• Depuis quelques jours, le collectif Désarmons-les se fait régulièrement agresser. Voici son communiqué :
    MISE AU POINT, sur les menaces que nous recevons.
    https://desarmons.net/index.php/2019/02/04/mise-au-point-sur-les-menaces-que-nous-recevons

    Depuis quelques jours, nous nous faisons régulièrement agresser.

    Notre collectif existe depuis 2012. Depuis 2014, il s’organise quotidiennement auprès de personnes mutilées par la police, y compris déjà en 1999. Certain-es de ces blessé-es graves l’ont été dans les quartiers populaires, d’autres en marge de matchs de foot, tous n’ont pas les mêmes convictions politiques. Nous n’avons pas attendu le mouvement des gilets jaunes.

    Oui, il y avait des blessé-es grave avant les gilets jaunes. Nous en comptions au moins 53 avant le mois de novembre 2018. On en parlait peu. Notre combat était peu visible. Nous n’avons jamais cherché la reconnaissance, notre priorité étant d’aider les blessé-es dans leur combat, en apportant un soutien juridique, psychologique, politique, selon des principes clairs et en accord avec une analyse radicale du système actuel.

    Depuis quelques semaines, des enjeux de pouvoir ont pris leur place dans un combat que nous menons depuis des années avec bienveillance. Des gens se présentent en icônes d’un mouvement qui avait pourtant affirmé qu’il ne voulait pas de porte-paroles, écrasant au passage les pieds des autres. Certaines croient également pertinent de dire qu’ils sont « neutres » et que leur action est « apolitique », tout en laissant agir des populistes de la droite dure et en condamnant les militants antifascistes qui combattent l’hydre fasciste avec conviction (autant préciser qu’on ne la combat pas avec des fleurs).

    Nous ne sommes pas d’accord avec cette neutralité, car pour nous les violences d’État, dont font partie les violences racistes et les violences policières, sont un problème politique. Depuis des années, nous essayons de faire admettre au plus grand nombre que ce ne sont pas des « dérapages », des « bavures », mais des violences systémiques, institutionnelles, assumées par le pouvoir.

    Aujourd’hui, nous faisons l’objet d’insultes diverses et de menaces.

    Des gens nous disent que nous mentons et que nous « ne maîtrisons pas notre sujet », sans avoir lu un seul des articles de notre site internet. Nous mettons au défi qui que ce soit de trouver un mensonge sur notre site ou une information qui soit fausse.

    Depuis quelques jours, nous faisons également l’objet d’attaques verbales et de menaces de personnes qui ne supportent pas la critique politique et ne sont pas capables d’autocritique, exigeant de nous qu’on supprime des publications sous prétexte qu’elles leur déplaisent, confondent « critique » et « appel à la haine ».

    Parmi elles, des personnes qui se disent « medics » et ont inventé un clivage entre « street medics » et « médics », comme si ces catégories existaient avant que ces mêmes personnes ne débarquent et négocient leur intervention avec les autorités, niant et piétinant du même coup des décennies de pratiques militantes, réfléchies et autonomes (qu’elles semblent mépriser). « street medic » n’est pas une identité, mais une pratique, au même titre que les « legal team » (soutien juridique), les « trauma team » (soutien psychologique), le « black bloc » (tactique collective permettant d’agir et se défendre en bénéficiant de l’anonymat), les « zones d’autonomie temporaire » ou les « cantines mobiles ». Cette pratique a une histoire et une philosophie, qui remonte au mouvement américain des droits civiques. Elle n’a jamais été neutre, ni apolitique.

    Déjà en 2012, nous avions des liens constants avec des groupes de « street medics ». Sur certaines manifestations, nous avons nous-mêmes été street medics.

    Faire « street medic », c’est être capable d’humilité, refuser la professionnalisation, dans le but de protéger les manifestant-es de la répression et d’organiser le soin en manifestation autour de principes de lutte clairs, qui n’acceptent aucune négociation avec les flics pour quémander le droit d’agir. Oui, être medic en manif, ce n’est pas offrir un substitut à la sécurité civile ou aux pompiers : il s’agit d’un combat politique, pas de l’encadrement légal d’un événement festif.

