• BLOOM porte plainte contre la publicité mensongère d’Intermarché dite du « loup mal aimé » - BLOOM Association
    https://bloomassociation.org/bloom-porte-plainte-contre-la-publicite-mensongere-dintermarche-di

    Aujourd’hui, BLOOM porte plainte auprès du Jury de déontologie publicitaire (JDP) de l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP) contre le « conte de Noël » publicitaire d’Intermarché mettant en scène un loup « mal aimé » présenté comme végétarien, mais consommant pourtant du poisson. La publicité alimente une confusion profondément ancrée, bien qu’erronée, entre végétarisme et consommation de poisson, et contribue à la renforcer, en véhiculant un message implicite mais limpide : si vous êtes végétarien·ne, vous pouvez manger du poisson. La publicité normalise cette idée fausse et l’ancre dans l’imaginaire collectif, au bénéfice direct de la promotion de produits issus de la pêche d’Intermarché, puisque l’enseigne possède sa propre flotte de pêche, la Scapêche, qui pratique notamment le chalutage, la méthode de pêche la plus destructrice d’entre toutes, à échelle industrielle.

    #publicité #intermarché #poisson #bloom #végétarien #végétarisme #surpêche

  • Il pesce rubato del #Gambia servito in Europa
    https://irpimedia.irpi.eu/gambia-pesca-illegale-cina-russia-europa

    Nelle acque del Gambia, flotte di pescherecci cinesi, russi ed europei continuano a depredare furtivamente i fondali marini del piccolo Paese africano e il pescato illegale trova facilmente la strada verso i distributori in Italia e Spagna L’articolo Il pesce rubato del Gambia servito in Europa proviene da IrpiMedia.

    #Ambiente #Mondo #Consumatori #Pesca
    https://irpimedia.irpi.eu/wp-content/uploads/2025/09/video-gambia-pesca-illegale-cina-russia-europa-barca-karama.mp4

  • #Sénégal : plus de 1 900 migrants interpellés au 1er trimestre 2025

    Selon le Comité interministériel de lutte contre la migration irrégulière (CILMI), 1 946 migrants ont été interpellés, 74 convoyeurs arrêtés et 32 #pirogues saisies par les forces de sécurités sénégalaises durant le 1er semestre 2025. Des chiffres qui relatent l’ampleur du phénomène migratoire au Sénégal malgré les efforts entrepris pour lutter contre l’immigration clandestine vers l’Europe.

    Au premier trimestre 2025, les forces de défense et de sécurité sénégalaises ont interpellé « 1 946 personnes tentant de prendre la mer, dont une majorité d’étrangers - 1 000 personnes - utilisant le Sénégal comme point de départ » a indiqué mardi 2 septembre le secrétaire permanent du Comité interministériel de lutte contre la migration irrégulière (CILMI), Modou Diagne.

    Le contrôleur général de police a également précisé que 32 pirogues avaient été saisies et 74 suspects, des convoyeurs, arrêtés et déférés devant la justice. Ces chiffres ont été présentés à l’occasion d’un atelier s’inscrivant dans le cadre de la #Stratégie_nationale_de_lutte_contre_la_migration_irrégulière avec la #vision_Sénégal_2050 (#SNLMI).

    « La migration irrégulière est un défi de longue date, qui ne peut être résolu par un coup de baguette magique » a déclaré #Modou_Diagne. « Nous voulons réduire drastiquement ce phénomène à l’horizon 2035 », a-t-il cependant insisté.

    Face à l’ampleur de ces #départs irréguliers vers l’Europe, le Sénégal a accentué ses efforts ces dernières années afin de freiner le flux des migratoires.

    Multiplication des efforts

    Les #opérations_de_contrôle menées par les autorités de Dakar se sont donc multipliées sur le #littoral ces derniers mois. Un renforcement notamment dû au renouvellement d’accords de #coopération entre les #pays_de_transit (dont le Sénégal mais aussi la Mauritanie) et l’#Union_européenne, pour limiter les départs d’embarcations clandestines vers l’Europe. Dakar avait ainsi reçu une aide de 30 millions d’euros en octobre 2024 pour contrer ces départs mais aussi secourir les migrants en mer.

    « La #surveillance renforcée des #côtes commence à porter ses fruits », a souligné le Modou Diagne, saluant notamment les avancées réalisées dans le démantèlement des filières de #passeurs et l’intensification de la #répression à leur encontre.

    La SNLMI, validée en 2023 afin de lutter contre le phénomène d’ampleur de l’immigration clandestine au Sénégal, s’axe sur cinq volets : #prévention et #sensibilisation, répression des #filières_de_passeurs, gestion et #surveillance_des_frontières, #protection, retour et #réintégration des migrants. C’est pour coordonner toute ses actions que la CILMI a été créé en 2024 par le président de la République du Sénégal.

    L’accent est notamment mis sur la prévention pour dissuader les jeunes Sénégalais de partir clandestinement. Plusieurs campagnes de sensibilisation sont menées dans le pays depuis le début de l’année et des comités départementaux et régionaux de #lutte_contre_la_migration_irrégulière ont également été mis sur pied pour « impliquer les communautés dans cette #prévention ».

    https://x.com/Min_Interieur/status/1889799947647959160

    Le secrétaire permanent a insisté sur « la nécessité d’aller au-delà du volet sécuritaire » et d’"offrir aux jeunes et aux femmes des alternatives crédibles pour bâtir un avenir au Sénégal". Des #programmes_économiques générateurs de #revenus sont aussi en cours de déploiement dans le pays pour tenter de dissuader la population de prendre la route de l’exil.

    Une route très empruntée, mais très meurtrière

    Depuis une dizaine d’années, la route migratoire au départ des côtes ouest-africaines pour rejoindre les îles Canaries, en Espagne, est devenue l’un des principaux itinéraires empruntés par les migrants subsahariens. Après un record en 2024, le nombre d’arrivées a fortement chuté cette année. Selon le ministère de l’Intérieur espagnol, 12 126 exilés sont arrivés aux #Canaries depuis janvier par pirogues, contre 25 571 sur la même période l’année dernière. Soit une baisse de 52,6%.

    En 2024, le Sénégal est devenu le second pays de départ vers cette destination selon le rapport de la Sécurité nationale espagnole. Si les départs sont moins nombreux cette année depuis les côtes sénégalaises en raison des mesures répressives et sécuritaires adoptées, cela ne signifie pas pour autant que les pirogues ne partent plus. La route de l’Atlantique s’est simplement déplacée plus au nord faisant désormais de la #Mauritanie, le principal lieu de départ des personnes désireuses de gagner les Canaries. La route au départ de la #Guinée est aussi de plus en plus utilisée par les migrants.

    Dans un pays touché par un #chômage_de_masse et une #crise_économique ainsi que par la raréfaction des #poissons due à la #surpêche, des milliers de jeunes Sénégalais tentent de traverser l’Atlantique pour rejoindre les Canaries, prenant des #risques énormes. Il faut au moins cinq jours de navigation pour parcourir les 1 500 km qui séparent le pays de l’archipel, dans des conditions décrites comme terribles par les survivants, à la merci de la faim et la soif, du soleil, des intempéries et des avaries.

    Cela en fait l’une des routes les plus meurtrières avec de fréquents naufrages recensés. L’un des derniers drames en date remonte au 28 août. Partie de Gambie avec plus 160 personnes à bord, toutes gambiennes et sénégalaises, une pirogue a fait naufrage au large de la Mauritanie. Au moins 69 corps ont été repêchés et seuls 17 migrants ont pu être secourus.

