• Citoyens et consommateurs dévisagés pour garantir leur « bien-être »
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/12/19/citoyens-et-consommateurs-devisages-pour-garantir-leur-bien-etre_5399814_323
    #pub #smile_you_re_being_analyzed
    #video_surveillance

    Une start-up de Metz, Two-I, rencontre un succès rapide en développant des solutions d’analyse des images de #caméras de surveillance, qui permettent non seulement de compter les passants, mais de décrypter en temps réel leur sexe, leur âge et les émotions exprimées par leur visage. Son credo : s’imposer comme un « outil de la #smart_city » en fournissant une mesure objective du « bien-être » pour guider la gestion de la ville.

    Les métropoles de #Metz, de #Nancy, de Nice et quelques autres se sont déjà laissé convaincre, comme plusieurs gestionnaires de stades. Depuis cet automne, la société signe également des contrats à Dubaï, où ses technologies pourraient être mises à profit par le « ministère du bonheur » créé par les Emirats arabes unis pour garantir le « bien-être social » et la « positivité ».

    L’analyse des émotions permet aussi d’évaluer « l’expérience client » dans un centre commercial, ou le ressenti face à une #publicité. « Nous avons de grosses commandes à #Dubaï liées à l’affichage publicitaire », indique M. Trombini. Grâce aux caméras intégrées aux écrans, les annonceurs savent si leur message est bien vu par le public voulu ou s’il rate sa cible, et comment il est perçu.

    Après une première levée de fonds de 250 000 euros lors de la création de la #start_up, en juillet 2017, la société, qui compte désormais quatorze collaborateurs, a réuni un million d’euros supplémentaires en mai. « On fera peut-être encore un tour de table, mais notre objectif est d’atteindre la rentabilité en 2019. On entre en phase d’industrialisation », indique Julien Trombini.

    • Comment des villes « hyper connectées » contrôlent l’espace public
      https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/12/19/au-nom-de-la-smart-city-des-villes-sous-surveillance_5399527_3234.html

      De Nice à Valenciennes (Nord), de Marseille à la Défense ou à Nîmes, de plus en plus de collectivités se laissent tenter par des plates-formes numériques organisées autour des outils de surveillance et de contrôle de l’espace public.

      Un mouvement de fond, en phase avec de puissants intérêts industriels et porté par des subventions publiques, qui prospère dans un certain flou juridique et inquiète les associations de défense des libertés publiques. Construits autour d’une vidéoprotection dernier cri, dopée à l’intelligence artificielle, aux algorithmes et au « big data », ces dispositifs ont l’avantage de rendre bien concret l’un des rêves fondateurs de la smart city : la gestion centralisée de la ville depuis un poste unique de commandement.

      C’est le début d’une révolution : la fibre optique et les technologies numériques permettent l’interopérabilité de tous les systèmes, une interconnexion des différents métiers de la ville, qui fonctionnaient jusque-là en silos : l’éclairage public, la mobilité et le stationnement, la sécurité, les parcs et jardins, les réseaux d’eau ou d’énergie… « Le même matériel permet d’imbriquer la sécurité avec d’autres enjeux et d’autres fonctions. En mutualisant les équipements, nous multiplions les services, que ce soit dans la gestion quotidienne, pour les grands événements ou en cas de crise », explique Nathalie Allegret, directrice du marché Villes et territoires connectés chez Engie Ineo, l’un des poids lourds du secteur.

    • https://www.laquadrature.net/2018/12/19/reconnaissance-faciale-au-lycee-lexperimentation-avant-la-generalisati

      Le 14 décembre dernier, le Conseil Régional de #PACA a voté une mesure visant à faire installer, à partir de 2019, des dispositifs de #reconnaissance_faciale à l’entrée de deux #lycées de Nice et de Marseille. Dès le mois d’octobre, La #Quadrature_du_Net avait demandé à la CNIL la communication des documents en sa possession sur ce dossier, cette dernière ayant été consultée par la région pour la mise en place de ces dispositifs. L’analyse de ces documents, ainsi que les précisions apportées par Christian Estrosi, confirment l’impuissance de la CNIL à enrayer la banalisation d’une technologie particulièrement liberticide et qui vise ici à s’étendre à l’ensemble des établissements scolaires de la région.

      De quoi s’agit-il ? En octobre 2017, Renaud Muselier, président de la région PACA, demande les conseils de la CNIL pour la mise en place dans deux lycées de Nice et de Marseille de dispositifs de « portiques virtuels » associant « des moyens classiques d’identification (…) à un dispositif biométrique utilisant des technologies de comparaison faciale, seuls à même d’après nos premières investigations, d’apporter une solution fiable et rapide dans un contexte de contrôle d’accès portant sur un nombre potentiellement élevé de personnes ». Cette nouvelle étape est la suite logique de sa politique sécuritaire ayant conduit, entre 2016 et 2017, à ce que plus de 1 300 caméras de vidéosurveillance soient installées dans l’ensemble des lycées de la région. La technologisation à outrance est également présentée par la région comme une réponse au contexte d’austérité budgétaire :


  • Strasbourg : Facebook au marché de Noël . . . . Justine Saint-Sevin - France 3 Régions - 1 Décembre 2018
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/bas-rhin/strasbourg-0/strasbourg-facebook-au-marche-noel-presence-qui-detonne

    Vendredi 30 novembre, Facebook a investi pour la première fois le marché de Noël de Strasbourg. Son chalet niché au cœur du Village du partage au milieu des associations solidaires surprend.

    Un nouveau venu, nommé Facebook, a pris place dans le chalet jusqu’alors tenu par l’association Emmaüs sur le Village du partage au petit matin ce vendredi. Et qu’ils soient bénévoles, habitués de l’incontournable marché strasbourgeois ou touristes à peine débarqués d’un train, un même questionnement les unit : « mais que vient faire Facebook ici ? » .
    . . . . .

