• Thomas Laqueur · While #Statues Sleep · LRB 18 June 2020
    https://lrb.co.uk/the-paper/v42/n12/thomas-laqueur/while-statues-sleep

    Afew years ago​ Susan Neiman published an article titled ‘History and Guilt’, which asked whether America can ‘face up to the terrible reality of slavery in the way that Germany has faced up to the Holocaust’. Her new book tries to answer that question, considering the ways in which the US can learn from Germany’s Aufarbeitung der Vergangenheit, its ‘working through the past’. The German Stolpersteine – brass bricks set in the pavement just high enough to cause the passer-by to stumble, stop and read the name of a murdered victim of the Holocaust who lived in a nearby building – inspired the eight hundred columns bearing the names of murdered blacks, county by county, at the National Memorial for Peace and Justice in Montgomery, Alabama, often called the National Lynching Memorial.* And German reparations over the past half-century are a model – precedent may be a better word – for Neiman and many others who argue in favour of some form of reparations for slavery. They seem to demonstrate moral principle in action at a national level. Dressed in its memorial trappings, Berlin today is the Nazi capital in sackcloth.

  • Mémoire. #Roosevelt, #Washington, #Jefferson : ces présidents américains déboulonnés

    La #statue de l’ancien président Theodore Roosevelt va être délogée de l’entrée du Muséum d’histoire naturelle de #New_York. Aux États-Unis, le débat national sur la pertinence de certains monuments s’est élargi à des personnages tels que les pères fondateurs George Washington et Thomas Jefferson.

    https://www.courrierinternational.com/article/memoire-roosevelt-washington-jefferson-ces-presidents-america

    #statues #mémoire #toponymie_politique #USA #Etats-Unis

  • La carte de la #mémoire statuaire par Christian Grataloup - Sciences et Avenir

    https://www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/la-carte-de-la-memoire-statuaire-par-christian-grataloup_145329

    Les pratiques mémorielles collectives les plus courantes ne coutent pas bien cher. Il suffit de nommer. Plutôt que de numéroter les rues ou les établissements (scolaires, hospitaliers, militaires, etc.), on leur donne un nom, le plus souvent celui d’une personne, décédée de préférence. La dépense se limite à quelques plaques. On retrouve aussi ces dénominations sur les papiers à en-tête ou les cartes de visites, dans la mesure où subsistent encore ces pratiques prénumériques. Quel effet cela a-t-il pour le souvenir du (rarement de la) disparu(e) ? Très certainement peu de choses. Beaucoup de résidents ignorent qui était l’illustre dont leur adresse porte le patronyme et avouent souvent ne pas même s’être posé la question. Habiter avenue des tilleuls ou rue Gambetta ne change rien à la vie quotidienne ou aux représentations qu’on se fait de sa propre géographie. Littéralement, le plan de la ville n’est pas une carte-mémoire.

    #traces #statues #déboulonage

    • Les #pratiques_mémorielles collectives les plus courantes ne coutent pas bien cher. Il suffit de nommer. Plutôt que de numéroter les rues ou les établissements (scolaires, hospitaliers, militaires, etc.), on leur donne un #nom, le plus souvent celui d’une personne, décédée de préférence. La dépense se limite à quelques #plaques. On retrouve aussi ces #dénominations sur les papiers à en-tête ou les cartes de visites, dans la mesure où subsistent encore ces pratiques prénumériques. Quel effet cela a-t-il pour le souvenir du (rarement de la) disparu(e) ? Très certainement peu de choses. Beaucoup de résidents ignorent qui était l’illustre dont leur adresse porte le #patronyme et avouent souvent ne pas même s’être posé la question. Habiter avenue des tilleuls ou rue Gambetta ne change rien à la vie quotidienne ou aux représentations qu’on se fait de sa propre #géographie. Littéralement, le plan de la ville n’est pas une carte-mémoire.

      "Ah, s’il avait pu ne pas exister, celui-là !"

      Je me souviens avoir, il y a plus de quarante ans, enseigné dans un collège (un CES alors) de ce qui était la banlieue rouge. La municipalité communiste lui avait donné le nom de #Marcel_Cachin. Lorsque la vie politique française du XXe siècle figurait dans les programmes, je me faisais un devoir de citer l’homme politique communiste, longtemps directeur de L’Humanité. Je n’ai jamais rencontré un élève qui en avait au préalable une vague connaissance. Pourtant, cela faisait moins de vingt ans qu’il était décédé et l’environnement politique local aurait pu favoriser ce culte du héros. L’ignorance était aussi profonde dans l’établissement voisin baptisé (si j’ose dire) Eugénie Cotton. Chose amusante, il est plusieurs fois arrivé que des élèves s’écrient : "ah, s’il avait pu ne pas exister, celui-là !". On pourrait imaginer une dystopie où il serait possible d’effacer le passé, ce qui ferait disparaître tous les lieux portant le nom évanoui. L’abolition historique générant l’abolition géographique. L’amnésie gommant la carte.

      En supprimant une statue, ne serait-on pas quelque peu dans un processus de même nature, mais inversé ? Effacer la #matérialisation d’une mémoire, ce n’est plus, bien sûr, la glorifier, mais ce n’est pas non plus montrer quelles nuisances, quelles souffrances elle avait occultées. Passé le bref moment de satisfaction qu’apporte le sentiment d’avoir infligé une juste punition, comment pourra-t-on rappeler au quotidien ces nuisances et ces souffrances ? En érigeant d’autres statues, jusqu’à ce que plus tard d’autres mécontentements finissent par les prendre pour cibles, soit par regret des #célébrations antérieures, soit, plus probablement, parce que les personnages ou les actes célébrés apparaissent trop tièdes, trop ambigus. Ce sont les actuelles mésaventures de #Victor_Schœlcher, dont les représentations n’ont d’autres buts que de rappeler l’abolition de l’#esclavage (sinon, qui se souviendrait de cet assez modeste personnage politique du XIXe siècle ?), raison qui lui a valu d’être, avec #Félix_Eboué, panthéonisé en 1949 (et sa tombe fleurie par Mitterrand en 1981).

      Contextualiser et non effacer

      La colère qui aboutit au renversement d’une statue est d’aujourd’hui. Ce ne sont pas les comptes du passé qui sont réglés, mais des souffrances bien contemporaines qui s’expriment. S’attaquer à la mémoire des traites négrières et de leurs acteurs hurle la blessure constamment rouverte du racisme subi au quotidien. Mais en tentant de changer la mise en scène du passé – qui ne passe pas, selon la formule consacrée -, c’est la mémoire qui risque de disparaître, pas le racisme présent qui n’a nul besoin de profondeur historique.