    Plus de 10 400 migrants sont morts ou ont disparu en mer en tentant de rejoindre l’Espagne en 2024, selon l’ONG Caminando Fronteras. Un chiffre sous-estimé car de nombreuses embarcations perdues en mer ne sont jamais retrouvées. Au cours des cinq premiers mois de 2025, un total de 1 482 décès a été comptabilisé par l’ONG sur cette route.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/66735/senegal--plus-de-1-900-migrants-interpelles-au-1er-trimestre-2025
    #statistiques #chiffres #2025 #migrations #réfugiés #route_atlantique #dissuasion #mourir_aux_frontières #morts_aux_frontières #frontières #externalisation
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  • Sénégal  : la féminisation des migrations vers l’Europe

    Traditionnellement, en Afrique de l’Ouest, la migration était essentiellement masculine. Mais depuis une vingtaine d’années, des femmes, de plus en plus nombreuses, embarquent au Sénégal dans des #pirogues à destination des Canaries ou tentent le voyage irrégulier vers l’Europe via le Maroc ou la Tunisie. Qu’est-ce qui les pousse à braver la mer, le désert, les violences liées à l’exil et à risquer leur vie ? La misère et le rêve d’une vie meilleure ? Des atteintes aux droits humains liées au genre et la quête de l’égalité ? Le désir de rejoindre leur mari en Europe ou des pressions familiales ? Un reportage pour mieux comprendre pourquoi les femmes sont désormais en première ligne dans le processus migratoire. Et quelles en sont les conséquences pour la société de départ, notamment en termes d’#impact sur le statut de la femme et les rapports de #genre.

    Place de la mosquée à Bargny, un village de pêcheurs englué dans la banlieue industrielle de Dakar. Bedy Mbow, journaliste à la radio communautaire Jokkoo FM, et moi avons rendez-vous avec des mareyeuses (femmes vendeuses ou transformatrices de poisson). Avant d’entamer la discussion, Ndeye Yacine Dieng, conseillère municipale à Bargny et présidente d’AVEC, l’Association pour la valorisation de l’environnement et des côtes, tient à nous montrer les dégâts causés par l’avancée de la mer. Elle nous emmène à quelques dizaines de mètres de là, dans le quartier qui borde la plage. «  Vous voyez cette maison  ? Elle comptait deux pièces de plus, mais elles ont été emportées par la mer. Aujourd’hui, dix personnes vivent dans la seule chambre qui reste.  » Devant le bâtiment éventré, les habitant·es ont placé des pneus de camions et quelques sacs de sable, dérisoire protection contre les dents de la mer. «  Le maire avait attribué 1.433 parcelles de terrain aux victimes de l’érosion côtière, pour qu’elles puissent y reconstruire leur maison. Mais en 2008, cette zone a été déclarée d’utilité publique et vendue à un promoteur pour y installer une centrale électrique au charbon  », déplore-t-elle. Depuis, aucune solution n’a été mise en œuvre pour reloger les personnes sinistrées.

    Le pillage des ressources par des bateaux de pêche étrangers

    Outre la montée du niveau de la mer, la crise de la pêche est un autre problème qui se pose avec acuité. «  Dès les années 1950, le Sénégal a mené des programmes de développement de la pêche artisanale  : motorisation des pirogues, sennes tournantes et coulissantes [grands filets utilisés pour encercler et capturer les poissons, ndlr], introduction de pirogues en fibres de verre, etc. Mais ces améliorations technologiques ont provoqué une surcapacité de pêche qui a participé à épuiser la ressource halieutique [poissons, crustacés, mollusques…, ndlr]«  , explique Moussa Mbengue, Secrétaire exécutif de l’ADEPA, l’Association Ouest Africaine pour le développement de la pêche artisanale.

    Parmi les autres causes de cette crise, il faut citer les pratiques de pêche non durables (comme la capture de poissons juvéniles n’ayant pas atteint la taille marchande) et la multiplication des usines de farine et d’huile de poisson qui accaparent une grande part de la ressource. Ainsi, «  il faut 5 kg de poisson frais pour obtenir un kilo de farine  », précise Moussa Mbengue. Et ce produit sera ensuite exporté vers l’Europe et l’Asie pour y nourrir des poissons d’élevage. Au détriment de la population sénégalaise qui paie de plus en plus cher le poisson dont elle s’alimente.

    Le pillage des ressources halieutiques par des bateaux étrangers vient considérablement aggraver le phénomène. Ceux-ci se cachent sous pavillon sénégalais, grâce à des sociétés mixtes de droit sénégalais détenues à 51 % par des nationaux. Ainsi, au moins 46 bateaux chinois pêcheraient actuellement dans les eaux territoriales sénégalaises sous pavillon local. Une enquête menée par la plateforme de journalisme d’investigation Follow the Money a par ailleurs révélé qu’«  au moins un cinquième des 132 chalutiers de pêche industrielle battant pavillon sénégalais appartiennent à des coentreprises dont les sociétés mères sont basées dans l’Union européenne  », essentiellement en Espagne et en France.

    La pêche artisanale ne rapporte plus

    Tous ces facteurs ont contribué à une sévère diminution des stocks de poissons accessibles pour la pêche artisanale. «  Nos maris dépensent beaucoup d’argent pour aller en mer et rentrent souvent bredouilles. La pêche et la transformation du poisson ne sont plus des activités rentables  », soupire une mareyeuse. Les femmes ont toujours joué un grand rôle dans la commercialisation du poisson frais. Ce sont elles aussi qui s’occupent de sa transformation  : elles le braisent, y ajoutent du sel et le font sécher, une technique qui permet aux habitant·es des régions enclavées du Sénégal d’avoir accès aux produits de la mer.

    Au nombre de 45.000 environ dans le pays, selon le Réseau des femmes de la pêche artisanale (REFEPAS), les transformatrices de poisson sont aujourd’hui en grande difficulté. «  La raréfaction des ressources halieutiques est telle qu’il n’y a plus que très peu de matière première à transformer  », explique Fatou Ndoye, sociologue et coordinatrice de l’association Suxali Jigeen («  l’autonomisation de la femme  »).

    L’organisation d’analyse de données IDinsight a mené en 2023 une enquête auprès de femmes qui travaillent dans le secteur de la pêche artisanale. Plus de deux tiers d’entre elles déclarent avoir observé une diminution de leurs revenus au cours des cinq dernières années.
    Or, 85 % de ces femmes prennent en charge totalement ou partiellement les frais d’éducation et de santé des enfants. Elles participent aussi aux autres dépenses du foyer, que ce soit l’alimentation, les factures d’eau et d’électricité ou les dépenses liées à la vie sociale, selon cette même étude.

    En raison du mal-développement économique, mais aussi de la polygamie, les hommes ne sont plus en capacité de faire face seuls aux besoins courants des ménages. Selon le Recensement général de la population de 2023, 47,4 % des femmes mariées vivaient en union polygamique. Dans ce contexte, l’apport économique des femmes est devenu indispensable pour de nombreux foyers. Une situation qui pousse certaines d’entre elles à migrer, de manière légale ou non, dans l’espoir d’arriver à mieux subvenir à leurs besoins et à ceux de la famille.

