Bureau in their area. While researching the Hunan scandal, we discovered this story of Family Planning confiscations in #Gaoping Village, #Shaoyang_City. After writing about the story in 2006 in the context of the Hunan scandal, we were contacted to cooperate on a Dutch documentary in 2008 about twelve families that lost their children to Family Planning officials. These children were sent to the Shaoyang orphanage, renamed “Shao” and adopted internationally.

      Now, the Chinese journalist that first broadcast the story inside China has published an in-depth book on the event, providing valuable background context to a story that has deep and profound implications to China’s international adoption program. “The Orphans of Shao” "consists of case studies that exemplify more than 35-year long-lasting policy in China, the One-Child Policy. Due to the effect that the National Law has created, Mr. Pang exposed the corrupted adoption system in China. The farmers in many villages are forced to fines that they cannot afford to pay so the officials take their children away. The officials then sell the children for a low price to government orphanages. The orphanages then put these children up for international adoptions and collect the high prices fees for these adoptions. The international adoptions are usually in Europe and in the United States. These families that adopted these children truly believe that the children are orphans. After their children were kidnapped by the officials, the parents embarked on a long and draining odyssey to recover them. After searching fruitlessly for many years, the heartbroken and desperate parents were on the verge of losing all hope."

      These stories must be heard, as painful as they are for most to read. Purchase of the book benefits “Women’s Rights in China,” an NGO dedicated to prevent such stories from happening again.


      http://research-china.blogspot.com/2014/10/the-orphans-of-shao.html
      #livre #Pang_Jiaoming

    • The Consequences Of One Child Nation

      The new documentary ONE CHILD NATION is Chinese-born filmmakers Nanfu Wang (HOOLIGAN SPARROW) and Jialing Zhang’s investigation into the human consequences of China’s One-Child Policy, and the hidden economic incentives that helped to fuel it. The One-Child Policy was written into China’s constitution in 1982 and was in effect until 2015. We spoke with director Nanfu Wang–who also served as the film’s producer, cinematographer, editor, and subject–in New York on July 24. ONE CHILD NATION, which won the U.S. Grand Jury Prize at the 2019 Sundance Film Festival, is now in theaters.

      Science & Film: In your film, you show how government propaganda encouraged people to adhere to the One-Child Policy for the good of the country. Why do you think that was such a persuasive argument?

      Nanfu Wang: For any people, any country, “Make America Great”… collectivism and altruism are ways of getting people to do things–patriotism especially. That’s the way a government makes people forget about their rights, forget about their individuality, and follow the national agenda.

      S&F: One of the shocking parts of ONE CHILD NATION is the revelation of how Chinese adoption agencies took advantage of the One-Child Policy. When and how did you learn about that?

      NW: I learned as we were making the film that something was happening around adoption and that children were being confiscated. Someone introduced me to journalist Jiaoming Pang’s book, The Orphans of Shao, which is about that. It was shocking. I didn’t know any of those things were happening in China. I think because the book was self-published by a very small non-profit organization there wasn’t much readership—even I hadn’t read it before I was making the film. What was even more shocking were the details. For example, there was a family whose first-born child was confiscated and adopted by an American family. There was no violation of the one-child policy [by the family]. The reason that they confiscated the first-born child goes back to when in rural areas when people get married they don’t register for marriage in the courthouse. For thousands of years, the Chinese tradition is that when you get married you have a banquet, two families in the village eat together, celebrate, and then you are officially married. Marriage law was new in the 1940s when the new China was established. In rural areas, a lot of people still don’t get a marriage certificate. So this couple got married that way: the whole village ate together, and they had their first son. Then the government came and said, you don’t have your official marriage certificate, your marriage is illegal, and therefore we are taking your child. That’s how their child was taken away and eventually got adopted here [in America].

      S&F: Do you think there was an economic incentive from the government to confiscate children?

      NW: All orphanages were state owned. When we met the [child] trafficker, he told us how the orphanages hired him. For the international adoption program to work there are several legal steps. Each adoptive family has to get a certificate saying this child was abandoned and is an official orphan. This certificate has to be stamped by the police. The trafficker told us that when he was hired he would get a stack of already stamped blank certificates which left the location out and the name blank; it was all blank paperwork that they made up and submitted.

      S&F: You interviewed one of the women who performed abortions. She said that even in retrospect she would probably do the same thing again. What was that interview like for you?

      NW: My co-director and I watched that and we both felt a lot of empathy towards her because we don’t see her as an evil person–the opposite. We wanted to make it clear that there is no perpetrator in this story; everyone is a victim. We wanted to make it clear the sympathy and empathy we felt for her. We also asked ourselves, what if we were her? What choices would we have made? When I was living in China before I left for the U.S., the last job I had was working at a university as a staffer and one aspect of my job was writing propaganda articles for the university. I aspired to be a good staffer. I aspired to be a good writer. I aspired to be seen as useful and a good worker, so that made me work really hard and be creative. If you are in the position of working for the government and you just want to be a good worker, very likely the person would do the work that is against their own morality simply because that was what they were told was the right thing to do. For someone who grew up in a country and educational system that taught that the collective is always above the individual, you believe that you can’t be selfish. So thinking about that, it’s likely that if I were her I would have made the same decisions. That was scary but definitely made us much more empathetic towards her.

      S&F: This makes me think about the Nazis and soldiers during World War II.

      NW: Similar. The ideology and mindset of following orders is all about how you make a good person do evil things.

      S&F: What do you think about the way that other countries are now talking about population control because of climate change?

      NW: It’s ironic. A lot of countries right now are saying that we have an overpopulation problem, which is true, but they are saying we should do a similar policy to China’s One-Child Policy. [In the film,] we wanted to show that the policy had huge consequences. It’s not up to the government to control how many children one can have. That’s basic human rights.

      I believe the Chinese leaders who initiated the policy thought, yeah let’s do this, this is a great policy. There were direct consequences: they knew that in order to enforce the policy they would have to use violence. But there were also indirect consequences. All of the consequences they hadn’t foreseen are showing up [now]: the aging society, the gender imbalance, and even the psychological trauma that generations are experiencing including the adopted children who are growing up and are going to become parents. That’s when they will truly reflect and want to know the answers to their own life stories.

      S&F: Have any government officials in China seen the film?

      NW: No, I don’t think they have.

