• Dans les algorithmes | L’IA, un nouvel internet... sans condition
    https://danslesalgorithmes.net/2025/07/10/lia-un-nouvel-internet-sans-condition


    Quel cynisme : ils vont plagier nos contenus pour garder la rente publicitaire pour eux seuls. Ce qui signifie qu’on va devoir développer nos propres outils pour continuer à communiquer entre humains sans se faire piller.

    Jusqu’à présent, le web reposait sur un marché simple, rappelle Germain. Les sites laissaient les moteurs de recherche indexer leurs contenus et les moteurs de recherche redirigeaient les internautes vers les sites web référencés. « On estime que 68 % de l’activité Internet commence sur les moteurs de recherche et qu’environ 90 % des recherches se font sur Google. Si Internet est un jardin, Google est le soleil qui fait pousser les fleurs ».

    Ce système a été celui que nous avons connu depuis les origines du web. L’intégration de l’IA, pour le meilleur ou pour le pire, promet néanmoins de transformer radicalement cette expérience. Confronté à une nette dégradation des résultats de la recherche, notamment due à l’affiliation publicitaire et au spam, le PDG de Google, Sundar Pichai, a promis une « réinvention totale de la recherche » en lançant son nouveau « mode IA ». Contrairement aux aperçus IA disponibles jusqu’à présent, le mode IA va remplacer complètement les résultats de recherche traditionnels. Désormais, un chatbot va créer un article pour répondre aux questions. En cours de déploiement et facultatif pour l’instant, à terme, il sera « l’avenir de la recherche Google ».

    Le deuxième effet kiss kool, c’est qu’en ne montrant plus les sources aux requérants, les IA auront tout loisir de refaçonner le réel selon le bon vouloir de leurs concepteurs dont on ne connait déjà que trop bien le grand humanisme et le sens des responsabilités.

    Et il s’agit là d’un problème existentiel pur :

    "Les temps de marche, les altitudes, les localisations, tout était lunaire !" Deux randonneuses complètement désorientées après avoir suivi une carte générée par l’IA
    https://www.ladepeche.fr/2026/07/25/les-temps-de-marche-les-altitudes-les-localisations-tout-etait-lunaire-deu

    Accompagnateur en montagne, Julien va leur proposer un itinéraire bis, elles qui partaient pour trois jours et deux nuits en bivouacs. « Le problème c’est que sur leur carte, rien n’allait. Les temps de marche n’étaient pas adaptés, les localisations étaient fausses avec le lac de Gaube à côté du refuge de Wallon et celui d’Estom juste derrière, alors qu’il est trois vallées plus loin, même les altitudes n’avaient rien à voir. Cette carte était complètement lunaire. Pour une fois qu’on avait un tel support délirant, c’est pour ça que j’ai proposé de la relayer. Pour montrer les dérives et les limites de l’intelligence artificielle en milieu montagnard. J’avais déjà croisé des jeunes que Chat GPT avait conduits hors sentier. L’intelligence artificielle se heurte vraiment à la réalité du terrain. Avec derrière de vraies prises de risque pour les randonneurs et pour les secours, s’ils avaient dû chercher ces deux jeunes femmes sur Estom alors qu’elles étaient loin de là... »

    • Je dirais plutôt qu’elle est son instrument. Les techbros se sont ralliés au fascisme de Trump qui leur promettait plus de pouvoir ET ensuite, ils se sont mis debout sur l’accélérateur, même si leur machin n’était pas fini.

      Le pari est sûrement triple :
      – Avec assez de pognon, il est possible qu’ils arrivent à la masse critique de puissance de calcul qui leur permet de finalement façonner le réel de milliards de gens à leur guise et pour leur plus grand profit.
      – Si ça ne marche pas, l’éclatement de la bulle qu’ils ont rendue à dessein systémique devrait suffisamment déstabiliser les États-nations pour qu’il puissent prendre la main et imposer leur corpocratie.
      – Si ça ne marche pas non plus, ils auront pompé assez de ressources au système pour s’assurer leur propre survie à l’effondrement dans leurs bunker en attendant qu’on crève tous et qu’ils puissent ressortir auréolé de leur gloire des 144 000 élus (de mon cul sur la commode) sur une planète débarrassée de ses #surnuméraires et donc écologiquement compatible avec leurs délires des grandeurs.

      Y a aucun scénario où ces gens ne veulent pas, d’une manière ou d’une autre, la destruction de l’écrasante majorité d’entre nous. C’est ça le #techosolutionnisme, mais bien sûr, tu ne le fous pas en tête de gondole.

      Surtout que tu as besoin de la collaboration active d’une partie de la population… avant de balancer tout le monde avec l’eau du bain.
      Ils pensent que c’est faisable parce qu’ils ne nous perçoivent plus comme leurs égaux depuis longtemps, même plus comme leur congénères. Ils nous ont intellectuellement dématérialisés.

    • Mais par contre, nous sommes beaucoup plus nombreux qu’eux. Malgré leurs « nécro-technologies », le rapport de force nous est favorable mais las ! La majorité de nos congénères se nourrissent des hallucinations de la « mégamachine » et préfère capturer des images de la catastrophe pour se « brander la nouille » sur Insta ou sur Snapchat.

  • Anne Archet - Mastodon
    https://kolektiva.social/@annearchet/116047383820393304

    Arrêtons de penser que nous sommes toujours confronté·es au #néolibéralisme et qu’il faut faire un retour fantaisiste à l’#État #providence. L’ère souriante du libéralisme est passée : le #capital ne peut plus se borner à déposséder, l’#accumulation nécessite maintenant l’#extermination.

    (...)

    Désolé pour les personnes qui n’aiment pas l’expression #surnuméraires, mais.

    #Anne_Archet grinçante à la perfection.

  • « Des informations complètement à côté de la plaque » : les cabinets de conseil à l’épreuve des hallucinations de l’IA
    https://www.lefigaro.fr/vie-professionnelle/des-informations-completement-a-cote-de-la-plaque-les-cabinets-de-conseil-a


    Scier la branche sur laquelle on est assis : illustration.

    L’usage de l’IA est par ailleurs très utilisé dans les métiers du conseil comme base de données pour produire des synthèses, sur un secteur d’activité ou une technologie. « Là encore, l’expérience montre que les résultats sont globalement fiables, mais jamais totalement exacts : de l’ordre de 70 à 80 % selon le contexte. Le risque est de reprendre ces informations sans les vérifier ni les relire, car l’IA peut générer des réponses plausibles mais partiellement, voire complètement, inexactes ou incohérentes. Or un rapport approximatif peut s’avérer catastrophique dans un contexte de conseil », rapporte Nicolas Laurent, Leader Technique au sein d’Octo Technology, qui chapeaute une équipe d’une soixantaine de consultants. Une marge d’erreur qui impose, là aussi, une vigilance accrue. Dans ce cabinet, tous les livrables font l’objet d’une relecture systématique, IA ou pas IA. Et plutôt deux fois qu’une si une IA est utilisée.

    Au-delà des phénomènes d’hallucinations et de fiabilité dans la qualité de l’information et les rapports fournis, l’usage d’outils d’IA grand public présente un risque réel de fuite d’informations sensibles. « Lorsqu’un salarié injecte un document avec des éléments d’identification du client, dans une IA non sécurisée, comme ChatGPT, l’entreprise peut être sanctionnée pour violation de secret professionnel », prévient Rémi Gouyet, avocat associé au sein du cabinet Etax, en charge des formations autour de l’IA et de la fiscalité pour le cabinet Lefebvre Dalloz.

    Si par ailleurs les informations ou les rapports produits s’avèrent erronés, et induisent le client en erreur, la responsabilité du cabinet peut être engagée.

    • Toutes les anecdotes d’utilisation de l’IA dont on me fait part sont le fait de personnes en burn-out, souhaitant donner des réponses rapides sur tout type de sujet, y compris parfois des sujets stratégiques. Par exemple, comparer deux offres commerciales, sur des sujets réglementaires : risque à mon sens de comparer des documents incomparables, avec omission de caractéristiques essentielles, et risque de valider une offre avec un respect du cahier des charges défaillant. Par exemple, résumer des réunions : là aussi, risque d’omissions importantes, et risque d’être pris à défaut. Evidemment que l’humain risque lui aussi de ne pas être impeccable dans son résumé, ou sa lecture d’offre... mais... la délégation aveugle, ça ne fonctionne pas, avec les IA, tout comme avec les humains.

      Cette façon de procéder, déléguer des analyses à l’IA pour aller plus vite, entraîne par la suite, des situations d’inconforts désagréable, au moment de devoir justifier les hallucinations et omissions. Parce que du fait de la rapidité, oubli de ce qu’on a fait (de ce qu’on a torché avec l’IA pour aller plus vite) et donc malaise à devoir se remémorer le sujet, comment/quand on l’a traité, et donc, augmentation exponentielle des symptômes du burn-out.

    • Ne pas savoir par quel processus intellectuel on est arrivé à une conclusion est le mode normal de détection des plagiaires et des tricheurs.

      Mais oui, les patrons espèrent faire des bonds de productivité avec l’IA, c’est-à-dire faire encore plus avec encore moins de gens, donc augmenter les objectifs et réduire les effectifs.

      Le progrès libère les gens du travail seulement si les gains de productivité sont équitablement répartis dans la société.

      Sinon, ça créé toujours plus de #surnuméraires d’un côté et de #surexploités de l’autre.

    • Oui, tout à fait. La conclusion pourrait être : on ne doit pas accepter d’utiliser un outil juste pour produire plus. On doit intégrer un outil pour produire mieux, s’il le permet. D’où, dans le développement, les retours d’expérience plus mesurés des ceusses qui expliquent qu’ils ont utilisé certains de ces outils qui automatisent certaines étapes fastidieuses, sans pour autant délaisser ce qui est gratifiant et important.

  • Effondrement de "l’état-providence" et montée des inégalités : l’exemple de la Suède.

    « Paresseux et complaisants » : des retraités suédois racontent comment la suppression de l’impôt sur la fortune a transformé leur pays
    https://theconversation.com/paresseux-et-complaisants-des-retraites-suedois-racontent-comment-l

    Quels sont les impacts de la suppression d’un impôt au-delà des personnes et des agents économiques concernés ? Les Suédois ont aboli l’impôt sur la fortune en 2007. Ce faisant, c’est toute la vision de la société partagée jusque-là qui pourrait avoir été ébranlée. Car la fiscalité n’est pas qu’une affaire économique. Elle a aussi un rôle social, voire individuel.

    Ça ne date pas d’hier non plus : depuis les "eighties" thatcheriennes, on assiste à un vrai retour de bâton contre le "welfare_state". Lady Margaret a inspiré toute une coterie de politiciens apprentis économistes et l’un de ses derniers avatars fut un certain Emmanuel Macron qui se mit en tête de diriger un pays comme une "start up"
    Dès la fin des années 90, l’#AGCS - Accord Général sur la Commercialisation des Services constituant l’annexe 1B de l’accord de Marrakech instituant l’Organisation mondiale du commerce (#OMC) en 1994 _ enfonce méthodiquement ses clous dans notre cercueil.
    J’avais lu en son temps (1996) un bouquin dont l’auteure, Viviane Forrester, décrivait l’extinction du travail et commençait à appréhender le concept de #surnuméraires. Ça avait bien fait causer (dans le landerneau ultralibéral) :

    https://www.larevuecadres.fr/articles/l-horreur-economique/5825

    https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Horreur_%C3%A9conomique

    • Et aussi cet article de l’Humanité rédigé peu de temps après le décès de Viviane Forrester !
      https://archive.wikiwix.com/cache/index2.php?url=https%3A%2F%2Fwww.humanite.fr%2Fsocial-eco%2Fviviane

      Face à cet ultralibéralisme qui cherche «  simplement à faire du profit sans obstacles  », Viviane Forrester pratiquait la résistance comme «  une forme d’optimisme  », un réveil salutaire face à une puissance hégémonique. Pour qui n’a pas entendu l’écho répété de ce livre troubler le règne de la pensée unique, il est sans doute difficile d’en apprécier la portée d’alors. Il fut pour beaucoup dans la montée de l’altermondialisme, dans la fondation d’Attac, dont l’écrivaine fut, jusqu’au bout, une adhérente, et suscita, en réaction, des charges furieuses des tenants du système. Olivier Dassault, éternel héritier de l’empire d’armements, la dénonça comme la «  pythonisse de notre futur économique  », «  au mépris du principe élémentaire de réalité  ». Emmanuel Chain, promoteur télévisuel d’un capitalisme sans complexe, décréta : «  Vous entretenez des peurs en maniant des concepts qui vous dépassent.  » Ce bon Laurent Joffrin, dans le Nouvel Observateur, lui reconnaissant des qualités de cœur (c’est féminin, bien sûr), lui reprocha «  une pensée si courte  » (comme il se doit) avant de lancer l’anathème : «  Mais appeler à la révolte en négligeant les réalités de l’économie, comme elle le fait, c’est envoyer les représentants des pauvres au casse-pipe.  » Valeurs actuelles, à l’occasion de la publication d’Une étrange dictature, la dépeignit comme la «  Cassandre de l’horreur économique  » et comme «  Marie-Chantal au pays du profit  ». La peur du rouge a toujours fait charger les bêtes à cornes. À ce réflexe s’ajoutait sans doute la sensation d’une trahison. Viviane Forrester, née Dreyfus, n’était-elle pas la fille d’un riche armateur, logé avenue Foch ?