    Toutes celles et ceux qui voient dans ces pratiques une manière égocentrique d’exister, d’avoir de la reconnaissance, de se faire passer pour des héros, n’ont pas compris l’esprit de la chose.

    On n’a pas à nous faire des pressions parce que nous dénonçons les compromis avec la police. Nous avons nos valeurs et principes, nous les défendrons. Que ceux à qui ça ne plaît pas passent leur chemin au lieu de nous empêcher d’agir et de nous faire perdre notre temps.

    Laissez nous respirer !

    (je l’ai copié en entier parce que je veux être sûre qu’il soit lu, tant ses bases politiques / éthiques sont importantes !)

    #apolitisme #streetmedics #street_medic #trauma_team #legal_team #black_bloc #radicalité #oppression_systémique

    • ajout sur leur facebook : Une liste non exhaustive des avocat-es que Désarmons-les ! conseille, pour des raisons liées à leur compréhension des enjeux de la défense collective, leur fiabilité, leur accessibilité et leur engagement personnel dans la défense de personnes touchées par la répression ou les violences policières :

      Lucie SIMON (Paris / IDF) : 06 33 50 30 64
      Raphael KEMPF (Paris / IDF) : 06 28 06 37 93
      Ainoha PASCUAL (Paris / IDF) : 07 68 97 17 68
      Eduardo MARIOTTI (Paris / IDF) : 07 68 40 72 76
      Alice BECKER (Paris / IDF) : 06 23 76 19 82
      Samuel DELALANDE (Paris / IDF) : 06 01 95 93 59
      Matteo BONAGLIA (Paris / IDF) : 01 40 64 00 25
      Emilie BONVARLET (Paris / IDF) : 06 23 53 33 08
      Xavier SAUVIGNET (Paris / IDF) : 01 56 79 00 68
      Arié ALIMI (Paris / IDF) : 06 32 37 88 52
      Chloé CHALOT (Rouen) : 06 98 83 29 52
      Claire DUJARDIN (Toulouse / SUD OUEST) : 06 74 53 68 95
      Romain FOUCARD (Bordeaux / SUD OUEST) : 07 62 07 73 56
      Muriel RUEF (Lille / NORD) : 06 84 16 63 02
      Florian REGLEY (Lille / NORD) : 07 83 46 30 82
      Maxime GOUACHE (Nantes / OUEST) : 06 59 89 37 57
      Pierre HURIET (Nantes / OUEST) : 06 15 82 31 62
      Stephane VALLEE (Nantes / OUEST) : 06 09 93 94 61
      Florence ALLIGIER (Lyon / EST) : 06 07 27 41 77
      Olivier FORRAY (Lyon / EST) : 04 78 39 28 28
      Christelle MERCIER (Saint Etienne / EST) : 06 28 67 53 52
      Jean Louis BORIE (Clermont Ferrand / CENTRE) : 04 73 36 37 35

    • On remarquera que certain.e.s leaders blessé.e.s ne l’ont pas été dans un groupe de manifestant.e.s agité.e.s mais étaient seuls, dans un coin calme, presque en retrait.

      Exemple, Louis Boyard :

      à l’écart et sans gilet jaune, il prend la décision de s’éloigner « sans courir ».

      https://www.liberation.fr/checknews/2019/02/04/le-president-de-l-union-nationale-lyceenne-louis-boyard-a-t-il-ete-victim

      Questions :
      Qui donne l’ordre aux policiers de blesser volontairement les opposant.e.s qui dérangent ?
      Qui fournit les noms des opposants.e.s à « neutraliser » ?

      – Ministère de l’intérieur ?
      – Attaché au cabinet du président de la république ?
      – Direction de la police ?