    «  Il n’y a plus d’avenir ici, témoigne Yaye Fatou Djiguel, 34 ans et 5 enfants, qui a déjà tenté à deux reprises de gagner les Canaries en pirogue. Avant, c’étaient les hommes qui partaient. Mais aujourd’hui, tout le monde embarque, sans distinction d’âge ni de sexe. On voit même des femmes enceintes et des bébés dans les pirogues, parce qu’il n’y a plus de travail et que la mer avale nos maisons  » (voir son portrait dans notre n° 264). Autour de nous, les femmes qui ont tenté la traversée disent avoir payé entre 300.000 et 500.000 francs CFA au passeur, soit entre 458 et 763 euros (ce qui représente entre 4 et 7 mois du salaire féminin moyen, d’après des chiffres de l’ANSD, l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie).

    «  Le nombre de femmes qui migrent seules va croissant  »

    La mobilité féminine internationale a beaucoup évolué. Durant les années 1970-1980, les Sénégalaises voyageaient le plus souvent de manière légale et majoritairement pour deux raisons  : rejoindre leur conjoint déjà établi en Europe et nanti de papiers (regroupement familial) ou, ce qui était plus rare, poursuivre des études en Europe. Jusqu’en 1986, il est intéressant de s’en souvenir, les Sénégalais·es n’avaient pas besoin de visa pour voyager en France, un simple passeport suffisait.

    «  Ce n’est qu’en 2005 qu’on a remarqué, avec beaucoup de sidération, les premières femmes monter dans des pirogues pour un voyage irrégulier vers l’Espagne  », se souvient un contractuel du ministère des Pêches. Aujourd’hui, «  le nombre de femmes qui migrent seules va croissant  », note le Dr Daouda Dianka, géographe et auteur de l’étude «  Migrations féminines et évolution du rapport de genre en milieu sénégalais  », publiée en 2016 dans la Revue Canadienne de Géographie Tropicale. Selon lui, la mobilité de femmes actives et autonomes est en passe de devenir un phénomène de société au Sénégal.

    La principale raison de la féminisation des migrations est donc d’ordre économique. C’est la pauvreté et le manque de perspectives d’avenir qui poussent de nombreuses personnes à tout quitter et à risquer leur vie pour gagner l’Europe. «  Si les richesses ne vont pas vers les hommes, alors les hommes iront naturellement vers les richesses  », aurait averti l’économiste et démographe français Alfred Sauvy dès 1974.
    «  Les jeunes peinent à trouver un emploi  »

    L’inégale répartition des richesses et l’iniquité des relations internationales jouent un rôle majeur en matière de flux migratoires. Si la responsabilité – historique et actuelle – des pays de destination est indéniable, celle des pays de départ est bien réelle aussi. La corruption, les détournements de fonds et la gabegie dans la gestion des affaires de l’État n’ont pas permis au Sénégal de mettre en œuvre des politiques économiques et de l’emploi adéquates, qui auraient favorisé un réel développement et sorti le pays de l’économie informelle dans laquelle il stagne depuis des décennies. 49,6 % de la population active travaille en effet dans le secteur informel, nous apprend le Recensement général de la population de 2023. «  Même diplômés, la plupart des jeunes peinent à trouver un emploi dans l’économie formelle, quels que soient les secteurs concernés  », souligne Fatou Ndoye. «  Près de la moitié des individus ayant suivi une formation formelle ne sont pas occupés  », confirme le recensement.

    Toutefois, pour les personnes qui arrivent de manière irrégulière en Belgique, la fuite de la pauvreté et le désir d’une vie meilleure ne seront pas considérés comme des motifs valables, pouvant conduire à une régularisation. Sauf exception.

    Par ailleurs, au Sénégal, à part l’avortement qui est passible de prison (nous avions publié l’an dernier un reportage à ce sujet) et le mariage forcé, les atteintes aux droits humains pour des motifs liés au genre sont moins fréquentes que dans certains pays voisins. En Guinée, par exemple, l’excision affecte 95 % des jeunes filles et des femmes âgées de 15 à 49 ans, contre 25 % au Sénégal, selon un rapport de l’UNICEF datant de 2024.

    Un certain nombre de migrantes économiques devront dès lors évoquer une histoire de persécution pour tenter d’obtenir le statut de réfugiée ou de protection subsidiaire leur permettant de rester en Belgique en toute légalité. Le mensonge devient alors une des stratégies de contournement de politiques migratoires restrictives. Tout le monde le sait, mais l’hypocrisie continue, plongeant ces migrantes dans un profond désarroi. Car rester dans un centre «  d’accueil  », durant plusieurs années parfois, en partageant une chambre avec 4, 5 ou même 7 personnes que l’on ne connaît pas, est une situation peu enviable. Surtout si on y ajoute le stress considérable provoqué par l’incertitude face à l’avenir  : recevront-elles la précieuse carte A, donnant droit à un séjour de 5 ans ou au contraire un ordre de quitter le territoire  ? On comprend les cauchemars et les angoisses qui les assaillent nuit et jour  ! En 2024, 70 Sénégalaises ont introduit une demande de protection en Belgique. Et 15 ont obtenu le statut de réfugiée, selon des chiffres fournis par l’Office des étrangers.
    Migrer pour s’émanciper

    Le désir d’émancipation constitue un autre facteur qui les pousse à émigrer. «  Les femmes d’Afrique centrale et de l’Ouest sont de plus en plus nombreuses à rechercher l’égalité à travers la migration  », notait l’OIM, l’Organisation internationale pour les migrations, en 2020. Elles la perçoivent comme une occasion d’échapper aux structures sociales patriarcales, souvent pesantes, qui les maintiennent dans un statut de femmes au foyer, limitant leur horizon aux tâches domestiques et aux soins aux enfants. Sans voix au chapitre dans les décisions concernant la famille. Se soustraire aux pressions sociales et aux attentes liées au genre et chercher à s’accomplir en tant qu’individu est devenu une motivation importante pour de nombreuses jeunes femmes.

    À 27 ans, divorcée et mère d’un enfant, Khadiatou (prénom d’emprunt) a pris le bateau pour l’Espagne, puis le bus pour la Belgique, où vit une de ses amies. «  La famille voulait me faire épouser un cousin plus âgé que moi, qui avait déjà une autre femme en France, m’explique-t-elle. Moi, je voulais juste fuir toutes ces pressions et vivre ma vie comme je l’entends.  »

    La décision de migrer reste toutefois souvent une stratégie collective, dans laquelle les mères jouent un rôle prépondérant d’incitatrices. Ce sont elles qui, fréquemment, poussent leur fils ou leur fille à partir à l’étranger et financent leur voyage en vendant leurs bijoux. Elles agissent ainsi «  dans l’espoir que leur investissement sera rentable  » et parce qu’elles pensent qu’avoir un·e enfant émigré·e est un signe de réussite sociale, précise le Dr Babacar Ndione, expert en migrations, co-auteur avec Fatou Binetou Dial d’une étude intitulée «  Rôle et place de la femme dans les dynamiques migratoires internationales au Sénégal  » (CODESRIA, 2021). Dans les familles polygames, «  c’est sur fond de rivalité entre coépouses que certaines mères encouragent leur enfant à partir  », car le père «  est souvent plus proche de l’épouse dont les enfants ont le mieux réussi  », ajoute-t-il. Même lorsqu’elles ne voyagent pas, les femmes jouent donc un rôle essentiel dans la mobilité internationale de membres de la famille.

    Miroir aux alouettes ou poule aux œufs d’or  ?

