• Rencontre avec le maire de Pontevedra
    http://carfree.fr/index.php/2021/06/25/rencontre-avec-le-maire-de-pontevedra

    Pontevedra, c’est la #ville espagnole où le maire a dompté les voitures : « C’est comme si on les avait dressées… comme les chiens… » C’est une ville révolutionnaire : en quelques années, elle Lire la suite...

    #Marche_à_pied #Vie_sans_voiture #Ville_sans_voitures #espagne #piétons #sans_voiture #stationnement #ville_sans_voiture

  • Dans les #parkings souterrains de #lyon, les vélos prennent la place des voitures
    http://carfree.fr/index.php/2021/06/23/dans-les-parkings-souterrains-de-lyon-les-velos-prennent-la-place-des-voitur

    Au détour d’un reportage de France Info, on prend conscience de la révolution en cours en matière de mobilité dans les villes françaises. À Lyon, le principal gestionnaire de parkings Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Fin_de_l'automobile #Vélo #stationnement #vélo-cargo #Vélogistique #vidéo

  • La piste d’athlétisme sur voitures
    http://carfree.fr/index.php/2021/06/21/la-piste-dathletisme-sur-voitures

    Depuis des années, l’artiste Benedetto Bufalino construit avec succès des installations d’art contemporain à partir de voitures. Par la transformation et la modification, cet artiste lyonnais donne à l’objet quotidien Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Fin_de_l'automobile #Marche_à_pied #art #espace_public #humour #piétons #sport #stationnement

  • Tuto pour automobilistes
    http://carfree.fr/index.php/2021/06/18/tuto-pour-automobilistes

    Beaucoup d’automobilistes ont très souvent du mal à respecter les lignes présentes au sol pour délimiter le #stationnement ou les lignes délimitant des espaces interdits pour les voitures comme les Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Fin_de_l'automobile #Ressources #Tracts #Vélo #humour #pdf #pistes_cyclables #relations_cyclistes-automobilistes #téléchargement

  • Merci de me laisser le passage libre même si je n’ai pas de voiture, j’ai un deux roues, bordel de merde !

    https://dl.dropbox.com/s/u19giont0hisej0/img_20210530_195230.jpg?dl=0
    Je rebondis parce qu’il est question de parking sur seenthis

    J’habite une petite maison de ville dans l’ancien quartier des cheminots. Une petite mancelle (du nom du préfet Mancel) construite fin XIXe débute XXe siècle. Petite maison à 1 étage et jardin derrière tout en longueur. Quelques rares mancelles sont un peu en retrait de la rue, c’est le cas de celle que j’habite, avec un petit bout de jardin devant servant le plus souvent de parking pour une ou deux voitures. Je n’ai pas de voiture, j’ai donc, peu à peu, redonner à cet espace une allure de jardin (il y a en ce moment de magnifiques coquelicots).

    Il n’y a pas de clôture, juste des troènes pour fermer l’ouverture « parking » (deux fois on a roulé sur mes plantations-clôture pour se garer chez moi) et un passage pour sortir à pied ou à vélo.
    Passage que mes voisin·es respectaient. Bon, de temps en temps, on se garait devant, exceptionnellement. Sans me demander si ça gênait, hein. Je ne disais rien, de temps en temps, hein, je comprends. Pis c’est devenu plus une habitude et depuis un an c’est devenu une place de parking...(alors qu’en fait, il est strictement interdit de se garer là). Le truc c’est que ces automobilistes attentionné·es pourraient se garer devant les troènes, même si c’est interdit, je m’en fout, ça ne me gêne pas. Mais non, précisément devant le passage, ce qui m’empêche de sortir à vélo sauf à zigzaguer sur le trottoir. Et je te raconte pas quand je reviens chargée comme une bourrique et qu’une saloperie de bagnole me bouche le passage.

    Il y a un mois, mon sang n’a fait qu’un tour. D’abord une voisine arrive alors que j’étais en train de bricoler devant (laquelle voisine a par ailleurs un garage !) : Salut N, peux-tu reculer ta voiture devant les troènes stp, là tu m’empêche de passer à vélo. - Ah oui, j’avais pas pensé dit-elle avec un grand sourire. Des claques.

    Un peu plus tard je retrouve la bagnole du fiston d’en face. Je lui mets un petit mot tout gentil lui expliquant que, gna gna...

    Le lendemain une bagnole que je ne connait pas. Je commence à sérieusement m’échauffer. Je prends un papier et du gros scotch marron qui colle et placarde sur la belle carrosserie un mot gna gna.

    La voiture dégage dans la soirée et hop, une voisine d’en face s’y colle, AAAAAHHHHH !
    Un mot sur le parbrise + un mot scotché sur la poubelle demandant de me laisser le passage. Une semaine plus tard j’ai peint un message sur la poubelle, des fois qu’on oublie.

    On ne se gare plus dans le passage. Et toujours pas un·e voisin·e de s’excuser de m’avoir emmerdé avec leur caisse de merde. C’est sans doute moi la chieuse.

    • #vélo #voiture #ville #stationnement

      je te comprends tellement, pendant des années dans ma rue les voitures se garaient sur le trottoir + pistes cyclables (à cheval), et cela, y compris devant les portes, dont la mienne. Donc dangereux pour les vélos (obligés de se décaler sur la route) + pour les piétons (gosses obligés d’aller sur la route, poussettes impossibles etc) + impossible de sortir de chez soi. Mais vraiment devant quoi, càd qu’on pouvait tout juste glisser un humain. Genre tu te lèves le matin, tu portes ton vélo de la poste super lourd dans les escaliers (ici l’intérieur est en contrebas de la rue) et… bloqué avec le vélo dans les bras. Je peux te dire qu’après quelques mots j’en ai niqué des carrosseries avec mon vélo…

  • #Marseille privatopia : les #enclaves_résidentielles à Marseille : logiques spatiales, formes et représentations

    Marseille : privatopia ?

