• A Quarter of Humanity Faces Looming Water Crises - The New York Times
    https://www.nytimes.com/interactive/2019/08/06/climate/world-water-stress.html

    From India to Iran to Botswana, 17 countries around the world are currently under extremely high water stress, meaning they are using almost all the water they have, according to new World Resources Institute data published Tuesday.

    Many are arid countries to begin with; some are squandering what water they have. Several are relying too heavily on groundwater, which instead they should be replenishing and saving for times of drought.

    #eau #stress_hydrique #climat #cartographie #visualisation

  • The Gnawing Anxiety of Having an Algorithm as a Boss - Bloomberg
    https://www.bloomberg.com/news/articles/2019-06-26/the-gnawing-anxiety-of-having-an-algorithm-as-a-boss

    I recently got the internet in my apartment fixed, and my technician had an unusual request. I’d get an automated call after he left asking me how satisfied I was with the service, he explained, and he wanted me to rate him 9 out of 10. I asked why, and he said there was a glitch with the system that recorded any 10 rating as a 1, and it was important for him to keep his rating up.

    Since then, a couple of people have told me that technicians working for the company have been making this exact request for at least two years. A representative for Spectrum, my internet provider, said they were worrying over nothing. The company had moved away from the 10-point rating system, he said, adding that customer feedback isn’t “tied to individual technicians’ compensation.”

    But even if the Spectrum glitch exists only in the lore of cable repairmen, the anxiety it’s causing them is telling. Increasingly, workers are impacted by automated decision-making systems, which also affects people who read the news, or apply for loans, or shop in stores. It only makes sense that they’d try to bend those systems to their advantage.

    There exist at least two separate academic papers with the title “Folk Theories of Social Feeds,” detailing how Facebook users divine what its algorithm wants, then try to use those theories to their advantage.

    People with algorithms for bosses have particular incentive to push back. Last month, a local television station in Washington covered Uber drivers who conspire to turn off their apps simultaneously in order to trick its system into raising prices.

    Alex Rosenblat, the author of Uberland, told me that these acts of digital disobedience are essentially futile in the long run. Technology centralizes power and information in a way that overwhelms mere humans. “You might think you’re manipulating the system,” she says, but in reality “you’re working really hard to keep up with a system that is constantly experimenting on you.”

    Compared to pricing algorithms, customer ratings of the type that worried my repairman should be fairly straightforward. Presumably it’s just a matter of gathering data and calculating an average. But online ratings are a questionable way to judge people even if the data they’re based on are pristine—and they probably aren’t. Academics have shown that customer ratings reflect racial biases. Complaints about a product or service can be interpreted as commentary about the person who provided it, rather than the service itself. And companies like Uber require drivers to maintain such high ratings that, in effect, any review that isn’t maximally ecstatic is a request for punitive measures.

    #Travail #Surveillance #Algorithme #Stress #Société_contrôle

  • Non, une jeune néerlandaise n’a pas été « euthanasiée » à 17 ans

    https://www.liberation.fr/checknews/2019/06/05/non-une-jeune-neerlandaise-n-a-pas-ete-euthanasiee-a-17-ans_1731868

    « Face à une vie qu’elle ne supportait plus, Noa, 17 ans, a choisi l’euthanasie », titrait ainsi le site de Paris Match cette après-midi, qui a longtemps figuré en tête des articles sélectionnés par Apple News, l’espace « News » des iPhone, qui garantit de très fortes audiences.

    La version australienne de News.com fut l’un des premiers à parler d’euthanasie. Dans la foulée, EuroNews, les britanniques The Independent, le Daily Mail, le Daily Beast et l’américain The Washington Post en avaient fait de même. L’ensemble a même ravivé aux Etats-Unis ou au Canada le débat sur la fin de vie, en particulier si cela concerne des adolescents. D’autant que législation néerlandaise autorise l’euthanasie à partir de 12 ans, avec l’accord des parents.

    Pourtant, la jeune fille n’a pas été euthanasiée, comme tant de médias l’ont écrit, de l’Australie à la France en passant par les Etats-Unis.

    Les faits, donc : dimanche 2 juin, une adolescente néerlandaise de 17 ans est bien morte. Elle s’appelait Noa Pothoven (*).

    (*) : je me suis permis de rectifier l’article avec le vrai nom, la "coquille" du journaliste est assez indélicate
    Il me semble que le message le plus important dans son acte, dans son choix de mourir, avait déjà été posé dans un livre qu’elle a laissé en témoignage :

    Noa veut que son livre produise quelque chose. Parce qu’aux Pays-Bas, il n’existe aucune institution où de jeunes enfants comme Noa peuvent obtenir à la fois l’aide psychologique et physique dont ils ont besoin

    Lire en complément les explications (en anglais) de la journaliste Naomi O’Leary
    https://twitter.com/NaomiOhReally/status/1136189899672084480
    #euthanasie #suicide #dépression #stress_post-traumatique #viol #soin #accompagnement

  • Le #burn-out reconnu comme #maladie par l’#OMS
    https://www.lemonde.fr/sante/article/2019/05/27/le-burn-out-reconnu-comme-maladie-par-l-oms_5468255_1651302.html

    Que le travail puisse rendre malade n’est pas une idée nouvelle mais, pour la première fois, l’#épuisement_professionnel lié au #stress, le burn-out, est reconnu comme maladie par la classification internationale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

    Les personnes #transgenres sont cependant toujours considérées comme malades, l’« incongruence de genre » passant de la catégorie des troubles mentaux à un nouveau chapitre consacré à la #santé sexuelle.

  • Des épreuves cantonales jugées trop stressantes pour les petits Vaudois Tania Barril - 7 Mai 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/suisse/10411299-des-epreuves-cantonales-jugees-trop-stressantes-pour-les-petits-vaudois

    Les élèves vaudois sont-ils trop mis sous pression avec les épreuves cantonales de référence (ECR) qui débutent lundi ? C’est ce que pense un député écologiste qui va déposer un postulat pour « remettre en cause le poids et le rôle de ces épreuves ».

