• Des lieux pour apprendre et des espaces à vivre : l’#école et ses périphéries. Les dehors et les ailleurs

    Quelle approche géographique des #territoires_scolaires ? [Texte intégral]
    Exemple à partir de la cartographie des établissements du 2nd degré à #La_Réunion
    What geographical approach to school territories ? An example from the map of secondary schools on the island of Reunion
    Sylvain Genevois

    #Roms et #Voyageurs : quand les enjeux spatiaux s’invitent à l’école [Texte intégral]
    Roma and Travelers : when space challenges come to school
    Aurore Lecomte

    Les différences nationales de désignation et représentation des déplacements occasionnels des classes dans les pays d’Europe [Texte intégral]
    National differences in the designation and representation of the occasional displacing of classes in European countries
    Xavier Michel

    Images d’espaces / espaces en #images [Texte intégral]
    Étudiants, enseignants débutants, formateurs et espaces d’apprentissage
    Images of spaces / spaces in images. Students, newly qualified teachers, lecturers and learning spaces
    Jean-François Thémines et Anne-Laure Le Guern

    Les effets d’un espace d’apprentissage délocalisé : analyse d’un espace scénique [Texte intégral]
    The effects of a relocated learning space : analysis of a scenic space
    Claire de Saint Martin

    Étranges #stages à l’étranger. Quand le #Covid-19 reconfigure les #apprentissages « #Hors_les_murs » [Texte intégral]
    Strange internships abroad. When the Covid-19 reconfigures “Outside the walls” learning
    Dominique Chevalier

    Etudier et se rencontrer au sein d’une société divisée, perspectives de territoires d’apprentissage chypriotes [Texte intégral]
    Studying and meeting in a divided society : prospects for Cypriot learning territories
    Marie Pouillès-Garonzi
    #Chypre

    Ouvrir l’École sur son espace proche : enjeux de la #territorialisation de l’enseignement de la géographie dans le secondaire en #Nouvelle-Calédonie [Texte intégral]
    Opening up the School to its immediate surroundings : territorialisation challenges of geography teaching in secondary schools in New Caledonia
    Amandine Touitou, Isabelle Lefort et Séverine Ferrière

    Les trajets domicile-école des élèves de primaire peuvent-ils constituer un point de départ pour construire des apprentissages spatiaux ? [Texte intégral]
    Can the home to school journeys of primary school children constitute a starting point for building spatial learning ?
    Elsa Filâtre

    https://journals.openedition.org/geocarrefour/15007
    #revue #géographie

  • Interview confinée 4 : les étudiants infirmiers en première ligne face au coronavirus
    https://quentinhernandez.com/podcasts

    Des aides soignant.es pour moins d’un euro de l’heure… C’est possible en France !!! De nombreux étudiant.es en soins infirmiers ont été réquisitionné.es dans les hôpitaux et EHPAD afin de faire face au coronavirus pour des fois moins d’un euro de l’heure même si le gouvernement a annoncé une revalorisation. Durée : 8 min. Source : Quentin Hernandez

    https://quentinhernandezcom.files.wordpress.com/2020/03/podcast-confinc3a9-4-c3a9tudiants-infirmiers-rc

  • Faire sa place Par Virginie Jourdain, artiste, commissaire d’expositions et travailleuse culturelle féministe

    Qui peut travailler gratuitement et payer son loyer ? Qui peut faire du réseautage tous les soirs ? Qui peut passer ses journées dans son atelier ? Qui peut partir en résidence d’artiste durant des mois à l’autre bout du monde ? … pas les précaires.

    Un milieu professionnel où les places sont rares et les personnes ont soif de reconnaissance (ou de pouvoir) ça n’est pas forcément le plus safe des contextes. On peut parfois constater que l’ambition de carrière équivaut parfois à pousser des coudes sans état d’âme pour faire son chemin, quitte à broyer du monde au passage, et ce, dans toutes les structures et organismes. Une des conséquences à cette réalité est que la communauté féministe et artistique, dans laquelle je gravite, est épuisée et que tout le monde a peur de perdre sa « place » ou d’éventuelles opportunités, tout en manquant clairement parfois de cohérence politique.

    Cette communauté qui dénonce les méfaits du néolibéralisme se vante en même temps d’être débordée et en surcharge de travail, ce qui s’avérerait être une preuve de réussite de carrière artistique. Comme si le débordement de travail était un gage de crédibilité ou bien d’une pratique de qualité. Il y a des réalités qui font que tu es broyée et cassée par ton travail. Les causes peuvent être multiples, un accident, une dépression, un burn out ou du harcèlement. Faire le paon avec sa biographie à chaque interaction sociale, cela va pourtant à l’encontre des convictions progressistes dont le milieu artistique se prétend être généralement l’étendard et des valeurs de solidarité et de caring défendues par la communauté féministe.

    https://dissident.es/faire-sa-place

    #rapports_de_classe #codes #art_contemporain #travail_gratuit #précarité #travail_gratuit #projets #néolibéralisme #réussite #carrière #féminisme #travail_de_l_art #travail #institutions #stages #travail_étudiant

  • Plus de la moitié des stages ne sont pas rémunérés
    http://www.lemonde.fr/campus/article/2016/10/17/pres-de-la-moitie-des-stages-sont-remuneres_5015226_4401467.html

    Un tiers des étudiants de l’enseignement supérieur public a effectué un stage lors de l’année universitaire 2014-2015 (...) Près d’un stage sur deux est rémunéré. La loi du 10 juillet 2014 prévoit une rémunération minimale pour les #stagiaires de plus de deux mois, et près de la moitié des stages sont gratifiés (47 %). C’est en licence professionnelle que la gratification est la plus fréquente (85 %), suivie des formations d’ingénieurs (72 %). En revanche, seulement un stage sur cinq est gratifié en licence générale. Un peu moins du quart des stages rémunérés bénéficient d’une gratification supérieure à 600 euros. La gratification est plus souvent élevée dans les formations d’ingénieurs, en IEP et en master, à un degré moindre : respectivement 50 %, 35 % et 27 % des #stages gratifiés le sont au-delà de 600 euros. A l’opposé, peu d’#étudiants bénéficient d’une telle gratification en DUT (6 %) et en licence professionnelle (7 %).