      We showed the film in Hong Kong and it will be shown in Taiwan soon and some other Asian countries. In China, there was interest from an underground festival but we haven’t [pursued that] for a few reasons. We want to wait until the release is done here and see what we want to do.

      https://www.youtube.com/watch?v=gMcJVoLwyD0&feature=emb_logo


      http://www.scienceandfilm.org/articles/3240/the-consequences-of-one-child-nation

    • Dans le film documentaire, le travail artistique de Peng Wang est présenté... mais je ne trouve pas beaucoup d’informations sur internet.
      Voici ce que j’ai trouvé :

      “One Child Nation,” Reviewed : A Powerful Investigation of a Chinese Policy’s Personal Toll

      Wang interviews an artist, #Peng_Wang, who, two decades ago, was working on a project that involved garbage, and, as he rummaged through an alley where it was dumped, he found the discarded body of a female baby. He then looked at other dumping grounds and found many fetuses; he photographed them, and in some cases even brought them home and preserved them. As he described one corpse, an infant that seemed to be smiling, he imagined the meaning of that smile: “It’s as if he knew it’d be miserable to be alive in China, and he was happy to have avoided it.” For that matter, Wang interviews her own aunt and uncle, who describe in detail their abandonment of their own newborn daughter, nearly thirty years ago; the baby died in two days. (Wang also likens China’s policy of forced abortion to American restrictions on abortion—assimilating both countries’ policies to “the control of a woman’s body.”)

      Source https://www.newyorker.com/culture/the-front-row/one-child-nation-reviewed-a-powerful-investigation-of-a-chinese-policys-p

      –----------

      So it was that in Wild Field, Wang Peng’s Ruins (2010) and Grove Monument (2014) attracted the attention of the censors, as they counter-memorialised the aborted 400 million foetuses resulting from the One Child Policy. This was mainly directed at Han couples, who after 1978 were only allowed to have one child if the couple were residing in the countryside. This rule applied unless they had a girl who had reached seven years of age, in which case the couple were permitted to have another child. The One Child Policy was brutal, cruel and bloody. If the authorities discovered a pregnant woman who already had one or more children the government forced her to have an abortion, no matter what stage of the pregnancy, and had her permanently sterilised. The most cruel moment in the history of the One Child Policy was probably Zeng Zhaoqi’s “No children within 100 days (白日无孩运动)” policy, that is also known as the “Lambs Massacre.” This took place in the Guan and Shen counties of ShanDong province in 1991. No children were allowed to be born for 100 days (from 1 May to 10 August) and during that period any child, whether first or second in the family, was to be aborted.

      After some negotiation, Wang’s works were permitted but had to change their name to Life. The work originally named Grove Monument also had to be covered in fabric, because it was carved with the impacting words, “the spiritual monument of the children who died from the One Child Policy.” On the opening day of the exhibition the officials went one step further, forcing the gallery to remove the monument, leaving just the base. Ruins, a series of photographs of aborted foetuses left on rubbish dumps, were also removed and replaced by colourful scenery. While the Western artworld has become jaded with political art, incorporating risk into its own modes of art consumption, Chinese artists are working in a very different situation. Wang, one of the student protestors at Tiananmen Square, made these works because he had seen foetuses in a hospital rubbish bin during the time of the One Child Policy. His artist’s statement gives some sense of the mood with which many Chinese artists make work: “During the enforcement of 37 years One Child Policy, the distorted system has revealed the cruelty and ignorance of humanity, plus the long-term brain-washing education that make me feel nihilistic to life. The nihilistic feeling made me question the meaning of lives.”[10]

      Source : https://www.artlink.com.au/articles/4700/inhuman-flow-censorship-and-art-in-the-two-chinas

      #art #art_et_politique

    • « Jeune paysanne née au coeur de la Chine rurale, Meili est mariée à Kongzi, l’instituteur du village, lointain descendant de Confucius. Ensemble, ils ont une fille, mais Kongzi, qui veut à tout prix un fils pour poursuivre la lignée de sa célèbre famille, met à nouveau Meili enceinte, sans attendre la permission légale. Lorsque les agents de contrôle des naissances envahissent le village pour arrêter ceux qui ont transgressé les règles, père, mère et fille fuient vers le fleuve Yangtze. Ils commencent alors une longue cavale vers le Sud, à travers les paysages dévastés de la Chine, trouvant de menus travaux au passage, parfois réduits à mendier et obligés de se cacher des forces de l’ordre. Alors que le corps de Meili continue d’être pris d’assaut par son mari et que l’État cherche à le contrôler, elle se bat pour reprendre en main sa vie et celle de l’enfant à naître.
      Avec La route sombre, Ma Jian, célèbre dissident chinois, signe un roman bouleversant où la violence du contrôle social vous saisit de plein fouet. »

  • ’Miraculous survival’: asylum patient whose art documented his sterilisation by the Nazis | World news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2020/jan/06/miraculous-survival-asylum-patient-whose-art-documented-his-sterilisati
    https://i.guim.co.uk/img/media/02925be857bb3a103285fb322d97430f4fa78745/202_760_1646_987/master/1646.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Forty-four pencil drawings on the backsides of a shop order book are all that remain of the life of Wilhelm Werner. But his artistic response to the forced sterilisation programme he underwent in Nazi Germany, a bundle of leaves flimsily held together in a worn leather cover, is receiving growing recognition in the art world almost eight decades after his death.

    The detailed sketches, like scenes from a puppet show, are believed to be the only works of art by one of the 400,000 people who suffered forced sterilisation under the Nazis’ programme to eliminate “undesirables”.

    The sketch book is to be the focal point of a major permanent collection of so-called outsider art – at the Prinzhorn gallery in Heidelberg, southern Germany from May.

    “These drawings are immensely precious both historically and artistically,” says Thomas Röske, art historian and director of the Prinzhorn, which owns Werner’s drawings in its collection of 6,000 works by patients of psychiatric institutions, dating back to 1840 and the largest of its kind in the world.

    “Most work produced by patients was destroyed during the Nazi period,” he says.

  • Des femmes ouïghoures « stérilisées » dans des camps de « rééducation » en Chine | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/silk-road/blog/150919/des-femmes-ouighoures-sterilisees-dans-des-camps-de-reeducation-en-c

    La #Chine #stérilise de force les #femmes détenues dans son vaste réseau de camps de « #rééducation » abritant des #prisonniers_politiques et religieux, ont affirmé des survivantes.

    Une #femme, détenue pendant plus d’un an, a déclaré à la télévision française qu’une substance lui avait été injectée à plusieurs reprises par des médecins dans une #prison de l’extrême ouest du #Xinjiang.

    « Nous devions passer la main par une petite ouverture dans la porte », a déclaré à France 24 Gulbahar Jalilova, une survivante âgée de 54 ans.

    "Nous avons vite compris qu’après les injections, les femmes n’avaient plus leurs règles."

    Elle et 50 autres femmes ont été entassées dans une cellule minuscule, « comme si nous étions juste un morceau de viande », a-t-elle déclaré.

    Lors d’une conférence récente à Amnesty International, une autre femme, Mehrigul Tursun, 30 ans, a raconté une histoire similaire, à savoir qu’elle avait été stérilisée à son insu.

    #stérilisation_forcée #ouïghoures #torture #discrimination

  • « J’ai vingt ans et je n’aurai jamais d’enfants ». Elles ont moins de trente ans et choisissent de se faire opérer pour éviter d’enfanter.

