• Economie solidaire : Jean-Marc Borello, l’homme qui fait du social un business, Isabelle Rey-Lefebvre et Denis Cosnard, Le Monde (qui lâche son canasson)

    Ce proche d’Emmanuel #Macron préside aux destinées du groupe SOS d’économie solidaire dont le chiffre d’affaires frôle le milliard d’euros.


    Jean Marc Borello à son arrivée pour une réunion avec les candidats du mouvement « En marche ! », à Paris, le 13 mai 2017.

    Et un #hôpital de plus ! Le neuvième à tomber dans l’escarcelle de SOS. Le groupe français d’économie sociale a annoncé, début novembre, la reprise du centre médical La Source, à Saint-Léger-les-Mélèzes (Hautes-Alpes). Au même moment, à Marseille, il a été choisi par la ville pour restaurer et exploiter durant quarante ans le fort d’Entrecasteaux, un site militaire du XVIIe siècle fermé depuis des années. Dans un ou deux ans, il devrait être transformé en lieu d’innovation culturelle. A la clé, 300 emplois, notamment pour des jeunes en difficulté.

    C’est encore le Groupe SOS qui a été désigné, en septembre, par le gouvernement pour prendre en charge des personnes radicalisées, notamment celles de retour de Syrie. Objectif : les sortir de leur parcours extrémiste et les réinsérer. Un centre a ouvert à Paris fin septembre, un deuxième est prévu à Marseille.

    Plus discrètement, SOS a été retenu par le groupe parlementaire La République en marche (#LRM) pour apprendre à une partie de ses députés à s’exprimer dans les médias. Et dans quelques jours, il devrait reprendre Les Brigades vertes, une grosse association de Dardilly (Rhône) chargée d’aider des personnes au revenu de solidarité active (RSA) à trouver un avenir, elle-même en grand péril.

    Un hôpital à redresser, un monument historique à restaurer, des islamistes radicalisés à remettre dans le droit chemin, des élus à former, des réfugiés à héberger… De mois en mois, SOS n’en finit pas de remporter les appels d’offres les plus divers, et de grandir, grandir.

    Au total, le groupe associatif affirme employer à présent près de 18 000 salariés dans 500 établissements, et table, pour 2018, sur un chiffre d’affaires de 948 millions d’euros. Le cap du milliard est en vue. « Cela fera une croissance de 10 % à 15 %, comme les années précédentes », évalue Jean-Marc Borello, installé dans son bureau du 11e arrondissement de Paris. En France, jamais une entreprise de l’économie sociale et solidaire n’avait atteint pareille taille.

    Association milliardaire

    Soudain, le patron de 60 ans se lève et ouvre la fenêtre, histoire de fumer une cigarette en mesurant le chemin accompli depuis la création des premières associations fondatrices de SOS, en #1984. « La valeur liquidative du groupe est désormais voisine de 1 milliard d’euros, notamment parce que notre “truc associatif” est propriétaire de ses murs, glisse-t-il avec satisfaction. Cela veut dire que, si demain on arrêtait tout, on se retrouverait avec 1 milliard. Mais qu’est-ce qu’on en ferait ? »

    Une association milliardaire ! Joli succès pour cet ancien éducateur spécialisé, devenu gestionnaire de boîtes de nuit aux côtés de Régine, puis figure de proue de l’économie sociale, et désormais l’un des #patrons les plus proches d’Emmanuel Macron. Après l’avoir eu comme élève à Sciences Po, le dirigeant de SOS s’est mis à son service durant la campagne présidentielle. Dans la foulée, deux anciens du groupe, Pacôme Rupin et Aurélien Taché, ont été élus à l’Assemblée.

    Quatre mois après l’élection, le président-fondateur lui-même s’est vu confier par le gouvernement une mission sur « l’innovation sociale au service de la lutte contre l’exclusion ». Membre du bureau exécutif de LRM, l’homme fort de SOS préside aujourd’hui la commission chargée de choisir les candidats pour les élections européennes, un poste de confiance. Dans certaines réunions, « il arrive que M. Borello surplombe les ministres, leur coupe la parole », constate Louis Gallois, ancien patron de la SNCF et actuel président de la Fédération des acteurs de la solidarité.

    Mais ce succès ne va pas sans susciter des critiques. M. Borello s’est vu qualifier de « Bernard Tapie », d’« industriel du social ». Certains l’accusent de reproduire dans le monde associatif les logiques prédatrices du capitalisme classique. Et d’avoir constitué, avec SOS, un petit empire géré de façon clanique.

    Pouvoir concentré

    De fait, l’association est verrouillée. Pas de bénévoles, pas d’adhérents hormis une centaine de membres triés sur le volet : magistrats, hauts fonctionnaires, professeurs de médecine qui doivent être parrainés par les trente membres du conseil d’administration… qu’ils ont élus. Le circuit est ainsi bouclé, ce qu’admet le patron. « Bien sûr, il ne suffit pas de payer sa cotisation pour entrer : il faut avoir rendu des services éminents ou être ancien responsable des associations passées dans le groupe. » Le conseil, réuni trois ou quatre fois l’an, a d’ailleurs un rôle mineur, affirme un administrateur des premiers jours.

    « Cette absence de contrôle démocratique, de contre-pouvoir, pose problème dans un domaine comme l’action sociale », juge Patrick Doutreligne, président de l’Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés non lucratifs sanitaires et sociaux. M. Borello se défend : « C’est une association de gestion, elle reste fermée et à l’abri d’une OPA associative. »

    En pratique, le pouvoir paraît concentré entre les mains du président et de quelques dirigeants, liés pour certains d’entre eux par des relations affectives ou familiales. « Oui, il y a autour de Jean-Marc une forme de cour, dont j’ai fait partie, et qui bénéficie parfois de privilèges, notamment d’appartements rachetés au groupe », reconnaît, un peu gêné, un ancien responsable.

    Un château avec piscine et kangourous dans le parc

    Le patron se déplace en voiture avec chauffeur. Il passe des week-ends dans une propriété du groupe, Les Tournelles, à Hautefeuille (Seine-et-Marne), un château avec piscine, jacuzzi, salle de projection, et même des kangourous dans le parc.
    Des signes qui passent mal dans le milieu de l’action sociale et qui contrastent avec le sort des salariés de base. « En fin d’année 2017, j’ai voulu remercier mon équipe qui s’est démenée pour remettre sur pied notre accueil, témoigne une directrice. La hiérarchie a royalement proposé une prime humiliante de 50 euros... »

    Et puis, il y a la façon dont Jean-Marc Borello se comporte avec certains hommes. La scène s’est répétée à de nombreuses reprises. « C’est une sorte de tradition », racontent des habitués. Lors des grandes fêtes qui ponctuent la vie du groupe, M. Borello ouvre le bal sur Gigi L’Amoroso, de Dalida. Lorsque résonnent les premières notes de piano et de mandoline, le patron de SOS choisit dans l’assemblée un des membres du personnel, un beau jeune homme en général, l’entraîne sur la piste et danse avec lui. Quand la chanson s’arrête, il embrasse son partenaire. Parfois sur la bouche.
    « Moi, il m’a même roulé une pelle en public, par surprise, alors que je n’avais rien demandé », témoigne un de ceux passés entre ses bras, encore sidéré. « Il a essayé, mais j’ai tourné la tête à temps pour éviter son baiser », confie un autre. « Comme ses habitudes sont connues dans le groupe, les garçons qui ne veulent pas être pris pour cible sortent de la salle à ce moment-là, ajoutent trois anciens cadres. Mais tous ne sont pas avertis. »

    « Je ne force personne »
    Des baisers ? Jean-Marc Borello assume. « Cela peut choquer, mais nous savons d’où nous venons, c’est-à-dire d’Arcat, du Kiosque, des premières associations de lutte contre le sida. » Du baiser sur la bouche conçu comme un acte militant, et de la fête antidote à la mort. En revanche, il dément tout harcèlement. « Je ne force personne, se défend-il. Cette maison a été fondée sur la protection des plus faibles, et nous avons des procédures très rigoureuses contre ce genre de choses. » Aucune plainte n’a d’ailleurs été déposée.

    « Tous les garçons ne sont pas consentants, corrige un de ceux qui ont assisté à ce type de scène. Mais comment voulez-vous qu’ils se rebellent ? Ils ont face à eux le patron du groupe, un homme imposant, charismatique, qui pourrait être leur père. Le pape de l’économie sociale et solidaire ! S’ils veulent faire carrière dans le secteur, ils n’ont aucun intérêt à ruer dans les brancards. »
    « Je me suis senti agressé, mais je ne voulais pas être à l’origine d’une crise dans notre petit milieu », confirme un des hommes concernés, qui souhaite rester anonyme, comme les neuf témoins qui nous ont décrit ces situations. Et puis, autour d’eux, personne ne semble choqué. « Tu connais Jean-Marc, il est comme ça, avec ses excès… »

    Quant à la stratégie tous azimuts du groupe, elle peut dérouter, elle aussi. Le patron assume. « Certains groupes veulent se concentrer sur leur “core business”. Nous, on en a soixante, de corps, et quand on en a marre, on en change ! », s’exclame-t-il en riant.