    Pour les élèves de 8ème, âgés de 12 ans, ces examens ont une importance particulière car ils compteront pour un tiers de leur moyenne dans les branches principales.

    Des tests que certains préparent des semaines en avance. Pour le député Vassilis Venizelos c’est trop ! Selon une information de la RTS, après avoir interpellé le Conseil d’Etat il va déposer un postulat sur le poids de ces examens.

    Un système critiqué
    Les ECR doivent servir de comparatif entre établissements. Ils sont devenus une course à la performance estime le député vert. « Je remets en cause le poids et le rôle de ces épreuves. On a des enseignants qui, dans les périodes d’accueil des parents, annoncent que l’objectif premier de l’année sera le passage des ECR. Ces épreuves génèrent souvent une source d’angoisse, une source de stress importante dans certains cas. On s’éloigne des objectifs premiers de l’école qui doivent être l’acquisition de compétences et l’apprentissage, plutôt que l’évaluation pour l’évaluation. »

    Le député dénonce également le business autour de ces examens. Nombreux sont les parents qui sollicitent cours privés et répétiteurs pour faire réviser leurs enfants. L’école vaudoise de cours privés futurplus confirme cette tendance. Elle enregistre depuis 2016 une hausse annuelle d’environ 20% d’élèves inscrits aux modules ECR.

    Mais pour le canton ces critiques sont à relativiser. Dans sa réponse à l’interpellation de Vassilis Venizelos, il rappelle que les ECR servent aussi bel et bien à évaluer les élèves. Et que les notes obtenues durant ces tests sont généralement équivalentes aux notes obtenues durant l’année, elles ne seraient donc pas des causes d’échec.

    Cliquez ici pour consulter une épreuve  : https://www.vd.ch/fileadmin/user_upload/organisation/dfj/dgeo/fichiers_pdf/DP_ECR_MATH_EPREUVE_8P.pdf

    #obsession de l’#évaluation #business #épreuves #éducation #santé_psychique #surveillance #stress #Suisse #violence_institutionnelle

  • Siege Manual
    https://www.joedog.org/siege-manual

    Un outil (linux uniquement) de test de montée en charge d’un site/serveur web :

    Siege is an open source regression test and benchmark utility. It can stress test a single URL with a user defined number of simulated users, or it can read many URLs into memory and stress them simultaneously. The program reports the total number of hits recorded, bytes transferred, response time, concurrency, and return status.

    Le repo Git : https://github.com/JoeDog/siege
    Commande type :
    siege -c10 -t10S http://exemple.com
    NB : paquet debian disponible

    #siege #testeur #stress #serveur_web #charge #benchmark #apache #performance

  • Le stress // 20.03.2019
    http://www.radiopanik.org/emissions/mercredi-/le-stress-20-03-2019-

    Au programme ce mercredi !

    Aujourd’hui dans Mercredi !, on vous parle du stress. Vous savez cette sensation de boule au ventre et de cœur qui s’emballe à l’approche de quelque chose. Salima, Evie et Calypso ont voulu comprendre ce qui peut causer ce stress, pourquoi de plus en plus d’enfants y sont sujets, et comment on peut y remédier. Alors dans cette émission on cherche, on explique, on essaie et on raconte cette chose étrange qu’est le stress.

    Les musiques de l’émission :

    Fais pas ci fais pas ça - Jacques Dutronc

    Tadow - FKJ

    Crédit photo :

    Salima

    #musique #jeune_public #stresse #musique,jeune_public,stresse
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/mercredi-/le-stress-20-03-2019-_06399__1.mp3

  • Les ravages insoupçonnés des inégalités de richesse, Marie Charrel
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/02/25/les-ravages-insoupconnes-des-inegalites-de-richesse_5427810_3234.html

    Les pays où elles sont plus élevées souffrent plus que les autres d’un large éventail de problèmes sanitaires et sociaux, détaille un nouvel ouvrage.

    Les inégalités sont mauvaises pour la santé. A première vue, le constat posé par les épidémiologistes britanniques Richard Wilkinson et Kate Pickett semble relever de l’évidence. Mais il va beaucoup plus loin, ébranlant nombre de convictions et idées reçues sur la psychologie, les relations sociales, et la façon dont elles influent sur l’économie. « Dans les pays développés très inégalitaires, les plus #pauvres ne sont pas les seuls à voir leur santé et conditions de vie se dégrader, explique M. Wilkinson, professeur honoraire à l’université de Nottingham (Royaume-Uni), de passage à Paris. Celles de toutes les classes sociales sont affectées, y compris [celles des] plus aisés. » A l’exception, néanmoins, des 1 % les plus riches.
    L’ouvrage que sa consœur et lui viennent de publier, Pour vivre heureux, vivons égaux ! (Les Liens qui Libèrent, 416 p., 24,50 €), aussi truculent qu’implacable, passe en revue les travaux, statistiques et études publiés sur le sujet ces dernières années. Y compris ceux des auteurs, qui n’en sont pas à leur premier coup d’essai : leur premier livre abordant ces questions, paru en 2009, avait déjà marqué les esprits.