    « Je n’ai jamais été intéressée par les enfants, la #parentalité ou le fait de transmettre mes gènes. J’ai une vie bien remplie qui me convient et assez de responsabilités à mon goût. » Charlotte a 25 ans et a choisi la #stérilisation_volontaire il y a moins d’un an. L’opération qu’elle a dû subir, elle l’assimile à un bon souvenir. Elle renchérit : « Il y avait cette idée de le faire une bonne fois pour toutes, de ne pas avoir à penser à ma #contraception, ni prendre des rendez-vous pour la renouveler tous les ans. Le risque de tomber enceinte était un stress continu pour moi. »

    Ce témoignage étonnant n’est pourtant pas isolé. De nombreuses jeunes femmes font aujourd’hui le choix de la stérilisation. Selon une gynécologue des Hôpitaux universitaires de Genève (#HUG), le phénomène risque de prendre de l’ampleur. Cinq Genevoises de 19 à 27 ans ont accepté de témoigner pour la « Tribune de Genève ».

    Un choix drastique

    Margot, Loredana et Laure (identités connues de la rédaction) ont moins de 22 ans et envisagent toutes les trois la stérilisation. Si leurs raisons varient, elles ont un point commun : aucune d’entre elles ne veut d’enfant. Laure ajoute même avec conviction : « Si un jour je veux un enfant, je préfère l’adopter. » Elle évoque également sa vision pessimiste de l’avenir de l’humanité. Un point sur lequel la rejoint Margot : « Je trouve égoïste de mettre au monde quelqu’un dans une situation aussi catastrophique sur le plan climatique et politique. Si je change d’avis, l’adoption existe et je trouve bien plus éthique de donner une chance à un enfant en foyer plutôt que d’en faire un moi même. »

    Le manque de choix dans les techniques de contraception est également un thème récurrent. Margot s’inquiète des conséquences que les #hormones pourraient avoir à long terme sur son #corps. Prendre la #pilule tous les jours ne la met pas en confiance. Laure ne supporte tout simplement pas les effets secondaires de la pilule et le #stérilet en cuivre lui impose des règles douloureuses.

    Si elles sont toutes sûres de leur choix, elles diffèrent sur le moment de l’opération. Laure et Loredana aimeraient la faire dès que possible mais se heurtent aux refus des gynécologues. La première soutient : « Si je pouvais commencer les démarches demain, je le ferais. » Margot est plus modérée et voit cela dans un futur lointain : « J’imagine que je me déciderai à trente ou trente-cinq ans, si je n’ai pas changé d’avis d’ici là. Ce qui voudra dire que je suis certaine de mon choix. »

    Il existe plusieurs techniques de stérilisations qui ont le même but : rendre les trompes de Fallope inutilisables afin d’empêcher les spermatozoïdes de rencontrer l’ovule. Les plus courantes consistent à ligaturer ou sectionner directement les trompes, dans ce cas l’opération est irréversible. Il est également possible de pincer les trompes avec des clips ou anneaux. Ici, l’opération pour revenir en arrière est possible avec de faibles chances de réussite et des risques non négligeables de grossesses extra-utérines. Selon le site médical Sexual health info, peu importe la technique utilisée, il faut considérer la stérilisation comme définitive.

    N’importe quelle personne majeure et capable de discernement peut demander une stérilisation. Les conditions sont les mêmes que pour toute opération : il faut le consentement libre et éclairé de la patiente et quarante-huit heures de réflexion.

    Selon notre interlocutrice des HUG, une gynécologue qui souhaite rester anonyme, la plupart du temps les stérilisations sont discutées durant la grossesse. Il est plus simple de stériliser une femme lors d’une césarienne. Ce sont des patientes qui ont généralement la quarantaine. À ce moment, la fertilité a de toute façon déjà diminué et la stérilisation permet d’en finir.

    Le principal obstacle à la stérilisation est l’opposition du médecin. Mélanie, 27 ans, est stérilisée depuis maintenant un an. Elle a dû consulter plusieurs gynécologues avant d’en trouver un qui accepte de l’opérer. « La première femme que j’ai vue m’a fait un sermon durant toute la séance. Elle me disait que je ne me rendais pas compte de ce que cela représentait, que j’allais changer d’avis ou rencontrer l’homme de ma vie et que c’était de toute façon hors de question de le faire pour elle. »

    La doctoresse des HUG explique : « Tout ce qu’un chirurgien fait, il doit le faire dans l’intérêt de sa patiente, c’est une grosse #responsabilité d’ouvrir le ventre d’une femme pour lui enlever la capacité de faire des enfants. À mon sens, on doit avoir le droit de refuser si on estime que ce qu’on fait n’est pas juste, sauf s’il y a un risque vital. À l’hôpital, la décision de stérilisation est discutée d’abord par le médecin qui rencontre la femme, puis avec le chef de clinique. Si le cas est compliqué, typiquement lorsque la femme est jeune, la discussion est reprise avec l’équipe au complet. »

    Le #refus_médical

    Notre interlocutrice explique ensuite les raisons qui poussent un médecin à refuser cette opération : « La question du #consentement_librement_éclairé ou non se pose. Est-ce qu’à vingt ans on a vraiment assez d’informations sur soi ? »

    Ces refus médicaux répétés ont poussé Charlotte et Mélanie à se rendre en #France pour y être opérées, dans des cliniques connues pour accepter les stérilisations sur des jeunes femmes. Toutes deux disent n’avoir aucune peur de regretter leur choix.

    « Je comprends pleinement les femmes qui se sentent frustrées après un refus, poursuit la médecin, je comprends également le sentiment d’#injustice à ne pas pouvoir disposer de son corps comme on le voudrait. Néanmoins, il y a un nombre non négligeable de femmes qui regrettent ensuite ce choix et qui veulent revenir en arrière. Plus la femme est jeune et plus elle a de chances de changer d’avis. » La spécialiste prévient que les opérations pour enlever les clips fonctionnent mal et que des techniques comme la PMA (Procréation médicalement assistée) sont longues, coûteuses et difficiles psychologiquement.

    « Pour finir, une stérilisation n’est pas une opération anodine, souligne-t-elle. Il s’agit d’une anesthésie générale et d’ouvertures dans le ventre. Si les complications sont rares, elles sont néanmoins réelles. Un bon chirurgien n’est pas uniquement un médecin qui opère bien, mais qui arrive aussi à mesurer toutes les implications de son travail. »

    Le droit à l’erreur

    La bioéthicienne Samia Hurst, professeure à l’Université de Genève, fait le point sur la situation : « La question du corps est importante en médecine et le #consentement du patient demeure fondamental. Dire non à un acte médical est un droit en or massif. Par contre, il y a une différence entre refuser un acte sur son corps et en exiger un. Si je refuse qu’on pratique un geste sur moi, un médecin doit aussi pouvoir refuser de le pratiquer. Demander d’agir n’est pas la même chose que de demander ne pas agir. »

    Elle questionne ensuite les raisons courantes d’un refus : « L’argument qui motive le plus souvent un refus est que les femmes ne devraient pas se faire stériliser car elles risquent de changer d’avis. C’est tout à fait vrai, les choix sont fluctuants. Les circonstances changent et les grandes décisions avec. Le problème avec ce raisonnement est qu’aucune décision de vie n’est totalement réversible. Se marier, avoir un enfant ou ne pas avoir d’enfant sont toutes des décisions qui auront un impact indélébile sur la suite de la vie d’un individu. »