    « Dans le domaine social au sens large »

    Aux centres de soin pour les drogués ou les personnes handicapées, aux maisons pour les enfants de la Ddass, se sont ajoutés au fil des ans des hôpitaux, des crèches, des maisons de retraite, des chantiers d’insertion, des boutiques de produits équitables, deux journaux (Respect Mag, Up le mag), une radio (Raje), une agence de média training, un restaurant à Saint-Denis, ou encore le Pavillon Elysée, un lieu de réception ultrachic qui vient de rouvrir après un an de travaux, en bas des Champs-Elysées.

    Derrière cet empilement, il y a une logique, plaide M. Borello : « inventer la société de demain » en multipliant les initiatives « dans le domaine social au sens large ».
    De même, l’ex-patron du Palace revendique l’efficacité économique. « Dans de nombreux secteurs, nous sommes en concurrence directe avec le privé, par exemple dans les maisons de retraite, et on ne peut pas se louper », souligne-t-il. A ses yeux, gagner de l’argent est la clé pour continuer à assurer ses missions au profit d’un public toujours plus large.

    Pour y parvenir, le groupe emploie une méthode bien rodée. D’abord, il dépense moins que d’autres pour payer son personnel, même si les écarts de salaires, initialement limités de 1 à 4, vont désormais de 1 à 15, en comptant certains chirurgiens. « Comme on donne du sens à leur job, on attire les meilleurs élèves des meilleures écoles, sourit le président du directoire. Ils viennent ici travailler plus et gagner moins ! »
    Ensuite, parmi toutes les structures mal en point qui frappent à la porte, il ne reprend que celles qui bénéficient de #subventions sûres ou, surtout, disposent d’un #patrimoine_immobilier. « C’est le critère numéro un », assurent des anciens. Une fois dans le giron du groupe, les structures font l’objet d’une reprise en main vigoureuse. Les dirigeants sont remplacés par de jeunes diplômés des meilleures écoles.

    Gestion par courriel
    Pour Maxime de Rostolan, fondateur de Fermes d’avenir, association qui prône une agriculture biologique, cela s’est bien passé, même s’il a dû lâcher la direction : « Nous avons longuement réfléchi avant d’adhérer à SOS, nous avons eu toutes les réponses à nos questions et, surtout, des moyens financiers pour un tour de France qui a permis de développer le concept », raconte-t-il.
    Une autre association de producteurs, Bio Normandie, a, elle, renoncé au mariage malgré une mauvaise passe financière : « Nous avons tout de suite senti que la seule chose qui intéressait les émissaires de SOS était notre réseau de producteurs et transformateurs, bâti en vingt ans d’activité, mais pas notre fonctionnement ni nos valeurs, et que nous y perdrions notre identité », confie Grégory Tierce, responsable du pôle production.
    Pour l’association bordelaise Mana, spécialisée dans les soins aux réfugiés les plus traumatisés, l’intégration, depuis juillet 2017, se révèle douloureuse. Les traducteurs du bulgare, du roumain, de l’albanais, de l’afghan, qui viennent à l’appui des médecins lors de consultations, ont été priés, pour certains, de devenir #auto-entrepreneurs, d’accepter des #missions facturées à la minute, sans prise en charge de leurs déplacements, sans rétribution si le rendez-vous est annulé, sans protection s’ils doivent se rendre dans des squats où peuvent sévir tuberculose, gale et rougeole… La gestion se passe désormais par courriel et plate-forme informatique, sans contacts humains, ce qui heurte ces travailleurs sociaux très impliqués dans leur tâche.

    Economies d’échelle
    Face aux tensions, Guy Sebbah, le directeur de SOS Solidarités est venu de Paris fin octobre en réunion de crise pour « écouter les salariés », constitués en collectif. Quatre jours plus tard, celle qui avait pris la parole au nom des autres, la psychologue Zineb Mantrach, était remerciée et son contrat non renouvelé à quatre jours de son échéance : « J’ai dû interrompre toutes mes séances et ateliers qui s’adressent à des réfugiés en grande souffrance, traumatisés par des viols, des tortures. »

    Durant notre entretien, elle reçoit un texto : « J’ai besoin de vous. Quand revenez-vous ? », demande une ancienne patiente, enceinte à la suite d’un viol. « Je reçois plein de messages de ce type », explique en pleurant la psychologue.
    Autre levier, le groupe joue la carte des économies d’échelle, en particulier au niveau des achats. A Douai (Nord), où SOS a repris en 2015 un établissement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), « on a pu économiser 70 000 euros par an grâce aux tarifs négociés par le groupe », relate ainsi M. Borello. La même mécanique devrait permettre d’améliorer les comptes des quatre #Ehpad que la SNCF doit transférer à SOS au 1er janvier.

    Groupe SOS : un trésor immobilier évalué à 500 millions d’euros , Isabelle Rey-Lefebvre
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/12/05/groupe-sos-un-tresor-immobilier-evalue-a-500-millions-d-euros_5392949_3224.h

    Groupe SOS : un trésor immobilier évalué à 500 millions d’euros
    Certains dirigeants de SOS ont pu racheter au groupe des appartements à des prix très avantageux.

    Depuis une trentaine d’années, le Groupe SOS s’est constitué un petit empire #immobilier évalué à 500 millions d’euros. Il repose sur un portefeuille hétéroclite de 455 #logements_sociaux et très sociaux principalement situés à Paris, 26 commerces, deux garages, des châteaux, des bureaux à Metz, Marseille et Casablanca, et 48 structures du type résidences sociales, crèches, maisons-relais, foyers de jeunes travailleurs… Tout est logé dans Alterna, filiale à statut coopératif de SOS, dirigée par Frédéric Bailly. « Centraliser l’immobilier permet de mutualiser des compétences pour réaliser des travaux, et de mieux convaincre les banques de nous accorder des prêts », explique Jean-Marc Borello, président du directoire du groupe.

    Un trésor dont les dirigeants de SOS ont parfois su profiter. C’est ainsi qu’un bel immeuble en pierre de taille, au cœur de Paris, destiné initialement à du logement très social, s’est ainsi retrouvé pour moitié la propriété d’Eric Teboul, alors gérant d’Alterna. En juin 2004 et juin 2006, en pleine flambée des prix, il y a acquis cinq appartements pour 2 500 et 3 000 euros le mètre carré, bien en dessous des prix de marché. Guy Sebbah, directeur de SOS Solidarités, y a, lui, acheté, en 2004, un appartement de 74 mètres carrés au prix de 157 000 euros, qu’il a revendu 710 000 euros en 2015. Frédéric Bailly, l’actuel gérant d’Alterna, a pu bénéficier en 2004, dans le même immeuble, d’un appartement de 47 mètres carrés achetés 2 143 euros le mètre carré. A l’époque, le prix moyen dans l’arrondissement s’établissait à 4 910 euros. Une opération similaire a porté sur un appartement d’un immeuble du 18e arrondissement, vendu au directeur de la communication de SOS, Nicolas Froissard.

    « Risque de conflit d’intérêts »

    L’Agence nationale de contrôle du logement social, qui a étudié l’affaire, relève : « En décidant de vendre à des personnes travaillant au sein du Groupe SOS, Alliance Immobilière [ancien nom d’Alterna] a écarté des acheteurs offrant un meilleur prix. Ceci illustre le risque de conflit d’intérêts d’autant que deux de ces ventes se sont traduites par une moins-value pour Alliance Immobilière. » Le groupe se défend en affirmant avoir respecté la valeur donnée par l’administration des Domaines.

    D’où vient le patrimoine d’Alterna ? Il a grandi au fil des acquisitions réalisées pour mener à bien les projets sociaux et financées par d’abondantes subventions (36,1 millions d’euros en 2017), mais aussi de l’intégration d’associations. En rejoignant SOS, elles lui transfèrent leurs actifs, terrains, bâtiments, etc. C’est le cas, par exemple, des Œuvres sociales d’Ormesson et de Villiers, vieille fondation datant du XIXe siècle destinée à l’origine au soin des tuberculeux, à la tête de deux établissements dans le Val-de-Marne, dont une maison d’accueil de 50 places pour personnes lourdement handicapées à Ormesson-sur-Marne.