    La forte multiplication des « #résidences_fermées_sécurisées » est une tendance observée dans les #villes européennes et françaises, après celles d’Amérique latine, des USA, d’Afrique du sud etc. En #France, elle a surtout été repérée et analysée en contextes péri-urbains (Ile de France, Côte d’Azur, banlieues de Toulouse et Montpellier). Partout où elle se développe, cette tendance est souvent attribuée aux inquiétudes des habitants pour la #sûreté, ou leur #qualité_de_vie, ainsi qu’à des #replis_sociaux, thèmes récurrents dans les médias et discours politiques. Elle est aussi liée au rôle d’une « offre » portée par les majors de l’immobilier. Mais elle est aussi soutenue indirectement, dans le contexte néolibéral, par des pouvoirs publics qui se déchargent ainsi de l’aménagement et de la gestion d’#espaces_de_proximité.

    Nous observons et analysons depuis 2007 cette prolifération des #fermetures à Marseille. Après un premier état des lieux (Dorier et al, 2010), nous avons mené une second #inventaire exhaustif en 2013-2014. Et depuis lors, nous menons une veille ciblée sur certains secteurs. Démarrée au début des années 90, la diffusion des #enclosures atteint des sommets à Marseille où elle n’a quasiment pas été régulée : des #marges et des #enclaves se construisent ainsi dès qu’on s’éloigne du centre historique (Dorier, Dario, 2016). Au point que la #fermeture des #espaces_résidentiels, de leurs #rues et espaces de plein air semble en train de devenir la norme (Dorier, Dario, 2018)

    Depuis 25 ans, Marseille n’a cessé de se cloisonner de plus en plus et ce processus est venu aggraver les #inégalités d’#accès_aux_équipements et aux « #aménités » urbaines. Le #parc bâti du centre ville paupérisé s’est dégradé jusqu’à l’effondrement et au risque de péril imminent de centaines d’immeubles, qui ont du être évacués en urgence depuis novembre 2018, comme on le voit sur la carte de droite (voir aussi page dédiée). Pendant ce temps, les quartiers du sud et de l’est, ainsi que les zones en rénovation, se sont transformées en mosaïques résidentielles clôturées, sous le double effet de la #promotion_immobilière et de ré-aménagements voulus par les associations de #copropriétaires. Ils dessinent des espaces pour classes moyennes à aisées, sous forme de #lotissements et d’#ensembles_immobiliers majoritairement fermés et sécurisés, chacun doté de ses propres espaces « communs » privés : parkings, voirie privée, jardins.

    Cette « #Privatopia » tourne d’abord le dos au centre historique, à ses ilots anciens décrépis où l’action publique s’est illustrée par son inefficience pendant des décennies. La fermeture se diffuse d’abord dans les zones favorisées, puis dans les périphéries ouvertes à l’urbanisation, enfin dans les zones de rénovation urbaine : la création de nouvelles résidences fermées est devenue un moyen pour valoriser des opérations immobilières et y attirer des classes moyennes, face aux copropriétés dégradées et aux ensembles HLM appauvris. Lorqu’un bailleur rénove un ensemble de logements sociaux, celui-ci est également « résidentialisé », même si, avec des années de recul sur cette pratique, on sait désormais que clôturer ne résoud pas les problèmes socio-économiques des quartiers, ni même les problèmes de sécurité. Au contraire, la fragmentation physique pourrait bien alimenter les tendances aux séparatismes sociaux en tous genres.

    D’après nos enquêtes, en dehors des formes d’entresoi spécifique de quartiers particulièrement aisés, comme la colline Périer, et ses « gated communities » surplombant la mer, la fermeture est d’abord fortement associée au « tout voiture » qui caractérise encore Marseille et à la concurrence pour le stationnement résidentiel : les premiers espaces à être clôturés sont les parkings. Elle est également liée à 25 années de désengagement croissant de la municipalité dans la gestion de proximité (propreté, entretien des espaces verts, sécurisation publique des rues) ainsi qu’un encouragement de l’urbanisation privée par des ventes de parcelles publiques ou des zones d’aménagement favorisant la promotion immobilière. La fermeture résidentielle traduit l’affirmation d’une économie résidentielle, le rôle des promoteurs, syndics, copropriétés étant crucial : la « sécurisation » (privée) est supposée faire augmenter la valeur marchande des biens immobiliers… Enfin, la fermeture traduit une accentuation des replis sociaux : à Marseille la clôture « a posteriori » de rues qui étaient auparavant ouvertes au passage représente 55% des cas observés.

    Certains espaces du 8ème, 9ème, 12ème , nord du 13ème arrondissements (Les Olives), caractéristiques de cette urbanisation privée, deviennent un assemblage désordonné de copropriétés et d’enclaves de moins en moins accessibles et traversantes. La fermeture se diffuse par mimétisme, les ensembles résidentiels forment des « agrégats », qui bloquent les circulations : une véritable situation de thrombose dans certains quartiers, anciens comme récents (les Olives, Ste Marthe). Le comble, c’est que dans ces quartiers, les plus favorisés, au cadre de vie « a priori » le plus agréable, les déplacements à pied ou en vélo tiennent désormais de l’exploit. Les détours imposés par les barrières qui enserrent chaque rue ou jardin privé de résidence obligent à prendre la voiture pour accompagner un enfant à l’école du coin, acheter le pain… La ville perd de plus en plus en cohérence, et, avec cette juxtaposition de résidences sécurisées certains quartier ressemblent plus à une mosaïque de co-propriétés qu’à… une ville. Cela a été mis en évidence et modélisé par la toute récente thèse de Julien Dario (2019), réalisée dans le cadre de ce projet.