    Samia Hurst remarque pourtant, « qu’on est beaucoup plus inquiets lorsqu’une femme prend la décision de ne pas avoir d’enfants plutôt que lorsqu’elle décide d’en avoir. Il y a une #norme_sociétale importante qui dit que les gens (et plus particulièrement les femmes) doivent avoir des enfants. Il demeure difficile de s’écarter de cette #norme pour les femmes qui veulent se stériliser et pour les médecins pratiquant l’opération. »

    La professeure d’#éthique conclut sur le #droit_à_l’erreur : « Accepter la #liberté de quelqu’un, c’est aussi lui laisser le droit de se tromper. Pour être libre, je dois prendre mes propres décisions, même si elles ne sont pas les bonnes. Un médecin n’a pas besoin d’adhérer à l’idée de sa patiente pour accéder à sa requête. »

    Militantisme ou manque de moyens

    Charlotte explique que, dans son cas, se stériliser est aussi une façon de donner un signal clair : « La société incite les femmes à vouloir des enfants et celles qui n’en veulent pas sont stigmatisées. On entend trop souvent dire que si on ne veut pas d’enfant à vingt ans, on va forcément changer d’avis plus tard. Pour moi, me stériliser était aussi un moyen de prouver à mon entourage ma volonté de ne pas enfanter. J’ai fait en sorte que mon corps ne soit pas capable d’avoir un enfant car je ne veux pas de cette vie. Je suis désormais enfin une femme libre et totalement détachée ! » Laure ne partage pas cette motivation mais la comprend : « Je pense que les femmes savent ce qu’elles veulent et qu’on ne doit pas choisir pour elles. »

    Aujourd’hui, aucun moyen de contraception féminin n’est dépourvu d’effet secondaire. De plus, la charge de devoir penser à la contraception au mieux tous les ans ou au pire tous les jours revient toujours aux femmes. Pour Laure, c’est ce déficit qui pose problème : « Si j’avais accès à une contraception sans hormones qui ne me demande pas de repasser sur la chaise du gynéco pendant trente minutes tous les cinq ans, je ne penserais même pas à la stérilisation. Je trouve qu’actuellement la recherche dans le domaine de la #contraception_féminine n’est pas assez poussée. »

    https://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/j-vingt-ans-naurai-jamais-denfants/story/16727912

    #stérilisation #femmes #corps #femmes

    • Il y a un vrai problème aussi avec la manière dont le DIU est sous-vendu et les règles douloureuses sous-traitées. Le DIU peut être laissé en place 10 ans sans soucis, mais il semble que la secte des gynécos de France ait obtenu une AMM de 5 ans, juste pour faire tourner leur foutu tiroir-caisse, alors que le risque max de cette contraception, c’est justement d’être mal posée.
      Quant aux règles abondantes et douloureuses, j’en ai chié des années, jusqu’à ce que Winckler explique que, non, les anti-inflammatoires ne sont pas du tout contre-indiqués en cas de règles pourries sous DIU, au contraire, c’est même le truc recommandé pour réduire le flux.

      Une fois cette question réglée, le DIU et la contraception la moins chère, la moins contraignante et la plus efficace pour le moment. En plus, il y a un travail actuellement autour de la création d’un kit d’auto-pose.
      Ensuite, le principe, c’est quand même de ne plus penser à sa contraception pendant 10 ans, garanti sans hormones qui nous pourrissent la vie !

    • Quand j’ai réussie à bénéficier de la contraception définitive, juste après l’intervention la secrétaire médicale qui m’a dit etre militante féministe m’a gratifié de cette remarque :
      « - Vous ca va, vous pouvez être stériliser (j’avais 38 ans), mais les gamines de 20 ans qui ont la flemme de prendre la pilule, il n’en est pas question. »

  • En Inde, des ablations de l’utérus forcées
    https://www.courrierinternational.com/article/violences-faites-aux-femmes-en-inde-des-ablations-de-luterus-

    Les autorités viennent de découvrir dans le centre de l’Inde une proportion excessivement élevée d’ablations de l’utérus (hystérectomies) pratiquées sur les coupeuses de canne à sucre, afin d’améliorer leur rendement aux champs.

    Scandale médical dans les plantations de canne à sucre du Marathwada, une région du centre de l’Inde. “Au mois d’avril, une ONG du nom de Tathapi a tiré la sonnette d’alarme après avoir eu vent d’un nombre disproportionné d’hystérectomies dans le district de Beed”, raconte le site d’information Firstpost dans son édition du vendredi 14 juin.

    Après deux enquêtes de terrain réalisées par le gouvernement régional en 2018, il s’est avéré que “36 % des femmes” travaillant aux champs avaient subi une ablation de l’utérus, “alors que la moyenne en Inde s’établit à 3,2 %”. Depuis le début de 2019, le recensement de ces interventions chirurgicales se poursuit et sur les cinq premiers mois de l’année, la proportion a atteint 21 %, “un chiffre à nouveau très élevé”.

    En trois ans, ce sont 4 500 ablations qui ont été réalisées à Beed et aux alentours. Dans la plupart des cas (85 %), “ce sont des cliniques privées qui pratiquent les opérations”. Elles sont une dizaine et l’une d’entre elles, où 24 hystérectomies ont eu lieu l’an dernier, ne compte même pas de gynécologue dans ses équipes. Une nouvelle effrayante pour les coupeuses de canne à sucre, “qui subissaient déjà des discriminations en termes de salaire, de conditions de travail et de harcèlement sexuel”.

    Ce sont leurs employeurs qui les poussent apparemment à se faire enlever l’utérus, “dans le but que leurs ouvrières n’aient plus leurs règles et puissent ainsi travailler sans discontinuité”. Avec la complicité du corps médical : certains témoignages de victimes indiquent que des médecins instrumentalisent la peur du cancer du col de l’utérus pour arriver à leurs fins.

    Pendant la moisson, les coupeuses de canne à sucre “commencent leur journée entre 2 heures et 4 heures du matin”, pour gagner “30 000 à 35 000 roupies” sur toute la saison (de 380 à 450 euros). Les victimes d’hystérectomie abusive disent avoir payé l’intervention forcée “entre 20 000 et 40 000 roupies” (entre 250 et 500 euros), sans bénéficier d’aucune assurance-maladie pour couvrir ces frais.

    source originale :
    Beed: High hysterectomy rate among sugarcane cutters signals unethical medical practices, poor work conditions
    https://www.firstpost.com/india/beed-high-hysterectomy-rate-among-sugarcane-cutters-signals-unethical-med

    #violences_faites_aux_femmes #violence_patronale #violence_masculine #stérilisation #travail #mutilation_sexuelles #femmes #patriarcat #domination_masculine #capitalisme

  • Inde : des travailleuses des champs privées de leur utérus « pour améliorer leur rendement »
    RTBF, le 18 juin 2019
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_inde-des-travailleuses-des-champs-privees-de-leur-uterus-pour-ameliorer-

    Beed : High hysterectomy rate among sugarcane cutters signals unethical medical practices, poor work conditions
    Meena Menon, First Post, le 16 juin 2019
    https://www.firstpost.com/india/beed-high-hysterectomy-rate-among-sugarcane-cutters-signals-unethical-med

    Voir des histoires analogues de par le monde sexiste ici :
    #contraception_forcée

    #Inde #femmes #pauvres #stérilisation #hystérectomie #utérus #discriminations #sexisme #classisme #capitalisme

  • Israel admits Ethiopian women were given birth control shots
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-ethiopians-fooled-into-birth-control-1.5226424

    Health Ministry director general instructs all gynecologists in Israel’s four health maintenance organizations not to inject women with long-acting contraceptive Depo-Provera if they do not understand ramifications of treatment.

