• Un des tabous de l’activisme est celui de la fausse représentation.
    En matière de prostitution, des hommes prétendent représenter les femmes, des entremetteurs présentent représenter des « travailleuses »... et les médias jouent le jeu en laissant des « blousons dorés » exproprier la parole des premières concernées.
    Il y a deux semaines, cinquante personnes de gauche ont marqué un grand coup en publiant dans L’HUMANITÉ un coup d’estoc au STRASS, spécialiste de l’enfumage médiatique.
    TRADFEM a été autorisé à traduire ce texte vers l’anglais, dans l’esprit de l’ouvrage de Julie BINDEL, « The Pimping of Prostitution » :
    https://tradfem.wordpress.com/2020/08/16/collective-op-ed-the-strass-organization-is-hiding-the-corporatis
    #STRASS #Bindel #prostitution #récup #L'HUMANITÉ

  • Tous les virus ne sont pas microscopiques... Le masculinisme a muté et est devenu une guerre menée via les réseaux sociaux par des « moralistes » anonymes qui ciblent les féministes les plus visibles et leurs organisations, à qui on veut retirer tout droit de parole et d’association.
    C’est Marc Lépine qui serait fier de ses nouveaux émules... Lire SUZANNE MOORE, traduite sur TRADFEM : https://tradfem.wordpress.com/2020/04/01/suzanne-moore-les-femmes-doivent-avoir-le-droit-de-sorganiser-ent

    • La censure dont a été victime Selina Todd ce week-end doit nous alerter. Il nous faut protéger les droits des femmes biologiques.

      J’avoue n’avoir pas lu le texte mais seulement l’accroche que je met ici. Je suis pas trop fana de l’expression femme biologique, pourquoi ne pas dire « femelles humaines » ?

      Femme un mot chargé en #mâle_gaze car par exemple les lesbiennes ne sont pas des femmes (Wittig) et on (des mâles humains) m’a dit beaucoup de fois que je suis pas une vrai femme (car trop jeune, trop vieille, pas mère, pas bandante, pas gentille...) alors qu’on va pas me contesté que je suis une femelle et les femmes trans peuvent être des femme, si elles collent au stéréotypes qui font bander les mâles hétéros mais elles ne pourrons jamais devenir des femelles.
      Femme biologique c’est une expression paradoxale, car etre une femme c’est une construction qui n’est pas biologique c’est une expression de domination masculine (femme = épouse = propriété d’un paterfamilias) alors que femelle humaine c’est claire, il y a de la biologie, de l’animal (car on est de bêtes) et des bêtes femelles d’une certaine espèce et pas du bétail pour paterfamilias comme sous entend le mot femme. Après que des mâles aient envie de devenir du bétail pour paterfamilias finalement qu’est ce qu’on en à a faire ? Perso je lutte pour les femelles humaines, les mâles qui veulent être du bétail pour paterfamilias ne m’intéresse pas. Et les femmes trans lesbiennes ne sont pas des femmes puisque les lesbiennes ne sont pas des femmes et les lesbiennes cis par contre sont bien des femelles. Enfin pour les hommes trans, c’est encore des femelles même si ils veulent collé au stéréotype du propriétaire de bétail « femme ». Je leur garde un peu de sororité dans la mesure ou c’est pas des femelles de droite, auteur de féminicide, prostitueur et autre saleté que font les hommes avec leurs privilèges.

    • Ça m’interroge aussi comment bien parler de ces sujets, notamment avec les controverses entre féminisme et trans-activisme, car avec les mots multi-sémantiques, et qui suivant le contexte et l’époque et qui les utilise veulent pas dire la même chose, c’est compliqué.

      En général, dans les féminismes (dans plusieurs féminismes différents quoi, dans la majorité), « féminité » c’est bien une construction sociale. Mais par contre les mêmes personnes féministes utilisent « femme » parfois dans le sens « personne correspondant aux stéréotypes du féminin » (donc les femmes trans sont bien des femmes), et parfois dans le sens « femelle » humain, née avec les organes femelles (quand bien même il existe des exceptions, comme dans absolument tout, chez les humains la norme reste binaire).

      Du coup oui, possible que parler plus souvent de « femelles » peut être une solution. Mais ça reste « pas naturel » car ça fait très animaux pour la plupart des gens.

    • le sexe n’est pas une donnée matérielle mais une simple assignation

      Je ne supporte plus l’expression « assigné·e F ou H à la naissance » quand il s’agit de personnes cisgenre. Comme si cette assignation était un acte arbitraire qu’il s’agissait de « déconstruire ». C’est peut-être comme ça que le ressentent des personnes intersexe et trans, mais pour les personnes cis comme moi c’est de l’abus, de faire de tou·tes des gendernauts (plus du tout occupé·es de féminisme et de justice mais de faire valoir leur identité perso). Parler de socialisation me semble plus juste et on a vu que ça vaut aussi pour les nourrissons.

      Je connais les conséquences d’une condamnation pour transphobie lors d’un procès invisible sur les réseaux sociaux. Dans mon cas, cela a été synonyme de menace de viol et de mort sur moi et les enfants, avec l’intervention de la police. (...) Pendant que Polanski recevait un César, Todd était obligée de se taire.

      Ça n’a rien à voir (ou alors de très loin, parce que les mêmes réseaux qui arrivent à faire valoir les droits des trans échouent à faire cesser la reconnaissance excessive témoignée à Polanski) mais ça a de quoi interroger. Et oui, c’est hallucinant que sous prétexte de féminisme des femmes cis soient frappées par des mecs cis ou mecs non-binaires, encore plus qu’elles subissent des #violences_masculines typiques ou menaces de. De mecs qui se disent plus féministes que des féministes. Et qui en profitent pour se refaire leur feminist cred (de proféministes de merde, la posture d’allié ne sert pas à ça).

      On ne parle jamais d’hommes qui devraient laisser un espace aux hommes trans. Ce sont une fois encore les femmes qui doivent céder.

      Nous sommes une majorité à souhaiter la meilleure vie possible à la petite minorité de personnes trans. Cette vie que nous leur souhaitons est une vie sans violence masculine. Les pires violences que subissent les trans ne sont pas le fait de féministes, contrairement à ce que l’on pourrait penser si l’on s’en tient aux accusations sur twitter.

      Les femmes doivent se protéger de la violence masculine, ce pourquoi nous réclamons des espaces en non-mixité. Ce besoin de protection doit être garanti pour les femmes les plus vulnérables, notamment celles qui vivent dans des centres d’hébergement d’urgence et les détenues. Il s’agit encore et toujours du patriarcat à l’oeuvre. D’ailleurs, comment en sommes-nous arrivés à ces nombres affolants et sans cesse croissants de jeunes filles qui demandent à se faire prescrire des traitements contre les troubles de la dysphorie du genre, alors qu’un nombre non négligeable d’entre elles finissent par regretter d’avoir eu recours à un dispositif qui les a rendues stériles ?

      Les femmes ont le droit de dénoncer les violeurs. Nous avons le droit de nous exprimer et de nous organiser sans nous entendre dire que nous exprimer est, en soi, dangereux. Continuez de me dire d’aller « crever au fond d’un fossé » et de me traiter de « terf », vous ne serez pas les premiers : quoique vous disiez, je m’identifie comme une femme qui ne compte pas se tenir tranquille.

    • D’ac avec Antonin pour trouver abusive cette notion d’assignation du sexe, alors qu’il s’agit d’une simple observation par le ou la médecin, exacte dans 99% des cas. Ce sont les stéréotypes de genre qui sont assignés, plus tard, et l’idéologie trans tend à enchâsser ces stéréotypes. La situation me semble appeler un débrouillage sémantique. Les féministes que nous traduisons rejettent le terme « femme trans » que s’est approprié la frange militante/masculiniste des hommes qui disent « s’identifier comme » femmes, Et la très grande majorité des féministes rejettent aussi le label « cisgenre » qui suggère que l’ensemble des non-trans s’identifiant aux stéréotypes accollés à leur sexe (rien de plus faux, surtout dans le cas des féministes) et y voient une OPA démontrable contre les femmes et leurs droits. Ce sont plutôt des femmes aux opinions « libérales » qui se laissent convaincre de se qualifier de « cisgenres », laissant l’appellation femme dériver vers laune identité purement sociale et choisie plutôt que marquée par la biologie et imposée par le patriarcat, contrairement à l’idéologie du ressenti et d’un libre choix ouvert aux hommes. Enfin, c’est c que j’en comprends - et je suis particulièrement prudent des tentatives mascuines de jouer « les féminismes » l’un contre l’autre sur la base de définitions plus polémistes qu’objectives...

    • Pardon, j’essaie d’habitude de faire la différence entre cissexuel·le et cisgenre et d’utiliser les deux dans leur sens le plus précis. Une certaine autrice que je connais bien a été présentée comme « cissexuelle et cisgenre » par des activistes pro-trans qui voulaient virer son bouquin des rayons d’une librairie anarchiste. Je la connais assez bien pour savoir qu’elle est cissexuelle (née femelle, identité sociale féminine) mais pas cisgenre (elle est régulièrement mégenrée et a une expression de genre ambiguë) et d’ailleurs il n’y a peut-être que Ken et Barbie qui sont cisgenre parce que les personnes qui se disent non-binaires et les personnes trans ne sont pas les seules personnes qui galèrent avec les normes de genre.

      En revanche, je dis « femme trans » et « homme trans » par souci d’apaisement, parce que je trouve très violent de dire « trans femme » comme vous faites quand ce mot est si investi par des personnes.

      Mais je refuse de dire « trou de devant » et « trou de derrière » comme si les femmes n’avaient que des trous à foutre (pourquoi pas trou du haut qui accessoirement sert à autre chose qu’à tailler des pipes ?), comme si un vagin (vestibule de l’appareil reproductif femelle) et un anus (sortie de l’appareil digestif) n’étaient que des orifices dédiés à la pénétration sexuelle et que leur fonction propre était secondaire.

      De même, je refuse de parler en général de « personnes » enceintes ou qui ont leurs règles. Ces personnes sont assez souvent des femmes pour ne pas les invisibiliser. Voilà comment j’essaie de m’accommoder, rester audible, « faire violence » le moins possible.

    • Mais sur ces questions, entre les automatismes (moi qui dis « cisgenre » par manque de diligence) et le langage identitaire qu’on répète parce que c’est comme ça qu’il faut parler (1), c’est peu de dire que beaucoup de paroles sont devenues insensées.

      (1) Par exemple j’ai vu apparaître « mixité choisie » parce que « non-mixité » semblait trop dur et pas si vrai puisqu’il y a d’autres mixités que de genre. Ok. Mais maintenant on dit « non-mixité choisie » parce que personne ne comprenait « mixité choisie » ou parce que des meufs qui ont confondu avec « non-mixité » l’ont répété plus souvent. L’impression d’être dans une volière de perroquets des fois. Ce serait drôle si les personnes qui utilisent des termes « problématiques » ne se faisaient pas assassiner avant qu’on comprenne si :
      –c’était simple ignorance ;
      –c’était de la méchanceté ;
      –elle a des arguments audibles.

    • Je crois qu’il y a beaucoup de mauvaise foi chez ceux qui combattent pour imposer leur idéologie et qu’il ne faut pas perdre trop de temps à chercher à les « apaiser ». Ce qui est en cause pour les femmes dans leur désir d’espaces où des hommes (bio) ne s’imposent pas, c’est tout simplement la liberté d’association, qui a toujours été combattue par les dominants de race ou de genre. Que penserait-on par exemple de Blanc-hes qui s’identifieraient comme Noir-es et chercheraient à imposer cette perception aux Noir.-es pour éluder la position dominante des Blanc-hes ? Il est bien pratique, lorsque des hiérarchies deviennent dénoncées, de se dre « non-binaires » pour esquiver cette critique, comme a tenté de le faire Arnaud Gauthier-Fawas à « Arrêt sur images » l’an dernier.