    . . . . .
    La présence d’une société qui brasse des milliards, pointée du doigt pour son impôt dérisoire versé à la France, au milieu des Petits Frères des Pauvres ou du Secours populaire, n’est pas anodine. Facebook dont l’image s’est effritée après les nouvelles révélations de fuites de données personnelles se doit de redorer son blason. Au côté des initiatives de dons ou de la formation gratuite aux différentes fonctionnalités proposées, les passants sont d’ailleurs invités à apprendre à optimiser la sécurité de leurs données sur l’application. Coïncidence ? 

    #facebook #Emmaüs #Petits_Frères_des_Pauvres #Secours_populaire #Strasbourg #google #surveillance #internet #censure #réseaux_sociaux #publicité #données #profiling #bigdata #manipulation #marketing #vie_privée #foutage_de_gueule #start_up_nation


  • La boutique parodiant celle de l’Élysée reverse ses gains à trois associations Alexis Feertchak - 2 Novembre 2018 - Le figaro
    http://www.lefigaro.fr/politique/2018/11/02/01002-20181102ARTFIG00090-la-boutique-parodiant-celle-de-l-elysee-reverse-s

    Le projet « Enlysée »https://enlyseeboutique.fr lancé par trois jeunes de Calais et Lille a enregistré 3000 commandes en seulement un mois. Les 30.000 euros de revenus sont reversés ce vendredi à trois associations qui œuvrent pour l’aide aux migrants et aux sans-abri.


    « Le jour où tu veux faire la Révolution, t’apprends d’abord à faire ton café et à te nourrir toi-même. » Pour boire son café le matin, quoi de mieux qu’une maxime d’Emmanuel Macron imprimée en bleu, blanc, rouge sur sa tasse ? Pardon, en « rouge, bleu, blanc, rouge » si l’on en croit les termes d’« Enlysée », boutique en ligne qui parodie celle lancée en septembre par la présidence de la République. Cette initiative, lancée par trois trentenaires de Calais et Lille, a engendré 3000 commandes en seulement un mois. Ses bénéfices vont être reversés à trois associations venant en aide aux migrants et aux sans-abri, selon France Info.

    30.000 euros seront ainsi partagés ce vendredi à Calais entre la Fondation Abbé Pierre, l’Auberge des migrants et Salam. Pour cette dernière association qui distribue près de 500 repas par jour à Calais, les 10.000 euros représentent 10% de leurs dépenses. « On vit beaucoup sur les dons, les récupérations et là ça nous permet de faire ce qu’on ne fait jamais, d’acheter un peu de fruits à des grossistes, acheter des chaussettes, des gants, etc. Ce sont des frais qu’on est souvent amené à reporter », confie à France Info le président de Salam, Jean-Claude Lenoir.

    « Boutique officielle du ruissellement »
    « Vous savez maintenant où va partir ce pognon, qu’on espère de dingue ! », déclare l’« Enlysée » sur son site, référence à la petite phrase d’Emmanuel Macron, qui avait déclaré en juin dernier : « On met un pognon de dingue dans les minima sociaux ». C’est l’expression phare de la boutique qui propose t-shirts, sweat-shirts et sacs avec l’imprimé « Je coûte un pognon de dingue ». D’autres saillies présidentielles s’affichent également à la vente : « Phransaizilaitrée », « Gaulois réfractaire », « Dernier de cordée », « Mafia bretonne » (avec Jean-Yves Le Drian portant le smoking de Marlon Brando dans Le Parrain), « champion du monde » (avec Alexandre Benalla, casqué, en bleu, blanc, rouge) ou « champion de la Terre » (avec Emmanuel Macron, torse nu, portant la planète sur ses épaules). Les articles « Maison » promettent quant à eux d’apporter « une ambiance de maison inspirée par le mépris présidentiel ».

    En plus des trois fondateurs, une équipe d’une quinzaine de bénévoles conçoit, réalise, met en ligne et envoie les produits parodiques. La boutique « Enlysée » ne veut pas s’arrêter là. Elle attend beaucoup des fêtes de Noël et prépare à cet effet un « pack spécial de fin d’année » pour la semaine prochaine. Pour continuer d’abreuver les finances d’associations, elle espère aussi de nouvelles petites phrases présidentielles. « Que ce soit le ‘pognon de dingue’ ou ‘traverser la rue’, on n’aurait pas pu les imaginer nous-mêmes, donc franchement, on le remercie beaucoup. S’il pouvait nous en ressortir quelques-unes, d’ici Noël et jusqu’à la fin du quinquennat, on pourrait reverser beaucoup d’argent », déclare Manu, l’un des fondateurs, à France Info. Le trentenaire aimerait aussi qu’Emmanuel Macron devienne le parrain de ce projet joliment défini comme « la boutique officielle du ruissellement ».

    #Elysée #Enlysée #ruissellement #Calais #Lille #emmanuel_macron #migrants #pognon_dingue #traverser_la_rue #start_up #ruissellement #perlimpinpin #manu #en_marche

    La suite de https://seenthis.net/messages/724130


  • Ils lancent « Enlysée, la boutique officielle du ruissellement », une boutique en ligne parodiant celle de l’Élysée, au profit d’associations Emmanuel Magdelaine - 23 Septembre 2018 - France3 Région
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/pas-calais/calais/ils-lancent-enlysee-boutique-ligne-parodiant-celle-elys

    Une quinzaine de personnes (étudiants, graphistes, musiciens, communicants sociaux...) ont décidé de lancer une boutique de vente en ligne d’objets dérivés baptisée « Enlysée ». Une parodie de celle lancée récemment par la Présidence de la République. Au profit d’associations.

