• Interdire les armes nucléaires
    http://obsarm.org/spip.php?article326

    Note publiée par la Fondation de l’écologie politique avec ICAN France, pour faire le point sur le Traité d’interdiction des #Armes_nucléaires (TIAN) adopté le 7 juillet 2017 par l’ONU, son impact sur la politique de dissuasion nucléaire, sur la défense européenne et le rôle des opinions publiques. Cette note — publiée à l’occasion de la 6e « Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires » de l’ONU, le 26 septembre 2019 — fait le point sur le processus dit des « conséquences (...) Actualités

    / Armes nucléaires, #Prolifération_nucléaire, #Stratégies_nucléaires, #Zones_dénucléarisées, #Mouvements_de_paix_et_de_désarmement, ONU / Organisation des Nations (...)

    #ONU_/_Organisation_des_Nations_unies
    http://obsarm.org/IMG/pdf/note_fep-ican_09.2019.pdf

  • Ce que l’interview d’Adèle Haenel dit du rapport des adultes aux adolescentes | Slate.fr
    http://www.slate.fr//story/183933/adele-haenel-interview-hebephilie-agressions-sexuelles-adolescentes-age-defens

    Les accusés dans ce genre d’affaires ont des lignes de défense à peu près identiques. D’abord, c’est comme si, selon eux, on pouvait mesurer la maturité sexuelle d’une fille à la taille de ses seins. Si elle est formée, eh bien elle n’est pas innocente. (C’est ce qu’ont plaidé tous les défenseurs de Polanski.) Comme si on était soit une enfant, soit une jeune femme, mais qu’il n’existait rien entre les deux. Est-ce qu’il faut vraiment avoir été une fille de 12, 13, 14 ans pour se rendre compte d’à quel point cette idée est stupide ? Leur argument est de dire que si elles ont un corps de femme (ce qui déjà, se discute franchement), ils ne peuvent pas deviner qu’elles n’ont pas le cerveau d’une femme de 25 ans. Sérieusement ? La vérité, ce ne serait pas plutôt qu’ils n’ont jamais cherché à savoir ce qu’elles pensaient ? Ce dont elles avaient envie ? Elles ne sont que des surfaces sur lesquelles ils projettent leurs fantasmes. Pour eux, elles sont des corps à disposition. Elles ne sont pas des individus, mais des tentations.

    #femmes #viol #patriarcat #impunité #enfants

  • Sur le plancher des vaches IV/II
    Symboles (et plus si affinités)

    Natalie

    https://lavoiedujaguar.net/Sur-le-plancher-des-vaches-IV-II-Symboles-et-plus-si-affinites

    Paris, le 23 octobre 2019
    Amis,

    Sans transition, on commencera aujourd’hui par s’intéresser à l’art, et plus particulièrement aux artistes : « Dans les représentations actuelles, l’artiste voisine avec une incarnation possible du travailleur du futur, avec la figure du professionnel inventif, mobile, indocile aux hiérarchies, intrinsèquement motivé, pris dans une économie de l’incertain, et plus exposé aux risques de concurrence interindividuelle et aux nouvelles insécurités des trajectoires professionnelles. Comme si, au plus près et au plus loin de la révolution permanente des rapports de production prophétisée par Marx, l’art était devenu un principe de fermentation du capitalisme. » À cette thèse du sociologue Pierre-Michel Menger, une étudiante répond : « La massification du travail précaire dans le secteur artistique et la flexibilité du travail artistique ne constituent nullement une définition des métamorphoses du capitalisme : ils seraient même plutôt un signe de l’absorption du secteur artistique dans la mondialisation et dans la marchandisation généralisée de la culture. »

    Qui de la poule ou de l’œuf ? en somme. Soit, au bout du compte, la grande question alimentaire : est-ce le sujet qui alimente le capitalisme ou le capitalisme qui nourrit le sujet ? (...)

    #langage #symbole #art #capitalisme #massification #flexibilité #travail #projet #entreprise #carrière #objectifs #résultats #signature #durable #désir #stratégie #Terre #uniformisation #globalité #gouvernance #norme #genre #corps #Dieu #Genèse #RATP #machines #icônes #France #Rabelais

  • Scaling Fences : Voices of Irregular African Migrants to Europe

    The Scaling Fences: Voices of Irregular African Migrants to Europe report presents the results of an extensive study exploring the perspectives and experiences of 1970 individuals who migrated through irregular routes from Africa to Europe, originating from 39 African countries.

    Its aim is to contribute to a better understanding of the relationship between migration and development. The Scaling Fences report is the second major review of contemporary development issues affecting Africa to be published by UNDP’s Regional Bureau for Africa.

    Highlights

    58% of respondents were either earning (49%) or in school (9%) at the time of their departure. For a majority of those earning, income appears to have been competitive in the national context.
    For 66% of respondents earning, or the prospect of earning, was not a factor that constrained the decision to migrate.
    62% of respondents felt they had been treated unfairly by their governments, with many pointing to ethnicity and political views as reasons for perception of unfair treatment.
    77% felt that their voice was unheard or that their country’s political system provided no opportunity through which to exert influence on government.
    41% of respondents said ‘nothing’ would have changed their decision to migrate to Europe Average earnings in Europe far outstrip average earnings in Africa, even in real terms.
    67% of those who did not want to stay permanently in Europe said their communities would be happy if they returned, compared to 41% of those who did want to live permanently in Europe.


    https://www.africa.undp.org/content/rba/en/home/library/reports/ScalingFences.html
    #rapport #migrations #asile #réfugiés #rapport #PNUD #push-factors #facteurs_push #motivations #profil

    ping @_kg_ @karine4

    • Les politiques migratoires européennes créent du #populisme en Afrique, sans limiter les départs clandestins

      Dans un rapport, le PNUD estime ces politiques inefficaces et contre-productives et dénonce une instrumentalisation politique de l’Aide au développement

      En matière de lutte contre l’immigration clandestine, « les décideurs politiques doivent changer d’approche ». La conclusion du rapport « En escaladant les clôtures », du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), rendu public lundi 21 octobre, porte un jugement sévère sur les stratégies européennes face à l’immigration irrégulière. « L’instrumentalisation de l’aide internationale au développement à des fins politiques ne devrait pas avoir un impact à long terme sur les facteurs des migrations africaines irrégulières », préviennent ses auteurs.

      Au moment où le gouvernement d’Édouard Philippe veut faire de l’aide publique au développement un levier, le PNUD rappelle au contraire que ce type d’approche envoie « un mauvais signal aux électorats européens en leur faisant croire que de telles stratégies marcheront sur le long terme ».

      Fruit de plus de 1900 entretiens réalisés auprès de migrants africains installés dans treize pays d’Europe, le rapport du PNUD analyse en profondeur le profil des personnes qui quittent leur pays pour entrer de façon irrégulière en Europe et les raisons qui ont présidé à leur choix.