    • D’accord avec ce que vous dites tou·tes le 3 il me semble pas y avoir de grosse contradiction entre ce que nous disons ici.
      Revenir à femelle et mâle ca me semble clarifié pas mal les choses par rapport aux questions trans et sans cherché l’apaisement des personnes trans et allié·es de mauvaise foi.
      Le truc qui me chiffonne par contre c’est la récupération opportuniste des intersexes par les trans et allié·es. Les intersexe n’ont absolument pas les mêmes problématiques que les trans et pour elleux la question de l’assignation à un sexe se pose puisqu’illes sont intersexe justement et qu’on les mutile contre leur volonté pour les assigné·es de force à un sexe ou l’autre alors que les trans sont soit mâle soit femelle et ce sont elleux qui s’assignent tout·es seule en se cachant derrière les intersexes qui sont du coup devenus invisible. J’ai vu arrivé les questions d’assignation avec Anne-Fausto-Stearling qui parlait des intersexes et très rapidement les trans se sont emparé de ce vocabulaire pour servir leur intérêt individualiste et cela au détriment des intersexes et des femmes-femelles et au bénéfice des hommes-mâles.

      J’en parlais il y a pas longtemps avec une féministe qui me parlait d’Océan. J’ai essayé de lui expliqué qu’à mes yeux Océan c’est un auteur de féminicide, il a tué la lesbienne invisible, pire il l’a annihilé totalement comme si on avait même plus le droit de l’évoqué sans commetre un crime de lèse transidentité et je voie pas ce qui est super à anihilé la seule lesbienne qui faisait des one-woman-show en france un peu visible du grand public pour la remplacer par un homme hétéro fut-il trans.
      La discutions c’est arrêté là elle n’a pas voulu répondre à ma question et on a changé de sujet pour pas s’embrouillé le reste de la soirée. Et à chaque fois que j’en parle à une féministe de cette tendance je ne trouve jamais de réponse à mes arguments, on me renvoie c’est que c’est des personnes qui souffrent et que c’est pas important la sécurité des femmes-femelles en prison ou dans les vestiaires, sauna et autres lieux de non mixité par rapport à la souffrance d’une femme trans.

    • D’accord avec vous Mad Meg. Il n’y a pas que les personnes intersexe qui sont récupérées et en fait exploitées par le transactivisme. Toutes les femmes et tous les hommes qui regimbent face aux stéréotypes de genre sont sommairement qualifié-es de « cis » s’iels ne s’identifient pas comme « trans », un terme ("cis") censé englober quiconque ne s’identifie pas à Ken ou Barbie. Beaucoup de gais, de lesbiennes et même de trans progressistes ont d’ailleurs commencé à refuser cette assignation à résidence" sous le parapluie du lobbying trans.

    • Pour ce qui est de l’utilisation du mot « femelle », il a un sens très péjoratif en français que n’a pas le nom ou l’adjectif « female » en anglais. L’anglais utilise presque indifféremment les concepts de « female » et « woman » - comme ceux de « sex » et « gender » jusqu’à il y a peu - et cela ne facilite pas la compréhension mutuelle, surtout en contexte polémique. Je doute que les femmes voudront ou devraient s’identifier comme « femelles » pour abandonner le mot « femmes » aux hommes que cette identité intéresse. Je ne vois pas beaucoup de femmes en être convaincues en tout cas.

    • Ça me semble important, de n’avoir un vocabulaire ni complaisant ni irrespectueux parce que côté pro-trans se trouvent plein de féministes que j’aime bien et qui, je pense, font une erreur historique (qu’elles regretteront quand le parapluie trans va se déchirer). En attendant, garder la possibilité de leur causer s’impose. Et un peu de respect pour les personnes, au passage. Je ne veux pas que les personnes trans se sentent offensées par mon propos en tant que personnes trans (vraiment pas) mais critiquées si elles sympathisent avec une idéologie individualiste toxique dont s’emparent des masculinistes gynophiles qui pensent que leur place est partout. Question de respect, de compromis, de terrain où il est possible de se parler.

      Je n’avais pas pensé à Océan comme meurtrier de la lesbienne invisible mais oui, je ressentais un peu sa transition comme ça. J’ai une copine lesbienne en Malaisie dont une amie est devenue un mec trans hétéro, fini les problèmes (son passing est nickel et cette société musulmane est moins transphobe que la nôtre) et même s’il est encore un peu engagé sur les questions de genre elle vit ça comme une trahison.

    • Ok pour laisser mon idée de femelles de coté ^^ c’etait une tentative.
      Pour ce que tu dit @antonin1 sur l’acceptation des trans dans la culture Malaisienne, il me semble justement que le transgenrisme est très compatible avec le patriarcat le plus hardcore. Du temps où les femmes n’avaient pas le droit de joué la comédie c’etait les hommes qui tenaient ces rôles, au Japon dans l’opéra, en europe à la renaissance, et dans plein de cultures il y a des trans. Pour l’albanie ou ce sont des hommes trans, c’est soit des veuves soit des vierges et uniquement pour continuer la boucherie de la vendetta quant tous les hommes se sont entre tués même si aujourd’hui certaines femmes deviennent des hommes par solidarité et pas par choix de devenir des hommes ca reste vraiment problématique. J’avais vu un docu qui parlait des femmes trans en Iran, les molah tellement homophobe imposaient aux gays de changer de sexe pour rester hétéros et quant aux lesbiennes elles ont toujours été invisible et probablement mariée de force sans qu’on leur offre la possibilité de devenir des hommes. Bref tout ca pour dire que à mes yeux le transgenrisme c’est plutot un reliquat sexiste très rétrograde qu’une avancé sociale.
      humm à ecrir tout ca je me dit que ca va me couter cher car je ne suis pas anonyme ^^

    • « D’accord avec vous Mad Meg. Il n’y a pas que les personnes intersexe qui sont récupérées et en fait exploitées par le transactivisme. »
      Stp @martin4 le vouvoiment n’est pas très poli sur le net. ^^
      Je parlais des intersexes rapport à la remarque sur l’assigniation que faisait @antonin1 à mes yeux l’assigniation concerne les intersexes mais pas les trans. A part peut etre les malades de distrophie de genre qui sont très très rare et ont besoin d’un psychiatre et chirurgie loure pour ne pas se suicidé mais ca n’est que très très peu des trans et là aussi on joue sur les 2 tableaux. C’est une maladie quand ca sert l’argumentaire trans et c’en est pas une si sa sert l’argumentaire trans.

    • OK. Désolé pour le vouvoiement, j’apprends graduellement les codes...`Quant au risque d’être « irrespectueux » dont parle Antonin, c’est pour cela qu’il est important de cibler l’idéologie (trans)genriste et non des personnes qui s’identifient comme « trans ». Le lobby transactiviste se sert de glissements sur ce plan pour tenter de discréditer toute critique de ses outrances comme « transphobe »... y compris celles de personnes trans qui refusent d’être ainsi charriées.

    • Pas de soucis @martin4 la netiquette à des codes un peu différents de la vie de tous les jours. Le vouvoyement c’est un peu vieux monde vertical alors que le web c’est plutot horizontal (on essaye en tout cas). J’espère pas avoir dit de truc irrespectueux contre les personnes trans mais c’est possible qu’Océan soit pas fana de ce que j’ai dit sur son féminicide de la lesbienne invisible....

    • un peu hors sujet, mais j’aimerais rappeler que le 8 mars dernier, à Paris, pendant la manif pour les droits des femmes donc, des personnes du CAPP se sont salement fait agressées par des « antifas ».

      https://twitter.com/CAPP_Radfem/status/1237836773235011584

      http://osezlefeminisme.fr/des-femmes-des-survivantes-de-la-prostitution-agressees-lors-des-man

      L’idée semblait être de « se faire des abolos ». C’est aussi arrivé à Bruxelles, Madrid et Toulouse. Déjà 1. je vois pas du tout le rapport entre antifascisme et antiabolitionisme. Autant bouter hors de la manif un cortège de femmes fafs (et c’est d’ailleurs arrivé à Paris), je comprends, mais là ?

      Du coup 2.qui sont ces gens (ceux qui se mettent en tête de frapper des abolos) ? J’ai eu du mal à ne pas tout de suite penser au genre de trans qui collent « Les Terfs au bûcher » mais visiblement personne n’en sait rien, et d’ailleurs très peu de gens parlent de ce machin, aucun scandale, alors que pour moi c’est... enfin chai pas c’est grave quoi.

      L’association « abolitionisme =fascisme » j’imagine qu’elle vient des vieux trucs cathos moralisateurs, mais je veux dire merde, Dworkin quoi. Et depuis la fin des années 70, c’est vraiment pas nouveau...

    • J’avais pas vu cette histoire merci pour le signalement @tintin
      Les militantes pro-trans que je connais sont aussi pro-putiers et ont très peu de conscience politique. Cette années j’en ai rencontré une qui m’expliquait toute contente qu’elle a offert une prostituée à un proche un peu retardé mental qui avait du mal à pécho et qui était encore puceau à 19 ans. Je lui ai dit qu’elle aurais mieux fait de lui couper la bite.

      Et j’ai rencontré aussi une « travailleuse du sexe » qui m’expliquait que son travail était bénéfique un peu comme une psy. Elle m’explique alors qu’elle a permis à un de ses putiers, père d’une gamine de 12 ans, de découvrir que son fantasme c’etait de coucher avec sa fille de 12 ans et donc elle se déguise en gamine de 12 ans avec lui. J’ai faillit vomir car mon agresseur allait se chauffer aux putes avant de venir se branler sur moi quant je dormais quand j’avais 13 ans jusqu’à mes 18 ans que je me barre de la maison familliale. Je lui ai demandé comment elle savait que ce père n’allait pas violer sa fille maintenant qu’elle l’avait aidé à « découvrir son vrai fantasme et le réalisé » et elle me répond « je le connais je sais que c’est un mec bien »... un putier un mec bien... j’en étais malade et je le suis toujours.
      Et paradoxe assez fantastique quelques minutes plus tard elle explique à quel point elle méprise ses putiers (elle les appelait des clients) mais bon elle a confiance qu’il viol pas la gosse ! Du coup celle là je la considère plutot comme une « travailleuse du viol » qu’une « travailleuse du sexe ».

    • L’association « abolitionisme =fascisme » j’imagine qu’elle vient des vieux trucs cathos moralisateurs

      En France, beaucoup de mouvements abolitionnistes sont tenus par des féministes « universalistes » c’est à dire en pratique islamophobes et anti-intersectionnalité... c’est peut-être une des raisons de ce mélange des genres.

    • @mad_meg désolé de te faire ruminer des histoires pareilles en pleine confiture... Je sais pas quoi dire... J’espère que tu tiens le coup.

      @baroug j’ai l’impression que c’est en train de changer et que le CAPP en question ne porte pas ce genre de discours... mais bon j’en sais rien, je ne suis pas dedans. Et quand on se tourne vers au moins une fondatrice, Dworkin, c’est pas du tout ce genre de chanson.

    • Merci @tintin ne t’inquiete pas je ne l’ai pas ruminé celle là, je l’ai juste posé ici et j’ai fait un gros dodo de 6h ce qui est un record pour moi. Et au reveil je rumine « Lallement ton camps c’est le camps de la mort »
      Bonne journée à toi et à toutes et tous.

    • En effet, le trajet de Dworkin, de Catharine Mackinnon et de John Stoltenberg dément tout à fait le travail de salissage fait par l’industrie de la porno pour les associer à la droite religieuse ou autre, alors que leur projet dre permettre un recours civil des personnes à qui la pornograhie portait préjudice était ancré dans une résistance collective des milieux populaires et majoritairement Noirs de Minneapolis et St.Louis en 1983-1984, résistance au dumping de la porno et de la prostitution dans les quartiers les plus pauvres de ces villes. Elles ont documenté ce travail peu connu et occulté par la presse libérale dans le pamphlet « AGAINST THE FLOOD » , peu connu mais affiché en ligne avec d’autres textes radfem marquants sur https://radfem.org

    • Je pense avoir passé ici les nouvelles de l’agression du 8 mars. En ce moment, le récit qui s’impose, c’est « les TERF sont fascistes, elles ont des liens avec l’extrême-droite en Amérique du Nord ».
      https://www.liberation.fr/debats/2020/02/26/le-debat-sur-la-place-des-femmes-trans-n-a-pas-lieu-d-etre_1779708
      Je ne sais pas ce à quoi elles se réfèrent mais en Amérique du Nord la question de l’avortement est hyper tendue et aucune féministe trans-exclusive que je connais (Murphy, etc.) ne ferait alliance avec des raclures qui réussissent à dicter à des femmes dans certains États ce qu’elles doivent faire d’un fœtus qui s’est accroché à leurs ovaires (je dis ça vite, je ne sais plus où ça s’accroche). Mais le bruit court et les perroquets répètent ça sans esprit critique.

