• Réponses de Jacques Philipponneau au questionnaire
    de La Décroissance envoyées le 12 février 2021
    et refusées par son comité de rédaction

    https://lavoiedujaguar.net/Reponses-de-Jacques-Philipponneau-au-questionnaire-de-La-Decroissanc

    (...) La domination est devenue ouvertement catastrophiste et, par la force des choses, elle doit intégrer le réformisme écologique dans cette sur-bureaucratisation du monde seule à même de gérer, dans cette société, les catastrophes qu’elle produit.

    Cet écologisme de caserne, normatif et culpabilisant, dernier avatar du péché chrétien (les indulgences pontificales du bilan carbone, le flygskam — la honte de prendre l’avion du luthérianisme nordique —, la niaiserie antispéciste anglo-saxonne) qui n’attaque jamais frontalement l’État ni le capitalisme, mais seulement leurs « dévoiements » ou leurs « excès », remplace la vieille social-démocratie morte à la tâche dans sa fonction intégrative à la société telle qu’elle est.

    La crise sanitaire actuelle (quelle que soit son origine et la gravité qu’on lui accorde) a contraint la domination à afficher son programme. Sa conception de la vie.

    Elle se résume à celle-ci : le mode de vie industriel n’est pas négociable et les représentations catastrophistes, si complaisamment diffusées depuis une dizaine d’années, ne sont pas conçues pour y faire renoncer mais pour faire accepter les restrictions et aménagements qui permettront de le perpétuer. En gros, faire régresser la liberté humaine à sa seule fonction animale de « conserver l’espèce », la « vie nue » réduite à sa seule réalité biologique : l’exemple le plus trivialement actuel en est le lâche soulagement devant une vaccination — de fait obligatoire — permettant de retrouver la vie « normale ». (...)

    #Philipponneau #fantasmes #domination #sujets_automates #États #capitalisme #techno-science #réformisme_écologique #résistance_active

  • La santé mentale est un enjeu crucial des migrations contemporaines

    Si la migration est source d’espoirs liés à la découverte de nouveaux horizons, de nouveaux contextes sociaux et de nouvelles perspectives économiques, elle est également à des degrés divers un moment de rupture sociale et identitaire qui n’est pas sans conséquence sur la santé mentale.

    #Abdelmalek_Sayad, l’un des sociologues des migrations les plus influents de ces dernières décennies, a défini la condition du migrant comme étant suspendu entre deux mondes parallèles. #Sayad nous dit que le migrant est doublement absent, à son lieu d’origine et son lieu d’arrivée.

    Il est, en tant qu’émigrant, projeté dans une condition faite de perspectives et, très souvent, d’illusions qui l’éloignent de son lieu d’origine. Mais le migrant est tout aussi absent dans sa #condition ^_d’immigré, dans les processus d’#adaptation à un contexte nouveau et souvent hostile, source de nombreuses #souffrances.

    Quelles sont les conséquences de cette #double_absence et plus largement de cette transition de vie dans la santé mentale des migrants ?

    Migrer implique une perte de #capital_social

    Migrer, c’est quitter un #univers_social pour un autre. Les #contacts, les #échanges et les #relations_interpersonnelles qui soutiennent chacun de nous sont perturbés, fragmentés ou même rompus durant cette transition.

    Si pour certains la migration implique un renforcement du capital social (ou économique), dans la plupart des cas elle mène à une perte de capital social. Dans un entretien mené en 2015, un demandeur d’asile afghan souligne cette #rupture_sociale et la difficulté de maintenir des liens avec son pays d’origine :

    « C’est très difficile de quitter son pays parce que ce n’est pas seulement ta terre que tu quittes, mais toute ta vie, ta famille. J’ai des contacts avec ma famille de temps en temps, mais c’est difficile parce que les talibans détruisent souvent les lignes de téléphone, et donc, c’est difficile de les joindre. »

    Pour contrer ou éviter cette perte de capital social, de nombreux #réseaux_transnationaux et organisations d’immigrants dans les pays d’accueil sont créés et jouent dans la vie des migrants un rôle primordial.

    À titre d’exemple, la migration italienne d’après-guerre s’est caractérisée par une forte structuration en #communautés. Ils ont créé d’importants organisations et réseaux, notamment des organisations politiques et syndicales, des centres catholiques et culturels, dont certains sont encore actifs dans les pays de la #diaspora italienne.

    L’#environnement_social et la manière dont les sociétés d’arrivée vont accueillir et inclure les migrants, vont être donc des éléments clés dans la #résilience de ces populations face aux défis posés par leur trajectoire de vie et par leur #parcours_migratoire. Les migrants peuvent en effet rencontrer des situations qui mettent en danger leur #santé physique et mentale dans leur lieu d’origine, pendant leur transit et à leur destination finale.

    Cela est particulièrement vrai pour les migrants forcés qui sont souvent confrontés à des expériences de #détention, de #violence et d’#exploitation susceptibles de provoquer des #troubles_post-traumatiques, dépressifs et anxieux. C’est le cas des centaines de milliers de réfugiés qui fuient les #conflits_armés depuis 2015, principalement dans les régions de la Syrie et de l’Afrique subsaharienne.

    Ces migrants subissent des #violences tout au long de leur parcours, y compris la violence des lois de l’asile dans nos sociétés.

    L’environnement social est une des clés de la santé mentale

    Dans son document d’orientation « Mental health promotion and mental health care in refugees and migrants », l’Organisation mondiale de la santé (OMS) indique l’#intégration_sociale comme l’un des domaines d’intervention les plus importants pour combattre les problèmes de santé mentale dans les populations migrantes.

    Pour l’OMS, la lutte contre l’#isolement et la promotion de l’#intégration sont des facteurs clés, tout comme les interventions visant à faciliter le relations entre les migrants et les services de soins, et à améliorer les pratiques et les traitements cliniques.

    Cependant, l’appartenance à des réseaux dans un environnement social donné est une condition essentielle pour le bien-être mental de l’individu, mais elle n’est pas suffisante.

    Le philosophe allemand #Axel_Honneth souligne notamment que la #confiance_en_soi, l’#estime_de_soi et la capacité à s’ouvrir à la société trouvent leurs origines dans le concept de #reconnaissance. Chaque individu est mu par le besoin que son environnement social et la société, dans laquelle il ou elle vit, valorisent ses #identités et lui accordent une place comme #sujet_de_droit.

    Les identités des migrants doivent être reconnues par la société

    À cet égard, se construire de nouvelles identités sociales et maintenir une #continuité_identitaire entre l’avant et l’après-migration permet aux migrants de diminuer les risques de #détresse_psychologique.

    https://www.youtube.com/watch?v=oNC4C4OqomI&feature=emb_logo

    Être discriminé, exclu ou ostracisé du fait de ses appartenances et son identité affecte profondément la santé mentale. En réaction à ce sentiment d’#exclusion ou de #discrimination, maintenir une estime de soi positive et un #équilibre_psychosocial passe souvent parla prise de distance par rapport à la société discriminante et le #repli vers d’autres groupes plus soutenants.

    La #reconnaissance_juridique, un élément central

    Or ce principe de reconnaissance s’articule tant au niveau de la sphère sociale qu’au niveau juridique. Dans les sociétés d’accueil, les migrants doivent être reconnus comme porteurs de droits civils, sociaux et politiques.

    Au-delà des enjeux pragmatiques liés à l’accès à des services, à une protection ou au #marché_de_l’emploi, l’obtention de droits et d’un #statut_juridique permet de retrouver une forme de contrôle sur la poursuite de sa vie.