    Le mythe de l’eldorado, soigneusement entretenu par nombre de migrant·es, constitue lui aussi un facteur important d’émigration. Lorsque ces personnes sont victimes d’exploitation en Europe, où elles vivent souvent elles-mêmes dans la pauvreté, elles cachent cette situation à la famille restée au pays, en se saignant parfois aux quatre veines pour leur envoyer de l’argent. Et lorsque celles qui auront obtenu des papiers reviendront au pays pour les vacances, elles feront étalage d’argent et submergeront leurs proches de cadeaux pour témoigner de leur réussite. «  Les migrants ne racontent jamais la réalité de leur vie  », constate Gilles Cressan, économiste et représentant au Sénégal de l’ONG belge Échos communication.

    La construction du mythe commence souvent dès les premiers pas sur le territoire européen. À peine arrivée à Paris, avant même de déposer sa demande de protection internationale, Zeinabou (prénom d’emprunt) a pris des selfies devant la Tour Eiffel, habillée à la dernière mode, et les a envoyés à toutes ses amies et cousines. Beaucoup se sont dès lors mises à rêver de partir à leur tour, me confie une de ses sœurs. Au Sénégal, tous·tes les jeunes vous raconteront l’histoire de migrant·es qui ont réussi, ont payé une maison à leur maman et envoient régulièrement de l’argent à leurs proches.

    «  Culturellement et socialement, le fait d’aider sa famille est considéré comme un honneur dans la société sénégalaise  », souligne Babacar Ndione. Mais la pression sociale pour aider la famille est immense. Vécue de manière douloureuse par certain·es, elle pousse à la migration  : «  Si tu es dans la maison de tes parents et que tu ne gagnes pas d’argent, tu n’es pas considéré. Et tu préfères mourir que de vivre  », explique un jeune conducteur de taxi dakarois.
    La manne de la diaspora

    Globalement, l’argent envoyé par les émigré·es sénégalais·es représente une manne impressionnante  : «  Les montants des transferts de la diaspora sénégalaise ont pris une ampleur considérable au cours des dernières années. Leur volume est passé de 233 millions USD en 2000 à 925 millions en 2006, puis à 1.614 millions en 2013, pour atteindre 2.220 millions en 2017. La part de ces transferts dans le PIB du Sénégal est passée de 6 % en 2001 à 8,6 % en 2007 et à 13 % en 2017  », relève Babacar Ndione dans Migration au Sénégal. Profil national 2018 (OIM, 2018). «  Toutefois, l’apport des Sénégalais de l’extérieur dans l’investissement économique est relativement faible, souligne-t-il. En effet, l’essentiel des transferts de fonds effectués par les émigrés sont destinés à la consommation des ménages d’origine. Le souci majeur renvoie à la question de savoir comment orienter une part importante de ces envois de fonds vers l’investissement économiquement productif. Néanmoins, ces transferts contribuent de manière significative à la réduction de la pauvreté. Leur importance est vitale pour de nombreuses familles.  »

    On comprend dès lors le peu d’empressement des autorités sénégalaises à agir réellement pour lutter contre l’émigration illégale, malgré les accords passés avec l’UE pour «  endiguer le flux  » des migrant·es. Et en dépit de plusieurs accords bilatéraux, dont celui conclu entre la Belgique et le Sénégal en mai 2023, portant notamment sur le retour au pays des migrant·es en séjour irrégulier.

    Braver la mort, les violences sexuelles, l’endettement

    Parmi les conséquences des migrations, la plus dramatique est évidemment la disparition d’un·e membre de la famille, aggravée par le sentiment de culpabilité des mères lorsqu’elles ont poussé leur fils ou leur fille à entreprendre le voyage. En 2024, au moins 8.938 personnes sont mortes sur les routes migratoires à travers le monde, ce qui en fait l’année la plus meurtrière jamais enregistrée, selon l’OIM.

    Pour les femmes, le parcours vers l’Europe est encore plus risqué que pour les hommes, surtout si elles ont choisi une des routes passant par l’Afrique du Nord, puis la Méditerranée. Elles sont en effet particulièrement vulnérables à la violence, notamment sexuelle. Certaines se retrouveront à la merci de réseaux de traite des êtres humains et soumises au travail forcé ou à la prostitution.

    Par ailleurs, pour payer les frais du voyage, de nombreuses migrantes et leur famille s’endettent. Une situation qui compliquera leur réintégration économique et sociale si elles sont contraintes de rentrer au pays.

    Quel est l’impact de la féminisation des migrations sur le statut social des femmes  ?

    La mobilité internationale de femmes seules et actives a une influence réelle sur les relations de couple, les rapports de genre et l’autonomisation des femmes. Leur participation à la prise en charge des besoins de la famille a, en effet, modifié leur statut dans la société. Traditionnellement, ce rôle économique était dévolu à l’homme, qui est toujours de droit considéré comme chef de ménage. Aujourd’hui, sous l’effet de leur propre migration ou de celle du mari, les femmes ont vu croître leurs responsabilités et sont de plus en plus nombreuses à assumer ce rôle de fait. Selon le recensement général de la population de 2023, près d’un quart des ménages (24,5 %) sont dirigés par une femme, un chiffre en hausse de 2,1 % par rapport au recensement précédent, avec de fortes disparités entre milieu rural et urbain.

    Cette augmentation «  peut augurer l’amorce de mutations sociales profondes dans la place qu’occupent les femmes dans la société sénégalaise  », souligne le géographe Daouda Dianka. Et «  entraîner une renégociation du statut de la femme, maintenue dans des rôles secondaires par un pouvoir masculin relativement discriminant  », confirme Babacar Ndione.

    Le fait que les femmes migrantes soient devenues des soutiens incontournables pour les parents restés au pays a contribué à changer le regard porté sur elles par la société. Les familles se rendent à présent compte qu’il faut investir dans la scolarisation des filles, ce qui n’était guère fréquent auparavant.

    Mais la migration des femmes mariées est aussi source de difficultés dans le couple. Les hommes monogames restés au pays sont parfois dévalorisés, car «  considérés comme des maris dominés  », note Daouda Dianka. Quant aux enfants, elles/ils ne vivent pas toujours très bien le départ de leur maman, même s’il n’est pas inhabituel dans les sociétés sénégalaises de confier un·e enfant à sa grand-mère ou à une tante.

    Des sociétés vieillissantes qui se claquemurent

    Partout en Europe, à l’exception peut-être de l’Espagne, la tendance est au durcissement des politiques migratoires. En Belgique, il y a une volonté exprimée sans détour par Anneleen Van Bossuyt (N-VA), la ministre de l’Asile et de la Migration, de rendre la Belgique moins attrayante pour les demandeurs/euses d’asile. «  On veut donner le message que la Belgique n’est plus le pays de l’accueil généreux et sans conditions  », expliquait-elle au journal Le Soir lors de sa prise de fonction. «  L’accueil nous coûte chaque année un milliard d’euros, un coût que la société ne peut plus gérer. […] Il faut donc que ça change. Il nous faut des flux migratoires plus contrôlés. Voilà pourquoi on va mener la politique d’asile et de migration la plus stricte de l’histoire de ce pays.  »

    Une prise de position récusée par nombre de chercheurs et chercheuses qui soulignent que nos sociétés vieillissantes ont besoin de migrant·es. Dans un article intitulé «  Les effets économiques de l’immigration  », paru dans la revue Diplomatie en février-mars 2025, Ekrame Boubtane, chercheuse associée à l’École d’économie de Paris, notait que «  l’impact sur l’économie et les finances publiques de l’accueil des demandeurs d’asile ne se limite pas au coût budgétaire de la prise en charge immédiate. […] Dans les pays où le vieillissement démographique commence à produire ses effets, l’augmentation de la population en âge de travailler par rapport à la population dépendante a des effets positifs sur le PIB et sur les finances publiques.  »