      J’en parle depuis cinq ans que j’observe ce phénomène grégaire (et la facilité sororale avec laquelle on se traite de transphobe en toute bienveillance, comme si la phobie n’était pas une accusation grave et comme si tout défaut de complaisance était comparable à une expédition pour aller casser du gay ou de la pute trans). Mes copines féministes qui ont lu plus que moi me disent à quel point tout ça leur semble assis sur un manque de culture féministe et de réflexion individuelle, ça se propage comme un virus (comme le nom de cette page).

      C’est d’autant plus triste que beaucoup tient à cette absurdité de « privilège cis » qu’il faudra dégommer un jour : c’est un privilège d’être un mec cis, pas une femme. Or, une manière peu fine d’envisager les choses conclut que les personnes trans étant discriminées, parfois violentées en raison de ce qu’elles représentent, elles devraient être en haut des préoccupation de toutes et dicter l’agenda. Je vois plein de chouette féministes tomber dans le panneau.

      Certaines en oublient ce qu’est le genre : une expérience sociale et acceptent la définition de l’identité de genre comme ce que chacun·e s’est imaginé de soi (homme ou femme, non-binaire, licorne). Mélusine par exemple donne une leçon de féminisme matérialiste sur Twitter, expliquant que les ovaires ne font pas l’expérience sociale, puis finissant sur le sentiment d’être femme. Ah tiens, l’expérience sociale vient du sentiment individuel maintenant.

      Bref... Et sûr que des idéologies très réacs acceptent la transidentité plus facilement que l’homosexualité et des expressions de genre ambiguë tant que ça reste hiérarchisé. J’avais écrit « binaire et hiérarchisé » mais ce paradis des droits des femmes edit : qu’est le Pakistan a créé un 3e genre officiel et plein de pays qui s’engouffrent dans des politiques très favorables à la reconnaissance du sentiment d’être femme ou de ne pas être homme ont des politiques merdiques en matière de genre. Et ça ne fait pas gamberger des jeunes féministes grégaires, que les gouvernements qui tiennent au droit des fœtus à rester accrochés deviennent si « progressistes » en matière de droits des trans...

      Quant à la violence que ces rumeurs autorisent, ben non, strictly no, comme @tintin. Où on en est si le féminisme justifie que d’autres féministes (a fortiori des hommes !) viennent faire taire des féministes ?

    • J’oubliais, dans ma dernière expérience queer, on a rdv avec une travailleuse du sexe latina autochtone de classe populaire pour entendre son vécu sur la prostitution. Ok, c’est super, on va pouvoir décaler notre regard, entendre d’autres expériences. J’arrive au rdv, la meuf n’est pas là mais il y a un gars avec une expression de genre ambiguë. Finalement le truc commence et c’est elle, une femme trans qu’on peut légitimement prendre pour un homme puisqu’elle a un corps d’homme sur son expression de genre ambiguë. Ensuite, cette personne prend la parole comme ses potes doctorant·es, un vocabulaire hyper savant et de grandes notions abstraites. Le premier truc qu’elle nous dit c’est un explication foucaldienne de comment elle refuse de laisser le biopouvoir transformer son corps et justifie très savamment d’être une femme avec un corps masculin, le menton simplement rasé de très près. Autant pour les classes populaires qui s’expriment !

      (Je veux bien mais il y a un petit parasitage avec les classes intermédiaires universitaires, soit le couple queer de chargé·es de cours doctorant·es qui nous invite dans leur grand et bel appart en petite couronne et se présente sans cesse comme racisé alors qu’il est de la bourgeoisie blanche mais d’un pays périphérique, le mec (trans) ayant d’ailleurs les yeux bleus et un nom français, par hasard).

      L’impression d’être au concours de la plus malheureuse avec des points « check ton privilège » distribués malhonnêtement. Moi qui vis dans 12 m2 et me force à amener chez moi l’un des instruments du groupe de musique en question alors que je n’ai pas la place, je note qu’ici un tambour ne se remarque pas alors que chez moi il est direct au milieu. Bref.

      Ensuite j’écoute la « travailleuse du sexe » qui nous explique que ses clients sont si gentils, elle prend bien soin d’eux. Mais les autres femmes, celles qui vont devoir sucer parce que les putes sucent, se laisser enculer parce que les putes vendent des sodomies, toutes ces meufs dont la vie est sûrement bien plus sympa dans une société prostitutionnelle, elle nous explique qu’elle n’a aucune solidarité envers elles, elle a besoin de croûter et elle est la plus malheureuse alors elle fait ce qu’elle veut.

      (Moi, in petto mais j’ai pas le droit de le dire : connard, mets-toi ta solidarité masculine dans le cul et arrête de nous dire que tu es féministe.) Mais j’argumente gentiment et je me fais expliquer la vie par l’une des deux doctorant·es qui me sort deux fois le même discours (elle n’a pas pris la peine de rester sobre et son élocution est aussi très lente, merci l’alcool) comme quoi c’est une expérience sociale que je ne peux pas comprendre (moi qui suis si bourgeoise blanche dans mon 12 m2, ce que je ne nie pas entièrement) alors j’ai la chance qu’on m’explique en toute bienveillance.

      Soirée de merde ! L’impression de toucher le fond en matière de décence. Quelle que soit la situation du jeune mec queer qui suce des bites parce que c’est la meilleure manière qu’il a trouvé de gagner sa vie (pas de jugement), je ne vais pas bouffer de ce féminisme simplement parce qu’on me dit que c’est bon.

    • Ah oui sacrée soirée de merde… solidarité. J’ai l’impression d’être en décalage complet pour une partie non négligeable des news ou communiqués des groupes militants du coin, inclus le planning familial qui ici relaye aussi le genre comme identité perso et l’anti-terf, en tout cas dans les fils publics. Avec comme tu dis ce genre de vocabulaire savant, déconnecté de ce que vivent la majorité des prostituées ou femmes en général. Et déjà que je trouve pas des masses de temps pour participer à beaucoup de choses, ça me rebute encore plus d’ouvrir la bouche (encore plus en tant que mec, logiquement encore plus douteux que j’émette un avis).

    • Bon j’en profite pour passer un appel, j’adorerais que les bio de Dworkin soit traduites. Je n’ai lu que ses discours et coït, et j’ai trouvé les discours et les récits biographiques très forts, alors que les trucs théoriques m’ont un peu perdu, pour dire le moins (quand elle dit qu’une femme ne peut pas violer parce que pas l’organe, c’est... enfin bon, je tolère tout à fait une certaine exhaltation, et à vrai dire je pense que je suis prêt à entendre beaucoup de choses de la part de cette femme, c’est juste qu’à chaque fois qu’elle raconte sa vie, c’est... la foudre). Sinon j’ai pas grand chose à apporter au débat, loin d’être calé en féminisme, traîne à peine dans les milieux, me demande quand même si ce sont bien des mecs qui ont attaqué le cortège du CAPP, et si tout ça à un rapport direct avec les machins terf vs trans en cours...

    • Pourtant ya pas que des jeunes au planning ici, moi ça fait depuis la rentrée que j’ai le flyer dans la cuisine parce que si j’avais un peu de temps c’est à ça que j’avais envie de participer, mais j’ai un mélange de « j’ai pas le temps » et de « pfff ça fait peur si je me retrouve avec ces débats sous le nez sans jamais pouvoir rien dire ».

    • Tous les plannings se déchirent (il n’y en a que quatre qui sont perdus et ont signé la tribune dégueue de Libé), c’est un peu générationnel mais cet angle désidéologise grandement le conflit.

      @baroug, la réduction ad Hitlerum de l’abolitionnisme ne tient pas trop la route. Delphy s’est super bien engagée sur le voile et contre l’islamophobie, or elle est abolitionniste ou contre la reconnaissance sociale de la prostitution (je fais la nuance mais je ne crois pas qu’elle soit si répandue, certainement pas dans ces violences qui se multiplient). Elle n’est pas la seule, je ne sache pas par exemple que @mona soit islamophobe et pourtant elle a publié un très bon article contre les réglementaristes. Et un détail : parmi les meufs violentées à la manif, certaines étaient survivantes de traite et de prostitution, pas trop des féministes blanches bourgeoises catho. C’est des clichés qui font mal, qui alimentent cette guerre violente et bête, faites de préjugés répétés et de raisonnements à l’emporte-pièce.

    • Je sais bien pour Delphy et Mona mais précisément leurs positions sont assez marginales du point de vue des forces politiques. Les mouvements organisés sont très majoritairement divisés sur cette ligne : ce n’est pas un jugement de ma part — d’autant plus que je n’ai absolument aucune légitimité pour le faire —, mais en terme de forces politiques en France il me semble que c’est un constat assez clair.

    • Je pense que l’aspect générationnel est assez important car le féminisme souffre toujours d’un problème d’historicisation ou de mémoire. On fait souvent comme si le féminisme commencait dans les années 1970 avec le MLF et MLAC et des fois on va jusqu’aux suffragistes mais les Saint-Simoniennes on connais pas et je parle pas des fouriéristes. La nouvelle génération considère que le féminisme est né chez les queer dans les années sida (enfin pour celles avec qui j’ai discuté c’est grosso-modo l’idée) et voient le féminisme des plus agées comme le truc de Schiappa... Faudrais leur parlé de Madelaine Pelletier peut etre ou des vesuviennes.

      https://www.liberation.fr/debats/2017/03/07/christine-bard-il-faut-en-finir-avec-le-cliche-des-feministes-bourgeoises

      https://www.youtube.com/watch?v=d8w_XvbDiW4

    • Et puis en fait je trouve en ce moment problématique de réduir la lutte des femmes pour leurs droits à l’existence du mot « féminisme ».
      Je pense que les femmes se battent pour pas etre du bétail depuis qu’il y a des femmes. Par exemple l’origine du nom d’Athène témoigne d’une tentative des femmes pour obtenir des droits.

      D’où vient le nom d’Athènes ?

      Selon la légende, deux grands dieux se disputaient la protection d’une petite ville. Cécrops, le roi de cette ville, cherchait en effet à lui donner un nom. Il décida que ce serait la divinité qui ferait le présent le plus utile aux autochtones qui remporterait le « concours ». Poséidon, le dieu des océans, fit jaillir des roches de l’acropole une fontaine d’eau salée ; Athéna, quant à elle, offrit un olivier. Le roi, pour départager les deux concurrents, fit appel à son peuple pour qu’il votât. Les hommes choisirent Poséidon, et les femmes Athéna ; mais il y avait dans l’assemblé plus de femmes que d’hommes. Ainsi, la déesse victorieuse donna son nom à la cité.
      On peut voir apparaître dans cette légende la première forme de démocratie, où tout le monde vote, sans exception, car Cécrops, le roi dont on parle dans cette histoire ancienne, a sûrement vécu aux alentours de 1600 - 1700 avant J.C. Une page spéciale de ce site est d’ailleurs consacré à la démocratie dans cette cité.
      Cette légende sert aussi « d’excuse » : les Anciens s’en sont servi afin d’expliquer pourquoi les femmes furent, par la suite, interdites de plusieurs choses : le droit de vote, bien sûr, mais aussi, par exemple, celui de donner leur nom à leurs enfants. La suite du récit raconte donc que Poséidon, furieux après sa défaite, menaçait de ravager la pays ; les hommes intervirent pour l’apaiser, en interdisant aux femmes ces privilèges.

      http://hellada.free.fr/athenes.html
      Si des hommes ont voulu interdire aux femmes de voté, c’est qu’il y avait des femmes pour le revendiquer sinon pas besoin d’interdire.