      De fait, tous les historiens et autres spécialistes de sciences sociales ne cessent de dire qu’il faut avant tout contextualiser et non effacer. Bien sûr, je ne peux y manquer. Mais je contenterai d’un seul critère de mise en situation : éviter de réduire une personne et sa statue à une symbolique marginale dans ce qu’elles peuvent représenter. En 2005, la célébration du bicentaire de la victoire d’Austerlitz a avorté. Cela pouvait se comprendre par refus d’une exaltation militariste et impérialiste. Mais le grand reproche fait alors à Napoléon a été d’avoir rétabli l’esclavage aux colonies trois ans avant la bataille. Ce retour en arrière sur un acquis majeur de la Révolution, même s’il n’avait guère eu d’effet concret, est évidemment un acte honteux. Mais ce n’est vraiment pas pour cela qu’on a érigé des statues de l’empereur. La situation est la même pour la figure du roman national la plus honnie aujourd’hui : Jean-Baptiste Colbert. On peut le détester pour les mêmes raisons qui ont fait réinventer son personnage par la 3ème République : le fait qu’il soit un maillon essentiel dans la chaîne des bâtisseurs de l’Etat central. Le roman national en faisait un modèle à suivre pour les petits écoliers, en vantant sa capacité de travail : l’imagerie le montrait entrant dans son bureau très tôt le matin et se frottant les mains pour exprimer son plaisir de voir d’énormes piles de dossiers à travailler. Le colbertisme n’a que marginalement à voir avec le Code noir dont la haine dont il est l’objet témoigne d’abord d’une totale décontextualisation. Certes, il vaut mieux prendre des symboles qui tiennent la route et Christiane Taubira a très justement tranché sur la mémoire de Colbert en insistant sur les raisons toutes autres de sa célébration. Sacrifier la statue qui trône devant l’Assemblée nationale (d’ailleurs une copie) n’aurait pas grand sens et n’aboutirait qu’à provoquer d’inutiles divisions.

      Les oubliées, les opprimées, les minoritaires

      L’ancien contrôleur général des finances de Louis XIV connaît ainsi un bref moment de « popularité » qui n’a pas grand rapport avec la patrimonialisation généralisée dans laquelle nous baignons depuis au moins trois décennies. Dans un monde où toute ancienne usine, toute petite zone humide, toute vieille ferme est célébrée comme un lieu de mémoire si sa destruction est envisageable, ne resterait-il que les statues qu’il faudrait effacer ? Alors que, dans l’ensemble, on ne leur prête généralement aucun intérêt et que même ceux qui passent régulièrement devant elles ne s’y intéressent pas le moins du monde. Une solution est aujourd’hui souvent prônée : ériger nouvelles statues célébrant les oubliées, les opprimées, les minoritaires. Vu que l’immense majorité de la statuaire publique (et encore, compte non tenu des monuments aux morts militaires) représente des hommes blancs, souvent vieux, la tâche est impressionnante, digne d’une relance économique hyper-keynésienne. Mais les sommes monumentales (désolé, le jeu de mot est tentant) nécessaires ne seraient-elles pas mieux employées à remettre à flots les hôpitaux publics ? Il est vrai que ce serait sans doute un facteur de réindustrialisation, les bronziers ayant largement disparu du territoire national.

      Lorsque le président sénégalais #Abdoulaye_Wade a voulu ériger sur les #collines_des_Mamelles, près de #Dakar et face à l’Atlantique, l’énorme groupe statuaire qu’est le monument de la #Renaissance_africaine (52 mètres de haut, en bronze et cuivre), un seul pays s’est montré capable de relever le défi technique : la Corée du Nord. Statufier les mémoires est chose difficile. Deux passés particulièrement douloureux, la Shoah et les traites négrières se livrent à ce qu’il est convenu d’appeler une concurrence mémorielle. Des lieux ont pu être ainsi fabriqués, ainsi la maison des esclaves de Gorée où sans doute peu d’esclaves sont passés, mais peu importe. D’autres subsistent, comme la cité de la Muette à Drancy qui fut l’antichambre d’Auschwitz. Neuf juifs sur dix déportés de France passèrent par le camp de Drancy. En 2006 une sorte de jumelage mémoriel fut mis en place entre les municipalités de Gorée et de Drancy avec l’érection de deux groupes statuaires, un dans chaque lieu, réalisés par deux artistes guadeloupéens, Jean et Christian Moisa. Mais les deux célèbrent la fin de l’esclavage, pas la libération des camps.

      Finalement, la statue la plus durable serait celle qui n’a pas de corps. Grace aux déboulonnages opérés durant l’occupation pour fournir des métaux rares aux Allemands, ont longtemps subsisté sur bien des places de France, des socles vides, pourvu néanmoins d’une plaque. La solution a été adoptée pour un des très récents ensembles de statues érigées à Paris : le monument aux 549 soldats français morts en #Opex inauguré le 11 novembre 2019 par le président Macron. Le cercueil porté par les 6 soldats de bronze est non seulement vide, mais il n’existe pas. La statue idéale.

      #statues #Christian_Grataloup #toponymie_politique #effacement #contextualisation

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  • Thinking of statues of racists reminds me of Namibia. Let’s talk about the Reiterdenkmal (Equestrian Monument) or Südwester Reiter (South West Rider) that used to be up in #Windhoek.
    The statue went up on January 27, 1912 on the 53rd birthday of #Kaiser_Wilhelm_II, the last Kaiser and the leader who oversaw Germany’s colonial run in Africa and the Pacific, including the settlement of German South West Africa.
    The monument honors the German soldiers and civilians who died during the 1904-07 Herero Wars, the —and I can’t stress this enough — genocidal military campaign waged against the Herero & Nama. This is what the inscription on the monument said:


    Considering statue-making as a propaganda tool, historian Andres Vogt wrote in The Namibian “the representation of persons in the form of an equestrian monument was a privilege reserved for highest nobility like emperors, kings and princes only.”
    https://www.namibian.com.na/44210/archive-read/To-move-or-not-to-move---On-the-relocation-of
    We don’t have to reach far to understand the level of insult that is invading people’s land AND THEN monumentalizing your conquest. German historian Joachim Zeller (his work is good) wrote in the same paper that it was “an unequivocal monument of victory.”
    https://www.namibian.com.na/49115/archive-read/The-German-Rider---An-Apolitical-Soldiers-Memorial
    After some years of protest, the monument was removed from its plinth on Christmas day 2013. It now sits inside Alta Feste, the fortress-cum-museum that used to be the HQ of the imperial German army.

    I mention Andres Vogt because after the removal he was very angry: saying that the Namibian government was being “insensitive” about the country’s heritage.
    https://www.namibian.com.na/index.php?id=118130&page=archive-read

    “Heritage” does a lot of heavy lifting, and when it comes to public monuments it is almost always invoked by those who are fearful about symbols of conquest (which is why neo-Confederates make me laugh, y’all lost lol) + colonial domination disappearing from public memory.
    But those monuments will never disappear anywhere people are living in the eternal shadow of the material violences they represent. Public space is a contested arena for memory: those monuments seek to represent the eternality of European violence and the people are saying no.
    Tear them all down, reconceptualize the multivalence + evolution of things like “history” and “heritage,” and if you’re being precious about the monuments perhaps consider why idolatrous statues to white supremacy are sacred to you lol
    Currently, folks in Namibia are fighting to take down this statue in Henties Bay. A few days ago, Lebbeus Hashikutuva started an online petition for its removal. It went up 42 years ago, during apartheid (it’s only 12 years older than the state itself)
    https://neweralive.na/amp/gallows-make-mockery-of-black-pain-petition-seeks-to-remove-offensive-lan

    A good piece about the noose within the context of the genocide; Hashikutuva also describes how it functions as a racial warning, that it isn’t at all just a reminder to keep the beach clean.
    https://www.guernicamag.com/will-mcgrath-the-noose-in-hentiesbaai

    “Seeing comes before words. The child looks and recognizes before it can speak.”

    We are, with statues and in all places, fighting a war over memory and knowledge and recognition; white supremacy cannot win.

    #mémoire #statues #toponymie_politique #Namibie #colonialisme #colonisation #monument #Allemagne #monument #racisme #espace_public

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  • Glasgow launches detailed study of its historical links with transatlantic slavery

    THIRTY years ago, Glasgow gave the name “#Merchant_City” to a historic quarter of the city centre.