      L’émigration va s’accentuer

      L’étude montre que les candidats au départ - qui avaient en moyenne 24 ans au moment de leur arrivée en Europe - sont en général, dans leur pays, mieux lotis que leurs pairs. Sans faire partie d’une élite, ils ont « manifestement bénéficié des progrès du développement en Afrique au cours des dernières décennies ». Originaires des zones urbaines à 85 %, ils présentent des niveaux d’études supérieurs à la moyenne des gens de leur génération. Ainsi, 43 % des sondés avaient complété le cycle secondaire. En outre, 49 % avaient des revenus au moment de leur départ et, parmi eux, les deux tiers gagnaient au-dessus du revenu moyen dans leur pays.

      Ces éléments laissent entendre que « le développement de l’Afrique est de nature à encourager les mouvements migratoires, et que ces derniers vont nécessairement s’accentuer tandis que « la plupart des pays d’Afrique atteignent à peine les niveaux de croissance et de développement à partir desquels l’émigration commence à s’intensifier ». Par conséquent, les auteurs battent en brèche « l’idée qu’il est possible de réduire la migration par le biais de réponses programmatiques et politiques conçues pour l’empêcher ».

      Les entretiens menés par le PNUD montrent qu’un des facteurs décisifs au départ est, chez les jeunes Africains, un sentiment d’exclusion sociale et de frustration vis-à-vis d’aspirations et de rêves qui n’ont aucune perspective de réalisation dans les pays d’origine. Malgré des situations plus favorables que celles de leurs pairs, les personnes sondées avaient pour 70 % d’entre elles le sentiment de ne pas gagner assez. Et pour 77 %, le sentiment que leur voix n’est pas entendue par leurs gouvernements. « Leur ambition a dépassé les opportunités disponibles localement, résume les auteurs. Le développement ne va pas assez vite et ses gains sont inégaux et limités ». L’immigration se révèle alors, pour ces personnes dont la trajectoire de vie est ascendante, un « investissement pour un meilleur avenir », un choix rationnel qui engage une « prise de risque calculée ».

      Les résultats de l’étude montrent aussi que les sondés proviennent de foyers plus nombreux que la moyenne de leur pays, ce qui laisse supposer une pression économique supplémentaire. En effet, 51 % des migrants interrogés contribuaient à l’économie du foyer avant leur départ. Même si la migration reste une décision multifactorielle, qui repose aussi sur des considérations en matière d’accès à l’éducation, de gouvernance ou de sécurité, 60 % des sondés ont évoqué le travail et le fait d’envoyer de l’argent à leur famille comme étant la première raison qui a motivé leur départ.
      Transferts bien supérieurs à l’aide au développement

      En 2017, les transferts d’argent depuis l’Europe vers l’Afrique subsaharienne ont représenté 25,3 milliards de dollars en 2017, rappelle le PNUD, qui souligne au passage que les montants sont bien supérieurs à ceux de l’aide publique au développement, de quoi mettre en doute la capacité de ce levier financier à dissuader les mouvements migratoires. En Europe, parmi les 38 % de migrants sondés qui déclarent des revenus, 78 % envoient de l’argent à leur famille. Ils gagnent alors en moyenne 1 020 dollars par mois, un salaire inférieur au salaire moyen du pays d’accueil - et même au salaire minimum en vigueur lorsqu’il en existe un -, mais cela représente trois fois la somme que les migrants percevaient en Afrique (lorsqu’ils y travaillaient) et leur permet d’envoyer un « salaire africain » à leur famille. Ce qui fait dire aux auteurs que la mobilité sociale ainsi obtenue est équivalente à un saut générationnel, malgré un phénomène de déclassement. En effet, les migrants qui travaillent en Europe occupent à 60 % des emplois peu qualifiés, le plus souvent dans le nettoyage, l’agriculture ou au domicile de particuliers, contre 29 % dans leur pays d’origine.

      En outre, les opportunités de travail sont limitées par l’absence de statut légal : 64 % des sondés déclarent ne pas avoir d’autorisation de travail dans le pays d’accueil, une proportion qui diminue au fil du temps. Parmi ceux arrivés avant 2005 en Europe, ils ne sont plus que 28 % dans ce cas. A ce propos, les auteurs soulignent que dans la recherche d’un droit au travail, le système d’asile est devenu l’une des seules options disponibles, en l’absence d’autres voies légales, alors même que les personnes n’ont pas migré pour des raisons humanitaires.

      Plus généralement, l’entrée irrégulière en Europe va de pair avec une vulnérabilité accentuée dans le pays d’accueil, qui pour une minorité significative, va perdurer dans le temps. La perspective d’une vie stable devient alors pour eux inatteignable, tandis que des expériences de privation, de faim, de difficultés d’accès aux soins, d’absence de revenus et de sans-abrisme se prolongent.
      Du « gagnant-gagnant »

      Pour le PNUD, l’approche - qui caractérise de plus en plus d’États européens - qui consiste à détériorer les conditions d’accueil des migrants pour dissuader leur venue, ne fait qu’aggraver les populismes : « La présence de migrants sans-papiers plongés dans les limbes de la clandestinité de façon prolongée nourrit l’inquiétude de l’opinion publique et les discours inflammatoires ».

      Il existe pourtant des solutions « gagnant-gagnant » face à la migration, assure le PNUD. Les entretiens montrent que le succès relatif rencontré par les migrants est corrélé à la façon dont ils se projettent dans l’avenir. Ainsi, 70 % des sondés ont déclaré vouloir vivre de façon permanente en Europe. Mais cette proportion diminue à mesure que grandit le sentiment de « mission accomplie », ce qui renforce l’idée d’une migration vécue comme un investissement. « Aider les personnes à atteindre leurs objectifs leur permettra non seulement de contribuer légalement et pleinement au marché du travail européen mais, à terme, devrait encourager le retour dans leur pays d’origine », soulignent les auteurs.

      Le développement de voies de migration circulaire, la régularisation des migrants déjà établis en Europe, mais aussi le développement d’opportunités pour la jeunesse en Afrique et la lutte contre les systèmes gérontocrates sont autant de défis que le PNUD encourage à relever. « Cependant, reconnaissent les auteurs du rapport, cela nécessite du courage politique en Afrique comme en Europe ».

      https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/10/21/les-politiques-migratoires-europeennes-creent-du-populisme-sans-limiter-les-
      #politique_migratoire #politiques_migratoires #EU #Europe #UE

    • Un rapport de l’ONU favorable aux régularisations de migrants

      Un rapport analyse la situation et le parcours des migrants économiques arrivés irrégulièrement en Europe et pointe des politiques mal ajustées. Non seulement, il est vain de chercher à stopper la migration économique issue des pays africains, mais les mesures « décourageantes » contribuent à fixer la population en Europe.

      Dans la lignée des engagements formulés dans le pacte pour les migrations de Marrakech, qui appelait à récolter davantage de données objectives, le Programme des Nations unies pour le développement apporte un nouvel éclairage sur des mouvements migratoires sous-investigués : la migration économique irrégulière. L’occasion de régler quelques « malentendus » (politiques) en travaillant sur un échantillon large. Le PNUD a interrogé plus de 3.000 migrants arrivés en situation irrégulière en Europe (dont 275 en Belgique) pour n’étudier les profils que des 1.970 déclarants être venus pour des motifs économiques.