      Même chose pour Lysistrata qui rend compte d’une grève des femmes qui s’est fini en viol de masse et dont les hommes ont fait une comédie.
      https://seenthis.net/messages/783981

    • Et puis en ce moment on est en plein #backlash de tous les cotés
      En témoigne cette image posté hier sur seenthis en plein conseil de guerre de la couille contre le corona pendant que les meufs se tapent le sale boulot (88 % des infirmières, 90 % des caissières, 82 % des enseignantes de primaire, 90 % du personnel dans les EHPAD sont des femmes. Sans même parler du personnel de crèche et de garderie mobilisés pour garder les enfants de toutes ces femmes mobilisées en première ligne.)

    • Moi c’est une copine qui a bossé au mouvement du nid qui m’a convaincu. Un an, dans un bus, la nuit, à distribuer capotes et tout le bazar, à discuter, c’est très concret, très ici et maintenant, on fait quoi ? Et en même temps, ça n’empêche pas de dire un truc aussi simple que : c’est pas normal, que les hommes aient cet accès au corps des femmes. Et on a pas envie que ça continue, même en mieux.

    • N’oublions pas que les Pangolins ont été massacrés et vendus sur les marchés pour que la bite de ces messieurs soit bien dure. Et les femmes vont crever pour des pourritures qui continuent à ne regarder que leur bite.

    • Je vois aussi plein de jeunes femmes, à Osez le féminisme et dans les organisations, dont on peut supposer qu’elles sont réglementaristes et transinclusives, hein, elles sont jeunes et un peu de gauche et ces positions sont surreprésentées. Et surprise, elles sont plutôt hostiles à la reconnaissance sociale de la prostitution (sans être forcément abolitionniste je sais quoi faire) et se posent des questions sur l’inclusion des trans (plutôt favorables mais sans complaisance sur l’identité de genre auto-proclamée). Sur le voile, je ne sais pas trop mais chaque meuf sceptique sur la capacité du voile à libérer les femmes ne peut pas être taxée d’islamophobe. Il y a toujours tellement plus de nuances que camp du bien/camp du mal sur les questions de voile, prostitution et transinclusivité. Plein de nuances à explorer mais on met en scène des débats hyper trash et clivés au lieu d’essayer de s’entendre et de mobiliser notre intelligence.

      Sur l’abolition, j’ai rencontré une meuf du Nid à qui j’ai dit que l’abolition me semblait une mesure extrême, qu’on peut continuer à laisser pisser tout en travaillant culturellement à faire comprendre qu’on n’achète pas le consentement. Cette femme m’a dit que parmi les membres du Nid il y avait des survivantes de prostitution qui ne souhaitaient pas apparaître publiquement, que cette parole est peu présente dans l’espace public à cause de leur refus, et cela empêche leur voix de se faire entendre. Quant aux châtiments terribles qui sont infligés aux clients, elle me disait que c’est un stage façon « hommes violents » pour faire comprendre des trucs de base avec lesquels n’importe quel mec pourrait commencer sa vie sexuelle plutôt qu’aller au boxon avec son oncle. Si c’est vrai, ça interroge sur le foin que sont capables de faire les réglementaristes parce que c’est pas grand chose au vu de la menace continue que les clients font vivre aux prostituées (elles disent qu’elles gèrent mais ajoutent qu’elles gèrent en étant toujours aux aguets).

      Soit cette meuf était une immonde merde manipulatrice, soit vraiment on a affaire à un espace public dans lequel les féministes subissent un gros backlash qui caricaturent et ringardisent à fond des positions plus fines et nuancées et moins fascistes que ce qui est couramment exprimé à leur propos. Moi dans cette guerre je ne veux pas être un·e idiot·e utile.

    • Sur la photo qui a tourné ces derniers jours, j’ai vu une version cadrée autrement où on voyait des femmes. Il semble qu’il y en avait 6 à cette réunion au sommet... N’empêche, en ce moment il n’y a que des féministes pour faire apparaître le prisme du genre pendant que les hommes qui causent partout restent dans leur universel masculin.

    • je colle ça ici parce que je vais pas en faire un billet dédié non plus. Ce sont 10 #podcast à propos des travailleuses·rs du sexe. « La politique des putes » réalisé par Océan dont parle @mad_meg
      https://art19.com/shows/intime-politique
      source : https://www.brestculture.fr/la-selection-de-podcasts-d-avril-20.html
      Sans modifier mes préjugés sur le #strass, il y a énormément d’infos pour chaque épisodes. je suis tombé sur un lien de la revue période @periode déjà publié sur seenthis : Sur le travail sexuel : une perspective féministe révolutionnaire par Johanna Brenner
      https://seenthis.net/messages/356308
      et celui-ci : Sex, Work and Capitalism by Nancy Holmstrom
      http://logosjournal.com/2014/holmstrom
      et en dérivant un peu plus un p’tit article publié par le Canard enchaîné. source twitter


      #prostitution

  • LA PUTAIN RESPECTUEUSE | Irrédentiste !
    https://sporenda.wordpress.com/2019/10/15/la-putain-respectueuse

    Ce texte est-il extrait d’une allocution de Ludivine de la Rochère prenant la parole dans un meeting catho tradi contre la PMA ? « Je tiens la famille pour un endroit, un moment, un environnement où l’on rit et se parle et se confie plus que n’importe où ailleurs, où l’on a les mêmes victoires, les mêmes défaites ; la famille est un endroit où la race humaine semble plus belle, plus noble et fragile, élevant une communauté au-dessus de la fange… »

    Raté, en fait c’est extrait de « La Maison » le livre d’Emma Becker qui fait le buzz en ce moment.

    Le problème avec Emma Becker, c’est qu’elle n’a aucune analyse politique de la famille comme lieu de violences et d’exploitation patriarcale des femmes, ni par conséquent d’analyse du bordel en tant qu’autre lieu de cette même exploitation/oppression patriarcale des femmes, ni des rapports de force qui régissent les interactions entre les sexes, ni en général ne perçoit comment les rapports d’exploitation et de domination-soumission structurent toute la société.

    Car ces femmes qui oeuvrent « avec leur chair et leur infinie patience pour le bien des individus qui composent cette société… s’oublient elles mêmes par définition… »
    C’est dégoulinant de sentimentalité-guimauve, ce sacrifice masochiste de la prostituée qui offre son corps à des hommes qui la dégoûtent. Emma Becker, c’est Harlequin au bordel, une midinette porno qui met un petit coeur sur le i de Justine, son pseudo de « travailleuse du sexe ».
    Elle le dit à plusieurs reprises : si les prostituées sont des vraies femmes, c’est parce qu’elles sont au service des hommes–la féminité, c’est le masochisme et le servage.

    « La Maison » sert au moins à rappeler qu’être du côté de la prostitution, ce n’est ni transgressif ni révolutionnaire, c’est au contraire parfaitement conformiste et traditionaliste, c’est être complètement du côté du pouvoir.

    #prostitution #patriarcat

    • Le même texte + 2 autres sur le blog de Christine Delphy
      https://christinedelphy.wordpress.com/2019/11/08/francine-sporenda-la-putain-respectueuse-plus-deux-textes/#more-1503

      « je pense que, dans la condition même de la pute, d’une femme que l’homme paie pour la posséder, en fait dans cette espèce de vérité toute nue, il y a quelque chose qui je pense se rapporte aussi d’une façon ou d’une autre à la condition féminine, c’est-à-dire la femme dont la fonction est de servir l’homme avant tout. »

      Emma Becker dans l’émission « la Grande Librairie » du 12 septembre 2019
      https://seenthis.net/messages/806058
      #strass

    • Si la prostitution était un travail comme un autre...
      https://sporenda.wordpress.com/2019/11/03/si-la-prostitution-etait-un-travail-comme-un-autre

      – il y aurait des IUT qui feraient passer des examens et délivreraient des diplômes de prostitution, et où des professeur-es donneraient des cours de fellation, de psychologie du client, de proxénétisme etc.

      – Pôle emploi publierait des annonces de bordels et de salons de massage, et toute femme qui refuserait un tel job verrait ses indemnités de chômage réduites ou supprimées.

      – il n’y aurait pas besoin de recourir à la violence et à la traite pour recruter des personnes prostituées.

      – dans la mesure où ce sont des comportements punis par la loi, les femmes en prostitution pourraient déposer plainte contre les clients en cas de harcèlement sexuel et d’agression sexuelle.

      – les femmes prostituées enregistrées légalement auraient droit à des congés payés, 35 heures par semaine, heures sups payées, mois double, etc.

      – l’entrée en prostitution ne se ferait pas à l’âge moyen de 13/14 ans : la loi interdit le travail des enfants dans toutes les professions.

      – les clients n’exigeraient pas exclusivement des femmes très jeunes et jolies : on n’engage pas un plombier ou une comptable uniquement sur la base de sa jeunesse et de son apparence physique.

      – il ne serait pas nécessaire d’accompagner les personnes voulant sortir de la prostitution par des aides financières et une prise en charge psychotraumatologique.

      – le taux de mortalité des femmes en prostitution ne serait pas 40 fois ce qu’il est pour la population ordinaire.

      – il n’y aurait pas besoin d’installer des « boutons d’urgence » dans les chambres des bordels pour que les femmes prostituées puissent donner l’alarme si un client devient violent.

      – les « syndicats de travailleur-euses du sexe » organiseraient des manifestations et des grèves contre leurs patrons, c’est-à-dire contre les propriétaires de bordels et de salons de massage et autres proxénètes. A ma connaissance, ça ne s’est jamais produit nulle part.
      Parce que ces syndicats ne défendent pas les « travailleur-euses du sexe », ils défendent la prostitution.

    • J’ai une amie qui dit souvent que si les prostitué·es partageaient le sort des femmes de ménage (même métier féminin au service des hommes), ils et elles ne manifesteraient pas avec des slogans « On aime nos clients » et déjà les appelleraient des patrons !

    • On n’est pas des maquerelles, on est des directrices d’agence
      https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/nest-pas-des-maquerelles-est-des-directrices-dagence


      https://schlaasss.bandcamp.com/track/pupute

      Ça défonce trop ta schneck comme un dauphin dans un poisson mort wallah. Viens t’enjailler le reste on s’en balec, ça va t’ambiancer un peu comme quand tu bédaves de la banane. Et tu verras même si t’as le seum ça passe crème, après tu seras trop oklm frérot-e. Et le la premier-ère qui dit qu’ils « font du bon son » je le la démonte sa gueule.

      https://schlaasss.bandcamp.com/music
      #schlaasss

  • Pourquoi les #travailleuses_du_sexe chinoises à #Paris se sont-elles mobilisées ?

    Lassées des contrôles de #police, des Chinoises migrantes se prostituant à Paris décident, en 2013, de se faire entendre et s’allier à d’autres travailleuses du sexe. Soutenues par Médecins du Monde, qui mène auprès d’elles un programme de prévention santé depuis 2004 avec le #Lotus_Bus, elles rencontrent policiers et élus et se font connaître du #Strass, le #syndicat du Travail Sexuel.
    Hélène Le Bail, politologue spécialiste des migrations chinoises, a suivi cette mobilisation. Elle revient sur ce qui a déclenché le mouvement, la façon dont il a été perçu et sur ce qu’il a représenté pour ces femmes chinoises qui ne s’étaient jamais mobilisées auparavant.

    http://icmigrations.fr/2019/10/15/defacto-012-02
    #mobilisation #lutte #femmes #femmes_migrantes #France #migrantes_chinoises #Chine #femmes_chinoises

  • #strass_&_fadettes
    La folle soirée d’Alexandre #Benalla au #Damas_Café après les révélations du « Monde »
    https://www.20minutes.fr/justice/2439747-20190204-folle-soiree-alexandre-benalla-damas-cafe-apres-revelatio

    Un ancien député (PS) du Pas-de-Calais l’appelle pour lui dire « de tenir le coup ». L’animateur de Radio #Nova, Yassine #Belattar, tente de lui faire prendre conscience que « la situation est catastrophique ». Deux journalistes veulent obtenir une réaction. Et l’avocat Arno #Klarsfeld se fend d’un texto de « conseils ». A toutes fins utiles…

    l’ancien garde du corps de Johnny Hallyday. Sa société – Protection Athena – est domiciliée dans un petit lotissement de Carvin (Pas-de-Calais). Sauf que ce soir-là, Jimmy Reffas est dans le 11e arrondissement de Paris quand il échange avec Alexandre Benalla. Sollicité par 20 Minutes, l’ancien protecteur du « Taulier » dément pourtant avoir eu le moindre « contact téléphonique » avec l’ancien chargé de mission élyséen.