    La fondation a rejoint SOS en 2010 et son patrimoine immobilier, évalué à 6,5 millions d’euros, a été transféré à Alterna en juillet 2015 : « Très vite, nous avons senti l’intérêt du Groupe SOS pour ce terrain, en plein centre-ville, raconte Jean-Luc Lefeuvre, président du conseil de la vie sociale de l’établissement. Depuis qu’il a mis la main sur cette propriété sans débourser un sou, le président de SOS qui nous avait promis de la maintenir et la réhabiliter veut transférer l’établissement à Villiers, dans un nouveau bâtiment, et vendre le terrain de d’Ormesson, un parc de trois hectares, mitoyen de la mairie ». M. Borello se défend : « Nous discutons avec la maire de l’utilisation future de ce terrain, dont la vente financerait tout juste la construction d’un nouveau bâtiment à Villiers. »

    Mélange des genres

    Alterna vend aussi beaucoup de biens dont elle n’a plus l’usage. Elle a ainsi, entre 2015 et 2017, cédé dix immeubles à la régie immobilière de la ville de Paris, dégageant de belles plus-values, par exemple de 5,4 millions d’euros rien qu’avec les deux immeubles et trois appartements vendus en 2017. Grâce à ces gains et malgré une exploitation déficitaire, les comptes d’Alterna sont bénéficiaires, d’environ 2 millions d’euros en 2017, pour un chiffre d’affaires de 12 millions d’euros.

    Cela permet à la société de transférer, chaque année, entre 1 et 2 millions d’euros à des entités du groupe à statut commercial, telles que le Comptoir de l’innovation, la société d’événementiel Event It, des incubateurs d’entreprises, la société de BTP Exigences ou encore la société holding SOS Participations.
    Ce mélange des genres a le don d’irriter les contrôleurs de l’Ancols qui, dans leurs rapports de 2003, 2011 et 2016, critiquent ces mouvements de fonds et l’absence de comptabilités séparées sans, toutefois, les sanctionner : « L’activité de logement social, qui bénéficie d’aides publiques sous forme de subventions et d’exemptions fiscales, ne doit pas permettre le soutien d’autres activités même s’il s’agit de l’intérêt général », jugeaient-ils en 2011. « Il faut bien aider au démarrage de ces entreprises d’insertion », justifie M. Borello.

    Isabelle Rey-Lefebvre

    Jean-Marc Borello, l’atout social d’Emmanuel Macron , Patrick Roger, le 17 janvier 2017

    Le président de SOS, numéro un de l’économie sociale et solidaire, est l’un des neuf délégués nationaux du candidat d’En marche !

    Le siège du groupe SOS ne paye pas de mine. Niché au fond d’un passage du quartier de la République, à Paris (11e), à deux pas du Cirque d’hiver, le lieu n’a rien à voir avec ces luxueux bureaux d’affaires dont le clinquant et le tape-à-l’œil font office de carte de visite. Le hall d’accueil a des allures de ruche affairée. C’est le cœur névralgique d’un géant de l’économie sociale et solidaire, qui regroupe plus de 400 établissements, emploie 15 000 salariés et devrait franchir en 2017 le cap du milliard d’euros de chiffre d’affaires.

    A peine son visiteur lui a-t-il été annoncé que le président fondateur, Jean-Marc Borello, surgit, la main tendue, la poignée de main ferme. Il revient tout juste d’un déplacement à Mayotte, où le groupe gère trois établissements, notamment dans le domaine de la protection de l’enfance. En jean et chemise, ce « grand patron » à la carrure de rugbyman et à l’accent méridional, né en 1957 à Gardanne (Bouches-du-Rhône), ne colle pas aux canons du genre.

    Depuis la fin octobre 2016, Emmanuel Macron en a fait un des neuf délégués nationaux de son mouvement, En marche !, de même que Catherine Barbaroux, la présidente de l’Adie, première association de microcrédit en France. Ce sont ainsi deux des principaux acteurs de l’économie sociale et solidaire, connus pour leurs engagements de longue date aux côtés des exclus et leur enracinement à gauche, qui figurent dans le cercle rapproché des « ambassadeurs » du mouvement.

    « Je suis irréductiblement de gauche »

    Voilà qui ne cadre guère avec le cliché abondamment reproduit de l’ex-banquier d’affaires de chez Rothschild, estampillé libéral et voué aux gémonies par une partie de la gauche. C’est pourtant une des facettes méconnues du personnage, qui en nourrissent la complexité. « Bien avant En marche !, j’ai amené Emmanuel voir ce qui se passait dans le domaine de l’économie sociale et solidaire, il y a quinze ans déjà », raconte Jean-Marc Borello, qui l’a eu comme élève à Sciences Po, où l’ancien éducateur spécialisé prodiguait des enseignements.
    Les deux hommes se sont revus lorsque Emmanuel Macron est devenu ministre de l’économie, en août 2014. Le président du groupe SOS avait préalablement pas mal travaillé sur l’élaboration de la loi de juillet 2014 avec Benoît Hamon, lorsque celui-ci était ministre délégué à l’économie sociale et solidaire. Ils ont alors recommencé à travailler ensemble. Et le voilà à présent intégré dans l’équipe d’En marche !
    « Macron, c’est un vrai bénéfice pour amener les jeunes à réinvestir le débat politique. C’est franchement une belle histoire, s’enthousiasme Jean-Marc Borello. C’est formidable de repartir sur une aventure comme ça. »

    Il avoue avoir toujours à affronter le scepticisme d’une partie de son entourage, notamment parmi ceux qui ont suivi sa trajectoire depuis qu’il intervenait à la fin des années 1970 auprès de jeunes délinquants en région parisienne, aux Ulis (Essonne), avant d’intégrer, après l’arrivée de la gauche au pouvoir, en #1981, la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et les toxicomanies.

    « Je suis irréductiblement de gauche et je suis trop vieux pour changer, se défend-il. Mais on ne pourra pas faire face aux besoins de solidarité, qui sont immenses, si on ne crée pas au préalable de la richesse. » Cette vision, il la développe dans un ouvrage à paraître le 19 janvier, au titre en forme d’oxymore, Pour un capitalisme d’intérêt général (Débats publics, 193 p., 18 euros).

    « Aller voir tout ce qui fonctionne très bien »

    Quel peut être le rôle de ces délégués nationaux issus de l’économie sociale et solidaire dans l’élaboration du projet d’Emmanuel Macron, outre le fait qu’ils disposent d’un important réseau ? « Notre domaine d’intervention, c’est la #lutte_contre_les_exclusions, comment gérer les politiques publiques autour de l’exclusion, du logement, etc., explique Jean-Marc Borello. Je fais remonter les propositions et les demandes du secteur. Il y a des groupes qui travaillent sur le logement, la grande exclusion, l’immigration, le droit d’asile… » Il n’ira pas, toutefois, jusqu’à lever le voile sur ce qui pourrait irriguer les engagements du candidat Macron, que ce dernier devrait présenter le 4 février à Lyon.
    « Nous sommes dans l’idée d’aller voir tout ce qui fonctionne très bien et qu’on n’a jamais été foutu de développer à l’échelle nationale, comment, avec toutes ces initiatives qui ont fait leurs preuves sur le terrain, monter des dispositifs ambitieux, comment faire pour desserrer l’étau administratif et réglementaire pour permettre aux gens d’innover », reprend le patron de SOS.

    Il cite en exemple l’expérience de Cuisine mode d’emploi(s), créée par le chef Thierry Marx pour permettre à des jeunes sans qualification ou à des chômeurs de longue durée d’intégrer les métiers de la restauration. Ou encore celle de Mozaïk RH, fondée par Saïd Hammouche pour aider les jeunes diplômés des quartiers défavorisés à intégrer le monde de l’entreprise.

    Mauvaise polémique
    Et, quand Emmanuel Macron se déplace dans le Pas-de-Calais, rencontre des acteurs locaux intervenant dans le domaine de l’habitat social ou de la précarité, décrit les conséquences sanitaires de la paupérisation de certains territoires, il parle en connaissance de cause, nourri précisément par ces expériences de terrain. Il décrit une réalité qui perdure et, même, va en s’aggravant. Cela lui a valu un tombereau de critiques. Une bien mauvaise polémique, en fait : cette réalité, les acteurs de l’économie sociale et de la prévention ne la connaissent que trop bien.

    « Il y a un vrai mouvement mondial autour de l’entrepreneuriat social, 40 % des sortants de grandes écoles veulent travailler dans l’économie sociale , assure Jean-Marc Borello. Là-dessus, Emmanuel Macron est absolument convaincu. » Ses propositions dans ce domaine pourraient contribuer à rééquilibrer l’image et le corpus programmatique du candidat d’En marche ! Et aussi exercer un réel pouvoir de séduction auprès d’une partie de l’électorat jeune – et moins jeune – à la recherche de nouveaux modes d’engagement.

    #histoire #socialisme


  • G20 nations still led by fossil fuel industry, climate report finds
    https://www.theguardian.com/environment/2018/nov/14/g20-nations-still-led-by-fossil-fuel-industry-climate-report-finds

    Among the G20 nations 15 reported a rise in emissions last year, according to the most comprehensive stock-take to date of progress towards the goals of the Paris climate agreement.