  • Is the future insurable? · Probable Futures
    https://probablefutures.org/perspective/is-the-future-insurable

    Property insurance is a remarkable product that developed in a climate remarkable for its stability. For centuries, risks from floods or fires or hurricanes were manageable and people could settle almost anywhere. The probability of risks was stable. For example, instead of saying that a storm had a 1% probability, we called it a “1-in-100-year storm”, implicitly assuming that all 100-year periods would be the same. This predictability made property insurance a minor concern and a minor expense. It was good to have, and sometimes a regulatory obligation, but it was hardly worth deeper consideration. Why focus attention on something that you rarely need and that doesn’t cost much?

    But as natural disasters grow more frequent, extreme, and damaging, more people and businesses are struggling to afford—and even get—insurance. In places of increased climate risk from disasters such as fires and storms, insurance has gone from an afterthought to a source of concern, dismay, and anger. Forced to pay more attention to property insurance, many people—from consumers to issuers to regulators—have begun to question who needs property insurance, whether it will be affordable, and even whether our future is insurable at all. Few people understand how much of a Goldilocks product insurance has been or how profoundly both capital markets and communities rely on it. The challenges that the insurance industry faces offer a valuable lens to understanding property markets, financial markets, and the broader economy in a changing climate.

    • Consider the Covid-19 pandemic and the resulting economic downturn from government-mandated business closures. While many firms would have loved to have business interruption insurance to cover their revenue losses, no private insurer could have paid claims to all of its clients simultaneously. The P&C industry in the United States estimated that just one month of business interruption losses from the pandemic was more than 10 times larger than the claims handled by the industry over an entire year, and that just two to three months of such losses exceeded the total industry surplus (the difference between assets and liabilities and net worth). Globally systemic risks are not insurable because they are too big. The prospect of numerous, very large natural disasters in the same year poses a similar problem.
      Probability and correlation

      Intuitively, it makes no sense to insure something that has a 100% probability—the premium from the customer would have to cover the entire cost of the loss (in addition to the insurer’s cost of doing business), so there would be no economic benefit to risk transfer. But the upper limit of insurability tends to be far below 100%. Even risks at an annual probability of 10% or 5% are often not cost-effective to insure—the insurer has to pay so frequently that the required premium is very high—and the most commonly insured risks have an annual probability closer to 1%. For risks that are more frequent, it is usually more economical for asset owners to invest in risk reduction measures that make the loss less likely to occur, either by reducing exposure to the risk (e.g., moving away from areas with high wildfire risk) or by reducing vulnerability (e.g., strengthening assets to withstand wildfire).

    • Sean Casten - Mastodon
      https://mastodon.social/@SeanCasten/115034543315519402

      Also, this plot never fails to scare me. All of our recorded history - domesticated crops, cities, religion, etc. - happened during an anomalously stable climate era. Our emissions have now pushed us out of that zone. Humans existed before then... but we were migratory.

    • Le dernier graphique ne montre pas que c’est « anomalously stable » : l’échelle des parties précédentes n’est pas du tout la même, et donc si on « l’étend » à la même échelle plus fine que la partie droite : il y aura sûrement plein d’autres périodes aussi stables que celle là (et même plus longue encore) dans le passé d’avant -10000 ans. Mais par contre oui, on est en train de sortir totalement de cette partie stable.

    • Nos émissions nous ont fait sortir de cette zone. L’homme existait déjà auparavant, mais il était migrateur.

      Et aussi, nous étions beaucoup moins nombreux. Se pose désormais le problème de notre subsistance si toutes les productions agricoles s’effondrent. Et que dire de nos besoins (démesurés) en eau ?

    • Nos «  besoins  » sont énormes parce qu’on gaspille à tous les niveaux pour des raisons de profit. Ce qui n’est pas soutenable, c’est le capitalisme comme organisation humaine avec tous les comportements délirants associés qui sont d’autant plus destructeurs et accaparateurs qui l’on monte dans la hiérarchie sociale qui n’est là que pour justifier le train de vie insoutenable des plus riches.

      Bien sûr, de leur point de vue, les #surnuméraires sont les pauvres. Qu’ils comptent bien réduire au strict nécessaire esclavagisé.

      Mais clairement, on voit bien qu’ils accélèrent leur mode de vie, ce qui fait que ça ne changera rien au problème.

      Malgré des décennies de propagande, le problème, ce n’est toujours pas la masse de pauvres.

    • Oui et conséquemment, dans ce mode de fonctionnement chéri par les très minoritaires classes possédantes, notre problème à nous les « dépossédé·es », c’est bien notre manque de moyens d’action pour que soit assurée notre subsistance sauf à accepter une « esclavagisation » de plus en plus prégnante.

  • À propos d’une modeste proposition sur la fin de vie - Mon blog sur l’écologie politique
    https://blog.ecologie-politique.eu/post/A-propos-d-une-modeste-proposition-sur-la-fin-de-vie

    C’est un deux poids, deux mesures étonnant, dont il est permis de conclure que les attentes du pouvoir dans les deux cas étaient bien différentes. Dans le cas de la préservation des conditions de vie sur une Terre menacée par le chaos climatique, la commande très exigeante (le consensus de cent cinquante personnes issues de milieux très différents) et la mise à la poubelle subséquente témoignent d’un manque de volonté politique certain. L’aide à mourir a semblé quant à elle faire l’objet d’une plus grande complaisance de la part d’un président acharné depuis des années à détruire ce qui reste du système de santé après des décennies de néolibéralisme, d’asphyxie programmée et de formations médicales dispensées au compte-goutte, et qui ce faisant précarise les vies les plus vulnérables. Certes le texte de la convention dit bien la nécessité d’offrir des soins adaptés, y compris palliatifs, à toutes et tous, et des conditions décentes aux personnes malades ou handicapées, pour ne pas faire de la décision de mourir le renoncement à vivre une vie délibérément dégradée par la pauvreté ou le manque d’accès aux soins. Mais la convention n’y peut pas grand-chose si, dans la vraie vie, là où vivent et meurent de vrais gens, l’accès aux dits soins est déjà mal en point et devrait encore empirer sous le coup de nouvelles politiques d’austérité.

    […]

    Dans ce dossier, le philosophe Patrick Marcolini revenait sur les écrits du dernier Foucault, qui prônait sans complexe l’euthanasie en guise de limite à l’augmentation des coûts des soins de santé. Ces situations dans lesquelles on pèse le coût-bénéfice d’une vie et où on décide lesquelles sont surnuméraires et dispensables paraissaient alors une science-fiction riche de questionnements abstraits. Moins de dix ans plus tard, nous y sommes presque. Aussi j’ai souhaité republier ce texte, avec l’accord de son auteur que je remercie, pour ne pas oublier les extrémités auxquelles un libéralisme économique forcené peut nous réduire.

    https://blog.ecologie-politique.eu/post/Euthanasie-et-neoliberalisme

    #euthanasie #fin_de_vie #mort #débat #Michel_Foucault #Patrick_Marcolini #Aude_Vidal

    • Foucault ne déclarait pas, en 1983, dans « Un système fini face à une demande infinie » (entretien avec R. Bono *), in Sécurité sociale : l’enjeu, Paris, Syros, 1983, pp. 39-63 [repris ultérieurement dans Dits et écrits Tome IV] ce qui lui est attribué mais :

      http://1libertaire.free.fr/MFoucault276.html

      On assiste, à cet égard aussi, à un phénomène important : jusqu’à ce qu’on appelle « la crise » et plus précisément jusqu’à ces butoirs auxquels on se heurte maintenant, j’ai l’impression que l’individu ne se posait guère la question de son rapport avec l’État dans la mesure où ce rapport, compte tenu du mode de fonctionnement des grandes institutions centralisatrices, était fait d’un input -les cotisations qu’il versait - et d’un output - les prestations qui lui étaient servies. Les effets de dépendance étaient surtout sensibles au niveau de l’entourage immédiat.

      Aujourd’hui intervient un problème de limites. Ce qui est en cause, ce n’est plus l’accès égal de tous à la sécurité, mais l’accès infini de chacun à un certain nombre de prestations possibles. On dit aux gens : « Vous ne pouvez pas consommer indéfiniment. » Et quand l’autorité proclame : « À cela vous n’avez plus droit » ; ou bien : « Pour telles opérations vous ne serez plus couverts » ; ou encore : « Vous paierez une part des frais d’hospitalisation » ; et à la limite : « Il ne servirait à rien de prolonger votre vie de trois mois ; on va vous laisser mourir... », alors l’individu s’interroge sur la nature de son rapport à l’État et commence d’éprouver sa dépendance vis-à-vis d’une institution dont il avait mal perçu jusque-là le pouvoir de décision.

      et, plus loin

      Sans compter tous les éléments de réponse à cette question [d’une éventuelle contribution de la Sécurité sociale à une éthique de la personne humaine] apportés dans le courant de cet entretien, je dirai qu’elle y contribue au moins en posant un certain nombre de problèmes, et notamment en posant la question de ce que vaut la vie et de la manière dont on peut affronter la mort.

      L’idée d’un rapprochement entre les individus et les centres de décision devrait impliquer, à titre de conséquence au moins, le droit enfin reconnu à chacun de se tuer quand il voudra dans des conditions décentes... Si je gagnais quelques milliards au Loto, je créerais un institut où les gens qui voudraient mourir viendraient passer un week-end, une semaine ou un mois dans le plaisir, dans la drogue peut-être, pour disparaître ensuite, comme par effacement...

      – [R.B.] Un droit au suicide ?

      – Oui.

      C’est avant cet entretien que l’année 1983 débute avec l’instauration par le gouvernent Beregovoy du "forfait hospitalier".

      Plutôt que de faire de M.F. un acteur de l’esprit des contre réformes, on gagnerait à interroger ce que devient cette dépendance à l’État, par intégration, par exclusion et par marginalisation (pour reprendre les trois catégories de M.F.) avec l’instauration probable de la "loi sur la fin de vie".

      #suicide #assitance_au_suicide #euthanasie #loi_sur_la_fin_de_vie #eugénisme #État

    • Je vais lire cet article mais dès l’ouverture, les propos de Marcolini sont rigoureusement intenables : [M.F.] « le théoricien des résistances, le défenseur des prisonniers, celui qui invoquait hier encore la lutte des classes et la dictature du prolétariat. » ? Wtf, M.F, lorsqu’il s’est référé au(x) marxisme(s) l’a fait de manière distante et critique, il n’a jamais « invoqué la lutte des classe et la dictature du prolétariat ».