  • En formation avec les « street medic » (de Nantes)

    Bénévoles, et pas tous des professionnels de santé, ils viennent en aide aux manifestants blessés. Ces derniers temps, on les a beaucoup vus dans les grandes villes à l’occasion des différentes mobilisations des « gilets jaunes ».
    https://www.vice.com/fr/article/7xynpy/en-formation-avec-les-street-medic

    Ils sont une centaine de participants à être entassés dans l’établissement. La séance débute et Fabien, « street medic » depuis 2016 et la loi Travail, rappelle la raison d’être des « street medic » : « Un collectif antiraciste, antisexiste, présent dans toutes les grandes manifestations sociales, contre les répressions policières ». Dans la salle d’à côté, d’autres « medic » complètent le résumé : « Nous sommes des secouristes bénévoles autogérés, organisés collectivement ».

    Les « street medic » n’ont aucun statut juridique. Certains sont secouristes ou urgentistes de formation, d’autres titulaires du PSC1 (certificat prévention et secours de niveau 1) ou du SST (certificat de sauveteur secouriste du travail), mais tous sont bénévoles et partagent « une volonté humaniste de s’investir », récapitule Fabien. Une volonté teintée de militantisme, car les « street medic » tiennent à dénoncer au passage « les violences policières » et comptabilisent le nombre de blessés à chaque manifestation. Aujourd’hui, au vu du nombre de manifestants blessés qui ne se rendent pas aux urgences et ne bénéficient pas de soins de secouristes professionnels, les chiffres des « street medic », qui comprennent les « petites » blessures, sont, sans doute, les plus proches de la réalité.

    #street_medics #streetmedics #autonomie #autogestion


  • Différents compte-rendus de la manifestation #Acte9 des #GiletsJaunes à #Nantes :

    Avec une participation allant de 2600 (préfecture) à 8000 (Nantes Revoltée) c’est surtout l’ingéniosité d’organisation et les #violences_policières qui ressortent de cette manifestation. Plus de 60 blessé-e-s pris-e-s en charge par les #Street_Medics, sachant que beaucoup ne se signalent pas et que les traumatisme psychologique sont incalculables mais évidents quand des « forces de l’ordre » tirent des lacrymos en rafale avec leur nouveau joujou validé, le « riot gun penn arms ».

    J’avais tenté de rassembler les différents tweets de la journée dans un « moment » mais twitter a visiblement une limite et un choix éditorial dans sa sélection que je ne comprends pas trop. Au demeurant on y retrouve quand même les principaux différents comptes qui ont informé sur le sujet.

    Suivi des tweets concernant la manifestation « Acte 9 » des Gilets Jaunes à Nantes le 12 janvier 2019.

    https://twitter.com/i/moments/1084120284632924160

    Il comporte en particulier un thread très explicatif avec plein de magnifiques photos de @suaanantes :

    Gilets jaunes Nantes acte 9. La plus grosse mobilisation depuis le début du mouvement. Le retour des banderoles de tête, d’un black block aussi. Toujours la stratégie/tactique de faire courir le dispositif policier. Énorme répression. #ActeIX #giletsjaunes
    https://twitter.com/suaanantes/status/1084161949674455040

    Un CRS armé du lanceur 6 coups se déchaine sur les manifestants qui reculent pourtant sur les 50 otages. Les projectiles arrivent à hauteur de têtes. Sidération de certains tandis que d’autres s’échauffent. Nombreux tirs de LBD aussi.
    https://twitter.com/suaanantes/status/1084181427154010112

    A un moment, une partie des manifestant-e-s se fait une pause joyeuse et musicale sur une petite place.
    A l’autre bout, un pétard explose.
    On admirera la réponse toute en mesure et proportionnalité des « forces de l’ordre »
    https://youtu.be/nvnAPcdJW18

    Y’a aussi cette vidéo de @christianmeas que j’ai trouvée particulièrement parlante :

    Anti et pro #GiletsJaunes discutaient plutôt calmement, quand soudain, un cycliste a laissé éclater sa colère #Nantes
    https://twitter.com/christianmeas/status/1084109792329809921

