• Vaccination contre la covid-19 : un premier jour de pagaille à Lorient - Lorient - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/morbihan/lorient/vaccination-contre-la-covid-19-un-premier-jour-de-pagaille-a-lorient-18

    La vaccination pour les personnes de plus de 75 ans, ne résidant pas en Ehpad, a commencé ce lundi 18 janvier partout en France. À Lorient, ce top départ a viré à la pagaille à cause des plus de deux heures de retard, des personnes âgées entassées et d’un centre pas adapté.

    Des dizaines de personnes entassées sur le trottoir, des plus de 75 ans obligés de rester attendre debout plus de deux heures pour se faire vacciner contre la covid-19, à Lorient, le premier jour de la vaccination dite « grand public » a viré à la pagaille ce lundi 18 janvier. Deux centres ont été ouverts : le centre de vaccination internationale, au sein de l’hôpital du Scorff et un autre dans le bâtiment qui servait jadis au réseau Onc’Oriant. À 15 h, il y avait plus de deux heures de retard. « Les consignes ne prévoyaient pas de visite médicale approfondie, mais ça a été plus systématique que prévu », déclare Thierry Gamond-Rius, directeur général du GHBS.

    « Nous craignons des clusters vaccinaux »
    Marion†, infirmière libérale du pays de Lorient, donnait, la semaine dernière, le numéro de prise de rendez-vous pour la vaccination à ses patients : « Aujourd’hui je les appelle pour qu’ils restent chez eux, nous craignons des clusters prévaccinaux. Les gens sont les uns sur les autres, il n’y a pas de sens de circulation, des magasins fermeraient pour moins que ça ».

    Quelques chaises ont été trouvées pour ceux qui ne peuvent plus tenir debout… « Comment ça se fait qu’ils n’ont pas trouvé un centre plus espacé. C’est mal pensé, ça fait une heure que l’on attend dans le froid. Ils auraient dû nous envoyer un SMS pour avertir du retard », peste cette femme, venue accompagner sa mère. Pas de fléchage, peu de place de stationnement, il faut monter six marches pour accéder au bâtiment, le site n’est pas adapté au public visé : « C’est étroit, pas accessible aux personnes à mobilité réduite. Ça ne va pas, on est d’accord », concède un personnel du Groupe hospitalier Bretagne Sud (GHBS), médusé.

    Des vaccinations déprogrammées dans les Ehpad du Pays de Lorient
    « Initialement, Onc’Oriant n’était pas prévu pour les personnes âgées, on avait d’autres lieux que finalement nous n’avons pas ouvert, car nous n’avons pas reçu suffisamment de vaccins pour alimenter les lignes prévues. Nous avons mobilisé des moyens pour quatre lignes de vaccination supplémentaires jusqu’à ce lundi soir », explique le directeur général du GHBS. 684 vaccinations étaient prévues ce lundi « car ce sont les doses reçues la semaine dernière, les vaccins n’étaient plus utilisables à partir de ce lundi soir ».

    Ce mardi, il n’y aura qu’une ligne de vaccination à Lorient car les vaccins commencent à manquer : « On a déprogrammé des vaccinations dans les Ehpad parce que l’on n’a pas assez de doses. Il y a une vraie crise d’approvisionnement et nous n’avons aucune visibilité à quinze jours », révèle un personnel du GHBS. Le Groupe a reçu une dotation de 1 250 doses pour une semaine, du mardi 19 janvier à mardi 26 janvier.

    †Le prénom a été modifié

    • Vaccin : « Non, monsieur, il n’y a plus de rendez-vous possible, pour l’instant » - Bretagne - Le Télégramme
      https://www.letelegramme.fr/bretagne/vaccin-non-monsieur-il-n-y-a-plus-de-rendez-vous-possible-pour-l-instan


      Le centre de prise de rendez-vous pour la vaccination anti covid-19, au Groupement hospitalier Bretagne atlantique, à Vannes, n’a plus de créneau disponible.
      Le Télégramme/Stéphanie Le Bail

      Au standard du centre de vaccination contre la covid-19 du Groupe hospitalier Bretagne Atlantique, à Vannes, les plannings de rendez-vous sont complets depuis cet après-midi. Ambiance.

      « Non, Monsieur, je n’ai plus de créneaux de vaccination disponibles. Il faudra rappeler en fin de semaine quand le centre d’Auray aura ouvert ou en début de semaine prochaine pour ceux de Grand-Champ et Muzillac ». Il est 14 h 30, ce lundi, et une des hôtesses téléphonique vient d’annoncer à ses collègues qu’elle a donné le dernier créneau de Ploërmel, alors que déjà, depuis le matin, ceux de Vannes étaient tous pris.

      « Maintenant, ça risque de davantage râler », constatent les réceptionnistes.

      En ce lundi après-midi, les huit agents du GHBA recrutés pour prendre les rendez-vous de vaccination, de 9 h à 17 h, répètent donc inlassablement, avec calme et patience, que « non, il n’y a plus de rendez-vous possible pour l’instant, et que non, il n’y aura pas de désistement, car les personnes qui en ont un vont le garder ». « Oui, c’est cela, vous pouvez rappeler en fin de semaine. Vous avez aussi la possibilité de faire la démarche sur Doctolib. Oui, Doctolib c’est de l’informatique ! »

      Les 7 100 créneaux ouverts sont tous donnés : 5 555 pris par Doctolib et 1 547 au téléphone. Pour chacun, un autre rendez-vous pour la seconde injection a aussi été posé. « Vendredi, il a fallu qu’on ajuste car les consignes nationales ont changé, la seconde injection étant désormais prévue 28 jours après la première et non plus à 21 jours. On s’adapte ! »

      Ouverture de nouveaux centres
      En tenant compte des doses que la pharmacie du Groupement hospitalier reçoit deux fois par semaine, des équipes de vaccination se mettent en place avec des médecins et des infirmiers libéraux. La logistique du vaccin Pfizer conservé à - 80 ° et utilisable dans les cinq jours suivant sa décongélation, est lourde et doit se mettre en place suivant des protocoles garantissant sa sécurité. Une situation qui fait de nombreux déçus. « Mais les gens comprennent », assure une des réceptionnistes. « Ils restent aimables, même si certains s’agacent parfois de mettre deux heures à nous joindre », car, inlassablement, le téléphone sonne…

      Ne pas venir sans rendez-vous
      Ce que déplore l’hôpital, c’est que des personnes se déplacent sans rendez-vous. « Ça ne sert à rien de venir spontanément, les gens n’auront pas de vaccin. Idem pour les moins de 75 ans qui prennent rendez-vous : quand on vérifiera leur carte d’identité, ils n’auront pas d’injection et le créneau sera perdu. Les personnes prioritaires, parce qu’à haut risque, doivent avoir un courrier de leur médecin », précise l’hôpital.

  • Trois semaines plus tard : #Covid-19 : des patients « à très haut risque » pourront être vaccinés dès lundi
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/01/15/covid-19-des-patients-a-tres-haut-risque-pourront-etre-vaccines-des-lundi_60

    Le premier ministre Jean Castex a annoncé qu’environ 850 000 patients pourront bénéficier de la vaccination dès lundi 18 janvier, quel que soit leur âge. Les autres malades chroniques devront attendre.

    Outre les plus de 75 ans, les personnes présentant des pathologies à « très haut risque », quel que soit leur âge, pourront se faire vacciner contre le Covid-19, à partir de lundi 18 janvier, dans l’un des « 700 centres » de vaccination, a indiqué jeudi 14 janvier le premier ministre Jean Castex. Ce sont les personnes atteintes de cancer et de maladies hématologiques malignes en cours de traitement par chimiothérapie, de maladies rénales chroniques sévères, dont les patients dialysés, des personnes ayant eu une transplantation d’organes ou souffrant de certaines maladies rares, porteuses de trisomie 21, ou atteintes de poly-pathologies chroniques, avec au moins deux insuffisances d’organes, une indication peu claire. Soit environ 850 000 personnes. « Ces patients devront avoir une prescription médicale de leur médecin traitant pour bénéficier de la vaccination », précise le ministère de la santé.

    Il a fallu la mobilisation d’associations de #patients pour que les personnes malades chroniques, jusqu’ici oubliées, deviennent prioritaires. Cette liste de « vaccination en très haute priorité des personnes à très haut risque », visible sur le site du minstère de la santé a été établie « sur avis de la Haute autorité de santé https://solidarites-sante.gouv.fr/actualites/presse/communiques-de-presse/article/le-gouvernement-ouvre-la-vaccination-aux-patients-vulnerables et du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale présidé par Alain Fischer », a indiqué Olivier Véran. « Ces pathologies les rendent très vulnérables au Covid-19 », a précisé le ministre de la santé. L’obésité – un facteur de risque de forme grave repéré tôt après l’apparition de l’épidémie – n’en fait toutefois pas partie.

    Les populations « prioritaires » définies fin juillet par le comité analyse, recherche et expertise (CARE) et le comité vaccin Covid-19 et par la Haute Autorité de santé, étaient beaucoup plus larges : 23 millions de personnes, en raison de leur âge supérieur à 65 ans, d’une pathologie chronique ou d’une obésité.

    « Pourquoi pas nous ? »

    Dans une tribune publiée sur le site du Monde, l’association de patients d’insuffisants rénaux Renaloo, qui se dit aujourd’hui satisfaite, déplorait que « la vaccination n’ [ait] simplement pas été organisée ».

    Mais « pourquoi oublier les malades cardiovasculaires, les diabétiques et les obèses ? », se demande sur Twitter Mahmoud Zureik, professeur d’épidémiologie et de santé publique à l’université de Versailles- Saint-Quentin-en-Yvelines. De même, l’association Rose Up milite depuis des semaines pour que les malades de cancer « bénéficient dès à présent de la vaccination, y compris s’ils ne sont pas en chimiothérapie ».

    « Il est assez raisonnable de penser que les patients de plus de 60 ans en cours de traitement sont d’assez bons candidats [à la vaccination prioritaire]. De même que les patients de moins de 60 ans avec des traitements assez intensifs », abonde Jean-Yves Blay, président d’Unicancer, qui fédère des centres de lutte contre cette maladie.

    « Il y a naturellement d’autres malades chroniques qui vont se dire : pourquoi pas nous ? On est encore dans une priorisation induite par la #pénurie de vaccins... C’est compliqué pour les autres pathologies aussi, comme le VIH estime Gilles Pialoux, chef de service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital Tenon (APHP), on suit 3 000 patients VIH, beaucoup m’envoient des mails [pour savoir quand ils se feront vacciner], il faut leur expliquer que ce n’est pas pour tout de suite... » .
    Les autres maladies facteurs de risque, comme les pathologies cardiovasculaires, respiratoires, le diabète... « feront l’objet d’une vaccination prioritaire dans un second temps », indique l’avis du conseil d’orientation de la stratégie vaccinale.

    heureusement que l’on choisi des médecins comme ministres de la santé

    #vaccins #stratégie_vaccinale #vulnérables #malades_chroniques #gouvernement

    • Patients greffés et dialysés : « Chaque jour qui passe sans vaccin nous menace davantage », Nathalie Mesny,
      Présidente de Renaloo, 14 janvier 2020
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/01/14/patients-greffes-et-dialyses-chaque-jour-qui-passe-sans-vaccin-nous-menace-d

      La vaccination de ces populations « ultra-prioritaires », prévue par la Haute Autorité de santé, ne figure pas dans le calendrier vaccinal officiel, explique la présidente d’une association de patients insuffisants rénaux dans une tribune au « Monde ».

      Tribune. Dans une décision du 17 décembre 2020, la Haute Autorité de santé (HAS) prévoyait une vaccination de sous-populations non âgées mais particulièrement vulnérables et exposées au SARS-CoV-2 très précocement dans la campagne. Les patients dialysés et greffés rénaux sont directement cités.

      Cette priorisation, que réclamait Renaloo, est absolument nécessaire, puisque le risque de décès du Covid-19 pour ces patients est de l’ordre de 15 %, équivalant à celui des résidents d’établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), bien qu’il concerne très souvent des personnes bien plus jeunes.

      La campagne vaccinale a débuté en France le 23 décembre 2020. A ce jour, la vaccination de ces patients « ultra-prioritaires » n’a, en dehors de la HAS, fait l’objet d’aucune information institutionnelle. Elle ne figure pas dans le calendrier vaccinal officiel. Elle n’a simplement pas été organisée.

      En attente de « consignes gouvernementales »

      La présence obligatoire trois fois par semaine des patients dialysés dans les centres faciliterait l’administration du vaccin. En revanche, les équipes de greffe rénale suivent au moins un, voire souvent plusieurs milliers de patients transplantés rénaux, et sont confrontées à la grande difficulté de réaliser leur vaccination dans des délais compatibles avec l’urgence qu’elle implique.
      Sur le terrain, les patients témoignent. On dit à certains être toujours dans l’attente de consignes gouvernementales pour les vacciner.

      D’autres sont envoyés directement vers les centres de vaccination, où ils se heurtent évidemment à des refus, puisque seuls les professionnels de plus 50 ans et les plus de 75 ans sont actuellement prioritaires.
      Certaines équipes prévoient d’ores et déjà de limiter la vaccination à une partie seulement de leurs patients : ceux qui auront la chance d’avoir une consultation programmée dans les quelques semaines à venir, les plus âgés – alors que, de facto, les plus de 75 ans vont accéder dans quelques jours aux centres de vaccination, suivis de près par les plus de 65 ans – ou encore les happy few , sélectionnés pour participer à des études cliniques.

      Décès et séquelles évitables

      Tous les autres seront laissés sans solution, renvoyés à une date ultérieure ou vers leur médecin généraliste, qui n’est évidemment pas en mesure de leur répondre.
      Certains se tournent en désespoir de cause vers les services d’information de l’Assurance-maladie, qui leur confirme rapidement qu’ « ils ne sont pas prioritaires ».

      Enfin, plusieurs équipes de greffe se sont vu purement et simplement interdire par leurs agences régionales de santé (ARS) de vacciner leurs patients, au motif « qu’ils ne sont pas prioritaires ».

      Dans le contexte du risque de flambée épidémique et d’émergence probable d’au moins un variant du virus plus contaminant dans les semaines à venir, ces retards dans l’organisation de l’accès au vaccin de personnes pour lesquelles il est hautement mortel ont des conséquences directes en termes de perte de chances mais aussi de décès et de séquelles évitables.
      Chaque jour qui passe sans vaccin nous menace davantage.

      Une urgence absolue

      Cette situation constitue une faute manifeste et grave dans la mise en œuvre de la stratégie vaccinale, ainsi qu’une entorse majeure au principe retenu pour la campagne en France, qui prévoit que la vaccination repose sur des critères équitables et soit d’abord accessible aux personnes les plus à risque.

      L’impossibilité d’accès au vaccin et les informations contradictoires auxquelles nous, les plus fragiles parmi les fragiles, sommes confrontés, suscitent une immense inquiétude, qui devrait nous être épargnée.

      Nous demandons que notre vaccination soit organisée sans délai, et en particulier que :
      – soit garanti notre accès prioritaire à l’ensemble des centres de vaccination, afin que tous ceux qui le souhaitent puissent obtenir un rendez-vous rapide, par Internet ou téléphone, et une première injection avant la fin du mois de janvier (même calendrier que les résidents d’Ehpad, dont le niveau de risque est équivalent) ;
      – soit assurée la bonne organisation de cet accès, et en particulier que les informations nécessaires nous soient sans aucun délai adressées, ainsi qu’à nos équipes de soins, aux centres de vaccination, aux établissements, agences régionales de santé, etc.

      Il s’agit d’une urgence absolue, médicale, éthique, et humaine.

      Renaloo est une association de patients insuffisants rénaux (maladies rénales, greffes, dialyse) www.renaloo.com.