    A Marseille, depuis 2007, nous avons opté pour une étude empirique, directe, sur le terrain. Nous pu ainsi vérifier l’hypothèse qu’aux initiatives spontanées de fermeture de rues et de lotissements a posteriori, longtemps après leur construction, s’ajoutent des stratégies nouvelles. Elles associent promotion privée et action publique, et sont destinées à faire évoluer le peuplement de quartiers de la ville, à travers la production de logement « de qualité » attirant des classes moyennes et supérieures. Promoteurs et décideurs semblent juger utile de les rassurer à travers la livraison d’ensembles qui sont quasiment tous fermés dès la construction … En 12 ans, de 2008 à 2020 une série d’études, de masters et thèses ont permis de décrire et quantifier ce processus, d’observer la progression d’une fragmentation urbaine qui s’accroît aux échelles fines et d’évaluer ses impacts.

    Nos études se sont focalisées sur les fermetures massives des aires privilégiées (Colline Périer, Littoral Sud, Nord-Est avec la technopole de Chateau Gombert), et la transformation résidentielle de certains territoires périphériques en zones d’investissements immobiliers rentables, attirant des classes moyennes et supérieures (Littoral Nord, Sainte Marthe, grand centre ville/Euromed, franges du parc National des Calanques comme la ZAC de la Jarre). les résidences fermées deviennent ainsi un outil de plus value foncière… et de recompositions urbaines, valorisant toutes les zones ayant un attrait environnemental, tout en en restreignant l’accès.

    La diffusion d’un modèle

    Notre méthodologie a permis de prendre la mesure du phénomène à l’échelle d’une ville entière, et sur la durée, ce qui n’a pas été réalisé ailleurs en France. A deux reprises (2008-2009 et 2013-2014), la commune entière a été arpentée, chaque ensemble résidentiel fermé a été géolocalisé dans un SIG, inventorié, décrit, photographié, afin d’établir un corpus exhaustif : 1001 résidences ou lotissements étaient enclos en 2009, plus de 1550 en 2014. L’ensemble des clôtures ont été datées à partir d’enquête directe ou par photo-interprétation. Cette démarche est relatée dans deux rapports de recherche (Dorier et al., 2010 et 2014), 13 masters et une thèse (Dario, 2019).

    Le recours au SIG (Système d’information géographique) a permis de tracer leur histoire, en croisant les localisations avec des images aériennes anciennes, le cadastre, la chronologie des programmes immobiliers. En 2011 et 2012, la première étude du LPED est actualisée à travers plusieurs mémoires d’étudiants sous la direction d’E.Dorier et S.Bridier. Ceux-ci observent une accélération des dynamiques d’enclosures dans les quartiers sud (Dario J. 2010, Toth P.2012), leur multiplication et leur diffusion dans les quartiers nord (Balasc et Dolo 2011, Dolo 2012, Robillard 2012). La propagation se fait beaucoup par mimétisme : plus de la moitié des ensembles fermés sont collés les uns aux autres, par grappes, transformant la physionomie et les usages possibles de l’espace urbain et développant des « marges » urbaines cloisonnées. On peut le vérifier, à travers l’exemple d’une marge Nord-Est de Marseille, sur les franges ville-espaces péri-urbains Les Olives : une juxtaposition désordonnée de lotissements fermés.

    Nous avons aussi beaucoup observé, recueilli de nombreux témoignages auprès de résidents, de riverains, de syndics, d’agences, de techniciens de l’urbanisme… Nous avons séjourné dans plusieurs de ces résidences. Nous poursuivons la veille sur certains contextes sensibles à haut potentiel spéculatif immobilier, comme la frange du massif des calanques ou sainte Marthe, ou encore des espaces où les fermetures sont conflictuelles. Par des analyses d’archives, des enquêtes fines sur des contextes urbains, des entretiens avec acteurs et habitants, des analyses de périmètres de la politique de la ville, le suivi de conflits de voisinages nous avons ensuite analysé les facteurs historiques et les impacts associés à cette dynamique d’enclosures, les inégalités sociales, les impacts sur la circulation, les inégalités environnementale (D.Rouquier 2013, J.Dario, 2019 et la thèse en cours de P. Toth, consacrée aux 8ème et 9ème arrondissements).

    Au final, on met à jour une dynamique de transition libérale, individualiste et sécuritaire, associée au règne de la voiture dans la ville (beaucoup de clôtures ont au départ pour justification le seul parking), qui freine d’autres évolutions souhaitables (transition écologique, inclusion sociale). Si le phénomène se banalise, on constate aussi une complexité territoriale du processus et son épaisseur historique. Dans des contextes de fortes recompositions urbaines (spatiales, foncières, sociales, démographiques), et dans les périmètres de nouvellement urbain, la fermeture d’espaces résidentiels est utilisée comme outil de diversification de l’habitat et de mixité sociale. Le processus n’a pas partout les mêmes motifs ni les mêmes impacts socio-environnementaux. D’où l’intérêt d’approches qualitatives par observations sensibles, entretiens avec des acteurs et habitants, dépouillements d’archives historiques (histoires de rues).

    Les quartiers sud

    En observant le facteur de proximité dans la diffusion, ainsi que le potentiel de valorisation immobilière des terrains vacants ou susceptibles de l’être, plusieurs scénarios de prospective ont été mis au point par Julien Dario pour anticiper l’évolution des espaces susceptibles d’être fermés, transmis à la Ville dans le cadre d’un contrat, comme aide à la décision (Dario 2011, 2014 et 2019). Dans les quartiers sud, on est frappé par la perspective de 53% de taux d’évolution spontané probable de la fermeture dans les 8ème et 9ème arrondissements, si aucune intervention publique ne vient réguler la tendance. Les surfaces touchées par les enclosures (résidences et périmètres d’entreprises) déjà localement très importantes pourraient y atteindre le tiers de la surface totale urbanisée. Des études de cas à échelle fine ont permis d’anticiper plusieurs conflits liés à ces processus (progressifs ou brutaux) en lien avec des dynamiques sociale locales.