    François-Xavier Lauch, le chef de cabinet d’Emmanuel Macron envoie un SMS, tout comme le médecin-chef du Président.

    Mais c’est surtout Jean-Luc Minet, le commandant militaire en second de l’Élysée qui est à la manœuvre. Pendant plus de quatorze minutes, il dialogue avec Alexandre Benalla sans que l’on sache de quoi les deux hommes discutent. Mais le lendemain, le militaire envoie un courriel à tous les plantons de l’Elysée pour leur demander d’interdire d’accès Alexandre Benalla si celui-ci se présente à l’accueil. Et même de vérifier « visuellement » jusque sous la banquette arrière des véhicules qui entrent pour voir s’il ne s’y cache pas…

  • ARTE Regards - Camgirls
    Le business du cyberporno en Europe de l’Est
    https://www.arte.tv/fr/videos/079475-013-A/arte-regards-camgirls

    À Budapest, Szandra gagne sa vie comme webcam-girl : elle se dévêt devant une caméra sous le regard d’internautes anonymes du monde entier, qui la payent pour réaliser en direct leurs fantasmes sexuels. Derrière l’illusion de l’argent facile, le prix à payer est élevé : sur chaque euro dépensé par ses clients, elle ne touche que 30 centimes. Sans compter les conséquences psychologiques...

    Selon la jeune femme de 25 ans, difficile de garder foi en l’humanité quand on exerce ce « métier ». Or, les bas salaires et la crise du marché du travail poussent de plus en plus de femmes d’Europe de l’est, souvent diplômées, à se lancer dans cette branche florissante de l’industrie du sexe, qui concurrence celle du #porno.

    #cyberporno

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=76&v=XHyd11BOvHg


    les deschiens : la brouette espagnole

    • Dernière page du n°173 de @cqfd un article de Tiphaine Guéret, illustré par Kalem.

      Le service public vous soutient – Quand Pôle emploi fricote avec l’industrie du sexe > Lorsque l’État décide de passer un coup de rabot sur les chiffres du chômage, il ne fait pas dans la dentelle. Et autorise même #Pôle_emploi à dénicher des recruteurs dans les salons de massages érotiques et autres bars à hôtesses. Une façon comme une autre de s’attaquer au chômage de masse.

      http://cqfd-journal.org/Quand-Pole-emploi-fricote-avec-l

      Avec un renvoi vers un entretien de morgane Merteuil (2014) dans la revue Vacarme @vacarme
      https://vacarme.org/article2599.html#nh2-2

      On a accusé le #Strass de faire le jeu du libéralisme en étant contre l’abolition de la prostitution, de participer à une réification des corps et des désirs …

      C’est complètement idiot de croire que dans une société capitaliste néo-libérale, il y aurait des sphères qui pourraient lui échapper. Les relations sexuelles ont une valeur d’échange, elles participent directement des flux du capitalisme, et il faut le prendre en compte. Lutter contre ne passe pas par un décret ou une déclaration. Finalement, c’est refuser de le prendre en compte qui fait le jeu du libéralisme. Notre but est d’insérer les travailleurs du sexe dans le cadre de la législation, afin d’assurer la même protection à tous les travailleurs. Par exemple, il est très difficile pour une travailleuse du sexe de trouver un logement parce que son propriétaire sera considéré par la loi comme un proxénète. Donc elle se tournera vers le marché clandestin, et là c’est le libéralisme le plus fou qui règne. La question n’est pas morale, elle est économique.

      Conclusion du papier de T.Guéret dans ce n° 173 de CQFD ( en vente partout )

      Au regard du durcissement des mesures qui visent les chômeurs, le fait que Pôle emploi intègre à son panel d’offres celles qui proviennent de l’industrie du sexe a de quoi inquiéter. Un dilemme de plus pour ces chômeurs et chômeuses : se désaper ou être radié·e ?

      @tradfem
      #industrie_du_sexe

  • Sortir de la passe : un risque d’impasse - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2018/04/12/sortir-de-la-passe-un-risque-d-impasse_1643026

    Le « parcours de sortie » prévu par la loi du 13 avril 2016 n’a bénéficié pour l’heure qu’à 56 prostitué(e)s. Manque de moyens, faible soutien de l’Etat et disparités régionales : le dispositif peine à se concrétiser. Analyse et témoignages.

    « Dire que les femmes ont le droit de se vendre, c’est masquer que les hommes ont le droit de les acheter. » Lors du vote de la loi contre la prostitution, le 13 avril 2016, ce slogan, emprunté à l’anthropologue Françoise Héritier et scandé sur les bancs de l’Assemblée nationale, avait marqué les esprits et symbolisé les espoirs. Deux ans après, c’est l’heure des comptes.

    Entré en vigueur pour mettre fin au délit de racolage et instaurer la pénalisation des clients, le texte « visant à renforcer la lutte contre le système prostitutionnel et à accompagner les personnes prostituées » est-il réellement effectif et efficace ? Ce vendredi et samedi, les associations se réunissent pour alerter : si l’aspect répressif de la loi semble œuvrer à vive allure (2 300 clients ont déjà été verbalisés), la mise en place de son volet social - axé sur l’accompagnement des personnes vers une sortie de la prostitution - se heurte à de nombreuses difficultés pratiques. Une enquête parue jeudi et menée par deux chercheurs en collaboration avec onze associations (dont Médecins du monde et le Planning familial) interpelle d’ailleurs sur les « impacts catastrophiques sur la santé, la sécurité et les droits des travailleur·se·s du sexe en France [ce qui représente environ 30 000 personnes selon le ministère de l’Intérieur, ndlr] ».

    Carte Une application inégale sur le territoire (voir dans l’article)

    Pilier central du dispositif social mais inconnu du grand public, « le parcours de sortie » (PDS) propose aux personnes prostituées une aide financière à l’insertion sociale et professionnelle (Afis), une autorisation provisoire de séjour de six mois (renouvelable trois fois) et l’accompagnement par une association agréée pour l’accès à un logement social, à une formation et aux soins. Un dispositif soumis à l’avis de chaque préfet et de sa commission départementale après examen de la candidature (lire les témoignages ci-contre).

    Pour 2018, la secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a tablé sur l’objectif de 600 bénéficiaires. Problème : deux ans après la loi, seulement 56 personnes ont obtenu le droit à un parcours de sortie. Les raisons ? Outre la problématique budgétaire - les crédits alloués au dispositif ont chuté de 25 % - Libération décrypte les quatre obstacles principaux à l’application de ce chapitre social.

    Un contenu législatif trop faible

    En théorie, la loi d’avril 2016 a pour objectif d’instaurer « une politique de prise en charge globale » en faveur de toute personne admise dans le parcours de sortie. Hic : les aides mises en place sont jugées insuffisantes ou inexistantes. D’abord, les 330 euros de soutien financier mensuel sont trop faibles pour permettre (ou donner envie) d’arrêter l’activité prostitutionnelle. Selon l’enquête menée par les onze associations, une grande majorité des personnes concernées (83 % des interrogés) rejette cette « charité méprisante » ; effarées de ne pouvoir toucher - comme dans le « droit commun » - les 550 euros par mois du revenu de solidarité active (RSA).

    Autre problème, et de taille : le manque de protection durant la période d’examen du dossier. Comment assurer un revenu décent en attendant la réponse de la commission, rendue dans certains départements six mois après la constitution de la candidature ? La loi ne dit rien là-dessus, excepté qu’il est interdit de se prostituer durant ce laps de temps. « Il est fort probable que certaines personnes continuent l’activité en cachette, le temps de bénéficier des différents soutiens. Sans argent c’est difficile de faire autrement, rappelle Sarah-Marie Maffesoli, juriste chargée des questions de sécurité des travailleurs du sexe pour Médecins du monde. Si ces personnes sont victimes d’une agression durant leur activité, elles n’oseront pas déposer plainte. Si elles le font, elles déclarent officiellement qu’elles ont repris le travail du sexe et risquent d’être exclues du PDS. » Dernière fausse bonne nouvelle : l’accès au logement. L’Etat n’a, dans les faits, rien prévu (aucune place supplémentaire ou prioritaire pour les parcours de sortie), ce qui oblige les associations à agir seules ou négocier par le biais de leurs réseaux régionaux et personnels. Une situation que déplorent bon nombre d’associations agréées, comme l’Association de réinsertion sociale du Limousin : « Nous avons trouvé pour l’instant la solution de l’aide au logement temporaire grâce à nos relations. Le réseau associatif doit se débrouiller dans son coin et ça prend forcément du temps. Dans certains départements, des personnes attendent un logement qui leur est dû depuis déjà des mois. »

    Une loi inégalement appliquée sur le territoire

    Selon les chiffres recueillis par Libération, seules 16 commissions départementales ont déjà mis en place des parcours de sortie. Autrement dit, les 85 autres préfectures n’ont toujours pas examiné un dossier de candidature en deux ans, y compris dans des grandes villes comme Marseille, Nantes, Lyon et Lille. Pourquoi ? Dans une quarantaine de départements, aucune association n’a encore été agréée par l’Etat : personne ne peut donc imposer la création d’une commission. Pour le reste, tout dépend des préfets et de leur volonté (ou non) d’appliquer le volet social de la loi. « Une politique ne pourra être bien conduite et coordonnée sur l’ensemble du territoire que si elle est portée au plus haut niveau de l’Etat, alerte Laura Slimani, chargée de mission de la Fédération des acteurs de la solidarité sur les questions de prostitution. Force est de constater que la secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes, chargée du dispositif, parle très peu du parcours de sortie. Sa mise en place dépend de la seule détermination personnelle des acteurs locaux. »

    De même, le taux d’admission dans un parcours de sortie varie considérablement d’une commission départementale effective à l’autre. Selon les données recueillies par Libération, il est ainsi nettement préférable de postuler dans l’Hérault ou à Paris (100 % d’admission) plutôt que dans les Alpes-Maritimes (12,5 %), la Vienne (25 %) ou le Bas-Rhin (40 %). « Les responsables des services départementaux ont fait savoir aux associations qu’il y aurait un nombre limité d’admissions au vu du manque de moyens financiers alloués par l’Etat, détaille Tim Leicester, coordinateur du programme Lotus Bus à Paris (qui met en œuvre des opérations de prévention pour les prostituées chinoises). On parle bien de quotas. Certaines associations ont été contraintes de présélectionner les candidatures en interne afin de ne présenter à la préfecture que deux ou trois dossiers. » Celles-ci frôlent d’ailleurs la perfection avec 100 % d’admission. Pour les associations qui ont refusé de faire le tri, les autorisations d’intégrer un parcours de sortie chutent à moins de 40 %, excepté en région parisienne. Une inégalité des chances, en somme.

    Le spectre de l’appel d’air migratoire

    Point culminant de discorde entre le gouvernement et les associations : l’attribution provisoire (ou non) d’un titre de séjour aux prostituées. Dans certains départements, les priorités des politiques migratoires ont ruiné la mise en place des parcours de sortie. C’est le cas dans les Alpes-Maritimes par exemple. A Nice, seulement deux dossiers sur quinze ont été retenus. La première personne est un homme bulgare (européen, donc en règle sur le territoire), la seconde a bénéficié d’une erreur administrative. « Les treize autres personnes, toutes sans papiers, ont été déboutées par le préfet, raconte Patrick Hauvuy, président de l’association ALC Lucioles. Nous sommes à la frontière italienne, la question du contrôle des flux migratoires et de la régularité du territoire est très sensible. Dans notre commission, la question épineuse du titre de séjour a primé sur le reste, peu importe la motivation des postulantes. » Plusieurs « candidates » vont d’ailleurs déposer un recours contre la décision préfectorale.