    Certaines catégories de migrants vivant soit en procédure pour faire reconnaître leurs droits, comme les demandeurs d’asile, soit en situation irrégulière, comme les « #sans-papiers », doivent souvent faire face à des situations psychologiquement compliquées.

    À cet égard, les sans-papiers sont presque totalement exclus, privés de leurs #droits_fondamentaux et criminalisés par la justice. Les demandeurs d’asile sont quant à eux souvent pris dans la #bureaucratie du système d’accueil durant des périodes déraisonnablement longues, vivant dans des conditions psychologiques difficiles et parfois dans un profond #isolement_social. Cela est bien exprimé par un jeune migrant kenyan que nous avions interviewé en 2018 dans une structure d’accueil belge :

    « Je suis arrivé quand ils ont ouvert le [centre d’accueil], et je suis toujours là ! Cela fait presque trois ans maintenant ! Ma première demande a été rejetée et maintenant, si c’est un “non”, je vais devoir quitter le territoire. […] Tous ces jours, les mois d’attente, pour quoi faire ? Pour rien avoir ? Pour devenir un sans-papiers ? Je vais devenir fou, je préfère me tuer. »

    Être dans l’#attente d’une décision sur son statut ou être dénié de droits plonge l’individu dans l’#insécurité et dans une situation où toute #projection est rendue compliquée, voire impossible.

    Nous avons souligné ailleurs que la lourdeur des procédures et le sentiment de #déshumanisation dans l’examen des demandes d’asile causent d’importantes #frustrations chez les migrants, et peuvent avoir un impact sur leur #bien-être et leur santé mentale.

    La migration est un moment de nombreuses #ruptures sociales et identitaires face auxquelles les individus vont (ré)agir et mobiliser les ressources disponibles dans leur environnement. Donner, alimenter et construire ces ressources autour et avec les migrants les plus vulnérables constitue dès lors un enjeu de #santé_publique.

    https://theconversation.com/la-sante-mentale-est-un-enjeu-crucial-des-migrations-contemporaines

    #santé_mentale #asile #migrations #réfugiés

    ping @_kg_ @isskein @karine4

  • Une nouvelle expertise exonère les gendarmes dans la mort d’Adama Traoré
    https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2020/05/29/une-expertise-medicale-exonere-a-nouveau-les-gendarmes-dans-la-mort-d-adama-

    La famille du jeune homme mort en 2016 à la suite d’une interpellation musclée conteste les conclusions de cette nouvelle pièce du dossier.

    L’article du Monde équilibre avec une partie du point de vue du Comité et des avocats mais ne dit pas que

    Nouvelle expertise raciste où les médecins utilisent les termes « sujets de race noire » bâclée par des médecins incompétents. Cette expertise est contraire à tous les principes de la médecine et nous allons saisir le conseil de l’Ordre pour les dénoncer.

    https://twitter.com/laveritepradama/status/1266440348605255685

    Pour qui serait dans le coin ce mardi : « Le 2 juin à 19h nous serons devant le TGI de Paris (17e) »

    #Adama_Traoré #expertise_médicale #médecin_expert #sujet_de_race_noire #race-noire #animalisation #Icantbreathe #police #Justice #racisme #impunité_policière

  • L’Autre Marx. Pourquoi le Manifeste du parti communiste est obsolète, par Norbert Trenkle
    http://www.palim-psao.fr/2020/03/l-autre-marx.pourquoi-le-manifeste-du-parti-communiste-est-obsolete-par-n

    Au moins depuis la crise financière de 2008, Karl Marx a de nouveau été considéré, à juste titre, comme très pertinent. Ses nouveaux et anciens partisans, se sont cependant concentrés sur cette partie de sa théorie qui était obsolète depuis longtemps : la théorie de la lutte de classe entre la bourgeoisie et le prolétariat. En revanche, l’« Autre Marx », celui qui a critiqué le capitalisme en tant que société fondée sur la production marchande générale, le travail abstrait et l’accumulation de valeur, n’a guère retenu l’attention. Mais c’est précisément cette partie de la théorie de Marx qui nous permet d’analyser convenablement la situation actuelle du système capitaliste mondial et son processus de crise. La théorie de la lutte des classes, en revanche, ne contribue absolument en rien à notre compréhension de ce qui se passe actuellement, et n’est pas non plus en mesure de formuler une nouvelle perspective d’émancipation sociale. Pour cette raison, nous devons affirmer que le Manifeste du Parti communiste est aujourd’hui obsolète et n’a plus qu’une valeur historique.

    #Nobert_Trenkle #Marx #classe #sujet_révolutionnaire #critique_de_la_valeur #wertkritik #capitalisme #travail

    • #Überbau Les positions de Krisis sont le résultat d’un élognement des théoriciens du terrain des luttes de classe et d’une erreur dans leur interprétation de la valeur du travail En plus ce qu’ils reprochent à la gauche marxiste traditionelle est simplement faux.
      A mon avis on doit qualifier la production intellectuelle de cette tendance comme du #mindfuck ou, pardon, onanisme intellectuel.

    • argument irrecevable qui ne sert que pour ceux avec qui on n’est pas d’accord tout en mettant régulièrement en avant des gens parfaitement « théoriciens » quand eux vont dans notre sens… + le fait qu’une partie de Krisis/Exit a toujours refusé de parvenir et d’être théoricien d’université, et a gardé un boulot de prolo, en faisant le boulot théorique de manière totalement indépendante…

      la critique de la valeur et du travail est clairement celle qui explique le mieux l’état actuel du capitalisme, en laissant les éléments qui étaient propres à une époque (et parfaitement valables à cette époque) et en ne gardant que ce qui continue d’être valable quelques soient les différentes transformations du capitalisme « avec Marx, au-delà de Marx »

    • La supposée « critique de la valeur » est tout à fait en deçà de Marx, comme l’ont été et le sont, de très nombreux marxistes.

      Pour le « au delà de Marx », on a des exemples, des bricolages, des tentatives, bien moins fermées que ces justifications qui se justifient (la « critique de la valeur est lourdement pédago, voilà qui la fait ressembler aux marxistes) j’en signalais une hier
      https://seenthis.net/messages/848423

      il y en a d’autres ici, dont #Mario_Tronti
      https://seenthis.net/messages/476291
      dont Bernard Aspe
      https://seenthis.net/messages/640521

      Et, quand même ! rendons à Toni Negri, ce qui lui revient, puisque l’on parle d’un Marx au-delà de Marx (même si la note de lettre est pas sensass du tout)
      https://www.monde-diplomatique.fr/1980/09/GAUDEMAR/35726

      lui qui après d’autres prenait Marx par le milieu (les Grundrisses ), avant l’acmé du biais scientiste, plutôt que de faire de l’économicisme à partir de lectures du Capital (comme les patrons), ou de la philo en piochant dans les Manuscrits de 1844 (ce qui est la tradition française qui se veut de gauche c’est à dire non stalinienne, anti léniniste : Rubel, etc.
      Pas besoin d’être en chaire pour céder à la pensée spéculative (comme il faut bien qu’il se passe quelque chose on présente une une bataille entre concepts, plutôt que les phénomènes de conflictualité, de refus, et de fuite depuis lesquelles forger des concepts...) sans aucun niveau d’#enquête, de confrontation avec des choses, les rapport sociaux, etc.