    A government official has for the first time acknowledged the practice of injecting women of Ethiopian origin with the long-acting contraceptive Depo-Provera.

  • Les 30 Courageuses de la Réunion, au cœur d’une affaire sordide
    Article mis à jour le 04/03/19
    https://www.journaldesfemmes.fr/loisirs/tv/2499140-les-30-courageuses-de-la-reunion-au-coeur

    Dans les années 1960, alors que l’interruption volontaire de grossesse est passible de prison et que la démographie explose, des médecins avortent et stérilisent des femmes sans leur consentement, sur l’île de la Réunion. Un drame larvé, mis en lumière dans le documentaire « Les 30 Courageuses de la Réunion, une affaire oubliée », de Jarmila Buzkova, diffusé le 7 mars à 20h55, sur France Ô. Découvrez notre coup de cœur télé. (...)

  • L’ONU s’inquiète de la stérilisation forcée des femmes autochtones au Canada La Presse Canadienne à Ottawa - 7 Décembre 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/politique/canada/543155/l-onu-s-inquiete-de-la-sterilisation-forcee-des-femmes-autochtones-au-cana

    Le Comité des Nations unies contre la torture se dit préoccupé par « la stérilisation extensive forcée ou contrainte » de femmes et de filles autochtones au Canada, y compris de récents cas en Saskatchewan.


    Photo : Sean Kilpatrick La Presse canadienne Francyne Joe, présidente de l’Association des femmes autochtones du Canada (à droite) et Jacqueline Hansen, militante d’Amnesty International au Canada, lors d’une conférence sur la colline du Parlement à Ottawa le vendredi 7 décembre 2018.

    Le comité dit que le Canada doit veiller à ce que toutes les allégations fassent l’objet d’enquêtes impartiales et à ce que les responsables soient tenus pour responsables.

    Il estime également que l’État doit prendre des mesures législatives et politiques pour empêcher les femmes d’être stérilisées contre leur gré.

    Le rapport du comité est présenté au moment où des groupes, dont l’Assemblée des Premières Nations, tirent la sonnette d’alarme concernant une violation continue des droits de la personne au Canada.

    Amnistie internationale Canada a demandé au gouvernement fédéral de nommer un représentant spécial chargé d’entendre des femmes autochtones stérilisées contre leur volonté afin de savoir à quoi ressemblerait la justice pour les victimes.

    Un projet de recours collectif est également en préparation et vise la Saskatoon Health Authority, le gouvernement provincial, le gouvernement fédéral et une poignée de professionnels de la santé.

    #Femmes #Canada #génocide #racisme #Nations_unies #Amnistie_internationale #Premières_Nations #stérilisation

  • Dozens of indigenous women forcibly sterilised in Canada, ...
    http://news.trust.org/item/20181123160226-zt1ay

    Dozens of indigenous women were forcibly sterilised by Canadian health authorities, including as recently as in 2017, said the lawyer leading a class-action lawsuit against the government.

    Alisa Lombard was speaking on Thursday after appearing in Geneva at the U.N. Committee against Torture during hearings into Canada’s human rights record.

    More than 90 indigenous women in the western province of Saskatchewan contacted lawyers to join the lawsuit over forced sterilisation, said Lombard of Maurice Law, the indigenous-run firm spearheading the case.

    “This practice needs to stop,” she told the Thomson Reuters Foundation, adding that she knew of cases in 2009, 2011 and 2017.

    “If it happened then and nothing was done to prevent it, I don’t see why it wouldn’t be happening now,” Lombard said.

    A government spokeswoman said officials were still gathering information on the issue, and could not say with certainty that the practice had stopped.

    The U.N. committee will publish its findings on December 7.

    #canada #stérilisations_forcées #peuples_premiers #suprématie_blanche #racisme #femmes

  • La castration chimique obligatoire : une proposition dangereuse
    http://lvsl.fr/la-castration-chimique-obligatoire-une-proposition-dangereuse

    La castration chimique est déshumanisante car elle revient à nier la capacité des individus à contrôler leur corps. En soi, toute action sur le corps même du condamné est une violence inacceptable. En France, comme dans tous les États de droit, les peines de prison ne devraient être que la privation de la liberté d’aller et venir et seulement la privation de cette liberté. Malheureusement, nos concitoyens semblent attendre de la peine qu’elle humilie le condamné, qu’elle le prive non seulement de sa liberté, mais aussi de sa dignité.

    D’où les discours récurrents sur « la prison [infestée par les rats, les puces, les cafards, la gale et avec un siège de toilette pour quatre détenus], c’est pas le Club Med ! », qu’une enquête de la fondation Jean Jaurès en collaboration avec l’Ifop publiée le 10 avril 2018 ne fait qu’attester : 50% des personnes interrogées estiment que les détenus bénéficient de trop bonnes conditions de détention, contre 18% en 2000.

    Dans le même ordre d’idées, quoique moins rigoureux statistiquement, à la question « Êtes-vous favorable à la castration chimique pour les coupables de viol(s) ? » posée par le chatbot Messenger du vidéaste Hugo Travers le 3 mai 2018, sur les 6722 participants (très probablement, sans qu’il soit possible de le prouver, dans la sphère jeune, progressiste et éduquée de la population française), 43% ont répondu « oui », pour une minuscule majorité (50%) de « non » et 7% de personnes « sans opinion ».

    « 50% des personnes interrogées estiment que les détenus bénéficient de trop bonnes conditions de détention »

    Si le caractère déshumanisant de la castration chimique ne semble pas émouvoir plus que ça nos concitoyens, la proposition de loi, si elle venait à se concrétiser, apparaît toutefois difficilement conciliable avec de nombreux droits protégés par notre Constitution et par nos engagements internationaux.

  • In 1907, Indiana became the first state to pass a law permitting the sterilization of “confirmed criminals, idiots, imbeciles and rapists.” The Ishmaels were invoked in the drafting of the legislation, under which over 2,300 people were sterilized.