    Les migrations sont un sujet complexe et polémique, au cœur des grands enjeux nationaux et internationaux. Elles touchent en effet à des thématiques particulièrement sensibles à propos desquelles l’opinion publique se divise  : les identités, le racisme, les cultures et les modes de vie, les inégalités, la mondialisation, le mal-développement, les violations des droits humains et le terrorisme. Elles font l’objet d’une instrumentalisation politique permanente dans laquelle la détresse des migrant·es est de moins en moins prise en compte.

    https://www.axellemag.be/senegal-la-feminisation-des-migrations-vers-leurope

    #féminisation #femmes #migrations #Sénégal #route_atlantique #femmes_migrantes #émancipation #pêche #pêche_artisanale #extractivisme #pillage_des_ressources #surpêche #endettement #dettes #VSS #violences_sexuelles #statut_social
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  • #Sénégal : à la rencontre de #pêcheurs désespérés de plus en plus tentés par la migration illégale

    Un rapport de l’Environmental Justice Foundation (EJF) rappelle qu’au Sénégal, la #surpêche ainsi que la #pêche_illégale provoquent une forte diminution des quantités de poissons dans l’eau. Les pêcheurs, qui ont donc moins de #travail, sont de plus en plus tentés par l’immigration irrégulière vers l’archipel espagnol des #Canaries. Témoignages.

    Sur le quai de #Ngor, en ce début d’après-midi, Moustapha Mbengue, pêcheur de 56 ans, ne cache pas sa colère. « Les jeunes sont découragés ! Tu vois les #pirogues là, elles sont toutes là. Il n’y en a qu’une qui est partie », souffle-t-il.

    Celle qui est partie rentre quasiment sans poisson. La faute, selon Moustapha, aux navires étrangers, principalement chinois et européens, qui viennent pêcher dans les eaux sénégalaises.

    « Dans les années 1970-1980, il y avait beaucoup de #poissons. Mais depuis que ces bateaux sont arrivés ici, il n’y a plus rien du tout, ils ont tout cassé. Parce que les gros bateaux qui sont là, ils ramassent tous les poissons. Si tu pars travailler en mer, tu dépenses 20 000 francs CFA [environ 30 euros, ndlr] et tu ne gagnes même pas 5 000 francs CFA [environ 7 euros, ndlr], c’est catastrophique ».

    Résultat : faute de pouvoir vivre de la pêche, certains Sénégalais préfèrent tenter leur chance ailleurs, en prenant une pirogue vers l’archipel espagnol des Canaries. C’est ce que rappelle l’Environmental Justice Foundation (EJF) dans un rapport publié mardi 13 mai intitulé « ’La mer a été vendue’ : la crise de la pêche au Sénégal entraîne une migration forcée vers l’Europe ».

    Rencontré sur une autre plage, au nord de Dakar, Faroua a déjà tenté deux fois de rejoindre l’Europe par la mer. Malgré les risques, ce pêcheur de 32 ans estime ne pas avoir le choix. « Ça nous inquiète, mais on part comme ça. Si on est morts, on est morts. Si on vit, on vit. C’est à gagner ou à perdre. Parce qu’au Sénégal, même si tu travailles, tu ne gagnes pas bien ta vie. C’est pour cela qu’on tente d’aller en Europe : pour gagner notre vie. »

    Selon l’ONG espagnole Caminando fronteras, au moins 9 757 personnes sont mortes en voulant gagner les îles Canaries par l’océan Atlantique l’année dernière.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/64523/senegal--a-la-rencontre-de-pecheurs-desesperes-de-plus-en-plus-tentes-
    #route_atlantique #migrations #émigration #réfugiés #mort #vie #îles_Canaries
    ping @6donie

    • « La mer a été vendue » : la crise de la pêche au Sénégal entraîne une #migration_forcée vers l’Europe


      https://www.youtube.com/watch?v=TPJZocqsp-s

      Un nouveau rapport (https://ejfoundation.org/reports/the-deadly-route-to-europe) ainsi qu’un film de l’#Environmental_Justice_Foundation (EJF) révèlent les impacts directs et profonds de la surpêche et de la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN) sur le secteur de la pêche au Sénégal. Le déclin des populations de poissons qui en résulte entraîne une augmentation des migrations forcées vers l’Europe par la plus meurtrière des routes migratoires de la planète, qui a fait plus de 3 000 morts rien qu’en 2023.

      Se basant sur des recherches approfondies et des entretiens menés par EJF au Sénégal ainsi qu’aux îles Canaries, l’enquête met en lumière les impacts environnementaux et socio-économiques croissants de l’augmentation de la pêche industrielle par les flottes étrangères. Ce rapport met en lumière les défis auxquels une nation dont l’économie et la sécurité alimentaire dépendent de la pêche artisanale, déclare EJF.

      Le secteur de la pêche au Sénégal emploie environ 3 % de la main-d’œuvre du pays et constitue une source essentielle de protéines (7,9 % de l’apport total de la population). Les pêcheurs artisanaux sont confrontés à des menaces croissantes, en particulier des méthodes de pêche destructrices telles que le chalutage de fond. La situation s’est gravement détériorée en raison de la surpêche et de la pêche illégale perpétrées par les flottes industrielles européennes et chinoises. Ces flottes, qui opèrent souvent dans le cadre d’accords de coentreprise opaques, épuisent les populations de poissons et contribuent à l’insécurité alimentaire.

      Le poisson capturé par les flottes industrielles est essentiellement exporté vers les marchés étrangers, principalement l’Union européenne, mais aussi de plus en plus vers la Chine. Cette situation a gravement affecté les moyens de subsistance des communautés côtières et contribué à l’augmentation de la pauvreté, faisant de la migration une des seules solutions de survie pour de nombreuses familles.

      En 2024, 63 970 personnes en migration sont entrées en Espagne de manière irrégulière, soit plus du double du chiffre de 2022. Une grande partie d’entre elles ont atteint les îles Canaries, où cette proportion a augmenté de 200 % entre 2022 et 2024.

      Steve Trent, PDG et fondateur de l’Environmental Justice Foundation, a déclaré : « Ce secteur essentiel, qui constitue l’épine dorsale socio-économique des communautés côtières du Sénégal, est en crise. Les petits pêcheurs sont confrontés à la concurrence écrasante des navires industriels, ce qui entraîne une détérioration des conditions de vie, une diminution de la sécurité alimentaire et la perte des moyens de subsistance. Les conséquences sont considérables et contribuent à l’augmentation alarmante du nombre de décès de personnes migrantes en mer. Les autorités européennes peuvent et doivent mettre fin à cette situation dès maintenant et rendre les pêcheries sénégalaises au peuple sénégalais. »

      Le film d’EJF retrace l’histoire d’un jeune pêcheur sénégalais contraint d’entreprendre le périlleux voyage vers Tenerife et de son père, resté de l’autre côté de l’Atlantique, dans leur communauté de pêcheurs. Derrière chaque vie perdue en mer lors de ce voyage se cache une histoire semblable à celle d’Abdou. Dans le film, il raconte : « Certaines personnes avaient le même rêve et le même but que moi, mais elles ne sont jamais arrivées. »

      Alors que les conditions au Sénégal continuent de se détériorer et que les emplois sur lesquels les gens comptent depuis des générations disparaissent de façon alarmante, on s’attend à ce que de plus en plus de Sénégalais risquent ce dangereux voyage à la recherche de meilleures opportunités.