      #nawak

  • Parcoursup : au lycée, les notes sont devenues « un truc de dingue ! » | Les Echos
    https://www.lesechos.fr/politique-societe/education/parcoursup-au-lycee-les-notes-sont-devenues-un-truc-de-dingue-2138476
    https://media.lesechos.com/api/v1/images/view/67628fb1fc6fd56a7e3dbafb/1280x720/01302113269762-web-tete.jpg

    Des parents s’interrogent : faut-il éviter tel établissement réputé noter plus sévèrement, afin d’« avoir plus de chances dans Parcoursup » ? Certains lycées croient avoir trouvé la parade, en fournissant deux bulletins de notes - l’un, officiel, pour Parcoursup et l’autre, officieux, pour se préparer à la notation dans l’enseignement supérieur…

    Mouhahaha

    Dans les universités comme dans les grandes écoles, les professeurs qui sélectionnent les candidats se disent déconcertés par « l’inflation » des notes de contrôle continu qui « altère leur capacité à distinguer les dossiers », à l’instar de Sciences Po Paris. Son directeur, Luis Vassy, a décidé « d’accroître très sensiblement le poids de l’écrit du bac de français puisque c’est en fait la seule note qui soit notée de manière homogène sur le territoire national », indique-t-il. Sciences Po va aussi renforcer le poids de l’oral, de sorte que Parcoursup ne pèsera plus que pour 50 % dans la sélection.

    C’est tellement de la merde.

    Dans les universités comme dans les grandes écoles, les professeurs qui sélectionnent les candidats se disent déconcertés par « l’inflation » des notes de contrôle continu qui « altère leur capacité à distinguer les dossiers », à l’instar de Sciences Po Paris. Son directeur, Luis Vassy, a décidé « d’accroître très sensiblement le poids de l’écrit du bac de français puisque c’est en fait la seule note qui soit notée de manière homogène sur le territoire national », indique-t-il. Sciences Po va aussi renforcer le poids de l’oral, de sorte que Parcoursup ne pèsera plus que pour 50 % dans la sélection.

    Les gus qui refusent d’admettre que tout ça n’est que de la merde !

    Comment en est-on arrivé là ? La faute à qui ? A la réforme du bac ? « Pas du tout ! » répond Pierre Mathiot. Le problème, c’est que le contrôle continu est « maltraité dans tous les sens du terme ». « C’est l’échec absolu des plans d’évaluation d’établissements que nous avions tenté de mettre en place avec Jean-Michel Blanquer [l’ex-ministre de l’Education nationale, NDLR] », estime-t-il en renvoyant « à l’un des grands mammouths du système scolaire français qui consiste dans la manière de noter et dans la place de la note ».

    En France, on explique qu’un 17,5/20 ne vaut pas un 18/20, alors d’autres pays ne mettent pas de note… « Les enseignants sont mis en difficulté sur la notation, qui est pour eux une espèce de droit absolu, alors que la solution consisterait à inventer des collectifs de travail, avec des enseignants se mettant autour de la table pour dire ’Voilà comment on note, tous ensemble ’ ». Une « révolution » qui paraît encore bien lointaine.

    L’annonce d’une nouvelle épreuve anticipée de mathématiques changera peut-être la donne. Luis Vassy la voit comme un moyen de « sortir de la contrainte du contrôle continu » et de « disposer de données objectives des élèves le plus tôt possible » dans la procédure de sélection. Sa mise en oeuvre risque toutefois de rouvrir la guerre du bac et des coefficients entre les épreuves terminales.

    • La faute à qui ? A la réforme du bac ? « Pas du tout ! » répond Pierre Mathiot.

      ben voyons ! la réforme du bac a suivi à la lettre les recommandations du rapport … Mathiot. cf.

      Réforme du baccalauréat : le rapport Mathiot | vie-publique.fr
      https://www.vie-publique.fr/en-bref/19823-reforme-du-baccalaureat-le-rapport-mathiot

      Le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a reçu le 24 janvier 2018 le rapport de Pierre Mathiot sur la réforme du baccalauréat à l’horizon 2021.

      c’est d’ailleurs mentionné dans l’article et dans la citation mise en exergue
      Pierre Mathiot, concepteur de la réforme du bac

    • Ce qui est étonnant est de découvrir ce problème seulement maintenant... D’ailleurs, ce problème se retrouve partout, et pas juste au passage secondaire-université, mais aussi après, sur le passage de la licence à la maîtrise. En amérique du nord, je vois des universités où (désolé, on note en lettre) la note moyenne d’un cours est A (qui peut être la meilleure note), autrement dit, dans un dossier, A signifie à la fois « le/la meilleur » et en même temps « note moyenne ». Depuis des années, je me retrouve à devoir classer des candidat(e)s (pour des bourses, des admissions, des stages), et c’est devenu juste n’importe quoi. On ne peut plus regarder les notes, qui ne veulent plus rien dire*, on regarde le reste (extra-curriculum, et recommendation). Après, on est typiquement dans un problème de loi de Goodhart (https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Goodhart) : si un critère est utilisé, il est détourné. On est clairement arrivé dans un monde de surenchère, et c’est triste...

      * je suis étonné que personne n’évoque, en France, le système utilisé au Québec (la cote R https://fr.wikipedia.org/wiki/Cote_R, @simplicissimus retrouvera des idées classiques de statistiques de modèles hiérarchiques, de positionnement d’élève dans une classe, d’une classe dans un établissement)

    • Cette dérive ce sont les lycéen·nes qui l’ont le mieux anticipée, et ce dès la première année de la réforme Blanquer. En tant que représentant des parents d’élèves il a fallu que j’explique aux profs que chaque note était cruciale, car il est plus facile de diminuer une moyenne que de la remonter. Ils n’y avaient pas réfléchi, à l’époque. Les lycéen·nes si.

    • Mais du coup faut revenir à des notes plus sévères qui classent vraiment (puisque quand même ya physiquement une limite de nombre à chaque formation, BTS, licence, maitrise, etc donc fatalement il FAUT trier non ?), et réautoriser plus de redoublements (mais ya pas assez de places dans les lycées puisque ya toujours des nouvelles générations qui arrivent) ? Mais au risque que plus de monde arrêtent les études longues comme avant ?

    • Non, le problème c’est qu’ils ne veulent pas ouvrir de places en fac et au lycée où la démographie le nécessiterait.

      La réforme Blanquer, c’est juste ça : limiter les entrées dans le supérieur et laisser le marché et les privées se partager ceux qui peuvent.

      Avant, le bac était le premier diplôme d’études supérieures : tu l’avais, tu pouvais t’inscrire au moins en fac.

      Comme on a poussé les murs au taquet depuis 30 ans et qu’on ne veut pas mettre une thune de plus (voire même se refaire sur la bête), toutes les réformes ont eu pour objet de marginaliser le bac qui est devenu purement décoratif et de mettre en place la sélection partout selon des critères les plus arbitraires (ou les plus contournables) possibles… pour les classes moyennes et populaires.

      Faut vraiment bien voir l’ensemble du tableau : tu entrais en fac même avec un bac au repêche, maintenant, tu n’y arrives plus forcément avec une mention.

      Tu choisissais l’endroit et la matière à étudier, maintenant, c’est réservé à une toute petite élite pendant que les autres ont des choix par défaut, contraints et résignés… et souvent loin de chez eux.
      Pour ceux qui ont des moyens financiers, c’est moyennement embêtant.
      Sans argent, avec le prix des transports et l’inflation de loyers, c’est mission impossible… et autant de jeunes qui ne peuvent plus étudier.

    • Si on en croit tous ces développements, on s’aperçoit que dans les « démocraties » de l’Occident global, c’est un peu comme dans les régimes autoritaires post soviétiques : les gens s’adaptent pour se faufiler entre les mailles du filet coercitif. Et dans la chaîne de commandement, tu as des gonzes qui préfèrent bidouiller en loucedé plutôt que dénoncer la catastrophe. En parallèle (et à l’origine du problème), tu as les malfaisants qui ne pensent qu’à se gaver et à entretenir leurs réseaux en faisant en sorte que leurs copains puissent aussi partager le fromage.

      #consanguinité (des élites) #gestionnaires_du_cheptel_humain #surnuméraires #capitalisme_du_désastre

    • On rigole comme ça mais n’oublions pas que c’est ainsi qu’on s’est retrouvé avec un méchant virus qui a pu prendre l’avion vite fait suite à un accident de laboratoire signalé trop tardivement à cause de la crainte des sanctions.

      (Merci de votre attention : c’était la minute comploplo du Dr Sombre).
      #don't_look_up

  • S’adapter aux changements climatiques ... Même pas dans vos rêves (les plus résilients).

    dana hiliot : ""S’adapter, ce n’est pas renon…" - Piaille
    https://piaille.fr/@danahilliot@climatejustice.social/113369452961376979

    « S’adapter, ce n’est pas renoncer. »
    (dixit Barnier)

    Heu ???!!!!

    Ce n’est pas renoncer à quoi exactement ? À la croissance ? Au productivisme ? Au mode de vie occidental ("non négociable" comme le disait déjà en son temps GW Bush) À l’exploitation sans vergogne des ressources humaines et non humaines partout sur la planète ? Etc. ?

    Pour le coup, c’est renoncer totalement à faire quoi que ce soit concernant la catastrophe climatique en cours, excepté ce qu’on fait déjà : l’aggraver, en accélérer le déploiement.

    En résumé (lisez ce plan, c’est rapide, y’a rien dedans) : on va continuer de vivre exactement comme on vit maintenant, mais on va s’adapter aux dégâts inévitables que ce mode de vie induit.

    Les néolibs (et pas qu’eux) ne peuvent pas penser le changement climatique autrement que comme une crise - une crise on la traverse, on la dépasse, c’est un défi (et généralement, on siphonne la vitalité des pauvres pour sauver le système). Ils ne veulent surtout pas, et on les comprend, le penser comme la catastrophe qu’il est, car le penser ainsi, serait remettre en question la structure même du capitalisme global, l’exploitation généralisée, la compétition économique, les États-Nations. Ce serait, pour les capitalistes, se tirer une balle en pleine tête. Et de toutes façons, l’immense majorité des abrutis qui peuplent les pays les plus riches sont d’accord avec Bush : « notre mode de vie n’est pas négociable ».

    Et qu’est-ce que c’est que ce délire de +4°C en 2100 ? Et même : +2,7°C en 2050 ?

    Ont-ils la moindre idée de ce que signifient ces chiffres dans le réel ? 2,7°C, (et je n’ose même pas parler de 3 ou 4°C), ça veut dire que ton adaptation, tu peux te la foutre où je pense. Tu ne t’adapteras à rien du tout. Pour la plupart des gens, ce sera juste la merde complètement et pour pas mal d’entre eux la survie, point barre (et là je ne parle que des riantes contrées de l’Europe de l’Ouest. Dans le Global South, ce sera tout simplement un massacre).

    Les mecs, ils ont lu (enfin) les rapports du GIEC, ont repris les chiffres, mais ont zappé tout le volume consacré aux impacts. (et je vous assure ce que ce volume est lui-même très très mignon comparé à la manière dont je vois les choses).

    Et la blague, c’est qu’en face de ces 4°C 😆 on met quoi ? Un plan national d’adaptation au CG fort de 51 mesures qui m’ont fait hurler de rire. Dans lequel on trouve le mot résilience à toutes les sauces. Lisez ce machin : c’est vraiment « on continue de vivre exactement comme on vit maintenant », mais, « on améliore nos capacités de résilience ». Mais quelle bande d’abrutis finis. Putain, les néolibs, en plus d’être des criminels, ils sont stupides. J’arrive même pas à croire qu’ils soient assez stupides pour penser un seul instant que ce plan complètement creux permettra une quelconque adaptation, je ne dis même pas à 2,7°C, mais à 1,7°C.

    https://www.ecologie.gouv.fr/presse/presentation-du-plan-national-dadaptation-changement-climatique

    En somme ils n’ont absolument rien compris à ce que racontent les scientifiques et tous ceux qui travaillent sur les impacts du CG (présents, passés et à venir). Sans parler des causes : alors là, on est en-deça du néant - à les lire, on a l’impression que le climat s’est soudainement déréglé, pas de bol, sans que personne n’y soit pour rien, comme ça, pif paf boum, 1°C, 2°C, 3°C, c’est con hein, mais bon, ce putain de climat on va le fighter, on va se mobiliser, on va faire bloc, vive la France vive la République et mes couilles en Alaska.