    Résumé de la manif par @Mimas87 désabusé devant le déchaînement policier :

    Le bloc n’a jamais pu se mettre en place...
    Pour être honnête, l’immense répression a été efficace.
    Il n’y a pas eu de manif, juste des petits groupes qui se sont fait balader, charger, gazer, tirer dessus...
    Assez déprimant. Même à 30 000 on ne pourrait rien faire...
    https://twitter.com/Mimas87/status/1084262576324833280

    On peut retrouver son thread ici :
    https://twitter.com/Mimas87/status/1084259094142304261
    Complété par là : https://twitter.com/Mimas87/status/1084579300907597825

    Le compte-rendu effrayant des Street Medics :

    On compte de nombreuses personnes touchées qui ne nous ont pas sollicitées et dont on ne sait pas dans quelles circonstances elles ont été blessées.
    Au final on compte au minimum une soixantaine de personnes prises en charge. Cela ne compte évidemment pas les personnes blessées qui n’ont pas fait appel ou pas souhaité de soins, dont de nombreuses personnes qui ont pris des coups ou des projectiles de grenades sans en faire part.
    On remarque que la police a bien testé son nouveau joujou à 6 coups et n’a pas lésiné sur les grenades désencerclantes. En fin de journée, des dizaines de munitions de ces armes jonchaient les rues.

    https://nantes.indymedia.org/articles/44188

    Le bilan « massif et détermine » de Nantes Révoltée :

    À l’aube de l’année 2019, la révolte des Gilets Jaunes redouble de vigueur. Isolés, détestés, les gouvernants sont résolus à ne répondre que par la menace. Le premier ministre annonce des fichages massifs pour interdire de manifestation à vie les opposants politiques. Le ministre de l’intérieur provoque tous ceux qui comptent descendre dans la rue. Un député déclare dans la presse que tout est mis en œuvre pour que « ce soit le dernier acte ». Et à Nantes, le préfet annonce fièrement, une répression « sans précédent ». Tout simplement.

    https://nantes.indymedia.org/articles/44186

    Je ne suis hélas pas étonnée par tout ça : ça fait quelques années que #Nantes sert de base d’entraînement en #répression intensive. J’ai personnellement atteint mes limites en 2018 , ayant l’impression de trop subir pour, au final, faire la communication stressante attendue par l’État...


  • Bousti, secouriste en manif
    http://mindpodcast.fr/2018/07/18/bousti-secouriste-en-manif

    Pour mon premier documentaire, j’ai eu envie de parler du cortège de tête. Un ami m’a présenté Bousti, street médic depuis un an. J’ai pris mon enregistreur et je l’ai suivie, avec son binôme, pendant la manif du 1er mai 2018. Or, cette manif n’a ressemblé à aucune autre : d’abord, le cortège de tête était énorme. Et, au sein de celui-ci, l’importance du black bloc m’a surprise. J’ai su plus tard qu’ils étaient 1400. Pas de chance, c’était le jour où j’avais pris mon enregistreur avec moi. Durée : 22 min. Source : Mind


  • Un #service_public autogéré : appel à financement participatif d’une #ambulance_partisane
    https://www.helloasso.com/associations/association-soin-intercommunale/collectes/soutenez-l-ambulance-partisane

    L’Association de Soins Intercommunale (A.S.I) a été créée afin d’apporter des soins et premiers secours partout où leur accès est rendu difficile.

    Elle s’est munie d’une ambulance pour appuyer ses interventions en France et ailleurs. Elle permet l’accès rapide aux premiers secours et sert de support à des formations.

    Parmi les actions menées depuis 2015 :

    – Poste de secours en manifestations, aide aux migrants à Calais et Vintimille, appui aux équipes soignantes de Nuit Debout à Paris ou aux occupants de la forêt à Bure, participation au blocage du périphérique de Nantes dans le cadre de la défense de la ZAD...