    Un t-shirt « Je coûte un pognon de dingue », un sweat « Dernier de cordée », un mug « Je traverse la rue » ou encore un tote bag "Président de la Start-up France... Ce sont quelques-uns des produits que l’on peut désormais trouver dans une boutique en ligne nommée « Enlysée, la boutique officielle du ruissellement ». https://enlysée.fr

    Une boutique en ligne classique (on peut vraiment acheter) mais parodique (tout est à lire au second degré). Elle reprend les codes graphiques de la boutique officielle de l’Elysée lancée il y a quelques jours par la Présidence de la République pour mieux les détourner, les moquer. Le tout à des prix beaucoup plus raisonnables. Ici, pas de montres à 169 euros, de tee-shirt « Poudre de perlimpinpin » à 55 euros, ou de mugs à 24,90 euros. Les prix oscillent plutôt entre 10 et 30€. 

    #pognon_dingue #traverser_la_rue #start_up #ruissellement #perlimpinpin #manu #en_marche


  • Macron : « Nous ne serons pas les bouffons de la Startup Nation ! »
    https://mrmondialisation.org/macron-nous-ne-serons-pas-les-bouffons-de-la-startup-nation
    https://vimeo.com/253027619

    Afin de résister à la « Startup Nation » dont Emmanuel Macron s’est fait le défenseur dans un récent discours, le collectif « Opposition à la Startupisation de l’Economie française » (OSEF) a lancé ce 27 janvier un mouvement pour dénoncer un modèle de « domination, d’exploitation, de logiques sécuritaires » sur fond de libéralisme économique et d’injustices sociales croissantes. Avec une sélection de médias indépendants, Mr Mondialisation est signataire du manifeste publié à cette occasion.

    Partout, dans les discours des dirigeants et des éditocrates, le vocabulaire des startups s’impose. Dans les administrations, dans les services publics, dans les universités, dans les entreprises et jusque dans le monde associatif, l’« open innovation disruptive » et les « méthodes agiles » de la Silicon Valley tiennent lieu de nouveau paradigme gestionnaire. On nous jure que, grâce aux « corporate hackers » et autres transfuges du « digital », il serait désormais possible de « changer le système de l’intérieur », de « libérer les énergies ».

    Derrière cette énième incarnation de vieilles rengaines technocratiques, c’est en fait l’intensification des funestes logiques néo-libérales qui est à l’œuvre. Les promoteurs de la « Startup Nation » entendent légitimer un ordre social injuste, poussant à une précarisation toujours plus grande du travail, à la marchandisation des sciences et des savoirs. Ils ravalent la notion d’intérêt général à la seule efficacité économique, œuvrant à la mise en compétition de tous contre tous pour faire entrer le calcul dans les moindres recoins de nos vies quotidiennes.

    Afin d’attirer les flux financiers internationaux sur le territoire, le projet de « Startup Nation » conforte le rôle des grandes multinationales des technologies au cœur de l’économie, et légitime leurs modèles économiques fondés sur la surveillance. Peu à peu, se construit un horizon ultratechnologique où l’asservissement des femmes et des hommes par le biais des machines – à force d’ubérisation, de robotisation, de gouvernance algorithmique, de contrôle – doit permettre d’endiguer l’effondrement d’un modèle de société à bout de souffle, sur fond de crise environnementale sans précédent.

    Pour parvenir à leurs fins, les « technocrates 3.0 » nous dépossèdent de notre vocabulaire, s’approprient nos aspirations communes et, ce faisant, parviennent à recruter de nouveaux adeptes qui le plus souvent ne pensent pas à mal. Mais nous ne sommes pas dupes : renommer l’infamie pour la déguiser de « cool » ne change en rien sa nature, faite de domination, d’exploitation, de logiques sécuritaires.

    Contre la marchandisation et la technologisation de tout, nous continuerons de faire proliférer les espaces de simplicité, d’autonomie, de don et de partage. Contre l’artificialisation des relations, nous démultiplierons les solidarités sincères. Contre l’anéantissement de la politique, nous userons de nos libertés pour faire foisonner les alternatives. Nous ne serons pas les bouffons de ces « startufferies ».


  • Les salariés de Teleperformance prochaines victimes d’une rupture conventionnelle collective ?
    http://www.revolutionpermanente.fr/Les-salaries-de-Teleperformance-prochaines-victimes-d-une-ruptu

    Décidément, le patronat ne perd pas de temps pour mettre en application les ruptures conventionnelles collectives (RCC). Après PSA ou encore Pimkie, les travailleurs de Teleperformance pourraient être touchés. 240 emplois seraient concernés.

    #RCC

    Et si finalement, ce dispositif, c’était pour éviter aux dirigeants d’avoir leurs chemises déchirées, conséquences de ruptures « non-conventionnelles » ? Il est très fort le nouveau PDG de la #start_up_France


  • Emmanuel Macron rencontre des difficultés à obtenir un visa pour le Burkina Faso

    http://stateafrique.com/emmanuel-macron-rencontre-des-difficultes-a-obtenir-un-visa-pour-le-bu

    Ce serait jouissif si c’était vrai :) Je trouve l’idée vraiment bonne et me fait penser à la scène géniale du film de Jean Rouch qui montre un anthropologue Nigérien étudier les spécimens parisiens sur la place du Trocadéro... #renversement_des_rôles

    Alors qu’il doit se rendre en visite officielle à Ouagadougou le mardi 28 novembre 2017, Emmanuel Macron n’a toujours pas obtenu son visa. Le président français se plaint d’un traitement humiliant de la part des employés de l’ambassade du Burkina Faso à Paris. Il menace de renoncer à ce séjour pourtant capital pour le Burkina Faso.

    “C’est insupportable tous ces va-et-vient au consulat alors que je remplis toutes les conditions”, peste-t-il.