    Bon.
    J’aurais pu écrire ça avant même d’avoir lu une ligne de ce plan adaptation. Mais ils arrivent quand même à me surprendre avec leurs 4°C. Les mecs s’imaginent réellement qu’avec +4°C dans la tronche il y aura encore quelque chose comme les États-Nations, le Capitalisme, la production industrielle, le travail salarié, les assurances habitations, la rénovation thermique ? Non mais faut être perché hein (et manquer pathologiquement d’imagination).

    +4°C, y’aura longtemps que les plus aisés auront fait sécession, vivront dans des domaines fortifiés surarmés après avoir achevé d’accumuler tout ce qu’ils pouvaient accumuler. Il y aura longtemps qu’ils auront renoncé au pouvoir et au profit capitaliste - ils se contenteront de jouir de la fortune qu’ils auront transformé en réserves pour passer ce sale moment, bien à l’abri, protégés par des armées privées.

    Et, +4°C, je vous fait le pari que d’ici là, on se sera tapé au moins une guerre mondiale (sans parler de centaines de conflits régionaux de plus en plus monstrueux) + quelques catastrophes nucléaires, et que le monde sera devenu pour des milliards de gens un enfer.

    Bref, tout cela est lunaire. Ça fait 20 ans que j’écris sur le climat. Je me demande pourquoi je m’énerve encore.
    (SI ! Je suis fou de rage parce que je pense aux générations futures, et aux quelques milliards de pauvres dans le monde qui sont condamnés à l’enfer avec ces « plans » dégoulinants de stupidité, en réalité, des armes létales, de la nécropolitique pure et simple)

    Avec ce lien : https://www.ecologie.gouv.fr/presse/presentation-du-plan-national-dadaptation-changement-climatique

    Source : https://piaille.fr/@danahilliot@climatejustice.social/113369452961376979

  • « Excédent et déplacement, réfugiés et migrants » - des nouvelles du front
    http://dndf.org/?p=21568#more-21568

    Cet article vise à développer la notion de “population excédentaire” en tant que caractérisation des masses sans emploi. Il s’agit notamment des masses de travailleurs précaires exclus de la relation salariale formelle et des masses de personnes qui, en raison de la paupérisation capitaliste, ne sont visibles que sous des catégories générales (réfugiés, migrants). Les catégories générales de réfugiés et de migrants sont des catégories descriptives abstraites qui nécessitent une analyse concrète des “populations excédentaires” dans la dynamique différentielle du capitalisme mondial.

    Traduction en français d’un article diffusé sur cette page :
    https://globaldialogue.isa-sociology.org/articles/surplus-and-displacement-refugees-and-migrants

    #populations_excédentaires #surnuméraires #capitalisme #colonisation #mondialisation #prolétarisation #analyse_marxiste #valorisation #accumulation #reproduction (du #Capital)

  • Expulsions, arrestations, destructions : la tragique criminalisation des sans-abri aux États-Unis
    https://www.les-crises.fr/expulsions-arrestations-destructions-la-tragique-criminalisation-des-sans

    En 2019, un groupe de sans-abri vivait sur un terrain abandonné en bordure de la rivière Chehalis, un bassin versant qui se déverses dans Grays Harbor, un estuaire sur l’océan Pacifique, sur la côte de l’État de Washington. Lorsque la ville d’Aberdeen a fait évacuer leur campement, certains des résidents, sans domicile, ont intenté une […]

  • Covid à l’école : l’éléphant dans la salle de classe | À ta santé camarade ! #5
    https://cabrioles.substack.com/p/covid-a-lecole-lelephant-dans-la

    La véritable catastrophe éducative réside dans le fait de laisser circuler depuis plusieurs années un virus invalidant qui entraîne une forte augmentation des absences scolaires pour maladie et qui a pour conséquence la déscolarisation ou le décrochage d’enfants et d’ados atteint·es de Covid long.

    • Aux États-Unis, où cette information [concernant les hospitalisations pour cause de #Covid-19] est toujours disponible, les certificats de décès mentionnant le Covid comme ayant contribué au décès d’enfants et d’ados se situent au même niveau en 2024 qu’en 2020-2021. Une étude comparative menée en Espagne et au Brésil en 2020 montrait que la mortalité a été 10 fois plus élevée chez les enfants de 11–17 ans avec Covid-19 que chez des patient·es du même groupe avec la grippe.

      #école #enfants

    • Long COVID Is Harming Too Many Kids | Blake Murdoch
      https://www.scientificamerican.com/article/long-covid-is-harming-too-many-kids

      It is more disturbing, however, that almost no public attention has been given to infection itself as a potential cause of children’s behavioural and learning problems.

      This makes no sense. We know that COVID harms the brain. Neuroinflammation, brain shrinkage, disruption of the blood-brain barrier and more have been documented in adults, as have cognitive deficits. These deficits have been measured as equivalent to persistent decreased IQ scores, even for mild and resolved infections. Millions of people have, or have experienced, “brain fog.” What, then, do we guess a child’s COVID-induced “trouble with focusing or memory” might be?

      When you put together the estimate that 10 to 20 percent of infected kids may experience long-term symptoms, that many of the most common symptoms affect cognition, energy levels and behavior, and that children are being periodically reinfected, you have a scientific rationale to partly explain children’s widely reported behavioural and learning challenges.

  • Austérité : une des facettes récurrente du capitalisme punitif
    https://ricochets.cc/Austerite-une-des-facettes-du-capitalisme-punitif-7750.html

    Une fois que l’Etat a beaucoup ménagé et subventionné les riches et les multinationales qui « créent de l’emploi » (lol), une fois que l’argent public a beaucoup renfloué les banques en faillite et les entreprises en difficulté à cause des crises capitalistes (la RELANCE), une fois que l’argent a coulé à flot pour les banquets de rois et des événements sportifs fastueux, l’argent vient fatalement à manquer au budget. C’est alors le grand retour de l’AUSTÉRITÉ, ce dispositif magique (...) #Les_Articles

    / #Le_monde_de_L'Economie

    • #capitalisme #austérité #guerre_aux_pauvres #surnuméraires

      Lorsqu’un pays entre en défaut de paiement, ce qui n’est pas le cas pour la France mais qui pourrait bien arriver un jour, deux possibilités s’offrent à lui : refuser de payer ou se soumettre.

      Ce qui nous ramène fatalement à ceci :
      https://seenthis.net/messages/1062569

      Voici une analyse qui est certes bien compatible avec la pensée oligarchique qui roule pour les banques, le profit et l’exploitation de la force de travail, sans vergogne en ce qui concerne la dévastation du vivant mais une chose se prépare : la France est dans le collimateur de toute l’institution financière globalisée et en premier lieu la BCE. En 2024, année « olympique » nous allons connaître un scénario à la grecque et ce sera dévastateur pour les plus modestes d’entre nous.

  • Agriculture française : une colère qui se tient sage | Aude Vidal
    https://blog.ecologie-politique.eu/post/Une-colere-qui-se-tient-sage

    La récente mobilisation agricole a emmêlé tous les ingrédients qui caractérisent la France depuis son accélération illibérale : une pauvreté que le travail peine à résorber malgré les promesses renouvelées depuis 2007 de lui redonner sa « valeur » (morale, voire moralisatrice, mais jamais économique) ; la colère à laquelle donnent lieu ces promesses non tenues et le sentiment d’avoir été le dindon de la farce ; l’arbitrage systématique des gouvernements en faveur des classes dominantes. Source : Écologie politique

  • Gaza: A Ghastly Window into the Crisis of Global Capitalism - The Philosophical Salon
    https://thephilosophicalsalon.com/gaza-a-ghastly-window-into-the-crisis-of-global-capitalism

    As the world watches in horror over the mounting death toll of Palestinian civilians and Israel faces charges before the International Court of Justice for the Crime of Genocide, the carnage in Gaza gives us a ghastly window into the rapidly escalating crisis of global capitalism. Connecting the dots from the merciless Israeli destruction of Gaza to this global crisis requires that we step back to bring into focus the big picture. Global capitalism faces a structural crisis of overaccumulation and chronic stagnation. But the ruling groups also face a political crisis of state legitimacy, capitalist hegemony, and widespread social disintegration, an international crisis of geopolitical confrontation, and an ecological crisis of epochal proportions.

    Global corporate and political elites are in a drunkard’s hangover from the world capitalist boom of the late twentieth and early twenty-first centuries. They have had to acknowledge that the crisis is out of control. In its 2023 Global Risk Report, the World Economic Forum warned that the world confronts a “polycrisis” involving escalating economic, political, social, and climactic impacts that “are converging to shape a unique, uncertain and turbulent decade to come.” The Davos elite may be clueless as to how to resolve the crisis but other factions of the ruling groups are experimenting with how to mold interminable political chaos and financial instability into a new and more deadly phase of global capitalism.

    Traduction disponible ici : http://dndf.org/?p=21248#more-21248

    #accumulation_capitaliste #génocides #barbarie #surnuméraires (élimination des)

  • Gaza ou la fin de l’humanité
    https://reporterre.net/Gaza-ou-la-fin-de-l-humanite

    Décalons autrement le regard. Dans un livre marquant paru en 2009, Les guerres du climat (éd. Gallimard), l’anthropologue allemand Harald Welzer alertait sur le risque que la crise écologique conduise à une guerre généralisée. Mais l’auteur allait plus loin : alors que le chaos écologique — si on le laisse s’aggraver — créera de plus en plus de désordre géopolitique et de mouvements de population, les populations des pays riches tendront à accepter, pour protéger leur confort, l’abandon, voire la répression brutale des populations livrées à un sort misérable et leur demandant de l’aide. Comme le formule bien Pablo Servigne, « Welzer montre comment une société peut lentement et imperceptiblement repousser les limites du tolérable au point de remettre en cause ses valeurs pacifiques et humanistes, et sombrer dans ce qu’elle considérait comme inacceptable quelques années auparavant. (…) Les habitants des pays riches s’habitueront aussi probablement à des politiques de plus en plus agressives envers les réfugiés ou envers d’autres États, mais surtout ressentiront de moins en moins cette injustice que ressentent les populations touchées par les catastrophes. C’est ce décalage qui servira de terreau à de futurs conflits ». L’inhumanité avec laquelle nous acceptons des milliers de noyés en Méditerranée fait ici écho au silence que fait résonner le drame de Gaza.

    Mais prenons garde. Nul ne se relèvera de la barbarie où conduit l’égoïsme ou la lâcheté. Ce qui se passe en Palestine se déroule « aujourd’hui dans un contexte de fascisation mondialisée » constate le chercheur Omar Jabary Salamanca Lemire, cité par Mediapart. Accepter le massacre perpétré par l’État d’Israël, c’est préparer d’autres drames à venir, dans une course inextinguible à l’horreur menée par des monstres convaincus que la force est la seule puissance.

    Plus que jamais, la paix s’impose. Il faut le dire, calmement, sans crainte d’aucun discours de haine. La paix, maintenant. Et dire l’espoir, qui vaut pour la Palestine comme pour une humanité confrontée au destin écologique. Le mot nous en vient d’une écrivaine libanaise, Dominique Eddé : « En dehors d’une utopie, il n’y a pas de solution possible. » Nous appelons à l’utopie de la paix.

    • Soyons encore plus clair : ce qui se passe actuellement à Gaza signifie que plus aucun humain n’est en sécurité.
      Il n’y a plus de droit international, plus de droits de l’homme, il n’y a plus que la loi du plus fort, de celu qui a le plus gros gourdin et peut donc s’approprier sans peine ce qu’il veut, quand il le veut.

      Tout le monde regarde ce qui se passe et il devient clair que c’est le moment de ressortir les vieux dossiers des appétits colonisateurs.