    – Formations aux premiers secours dans des écoles ou des formations ouvertes à tous, sur le plateau de Millevaches, à Rouen, sur la ZAD...

    – Poste de secours lors de chantiers, fêtes ou séminaires...

    #luttes_sociales #street_medics



  • Demain les gens de la police refleuriront sur le trottoir... | Ça fait mal
    http://lalocale.ckdevelop.org/news/news.php?id=1193

    Ça fait mal partout la violence policière. Alors le mouvement social s’organise pour soigner ses blessé.e.s. Aujourd’hui, on reçoit Kasko, « Street Medic » à Paris ces derniers mois, pour revenir sur cette pratique d’autodéfense populaire et sur la volonté étatique de terroriser les manifestants. Durée (...) — Street%20Medics.mp3

    http://lalocale.ckdevelop.org/upload/Ca%20fait%20mal/2016/Street%20Medics.mp3




  • Conférence de presse des #street_medics le 17 juin 2016
    https://medium.com/@ReportersDebout/conférence-de-presse-des-street-médic-4a2aed2b80f

    Quand on voit “7 blessés” dans la presse alors que nous, on a soigné 300 personnes pendant la manif, ça nous interpelle.

    (...) On entre dans une ère où le simple fait de manifester peut nous coûter très cher. Ce n’est pas qu’une impression, nous-mêmes sommes ciblés par les forces de l’ordre. Les policiers ouvrent nos sacs, puis nous disent : “Toi, t’es street, tu rentres pas, sinon t’auras droit à des poursuites judiciaires.”

    Nous sommes identifiés, notre matériel, confisqué. Si on tente de rentrer malgré tout par un autre point, ils communiquent entre eux et c’est fichu.

    (...) Il faut savoir qu’aucun équipement type casque/lunettes ne te protège des coups. Des gens à terre se font matraquer parce qu’ils portent des protections. Et puis ça peut être retenus contre toi lors d’un procès, car les équipements défensifs sont considérés comme des armes.

    (...) Être street medic c’est affreux. Je ne connais personne chez nous qui n’ait pas de syndrome post-traumatique après les manifs. Mardi, c’était la pire que j’aie vécue en termes de répression. On marchait, on voyait des gens à terre qui ne bougeaient plus. Je suis de celles et ceux qui disaient que la répression a toujours été sévère, mais cette fois-ci ça dépassait l’entendement.

    On se forme entre nous, certains viennent de secteur médical. Mais même formé, on n’est pas préparé à prendre en charge un blessé sous un tel niveau de stress et de danger. Le plus dur à traiter se sont les yeux, c’est dire ! Oui, c’est clairement de la médecine de guerre. Quand un medic opère, plusieurs autres doivent protéger l’intervention. Les grenades de désencerclement sont utilisées de manière offensive.

    Même pendant qu’on soigne quelqu’un on se prend des tirs de grenades !

    Dès qu’il y a un blessé les manifestants forment un cordon de protection, par altruisme. C’est beau, mais j’ai peur pour eux. Que ce soient des syndicalistes ou des Black Blocs. Pendant ce temps, les flics se servent de nous comme bouclier humain pour se protéger tout en continuant à tirer.

    (...) En ce qui concerne les photos, quand t’es blessé en manif, tu es extrêmement vulnérable. C’est dégueulasse de filmer ça. Parfois nous sommes obligés de pousser plein de photographes pour intervenir car eux n’interviennent pas !

    Mais il faut informer les gens. Et nous avons besoin d’images pour monter la défense collective. On a besoin de sources pour s’attaquer à la répression. Dans une société pacifiée comme la nôtre, c’est une guerre de l’image qui prévaut. Nous voulons aussi montrer qu’il se passe des choses magnifiques, la solidarité à pris des proportions gigantesques !