      93 % des répondants se sont trouvés en danger dans leur trajet vers l’Europe, la moitié ne s’y attendant pas au moment du départ. Pour autant, ils ne sont que 2 % à déclarer qu’ils n’auraient pas migré sachant ce qui les attendait. Et lorsqu’on leur demande ce qui les aurait fait rester au pays (une meilleure situation économique, pas de problème personnel, connaître les conditions de vie réelle une fois en Europe…), 41 % répondent : « rien ». Une détermination de nature à interroger la capacité de quelque mesure que ce soit à stopper les flux Afrique-Europe pour cette population. « Les données challengent la faisabilité de la dissuasion directe et des interventions préventives, suggérant que les décideurs politiques devraient revoir leur approche », souligne le rapport. « L’instrumentalisation de l’aide au développement à des fins politiques ne peut pas, de manière réaliste, amener à une réduction des facteurs de migration. »
      Plus la situation est précaire, moins on souhaite rentrer

      Interrogées sur leur avenir, 70 % des personnes affirment vouloir rester définitivement en Europe. Mais si l’on affine les critères en se penchant sur les migrants ayant une situation stable et des revenus (parce qu’ils ont été régularisés ou travaillent au noir), la proportion s’inverse : 51 % pensent rentrer dans leur pays d’origine. Des résultats plutôt contre-intuitifs, dans la mesure où on pourrait s’attendre à ce que les personnes ayant les situations les plus précaires soient davantage tentées de repartir. « Il semble que les politiques censées avoir un effet décourageant n’ont pas d’impact sur l’envie de rentrer, relève Mohamed Yahya, auteur principal du rapport. C’est plutôt l’inverse qui se passe parce que les personnes doivent récupérer l’investissement de la famille et des amis. » Le rapport souligne la honte de rentrer sur un récit d’échec, sans avoir été capable d’envoyer de l’argent régulièrement. Cette pression s’illustre dans une autre réponse du questionnaire : parmi les migrants souhaitant rentrer, 67 % pensent que leur communauté serait heureuse de les voir rentrer, contre seulement 41 % pour ceux souhaitant rester définitivement.

      Paradoxalement donc, en maintenant les personnes dans un statut précaire, l’Etat encourage la fixation des personnes. Dans ses recommandations, le rapport encourage à recourir aux régularisations, soulignant que les marchés du travail parvenaient déjà à absorber une partie de la population concernée.

      « Toute l’attention côté européen porte sur le management de la migration – comment réduire les flux –, tandis que côté africain, l’enjeu c’est “comment avoir des voies légales” », constate Mohamed Yahya. « Il y a un vide pour l’instant au niveau des voies d’accès légales. Or, vu les conditions en Afrique et le profil des personnes qu’on a rencontrées, il est possible de faire quelque chose qui fonctionne. Ce qui est sûr, c’est que la migration irrégulière génère du stress sur la communauté hôte, donne l’impression qu’on ne contrôle pas les frontières. On espère que le rapport contribuera à construire quelque chose parce que sinon, on va continuer à renforcer des perspectives négatives. Il faut que les sociétés se posent la question : quelle migration peut bien fonctionner en Europe ? »

      Les résultats de l’enquête menée dans 13 pays européens dessinent une population jeune (24 ans en moyenne), plus urbaine, plus éduquée et plus argentée que la moyenne des pays d’origine. « Ce n’est pas le manque de travail qui pousse majoritairement à partir mais le manque de travail de qualité, le manque de choix, de perspectives », souligne Mohamed Yahya, principal auteur de l’étude du Pnud. Le rapport recommande de poursuivre la création de zone de libre-échange en Afrique et de travailler sur les structures de pouvoirs dans lesquels les jeunes ne se reconnaissent pas.
      Une stratégie familiale

      Les migrants interrogés viennent souvent de familles plus nombreuses que la moyenne du pays d’origine. 53 % ont bénéficié du soutien financier de la famille ou d’amis pour couvrir le coût de la migration (jusqu’à 20 fois le salaire moyen pour un ressortissant de l’Afrique de l’Est). Les chercheurs voient une stratégie familiale dans nombre de ces trajectoires qui induit un besoin de retour sur investissement.
      38 % travaillent

      38 % des migrants interrogés travaillent dans le pays hôte. Parmi eux, seuls 38 % le font de manière légale. D’après les projections, le niveau de salaire atteint en Europe équivaut à un bon de 40 ans en avant par rapport à la courbe de développement du pays d’origine. 78 % des personnes qui travaillent renvoient de l’argent vers leur pays d’origine.

      https://plus.lesoir.be/255033/article/2019-10-21/un-rapport-de-lonu-favorable-aux-regularisations-de-migrants

      #travail #stratégie_familiale

  • Sur le plancher des vaches (IV/I)
    Symboles (et plus si affinités)

    Natalie

    https://lavoiedujaguar.net/Sur-le-plancher-des-vaches-IV-I-Symboles-et-plus-si-affinites

    Paris, le 7 octobre 2019
    Amis,

    « Le plancher des vaches » inaugural jouait avec quelques pseudo-vérités concernant ce que l’on a nommé la « technontologie ». La principale question posée était celle-ci : Notre genre d’humain n’aurait-il pas une certaine propension à recycler sans fin le divin Un ? Si tel était le cas, Dieu ne serait pas mort, mais où s’cache t’El crénom ?

    Le champ d’investigation proposé pour tenter de répondre à cette question est celui du monde du travail. « Le plancher des vaches II » a brossé à grand traits quelques dispositifs structurants mis en place à l’échelon mondial depuis les années 1980, dispositifs dont on a affirmé, dans « le plancher des vaches III », qu’ils dessinent un mouvement progressif de chosification du vivant.

    Ce mouvement n’est pas récent, mais on fait ici l’hypothèse qu’après la prise de corps opérée par la division scientifique du travail, puis le remplacement de bien des corps par des machines, l’époque actuelle est à la prise de tête. Nous avons réduit celle-ci au seul vocable de normalisation — nom proposé pour les tables de la loi —, soit un état de normalité, ce qui pourrait sembler à d’aucuns rassurant. Mais dans ce terme, au-delà de la norme, il y a un caractère de procédé, une proactivité et, sous-jacentes à celle-ci, des nécessités de vérifier ladite normalité. (...)

    #Dieu #normalisation #loi #Florence_Parly #intelligence_artificielle #symbole #cercle #Terre #religion #flèches #projet #développement_durable #trinité #génome #borroméen #plan #parousie #entreprise #objectif #stratégie #Hannah_Arendt

  • « Soyez comme l’eau ! » : sept tactiques gagnantes dans la révolution de Hong Kong
    https://cerveauxnondisponibles.net/2019/08/08/soyez-comme-leau-sept-tactiques-gagnantes-dans-la-revolution

    Depuis bientôt deux mois, une vague de manifestations anti-gouvernemental secoue Hong-Kong. Initialement provoquées par une proposition du gouvernement d’introduire une loi qui permettrait l’extradition de suspects d’affaires criminelles vers la Chine afin qu’ils puissent y être jugés, les manifestations se sont transformées en un large mouvement pro-démocratique, demandant la transparence du gouvernement et le suffrage universel. Ces manifestations ont largement été menées par de jeunes activistes qui, au fur et à mesure des manifestations hebdomadaires et frictions avec la polices, ont adapté et développé leurs stratégies, offrant un cours magistral pour les activistes du monde entier. Voici certaines de leurs tactiques clés.