      Qui va arrêter les Chinois s’ils envahissent Taïwan (on sait qu’ils y pensent très fort) ?
      Déjà, on laisse tomber sans vergogne les Ukrainiens qui étaient la grande cause de l’axe de bien .
      Personne n’a levé le petit doigt pour les Arméniens du Haut-Karabagh, alors qu’eux aussi sont survivants d’un génocide.

      Je pense que tout le monde est en train de sortir les couteaux.

    • Ça sourd de partout. Le dernier exemple local en date est la manière dont notre Darmanin revendique de s’asseoir sur les arrêts de la CEDH ou vante les mérites d’un projet de loi immigration qui -prometteuse amorce- permettrait l’expulsion immédiate de 4000 « délinquants étrangers ».

      Si nous avions encore des dents, ça ouvrirait de l’espace pour d’autres couteaux.

      #droit #droit_international #droit_du_travail #droit_au_séjour #droit_pénal #droits_sociaux #droits #barbarisation

    • Les suites de la première guerre d’Irak (1991) auraient pu nous mettre la puce à l’oreille (embargo). Puis la guerre de Serbie, et la façon dont l’OTAN a pris pour cible les infrastructures civiles. Puis la seconde guerre d’Irak, phosphore blanc, et uranium appauvri. Tout du long, le conflit en Palestine et au Liban a démontré notre totale inhumanité. Avec néanmoins le reste du monde qui prenait plus ou moins au sérieux la bonne volonté occidentale de mettre en oeuvre des organisations multilatérale pour encadrer ces abus. L’OMC, qui avait pour charge de réduire les barrières au commerce pourrait sans doute être qualifié par les historiens comme le cheval de troie d’un multilatéralisme fantasmé, auquel l’empire occidental n’a jamais eu l’intention honnête d’adhérer que tant qu’il en était le bénéficiaire ultime.

      Le niveau de dégueulasserie de l’Occident, qu’il s’agisse de Frontex, de la Libye, ou de l’Ukraine est insupportable. Mais apparemment, comme il est écrit dans cet article, nos populations s’en contrefoutent.

    • La Première Guerre du Golfe, nom arabe de l’article sur la Guerre Iran-Irak

      حرب الخليج الأولى - ويكيبيديا

      https://ar.wikipedia.org/wiki/%D8%AD%D8%B1%D8%A8_%D8%A7%D9%84%D8%AE%D9%84%D9%8A%D8%AC_%D8%A7%D9%84%D

      La Première Guerre du Golfe (حرب الخليج الأولى) ou La Guerre Iran-Irak, que le gouvernement irakien de l’époque appelait Qadisiyah de Saddam (قادسية صدام), tandis qu’en Iran, elle était connue sous le nom de La Sainte Défense (En persan : Défense sacrée دفاع مقدس)

      Le lien WP derrière Qadisiyah de Saddam renvoie à un article Utilisation moderne du nom Qadisiyah.

    • et donc, très logiquement,
      • la première guerre du Golfe WP[fr] se traduit en arabe par la seconde guerre du Golfe WP[ar] et en persan par guerre du Golfe Persique WP[fa]
      • la guerre d’Irak WP[fr] (ou seconde guerre du Golfe) se traduit par la guerre d’Irak WP[ar] et WP[fa]

    • Le niveau de dégueulasserie de l’Occident, qu’il s’agisse de Frontex, de la Libye, ou de l’Ukraine est insupportable. Mais apparemment, comme il est écrit dans cet article, nos populations s’en contrefoutent.

      Certes mais le problème fondamental pour les assigné·es à la misère c’est le choix entre la fin du monde ou la fin du mois. La populace (euh pardon) la population n’en a effectivement rien à carrer de la politique étrangère des nations de l’Occident.
      #nimby

    • Précision tout de même : je ne cautionne pas la passivité de la « population » par le fait qu’elle a bien trop d’autres soucis à gérer. Je rajouterai même que cette passivité (ce manque de « compassion », terme que je réprouve car beaucoup trop consensuel à mon goût) est sciemment entretenu par le discours extrêmement droitisé qui a cours depuis 2007 (Sarkozy) et qui veut nous convaincre que nous avons (nous aussi) des « valeurs » à défendre (la « civilisation »). La terminologie est d’ailleurs éloquente puisque les médias ont banalisé la notion de « Forteresse Europe ». Tout comme pour les citoyens de l’état hébreu, tout est fait pour que nous développions une mentalité d’assiégés.
      Maintenant, quand on se tourne vers « la population » qui est confrontée à des problèmes de précarité de plus en plus prégnants (comment faire bouillir la marmite jusqu’au 30 du mois sans risquer le dépôt de bilan) ne nous étonnons pas du manque d’empathie par rapport aux problèmes du Proche-Orient. C’est une illustration flagrante de ce qui est dit ici :

      « Welzer montre comment une société peut lentement et imperceptiblement repousser les limites du tolérable au point de remettre en cause ses valeurs pacifiques et humanistes, et sombrer dans ce qu’elle considérait comme inacceptable quelques années auparavant. (…) Les habitants des pays riches s’habitueront aussi probablement à des politiques de plus en plus agressives envers les réfugiés ou envers d’autres États, mais surtout ressentiront de moins en moins cette injustice que ressentent les populations touchées par les catastrophes. C’est ce décalage qui servira de terreau à de futurs conflits ».

      Donc, à mon avis, la situation créée par la crise climatique (pandémies incluses), due à une surexploitation des ressources planétaires ne va aller qu’en empirant. En attendant, observons les parties émergés des gros icebergs qui se rapprochent (inflation, effondrement des services publics, corruption en tous genres). Ça nous permettra encore un temps d’oublier que ce qui se passe là-bas risque d’arriver en Europe et beaucoup plus rapidement qu’on ne saurait l’envisager. En fait, si les gros salopards aux manettes ont dressé leurs nervis à bien fracasser du contestataire, ce n’était pas par soucis d’esthétique idéologique. Non. C’est que ça va leur servir à maintenir leurs privilèges. Cela prouvera aussi leur capacité d’anticipation sur l’avènement du #capitalisme_de_désastre.

    • Israël perd cette guerre | Tony Karon et Daniel Levy
      https://www.contretemps.eu/israel-perd-cette-guerre

      Tony Karon et Daniel Levy analysent – dans cet article d’abord publié par The Nation – les logiques politiques et militaires de l’opération du 7 octobre et de la guerre menée à Gaza, en interrogeant les effets à moyen terme sur Israël et ses soutiens, ainsi que sur la résistance palestinienne. Ils considèrent que malgré la violence déchaînée contre les Palestiniens, Israël ne parvient pas à atteindre ses objectifs politiques. Et que si les effets de la situation présente sont catastrophiques pour les vies palestiniennes, Israël ne s’oriente pas vers une victoire ni vers une stabilisation de la situation.

    • Béligh Nabli : " Cette guerre est perdue d’avance pour #Israël car :
      1/le #Hamas ne sera jamais totalement détruit ou prendra une autre forme
      2/ Avec la diffusion des images des milliers de morts de civils, le coût politique et symbolique de la guerre affecte l’image d’Israël
      https://video.twimg.com/ext_tw_video/1736452226170732544/pu/vid/avc1/640x360/wE6OokWAcazeOY99.mp4?tag=12


      https://twitter.com/Chronikfr/status/1736452816539881717

    • Il ne s’agit plus désormais de savoir qui va perdre ou gagner la guerre. L’essentiel, c’est qu’il y ait la guerre, et surtout qu’elle soit permanente, cruelle, dévastatrice en vies humaines, qu’elle crée un état d’urgence illimité et totalitaire grâce une économie administrée par les classes dominantes qui elles, absorberont la totalité des richesses produites par le travail des #surnuméraires.

  • La chute de l’espérance de vie dans les pays riches alarme les économiste
    https://www.latribune.fr/economie/international/la-chute-de-l-esperance-de-vie-dans-les-pays-riches-alarme-les-economistes

    Les dégâts de la crise sanitaire sur les populations et l’économie font toujours des ravages. Plus de trois années après l’arrivée du virus en Europe, la déflagration se fait toujours ressentir. La propagation du virus a certes ralenti dans la plupart des pays riches. Mais les populations les plus à risque continuent d’être exposées à cette maladie. A cela s’ajoutent les effets délétères du réchauffement climatique sur la santé. Dans ce contexte morose, l’OCDE a sonné l’alerte dans son dernier panorama sur la santé dévoilé ce mardi 7 novembre. « L’espérance de vie a diminué de 0,7 an en moyenne dans les pays de l’OCDE entre 2019 et 2021. Si les données provisoires pour 2022 laissent entrevoir une amélioration dans certains pays, l’espérance de vie reste inférieure à son niveau d’avant la pandémie dans 28 pays (sur 38) », a déclaré Mathias Corman, secrétaire général de l’OCDE lors d’un point presse au siège de l’institution à Paris.

    Après des décennies de hausses ininterrompues des gains d’espérance de vie, le Covid-19 a marqué une rupture brutale. « Cette baisse n’est pas une surprise mais elle est inquiétante », a indiqué Stefano Carpetta, directeur de l’Emploi, du travail et des Affaires sociales à l’OCDE. « On espère que ce phénomène est temporaire », a ajouté le spécialiste des questions du travail interrogé par La Tribune. Sur le plan économique, « ce recul de l’espérance de vie risque d’avoir un impact sur les dépenses de santé dans les pays où la population est vieillissante », ajoute l’économiste.

  • How a #Big_Pharma Company Stalled a Potentially Lifesaving Vaccine in Pursuit of Bigger #Profits — ProPublica
    https://www.propublica.org/article/how-big-pharma-company-stalled-tuberculosis-vaccine-to-pursue-bigger-pro

    A vaccine against tuberculosis, the world’s deadliest infectious disease, has never been closer to reality, with the potential to save millions of lives. But its development slowed after its corporate owner focused on more profitable vaccines.

    #surnuméraires #GSK #vaccins #tuberculose

  • De nombreux cas de rachitisme inquiètent l’Écosse afp - Le figaro

    Le rachitisme, qui frappait les quartiers pauvres au Royaume-Uni au XIXe siècle, est en essor en Écosse, selon des données obtenues par le journal The Times .

    Au total, 442 cas de rachitisme, une maladie liée à un manque d’exposition au soleil et à une malnutrition, ont été observés en Écosse en 2022, contre 354 en 2018, selon les données des autorités locales de santé.

    L’espérance de vie la plus faible au Royaume-Uni
    « Des maladies généralement évitables comme celles-ci illustrent aussi que l’Écosse a l’espérance de vie la plus faible du Royaume-Uni » , a expliqué au Times Chris Williams, coprésident du Royal College of General Practitioners Scotland. La maladie, qui peut entraîner des déformations squelettiques lors de la croissance comme des jambes arquées ou des genoux cagneux, est liée à un manque d’exposition au soleil et donc de vitamines D, que l’on peut aussi trouver dans des aliments comme les poissons gras ou les œufs.

    En comparaison aux 442 cas en Écosse, 482 cas de rachitisme ont été enregistrés en Angleterre, pour une population pourtant dix fois plus importante. Le rachitisme a quasiment disparu au Royaume-Uni il y a plus d’un demi-siècle après des campagnes pour améliorer les régimes alimentaires et l’exposition au soleil.

    En Écosse, la plupart des cas ont été recensés autour de Glasgow, l’une des régions les plus pauvres de la province, avec un tiers des enfants vivant dans la pauvreté selon les dernières études. Selon des données de 2019, les hommes vivant dans les quartiers les plus pauvres de Glasgow vivent en moyenne 15 ans de moins que ceux qui vivent dans les quartiers les plus riches.

    Diversité ethnique
    Certains professionnels de santé suggèrent que l’augmentation de la diversité ethnique à Glasgow, avec certains types de peau réduisant la production de vitamines D, le développement d’activités plus sédentaires et une mauvaise alimentation peuvent expliquer la recrudescence de la maladie.

    D’autres maladies, comme la tuberculose ou la scarlatine, sont également en pleine augmentation en Écosse, rapporte le Times. Ces maladies sont des « maladies de pauvreté et sont fréquentes dans certaines parties du monde où les gens sont pauvres », explique un scientifique interrogé par le Times.