    Stress social
    Ils se concentrent ici sur les pays aux revenus élevés – Etats-Unis, Japon, Australie, Nouvelle-Zélande, et ceux de l’Union européenne (UE). Les corrélations qu’ils mettent en lumière donnent le vertige : les pays où les #inégalités sont les plus élevées souffrent beaucoup plus que les autres d’un large éventail de problèmes sanitaires et sociaux. Ils affichent ainsi une prévalence plus forte des maladies mentales, des problèmes d’addiction au jeu plus fréquents, un niveau scolaire moins bon, plus de harcèlement entre élèves à l’école, une moindre participation à la vie citoyenne, une envolée des comportements incivils…

    Et cela ne tient pas seulement au niveau de dépenses publiques et ou de protection sociale. « Les inégalités augmentent l’anxiété liée au statut social, les inquiétudes nées du jugement des autres » , détaille M. Wilkinson. Plus l’échelle des revenus est éclatée, plus ce #stress_social est répandu. Les ménages aux revenus moyens redoutent le déclassement, tandis que les foyers aux salaires bas craignent que leurs enfants n’aient pas une vie meilleure que la leur…

    Or ces angoisses, combinées à l’absence de mobilité sociale, nourrissent une série d’effets en cascade parfois surprenants. « Elles rendent les contacts dans la société plus difficiles, ajoute l’auteur. Peinant à y faire face, certains sombrent dans la dépression ou la phobie sociale, qui débutent parfois dès l’école. » D’autres se réfugient dans les addictions. D’autres, encore, développent un narcissisme exacerbé. Lorsque la compétition sociale est forte, l’idée qu’il faut se battre bec et ongles pour gravir l’échelle se propage – quitte à écraser les autres ou à rouler des mécaniques pour s’imposer.

    Narcissisme consumériste
    En outre, le besoin de témoigner de sa réussite est lui aussi plus intense : posséder une voiture de luxe, une grande maison, des vêtements de marque… En somme, le narcissisme consumériste est l’autre face de la #phobie_sociale, détaillent les auteurs. « Cela explique d’ailleurs pourquoi les dépenses publicitaires sont moins élevées dans les pays égalitaires, comme le Danemark », note M. Wilkinson. Le besoin d’afficher les signes extérieurs de richesse y est moins prégnant, le recours à la chirurgie esthétique y est moins fréquent…
    En intensifiant la compétition sociale et l’individualisme, les inégalités donnent naissance à une culture glorifiant la prise de risque, et « effaçant la frontière entre le leadership et la domination », ajoute-t-il. Ce qui favorise au passage l’épidémie de pervers narcissiques et le harcèlement moral en entreprise.

    L’ouvrage des deux épidémiologistes s’achève sur le constat également posé par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) : l’explosion des inégalités est le fruit des mutations à l’œuvre depuis les années 1970 – précarisation des marchés du travail, effondrement du taux de syndicalisation, montée en puissance de la finance. Or, lorsqu’elles atteignent un niveau élevé, les inégalités finissent par peser sur la croissance et favoriser la stagnation économique. « Œuvrer à les réduire n’est donc pas seulement un impératif moral, souligne M. Wilkinson. C’est aussi une exigence économique et de santé publique. »

    « Difficile d’être très optimiste »
    Comment ? D’abord, en prenant en compte l’exigence environnementale. « En dégradant les conditions de vie, le changement climatique rend les inégalités plus explosives encore », résume l’épidémiologiste, qui esquisse une série de propositions : augmenter la taxation sur les hauts revenus tout en éradiquant les paradis fiscaux, insuffler plus de démocratie dans l’entreprise ou instaurer une forme de progressivité dans la fiscalité écologique. « Les changements à mettre en œuvre sont si conséquents qu’il est difficile d’être très optimiste », concède M. Wilkinson. Avant de conclure que l’espoir réside peut-être du côté des jeunes qui, depuis quelques semaines, manifestent en faveur de l’environnement dans plusieurs pays européens.

    #société_de_concurrence #livre

  • Aboriginal voices are missing from the Murray-Darling Basin crisis
    https://theconversation.com/aboriginal-voices-are-missing-from-the-murray-darling-basin-crisis-

    In the current crisis in the Darling River and Menindee Lakes, the focus should be on the Barkandji people of western New South Wales. In 2015, the native title rights for 128,000 square kilometres of Barkandji land were recognised after an 18-year legal case. This legal recognition represented a significant outcome for the Barkandji People because water – and specifically the Darling River or Barka – is central to their existence.

    Under the NSW Water Management Act, Native Title rights are defined as Basic Landholder Rights. However, the Barwon-Darling Water Sharing Plan provides a zero allocation for Native Title. The Barkandji confront ongoing struggles to have their common law rights recognised and accommodated by Australian water governance regimes.

    The failure to involve them directly in talks convened by the Murray Darling Basin Authority and Basin States, and their exclusion from the independent panels, are further examples of these struggles.

    Over the past two decades, Aboriginal people have been lobbying for an environmental, social, economic and cultural share in the water market, but with little success.

    #eau #stress_hydrique #Australie #aborigènes #invisibilité

  • Agricultural Exposure to Water Stress | Resource Watch
    https://resourcewatch.org/data/explore/ed521429-58b4-4c55-9bbe-4f4bfd2fcb1f

    This map of baseline water stress in major crop producing areas was created by WRI’s Aqueduct program as part of the Water Risk Atlas, an online mapping tool that displays various aspects of water-related risks. The map displays the major crop producing areas for 13 major commodity crops (cocoa, coffee, cotton, maize, oats, oil palm, oranges, canola, rice, rubber, soybeans, sugarcane, and wheat) and 9 crop groups (cereals, fiber crops, fodder crops, fruits, oil crops, legumes, roots and tubers, sugar crops, and tree nuts), and the levels of water stress (low, low to medium, medium to high, high, and extremely high) experienced in these major crop-producing areas. Baseline water stress refers to the annual water withdrawals (municipal, industrial, and agricultural) expressed as a percentage of the total annual available flow. Higher values indicate more competition among users. Arid areas with low water use are shown in gray but scored as high stress when calculating aggregated scores. Baseline water stress is calculated by dividing water withdrawals (2010) by mean available blue water (1950-2008). Areas with available blue water and water withdrawal less than 0.03 and 0.012/m2 respectively are coded as “arid and low water use." Crop production in each category is computed by overlaying gridded crop production data, which was pulled from 2 articles in Global Biogeochemical Cycle (2008), “Farming the Planet: 1. Geographic Distribution of Global Agricultural Lands in the Year 2000” and “Farming the Planet: 2. Geographic Distribution of Crop Areas, Yields, Physiological Types, and Net Primary Production in the Year 2000.” The authors of these studies identified croplands and crop production using a high-resolution satellite-derived land cover data set and agricultural inventory data to derive a global map of croplands. Resource Watch shows only a subset of the data set. For access to the full data set and additional information, see the Learn More link.