    Les cas des lotissements « Coin Joli » et « Barry » (analysés ici par J.Dario entre 2011 et 2019) montrent comment certains dispositifs informels préfigurant l’enclosure sont mis en place progressivement, informellement, parfois subrepticement : enrochements, systèmes physiques fixes contraignants (plots métalliques) permettant encore le passage prudent de deux roues et piétons ; panneaux de sens interdit « privés » et informels apposés à l’extrémité de certaines rues. On passe d’une délimitation par panneautage à une fermeture symbolique et partielle, avant d’évoluer vers l’enclosure, qui peut être conflictuelle en privant de passage les riverains, en réduisant les perméabilités urbaines.

    Les quartiers nord : diffusion des ensembles résidentiels fermés dans les contextes de rénovation urbaine

    Un fait remarquable est la diffusion des enclaves résidentielles fermées au cœur et en bordure des zones urbaines sensibles (ZUS) telles qu’elles ont été définies par l’Agence Nationale de la Rénovation Urbaine (ANRU). Bénéficiant de la TVA réduite, les promoteurs sont incités à y produire une nouvelle offre de logement privée, afin de permettre une diversification et l’installation de classes moyennes. Mais les enclosures, supposées rassurer les candidats à l’accession à la propriété, et maintenir un niveau de prix élevé ne favorisent pas les relations sociales … et nos études montrent qu’en fait de « mixité », apparaissent de nouvelles formes de fragmentations et même de tensions résidentielles (Dorier et al, 2010, 2012), qui s’accompagnent, par ailleurs de formes d’évitement fonctionnel (Audren, 2015, Audren Baby-Collin, Dorier 2016 , Audren, Dorier, Rouquier, 2019). Le secteur du Plan d’Aou dans le 15ème arrondissement de Marseille, où la restructuration résidentielle est achevée a été analysé à l’aide d’étudiants (Balasc et Dolo 2011). Dans ce secteur cohabitent des zones de logements HLM en fin de réhabilitation, des lotissements anciens qui se sont fermés ou sont en cours de fermeture, des projets immobiliers récents, conçus sécurisés. La juxtaposition de ces différents types d’habitats aux profils sociaux différenciés engendre plus une fragmentation qu’une mixité Fonctionnelle, malgré la proximité. Les interrelations sont faibles entre les ensembles et les espaces. (Dorier, Berry-Chikahoui et Bridier, 2012)

    une crise des urbanités

    Tandis que cette transformation des espaces de copropriétés et rues privées de Marseille se poursuit, des pans entiers de vieux quartiers populaires se délabrent. En 2019, notre cartographie de ces ensembles résidentiels privés fermés ainsi que des HLM « résidentialisés » et enclos (dans les projets de rénovation urbaine) tranche avec la géographie des constructions déclarées en péril et brutalement évacuées de leurs habitants, suite à l’effondrement de deux immeubles vétustes du quartier Noailles, près du Vieux port de Marseille. Notre carte révèle des politiques de l’habitat à plusieurs vitesses, où des décennies de laisser-faire public face à la ville privée s’expriment d’un côté par la dégradation du bâti, et de l’autre par la multiplication de formes de repli et d’entre soi urbain ayant des impacts sur les circulations et sur l’accès aux équipements. A ce stade, des rééquilibrages publics sont indispensables. Quelques initiatives publiques pour maintenir des traverses piétonnières ont été lancées dans certains quartiers très touchés, elles sont compliques par les évolutions législatives (qui facilitent la clôture des espaces privés) ainsi que par la dévolution de la compétence en matière de voirie à la Métropole. Rétablir des accès et servitudes de passage pour les piétons est compliqué dans les espaces privés : il faut passer par une DUP, puis par l’achat d’une bande de terrain par la collectivité pour tracer un cheminement piétonnier. Des interventions seraient possibles dans certains cas où les clôtures ont été posées sur des rues non privées, ou hors de la légalité. Mais la collectovité ne s’auto-saisit pas des cas d’infraction. Les actions au cas par cas risquent de ne pas suffire à endiguer cette véritable crise d’urbanité.

    (observations menées conjointement à nos études sur le mal logement et des évacuations à Marseille).

    le projet ci-dessous a fait l’objet d’une exposition art-science, présentée à l’Espace Pouillon, campus centre Saint Charles de l’Université Marseille Privatopia 8-24 octobre 2020.

    Depuis 2014, une collaboration avec l’artiste peintre Anke Doberauer (photos et tableaux) a été rendue possible grâce à une résidence commune à la Fondation Camargo (2014). La jeune cinéaste Marie Noëlle Battaglia a également réalisé en 2020 un documentaire « En remontant les murs » inspiré par nos recherches, et en lien avec l’équipe (avant première le 18 octobre 2020, dans le cadre du festival Image de ville). Ces collaborations ont déjà donné lieu à des présentations croisées, comme celle du 3 avril 2019 organisée par le Goethe Institut à la Friche de la belle de mai, et pourraient déboucher sur une exposition et un ouvrage commun.

    Rapports de recherche-action :

    Dorier E. Dario J. Rouquier D. Bridier S. , (2014), Bilan scientifique de l’étude « Marseille, ville passante », Contrat de collaboration de recherche : « Développement urbain durable à Marseille » n°12/00718, 13 cartes, 18 croquis, 24 tableaux. juin 2014, 90 p.

    Dorier E. (dir), BERRY-CHIKHAOUI I., BRIDIER S., BABY-COLLIN V., AUDREN G., GARNIAUX J. (2010), La diffusion des ensembles résidentiels fermés à Marseille. Les urbanités d’une ville fragmentée, rapport de recherche au PUCA, Contrat de recherche D 0721 ( E.J. 07 00 905), 202 p, 35 cartes et croquis, 30 graphiques, 68 illustrations photographiques.