  • L’enfant interdit - Comment la pédophilie est devenue scandaleuse | Pierre #Verdrager
    https://www.armand-colin.com/lenfant-interdit-comment-la-pedophilie-est-devenue-scandaleuse-9782200

    « (...) dans certaines sociétés, ce que nous appellerions des actes pédophile sont acceptés comme des actes naturels de la vie sociale » in Tom o’caroll paedophilia, p.38. Les sciences sociales dans leur ensemble n’ont cessé d’encourager ce type de raisonnement. Le schéma inférentiel qui sous-tend cette analyse est le même que celui des analyses de la sociologie critique qui tentent de rendre fragile l’état des choses en faisant référence à d’autres cieux, reprenant par là des arguments relativistes qui sont formulés depuis des siècles, lesquels déduisent de la variation des normes leur arbitraire. La démarche des sciences sociales critiques, qui font rimer variation et arbitraire et souhaitent mettre en évidence le caractère contingent d’éléments qui ne seraient que « naturalisés » parce que préalablement « intériorisés », fut donc fortement mise à contribution [pour défendre la pédophilie]. (...) Les défenseurs de la pédophilie furent des gens qui culturalisaient à tout bout de champ comme le font les professionnels (...) dans Gai Pied , on développe une passion pour les peuples primitifs (...) « près des Asmats, vivent les Marins Anim dont parle Van Baal dans son livre intitulé Dema (...) ils croient à la sodomie comme étant la seule voie possible pour l’enfant de devenir un homme. (...) » [ et Verdrager de donner d’autres exemples de ce « relativisme pédophile »].
    En indexant la variation des attitudes sur celle des latitudes, l’utilisation de l’argument anthropologique visait à rendre contingent et arbitraire le rejet de la pédophilie ayant cours en Occident. Et comme toujours, rendre contingent et arbitraire une pratique sur le plan sémantique aboutit à la rendre vulnérable à la déconstruction sur le plan pragmatique : la dynamique appelle la dynamite.

    (p56-57)

    #pédophilie #relativisme #argumentaire_pédophile

    • même type d’argumentaire là :

      L’enfance est une invention récente.

      Les caractéristiques qu’on lui attribue (innocence, vulnérabilité, dépendance, etc.) sont le produit d’une construction sociale. Les attentions spéciales, la « protection », le « respect » dont les enfants sont l’objet, ainsi que les institutions créées pour eux (l’école en particulier) servent avant tout à les tenir sous tutelle, à les priver de tout pouvoir sur leur vie, à les enfermer dans leur rôle, à les... infantiliser.

      En réexhumant ce texte qui, pour la première fois sans doute, étendait aux enfants l’analyse des mécanismes de domination, nous espérons bien contribuer à donner des outils de lutte à tous ceux, toutes celles -et particulièrement aux mineur-es- qui jugent que la « condition de l’enfance » est inaceptable.

      http://www.tahin-party.org/firestone.html

      peut-être avec de nouvelles visées émancipatrices qui m’échappent, où le sexe avec des enfants est estimé à sa juste dangerosité...

      Je n’ai jamais réussi à lire la domination adulte , notamment parce l’auteur repartait de schérer, comme s’il n’y avait que les penseurs pédophiles pour nous mettre sur la voie de... je ne sais pas trop quoi à vrai dire... parce que pour moi les enfants, depuis 50 ans, ont gagné énormément d’espace, de liberté, de respect... Je ne dirais pas que c’est la teuf, mais ces mouvements qui n’en finissent plus de reprendre l’argumentaire pédophile, en citant duvert, schérer et hocquenghem, comme encore une fois l’ultime libération... alors que les types ont causé des dégâts colossaux...

      L’enfant, en tant que catégorie socialement construite, (...)

      http://www.trounoir.org/?Lire-Hocquenghem-II-L-Education-antisexuelle

      #constructivisme #fabrique #fabrication #déconstruction

    • Toujours dans le chapitre sur la rationalisation de la pédophilie, sa tentative de légitimation par les sciences :

      #Réné_Schérer se référa à la biologie pour défendre l’idée que la puberté démarrait non pas à l’âge de quinze ans mais bien plus tôt, à six ans. Et si Schérer préférait défendre la pédophilie en affirmant la rareté de la pénétration, à Homophonies on a fait appel à des médecins pour certifier que la sodomie des enfants n’était pas un problème.

    • épistémologie bachelardienne va comme un gant à l’argumentaire pédophile (...) être favorable à la pédophilie c’est être du côté de la raison raisonnable et non de la pulsion incontrolée, du côté du petit nombre qui comprend et non de la grande masse qui s’égare, du côté de ceux qui pensent et non de ceux qui sont pensés.

    • La psychanalyse était puissante à un point qu’on a du mal à imaginer aujourd’hui. Omniprésente. Offrit un cadre d’analyse inespéré et réputé scientifique : si la société rejetait la pédophilie c’était qu’elle « résistait » à la sexualité infantile et parce qu’elle était mue par des « tabous ».

    • #élisabeth_badinter, dans son livre L’amour en plus : vise à #dénaturaliser l’amour maternel. En observant les variations du sentiment maternel à travers les âges, elle en conclut au caractère contingent de celui-ci. La conséquence pragmatique d’un tel constat consistait à libérer les femmes d’un amour auquel elles ne sentaient pas nécessairement vouées. Gérard Bach-Ignasse rapportait ainsi que dans dans sa plaidoirie pour la défense de Claude Sigala dans l’affaire du #Coral, son avocat fit référence à Badinter pour considérer des attouchements sexuels comme étant parfaitement anodins (...) chez #gai_pied et au #petit_gredin, cette référence fut également sollicitée : si l’amour maternel était historique et socialement contingent, alors il était arbitraire et n’était pas inévitable. Mutatis mutandis , on appliqua le même raisonnement à la pédophilie (...) cette inférence pouvait être facilitée par le fait que l’auteure défendait un sens très extensif de la pédophilie, puisqu’elle la voyait en toute mère : "je suis vraiment convaincue, affirmait-elle en 1993, qu’il y en a chez toute mère et cela me semble parfaitement naturel. Dans une publicité pour couche culottes, on voit cette images d’une extrême sensualité qui montre un petit bébé sur le ventre et s’approchant de ses fesses, une superbe bouche de femme avec du rouge à lèvres. Il me semble aberrant de hurler à la perversion lorsqu’il y a semblable situation entre un père et ses enfants.

    • Autre grande référence #Philipe_Ariès, l’enfant et la vie familiale sous l’ancien Régime , (...) qui visait à mettre en évidence une triple variation de la notion d’enfance.
      La première, ontologique. Selon l’auteur le « sentiment de l’enfance » (notion reprise par #Vigarello dans son travail sur le viol) n’a pas toujours existé. Il varie avec le temps. le moyen âge ne connaissaient pas ce sentiment. L’enfance aurait donc fait l’objet d’une découverte (...) Il y avait une symétrie,et non un hiatus, entre enfants et adulte.
      Deuxième variation axiologique : la haute valeur de l’enfance serait tardive elle aussi. Il citait Montaigne, qui affirmait avoir perdu « deux ou trois enfants » (...) Troisième variation : sexuelle. L’idée de l’enfant comme être sexué : c’est la psychanalyse qui l’apporterait. Elle aurait été inconnue avant. C’est la raison pour laquelle les adultes n’hésitaient pas à jouer avec le sexe des enfants (...) Paradoxalement, ce qui permettait ces jeux sexuels, était la putative asexualité infantile (...)
      Les théories constructionnistes dans le domaine du sentiment connaissaient un considérable succès dans les années 1980. La thèse de George Duby selon laquelle l’amour était une invention de l’Europe du XIIé siècle rencontrait un large écho et était relayée par la presse gaie. (...)
      Le propos d’Ariès fut tout à fait stratégiques pour les défenseurs de la pédophilie et c’est la raison pour laquelle il fut parfois mobilisé pour dénoncer le caractère réactionnaire, puritain ou rétrograde des normes de conduite proscrivant tout contact sexuel entre adultes et enfants. (...)

    • #Schérer : a soutenu le combat pédophile toute sa vie (...) Incursions dans l’histoire du droit (...) âge de la majorité sexuelle n’est pas éternel et a effectivement varié (...) Reprend argument de #Jean-Jacques_Passay, qui avait retracé l’histoire du droit des mineurs relativement au sexe dans le numéro « #fou_d'enfance » de la revue #Recherches, ou de #Jacques_Girard : l’apparition et le déplacement du seuil s’expliquaient par l’essor de la bourgeoisie puritaine, mouvement que devait amplifier le régime de Vichy. L’apparition et les variations de cet âge de consentement manifestait selon lui l’arbitraire de ce seuil. D’où sa dénonciation sur un mode historico-constructionniste qui fait dériver de la variation des normes leur aberration : sa sémantique historique était une pragmatique politique. S’il faisait l’histoire du droit, c’était pour tenter de conquérir le droit de faire ou plutôt de défaire, l’histoire.

      Autre argument : variation de l’âge de la puberté, selon les personnes et selon les époques (...)

      Rejetait la pédérastie pédagogique, car vectrice d’asymétrie. Pour lui « le pédophile (...) traite l’enfant qu’il désire ou qu’il aime (...) comme un véritable partenaire sexuel ». Schérer considérait que la famille était un lieu clos qui avait besoin d’un tiers. Elle contribuaient à la « fétichisation » de l’enfance. Par cette « mise en croyance », il désignait pragmatiquement deux groupes : ceux qui « croient » au fétiche, qui fait d’eux des croyants crédules, et ceux qui « savent » que l’enfant n’est pas sacré (...) Pour lui, la violence liée à la pédophilie était largement imputable aux peurs des représailles et non à la pédophilie en elle-même. Elle était non pas substantielle mais relationnelle. (...)

    • #Michel_Foucault : 1978 « la loi de la pudeur » Michel Foucault : « aller supposer que du moment qu’il est un enfant, on ne peut pas expliquer ce qu’il en est, que du moment qu’il est un enfant, il ne peut pas être consentant, il y a là deux abus qui sont intolérables, inacceptables ».

      La menace pesant sur la pédophilie lui paraissait viser la société tout entière : « autrefois les lois interdisaient un certain nombre d’actes (...) on condamnait des formes de conduite. Maintenant, ce qu’on est en train de définir, et ce qui, par conséquent, va se trouver fondé par l’intervention et de la loi et du juge et du médecin, ce sont des individus dangereux. On va avoir une société de dangers, avec d’un côté ceux qui sont mis en danger, et d’un autre côté ceux qui sont porteurs de danger. Et la sexualité ne sera plus une conduite avec certaines interdictions précises ; mais la sexualité, ça va devenir cette menace dans toutes les relations sociales, dans tous les rapports d’âges, dans tous les rapports des individus. C’est là sur cette ombre, sur ce fantôme, sur cette peur que le pouvoir essaiera d’avoir prise par une législation apparement généreuse et en tout cas générale » (in la loi de la pudeur ).

      Si Foucault propulsait son discours à de si hauts niveaux de généralité (...) ce n’est pas seulement parce qu’il jugeait les grands problèmes comme seuls véritablement dignes de lui, mais c’était aussi parce qu’il s’agissait d’enrôler un maximum d’acteurs dans la cause pédophile. Si la pédophilie ne concernait pas seulement les pédophiles mais tout un chacun, alors il convenait d’adopter un style prophétique impressionnant où « tout le monde » pouvait se sentir concerné.

    • Une partie de la gauche libertaire considère que l’abolition du statut de mineur permettrait de répondre aux violences sexuelles âgistes. Le raisonnement un peu résumé consiste à dire que sans catégorisation adulte-enfant, non seulement on facilite la « puissance d’agir » des jeunes mais en plus on expulse la notion de pédophilie et d’inceste, pour encourager la liberté dans les rapports amoureux et sexuels contre la morale puritaine, familialiste, âgiste. Qu’en pensez-vous ?

      D.D. – C’est un raisonnement qu’il est très difficile de contrer, les pro-pédophiles contestant tous les arguments en brandissant la responsabilité délétère de la morale sociale opposée à la libéralisation de la sexualité avec des enfants. Ce discours pro-pédophilie a coûté la vie à des tas d’adultes, anciens enfants ‘partenaires’ sexuels de pédophiles et qui n’ont pas supporté l’expérience dépersonnalisante et déshumanisante d’être un objet sexuel. Il faut être très clair à ce sujet : ni en France, ni ailleurs, je n’ai jamais lu, jamais entendu, jamais rencontré quelqu’un qui pouvait témoigner que la sexualité qu’il avait vécu enfant était sans conséquence néfaste sur sa vie adulte. Les bibliothèques sont pleines de témoignages allant dans le sens radicalement contraire. Même les enfants ayant grandi dans les années soixante-dix dans des milieux sociaux libertaires et intellectuellement favorables à la pédophilie témoignent de l’horreur rétrospective d’être le « partenaire » sexuel d’un adulte. Les pro-pédophiles sont de mauvaise foi et mentent ; il faut garder cela en tête.

      https://christinedelphy.wordpress.com/2021/01/11/viol-incestueux-et-on-ose-encore-dire-que-nous-ne-savions

    • bon on dira que je n’ai pas de vie, mais je vous explique le projet vite fait : j’ai lu ce livre et j’en recopie des passages pour m’en, peut-être, servir plus tard. Me dis que ça peut aussi être utile à d’autres (et c’est cool de savoir que je suis pas seul à lire ces merdes ha !)

      Donc la suite :

      DE LA PÉDOPHILIE CONSIDÉRÉE COMME UN DES BEAUX-ARTS

      Je la fait courte, d’aucuns font du chantage à l’avenir (ne pas louper l’art qui sera considéré important demain).

      Fameuse Pétition de matzneff

      ("si une fille de 13 ans à droit à la pilule, c’est pour quoi faire ?")

      Soit dit en passant, violence dans le ton qui me rappelle celle de ginsberg revendiquant son droit aux petits garçons. cf : https://seenthis.net/messages/885607]

      Tony Duvert fut très à la mode et constituait même l’incarnation de ce qui, alors, était dans le vent. Son nom apparu dans La Distinction de Bourdieu dans les propos d’un « jeune cadre qui sait vivre » comme symbole même des livres « un peu stimulants ». (...)

      Alors ça, je paye une bouteille à celle ou celui qui la retrouve :

      La brochure destinée à la jeunesse éditée en 1982 par le ministère de la Jeunesse et des Sports intitulé J’aime, je m’informe qui recommandait la lecture du Bon Sexe illustré, [de Tony duvert] texte vantant les mérites de la pédophilie et argumentant en sa faveur.

      Ce #pedoland_total.

    • LA POLITISATION DE LA PÉDOPHILIE

      Les mouvement pédophiles visaient la collectivisation de leur cause, d’une part en agrégeant les pédophiles entre eux et , d’autre part, en s’adressant au reste de la société, tant sur le plan national qu’international. (...) Ceux qui formèrent des collectifs pédophiles savaient bien que, pour compter, il fallait d’abord se compter car dans ce domaine, le qualitatif - que peut-on faire ?- était fortement lié au quantitatif - combien sommes nous ?

    • En France, c’est le GRED, qui, à partir de 1979 tenta d’imposer l’idée que la question de la défense de la pédophilie relevait de la politique. Ce groupe succéda aux éphémères FLIP, le Front de libération des pédophiles et FRED, le front d’action de recherche pour une enfance différente, mouvement qui ont vu le jour en 1977 pour s’éteindre aussitôt.
      (...)

    • Les difficultés étaient essentiellement liées à la redéfinition du pédophile non plus en tant que coupable d’abus, mais en tant que victime d’une législation « rétrograde ». La victimisation du pédophile se heurta à d’importantes difficultés car la place de la victime dans la relation pédophile était déjà occupée par l’enfant. La victimisation du pédophile, pour réussir, devait donc opérer une redéfinition de la place de l’enfant au sein de cette relation. Cela n’était pas une mince affaire, mais parut « jouable » aux acteurs de l’époque.
      Dans un tel cadre, les publications eurent un rôle très important (...) l’écrit donne du pouvoir (...)
      Au cours des années 1970 et 1980, toute une série publications appartenant peu ou prou à la mouvance pédophile fit son apparition. Backside vit le jour en 1981, pour quelques numéros. Revue de poésie dirigé par #Harold_Giroux qui avait pour sous-titre « écritures-sexualités » elle était pour l’essentiel consacré à des textes érotique illustrés de photo d’enfant nus (...)
      #Bernard_Alapetite fit paraître Beach boy (...) #Jean_Manuel_Vuillaume fonda quant à lui Palestra , (...)il publia de 1984 à 1990 une revue érotique Jean’s (...) qui comportait très peu de textes. Lorsque texte il y avait, il s’agissait le plus souvent de topos d’allure savant, que pouvait réhausser, ça et là, des allusions à Nietzsche, Derrida ou #Barthes, lequel avait été le directeur de thèse de #Vuillaume. La revue qui parle toujours d’"adolescents", faisait une grande place aux enfant prépubères dénudés (...) Vuillaume publia également la revue P’tit Loup entre 1985 et 1990 (...) spécialisée dans les tout jeunes enfants - presque tous impubères, entre cinq et dix ans pour la plupart - et comportait de nombreuse photos de nus. Les photos était parfois assorties de l’expression « bon appétit ». (...)

    • SYMÉTRISATION ADULTES/ENFANTS

      Ceux qui ont tenté d’établir la légitimité de la relation pédophile ont fréquemment fait reposer leur argumentation sur une exigence de symétrie visant à combler l’écart entre l’enfant et l’adulte. C’est la résorption des différentiels entre adulte et enfants qui semblait, pour certains, être la manoeuvre la plus à même de rendre la pédophilie acceptable (...)