    Meet the Ishmaels, America’s ‘worst’ family
    Eugenicists studied this band of ‘paupers, beggars and thieves, criminals, prostitutes, wanderers.’

    https://timeline.com/ishmaels-americas-worst-family-1bacd94969b5

    The 1933 Chicago World’s Fair was christened “A Century of Progress.” A lot had changed since the first world’s fair in 1893: zeppelins soared, Ford’s assembly line had brought automobiles to the masses, and pre-fabricated homes were the wave of the future.

    And eugenics was now considered by many to be a legitimate science. As such, it received its own exhibit at the fair. One panel in the eugenics exhibit showed the genealogy of the best family in America: the Roosevelts. Juxtaposed to that was another panel, showing the genealogy of the worst family in America: the Ishmaels.

    “Among certain charity workers and eugenicists at the time,” says Nathaniel Deutsch, a history professor at UC Santa Cruz and author of Inventing America’s “Worst” Family, “any poor white Upland Southerner living in or around Indianapolis could just be called an Ishmaelite or a member of the Tribe of Ishmael as a way of stigmatizing them.”

    By the 1930s, the term “Tribe of Ishmael” had come to designate thousands of people who were not all part of the biological same family — though eugenicists sought to prove hereditary connections between them. They were “a group of degenerates found in Indiana, Kentucky, Ohio, Illinois, Missouri and Iowa,” claimed a leaflet from roughly 1921, which tallied 10,000 so-called Ishmaelites. They were “paupers, beggars and thieves, criminals, prostitutes, wanderers.” The leaflet conceded that “some have become good citizens,” but “the great majority are still mating like to like and producing unsocial offspring.”

  • Canada indigenous women were coerced into sterilisations, lawsuit says | World news | The Guardian

    https://www.theguardian.com/world/2017/oct/27/canada-indigenous-women-sterilisation-lawsuit

    Two indigenous women in Canada have filed a class action lawsuit over allegations that they were coerced into undergoing sterilisation at a Saskatchewan hospital. The suit was launched after health authorities in the province admitted that several women had come forward with similar claims.

    The legal challenge, which still needs to be certified by a judge, centres on the idea of proper and informed consent – and whether this was obtained before the womenwere sterilised.

    #nations_premières #canada #droit_des_femmes #stérilisation #viols #violence_faites_aux_femmes

  • L’UE suspend pendant trois mois la mise sur le marché des implants contraceptifs #Essure
    http://mobile.lemonde.fr/sante/article/2017/08/04/l-ue-suspend-pendant-trois-mois-la-mise-sur-le-marche-des-implants-co

    Essure se présente sous la forme de mini-implants tubaires en nickel qui, introduits par les voies naturelles dans les trompes de Fallope, déclenchent une cicatrisation qui les obstruent. En cas d’échec ou de complications, leur retrait impose une ablation des trompes de la patiente, voire de l’utérus.

    Ceci est donc un dispositif interne destiné aux femmes.
    Maintenant, la suite :

    L’"allergie au #nickel chez les adolescents finlandais est de 30 % chez les filles et 3 % chez les garçons. Cette différence s’expliquerait par le perçage des oreilles qui est une cause majeure de sensibilisation au nickel. La prévalence de l’allergie est 15 fois plus importante chez les gens ayant les oreilles percées (31 %) que ceux qui ne les ont pas percées (2 %).

    https://www.orthodontisteenligne.com/blogue/appareils-orthodontiques-et-allergie-au-nickel/?amp=1
    Au niveau mondial, c’est estimé à a environ 16% des femmes (nettement moins chez les hommes), en augmentation à cause de multiexpositions à ce métal…

    • #sexisme_médical (plutôt #inégalité_médicale dans ce cas)
      Ne pas réussir à nommer une #sterilisation et à dire une seule fois #scandale_médical mais le remplacer par #effets_indésirables c’est quand même incroyable !


      Arf « la suite après cette publicité » j’t’jure !

      #Bayer en désaccord profond (nan, mais ho ! y’a des coups de pied dans les roubignoles qui se perdent)

      Un million de dispositifs ont été vendus dans le monde, dont 140 000 depuis 2011 en France, où l’on en a implanté jusqu’à 28 000 en 2015. Mais la méthode est désormais suspectée d’être à l’origine de graves effets neurologiques, musculaires, hémorragiques et allergiques. Et, en cas d’échec ou de complications, le retrait du dispositif impose une ablation des trompes, voire de l’utérus.

      Faut arrêter de référencer ce journal de merde (y’ pas d’autre mot) tapez juste scandale Essure …
      https://duckduckgo.com/?q=Essure+scandale

      #sterilisation_tubaire

    • La source
      https://www.resist-france.org
      A ce jour, l’association R.E.S.I.S.T. est la seule structure officielle agréée par le Ministère de la Solidarité
      et de la Santé pour accompagner les femmes victimes des implants Essure®. A ce titre, l’association R.E.S.I.S.T. est étroitement associée aux prises de décisions par les autorités de santé.

    • Le dispositif est composé de nickel… Or, à cause de l’exposition de nombreuses jeunes femmes à des matériaux de faible qualité en nickel (les boucles d’oreilles, notamment), les allergies au nickel explosent actuellement chez les femmes : en moyenne 16 % de la population féminine contre nettement moins de 10 % chez les hommes. Une étude récente en Finlande parle d’une prévalence de 30 % chez les femmes, actuellement.
      D’autres recherches convergentes à travers le monde (et particulièrement en Allemagne) montrent que le nickel est un fort allergène de contact : plus on est exposé, plus le risque de développer une allergie est fort.
      Les implants en nickel sont destinés à rester dans le corps des femmes.

      Toutes les personnes qui souffrent d’une allergie de contact reconnue au nickel savent à quel point on est réactif et à quel point les inflammations augmentent en cas de contact prolongé avec l’allergène.

      Question : comment le fabricant peut-il ignorer toutes ces données ? Pourquoi continuer à commercialiser un implant fabriqué en matériau allergisant reconnu… et plus particulièrement pour les femmes qui en sont les seules destinataires ?

      Question subsidiaire : pourquoi y a-t-il autant de femmes qui se plaignent d’états inflammatoires à leur gynécologue se font traiter de mythos et renvoyées à des problèmes psychosomatiques ?

      Autrement dit : peut-on réellement prendre la mesure de la sous-déclaration systématique des soucis rencontrés par les porteuses de ce dispositif ?

  • De la difficulté de se faire stériliser

    J’avais 29 ans et j’étais célibataire sans enfants la première fois que j’ai demandé à me faire stériliser. Mon médecin s’est pincé les lèvres comme si j’avais sorti une absurdité. Je vais sans doute vouloir, m’a-t-il assuré, des enfants en vieillissant. Au milieu de la trentaine, j’ai demandé à un autre médecin, une femme cette fois-ci. Elle m’a conseillé de rentrer chez moi et de discuter de ma fertilité avec mon mari ou mon petit ami – je n’avais ni l’un ni l’autre à l’époque.