    The paper, by the global partnership Climate Transparency, found 82% of energy in these countries still being provided by coal, oil and gas, a factor which has relied on a doubling of subsidies over the past 10 years to compete with increasingly cheap wind, solar and other renewable energy sources.

    #climat #énergie #subventions


    https://www.climate-transparency.org/g20-climate-performance/g20report2018


  • https://www.rasa-africa.org/publications/le-rapport.html


    Le rapport alternatif sur l’Afrique 2018 (n°0 - juillet 2018) est préparé par un collectif de personnes et d’organisations africaines. Elles veulent rendre compte des évolutions et transformations sociétales, économiques, culturelles, religieuses, politiques, environnementales qui donnent une autre idée de l’Afrique qui est en train d’être construite et qui échappent de fait aux indicateurs conventionnels du développement et du bien être. Elles veulent bâtir une définition du progrès de l’Afrique et des Africains plus proches de leurs cosmogonies et visions du monde, de leurs réalités et de leurs pratiques.
    #Afrique #Autre_développement #Afrotopia


  • Lo scandalo del bio: copre il 15% dei terreni ma prende solo il 3% degli aiuti

    L’Italia applica la #PAC in modo paradossale: si finanzia più l’acquisto di diserbanti e pesticidi nell’agricoltura convenzionale che chi sceglie di puntare sul biologico.

    Il biologico cresce a due cifre ed è considerato un’arma utile anche contro i cambiamenti climatici. Ma le politiche di sostegno all’agricoltura – declinazioni nazionali delle politiche europee – investono direttamente sul bio italiano molto meno di quanto il settore meriterebbe. Questa la denuncia contenuta nell’ultimo rapporto di FederBio (Cambia la terra 2018): i fondi pubblici mirati al biologico sono inferiori al 3% del totale. Eppure, la Superficie agricola (Sau) coltivata dall’agricoltura biologica è di poco inferiore al 15%.

    Una sperequazione nell’attribuzione degli aiuti sancita dai meccanismi di attuazione italiana della Pac (Politica agricola comunitaria) per il periodo 2014-2020. Tanto più criticabile se si pensa che il il biologico contribuisce a ridurre i costi ambientali e sanitari collettivi, favorendo la tutela del paesaggio e il calo dell’inquinamento da fitofarmaci (ovvero erbicidi e pesticidi). E che la scelta del biologico comporta, per chi la fa, maggiori incombenze burocratiche ed economiche, che colpiscono non solo le aziende che stanno “transitando” da coltivazioni non certificate ma anche la pratica quotidiana.

    Al biologico solo le briciole dal Primo Pilastro della Pac

    Secondo i dati del Servizio Studi della Camera, i finanziamenti della Pac 2014-2020 all’agricoltura italiana sono pari a 62,5 miliardi:

    41,5 miliardi di euro dell’Unione europea
    21 miliardi che arrivano dallo Stato nazionale.

    Il 75% dei finanziamenti è destinato al cosiddetto Primo Pilastro e all’Organizzazione comune di mercato, mentre mediamente il 25% è destinato al Secondo Pilastro, che sono i Programmi di sviluppo rurale delle Regioni.

    Sul primo Pilastro della Pac, i finanziamenti destinati specificatamente al biologico praticamente non esistono. Il biologico beneficia del cosiddetto greening, che di fatto è solo una maggiorazione del 30% dell’aiuto di base.

    «Ma il greening, in funzione delle esenzioni previste dalle norme, viene applicato nel nostro Paese solo al 12% delle aziende. E, oltre al biologico, ne beneficia anche chi fa avvicendamento colturale, i pascoli o le zone rifugio per la fauna. Così, alla fine, l’aiuto destinato specificatamente al bio è veramente irrilevante», spiega Maria Grazia Mammuccini di FederBio.

    Un quadro che appare a tutto vantaggio dell’agricoltura convenzionale, che utilizza pesticidi, diserbanti e fertilizzanti di sintesi. Ovvero chi adempie al PAN (Piano Nazionale per l’uso sostenibile dei prodotti fitosanitari) secondo lo standard minimo – e obbligatorio – che consente l’accesso ai pagamenti diretti del Primo Pilastro.

    Psr, premiato chi usa i pesticidi. Glifosato incluso

    Al biologico, va meglio quando si analizza il finanziamento specifico che giunge dai Programmi di sviluppo rurale (Psr) del Secondo Pilastro della Pac. E in questo caso a decidere – in modo assolutamente disomogeneo – sono le regioni italiane.

    Attraverso i bandi della cosiddetta Misura 11, dedicata proprio all’agricoltura biologica, al bio arrivano la maggior parte dei finanziamenti. Ma la misura rimane comunque minore rispetto a quanto, grazie alla Misura 10, ricevono altre pratiche. Innanzitutto il cosiddetto “integrato volontario“, modello di agricoltura che rispetta un disciplinare con pratiche agronomiche specifiche, e vieta l’uso di alcuni principi attivi tra i più dannosi. E poi l’agricoltura conservativa.
    A sostenere fortemente il biologico, con alte percentuali della spesa complessiva nei Psr, sono le regioni del Centro e Sud Italia (in Sicilia il 18,07%, in Calabria il 22,38%). Uniche eccezioni l’Umbria (3,88%) e la Campania (1,36%). Altre, come Valle d’Aosta (1,7%), Veneto (1,84%), Friuli Venezia Giulia 2,36% perseguono obbiettivi opposti.

    Complessivamente – secondo Cambia la terra – alla Misura 10 viene destinato il 13% dei fondi per lo sviluppo rurale nazionale, mentre alla Misura 11 il 9,5%. Evidenziando quello che appare come un paradosso. La Misura 10, infatti, è specificamente indirizzata al rispetto dell’ambiente. «Premia pratiche agronomiche migliori rispetto al convenzionale, ma che comunque fanno uso di fertilizzanti e pesticidi di sintesi chimica, compreso il glifosato» spiega Mammuccini. E così, una norma pensata per aiutare l’ambiente finisce per finanziare chi usa «il maggior inquinante delle nostre acque (dati ISPRA) e classificato come probabile cancerogeno». L’unica regione italiana che ha deciso di interrompere i finanziamenti risulta essere la Calabria mentre infuria la polemica sugli annunci della Toscana.
    Vizioli: troppa burocrazia. Ancora non spesi più del 50% dei fondi

    Detto ciò, siamo in attesa di vedere se con la Pac 2021-2027 l’Europa, sempre più colpita dal riscaldamento globale, punterà maggiormente sul bio. Ma riguardo la programmazione 2014-2020, alle lamentazioni di FederBio si unisce, su altri fronti, la bocciatura del presidente di Aiab (Associazione italiana per l’agricoltura biologica).

    «Tranne qualche raro caso – afferma Vincenzo Vizioli – tutte le regioni italiane hanno investito sul bio una percentuale del budget inferiore alla Sau impegnata a biologico. Non hanno considerato che la domanda di cibo bio stava stimolando un’esplosione del settore. E quindi non hanno previsto un un aumento delle richieste di finanziamento. In questo modo, tutto il sistema è andato in difficoltà. Non solo: il ritardo dei pagamenti, dovuto al cronico e inaccettabile malfunzionamento di Agea (Agenzia per le Erogazioni in Agricoltura), e l’appesantimento burocratico per la gestione delle domande, la rendicontazione dei progetti e la lentezza delle istruttorie regionali hanno esaltato le difficoltà».

    Un errore di programmazione incomprensibile. Che, secondo Vizioli, sta in qualche modo “imballando il sistema”: benché la Misura 11 valga l’8,7% dei 20,9 miliardi di euro programmati per i Psr, ad oggi ne ha ricevuto meno di uno. E di quanto disponibile è stato speso solo il 17,6%.

    «Non solo è stata sbagliata la programmazione, ma le tante difficoltà di tipo burocratico stanno portando al problema di non riuscire a spendere tutti i fondi disponibili. Mancano meno di 2 anni alla fine e noi non abbiamo ancora speso neanche la metà dei fondi».