      Bien sûr que le Manifeste est » obsolète " (surtout pour les mangeurs de mac do qui sont foutus deux minutes après leur sortie de cuisine. Tellement daté même qu’il précède le passage de la survaleur absolue à la plus value relative. C’est un texte d’intervention politique, un genre que la critique de la valeur ne peut que rabaisser pour mieux se pousser du col de « la théorie » ! Mais si nos théoriciens s’y penchait un peu, ils y liraient que le capitalisme est contraint de se révolutionner, est révolutionnaire. Ce qui devrait nous intéresser nous qui vivons sou une révolution capitaliste permanente.

    • la théorie comme repoussoir à bon compte… comme si juste décrire le monde et les luttes sectorielles d’un instant donné suffisant à comprendre ce qui s’est passé et ce qui se passe… alors aussi que les soi-disant descriptions « prolétaires » sont tout à fait issues de théories aussi, souvent de théories simplifiés, réappropriés, ou d’autres fois inversement de tentatives théories à partir d’un réel donné, mais qui finalement n’est que propre à une époque précise… bref partout il y a de la théorie, ça n’a aucun sens tout ça… Mais en parallèle on doit utiliser telle théorie en la confrontant à un constat du monde d’une époque donnée, et voir si elle colle, si elle explique des choses. Beaucoup de théories donnaient l’impression d’expliquer les choses à une époque, et justement parce que le capitalisme se révolutionne, en fait on s’aperçoit que cette théorie ne colle plus du tout à l’époque suivante… tandis que d’autres théories durent plus longtemps et continuent d’expliquer des phénomènes à plusieurs moments différents du capitalisme. La critique de la valeur n’a jamais fait que de la théorie, à chaque décennies il y eu à chaque fois en parallèle des textes d’application à des événements du moment, pour les regarder au prisme de leurs théories… et ça colle bien plus souvent à la réalité que du Negri…

      il y a à être pédago tout simplement parce que le capitalisme n’est absolument pas une chose simple, avec des gentils et des méchants, que c’est une manière de vivre extrêmement complexe, qui inclus désormais à peu près tout le monde, y compris celleux qui en crèvent. Ce n’est pas non plus que de l’économie à comprendre, c’est un fait social total, une manière complète de vivre justement, et la critique de la valeur a bien bien plus à voir avec l’anthropologie et la philosophie politique qu’avec un économisme (vu que justement c’est une critique de l’économie et non pas une utilisation de l’économie pour comprendre le monde)

      l’opéraisme au delà de Marx oui, tellement au delà que plus du tout « avec », un paléo-léninisme comme disait Jappe et Kurz dans « Les habits neufs de l’Empire » :D

  • Les poissons pilotes de La Colline | La Colline théâtre national
    https://www.colline.fr/spectacles/les-poissons-pilotes-de-la-colline

    Wajdi Mouawad, directeur de La Colline vous donne rendez-vous du lundi au vendredi à 11h pour un épisode sonore inédit de son journal de confinement, de sa propre expérience à ses errances poétiques : Une parole d’humain confiné à humain confiné. Une fois par jour des mots comme des fenêtres pour fendre la brutalité de cet horizon.

    • C’est beau en effet merci pour le partage @jacotte et pour le signalement @touti

      Je met des notes pour retrouvé certaines choses qui m’ont plus
      –----
      « il n’ y a pas de felis catus policier »
      #nos_ennemis_les_bêtes (pour le fichier du 6 avril)
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      #sacrifices_humains #infanticide #chimu #dernier_sceau (pour le 3 avril)

      Pourquoi des enfants et des lamas étaient-ils sacrifiés par le peuple Chimú ?
      https://www.nationalgeographic.fr/histoire/2019/02/pourquoi-des-enfants-et-des-lamas-etaient-ils-sacrifies-par-le-pe

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      Le ciel était à boire tant il était bleu.

      (31 mars)

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      Infiniment grand & infiniment petit

      L’espace est une mémoire qui viens vers nous.

      (30 mars)
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      Accepter de ne pas être capable de faire le vide.

      exercices spirituels d’Ignace de Loyola & le dieu coronavirus (27 mars)
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      La nuit déplie nos âmes et si le jour existe c’est grâce à la nuit - la nuit serais éternelle sans la nuit

      (26mars)
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      La mutation - Les morts-vivants et l’aveuglement

      Résister au confort des situation inconfortables

      (25 mars)
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      Le son [ɲ] et la perversité de la langue française,

      Langue vicieuse, langue méchante qui ne connais rien de l’hospitalité de la langue arabe.

      (24 mars)
      –---
      Peut être que je sature mais j’aime moins les premiers jours de son journal. Il y parle d’ailleurs beaucoup de son fils et ne mentionne qu’une fois sa fille, j’aime pas trop ca.

    • J’ai surtout été sensible au fichier du 6 avril, quand il chuchote à celle ou celui qui va mourir seul·e pour l’aider à avoir moins peur, c’est bouleversant.

      Après, oui @mad_meg on dirait que le simple fait d’avoir des couilles plonge l’être dans une insensibilité totale vis à vis des femmes, surtout en cette période de virilisme guerrier ou les femmes sont redevenues un #sujet_secondaire.

      J’en ai eu un aperçu dernièrement sur un long fil de discussion de technique web dont le sujet était « tous en débardeur ». Quand j’ai pris mon courage pour faire remarquer à l’ensemble de la liste le manque d’inclusivité du sujet du mail, personne n’a répondu, aucun retour, rien. Ça fait mal. Comme si l’exclusion n’était pas une question actuelle importante à combattre et que les mecs construisaient toujours plus de boysclub (même et surtout en affirmant leur inclusivité sur des chartes) et se suffisaient à eux-même.
      Et j’ai pensé « tu viens de te cramer », tu n’as plus de taf et tu dépends de leur bon vouloir à t’en filer, plus tu ouvres ta gueule moins ils auront l’idée de t’en refiler.

    • Au fait j’écouté « penser (l’art) dans un monde mauvais » ce matin, c’est un mec blanc qui parle mais il dit tellement de choses ou je me reconnais que je te le recommande aussi - https://www.youtube.com/watch?v=FH5liBXAMIY


      et en plus de l’intérêt de ce qu’il dit, il n’oublie pas les femmes, les personnes racisées, les classes défavorisées. Je l’ai mis par ici, sur un poste qui devrait t’interessé aussi et que je suis pas sur que tu ai vu quand je l’avais écrit
      https://seenthis.net/messages/828811
      Un truc qu’il dit qui tourne dans ma tete « je ne parle que de ce qui va mal » et dit « etre radical et non révolutionnaire » - il s’appel Geoffroy de Lagasnerie peut etre que tu es deja tombé sur lui.

    • Super @mad_meg je regrette de ne pas avoir pu profiter de ce type d’approche lorsque j’étais étudiante aux Beaux Arts à Paris. C’était l’époque des copains artistes de Lang le décadent lécheur de caméras où l’art se joignait à la niaiserie ambiante et flirtait avec la publicité en déniant toute politisation à « la culture ».

      19:33 « Il n’y a pas d’art désengagé, parce qu’à partir du moment où nous nous construisons comme artistes ou chercheurs, il y a déjà des dispositifs de la culture qui nous précède qui si nous ne les interrogeons pas nous les faisons fonctionner malgré nous. »

      Et j’en discutais avec @jacotte justement, car pour moi la simple pensée de circonscrire la culture à certains espaces et d’y coller un ministère est du même ordre que le fonctionnement d’un Ministère de la pensée Orwellien. Forme institutionnel du détournement de la connaissance et de la culture de tout un chacun·e pour en faire un objet de pouvoir et de mépris.