    Dans l’Isère, la moitié des dossiers proposés ont été retoqués. Même motif. « La préfecture pense que les femmes postulent seulement pour les papiers », se désole l’association Althéa. On a même entendu la commission demander à l’une d’entre elles : "Mais pourquoi vous vous intéressez au parcours de sortie alors que votre enfant est au pays ?" C’est désespérant. » Des acteurs locaux s’inquiètent aussi de la possible utilisation des données personnelles transmises à l’Etat. Une membre de l’association nantaise Paloma : « Donner beaucoup d’informations sur des personnes qui sont en situation irrégulière nous met mal à l’aise. Cela ne nous semble pas du tout être éthique. Nous, associations, ne voulons pas participer de près ou de loin à la politique du gouvernement. » Une politique qui devrait sévèrement se durcir avec le projet de loi asile et immigration de Gérard Collomb, débattu en séance à partir de lundi à l’Assemblée nationale. Un texte qui inquiète l’ensemble du monde associatif, à commencer par le fameux Mouvement du nid, le plus grand réseau d’aide aux prostituées : « L’Etat doit dire clairement que le durcissement de la loi ne concerne pas les personnes prostituées. Sinon, l’application de la loi de 2016 est réellement menacée. »

    Le diagnostic de la loi est mal posé

    Et si la genèse même du projet de loi était à revoir ? Dans le rapport d’enquête dévoilé jeudi par les onze associations, une majorité de personnes prostituées interrogées déplorent un parcours de sortie « moralisant » et « stigmatisant » qui nie la possibilité de considérer le travail du sexe comme un vrai métier. « Ce parcours de sortie conditionne un droit au fait d’arrêter une activité qui est par ailleurs légale et imposable, dénonce Thierry Schaffauser, travailleur du sexe et membre du Syndicat du travail sexuel (Strass). C’est une caution prohibitionniste qui ne vient en aide qu’à des gens triés sur le volet. Lors de l’ébauche de la loi, on a ignoré les associations de travailleurs et travailleuses du sexe [qui veulent encadrer l’activité quand elle n’est pas subie, ndlr]. Résultat, le dispositif social est une arnaque complète alors que le volet répressif fonctionne à plein régime depuis un an et demi. »

    Selon le #Strass, la reconnaissance de l’activité professionnelle permettrait d’assurer aux travailleurs du sexe les mêmes droits sociaux que les autres (couverture santé, chômage, retraite). Or, pour obtenir l’agrément de l’Etat, les associations doivent statuer en assemblée générale que leur mission principale est l’accompagnement vers la sortie de la #prostitution. « Ce système écarte tout un pan d’acteurs qui accompagnent indifféremment les personnes qui souhaitent arrêter ou continuer », déplore Tim Leicester, jugeant qu’il n’y a pas de bons ou de mauvais travailleurs du sexe. Dans un avis rendu en décembre 2015, le Défenseur des droits avait lui-même critiqué la notion de « parcours de sortie », l’estimant trop discriminante : « L’obligation pour les "victimes de prostitution" de cesser la prostitution si elles veulent pouvoir bénéficier de cette assistance ou protection est problématique. Cette condition est contraire au principe d’égal accès aux droits et ne permet pas, une fois encore, la prise en compte de la diversité de leur situation. »
    Balla Fofana , Anaïs Moran

    Du grand foutage de gueule. On s’en doutait mais bon… 330€ par mois, il y a des législateurs qui n’ont pas peur de l’indécence de ce qu’ils votent. Et aucune garantie concernant les papiers !
    Je suis même étonnée qu’ils aient trouvé des personnes prêtes à signer ce genre d’engagement. De toute façon, penser mettre fin au trafic prostitutionnel sans comprendre que la question de la régularisation de la situation au regard des papiers est centrale c’est juste être complètement à côté de la plaque. Ou plutôt, c’est juste un effet d’annonce pour faire croire qu’on en a quelque chose à battre des femmes victimes de cette situation. L’exemple de Nice est criant, sans même évoquer toutes les préfectures où rien n’a tout bonnement été mis en place.
    Ce qui les intéresse c’est la répression, le reste c’est pour la déco !
    #loi #pénalisation_des_clients #précarité #pauvreté #femmes #sans_papiers #immigration

  • Vendredi 29 septembre avait lieu à l’Université du Mirail une rencontre avec Christine Delphy, organisée par le réseau Arpège dans le cadre d’un séminaire interdisciplinaire.
    Théoricienne du féminisme matérialiste et militante de longue date, Delphy s’est récemment illustrée par le relais d’un article traduit par @tradfem et qu’elle a relayé sur son blog : « Le lesbianisme est la cible d’attaques, mais pas de la part de ses adversaires habituels » de J.J Barnes.
    https://iaata.info/Transphobie-et-feminisme-intervention-de-Clar-T-I-lors-de-la-rencontre-avec-
    https://seenthis.net/messages/630223#message630241
    https://seenthis.net/messages/615910
    #Féminisme #Christine_Delphy #transphobie #queer #cisgenre

  • L’utopie libérale du service sexuel, par @Mona Chollet (septembre 2014)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2014/09/CHOLLET/50750

    Les « travailleurs du sexe » qui militent pour la légalisation de leur activité insistent souvent sur le fait qu’ils sont indépendants et n’ont pas de proxénète. Ce discours tend à faire oublier les profits colossaux engendrés, dont les intéressées sont souvent les dernières à voir la couleur — quand elles la voient. Agences de voyages, sociétés de transport, hôtels et autres intermédiaires, sans même parler des trafiquants, en bénéficient largement. Dans le monde économique français, la pratique de la « chambre garnie » permet de conclure un grand nombre d’affaires. Les grandes entreprises du secteur de l’eau, par exemple, ont abondamment utilisé les services de call-girls pour tenter de remporter les marchés auprès des élus. La Belgique, l’Espagne, l’Italie et le Royaume-Uni ont décidé il y a peu d’inclure la prostitution, en même temps que le trafic de drogue, dans le calcul de leur produit intérieur brut (PIB), indicateur stratégique s’il en est. La France, pour le moment, s’y refuse ; un choix que certains qualifient de « stupide ».

    Lire aussi, de la même auteure et dans le même numéro mais derrière un #paywall, « Surprenante convergence sur la #prostitution » : http://www.monde-diplomatique.fr/2014/09/CHOLLET/50782

  • #STRASS - Syndicat du Travail Sexuel » DELIT DE RACOLAGE PUBLIC : 11 ANS APRES, OÙ EN SOMMES-NOUS ?
    http://site.strass-syndicat.org/2014/03/delit-de-racolage-public -11-ans-apres-ou-en-sommes-nous /

    Le 18 mars 2003 était votée la Loi sur la Sécurité Intérieure (loi Sarkozy / #LSI), dont l’article 50 pénalise le racolage public (actif ET passif). Sous couvert de”protéger les personnes en situation de prostitution”et de lutter contre les réseaux, cette loi vise surtout à chasser des trottoirs les travailleuses et travailleurs du sexe. Onze ans après, le bilan est sans appel : le délit de racolage a eu pour seul effet d’accroître la vulnérabilité sanitaire et sociale des personnes prostituées. En reléguant la prostitution de rue dans des zones toujours plus reculées et difficilement accessibles aux associations, elle a accru la dépendance aux réseaux des personnes les plus vulnérables, favorisé la propagation des IST et les risques d’agression. En créant l’amalgame entre prostitution et délinquance, cette loi a aussi accru leur vulnérabilité juridique : victimes de harcèlement policier et de gardes à vue abusives, nombre d’entre elles renoncent désormais à porter plainte lorsqu’elles subissent des violences dans le cadre de leur activité. C’est tout le paradoxe de ces politiques répressives : sous la volonté affichée de protéger les personnes, celles-ci sont privées de leurs droits fondamentaux.

    Les travailleurSEs du sexe et toutes les associations, communautaires, de santé, de lutte contre le VIH/Sida et de défense des droits humains, n’ont cessé de dénoncer les effets pervers de cette loi sur l’accès aux droits, sur les conditions d’exercice, la santé et la vie des personnes proposant des services sexuels tarifés, et ce tout au long de ces onze dernières années. Il aura fallu attendre 10 ans, le 28 mars 2013, pour que le Sénat vote l’abrogation de ce délit. Or un an après, le texte n’a toujours pas été présenté à l’Assemblée Nationale. Alors qu’il y a une urgence sanitaire et sociale, les députés ont en revanche voté la proposition de loi de« lutte contre le système prostitutionnel », prévoyant certes l’abrogation du délit de racolage public mais qui envisage la mise en place d’une autre mesure répressive aux effets tout aussi pervers : la pénalisation des clients.

    Tout en luttant contre la traite et l’exploitation des Êtres humains, nous, travailleurs du sexe, associations communautaires et de prévention, réaffirmons que toute approche répressive du phénomène prostitutionnel est inefficace et dangereuse. Qu’elle vise les travailleurSEs du sexe ou leurs clients, les effets sont rigoureusement les mêmes. Les partisans de l’abolitionnisme, en prétendant avoir bienveillance et bonnes intentions à l’égard des prostituéEs entretiennent une approche moraliste qui nuit à la dignité, à la sécurité et à la santé des personnes qui se prostituent. Seule une meilleure prise en compte des besoins des personnes concernées permettra la mise en place de solutions adaptées et la garantie de leurs droits fondamentaux. Nous demandons l’abrogation immédiate et sans conditions du délit de racolage public.

    Associations signataires : Act up, Arcat, Aides, Autres Regards, Cabiria, Collectif Droits et Prostitution, Griselidis, Médecins du Monde, STRASS

  • #Strass : On veut des putains de droits ! #fdl du 17.03.2014 - #Canal_Sud
    http://www.canalsud.net/?Strass-On-veut-des-putains-de

    Les travailleuses et travailleurs du sexe s’organisent pour ne plus subir des conditions de travail difficiles et dangereuses dans le cadre du Syndicat du travail du sexuel (Strass). Parler du travail du sexe c’est parler du stigmate de la pute toujours victimes toujours soupçonnée d’être manipulée et qu’il faudrait protéger. La réalité c’est que toutes les lois accumulées depuis des années ne font que durcir les conditions de travail. Ici comme ailleurs, les mauvaises conditions de travail ce traduisent par des mises en danger des personnes et la précarisation de leurs situations.

    http://www.canalsud.net/IMG/mp3/strass_20140317.mp3

    Avant d’entendre Marie du Strass (à partir de 30 minutes) vous entendrez :
    – un petit retour du Testet toujours en lutte contre le projet de barrage
    – Nathalie une bergère qui se fait tracasser par l’administration pour refus de puçage
    – des brèves d’un monde sous surveillance…

    #radio #audio

  • #STRASS - Syndicat du Travail Sexuel » RENCONTRE-DEBAT AVEC LE STRASS LE 22/03 À #TOULOUSE
    http://site.strass-syndicat.org/2014/03/rencontre-debat-avec-le-strass-le-2203-a-toulouse
    http://site.strass-syndicat.org/wp-content/uploads/2014/03/affiche-toulouse-22-mars.jpg

    Le syndicat du travail sexuel vous invite à venir débattre autour des questions de prostitutions et de solidarités avec les premi-ères concerné-es. Au delà des divergences menant à considérer la prostitution soit comme un travail soit comme une violence, il est impératif aujourd’hui de réfléchir sur la nécessité de la solidarité avec une population en proie à une forte répression et à une stigmatisation engendrant violences et abus. L’urgence de la situation des travailleus-es du sexe en France en appelle donc à la mise en débat des moyens à mettre en place pour lutter contre cette oppression. La rencontre du 22 mars sera ainsi l’occasion d’écouter et d’échanger avec des travailleus-es de divers horizons.

    Venez nombreus-es !

    Samedi 22 mars

    Accueil à 16h30

    De 17h à 19h : Débat et tables de prévention et d’informations
    De 19h à 21h : Échanges et rencontres autour d’un buffet et d’une buvette

    A la Maison des Associations
    3 Rue Escoussières à Arnaud Bernard - Toulouse

  • #STRASS - Syndicat du Travail Sexuel » Blog Archive » le STRASS #Toulouse était invité par l’émission féministe Voyelles
    http://site.strass-syndicat.org/2014/02/le-strass-toulouse-etait-invite-par-lemission-feministe-voyell

    émission à télécharger et à écouter ici http://voyellesfm.wordpress.com/anciennes-emissions/2014-2

    Marie est notamment revenue sur l’altercation avec #Zero_Macho http://site.strass-syndicat.org/2014/02/pas-de-moralisateurs-dans-nos-manifestions-feministes%C2%A0 lors de la manifestation pour le droit à l’IVG, ainsi que sur la situation actuelle des travailleurSEs du sexe, et nos revendications.