    L’idée de me faire stériliser m’a hantée pendant la majeure partie de ma vie d’adulte. Il a pourtant fallu près d’une décennie et demie pour que quelqu’un me prenne au sérieux. Plus tôt ce mois-ci – à l’âge de 42 ans, toujours célibataire sans enfants – j’ai enfin subi une ligature des trompes par laparoscopie.

    https://www.vice.com/fr/article/zmxbw9/de-la-difficulte-de-se-faire-steriliser

    • j’ai suivi le parcours interminable, infantilisant, d’une normativité clinique étouffante et d’une autorité sur les corps insupportable, de ma compagne dans cette démarche (elle avait tout de même presque 40 ans, bordel ! toujours pas d’empire sur son propre corps ! Mais quand, alors ?? Quand une femme de 35 ans n’a pas de gosses, il lui est encore impossible de faire entendre que c’est un foutu choix de vie et pas une tare psychique ou un retard au démarrage d’un cours prétendument normal de la chaîne des désirs et des accomplissements sociaux). Vingt ans avant, c’est pour la simple pose d’un stérilet que j’avais suivi avec effarement le parcours du combattant de ma compagne (elle avait 25 ans), ligne pointillée de menaces, chantages, infantilisations etc. Saloperies de médecins.

    • Oui, j’ai une amie d’enfance qui n’a jamais voulu de gosses. Je crois qu’elle aussi, elle demandé sa première stérilisation avant 30 ans, refusée, bien sûr… par des types qui — on le sait maintenant — n’avaient pas le moindre problème à stériliser sans leur consentement des femmes dont ils jugeaient qu’elles ne devaient pas ou plus se reproduire…
      Finalement, elle a obtenu ce qu’elle voulait à 40 ans, en Irlande, où elle vit actuellement. Elle a vécu ce jour comme une délivrance.

    • De mon coté il m’a fallu 10 ans pour pouvoir bénéficié enfin de la procédure. J’ai même eu le cas d’une gyneco que je venais voire pour un IVG vers mes 24-25 ans. Après l’IVG elle veux m’imposer la pilule. Alors que la grossesse que j’avais interrompu était survenu sous pilule et que je fumais plus d’un paquet par jour et que je refusait la pilule. Elle m’a dit péremptoirement « Vous allez arrêter de fumer »

      J’ai demandé un DIU elle a refusé au prétexte que j’étais nullipare.
      J’ai demandé la stérilisation, elle a refusé au prétexte que je lui ferais obligatoirement un procès dans quelques années !
      Ça à fini en noms d’oiseau et claquage de porte. Je suis partie sans aucune methode de contraception et j’ai pas revu de gyneco pendant 10 ans jusqu’à ce que je trouve les infos ultra secrète dont j’avais besoin pour disposé de mes droits sur mon propre corps et avoir enfin accès à la contraception que je désire.
      Par rapport aux infos ultra secrète, je les ai trouvées via une connaissances de ma mère qui connaît une femmes dans un planning familial qui aurais des infos. J’ai appelé une première fois à ce planning familiale et demandé la personne qu’on m’a conseillé. Elle était pas là. Lors de ce premier appel on m’a expliqué que c’était réservé aux femmes qui ont déjà des enfants. Ce qui est faux. J’ai rappeler et cette fois la bonne personne était présente. Elle m’a quant même dit qu’il me faudrait l’autorisation de mon conjoint alias le véritable propriétaire de mon utérus.
      Une fois à l’hôpital le médecin m’a dit que cette autorisation n’était pas nécessaire. (Encor heureux ! )
      Après l’intervention au moment de payé, la personne en charge de cette étape, m’a expliqué quant même que c’était un scandale ces jeunes filles qui demandent la stérilisation par simple flemme de prendre la pilule et que cette contraception devait être réservé aux femmes plus agées... J’étais un peu sonné de l’opération j’ai laissé passé mais cette remarque m’avais beaucoup heurté. D’un coté ça enfonçait l’idée que les jeunes femmes ont un devoir de prendre la pilule pour resté potentiellement fécondes et aussi le fait qu’à 36-38 ans j’étais délivré de cette obligation en tant que vieille peau à jetter. Comme ca venais d’une personne qui étais sensé être un peu éveillée sur ce sujet, ca m’avais particulièrement déprimé de retrouvé ce genre de discours.

    • Par rapport à cette demande d’autorisation du conjoint/propriétaire et cette idée que le conjoint est propriétaire des organes génitaux et reproducteur de sa conjointe-propriété. C’est une croyance assez commune qu’on retrouve plutot avec l’IVG.

      Près d’un Français sur cinq est persuadé qu’une femme qui décide de subir un avortement doit absolument avoir l’autorisation de son conjoint.

      http://www.europe1.fr/sante/ivg-comment-lutter-contre-les-idees-recues-2521073

      Cette croyance me semble très emprunte de #culture_du_viol

    • Oui d’ailleurs en face tu as le tabou sur les mères qui n’ont pas le droit de dire qu’elles regrette d’être mère.
      http://www.liberation.fr/debats/2016/07/10/le-regret-d-etre-mere-ultime-tabou_1465328

      J’ai quelques copines qui m’ont confié que si on leur avait expliqué vraiment comment ca se passe elles n’auraient pas eu d’enfant. J’ai déjà entendu aussi l’idée qu’il ne faut pas donner de détails déplaisants sur la grossesse, l’accouchement, et les suites aux filles et jeunes femmes car sinon elles ne voudrons pas faire d’enfants.

    • Sur la question gynéco, j’avais lu aussi quelque chose sur certaines maladies utérines qui nécessitent une hystérectomie, qu’on fait trainer des années avec cette idée de maintenir la fertilité alors que les femmes souffrent de cette affection au quotidien avec des règles pléthoriques atroces et sont majoritairement stériles quand elles en sont affectées, il faut que je recherche les références. Ça finit à 99% par l’ablation, mais impossible d’avoir l’opération avant 35 ans ou seulement en cas de danger mortel.

    • Sympa la question de ta copine @supergeante
      Ca me fait pensé à un cas contradictoire par rapport à l’endométriose. Un des rare « traitement » contre la maladie est le déclenchement d’une ménopause artificiel. Ca ne guérie pas l’endométriose mais ca peut parfois atténué la douleur qui se fait plus forte au moment des règles. Une copine qui est atteinte d’endométriose assez lourde et qui désir avoir des enfants, s’est vu prescrire un traitement hormonal déclencheur de la ménopause vers ses 30 ans sans que lea gyneco ne lui donne aucun détail là dessus. C’est en regardant sur internet avant de commencer le traitement qu’elle à découvert cet effet.

      Je ne sais pas ce qui à fait que cette femme pouvait devenir stérile contre son gré dans la plus parfaite indifférence du gyneco. Elle étais tatouée mais blanche, c’était peut être une question de classisme, je ne sais pas. Je sais qu’il y a un biais racial, car les femmes racisées se voient souvent proposé et parfois imposé l’IVG, la stérilisation ou des contraceptifs dangereux qui peuvent facilement rendre stérile ou donner le cancer.
      Je pense que les femmes en situations de handicape doivent etre facilement stérilisées aussi, sans trop qu’on leur demande leur consentement.