  • Avec la jeunesse dorée qui passe sa vie à faire des #stages à Bruxelles | VICE | France
    http://www.vice.com/fr/read/jeunesse-riche-bruxelles-stage-repetition

    « Lors de mon premier stage, j’étais rémunérée 149 euros par mois, lors de mon second, 49 euros », explique Gisela. Diplômée il y a un an, cette jeune Française est passée par deux ONG basées à Bruxelles. « Comme on travaille à plein-temps, il est difficile d’avoir un job à côté. Du coup, ce sont mes parents qui financent tout, confie-t-elle. Je suis privilégiée, j’en ai conscience. C’est d’ailleurs ça qui me révolte : le fait que ce soit réservé aux mieux lotis. »

    Lucas, lui aussi, dénonce une « pure #reproduction sociale ». Il ajoute que « si papa/maman n’avaient pas les moyens de payer mon loyer, je ne pourrais jamais me permettre toutes ces démarches. C’est un milieu de #riches. Les autres doivent bien souvent rentrer dans leur pays ou changer d’orientation. On dit que l’UE est déconnectée de la réalité, mais quand on voit ça, ça n’a rien d’étonnant. »

  • Hier les décodeurs du Monde se plantent complètement et publient ce graphique :

    Ce matin on leur fait remarquer la bourde, ils répondent que c’est corrigé depuis hier. En utilisant 2 navigateurs différents et rechargeant les pages, mon cache ne lâche rien. Au bout de 20 minutes de discussion, la page est à jour, ces deux graphes très différents sont publiés :

    On voit clairement que le CDI est stable depuis 1982 à 76,5%. Seul l’emploi non salarié diminue passant de 18% à 11% remplacé par des CDD.

    Le tableau sur le statut des jeunes actifs 15-25 ans doit être pris avec des pincettes car sur cette tranche d’âge les actifs ne représente que 37% de la population. Les autres (mais aussi une partie de ces actifs) sont étudiants : 15-19 ans presque tous au collège-lycée, les 20-25 doivent être à 50-50 en activité et/ou étudiant.

    Contre 70% pour la population 15-64 ans et 90% pour la population 30-54 ans http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/2013-073.pdf

    L’article s’intitule toujours « Le CDD, l’exception devenue la règle ».

    • L’article du Monde :
      Le CDD, l’exception devenue la règle | Le Monde.fr
      10.03.2016 à 15h14 • Mis à jour le 11.03.2016 à 10h23

      http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/03/10/le-cdd-l-exception-devenue-la-regle_4880526_4355770.html

      Le premier graphique que tu reproduis est clairement le troisième incorrectement légendé…

      Le texte parle de « paradoxe », là où il s’agit d’un effet mécanique…

      Le marché du travail français présente un paradoxe bien connu : l’immense majorité des salariés (environ 87 %) est en CDI. Mais l’immense majorité des embauches, à peu près 85 %, se font en CDD. Ce contrat, prévu pour être exceptionnel, est peu à peu devenu la norme de l’embauche.

      … et d’un truc qui n’a pas de sens. Puisque la comparaison implicite faite par le Mais compare en gros des stocks et des flux. Mais, je l’ai déjà indiqué ce truc ne dérange absolument personne.

      Pour les graphiques, c’est intéressant d’aller voir les graphiques correspondants sur le site de l’Insee (Marché du travail, séries longues, mise à jour 2015, INSEE Résultats, Société, n°175, février 2016)
      http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=irsocmartra15

      J’ai pris les graphiques du site de l’Insee, légèrement différents normalement, puisqu’il s’agit des données de l’Enquête Emploi et non des chiffres BIT.

      • pour l’ensemble

      • pour les jeunes

      Pour ces deux figures, le commentaire de l’Insee est à la limite du scandaleux…

      Dans le même temps, les « formes particulières d’emploi » (contrats à durée déterminée, contrats aidés(1), intérim et apprentissage) progressent depuis le début des années 1980.
      De 1982 à 2014, la part de ces emplois a plus que doublé, passant de 5 % à 12 % de l’emploi total (figure 2). Cette progression est encore plus forte chez les plus jeunes : en 2014, plus de la moitié des emplois occupés par les 15-24 ans relèvent de ces formes d’emplois, contre un emploi sur six en 1982 (figure 3).

      … passant totalement sous silence le fait que cette progression s’est produite essentiellement entre 1982 et 2000 et que depuis 2000 la part des CDD reste parfaitement stable.

      Quant aux jeunes (attention, échelle très différente de la figure précédente), le développement « plus fort » des « formes particulières d’emploi » est, là aussi depuis 2000, essentiellement le résultat du développement de l’apprentissage, axe politique volontariste des gouvernements successifs depuis pas mal de temps. Dernière campagne, pas plus tard que le mois dernier.

      Le plan de relance de l’apprentissage | Gouvernement.fr
      http://www.gouvernement.fr/action/le-plan-de-relance-de-l-apprentissage

      Le plan de relance de l’apprentissage
      Mis à jour le 16 février 2016
      Projet porté par Myriam El Khomri, Clotilde Valter

      Relancer la mobilisation collective en faveur de l’apprentissage pour former 500 000 apprentis d’ici à 2017 est au cœur de l’action du Gouvernement et de la nouvelle campagne d’information lancée par le ministère du Travail. L’enjeu ? Réussir l’insertion professionnelle de toute la jeunesse.

      La mise à jour du 16/02 ayant très vraisemblablement consisté à changer le nom de la ministre (je n’ai pas vérifié la version précédente…)

    • passant totalement sous silence le fait que cette progression s’est produite essentiellement entre 1982 et 2000 et que depuis 2000 la part des CDD reste parfaitement stable.