    E così, oltre al danno, si aggiungerebbe anche la beffa. Senza contare che l’agricoltura integrata beneficiaria della Misura 10, sottolinea Vizioli, riceve denaro pubblico ma non è né certificata come il bio nè fatta oggetto di controlli adeguati. Poiché la verifica dei documenti d’acquisto e di uso dei fitofarmaci, ad esempio, non si accompagna con dei rilievi sul campo.

    https://valori.it/lo-scandalo-del-bio-copre-il-15-dei-terreni-ma-prende-solo-il-3-degli-aiuti
    #agriculture #agriculture_biologique #Italie #subventions #statistiques #chiffres #aides_financières #pesticides #glyphosates #chiffres #statistiques

    cc @albertocampiphoto

    • Così l’agricoltura convenzionale inquina l’economia (oltre che il Pianeta)

      Il modello della rivoluzione verde (industrializzazione dell’agricoltura più chimica di sintesi) può considerarsi esaurito a causa dell’enorme impatto ambientale prodotto dall’uso massiccio di fertilizzanti chimici e pesticidi che ha contribuito al deterioramento della terra, alla contaminazione dell’acqua e alla perdita di biodiversità senza riuscire a garantire un reddito adeguato agli agricoltori. Così la Fao, durante l’incontro internazionale sull’agroecologia dell’aprile 2018, ha sintetizzato oltre mezzo secolo di studi scientifici sull’impatto dell’agricoltura intensiva basata su un largo uso di pesticidi.

      Come è arrivata un’organizzazione delle Nazioni Unite a un pronunciamento così netto? Questo rapporto mette assieme i tasselli che aiutano a capire. A confutare il mito di quella che è stata paradossalmente chiamata la “rivoluzione verde” – pur avendo dato un contributo importante alla perdita di biodiversità e all’aggravarsi della minaccia climatica – non c’è infatti un solo elemento, ma il riconoscimento di una serie di errori ambientali, sanitari, sociali ed economici.

      Nel primo Rapporto “Cambia la terra. Così l’agricoltura convenzionale inquina l’economia (oltre che il Pianeta)” sono citati gli autori e gli studi che hanno permesso alla comunità scientifica di raddrizzare la rotta, indicando la strada per recuperare il terreno perduto. È un filo logico che rappresenta una mappa capace di aiutare il legislatore a riorientare l’azione pubblica verso il bene comune. E che ha una forte attualità: oggi è in discussione la possibilità di cambiare la destinazione di una significativa quota di risorse pubbliche che finora è servita a sostenere scelte ad alto impatto ambientale e sanitario e che può essere reindirizzata per sostenere un modello agricolo più sicuro, più sano e più equo. Ma qual è il danno economico complessivo prodotto dall’uso dei pesticidi? Un primo studio sul tema condotto da Pimentel e altri nel 1992, mettendo nel conto alcune esternalità negative, arrivava alla cifra di 8,1 miliardi di dollari l’anno negli USA. Considerando che all’epoca l’acquisto di pesticidi ammontava a una spesa di 4 miliardi, ne deriva che le esternalità negative a carico della collettività erano pari al doppio: per 1 dollaro speso in pesticidi se ne spendevano 2 per le conseguenze prodotte dal loro uso. La ricerca è stata aggiornata in uno studio successivo pubblicato nel 2005 arrivando a valutare i costi derivati dall’uso dei pesticidi – spese sanitarie, perdita di produttività, perdita di biodiversità, costi per il disinquinamento del suolo e delle acque – in circa 10 miliardi di dollari l’anno nei soli Stati Uniti.

      L’Italia si trova purtroppo esposta in prima linea nella battaglia contro questo rischio chimico: il nostro Paese è fra i maggiori consumatori di pesticidi a livello europeo. Dall’ultimo Report dell’Agenzia europea per l’ambiente risulta infatti che il consumo di principio attivo nella UE è mediamente di 3,8 chili per ettaro: in Italia invece si arriva a 5,7 chili per ettaro, e in 10 anni – dal 2006 al 2016 – si è registrato un aumento della spesa per i pesticidi attualizzata ai prezzi correnti pari al 50% (quella per i concimi è cresciuta del 35%).

      Inoltre l’agricoltura intensiva, la monocoltura, l’uso di diserbanti e concimi chimici di sintesi sono tra gli elementi che più impoveriscono il terreno, riducendo la materia organica e la concentrazione di microrganismi e quindi la fertilità. Un dato inquietante perché ci vogliono migliaia di anni per creare pochi centimetri di terreno fertile, ma bastano pochi decenni per distruggerlo. E in Italia l’erosione – che comporta costi legati all’aumento del rischio di inondazioni e frane, all’abbandono delle terre e alla distruzione di infrastrutture – interessa ormai un terzo della superficie agricola del Paese generando una perdita annuale di produttività pari a 619 milioni di euro.

      Infine c’è da tener presente l’impatto sul clima dell’agricoltura ad alto uso di chimica di sintesi e di combustibili fossili. L’IPCC, la task force di climatologi organizzata dall’Onu, ritiene che siano proprio il modello agricolo e alimentare oggi imperante e l’uso attuale di suolo e foreste a essere responsabili per il 24% del rilascio dei gas climalteranti. Una conseguenza che potrebbe essere evitata scegliendo la strada dell’agroecologia: secondo i dati pubblicati dal Rodale Institute nel 2011, i sistemi di agricoltura biologica utilizzano il 45% in meno di energia rispetto a quelli convenzionali e producono il 40% in meno di gas serra rispetto all’agricoltura basata su metodi convenzionali. In questo modo l’agricoltura si potrebbe trasformare da problema in soluzione: i terreni organici svolgono un ruolo di assorbimento del carbonio che può arrivare a circa mezza tonnellata di carbonio per ettaro l’anno. Il potenziale tecnico del sequestro di carbonio nei terreni degli ecosistemi agricoli globali è compreso tra 1,2 e 3,1 miliardi di tonnellate di carbonio all’anno (da 10 a 27 volte le emissioni italiane di CO2 equivalente del 2016).

      I numeri vengono dall’Ufficio studi della Camera dei deputati: su 41,5 miliardi di euro destinati all’Italia, all’agricoltura biologica vanno appena 963 milioni di euro. In altri termini, il bio – che rappresenta il 14,5% della superficie agricola utilizzabile – riceve il 2,3% delle risorse europee: anche solo in termini puramente aritmetici, senza calcolare il contributo del biologico alla difesa dell’ambiente e della salute, circa sei volte meno di quanto che gli spetterebbe. Se ai dati dei fondi europei si aggiunge il cofinanziamento nazionale per l’agricoltura, pari a circa 21 miliardi, il risultato rimane praticamente invariato: su un totale di fondi europei e italiani di circa 62,5 miliardi, la parte che va al biologico è di 1,8 miliardi, il 2,9% delle risorse.

      Invece di un premio c’è dunque una penalizzazione netta. Nel capitolo di spesa destinato specificamente all’interno dei PSR (Piani di sviluppo regionale) alla vera e propria lotta al cambiamento climatico, solo il 9,5% delle risorse pubbliche va all’agricoltura biologica. Altro tipo di sistemi (ad esempio l’agricoltura integrata, che usa teoricamente meno pesticidi sul campo; o l’agricoltura conservativa, una pratica in cui si evita di dissodare i terreni ma si utilizza ampiamente il glifosato) ricevono maggiori risorse (13%).

      In altre parole, gli italiani e gli europei in generale pagano per sostenere pratiche agricole che alla fine si ritorcono contro l’ambiente e contro la loro salute, a partire da quella degli agricoltori stessi. In questo contesto anche l’onere della prova viene rovesciato. Non è il modello agricolo ad alto impatto ambientale a farsi carico della tutela degli ecosistemi con cui interagisce, ma sono gli operatori del biologico a sopportare i costi prodotti dall’inquinamento causato dalla chimica di sintesi: il costo della certificazione; il costo della burocrazia (ancora più alta che per gli agricoltori convenzionali); il costo della maggiore quantità di lavoro necessaria a produrre in maniera efficace, senza ricorso a concimi di sintesi e diserbanti, e a proteggere il raccolto dai parassiti senza l’uso dei pesticidi di sintesi chimica; il costo della fascia di rispetto tra campi convenzionali e campi biologici.

      Occorre anche intervenire subito, fornendo strumenti e opportunità a chi sceglie l’agricoltura pulita e non – come succede oggi – penalizzando chi non inquina, in contrasto con i principi fondanti delle politiche ambientali italiane, europee e internazionali. “Cambia la Terra”, attraverso il Rapporto 2018, intende avanzare delle proposte concrete alla politica.

      https://www.cambialaterra.it/rapporto
      #rapport

      Pour télécharger le rapport:

      https://www.cambialaterra.it/wp/wp-content/uploads/2018/09/Rapporto-CLT-18_web.pdf


  • Débat sur les #subventions à l’#électricité au #Liban
    à la suite de ma tribune pour le LCPS, reprise dans l’Orient Le Jour sur la distribution inéquitable des subventions électriques au Liban, la journaliste Viviane Aqiqi fait un sérieux travail de synthèse, traduisant aussi mes données et graphiques en arabe. Elle ouvre le débat sur la question de savoir ce que cachent les appels à la réforme des subventions et exprime sa crainte que leur suppression se traduise simplement par une augmentation du fardeau pesant sur les ménages les plus fragiles.
    Elle accorde peu d’intérêt à ce que je considère comme la principale nouveauté de cette étude, à savoir la mise en évidence de l’énorme biais en faveur des habitants de Beyrouth dans la répartition de ces subventions. Peut être habite-t-elle Beyrouth ?