    Le président français évoque le ton condescendant des fonctionnaires consulaires et dit ne pas comprendre pourquoi son visa ne lui est toujours pas délivré alors qu’il a respecté toutes les conditions posées par les autorités consulaires du Burkina Faso.

    Preuve de liens familiaux et économiques qui obligent le postulant à retourner dans son pays après son séjour au Burkina Faso
    Justificatifs d’hébergement
    Lettre de l’employeur précisant les fonctions exercées la date d’embauche et le salaire mensuel
    3 derniers bulletins de salaire
    Relevés bancaires récents indiquant les mouvements sur une période de trois moi
    Assurance rapatriement…

    Le dossier d’Emmanuel Macron semble complet. Et pourtant, les autorités du Burkina Faso en demandent toujours plus. Il dit craindre d’essuyer un refus, ce qui serait catastrophique.

    • Plus sérieux :

      LE PRESIDENT EMMANUEL MACRON se rend en visite officielle au Burkina Faso dans les heures qui viennent.

      Il prononcera demain matin son ’discours sur l’Afrique’ a l’université de Ouagadougou devant un parterre d’étudiant(e)s et d’officiels français et burkinabé.

      Des sources proches de l’Elysee indiquent qu’un des themes majeurs de son discours sera l’education. Comble d’ironie, le gouvernement du Burkina Faso a decide de fermer les écoles pendant 48 heures, histoire de reserver a son illustre visiteur
      une reception digne des légendes « africaines » de l’hospitalité !
      Toujours, vous le voyez bien, ce complexe servile si typique de ceux qui sont supposes être les garants de notre destinée...

      AU LIEU D’AVOIR A REAGIR A SES PROPOS, Felwine et moi avons pris les devants et avons commis une tribune qui sera diffusée dans la soiree sur le site du ’Monde Afrique’.

      CETTE TRIBUNE EST une analyse sans complaisance de la relation entre la France et ses ex-colonies. Elle s’interroge en particulier sur le point de savoir s’il y a quoique ce soit a sauver de ce rapport, et si oui, a quel prix.

      L’espoir est qu’en publiant cette tribune, l’opinion africaine en particulier disposera d’un outil supplémentaire pour un débat sur l’avenir du continent, mais un débat qui déborde le cadre des declarations officielles et met a nu les contradictions que tout discours gouvernemental cherche a masquer.

    • Je reviens sur ce fil de discussion après avoir lu ça dans « Libération » : le Macron aurait provoqué un "incident diplomatique au cours de sa conférence à l’université et les politicards s’en donnent à cœur joie pour jouer les « vierges effarouchées ». Alors que le bonhomme est au mieux de sa forme et qu’il nous fait du « Macron », à savoir qu’il surjoue (tout simplement) son rôle de président directeur général de la #start_up_France avec force mépris et condescendance envers celles et ceux qui n’ont pas eu l’heur d’être comme lui « bien né·es »

      http://www.liberation.fr/desintox/2017/11/29/macron-a-t-il-cause-un-incident-diplomatique-lors-de-sa-visite-a-ouagadou

      Aiguillonné par une salle survoltée, le président français ne s’interdit pas les traits d’humour. Répondant à la salve de questions d’une étudiante, Macron se fend d’abord d’une longue tirade de plusieurs minutes.
      Il conclut en abordant le sujet des coupures d’électricité et de climatisation qui affecte l’université (à partir de 10:44 dans la vidéo) : « Nous allons demain ouvrir une centrale. J’ai dit quel était l’engagement de la France en matière de renouvelable, et l’engagement que nous allons faire en termes d’investissements dans l’entrepreneuriat, dans les entreprises, pour aider justement le Burkina Faso et tous les pays de la région à développer l’énergie et à lutter justement contre les coupures. »
      Et c’est là que débute le passage qui fait l’objet de toutes les exégèses. « Mais vous m’avez parlé comme si j’étais le président du Burkina Faso ! » Face aux rires et aux applaudissements, Emmanuel Macron s’interrompt et tente de reprendre la parole plusieurs fois. « Et quelque part, interrogez-vous […] sur le sous-jacent psychologique qu’il y a derrière votre interpellation et l’enthousiasme que ça a créé, intime le président français. Vous me parlez comme si j’étais toujours une présence coloniale. »

      Et de lancer : « Mais moi je ne veux pas m’occuper de l’électricité dans les universités au Burkina Faso ! [acclamations, longue pause] C’est le travail du président [applaudissements]. » Le président en question, Roch M.C. Kaboré, décide alors de s’éclipser avec quelques membres de son équipe, ce que remarque Emmanuel Macron, qui lui lance, tout sourire : « Du coup, il s’en va… Reste là ! » A ce moment-là, l’image de la caméra de France 24 permet d’apercevoir un président burkinabé qui salue d’un geste de la main l’assistance en quittant la scène.

      Et Macron enchaîne : « Du coup, il est parti réparer la climatisation », avant de conclure sa réponse « plus sérieusement ». Alors qu’un autre étudiant prend la parole, Emmanuel Macron se tourne vers la porte par laquelle Kaboré est sorti, probablement pour s’adresser au staff qui n’a pas quitté la salle avec lui. Il interroge du regard, en montrant la chaise laissée vide par le chef de l’Etat africain. Puis il hoche la tête et se retourne vers l’assistance, manifestement rassuré.

      #qu'est-ce_qu'on_rigole ...

      Plus sérieusement ;-) et heureusement, à ce sujet, loin de la fureur médiatique touitto-compatible, on trouvera ici une analyse d’une autre qualité : https://burkina24.com/2017/11/30/burkina-faso-le-faso-de-2017-comme-la-france-de-macron-en-1791

      Intelligent, aidé par le contexte de protestation, une lointaine préparation organisationnelle et intellectuelle, puis l’immaturité intellectuelle d’étudiants sélectionnés pour l’affronter, Macron a compris, qu’il réussirait s’il engageait un corps à corps avec eux sur leur propre terrain, l’audace sankariste : « oser inventer l’avenir ! ». Ainsi, il les a poussés à l’arrogance à laquelle conduit forcément la mauvaise manipulation de l’audace et du courage de Sankara sans le génie de l’homme ! Ce génie était simplement du côté de Macron.