    #eau #stress_hydrique #agriculture #cartographie

  • L’hyperstress au travail, fruit du « s’adapter sans cesse », Nicolas Santolaria
    https://www.lemonde.fr/m-perso/article/2017/12/11/le-travail-c-est-pas-la-sante_5227722_4497916.html

    Après le burn-out, le bore-out ou la maladie de tako-tsubo, l’#entreprise semble avoir créé une nouvelle pathologie : l’hyperstress.

    Selon une étude menée entre 2013 et 2017 par le cabinet Stimulus (sic) , 24 % des #salariés français seraient dans un état d’« hyperstress ». Lorsqu’on tombe pour la première fois sur ces chiffres, on se dit : tiens, ils ont trouvé une nouvelle maladie corporate ! En effet, si l’on ne sait plus très bien où en est la production industrielle de l’Hexagone, une chose est sûre : notre pays usine des pathologies professionnelles à la chaîne avec autant de ferveur que des robots mixeurs durant les « trente glorieuses ».
    Un rapport publié en 2008 par l’Organisation mondiale de la #santé plaçait même la France à la troisième place des pays recensant le plus grand nombre de #dépressions liées au #travail. Burn-out, bore-out, brown-out, tako-tsubo, la litanie terminologique des misères induites par l’activité professionnelle n’a cessé de s’étendre ces dernières années, sans réussir à endiguer la propagation d’un mal-être généralisé et protéiforme. Avec 24 % d’hyperstressés, l’entreprise française semble s’orienter vers une situation où le normal et le pathologique pourraient à terme fusionner, pour accoucher d’une véritable patho-normalité.

    « Comment ça va, ce matin ?, vous demanderait alors votre collègue, dans ce contexte où le malaise psychique serait devenu aussi courant que le rhume en hiver.
    − Je reviens tout juste de burn-out et, comme le patron m’a interdit d’aller aux toilettes pendant mes heures de service malgré mon problème de prostate, je sens monter un léger hyperstress. Mais c’est tout à fait supportable. »

    Dans ce monde où la culture de la lutte a progressivement laissé place à une culture victimaire, l’hyper­stress, dernier barreau sur l’échelle de la mesure du stress psychologique, touche prioritairement les secteurs de la santé humaine et des actions sociales, des arts, spectacles et activités récréatives, et des services. Affectant fortement les femmes et les plus de 50 ans , ce stress, si élevé qu’il en devient dommageable pour la santé, est induit par un sentiment d’inadaptation cognitive aux exigences de l’époque. Il faut « s’adapter sans cesse » et traiter des informations « nombreuses et complexes », alors même que l’autonomie et la reconnaissance font défaut.

    Comparativement au #stress, qui conduisait à se ronger les ongles, on peut se demander si l’hyperstress ne pourrait pas déboucher sur le fait de se dévorer carrément le bout des doigts, en une inquiétante pulsion cannibale appliquée à soi-même. Supposition fantasque, mais qui fait écho au dernier ouvrage du philosophe allemand Anselm Jappe, La Société autophage. Capitalisme, démesure et autodestruction (La Découverte, 248 p., 22 €), où le mythe grec d’Erysichthon est remis au goût du jour. Puni pour un outrage à la nature, ce roi écocide fut condamné à connaître une faim insatiable qui le conduisit, après avoir englouti tout ce qui se trouvait autour de lui, à arracher ses membres et à se nourrir de son propre corps. Soit un devenir à la fois problématique, funeste, et franchement hyperstressant…

    #capitalisme #barrière_hémato-encéphalique

  • Le lien entre stress et dépression mis au jour
    Martine Letarte, Québec Science, le 3 janvier 2019
    https://www.quebecscience.qc.ca/sciences/les-10-decouvertes-de-2018/stress-depression

    Article original :

    Social stress induces neurovascular pathology promoting depression
    Caroline Menard, Madeline L. Pfau, Georgia E. Hodes, Veronika Kana, Victoria X. Wang, Sylvain Bouchard, Aki Takahashi, Meghan E. Flanigan, Hossein Aleyasin, Katherine B. LeClair, William G. Janssen, Benoit Labonté, Eric M. Parise, Zachary S. Lorsch, Sam A. Golden, Mitra Heshmati, Carol Tamminga, Gustavo Turecki, Matthew Campbell, Zahi A. Fayad, Cheuk Ying Tang, Miriam Merad & Scott J. Russo
    Nature Neuroscience 20:1752–1760 (2017)
    https://www.nature.com/articles/s41593-017-0010-3

    #Science #Stress #Dépression

  • #Stress eats holes in your brain - StarTribune.com
    http://www.startribune.com/stress-eats-holes-in-your-brain/142338285

    Not all stress poses a problem; our bodies are designed to combat stress by releasing the hormone cortisol. That response grew out of stresses such as, say, being chased by a tiger.

    “The general story is that we evolved to have stress systems that are useful when you need a fast response,” said Eagleman, director of the Laboratory for Perception and Action at the Baylor College of Medicine in Houston. “What we did not evolve for is chronic stress, that 21st-century stress that man and woman lives with.”