    إصلاح دعم الكهرباء وليس إلغاؤه
    https://al-akhbar.com/Capital/258434
    graphique en arabe : https://al-akhbar.com/ArticleFiles/2018923221424683636733376646839220.pdf

    انطلاقاً من هذه المعطيات، يجدر طرح السؤال: هل يجب إلغاء الدعم لأسعار الكهرباء وتحميل الفقراء عبء هذا «التقشّف»؟ أم يجب إصلاح الدعم وإعادة توجيهه نحو فئات الدخل الأدنى والمتوسط ومؤسّسات الإنتاج؟
    إن كلفة إنتاج الطاقة الكهربائية في لبنان مرتفعة جدّاً، بسبب عوامل كثيرة، أهمّها الاستخدام الكثيف لأغلى أنواع الوقود، واستجرار الطاقة من مصادر تجارية مؤقّتة (البواخر، سوريا)، وتلزيم عمليات التشغيل والصيانة والجباية لشركات خاصة عبر عقود سخيّة، وتقادم معامل الإنتاج والمحطّات، والهدر الكبير للطاقة المُنتجة الناجم عن عدم كفاءة شبكات النقل والتوزيع والتعدّيات الكثيرة على هذه الشبكات، بالإضافة إلى امتناع مشتركين كثر عن تسديد الفواتير المستحقّة، بما في ذلك إدارات ومؤسّسات عامّة وشركات خاصّة. لذلك، كل حديث عن خفض كلفة الدعم، من دون معالجة كل هذه العوامل، لا يعدو كونه طريقة لنقل الكلفة من الموازنة العامة إلى ميزانيات الأسر، وهذا يؤدّي إلى تعزيز التفاوتات أكثر بكثير مما يفعله الدعم القائم اليوم.

    cf. https://seenthis.net/messages/724115


  • Électricité : le privilège injustifiable de Beyrouth - Éric VERDEIL - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1135424/electricite-le-privilege-injustifiable-de-beyrouth.html

    Les récentes polémiques sur le lieu de connexion de la barge électrique Esra Gul ont à nouveau souligné l’inégalité d’approvisionnement en courant des différentes régions libanaises, au détriment des périphéries du pays. Leurs habitants doivent, plus encore que les autres, supporter les coûts de l’abonnement à un générateur, dont le poids est inversement proportionnel au revenu. Cette inégalité est donc à la fois géographique et sociale.

    Il est moins connu que cette inégalité est aggravée par un mécanisme de subvention invisible, lié à l’écart entre le coût de revient et le tarif payé par les abonnés, qui bénéficie de manière disproportionnée aux ménages les plus aisés et en particulier aux habitants de la capitale. Une nouvelle inégalité géographique et sociale s’ajoute donc à la précédente. C’est ce que démontre pour la première fois une étude que j’ai récemment menée sur le sujet.

    On trouvera ici la version anglaise, avec un titre différent:
    Electricity Subsidies: Benefiting some Regions More than Others
    http://www.lcps-lebanon.org/featuredArticle.php?id=163
    #électricité #subventions #inégalités #Liban


  • Pendant que le milieu du #podcast professionnel se gargarise de #monétisation (comprendre : #publicité et autres #contenus_sponsorisés), les #radios_associatives se voient couper leurs #subventions d’une façon qui les fragilise de plus en plus. Ça ressemble fort à la promotion d’un certain « modèle de société ».

    « Vers l’effondrement des radios associatives ? »
    https://www.lalettre.pro/Vers-l-effondrement-des-radios-associatives_a16436.html

    La table ronde d’ouverture du 24e congrès annuel de la Confédération Nationale des Radios Associatives a donné le ton. Celui d’une profonde inquiétude sur l’avenir. Pas à moyen ou long terme mais à très court terme. Les financements se font rares et les dossiers de demandes seraient techniquement élaborés pour, de plus en plus souvent, freiner l’engouement des dirigeants bénévoles.

    En lien, ce débat organisé prochainement par #Radio_Campus_Paris
    http://www.radiocampus.fr/2018/05/15/debat-sur-le-role-des-radios-associatives-a-lassemblee-nationale/13027

    NOUS SOMMES AUSSI LE SERVICE PUBLIC ou comment réfléchir à ce que pourrait être un #service_public_radiophonique élargi aux initiatives de la société civile. JEUDI 7 JUIN 2018 salle Colbert de l’Assemblée nationale : Radio campus France joue à la démocratie et organise avec le soutien de Céline Calvez (députée LREM, Hauts de Seine) un débat sur le rôle des radios associatives, les médias de proximité en pleine réforme de l’audiovisuel public. Imaginons exploiter la porosité entre les missions de service public radiophonique et le tiers-secteur associatif. L’objectif : faire réfléchir et travailler ensemble des acteurs médiatiques mais pas seulement vous l’aurez bien compris.

    #radios_libres

    • Voilà qui va en ce sens encore plus explicitement : « Wings : quand les #podcasts deviennent des #startups »
      https://lesmoissonoresblog.wordpress.com/2018/05/25/wings-quand-les-podcasts-deviennent-des-startups

      Devant une assemblée majoritairement féminine au bar parisien la Recyclerie, Lauren Bastide et Julien Neuville ont présenté jeudi soir Wings, le nouveau projet de #Nouvelles_Écoutes. Avec 500.000 écoutes mensuelles (selon les chiffres présentés), le studio veut aider les créateurs et créatrices de podcasts à se faire connaître et à se professionnaliser. Plusieurs axes de développement prometteurs sont proposés : la programmation, la réalisation sonore, la production, la croissance d’audience, le #marketing et la monétisation.

      S’il existait déjà des formations pour apprendre à être podcasteurs comme proposé par Louie Media, le projet Wings s’inspire plutôt des “accélérateurs” de startups. Dans ce cadre les entrepreneurs sont encadrés par des “mentors” pour développer leur projet déjà existant, et grandir en compétences et en notoriété. Cette envie de Nouvelles Écoutes d’aider à la production ne sort pas de nulle part, le studio a déjà aidé des podcasts comme Parti Pris sur le vote blanc et le récent Commencer sur une création d’entreprise.

      Si la « révolution » du podcast fait tant d’émules (indépendamment des programmes réellement intéressants qui sortent ici ou là) c’est qu’elle recouvre, plus pragmatiquement, une #libéralisation de la production sonore, jusqu’ici portée principalement par #Radio_France, les radios associatives et des productrices et producteurs indépendants (elles et eux-mêmes réunis en association ou sous un autre statut). L’ubérisation de l’audio est en marche pour une partie du milieu podcastique - une partie seulement, car il reste un gros socle d’amateurs et amatrices qui ne se placent pas dans cette logique le moins du monde.


  • Les cadeaux de Villeurbanne à l’Asvel de #Tony_Parker
    https://www.wereport.fr/articles/les-cadeaux-de-villeurbanne-a-lasvel-de-tony-parker

    Premier budget de la Pro A, racheté par la star de NBA, mais toujours dépendant de l’argent public : l’Asvel #Basket bénéficiera cette saison de plus d’un million d’euros d’aides de la ville de Villeurbanne. #subventions, places VIP, loyer à prix cassé… Mediacités fait les comptes. Article à lire sur Mediacités #Lyon (abonnement)

    #Enquêtes_et_reportages #Sport_Business #ASVEL #Jean-Paul_Bret



  • Enquête : quand la #PAC finance la #pollution.

    Où va l’argent de la #Politique_agricole_commune (PAC) ? C’est à cette question que nous avons voulu répondre en commandant une enquête à Mark Lee Hunter, journaliste d’investigation, afin de déterminer si les exploitations agricoles qui polluent le plus recevaient des #subventions européennes de la PAC. Mettons tout de suite fin au suspense : la réponse est oui.


    https://www.greenpeace.fr/enquete-pac-finance-pollution-terres
    #agriculture #pollueurs-payés #fermes #exploitations_agricoles #Europe #ammoniac
    cc @daphne @albertocampiphoto @marty @odilon


  • Les milliardaires de la presse gavés d’aides publiques et privées | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/130218/les-milliardaires-de-la-presse-gaves-d-aides-publiques-et-privees?onglet=f

    e bilan des aides publiques à la presse pour 2016 vient d’être rendu public par le ministère de la culture et de la communication et il confirme le constat pour le moins choquant des années antérieures : ce sont les oligarques les plus riches, ceux qui ont fait main basse sur les plus grands titres de la presse quotidienne nationale, qui se partagent la plus grosse part des aides directes de l’État. Mais ce scandale se double désormais d’un autre : ces mêmes milliardaires, parmi lesquels figurent Bernard Arnault, Serge Dassault, Xavier Niel ou encore Patrick Drahi, sont aussi ceux qui raflent une bonne part des aides privées qu’offrent, pour des raisons loin d’être désintéressées, les grands oligopoles du secteur, comme Google, Facebook ou la fondation du multimilliardaire Bill Gates.