    • (...) blocage du sujet au stade infantile se projetant dans l’objet infantile (...) rapprocher l’enfant de l’adulte (...) hypothèse : tout être possède toujours son âme d’enfant. Cette diminution du caractère adulte de l’adulte avait pour viser de le rapprocher de l’enfant.(...)

    • #Symétrisation cognitive : #Tony_Duvert a « fait l’amour avec des gamins parce qu’ils le voulaient bien ; ça ne les embêtait pas » (...) on sollicitait la parole de l’enfant en exigeant qu’on la prenne au sérieux. Symétrisation ontologique : référence à la notion de « personne ». L’#enfant, tout comme l’#adulte était une personne et devait à ce titre (...) avoir « droit » à la sexualité. (...) C’est la raison pour laquelle certains ont considéré que le pédophile était d’un intérêt supérieur au père de famille. Il était le seul à savoir considérer l’enfant comme « embryon de citoyen » et non comme un subordonné. Symétrisation actantielle : il arrive en effet que ce soient les enfants et non les adultes qui prennent une initiative de type sexuel car, selon Tony Duvert « les #gamins aiment faire l’amour comme on se mouche » (...) Pour les #pédophiles il s’agissait non pas de condamner ce « #consentement », mais de le « prendre au sérieux ». #Dominique_Fernandez, tout en estimant qu’il aurait pu « très bien être pédophile », regrettait qu’il y ait « cette erreur de ne pas vouloir savoir que l’enfant a une #sexualité très débordante, folle ». #André_Baudry, de même, défendait l’idée que les « #adolescents » étaient bien souvent à l’initiative des relation sexuelles avec des adultes (...) #Frits_Bernard, quant à lui, considérait que son roman pédophile Costa Brava présentait de l’intérêt dans la mesure où il fournissait le récit d’une telle symétrisation : l’enfant et non l’adulte, était le moteur dans la relation érotique. [pareil pour ] #Tom_O'Caroll.

      Cette thèse fut défendue par certains médecins au cours des années 80. En 1985, #Michèle_Eilstein, dans sa thèse de doctorat de médecine :

      "le mouvement de détournement qu’implique la séduction se retrouve (...) au sein de la relation pédophilique (...) on parle alors de « détournement de mineur ». Mais ne peut-on pas retourner la proposition dans l’autre sens (...) Est-ce que (...) l’enfant ne peut pas devenir celui qui détourne l’adulte de sa sexualité d’adulte ?" (...) Si l’enfant se soumet effectivement à la règle de cette relation duelle, il n’en reste pas moins vrai qu’il conserve la maîtrise du jeu et ce pour deux raison essentielles. La première est en rapport avec l’interdit, l’enfant sait qu’il ne risque rien, alors que l’adulte a tout à perdre dans cette relation. Ainsi, fort de sa parfaite #innocence l’enfant garde la liberté d’interrompre le jeu selon son désir. La deuxième raison tient à la différence de sexualité qui existe entre l’enfant et l’adulte. En effet, ici l’adulte joue avec sa sexualité d’adulte dans laquelle réside une ascension du désir qu’il ne peut arrêter quand il veut. L’enfant, qui lui ne ressent pas ce désir croissant de l’autre mais est simplement satisfait par l’idée même du jeu, possède donc là encore une #emprise sur l’adulte."(...) dans notre société l’enfant (...) a une place privilégiée de « victime innocente » (...) d’autre part les dénonciation calomnieuses faites par des enfants ne sont pas rares (..) il faut savoir se poser la difficile question des limites de son innocence et de sa pureté, venant constituer une véritable forteresse imprenable".

      allez #victime_innocente comme scandale par rapport à la bonne vieille #victime_coupable, on est pas à ça près hein...

    • Ces gestes de symétrisation était encouragés dans les années 70 par les mouvements de #fugues_de_mineurs qui faisaient l’objet d’une importante couverture médiatique (...) on parlait désormais de « #mineurs_en_lutte » dans la presse. Certains furent accueillis à #Vincennes ; Ces enfants affirmaient vouloir « disposer de leur corps et de leur tête ». On parla même à Marseille d’un « mouvement de libération des enfants » par des enfants eux-mêmes (...)

      Symétrisation amoureuse (...) défendue jusqu’en 1997, par exemple dans la revue de #Phillipe_Solers, où l’on publia plusieurs textes qui défendirent l’idée d’une possible symétrie dans ce domaine, comme ceux de #Bertrand_Boulin ou de #René_de_Ceccatty.

    • Pour Je m’aime, je m’informe :
      • un article de Robert Salé, du Monde du 18/06/1984 où, juste avant le #paywall :
      « J’aime, je m’informe »
      https://www.lemonde.fr/archives/article/1984/06/18/j-aime-je-m-informe_3025363_1819218.html

      À la fin de la brochure, le lecteur était renvoyé à neuf ouvrages, parmi lesquels le Bon Sexe illustré, de Tony Duvert et l’Amour, c’est pas triste, de Jane Cousins. Ce n’est pas le genre de livres qu’on conseille généralement aux fiancés catholiques. Toutes les formes de relations sexuelles y sont plus ou moins justifiées, y compris l’inceste et la pédophilie.

      • sinon, aux milieux de beaucoup d’autres documents, la brochure a été déposée le 9 octobre 1985 aux Archives Nationales à Pierrefitte-sur-Seine par le cabinet du Ministre de la Jeunesse et des Sports …
      https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/siv/rechercheconsultation/consultation/ir/pdfIR.action?irId=FRAN_IR_014364

    • #paywall de l’article du monde signalé par @simplicissimus
      C’est intéressant de voir que les références ont certainement été ajoutées infine. Du coup, le travail du Planning familial sur la contraception et les termes clairs pour son usage sont anéantis. De ce que j’observe et lis c’est tout à fait la façon d’agir des pro-viols d’enfants et des pédocriminels, parasiter le discours de libération de la sexualité.
      #stratégie_de_perversion

    • Tout son univers [de Matzneff] respire pourtant la droite extrême depuis ses auteurs admirés (de #Montherlant (...) à #Julius_Evola) ses fréquentations ou ses amis (#Alain_de_Benoist (...) mais aussi #Pierre_Boutang, #Ghislain_de_Diesbach, Pierre #Gripari, #François_d'Orcival, #Roger_Peyrefitte, #Lucien_Rebatet, #Michel_de_Saint_Pierre, ¨#Phillipe_de_Saint_Robert etc.) jusqu’à sa pensée dans laquelle les valeurs aristocratiques, que manifeste le vif rejet de la gauche ou la récurrence des injures adressées aux gens ordinaires, la misogynie ou l’admiration des chefs, ont une place centrale.

    • si les relations asymétrique plaisent aux pédophiles d’extrême droite, c’est avant tout parce que , dans cet univers, on y prise sans doute comme nulle part ailleurs l’autorité, les rapports de domination clairs, les structures hiérarchiques incontestées, comme dans l’armée, où se distribue nettement petits et grands , dominés et dominants, esclaves et maîtres, serviteurs et chefs, masses et élites (...)

    • Les uns [d’extrême droite] et les autres [pédophiles] adoptaient un vocabulaire qui accorde à la singularité une large place : ils se revendiquaient « non conformiste », « dérangeants », et « politiquement incorrects » (...)

    • EXPLICATION DES REJETS DE LA PÉDOPHILIE

      Sociologisation

      Le rejet de la pédophilie s’expliquerait non pas parce qu’elle serait intrinsèquement mauvaise mais parce qu’elle serait l’objet d’un rejet inadéquat (...) les pédophiles n’ont pas eut leur pareil pour sociologiser le rejet dont ils ont fait l’objet. Ainsi au Petit Gredin , on fit référence à une citation du #Marquis_de_Sade qui affirmait que « ce n’est point [sa] façon de penser qui fait [son]malheur, c’est celle des autres ». (...)

      Le psychologue et militant pédophile #Fritz_Bernard considérait que lorsqu’on interroge les enfants qui ont été en contact sexuel avec des adultes, « aucun ne parle d’expérience traumatisante, c’est plutôt le contraire. Ce ne sont pas les actes en eux-mêmes, généralement caresses et masturbation, qui engendrent des problèmes ou des conflits, mais plutôt (...) l’attitude négative de la société qui engendre le traumatisme chez l’enfant »

      (...) #Claude_Sigala (...) « le problème ne vient pas de l’individu [mais] de la norme, du social ». (...) #Sociologisation du rejet fut une ressource cardinale (...)

    • Discréditation et pathologisation

      (..) Profonde « crédulité » de la société s’exprimerait dans la « croyance » en ces « personnages » ou « figures » de fiction que sont le « pédophile monstre » ou « l’enfant pur » (...) L’écrivain #Michel_Tournier regrettait (...) que l’enfant soit depuis Victor Hugo assimilé à un saint. « L’enfant c’est #sacré » se désolait-on de même à #Gai_Pied (...) on ricanait dans la revue de #Phillipe_Solers de l’enfant contemporain, vu comme un « petit jésus mâtiné de litte Bouddha ».

    • Dans les années 70 et 80, on s’affrontait de façon vive afin de répondre à la question suviante : qui est malade ? était-ce les pédophiles qui avaient une sexualité aussi pathologique que pathogène, ou bien « la société » qui, en les pourchassant, manifestait une attitude pathologique ? (...)

      Est-ce que c’étaient les pédophiles qui devaient entamer une psychothérapie pour admettre, par exemple, leur immaturité psycho-sexuelle ou bien était-ce la société qui devait douter de son « #hystérie » et de sa « panique ». On le voit la référence à la #panique est un acte de guerre. Dire de l’autre qu’il ne se maîtrise pas - qu’il est « hystérique » ou « en panique »- a pour effet en retour de laisser penser que celui qui énonce un tel diagnostic contrôle, lui, ses émotions et donc, la situation. (...) Bref, il s’est agi de répondre à la question suivante : qui donc devait aller consulter ?

    • les défenseurs de la pédophilie ont fait l’hypothèse d’une « phobie » antipédophile, d’une « pédophobie »(...) cette hystérie faisait par exemple qu’on n’était jamais sensible à la dimension positive que pourrait avoir la prostitution infantile.
      (...)

    • #Edward_Brongersma opéra ce double mouvement de pathologisation du normal et de normalisation du pathologique en prenant appui sur l’expertise du docteur #Sigusch, professeur de #sexologie, lequel considérait "les adultes qui seraient dépourvus du désir d’avoir des relations sexuelles avec un enfant comme des « figures problématiques ». (...)

      dans la revue Recherches de #Felix_Guattari, on est même allé jusqu’à affirmer qu’il « n’y a pas un homme de quarante ans, qui n’aurait envie, en voyant nu un garçon de quatorze ans, de l’enculer ». Or comme notre société serait « pathologiquement meurtrière », elle opprimerait ce mouvement naturel.

      On s’attendait donc à une dépathologisation de la pédophilie. De même que l’homosexualité avait été sortie en 1973 du (...) #DSM.

  • The Mutated Coronavirus Is a Ticking Time Bomb - The Atlantic
    https://www.theatlantic.com/science/archive/2020/12/virus-mutation-catastrophe/617531

    par Zeynep Tufekci

    A new variant of the coronavirus is spreading across the globe. It was first identified in the United Kingdom, where it is rapidly spreading, and has been found in multiple countries. Viruses mutate all the time, often with no impact, but this one appears to be more transmissible than other variants—meaning it spreads more easily. Barely one day after officials announced that America’s first case of the variant had been found in the United States, in a Colorado man with no history of travel, an additional case was found in California.

    There are still many unknowns, but much concern has focused on whether this new variant would throw off vaccine efficacy or cause more severe disease—with some degree of relief after an initial study indicated that it did not do either. And while we need more data to feel truly reassured, many scientists believe that this variant will not decrease vaccine efficacy much, if at all. Health officials have started emphasizing the lack of evidence for more severe disease.

    All good and no cause for alarm, right? Wrong.

    A more transmissible variant of COVID-19 is a potential catastrophe in and of itself. If anything, given the stage in the pandemic we are at, a more transmissible variant is in some ways much more dangerous than a more severe variant. That’s because higher transmissibility subjects us to a more contagious virus spreading with exponential growth, whereas the risk from increased severity would have increased in a linear manner, affecting only those infected.

    Increased transmissibility can wreak havoc in a very, very short time—especially when we already have uncontrolled spread in much of the United States. The short-term implications of all this are significant, and worthy of attention, even as we await more clarity from data. In fact, we should act quickly especially as we await more clarity—lack of data and the threat of even faster exponential growth argue for more urgency of action. If and when more reassuring data come in, relaxing restrictions will be easier than undoing the damage done by not having reacted in time.

    Transmissibility increases can quickly—very quickly—expand the baseline: Each new infected person potentially infects many more people. Severity increases affect only the infected person. That infection is certainly tragic, and this new variant’s lack of increase in severity or lethality thankfully means that the variant is not a bigger threat to the individual who may get infected. It is, however, a bigger threat to society because it can dramatically change the number of infected people. To put it another way, a small percentage of a very big number can easily be much, much bigger than a big percentage of a small number.

    We can and should deploy whatever weapons we have in our arsenal, as soon as possible. If public-health officials can accelerate our ability to detect the new variant, they must. “You could imagine case-based interventions specifically targeting the early variant-transmission chains,” Bedford told me. “I wouldn’t expect to contain them, but I could imagine buying a week or two.”

    A week or two may not seem like a lot, but combined with other aggressive public-health measures, we may actually gain a few additional weeks. Maybe all of that could delay this new variant’s widespread establishment until February or even March.

    This moment is somewhat similar to America’s initial COVID-19 surge and shutdown in March. We need to once again talk about the importance of flattening the curve. We need to again preserve hospital capacity, so our fatality rate doesn’t increase. But this time around, we can be a lot more hopeful: We need to flatten the curve because delaying potential infections just a few weeks or a month can make a tremendous difference when highly effective vaccines are being rolled out.

    We are in a race against time, and the virus appears to be gaining an unfortunate ability to sprint just as we get closer to the finish line.

    Maybe—just maybe—this variant will turn out to be a false alarm, not nearly as transmissible as we feared. We will know soon enough. Our precautions will still be net positives. But if it is indeed much more transmissible, we may face a true tragedy: exponential growth with massive numbers of illnesses and deaths just as highly effective vaccines are being made available. We’ve had a year to learn—about the importance of early action, of acting decisively even in the face of uncertainty, of not confusing absence of evidence with evidence of absence. A year to learn to aim not for perfection in knowledge but for maximal impact even while considering the trade-offs. And most important, a year to learn to not wait when faced with threats with exponential dynamics but to act as early and as decisively as we can—and to adjust and tamper later, if warranted.

    “Exponentials are so cruel that nobody wants to look them in the eye,” Morris told me. This is true, but averting our eyes doesn’t avert the outcomes. Each one of us is now counting on every person who serves the public—mayors, city-council members, health officials, nurses, FDA regulators, members of Congress, journalists—to speak up now, and to speak up loudly. We must insist on swift and aggressive action, along with more resources, in order to get this right. It is not too late. Many lives depend on what we do next.

    #Covbid-19 #Vaccin #Zeynep_Tufekci #Stratégie

  • Vaccination, qffwffq on Thread Reader App
    https://threadreaderapp.com/thread/1345424098550312962.html

    Résumons la situation
    1/malgré un nombre de vaccination important, la Grand-Bretagne panique
    2/ l’Allemagne qui a commencé en même temps que nous a vacciné 1000 fois plus que nous
    3/ face à cette situation ridiculement tragique @olivierveran qui disait assumer la lenteur...
    ... assume beaucoup moins en disant que chaque personne qui veut se faire vacciner pourra le faire. En particulier les soignants de plus de 50 ans. [ce qui fait bien peu https://twitter.com/StephaneG05/status/1345346829580464129 Situation du jour dans une réa du 93 : 3 médecins seniors arrêtés pour Covid (âges 30 à 40 ans) 3 internes idem (20 à 30 ans) Plusieurs infirmièr-e-s idem (20 à 45 ans) Il faut VACCINER TOUS LES SOIGNANTS des unités Covid pour être prêts à faire face aux prochaines semaines., ndc] :

    .../...
    4/ pas de bol, personne sait comment faire ou où aller, certains découvrant pas hasard suite à un tweet du président de @ordre_medecins @BouetP qu’il est possible de se faire vacciner à l’hôtel dieu à Paris...
    5/ ... Qui dément ce soir vacciner les libéraux (sauf @BouetP)

    ../..