    • Moi aussi j’aurais bien aimé avoir ce théoricien sous la patte quant j’etais aux beaux-arts mais en même temps ca ressemble à pas mal de points de ma démarche. J’ai particulièrement aimé l’argument que l’art non engagé est un art engagé contre l’engagement . Et l’idée d’une partique cynique des institution qui est la version radicale dont il se réclame au lieu d’une démarche révolutionnaire. Aussi les tentative du parti communiste pour faire venir l’art aux ouvriers et ceux ci vexé qu’on leur mette des Picasso ou monochromes disant qu’on leur mettait du sous art alors qu’ils ont droit comme les autres à du Poussin ou du Vinci ^^

  • #Wendy_Brown : « Le #néolibéralisme sape la #démocratie »

    Le 12 septembre a paru aux éditions Amsterdam une traduction en français du dernier livre de Wendy Brown #Défaire_le_démos. Dans cet ouvrage très important, l’auteure avance une thèse nouvelle : le néolibéralisme s’attaque à l’assise la plus fondamentale de la démocratie, le tandem que forment les libertés politiques et le droit égal pour tous à la participation politique. Rediffusion d’hiver d’un texte paru le 15 septembre dernier.

    https://aoc.media/entretien/2019/01/05/wendy-brown-neoliberalisme-sape-democratie-2
    #livre

  • Notes anthropologiques (XVIII)

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-XVIII

    L’objet de valeur
    Première partie, l’objet

    À partir de quel moment l’objet nous est-il apparu dans sa crudité ? À partir de quel moment notre environnement a-t-il été perçu comme nature ? À partir de quel moment tout ce qui n’est pas nous, le non-soi, a-t-il été conçu comme objet, comme une chose qui n’était animée par aucune intention ou volonté propre ? La constitution de l’objet tel qu’on peut le concevoir aujourd’hui ne fut pas une donnée spontanée ou immédiate de la conscience, elle a exigé un profond bouleversement et une remise en cause de l’idée que nous nous faisions de la réalité. Cette séparation que nous marquons instinctivement entre le monde de la pensée et celui de la non-pensée peut être datée, elle est issue de l’expérience, comme toutes nos conceptions de l’être et de la réalité. Elle ne s’est pas faite du jour au lendemain, elle a été progressive, elle a demandé des siècles avant de devenir une donnée de la conscience pour certains et certaines d’entre nous. Elle est loin d’être partagée par tout le genre humain. (...)

    #philosophie #science #sujet/objet #Platon #Kant #Descola #Dieu #esprit #matière #cosmovision #individu #monnaie

  • Les aventures du #sujet
    http://www.laviedesidees.fr/Les-aventures-du-sujet.html

    Qu’advient-il du sujet lorsqu’il se définit par sa soumission au règne de la marchandise ? À partir des formes individuelles du narcissisme, Anselm Jappe poursuit ses réflexions sur la #crise du #capitalisme et met en évidence les mécanismes d’autodestruction du monde contemporain.

    #Recensions

    / capitalisme, crise, #consommation, sujet

  • « Le monde des Grands Projets et ses ennemis »
    https://www.radioparleur.net/single-post/Rencontre-Quadruppani

    Un nouveau sujet collectif révolutionnaire émerge en de nombreux endroits de la planète donnant naissance aux Zones À Défendre. Hétérogène, multiforme, d’une grande richesse culturelle et réflexive, et traversé par des forces contradictoires, il est unifié par ses ennemis : les Grands Projets « inutiles et imposés ». Écrit par un acteur notoire de Notre-Dame-des-Landes et de la Vallée de Suse, ce petit livre brûlant ambitionne de cerner les contours de cette nouvelle critique des rapports d’exploitation.

    µLa naissance de Zones à défendreµ

    Ce brûlant petit livre, écrit par un ardent compagnon de route de Notre-Dame-des-Landes, de la Vallée de Suse et des « cortèges de tête » des manifestations de ces dernières années, a pour ambition de cerner la nouvelle subjectivité collective révolutionnaire qui émerge en de nombreux endroits de la planète : hétérogène, multiforme, d’une grande richesse culturelle et réflexive, parcourue de forces contradictoires mais unifiée par son ennemi même : le monde de la « révolution managériale » et de sa loi « Travaille ! », un monde qui est, indissociablement, celui des Grands Projets « inutiles et imposés », ces infrastructures (aéroports, barrages, parcs d’éoliennes, sites d’enfouissement des déchets nucléaires, etc.) qui accompagnent la métropolisation du monde et entraînent un peu partout la naissance de Zones à défendre.

    Les Grands Projets représentent une nécessité pour un monde qui prétend être le seul possible et reposer en tous ses aspects sur la raison : la raison de l’économiste, celle du financier, de l’ingénieur, de l’aménageur, du manager. À cette irrationnelle rationalité qui ramène tout à la mesure de l’argent, il s’agit d’opposer une recherche essentielle en ces temps de catastrophe écologique, celle de la juste mesure dans chaque réalité : dans la production de tels ou tels objets aussi bien que dans les échelles de la vie en commun. Et d’inventer, en lien étroit avec ces territoires en luttes, des savoirs, des imaginaires, des contre-cultures qui rendront possible une autre société.

    Podcast de radioparleur
    https://soundcloud.com/user-898678423/captation-serge-quadruppani

    #zad #nddl #Notre_Dame_des_Landes #sujet_révolutionnaire #autonomie #nuisances

  • Les parents français dépensent très peu pour l’éducation de leurs enfants - Le Figaro Etudiant
    http://etudiant.lefigaro.fr/article/les-parents-francais-depensent-tres-peu-pour-l-education-de-leurs-

    Les parents français seraient-ils radins ? En ce qui concerne l’éducation de leurs enfants, ils ne mettent pas facilement la main à la poche, selon la dernière édition du rapport Value of Education* de la banque HSBC. Plus de 8400 parents de 15 pays différents ont été interrogés sur les moyens qu’ils mettent à disposition des dépenses liées à l’éducation. La dépense moyenne des parents français en matière d’éducation est de 16 708 dollars, soit environ 15 000 euros par enfant. C’est le montant le plus bas des parents des 15 pays interrogés : en moyenne, les parents dépensent 44 221 dollars (près de 40 000 euros).

    Comme c’est joliment tourné ! L’éducation gratuite est devenu de la radinerie des parents français !

    La forte différence entre la France et les autres pays a une explication plus rationnelle que l’avarice des parents français. C’est bien parce que 81% de ces derniers choisissent l’enseignement public pour leur progéniture, jusqu’au niveau licence, que les moyens nécessaires sont trois fois inférieurs. Globalement, seuls 46% des parents interrogés par HSBC préfèrent le public au privé. Les parents français sont également moins enclins à choisir les études à l’étranger (22 % contre 41 % au global), qui coûtent généralement plus chères qu’en France.