      #eugénisme

    • @mad_meg @supergeante : oui oui c’est temporaire. En fait c’est débile qu’ils appellent ça comme ça. Ça montre d’ailleurs que quand on n’est plus fertile, on est un peu mise de côté, du côté des ménopausées en quelque sorte. Il y a d’autres façons de traiter l’endométriose même s’il n’y a pas de panacée, entre autres via un certain type d’alimentation, l’endométriose étant une maladie inflammatoire. Mais ce n’est clairement pas le chemin vers lequel vous incite à aller tout le corps médical, comme d’habitude vu que ça n’engraisse aucun labo.

      Concernant les témoignages de refus de ligature des trompes et de stérilets, ça me tue à chaque fois que je lis ça. La preuve ultime que nous sommes assignées à une fonction de reproductrice, quelles que soient les orientations personnelles ou professionnelles que nous donnons à nos vies. Quand parviendrons nous à reprendre contrôle de nos corps ? Le corps médical est clairement un obstacle à cela et je ne vois pas de solution pour l’instant, à mon plus grand désespoir ! Rejoindre des collectifs de femmes axés sur ces sujets par exemple les femmes atteintes d’endométriose etc permet au moins d’avoir les bonnes infos.

      Par rapport aux infos ultra secrète, je les ai trouvées via une connaissances de ma mère qui connaît une femmes dans un planning familial qui aurais des infos

      On dirait une enquête policière lol

      Quel combat !

  • Tenn. Inmates Receive Reduced Jail Time if They Get a Vasectomy, Birth Control Implant
    http://www.theroot.com/tenn-inmates-receive-reduced-jail-time-if-they-get-a-v-1797100383

    There are few things that are more blatant than what is going on in White County, Tenn., where inmates are apparently given a reduced jail sentence if they agree to get either a vasectomy or a birth control implant.

    According to News Channel 5, back in May, General Sessions Judge Sam Benningfield signed a standing order permitting inmates to get 30 days’ credit toward jail time if they agreed to a birth control procedure. The program has since been called “unconstitutional” by the American Civil Liberties Union.

    Women who agree to participate in the program receive a free Nexplanon implant in their arm, which helps to prevent pregnancies for up to four years, while men who volunteer are given a free vasectomy by the Tennessee Department of Health.

  • White Women In Robes
    https://werdbrew.wordpress.com/2017/07/15/white-women-in-robes

    North Carolina has more living victims of forced or coerced sterilization than any other state in the U.S. There are around 7,600 known cases that were performed through a government-run eugenics program that culminated in 1974. A task force convened in 2011 to determine how the thousands of people who were forcibly sterilized by the state would be granted monetary reparations. Their preliminary report to the Governor includes testimony from victims given at the hearing, some of whom were teens or preteens at the time of their sterilization.

    “Now I don’t know if North Carolina wants to hear this or not but this is North Carolina’s holocaust. We need a wall. We need a library,” said Australia Clay. Her testimony was one of the many transcribed in the report. She spoke up for her mother, who was forced into a mental institution by her husband after a nervous breakdown due to domestic abuse and postpartum depression. He received fifty dollars for committing her. It was in this institution where she was sterilized against her will and held for twelve years.

    The eugenics movement was mass-scale reproductive violence, built upon white supremacy, racism, classism, xenophobia, and ableism. Nationwide, an estimated 60,000 men, women, and children were sterilized; determined to be “unfit” due to their race, ability, and/or low socioeconomic standing. Latinx, Native American, and Black people were among those most heavily targeted by this horrific movement and the practice has continued into this century. There are likely many, many more cases that were never properly recorded.

  • Un médecin risque la radiation pour ses propos sur l’extermination des handicapés - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2017/06/25/un-medecin-risque-la-radiation-pour-ses-propos-sur-l-extermination-des-ha

    « Nazis », « cyanure », « stérilisation »… Dans la salle d’audience où il est question de personnes handicapées, les propos choquent. Certaines personnes soupirent. Jean-François Pion, lui, reste stoïque. Assis derrière son avocat, le médecin cherbourgeois écoute attentivement le compte rendu fait par le magistrat rapporteur. Il est un peu plus de 11 heures, samedi. Généraliste à Cherbourg dans la Manche, l’homme comparaît devant la chambre disciplinaire de l’ordre régional des médecins de Basse-Normandie, à Caen (Calvados).

    L’agence régionale de santé (ARS) lui reproche des propos tenus au chevet d’un patient handicapé, le 21 janvier dernier. Le praticien aurait notamment défendu « la logique de la solution finale des nazis ». Lui ne nie pas les propos au cœur de la polémique. Il les nuance. Les minimise. C’est une infirmière de la maison d’accueil spécialisé (MAS) de la Glacerie, une commune de 5 900 habitants, du Nord-Cotentin, qui a rapporté les faits à sa hiérarchie. Cette dernière a saisi l’ARS, qui a transféré le dossier au conseil de l’ordre des médecins.

    L’établissement accueille des personnes lourdement handicapées, dont l’état de santé nécessite une surveillance et des soins constants. Il y a cinq mois, l’infirmière et le docteur Pion attendent à la MAS une ambulance qui doit transporter un patient grabataire vers l’hôpital de Cherbourg. Dans le bureau des infirmières, le médecin partage alors ses réflexions sur la place dans la société « des neuneus » hébergés au sein de l’établissement. Pendant quarante minutes, le généraliste développe sa réflexion. Il aborde le sort réservé aux handicapés et aux homosexuels par le régime nazi. Le médecin évoque leur extermination. Jean-François Pion explique alors à son interlocutrice que « les nazis ont pris les individus qui ne ser v aient à rien dans la société », détaille le magistrat rapporteur. Face à l’infirmière, perplexe, il ajoute que seuls ceux qui ont servi de cobayes « ont été utiles, de cette façon ». Pour le généraliste : « Si on parle de façon intellectuelle, c’est logique. »

    A la barre, le Cherbourgeois explique qu’il n’a pas été compris par l’infirmière. C’est tout. Il s’agissait « d’un discours philosophique », nuance le praticien qui poursuit son argumentaire. Le tribunal devient sa tribune. Il nie défendre l’eugénisme, mais s’inquiète « de générations entières de personnes sous tutelle ou curatelle ».

    Jean-François Pion s’interroge sur les solutions à mettre en œuvre « pour éviter que ces situations se reproduisent ». Face à des magistrats abasourdis, il évoque alors les résultats des politiques de stérilisation forcée menées en Norvège et en Angleterre. Le médecin est catégorique : en France, « ces patients deviennent des cas sociaux ». L’avocate de l’ARS, elle, enfonce le clou : « Un médecin n’a pas le droit de dire qui doit vivre ou mourir. » La chambre disciplinaire a mis son jugement en délibéré. La décision devrait être rendue dans un peu moins d’un mois.

    #eugénisme #validisme #capacitisme #nuisible #stérilisation #nazisme #violence_médicales #cas_sociaux