      Mais surtout que cette progression ne s’est pas fait au détriment des CDI (stable depuis au moins 1982) mais au détriment des non-salariés passant de 18% à 11% (la bande verte en bas du graphique).

      Ce qu’on constate c’est donc bien une salarisation de la société.

    • D’une certaine manière les Décodeurs, malgré eux, apportent de l’eau au moulin puisqu’ils mettent en évidence (enfin surtout l’INSEE) la part totale des statuts des travailleurs .

      Là où d’habitude on est dans une comparaison quasi-unique CDD-CDI et on croit que l’augmentation des CDD se fait au détriment des CDI.

      En général on dit, comme les décodeurs le font dans leur article d’ailleurs, « 87% CDI 13% CDD avec croissance des CDD » alors qu’en fait les CDI sont stable mais ce sont les non-salariés qui diminuent.

    • Ah je m’ennuyai un peu aujourd’hui, voici trois graph sur l’activité des jeunes, moins jeunes et vieux, leurs statuts etc. (c’est un peu bidouillé, notamment pour l’axe des classes d’âge, j’ai essayer de représenter simplement que la classe 25-49 ans est un peu plus de deux fois plus nombreuse)

      On voit notamment qu’il n’y a pas une grosse spécificité jeune en terme de CDD encore moins de chômage. Par contre l’intérim et l’apprentissage le sont beaucoup plus. Manque les stages. Et travailleurs non salarié c’est un truc de vieux.

      J’ai utilisé cette autre tableau de l’INSEE en plus du premier

      http://www.insee.fr/fr/ppp/bases-de-donnees/irweb/irsocmartra15/dd/excel/irsocmartra15_t207b.xls

    • Et la définition INSEE du taux d’emploi

      Le taux d’emploi d’une classe d’individus est calculé en rapportant le nombre d’individus de la classe ayant un emploi au nombre total d’individus dans la classe. Il peut être calculé sur l’ensemble de la population d’un pays, mais on se limite le plus souvent à la population en âge de travailler (généralement définie, en comparaison internationale, comme les personnes âgées de 15 à 64 ans), ou à une sous-catégorie de la population en âge de travailler (femmes de 25 à 29 ans par exemple).

      http://www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=definitions/taux-emploi.htm

      En gros si les jeunes ne sont pas en emploi, c’est aussi parce qu’ils sont massivement en étude.

    • Ces considérations sur « la règle », statistiques à l’appui, me paraissent vouées à masquer la réalité d’une précarisation du travail qui ne peut en rien se résumer au statut juridique de l’emploi. Le droit et la statistique enregistrent/décrivent avec un retard constitutif à leur élaboration des phénomènes dont l’importance doit être saisi autrement. On se cache derrière les quantités ou on en reste à un formalisme juridique (le #CDD comme seul point de lecture) en loupant ce qui a lieu qualitativement. Dans le fast food, les services à la personne, la grande distribution, nombre d’emploi sont des #CDI à temps partiel, ce qui impose d’accepter des heures « complémentaires » (au même tarif). Qui ne veut pas y voir une forme de précarité est soit stupide soit menteur. Et c’est cette norme d’emploi là qui se trouve réaffirmée par un projet de loi de travail où serait flexibilisée encore davantage un temps de travail annualisé commandée par les besoins des employeurs.

      Pour parler par analogie, on ne dira pas que la « lettre de cachet » était la règle de la royauté française au vu du nombre de cas, mais ce dispositif là, mérite bien, avec d’autres de faire l’objet d’une analyse de ce type de régime.

      En ce qui concerne l’#emploi et le #travail cela demanderait quelques efforts, et du temps de ne pas en rester à ce stupide formalisme juridique (que l’on voit aussi à l’oeuvre sur des thème voisins, comme chez Friot, qui ne connait de salaire social que issu de la cotisation salariale...) afin de saisir la précarisation dans sa constitution matérielle, mais aussi imaginaire (l’insécurité, se faire entreprise de soi, il y a des plis qui informent les comportements).

      Mais pour en rester à des exemples, où une fois de plus, c’est aux marges que peut se lire la tendance, il serait intéressant de voir par exemple combien d’hommes non jeunes occupent des postes en CDI à temps (très) réduit, d’aller voir là où il ne s’agit pas du destin social le plus évident (jeunes et femmes à temps partiel, en CDD ou pas) pour mieux piger à quoi sert un dispositif comme la prime d’activité... Et ce que devient le travail (contrôle), qui ne peut pas être compris sans son volet salarial, sous toutes ses formes (y compris, chiffres d’affaires autoentrepneur, prestations marchandes, mais aussi minima, alloc chômage, etc.).

      Pour causer CDD, on peut se demander combien de salariés n’ont pas occupé au moins un ? combien de salariés n’ont pas connu le chômage, combien de salariés n’ont pas connu le chômage non indemnisé ? le chômage sans minimum social ?

      Qui qu’il en soit, la lecture en termes de flux d’embauche et non de stock est actuellement utilisée pour sacraliser un CDI (de Khomry au NPA) dont on sait qu’il est en grande partie moins protecteur que le CDD (plus dur à casser par l’employeur). Il y a des mythologies, fordistes, travaillistes, qui ont la vie dure. Si il n’y est pas remédié, tout ce fatras va sans doute marquer le refus de la loi travail. On voit déjà des trucs propagande télé ou des stagiaires disent qu’ils ne veulent pas voir leur avenir dans le CDI sont utilisés contre une mobilisation dont la vue parait bornée en partie par les conceptions travaillistes.

      Pour en rester à cet aspect des choses à propos d’une mobilisation qui excède déjà la question du travail (nombreux tracts réclamant la fin de l’état d’urgence par exemple), il s’agirait de chercher à faire payer la précarité plutôt que de prétendre la supprimer. Qui relativise l’importance des CDD se prononce de fait contre un tel axe.