    #manifestation #tactique #gaz_lacrymogène #lacrymo #police #stratégie #Bruce_Lee #Honk-Kong

  • Suite mexicaine (II)

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/Suite-mexicaine-II

    « La quatrième transformation »
    Réflexions sur les choix du nouveau gouvernement mexicain

    L’arrivée au pouvoir d’Andrés Manuel López Obrador en décembre 2018 marque incontestablement un changement important concernant le devenir du Mexique. Jusqu’alors l’activité marchande (dite encore activité capitaliste) s’était imposée de force au Mexique, violentant la population avec une extrême brutalité. Elle était soutenue dans ses exactions par un pouvoir complice et corrompu jusqu’à la moelle. Le nouveau chef d’État ne propose pas un adoucissement des mœurs, l’activité capitaliste restera toujours aussi brutale, mais un arrangement, un arrangement entre l’activité de spoliation et d’enrichissement des transnationales marchandes et la population, l’État étant celui qui négocie ces arrangements entre les puissances du Nord et les débilités mexicaines : qu’une partie de la richesse tirée du pays revienne aux Mexicains dans leur ensemble, fin de la corruption. Et les hommes d’affaires ont tout de suite compris où se trouvaient leur intérêt et que la fin de la corruption promise par Andrés Manuel López Obrador pouvait signifier plus d’argent pour eux. (...)

    #Mexique #gouvernement #AMLO #cartels #capitalisme #stratégie #mégaprojets #zapatistes #peuples_indiens #débâcle #Guerrero #Oaxaca

  • Avortement : au tour de la Louisiane de restreindre l’IVG | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/177858/loi-anti-avortement-louisiane-etats-unis-democrates

    Ces derniers mois, les lois visant à restreindre l’avortement se sont multipliées dans le Sud des États-Unis. C’est désormais en Louisiane que la Chambre des représentants vient d’adopter une loi interdisant l’avortement dès lors que les premiers battements du cœur de l’embryon peuvent être repérés. Cela revient à interdire l’IVG au-delà de la sixième semaine de grossesse, moment où les battements de cœur commencent généralement à être décelables.
    Une loi portée par des démocrates

    Adopté à 79 pour et 23 contre dans une Chambre contrôlée par les républicains, le projet de loi a cependant été écrit par un sénateur démocrate et a reçu le soutien du gouverneur John Bel Edwards, autre démocrate candidat à la réélection en cette saison législative. Cette configuration est assez nouvelle, les opposants aux lois restrictives sur l’avortement trouvant habituellement leurs soutiens politiques chez les démocrates, depuis que leur parti avait adopté dans les années 1990 un slogan pour un avortement « sûr, légal et rare ».

    Le gouverneur Edwards a cependant un engagement de longue date contre l’avortement, qui avait déjà été un thème mis en avant dans sa précédente campagne de 2015.

    À LIRE AUSSI Voici ce qui arrive concrètement lorsqu’un pays interdit l’avortement

    C. Denise Marcelle, démocrate membre de la Chambre des représentants a déclaré qu’« il devrait être inadmissible que nous restions assis ici à dicter quoi faire avec le corps d’une femme ».

    Le vote a pourtant eu lieu ce mercredi 29 mai, alors qu’une série d’amendements visant à établir des exceptions en cas de viol ou d’inceste ont été rejetés. Seules les femmes présentant un « risque grave » de santé seraient susceptibles d’être autorisées à avorter au-delà de la détection d’un rythme cardiaque fœtal. Les médecins qui pratiqueraient tout de même des avortements risqueraient deux ans de prison.

    À LIRE AUSSI Dans l’État de Géorgie, avorter après six semaines de grossesse c’est risquer la prison. Ou la peine de mort
    Vers une contestation du Roe v. Wade ?

    Les détracteurs du droit à l’avortement espèrent que la vague législative de restriction de l’IVG qui a gagné l’Alabama, la Géorgie, le Kentucky, le Mississippi, le Missouri et l’Ohio, permettra de revenir sur le droit constitutionnel à l’avortement entériné par le Roe v. Wade en 1973, en portant l’affaire devant la Cour suprême.

    La loi doit entrer en vigueur en novembre prochain, mais sera contestée par les mouvements de défense des droits civiques.

    Au Mississipi, un juge de la Cour fédérale de district a récemment bloqué une loi similaire qui devait entrer en vigueur au premier juillet, estimant qu’elle « empêchait le libre choix d’une femme, qui est essentiel à la dignité et à l’autonomie d’une personne ». Dans l’Arkansas, le Kentucky, l’Iowa et le Dakota du Nord, l’application ce type de loi a également été empêchée, en dépit de l’avis favorable des gouverneurs.

    À LIRE AUSSI Je me souviens très bien du comportement de Brett Kavanaugh lorsqu’il buvait

    La nomination à la Cour suprême du juge Brett M. Kavanaugh par le président Donald Trump en octobre 2018 a cependant donné une majorité conservatrice à la Cour suprême, ce sur quoi misent les dits « pro-life » pour revenir sur la jurisprudence concernant le droit à l’avortement.

    • Les hommes hétéros des USA doivent se faire vasectomiser pour ne pas participer à cette torture de masse des femmes. Il serait temps de leur faire comprendre que ces lois font de chacun d’eux un bourreau. Si ils persévèrent dans la sexualité fécondante ils sont coupables de barbarie. Les hommes hétéros qui prennent le risque de féconder des femmes dans les pays interdisant l’IVG sont criminels.
      Leurs penis sont des furoncles.
      Ce qui leur sort de la verge c’est du pus.
      Il va falloir que je fasse un dessin là dessus.

    • Je ne voie pas le rapport entre la contraception masculine et l’extermination de masse. Je ne voie pas non plus de virilisme dans ma volonté de pointé le fait que les femmes ne se fécondent pas seules. Mais merci @igor_babou de me comparé à Solanas, c’est toujours agréable de sentir la peur chez l’oppresseur et de constater que j’ai visé juste.

      #mansplanning #fraternité #déni

      A part ca j’ai écrit un début de nouveau sort, j’en ai demandé la traduction à une amie anglophone pour le faire tournée aux USA afin qu’ @igor_babou ne soit pas le seul nécessiteux à bénéficier de mes bienfaits.

      Aux hommes hétéros des USA et des pays qui interdisent l’IVG qui prennent le risque de féconder.

      Il serait temps de comprendre,
      Que ces lois font de vous des bourreaux.
      Elles font de vos bourses des poires d’angoisses,
      De vos verges, des furoncles,
      Et de votre sperme, du pus
      qui pourrit la vie des femmes par le ventre.

      Faites vous vasectomiser, faites vous contracepter
      Prenez vos responsabilités, arrêtez de féconder
      Et allez militer pour l’IVG.