    Few eyebrows were raised at the time but, as Susan Aitken, the present leader of Glasgow City Council, said this week, such a move would today be “unthinkable”, for Merchant City, a popular residential, shopping and leisure area, has streets named after merchants – tobacco lords, and members of the “sugar aristocracy” – who profited on a substantial scale from the slave trade.

    As the historian Professor Michael Lynch observed a decade ago, “nowhere in Britain does the built environment act as a more overt reminder of the ’Horrible Traffik’ than the streets and buildings of Glasgow’s Merchant City”.

    This week the council became the first in the UK to launch a major academic study into historic bequests linked to transatlantic slavery.

    To be carried out by Dr Stephen Mullen, a noted academic historian who has studied the city’s links with the trade, it will leave no stone unturned.

    There will be four specific stages. A detailed audit will be carried out into historic bequests made to Glasgow Town Council, to see if there are any connections with transatlantic slavery. Statues, street-names, buildings and Lords Provost with any such connections will also be examined.

    Records relating to the City Chambers, a striking Victorian building completed in 1888, will be scrutinised to see what proportion of funds came from donors with connections to the slave trade.

    The fourth area will compile evidence to inform any future strategy for Glasgow itself. The council says that Dr Mullen’s year-long study will lead to a wide-ranging public consultation on its findings and on how Glasgow should move forward.

    The move comes a few months after Glasgow University said it would pay £20 million in reparative justice over the next 20 years to atone for its historical links to the transatlantic slave trade.

    A detailed report into the issue, co-authored by Dr Mullen and thought to be the first of its kind in the UK, found that though the university never owned enslaved people or traded in goods they produced, it “indirectly benefited from racial slavery” by anything between £16.7 million and £198 million in today’s money.

    One of the donors to the university was the celebrated inventor, James Watt, the son of a West India merchant and slave-trader, who supported him in his career. Watt also worked for his father as a mercantile agent in Glasgow during the 1750s. His statue has stood in George Square, within sight of the City Chambers, for some 200 years.

    Speaking on Thursday, Dr Mullen, who in 2009 wrote an influential book, “It Wisnae Us: The Truth About Glasgow and Slavery”, discussed the extent to which Glasgow’s links with the transatlantic slave trade are embedded in the modern city.

    He said: "Some street names are well known. We already know that Buchanan Street was named after a slave-trader. We already know that Glassford Street [in the Merchant City] was named after John Glassford, whose Shawfield Mansion was on the site.

    “We already know from the Glassford portrait in the People’s Palace that a young enslaved boy lived on that street. We already know that the Cunninghame Mansion [on Royal Exchange Square – the core of which is now the Gallery of Modern Art – was built by a tobacco lord and had successive associations with colonial merchants.”

    Dr Mullen added: “The exact nature of the slavery connections of these individuals will be confirmed and further research could elucidate hitherto unknown connections of individuals connected to other streets, buildings and/or statues”.

    He said his study would be the “first systematic attempt at a holistic study of these aspects of Glasgow’s built heritage”.

    In terms of statues, he said he currently was unaware of any dedicated to tobacco lords or members of the “sugar aristocracy”, though some examples might yet arise. For the time being, he did not believe that Glasgow has the same celebration of slave-traders as does Bristol, with Edward Colston.

    Dr Mullen noted that cities such as Bristol, London and Liverpool have already renamed bridges and international museums, or have erected additional plaques, to recognise the presence of slave-owners and enslaved people in certain sites.

    “Cities in the USA, such as Philadelphia,” he added, “have also developed strategies to address the unacknowledged slavery past of prominent figures such as George Washington. These strategies will be taken into consideration.”

    Ms Aitken, the council leader, acknowledged that the authority would face criticism, from ancestors of those “deeply affected” by the slave trade, or from others accusing it of “needless self-flagellation or of dredging up aspects of our past that we can’t change, in the cause of political correctness.”

    But asking Dr Mullen to study the city’s troubling historical links was the right thing to do, she added. Pointing out that slavery fortunes continued after the system was abolished in the West Indies in 1834, she said, “I believe that as a city we now have to know the reach of that slave-economy wealth. We need to know how to properly address our past, and we need to know to allow Glasgow to move forward from its past”.

    The announcement received an enthusiastic welcome from Sir Geoff Palmer, Professor Emeritus in the School of Life Sciences at Edinburgh’s Heriot-Watt University and a noted human rights activist. “We cannot change the past - that is impossible - but what we can change are the consequences of the past”, he said.

    Ms Aitken told The Herald that there would be “no more ‘Merchant Cities’, no more things being named after people like John Glassford”.

    She added that discussions were taking place as to whether a line could now be drawn under the name of Buchanan.

    This could affect the huge Barclays Bank development in the Tradeston district. “The developers are calling it Buchanan Wharf. I’m not able to say anything specific about that but what I can say is that these are conversations that we are having, and I think there are open ears and open minds to this conversation”.

    She believes there is a lingering sense of “discomfort” in Glasgow around the legacy of slavery.

    “We should be deeply uncomfortable about what happened, and about Glasgow’s role was.

    “But we need Glaswegians, and future generations of them, to have a sense of comfort in confronting it - comfort in understanding that this is something we cannot ignore. We cannot just say, ‘It was a long time ago’.

    “We want them to have comfort in the knowledge that we’re doing the right thing by not only uncovering as many of the facts as we can establish now, but most of all in understanding what the impact is now”.

    She added: “There will be a lot of Glaswegians who will have no problem in understanding that when you look at what is happening to African Americans in terms of the Black Lives Matter campaign, and the dreadful things that they see … We have no difficulty in intellectually making the connection with slavery, and what was done to African Americans, and what they have suffered in the years since, and seeing that this is part of a continuum of racism".

    She added: “What the concrete outcomes will be of this new study are open to question. Maybe by this time next year, by the time of Black History Month, we will be getting closer to answering that question.

    “Stephen’s work will be almost completed and we will have been having those conversations with the city, and we may have answers around maybe changing some street names, or maybe elucidating some street names rather than changing them.” ‘Elucidating’ could mean displaying supplementary historical background information.

    Ms Aitken accepted that there was a “difference of opinion in those things’ and said her own view leans more towards elucidation than to changing street names.

    “Most importantly, those people who are still living with this legacy [of slavery] need to tell us what is the best thing for them”.

    She said she “genuinely doesn’t know” whether the council will consider making any sort of reparations. Reparations did not always have to be strictly financial.They could take the form of the council embedding what it learns from Dr Mullen’s work in the curriculum - “making sure that ignorance stops with this generation”.

    Reparation could also mean “investing in the people who continue to live with that legacy and addressing that legacy”.

    More immediately, the Glasgow Life organisation will appoint a curator who will develop a strategy for the interpretation of slavery and empire in Glasgow Museums. A display on the legacies of empire, race and globalisation will take place in the City Chambers.

    “It’s not about having an exhibition here and an exhibition there,” Ms Aitken said. “It’s about having on display, right the way through everything, a consciousness of that legacy and that history, and that that it is reflected in the language that we use”.

    https://www.heraldscotland.com/news/18026659.glasgow-launches-detailed-study-historical-links-transatlantic-slavery/?ref=twtrec
    #histoire #esclavage #Glasgow #toponymie #toponymie_politique #architecture #James_Watt #université #Buchanan_Street #Buchanan #Glassford_Street #John_Glassford #Shawfield_Mansion #Cunninghame_Mansion #esclavagistes #villes #géographie_urbaine #urban_matter #héritage #mémoire #statues #noms_de_rue #économie #Barclays_Bank #Buchanan_Wharf

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  • Faut-il déboulonner les statues qui glorifient la #France coloniale ?