      D’ailleurs ceux qui s’adonnent à ça, ne feront pas non plus le rapport avec ce qu’il en est des réputés #inactifs, par exemple les étudiants (on pourrait penser aussi au « bénévolat » des retraités, qui eux disposent d’un revenu), dont on sait pourtant que dès la 5eme et jusqu’au post doc, ils auront à s’enrôler dans la production sous la forme juridique de #stages qui ne sont pas de l’emploi, pas du CDD, pas du CDI. Eux ne sont comptés comme actifs que durant les périodes où ils occupent un emploi, loin d’être rares. Tous ces machins de comptables sont à prendre avec des pincettes, car fondées sur des catégories qui marchent pas très bien pour effectuer un travail critique.

      #apprentissage

    • N’en déplaise à MEK qualifiant d’"absurde" la mobilisation des « jeunes » la #précarité n’est pas seulement une menace pour plus tard, c’est une condition par laquelle passent, pour des durées variables, nombre d’entrants dans le #salariat

      Près d’un #lycéen sur cinq a exercé un emploi en cours d’année scolaire (2006)
      http://www.lemonde.fr/societe/article/2006/12/18/pres-d-un-lyceen-sur-cinq-a-exerce-un-emploi-en-cours-d-annee-scolaire_84688

      Ismaïl Bouguessa, 19 ans, scolarisé au lycée professionnel Marc-Séguin à Vénissieux (Rhône), travaille depuis l’âge de 14 ans et demi. Il a commencé par faire les marchés, de 7 heures à 13 heures, les week-ends, à raison de 40 euros la journée. Aujourd’hui majeur, il passe par une société d’intérim qui lui confie des missions de préparation de commandes pour une entreprise de surgelés ou de manutention pour un parc d’expositions.
      « Je travaille surtout le soir, de 19 heures à 1 heure du matin », dit-il. La fatigue ? « C’est une question d’#habitude. »(...)
      Il travaille environ 25 heures par semaine pour 240 euros. « J’en donne une partie à mes parents, dit-il. Sa mère fait des ménages et son père est au chômage. Je paye mes sorties, mes vêtements, mes repas. J’en mets de côté pour passer mon permis de conduire. »
      "Dans la classe, nous sommes 4 à travailler sur 15", indique son camarade Ali Gasdallah. Noël est une période de forte activité : Ali a décroché un contrat pour préparer des commandes pour une grande enseigne, ce qui va le contraindre à rater trois jours de cours ; le week-end, Jihed prépare des petits déjeuners dans un hôtel quatre étoiles à Lyon et Mourad travaille dans une entreprise de manutention. Tous mettent de l’argent de côté, pour passer le permis de conduire ou entretenir leur voiture, et aident leurs parents.

      Quelle est l’ampleur du phénomène ? Au ministère de l’éducation nationale, comme au ministère du #travail, on ne dispose pas de statistiques. « De plus en plus de lycéens ont un emploi rémunéré », assure Floréale Mangin, présidente de l’Union nationale lycéenne (UNL), qui a commandé à l’institut CSA une étude sur la question.
      Réalisée auprès d’un échantillon représentatif de 479 lycéens du 6 au 13 novembre sur une cinquantaine de lycées répartis sur l’ensemble du territoire, l’étude révèle que 18 % ont, en dehors des #stages conventionnés, déjà exercé ou exercent une activité rémunérée depuis qu’ils sont lycéens, en dehors des vacances d’été (si l’on inclut les vacances d’été, ce pourcentage grimpe à 28 %). Au moment de l’enquête, ils étaient 6 % à travailler ; près de la moitié (48 %) n’étaient pas déclarés.
      Les activités se répartissent entre le #baby-sitting (28 %), le #commerce, la #vente et la #distribution (24 %), l’#hôtellerie et la #restauration (16 %), l’#événementiel et l’#accueil (12 %), l’#industrie (7 %), etc.

      Les lycéens gagnent en moyenne 302 euros par mois. Quelque 80 % déclarent qu’ils travaillent pour « se faire de l’argent de poche et s’offrir ce dont ils ont envie », 13 % disent « en avoir besoin pour vivre », 5 % « pour avoir de l’expérience et se former à leur futur métier » et 4 % parce que leurs parents « les y ont incités ». La proportion des lycéens qui travaillent parce qu’ils en ont besoin pour vivre apparaît élevée dans les lycées professionnels (23 % des lycéens qui travaillent), comparée aux lycées généraux et technologiques (7 %). (...)

      Scolarisé au lycée Hélène-Boucher, Bakary travaille tous les soirs dans une pizzeria de 19 heures à 22 h 30 ou 23 heures. #Non_déclaré, il est payé entre 20 et 25 euros par soirée, moins que le #smic. Les vacances, il cumule avec des animations dans des centres de loisirs pour aider sa famille : il a neuf frères et soeurs, son père est technicien de surface, sa mère sans emploi. « C’est fatigant mais, avec l’habitude, je ne le sens pas trop », dit-il. Il fait ses devoirs en revenant de la pizzeria et le jeune homme se maintient à 13,7 de moyenne.