    Un grand merci à toute l’équipe de Voyelles pour cette émission !

    https://www.dropbox.com/s/7k67f4b6pw7v3a0/emission_12_02_14_p%C3%A9nalisation_clients.mp3

    #audio

  • M.M. : On a d’un côté des mecs qui nous disent « on doit pouvoir vous baiser gratuitement » et de l’autre des mecs qui disent « on doit pouvoir vous baiser en payant si on le veut ». Dans les deux cas, ce sont des hommes qui revendiquent un droit. Dans les deux cas, leur propos est centré sur la volonté des mecs, alors qu’à la base, ce dont il est question, c’est une large majorité de femmes en situation de précarité. Et ce sont des mecs qui discutent entre eux pour savoir s’il vaut mieux nous baiser gratuitement ou pas. Et nous, nous n’avons toujours pas notre mot à dire, nous subirons la décision des hommes.

    http://www.mouvements.info/Reconnaitre-que-nous-sommes-dans.html

  • Manifeste des 343 salauds : « Nous ne sommes pas vos putes » - L’EXPRESS
    http://www.lexpress.fr/actualite/manifeste-des-343-salauds-l-abjection-n-a-plus-de-limites_1295514.html

    Manifeste des 343 salauds : « Nous ne sommes pas vos putes »

    Par Morgane Merteuil

    fallait s’y attendre, la médiocrité des débats sur le travail sexuel, savamment entretenue par celles et ceux qui n’ont aucun intérêt à ce que les véritables enjeux de celui-ci soient abordés, ne pouvait que nous mener à l’abjection. Après l’article de Causette et ses 55 bonnes raisons de ne pas aller aux putes, c’est Causeur qui prend le relai avec son manifeste des 343 clients.

    Abjecte, la référence au manifeste des 343 salopes : lorsqu’en 1971, 343 femmes ont pris la parole pour dire qu’elles avaient avorté, elle défiaient alors les lois et l’ordre moral ; elles annonçaient que malgré les risques qu’elles prenaient, rien ni personne ne les empêcherait de disposer de leur corps. Et les risques étaient grands, alors, non seulement en termes de stigmatisation, de répression pénale, mais surtout, parce qu’en avortant dans des conditions clandestines, c’est leur vie que ces femmes risquaient. Beaucoup l’ont perdue, d’ailleurs, et continuent de la perdre aujourd’hui, faute d’accès légal à l’IVG. Que risquent ces 343 clients aujourd’hui ? RIEN. Et ne venez pas nous parler des peines inscrites dans la loi, qui ne seront appliquées au mieux que 3 fois pour l’exemple, car elles n’ont en réalité d’autres buts que de forcer les putes à toujours plus se cacher.

    Abjecte, votre refus de reconnaître vos privilèges, et votre discours anti-féministe qui voudrait nous faire croire que vous êtes les pauvres victimes des progrès féministes : alors que vous défendez votre liberté à nous baiser, nous en sommes à défendre notre droit à ne pas crever. La pénalisation des clients, en ce qu’elles condamne de nombreuses femmes à toujours plus de clandestinité, n’est certainement pas un progrès féministe, et c’est à ce titre qu’en tant que putes nous nous y opposons. Car c’est bien nous putes, qui sommes stigmatisées et insultées au quotidien parce que vendre des services sexuels n’est pas considéré comme une manière « digne » de survivre. Nous, putes, qui subissons chaque jour les effets de la répression. Nous, putes, qui prenons des risques pour notre vie, en tant que clandestines dans cette société qui ne pense qu’à nous abolir. Alors n’inversez pas les rôles, et cessez donc de vous poser en victime, quand votre possibilité d’être clients n’est qu’une preuve du pouvoir économique et symbolique dont vous disposez dans cette société patriarcale et capitaliste.

    Abjecte, enfin, mais dans un style qui n’a rien à envier aux abolitionnistes que vous prétendez combattre, votre paternalisme, lorsque vous énoncez « touche pas à ma pute » : nous ne sommes les putes de personne, et encore moins les vôtres.❞

    #strass

  • Prostitution : lettre ouverte à « homme cool » pour qui « ça peut même revenir moins cher au final » que de séduire une femme
    http://blog.francetvinfo.fr/ladies-and-gentlemen/2013/09/18/prostitution-lettre-ouverte-a-homme-cool-pour-qui-ca-peut-meme-rev

    Cher « Homme cool », Vous témoignez dans les colonnes du Monde daté d’hier sur votre expérience de client de prostituées. Dans une longue et prudente introduction, le journal précise que vous êtes loin d’être un paumé, que vous êtes plutôt quelqu’un de bien inséré et de possiblement privilégié (vous travailleriez « dans la finance, le marketing, l’informatique ou encore un service d’archives ») ; et le journal salue en filigrane le grand courage qu’il vous aura fallu pour vous exprimer (quoique de façon (...)

    • Elle a une sacrée patience Marie Donzel pour prendre le temps de répondre à ce blaireau pressé, radin, minable et lâche.
      La misère de cet inividu vis à vis de son « temps », contrastant avec l’exubérance de son argent, cela me fait penser à ça aussi... http://seenthis.net/messages/134303

      En tous cas elle n’a pas perdu son temps, je vais relayer à tous les parents que je connais, car si les mecs de ma génération sont encore trop pressés, j’espère que ce discours aidera les parents qui suffisamment éduquer leur gamin pour qu’il sache prendre le temps et le plaisir de séduire, au lieu de sombrer dans l’addiction au pognon et aux ersatz, en piétinant les filles...

    • Blam, en parlant de viandard, voilà ce matin que je tombe justement sur ce spam dans ma boite mail..

      Misère, suite...
      Personne n’a jamais mis au point un bazooka pour dégommer les cons sur le web ?

      Salut ,

      Un de tes amis m’a parlé de toi (guillaume),

      je souhaite t’envoyer gratuitement mes 7 secrets pour mettre une femme dans ton lit en moins de 5 minutes. Ça t’interresse ?

      Si oui, rendez-vous ici => Comment devenir un expert en séduction ? <=

      A tout de suite => Moi aussi je souhaite séduire à tous les coups
      Marc

      PS : si tu préfères rester tout seul toute ta vie, ne viens pas sur mon site.

      http://www.apprenti-seducteur.com

    • Je veux pas entrer dans le débat abolo/prosexe ici, mais dire que la parole des putes inonde les médias (même radicaux uniquement) me semble un peu exagéré.

      Quand à

      à faire de leur discours l’alpha et l’oméga de la pensée politique sur le sujet, c’est un peu comme si on demandait à l’Armée de décider de notre prochain engagement militaire, ou aux vendeurs/ses de pompes de choisir ce qu’on devrait se mettre aux pieds : laissez la parole aux spécialistes.

      Désolé mais non : l’armée ou les vendeuses de chaussures n’ont pas un discours politique situé sur leurs pratiques. C’est davantage comparable avec le fait d’écouter prioritairement les femmes sur la situation des femmes, ou les lgbt, racisés etc sur les leurs.

    • @baroug, pourtant je trouve le Strass très actif et très présent dans la press, en particulier Libé, le Nouvel Obs et Rue89, en somme dans la presse socialiste.

      Par exemple cette semaine dans Libé on avait droit à ca
      Le 15 septembre :

      http://next.liberation.fr/sexe/2013/09/15/marla-un-putain-de-bonheur_932085
      Marla, un putain de bonheur !

      Oubliant Sciences-Po, cette fan de sexe travaille comme escort, tourne des pornos et vit ce métier avec insouciance.

      Le 16 septembre :

      http://www.liberation.fr/societe/2013/09/16/prostitution-bientot-des-sanctions-a-la-pelle_932428
      Prostitution : bientôt, des sanctions à la pelle ?

      Le rapport parlementaire remis aujourd’hui devrait prôner la pénalisation des clients. Un point qui inquiète plusieurs associations.

      (les assos en questions sont surtout le #Strass)

      Le 17 septembre :
      http://www.liberation.fr/societe/2013/09/17/prostitution-si-on-penalise-le-client-on-ne-va-plus-pouvoir-travailler_93
      « Si on pénalise le client, on ne va plus pouvoir travailler »

      Des membres du Syndicat du travail sexuel manifestaient ce mardi contre la pénalisation éventuelle des clients proposée par un rapport d’information parlementaire.

      Je rappel au passage que le Strass est une asso et absolument pas un syndicat.

      C’est du #matraquage !!!

      edit : sur le strass je conseil ceci
      http://www.fondationscelles.org/index.php?option=com_content&view=article&id=35:la-pertinence-de-l
      La pertinence de la transparence

    • @aude_v D’accord pour prosexe, ce n’est pas un terme terrible mais c’était précisément pour situer le débat dans lequel je ne voulais pas m’engouffrer (raté).
      Sinon, quand je critiquais ta première comparaison en lui préférant la mienne, je n’opposais pas pour autant les prostituées et leur parole à celle des femmes non-prostituées mais au reste de la population (zero macho, par exemple, c’est pas des femmes). Même si effectivement, la comparaison n’est pas non plus très heureuse.
      @mad_meg C’est pas faux, mais pour les 3 articles de Libé, c’est essentiellement lié au fait que c’est cette semaine que la loi sur la pénalisation des clients est votée (avec grosse campagne, effectivement, du Strass et de ses alliés).

    • @baroug, c’est vrai que l’actualité accrue la visibilité du Strass en ce moment. Le strass est tout de même hyperactif et très largement financé de manière très opaque.
      Lire aussi ceci
      http://sousleparapluierouge.wordpress.com/2013/03/26/anatomie-dun-lobby-pro-prostitution-etude-de-cas-le-
      Anatomie d’un lobby pro-prostitution – Étude de cas : le STRASS, en France.

      Par exemple, on remarque une interaction nourrie de la porte-parole du STRASS avec (25) :

      . Camille_69 co-fondatrice de Rue 69, désormais à l’hebdomadaire l’Express : + de 11 000 abonné-e-s

      . La journaliste Diane Saint Réquier : plus de 9 980 abonné-e-s

      . Marie-Gaëlle Zimmerman, ex journaliste au Nouvel Observateur, qui anime désormais le site acontrario.net : plus de 8 377 abonné-e-s

      . « Crêpe Georgette Valérie CG » blog féministe très actif : + de 2 200 abonné-e-s

      . « Daria Marx » blogueuse influente (sur des questions de sexe, entre autres) : plus de 4 175 abonné-e-s, très populaire chez les « jeunes ». Elle identifie les « putes » à un groupe discriminé comme les obèses.

      . Sexactu Maïa Mazaurette pour GQ Magazine : plus de 9 316 abonné-e-s

      . Katsuni, actrice porno qui blogue sur le site des Zinrocks : plus de 82 800 abonné-e-s.

      Si l’on additionne le tout, le STRASS réussit donc à faire passer, promouvoir et défendre ses idées en inondant les utilisatrices et utilisateurs du réseau Twitter (sans prendre en compte les autres réseaux sociaux) à hauteur de plus de 100 000 personnes (sous réserve des éventuels doublons dans cette audience cumulée). Et il le fait par l’intermédiaire d’autres intervenants, des femmes, « journalistes sexe », ce qui est extrêmement astucieux… et une technique classique de lobbying.

      En face : aucun compte abolitionniste de ce type, juste une myriade de petits comptes de personnes ou associations, qui n’ont aucune stratégie commune ni cohérente…ou alors le compte twitter d’Abolition 2012 qui comptent…255 abonné-e-s (par charité on va intégrer leur page FB qui compte 500 « j’aime » en sachant que ce sont souvent les mêmes que sur twitter…) Et surtout jusqu’ici Abolition 2012 a été incapable de faire ce qu’a remarquablement mis en place le STRASS depuis un an : un système de relais efficace de personnalités influentes et bien ciblées.