    Ils s’appellent #Marchand, #Faidherbe, #Bugeaud et ont fait la #gloire de la France coloniale du 19e siècle. Aujourd’hui, les #monuments érigés à leur #mémoire suscitent la #polémique et sont parfois vandalisés. De la gloire à l’#oubli, voire à la #destruction, petit tour d’horizon de quelques unes de ces #statues qui sont, parfois, aujourd’hui contestées.


    https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/senegal/faut-il-deboulonner-les-statues-qui-glorifient-la-france-coloniale_3202
    #toponymie #histoire #colonialisme #colonisation #Afrique #vandalisme

    • Pfff ! ça fait du monde !

      Parmi celles à Paris que je connais bien pour passer (ou être passé très régulièrement devant), je cite de mémoire : généraux (ou maréchaux) Gallieni, Lyautey (qui a remplacé un Mangin fondu par les Allemands), Mangin (justement), Joffre et parmi les officiers morts aux colonies, Francis Garnier, Paul Flatters, sans compter le grand nombre (mais sans statue…) morts de fièvres et parasitoses diverses…

  • Faut-il déboulonner les #statues qui glorifient la #France_coloniale ?
    https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/senegal/faut-il-deboulonner-les-statues-qui-glorifient-la-france-coloniale_3202

    Ils s’appellent Marchand, Faidherbe, Bugeaud et ont fait la gloire de la France coloniale du 19e siècle. Aujourd’hui, les #monuments érigés à leur #mémoire suscitent la polémique et sont parfois vandalisés. De la gloire à l’oubli, voire à la destruction, petit tour d’horizon de quelques unes de ces statues qui sont, parfois, aujourd’hui contestées.

    #colonisation #histoire

  • #Guide du #Paris_colonial et des #banlieues

    #Rues, boulevards, avenues et #places, sans oublier collèges, #lycées, #statues et #monuments parisiens, sont autant de témoins de l’histoire et de la légende du colonialisme français.
    Alors qu’aux États-Unis, poussées par les manifestant-es, les statues des généraux esclavagistes s’apprêtent à quitter les rues pour gagner les musées, ce guide invite à une flânerie bien particulière sur le bitume parisien.
    Sur les quelque 5 000 artères et places parisiennes, elles sont plus de 200 à « parler colonial ». Qui se cachent derrière ces noms, pour la plupart inconnus de nos contemporains ? C’est ce que révèle ce #livre, attentif au fait que ces rues ont été baptisées ainsi pour faire la leçon au peuple de Paris et lui inculquer une certaine mémoire historique.
    On n’y retrouve pas uniquement les officiers ayant fait leurs classes « aux colonies ». Il y a aussi des « explorateurs » – souvent officiers de marine en « mission » –, des bâtisseurs, des ministres et des députés. On croise également des littérateurs, des savants, des industriels, des banquiers, des « aventuriers ».
    Laissons-nous guider, par exemple, dans le 12e arrondissement. Le regard se porte inévitablement sur le bâtiment de la Cité de l’histoire de l’immigration, l’ancien Musée des colonies construit en 1931 pour l’Exposition coloniale qui fut l’occasion d’honorer les agents du colonialisme et d’humilier ses victimes.
    Les alentours portent la marque de l’Empire colonial : rues et voies ont reçu le nom de ces « héros coloniaux » qui ont conquis à la pointe de l’épée des territoires immenses.
    Les alentours de l’École militaire sont également un lieu de mémoire très particulier, très « imprégné » de la culture coloniale.
    Dans le 16e, nous avons une avenue Bugeaud : Maréchal de France, gouverneur de l’Algérie, il pratique la terre brûlée et les « enfumades ». Il recommande d’incendier les villages, de détruire les récoltes et les troupeaux, « d’empêcher les Arabes de semer, de récolter, de pâturer ». Il faut, ordonne-t-il, « allez tous les ans leur brûler leurs récoltes », ou les « exterminer jusqu’au dernier ». S’ils se réfugient dans leurs cavernes, « fumez-les à outrance comme des renards ».
    Un peu partout, dispersées dans la capitale, on traverse des rues et des avenues dont les noms qui, tout en ayant l’apparence de la neutralité d’un guide touristique, sont autant de points de la cartographie coloniale : rues de Constantine, de Kabylie, de Tahiti, du Tonkin, du Dahomey, de Pondichéry, de la Guadeloupe… Toutes célèbrent des conquêtes et des rapines coloniales que rappellent la nomenclature des rues de Paris.
    Classés par arrondissement, les notices fournissent des éléments biographiques sur les personnages concernés, particulièrement sur leurs états de service dans les colonies. Des itinéraires de promenade sont proposés qui nous emmènent au travers des plaques bleues de nos rues en Guadeloupe et en Haïti, en Afrique, au Sahara, au Maroc, en Tunisie, en Algérie, en Nouvelle-Calédonie, en Indochine, à Tahiti, etc.

    Un livre qui se veut un outil pour un mouvement de décolonisation des cartographies des villes et qui propose un voyage (presque) immobile dans la mémoire coloniale de Paris.


    https://www.syllepse.net/lng_FR_srub_25_iprod_719-guide-du-paris-colonial-et-des-banlieues.html
    #colonialisme #toponymie

    cc @isskein

    • #Balade_décoloniale

      L’ensemble des noms de rues, places et avenues d’une ville comme Grenoble forme un système : le système ouvert qui dresse un tableau à la gloire d’une certaine histoire de la ville, de sa région et de la France. Ce « Panthéon urbain » construit discursivement et symboliquement un imaginaire urbain qui conforte un certain regard sur l’histoire, regard articulé à des notions comme « la grandeur de la France », « les grands hommes », « les grandes victoires de nos armées ». Toutes ces notions sont liées à des formes occultées de domination comme les guerres de conquête et le colonialisme, l’histoire du capitalisme et de l’hégémonie de la bourgeoisie, l’appropriation « scientifique » des savoir-faire populaires et des ressources naturelles.

      Afin de faire entendre une contre-histoire, l’histoire oubliée dans le récit historique des élites et divergente des formes académiques, nous avons organisé en partenariat avec Survie Isère, le FUIQP Grenoble, le CTNE « La balade Décoloniale ». Nous avons énoncé des non- dits de l’histoire, dénoncé des crimes et émis des contre-propositions pour remplacer le nom de certaines rues (ou apposer des plaques) : personnages ou événements décoloniaux, femmes, combattant-e-s pour l’égalité, non-blancs, petites gen-te-s…

      http://asso-contrevent.org/balade-decoloniale

  • Chialons en chœur contre les vieilles statues commémoratives iniques : le MONUMENT AUX HÉROS DE LA GUERRE DES BOERS (1907), à Montréal Les 7 du Quebec - Ysengrimus - 19 Janvier 2018

    Au temps des Guerres des Boers

    On tue des gens qu’on connaît pas
    
À quoi ça sert ?

    Gilles Vigneault

    Il y a donc dans l’air du temps cette tendance à chialer en chœur contre les vieilles statues commémoratives iniques. Je suis plutôt pour et je trouve particulièrement piquant de bien mettre en relief toutes les saloperies solennelles de fierté de merde qui trainassent encore un peu partout dans notre belle culture urbaine continentale. Bon, je ne ferais pas du dégommage des vieilles statues commémorant des iniquités révolues le but central de ma vie mais, quand même, il n’est pas inutile de s’aviser du fait que les ricains n’ont en rien le monopole de la niaiserie monumentale urbaine et que, sur ce point, le Canada ne laisse pas sa place, lui non plus http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1052813/petition-manifestation-elimination-statue-john-a-macdonald .