      #loi_travail #salaire

  • Mélissa et Alison en #service_civique à Pôle emploi, la parole au directeur de l’antenne.
    http://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-forbach/2015/11/03/forbach-melissa-et-alison-en-service-civique-a-pole-emploi

    Vêtues de leur gilet bleu, siglé "service civique", les deux jeunes filles se repèrent facilement à l’#accueil de #Pôle_emploi. Mélissa Bekka, 19 ans, de Petite-Rosselle, et Alison Cokovic, 19 ans, de Henriville, ont démarré leur mission lundi à 9 h à l’agence de la Ville-Haute à Forbach. « Elles ne sont ni salariées, ni stagiaires, ni bénévoles », indique Pascal Thuillier, directeur, qui accueille, pour la première fois, des volontaires du service civique. « Une nouveauté chez nous. Pôle emploi de Lorraine a décidé d’ouvrir ses portes au service civique. » A Forbach, les deux agences accueillent chacune deux jeunes filles pour une mission de huit mois. « C’est une très bonne #expérience pour elles comme pour nous » , se réjouit Pascal Thuillier, mettant en avant la notion d’#intérêt_général et d’engagement de ce dispositif destiné aux 16-25 ans, « cela a un parfum de #cohésion_sociale. »

    Facilitateurs d’inclusion numérique

    Plongées dans le grand bain dès leur arrivée, Alison et Mélissa se sont immédiatement retrouvées en contact avec le public. « Leur mission consiste à aider les #usagers [9alors, il disent ni D.E ni candidats, ndc] qui arrivent en zone d’accueil, en particulier ceux qui rencontrent le plus de difficultés à utiliser nos nouveaux #services_numériques , détaille le responsable. Elles sont là, en renfort des animateurs de Pôle emploi, pour accompagner les gens un peu perdus dans l’utilisation des services digitaux, pour leur permettre de gagner en #autonomie. »

    D’ici juin, les jeunes volontaires seront également appelées à coanimer les ateliers de Pôle emploi sur les #services_à_distance. « Comme notre emploi store que nous avons mis en place récemment », souligne Pascal Thuillier, souhaitant que les deux recrues soient avant tout « des facilitateurs d’inclusion numérique. »

    Le directeur de l’agence insiste sur l’impact du numérique dans la recherche d’emploi : « Aujourd’hui, 89 % des #DRH utilisent internet. Un recrutement par ce biais dure trois semaines contre trois mois par la voie traditionnelle. Un demandeur d’emploi qui n’a pas de #CV_en_ligne et qui ne dispose pas de boîte mail va être pénalisé. »

    « Une vraie valeur ajoutée »

    Suivies par un tuteur durant toute leur mission Mélissa et Alison ont un statut spécifique. « Elles ont signé un contrat d’engagement du service civique, elles travaillent 24 heures par semaine chez nous et touchent des indemnités » [#467€34/mois, soit un peu plus que le montant du RSA, ce minimum que la classe politique a en 1988 interdit aux moins de 25 ans à l’initiative du PS, ndc], explique le directeur de Pôle emploi.

    Très heureux d‘accueillir les jeunes filles, Pascal Thuillier compte sur leur maîtrise de l’outil numérique pour développer le portail digital et améliorer les services rendus aux usagers.

    « Nos agences de Forbach sont particulièrement visitées dans un bassin d’emploi compliqué , note-t-il. Pour l’instant, nous n’avons qu’un CV sur trois en ligne, un niveau assez faible. Nous allons essayer de passer un cap avec nos volontaires, qui représentent une vraie valeur ajoutée. »

    Depuis les #stages Barre en 1976, le « manque d’expérience » des #entrants_sur_le_marché_du_travail a servi le prétexte pour les sous payer au nom de l’insertion dans le monde de l’entreprise et de l’emploi. Un phénomène dont l’ampleur a explosé durant le premier septennat socialiste (Travaux d’utilité collective, stage d’insertion à la vie professionnelle, etc.). On note que ces deux femmes sont en première ligne dans le travail de l’agence (accueil), quelles effectuent un travail de formation à partir d’une #qualification_gratuite (une maîtrise des outils informatiques, ici faiblement indemnisé par l’état, Pôle n’ayant rien à dépenser). L’#échelle_des_salaires comporte désormais une myriade de niveaux, une stratification accrue accompagnée d’une #individualisation, la destruction de ces valeurs collectives là a permis de faire exploser les #inégalités de salaires. It’smore fun to compete, et il n’y a pas d’alternative, sauf à rejoindre les casso’s, mais, la aussi, la #concurrence façonne fortement les moeurs.
    #B-scale_partout_Reagan_Thatcher_itou

  • Les #étudiants européens partent de plus en plus à l’étranger
    http://fr.myeurop.info/2014/07/11/etudiants-europe-plus-en-plus-mobiles-14153

    Antoine Vergely

    Un nombre record d’étudiants sont partis poursuivre leurs études avec l’aide d’Erasmus pour l’année 2012-2013. Ce programme européen d’échange, hier menacé pour des raisons budgétaires, est un vrai succés.

    #Erasmus vient de connaître une nouvelle année record. lire la suite

    #Société #INFO #Espagne #Europe #Finlande #France #Liechtenstein #Bourses_d'étude #Etudes_supérieures #Formations #stages

  • En Allemagne aussi : #stages payés au lance-pierre, “même pas honte !”
    http://fr.globalvoicesonline.org/2014/06/28/170062

    “Je n’ai tout simplement pas les moyens de me permettre le poste qui est à pourvoir chez vous.” Il est incroyable qu’une organisation, dont la “priorité est de s’engager pour le droit”, soit en contradiction “de manière aussi flagrante” avec son “engagement et ses priorités”, en proposant un tel dédommagement. Le projet Absageagentur, a envoyé lui-aussi des “non-candidatures” au printemps 2014 afin “d’opposer une fin de non-recevoir au travail salarié intolérable”.

    • Ici, on nous dit que les salariés effectuent en moyenne une année de #stage en entreprise durant leur belle existence…. Un travail sans chômage ni retraite ni salaire, elle est pas belle la vie !

      En Allemagne aussi les socialistes ont fait leur maximum pour exploiter mieux : depuis qu’ils ont méthodiquement détruit les droits des #chômeurs, 25% des travailleurs sont des #travailleurs_pauvres.
      C’est ce modèle que les gouvernants européens ont en tête. Le scandale des chiffres du chômage (qui baissent) fait place à l’invisibilité du dénuement du grand nombre, justifié par la compétitivité, la « dette publique » (pour gaver banques et employeurs). Le denier « miracle allemand » : là-bas, l’espérance de vie des pauvres a commencée à diminuer…

      Il n’y aura pas de droit du travail sans droit au chômage.