  • 6 Hobbies Programmers Can Participate in to Promote Relaxation
    https://hackernoon.com/6-hobbies-programmers-can-participate-in-to-promote-relaxation-d87a34643

    Pexels.comProgramming can be exciting and it can also be stressful. As a programmer you spend a lot of time in front of a computer. To help with stress and relaxation, here are six hobbies you can participate in that will help you relax.1. Take music lessonsLearning to play a musical instrument can be both relaxing and rewarding. It will help keep your fingers nimble and your brain agile. Not only will you have fun learning something new, you could join a band or an orchestra and enjoy time with other people who like music. Playing a musical instrument will help with stress relief. You can escape your stress by getting into the music you are playing.2. CookingTake time to learn how to cook. Cooking can be a major stress release. You are involved in creating something from scratch that (...)

    #developer #stress-relief #relax #programming #self-improvement

  • Is Germany facing a mental health crisis among refugees and migrants?

    Whenever a migrant or refugee is the perpetrator of a violent crime, questions asked seem to revolve around their background and whether being a migrant has somehow predisposed them to commit the crime.

    What can mental health professionals add to the debate?

    In the German city of Freiburg, a student was gang-raped by several men, many of them of Syrian origin, spurring once again a debate in German society over a possible predisposition of migrants to committing violent acts.

    For health professionals, such acts require a different approach - one that is focused on the psychological risks of migrant journeys.

    Professor Dr. Thomas Elbert, a research professor in neuropsychology at the University of Konstanz, says that a mental health crisis among migrants is looming. As one of the authors of a new study for the Leopoldina (The German National Academy of Science), he calls for immediate action. “This [kind of violent incident] is something we have predicted.“

    Elbert warns that violent acts will occur more frequently if nothing is done to create conditions where, “young men in particular, but in general people who are seeking protection here in Germany, have the opportunity to acquire social status.”

    For Elbert, social status is key. Social status is the thing which stops many more people from committing crimes like rape or murder, he says. The loss of social status, which happens when you are sent to prison and excluded from society, is more of a barrier to crime than the actual punishment. But if you have nothing to lose then it is much easier to graduate to crime.

    That is not to say that refugees or migrants are naturally predisposed to commit such crimes because of their background or ethnicity, he adds.

    Risk factors, stress

    However, a greater proportion of migrants are exposed to risk factors which increase the likelihood of committing crimes, Elbert explains. This is due to the reasons which led them to flee or what they experienced on the road to Europe. People who have made it to Europe are often laboring under huge amounts of stress. “They feel under permanent threat,” he says.

    “We have asked refugees who have crossed the Sahara desert, how did you get here? And they told us: ’We had to commit crimes; we were attacked, people robbed us, so we also had to start attacking.’” From his research, Elbert found that out of 10 boys who leave West Africa, only two make it to the Mediterranean coast and only one actually crosses to Europe. He thinks that these people, in spite of their traumas, can be integrated successfully. They have, after all, already learnt to survive, but their traumas need to be treated, a key point of his study “Traumatized refugees –immediate response required.”

    Research conducted for the study has found that as many as half of migrants and refugees could have psychiatric problems or post-traumatic stress. The effects of these traumas can be worse for society in men than in women. And the majority of the migrants who arrived in 2015 were young men.

    Migrants abandoned in the Sahara desert Photo Sylla Ibrahima Sory


    Elbert found that one-third of men who experience a violent upbringing will turn to crime, whereas only one in 20 or 50 women will do so. However, women who have undergone trauma might be more prone to suicide or self-harm. All these things will cost society huge amounts of money – hence the call for therapy and more intensive screening.

    Treating #trauma

    Virginia Edwards-Menz is a registered nurse with 30 years experience working in mental health and more than 13 years counseling refugees and migrants on a volunteer basis near Freiburg.

    She agrees with a recent study by the University of Erlangen-Nürnberg which found that at least one in three people coming from Syria are laboring under some kind of mental health issue. However, the German system is not equipped to invest the amount of time needed to really assess each individual’s psychiatric needs, she says.


    She points out that most new arrivals are on welfare which means that only the most acute cases are even dealt with. Most social workers have more than 100 people to attend to. There is no way they can even begin to tackle the effects that violence may have had on the refugees. In addition, many refugees are not even aware that they might need that kind of help, says Edwards-Menz.

    Can trauma lead to gang-rape?

    Elbert does not see a correlation between trauma and rape. Rape he thinks is usually caused by problems of socialization and can also be the result of a continual witnessing of violence. “Once you have lost your moral barriers, what is allowed, what is not allowed, then rape is one of your options. We see that in war-like regions where there is no state or monopoly of power. Young men begin to rape. They do so in gangs, to show and test who is the most terrible cruel and dominant guy in the group.”

    Gender, attitude towards women

    Can crimes like the gang-rape in Freiburg be attested to having grown up in a different culture where the role of women is defined much differently than in Western cultures?

    Elbert and Edwards-Menz agree that there is no simple explanation. “It’s not a justification to say we have not learnt that the situation in Germany is maybe different [to the country of origin.]," Elbert says. But he also says that limits of what is OK and not OK “are learnt within a cultural context.” If the moral barriers you grew up with (for instance certain dress codes and behavior) are no longer present, then it can be easy to think that you do not have to respect the person who appears to be flouting the codes you learnt.


    As a volunteer, Edwards-Menz has often come across men from countries like Afghanistan who do adhere to Islamic codes of behavior and believe that European society should change to their way of thinking. She advocates talking to gradually shift mentalities and continually repeating the message of what is acceptable, and what is not in Germany. She notes that quite a lot of them arrive illiterate. This creates a barrier to integration and can also go some way to explaining sometimes entrenched attitudes. With no access to other ways of thinking or being, their opinions can take a long time to shift.

    The government and agencies who work with refugees and migrants are already doing this, she says. The main problem is time and resources, as in enough translators to work with people and enough time to devote to each individual and understand each separate biography. Only then, can these traumas really be overcome and people integrated successfully.