    Le John A. Macdonald montréalais du Carré Dorchester ayant reçu ce qu’il méritait en novembre 2017, je jetterai plutôt le dévolu de mon chialage méthodique et crispé sur le MONUMENT AUX HÉROS DE LA GUERRE DES BOERS (1907) se trouvant à Montréal, lui aussi au Carré Dorchester. J’ironise partiellement ici, mais pas que. Il s’agit surtout de montrer, d’un seul mouvement, l’importance de l’autocritique ainsi que celle de l’autocritique de l’autocritique. On rappellera, pour la bonne bouche philosophique, que ce qu’on perçoit n’est pas trivialement ce qu’on perçoit mais autre chose se donnant obligatoirement à la recherche. Mon chialage ici va donc se formuler en neuf points. Tous en chœur.

    Un monument de guerre. D’abord, au sens le plus fondamental du terme, ceci est un monument faisant, au premier degré et sans distanciation, l’apologie de la guerre. Ce n’est pas un monument sur l’agriculture, les spectacles hippiques ou l’équitation mais bien sur la guerre. La guerre, ce crime putride absolu, est présentée ici comme une réalité saine, valorisée et valorisante, méritoire, exaltante, presque joviale. Le traitement est laudatif, enthousiaste, hyperbolique. Il faut aller à la guerre. C’est une chose bien, appréciable, salutaire. On comparera, pour exemple, ce zinzin proto-fleur-au-fusil de 1907, avec l’installation monumentale du Mémorial canadien de la crête de Vimy (France) qui elle, date de 1936, et a au moins la décence minimale de dénoncer ouvertement les conséquences de l’absurdité guerrière. Les pleurs de la veuve canadienne de Vimy ne peuvent aucunement, eux, être perçus comme de l’apologie belliciste.

    La Guerre des Boers fut une guerre impériale. Arrêtons nous maintenant à cette Guerre des Boers elle-même. En gros, il n’y a pas de mystère. Les colonialistes britanniques en Afrique du Sud disent aux autres colonialistes du coin : poussez-vous de là qu’on s’y mette. Il s’agissait strictement, pour eux, de prendre le contrôle des ressources naturelles, notamment minières, de ce territoire immense et riche, dans le cadre du dispositif impérial victorien qui culminait alors et commençait à se fissurer ostensiblement au zénith, comme un pétard de fête. Les priorités de ce conflit, court mais violent, furent strictement impériales. Chercher à en dégager la moindre dimension éthique ou humanitaire est un mensonge frontal. C’est du brigandage de barbouzes pur et simple. Une succession de crimes (meurtres, déplacement de populations, occupations et rapines), point.

    Les Britanniques et les Boers étaient des colonialistes. Pour en rajouter une couche flibustière bien sentie, il ne faut pas chercher les petits saints, dans ce conflit. C’était clairement la guerre de la peste contre le choléra. Les Britanniques étaient les Britanniques, on les connaît bien. Le soleil ne se couche jamais sur leur ossuaire historique. Quant aux Boers, c’étaient des agriculteurs et des propriétaires terriens de souche néerlandaise, aussi rigides et fachos que leurs ennemis. Deux puissances coloniales en venaient aux mains sur le dos des populations locales africaines qui, elles, ne pouvaient que faire soldatesque de premières lignes dans les conflits de leurs deux occupants blancs, brutaux, et coloniaux (soldatesque ou pas, en fait — on évitait souvent de mettre des flingues dans les mains des Africains. On les parquait plutôt dans des camps). Vraiment : zéro partout pour les protagonistes, qui étaient tous ouvertement des racistes assumés pillant l’Afrique.

    Le Canada était réfractaire à entrer dans cette guerre. Ce monument est situé au Carré Dorchester, à Montréal. Montréal est au Canada, je ne vous apprends pas ça. Or le Canada de Wilfrid Laurier a vécu la Guerre des Boers comme la première grande crise existentielle de son rapport à l’impérialisme britannique. La question s’est posé avec acuité, pour la toute première fois : une guerre britannique est-elle nécessairement une guerre canadienne ? Le Canada d’alors n’a pas vraiment répondu oui à cette question. Il était déchiré, divisé par ce dilemme. Le clivage n’était pas seulement, comme on l’a dit souvent, entre francophones et anglophones, il était aussi entre impérialistes (pro-britanniques) et nationalistes (canadiens). Il faut donc poser la question prosaïquement, dans les termes du temps : comme notre nation ne voulait pas vraiment de cette guerre impériale extraterritoriale, qu’est ce que ce monument qui la promeut fout chez nous ?

    Une gloriole britannique sur le territoire montréalais. Je ne vous apprend pas non plus que la population de Montréal est historiquement de souche française (conquise par les Britanniques en 1760, et ouvertement occupée depuis). Planter ce vieux monument belliqueux britannique sur le sol de Montréal est donc aussi une insulte coloniale explicite aux québécois francophones, eux-mêmes. L’arrogance coloniale ici se dédouble. Tout ce Carré Dorchester est d’ailleurs cela : un ramassis hideux de statues pompeuses faisant l’apologie de l’occupant britannique sur Montréal. Son ancien nom est Square Dominion, et ça en dit long. On transforme Montréal en apologue d’un empire qu’il a subi plus qu’autre chose. Le Front de Libération du Québec, dans les années 1960-1970, dynamitait justement des monuments de ce genre, pour spectaculairement faire sentir sa critique de l’occupant britannique, tout en réduisant la casse utile au strict minimum.

    Cruauté envers les animaux. Regardons maintenant un petit peu la statue elle-même. C’est, à sa manière, une statue équestre, indubitablement. Or, justement, on devra un jour raconter adéquatement l’histoire du cheval dans les guerres modernes. Ce fut une immense boucherie animalière innommable. Ici, l’animal est d’évidence effarouché par les explosions d’artillerie ou la mitraille de tirailleurs embusqués. Son cavalier, descendu de selle probablement à cause des anfractuosités du terrain, force la pauvre bête vers le combat. Le thème statuaire central est justement cela. L’homme volontaire menant la bête réfractaire vers sa destiné sanglante. Il n’y a évidemment, dans ce mouvement, aucune critique de ce comportement. La charge symbolique canado-britannique involontaire (traîner une rosse qui se cabre vers un combat dont elle ne veut pas), est originale et presque touchante. Mais cela ne change rien à la dimension cruelle et révoltante du premier degré figuratif de cette catastrophe d’évocation

    Implication de la paysannerie et du prolétariat dans les guerres bourgeoises. L’autre pauvre bête dans l’affaire, c’est le cavalier lui-même. Un demi-million de soldats britanniques, la majorité d’entre eux d’origine paysanne et prolétarienne, ont été massacrés dans ce conflit de deux ans et demi qui n’aligna jamais que 45,000 Boers. Le dédain bourgeois pour les travailleurs en armes, le gaspillage humain cynique avec lequel les classes dominantes de cette époque envoyaient le prolo au casse-pipe en le traitant comme une commodité dans ses affaires, annoncent déjà les deux terribles conflits mondiaux à venir. Pour la transformation de la guerre impérialiste en guerre civile, dira, quelques années plus tard, Lénine aux travailleurs russes. Cela ne se fit pas dans le conflit que ce monument commémore. Le paysan et le prolétaire y ont servi le bourgeois jusqu’au sacrifice ultime, foutaise sanglante parfaitement inutile du point de vue de la vie civique et collective.