      Au-delà de cet incident, la fin du discours permet de cerner la subtilité de la démarche de Macron : « une insurrection économique et financière jusqu’aux plus petites artères du circuit économique, précédé de l’appât culturel ». Si chaque jeune africain est touché, dans le capital de son affaire par le virus de l’investissement français et si l’argument de l’appropriation de la langue et le leurre de la mobilité de l’élite fonctionnent, que restera-t-il de l’authenticité africaine ? Rien. Il s’agit-là ni plus ni moins que de la reproduction économique de la stratégie de Monsanto. Condescendance suspecte contre laquelle Sankara nous a toujours mis en garde !

      Macron ne veut simplement pas que cette citoyenneté nouvelle et ce nouvel État africain se construisent sur les ruines de la France. Mieux, il veut en être le maître d’ouvrage, avec son Conseil présidentiel pour l’Afrique (CPA) pour maître d’œuvre. Ainsi entend-il garder, sinon accroître, la marge de sécurité économique nécessaire pour la formulation et la mise en œuvre des réformes incontournables de construction de la France du futur. Mais malheureusement, il ne s’est pas trouvé un seul intellectuel durant tout son parcours pour le contredire. L’avenir se prépare aujourd’hui et Macron veut oser inventer cet avenir africain et mondial pour les Français. Les étudiants n’étaient pas à la hauteur d’un défi où la barre était trop haute pour eux.

      C’est cette vision qu’il a simplement vendue sous une forme enrobée à la jeunesse africaine. Certes, dans le nouvel ordre mondial, tous les pays sont interdépendants et il n’y a aucun avenir pour un pays qui veut établir des relations intéressées à sens unique. Mais, même dans la loi des intérêts partagés, la conquête se fait au plus fort et au plus rusé. Le théâtre du Burkina Faso, pour cette vente aux enchères de la vision macroniste des relations franco-africaines, se justifie par le fait que c’est un théâtre qui donne tout le recul idéologique nécessaire pour l’émergence du nouveau type de citoyen et d’un nouveau type d’État, qui sont en train de s’imposer par cette loi mathématique rappelée par Macron.

      À contrario, dans les autres théâtres, tunisien en particulier qui a connu une révolution similaire, la réflexion n’est pas vraiment neutre à cause de la proximité et de la domination de la pensée islamique. C’est une méfiance qui se justifie certainement et est confortée par la faible emprise de la France sur les pays d’Afrique du Nord, comparativement à ceux du Sud du Sahara.

      Ousmane DJIGUEMDE

      Et du coup, on se dit que les autorités consulaires burkinabées avaient raison d’hésiter à délivrer un visa à Manu l’Macron, représentant d’un pays qui ose encore se prévaloir de l’esprit des « Lumières ».


  • affordance.info : La #politique de la #loterie dans la #Start-up Nation.
    http://affordance.typepad.com//mon_weblog/2017/11/start-up-nation-crowdfunding-politique-.html
    http://www.affordance.info/.a/6a00d8341c622e53ef01b7c935e52c970b-600wi

    La république en marche dans la start-up nation c’est donc cela : des élus qui proposent un loto pour sauver le patrimoine et un crowdfunding pour financer les associations. Non. Mais. Sans. Déconner. Comme le faisait judicieusement remarquer Mandilou sur Twitter :

    « Putain mais vous n’avez pas été élus au comité de fêtes de la commune !!! »

    Rajoutant au passage :

    « Prochaine étape : vendre des gâteaux à la sortie de l’école pour payer les profs ».

    La spectacularisation de l’action politique pour pallier son incurie à assumer les missions régaliennes qui sont pourtant les siennes n’est bien sûr ni récente ni inédite. Le Téléthon et autres Sidaction ont - hélas - montré à quel point le recours à la mise en scène de la maladie et de la souffrance était devenu la condition sine qua non de l’existence d’une recherche publique de pointe sur ces questions.


  • Interruption du séminaire au Collège de France de monsieur start-up nation , le conseiller de la présidence Philippe Aghion - Quelques travailleurs du dimanche et multirécidivistes du refus
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=8788

    D’une pierre trois coups. En dénonçant pour le prime time des « multirécidivistes du refus d’emploi », Macron criminalise tous ceux qui n’acceptent pas de travailler dans n’importe quelles conditions et à n’importe quel tarif. Il prépare une vague de radiations des chômeurs et, en même temps , par ce choix du terme pénal « multirécidiviste », menace toute opposition qui ne serait pas sans conséquences .

    Mardi 31 octobre, des chômeuses, intermittentes et précaires, sont intervenues au séminaire de Philippe Aghion au Collège de France, conseiller « officieux » de la présidence, pour y diffuser le tract qui suit et prendre la parole pour en restituer l’argument : le discours de cet économiste du régime a pour fonction de masquer la terrible violence sociale organisée par les dirigeants économiques en charge de l’entreprise France.

    Une partie d’un public nombreux constitué majoritairement de septuagénaires à l’allure bourgeoise sans doute venus vérifier la qualité de leur placement a tenté de mettre fin à la main à cette intervention rapidement relayés par les vigiles maison. Refusant de participer au pugilat qui s’annonçait et menaçait de tourner au lynchage, les contradicteurs ont alors décidé d’aller prendre l’air.

    Tout ce que nous souhaitons à Macron et à ses semblables est d’avoir à subsister en conduisant un fenwick dans un entrepôt frigorifique en équipe de nuit.

    À quoi peut donc servir un économiste du régime ? (...)