    #éducation #guerre_aux_pauvres

  • À quel prix sauvegarder la notion de #sujet ? Une bibliographie de nonfiction.fr
    https://www.nonfiction.fr/article-8711-ideographies__a_quel_prix_sauvegarder_la_notion_de_sujet__le

    Giorgio Agamben, Che cos’è la filosofia ?, Quodlibet
    Giorgio Agamben, De la très haute pauvreté. Règles et forme de vie (Homo Sacer, IV, 1), Rivages
    Giorgio Agamben, L’usage des corps (Homo Sacer IV, 2), Seuil
    Giorgio Agamben, Opus Dei. Archéologie de l’office (Homo Sacer, II, 5), Seuil
    Guillaume Artous-Bouvet, L’hermétique du sujet : Sartre, Proust, Rimbaud, Hermann
    Dorian Astor, Alain Jugnon (dir.), Pourquoi nous sommes nietzschéens, Les impressions nouvelles
    Etienne Balibar, Citoyen sujet, et autres essais d’anthropologie philosophique, PUF
    Jean-François Bert et Jérôme Lamy (dir.), Michel Foucault : un héritage critique, CNRS
    Yves Citton, Pour une écologie de l’attention, Seuil
    Michel Foucault, L’origine de l’herméneutique de soi, Vrin
    Michel Foucault, Subjectivité et vérité (cours au Collège de France, 1980-1981), Seuil
    Pascale Gillot et Danièle Lorenzini (dir.), Foucault/Wittgenstein : subjectivité, politique, éthique, CNRS
    Byung-Chul Han, Le désir ou l’enfer de l’identité, Autrement
    François Jullien, Il n’y a pas d’identité culturelle, L’Herne
    François Jullien, Philosophie du vivre, Gallimard
    David Le Breton, Disparaître de soi : une tentation contemporaine, Métailié
    Pierre Macherey, Le sujet des normes, Amsterdam
    Alexis Nous, La condition de l’exilé, MSH
    Thomas H. Ogden, Les sujets de l’analyse, Ithaque
    Nathalie Paton, School shooting, MSH
    Dominique Pradelle, Par-delà la révolution copernicienne du sujet, PUF
    Frédéric Rambeau, Les secondes vies du sujet. Deleuze, Foucault, Lacan, Hermann

    #philosophie #individu

  • Ceci est leur #corps
    http://www.laviedesidees.fr/Ceci-est-leur-corps.html

    Comment le corps a-t-il acquis une telle importance dans la définition des #identités contemporaines ? Mobilisant des enquêtes sur la greffe, l’accouchement, ou le rapport aux cadavres, Dominique Memmi dévoile les enjeux sociaux et politiques de cet ancrage corporel de soi.

    Livres & études

    / corps, identité, #sujet, vérité

    #Livres_&_études #vérité

    • #Poétique de la société et théorie du #langage : du #sujet #politique au #sujet_de_l’art, tel est le tire de la thèse de Jean-François Savang.

      Résumé de la thèse en français
      L’objectif de ce travail est de montrer comment l’art, la littérature et la poésie contribuent à former une théorie du langage, dès lors qu’ils impliquent l’activité du sujet et du sens comme enjeu théorique, problématique et critique des théories de la société. Impliquées dans la question du sens, les œuvres d’art interrogent, en effet, les moyens qui organisent leur pensée dans le langage ; et donc le rapport entre sujet et société qui s’y joue. C’est depuis la situation de l’art dans les discours des sciences humaines que nous mettons en évidence ce caractère empirique. L’activité des œuvres porte ainsi, à travers le discours de leur expérience et les confrontations théoriques qu’elles engendrent, la conception d’une #historicité ; cette historicité est à l’origine même des transformations du sujet et de l’empiricité sociale qu’il constitue dans le langage pour faire d’autres sujets. Nous faisons ici l’hypothèse, à partir de la poétique d’Henri Meschonnic, que la notion de sujet déborde le cadre qui lui est fait ; tant dans l’historicité philosophique, que comme représentation individuelle, abstraite ou psychologique dans les sciences humaines. Nous supposons l’activité anthropologique du sujet dans le caractère problématique que les œuvres d’art – de langage – constituent d’une invention théorique et d’une situation critique des valeurs sociales instituées. Ainsi, l’art, solidaire de l’inconnu du sens dans le langage, constitue-t-il une physique de sa question, une remise en cause des hiérarchies théoriques qui organisent traditionnellement les rapports du sujet à la société.

      #Henri_Meschonnic #instituant

  • Vrai ou faux ?


    Dans l’ Official Blogs from the Anti-Defamation League on trouve cette capture d’écran twitter qui fait prétendument partie d’une série d’incitations à assassiner des juifs.

    S’agit-il de propagande, de contre-propagande ou simplement d’une très mauvaise blague ? C’est difficile à prouver sur le champ de bataille médiatique. Il me semble alors plus pertinent de poser la question qu’est-ce qui pousse le photogrape et l’éditeur à imaginer une interprétation du thème de la caméra meurtrière.

    Le sujet est à l’origine du film Peeping Tom (Le Voyeur, Augen der Angst / 1959) de Michael Powell avec le jeune Karlheinz Böhm dans le rôle du tueur obsédé.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Michael_Powell#Le_Voyeur

    À cette époque Marks s’intéresse à la psychologie et Powell envisage de réaliser un film sur Freud, en particulier sur ses travaux. Ils mettent au point un projet ensemble mais au même moment John Huston annonce qu’il réalise un film sur l’inventeur de la psychanalyse. Leo Marks propose alors à Powell une idée à laquelle il songe depuis longtemps : celle « d’un homme obsédé, non pas tant par la caméra que par l’objectif de la caméra, qui vit sa vie à travers l’objectif d’une caméra, qui est même sexuellement obsédé par l’objectif d’une caméra. »

    Peeping Tom aborde nombre de questions et phénomènes autour du sens et de la fonction de l’image dans les relations conflictuelles. Je crains que 56 ans après sa réalisation il nous emmène à des conclusions de plus en plus inquiétantes.

    https://www.youtube.com/watch?v=xKf0cHxOpKk

    Finalement l’identité du photographe et son parti-pris sont d’une importance tout à fait relative pour la vérité révélée par l’image.

    #film #iconographie #sujet_à_développer

  • Pourquoi « moi » ?
    http://www.laviedesidees.fr/Pourquoi-moi.html

    De quoi parlé-je quand je dis « je » ? Pourquoi, en philosophie, passe-t-on du « je » au « moi », #sujet dont l’existence ne fait pas de doute ? Pour répondre à ces questions, dit V. Descombes, il faut une grammaire philosophique, qui explique comment on passe du pronom au substantif.

    Livres & études

    / subjectivité, #Descartes, sujet, #métaphysique

    #Livres_&_études #subjectivité

  • Les USA veulent faire passer les téléphones fixes à la VoIP
    http://feedproxy.google.com/~r/LeJournalDuGeek/~3/jatxTmjf76k

    Et si l’avenir du téléphone était la VoIP ? C’est une réflexion que mène en ce moment la FCC (l’ARCEP américaine), qui a invité hier des opérateurs comme AT&T ou Verizon à tester l’utilisation d’un signal numérique plutôt qu’analogique, via un protocole IP, sur la base du volontariat. Lire la suite..

    • En Allemane c’est fait depuis longtemps, uniquement les lignes ISDN (Numéris) existantes de Deutsche Telekom sont épargnées. La conséquence est, entre autres, la disparition des lignes téléphoniques qui fonctionnent en cas ce coupure du courant électrique. Le téléphone alors ne marche plus en cas de catastrophe naturelle.

    • Ce qui est une absurdité en terme de sécurité publique - en cas de catastrophe naturelle par exemple. Avec les lignes enterrées, même en cas de cyclone, il était toujours possible de se contacter, de prendre des nouvelles ou d’alerter sur la situation dans des zones reculées ou innaccessibles. Avec la Voip unique, tout ça c’est fini. Plus de radio hertzienne, plus de téléphone filaire, ça va être une belle pagaille, oui, en cas de catastrophe majeure. Pas de GSM, rien que chnolle Même plus simplement pour contacter vos vieux parentsen temps ordinaire : la ligne adsl tombe et c’est la panique.