    George William Hill (1862-1934), un sculpteur bellicolâtre. Le statuaire auteur de cette œuvre n’a fait que ça de sa carrière : de l’art belliqueux, des cénotaphes de guerre, des premiers ministres à chier, des statues de soldoques. On promeut donc ici l’art figuratif monumental le plus servile et le plus soumis à l’ordre établi imaginable. Rien de moderne là dedans, rien de séditieux, rien de vif. De l’art public apologue à gros grains et ronron, tellement insupportable qu’on ne le voit plus vraiment quand on circule dans nos villes. En toute impartialité, il faut admettre que cette statue équestre de 1907 est une des moins ratées de ce statuaire. En la regardant, avec l’attention requise, on se dit que ce sculpteur aurait pu faire quelque chose de son art. Il faudrait la descendre de ce socle arrogant, par contre, qui est une hideur intégrale.

    Lord Strathcona (1820-1914), un grand bourgeois extorqueur. Notons, en point d’orgue, que ledit socle et sa statue ne sont pas dédiés au pauvre troupier anonyme qui tient son joual par la bride sous le feu, ou à ses semblables. Que non. Eux, ils ne sont que des objets. Le monument se veut une apologie lourdingue, veule et tonitruante, de ce Lord colonial canado-écossais mort en 1914 qui, lors de la Guerre des Boers, contra ouvertement les hésitations subtiles de son pays, le Canada, par ses initiatives privées fétides de rupin bouffi. Il engagea carrément un million de dollars (de 1902 — une somme mirifique) pour financer le Lord Strathcona’s Horse (Royal Canadians), un bataillon équestre qui alla casser du Boer pour l’Empire. Ce tycoon montréalais, politicard, négociant en fourrures, financier, magnat ferroviaire, était le grand bourgeois putride intégral, façon 19ième siècle. Et ce monument-hommage existe en fait pour lui et pour lui seul. Sans plus. Alors, la barbe.

    Je crois que, par la présente, j’ai dit mes lignes de chialage fort honorablement. S’il faut se résumer, en faisant court, on dira tout simplement que cette statue équestre est une merde inique intégrale et que sa passable qualité artistique (oui, oui, elle a un assez joli mouvement et assure un traitement thématique original de son sujet, lui-même pourtant fort étroit) ne la sauvera en rien d’une pesanteur symbolique lourdement répréhensible, déplorable, bourgeoise, coloniale, meurtrière, surannée, foutue. Ce qui est dit est dit, ce qui est dénoncé est énoncé.

    Faut-il pour autant la dégommer et le relocaliser dans une cours de casse. Là, d’autre part, j’ai mes difficultés. Les dégommeurs de monuments bien pensants, les abatteurs de statues larmoyants, cherchent bien souvent à effacer leur honte. Or effacer la honte c’est aussi effacer la mémoire et ça, c’est une idée hautement suspecte, qui porte souvent de fort nuisibles conséquences intellectuelles et matérielles. Non, je la laisserais là, cette commémoration d’un autre âge, comme on fait avec des arènes romaines (où il se passait pourtant fort peu de jolies choses). Simplement je placarderais devant, sur un panneau aux couleurs vives, ce que je viens tout juste de vous dire.

    Il est parfaitement possible de se souvenir sans promouvoir. Et les crimes d’antan nous parlent autant que les bons coups. Il est très important de savoir qu’il fut un temps où on croyait à ces énormités-là et que ce type avec son joual, deux criminels de facto, involontairement engagés dans une absurdité stérile et sanglante de jadis, furent un jour des héros anonymes, admirés hypocritement, adulés abstraitement, financés par des exploiteurs, cerclés d’une claque impériale ronflante et de thuriféraires bourgeois gras durs, planqués, et totalement imbus de leur gros bon droit inique de voleurs et d’exploiteurs.

    Source : http://www.les7duquebec.com/7-au-front/chialons-en-choeur-contre-les-vieilles-statues-commemoratives-iniques-

     #monuments #mémoire #histoire #patrimoine #culture #statues #guerre-des-Boers #impérialisme #Canada #Angleterre #Montréal #Art-Urbain #conformisme #empire-britannique #guerre #histoire #lutte-des-classes #symbole

  • Monuments of Lenin 100 years after Russian Revolution | The Wider Image | Reuters
    https://widerimage.reuters.com/story/monuments-of-lenin-100-years-after-russian-revolution
    https://photos.wi.gcs.trstatic.net/WBTnOVC7qqta06gXHeKsQ-bAhixu5fo4uMCuejMuzVugCbS0YLe7XBALQxzY

    A century after the Russian Revolution, the influence of its leader Vladimir Lenin has waned but his image remains on monuments built across the former Soviet Union as part of a cult of personality.

    Lenin was born in 1870 and became one of the 20th century’s most important leaders as the revolution inspired by Karl Marx transformed Russia and influenced Socialists around the world for decades.

    #soviétisme #statues #lénine #urss #ex-urss

  • Debatte nach Ausschreitungen in Charlottesville

    Die meisten Denkmäler feiern nicht Kriegshelden, sondern Sklavenhalter

    https://www.nzz.ch/international/debatte-nach-charlottesville-verniedlichte-denkmaeler-des-rassismus-ld.1312356

    2017-08-24

    Donald Trump will umstrittene Statuen der Konföderierten aus dem Amerikanischen Bürgerkrieg stehen lassen. Das zeugt im besten Falle von Unkenntnis der Geschichte. Denn die meisten Denkmäler wurden zur Huldigung des Rassismus errichtet.

    […]

    Vielmehr wurden die meisten Standbilder der Helden im Kampf für die Sklaverei erst im 20. Jahrhundert aufgestellt – vor dem Hintergrund einer rassistischen, politischen Agenda. Sie sind Ausdruck jenes revisionistischen «Kultes der verlorenen Sache», der den Kampf der Konföderierten als legitimen Einsatz für die südliche Lebensart darstellt. Die Bedeutung der Sklavenhaltung für die Konföderierten wird in dieser Lesart gern heruntergespielt.

    Vielen Amerikanern scheint dies ebenfalls nicht bewusst zu sein – oder aber sie heissen diesen Kult bis heute gut: Eine mehr oder weniger knappe Mehrheit stimmt dem Präsidenten laut jüngsten Meinungsumfragen zu und würde die Statuen lieber auf den öffentlichen Plätzen behalten. Nur ein Drittel der Befragten fordert demnach, die Denkmäler der Konföderation zu entfernen. Es wäre jedoch falsch, von der Unterstützung für den Erhalt der Denkmäler unmittelbar auf eine rassistische Gesinnung der Befragten zu schliessen: Andere Umfragen zeigen, dass 86 Prozent der Amerikaner den Ansichten von Rechtsextremen nicht zustimmen.

    Nach Recherchen der Nichtregierungsorganisation Southern Poverty Law Center gab es zwei Perioden, während deren besonders viele Statuen in den Städten und Gemeinden des Südens aufgebaut wurden: Die erste Hochphase begann um etwa 1900, als die Südstaaten anfingen, Afroamerikaner mithilfe der sogenannten Jim-Crow-Gesetze zu entrechten und die Gesellschaft nach zwei Jahrzehnten der Integration wieder auseinanderzutreiben. Bis in die 1920er Jahre hinein wuchs die Zahl der Denkmäler, die der schwarzen Bevölkerung die Überlegenheit der weissen Rasse in Erinnerung halten sollte. In dieser Zeit erlebte auch der rassistische Geheimbund Ku-Klux-Klan eine Renaissance, der unmittelbar nach dem Ende des Bürgerkriegs ins Leben gerufen worden war.