    5/ face à cet situation de bordel absolu qui pourrait laisser croire que le @gouvernementFR ne maîtrise rien, @VidalFrederique tweet qu’il ne faut pas s’inquiéter, et puis de toute façon, autant attendre le vaccin de #Sanofi. Il est pas génial mais au moins il est français.

    ../..
    6/ interrogées sur la mise en place d’un circuit de vaccination national, régional ou départemental, les #ARS répondent
    –-> en cours de réflexion
    –-> voyez avec les hôpitaux
    –-> on peut pas organiser le #testing et la #vaccination
    7/ alors ni @olivierveran ni @VidalFrederique ne sont capables de donner un seul lieu de vaccination et une seule date hors Paris, on constate que chaque jour en France on est entre 300 et 400 morts. Chaque Jour ! [en comptant pas trop bien les morts Ehpad, entre 80 et 120/jour, et moins encore les morts à domicile, ndc]

    #vaccin #stratégie_de_vaccination #soignants

  • Le gouvernement annonce que les soignants de 50 ans et plus pourront être vaccinés « dès lundi »
    https://www.lemonde.fr/sante/article/2020/12/31/vaccination-contre-le-covid-19-il-n-est-plus-temps-d-attendre-juge-l-academi

    Face aux critiques, le ministre de la santé, Olivier Véran, a fait savoir jeudi que la campagne de vaccination contre le Covid-19 allait s’« accélérer » en direction des publics prioritaires, avec la possibilité pour les soignants de 50 ans et plus de se faire vacciner « dès lundi ». « Soyez rassurés. La campagne vaccinale va bientôt prendre de l’ampleur », a ajouté M. Véran.

    Le communiqué de l’Académie de médecine :
    https://twitter.com/acadmed/status/1344595949465837571

    Oh… Ça fait donc près d’un an que les autorités ont eu le temps de préparer et organiser la « campagne vaccinale ». Tout a été décidé dans le secret des dieux, et à peine démarrée, la campagne est critiquée par… l’Académie de médecine et un peu tout le monde, donc moins d’une semaine après son démarrage, le Grand-Plan-pour-nous-sortir-de-la-merde est déjà modifié.

    Dans l’absurdistan autoritaire, on appelle cette sorte d’incompétence pragmatisme.

    #autoritäres_absurdistan

  • Antoine FLAHAULT sur Twitter : « 1/4 - Il faut d’urgence éviter un fiasco en #France avec la campagne de #vaccination contre la #COVID19. Les jeunes, les restaurateurs, tous ceux qui souffrent aujourd’hui des conséquences de la crise sanitaire ne pourront pas accepter que les personnes âgées ne se vaccinent pas. » / Twitter
    https://twitter.com/FLAHAULT/status/1344337468842266629

    2/4 - Il faut simplifier les procédures de vaccination dans les #EPHAD.
    – Supprimer le consentement écrit (ce n’est pas un essai clinique mais un vaccin approuvé par l’EMA).
    – Rendre obligatoire la vaccination en EPHAD (comme elle l’est en crèche pour d’autres vaccins)

    • Parce qu’évidemment, le problème, c’est qu’il n’est pas obligatoire (on me susurre à l’oreille que le problème, c’est que la logistique n’est pas du tout au rendez-vous et qu’une fois de plus, le gvt est incapable de s’organiser).

      Comme on est plusieurs à le ressentir, cette histoire de défiance aux vaccins est un fumigène pour masquer l’énième incompétence fautive (et volontaire) de l’exécutif, qui ne souhaite pas gérer cette crise sanitaire, parce qu’elle va à l’encontre de tous ses principes, à savoir, l’état ne peut rien faire, ne doit rien faire, et il n’a pas de sous (pour le grand nombre).

      L’exécutif se fout des écoliers (ils ne votent pas, ils ne craignent pas le virus), des étudiants (ils votent mal), et des restaurateurs (ils ne sont pas bien nombreux), tout autant que des intermittents (ils votent mal).

      On a rarement pu constater aussi durement la malignité de ces gens que l’on nous impose à la tête de l’état...

    • Assez d’accord avec Grizzly.

      Note cependant : ce n’est pas que des « principes », c’est aussi une incompétence crasse. Il y a déjà un bout de temps, je me souviens que Georges Corm racontait à quel point, en quelques générations, les hauts fonctionnaires qu’il rencontrait étaient devenus de plus en plus incompétents à gérer quoi que ce soit. Parce qu’à l’école, ils n’apprenaient plus à organiser/gérer le pays, mais à rédiger des contrats pour confier tout ce qui relevait de l’État à des grosses boîtes privées.

    • C’est bien du fait du principe que l’on n’enseigne plus aux fonctionnaires qu’à contractualiser plutôt qu’à organiser .

      Dans les années 90, on avait accès aux publications de l’OCDE qui explicitaient les projets à mettre en œuvre. A l’époque, on nous présentait ça comme des suggestions , mais il fallait le lire comme une feuille de route . Ces publications existent-elles encore ? Je pose la question. Je ne les vois plus circuler dans nos réseaux...

      Il y a eu cette année un mouvement de fond qui mériterait d’être commenté. Ce mouvement, c’est la reprise en main des réactions à la pandémie. Au printemps, chaque pays occidental a suivi son chemin, plus ou moins dans son coin, plus ou moins efficacement, et en y mettant plus ou moins de conviction. A l’été, il n’était plus question de donner l’impression qu’il pouvait être possible d’organiser une suppression du virus. Tous les pays occidentaux se sont mis à ne plus rien faire... sauf le minimum syndical. Même les bonnes intentions de l’Italie ou de l’Allemagne pour la rentrée semblent avoir été mises de côté ou en tout cas mises en sourdines, voire sabotées.

      Ces gens qui nous gouvernent savent se rassembler et se mettre d’accord. Et à mon très humble avis, ils se sont mis d’accord pour ne rien faire de sérieux quant à la suppression du virus dans la sphère occidentale.

    • Philippe Froguel, @philippefroguel
      https://twitter.com/philippefroguel/status/1344374659773571072

      La situation française est tragique :

      1/ l’épidémie risque de flamber après les fêtes surtout https://seenthis.net/index.php?page=profilavec la variante anglaise https://seenthis.net/messages/893449

      2/ on a peu de doses de vaccins Pfizer et on n’arrive pas à les administrer contrairement au reste du monde

      3/ on n’aura pas le vaccin AZ [AstraZeneca] avant perpète car les anglais les gardent pour eux car eux ils ont décidé de vacciner tout le monde rapidement

      4/ le gouv n’a jamais prévu de vacciner plus de 20 millions de français, 1/3 Pfizer le reste AZ qui est loin d’être homologué en EU car AZ n’a pas déposé de dossier .

      5/ donc même si on réussit enfin a avoir un programme vaccinal efficace on n’aura de quoi vacciner vite que 5 à 7 millions de personnes les >75 ans et personne d’autre et donc l’épidémie continuera avec une mortalité certaine et des séquelles lourdes et des reconfinements

  • ‘Competition Is for Losers’ : How Peter Thiel Helped Facebook Embrace Monopoly
    https://onezero.medium.com/competition-is-for-losers-how-peter-thiel-helped-facebook-embrace-mo

    The roots of Big Tech’s antitrust problem can be found in his bestselling 2014 business book, ‘Zero to One’ “Only one thing can allow a business to transcend the daily brute struggle for survival,” Peter Thiel wrote in his bestselling 2014 book, Zero to One. That one thing, Thiel stated outright, is “monopoly profits.” In the book, which was embraced as a business bible in Silicon Valley and beyond, Thiel made the case for monopoly as the ultimate goal of capitalism. Indeed, “monopoly is the (...)

    #Palantir #Facebook #domination

  • A #Genève, les #femmes se sentent en #insécurité dans l’#espace_public

    Une étude menée par l’Université de Genève sur mandat de la ville, démontre l’insécurité des femmes dans l’espace public. Le troisième volet de la campagne « Objectif zéro sexisme dans ma ville » aura lieu du 9 au 29 novembre prochain

    Les femmes ne se sentent pas libres partout dans l’espace public. C’est ce qui ressort d’une étude réalisée par l’Université de Genève (UNIGE) sur mandat de la Ville de Genève, qui mène depuis 2019 un plan d’action pour lutter contre le sexisme.

    « Les femmes se sentent en insécurité dans l’espace public en raison du sexisme. Or les lieux de loisirs où elles se sentent en sécurité ne sont financièrement pas accessibles à toutes les catégories sociales. La conjonction de ces deux phénomènes est frappante », a déclaré mardi devant les médias le conseiller administratif Alfonso Gomez, magistrat de tutelle du service Agenda 21 – Ville durable.
    Expériences contrastées

    Basée sur des discussions menées fin 2019 auprès de 80 femmes, réparties en douze groupes représentatifs de la population, l’enquête sur les pratiques des femmes dans les espaces publics confirme que ces derniers ont un genre, a expliqué Marylène Lieber, professeure en études genre à l’UNIGE. Les bars sont plus masculins, les commerces plus féminins, alors que les parcs et restaurants sont mixtes.

    « Les expériences des femmes sont contrastées », relève la sociologue. Les femmes des catégories moyennes et supérieures profitent plus de la ville et des activités culturelles. Loin de la mobilité pendulaire des travailleurs masculins, les femmes se déplacent près de chez elles, dans une « extension de l’espace domestique ». Elles se sentent plus légitimes dans les magasins que dans la rue, même si elles ne vont rien acheter.
    « En état d’alerte »

    Occupé par les hommes, l’espace public apparaît comme un lieu d’interactions non désirées – remarques, attouchements – où les femmes doivent constamment gérer l’insécurité et négocier leur légitimité. Elles vont prendre plus de précautions la nuit. La notion de risque est élaborée très tôt pour les jeunes filles, alors que leurs aînées ont appris à faire avec les contraintes.

    « Si le sexisme est un obstacle majeur, le racisme, l’islamophobie, l’homophobie ou l’absence de statut légal constituent d’autres formes de discriminations », relève Mylène Lieber. Les femmes adaptent leur façon de se déplacer. Par exemple, certaines préfèrent aller à pied, mais elles cessent de le faire à la nuit tombée. Et les moins sûres d’entre elles vont normaliser leur apparence pour éviter des désagréments.

    Selon la professeure, l’enquête montre que les femmes ne se laissent pas faire et qu’elles développent des stratégies, comme de ne pas sortir seule le soir. « Il s’agit toujours de prévoir, d’anticiper. Elles sont en état d’alerte », analyse-t-elle.
    Objectif zéro sexisme

    Le rapport émet cinq séries de recommandations qui vont de la mise en place d’une politique favorisant l’accès à la ville pour tous les niveaux socio-économiques à la formation des chauffeurs des transports publics et de la police municipale, en passant par l’aménagement du territoire et la sensibilisation aux discriminations de genre.

    La Ville de Genève a annoncé que le troisième volet de sa campagne « Objectif zéro sexisme dans ma ville » aura lieu du 9 au 29 novembre, avec trois visuels sur la liberté de faire du sport, de flâner et de se déplacer sans être harcelée. « Les violences dans l’espace public ne sont que la pointe de l’iceberg. La question du genre est bien plus prégnante », a souligné Héloïse Roman, chargée de projets égalité au service Agenda 21-Ville durable.

    En raison de la situation sanitaire, le quatrième visuel sur le droit de faire la fête en toute sérénité n’est pas diffusé. Et une partie des activités – une balade publique scénarisée, des ateliers de courage civique et d’autodéfense – est reportée au mois de mars.

    https://www.letemps.ch/suisse/geneve-femmes-se-sentent-insecurite-lespace-public
    #géographie #genre #liberté #sexisme #sécurité #pratiques #remarques #attouchements #interactions_non_désirée #légitimité #nuit #marche #apparence #état_d'alerte #anticipation #prévision #stratégies

  • The Last Colonial Massacre: Latin America in the Cold War by Greg Grandin
    https://notevenpast.org/last-colonial-massacre-latin-america-cold-war

    Afterword: An Interview with Naomi Klein
    ...
    Many readers will know Chile as the fi rst place where the direct relationship between neoliberal economics and torture became evident. But the backstory to Friedman’s involvement with the Pinochet government is less well known. Years ago, when I heard the phrase “the Chicago boys,” I thought it referred to North Americans who had gone to Chile and worked with Pinochet. And that was true to some extent, because Friedman himself did travel to Chile in 1975 and meet with Pinochet. But the real Chicago boys, as you have written in Empire’s Workshop, were the Chileans who had studied at the University of Chicago. To a large extent, that was not just an academic program but the U.S. government’s attempt to change the ideological landscape of Latin America. It started in the 1950s, when a great deal of concern in Washington centered on the so- called pink economists and the notion that Latin America was moving very far to the left.

    One strategy, devised by USAID, was to bring large numbers of Chilean students to the University of Chicago, which was then considered a very ex- treme institution. In the United States, the Chicago economics department was seen as way out there. Friedman was always complaining about how marginal he was, how the Keynesians at Harvard and Yale had a monopoly on political infl uence. He and his colleagues saw themselves as a band of rebels on the fringes, working with these Latin American students, who were brought into what was practically a cult for extreme capitalism. The students were trained as ideological warriors—their tuition was paid for by the U.S. government and later by the Ford Foundation—and then sent back home to battle the “pinks.” It started with Chile, but it later expanded to Argentina, Brazil, Mexico.

    But it failed. Even though millions of dollars were spent on their educa- tion, these ideological warriors fl opped. They went back to Chile in the 1960s and they had their little journals and the economics pages of newspapers and they published papers. But the political debate had moved so far to the left that they were irrelevant to it. The idea that the U.S. State Department was somehow going to convert Chile to Friedmanism, to a form of capitalism that was more radical than anything that had been attempted in the United States, was clearly absurd.

    This initial failure is important because we’re so often told that capitalism, or this radical form of capitalism, has triumphed around the world because there was a battle of ideas, and the Friedmanites won. When Friedman died last year, we heard an unrelenting celebration of this supposedly peaceful battle that his side won. They won in Latin America, they won in Russia, they won in China—or so we are told. But from the very beginning, from the very fi rst laboratory, the Friedmanites lost badly when it was peaceful. But then, of course, the Chicago boys came back, after Salvador Allende’s overthrow, this time with tanks. And it was in this brutal, anti- democratic context that they “won.”

    ...

    I’ve come to think of the War on Terror as playing the same kind of role as a really over- hyped market bubble, much like the dot- coms of the late 1990s. This new economy was announced after September 11. The business prospectus was this: the U.S. government will do whatever it takes to make the country “secure” at home; we will fi ght a war against evil every- where, forever.

    From a business perspective, this is tremendously reassuring because in- vestors are always looking for predictability and sustainability, and the Bush administration has delivered it. It has created a $200 billion market in home- land security and declared that the demand will never end. In other words, if you sink your money in this industry, if you supply “security” products to meet the demand they have created, it’s a safe bet. The government, while launching this new economy, also acts as its venture capitalist, providing unlimited funding to whoever can come up with the newest gadget to make us safe or to wage war abroad.

    The Department of Homeland Security is a great example of this. It is not a governmental agency in the traditional sense, but rather an empty shell that exists only to hand out money to private contractors to produce products that the government then buys.

    https://en.wikipedia.org/wiki/The_Shock_Doctrine

    #colonialisme #néolibéralisme #Chili #stratégie_du_choc #Amérique_latine

  • Loi Asap : la #stratégie du choc – Plume de presse
    http://www.plumedepresse.net/loi-asap-la-strategie-du-choc

    Asap signifie en anglais as soon as possible, aussi vite que possible. Que faut-il donc faire, selon le gouvernement, aussi vite que possible ? Une fois n’est pas coutume, donnons la parole à Lutte ouvrière : « Le gouvernement a fait voter une loi dite de simplification administrative qui, entre autres, autorise les #entreprises à lancer la construction d’un nouveau site industriel avant que soient terminées toutes les enquêtes administratives quant à son éventuel impact sur l’#environnement. Elle diminue aussi les délais de recours pour demander une concertation sur certains projets. Et, si elle reconnaît quand même que chacun a le droit d’être informé des risques auxquels il est soumis, cette possibilité reste limitée par l’obligation de respecter le secret des affaires. Des réglementations existaient qui entravaient, un tout petit peu, la possibilité laissée à certains patrons de transformer une région en poubelle ou d’empoisonner l’eau ou le sol. Au lieu de les faire respecter, on les supprime tout simplement. » Délire de gauchiste ? Hélas non : « le gros morceau se trouve dans le titre III, sur la « simplification des mesures applicables aux entreprises », résume Reporterre. Et plus précisément, aux sites industriels. Lorsque ceux-ci veulent s’implanter, ils doivent — en fonction de leur dangerosité – donner des garanties de #sécurité, évaluer les risques sur la #santé et l’environnement, consulter les riverains. Les articles 21 à 26 du projet de loi visent à gommer des étapes dans ce processus, pour toujours plus d’industries… et donc de terres bétonnées. (…) Parmi les plus contestés, l’article 25 donne la possibilité au préfet, dans certains cas, de dispenser l’industriel d’enquête publique et de la remplacer par une simple consultation publique. »

    • #Naomi_Klein: How #big_tech plans to profit from the pandemic

      Public schools, universities, hospitals and transit are facing existential questions about their futures. If tech companies win their ferocious lobbying campaign for remote learning, telehealth, 5G and driverless vehicles – their Screen New Deal – there simply won’t be any money left over for urgent public priorities, never mind the Green New Deal that our planet urgently needs. On the contrary: the price tag for all the shiny gadgets will be mass teacher layoffs and hospital closures.

      https://www.theguardian.com/news/2020/may/13/naomi-klein-how-big-tech-plans-to-profit-from-coronavirus-pandemic

      #stratégie_du_choc #technologie #surveillance

    • Online Education and the Struggle over Disposable Time

      During COVID-19 times, the ‘social distancing’ catchphrase has invaded every aspect of our lives. Public space has been fragmented into individualized, quarantined units, transforming social relations into aggregates of their interactions. Unlike other pandemics of yesteryears, COVID-19 has given a tremendous push to technology to secure social distancing. In the field of education, the phenomenon of online education was already slowly gaining space especially as complementary to traditional classroom education and as a mechanism of distance learning.