    Ces rapports ont donné lieu à de nombreuses restitutions publiques auprès des services de l’Urbanisme de la Ville, la Communauté urbaine, l’Agence d’Urbanisme (Agam), le département.

    Articles scientifiques :

    Dorier E. Dario J., 2018, « Gated communities in Marseille, urban fragmentation becoming the norm ? », L’Espace géographique, 2018/4 (Volume 47), p. 323-345. URL : https://www.cairn.info/journal-espace-geographique-2018-4-page-323.htm (traduction texte intégral ) texte intégral (ENG.) DORIER DARIO Espace geo anglais EG_474_0323

    Dorier E. Dario J., 2018, « Les espaces résidentiels fermés à Marseille, la fragmentation urbaine devient-elle une norme ? » l’Espace géographique, 2018-4 pp. 323-345.

    Dorier E., Dario J., 2016, « Des marges choisies et construites : les résidences fermées », in Grésillon E., Alexandre B., Sajaloli B. (cord.), 2016. La France des marges, Armand Colin, Paris, p. 213-224.

    Audren, G., Baby-Collin V. et Dorier, É. (2016) « Quelles mixités dans une ville fragmentée ? Dynamiques locales de l’espace scolaire marseillais. » in Lien social et politiques, n°77, Transformation sociale des quartiers urbains : mixité et nouveaux voisinages, p. 38-61 http://www.erudit.org/revue/lsp/2016/v/n77/1037901ar.pdf

    Audren, G., Dorier, É. et Rouquier, D., 2015, « Géographie de la fragmentation urbaine et territoire scolaire : effets des contextes locaux sur les pratiques scolaires à Marseille », Actes de colloque. Rennes, ESO, CREAD, Université de Rennes 2. Actes en ligne.

    Dorier E, Berry-Chickhaoui I, Bridier S ., 2012, Fermeture résidentielle et politiques urbaines, le cas marseillais. In Articulo– – Journal of Urban Research, n°8 (juillet 2012).

    Thèses

    Audren Gwenaelle (2015), Géographie de la fragmentation urbaine et territoires scolaires à Marseille, Université d’Aix Marseille, LPED. Sous la dir. d’Elisabeth Dorier et de V.Baby-Collin

    Dario Julien (2019) Géographie d’une ville fragmentée : morphogenèse, gouvernance des voies et impacts de la fermeture résidentielle à Marseille, Sous la dir. d’Elisabeth Dorier et de Sébastien Bridier. Telecharger ici la version complète. Cette thèse est lauréate du Grand prix de thèse sur la Ville 2020 PUCA/ APERAU/ Institut CDC pour la Recherche, Caisse des Dépôts

    Toth Palma (soutenance prévue 2021), Fragmentations versus urbanité(s) : vivre dans l’archipel des quartiers sud de Marseille Université d’Aix Marseille, LPED , Sous la direction de Elisabeth Dorier

    Posters scientifiques :

    Dario J. Rouquier D. et Dorier E., 2014, Les Ensembles résidentiels fermés à Marseille, in SIG 2014, Conférence francophone ESRI, 1-2 octobre 2014 – http://www.esrifrance.fr/iso_album/15_marseille.pdf

    Dario J. Rouquier D. et Dorier E, 2014, Marseille, fragmentation spatiale, fermeture résidentielle, LPED – Aix-Marseille Université, poster scientifique, Festival international de géographie de Saint Dié, oct 2014. https://www.reseau-canope.fr/fig-st-die/fileadmin/contenus/2014/conference_Elisabeth_Dorier_poster_LPED_1_Marseille.pdf

    Dario J. Rouquier D. et Dorier E., 2014, Marseille, Voies fermées, Ville passante, LPED – Aix-Marseille Université, poster. http://www.reseau-canope.fr/fig-st-die/fileadmin/contenus/2014/conference_Elisabeth_Dorier_poster_LPED_2_Marseille.pdf

    Contributions presse et médias

    Dorier E. Dario J. Audren G. aout 2017, collaboration avec le journal MARSACTU. 5 contributions à la série « Petites histoires de résidences fermées », collaboration journal MARSACTU / LPED, aout 2017. https://marsactu.fr/dossier/serie-petites-histoires-de-residences-fermees

    Dorier E. et Dario J. 23 aout 2017, interview par B.Gilles, [Petites histoires de résidences fermées] Les beaux quartiers fermés de la colline Périer, interview pr B.Gilles, MARSACTU, https://marsactu.fr/residences-fermees-dorier

    Dorier E. Dario J. 30 janv. 2017, interview par L.Castelly, MARSACTU : https://marsactu.fr/discussion-ouverte-residences-fermees

    Dorier E. , et Dario.J. 20 mars 2014, interview in MARSACTU , société : 29% de logements sont situes en residences fermees à Marseille

    Dorier E. Dario J., 4 oct 2013, « Hautes clôtures à Marseille », in Libération, le libé des géographes. (1 p, 1 carte) http://www.liberation.fr/societe/2013/10/03/hautes-clotures-a-marseille_936834
    Dorier E. , 7 avril 2013, « Le phénomène des résidences fermées est plus important à Marseille qu’ailleurs », Marsactu, talk quartiers, archi et urbanisme, http://www.marsactu.fr/archi-et-urbanisme/le-phenomene-des-residences-fermees-est-plus-important-a-marseille-quailleu

    Dorier E. Dario J., 10 fev 2013, « Fermetures éclair » in revue Esprit de Babel, Fermetures éclair

    télévision

    M6, Résidences fermées à Marseille – étude du LPED. Journal national, octobre 2013 : https://www.youtube.com/watch?v=hDM

    FR3, 19/20, Résidences fermées à Marseille – étude du LPED, 24 mai 2013, https://www.youtube.com/watch?v=o-O