    On peut voir le clip de #Philippe_Aghion à droite de cette page
    http://www.college-de-france.fr/site/philippe-aghion/course-2017-2018.htm

    #toctoc #militants_de_l'économie #start_up_nation #violence_sociale #économiste ##ghion #luttes #chômeurs #précarisation #croissance


  • Emmanuel Macron, président directeur général de la #start_up_France. De la désespérance en milieu salarié.

    Pour Macron, on a raison de ne pas se révolter | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/152183/macron-se-revolter

    Rien n’est plus précis qu’une trivialité, et nul n’est plus vrai que le président Macron, quand il punit de son verbe des ouvriers blousés, qui manifestent contre un sort injuste au lieu de toquer à la porte d’une fonderie corrézienne. Le seul bordel est celui des commentaires, si l’on s’offusque au lieu de comprendre. Emmanuel Macron, cette semaine, a voulu dire quelque chose d’important au salariat : on a raison de ne pas se révolter.

    Ce n’est pas rien, d’admettre cela, quand toute l’histoire du mouvement ouvrier fut un refus et un combat, contre l’absolutisme patronal jadis, les inégalités sociales ensuite, et depuis cinquante ans contre la mort des usines : la fin d’un monde sans douceur, mais structurant. Tout cela s’achève, explique Emmanuel Macron, rudement, pour que l’on comprenne. Les cris sont vains désormais, comme les grèves ou les manifestations ou les pierres qu’on lance au ciel.


  • Après l’abondance - Le blog de Seb Musset : Flexibilité : Quand Macron et Collomb jouent aux Playmobils
    http://sebmusset.blogspot.fr/2017/10/flexibilite-quand-macron-et-collomb.html

    La vraie France de la Win ne se plaint pas. Elle est en marche. Elle fait des séminaires de remotivation le dimanche. Elle prend son petit déjeuner à Lyon vers 7h, déjeune sur le pouce à la cantine de Matignon, avant de faire quelques tournées l’après-midi en Uber (les chaises à porteur du XXIe siècle, la disruption est totale) dans les usines populacières de nos colonies de lointaine province pour sermonner aux feignants, virés au bout de 30 ans de boulot, comment mieux travailler pour moins cher à 5 heures de route de chez eux. Attention, il est important d’être armé pour affronter la bêtise crasse du salarié désemparé, un costume de chez Jonas et Cie fera l’affaire. C’est important pour être respecté, d’autant que c’est filmé. N’allez pas chercher la sophistication, puisque vous êtes chez les pauvres : un simple modèle à un Smic fera l’affaire.

    • Mais l’hyper-mobilité de la modernité en marche n’empêche pas de se détendre un peu. Vers 18h, la France de la Win se réunit à Cannes pour un afterwork constructif avec les derniers soutiens de gauche encore dans la secte. Le sujet : comment mieux récompenser ceux qui ont déjà tout, et leur assurer une meilleure sécurité dans ce monde de flexibilité ? Les tapas seront servis par Bruno Roger Petit.

      Il est déjà 22h. Voilà un lundi bien rempli : 15h de boulot. Mais ça fait déjà trop « droit acquis » de compter ses heures, la France de la Win compte en kilomètres : 1840 kms dans la journée. Petite forme. Il est l’heure de se reposer. La journée de travail de demain risque d’être dérangée par les fonctionnaires. Mardi 10 octobre, les cyniques rétrogrades arpenteront en guenilles les rues de France pour la défense de quelques privilèges du monde ancien (salaire, retraite et autres luxes qui bouffent la marge nette de l’actionnaire). Don’t care. La France de la Win est flexible, elle restera donc inflexible, et poursuivra son brainstorming sur la casse du code du travail par Google Hangout.

      merci @monolecte

    • Le fayot du jour : Collomb disserte sur « le bordel »

      Fayot forever, Gérard Collomb a à nouveau assuré le SAV d’Emmanuel Macron, dimanche au micro de « BFM Politique ». Revenant sur la polémique du « bordel », déclenchée la semaine dernière par le président, il s’est réjoui de ce franc-parler, un « langage cash ». Mais sur le fond du dossier, le ministre estime que les ouvriers creusois pourraient très bien aller travailler en Corrèze, à 180 kilomètres de chez eux, où il y a des emplois non pourvus :
      "Ce n’est pas le problème […] si vous êtes relié par une autoroute ou une voie ferrée qui peut y aller… Je viens de Lyon, je n’ai pas de problème pour venir chez vous."

      http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/le-reveil-politique/20171009.OBS5716/l-interminable-divorce-de-philippot-le-bordel-selon-collomb-le-


  • Exclusif - Le séminaire « team building » des députés macronistes : 250.000 euros aux frais du contribuable
    https://www.marianne.net/politique/exclusif-le-seminaire-team-building-des-deputes-macronistes-250000-euros-a

    Le séminaire des députés LREM, clos ce mardi 19 septembre, a innové en proposant aux élus des jeux de rôle et des mises en situation. Un esprit « start up » particulièrement onéreux pour le groupe et donc le contribuable ...

    • Un mot sur la « classe affaire » de JLM peut-être ? :-)))
      C’est pour le symbole quoi.
      Un gars qui défend la plèbe et qui se comporte comme un aristocrate quoi, c’est pas la preuve que le gars, il est pas sincère ?
      Alors qu’avec LREM, y-a pas d’lézard, y sont de l’aristocratie de notre époque, et ils mentent pas eux. Enfin... Ils mentent pas sur leur camp et sur leurs intentions. Pour le reste... hein... clin d’oeil. « à la Balkany » quoi.