      Dette et #austérité, le modèle allemand du #plein_emploi_précaire
      http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6023

    • Je connais bien cette saloperie d’Hartz 4.
      Ce que j’apprécie aussi dans cet article, c’est le fait qu’il souligne que l’obligation du stage long est une bonne manière d’éliminer les #pauvres qui auraient eu l’outrecuidance de réussir des études : pour ma part, je n’ai jamais eu les moyens de bosser gratuitement. Dès que j’ai eu mon diplôme, il m’a fallu trouver de quoi payer mon loyer et ma bouffe. Donc impossible d’enchainer des stages non rémunérés qui auraient fait joli sur le CV, à moins de vouloir finir sous les ponts.

  • Ces très chers stages
    http://www.lemonde.fr/argent/article/2014/06/02/ces-tres-chers-stages_4429698_1657007.html

    A la faveur de la professionnalisation et de l’internationalisation des cursus, la pratique des #stages en entreprises s’est considérablement développée au cours des années 2000. A l’#université, ils concernent tous les cursus, et, dans les #écoles de commerce, qu’il s’agisse des grandes écoles, des post-bac ou des écoles d’ingénieurs, ils sont devenus systématiques.
    Non seulement les étudiants ont l’obligation d’effectuer des stages d’une durée de plus en plus longue pour valider leurs diplômes (quatre à six mois, selon les années et les écoles…), mais la plupart de ces établissements incitent leurs élèves à prendre une année de césure pour faire des stages d’un an, de préférence à l’étranger…

    Conséquence, « pour une majorité d’étudiants, la durée totale de travail comme stagiaire au cours de leurs études dépasse aujourd’hui un an » , précise le rapport de la députée (PS) Chaynesse Khirouni, déposée au nom de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale le 14 février.

    Outre le fait qu’il existe de « nombreuses situations d’abus où les stages sont utilisés en substitution de l’emploi », note le rapport, ces stages coûtent souvent très cher aux étudiants et à leurs parents. C’est particulièrement vrai pour les jeunes qui sont inscrits dans des écoles de commerce privées dans lesquelles les frais de scolarité tournent autour de 8 000 euros par an, à payer pendant trois ans, voire cinq ans pour les écoles post-bac…

    COÛTS SUPPLÉMENTAIRES

    Pendant les périodes de stage, non seulement les frais de scolarité sont identiques, mais les parents font face à des coûts supplémentaires, notamment lorsque le stage est en province ou à l’étranger. Et si ces stages sont accomplis lors d’une année de césure, il faut quand même acquitter des droits de scolarité : 750 euros de « frais de suivi administratif » chez HEC et même le quart des frais annuels d’inscription pour Sciences Po Paris. Soit une année facturée 2 500 euros pour les étudiants qui paient les droits les plus élevés, sans pour autant mettre les pieds dans l’établissement.

    A cette facture s’ajoute la note fiscale. Si le stage a duré plus de trois mois ou ne fait pas partie intégrante du programme de l’école – ce qui est le cas des stages accomplis dans le cadre d’une année de césure –, les indemnités perçues sont imposables.

    Autrement dit, si les parents rattachent leur enfant étudiant à leur foyer fiscal, ce qui est souvent dans leur intérêt, car ils bénéficient ainsi d’une demi-part, ou d’une part supplémentaire, ils doivent réintégrer l’indemnité de stage dans leurs revenus imposables, et donc payer des impôts dessus.

    Du moins pour le moment, car une proposition de loi, en cours de discussion devant le Parlement, devrait rendre les stages non imposables. Le texte prévoit ainsi que les stages en entreprise soient exonérés, quelle que soit leur durée, dans la limite d’un plafond égal au smic.

    CONSERVER LES JUSTIFICATIFS

    En attendant, les juges ont admis que les parents pouvaient déduire de leurs revenus imposables les frais acquittés pour la scolarité de leur enfant ainsi que le loyer qu’ils avaient payé pour le loger à proximité de son stage (en l’occurrence, l’enfant était étudiant à Lyon et avait accompli un stage à Boulogne-Billancourt dans les Hauts-de-Seine). Dans ce cas, il est recommandé de conserver les justificatifs, car l’administration fiscale peut vous les réclamer.

    Enfin, tant que l’indemnité de stage ne dépasse pas le « minimum légal » de 436,05 euros par mois pour un temps plein, aucune cotisation sociale n’est due, ni par l’entreprise ni par le stagiaire. Conséquence, le jeune n’acquiert aucun droit pour sa #retraite.

    Pour remédier en partie à cette situation, la nouvelle réforme des retraites du 20 janvier prévoit que les jeunes peuvent désormais valider leurs périodes de stage, dans la limite de deux trimestres. Pour cela, ils devront verser une cotisation entièrement à leur charge (l’entreprise n’a rien à payer).

    Son montant, qui devrait s’établir à 300 euros par trimestre, doit être fixé par un décret, qui n’a toujours pas été publié. Mais cette opération n’est, de toute façon, pas intéressante. Racheter des trimestres au début de sa carrière est un pari risqué, car les règles ont de grandes chances de changer à l’avenir, ce qui pourrait rendre inutile cette opération.

    1,6 million de stagiaires
    Surtout des étudiants Le rapport 2012 du Conseil économique, social et environnemental estime le nombre de stagiaires à 1,6 million, dont 900 000 étudiants. Ils étaient 600 000 en 2006. Le Centre d’études et de recherche sur les qualifications juge que seuls 38 % des stages sont formateurs et rémunérés. Selon l’Association pour l’emploi des cadres, 20 % des bac + 4 qui ont décroché un emploi dans l’année suivant la fin de leurs études l’ont trouvé sur leur lieu de stage.

    http://www.lemonde.fr/enseignement-superieur/article/2014/02/18/une-loi-pour-limiter-les-abus-des-stages-en-entreprise_4368584_1473692.html

    Pour une approche plus théorique quant au rôle productif de l’université, par delà la fourniture aux entreprises à bas prix des scolarisés :
    Dix Thèses sur l’Université Productive
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=2685

    #exploitation #travail #capital #droits_sociaux

  • « Sans mes deux stages, je n’aurais jamais obtenu de CDI à 21 ans »
    http://www.lemonde.fr/enseignement-superieur/article/2014/02/19/sans-mes-deux-stages-je-n-aurais-jamais-obtenu-de-cdi-a-21-ans_4368930_14736

    entre diverses choses indolores, Le monde ose écrire à propos des témoignages qu’il publie :

    ...indemnités dérisoires reçues pour un travail qui aurait pu être celui d’un salarié.