    Full assessment necessary

    Both experts agree that German society as a whole is facing a problem and that the solution cannot be to deport people and thereby push the problem onto another society.

    What both experts want is a proper assessment of the extent of the problem so that the trauma that many people are carrying can be digested. The problem is that this involves a long process and no simple answers, but it is only that which will aid better integration in the future.

    http://www.infomigrants.net/en/post/13164/is-germany-facing-a-mental-health-crisis-among-refugees-and-migrants
    #Allemagne #santé_mentale #réfugiés #asile #migrations #crime #criminalité #stress #traumatisme #viol #statut_social

  • How Dad’s Stresses Get Passed Along to Offspring (https://www.scien...
    https://diasp.eu/p/7994786

    How Dad’s Stresses Get Passed Along to Offspring

    Mouse studies show tiny intercellular pods convey to sperm a legacy of a father’s hard knocks in life Article word count: 954

    HN Discussion: https://news.ycombinator.com/item?id=18405636 Posted by chablent (karma: 1224) Post stats: Points: 117 - Comments: 27 - 2018-11-08T11:45:11Z

    #HackerNews #along #dads #get #how #offspring #passed #stresses

    Article content:

    A stressed-out and traumatized father can leave scars in his children. New research suggests this happens because sperm “learn” paternal experiences via a mysterious mode of intercellular communication in which small blebs break off one cell and fuse with another.

    Carrying proteins, lipids and nucleic acids, these particles ejected from a cell act like a postal system (...)

  • Border water is the biggest climate change issue no one’s talking about — Quartz
    https://qz.com/1353831/in-a-warming-world-the-fight-for-water-can-push-nations-apart-or-bring-them-toge

    In a warming world, the fight for water can push nations apart—or bring them together

    Regardé rapidement #eau #stress_hydrique #climat #carto

  • L’Inde menacée par l’épuisement de ses nappes phréatiques
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2018/05/07/l-inde-menacee-par-l-epuisement-de-ses-nappes-phreatiques_5295240_3244.html

    « Des gens meurent et pourtant vous n’avez pas l’air de vous en inquiéter », ont récemment lancé les juges de la Cour suprême aux représentants des Etats de l’Haryana et de Delhi, qui se disputent le partage du débit du fleuve #Yamuna, leur enjoignant de s’entendre pour éviter les émeutes. La rareté de la ressource est à l’origine d’un nombre croissant de #conflits : #émeutes meurtrières à Delhi en 2016, tension diplomatique avec les voisins chinois ou pakistanais, marche de dizaines de milliers d’agriculteurs sur Bombay en mars. Le Forum for Policy Dialogue on Water Conflicts in India en a dénombré au moins 350 dans tout le pays.

    Elle exacerbe également les tensions entre agriculteurs et industriels, entre populations rurales et urbaines ou même entre basses castes et propriétaires terriens. Dès 2016, un rapport commandé par le gouvernement sur la réforme de la politique de l’#eau avait mis en garde contre une catastrophe à venir. « Les conflits entre les différents usages de l’eau et leurs consommateurs augmentent de jour en jour, alertaient les auteurs. Si la demande continue au même rythme, alors la moitié de la demande en eau ne sera pas satisfaite d’ici à 2030. »

    L’origine de cette crise est pourtant parfaitement identifiée : l’épuisement des #nappes_phréatiques.

    #Inde #stress_hydrique #paywall

  • #Stress et #décision : c’est pas bon...

    https://www.franceculture.fr/conferences/ecole-normale-superieure/stress-et-decision-c-est-pas-bon

    Le stress est une réponse normale à une situation perçue comme exigeante ou dangereuse. Les effets physiologiques sont nombreux et bien étudiés. Pourquoi le stress perturbe la prise de décision ? Et surtout, comment y remédier ?

    #processus #méthodologie #démarche #approche

  • Reçu via la mailing-list du Collectif R (Lausanne, Suisse), le 5 mars 2018
    Site du Collectif R : http://desobeissons.ch

    Parcours de E.N. depuis le #Cameroun

    E.N. est originaire du Cameroun. Elle fuit ce pays, enceinte, en compagnie de son fils de deux ans et de son compagnon, en octobre 2016. Durant la traversée du #Niger, en octobre-novembre 2016, elle est victime de violences graves et inhumaines :

    « Nous avons fait deux semaines de voyage jusqu’à la frontière, à travers le désert. Nous étions très nombreux, entassés comme des animaux, allongés les uns sur les autres dans plusieurs pick-up, 42 personnes par véhicule ! Il y avait toute une colonne d’une dizaine de pick-up. Il faisait très chaud et nous étions sous la bâche. Nous ne devions pas bouger. Chaque mouvement dérangeait les autres qui nous frappaient. J’ai été beaucoup giflée pendant ce voyage parce que l’immobilité me causait des douleurs et je devais bouger. Je pleurais aussi à cause de mon fils parce qu’il faisait très chaud et que j’avais peur pour sa vie. Pendant trois jours il n’a pas bu d’eau. Il s’était déshydraté et il perdait du sang dans les selles et par vomissements. Il était très faible quand nous sommes arrivés.

    Des gens sont morts étouffés à cause de la chaleur et leurs corps ont été abandonnés au bord de la piste. Nous avons vu des squelettes dans le désert et des objets abandonnés comme des chaussures, des sacs, des vêtements. Nous avons vu un pick-up abandonné, des restes humains autour. C’était des images de la mort. Il n’y a pas de loi dans le désert et nous sommes à la merci du #guide qui nous conduit. Nous nous arrêtions dans les villages et là ils violaient les femmes. Moi j’avais rasé ma tête avant de partir et j’étais accompagnée d’un homme qui avait de l’argent et qui a à chaque fois pu payer pour qu’ils me laissent tranquille. Des hommes aussi étaient violés. Il y avait aussi des bandes armées qui nous accostaient pour nous prendre l’argent et kidnapper des femmes. Ils nous faisaient aligner allongées par terre et nous forçaient à ouvrir les jambes pour aller fouiller avec la pointe du fusil si nous cachions de l’argent à l’intérieur de nous. Ils demandaient aux enfants de regarder et mon fils de 2 ans a dû regarder. C’était ignoble.