      #courte_vue #sujet_de_politique_fiction

  • On peut dire sans hésitation que le vrai fascisme, c’est le pouvoir de cette société de consommation

    Pier Paolo Pasolini

    http://www.dailymotion.com/video/xt5e47_pasolini-fascisme-et-societe-de-consommation_webcam


    Une excellente analyse par Max Leroy
    http://ragemag.fr/pasolini-et-le-fascisme-de-la-consommation-25786

    Le régime instauré par le Parti national fasciste était, à l’image de son Guide, bouffon, grotesque et obscène : quincailleries antiques, aigles en feuilles d’or, parades de carnaval et gestuelle pathétique d’un chef d’orchestre sans génie. Et #Pasolini d’estimer que les deux décennies de tyrannie n’eurent au final qu’un impact réduit sur le peuple italien : l’âme du pays n’en fut pas transformée dans ses profondeurs. « Les différentes #cultures particulières (#paysannes, #sous_prolétariennes, #ouvrières) continuaient imperturbablement à s’identifier à leurs modèles, car la répression se limitait à obtenir leur adhésion en paroles. » Le #consumérisme, qu’il identifiait donc à une nouvelle forme de #fascisme (en ce qu’il pénètre les cœurs du plus grand nombre et ravage durablement, sinon irrémédiablement, les #sociétés qui lui ouvrent les bras), se montra en réalité bien plus destructeur : « Aucun #centralisme_fasciste n’est parvenu à faire ce qu’a fait le centralisme de #la_société_de_consommation. Le fascisme proposait un #modèle #réactionnaire et monumental mais qui restait lettre morte. De nos jours, au contraire, l’adhésion aux modèles imposés par le centre est totale et inconditionnée. On renie les véritables modèles culturels. L’abjuration est accomplie. On peut donc affirmer que « la tolérance » de l’#idéologie_hédoniste voulue par le nouveau #pouvoir est la pire des #répressions de l’histoire humaine. »

    Sous couleur de #démocratie, de #pluralité, de tolérance et de bien-être, les #autorités #politiques, #inféodées aux #pouvoirs #marchands, ont édifié un système #totalitaire sans nul autre pareil. L’Histoire est facétieuse lorsqu’elle se rit des paradoxes : Mammon réalisa le rêve de Mussolini. En #uniformisant tout un peuple, le premier mena à bien les desseins les plus fous du second, qui ne sut ni ne put aplanir l’Italie sous les bottes d’un Empire. « Le fascisme, je tiens à le répéter, n’a pas même, au fond, été capable d’égratigner l’âme du peuple italien, tandis que le nouveau fascisme, grâce aux nouveaux moyens de #communication et d’#information (surtout, justement, la #télévision), l’a non seulement égratignée, mais encore lacérée, violée, souillée à jamais. »

    (...)

    L’ouvrage #Divertir pour #dominer (2010) a justement mis en relief « l’ampleur et la sophistication des procédés mis en œuvre par les #industries dites #culturelles pour forger les consciences aux valeurs de l’#hypercapitalisme » : #massification_des_désirs (via l’#endoctrinement_publicitaire), grégarisation sous couvert d’#individualisme, appauvrissement du #lien #social, #mimétisme collectif, #aliénation des #consciences… Ce #dressage généralisé est notamment rendu possible par la #télévision, que Pasolini percevait comme un instrument « #autoritaire et répressi[f] comme jamais aucun moyen d’information au monde ne l’a été » (à l’évidence, le téléviseur n’asservit pas en soi et il serait sans doute possible d’en faire un usage émancipateur s’il ne se trouvait pas « au service du Pouvoir et de l’#Argent »).

    (...)

    Le succès du #régime_consumériste tient en ce qu’il n’a pas recours aux matraques, chères aux gouvernements autocratiques (des monarchies à l’URSS), pour #dresser ses #domestiques. La mise au pas est assurée sans que le sang ne soit versé. #Servitude_volontaire, ou presque : le #capitalisme à la papa, #bourgeois et bedonnant, cigare d’une main et fouet de l’autre, sent la naphtaline ; le voici lifté et relooké, hype et in, cherchant à susciter partout le #désir de ses #sujets. « La fièvre de la #consommation est une fièvre d’obéissance à un ordre non énoncé », énonçait Pasolini en 1974. Un ordre qui, pour reprendre la formulation de Dufour, « réduit l’humanité à une collection d’individus calculateurs mus par leurs seuls intérêts rationnels et en concurrence sauvage les uns avec les autres » (Le Divin Marché) : les églises se sont vidées au profit des centres commerciaux, le salut individuel passe par les biens matériels et les peuples cèdent la place aux troupeaux…

    (...)

    Pasolini s’étonnait, dans ses Lettres luthériennes (sous-titrées Petit traité pédagogique), de l’absence de réactions des #communistes et des #antifascistes, au cours des années 60 et 70, face à l’#hégémonie_marchande et à la #standardisation de l’espèce humaine – #mutation_anthropologique à ses yeux historiquement unique. Cette évolution, que l’on prenait soin de nommer « développement », le répugnait tant qu’il alla jusqu’à utiliser, de façon polémique et nécessairement ambiguë, le terme de « génocide » afin de mettre en évidence le caractère criminel d’un tel #système #économique. Le torrent #ultralibéral et #productiviste charrie l’#éradication des #cultures, des modes de vie, des #particularismes et des #valeurs #millénaires, transformant ainsi les #humains en « #automates laids et stupides, adorateurs de fétiches ». Il signe la mise à mort du petit #peuple cher à l’#écrivain – ce peuple des faubourgs et des champs, des nippes reprisées et des mains râpées, ce peuple qu’il conviait à sa table, autour d’une rime ou d’un tournage.

    Bibliographie :

    –Les écrits corsaires (lecture indispensable) collection Champs-Flammarion

    –Les lettres luthériennes collection Points

    #Capitalisme #Libéralisme #Fascisme #Pier_Paolo_Pasolini #Livres #Vidéo #Italie

    • Je pense pas qu’on puisse dire que le consummérisme est une nouveau fascisme. Le pouvoir des industries culturelle est grand, et il peu être au service de différentes idéologies. Point. Il n’en reste pas moins que ce n’est pas l’hédonisme le coupable, ou le fait que les gens consomme (car ils ont des besoins, ou qu’on leu fait croire), mais bien, qu’il y a des gens qui empêche d’accéder a ce qu’on a besoin par d’autres moyens que la consommation (comme le partage du travail et de la production) et que des gens organise des besoins a partir d’une « bonne capacité » à gérer notre environnement en faveur de leurs intérêts.
      Je crains qu’il y est en fait bcp d’aspect réactionnaire dans ces confusions sur le « consummérisme ».