      Today, the ideology of social distancing has brought online education in the centre of educational systems. It has acquired legitimacy and the capacity to take over the whole system of education. In countries such as India, where COVID-19 has been used by the state as an opportunity to revamp various sectors, including health and medicine, a reconception of education is underway. Online education serves as the organizing force in this regard.
      Education as Commodity and the Question of its Production

      Popular debates on technology and online education generally revolve around the idea of education as a commodity to be put to consumption in the classical sense of the word. It is, of course, a commodity with a use-value, much in parlance with material commodities like food items, daily wear etc. Such commodified education naturally must meet the parameters of consumer satisfaction. Therefore, much discussion on the recent COVID 19-triggered tech-intensive online teaching harps on students’ differential access to internet connectivity and bandwidth, the problems of long-distance assessments without the characteristic ‘fairness’ metrics associated with offline exams etc. In short, anything connected to the students’ overall satisfaction with their purchase of this immaterial commodity.

      What these debates however miss are the fundamental processes that go into the production of education, and the complex dynamics of the teacher-student relationship underpinning such production. By neglecting its sphere of production, we miss out on a very important aspect of this commodity – one that would help us understand online education, and the role of technology better, and also identify spaces of critique of education, as understood in the current socio-economic system.

      Notwithstanding the similarities, education is unlike any other commodity, not just in the material or physical sense, but mainly in the organization of its consumption and production. Material objects such as pens, cars etc. have an immediate use-value for buyers, consumed beyond the sphere of production. Education on the other hand, produces students as workers for their future entry into the labour market; its consumption or use-value lies in generating new, educated and skilled labour power for further use in the processes of production. Through a network of local and international educational institutions placed at different orders of hierarchy and status, education reinforces and reproduces the existing and (unequal) social relations by producing a heterogeneous group of future workers with differential skills, and by extension, differential wages. Hence, from the students’ perspective, education is consumptive production.

      Education as knowledge production is unique in placing this consumer – the student – in the production sphere itself. In other words, education as a commodity is a co-production of teachers and students, and is generated through continuous dialogue and interaction between them. It is not a fixed commodity, but one that is processual, and evolves within the dialectic of the educated-educator relationship. This dialectic constitutes a predicament for education in the current system. On one hand, there is the tendency to establish standardized syllabi and programs in response to the needs of a globalized labour market, making the practice of teaching and learning very mechanical; on the other, there is an equally strong opposition from the co-producers against attempts to kill their cooperative agency and creativity.

      Classroom settings and face to face instruction allow the dialectic of education to be productive in their dialogicity, with teachers innovating ideas and methods in dynamic and synchronous concord with students. With both instructors and learners present in the same physical space, learning – despite constraints of fixed syllabi and evaluation metrics – evolves through collective thinking and with a view to the intellectual needs and abilities of the participants. There are challenges thrown in with big class sizes and formal disciplinary settings leading to alienation typical of a hierarchized industrial scenario – an intensified lack of interest and commitment from both learners and teachers. However, since education in such settings is still based on direct relationships between students and teachers, there is always a possibility to overcome the alienating institutional mediation. There is a relative autonomy operating in this dialogic relationship, which allows innovation in ideas and knowledge production.
      Technology and the Informatization of Education

      Online education, on the other hand, despite and because of deploying the best of technologies, fails to simulate the same environment. Educational production is now distributed over multiple zones, with producers confined to their virtual cubicles. Without a shared space, education is reduced to instruction and information, discretized and reintegrated by the mediating pre-programmed machines. The dialogical relationship is now between the machine and the producers, not between the co-producers. The teacher is deprived of her role of the facilitator in this dialogue. She is just an instructor in this new environment. Her instructions are received by the machine, which mediatizes them and delivers them to students in a manner that it is programmed to deliver. This overhauls the whole dialectic of education, which is now hierarchized. Alienation in this process is quite stark, since the relations of production of education are completely transformed, which cannot be overcome by the deployment of any kind of technology.

      Technology, in fact, plays a big role in this alienation of labour that happens through the informatization of education. In the effort to replicate the classroom experience sans the direct relationship of affectivity between teachers and students, there is an overaccumulation of technologies and educational products, bringing in the surveillance techniques for remote disciplining of students and teachers.

      One only needs to look at the number of new gadgets and software for online education to understand the extent to which technology tries to overcome its artificiality. The market is flooded with AI-driven ‘smart content’ materials, customized lessons, digitized textbooks, easy to navigate chapter summaries, flashcards, automatically-graded exams, cameras for remote surveillance etc. The process of alienation is evermore intensified, since human living labour of both teachers and students are objectified in the development of these technologies. Their vivacity is reduced to an appendage to the artificiality of the machine.

      What is interesting is that while technology deskills the producers by taking over their powers of imagination and judgement, it also forces them to reskill themselves. With evermore new technologies hitting the online teaching platforms every day, both students and teachers are forced to continuously update themselves in their technical knowhow to assist these machines. This has led to generational and occupational redundancies in education too by promoting lean production methods and Taylorising techniques in education.
      The Struggle over Disposable Time

      What happens to education as a commodity in this alienated and Taylorized production process? Education internalizes the segmented social relations that characterize capitalism. This introduces dualism in its institutionalization, which gets further systematized and globalized in the wake of the ongoing technicization of education. On the one hand, we have mass production of education as a set of discrete information and instruction to train the majority of the working population in the drudgery of assisting the machines. This is facilitated by online education technologies. On the other hand, we have elite institutions monopolizing the rights to innovate and research (secured by various legal and institutional mechanisms like patenting, funding etc.), for which the more intensive conventional teaching methods must continue. This duality of education enhanced by online educational technologies has been developing for the last few decades to keep pace with the human resource requirements of other industrial and service sectors. Hence, online education itself has emerged as a fast-growing industry. The COVID-19 pandemic has given its production and dissemination a new intensity, urgency and definite possibility.

      With the growing dominance of online education, and discretized learning/teaching methods, there is also a proportionate increase in disposable time for both teachers and students. In the absence of direct and personalized contact during lectures, instruction intensifies; knowledge in the form of discretized information is produced in less time than in traditional classroom set-ups due to the absence of students’ queries and interventions. But what will be the utility of this disposable time? The system controls this disposable time by retrenchment, and by increasing workload and diversifying work profiles for the existing educational or knowledge workers.

      However, from the workers’ perspective, the disposable time has a different meaning, one that allows the co-producers to overcome drudgery and alienation by reclaiming the time-space for innovation and creativity. It is in this time-space that workers recognize knowledge as a result of their co-production, and re-appropriate it, going beyond being passive feeders-receivers of information assisting the machine. Dialogues between the students and the teachers are reestablished through more interpersonal interactions. This leads to a process of conscientization, in which the co-producers move beyond the classroom norms and fixed syllabi, and collectively build an understanding of phenomena and concepts, drawing on their own realities and experience.

      The disposable time enables workers to reclaim their common space and self-organize knowledge production, while reducing technology to mere means in this process, not as a mediator, organizer and controller of production and producers. It is only through such collaborative activities in these fractured times, that teachers and students together can assert their autonomy as knowledge producers and consumers.

      https://socialistproject.ca/2020/08/online-education-and-the-struggle-over-disposable-time

  • Global deforestation accelerates during pandemic | Financial Times
    https://www.ft.com/content/b72e3969-522c-4e83-b431-c0b498754b2d?segmentid=acee4131-99c2-09d3-a635-873e61754

    Forests have been razed at an alarming rate across Asia, Africa and Latin America during the coronavirus pandemic, according to new research, as environmental law enforcement has been sidelined and villagers have turned to logging for income in parts of the tropical world.

    Since the start of the coronavirus pandemic, forest loss alerts have increased by 77 per cent compared to the average from 2017-2019, according to data from Global Land Analysis and Discovery (GLAD) — a worldwide warning system for the depletion of tree cover — and compiled by conservation body WWF Germany.

    #déforestation #forêt #pandémie

  • Israel demolishes Palestinian coronavirus testing centre in Hebron
    By Akram Al-Waara, Mustafa Abu Sneineh | 21 July 2020 | Middle East Eye
    https://www.middleeasteye.net/news/israel-demolish-palestinian-coronavirus-test-centre-hebron

    Palestinian engineer Raed Maswade inspects the rubble of the testing centre after it was demolished by Israeli authorities in Hebron (AFP)

    Israeli authorities have demolished a Palestinian drive-through coronavirus testing centre in the city of Hebron, south of the occupied West Bank.

    The West Bank is struggling to contain a second wave of coronavirus infections, after appearing to successfully ward off the pandemic with a strict weeks-long lockdown implemented in March.

    Hebron, the territory’s largest city and powerhouse of the Palestinian Authority’s (PA) economy, has been hit particularly hard. The PA recorded 65 coronavirus-related deaths in the Palestinian territories on Tuesday.

    Hebron municipality has set up a coronavirus crisis centre, but social stigma and the difficulties caused by the Israeli occupation have hindered its response.

    Raed Maswadeh, a 35-year-old engineer whose family owns the land in which the drive-through test service was being built, told Middle East Eye that three months ago the municipality had appealed to Palestinians to raise funds to build the facility.

    “My family decided to donate our land at the northern entrance of Hebron for the purpose of constructing a Covid-19 test clinic,” Maswadeh said. (...)

  • Palestinian tribes in #Hebron asked to help stem the spike in COVID-19 cases
    https://www.al-monitor.com/pulse/originals/2020/07/hebron-covid19-westbank-palestine-cases.html

    Nayef Hashlamoun considers himself a true believer in nonviolence. He worked with Palestine’s leading nonviolent leader, Mubarak Awad, during the period preceding the first intifada, and he later initiated the Watan Center for Culture in his hometown of Hebron. Hashlamoun told Al-Monitor that he credits what he learned about nonviolence in his latest effort to lead and encourage Hebronites to avoid public gatherings as a way to stem the sudden spike in the spread of the coronavirus in the Hebron district.

    The Palestinian Ministry of Health had announced July 4 that 2,576 out of the 4,013 Palestinians who had tested positive for the coronavirus come from the Hebron district. During the same period, nine out of the 16 deaths from the coronavirus also came from Hebron. Palestinian Prime Minister Mohammad Shtayyeh sent four Cabinet ministers to Hebron to assess the situation.

    #israël #Palestine #colonisation #annexion

    • Ceci dit, la société morfle mais les plus riches se sont bien enrichis !
      J’essaie de populariser le concept de #stratégie_du_choc devant les discours conspi sur Twitter. Hier j’ai discuté tranquillement avec des gens tranquilles mais visiblement pas très cultivés, je leur ai explique la réduction des risques, le disclaimer qui dit que le masque n’élimine pas tout risque et cette stratégie du choc qui explique mieux qu’aucune conspiration (très risquée pour les différents acteurs qui auraient pu inventer le Covid ou que sais-je) la rapidité avec laquelle les classes dominantes ont su se saisir de la crise sanitaire. L’impression d’avoir affaire à des personnes qui ignorent beaucoup de mécanismes du monde social... Et surtout qui ne peuvent plus faire confiance aux institutions qui merdent et mentent. Il y a un désarroi auquel je ne sais pas si nous pourrons répondre en tant que société en mobilisant notre intelligence collective, nos savoirs...

  • Israël bloque la construction d’un hôpital de campagne COVID-19 en Cisjordanie, et menace de le démolir
    Par Yumna Patel, le 16 juillet 2020 | Agence Media Palestine
    https://agencemediapalestine.fr/blog/2020/07/17/israel-bloque-la-construction-dun-hopital-de-campagne-covid-19-

    (...) Aussi, lorsqu’un habitant d’Hébron s’est adressé au maire pour lui donner une parcelle de terre afin d’y construire un hôpital de campagne local, Abu Sneineh s’est immédiatement mis au travail.

    « Nous avons réuni des fonds reçus de donateurs locaux et nous avons immédiatement commencé les travaux pour l’hôpital de campagne » dit Abu Sneineh, ajoutant que la parcelle de terre était située juste à l’extérieur de l’entrée de la ville d’Hébron, près d’une intersection qui conduit à la Route 60, une route coloniale importante de la Cisjordanie.

    « Nos hôpitaux sont submergés par les personnes atteintes du COVID-19 » dit Abu Sneineh. « Nous avons pensé qu’à l’entrée de la ville, ce serait parfait, car il sera accessible aux habitants de la ville comme à ceux de ses environs ».

    Mais au début de cette semaine, quelques jours seulement après le début des travaux de construction de l’hôpital de campagne, plusieurs jeeps de l’armée israélienne se sont arrêtées à côté de la structure de la charpente de l’hôpital.

    « Les soldats ont remis un avis aux ouvriers, disant que le propriétaire du terrain avait quatre jours pour apporter la preuve qu’il possédait bien le permis de construire, et que, sinon, il nous faudrait démolir la structure » dit Abu Sneineh, ajoutant qu’il sera presque impossible d’obtenir un permis de construire auprès d’Israël dans un délai aussi court.

    « Ils nous ont dit que nous construisions illégalement, alors qu’il s’agit d’un terrain palestinien privé » dit Abu Sneineh.

    « Nous sommes en pleine crise mondiale » continue-t-il. « C’est une situation d’urgence, vous pourriez penser qu’ils montreraient quelque empathie, ou qu’ils donneraient aux gens une certaine liberté de manœuvre, mais ça ne les intéresse pas ». (...)

    • De : The Villages Group [mailto:villagesgroup1@gmail.com]
      Envoyé : vendredi 17 juillet 2020 08:53
      À : Ehud Krinis <ksehud@gmail.com>
      Objet : Demolition Order to COVID-19 Testing Center in Hebron - Letter to Israeli Representatives

      July 16th, 2020
      Your Excellency,
      I write to protest in the strongest possible turns at an attempt by the Israel authorities to demolish the COVID 19 testing center at the City of Hebron. After careful inquiry, it has been established that the piece of land was donated to the Hebron Municipality, Hebron Governor Office and the Ministry of Health, by the owner, to set up a testing center for Palestinian workers coming from Israel back to Hebron.
      I add the following information: the location is ideal for testing for Covid 19 before entering the City of Hebron, since it is at the northern entrance of the City of Hebron and on the main road used by workers, Palestinian workers, tourists and Israeli Arabs entering the city. I have also been informed that the work on the testing facility has been going on since March 2020 with signs being placed at the location indicating that it would be for COVID-19 related relief; moreover, Israeli soldiers and jeeps have apparently been going back and forth, passing next to the location for months without doing anything against the on-going work. According to the owner, it would have taken only two more days before the testing facility would have been operational.
      Furthermore, the owner has said that should the work have been stopped beforehand or at the beginning of the pandemic, he would have placed his monies into other COVID19 relief work (such as buying ventilators or providing testing kits). It looks very much as if the Army waited until all of the investment was “wasted” and then stopped the work, thus preventing any other potential relief interventions. It is to be noted that the Municipality provided water and electricity connections while the Ministry of Health have accepted to run the testing after the completion of the building process.
      You may know that there are record numbers of infections in Hebron, and there are a number of private and governmental initiatives to combat the spread of the virus. The testing facility at the entrance of the City is a major initiative that will save lives (if it is allowed to continue to exist).
      I am in despair at the lack of foresight that has permitted this destruction. You are as aware as I that this virus respects neither Jew nor Muslim nor Christian. A major outbreak in Hebron will not be containable and will inevitably affect Israel. Hoping otherwise is pure hubris, pure illusion. For the sake of ALL living in this area, I ask you to intervene and to allow this action of the army to be made good by permitting the rebuilding of the testing station.