    En #Libye nous sommes arrivés sur une espèce de camp où se trouvaient plus de 1’000 personnes. C’était en fait un terrain à ciel ouvert à proximité d’une ville. Nous sommes restés là deux semaines et demies. Les hommes partaient le matin pour travailler à la journée et gagner un peu d’argent pour poursuivre le voyage. Sur place, on nous vendait du pain, des boîtes de sardines et des packs d’eau. Il faisait très chaud, une chaleur qui n’a pas de nom, comme je n’avais jamais vécu auparavant. Il y avait beaucoup de diarrhées et de tuberculose et l’endroit était infesté de poux. Deux des femmes qui ont voyagé avec moi et qui sont maintenant en Allemagne sont atteinte de tuberculose et sont hospitalisées. Elles étaient en Suisse avant mais elles avaient reçu la décision de renvoi vers l’Italie et elles sont parties. Je le sais parce que nous échangeons nos contacts facebook entre nous pour que nos familles puissent être averties si nous disparaissons. Je suis restée en contact avec elles. La région était troublée et il y avait des attaques. Un jour, mon compagnon qui était parti avec un groupe d’hommes n’est pas revenu. Le passeur a dit que les milices locales les avaient fusillés. Je n’ai aucune preuve et je n’ai pas vu son corps. Je n’ai plus aucune nouvelle de lui mais sa famille non plus, qui a été avertie de sa mort par nos compagnons de route, et qui me harcèle depuis pour que je rende l’argent du voyage. Sa mère avait fait un emprunt pour qu’il puisse payer les passeurs.

    Le camp était gardé et nous ne pouvions pas nous enfuir comme ça. Mais la ville a été bombardée et il y a eu un mouvement de fuite de tous les migrants à ce moment-là. Je me suis enfuie avec mon fils. J’étais enceinte. J’avais caché de l’argent dans la semelle des babouches et j’ai pu payer pour la traversée de la #Méditerranée. Nous sommes arrivés en #Italie avec mon fils, complètement épuisés et démunis.

    Nous avons été logés dans une maison pour femmes tenue par des bonnes sœurs. Elles étaient sévères avec nous et contrôlaient la discipline. L’une d’entre elle était mauvaise et elle frappait nos enfants. Elle a frappé mon fils de 2 ans et quelques mois sous mes yeux parce qu’il avait arraché une fleur sur les plates-bandes. Les autres mères avaient peur de ces bonnes sœurs qui visiblement n’étaient pas là pour nous aider. Je me suis enfuie avec mon fils après quelques jours parce que cet endroit nous infantilisait et je ne me sentais pas respectée. Je ne voulais pas qu’on frappe mon fils ni que quelqu’un d’autre s’approprie l’éducation de mon fils. »

    Après s’être enfuie de chez les sœurs, E.N. et son fils arrivent à Milan où un amie les héberge quelques temps. Enfin, ils atteignent la #Suisse le…. Le jeune garçon est alors âgé de trois ans et E.N. est enceinte de…. Elle dépose une demande d’asile en Suisse, le….

    Malgré sa grossesse avancée, le SEM n’entre pas matière su sa demande d’asile et prononce son renvoi vers l’Italie, au nom des accords de #Dublin III. Elle accouche le 10 octobre 2017.

    Depuis lors, elle élève seule ses deux enfants, âgés aujourd’hui de 4 mois et de 3 ans, dans un contexte de grande détresse causé par la décision de son renvoi qui reste toujours valable aux yeux des autorités suisses. Les enfants nécessitent beaucoup de soins et une attention constante et E.N. ne dort pratiquement plus depuis des mois.

    Elle dit ne plus avoir la force de sortir avec eux, elle se sent très nerveuse et en situation de détresse, oppressée par la décision de son renvoi – qui peut être mise à exécution à tout moment. Elle vit de l’#aide_d’urgence, dans un centre collectif où le bruit et les dérangements continus l’empêchent de prendre du repos. En plus des douleurs causées par une arthrose des os, un ulcère à l’estomac pouvant provoquer des crises vomitives, et des sinusites chroniques occasionnant maux de tête et saignements, elle souffre d’un état d’#épuisement très avancé. Elle est sous anti-dépresseurs et suit, depuis septembre 2017, une psychothérapie de soutien. Le rapport médical versé par les professionnels qui l’entourent fait état de troubles anxieux dépressifs réactionnels, accompagnés d’une symptomatologie de #stress_post-traumatique. Elle a été hospitalisée une semaine en raison de ses angoisses et de son état d’épuisement physique et psychique et elle reçoit depuis un accompagnement infirmier à domicile.

    Malgré l’état de santé de E.N, malgré la charge de ses enfants en très bas et malgré les obstacles à leur réinstallation en Italie, un pays où la elle n’a aucune attache, aucun soutien ni aucune famille, et dont elle ne parle pas la langue, les autorités suisses refusent d’appliquer la #clause_de_souveraineté pourtant prévue par les accords de Dublin III en cas de raison humanitaire.

    Un réexamen de la décision de renvoi, basé sur le récent rapport médical établi par les professionnels de la santé qui entourent E.N, est déposé par sa mandataire juridique le 20 février 2017. Malgré cette démarche juridique, le Secrétariat d’Etat aux Migrations ne daigne pas suspendre le renvoi, même pour prendre le temps d’examiner à nouveau sa requête. Après quoi, l’autorité cantonale en charge de l’exécution des renvois – le Service de la population – tout aussi indifférent à la détresse de E.N. et de ses enfants, prononce leur #assignation_à_résidence, et leur fait savoir que la préparation de leur #renvoi_forcé vers l’Italie est bientôt terminée.