  • Le racisme est toujours justifié et construit par la culture (la supériorité esthétique des pratiques culturelles), le biologique, l’appartenance à un groupe social ( la stigmatisation des pauvres issus de l’immigration)
    "Racisme et Culture" par Frantz Fanon
    http://www.dailymotion.com/video/xoib3i_frantz-fanon-racisme-et-culture_news


    extrait de la préface de « Oeuvres » de Frantz Fanon paru aux éditions de la Découverte
    http://www.mouvements.info/L-universalite-de-Frantz-Fanon.html

    Il n’y est question, faut-il préciser, que de la lutte et du futur qu’il faut ouvrir coûte que coûte. Cette #lutte a pour but de produire la vie, de renverser les #hiérarchies instituées par ceux qui se sont accoutumés à vaincre sans avoir raison, la « violence absolue » jouant, dans ce travail, une fonction désintoxicatrice et instituante. Cette lutte a une triple dimension. Elle vise d’abord à détruire ce qui détruit, ampute, démembre, aveugle et provoque peur et colère – le devenir-chose. Ensuite, elle a pour fonction d’accueillir la plainte et le cri de #l’homme_mutilé, de ceux et celles qui, destitués, ont été #condamnés à l’#abjection ; de #soigner et, éventuellement, de #guérir ceux et celles que le pouvoir a blessés, violés et torturés, ou simplement rendus fous. Elle a enfin pour but de faire jaillir un #sujet #humain inédit, capable d’habiter le monde et de le partager afin que les possibilités de #communication et de #réciprocité sans lesquelles ne sauraient exister ni la #dialectique de la reconnaissance ni le #langage humain soient restaurées.
    Ce gigantesque labeur, Fanon l’appelait la « sortie de la grande nuit », la « #libération », la « #renaissance », la « restitution », la « #substitution », le « #surgissement », l’« émergence », le « #désordre absolu », ou encore « marcher tout le temps, la nuit et le jour », « mettre sur pied un homme neuf », « trouver autre chose », forger un sujet humain nouveau sorti tout entier du « mortier du #sang et de la #colère », #libre du #fardeau de la #race et débarrassé des attributs de la #chose. Un sujet quasi-indéfinissable, toujours en reste parce que jamais fini, comme un écart qui résiste à la #loi, voire à toute limite.
    Quant au reste, et bien mieux que d’autres écrits de l’époque, les textes de Fanon dévoilent l’étendue des souffrances psychiques causées par le racisme et la présence vive de la folie dans le système colonial [3] . En effet, en situation coloniale, le travail du racisme vise, en premier lieu, à abolir toute séparation entre le moi intérieur et le regard extérieur. Il s’agit d’anesthésier les sens et de transformer le corps du colonisé en chose dont la raideur rappelle celle du cadavre. À l’anesthésie des sens s’ajoute la réduction de la vie elle-même à l’extrême dénuement du besoin. Les rapports de l’homme avec la #matière, avec le #monde, avec l’#histoire deviennent de simples « rapports avec la nourriture », affirmait Fanon. Pour un #colonisé, ajoutait-il, « vivre, ce n’est point incarner des valeurs, s’insérer dans le développement cohérent et fécond d’un monde ». #Vivre, c’est tout simplement « ne pas #mourir », c’est « maintenir la vie ». Et de conclure : « C’est que la seule perspective est cet estomac de plus en plus rétréci, de moins en moins exigeant certes, mais qu’il faut tout de même contenter. »
    Cette #annexion de l’homme par la force quasi-physiologique du besoin et la matière de l’estomac constitue le « temps d’avant la vie », la « grande nuit » de laquelle il faut sortir. On reconnaît le temps d’avant la vie au fait que, sous son emprise, il n’est pas question pour le colonisé de donner un sens à son existence et à son monde, « mais plutôt d’en donner un à sa mort ». Et c’est à éclairer les attendus de ce différend et à le trancher en faveur des « réserves de vie » que s’attela Fanon.

    Un bel hommage de #Jacques_Coursil (Clameurs) à #Frantz_Fanon tiré du livre "Peau Noire, Masques Blancs(collection Points)
    http://www.youtube.com/watch?v=8yaGS2uJvis

    Je suis nègre.

    Mais je n’ai pas le droit de me laisser ancrer.
    Non !
    je n’ai pas le droit de venir et de crier ma haine.
    – pas le droit,
    de souhaiter la cristallisation
    d’une culpabilité
    envers le passé de
    ma race -
    Dois-je me confiner
    à la répartition raciale de la culpabilité,
    Non, je n’ai pas le droit d’être un Noir.
    – je n’ai pas le droit d’être ceci ou cela…
    Le Nègre n’est pas, pas plus que le Blanc.
    Je demande qu’on me considère à partir de mon Désir.
    Je me reconnais un seul droit :
    celui d’exiger de l’autre
    un comportement
    humain.

    Le malheur et l’inhumanité du Blanc
    sont d’avoir tué l’humain
    quelque part.
    Le malheur du nègre
    est d’avoir été esclave.
    Mais je ne suis pas esclave
    de l’esclavage
    qui déshumanisa mes pères.

    Je suis homme
    et c’est tout le passé du monde
    que j’ai à reprendre.
    – la guerre du Péloponnèse
    est aussi mienne
    que la découverte de la boussole.
    Je ne suis pas seulement responsable
    de Saint-Domingue -
    La densité de l’Histoire
    ne détermine aucun de mes actes.
    Je suis mon propre fondement.

    Exister absolument.
    Je n’ai ni le droit ni le devoir
    d’exiger réparation
    pour mes ancêtres domestiqués.
    Pas le droit de me cantonner
    dans un monde de réparations rétroactives.
    Je ne suis pas prisonnier de l’Histoire
    Il y a ma vie prise
    au lasso de l’existence.
    Il y a ma liberté.Il n’y a pas de mission Nègre ;
    Pas de fardeau Blanc
    pas de monde blanc
    pas d’éthique blanche,
    pas d’intelligence blanche.
    Il y a de part et d’autre du monde
    des humains qui cherchent.

    Ô mon corps,
    fais de moi toujours
    un homme qui interroge !

    #Colonialisme #Décolonisation #Anticolonialisme #Racisme #Hiérarchisation #Ségrégation #Culture #Anthropologie #Politique #Déculturation #Musique #Jazz #Livres #Vidéo

  • A propos de la monumentale étude sur la formation de la classe ouvrière anglaise(collection Points Histoire) de l’historien #Edward_P_Thompson

    Entretien avec #Miguel_Abensour à qui l’on doit l’édition française et l’historien #François_Jarrige qui a rédigé la préface pour l’édition en poche.
    http://www.lemonde.fr/livres/article/2012/04/05/miguel-abensour-philosophe-et-francois-jarrige-historien-une-biographie-de-l

    Quelle a été l’influence de ce livre d’E. P. Thompson ? Pourquoi est-il si méconnu en France ?

    M. A. : Le livre a été traduit trop tard en français, en 1988, date qui explique que sa réception n’a pas été réussie. S’il avait été traduit en 1968, ou juste après, la situation aurait été différente. Est-ce qu’aujourd’hui les conditions sont réunies pour une meilleure réception ? L’école de François Furet (1927-1997), qui s’était repliée sur une lecture politique, au sens étroit du terme, paraît aujourd’hui dépassée, ce qui rend le contexte plus favorable.

    F. J. : Il faut bien voir que ce livre a infusé absolument partout, dans toute l’historiographie mondiale. En cela, la #France ressemble à un îlot épargné. En histoire, si on sort du cas hexagonal, les innovations les plus importantes des années 1980-1990, comme les Subaltern Studies en Inde, se sont totalement imprégnées d’Edward P. Thompson, car il s’agit d’écrire une histoire « par en bas », des dominés, de ceux qui ont été marginalisés par l’historiographie nationaliste ou marxiste. Et même en France, à mesure qu’on s’est détachés de l’historiographie marxiste, qui s’intéresse essentiellement aux organisations, aux syndicats ou aux leaders, on a vu monter un intérêt pour Thompson.