      Yours respectfully,
      Marian Hobson Jeanneret CBE,
      Fellow of the British Academy
      His Excellency the Ambassador of Israel,
      Embassy of Israel,
      2 Palace Green,
      Kensington W8 4QB.
      Cc. His excellency Reuben Rivlin, President of Israel.

  • Le #capitalisme sur le fil du rasoir, par Michel Husson (Contretemps)
    https://www.contretemps.eu/capitalisme-fil-rasoir-covid19-husson

    « Ne jamais gâcher une #crise sérieuse » (Never Let a Serious Crisis Go to Waste), tel est le précepte énoncé en 2008 par Rahm Emanuel, le chef de cabinet d’Obama. C’est, disait-il, « l’occasion de faire des choses que vous pensiez ne pas pouvoir faire avant ». Et c’était dans son esprit pour la bonne cause : « ce que l’on considérait auparavant comme des problèmes à long terme, que ce soit dans le domaine de la santé, de l’énergie, de l’éducation, de la fiscalité, de la réforme réglementaire, autant de choses que nous avions trop longtemps différées sont maintenant à l’ordre du jour[20] ». Milton Friedman disait à peu près la même chose : « seule une crise – qu’elle soit réelle ou perçue comme telle – pousse à un véritable bouleversement. Lorsque cette crise se produit, les mesures qui sont prises dépendent des idées qui sont dans l’air du temps[21] ».

    #stratégie_du_choc

  • Le choc et la panique à la rescousse des traités pour fragiliser l’Etat
    https://www.investigaction.net/fr/le-choc-et-la-panique-a-la-rescousse-des-traites-pour-fragiliser-let

    Nos gouvernements vont-ils profiter du contexte de la crise pour passer des réformes impopulaires selon la stratégie du choc dévoilée par Naomi Klein ? C’est ce que redoute Carlos Perez. Auteur de L’Enfance sous pression et d’Au-delà du geste technique, il dénonce les atteintes à la démocratie qui pourraient ouvrir la voie à de nouvelles percées du néolibéralisme. (IGA)

     

    Comme le souligne Naomi Klein dans son essai « Stratégie du Choc : La montée d’un capitalisme du désastre », les États profitent et se servent de la crise et de la panique pour s’accorder des pouvoirs spéciaux et mettre en place des réglementations liberticides et par la même occasion affaiblir les services sociaux.

    La stratégie consiste à profiter du choc et de la désorientation pour faire passer des politiques impopulaires. En voici quelques exemples récents en pleine période de pandémie :

    1° En Belgique, le ministre-président flamand, Jan Jambon (N-VA), veut voir davantage de gens au travail, entre autres dans les secteurs de la construction et des titres-services où le mécanisme du chômage temporaire est, à ses yeux, parfois trop rapidement demandé, a-t-il indiqué mercredi 25 mars au parlement flamand1.
    On voit bien là un confinement de classes sociales à deux vitesses : déjà qu’ils n’ont pratiquement pas de matériel de protection pour sauver leur propre vie, les ouvriers n’ont pas les mêmes droits face à la pandémie.

    2° En France, le Sénat a voté, dans la nuit de jeudi à vendredi (19-20 mars), la loi dite d’adaptation au coronavirus (la loi « urgence coronavirus ») à 252 voix pour, 2 contre, et 90 abstentions. « Ce texte, qui acte le report des élections municipales « au plus tard en juin », constitue une attaque importante contre les droits des travailleurs, tant sur le plan social que démocratique. (…)Macron et son gouvernement instrumentalisent ainsi la crise sanitaire, pour faire les cadeaux dont ils rêvaient au patronat ».2 Entré en vigueur en mars, l’état d’urgence était fixé pour une période de deux mois. Il a ensuite été prolongé jusqu’au 10 juillet.

    3° Les États-Unis, qui n’en sont plus à une folie près, envisagent « pourquoi pas » (puisque ce pays n’a pas forcément de sécurité sociale) ni plus ni moins que de laisser mourir les anciens dans cette période de Coronavirus qui va effectivement toucher un maximum de personnes âgées. « Sacrifier les personnes âgées pour sauver l’économie » ce sont les propos chocs du vice-gouverneur Républicain du Texas, Dan Patrick.
    De plus, ce même pays va utiliser la pandémie pour réduire les libertés individuelles et serrer la vis un cran de plus en annonçant que les personnes qui propagent le virus intentionnellement pourraient entrer dans le champ d’application des lois antiterroristes et être poursuivies au pénal, autant dire presque tout le monde se promenant dans la rue3.

    4° Pour couronner le tout, au Royaume-Uni, l’ancien Premier ministre britannique, Gordon Brown, appelle à la création d’un « gouvernement mondial » pour lutter contre la menace actuelle. Un groupe de travail international « veillerait à ce que les efforts des banques centrales soient coordonnés », selon M. Brown, qui souhaite que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international reçoivent plus d’argent et de pouvoir.

    Sans une minute à perdre les banques sont d’ores et déjà à la manœuvre pour régler les problèmes, quelle ironie !4
Comme on le constate les idées et les projets pour détruire nos droits et nos services sociaux ne manquent pas, même en pleine période de chaos pas un moment de répit chez nos réformateurs libéraux pour placer leurs projets politiques.

    Les traités sont en place depuis pas mal de temps, il faut juste la bonne excuse pour les sortir du placard. Le but inavoué reste inchangé : passer toutes les lois liberticides et proposer des traités toxiques qui doivent déréguler l’État.

    Si nos gouvernements promettent de renforcer les soins de santé, ils assurent aussi qu’il faudra retrouver l’équilibre budgétaire après s’être massivement endetté, en bonne partie pour « rassurer les marchés ». Des milliards d’euros ont ainsi été déversés pour sauver une finance déjà en crise bien avant la pandémie. Le danger, bien réel, est de voir passer de nouvelles réformes et accords qui, une fois de plus, fragiliseront les plus faibles pour tenter de sauver un système qui profite aux plus riches. Nos gouvernements pourraient profiter de la crise pour passer en force des accords impopulaires, parfois négociés en catimini.

    On se souvient comment WikiLeaks avait débusqué l’Accord sur le Commerce des Services (ACS), connu sous son acronyme anglais TiSA (pour Trade in Services Agreement), concocté en douce en 2013 à l’initiative des États-Unis et de L’Australie.

    « TISA quatre lettres qui vont changer le monde ou qui font peur ? TISA serait l’accord fondateur du commerce mondial libéré des grandes contraintes des États d’une cinquantaine de pays, dont les États-Unis et l’Union européenne ».

    « C’est en 2013 que les négociations TISA ont vraiment commencé. Les négociateurs sont représentatifs de 70% du commerce mondial. Et le traité porte sur le lissage des règles communes, ouvrant ainsi les portes à un desserrement des liens qui entravent les entreprises en activités dans le secteur des services »5.

    C’est un marché mondial de 44.000 milliards de dollars, selon le département du Commerce américain. Les services représentent plus des trois quarts du produit intérieur brut (PIB) des pays développés (75% aux États-Unis et 78% dans l’Union européenne).

    Mais au plan du commerce international les exportations de services sont bien moins élevées que celles des marchandises et c’est peut-être là que le bât blesse. Il faut libéraliser cette caverne d’Ali Baba seul. Les services de l’État du ressort exclusif du régalien sont exclus de la négociation.

    Sinon tout est sur la table : services financiers, commerces de détail, transports maritimes et routiers, conseils, approvisionnements en énergie, santé, éducation, gestion de l’eau, etc. bref tous nos services sociaux sont susceptibles d’être privatisés et libéralisés. Voilà l’imposture qui peut nous tomber sur la tête si nous ne prenons pas le dessus très rapidement sur la peur du moment et repartons sur nos propres revendications chacun dans son secteur. Une doctrine de choc qui spécule sur les catastrophes et qui va encore approfondir les inégalités pourrait nous être imposée.

    Dans mon secteur d’activité, le sport, parent pauvre des services sociaux, cette stratégie de dérégulation est depuis bien longtemps en action par le truchement du partenariat public-privé (« PPP ») dans l’investissement de mégaprojets d’infrastructures. Une façon sournoise de socialiser les pertes tout en privatisant les bénéfices, ce sont des millions d’argent public qui sont détournés. 

    Si on veut penser à l’après-crise, chacun doit le faire dès maintenant dans chaque secteur et se poser les bonnes questions. Dans le domaine du sport, prendre réellement soin de la population est une urgence que tout le monde a bien comprise. À travers cette crise, qu’est-ce que cela signifie ? C’est à ce stade qu’intervient ma modeste contribution.

    Les solutions sont à portée de main et ne vont pas forcément dans le sens des grandes rencontres sportives de prestige qui devraient démarrer très vite et redonner des jeux et du pain à la plèbe pour masquer la tragédie et l’irresponsabilité de nos représentants politiques. 
Ce confinement nous a bien démontré à quel point le sport-compétition est futile et inutile et que l’éducation motrice sanitaire, la culture physique était le meilleur outil à notre disposition pour favoriser et surmonter les altérations physiques et psychologiques dues au confinement, en plus de permettre une meilleure adaptation et résilience individuelle et collective et donc un véritable outil de santé publique.

    Si on parle du sport comme outil de santé publique, il faut au contraire et inéluctablement dans ce secteur clé de la prévention s’orienter vers des revendications claires. Le sport n’est pas une marchandise, mais un droit, le droit au bien-être, aux soins et à la santé pour tous et accessible à tous : 

    1° Cela commence par une planification intégrée : mettre au service de la population et prioritairement de nos anciens et de nos jeunes une vraie prévention sanitaire. Cela semble véritablement nécessaire comme on l’a constaté dans cette dure épreuve de pandémie où le taux de morbidité critique a été une cause de l’inflation de personnes en danger de mort.

    Avec l’aide de tous les professionnels de la prévention, de l’hygiène et de la santé, médecins nutritionnistes spécialistes de la motricité, tous doivent collaborer c’est-à-dire dans les petits clubs et dans les petites structures qui s’occupent de plus de 90% des affiliés dans le sport et pas au service des clubs de première division qui ont des budgets cotés en bourse et qui représentent une infime minorité de personnes. La santé de tous doit passer avant l’argent de quelques-uns. 

    2° Il faudrait mutualiser toutes les ASBL qui représentent plus de 90% des affiliés et les organiser en coopératives en y développant pourquoi pas une véritable politique de masse salariale au lieu de la comprimer , ASBL qui bien souvent pour fonctionner ont du personnel bénévole précarisé et instable et où les gens doivent faire don de leur argent et de leur travail. Ce sont des milliers d’heures non rétribuées, en gros ce sont des sous-traitants de l’État paupérisés et marginalisés.

     
3° Même si la mesure peut paraître radicale sur la forme, sur le fond elle est essentielle et empreinte de justice sociale, les multinationales ne peuvent pas avoir la clé de notre santé : réquisitionner toutes les structures de grandes marques « Low Cost » disséminées à travers le pays et les mettre à la disposition du citoyen comme service public pour soutenir les populations dans les quartiers en y incorporant une véritable masse salariale c’est-à-dire des salariés compétents et au service de tous. 

    Généraliser la question d’utilité publique au sport qui est un outil d’émancipation, d’hygiène et de progrès social, est la seule démarche logique saine et indispensable, le constat est très clair et largement partagé. Ce secteur, en dehors de la compétition, du tri, de la sélection et de la relégation, est un outil essentiel pour renforcer la colonne vertébrale sanitaire, pour sortir de périodes difficiles voir d’émulation générale. Si l’utopie est le début de la transformation, alors soyons utopiques et préparons notre avenir, l’intelligence collective viendra toujours d’en bas !

    Fils d’immigrés espagnols ayant fui le franquisme pour travailler dans les mines de Belgique, Carlos Perez est préparateur physique. Il a notamment animé un centre sportif dans un quartier populaire de Molenbeek. Il y a été confronté à des problèmes récurrents qui l’ont amené à questionner l’impact de notre modèle économique et de notre système scolaire sur la santé des jeunes et des travailleurs. Dans son dernier ouvrage qui vient de paraître chez Aden http://www.aden.be/index.php , Carlos Perez lance les bases d’une nouvelle pratique, l’écomotricité, pour un développement durable de l’être humain.

    #néolibéralisme #capitalisme #capitalisme_du_désastre #Stratégie_du_Choc #Angleterre #Belgique #France #USA #ACS #TISA #PPP #Sport #pandémie #covid-19 #coronavirus #santé_publique #low_cost

    • Près de 2 députés européens sur 3 ne déclarent pas de rencontres avec des lobbyistes
      https://www.rtbf.be/info/monde/detail_rencontres-lobbyistes-et-deputes-europeens-le-lent-chemin-vers-la-transp

      Plus de 35.000 lobbyistes gravitent autour des institutions européennes, à Bruxelles : du représentant de Google à celui des producteurs de patates, des activistes pour les droits humains à l’industrie navale, de Greenpeace à Total, ils tentent de peser sur les décisions politiques de l’Union.

      Un travail discret mais intensif : à Bruxelles, les lobbys ont un budget cumulé de 1,5 milliard d’euros par an.

      Restent-ils dans les clous, pour influencer la fabrication des lois ?

      Un code de conduite encadre les contacts de ces lobbys avec les politiques et les fonctionnaires européens. Des règles qui ont été renforcées l’an dernier dans les institutions européennes, à la Commission et au Parlement. Les institutions sont-elles pour autant devenues transparentes ?

      Un rapport de l’ONG « Transparency International » (un lobby… sur le travail de lobbying) au sujet du Parlement européen montre qu’il reste du chemin à faire.

      63% des députés européens ne déclarent pas leurs rencontres
      Depuis un an, les députés européens sont invités à inscrire dans un registre informatique les réunions qu’ils tiennent avec des lobbyistes.

      C’est obligatoire pour les parlementaires qui sont en première ligne sur un dossier : ceux qui sont Président ou Rapporteur d’une Commission parlementaire (des rôles clefs dans la fabrication d’une loi européenne), ou ceux qui mènent le travail législatif sur un dossier pour un groupe politique.

      Les autres eurodéputés ne sont pas obligés de publier leurs réunions avec les lobbys, mais ils sont invités à le faire.

      Selon le comptage de « Transparency International », en un an, 259 députés européens ont fait le pas, sur les 704 : c’est 37% de l’hémicycle.

      63% des députés européens n’ont donc publié aucune de leurs rencontres.

      De grands écarts entre Etats…
      « Transparency International » constate de grands écarts selon les Etats de ces députés européens.

      Aux extrêmes, 90% des députés de Suède ont pris le pli de communiquer leurs contacts avec des groupes d’intérêts. Tandis qu’aucun député croate ou chypriote n’a déclaré de rencontre, en un an.

      « Les pays du nord, la Suède, le Danemark, la Finlande sont assez transparents » commente Raphaël Kergueno, pour Transparency International, « mais d’un autre côté, il y a des pays à la traîne ». Et il épingle l’Italie, l’Etat qui envoie le plus d’Eurodéputés au Parlement européen après l’Allemagne et la France : 76 élus. « En Italie, moins de 7% des députés européens publient des rencontres avec des lobbyistes. »

      La Belgique, pour sa part, affiche un bilan mitigé. Ni cancre, ni exemplaire.

      52% des eurodéputés belges publient leurs rencontres : Pascal Arimont (Christlich Soziale Partei), Marc Botenga (PTB), Geert Bourgeois (N-VA), Saskia Bricmont (Ecolo), Petra de Sutter (Groen), Cindy Franssen (CD&V), Philippe Lamberts (Ecolo), Kris Peeters (CD&V), Frédérique Ries (MR), Johan Van Overtveldt (N-VA) et Marc Tarabella (PS).

      Et les autres ? Ceux que nous avons pu joindre se disent tous « favorables » à l’exercice, tout en n’ayant pas encore publié de réunion. Certains rappellent, au détour de justifications souvent administratives, que ce n’est pas obligatoire.

      Marie Arena (PS) a rejoint le mouvement dans la foulée de ce rapport. Elle évoque « un enregistrement en interne mais pas sur le site du Parlement, à cause de contraintes logistiques. Un souci à présent corrigé ».

      Olivier Chastel (MR) explique qu’il a fait le choix de ne pas recevoir de représentants des lobbys : « Etant actif dans les commissions budget et de contrôle budgétaire, mes rencontres se font principalement avec les différentes instances de l’Union comme la Commission européenne ou la Cour des comptes, et ces rencontres ne doivent pas être indiquées », explique-t-il.