    FR 5 (minutes 38 à 50) : « En toute sécurité », documentaire de B.Evenou, http://www.france5.fr/emission/en-t

    podcast radio

    Collaboration entre chercheurs et cinéaste, janvier 2021 : https://ecoleanthropocene.universite-lyon.fr/documenter-la-geographie-sociale-grand-entretien-a

    Collaboration entre chercheurs et artiste peintre, octobre 2020 : Sonographies marseillaises – Radio Grenouille et Manifesta 13 « Ce monde qui nous inspire #4 Marseille ville privée ? »

    https://urbanicites.hypotheses.org/688

    #sécurisation #privatisation #espace_public #classes_sociales #urban_matter #géographie_urbaine #TRUST #master_TRUST #immobilier #foncier #rénovation_urbaine #urbanisme #fragmentation_physique #inégalités #tout_voiture #voiture #automobile #stationnement_résidentiel #parkings #proximité #promotion_immobilière #urbanisation_privée #détours #barrières #mosaïque #
    #cartographie #visualisation

  • #grenoble : des Minibox pour garer son #Vélo en toute sécurité en bas de chez soi
    http://carfree.fr/index.php/2021/04/20/grenoble-des-minibox-pour-garer-son-velo-en-toute-securite-en-bas-de-chez-so

    La Métropole de Grenoble et Métrovélo proposent depuis 2018 une nouvelle solution de #stationnement pour les vélos : les Minibox. Ces installations inédites en France prennent la forme de petites boites Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #innovations

  • De la bande adhésive sur les voitures qui dépassent la ligne
    http://carfree.fr/index.php/2021/03/29/de-la-bande-adhesive-sur-les-voitures-qui-depassent-la-ligne

    Est-ce la naissance d’un nouveau mouvement citoyen destiné à freiner l’arrogance et l’omnipotence de l’automobile dans l’espace public ? Certains proposent sur Twitter d’apposer de la bande adhésive sur les voitures Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Marche_à_pied #Vélo #actions #espace_partagé #espace_public #marche #pistes_cyclables #stationnement #trottoir

  • Que feriez-vous de 10m² en bas de chez vous ?
    http://carfree.fr/index.php/2021/03/18/que-feriez-vous-de-10m2-en-bas-de-chez-vous

    Et si nous pouvions enfin lâcher la main de nos enfants dans les rues parisiennes ? Ne plus longer des #parkings à ciel ouvert au cœur de nos quartiers lorsque nous Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Fin_de_l'automobile #Marche_à_pied #Vélo #parcs #paris #piétons #stationnement #ville

  • En voiture !
    http://carfree.fr/index.php/2019/05/10/en-voiture

    Et voilà, vous avez gagné à la grande tombola de l’été, bravo ! Par contre, vous êtes passé à côté de la croisière sur la Méditerranée et des trottinettes électriques, en Lire la suite...

    #Destruction_de_la_planète #Etalement_urbain #Fin_des_autoroutes #Fin_du_pétrole #Insécurité_routière #humour #radars #sécurité_routière #stationnement #transports_en_commun #vitesse

  • Rencontres nationales du transport public : dernière ligne droite pour la réforme du #stationnement
    http://www.caissedesdepotsdesterritoires.fr/cs/ContentServer?pagename=Territoires/Articles/Articles&cid=1250279869582
    http://www.caissedesdepotsdesterritoires.fr/cs/BlobServer?blobkey=id&blobnocache=false&blobwhere=1250
    Les mots sont importants, parce que ce qu’il se prépare actuellement existe déjà en Espagne : il s’agit en réalité de la #privatisation du stationnement sur l’espace public. Là où agissaient des agents publics assermentés (que l’on va mettre au chômage, en retraite, couler dans l’acide), il y aura maintenant des entreprises privées dont l’objectif est… de faire du profit.
    Nous avons été victimes de cette privatisation de la #répression routière à Pampelune, en Espagne. Des indications très discrètes sur le système de zonage et des patrouilles payées au rendement : en gros, le stationnement ressemble plutôt à un piège. Ici, il s’agissait de zones de couleur, dont le code n’était pas explicité sur place, où il n’y avait aucune indication sur place, dont les quelques panneaux explicatifs, sont éparpillés en périphérie de la ville. Là, nous étions dans la zone interdite aux non-Espagnols. Sans aucune mention sur place. Original, non ?
    À la clé, une amende non négociable de 120€, à aller chercher à l’autre bout de la ville avec la voiture qui est mise en fourrière plus rapidement qu’il ne faut de temps pour fumer une clope, sans indication non plus. Ceux qui ne trouvent pas et mettent du temps à retrouver leur voiture, paieront en plus des frais de gardiennage.

    L’objectif officiel, c’est de virer les voitures ventouses, c’est à dire les voitures de ceux qui cherchent à les utiliser le moins possible et à favoriser les rotations. Donc à faire tourner des voitures pour rien. Le prétexte est le commerce. Mais à Bordeaux, par exemple, le principe de rotation a été appliqué dans les quartiers résidentiels sans commerces, là où les gens vivent. Donc, si tu es trop pauvre pour avoir un garage privé, tu dois bouger ta voiture tout le temps… Écolo, non ?

    « la dépénalisation du stationnement payant va permettre de mieux lutter contre le phénomène des voitures #ventouses et d’améliorer la rotation des véhicules sur les places de stationnement par une meilleure adaptation des tarifs à la quantité de places disponibles ».
    Mais prudence, prévient Jean-Jacques Bernard, « cette réforme n’apporte pas de recette miracle et rien ne se fera si on délaisse le volet du contrôle ». A Paris, ces #contrôles devraient considérablement se renforcer. Le contrôle d’environ 145.000 places de stationnement y a été réparti à deux #opérateurs en trois lots géographiques, dans le cadre d’un marché public de six ans. Chez Transdev, l’opérateur qui contrôlera, via une filiale, le stationnement dans les 8e, 9e, 10e, 17e, 18e et 19e arrondissements, Richard Dujardin, directeur général France du transporteur, confirme que l’effet de dissuasion sera bien plus accentué qu’il ne l’est aujourd’hui, avec en moyenne plus d’un contrôle par jour et par place".