      Karim Sall, président d’AGIRE, une organisation sénégalaise opérant dans l’aire marine protégée de Joal-Fadiouth, a déclaré : « Je suis très en colère lorsque [les pays étrangers] se plaignent de l’immigration, car ce sont eux les vrais pirates, ce qu’ils ont fait est pire que l’immigration clandestine. Nous risquons notre vie pour partir, mais eux ils viennent ici pour voler notre poisson. C’est du vol. Ils pillent nos ressources pour nourrir leurs propres habitants pendant que nous souffrons. »

      Le rapport présente des recommandations clés pour mettre fin à la crise de la pêche au Sénégal et réduire la nécessité d’émigrer. Ces recommandations s’adressent au gouvernement sénégalais, à l’Union européenne ainsi qu’aux entités de pêche industrielle opérant dans les eaux sénégalaises, en les exhortant à renforcer la gouvernance et la transparence afin de soutenir les pêcheries nationales et les communautés qui en dépendent.

      https://ejfoundation.org/news-media/la-mer-a-%C3%A9t%C3%A9-vendue-la-crise-de-la-p%C3%AAche-au-s%C3%A9n%C3
      #film #vidéo

  • Le requin : une évocation musicale.

    https://lhistgeobox.blogspot.com/2024/07/le-requin-une-evocation-musicale.html

    « Nous nourrissons des sentiments mitigés à l’égard des requins. La perception du grand public est marquée par la peur. A l’évocation de son nom, notre imaginaire convoque d’abord une rangée de dents affûtées, un aileron, une musique anxiogène, autant de représentations dont nous peinons à nous départir. Or, ce délit de sale gueule a été aggravé par l’évocation des squales par la culture pop, en particulier dans son versant musical. »

  • Victoire citoyenne contre le plus grand chalutier pélagique du monde - BLOOM Association
    https://bloomassociation.org/victoire-citoyenne-contre-le-plus-grand-chalutier-pelagique-du-mon

    Victoire citoyenne : la mobilisation a eu raison du plus grand chalutier pélagique du monde. Depuis janvier dernier, BLOOM, soutenue par des centaines de milliers de citoyens et des dizaines d’associations et d’élus, n’a pas desserré l’étau sur le dossier sulfureux de l’exploitation par une société française, la Compagnie des pêches de Saint-Malo, de l’Annelies Ilena, un navire gigantesque de 145 mètres, rebaptisé « navire de l’enfer » en Mauritanie, dont il a été chassé pour ses abus multiples. Le projet de la Compagnie des pêches d’installer une usine de surimi à bord du navire reposait sur un transfert de quotas vers la Pologne, où l’Annelies Ilena est pavillonné.

    BLOOM a révélé que le transfert de quotas que le gouvernement français s’apprêtait à autoriser allait renforcer le monopole en cours de constitution par le consortium industriel néerlandais Parlevliet & Van der Plas qui fait main basse sur les quotas des États membres de l’UE. BLOOM a également mis en lumière que le transfert de quotas était illégal au regard du droit européen. Ces arguments massue ont eu raison de la détermination du gouvernement à voler au secours de la pêche industrielle : le 24 mai, Hervé Berville a annoncé que le transfert de quotas vers la Pologne était annulé.

    BLOOM souhaite encore obtenir des éclaircissements sur les contreparties qui ont été consenties à la Compagnie des pêches en échange de ce projet avorté et adresse aujourd’hui un courrier au ministère de la transition écologique.

    #surpêche #pêche_industrielle

  • Les départs du #Sénégal vers les #Canaries : une société en proie au #désespoir économique, à la #répression politique et à l’ingérence européenne

    La #route_Atlantique fait encore la une, avec une forte augmentation des passages dans les dernières semaines : à peu près 4000 personnes sont arrivées aux Canaries en septembre et plus 6 000 dans les deux premières semaines d’octobre. Mais le phénomène sous-jacent se dessine déjà depuis juin : la plupart des embarcations sur la route Atlantique font leur départ au Sénégal. Ainsi cet été 2023 les deux tiers des voyages se sont faits dans des #pirogues venant du Sénégal, et un tiers seulement en provenance du Maroc et du Sahara Occidental.

    „Ces derniers temps nous revivons une situation des départs du Sénégal qui nous rappelle le phénomène “#Barça_ou_Barsakh” en 2006 – 2008 et en 2020/2021. Ce slogan “Barça ou Barsakh” qui signifie „soit on arrive à Barcelone, soit on meurt“ est le reflet du plus grand désespoir“ explique Saliou Diouf de Boza Fii, une organisation sénégalaise qui lutte pour la liberté de circulation.

    La population sénégalaise et surtout la #jeunesse fait face à un dilemme impossible : rester et mourir à petit feu dans la galère, ou partir dans l’espoir d’avoir des probabilités de vivre dignement en Europe. À la profonde #crise_économique (effondrement des moyens de subsistance en raison de la #surpêche des eaux sénégalaises et des conséquences du #changement_climatique) s’ajoute l’#injustice de la politique européenne des #visas qui sont quasi impossibles à obtenir. La crise politique au Sénégal rend la situation catastrophique : de nombreux-euses manifestant-es sont abusé-es et arbitrairements emprisonné-es, il y a même des morts. Cela pousse les jeunes à quitter le pays, en empruntant les moyens les plus risqués.

    Nous exprimons notre colère face à cette situation est nous sommes en deuil pour les centaines de personnes mortes en mer cet été.

    Pourtant, les autorités sénégalaises ne se mobilisient pas en soutien à la popluation mais reproduisent à l’identique le discours européen contre la migration qui vise à criminaliser et réprimer la #liberté_de_circulation. Le gouvernment sénégalais a créé une entité dénommée #CILEC (#Comité_interministériel_de_lutte_contre_l’émigration_clandestine). Ce dernier est constitué en grande partie de personnes gradées de l’armée Sénégalaise. Le 27 juillet, le gouvernment a adopté le plan d’action #SNLMI (#Stratégie_nationale_de_lutte_contre_la_migration_irrégulière_au_Sénégal) qui consiste à traquer des soit-disant 3passeurs que l’on traite de #trafiquants_d’êtres_humains. Le 4 août 2023 des répresentants de l’Union Européene et du gouvernement du Sénégal ont inauguré un grand bâtiment pour abriter la DPAF (Division de la police de l’air et des frontières). Toutes ces mesures sont prises en pleine #crise_politique dans le pays : une honte et un manque de respect envers la population.