      Benoît Lutgen (cdH) dit compter aujourd’hui très peu de réunions « avec des lobbys en tant que tels », rien qui ne justifierait d’être publiés. Il assure qu’il en fera état lorsque ce sera le cas.

      Son de cloche semblable chez Assita Kanko (N-VA). Elle invoque le lent démarrage de la législature et le confinement, des débuts de mandat qui ne l’ont pas exposée aux rencontres avec des lobbyistes. Mais si de telles rencontres se présentaient à présent, « je déclarerai bien entendu tout entretien comme prévu » assure-t-elle.

      La Belgique, bientôt plus exemplaire que la Suède ?

      … et entre groupes politiques
      Des différences importantes sont perceptibles aussi entre groupes politiques du Parlement européen.

      Deux familles politiques comptent une majorité de députés actifs sur le registre de transparence, le groupe des verts (Green-EFA avec 91% des députés qui ont publié au moins une réunion) et le groupe des libéraux-centristes Renew Europe (57%).

      Dans tous les autres groupes, une minorité d’élus ont fait la démarche.

      Pourquoi ces réticences ?
      Elles peuvent être liées à plusieurs facteurs : une hésitation à investir du temps dans une démarche administrative qui n’est, la plupart du temps, pas légalement obligatoire. Une culture de la transparence encore faible dans certains Etats.

      Des eurodéputés estiment que c’est une atteinte à leur liberté d’élu, à leur droit de consulter qui ils veulent sans devoir en faire état. Ils peuvent également trouver difficile d’assumer publiquement certaines rencontres avec certains lobbys.

      Mettre cartes sur table
      Daniel Freund est un ancien de transparency International, à présent passé de l’autre côté : il est devenu parlementaire européen. Son cheval de bataille reste la transparence du travail politique européen. Il plaide pour une publication la plus large possible des rencontres avec les lobbys.

      Des rencontres qui, souligne-t-il, sont nécessaires pour un élu.

      « Rencontrer des lobbys, ça fait naturellement partie de la démocratie. Quand je prends une décision sur une certaine loi, comme député européen, il faut que j’aie parlé aux personnes concernées. Aux citoyens, aux entreprises concernées, aux organismes de protections des consommateurs, etc. Et si je fais bien mon travail, j’entends tous les arguments et puis je prends une décision en étant bien informé. »

      Mais ce processus doit être transparent, insiste-t-il, pour percevoir qui pèse sur les décisions de qui. « Je trouve qu’en dehors des périodes électorales, les citoyens ont le droit de savoir comment je vote et avec qui je parle. Et cela m’aide aussi à travailler » dit Daniel Freund. Parce que lister ses entrevues permet d’avoir à l’esprit qui on voit et qui on a tendance à ne pas écouter.

      Un chantier entamé, pas terminé
      Ceux qui regardent le verre à moitié plein souligneront que 37% des eurodéputés, c’est un bon début, d’autant que l’on partait de rien et que cette publication des contacts avec les lobbys n’est pas obligatoire pour la plupart des députés européens.

      Ceux qui regardent le verre à moitié vide relèveront que 63% des eurodéputés ne se livrent pas à un exercice pourtant peu contraignant puisqu’il ne s’agit que de mentionner le lobby, le sujet de discussion et le moment.

      Et ils épingleront d’autres améliorations à apporter.

      Au Parlement européen, « Transparency International » déplore un manque de contrôle des déclarations de députés qui sont contraints à l’exercice. Et une légèreté des sanctions pour ceux – lobbys ou élus — qui franchiraient la ligne rouge : acceptation de cadeaux, rencontres non-déclarées alors qu’elles auraient dû l’être, lobby qui aborderait des élus sans clarté sur son identité, etc. Aujourd’hui un lobby au comportement douteux risque, dans les faits, un retrait temporaire de son badge d’accès aux institutions, rien de plus.

      L’ONG demande que progresse le projet d’une autorité indépendante pour faire respecter les règles sur les rapports lobbys/UE. Une autorité dont l’action serait étendue aux trois institutions : le Parlement mais aussi la Commission européenne et le Conseil.

      #ue #union_européenne #Bruxelles #Députés #Députés_européens #Transparency_International #eurodéputés #Suéde #Croatie #Chypre #Suède, #Danemark, #Finlande #Italie #Allemagne #commission_européenne #conseil_européen #transparence #lobbying #lobby #influence #lobbies #corruption #politique #multinationales

  • Au #Royaume-uni la #COVID-19 est utilisée comme moyen de promouvoir le #secteur_privé de la #santé via la #sous-traitance :

    The Pro-Privatization Shock Therapy of the UK’s Covid Response | by Rachel Shabi | The New York Review of Books
    https://www.nybooks.com/daily/2020/07/08/the-pro-privatization-shock-therapy-of-the-uks-covid-response

    Boris Johnson won last year’s December election on promises of Brexit, but also state investment and “leveling up” neglected regions of the country. And yet, facing the coronavirus crisis, his party’s instinct was to shore up the private sector: a pandemic version of “disaster capitalism,” to borrow Naomi Klein’s coining from her 2007 book The Shock Doctrine. Britain’s public health sector, a cash-strapped, eroded, but functioning network comprising the National Health Service (NHS), general-practice clinics, and local authority health officials, has been repeatedly sidelined in favor of outsourced alternatives. As Allyson Pollock, a professor of public health at Newcastle University, put it to The New York Times recently: “They’re basically trying to build a centralized, parallel, privatized system.”

    This happened even as scientists and health experts urged government to use the existing, practiced, and more effective public sector. It happened while UK media reports from countries that got a better grip on the coronavirus crisis, from Germany to the Indian state of Kerala, showed the vital part played by public health care. I spoke to Dr. Tony O’Sullivan, the co-chair of the campaign group Keep Our NHS Public, who said the pandemic has been exploited as an opportunity “for those who have been trying to return healthcare to the private sector, a long-standing project.” Putting Covid-19 contracts in private hands undermined Britain’s coronavirus response at the beginning of the pandemic and leaves it still lurching today.

    #santé_publique #sans_vergogne

  • La modernisation des armes nucléaires se poursuit, mais la perspective de leur contrôle est sombre
    http://obsarm.org/spip.php?article337

    (Stockholm, 15 juin 2020) – Le Stockholm International Peace Research Institute publie aujourd’hui les conclusions du SIPRI Yearbook 2020, qui fait état de la situation actuelle en matière d’armements, de désarmement et de sécurité internationale. L’une des principales conclusions est que, malgré une diminution globale du nombre d’ogives nucléaires en 2019, tous les États dotés d’armes nucléaires continuent de moderniser leur arsenaux. La réduction des ogives nucléaires se poursuit malgré des tensions (...) Actualités

    / #Stratégies_nucléaires, #Armes_nucléaires, #Prolifération_nucléaire

    http://obsarm.org/IMG/pdf/sipri_nucleaire_yb2020_fr.pdf

  • #Villes et alimentation en période de #pandémie : expériences françaises

    La #crise_sanitaire a durement touché le monde entier, notamment la France, et a conduit à adapter les modes de #consommation, de #production et d’#approvisionnement pour faire face à cette situation inédite. Fermeture des marchés, des commerces, des restaurants et des cantines, pénurie de main d’œuvre dans la production agricole… Les acteurs du secteur ont dû s’adapter à un contexte évolutif pour garantir la #sécurité_alimentaire du pays. Malgré toutes ces difficultés, le système alimentaire français a tenu.

    Comment garantir la #sécurité et la #qualité de l’#approvisionnement_alimentaire pour tous en période de crise sanitaire ? Quels dispositifs ont été mis en place dans les villes françaises pour répondre à une situation inédite d’urgence ? Quels enseignements retenir de ces deux mois de confinement ? Quelle place les villes ont-elles vocation à occuper dans la redéfinition des #stratégies_alimentaires_territoriales en cours ?

    France urbaine, en partenariat avec les associations RESOLIS et Terres en villes, a mené une vaste #enquête intitulée « Villes et alimentation en période de pandémie : expériences françaises », dont résulte le #recensement des #dispositifs mis en place dans 30 grandes villes et agglomérations, permettant l’analyse des nombreux rôles joués par les villes, en partenariat avec les acteurs locaux, lors des deux mois de confinement.

    L’enquête et son analyse sont construites autour de quatre grands thèmes (#circuits_courts, distribution, #solidarité, #communication), dont voici les quatre principaux enseignements :

    - L’action menée dans l’#urgence ne doit pas contredire les besoins durables de #transition et de #résilience du système alimentaire ;
    – La réussite d’une action urbaine dans le domaine alimentaire nécessite un mouvement et une #organisation_collective, à savoir une « Alliance des territoires » et une synergie entre acteurs du système alimentaire ;
    – Des évolutions majeures sont en cours dans les modes agro-écologiques de #production_agricole, dans des mutations liées au numériques et dans les #comportements_alimentaires ;
    – La #mobilisation_citoyenne est nécessaire aux grandes #transformations du système alimentaire pour que celles-ci soient réussies et démocratiques.

    Qu’il s’agisse de réagir dans l’urgence ou d’agir dans la durée pour rendre les systèmes alimentaires plus résilients, plus solidaire et accélérer la #transition_alimentaire, les villes souhaitent collaborer ensemble, avec les différents acteurs du système alimentaire, d’autres territoires et apporter leurs contributions aux agendas nationaux et européens, à l’instar des stratégies « De la ferme à la fourchette » et « Biodiversité 2030 » de la Commission européenne, dévoilées le 20 mai dernier.

    https://franceurbaine.org/publications/villes-et-alimentation-en-periode-de-pandemie-experiences-francaises
    #rapport #France #alimentation #covid-19 #coronavirus #système_alimentaire #confinement #résilience #urban_matter

    Pour télécharger le rapport :
    https://franceurbaine.org/sites/franceurbaine.org/files/documents/franceurbaine_org/villes_alimentation_pandemie_26mai.pdf

  • La Commission Culture du Sénat rend son rapport sur le système de recherche face à la pandémie

    Le sénateur Pierre Ouzoulias nous fait l’honneur de nous transmettre le résumé du rapport de la commission de la Culture, de l’éducation et de la communication du Sénat.
    Le groupe de travail de la commission de la culture du Sénat a rendu son rapport sur le système de recherche face à la pandémie.
    Il dit son admiration et sa reconnaissance pour la mobilisation exceptionnelle de toute la communauté scientifique.
    Néanmoins, il regrette le manque de #stratégie_nationale de recherche sur la Covid-19 et l’absence de structure de #pilotage_unique. Il demande la mise en place d’une stratégie nationale pilotée par une structure unique.
    Il regrette que l’absence d’organisation et de coordination entre les institutions a eu pour conséquence la diffusion de messages au mieux désordonnés, au pire contradictoires.
    Il note une dispersion des #financements sur un grand nombre de projets, alors qu’il aurait été plus pertinent de consacrer des montants plus élevés sur des projets bien ciblés.

    Il estime que la pandémie a mis en lumière les #carences_structurelles du #système_de_recherche français et plus particulièrement le décrochage de la #recherche_biomédicale.

    Ainsi, il regrette que les travaux de recherche sur les coronavirus ont considérablement été réduits il y a une quinzaine d’années en France, faute de financements et de programmation stratégique.

    Il estime que l’érosion continue des #dotations_de_base depuis plusieurs années oblige les opérateurs de recherche à se tourner de plus en plus vers les #financements_sur_projets.
    Or, ce mode de #financement est peu compatible avec la prise de risques et ne permet pas de mener des #projets_exploratoires.

    « Aussi, [il] estime indispensable de mettre un terme à la diminution constante des dotations de base des laboratoires de recherche et de rééquilibrer leur structure de financement entre ces dotations et les financements sur projets ».

    Il considère que l’épidémie de Covid-19 confirme la nécessité d’une #réforme globale de la recherche, qui tirerait les leçons de cette crise. Pour cela, il estime nécessaire :

    - d’amorcer une trajectoire financière ambitieuse qui permette d’atteindre l’objectif de 1 % du PIB consacré à la #recherche_publique ;
    - de rééquilibrer la structure de financement des #laboratoires_de_recherche entre dotations de base et financements sur projets ;
    – de revaloriser très nettement la #rémunération et le #statut des chercheurs.

    À très court terme, il rappelle la nécessité d’un indispensable soutien aux doctorants et post-doctorants pénalisés par la crise.

    Enfin, il déplore les excès médiatiques qui vont à l’encontre de la démarche et de l’#intégrité_scientifiques, lesquelles exigent de la méthode, de la rigueur, de l’esprit critique et de la discrétion professionnelle.

    https://academia.hypotheses.org/24538

    Le lien vers la synthèse du rapport :
    http://www.senat.fr/fileadmin/Fichiers/Images/commission/affaires_culturelles/documents/GT_Recherche.pdf

    #rapport #recherche #pandémie #covid-19 #coronavirus #ESR

  • Grèce : nouvelle extension du confinement dans les #camps de demandeurs d’asile

    En Grèce, les autorités ont à nouveau prolongé le confinement des principaux camps de demandeurs d’asile pour 15 jours supplémentaires, soit jusqu’au 21 juin. C’est la troisième fois que ce confinement est prolongé depuis le mois de mai, officiellement en raison de la lutte contre la pandémie de coronavirus. Un virus qui a pourtant relativement épargné le pays, où moins de 200 victimes ont été recensées depuis le début de la crise sanitaire.

    C’est début mai que le confinement de la population grecque a été levé. Depuis, celui-ci se poursuit pourtant dans les centres dits « d’accueil et d’identification » de demandeurs d’asile. Des camps où s’entassent au total près de 35 000 personnes et qui se situent sur cinq îles de la mer Égée - à l’image de #Moria sur l’île de #Lesbos - ou à la frontière terrestre avec la Turquie, comme le centre de l’#Evros.

    Officiellement, il s’agit pour les autorités grecques de lutter contre la propagation du coronavirus. Or, parmi l’ensemble des demandeurs d’asile, seuls quelques dizaines de cas ont été signalés à travers le pays et aucune victime n’a été recensée.

    Avant la crise sanitaire, la tension était vive en revanche sur plusieurs îles qui abritent des camps, en particulier à Lesbos fin février et début mars. Une partie de la population locale exprimait alors son ras-le-bol, parfois avec violence, face à cette cohabitation forcée.

    Athènes a d’ailleurs l’intention de mettre prochainement en place de premiers centres fermés ou semi-fermés. Notamment sur l’île de Samos et à Malakassa, au nord de la capitale. La prolongation répétée du confinement pour plusieurs dizaines de milliers de demandeurs d’asile semble ainsi s’inscrire dans une logique parallèle.

    http://www.rfi.fr/fr/europe/20200607-gr%C3%A8ce-nouvelle-extension-confinement-les-camps

    #asile #migrations #réfugiés #extension #prolongation #confinement #coronavirus #covid-19 #Grèce #camps_de_réfugiés

    ping @luciebacon @karine4 @isskein

    • Νέα παράταση εγκλεισμού στα ΚΥΤ των νησιών με πρόσχημα τον κορονοϊό

      Αν δεν υπήρχε ο κορονοϊός, η κυβέρνηση θα έπρεπε να τον είχε εφεύρει για να μπορέσει να περάσει ευκολότερα την ακροδεξιά της ατζέντα στο προσφυγικό.

      Από την αρχή της εκδήλωσης της πανδημίας του κορονοϊού η κυβέρνηση αντιμετώπισε την πανδημία όχι σαν κάτι από το οποίο έπρεπε να προστατέψει τους πρόσφυγες και τους μετανάστες που ζουν στις δομές, αλλά αντιθέτως σαν άλλη μια ευκαιρία για να τους στοχοποιήσει σαν υποτιθέμενη υγειονομική απειλή. Εξού και δεν πήρε ουσιαστικά μέτρα πρόληψης και προστασίας των δομών, αγνοώντας επιδεικτικά τις επείγουσες συστάσεις ελληνικών, διεθνών και ευρωπαϊκών φορέων.

      Δεν προχώρησε ούτε στην άμεση εκκένωση των Κέντρων Υποδοχής και Ταυτοποίησης από τους περισσότερους από 2.000 πρόσφυγες και μετανάστες που είναι ιδιαίτερα ευπαθείς στον κορονοϊό - άνθρωποι ηλικιωμένοι ή με χρόνια σοβαρά προβλήματα υγείας. Αντιθέτως, ανέβαλε στην πράξη με προσχηματικές αοριστολογίες ή και σιωπηρά για τουλάχιστον δύο μήνες τη σχετική συμφωνία που είχε κάνει το υπουργείο Μετανάστευσης και Ασύλου με την κυρία Γιόχανσον στις αρχές Απριλίου.