    Ça alors !

    Les #stages, faudrait pas abuser... fini par admettre le gvt, histoire de se faire un peu de mousse ’de gauche’ alors que l’abstention va ruiner le PS et sa majorité.
    Du coup on prépare une loi qui va venir entériner le fait accompli : il est désormais "normal" de se louer pour pas une thune à un, des employeur(s), de la cinquième au collège jusqu’au bac +8 et au delà. L’interdiction du RMI aux moins de 25 ans n’y aura pas été pour rien. Chapo les #socialistes.

    http://www.lemonde.fr/enseignement-superieur/article/2014/02/18/un-decret-va-fixer-un-plafond-de-stagiaires-par-entreprise_4368819_1473692.h

    Barbara : On estime à 100 000 le nombre d’#emplois perdus à cause d’abus. Pourquoi ne pas avoir mis de quota dans la loi ? Le décret de la loi Cherpion n’est jamais passé.

    La nouvelle loi prévoit un décret qui fixera un plafond de stagiaires par entreprise. Aujourd’hui, on constate certains abus, en particulier dans le secteur de la communication et des sondages. Ce plafond pourrait être de l’ordre de 10 % et sera modulé en fonction de la taille de l’entreprise d’accueil.

    Bon, pas plus de 5 stagiaires au même moment dans une boite de 50 salariés, ça ferait combien de stagiaires par an ?

  • A #Genève, les #Nations_unies essorent les #stagiaires
    http://fr.myeurop.info/2013/07/23/a-gen-ve-les-nations-unies-essorent-les-stagiaires-11694

    Benjamin Leclercq

    Revue du Web A Genève, les #organisations_internationales puisent sans limite dans une main d’œuvre vraiment pas chère : les stagiaires. Le quotidien Le Temps détaille dans un article à charge la précarisation de ces jeunes diplômés.

    Défendre les droits de l’homme et se contrefiche du droit du travail, (...)

    #Étudiants #Institutions #Suisse #étudiants #HCR #ONU #stage #stages

  • « Quand on est caissière avec un bac +5, on apprend l’humilité ! »
    http://lemonde.fr/enseignement-superieur/article/2013/06/20/quand-on-est-caissiere-avec-un-bac-5-on-apprend-l-humilite_3432832_1473692.h

    "
    « Bac +5, vous occupez un #emploi inférieur à votre niveau de #diplôme. » Près de cinquante internautes du Monde.fr ont répondu à l’appel à témoignages lancé mardi 18 juin sur Le Monde.fr.

    « Quand on est caissière avec un bac +5, on apprend l’humilité ! », par Marion
    "Je suis titulaire d’un master pro environnement écologie, obtenu dans une école d’ingénieurs réputée. Tout le long de mes cinq années d’études, on nous a encouragé à faire des #stages : pour se ’professionnaliser’, on nous a sans cesse répété que l’environnement, c’était le métier de demain. Malheureusement ce n’est toujours pas celui d’aujourd’hui, on ne fait que parler d’environnement, mais en vérité, cela représente une contrainte pour tout le monde, ça coûte de l’argent et les postes sont donc rares. Pour des raisons personnelles, je suis allée vivre dans une agglomération de taille moyenne, et devant l’absence totale d’offres d’emploi dans mon domaine et les vaines candidatures spontanées, j’ai dû me résoudre à chercher un « petit » boulot... Petit boulot qui est peu à peu devenu MON boulot. Il faut bien vivre ! (...) Quand on est caissière avec un bac +5, on apprend l’humilité ! J’essaye de voir le positif, au moins je n’ai pas de responsabilités stressantes et ma vie personnelle s’en ressent forcément. Cependant, à 29 ans, je ne perds pas espoir qu’un jour ma vie professionnelle soit en accord avec mes aspirations !"

    « Un sentiment de dépérissement m’envahit », par Oblomov, 25 ans, juriste
    « Bac +7 , deux masters de droit dont un anglo-saxon dans des facultés de tête de tableau, de l’expérience internationale dans des directions juridiques de multinationales en France et à l’étranger, trois langues étrangères parlées couramment. Voici deux ans que je ne fais que des stages et que je n’imagine rien d’autre. Pour éviter le #chômage, je dois tricher, comme tant d’autres je m’inscris à l’Institut d’études judiciaires (...) afin de pouvoir bénéficier d’une convention de stage qui me permettra de faire un #boulot_sous-payé où je stagnerai encore six mois de plus avant le prochain stage. Mes parents ne comprennent pas pourquoi personne ne m’a embauché et s’imaginent que je trouverai un CDI si je postule en ce sens. Pourtant la réalité est différente : on postule pour un stage, en espérant un #CDD, en espérant un CDI, avant de changer de boulot. Pas de vacances. Pas de perspective d’évolution. Pas de motivation. Un sentiment de dépérissement m’envahit comme si autour de moi le monde bougeait et que moi je devenais vieux, vieux, vieux et inutile. A 25 ans je m’identifie déjà au personnage du Couperet de Costa-Gavras. »