    #pauvreté #misère #Ecosse #Angleterre #capitalisme #Enfants #rachitisme #maladie #surnuméraires

    Source : https://www.lefigaro.fr/international/de-nombreux-cas-de-rachitisme-inquietent-l-ecosse-20230821

    • Les vols à l’arraché de montres de luxe suisses se multiplient à Londres Hélène Krähenbühl - RTS

      Le vol de montres suisses est en plein boom dans la plupart des grandes villes. Mais c’est à Londres que la situation est la plus grave. Dans la capitale britannique, une centaine de Rolex et une cinquantaine de Patek Philippe sont volées chaque mois, souvent en plein jour et avec une extrême violence.

      C’est lors d’une journée ensoleillée, peu avant la pandémie, que Paul Thorpe, propriétaire d’un magasin de bijoux et de montres dans la banlieue londonienne, a vu sa vie basculer.

      « Je venais de quitter le magasin et je marchais vers ma voiture. J’ai vu une moto passer sur ma gauche. Et soudainement, deux hommes qui portaient des masques m’ont attaqué par derrière. Ils m’ont tabassé et ont volé ma montre qui valait 55’000 francs », témoigne-t-il dimanche dans l’émission Mise au point. Le passionné de montres se retrouve inconscient et en sang sur le trottoir. La police ne retrouvera jamais les criminels.

      Toutes les dents de Paul Thorpe ont été cassées, fissurées ou broyées. Elles ont dû être remplacées. « Malheureusement, là où j’ai reçu l’impact initial, il n’y avait rien à faire. Du coup, j’ai perdu ces dents à jamais et je porte un dentier. Mon dentiste m’a facturé 22’000 francs », explique le Londonien, encore traumatisé par cette douloureuse expérience.

      Une patrouille spéciale dans les rues de Londres
      Ce type de scène d’une extrême violence est de plus en plus fréquent dans la capitale britannique
      . . . . . . .
      La suite : https://www.rts.ch/info/monde/14253657-les-vols-a-larrache-de-montres-de-luxe-suisses-se-multiplient-a-londres

      #luxe #montres #bourgeoisie #violence des #riches

  • De plus en plus d’Ehpad au bord de l’asphyxie financière, entre crise de confiance et hausse des coûts
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2023/08/21/de-plus-en-plus-d-ehpad-au-bord-de-l-asphyxie-entre-crise-de-confiance-et-ha

    Partout en France, des établissements accueillant des personnes âgées ne parviennent plus à boucler leur budget, et certains sont contraints de fermer, comme à Lanobre, dans le Cantal. Les maires déplorent le manque de soutien de l’Etat.

    https://justpaste.it/dcu5y

    • Il y a plein de choses qui me hérissent dans cet article parce qu’on y reprend sans aucune retenue le point de vue managérial des chefs d’établissement : « l’insuffisante compensation par l’État des fortes revalorisations salariales depuis deux ans » [...] « le recours à l’intérim, pour pallier les difficultés de recrutement, fait exploser les charges salariales. » […]

      De même qu’on devrait s’abstenir de relayer ce type d’informations : « 48 % des établissements en France – comptait, en décembre 2022, 85 % d’Ehpad en déficit. »

      Il n’en reste pas moins que l’article confirme les symptômes d’une crise déjà identifiée du modèle des Ehpad. Une crise prenant de plus en plus d’ampleur et qui ne tient pas seulement au « mode de financement », tel qu’évoqué à la fin de l’article.

      La façon dont doit être organisée le solidarité générationnelle concerne a priori tout le monde. Ce n’est rien d’autre qu’un choix politique, dépassant largement les questions des choix gestionnaires de volume de dotations et de compensations budgétaires de l’État.

      Il n’en reste pas moins que des fortunes existent et ne servent à rien d’autre qu’à accumuler toujours plus de valeur. La question politique immédiate serait donc de savoir si l’on veut que ces ressources existantes soient réorientées (de force) vers les besoins réels de la société, notamment pour ce qui devrait permettre aux vieux et aux vielles de mieux terminer leur existence.

    • la menace des gestionnaires en déficit d’un transfert vers des H.P où il n’y a pas de lits ne tient pas.

      La France doit se préparer au défi du grand âge
      ÉDITORIAL, 12 août 2022
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/08/12/la-france-doit-se-preparer-au-defi-du-grand-age_6137857_3232.html

      Alors que les 85 ans et plus vont croître de près de 90 % entre 2030 et 2050, la gériatrie reste le parent pauvre d’un système hospitalier déjà à bout de souffle et le maintien des personnes âgées chez elles réclame toujours une vraie politique nationale de prévention de la perte d’autonomie.

      Grand âge : « La certitude du réchauffement climatique n’a d’égale que l’inéluctabilité du vieillissement de la population »
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2023/08/20/grand-age-la-certitude-du-rechauffement-climatique-n-a-d-egale-que-l-ineluct

      Responsable du cercle de réflexion Matières grises
      Le gouvernement ne semble pas avoir pris la mesure du défi que représente l’explosion à venir du nombre de personnes âgées de plus de 75 ans, estime Luc Broussy, responsable du cercle de réflexion Matières grises, dans une tribune au « Monde ». Il prône des investissements massifs.

      Grand âge : « Il faut mettre l’héritage au service d’une politique publique ambitieuse »
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2023/08/21/grand-age-il-faut-mettre-l-heritage-au-service-d-une-politique-publique-ambi

      Face à l’augmentation drastique du nombre de personnes dépendantes et des besoins de financement afférents, une solution solidaire et équitable consisterait à créer un prélèvement additionnel sur les plus gros patrimoines, proposent la professeure Lucie Castets et l’adjoint à la maire de Paris Antoine Guillou dans une tribune au « Monde »

      j’ai déniché les deux derniers articles là https://justpaste.it/2irhn

      #vieux #or_gris #Ehpad #ARS #CCAS #maltraitance #salaire #démissions #dépendance #fiscalité #maintien_à_domicile

    • Face au marasme financier des Ehpad, une réponse de l’Etat jugée non structurante
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2023/08/21/face-au-marasme-financier-des-ehpad-une-reponse-de-l-etat-jugee-non-structur

      La solution qui consisterait à augmenter le prix des séjours en Ehpad public ou associatif est envisagée par les acteurs du secteur. Mais 76 % des résidents ont des revenus inférieurs au tarif moyen des établissements (...)

      https://justpaste.it/bph8t

    • il reste donc la solution de légaliser l’euthanasie et d’ouvrir le marché à une startup innovante de la silver économie financée par la BPI :-)

      ça serait étonnant que Macron n’ait pas quelques amis déjà sur les starting-blocks, non ?

    • Je retiens :
      – L’IA qui joue au GO consomme 400KW quand son adversaire humain consomme 20W. Cette IA ne peut que jouer au GO.
      – L’IA qui reconnait les chats a eu besoin de 200K images pour fonctionner, quand un enfant de 2 ans a besoin de 2 images. L’IA ne reconnait pas le chat dans la pénombre, l’enfant si. Cette IA ne peut que reconnaître des chats, et encore avec un taux de réussite imparfait.
      – L’IA Google de conduite automatique ne sait pas faire la différence entre un panneau stop brandi par un humain pour faire une blague, et un vrai panneau stop.
      – Une IA est un outil, comme le marteau pour enfoncer le clou, construit par l’humain pour résoudre un type de problème particulier. L’IA qui résout tous les problèmes n’existe pas, car l’IA telle qu’elle est construite actuellement se fonde sur des données existantes. L’IA ne crée rien, l’IA régurgite.

    • Ce qui manque ici, comme souvent quand il est question d’IA, c’est de savoir comment la problématique s’inscrit sur le long terme dans les processus de production industrielle ; en particulier pour optimiser la productivité dans l’industrie informatique .

      La question à été un peu traitée à la fin de la vidéo, mais de façon absolument non critique et en ne l’abordant pas du tout sous l’angle spécifique des métiers de la filière informatique, ce qui est quand même un comble devant un public d’étudiantEs du secteur (si j’ai bien compris).

      Je n’ai aucun domaine de compétence pour confirmer l’hypothèse mais je me demande quand même si, avec ces techniques, permettant d’automatiser certaines tâches spécialisées, les développeurs (et de façon générale, les « informaticiens ») n’ont pas du soucis à se faire.

      Un des passages les plus intéressants du Capital (Marx), de mon point de vue, explique comment on est passé de l’artisanat à la manufacture puis à la grande industrie, les ouvriers spécialisés, fabricant, dans un premier temps, à la main des pièces mécaniques destinées à être assemblées dans des machines, puis, les « progrès technologiques » aidant, il n’a plus été nécessaire d’avoir recours au savoir-faire manuel de l’artisan (des métiers de l’horlogerie, notamment) pour construire ces pièces mécaniques. Il était devenu plus rentable de construire ce pièces avec des machines car on y passait moins de temps et cela coûtait moins cher ; c’est ce qu’on appelle la productivité. La question du remplacement ne se posait essentiellement alors qu’en ces termes, de la même façon que la problématique essentielle se pose pour Bezos de savoir s’il est plus rentable de conserver des humains travaillant comme des robots dans ses entrepôts, plutôt que de tout automatiser.

      On gagnerait, il me semble, à ne pas oublier ces déterminants économiques dans l’observation du « progrès technologiques », même si la fiabilité, le respect des sources, la régulation, etc. de ChatGPT,évoquées ici ou là, sont des questions importantes.

      On a essayé de construire tout un tas de machines volantes plus délirantes les unes que les autres avant d’arriver à un produire un modèle d’avion opérationnel. On sait déjà, avec le peu de recul de l’ère internet, que tout le monde s’était emballé, il y a quelques années sur des soit-disant faits historiques qui n’étaient que des fétus de paille (les CD, le web 2.0, etc.). De ce point de vue la vidéo est très utile, en analysant de façon plus rationnelle ce qu’est l’IA (improprement nommée). Pour autant, si on comprend mieux ce qu’est l’IA, on en sait pas beaucoup plus sur les conditions réelles, d’un point de vue industriel, de sa mise en place est sur les raisons pour lesquelles ceux qui ont le pouvoir de décision industriel l’emploient aujourd’hui.

      Comme l’évoquait justement Bookchin, nous ne savons pas exactement à quelle étape de l’évolution capitaliste nous en sommes.Nous n’avons à notre disposition que la focale du réel (avec le recul de l’histoire). Mieux vaut éviter d’essayer de lire dans le marc de café avec des discours sensationnels et de nous en tenir qu’aux réalités tangibles : notamment l’incontournable présence des pouvoirs économiques sur le court des choses.

      Néanmoins, il existe peut-être dans le réel d’aujourd’hui des signes qui peuvent nous indiquer de quoi sera fait l’avenir immédiat.

      Ma question : ne risque pas t-on d’avoir un processus similaire, à celui évoqué ci-dessus par Marx (passage de la fabrication manuelle à une production mécanique), dans les métiers informatiques ? Les professionnels de l’informatique seront-ils pas obligés de passer prochainement par des processus entièrement automatisés pour produire plus ou moins de lignes de code, jusqu’à ce que le savoir-faire du développeur et sa présence ne soient plus nécessaire ?

      Il m’est arrivé de poser la question à des professionnels et j’ai été surpris de constater que la réponse s’imposait presque toujours par la négative (après quand même quelques moments d’hésitation). La question est à nouveau posée ici.

      (Merci de ne pas m’allumer si je raconte des conneries ou si la réponse vous semble évidente)

      Des métiers, des savoir-faire, des gestes techniques, des cultures professionnelles disparaissent, parfois très vite et cela prouve que « ce n’est pas nous qui décidons », contrairement à ce qui est énoncé avec beaucoup de naïveté dans la vidéo.

      Les professionnels qui se retrouvent sur le carreau parce que leur métier n’existe plus sont souvent pris de court car ils ont souvent eu tendance à se rassurer dans une attitude bravache en affirmant, devant les signes avant-coureurs de leur éjection du « marché du travail », que « tout cela ne les touchera pas ». Je peux en témoigner car j’ai travaillé comme photograveur dans les années 80.