    De ce bilan global, que Mediapart s’est appliqué à établir au travers des dernières statistiques disponibles, ressort un constat d’ensemble qui est accablant : l’État et quelques grands oligopoles américains se coalisent pour faire barrage aux nouveaux entrants, et dépensent sans compter pour sauver des titres dont la plupart seraient, sans cela, à l’agonie. C’est ce constat qui parcourt aussi le chapitre que la Cour des comptes consacre, dans son dernier rapport annuel, aux aides à la presse : les magistrats financiers pressent l’État de réorienter totalement sa politique pour assurer enfin « la neutralité de l’action publique ».

    #Médias #Presse #Concentration #Economie_médias #Subventions #Droit_communication


  • #clientélisme : la cagnotte des élus du #rhône (Mediacités)
    https://www.wereport.fr/politique-2/clientelisme-la-cagnotte-des-elus-du-rhone-mediacites

    Chaque année, les conseillers départementaux du Rhône et leur président Christophe #guilloteau distribuent 600 000 euros de « #subventions locales ». Des sommes saupoudrées à la discrétion de chaque élu et propices au clientélisme. Mediacités en publie la liste détaillée. C’est une petite ligne du budget du #Département du Rhône. Un intitulé qui se glisse...

    #Politique #LR


  • The way the world catches fish defies all economic logic — Quartz
    https://qz.com/1195914/the-way-the-world-catches-fish-defies-all-economic-logic

    The global fishing industry landed $164 billion worth of marine fish in 2014. However, taking into account labor, capital, and fuel costs and subsidies, global fisheries produced a net loss of $44 billion, according to the World Bank.

    By encouraging more fishing than is economical, government subsidies crash the supply of fish all the more, says Glenn-Marie Lange, economist at the World Bank and one of the report’s authors.

    “There are too many vessels out there that are not only financially unprofitable but fishing way beyond what can be regenerated by the natural population,” says Lange.

    #pêche #surpêche #subventions #écologie #mers


  • Des OGM pour l’Afrique ? - RFI
    http://www.rfi.fr/afrique/20171217-bill-gates-genereux-donateur-climat-fondation-afrique-rechauffement-ogm

    L’autre grande annonce faite par Bill Gates à l’occasion du « One Planet Summit », est que « la #Bill_&_Melinda_Gates_Foundation va investir 300 millions de dollars au cours des trois prochaines années pour financer la #recherche agricole qui aidera les fermiers les plus pauvres à s’adapter au changement des conditions climatiques. Cela concerne notamment la gestion, la protection et l’amélioration des cultures. » Une initiative reçue avec enthousiasme par ceux qui estiment qu’ils en seront les principaux bénéficiaires comme les pays africains, mais qui soulève aussi de nombreuses interrogations chez certains observateurs.

    La Fondation considère que les agriculteurs les plus pauvres qui subissent les conséquences de ces #changements_climatiques n’y sont pour rien. Ce sont les pays industrialisés qui ont émis ces #gaz_à_effet_de_serre, qui sont responsables de cette dégradation. Et comme l’a dit Bill Gates, au micro de RTL, à propos des paysans, « quand il y a de mauvaises récoltes, ils n’ont pas à manger et cela crée des problèmes de #malnutrition et de #famine… ». Une des solutions préconisées par la Fondation consiste à fournir de meilleures #semences aux agriculteurs des pays en développement, ajoutant : « Il faut leur donner de meilleures graines, des graines plus productives qui peuvent résister à la #chaleur à la #sécheresse. C’est ce que nous devons faire et c’est une très belle manière de leur éviter cette souffrance ». Une grande partie de cet argent va donc aller directement à la recherche pour obtenir des graines capables de répondre à tous ces critères.

    ...

    seulement 5% des subventions sont allées directement au continent africain. La moitié des #subventions sont allées à des organisations internationales et la plus grande partie des budgets de recherche ont financé des laboratoires américains . La Fondation a annoncé vouloir obtenir la mise au point de 400 variétés améliorées pour sortir de la famine 30 millions de personnes en Afrique.

    #ogm #agrochimie


  • Le mirage escrologique | Le Vilain Petit Canard
    https://levilainpetitcanard.be/articles/thema/le-mirage-escrologique_2072655821


    Le nouveau tag (parfait) : #escrologie

    Ce premier volet de la série sera plus long que les suivants, parce que pour réaliser à quel point on vous prend pour des saladiers, vous devrez d’abord comprendre les enjeux, et le problème numéro un de notre société en ce début de 21ème siècle, l’#énergie. Compliqué ? Non, du tout, ça c’est surtout ce qu’on voudrait vous faire croire pour qu’il ne vous vienne pas à l’idée de mettre les bobards à l’épreuve des faits, révélant ainsi l’escroquerie à laquelle nous sommes confrontés. Cette escroquerie est double, menée à la fois par les escrologistes en mal de #subventions, prêts à raconter littéralement n’importe quoi pourvu que ça remplisse la gamelle ; et politique, parce que c’est tout, absolument tout ce qui reste pour tenter de reculer — ne serait-ce qu’un peu — le moment où il faudra bien se rendre à l’évidence, le #capitalisme, qui suppose la #croissance infinie par opposition à des ressources forcément limitées, est un échec, et mène au #désastre écologique.



  • [NUMÉRO ZÉRO] Les mille maux de l’enseignement du français aux étrangers
    http://lenumerozero.lautre.net/Les-mille-maux-de-l-enseignement-du-francais-aux-etrangers

    Dans les années 2000 a été petit à petit mis en place le « contrat d’accueil et d’intégration », devenu en 2016 le « contrat d’intégration républicaine » (CIR) [1]. Ce document doit être signé par chaque nouvel.le arrivant.e (sauf personne ayant étudié dans un établissement français) qui s’engage ainsi à suivre des formations pour intégrer les lois et les valeurs français, à les respecter et à apprendre la langue française. En contrepartie, l’Etat s’engage à fournir lesdites formations qui doivent obligatoirement permettre d’arriver à un niveau minimum de maîtrise du français. [...]
    Les cours de français prévus par le CIR sont subventionnés par l’Etat, mais ne sont pas pour autant assurés par des fonctionnaires comme c’est le cas dans l’Education nationale. Ils sont assurés par différents organismes, par l’intermédiaire d’appels d’offre. [...] Cette mise en concurrence devrait, selon les discours officiels, pousser chacun à faire « toujours mieux » avec des salarié.e.s « toujours mieux » formé.e.s et des formations « toujours mieux » conçues. Dans les faits, c’est surtout un facteur de précarité de l’emploi du point de vue des salarié.e.s, pour qui le CDI semble « toujours plus » inaccessible [2]. Du point de vue des bénéficiaires, l’accès à ces cours subventionnés n’a rien d’évident (tentez, pour vous en rendre compte, une partie du jeu de l’oie fourni en pages centrales) : il faut avoir auparavant franchi un bon nombre de barrières administratives auxquelles s’ajoutent les critères de sélection des organismes de formation ; notamment, certains n’acceptent que les apprenant.e.s maîtrisant déjà l’écriture et quelques bases de français ; les autres sont orienté.e.s (théoriquement) vers les « ateliers socio-linguistiques » des centres sociaux, qui restent des acteurs majeurs de l’enseignement du français comme langue étrangère (FLE), dans la régions stéphanoise comme ailleurs.

    #migrants #FLE #subventions

    • commentaire d’une personne impliquée dans une association d’enseignement (bénévole et non subventionnée) du français aux demandeurs d’asile :

      Merci, totalement vrai.
      Et nous, associations citoyennes impliquées dans l’apprentissage du français en complément des cours officiels donnés par les instituts dont on parle dans l’article, nous connaissons bien le sujet. Nous retrouvons en effet les réfugiés dans nos cours après leur passage dans ces institutions. Pédagogie qui laisse à desirer, formateurs lointains de leurs étudiants, et pas assez d’heures offertes par l’état.
      Je me place évidemment du côté des étudiants puisque nous avons des retours de leur part.


  • UE : 112 milliards d’euros de subventions par an pour les énergies fossiles - Libération
    http://www.liberation.fr/planete/2017/09/29/ue-112-milliards-d-euros-de-subventions-par-an-pour-les-energies-fossiles

    Malgré leur engagement d’arrêter les #subventions pour la production et la consommation des #énergies_fossiles, et de réduire largement leurs émissions de gaz à effet de serre, les instances de l’#Union_européenne et les gouvernements européens continuent de financer ces secteurs extrêmement polluants à hauteur de 112 milliards d’euros par an. D’après un rapport publié jeudi, par le Réseau action climat (RAC) et le think tank Overseas Development International, l’Union européenne consacrerait notamment 4 milliards d’euros par an en subventions « directes » aux énergies fossiles, via les investissements des banques européennes (2 milliards d’euros) entre autres.