    Ces derniers mois, il y a une série d’actes de répression qui montre comment le gouvernment sénégalais cherche à intimider la population entière, et surtout la population migrante. Les autorités utilisent l’armée,la gendarmerie et la police pour étouffer toute situation qui pourrait amener des polémiques dans le pays, ce qui est illustré par la liste suivante :

    - Le 10 juillet, 101 personnes ont prit départ de Fass Boye, à Thies. Plus d’un mois après, 38 survivants ont ête retrouvé à 275km du Cap-Vert, seuls 7 corps ont été retrouvés. Quand le gouvernement sénégalais a décidé de rapatrier seulements les survivants et de laisser les morts au Cap-Vert, les populations de Fass Boye ont manifesté contre cette décision. Après les manifestations, la gendarmerie est revenue à 3h du matin pour rentrer dans les maisons pour attraper des manifestant-es, les frapper, puis les amener au poste de police.
    – Dans la nuit du 9 au 10 août sur la plage de Diokoul Kaw dans la commune Rufisque à Dakar, une centaine de jeunes Sénégalais se préparaient pour un départ vers les îles Canaries. Le groupe attendait la pirogue au bord de la mer, à environ 2h du matin. La police sénégalaise a repéré le groupe et après des tirs en l’air pour disperser la foule, un agent de la gendarmerie a ouvert le feu sur la foule qui remontait vers les maisons. Malheureusementune balle a atteint par derrière un jeune garçon qui est finalement mort sur le coup. Jusqu’à présent, ce dossier est sans suite.
    – Un groupe de 184 personnes a quitté le Sénégal le 20 août et a été intercepté par la Guardia Civil espagnole dans les eaux mauritaniennes, qui a ensuite effectué un refoulement. Le groupe a été mis dans les mains de la marine sénégalaise le 30 août et a subi de nombreuses maltraitances de la part des agents espagnols et sénégalais. En plus, 8 personnes sont sous enquête de la Division nationale de lutte contre le trafic (DNLT) et on les poursuit pour association de malfaiteurs, complicité de trafic de migrants par la voie maritime et mise en danger de la vie d’autrui.
    - Le 18 septembre à Cayar dans la région de Thiès, un groupe de personnes qui embarquait pour partir aux Canaries a été interpellé par la gendarmerie lors du départ. Mais l’arrestation a fini par des affrontements entre les gendarmes et la population. Comme d’habitude, les gendarmes sont arrivés encore plus tard dans la nuit pour rentrer dans les maisons pour attraper, frapper et puis encore amener les gens au poste de police.

    Ces exemples démontrent que la stratégie du gouvernment est de semer la peur avec la #violence pour intimider et dissuader la popluation de partir. Nous dénonçons cette politique que nous jugeons injuste, violante, barbare et autoritaire.

    Dans l’indignation devant la médiocrité de nos gouvernants, nous continuons à voir nos frères et sœurs mourir sur les routes migratoires. Aujourd’hui les départs du Sénégal font l’actualité des médias internationaux, mais les problèmes datent depuis des décennies, voir des siècles et prennent racine dans l’#exploitation_capitaliste des nos resources, la politique néo-coloniale et meurtrière de l’Union Européenne et l’incompétence de nos gouvernments.

    https://alarmphone.org/fr/2023/10/20/les-departs-du-senegal-vers-les-canaries

    #émigration #facteurs-push #push-factors #migrations #asile #réfugiés #intimidation #dissuasion #mourir_aux_frontières #décès #morts_aux_frontières #capitalisme

    ping @_kg_ @karine4

  • Pêche au thon : Bloom porte plainte contre la France et la Commission européenne
    https://reporterre.net/Peche-au-thon-Bloom-porte-plainte-contre-la-France-et-la-Commission

    Les mers se vident, les lobbies de la pêche montrent les dents, les gouvernements se dérobent… Mais Bloom continue de lutter. L’association de défense des océans a déposé le 10 mai deux recours juridiques contre la France et la Commission européenne. Elle dénonce leur soutien aux « dispositifs de concentration de poissons » (ou « DCP »), un système de pêche délétère massivement utilisé dans l’océan Indien.

    L’affaire remonte au début de l’hiver 2023 : le 5 février, la Commission thonière de l’Océan indien (l’organisation internationale qui régule la pêche au thon dans la région) avait voté, par 16 voix sur 23, une résolution interdisant, soixante-douze jours par an, le recours aux « DCP ». Ces radeaux artificiels, utilisés pour agréger les thons tropicaux et faciliter leurs prises, sont une véritable catastrophe environnementale. Comme l’expliquait Reporterre dans un récent article, ils attirent majoritairement des thons juvéniles — ce qui freine le renouvellement des populations — et provoquent la mort de nombreuses espèces menacées.
    Contourner la réglementation

    Leur interdiction temporaire, adoptée de manière démocratique par la Commission thonière de l’Océan indien, avait été saluée par les défenseurs de l’océan. La France et la Commission européenne risquent cependant de saboter cette avancée écologique : toutes deux ont déposé, début avril, des objections auprès du secrétariat de la Commission thonière, afin de permettre à leurs navires industriels d’échapper à cette nouvelle réglementation. Selon le règlement de la Commission thonière, les résolutions qu’elle adopte ne s’appliquent pas aux membres qui y font objection.

    #surpêche

  • Thons, requins et aigrefins | Le mensuel
    https://mensuel.lutte-ouvriere.org/2023/04/02/thons-requins-et-aigrefins_588681.html (Lutte de classe, 20 février 2023)

    Le 5 février, une majorité des membres de la #commission_des_thons_de_l’océan_Indien (#CTOI) se prononçait pour l’interdiction annuelle, trois mois durant, de la pêche industrielle au thon dans leur région. Il s’agit évidemment de tenter de protéger une ressource, et même une espèce, menacée par la #surpêche. (...)

  • Nouvelles manifestations, dont celle des pêcheurs, attendues à Rennes : Darmanin débloque des moyens
    https://www.ouest-france.fr/bretagne/rennes-35000/nouvelles-manifestations-dont-celle-des-pecheurs-attendues-a-rennes-dar

    Après une nuit de violences à #Rennes, la maire de Rennes et le ministre de l’Intérieur ont échangé au téléphone ce vendredi 17 mars 2023. Gérald Darmanin a confirmé que la CRS 8 sera déployée dans la capitale bretonne, alors que d’autres mobilisations sont attendues, dont un rassemblement de pêcheurs.

    https://lemarin.ouest-france.fr/secteurs-activites/peche/une-manifestation-pour-defendre-la-peche-cotiere-prevue-rennes-

    Des pêcheurs artisans, mareyeurs et poissonniers de toute la France se donnent rendez-vous le mercredi 22 mars, devant le parlement de Bretagne à Rennes. Ils veulent dénoncer les contraintes de plus en plus fortes sur leur activité.

    La dernière fois que les pêcheurs ont manifesté à Rennes en 1994, ça c’est très, très mal terminé.
    https://metropole.rennes.fr/le-parlement-un-phenix-breton-0

    La « CRS 8 » force d’intervention spéciale, qui compte 200 policiers et qui est basée dans l’Essonne,a été inaugurée en juillet 2021. Elle a été conçue pour pouvoir « être déployée en 15 minutes dans un rayon de 300 kilomètres en cas de troubles grave à l’ordre public et de violences urbaines », expliquait, à sa création, Darmanin.
    « Sauf exception liée à l’urgence opérationnelle », cette unité n’a « pas vocation à rester sur une zone d’intervention plus de quelques jours ».
    Visiblement satisfait par la CRS 8, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a décidé de la généraliser. Il a annoncé en septembre 2022 la création de quatre nouvelles unités de CRS « constituées sur le modèle de la CRS 8 » : une à Marseille (13) ; une à Chassieu (69) : une à Nantes (44) et une à Montauban (82). Au total, donc cela représente plus de 800 policiers. « Ces CRS permettent d’assurer une grande rapidité d’intervention avec des moyens ad hoc »

    https://contre-attaque.net/2021/07/02/la-crs-8-une-nouvelle-force-speciale-de-super-flics-pour-mater-les-r

    Composée de 200 agents surarmés et surentraînés, elle sera dotée de nouveaux équipements. Pour commencer, son rayon d’action ne dépassera pas les 300 km. Mais à terme, place Beauvau, les fonctionnaires imaginent déjà cette force spéciale pouvant se déployer avec leur matériel sur tout le territoire par voies aériennes dans un temps record. D’après le ministère, elle sera « à la fois souple et mobile par son organisation, et permettra d’assurer une grande rapidité d’intervention avec des moyens optimisés. Elle constitue une nouvelle lame au couteau suisse des unités de forces mobiles ».