    • @cabou je suis bien d’accord et il n’y a pas d’illusion à se faire sur la capacité critique et encore moins marxienne, d’un co créateur de Siri. La vidéo a l’avantage pour moi de dissiper les fantasmes de ce que la soi-disant « IA » est ou n’est pas. À partir de là, une fois les fantasmes voire délires mis de côté, on peut discuter de ce dont tu parles toi, et qui est bien évidemment largement plus central.

      À ce propos : https://seenthis.net/messages/1011672

      Comme pour les autres secteurs de l’économie angoissés par la diffusion des outils d’automatisation (c’est à dire à peu près tous, de la creative class aux artisans, ouvriers, médecins, profs, etc), la déclaration de Fran Drescher mérite d’être rectifiée : ce ne sont pas « les machines » qui vont remplacer « les humains » mais le patronat qui, depuis les premiers théorèmes d’Adam Smith, tente éternellement d’accaparer les nouveaux outils de production pour optimiser l’extraction de la force de travail des employé·es dans le but de maximiser les profits réalisés. De la machine à vapeur à l’IA générative, (presque) rien n’a changé sous le soleil rouge de la lutte des classes, excepté le degré d’efficacité et de violence du processus.

      Évidemment ça marche aussi pour les devs, en tout cas pour de nombreux cas, comme pour à peu près n’importe quel métier spécialisé quoi (plus c’est technique spécialisé, plus c’est facile à reproduire avec assez de data aspirée).

      Plus d’IA, ça veut dire toujours plus de surnuméraires, de gens qui ne créent plus de valeur au sens capitaliste, qui ne servent à rien pour cette organisation du monde.

      #valeur #capitalisme #technologie #surnuméraires

    • merci @rastapopoulos. Content de voir qu’il y a au moins un professionnel qui estime que mon hypothèse n’est pas complètement farfelue :-)

      J’avais zappé ce lien vers Arrêt sur images à cause du paywall et je n’y suis pas revenu après !

      La réinterprétation de la révolte luddite qui a lieu depuis une trentaine d’années me semble effectivement très intéressante. On n’y voit plus forcément une bande d’attardés rétrogrades (à peu de chose près ce qu’en disait Marx et ce qu’en disent encore certains marxistes) mais plutôt l’expression d’une résistance à un pouvoir économique, imposant en guise de « progrès technologique inéluctable », la mise en place directe d’un nouveau type de rapport social de production (eh oui !), une dégradation brutale des revenus et des conditions de vie, une remise en cause du mode vie communautaire (ou social), des savoir-faire de métiers et du rapport qualitatif à ce qui est produit (le « travail bien fait »).

      En clair, il s’avère que le luddisme, n’est ni plus ni moins le premier mouvement de lutte sociale contre l’émergence de la révolution industrielle, elle-même, décrite comme l’étape décisive de la mise en place de la société capitaliste dans laquelle nous sommes encore empêtréEs. Lire, notamment, à ce sujet, le livre de Kirkpatrick Sale La révolte des Luddite , récemment réédité.

      Voilà effectivement qui ne pourra qu’être indispensable à savoir aujourd’hui, à un moment où il est non seulement vital de remettre en cause radicalement ce progrès qui nous est imposé mais qu’en plus, comme tu le fais justement remarquer, c’est le travail en tant que tel, et de façon générale, qui demande à être critiqué et pas seulement le savoir-faire et le rapport qualitatif qui y sont incorporés (comme à l’époque luddite).

    • Je ne sais pas si les IA vont remplacer les développeurs mais penser qu’un développeur n’est qu’un pondeur de code qu’on pourrait automatiser en deux coups de cuillère à pot est une erreur. Je vois bien que la plus grosse difficulté aujourd’hui pour beaucoup de développeurs (notamment débutants), ce n’est pas vraiment coder mais plutôt comprendre et analyser les besoins. Cela fait d’ailleurs des années que les développeurs sont très assistés dans leur flux de travail, pour ce qui est de produire du code en tout cas. A la limite on peut se plaindre que le métier est devenu bien plus industriel et moins artisanal, si on veut faire un parallèle avec les luddites.

    • ravi que cela te rappelle visiblement de bons souvenir, @simplicissimus ;-) mais pour ce qui me concerne, justement, autant je porte grand intérêt à l’œuvre de Marx - avec toute la distance critique qui s’impose (et là, je n’évoque même pas sa pratique politique plus que contestable au moment de la première internationale) - autant je n’ai jamais pris cette affaire de « baisse tendancielle du taux de profit » pour quelque chose de bien utile à la théorie révolutionnaire ! Je garde, au contraire, les pires souvenirs de débats furieux sur ce thème de la part de militants empêtrés dans des logiques religieuses défendant des textes sacrés.

      Il n’en reste pas moins que la question du travail à l’heure d’une extrême numérisation et de l’automatisation des moyens de production, quel que soit le secteur d’activité, doit être interrogée aujourd’hui en terme de stratégie de résistance au capitalisme.

      Sans vouloir lancer un quelconque troll je pense que Marx s’est même fourvoyé sur nombre de prédictions globalisantes et autres « lois », sous couvert de scientificité, qui se sont avérées fausses avec le temps ; dont la fameuse baisse tendancielle du taux de profit et l’inéluctabilité de la faillite du capitalisme...

      Voir également à ce sujet, via @colporteur, ce que disait Tronti et qui me semble très pertinent à propos de la prédiction de Marx concernant la prolétarisation croissante et « le passage de l’ouvrier-masse au bourgeois-masse »

      https://seenthis.net/messages/1012626#message1012639

    • Mais pas confond’ le taux de profit, calculable par les prix, et pour des entreprises précises (qui peuvent gonfler ou crasher), et la baisse tendencielle de la valeur qui depuis des décennies est à l’échelle mondiale, globale. Peu importe que telle entreprise ou milliardaire gonfle irrationnellement, ça change rien que sur le système entier ya de moins en moins de valeur (et donc de plus en plus de surnuméraires, entre autre).
      http://www.palim-psao.fr/2015/07/critique-de-la-valeur-et-societe-globale-entretien-avec-anselm-jappe.html

      Cela démontre son caractère intrinsèquement irrationnel, destructeur et auto-destructeur. Le capitaliste particulier doit s’imposer dans la concurrence s’il ne veut pas être écrasé par elle. Il doit donc produire avec le moins de main d’œuvre possible pour vendre à meilleur marché. Cependant, cet intérêt du capitaliste particulier s’oppose absolument à l’intérêt du système capitaliste dans son ensemble, pour lequel la baisse du taux de plus-value, et finalement de la masse de plus-value, représente une menace mortelle, à la longue. Ce qui caractérise la société capitaliste est exactement cette absence d’une véritable instance qui assure l’intérêt général, ne fût-ce que l’intérêt capitaliste. Le capitalisme se base sur la concurrence et l’isolement des acteurs économiques. Là où règne le fétichisme de la marchandise, il ne peut pas exister de conscience au niveau collectif. Toutes les tentatives historiques de « régulation », que ce soit à travers l’État ou à travers des cartels, des accords entre capitalistes, etc., n’ont marché que temporairement. Pendant une longue période, entre les années 1930 et 1970, on parlait souvent de « capitalisme monopoliste » ou « régulé » : l’intérêt général du système capitaliste aurait triomphé sur les intérêts des capitaux particuliers, disait-on, à travers des États très forts et à travers la concentration du capital sous forme de monopoles. Beaucoup de théoriciens marxistes, même parmi les meilleurs, comme l’École de Francfort, Socialisme ou Barbarie ou les situationnistes, y ont vu un stade définitif du capitalisme, marqué par la stabilité. Ensuite, le triomphe du néo-libéralisme a démenti ces pronostics. La concurrence sauvage a fait son retour sur fond de crise, et la dérive autodestructrice du système est devenue visible. Dans l’économie comme dans l’écologie, comme dans le désordre social, chaque acteur contribue, pour assurer sa survie immédiate, à une catastrophe globale qui finalement le frappera avec certitude.

    • @rastapopoulos mouais, j’ai le sentiment que Mr Phi est typiquement dans le clan de ceux qui fantasment sur l’IA qui va nous remplacer et même nous éliminer. On peut reprocher à Julia de manquer de colonne vertébrale politique mais sur la technique en elle même, il a plutôt les pieds sur terre (et il a jamais dit qu’il avait créé Siri, c’est les médias bullshiteurs et franchouillards qui écrivent ça).

      J’ai l’impression que l’IA générative, surtout de texte, impressionne beaucoup certains philosophes et psychanalystes (cf Paul Jorion que je suis un peu et qui me désespère sur ce point), ce qui me semble logique car voilà qu’un sérieux concurrent en maniement de mots (ce qui est une spécialité française qui plus est) semble leur voler la vedette !

    • Mr Phi fait du clickbait en te vendant l’idée que le type que personne ne connaissait à part dans les sphères spécialisées, serait le nouvel Aberkan, c’est à dire comme un type gagnant sa vie au moyen d’une capacité intensive à bullshiter à longueur de temps.

      En l’espèce, c’est Mr Phi qui vient de se prendre un méchant coup de projecteur sur sa capacité à bullshiter comme un Aberkan.

    • @alexcorp M’est-avis que tu commentes ça entièrement hors sujet, car tu réponds sur « les intentions et avis supposés » de Monsieur Phi, qui peut avoir un avis sur ci ou ça sur lequel on n’est pas d’accord, mais qui est toujours rigoureux, et donne toujours toutes les sources.

      Si tu regardes toute la vidéo + les sources, tu vois bien au contraire que TOUT ce que sort Luc Julia est soit factuellement faux et sorti de nulle part, soit dépassé de plusieurs années mais répété mot pour mot à l’infini.

      Et non ce ne sont pas « les médias » qui disent ça sur lui : c’est bien LUI qui a mis ça en place et les médias… reprennent la narration qu’il a mis en place sur lui-même. C’est totalement une narration inventée pour se mousser, basé sur aucun fait prouvable, pour devenir « l’expert attitré » sans en avoir du tout les compétences. Et ça aussi c’est prouvé point par point dans la vidéo (source sur l’histoire de Siri, brevets, et de nombreuses citations DE LUI qui affirme bien ça lui-même). C’est vraiment un cas d’école de « la construction d’un expert ex nihilo ».

      Il est aussi prouvé qu’il ne comprend rigoureusement rien aux LLM et à comment ça marche vraiment techniquement/mathématiquement derrière (en tout cas il en raconte absolument n’importe quoi dans ses confs).

    • @biggrizzly il me semble que tu racontes un peu n’imp, la vidéo est extrêmement bien faite et sourcée, et prouve l’affligeance de la construction fausse d’une expertise. Ta detestation de l’IA te fait commenter irrationnellement parce que « c’est pas bien de critiquer un monsieur qui a fait des confs pour critiquer l’IA » (alors qu’il raconte vraiment n’importe quoi dedans en fait). C’est l’impression que ça donne tout du moins, sinon va falloir dé-prouver toutes les sources qu’il donne dans la vidéo et dessous.

    • Si on résume :
      – il affirme lui-même qu’il a participé à Siri dans de fortes proportions jusqu’à faire croire à tout les médias ET au Sénat (et donc à tout le monde au public) qu’il l’a co-conçu : c’est totalement faux, ni l’histoire détaillée de Siri, ni les brevets utilisés dans Siri, ni les dates où il a travaillé ne correspondent à rien dans la conception de Siri
      – il montre dans ses discours qu’il ne comprend rigoureusement rien au fonctionnement des LLM (confond totalement le nombre de paramètres, et la quantité de données sources : AUCUN informaticien en IA/mathématicien sérieux ne confondrait ça)
      – il affirme mot pour mot les mêmes chiffres sur les erreurs des LLM dans des dizaines de conférences avec les mêmes chiffres depuis 2 ans et demi : ces chiffres sont FAUX dès la première étude qu’il cite (= l’étude ne montre pas ce qu’il affirme lui dans ses confs) ET en plus de ça ce ne sont plus du tout les mêmes résultats en 2025
      – il sort des chiffres de baisse 2 ans plus tard (64% de vrai puis 62%) : ça ne sort d’absolument nulle part, là même avec une étude qu’il aurait mal lu, c’est même pas ça, ya vraiment aucune source pour son affirmation, il sort ça de son chapeau par pure affabulation
      – il se dit mathématicien en plus par argument d’autorité : pas du tout
      – il sort des exemples de fausses réponses (Victor Hugo et autres) en disant que ça sort de la merde : même en 2023 c’était pas le cas, et tous les exemples qu’il donne, ça sort des bonnes réponses en 2025 dans tous les LLM
      – il affirme « démontrer mathématiquement » que les voitures autonomes ça peut pas marcher : aucune démonstration scientifique du tout, juste un exemple à la con sur la Place de l’Étoile à Paris : directement contredit par des vidéos de voitures qui s’en sortent parfaitement sans toucher au volant. Et il sort ça là ce mois passé au Sénat, pas en 2023 ! alors qu’il y a déjà plein de preuves en ligne que ce qu’il dit est faux : uniquement du bluff au culot !