      Car une grossesse non désirée,
      C’est un viol ininterrompu de 9 mois.
      Vous qui prenez le risque d’ensemencer,
      Dans les pays interdisant l’IVG,
      Vous êtes la lie de l’humanité,
      Votre sperme vous pouvez garder.

      Faites vous vasectomiser, faites vous contracepter
      Prenez vos responsabilités, arrêtez de féconder
      Et allez militer pour l’IVG.

      Vous qui acceptez la baise en pays sans IVG,
      Vos enfants en priorité on doit faire passé.
      Car l’interdiction de l’avortement
      C’est le moyen que vous avez trouvé
      Pour nous imposer votre descendance
      Des violeurs et des tortionnaires.

      Faites vous vasectomiser, faites vous contracepter
      Prenez vos responsabilités, arrêtez de féconder
      Et allez militer pour l’IVG.

      Vous êtes plus ignobles que les législateurs,
      Car c’est de vos pénis que vous détruisez
      Celles que vous prétendez aimer.
      A vous de vous mobiliser
      Et de ne plus êtres les déchets putrides
      Que ces lois font automatiquement de vous.

      Faites vous vasectomiser, faites vous contracepter
      Prenez vos responsabilités, arrêtez de féconder
      Et allez militer pour l’IVG.

      Si vous ne voulez pas être confondus
      Avec un canon chargé à l’agent orange
      C’est à vous de lutter contre Trump
      Et de vous en démarquer.
      Les femmes ne se fécondent pas toutes seules,
      Les fauteurs d’IVG c’est vous.

      Faites vous vasectomiser, faites vous contracepter
      Prenez vos responsabilités, arrêtez de féconder
      Et allez militer pour l’IVG.

      #mégèrisme

    • @igor_babou

      Pour ce que j’en comprends, il n’y aucune connotation génocidaire et/ou viriliste dans les propos de @mad_meg. Ils sont plutôt destinés à instiller, chez ceux qui brandissent à tort et à travers leurs attributs fécondants (et par là même oppressifs), le même dégout révolté que ces comportements inspirent à celles qui en pâtissent.

      Les phallus sont des instruments de domination symbolique autant que des armes de guerre bien concrète. C’est peut-être difficile à intégrer lorsqu’on en est porteur, mais l’enjeu mérite largement de refuser une axiologie faussement neutre.

    • Il ne me semble pas avoir lésiné sur les arguments. Toi tu ne fait que me traiter d’idiote et de nazie. Tu peu quitter seenthis si tu es aussi couillon que tu en as l’air et qu’une personne suffit à te privé de toutes les autres. En attendant je vais te bloquer ca fera des vacances à tout le monde et je te laisse avec ton auto-certificat de mec jamais macho parce qu’il a fait un discours pour soutenir une femme excellente à l’institut prout-prout.

    • Oui c’est ce raccourcie qui lui permet de me traiter de genocidaire.

      en tout cas je remercie cet igor de m’avoir confirmé que je suis sur la bonne voie. Tant que l’IVG est un truc de femmes tout va bien et il n’y a aucun homme dans la discussion, mais dès que le moindre effort de responsabilisation est demandé à un homme les masques tombent. Je relève aussi le manque d’humour total du gonze et comme d’habitude il n’as été voire aucun des liens qui lui ont été fournis car le pouvoir divin de ses couilles sacrée lui donnent la science infuse.

    • en écoutant Liogier dans un débat il explique que les hommes utilisent une « stratégie de méconnaissance » qui n’est pas l’ignorance, mais un choix délibéré de ne pas se former ou étudié un sujet.
      C’est à mon avis la stratégie adopté par ces hommes, méconnaitre intentionnellement la contraception.
      https://seenthis.net/messages/784526

      #domination_masculine #stratégie_de_méconnaissance

      Autre technique de domination mise en évidence dans la meme discusion ; la confusion - le hors sujet.
      exemple - sur #me_too parlé de « on ne peu plus séduir » alors que Metoo dénonce les agressions sexuelles et non la séduction. La séduction n’as aucun rapport avec le sujet.
      exemple - sur un appel à la résponsabilisation des personnes en capacité d’en fécondé d’autres dans des pays interdisant IVG, un dominant répond ; massacre de masse, y a des femmes qui veulent pas d’IVG, et #tone_policy
      #stratégie_de_domination

  • Migrants : comment les #territoires ont pris le relais de l’Etat

    L’accueil de migrants, la #prise_en_charge de demandeurs d’asile et l’#intégration des réfugiés sont des #compétences_régaliennes de l’Etat. Cependant, par manque de moyens ou par choix politique, celui-ci s’avère défaillant. Les élus locaux prennent le relais. Les édiles ne peuvent rester inactifs face à l’arrivée de migrants sur leur territoire et à la formation de #campements sauvages dans l’#espace_public. Ils développent et financent des actions pour l’accueil de migrants dont une majorité relève du #droit_d’asile. Les élus sont aussi sollicités pour s’investir dans l’intégration des réfugiés. Ils bénéficient ainsi d’une contractualisation et de moyens de l’Etat. La #Stratégie_nationale_pour_l’accueil_et_l’intégration_des_personnes_réfugiées repose, entre autres, sur eux.

    https://www.lagazettedescommunes.com/dossiers/migrants-comment-les-territoires-ont-pris-le-relais-de-letat
    #villes #migrations #asile #réfugiés #accueil #Etat #compétence #responsabilité #défaillance #POPSU

  • Appel de Christchurch. Same player shoot again
    https://www.affordance.info/mon_weblog/2019/05/appel-de-christchurch.html

    La morale de tout ça c’est que deux mois après qu’un fou furieux se soit filmé en Live sur Facebook en train de tuer 51 innocents dont des enfants, le jour de la publication d’un appel qui ne servira absolument à rien, la réponse de Facebook, la vraie, est en revanche une glaçante confession de cynisme et d’avidité. Source : affordance.info

  • À #Vittel, #Nestlé contrôle l’eau, la politique et les esprits
    https://reporterre.net/A-Vittel-Nestle-controle-l-eau-la-politique-et-les-esprits

    Nestlé pompe abondamment l’eau de Vittel, dans les Vosges, malgré un déficit inquiétant de la #nappe_phréatique. À tel point que la commune va devoir importer de l’#eau_potable de villages voisins. Depuis près de trente ans, la multinationale a noyauté le territoire, régentant le développement économique et agricole. Elle est l’objet d’une enquête pour #corruption.

    #agriculture #contrôle_des_terres #stratégie_foncière #Agrivair #Nestlé_Waters « #associations-écrans » #lutte_d'influences #économie #chantage_à_l'emploi #microcosme

  • An open letter to Extinction Rebellion | Red Pepper
    https://www.redpepper.org.uk/an-open-letter-to-extinction-rebellion

    This letter was collaboratively written with dozens of aligned groups. As the weeks of action called by Extinction Rebellion were coming to an end, our groups came together to reflect on the narrative, strategies, tactics and demands of a reinvigorated climate movement in the UK. In this letter we articulate a foundational set of principles and demands that are rooted in justice and which we feel are crucial for the whole movement to consider as we continue constructing a response to the ‘climate emergency’.