      #lobby

    • Je connais Sous le parapluie rouge, et au delà de leur poursuite flippante de Morgane Merteuil, tous les soutiens qu’ils citent dans cet extrait, à l’exception, peut-être, de Maïa Mazaurette, sont des féministes de longue date dont je suis les textes avec intérêt et que par ailleurs on retrouve fréquemment mentionnés ici.
      Il est vrai qu’elles se revendiquent « proputes », mais ce n’est qu’une partie de leur engagement féministe, et leur copinage avec Merteuil sur Twitter ne ressemble pas vraiment au résultat d’une stratégie de la part de cette dernière. Ou alors c’est vraiment bien fait.
      Quand aux abolos ils ont notamment la terrifiante Lise Bouvet (https://twitter.com/LiseBouvet) qui compte tout de même 2300 abonnés et on pourrait citer les camarades @mona ou @monolecte
      Après, il est évident que le Strass et, donc, Merteuil, fait du lobbying — c’est la raison d’être du mouvement —, mais décrire le réseau de féministes proches de Merteuil sur twitter comme une agence de communication au service du Strass me parait caricatural.

      @aude_v soit. Sinon, pour casser cette binarité qui, me semble-t-il, n’est pas forcément toujours pertinente, j’aime beaucoup lire http://melange-instable.blogspot.fr, souvent citée ici, prostituée elle-même et qui revendique un positionnement tiers.

    • Je ne connait pas le parapluie rouge, c’est la première fois que je tombe dessus et je ne les ai lu que par rapport au sujet du Strass. Il me semble tout de même que dans cet article pas mal de choses intéressantes sont dites et dans celui que j’ai posté avant aussi. Faire une enquête sur une asso et sa porte-parole c’est pas à mon avis de la « poursuite flippante », ca s’appel de l’information. Qu’est ce qui te fait dire que « le parapluie rouge c’est pas bien » exactement ?

      De toute façon sur le Strass tout est opaque à part cette Merteuil qu’on voie partout comme si elle etait la seule et unique membre de sexe féminin de cette asso.

      Si j’étais proxénète je ferais de faramineuses donations au Strass et j’en aurais les moyens et ca serait un bon investissement. Si j’étais prostitueur je leur enverrais aussi des gros sous pour être certaine de pouvoir continuer à profiter de la misère des femmes pour mon petit plaisir de dominante. Et comme Merteuil milite aussi pour la GPA, si j’étais un riche gay ou une bourgeoise stérile qui veux s’acheter un enfant gesté par une autrui en difficulté économique, je lui ferais aussi de bons gros chèques. Ca fait beaucoup d’hommes (et quelques rares femmes) avec de gros revenus et de mauvaises intentions qui ont tout intérêt à financer cette asso et à mettre en avant cette femme.

      Perso je trouve le Strass hautement suspect, très hypocrite et en plus violent. Rien que par le fait de se déclaré « syndicat » alors qu’on est un lobby c’est fourbe. Ou d’accuser les abolitionnistes de vouloir la mort des prostituées, c’est inqualifiable. Prétendre aussi que les abolitionnistes sont pour la loi sarko sur le racolage passif c’est honteux car c’est faux. Je ne croi pas un mot qui émane de cet organe qui met des paillettes sur un des milieu les plus sordide qui soit pour les femmes. Comment les croire alors que des milliards d’euros et le maintiens des femmes et des enfantEs dans l’esclavage sont en jeu dans cette histoire ? Je rappel qu’en Allemagne, pays réglementariste, seul 4% des prostituées sont déclarées et le seul « bénéfice » qu’on eu les femmes prostituées c’est de baisser leurs tarifs ou pratiquer le forfait discount dans les bordels bas de gamme qui ne savent plus quoi faire d’ignoble tellement la concurrence est devenu féroce et la traite à explosé, industrialisant le viol à la chaine.

      Par contre le « syndicat des femmes gratuites » il milite gratos et il n’a pas la même audiance, même si ici sur #seenthis on a une impression différente car les féministEs abolitionnistEs semblent être bien représentéEs.

  • #STRASS - Syndicat du Travail Sexuel » LA LUTTE CONTRE LES PUTES : JUSQU’OÙ ?
    http://site.strass-syndicat.org/2013/07/la-lutte-contre-les-putes%c2%a0-jusquou%c2%a0

    Alors malgré ce récit, nous ne voulons pas nous poser en victimes ; nous reconnaissons avoir très vite laissé tomber l’option « débat calme et serein », avoir déchiré leurs tracts, crié, participé à l’échange d’insultes… Si nous tenons à dénoncer ces agissements, c’est surtout parce qu’ils sont assez révélateurs des mécanismes actifs dans les « débats sur la #prostitution » : invisibilisation de la parole des femmes considérées comme minoritaires, préjugés sexistes, appropriation du corps des femmes.

  • Article11 - Morgane Merteuil, porte-parole du Strass : « Je fais ce que font tous les travailleurs en lutte » - Antonin
    http://www.article11.info/?Morgane-Merteuil-porte-parole-du#pagination_page

    "Morgane Merteuil est la porte-parole du Strass, jeune syndicat autogéré des travailleurs et travailleuses du sexe, créé en France en 2009. Une organisation qui défend « les droits des personnes exerçant un travail sexuel, c’est-à-dire toute forme d’activité rémunérée engageant directement la sexualité de la personne qui l’exerce »1. La charte précise que les activités professionnelles de travail sexuel concernées sont nombreuses : le syndicat entend non seulement défendre les droits des prostitué.e.s et des escorts, mais aussi ceux des hôte.sse.s, des acteurs et actrices pornographiques, des opérateurs et opératrices de téléphone rose, et des masseurs et masseuses érotiques. Revendiquant l’application du droit commun2 pour les travailleurSEs du sexe, le Strass réclame le droit à exercer un travail sexuel en disposant d’un égal accès aux droits sociaux et économiques dont jouissent l’ensemble des travailleurs."
    #travail_sexuel #Strass #Merteuil #lutte

  • STRASS - Syndicat du Travail Sexuel » Paris - 1er et 2 Juin : rencontres nationales des travailleurSEs du sexe
    http://site.strass-syndicat.org/2013/05/paris-1er-et-2-juin-rencontres-nationales-des-travailleurses-d
    http://site.strass-syndicat.org/wp-content/uploads/2013/05/visuel.jpeg

    Le #STRASS organise le 1er et le 2 Juin un week-end de rencontres entre travailleurSEs du sexe (voir programme ci-dessous), suivies par une manifestation qui partira à 15h de la place Pigalle.

    Ces rencontres seront animées par la volonté de nous rencontrer entre travailleurSEs du sexe, autour des thématiques qui nous intéressent (répression, stigmatisation, santé, organisation politique, etc …). Pour la majorité des ateliers, nous souhaitons nous retrouver exclusivement entre travailleurSEs du sexe ; pour d’autres, les alliéEs sont bienvenuEs.

    Toute personne qui a exercé ou exerce une forme ou une autre de travail du sexe est la bienvenue : prostituée, escort, strip-teaseur / strip-teaseuse, actrice / acteur porno, dominatrice professionnelle, assistantE sexuelLe, hôtesse de bar américain, modèle érotique, animatrice de webcam ou téléphone rose… Que cette activité soit passée ou présente, occasionnelle ou régulière.

  • #STRASS - Syndicat du Travail Sexuel » Blog Archive » Ne nous libérez pas, on s’en charge !
    http://site.strass-syndicat.org/2013/04/ne-nous-liberez-pas-on-s%e2%80%99en-charge%c2%a0

    Sous couvert de multiples bonnes intentions affichées, les membres d’#Abolition_2012 organisent une « journée d’abolition citoyenne du système prostitueur ».

    Or, vouloir abolir la #prostitution, c’est vouloir abolir les putes.

    Ils / elles assènent que la prostitution ne peut jamais constituer un choix, qu’il s’agit forcément d’une violence, du fruit de contraintes, directes – violences physiques et/ou psychologiques – ou indirectes – contraintes socio-économiques.

    Le travail, en général, est rarement un choix enthousiaste, d’autant moins dans nossociétés qui favorisent l’exploitation des travailleurSEs, d’autant moins pour les catégories les plus opprimées de la population : les femmes, les trans, les migrantEs.

    • Et encore un article de plus qui justifie ça en comparant avec le travail « en général » qui blablabla... Toujours la même de la part de ce « syndicat » médiatique qui doit représenter 0,01% des prostituées.

      Ça devrait justement être l’inverse si on est cohérent. Si on est contre le travail en général, on devrait d’autant plus être contre le fait de devoir échanger de l’argent contre un acte sexuel. Non pas de justifier de toujours plus libéraliser.

    • Bah les coco-staliniens ont buter le POUM et se sont fait buter a leur tour par les Franquistes. La courte période anarchiste a Barcelone est très enthousiasmante mais très courte. Orwell est enchanté par ce moment de libération général(chapitre 1) mais déplore (le mot est faible) que les socialistes (qui s’en prennent donc aux Anars, désarmés) réinstallent un climat de soumission (chapitre8) visible par exemple par le retour de la prostitution. J’ai pas mon exemplaire sous la main, désolé de ne pas être plus précise.

    • Sur l’express il y l’extrait dont je parle
      http://www.lexpress.fr/culture/livre/hommage-a-la-catalogne_805564.html

      Et surtout il y avait la foi dans la révolution et dans l’avenir, l’impression d’avoir soudain débouché dans une ère d’égalité et de liberté. Des êtres humains cherchaient à se comporter en êtres humains et non plus en simples rouages de la machine capitaliste. Dans les boutiques des barbiers, des « Avis au public », rédigés par des anarchistes - les barbiers étaient pour la plupart anarchistes -, expliquaient gravement que les barbiers n’étaient plus des esclaves. Dans les rues, des affiches bariolées conjuraient les prostituées de ne plus se prostituer . Pour qui venait juste de quitter les durs à cuire sarcastiques et cyniques des pays anglo-saxons, c’était assez pathétique de voir ces Espagnols idéalistes prendre à la lettre les clichés révolutionnaires les plus rebattus. A cette époque, on vendait dans les rues, pour quelques centimes, des romances révolutionnaires des plus naïves, célébrant toutes la fraternité prolétarienne et honnissant la méchanceté de Mussolini. Maintes fois j’ai vu un milicien presque illettré acheter une de ces chansons, en épeler laborieusement les mots, et, lorsqu’il en avait saisi le sens, se mettre à la chanter sur l’air approprié.

      Ici je trouve ceci :
      http://jresistance.blogspot.fr/2008/12/hommage-la-catalogne-george-orwell-1938.html

      Le général et le simple soldat, le paysan et le milicien continuaient à s’aborder en égaux, tous touchaient le même solde, étaient vêtus et nourris de même, s’appelaient « camarade » et se tutoyaient. Il n’y avait pas de classe de patrons ni de classe de domestiques, il n’y avait plus de mendiants, de prostituées, d’hommes de loi, de prêtres, de lécheurs de bottes, plus de saluts militaires obligatoires. Je respirais l’air de l’égalité…

      En cherchant ces extraits, je suis surtout tomber sur les règlements de comme mafieux en Catalogne autour des gigantesques bordels qui se sont crée dans la région.
      http://sisyphe.org/spip.php?article4345
      Il me semble que le Strass milite pour l’ouverture en France de bordels. C’est très pratique pour le client, il y a même des promos et des soldes, le rêve libéral.

      Je suis aussi tombé sur ça ce matin
      http://claudeguillon.internetdown.org/article.php3?id_article=412
      Il y a dans la conclusion cette phrase qui me semble proche du sujet

      Les « besoins sexuels » impliquant le recours légitime à autrui sont une construction idéologique, partie intégrante nécessaire de l’arsenal idéologique de la domination masculine.

    • Je ne sais pas pour l’asso toulousaine, mais le strass semble agir uniquement médiatiquement, pour l’aide aux prostituées face aux macs je n’ai jamais entendu parlé d’eux. Sinon je ne doute pas que des prostituées puissent s’associées, mais comment savoir ce qui est de l’auto-organisation ou auto-défense ou un organe diriger par des proxénètes comme ce fut le cas pour les prostituées lyonnaises qui manifestaient dans les années 1975 sur ordre ?

      Comment avez-vous pu me croire ?

      http://8mars.info/ulla