     "En attendant le Graal, je vends des sushis", par Rémi
    « Je suis #vendeur dans un pseudo restaurant de sushis à Bruxelles pour 9 euros de l’heure. Diplômé en mai de l’école de management de Strasbourg et titulaire d’une licence en langues étrangères appliquées (LEA), trouver un CDI en France s’est tout de suite avéré un défi kafkaïen. Cela ne suffit apparemment pas à postuler à des postes de junior en marketing. (...). Malgré une bonne cinquantaine de lettres de motivations et de CV envoyés, le pourcentage de retour de la part des entreprises frôle le néant (...). Après un mois passé à #Pôle_emploi (le sanctuaire de la bureaucratie inutile si vous avez dépassé la licence), j’ai décidé d’arrêter de vivre aux crochets de mes parents pour partir vers des horizons ’meilleurs’ où je sais que mon CV ne sera pas considéré avec dédain. Bref, en attendant le Graal, je vends des sushis... »

    « J’ai effectué trois stages, appris quatre langues, déménagé cinq fois », par Sarah, 24 ans, Vannes, assistante d’éducation
    "J’ai obtenu mon diplôme de Sciences Po Toulouse en août 2012 (...). En cinq années d’études, j’ai effectué trois stages, appris quatre langues, déménagé cinq fois. J’ai choisi une spécialisation qui me passionne mais me rapportera peu : l’égalité des chances. Lors de mon premier rendez-vous Pôle emploi en septembre 2012, ma conseillère m’a déclarée « inexpérimentée » et m’a proposé des postes d’assistante administrative. J’ai été refusée en service civique parce que « trop qualifiée ». En novembre, j’ai trouvé un emploi d’assistante d’éducation à mi-temps qui me rapporte 587 euros par mois et me permet de travailler un concours pour l’éducation nationale, que je cherche à rejoindre par conviction. Collée à l’oral en mai dernier, je repars pour une nouvelle année de bachotage, tout en cherchant cette fois-ci un « vrai » emploi, sans le concours de Pôle emploi (...). Je sais que mon prochain emploi ne correspondra pas non plus à ma qualification, ni même nécessairement à mes goûts : aujourd’hui, je cherche surtout à intégrer une structure par la petite porte pour ensuite y faire mes preuves. Si on me laisse essayer."

    • Ça sent l’avènement d’une société parallèle du genre Atlas Shrugged mais à l’envers ;-)
      Si tous ces jeune sur-qualifiés arrêtaient de chercher une place dans le système actuel et commençaient à monter leurs propres structures...
      #humour

    • Pourquoi croyez-vous que tous les gouvernements considèrent améliorer la croissance dans leur pays en finançant l’enseignement supérieur ? C’est bien entendu pour faire constater aux diplômés que la société n’a rien à leur proposer et qu’ils faut qu’ils fassent eux-mêmes, au bénéfice de tous.

      Ou accepter un emploi non-qualifié, comme les autres.

    • Petits rats d’opérette en retraite trop anticipée, formateurs mercenaires de mercenaires formateurs, colleurs d’affiches sauvages, graffitistes de murs aveugles, esclaves compressibles d’ateliers clandestins, figurants en SITuation COMique, Bac+9 sans emploi avouable, buralistes itinérants en rupture de stocks d’opiacés, nègres pour littérateurs en mal d’inspiration, plagistes pour aoûtiens, aides soignantes à domicile non-fixe, vacataires sans Faculté particulière, goals volants, plongeurs éphémères d’arrière-cuisine Mac-Donald, athlètes jetables dès trente ans, malfaiteurs à l’occasion associés, Minie travestie à Marne-la-vallée, ex-TUC à toute heure, standardistes en attendant mieux, pions de l’échec scolaire, vendangeurs à la petite semaine, pupilles de la DDASS sur-employés à demeure, vidéastes d’interludes déprogrammés, déménageurs à fréquence modérée, vigiles fièvreux du samedi soir, sondeurs porte à porte d’opinions, CDD aujourd’hui ou DCD demain, videurs hebdomadaires de greniers, ex-psychiatrisés en rééducation taylorienne, retourneurs de crêpes en plein air, cracheurs de white-spirit, fleuristes sans vitrine, licenciés en sociologie du licenciement, précepteurs de yoga à flexibilité horaire et articulaire maximale, pigistes pigeons anonymement sous-traités, télé-mateurs en formation cathodique, maîtres très auxilliaires, C.A.Pistes en stages illimités, apprentis briseurs de grèves malgré eux, ouvreuses de cinéma le week-end, sculpteurs sans statut, caissières de flux tendus, peintres de Papa-Noël sur vitrines, applaudimètristes de jeux télévisés, projectionnistes lampistes d’Art et d’Essai, bidasses en soldes monstres, lumpen-prolétaires agricoles, DEUGuistes sous contrat bénévole, sous-fifres à l’opéra-comique, énième assistant du metteur en scène, serveuses en surnombre provisoire, traducteurs pour deux francs six sous, crieurs badgés de journaux, acteurs de complément, petites mains dégriffées du prêt-à-porter, taulards corvéables à mi-temps, mannequins pour catalogues de vente par correspondance, interprètes pour messageries vocales, gardiens de phare mal loti, internes d’urgences hospitalières, couchettistes d’aller sans retour, cobayes pharmaceutiques, funambules en sursis, liftiers d’ascenseur social, meneuses surmenées de revues légères, accordeurs de demi-queue, titulaires suppléants perpétuels, veilleurs d’une nuit sur deux, agents de surface illimitée, juristes en fin de droits, poètes à compte d’auteur, saisonniers petits fruits, stars à durée déterminée, doublures lumière...

      nous sommes tous des inter-mutants du spectacle !

      http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=19

  • (...) Au bout d’une demi-heure, il me dit : « tu signes ou tu pars ». Je le regarde, je prends mes affaires. Je pars. Il me rattrape, modifie le contrat, se fait mielleux : « nous nous sommes mal compris » me dit-il. Très bien. Je reste alors. Et je signe.
    Là, tout va de mal en pis. (...)

    LE SALAIRE DE LA PEUR : De la liberté d’échouer
    http://le-salaire-de-la-peur.blogspot.fr/2013/05/de-la-liberte-dechouer.html

    #Emploi #Démission #Stages #CDI