    A compléter avec le live twit de la conférence de presse par @AlloThisIsTaupe
    https://twitter.com/AlloThisIsTaupe/status/743876438483402752

    -sa ressemble à la médecine de guerre hochement de tête des medic

    –enfint y’a pas de morts C’est aussi pour sa qu’on vous a convoqué mais justement on voit comment sa évolue mais on entre dans une aire...

    Ou manifester peut nous coûter chère. On enjambées des gens qui serons dans le coma 3personnes ont été place dans le coma sur Paris

    Depuis le 1er mais je me dit a chaque fois que je vais en manif « quelqu’un peut [mourir] et sa vas arriver »

    (...)

    On a une vérité a dire c’est qu’il y a plus de 17 blesser et que quand la presse nous interview ils ne donnent JAMAIS nos chiffres

    (...)

    Les street medic remonte aux années 60 aux USA dans les manifs anti guerre du Vietnam

    (...)

    Le samu entre pas en manif et sans nous oui il y aurais eu des morts car il n’y a que nous

    (...)

    On reçois beaucoup de témoignages de gens qui ne viennent plus des centaines de gens qui ne viennent plus car ils ont peur

    Maintenant quand tu vas en manif tu ne perd plus juste une journée mais aussi ta santé finir en garde à vue perdre ton taff

    (...)

    En 2014 3 personnes ont été eborgner a Nantes

    (...)

    Il se peut que pour un medic qui opère tu en a plusieur qui protègent l’acte qui est fait car fait pendant un instant de danger

    Même pendant qu’on soigne des gens ont de prend des tirs de grenades

    Le 14 des keufs nous ont pris comme bouclier en se mettant derrière nous pour se protéger tout en continuant à tirer sur la manif

    Oui des qu’il y a un blesser les manifestants font un cordon automatiquement par altruisme c’est beaux mais j’ai peur pour eux

    (...)

    En ce qui concerne les photo quand tu es blesser en manif tu es super vulnérables et c’est surdegueulasse de filmer sa

    (...)

    Pour les photos nous ont veux qu’on nous les envois pour monter la défense collective et moi personnellement je peux pas les regarder

    Mais oui il faut informer

    (...)

    On veux aussi montrer qu’il se passe des choses magnifiques et contrebalancer le trash la solidarité a pris des proportions gigantesques

    (...)

    Moi je peux pas amener ma mère dans une manif je veux pas qu’elle mange du gaz les gens qui ont bouffé autant de gaz ils vont avoir

    Des problèmes respiratoire on a soigné quelquiqui nous dit je saigne du nez depuis 3jours

    (...)

    –votre meilleurs souvenir ? La solidarité entre nous et entre manifestants C’est tellement horrible ce qu’on vis du coup la question

    Fait bizzard mais il y a un aspect positif dans ce qu’on fait c’est qu’on veux aller ver quelque chose de beaux

    (...)

    Il faut savoir qu’auxun équipement genre casque lunette ne te protège des coups Y’a des gens à terre qui se sont fait taper à cause de leur

    Équipement et sa peut être retenus contre toi dans un procès Les équipements défensif sont des armes

    Les lycéens c’est ceux qui ont prit le pire depuis le debut et qui ont commencé à s’équiper pour aider leurs camarades

    C’est pour sa qu’il y a beaucoup de très jeune street medic

    #violences_policières #luttes_sociales


  • Témoignage d’une street medic
    lors de la manifestation du 1er mai 2016 à Paris

    http://lavoiedujaguar.net/Temoignage-d-une-street-medic-lors

    Un communiqué collectif sera publié très bientôt. En attendant, je tenais à écrire ce témoignage pour que ce que l’on a vécu durant la journée de mobilisation du 1er mai contre la loi travail soit rendu public rapidement.

    Cette manifestation a été, de mon point de vue, une des plus violemment réprimées depuis le début du mouvement. Néanmoins, c’est aussi lors de cette journée que j’ai pu assister à des pratiques collectives de solidarité, d’une ampleur et d’une force que je n’avais jamais connues auparavant. (...)

    #street_medic #manifestation #répression #Paris #solidarité