    Die Nordstaaten tolerierten die Monumente im Sinne der Aussöhnung zwischen den Vereinigten Staaten von Amerika. Besonders General Robert E. Lee wurde zu einem beliebten Motiv: Er galt als verdienter Militärführer, der seinen Heimatstaat hatte schützen wollen und sich nach dem Krieg bemühte, die Wunden der Nation zu heilen. Ironischerweise hatte sich Lee selbst gegen solche Ehrenmale gewehrt und gemahnt, man solle nach vorne schauen.

    […]

    via https://diasp.eu/p/5951877

    #Denkmäler #Sklaverei #Rassismus #KKK #Charlottesville
    #Ku-Klux-Klan #Konföderation

  • Le danger d’effacer l’Histoire - Le Temps

    https://www.letemps.ch/opinions/2017/08/19/danger-deffacer-lhistoire

    Oui mais entre « glorifier l’histoire » et « conserver la mémoire de l’histoire » il y a une petite différence.

    Le danger d’effacer l’Histoire

    Aux Etats-Unis, les statues et monuments commémorant des figures des Etats confédérés réveillent des blessures profondes au sein de la communauté afro-américaine. Faut-il pour autant les éradiquer ou doivent-ils servir d’outils pédagogiques pour montrer que l’esclavagisme et le racisme n’ont plus place dans la société d’aujourd’hui ?

  • Whose Heritage? Public Symbols of the Confederacy | Southern Poverty Law Center

    https://www.splcenter.org/20160421/whose-heritage-public-symbols-confederacy

    After being indoctrinated online into the world of white supremacy and inspired by a racist hate group, Dylann Roof told friends he wanted to start a “race war.” Someone had to take “drastic action” to take back America from “stupid and violent” African Americans, he wrote.

    Then, on June 17, 2015, he attended a Bible study meeting at the historic Emanuel A.M.E. Church in Charleston and murdered nine people, all of them black.
    Dylann Roof, the suspect in the massacre of nine African Americans in Charleston, S.C., in June 2015.
    Dylann Roof, the suspect in the massacre of nine African Americans in Charleston, S.C., in June 2015. (Corbis)

    The act of terror shocked America with its chilling brutality.

    But Roof did not spark a race war. Far from it.

    Instead, when photos surfaced depicting the 21-year-old white supremacist with the Confederate battle flag — including one in which he held the flag in one hand and a gun in the other — Roof ignited something else entirely: a grassroots movement to remove the flag from public spaces.

    #états-unis #racisme #néonazis #extrême-droite #monuments #statues

  • Historians Question Trump’s Comments on Confederate Monuments - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2017/08/15/arts/design/trump-robert-e-lee-george-washington-thomas-jefferson.html

    President Trump is not generally known as a student of history. But on Tuesday, during a combative exchange with reporters at Trump Tower in New York, he unwittingly waded into a complex debate about history and memory that has roiled college campuses and numerous cities over the past several years.

    Asked about the white nationalist rally that ended in violence last weekend in Charlottesville, Va., Mr. Trump defended some who had gathered to protect a statue of Robert E. Lee, and criticized the “alt-left” counterprotesters who had confronted them.

    Many of those people were there to protest the taking down of the statue of Robert E. Lee,” Mr. Trump said. “So this week, it is Robert E. Lee. I noticed that Stonewall Jackson is coming down.

    George Washington and Thomas Jefferson, the president noted, were also slave owners. “I wonder, is it George Washington next week?” Mr. Trump said. “And is it Thomas Jefferson the week after?
    […]
    Mr. Grossman [executive director of the American Historical Association] noted that most Confederate monuments were constructed in two periods: the 1890s, as Jim Crow was being established, and in the 1950s, during a period of mass Southern resistance to the civil rights movement.

    We would not want to whitewash our history by pretending that Jim Crow and disenfranchisement or massive resistance to the civil rights movement never happened,” he said. “That is the part of our history that these monuments testify to.

    How the events in Charlottesville, and Mr. Trump’s comments, will affect the continuing debate over Confederate monuments remains to be seen. Mr. Witt [a professor of history at Yale], for one, suggested that white nationalist support might backfire.

    He noted that it was the 2015 murder of nine African-American churchgoers in Charleston, S.C., by a white supremacist that led to the removal of the Confederate flag from the grounds of the statehouse.

    The amazing thing is that the president is doing more to endanger historical monuments than most of the protesters,” he said. “The alt-right is producing a world where there is more pressure to remove monuments, rather than less.

    • Baltimore Removes Confederate Statues in Overnight Operation | 2017-08-16

      https://www.nytimes.com/2017/08/16/us/baltimore-confederate-statues.html

      [...]


      Workers removed the Robert E. Lee and Thomas J. “Stonewall” Jackson monument in Baltimore.

      Beginning soon after midnight on Wednesday, a crew, which included a large crane and a contingent of police officers, began making rounds of the city’s parks and public squares, tearing the monuments from their pedestals and carting them out of town.

      [...]

      Small crowds gathered at each of the monuments and the mood was “celebratory,” said Baynard Woods, the editor at large of The Baltimore City Paper, who documented the removals on Twitter.

      [...]

      The statues were taken down by order of Mayor Catherine Pugh, after the City Council voted on Monday for their removal. The city had been studying the issue since 2015, when a mass shooting by a white supremacist at a historic black church in Charleston, S.C., prompted a renewed debate across the South over removing Confederate monuments and battle flags from public spaces.
      The police confirmed the removal.

      [...]

      By 3:30 a.m., three of the city’s four monuments had been removed. They included the Robert E. Lee and Thomas J. “Stonewall” Jackson Monument, a double equestrian statue of the Confederate generals erected in 1948; the Confederate Soldiers and Sailors Monument, erected in 1903; and the Roger B. Taney Monument, erected in 1887.

      [...]

      Taney was a Supreme Court chief justice and Maryland native who wrote the landmark 1857 decision in the Dred Scott case, ruling that even free blacks had no claim to citizenship in the United States. Although Taney was never part of the Confederacy, the court’s decision was celebrated by supporters of slavery.

      The fourth statue, the Confederate Women’s Monument, was dedicated in 1917. Pictures showed that it too had been taken down early on Wednesday.

      [...]

      One Twitter user, James MacArthur, live-streamed the removal of the Lee and Jackson monument as it was unceremoniously torn from its pedestal and strapped to a flatbed truck. At street level, lit by the harsh glare of police klieg lights, the two generals appeared small.

      Residents were seen celebrating on the pedestal, on which someone had spray-painted “Black Lives Matter.”

      [...]

      A team of police cars escorted the statues out of town. Ms. Pugh suggested on Monday that the statues might be relocated to Confederate cemeteries elsewhere in the state. (Although Maryland never seceded from the Union during the Civil War, there was popular support for the Confederacy in Baltimore and Southern Maryland, where Confederate soldiers are buried.)

      [...]

      trouvé en cherchant au réseau

      #Baltimore #Charlottesville #statues #États_Unis
      #suprématisme_blanc #iconoclasme #Confédération #histoire #racisme #esclavage

    • Baltimore Removes Confederate Statues After Activists Gave City Ultimatium | (#vidéo 7’15’’) TRNN 2017-08-16

      https://www.youtube.com/watch?v=A38qI75uwQE

      [...]

      Owen Silverman Andrews: Sure, I think it’s exciting, and the culmination of intense, years-long grassroots organizing and pressure that was a flashpoint, like you said, when white supremacist violence occurred in Charleston and then again in Charlottesville, but also in response to ongoing white supremacist violence here in Baltimore City. And so Fredrick Douglass said, “Power yields nothing without demand.” And that’s exactly what happened here. It was, “Oh, this is too expensive. This will take too long,” and ultimately, when push comes to shove, the government will respond when we force the government to respond and not before.