    Report - Phase-out 2020 : Monitoring Europe’s fossil fuel subsidies
    http://www.caneurope.org/publications/blogs/1471-report-phase-out-2020-monitoring-europe-s-fossil-fuel-subsidies


  • L’Etat supprime les aides au maintien de l’agriculture bio
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2017/09/22/l-etat-supprime-les-aides-au-maintien-de-l-agriculture-bio_5189584_3234.html

    En choisissant de ne plus soutenir les aides au maintien, l’Etat est en accord avec le syndicat agricole #FNSEA. « Il y a un arbitrage à faire entre aide à la conversion et aide au maintien. La priorité, c’est l’aide à la conversion. Pour l’aide au maintien, nous pensons que c’est au marché de prendre le relais », affirmait Jérôme Despey, secrétaire général de la FNSEA, en juillet.

    #bio


  • Le vrai coût de la viande pas chère

    L’#Allemagne est le premier producteur européen de porc bon marché. Mais à quel prix ? Enquête sur un modèle industriel grassement subventionné, responsable d’un dumping social, économique et écologique à grande échelle.

    https://www.arte.tv/fr/videos/064368-000-A/le-vrai-cout-de-la-viande-pas-chere
    #viande #prix #élevage #coût #subventions #documentaire #film #cochons #élevage_porcin #élevage_industriel #agriculture


  • Faut-il payer les artistes?
    https://www.lecourrier.ch/152055/faut_il_payer_les_artistes

    W.A.G.E. a mis en place une base de données dont on peut se servir comme référence, en tant qu’artiste ou institution. Selon les barèmes de l’organisation, les institutions dépensant annuellement jusqu’à 500 000 dollars devraient payer les artistes au minimum 1000 dollars par exposition personnelle, 600 pour un projet et 250 pour une conférence. Pour les musées ou centres d’art dépensant jusqu’à 5 millions de dollars, le #salaire d’un #artiste pour une personnelle devrait aller jusqu’à 9000 dollars. Voire plus de 10 000 dans les structures plus grandes, du type Metropolitan Museum de New York.

    Aux Etats-Unis, quarante-quatre institutions sont désormais certifiées W.A.G.E., dont l’Artists Space de New York, structure historique et prestigieuse. En Suisse, la Kunsthalle de Berne, sous l’impulsion de sa directrice Valérie Knoll, est le premier centre d’art du pays à avoir demandé une certification. « Les artistes ne s’attendent jamais à être payés, ils ne le demandent même pas », fait remarquer Valérie Knoll. Lise Soskolne acquiesce : « Recevoir de l’#argent contre un job est un acquis pour tout le monde, sauf pour les artistes. »

    #art


  • Le monde franchit la barre des 2 000 gigawatts d’énergie renouvelable installés
    http://www.novethic.fr/lapres-petrole/energies-renouvelables/isr-rse/plus-de-2-000-gigawatts-d-energie-renouvelable-installes-dans-le-monde-1444

    En 2016, les nouvelles installations de renouvelables ont encore battu un record avec 161 GW installés, en hausse de près de 9 % par rapport à 2015. Cela porte la totalité du parc renouvelable à 2 017 GW. C’est ce que révèle le rapport annuel sur le statut mondial des énergies renouvelables publié ce mercredi 7 juin par REN21. Le solaire photovoltaïque compte pour environ 47 % de ces nouvelles capacités, suivi de l’éolien (34 %) et l’hydroélectricité (15,5 %).

    « Les #énergies_renouvelables deviennent l’option la plus économique », notent les auteurs. « Des transactions récentes au Danemark, en Egypte, Inde, Mexique, Pérou et aux Emirats Arabes Unis ont vu le coût de l’électricité chuter à 0,05 dollar/KWh, bien en-dessous du coût de l’énergie fossile ou nucléaire produite dans ces pays », apprend-on dans le rapport.

    [...] Les auteurs constatent également des retards dans les secteurs du transport et de la chaleur. Ils déplorent l’impact négatif des #subventions aux énergies fossiles sur le développement des renouvelables. En 2014, pour chaque dollar dépensé pour les renouvelables, les gouvernements en dépensaient 4 dans les énergies carbonées.


  • Offshore Wind Farms Offer Subsidy-Free Power for First Time - Bloomberg
    https://www.bloomberg.com/news/articles/2017-04-13/germany-gets-bids-for-first-subsidy-free-offshore-wind-farms

    German’s electricity grid regulator approved bids to build what will be the first offshore wind farms that depend entirely on market prices instead of government support and subsidy.

    The decision by Bundesnetzagentur, or BNetzA, grants power purchase agreements for 1,490 megawatts of wind farms to be built in the North Sea. Developers promised to supply power from the facilities at a record-low weighted average of 4.40 euros ($4.67) a megawatt-hour, less than a tenth of the previous offshore wind deal, the regulator said Thursday.

    The bids were “far below any expectations,” said BNetzA President Jochen Homann. They’re well beneath the market price for power in Germany, which has fallen 3.8 percent this year to 30.10 euros a megawatt-hour, according to broker data compiled by Bloomberg.

    • #Eolien en mer  : des parcs sans subventions, une première mondiale
      https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/0211974112436-eolien-en-mer-des-parcs-sans-subventions-une-premiere-mondial

      « L’offre sans #subventions est rendue possible par certaines circonstances propres à cet appel d’offres », a indiqué Samuel Leupold, patron de l’éolien chez Dong, dans un communiqué.

      Il rappelle non seulement que les coûts de raccordement ne sont pas inclus, mais aussi que l’échéance envisagée, 2024, laisse le temps aux fournisseurs (pas encore choisis) de développer la prochaine génération de turbine : il table notamment sur des turbines de 13 à 15 MW - alors que les fournisseurs (Siemens, Vestas, General Electric) proposent aujourd’hui, au mieux, 8 ou 9 MW. Dong souligne aussi que le régime de vent de ces champs est favorable et qu’il bénéficiera de synergies avec des parcs qu’il exploite à proximité.

      [...] Dans les pays nordiques, les autorisations et les études de risques techniques sont aussi prises en charge en amont par l’Etat, ce qui permet aux énergéticiens de réduire leur risque et de proposer des prix plus bas. En France, une nouvelle procédure dite « de dialogue compétitif » vient d’entrer en vigueur pour l’appel d’offres en cours à Dunkerque. Sans éliminer toute part de risque pour les énergéticiens, elle devrait contribuer à réduire les coûts dans l’Hexagone.

      #énergies_renouvelables #électricité

    • Offshore » Wind turbines taller than the Eiffel Tower
      http://www.maritimedenmark.dk/?Id=18974
      (janvier 2017)

      The Danish government has presented a plan for the establishment of giant wind turbines, which with their 330 meters will be taller than the Eiffel Tower. The proposal will now be discussed in conciliation. The industry cheers as the Nature Conservation Association remains skeptical.[…]
      Before the Eiffel Tower sees itself be bested by a wind turbine, the proposal must be discussed in conciliation with Socialdemokratiet, Dansk Folkeparti og SF, be subject to an EIA study, as neighbors and other stakeholders will be consulted.
      The tallest wind turbine is 229,5 meters, was built by Nordex and stands in Germany, 100 km. north of Frankfurt


    • Les résultats de nos estimations montrent que le montant par tête des subventions d’investissement, reçu par une commune, s’accroît d’environ 45 % dès lors qu’une personnalité politique y ayant occupé un mandat municipal devient membre du gouvernement. A l’inverse, un tel phénomène n’est pas présent pour les municipalités qui sont le lieu de naissance d’un ministre.

      Ce phénomène suggère d’une part que certaines municipalités sont favorisées au détriment d’autres ne bénéficiant pas de tels liens avec le gouvernement et, d’autre part, que ce ciblage correspond davantage à des préoccupations liées à la carrière des personnalités...

      après c’est sous #paywall


  • #Auvergne-Rhône-Alpes : la #Culture asphyxiée par la #Politique (Libération)
    https://www.wereport.fr/politique-2/auvergne-rhone-alpes-la-culture-asphyxiee-par-la-politique-liberation

    Les instituts culturels de la région ont vu leurs #subventions baisser drastiquement en 2016. Une situation concomitante à la fusion des régions et à l’arrivée du nouveau président, Laurent Wauquiez. Et qui varie selon l’orientation partisane des villes. Mais que se passe-t-il dans les #institutions_culturelles de la région Auvergne-Rhône-Alpes ? Le musée des Tissus de Lyon est au bord de la noyade,...

    #Economie #financement