  • Vers un Grand Paris Express du vélo ? - Métropolitiques
    http://www.metropolitiques.eu/Vers-un-Grand-Paris-Express-du.html

    très bon article

    L’extension du système Vélib’ n’est pas le seul projet susceptible de favoriser l’usage de la bicyclette dans la métropole parisienne. Pour de nombreux experts et chercheurs, le développement du vélo passe aujourd’hui par un investissement en faveur de ce mode de transport dans les espaces urbains périphériques, en banlieue et dans le périurbain (CERTU 2013 ; Huré et Gardon 2014 ; Héran 2014). La constitution d’un Grand Paris Express du #vélo passe notamment par une forte promotion de l’intermodalité, qui peut s’appuyer sur de nombreux outils à la disposition des collectivités : aménagement de réseaux express vélo (REV), c’est-à-dire de voies rapides sécurisées pour le vélo entre polarités périphériques ; création de voies de rabattement vers les gares et les pôles multimodaux ; sécurisation du stationnement vélo près des gares ; autorisation de transporter les vélos dans les transports collectifs, sur le modèle allemand, etc. Favoriser les déplacements en vélo, c’est aussi lutter contre les coupures et discontinuités dans le tissu urbain (grands carrefours, infrastructures routières et ferroviaires, etc.), principaux obstacles à la pratique du vélo dans les périphéries urbaines (Héran 2011).

    J’ajoute qu’il faut aussi repenser la question du #stationnement des vélos, qui est aujourd’hui problématique : cf.http://seenthis.net/messages/334752
    #Paris

  • De l’interdiction de stationner son vélo sur les trottoirs

    Il y a quelques jours, alors que j’accrochais mon vélo sur une barrière, sur un trottoir parisien, un passant m’a interpellé pour me dire que c’était interdit et que la fourrière allait d’ailleurs bientôt l’enlever. Il est ensuite monté dans sa voiture, qui stationnait en double file...
    Pour en avoir le coeur net, j’ai posé la question au service Message des Parisiens (http://www.paris.fr/contacts/formulaires-de-contacts/message-pour-l-equipe-de-paris-fr/p10187)
    Voici leur réponse, qui me semble d’intérêt (et de consternation) pour tous les vélocipédistes... légalement, on fait comment, sachant qu’il est rare d’avoir assez d’arceaux et de places aménagés là où on se rend ?

    Bonjour,
    Vous nous interrogez sur l’interdiction de stationner votre vélo sur le trottoir aux abords de l’Institut de France à Paris 6ème.

    Nous vous rappelons que l’article R417-10 paragraphe II.1 du Code de la route dispose qu’« est considéré comme gênant la circulation publique l’arrêt ou le stationnement d’un véhicule (…) sur les trottoirs, les passages ou accotements réservés à la circulation des piétons ».

    Nous vous précisons également que le vélo est bien considéré comme un véhicule par le Code de la route, dans son article R311-1 paragraphe 6.10 : « Cycle : véhicule ayant au moins deux roues et propulsé exclusivement par l’énergie musculaire des personnes se trouvant sur ce véhicule, notamment à l’aide de pédales ou de manivelles ».

    Il est par conséquent effectivement interdit de stationner son vélo hors des zones prévues à cet effet, y compris sur le parvis de l’Institut de France.

    En espérant avoir répondu à votre attente,

    Cordialement,

    L’Equipe Messages des Parisiens.

    #vélo #stationnement

  • P-V : petit manuel pour les faire sauter | Auto-Addict
    http://www.lepoint.fr/auto-addict/actualites/p-v-petit-manuel-pour-les-faire-sauter-28-02-2014-1796485_683.php

    La procédure, rien ne vaut mieux que la procédure. L’Automobile Club des Avocats (ACDA, www.autoclubavocat.fr) vient, en analysant de près les textes régissant le système des P-V municipaux, de trouver une faille de taille. Une faille à laquelle personne n’avait pensé et établissant l’illégalité - rien de moins - des conditions de fixation des tarifs de stationnement. En argumentant sur ce point précis, il vient même d’obtenir une nouvelle fois l’annulation en justice de P-V de stationnement.

    « Le 14 février 2014, le tribunal de proximité de Versailles a annulé plusieurs P-V de stationnement en jugeant qu’un maire ne pouvait bénéficier d’une délégation générale et absolue du conseil municipal pour fixer lui-même les tarifs de stationnement » rapporte l’ACDA.
    Fixation des P-V par le conseil

    Me Matthieu Lesage et Me Rémy Josseaume, en charge de ce dossier, rappellent qu’en principe seul le conseil municipal peut fixer les tarifs de stationnement sur la voie publique et non le maire seul. Toutefois, si le conseil municipal peut déléguer une partie de ses prérogatives au maire, la délégation de compétence ne peut être générale et absolue.

    Cette décision du tribunal de Versailles pourrait faire jurisprudence si, dans toutes les communes de France, les contrevenants engageaient des recours similaires, se fondant sur le même raisonnement. Il leur faut au préalable, eux-mêmes ou leurs avocats, vérifier que c’est bien le conseil municipal qui a fixé le tarif des P-V municipaux et non le maire seul. Dans ce dernier cas, la validité des P-V de stationnement pourrait, sur le même fondement, tomber.
    Bombe à retardement

    On imagine quelle bombe à retardement cela représenterait et quel engorgement des tribunaux il en résulterait au moment précis où les pouvoirs publics s’efforcent d’automatiser au maximum le recouvrement des amendes. On sait que la dépénalisation du stationnement a été votée par les parlementaires et bannira ainsi tout recours devant le juge pénal, ce qui reste aujourd’hui encore une décision effarante au regard du droit à la défense de chaque citoyen. Personne n’a pu s’opposer à ce vote des députés qui va entériner une décision que les Français vont découvrir à leurs dépens.