    At the same time, in order to construct a different future, or even to imagine it, we have to understand what this “path” is, and how we arrived at the world as we know it now. “The Truth” of the ecological crisis is that we did not get here by a sequence of small missteps, but were thrust here by powerful forces that drove the distribution of resources of the entire planet and the structure of our societies. The economic structures that dominate us were brought about by colonial projects whose sole purpose is the pursuit of domination and profit. For centuries, racism, sexism and classism have been necessary for this system to be upheld, and have shaped the conditions we find ourselves in.

    Another truth is that for many, the bleakness is not something of “the future”. For those of us who are indigenous, working class, black, brown, queer, trans or disabled, the experience of structural violence became part of our birthright. Greta Thunberg calls world leaders to act by reminding them that “Our house is on fire”. For many of us, the house has been on fire for a long time: whenever the tide of ecological violence rises, our communities, especially in the Global South are always first hit. We are the first to face poor air quality, hunger, public health crises, drought, floods and displacement.

    #extinction_rebellion #écologie #stratégie #green_new_deal #programme #transition

    • You may not realize that when you focus on the science you often look past the fire and us – you look past our histories of struggle, dignity, victory and resilience. And you look past the vast intergenerational knowledge of unity with nature that our peoples have. Indigenous communities remind us that we are not separate from nature, and that protecting the environment is also protecting ourselves. In order to survive, communities in the Global South continue to lead the visioning and building of new worlds free of the violence of capitalism. We must both centre those experiences and recognise those knowledges here.

      #sud_global #justice #politique

  • lettre de la MG, extrait et lectures liées :

    #1erMai #LaJournéeDesFlics

    Lundi matin publie un entretien assez désabusé (ou lucide, selon le point de vue) sur le rapport de force qui s’annonce pour le premier mai parisien :

    https://lundi.am/Manifestation-du-1er-mai-qu-attendre-du-Black-Bloc

    Qu’on partage cette lecture ou pas, il nous semble qu’elle a le mérite de poser de bonnes questions, au-delà du folklore ou de la propagande gouvernementale.
    Ce texte n’est par ailleurs pas sans en évoquer un autre, publié il y à 111 ans jour pour jour dans le journal « la guerre sociale » à propos du 1er mai 1908. Il s’agit de l’article intitulé « La journée des flics » dans le recueil suivant :
    https://infokiosques.net/lire.php?id_article=608

    On précise à l’intention de nos lecteurs policiers ou procureurs que nous laissons l’entièreté de la responsabilité de ces propos à leur auteur, qui n’est autre que le n°2 de la CGT de l’époque, George Yvetot.
    Pour toute poursuite pénale, s’adresser à :
    Confédération Générale du Travail,
    rue de Paris
    93100 Montreuil

    #black_bloc #gilets_jaunes

  • Les grandes générosités - Le Monolecte
    https://blog.monolecte.fr/2019/04/21/les-grandes-generosites

    Ce que mon grand-père aimait en moi, c’était très précisément mon côté clébard : cet amour inconditionnel qu’il achetait à grand coup de gros cadeaux qu’il offrait toujours devant une aimable assistance prompte à le louer de sa grande générosité, le fait que dans mon regard de gosse, il était plus grand, plus beau et plus merveilleux que le père Noël et la petite souris réunis et que cette image bigger than life, je la renvoyais à l’ensemble de ses courtisans de troquet.

    #stratégie_du_choc #catastrophe #domination

    • A Paris, un projet spectaculaire pour l’île de la Cité, 2016
      https://www.lejdd.fr/JDD-Paris/A-Paris-un-projet-spectaculaire-pour-l-ile-de-la-Cite-833143

      Le parvis de Notre-Dame recouvert d’une immense dalle de verre au-dessus de la crypte archéologique ; aux pieds de la cathédrale, un débarcadère et des plates-formes flottantes accueillant piscine, cafés, restaurants, salles de concert ; le long de la Seine, une longue promenade végétalisée, débarrassée des voitures, reliant les pointes aval et amont de l’île ; deux nouvelles passerelles qui franchissent le fleuve ; un peu partout, des verrières, des passages couverts, des galeries souterraines, des atriums en sous-sol…

      Voilà quelques-unes des 35 propositions – spectaculaires – contenues dans le rapport remis vendredi soir au président de la République et à la maire de Paris dans les salons de l’Élysée. Ce document de 56 pages, que le JDD a consulté en avant- première, a été rédigé par l’architecte Dominique Perrault (le concepteur de la BNF, à Paris) et le président du Centre des monuments nationaux, Philippe Bélaval. Le tandem avait reçu en décembre 2015 une lettre de mission de François Hollande, « en accord avec Mme Anne Hidalgo », demandant une vision de l’île de la Cité « à l’horizon des vingt-cinq prochaines années ». Dans la lignée des grands projets présidentiels…

  • Il «blackout informativo» sui migranti delle guardie costiere italiana e spagnola

    Nonostante gli sbarchi non siano cessati, le guardie costiere di Italia e Spagna hanno smesso di condividere sui social network informazioni sui migranti. Se un lettore distratto scorresse i loro profili Twitter ufficiali, non troverebbe traccia di alcuna crisi umanitaria.

    Una volta sull’account Twitter @guardiacostiera si trovavano puntuali aggiornamenti sulle operazioni di ricerca e soccorso dei barconi alla deriva, utili sia alla stampa sia all’opinione pubblica. Dal marzo 2017, invece, è tutto un fiorire di premiazioni e cerimonie, sequestri di prodotti ittici, soccorsi di sventurati diportisti, consigli per la sicurezza, tartarughe e ricci sottratti ad un fato avverso. Lo stesso dicasi per @salvamentogob: fino al dicembre 2018 il profilo ha mostrato con orgoglio le operazioni di salvataggio delle «pateras», dei barconi, all deriva. Nel 2019 questo tipo di tweet hanno lasciato il posto a consigli su cosa fare in caso di ictus, foto di tramonti e balene e delfini che giocano nell’Oceano.

    In Grecia, invece, su Twitter la Guardia Costiera ellenica continua a fornire informazioni sul salvataggio o l’arresto dei αλλοδαπών, letteralmente «alieni», ovvero: i migranti.