    Conférence à la #Sorbonne de François Jarrige et Xavier Vigna Maîtres de conférence en Histoire contemporaine à l’Université de Bourgogne autour du livre d’Edward P. Thompson.
    http://vimeo.com/62285302

    Biographie de l’auteur :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Edward_Palmer_Thompson

    E. P. Thompson est né en 1924 à Oxford d’un père missionnaire presbytérien au Bengale, Edward John Thompson (1896-1946). Il abandonne ses études en 1941, à 17 ans, pour s’engager dans l’armée britannique : il combat notamment dans une unité blindée lors de la campagne d’Italie ; il participe notamment à la bataille de Monte Cassino4, puis à la prise de Pérouse, sur laquelle il reviendra lors d’une rencontre du mouvement pour la paix en Italie en 1984 5. Il adhère dans le même temps au Parti communiste de Grande-Bretagne.
    À l’issue de la guerre, alors qu’il dirige des cours du soir (extramural studies) de littérature dans le Yorkshire, il crée en 1946 le Communist Party Historians Group, avec notamment Christopher Hill, #Eric_Hobsbawm, Rodney Hilton et Dona Torr ; avec eux, il lance en 1952 une revue destinée à avoir une grande influence, Past & Present. De fait, « E. P. Thompson est un outsider académique, qui reste toute sa vie extérieur au monde d’Oxbridge, et un franc-tireur idéologique »3 : il quitte en 1956 le #parti #communiste pour protester contre l’#intervention #soviétique en Hongrie et contribue à la recomposition de la #gauche #marxiste #britannique, la Nouvelle #gauche (« New Left ») dans les années 1960. Il joue ainsi un rôle important, avec Perry Anderson ou Eric Hobsbawm, dans la création de la New Left Review en 1960, avant de prendre en 1965 la tête du Centre for Study of Social History (université de Warwick). Idéologiquement marqué par le socialisme anti-industriel du sujet de ses premières recherches, William Morris, E. P. Thompson « prône un #humanisme marxiste teinté de radicalisme plébéien »3.
    Il meurt à Worcester en 1993, à l’âge de 69 ans.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Edward_P._Thompson

    #Histoire #historiographie #Archives #Ouvriers #Luttes #Révolution_industrielle #Politique #Sociologie #Usine #Luddisme #Livre

    • L’oeuvre de Thompson a été et demeure au purgatoire comme celle-ci : Age of Extremes (L’Âge des extrêmes) , ouvrage d’Eric Hobsbawm. Les historiens aussi s’unissent en groupes de pression... Les universitaires en ont même fait leur spécialité.

    • De cet ouvrage, il ne faut pas seulement dire que c’est sans doute un des plus beaux livres d’histoire qui ait été écrit ; car c’est aussi l’une des recherches les plus fondamentales pour comprendre le nouage entre la méthode historique et le problème de la constitution d’un #sujet_politique. L’ensemble de l’ouvrage présente une approche immanente à la constitution d’une conscience de classe : la première partie (« L’arbre de la liberté ») explore la manière dont se développe en Angleterre une conscience révolutionnaire jacobine, sous l’impulsion de la Révolution Française ; la deuxième partie (« La malédiction d’Adam ») met au jour l’opération de démantèlement de cette conscience par l’offensive capitaliste articulée à la « révolution industrielle » ; la troisième partie (« Présence de la classe ouvrière ») montre comment la conscience de classe ouvrière émerge peu à peu, à partir de la recomposition d’éléments de la conscience révolutionnaire jacobine dans un monde transformé. Mais qu’entend-on, exactement, par « conscience » ? Et surtout : le terme est-il adéquat pour saisir la réalité subjective dont il tente de rendre compte ?

      Thompson et le problème de la conscience, par Bernard Aspe
      http://multitudes.samizdat.net/Thompson-et-le-probleme-de-la

      #subjectivité

    • Pour le plaisir de voir et d’entendre Edward P. Thompson.
      Il n’y a malheureusement pas de sous-titres en français
      http://www.youtube.com/watch?v=RJl3_ulTmoQ

      Abstract: This is a film of a seminar on ’Models of Change’ over two days on 20th and 21st March 1976. The participants in the four sessions, lasting eight hours in all, were: Peter Burke, Sally Humphreys, Ernest Gellner, Raphael Samuel, Joel Kahn, Maurice Bloch, Jack Goody, Maurice Godelier, Arnaldo Momiliagno, Edward Thompson, Keith Hopkins, Tom Bottomore, Edmund Leach. The seminar was convened by Alan Macfarlane and held in King’s College, Cambridge.

      Description: This is one of four seminars in the series. The films of one other seminar will be made available on the web. The films were made and edited by the Audio Visual Aids Unit at Cambridge, directed by Martin Gienke and with the assistance of Sarah Harrison. The films were saved from deteriorating quarter inch tape by the British Film Institute, London.

  • « Forme et objet un traité des choses » un livre ardu et passionnant (pour qui aime la philo et les vertiges métaphysiques) du philosophe #Tristan_Garcia paru aux éditions PUF
    Une leçon magistral des travaux qui ont donnés naissance au livre
    http://vimeo.com/24514566

    Cet exposé introduisant à la révision que nous proposons de certains concepts (ceux de « chose », de « forme », de « possible », par exemple) et à l’introduction de termes nouveaux que nous nous efforçons de construire (comme ceux de « chance » et de « prix ») sera illustré d’exemples vivants et de discussions avec d’autres savoirs destinés à sensibiliser à l’importance concrète des problèmes apparemment abstraits qui seront les nôtres : comment désubstantialiser tout à fait notre monde, pour regagner des choses à connaître, sur lesquelles agir et au milieu desquelles être ? Comment débarrasser de résidus « compacts » les objets et l’univers que nous découpons autour de nous et au sein duquel nous nous découpons nous-mêmes, sans pour autant hériter d’un environnement postmoderne, habité seulement de flux, d’événements, d’actes sans aucun support objectif ? Comment quitter le cosmos classique compact sans embrasser le monde moderne vide ? En recherchant, comme nous espérons y inciter, un modèle de choses toujours pleines d’autre chose que d’elles-mêmes et emplissant toujours autre chose qu’elles-mêmes, c’est-à-dire en renonçant au soi, à la substance antique et classique comme au self creux d’aujourd’hui. »
    Tristan Garcia.

    Une présentation de l’ouvrage :
    http://www.lesinrocks.com/2011/12/10/livres/forme-et-objet-un-traite-des-choses-tristan-garcia-en-grand-metaphysicie

    “Comment élaborer un modèle nouveau de découpage des choses, des choses autour de nous, des choses en nous, de nous parmi les choses ?” : tel est le pari de ce traité, dont la première partie, baptisée “Formellement”, est un tour de force réflexif, dépouillé de toute référence explicite à l’histoire de la philosophie (à l’inverse de la seconde partie, “Objectivement”, nourrie de ses lectures savantes). Plutôt qu’une “métaphysique de l’accès”, qui vise à penser notre accès aux choses, Tristan Garcia se propose de “penser les choses” et de développer ce qu’il appelle une “ontologie plate” des choses, c’est-à-dire une pensée qui ne hiérarchise pas les entités du monde à partir de substances ou de principes transcendantaux, mais qui présuppose “une égale dignité ontologique à tout ce qui est individé”. N’importe quelle chose, stricto sensu, en vaut une autre. Il faut ainsi prêter une attention égale à tout ce qui est quelque chose, quoi que ce soit.

    #Philosophie #Métaphysique #Substance #Chose #Phénoménologie #Sujet #Être #Histoire #Structuralisme #Dialectique #Peinture #Art #Politique #Economie #Marchandise #Travail #Modernité #Hegel #Pascal #Descartes #Marx...
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