    • « Et si la presse se portait plus mal encore que ce qu’on pouvait l’imaginer »…

      En marge de la manifestation parisienne contre la loi travail XXL, certains « confrères » en quête de confidences accrochent des militants de la FI au sujet du voyage de JLM à la Réunion.
      –Que pensez-vous du fait que JLM voyage en « première » et les autres députés en seconde pour aller à la réunion.
      –Mais ce n’est pas la FI qui a payé des billets différents, ce sont les députés qui ont payés sur leurs propres deniers et certains, plus fatigués et plus sollicités ont besoin de mieux se reposer…
      –non mais pour le symbole qu’en pensez vous ?
      –Mais, je vous ai dit…
      –Mais les symboles c’est important, qu’en pensez-vous ?
      Et la même question posée plus de 12 fois à la même personne. Un véritable acharnement. En attendant, rien sur la situation catastrophique de la Réunion, rien sur la misère qui s’y développe, rien sur les mobilisations en cours, rien sur la politique du gouvernement Macron-Philippe, rien, sinon la recherche de « d’états d’âme » pour créer une affaire là où il n’y en a pas. On savait le « Mélenchon-bashing » d’autant plus en vogue que le mécontentement est grandissant dans le pays. La capacité de ces « confrères » à agir de la sorte qui est très préoccupante. Normalement l’honneur d’un journaliste est son indépendance. Décidément la presse se porte mal, très mal, ou trop bien pour suivre les ordres de l’oligarchie médiatico politico financière…"

      Jacques Cotta

    • Des députés qui se prêtent à un jeu de rôle, un foulard sur la tête, en prononçant des mots-concepts en anglais, cela aurait pu être un sketch des Monty Python. La scène a pourtant bien eu lieu ce lundi 18 septembre, aux Docks d’Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, où les députés macronistes organisaient, jusqu’à ce mardi, un séminaire politique d’un genre nouveau. Le séminaire « teambuilding ».

      Au menu, pas le moindre discours à la tribune, mais une succession d’ateliers inspirés par l’univers des « start-up ». Autour de thèmes tels que « se rencontrer et commencer à construire une aspiration de groupe » ou « Nous et notre écosystème », près de 290 élus du parti d’Emmanuel Macron (sur 313) ont échangé de façon ludique… pour faire avancer leurs idées. « Le double objectif, c’est de préparer la rentrée législative avec des ateliers sur le fond, mais aussi de construire un esprit de groupe, car chaque député ne connaissait pas plus de 15% de ses collègues avant de venir », explique à Marianne le député Frédéric Descrozaille, membre du groupe de travail qui a organisé la réunion. Le député du Rhône Bruno Bonnell, qui a lui aussi été associé à l’opération, revendique l’originalité de la démarche, dans un monde politique souvent conformiste : « Innover, c’est une de nos missions politiques et on n’a pas fini de vous étonner ».

      #start_up_nation

    • Évidemment, tout le monde a voyagé en classe économique. La preuve : aucun journaliste « impertinent » n’aborde le sujet. Eux mêmes n’étaient pas dans l’avion sans doute. Ou bien seulement en classe éco. Ou en bagage accompagné ?

      JO Paris 2024 : l’exorbitant voyage de la délégation française au Pérou

      Hôtel cinq étoiles au cœur de la ville, meilleur restaurant du pays, avion spécial... La délégation française présente à Lima au Pérou pour le grand oral des jeux Olympiques 2024 s’est fait plaisir. Selon Mediapart, le voyage a coûté pas moins de 1,5 million d’euros pour une délégation de quelques centaines de personnes, leur nombre n’ayant pas été communiqué. Selon une source ministérielle citée, entre 250 et 320 personnes étaient présentes. Ce qui fait, selon le calcul de Mediapart, une note à 4.687 euros par tête en prenant la fourchette haute. Ce coût était à la charge du GIP Paris 2024 (Groupement d’intérêt public), financé à 50% par de l’argent public. Le site d’information détaille ce qui a notamment provoqué cette facture.

      Un restaurant parmi les meilleurs du monde ...

      http://tempsreel.nouvelobs.com/sport/20170926.OBS5185/jo-paris-2024-l-exorbitant-voyage-de-la-delegation-francaise-au-perou.html?xtref=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2F#https://www.facebook.com


  • La redoutable stratégie des barbares digitaux : Reflets
    https://reflets.info/la-redoutable-strategie-des-barbares-digitaux

    De la stratégie digitale et des barbares qui vont tout disrupter

    Une bonne policy digitale, enfin une bonne stratégie, parce que bizarrement, là, on garde le terme français, passe par la disruption. Tout le monde le sait et on se demande s’il est nécessaire d’en parler plus avant. Même Macron s’est emparé du concept, puisqu’il est un « candidat disruptif ». Pour épater la galerie des ignares, parlons de disruption. Mais vite fait.

    La disruption, c’est de l’innovation, voyez-vous. Une façon d’innover qui casse tous les codes établis auparavant, qui fait table rase du passé, pour inventer des trucs que personne n’a encore vu ou osé faire. Sarkozy, sans le dire, était un candidat disruptif avec sa « rupture ». Parce que c’est ça la disruption : une rupture. Dans le monde du digital, l’innovation doit être disruptive, sinon ce n’est pas vraiment de l’innovation digitale. D’où le fait que les vrais innovateurs digitaux, en France, se nomment eux-mêmes les « Barbares ». Comme une partie de nos ancêtres venus du froid, qui avaient des casques à pointes et maniaient la hache avec autant de vélocité que les startupers manient le touchpad, les disrupteurs digitaux veulent tout envahir et tout changer. Whaaaa. On en tremble.

    #disruption #start_up #digital (prononcer didjitol)


  • Éric Sadin : « La start-up est le consensus social-libéral de notre époque » | L’Humanité
    http://www.humanite.fr/eric-sadin-la-start-est-le-consensus-social-liberal-de-notre-epoque-629268

    Le philosophe Éric Sadin est depuis une quinzaine d’années l’un des observateurs les plus critiques des conséquences du numérique sur notre société, et de la vision du monde qui en découle. Entretien.