    Euronews ha analizzato migliaia di tweet dei tre corpi di salvataggio per mettere in evidenza il cambio di strategia comunicativa su uno degli argomenti più «caldi» del dibattito pubblico.

    https://it.euronews.com/2019/04/10/migranti-il-blackout-informativo-sui-migranti-delle-guardie-costiere-it

    #information #réseaux_sociaux #twitter #Espagne #Italie #Méditerranée #migrations #asile #réfugiés #gardes-côtes #stratégie_De_communication #communication #statistiques #chiffres

    via @isskein

  • LETTRE OUVERTE À HUGUES JALLON, PRÉSIDENT DES EDITIONS DU SEUIL, À PROPOS DE CESARE BATTISTI
    Serge #Quadruppani
    paru dans lundimatin#185

    ... je suis sûr que je ne t’apprendrai rien, cher Hugues, en rappelant que la défense de #Battisti et de tous les exilés menacés d’#extradition (à propos, on compte toujours sur toi pour signer en faveur de ceux qui pourraient être menacés aujourd’hui), entrait et entre toujours dans une bataille contre le #révisionnisme historique dominant en Italie, qui refuse d’admettre que dans les années 60-70, une partie minoritaire mais conséquente de la population de la péninsule est entrée en sécession contre la vieille société. Pour ces centaines de milliers, ces millions d’ouvriers, étudiants, paysans, habitants de quartiers populaires, femmes et homosexuels en lutte, le fait qu’on veuille s’en prendre physiquement à des gros commerçants qui jouaient au shérif en tirant sur des petits voyous braqueurs et qui s’en vantaient, ou à des matons tortionnaires, n’était discutable que d’un point de vue stratégique, pas éthique. Il faut dire que ces Italiens-là savaient que les auteurs des attentats massacres, les penseurs de la #stratégie_de_la_tension, les assassins d’ouvriers dans les usines, de paysans dans les champs et de détenus dans les prisons, étaient à chercher du côté de l’Etat et de ses forces de l’ordre. Faire porter le chapeau d’une violence sociale généralisée à Battisti et à quelques centaines d’individus ensevelis sous les peines de prison et contraints souvent à des rétractations honteuses, est le tour de passe-passe auquel l’#Italie officielle, celle du PC et de la démocratie chrétienne regroupés aujourd’hui dans le PD ont réussi jusqu’ici, y compris à présent avec l’appui des fascistes de la #Ligue et des sinistres bouffons xénophobes #5_étoiles. Le Seuil n’était pas obligé d’apporter sa caution de vieille maison d’édition à cette vérité officielle-là.

    #innocentisme #édition #gauche #strage_di_stato #prison #isolement #écriture #littérature

    https://lundi.am/Lettre-ouverte-a-Hugues-Jallon-President-des-Editions-du-Seuil-a-propos-de

    • Note d’Irène Bonnaud sur FB sur l’écriture, "ceux qui ont la culture" (et ceux qui "ne l’ont pas"), en complément au texte de Serge Quadruppani : "Merci à Serge Quadruppani qui dit ici l’essentiel. J’ajouterais que la prison coûte cher (cantiner, faire venir la famille au fin fond de la Sardaigne, payer les avocats, etc), et qu’un écrivain enfermé dans des conditions carcérales pareilles (isolement, surveillance visuelle 24h/24), sous le feu d’une campagne de propagande massive, quel recours a-t-il sinon écrire et publier pour faire entendre sa voix ? Dans ce contexte, on peut trouver la décision du Seuil encore un peu plus infâme. "L’heure pour Cesare Battisti n’est pas à la littérature" : mais quelle dose de stupidité peut-on avoir dans la cervelle pour prononcer cette phrase ? À moins que cela ne fasse au fond partie du problème.

      Car cette focalisation délirante des autorités italiennes sur le cas Battisti, alors qu’il n’était qu’un parmi des milliers dans les années 70, et qu’un parmi des dizaines d’autres réfugiés en France, est liée à son refus des deux attitudes qu’on lui offrait : se taire, et accepter d’être objet silencieux du discours des autres, tant la production culturelle sur les « années de plomb » était florissante à l’orée des années 2000, ou se repentir, expier en public les erreurs passées, endosser le rôle d’épouvantail aux oiseaux et d’organisateur de l’autocritique des autres, repenti perpétuel et juge du repentir d’autrui, bref servir l’ordre social existant.

      Ce refus était un scandale, et la provocation immense, d’être devenu écrivain sans y avoir été convié. Pour l’Etat italien, il devenait alors urgent de le remettre à sa place, que tout le monde oublie ses livres et qu’il ne soit plus que « le terroriste », « l’assassin », ou au mieux « l’ex terroriste », « l’ex militant d’extrême-gauche », etc. La négation de Cesare Battisti comme écrivain, le fait que ses livres depuis 2002, et les meilleurs et parmi les plus nettement autobiographiques, Cargo Sentimental, Face au mur, ne soient pas publiés en Italie, n’est pas un hasard d’édition. Sans cesse les articles de presse haineux au Brésil comme en Italie insistaient sur le même thème : ce type est mégalomane, il fait le malin, il crâne, il nous nargue, il fanfaronne, il se prétend écrivain, il "joue à l’écrivain" - sous-entendu : il n’est pas un vrai écrivain, sérieux, respectable, bourgeois, c’est un voyou mal élevé et, comme on dirait dans un mauvais polar, « on va lui montrer où est sa place ». Cesare Battisti a le malheur de ne pas être issu de la bourgeoisie intellectuelle. Fils de paysans pauvres, il fait décidément mauvais genre, ragazzo di vita à la Pasolini, squatteur, chômeur, autodidacte, pas idéologue ni théoricien pour un sou, bref pas sérieux, pas présentable.

      Et comment accepter que ces « années de plomb » dont il paraît si important de faire une décennie de tragédies et de désolation aient pu transformer un enfant de prolo en écrivain ? Ce serait laisser voir qu’elles ont été aussi, pour des dizaines de milliers de jeunes gens, un chemin d’émancipation, un air de liberté. Refuser d’aller travailler aux champs ou à l’usine, rompre avec un Parti Communiste qui chantait la dignité du travail et s’alliait avec la droite réactionnaire la plus corrompue, quitter sa famille, son lycée, vivre dans des squats, braquer des magasins pour « se réapproprier les richesses », mais surtout pour refuser l’obéissance aux contremaîtres, aux patrons, aux syndicats - toute cette politique au jour le jour qui a marqué la décennie de l’après 68 et qui a été une formidable source de créativité et de culture, en Italie plus que partout ailleurs dans le monde, est la matrice des romans de Cesare Battisti, leur sujet parfois, mais surtout ce qui les a rendus possibles.

      "J’ai toujours cru que je n’avais pas le droit d’écrire. Je n’en ai pris conscience qu’après février 2004, dans cette situation extrême. Mon arrestation et toutes les infamies qui s’ensuivirent m’avaient rejeté trente-cinq ans en arrière. A l’époque où mon père, qui n’avait jamais terminé l’école primaire, me disait : « On n’écrit que lorsqu’on a une chose importante à dire, et pas n’importe comment. On peut faire beaucoup de dégâts avec un écrit. Il faut laisser cela à ceux qui ont la culture et les responsabilités." (Cesare Battisti, Ma Cavale)

      Du stalinisme paternel à cette décision du Seuil aujourd’hui, on peut dire qu’il y a une certaine continuité, une façon de dire aux "classes dangereuses" et autres subalternes : "la littérature ne vous appartient pas, la littérature est l’affaire des gens respectables, la littérature est notre affaire". Inutile de dire que c’est tout l’inverse, et que ces gens du Seuil viennent de prouver qu’ils ne comprennent, mais alors rien à la littérature."

    • Selon son avocat, Davide Steccanella, les aveux de Cesare Battisti sont avant tout motivés par sa volonté de soulager sa conscience : « Pendant quarante ans, il a été décrit, en Italie, comme le pire des monstres. Avec ce geste, il veut se réapproprier son histoire. » Agé de 64 ans et sans perspective autre que celle de « pourrir en prison » – selon la promesse faite par Matteo Salvini le jour de son retour en Italie –, l’ancien fugitif n’a en effet plus rien à perdre, et pas grand-chose à gagner.