      Με άλλα λόγια, αν δεν υπήρχε ο κορονοϊός, η κυβέρνηση θα έπρεπε να τον είχε εφεύρει για να μπορέσει να περάσει ευκολότερα την ακροδεξιά της ατζέντα στο προσφυγικό. Στην πραγματικότητα, αυτό ακριβώς κάνει ο υπουργός Μετανάστευσης και Ασύλου : χρησιμοποιεί την πανδημία του κορονοϊού για να παρατείνει ξανά και ξανά την καραντίνα σε δομές. Ιδίως στα Κέντρα Υποδοχής και Ταυτοποίησης στα νησιά, όπου εξελίχθηκαν σε φιάσκο οι άτσαλες και βιαστικές απόπειρες του υπουργού Νότη Μητασράκη και του υπουργού Προστασίας του Πολίτη Μιχάλη Χρυσοχοΐδη να επιβάλουν με επιτάξεις, απευθείας αναθέσεις και άγρια καταστολή έργα πολλών δεκάδων εκατομμυρίων ευρώ για τη δημιουργία νέων Κέντρων Υποδοχής και Ταυτοποίησης, πολλαπλάσιας χωρητικότητας από ατυτή των σημερινών.

      Η επιβολή καραντίνας στα ΚΥΤ στα νησιά ξεκίνησε στις 24 Μαρτίου, αρκετά πριν την επιβολή καραντίνας στο γενικό πληθυσμό, και από τότε ανανεώνεται συνεχώς. Το Σάββατο 20 Ιουνίου οι υπουργοί Μηταράκης και Χρυσοχοΐδης έδωσαν άλλη μια παράταση υγειονομικού αποκλεισμού των ΚΥΤ μέχρι τις 5 Ιουλίου, οπότε και θα συμπληρωθούν 3,5 μήνες συνεχούς καραντίνας. Τουλάχιστον για τα μάτια των ξενοφοβικών, καθώς στην πράξη οι αρχές αδυνατούν να επιβάλουν καραντίνα σε δομές που εξαπλώνονται σε μεγάλη έκταση έξω από τους οριοθετημένους χώρους των ΚΥΤ.

      Οι υπουργοί ανακοίνωσαν επίσης παράταση της καραντίνας στις δομές της Μαλακάσας, της Ριτσώνας και του Κουτσόχερου, όπου είχαν εμφανιστεί κρούσματα πριν από πολλές εβδομάδες, και έκτοτε δεν υπάρχει ενημέρωση για νέα κρούσματα μέσα στις δομές, παρόλο που έχει παρέλθει προ πολλού το προβλεπόμενο χρονικό όριο της καραντίνας.

      Πρόκειται για σκανδαλωδώς προκλητική διαχείριση, επικοινωνιακή και μόνο, τόσο του προσφυγικού και μεταναστευτικού όσο και του ζητήματος του κορονοϊού.

      https://www.efsyn.gr/node/248622

      #hotspot #hotpspots

      –—

      Avec ce commentaire de Vicky Skoumbi, reçu le 21.06.2020 via la mailing-list Migreurop :

      Sous des prétexte fallacieux, le gouvernement prolonge une énième fois les mesures de restriction de mouvement pour les résidents de hotspots dans les #îles et pour trois structures d’accueil au continent, #Malakasa, #Ritsona et #Koutsohero. Le 5 juillet, date jusqu’à laquelle court cette nouvelle #prolongation, les réfugiés dans les camps auront passés trois mois et demi sous #quarantaine. Je rappelle que depuis au moins un mois la population grecque a retrouvé une entière liberté de mouvement. Il est fort à parier que de prolongation en prolongation tout le reste de l’été se passera comme cela, jusqu’à la création de nouveaux centres fermés dans les îles. Cette éternisation de la quarantaine -soi-disant pour des raisons sanitaires qu’aucune donné réel ne justifie, transforme de fait les hotspots en #centres_fermés anticipant ainsi le projet du gouvernement.

      #stratégie_du_choc

    • Pro-migrant protests in Athens as Greece extends lockdown

      Following protests in Athens slamming the government for its treatment of migrants, the Greek government over the weekend said it would extend the COVID-19 lockdown on the migrant camps on Greek Aegean islands and on the mainland.

      Greece has extended a coronavirus lockdown on its migrant camps for a further two weeks. On Saturday, Greece announced extension of the coronavirus lockdown on its overcrowded and unsanitary migrant camps on its islands in the Aegean Sea for another fortnight.

      The move came hours after some 2,000 people protested in central Athens on Saturday to mark World Refugee Day and denounced the government’s treatment of migrants.

      The migration ministry said migrants living in island camps as well as those in mainland Greece will remain under lockdown until July 5. It was due to have ended on Monday, June 22, along with the easing of general community restrictions as the country has been preparing to welcome tourists for the summer.

      The Greek government first introduced strict confinement measures in migrant camps on March 21. A more general lockdown was imposed on March 23; it has since been extended a number of times. No known coronavirus deaths have been recorded in Greek migrant camps so far and only a few dozen infections have surfaced. Rights groups have expressed concern that migrants’ rights have been eroded by the restrictions.

      On May 18, the Greek asylum service resumed receiving asylum applications after an 11-week pause. Residence permits held by refugees will be extended six months from their date of expiration to prevent the service from becoming overwhelmed by renewal applications.

      ’No refugee homeless, persecuted, jailed’

      During the Saturday protests, members of anti-racist groups, joined by residents from migrant camps, marched in central Athens. They were holding banners proclaiming “No refugee homeless, persecuted, jailed” and chanting slogans against evictions of refugees from temporary accommodation in apartments.

      More than 11,000 refugees who have been living in reception facilities for asylum seekers could soon be evicted. Refugees used to be able to keep their accommodation for up to six months after receiving protected status.

      But the transitional grace period was recently reduced significantly: Since March of this year, people can no longer stay in the reception system for six months after they were officially recognized as refugees — they only have 30 days.

      Refugee advocacy groups and UNHCR have expressed concern that the people evicted could end up homeless. “Forcing people to leave their accommodation without a safety net and measures to ensure their self-reliance may push many into poverty and homelessness,” UNHCR spokesperson Andrej Mahecic said last week.

      The government insists that it is doing everything necessary “to assure a smooth transition for those who leave their lodgings.”

      Moreover, UNHCR and several NGOs and human rights groups have spoken out to criticize the Greek government’s decision to cut spending on a housing program for asylum seekers by up to 30%. They said that it means less safe places to live for vulnerable groups.

      Asylum office laments burden, defends action

      In a message for World Refugee Day, the Ministry for Migration and Asylum said Greece has found itself “at the centre of the migration crisis bearing a disproportionate burden”, news agency AFP cites.

      “The country is safeguarding the rights of those who are really persecuted and operates as a shield of solidarity in the eastern Mediterranean,” it added.

      Government officials have repeatedly said Greece must become a less attractive destination for asylum seekers.

      The continued presence of more than 36,000 refugees and asylum seekers on the islands — over five times the intended capacity of shelters there — has caused major friction with local communities who are demanding their immediate removal.

      An operation in February to build detention centers for migrants on the islands of Lesbos and Chios had to be abandoned due to violent protests.

      Accusations of push-backs

      Greece has also been repeatedly accused of illegal pushbacks by its forces at its land and sea borders, which according to reports have spiked since March.

      On land, a Balkans-based network of human rights organizations said migrants reported beatings and violent collective expulsions from inland detention spaces to Turkey on boats across the Evros River. In the Aegean, a recent investigation by three media outlets claims that Greek coast guard officers intercept migrant boats coming from Turkey and send them back to Turkey in unseaworthy life rafts.

      Athens has repeatedly denied using illegal tactics to guard its borders, and has in turn accused Turkey of sending patrol boats to escort migrant boats into its waters.

      According to UNHCR, around 3,000 asylum seekers arrived in Greece by land and sea since the start of March, far fewer people than over previous months. Some 36,450 refugees and asylum seekers are currently staying on the Aegean islands.

      https://www.infomigrants.net/en/post/25521/pro-migrant-protests-in-athens-as-greece-extends-lockdown

      #résistance

    • Greek government must end lockdown for locked up people on Greek islands

      COVID-19-related lockdown measures have had an impact on the lives of everyone around the world and generated increasing levels of stress and anxiety for many of us. However, the restriction of movement imposed in places like Moria and Vathy, on the Greek islands, have proven to be toxic for the thousands of people contained there.

      When COVID-19 reached Greece, more than 30,000 asylum seekers and migrants were contained in the reception centres on the Greek islands in appalling conditions, without access to regular healthcare or basic services. Médecins Sans Frontières (MSF) runs mental health clinics on the islands.

      In March 2020, a restriction of movement imposed by the central government in response to COVID-19 has meant that these people, 55 per cent of whom are women and children, have essentially been forced to remain in these overcrowded and unhygienic centres with no possibility to escape the dangerous conditions which are part of their daily life.

      Despite the fact that there have been zero cases of COVID-19 in any of the reception centres on the Greek islands, and that life has returned to normal for local people and tourists alike, these discriminatory measures for asylum seekers and migrants continue to be extended every two weeks.

      Today, these men, women and children continue to be hemmed in, in dire conditions, resulting in a deterioration of their medical and mental health.

      “The tensions have increased dramatically and there is much more violence since the lockdown, and the worst part is that even children cannot escape from it anymore,” says Mohtar, the father of a patient from MSF’s mental health clinic for children. “The only thing I could do before to help my son was to take him away from Moria; for a walk or to swim in the sea, in a calm place. Now we are trapped.”

      MSF cannot stay silent about this blatant discrimination, as the restriction of movement imposed on asylum seekers dramatically reduces their already-limited access to basic services and medical care.

      In the current phase of the COVID-19 epidemic in Greece, this measure is absolutely unjustified from a public health point of view – it is discriminatory towards people that don’t represent a risk and contributes to their stigmatisation, while putting them further at risk.

      “The restrictions of movement for migrants and refugees in the camp have affected the mental health of my patients dramatically,” says Greg Kavarnos, a psychologist in the MSF Survivors of Torture clinic on Lesbos. “If you and I felt stressed and were easily irritated during the period of the lockdown in our homes, imagine how people who have endured very traumatic experiences feel now that they have to stay locked up in a camp like Moria.”

      “Moria is a place where they cannot find peace, they cannot find a private space and they have to stand in lines for food, for the toilet, for water, for everything,” says Kavarnos.

      COVID-19 should not be used as a tool to detain migrants and refugees. We continue to call for the evacuation of people, especially those who belong to high-risk groups for COVID-19, from the reception centres to safe accommodation. The conditions in these centres are not acceptable in normal times however, they have become even more perilous pits of violence, sickness, and misery when people are unable to move due to arbitrary restrictions.

      https://www.msf.org/covid-19-excuse-keep-people-greek-islands-locked

    • La Grèce prolonge à nouveau le confinement dans les camps de migrants

      Athènes a annoncé vendredi une prolongation jusqu’à la fin du mois d’août du confinement dans les camps de migrants installés sur ses îles et le continent. Le pays connaît une hausse du nombre d’infections mais aucun décès n’a encore été enregistré dans les camps de migrants.

      Les camps de migrants de Grèce resteront confinés au moins jusqu’à la fin du mois d’août. Vendredi 31 juillet, le ministère des Migrations a déclaré que le confinement – entré en vigueur le 21 mars – sera prolongé jusqu’au 31 août "pour prévenir l’apparition et la diffusion des cas de coronavirus". Il s’agit de la 6e prolongation du confinement des camps de migrants, alors que la population grecque, elle, est sortie du confinement le 4 mai dernier.

      La Grèce, avec 203 décès dus au Covid-19, n’a pas été aussi sévèrement touchée que d’autres pays européens et aucun décès n’a été enregistré dans les camps de migrants.

      Mais ces derniers sont surpeuplés, en mer Egée particulièrement. Plus de 26 000 demandeurs d’asile y vivent, pour une d’une capacité d’accueil de moins de 6 100 places. Une situation qui génère de plus en plus de tensions avec la population locale.

      Néanmoins, la prolongation du confinement des seuls camps de migrants ne constitue pas moins une discrimination manifeste des droits des personnes migrantes, ont dénoncé de nombreuses ONG dans un communiqué publié le 17 juillet.

      “Nous sommes de plus en plus inquiets car les températures montent, nous sommes au milieu de l’été, et les migrants sont obligés de vivre dans des espaces saturés avec trop peu d’accès à l’hygiène, l’eau manque ainsi que les produits sanitaires dans la plupart des camps. Il y a un donc un risque que ces prolongement indéterminés provoquent d’importants problèmes sanitaires au sein des camps puisque les gens ne peuvent même plus sortir pour se faire soigner ou acheter des médicaments et des produits de première nécessité”, a indiqué à InfoMigrants Adriana Tidona, chercheuse spécialiste des questions migratoires en Europe pour Amnesty International.
      Augmentation du nombre de cas

      Si les autorités grecques veulent que les migrants restent dans des camps, elles invitent les touristes à venir dans le pays. Les aéroports grecs et les frontières ont ainsi été rouverts aux touristes étrangers. Or, ces mesures se sont accompagnées d’une augmentation du nombre de cas de Covid-19 dans le pays.

      Depuis le 1er juillet, plus de 340 cas confirmés ont été enregistrés parmi les près de 1,3 million de voyageurs entrant en Grèce, a indiqué mardi la protection civile

      Mardi, la Grèce a annoncé qu’elle rendait le masque obligatoire dans les magasins, les banques, les services publics et la quasi-totalité des lieux clos, en réponse à une résurgence des infections.


      https://www.infomigrants.net/fr/post/26383/la-grece-prolonge-a-nouveau-le-confinement-dans-les-camps-de-migrants

    • Grèce : prolongation du confinement dans les camps de migrants

      Plus de 24.000 demandeurs d’asile sont logés dans des camps insalubres, d’une capacité d’accueil de moins de 6100 places.

      La Grèce a annoncé vendredi 28 août une prolongation jusqu’au 15 septembre du confinement imposé aux migrants dans les camps aux portes d’entrée de l’Europe, sur les îles et à la frontière terrestre du pays, qui connaît une résurgence des cas de coronavirus. Le confinement des camps, entré en vigueur le 21 mars, sera prolongé jusqu’au 15 septembre « pour empêcher l’apparition et la propagation des cas de coronavirus », a déclaré le ministère des Migrations.

      La présence de plus de 24.000 demandeurs d’asile dans des camps insalubres, d’une capacité d’accueil de moins de 6100 places, situés sur les cinq îles de la mer Égée, est une source d’inquiétude pour les autorités.

      Mais les ONG ont plusieurs fois dénoncé l’enfermement des demandeurs d’asile dans ces structures qui ne sont pas adaptées pour mettre en place les mesures barrières nécessaires. Les nouveaux arrivants sur les îles grecques sont par ailleurs placés en quarantaine dans des structures séparées pour ne pas prendre le risque de contaminer tout le camp. Alors que les arrivées s’étaient taries pendant le confinement, elles ont repris légèrement pendant l’été.

      Dans la nuit de jeudi à vendredi, les gardes-côtes grecs ont entrepris une opération de sauvetage d’un voilier au large de l’île de Rhodes avec à bord 55 migrants. Mercredi, la police portuaire avait déjà effectué une opération similaire au large de l’île de Halki et avait secouru 96 personnes. Pour la troisième journée consécutive, des recherches se poursuivent pour retrouver un homme de 35 ans et son fils de 4 ans, portés disparus depuis le naufrage selon la mère de l’enfant. La Grèce, avec 254 décès dus au Covid-19, n’a pas été aussi sévèrement touchée que d’autres pays européens, et aucun décès n’a été enregistré dans les camps de migrants.

      https://www.lefigaro.fr/flash-actu/grece-prolongation-du-confinement-dans-les-camps-de-migrants-1-20200828

    • More camps locked down

      Migrant reception centers in #Thiva, central Greece, and Serres, in the country’s north, have been put on lockdown following outbreaks of the coronavirus.

      The lockdowns were announced on Saturday in a joint decision by the ministries of Migration, Citizens’ Protection and Health and are to remain in force until October 9 when they will be reviewed.

      Migrant facilities in Elaionas, Malakasa, Oinofyta, Ritsona, Schistos, Koutsohero and Fylakio, on the mainland, and on the islands of Samos and Leros are also under lockdown following outbreaks there.

      On Lesvos, following the destruction of the Moria camp in fires earlier this month, migrants have been transferred to a temporary facility where Covid-19 infected residents have been segregated.

      https://www.ekathimerini.com/257425/article/ekathimerini/news/more-camps-locked-down