    Pourquoi cette glorification des start-up et des jeunes entrepreneurs  ?

    Éric Sadin Cela vient du mythe du garage. De ces ingénieurs qui s’affranchissaient d’une forme d’autorité et qui s’inscrivaient dans la prise de risque, l’audace et l’aventure technologique. Les deux grandes figures sont Steve Jobs et Steve Wozniak qui, dans les années 1970, ont fondé Apple. Depuis dix ans, ce mythe du garage est devenu celui de la start-up. L’audace entrepreneuriale est désormais accessible au commun des mortels. Cela induit un nouvel horizon du capitalisme qui permet à tout le monde de s’y raccorder. Du start-uppeur qui a une idée, au codeur, au « collaborateur créatif » ou encore à l’autoentrepreneur « indépendant ». Chacun peut devenir milliardaire, comme le promeut Macron. Ce mythe est récupéré et célébré par quasiment tous les bords politiques, car tout le monde peut y piocher des arguments. En cela, la start-up incarne le consensus social-libéral de notre temps. Elle est aussi glorifiée comme célébration de la jeunesse ; la start-up permet d’offrir une cure de jouvence au capitalisme. Mais le développement des start-up ne consiste souvent qu’à trouver des moyens de collecter des données relatives à chaque séquence de notre existence, avec des applications et des capteurs que l’on veut placer partout  : sur les biberons, les balances, les miroirs, les vêtements connectés… Dans le but de monétiser tous les champs de la vie. Et tout cela est considéré par la société comme un modèle bienvenu, qui va nous guérir de tous nos maux, sans en saisir les conséquences. Comment un tel aveuglement est-il possible  ?

    #start_up #capitalisme #monétisation (à tous les étages)

    • Mais le développement des start-up ne consiste souvent qu’à trouver des moyens de collecter des données relatives à chaque séquence de notre existence, avec des applications et des capteurs que l’on veut placer partout  : sur les biberons, les balances, les miroirs, les vêtements connectés…

      La croissance n’existe plus, y a que les bulles qui font illusion.
      Et le big data est la prochaine bulle qui va faire pschittt prochainement.
      Le big data c’est l’illusion de penser qu’en connaissant tous les faits et gestes du consommateur, on va pouvoir vampiriser son pognon en lui vendant tout et n’importe quoi..
      Le big data ne crée pas de valeur, c’est juste une charge économique supplémentaire induit par l’hyper-concurrence, comme la publicité..
      Bref, encore une nouvelle étape dans la fuite en avant qui nous rapproche du mur en nous faisant miroiter la prospérité..

      On va vers une disqualification à terme de l’action humaine

      Ou simplement une dévalorisation du travail.
      Ce qui a désormais de la valeur dans cette énième version du capitalisme, ce n’est pas le fait de produire, mais c’est le fait de programmer le robot qui produira à la place de l’humain.
      C’est qui est valorisé, c’est l’idée qui permettra à son propriétaire d’accéder à une rente.. Les richesses que cette idée va pouvoir générer, elles, semblent accessoires (et on ne parle pas du coût de production.. en terme d’impact social..).
      La start up, c’est juste un conte de fée, le « ça peut arriver à tout le monde », comme le fait de gagner au loto.. Le mythe de Rockefeller en version « équipe », « bande de jeunes », post salariat..
      Une nouvelle étape de la lutte des classes : le capitalisme cherche à se débarrasser du salariat. Mais se montre évasif sur ce qu’il y aura à la place.. alors pour se rassurer on se raconte de belles histoires..

    • "Ou simplement une dévalorisation du travail." : oui, on privilégie le "faire savoir" au "savoir faire".
      Une start up (ou jeune pousse en français, y a des jardinier-ère-s dans le coin, non ?), c’est savoir quelle sonnette tirer pour débusquer un bon gros filon de "fraîche", promettre la lune aux investisseurs et aux actionnaires, faire trimer de jeunes diplômé-e-s à vil prix en leur faisant croire qu’ils-elles vont devenir une élite bien récompensée de ses efforts.

      "La start up, c’est juste un conte de fée, le « ça peut arriver à tout le monde », comme le fait de gagner au loto.. Le mythe de Rockefeller en version « équipe », « bande de jeunes », post salariat.."
      Donc un gros enfumage à base de #storytelling à dormir debout. Hé ! Ho ! les chômeurs, les SDF et traine-la-guêtre de tous horizons, faudrait voir vous sortir le doigt parce que ça viendra pas tout seul. Vous voyez ces braves p’tits jeunes : c’est ça l’exemple à suivre !

      Pour celles et ceux qui jardinent, on sait bien que dans un semis, il y a beaucoup de jeunes pousses qui n’arrivent jamais à maturité, on est même souvent obligé d’éclaircir.


  • Stagiaire pour une startup : six mois de ma vie avec des cons | VICE | France
    http://www.vice.com/fr/read/stagiaire-pour-une-startup-six-mois-de-ma-vie-avec-des-cons

    Depuis la fin des années 1990, startups et jeunes entreprises fleurissent de toutes parts en France sous le regard tendre des puissances publiques. Celles-ci voient en elles une opportunité unique de relancer notre économie prétendument malade. De fait, tout le monde adore les startups : elles sont « innovantes », « jeunes », « modernes » et surtout, elles sont « cool ». Dans l’imaginaire collectif, elles travaillent d’une manière que l’on pourrait qualifier de « désinvolte » – dixit Wikipédia – et « remettent de l’humain » à l’endroit même où les méchantes multinationales broient impitoyablement leurs employés. Évidemment, c’est du pipeau. J’en ai fait la douloureuse expérience en travaillant dans l’une de ces startups.

    #travail #salariat (au rabais) #start_up #subordination