      C’est vraiment un cas d’école de bullshit, déso.

    • Luc Julia est un quidam quelconque, qui ne fait de mal à personne, jusqu’à preuve du contraire. Ce n’est pas un M. Chloroquine, il ne nous dit pas de ne plus nous vacciner, il n’a pas prétendu qu’il ne fallait pas faire ceci ou cela. Il a participé à des conférences à tâcher de vulgariser avec son expérience (et j’avoue humblement ne pas avoir visionner des masses de ses conférences).

      Cette tempête de merde dans un verre d’eau n’a aucun intérêt, à part faire des vues sur une chaîne Youtube d’un type qui est sorti de sa zone de confort. C’est du pur temps perdu, mais je perds du temps à y participer, c’est consternant.

      Rien que sur l’affirmation « c’est pas le créateur de Siri », un des co-créateurs a répondu à ce sujet sur X ou Bluesky, en expliquant qu’il n’est pas possible de dire que Julia n’est pour rien dans Siri, qu’il a eu un rôle, que Siri, c’est plusieurs étapes avant d’arriver à ce que les gens en connaissent, et que le procès qui est fait n’est pas mérité.

      La lune, le doigt. Cette tempête de merde, c’est exactement à ça que ça me donne l’impression d’assister. La bulle va éclater et on va pouvoir à nouveau respirer.

    • À ce compte là Aberkhane « ne fait de mal à personne », et tous les bullshiteurs du même genre. En réalité :
      1) bé non, le fait qu’ils hypnotisent des milliers des gens dans des confs + sur internet (donc millions in fine), ça influence la compréhension des gens, or pour avoir un avis sur des sujets, bah il faut en avoir une compréhension minimum (par dans le détail comme un ingénieur mais des bases communes non fausses pour en discuter ensemble). Or comme ces bullshiteurs racontent rigoureusement n’importe quoi, ils contribuent à ce que des millions de gens répètent ce n’importe quoi, et à la fin il est impossible de discuter de ces sujets (l’IA ou le cerveau ou n’importe quoi d’autres). Ce n’est pas comme ça que je vois « la science démocratique/citoyenne », c’est pas en racontant de la grosse merde à tout le monde.
      2) à force de construction de son image, il n’est pas juste invité dans mille conférences, mais carrément au Sénat, etc. Donc bien sûr que si il a plus d’influence que Aberkhane, et contribue à ce que les gens qui ont du pouvoir législatif comprennent encore moins comment tout ça fonctionne et les enjeux derrière.

      Ah et sinon : Monsieur Phi n’est pas du tout sorti de sa zone de confort : il n’est pas « un philosophe », il fait partie d’une équipe de vulgarisateurs scientifiques YT, et pas juste tout seul mais avec d’autres (dont des mathématiciens) il a fait de nombreuses vidéos pour expliquer le fonctionnement détaillé des LLM, justement pour ne pas rendre ça magique, et montrer les angles morts, ce que ça ne fera jamais, etc.

      Il n’est pas exagéré de dire que Monsieur Phi connait bien mieux le fonctionnement technique des LLM que Luc Julia. Vraiment. C’est donc d’autant plus faux de dire que c’est du clickbait parlant d’un sujet qu’il ne connait pas…

      Cela n’empêche en rien de penser que Monsieur Phi est plutôt du côté techno-optimiste progressisme-béat (je suis plutôt de cet avis), et d’avoir donc d’autres critiques à formuler. Mais cela n’a rien à voir avec son debunk d’un faux expert médiatique pour dégonfler la baudruche.

      Il le dit d’ailleurs lui-même dans la vidéo « ce n’est pas un genre très glorieux, mais là vraiment fallait faire quelque chose tellement c’est n’importe quoi ».

    • Il y a eu plusieurs autres déclarations depuis, toutes regroupées pour les journalistes feignants : https://monsieurphi.com/2025/08/22/luc-julia-a-t-il-menti-les-temoignages-des-co-fondateurs-de-siri-vs-les

      Je me permets d’insister sur ce point qui semble systématiquement occulté dans les quelques articles que j’ai lu sur l’affaire jusque là : on ne parle pas de récits un peu enjolivés par les médias et que Luc Julia aurait seulement le tort de ne pas corriger suffisamment (comme j’ai pu le lire ici ou là), ce sont bien les récits que Julia fait lui-même, entretient et renforce délibérément. Voyez par exemple cette vidéo de Kombini. Ou encore cet article récent de Libération carrément intitulé « Siri c’est lui », ou cette émission de France Inter publiée le lendemain de ma vidéo, pour ne citer que quelques exemples parmi beaucoup d’autres.

      https://archive.is/20250822055735/https://www.liberation.fr/checknews/luc-julia-presente-comme-pere-de-siri-et-pape-de-lia-francais-raconte-t-il-n

  • C’est en France que se trouve la ville la plus mortelle d’Europe en cas de canicule - Geo.fr
    https://www.geo.fr/environnement/cest-en-france-que-se-trouve-la-ville-la-plus-mortelle-deurope-en-cas-de-canicul

    Chaque année, des milliers de personnes décèdent en France à cause de la canicule. Et cela ne fait qu’augmenter d’année en année. Durant l’été 2022, les trois grosses vagues de chaleur successives ont provoqué un excès de mortalité estimé à 11 000 morts, selon l’Insee.

    11 000 #morts estimés des canicules 2022, ça ne fait pas le joint avec les 53 000 #décès #surnuméraires de la même période, comme on a tenté de le faire passer.
    #covid

  • Une économie capitaliste même parée des atours de la vertu ne laissera aucune chance aux personnes assignées au statut de #surnuméraires.

    De l’héritage des travaux du club de Rome :

    Aucune planète pour personne. La longue agonie du Club de Rome, par Frank Grohmann - Critique de la valeur-dissociation. Repenser une théorie critique du capitalisme
    http://www.palim-psao.fr/2023/01/aucune-planete-pour-personne.la-longue-agonie-du-club-de-rome-par-frank-g

    Maintenant que les héritiers autoproclamés de 1972 tentent de faire revivre l’esprit des « limites de la croissance » [1] mais ne font en réalité qu’enterrer un enfant mort-né vieux de cinquante ans, tout en creusant leur propre tombe sous le doigt menaçant des enfants de leurs enfants, le moment est venu de signer les avis de condoléances.

    La vieille formule est à nouveau invoquée [2], selon laquelle il suffit d’actionner dans la bonne direction les leviers appropriés pour que, comme on le disait déjà à l’époque, « un petit changement à un endroit entraîne de grands changements dans tous les domaines ». Aujourd’hui comme hier, on veut apprivoiser un « jeu de Monopoly non durable », à condition de remplacer (par exemple) les mauvais joueurs, remplacer (parfois) des mauvaises règles du jeu, voire modifier (même) fondamentalement le jeu économique — évidemment aux bons endroits, c’est-à-dire où cela ne fait de mal à personne. Mais aujourd’hui comme hier, on n’envisage pas un instant de quitter la « table de jeu », même si cela signifie creuser sa propre tombe et pas de monde pour tout le monde !

  • Coucou les Seenthisien·nes ! Après deux ans et demi de pandémie, « enfin » positif ! Rien de bien méchant pour l’instant : petits maux de gorge, un peu de fièvre et quelques courbatures.

    Les circonstances :
    nous hébergeons le petit fils qui a trouvé une mission d’intérim dans une entreprise du coin. Fin de semaine dernière, il présente les symptômes d’une grippette. Auto-test (2 fois) positif. Madame, (donc sa mamy), cherche lundi matin un labo pour la faire tester. Vu qu’à la sous-préfecture, le labo ne teste qu’un jour sur deux, obligée de l’emmener à la préfecture (Laval) au CH. PCR confirmé positif en fin d’après-midi.
    Comme le protocole l’indique, Madame et moi sommes cas contact donc mercredi, on se fait tester (antigénique). Madame est positive. Moi, rien. Donc on fait gaffe, on vit masqué à la maison, on mange dans des pièces séparées, on aère un max, etc.
    Las, depuis quelques jours, je me sentais un peu « grippé ». Et ce matin, je me dis qu’il faudrait peut-être ne pas se voiler le face. Autotest positif. J’attends le résultat du PCR pour ce soir.

    C’est bizarre, mais je la sentais monter la béchamel dès que j’ai su qu’on allait héberger un gamin qui se rendait quotidiennement au travail. Je n’en ai rien dit, ne voulant pas passer pour un gros misanthrope. Mais de toute façon, avec les proctologues qui nous administrent, on va se la prendre bien profond la « huitième vague » et ce, quelques soient les efforts que tu puisses faire pour te protéger et protéger tes semblables.

    Sinon, la maisonnée ne va pas trop mal, mais un peu en mode « légume ».

    #proctocole #pays_de_merde

  • La population mondiale pourrait être divisée par deux d’ici à 2100, selon une étude
    https://www.ouest-france.fr/economie/demographie/la-population-mondiale-pourrait-etre-divisee-par-deux-d-ici-a-2100-selo

    Baisse de la natalité, hausse de la mortalité due au vieillissement de la population… Selon une étude d’un économiste de HSBC, parue le 22 août, il n’y aura plus que 4 milliards d’individus sur Terre à la fin du siècle. Une étude de l’Onu dit pourtant l’inverse.

    A la HSBC, ils savent qu’on fait beaucoup d’efforts pour traiter le problème des #surnuméraires alors qu’à l’ONU, on ne leur a pas dit. ;-)

    • https://www.lesechos.fr/monde/enjeux-internationaux/la-population-mondiale-risque-de-diminuer-de-moitie-dici-la-fin-du-siecle-1

      Si certains gouvernements ont mis en place des politiques visant à relever la fécondité du pays, James Pomeroy constate qu’elles sont « inefficaces ». Tout juste peut-on évoquer, dans certains cas comme dans les pays scandinaves, un frein à la baisse du taux de fécondité. Le recul du nombre d’habitants pourrait-il être inéluctable ? Rien n’est inscrit dans le marbre. Mais ce repli, s’il intervient, constitue une bonne nouvelle dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique et la sauvegarde de la biodiversité. C’est l’une des solutions.

      Sinon, pour les « investisseurs », ça matche aussi, ils seront moins nombreux à se partager les dividendes ...
      Ça vous rappelle rien ce genre de discours ? (Remember 2003)

  • UK government has abandoned its own #Covid health advice, leak reveals | Coronavirus | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2022/feb/25/government-has-abandoned-its-own-covid-health-advice-leak-reveals

    In the briefing, civil service officers were told there would not be additional funding from the Department of Health and Social Care (DHSC) or the UK Health and Security Agency (UKHSA) to cover testing in vulnerable settings overseen by their departments where there was a risk of outbreaks.

    This could include settings such as prisons, schools, children’s homes, detention centres, accommodation for asylum seekers and homeless shelters. Cabinet ministers will in future have to decide whether their budgets can stretch to additional testing in their areas and the senior civil service officials from departments across Whitehall were advised there was no expectation in future that they would follow public health advice in full.

    #surnuméraires, même les #écoliers #écoles #royaume-uni