      La demande, présentée par son avocat, de considérer comme prescrite sa condamnation à six mois d’isolement a été rejetée par la justice italienne. Depuis janvier, l’ancien activiste est emprisonné à Oristano, dans une des prisons les plus difficiles du pays, dans une cellule de 3 mètres par 3, où il fait l’objet d’un traitement « sur mesure », surveillé 24 heures sur 24 par les gardiens, il n’a pas grand-chose de plus à espérer qu’un geste de clémence.

      Pour l’ancien membre des Brigades rouges Enrico Porsia (dont la condamnation à quatorze années de prison est prescrite depuis 2013), qui a bien connu Battisti lors de ses années parisiennes, l’ancien membre des PAC a surtout cédé à la pression à laquelle il est soumis depuis son retour en Italie : « Il a été exhibé lors de son arrestation, il est enfermé dans un “aquarium” et soumis à un traitement inhumain, très proche du “41 bis” réservé aux mafieux… En fait, avec ces aveux, l’Etat italien dit : il nous a suffi de trois mois pour le briser. »

      Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)

      https://www.lemonde.fr/international/article/2019/03/25/italie-cesare-battisti-reconnait-sa-responsabilite-dans-quatre-meurtres_5441

    • L’AUTODAFÉ DE CESARE BATTISTI, Paolo Persichetti
      https://lundi.am/L-autodafe-de-Cesare-Battisti

      (...) Présentée comme un changement radical après sa libération en mars 2004, la décision soudaine et brutale de faire recours à la catégorie de l’innocence fut assumée dès le début aux dépens de ses compagnons de destin, comme pour souligner que la distance intervenue avec sa vieille communauté serait devenue une valeur ajoutée. Les autres réfugiés furent accusés de l’avoir mis sous pression, carrément bâillonné, le tout sans épargner les jugements dénigrants à l’égard des autres formations politiques armées des années 70 différentes de celles de son petit groupe d’appartenance. Tandis que ses vieux avocats et compagnons d’exil le mettaient en garde, devant le risque que représentait ce choix, en lui rappelant que la procédure d’extradition n’était pas une anticipation du jugement du procès, ni un dernier degré du procès, mais une instance juridique où les requêtes provenant d’Italie étaient évaluées en fonction de leur conformité aux normes internationales et internes, certains de ses soutiens laissaient entendre que la défense nécessaire n’avait pas été développée auparavant parce qu’elle aurait pu « nuire à la protection collective accordée sans distinction des actes commis », à la « petite communauté des réfugiés italiens, protégée pendant plus de 20 ans par la parole de la France » (Le Monde du 23 novembre 2004). En plus d’insinuer, devant l’opinion publique, que la communauté des exilés était une communauté de « coupables » qui empêchaient l’unique « innocent » de se défendre, on leur attribuait un rôle de censeurs jusqu’à dépeindre les exilés comme une bande de cyniques inquisiteurs qui lançaient des excommunications. (...)

      LES AVEUX

      Dans le système judiciaire italien, la notion de culpabilité a été renversée par l’imposant arsenal législatif des récompenses. Le discriminant essentiel est devenu de fait le comportement du prévenu, la démonstration de sa soumission, le degré de repentir ou de collaboration. A égalité de délit et de responsabilité pénale, sont rendus des jugements et des traitements pénitentiaires très différents. La logique des récompenses a modifié les frontières de la culpabilité et de l’innocence. On peut être coupable et récompensé, innocent et puni. Ce que l’on est compte plus que ce qui a été fait. Battisti, malheureusement, n’a pas eu la force de se battre contre cette situation.

  • Academics, don’t write for #The_Conversation, they are not good people. I judge you every single time you post Conversation links. It’s like wearing a sticker saying you don’t support your precarious colleagues.

    The Conversation won’t let non-affiliated academics write for them, thus excluding casualised and unemployed academics. They also syndicate to the right wing press, thus exposing scholars doing anti-racist, pro-migration, and gender work to a great deal of abuse.

    https://twitter.com/DrFloraPoste/status/1110139262157099008
    #publication #stratégie_de_publication #édition_scientifique #université #précarité #extrême_droite
    #boycott ?

  • « Gilets_jaunes » : après les violences de samedi, la #stratégie_policière critiquée
    https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2019/03/17/gilets-jaunes-apres-les-violences-de-samedi-la-strategie-policiere-en-questi

    Ce sont des rangs même de la police que les critiques les plus virulentes sont montées, au long du week-end. « L’#opérationnalisation du maintien de l’ordre a été un #échec hier », estime Yves Lefebvre, le patron du syndicat Unité SGP-Police-FO, première organisation au ministère de l’intérieur, qui pointe la responsabilité de la #Préfecture de police de Paris, responsable du dispositif. Dimanche soir, le gouvernement a admis des « dysfonctionnements » dans le dispositif de sécurité et annoncé un renforcement à venir de la doctrine.

    « Ils ont fait le choix de la résilience, pour éviter les blessés, au détriment de l’intervention : ça donne une situation catastrophique sur le plan matériel, abonde Philippe Capon, secrétaire général de l’Unsa Police, le troisième syndicat de #gardiens_de_la_paix. Est-ce qu’on a eu des blessés graves ? Non. Mais est ce pour autant un maintien de l’ordre réussi ? La réponse est non. » 42 personnes ont été blessées parmi les manifestants, 17 au sein des forces de l’ordre, ainsi qu’un sapeur-pompier.

    « Le jour où on lâche du lest là-dessus, ils s’engouffreront dans la brèche, leur objectif depuis le début c’est d’aller à l’Elysée », explique une source policière à la préfecture de police, pour justifier le maintien d’un fort contingent sur cette zone.

    Seuls les escadrons de gendarmes mobiles et les troupes de la préfecture étaient engagés directement face aux manifestants. « En mobilisant les CRS uniquement sur la partie statique, on s’est privé d’une force de frappe, estime Philippe Capon, lui-même ancien #CRS. La préfecture s’estime la seule sachante, mais hier sa stratégie a échoué. »

    Le choix de la répartition des unités fait débat. « On a eu affaire à des groupes hyper mobiles, on a été d’entrée de jeu dans une situation de guérilla, d’émeute urbaine, pas de maintien de l’ordre, assure Yves Lefebvre. On aurait été beaucoup plus opérationnel avec les CRS. Les #gendarmes_mobiles sont plus difficiles à manœuvrer. »

  • On S’est Planté...

    Sincèrement, on s’est planté. L’inconfort précède le changement, et cette discussion que j’ai eue avec Félicien (Biais Vert) est fortement inconfortable et absolument NÉCESSAIRE.

    https://www.youtube.com/watch?v=lvdckQKKz_Q&feature=youtu.be


    #marches_pour_le_climat #climat #résistance #marche_pour_le_climat #écologie #alarmisme #radicalité #continuité #urgence_climatique #attente #vidéo #stratégie #stratégies_de_lutte