      Jaisal Noor: And so defenders, even liberal defenders I talk to say, “This is history. We can’t remove history. It needs to be preserved. We shouldn’t take them down.” How do you respond to those arguments?

      Owen Silverman Andrews: Sure. The Lee/Jackson monument is not history. It’s a false narrative. It’s the Lost Cause mythology. It was put up in the 1940s, not to honor fallen Confederate veterans like some of the older monuments supposedly were alluding to, but it was put up as a triumphant symbol of rising white supremacy and resurgent white power. And so leaving the Lee/Jackson statue in place is the erasure of history, not the removal of it. If you look at the way Nazi Germany, for example, has dealt with their past, they do not leave statues of Hitler and Eichmann in place. They remove them and put up plaques and said, “Jewish families lived here,” and that’s the way to remember history. Not to leave up triumphant statues of genocidal maniacs.

      Jaisal Noor: Yeah, and you didn’t hear those same people defending the statues of Saddam in Iraq.

      Owen Silverman Andrews: Exactly. Exactly. It’s a false logic, and it’s a defense mechanism of people who can’t grapple with either their own privilege or internalized white supremacy, and so we can remember history without celebrating slavery and genocide and rape.

      Jaisal Noor: And so is the work now done now that this is down?

      Owen Silverman Andrews: Columbus is next. There are two Columbus statues in Baltimore, One in Druid Hill Park, and another in Little Italy. And if those don’t come down based on government action from the City, then they’ll come down based on #grassroots_action. So those are the next two, Columbus in Druid Hill and Columbus in Little Italy. Columbus started the trans-Atlantic slave trade. He brought syphilis to the hemisphere. He was a rapist who took indigenous women to Europe and had sex with them against their will, and so we’re planning a funeral for Columbus to lay him to rest, and to move onto the next chapter so we can celebrate people like Thurgood Marshall and Harriet Tubman and Frederick Douglass, and hold up those leaders who struggled against that type of oppression instead of honoring those who initiated it.

      ||

      trouvé en cherchant dans le réseau

      #air_du_temps #goût_du_jour
      #bouleversement
      #séquelles #activisme

  • Looking for Traces of Lenin in Ukraine

    https://hyperallergic.com/384217/looking-for-traces-of-lenin-in-ukraine

    A few years ago, photographer Niels Ackermann and journalist Sébastien Gobert embarked on a strange treasure hunt: a search for Vladimir Lenin in Ukraine. More specifically, they were seeking the material traces of the former Soviet leader, in the form of his many memorial statues Ukrainians have removed in the past four years. It turns out these stone and metal Lenins met a vast array of fates after their falls, from taking up residence in museums to undergoing transformations into new heroes of the 21st century.

    #ukraine #lenine #statues #soviétisme #propagande

  • #Webdoc. #Mémoire de #Bamiyan, ep. 12 : “Ils ont percé le corps de #Bouddha pour y introduire des explosifs”

    Ordonné par les #talibans afghans en 2001, le #dynamitage des #bouddhas_de_Bamiyan a marqué les esprits. Seize ans plus tard, le webdoc Mémoires de Bamiyan, réalisé en partenariat avec Courrier international, donne la parole à des artistes, cinéastes et archéologues qui ont pu se rendre sur place.

    Ce douzième entretien vous fait rencontrer l’archéologue Laieq Ahmadi. Il nous raconte l’histoire des fresques réalisées sur les parois des grottes de Bamiyan : comment les statues, construites au IVème siècle, ont été désintégrées. “Ces monuments étaient tellement solides que les Talibans n’ont pas pu les détruire avec des tirs de roquettes. raconte-il. Ils ont donc percé le corps de Bouddha pour y introduire des explosifs.”

    Et bien qu’il déplore la disparition des bouddhas, “témoins de l’histoire afghane” il émet des doutes quant à un éventuel projet de reconstruction : “les rétablir effacerait le crime des Talibans, or la violence subie fait aussi partie de notre histoire”.


    http://www.courrierinternational.com/video/webdoc-memoire-de-bamiyan-ep-12-ils-ont-perce-le-corps-de-bou
    #statues #Afghanistan

  • Le #genre en #images
    https://www.canal-u.tv/producteurs/universite_toulouse_ii_le_mirail/journees_d_etudes_seminaires_rencontres_debat/le_genre_en_images

    11 min
    Le genre en images : approches historiques et lectures critiques des sources iconographiques. Ouverture de la journée / Sophie Cassagnes-Brouquet, Adeline Grand-Clément

    58 min
    De l’iconographie des #femmes à celle du genre : quelques problèmes actuels pour les scènes peintes sur les vases grecs / Pauline Schmitt Pantel

    50 min
    Monographie, approche sérielle et généalogie des images : l’iconographie de la reine de Saba au Moyen-Âge / Sophie Cassagnes-Brouquet

    60 min
    Les #statues antiques ont-elles un sexe ? La construction du féminin et du masculin dans la plastique grecque / Adeline Grand-Clément

    49 min
    Mode et #Histoire : sur les têtes des femmes / Maria-Giuseppina Muzzarelli

    50 min
    Pour l’histoire des femmes et du Genre / Florence Rochefort

  • Excerpt #Monumentum

    #Fadi_Yeni_Turk proposes a passionate rereading of contemporary Middle Eastern history, from the point of view of the statuaries that adorn its different spaces. Exploring his native Lebanon, as well as Iraq, Egypt and Tunisia, the filmmaker uses the static shot as a moment to stop and analyse the competition between narratives of remembrance, which write an official history in light of the issues of the present.

    http://www.visionsdureel.ch/en/festival/programme/film/f/monumentum
    Extrait du film :
    https://vimeo.com/120109958


    #film #monument #statues #mémoire #Moyen-Orient

  • « Art brut à #Taiwan (2) : Le temple idéal d’un pisciculteur taoïste », par Remy Ricordeau
    http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2014/03/21/art-brut-a-taiwan-2-le-temple-ideal-d-un-pisciculteur-t

    Après le décès de sa femme il y a une trentaine d’années, et pour ne pas en être séparé, M Huang lui a construit une tombe dans le jardin, juste derrière sa maison. Comme de son vivant celle-ci était particulièrement pieuse, il a également décidé de lui consacrer un #temple, non pour l’honorer, précise-t-il, mais pour permettre à celle-ci de prier sur place lorsque, selon les croyances taoïstes, son esprit redescend sur terre pour rendre visite aux vivants qui lui étaient proches.

    N’étant pas fortuné il se mit donc en demeure de construire le bâtiment de ses propres mains et avec les moyens du bord. Il n’avait par ailleurs aucune expérience particulière en maçonnerie ou en charpente, aussi commença-t-il assez naturellement sa construction sans plan particulier et en utilisant les matériaux à sa disposition, c’est-à-dire pour l’essentiel ceux que lui fournissaient ses voisins conchyliculteurs et ostréiculteurs. Une étrange bâtisse sortit ainsi de terre décorée de #coraux et de #coquillages les plus divers et agrémenté de #débris de #statues religieuses en céramique multicolore destinées au rebut.

    « #art_brut » #architecture

  • From the Archives: #Alain_Resnais’s #FILM on “African Art” (Statues Also Die, 1953)
    http://africasacountry.com/from-the-archives-alain-resnaiss-film-on-african-art-statues-also-d

    French film director Alain Resnais est mort. His career spanned six decades (born in 1922, his last film was premiered in Berlin earlier this year), and has been well documented. His body of work is enormous, but there’s one of his films that I want to highlight here–embedding it below. At a young age, in […]

    #HISTORY #Chris_Marker #Les_statues_meurent_aussi #Statues_Also_Die