    Or, les autorités suisses n’ignorent pas les dangers auxquels est confrontée une femme migrante seule, avec ou sans enfants, dans les rue de l’Italie. Ainsi, les autorités suisses, intransigeantes dans leur acharnement à exécuter les renvois, mettent sciemment la vie de E.N et celle de ses enfants en danger !
    La Suisse a le devoir humanitaire évident de renoncer au renvoi en Italie de cette femme et de ses enfants, pour qui l’Italie serait une épreuve qui aggraverait leur état de santé psychique précaire nécessitant une prise en charge, et leur stabilité.

    #violence #femmes #parcours_migratoire #itinéraire_migratoire #grossesse #migrations #asile #réfugiés #mourir_dans_le_désert #morts #décès #désert #violences_sexuelles #viols #humiliation #non-entrée_en_matière #NEM #NEM_Dublin #renvoi_Dublin

    –-> Dans son récit, cette personne parle de #guide pour désigner les #passeurs.

    cc @isskein : voilà ce que c’est Dublin en Suisse...

  • Water Stress Poses Greatest Threat to MENA Region | Inter Press Service
    http://www.ipsnews.net/2018/03/water-stress-poses-greatest-threat-mena-region

    This year, World Water Day, celebrated annually on 22 March, is themed “Nature for Water”, examining nature-based solutions (NBS) to the world’s water problems.

    The campaign – “The Answer is in Nature” – promotes a sustainable way to normalize the cycle of water, reduce harms of climate change and improve human health through planting trees to replenish forests, reconnecting rivers to floodplains, and restoring wetlands.

    An estimated 2.1 billion people have no access to drinkable water because of the polluted ecosystems affecting quantity and quality of water available for human consumption. At the same time, the number of individuals living in the water-scarce areas equals 1.9 billion and may reach 3 billion by 2050, while about 1.8 billion people drink water coming from an unimproved source which puts them at risk of water-borne diseases. All of these negatively influence human health, education and livelihoods.

    The most water-scarce region in the world is the Middle East and North Africa (MENA) where more than 60% of the population has little or no access to drinkable water and over 70% of the region’s GDP is exposed to high or very high water stress.

    #sécheresse #stress_hydrique #eau #Moyen-Orient #Afrique #climat

  • #Résistance et #activisme : comprendre la dépression grâce à l’#écopsychologie (Will Falk, Le Partage)
    http://partage-le.com/2017/07/resistance-et-activisme-comprendre-la-depression-grace-a-lecopsychologie

    Je suis un activiste écologiste. Je souffre de dépression. Être un activiste tout en souffrant de #dépression me place directement face à un dilemme sans issue : la #destruction du monde naturel engendre un #stress qui exacerbe la dépression.
    […]
    Je sais que la #réalité que j’ai décrite est âpre pour ceux d’entre nous qui vivent avec la dépression. Néanmoins, c’est la réalité. Pour nombre d’entre nous, la dépression est une #maladie à perpétuité. Sur le long terme, il est toujours préférable d’accepter une dure réalité plutôt que de se maintenir dans un état de #déni. J’ai compris que le fait d’accepter cette réalité m’aidait à gérer ma dépression au quotidien et me permettait d’être plus efficace en tant qu’activiste.

  • Environnement : l’eau se raréfie dans plusieurs régions du monde | National Geographic
    http://www.nationalgeographic.fr/environnement/2018/02/environnement-leau-se-rarefie-dans-plusieurs-regions-du-monde
    http://www.nationalgeographic.fr/sites/france/files/styles/desktop/public/camp-in-Kenya_UNHCR.png?itok=WBQ24TKy

    Si la crise de l’eau était déjà un phénomène inquiétant, l’évolution de la répartition de la population mondiale ne fait que l’aggraver. Dans les villes en pleine explosion démographique, et elles sont nombreuses, la rupture en approvisionnement est proche. Actuellement, 54 % de la population mondiale vit en ville et ce chiffre devrait augmenter de 60 % à 92 % d’ici 2100. Mais les structures d’assainissement et de distribution de l’eau ne suivent pas le rythme de ce développement.

    « Ce ne sont pas les #mégapoles mais les villes de taille moyenne qui vont avoir le plus de difficultés, car elles manquent de capacités techniques, mais aussi d’experts à l’esprit ouvert pour réfléchir autrement aux défis posés par une augmentation rapide de leur population » estime Richard Connor, coordinateur des rapports de référence réalisés par le Programme mondial pour l’évaluation des ressources en eau (ONU-Eau).

    L’augmentation de la population urbaine induit l’augmentation de la production agricole en zone rurale à destination des grandes villes. L’utilisation de l’eau dans un cadre agricole représente pourtant déjà 70 % de l’exploitation des #ressources_hydriques. Les experts estiment que la demande en #eau pour les #villes aura augmenté d’environ 80 % à l’horizon 2050, car la demande sera supérieure au volume disponible en surface.

    #stress_hydrique #urbanisation #démographie

  • From Cape Town to Kabul : taps run dry in crisis cities
    http://news.trust.org/item/20180131175029-qezh7

    Drought-stricken Cape Town could run out of water as soon as April, but South Africa is not alone in its struggle as ever more world cities battle acute water shortages.

    Water scarcity already affects more than 40 percent of the world’s population and is expected to rise due to global warming, with one in four people projected to face chronic or recurring shortages by 2050, according to the United Nations.

    Already hosting more than half the world’s people, cities are at the forefront of the problem, as population growth increases pressure on reserves, which are already stretched by too little rain and too much waste.

    #eau #ville #sécheresse #stress_hydrique