    L’Automobile Club des Avocats (ACDA) s’est cependant signalé à plusieurs reprises dans la défense des usagers, tout simplement en demandant l’application de la loi après une lecture attentive des textes réglementaires. Ainsi, après avoir obtenu l’illégalité des P-V de stationnement pour non affichage du ticket horodateur (en 2008) et pour défaut de motivation des arrêtés municipaux (2010), ils révèlent une nouvelle faille dans la fixation des tarifs de stationnement dont les automobilistes supportent les injustes conséquences.

    #PV
    #automatisation-des-PV
    #faille
    #stationnement

  • Le Sénat vote le stationnement gratuit pour les handicapés - France Info
    http://www.franceinfo.fr/politique/le-senat-vote-le-stationnement-gratuit-pour-les-handicapes-1246599-2013-1
    http://www.franceinfo.fr/sites/default/files/imagecache/462_ressource/2013/12/12/1246577/images/ressource/Fotolia_35290303_Subscription_XL.jpg

    Soutenu par le gouvernement, le texte a été voté à l’unanimité au Sénat - l’UMP s’est abstenue. Il doit maintenant passer devant l’Assemblée nationale.

    « Pour que tout citoyen, quel qu’il soit, handicapé ou non, puisse se déplacer et se garer en toute autonomie », selon l’auteur de la proposition de loi, le socialiste Didier Guillaume... Le Sénat a voté son texte à l’unanimité ce jeudi : le stationnement gratuit et illimité pour les handicapés.

    L’UMP s’est tout de même abstenue. Au nom de cet argument, développé par Catherine Deroche : « Pourquoi imposer la gratuité dans des parkings urbains ? Le coût serait inévitabelement répercuté sur les autres usagers ».

    Qu’ont décidé, précisément, les sénateurs ? Dans un premier temps, les titulaires de la carte européenne de stationnement bénéficieront donc d’un accès gratuit et sans limitation de durée, uniquement pour les places qui leur sont réservées. Ce qui n’existe, pour l’heure, que dans quelques villes (Saint-Brieuc, Lille, Paris, Toulouse ou Bordeaux).
    Mais la commission des Affaires sociales a étendu ce principe à toutes les places, réservées ou non.

    #Politique
    #Société
    #handicap
    #handicapés
    #stationnement

  • Votre #parking est-il plus grand que votre #chambre à coucher ? - Terra eco
    http://www.terraeco.net/Votre-parking-est-il-plus-grand,50804.html
    Je me suis souvent posée la question

    Comparer l’espace dédié au #stationnement des voitures et celui laissé aux êtres humains. L’idée vient de Seth Goodman, un jeune architecte américain, animateur du blog Graphing parking qui dénonce la politique de stationnement dans son pays.

    Le résultat de ses recherches est impressionnant. Dans la plupart des villes américaines, la loi impose de construire – en moyenne – 1,5 place de stationnement pour tout nouveau logement comptant deux chambres. Or, l’espace occupé par ces emplacements – et par les voies permettant d’y accéder – équivaut à 45 m2. C’est plus de la moitié d’un appartement classique aux Etats-Unis et bien plus que la taille d’une chambre à coucher, calcule l’architecte (voir son infographie ici). En clair, les voitures ont plus de place pour dormir que les humains. Seth Goodman a depuis été imité par un architecte s’intéressant à des villes plus petites de l’Ouest américain et par un blogueur canadien. Leurs conclusions sont les mêmes : ces normes ne correspondent pas aux besoins et aboutissent parfois à des situations absurdes.

    Comme on le voit ci-dessus, les exigences sont très variables. On estime toutefois que la règle la plus répandue en France est de prévoir une place de parking pour chaque appartement de moins de trois pièces et deux emplacements pour les superficies supérieures. C’est moins donc qu’en Amérique du Nord. Il n’empêche, la construction d’un logement de deux ou trois pièces avec une seule chambre nécessite, dans la plupart des villes, la construction de 25 m2 de parking, soit plus que la plupart des chambres. Et les règles en vigueur empêchent déjà des projets immobiliers intelligents de voir le jour.

    #voiture #béton #urbanisme #cartographie_radicale

  • Les parcmètres sont-ils la solution au casse-tête du stationnement ? | Économie Liban | L’Orient-Le Jour
    http://www.lorientlejour.com//news/article.php?id=733013

    Une expérience intéressante qui montre que des choses peuvent bouger dans la gestion publique au Liban. Mais tant que cela n’est pas couplé un projet beaucoup plus ambitieux et coûteux de développement des transport public, quelle est la finalité ? On peut se demander par exemple pourquoi l’argent récolté avec ce système est reversé à la municipalité de Beyrouth plutôt qu’à un fonds destiné à financer le transport collectif.
    #transport_public
    #Liban
    #stationnement_payant

    • Les préoccupations de l’article de L’O/LJ sont assez marrantes :
      – énauuurme paragraphe sur les possibilités de contestation des « erreurs » (par principe, un Libanais veut pouvoir absolument tout contester, surtout quand il raconte l’affaire à sa femme – « Chou, tu vas te laisser faire ? », « Ya3né : tu penses bien que je vais contester ! ») ;
      – un passage très rapide sur l’augmentation de la « mobilité », qui est traduite immédiatement en gain en kilomètres-heure ; rien sur la vie des riverains, mais sur les kilomètres-heure que l’automobiliste peut gagner ;
      – et un loooooong développement sur le fait que ça rapporte de l’argent.