    Comme quoi le sinistre de l’intérieur avait bien sentit dans quel sens allait tourner les nuages de lacrymo. Le voilà fin prêt à déployer ses unités d’élites et justifier son Armageddon.

    • Surpêche : après les jets, les « chalutiers géants » à leur tour traqués en ligne
      https://www.letelegramme.fr/economie/apres-les-jets-les-chalutiers-geants-a-leur-tour-traques-en-ligne-14-03

      Après les jets privés, les bateaux géants à leur tour dénoncés sur les réseaux sociaux ? C’est en tout cas ce qu’escompte l’ONG environnementale Bloom. L’association vient de lancer, sur le même modèle que « L’avion de Bernard », le compte multiplateforme en ligne « Trawl Watch », visant à suivre les déplacements des « méga chalutiers ». Des « navires-usines » dans le collimateur de l’ONG qui, selon elle, « s’approprient » les ressources en mer au détriment de « la santé des océans ». « En Europe, 1 % des plus gros navires pêchent la moitié des poissons », rappellent les membres de l’ONG.

      Durant plusieurs mois, Bloom a notamment suivi les activités en mer de navires comme le Prins Bernhard ou le Scombrus. Deux bateaux « pouvant capturer 400 000 kg de poissons par jour », soit « l’équivalent des captures journalières de 1 000 navires de pêche artisanale », dénonce l’ONG. Le Prins Bernhard et le Scombrus appartiennent à la société France Pélagique. Une société n’ayant « « France » que le nom car elle est en réalité une filiale du géant industriel, le néerlandais Cornelis Vrolijk », tempêtent les défenseurs de la mer.

      https://twitter.com/TrawlWatch

      Ces #bateaux_usines pratiquent des pêches destructrices comme la "senne démersale". Il faut se représenter cette affaire : en une seule opération de #pêche, un senneur démersal impacte une surface de 3 km² soit 1,5 fois Monaco.

      #surpêches #navires_usines #mer

  • BLOOM Association Pillage des eaux africaines : révélations inédites sur les lobbies thoniers - BLOOM Association
    https://bloomassociation.org/pillage-des-eaux-africaines-revelations-inedites-sur-les-lobbies-t

    BLOOM a mené une analyse exhaustive de toutes les délégations de négociation formées par l’Union européenne lorsque celle-ci, au nom de ses 447 millions de citoyens, négocie les droits et conditions de pêche des flottes européennes avec les pays d’Afrique et de l’océan Indien. Nous mettons aujourd’hui en lumière pour la première fois de façon chiffrée la domination écrasante des lobbies industriels au cœur de la représentation publique.
    L’écrasement des pays du Sud par l’Union européenne

    En amont de deux réunions sur l’avenir de la pêche thonière au Kenya fin janvier[1], nous montrons que loin de respecter les objectifs de coopération et de durabilité de la « Commission thonière de l’océan Indien » (CTOI), l’Union européenne, dans une collusion incestueuse généralisée avec ses flottes de pêche industrielles françaises et espagnoles, contribue à accroître la surexploitation des populations de poissons, la dégradation du climat et de la santé de l’océan Indien ainsi qu’à maintenir la précarité des pays du Sud.

    Notre analyse, qui porte sur 2 778 négociateurs composant les délégations formées par 30 pays lors des négociations annuelles de la CTOI depuis 2002, montre qu’à partir du moment où, en 2015, les pays riverains réclament un partage plus équitable des richesses et la mise en place de mesures de protection environnementale, l’Union européenne double subitement la taille de ses délégations qui passent de 22 personnes avant 2015 à 40 personnes en moyenne après 2015 de façon à bloquer toute forme de progrès écologique et d’émancipation économique des pays du Sud. La délégation européenne atteint même un pic de 70 négociateurs en 2021.

    Le rapport « Les lobbies thoniers font la loi »
    Révélations inédites sur la domination des lobbies du thon et la complicité des pouvoirs publics dans le pillage des eaux africaines.
    https://bloomassociation.org/wp-content/uploads/2023/01/Dossier-lobbying-thon-web.pdf

    #pêche #surpêche #thon #lobby #conflit_d'intérêts

  • #Sénégal : pilleurs des mers

    Le Sénégal se trouve au coeur de l’une des zones de pêche les plus riches du monde. Pourtant, depuis quelques années, les poissons se font plus rares... Victimes de surexploitation par les bateaux usines venus de l’étranger, les pêcheurs artisanaux sont les témoins d’un désastre écologique. La tension monte entre les locaux et les chalutiers étrangers autour de l’or bleu en voie de disparition. 

    Ces derniers n’hésitent plus à empiéter illégalement dans les zones dédiées aux pêcheurs artisanaux causant des collisions et parfois la mort des pêcheurs.

    Il y a urgence à agir car la raréfaction du poisson se fait sentir au-delà des frontières du Sénégal. Certains Etats africains, tel le Libéria, acceptent désormais de coopérer avec des organisations de défense de l’environnement comme #Sea_Shepherd.

    Embarquant leurs officiers armés à bord du Sam Simon, un puissant navire de l’ONG, ils interceptent les pêcheurs industriels illégaux qui sont immédiatement arraisonnés et arrêtés. La côte ouest-africaine est devenue le théâtre d’une redoutable guerre pour la défense de ses #ressources_hialeutiques et la protection de ses pêcheurs.

    https://www.arte.tv/fr/videos/086543-000-A/senegal-pilleurs-des-mers

    #pêche #surpêche #industrie_de_la_pêche #extractivisme #désert_liquide #aire_marine_protégée (#AMP) #travail #femmes #Greenpeace #résistance #Mauritanie #Liberia #opération_Sola_Stella #pêche_intensive

  • 3 poissons sur 4 sont surpêchés en Méditerrannée et mer Noire
    https://reporterre.net/3-poissons-sur-4-sont-surpeches-en-Mediterrannee-et-mer-Noire
    https://reporterre.net/local/cache-gd2/b0/8aee8575c2163380e0243f92ae39bb.jpg?1670403045

    3 poissons sur 4 sont surpêchés en Méditerrannée et mer Noire
    3 poissons sur 4 sont surpêchés en Méditerrannée et mer Noire

    La Méditerranée sera-t-elle bientôt une mer morte ? La dernière édition du rapport sur « la situation des pêches en Méditerranée et en mer Noire », publiée ce mercredi 7 décembre, dresse un tableau bien sombre : près des trois-quarts – 73 % – des poissons et crustacés sont encore surexploités. Cette pression, « quoique moins forte que dans le passé », précise le rapport, « reste le double de ce qui est considéré comme durable ».

    Ces chiffres émanent de la très officielle Commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM) de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). « La Méditerranée et la mer Noire comptent parmi les régions de pêche les plus surexploitées au monde, mais nous y observons également un fort engagement dans la gestion efficace des ressources ces dernières années », a souligné Miguel Bernal, nouveau secrétaire exécutif de la CGPM, dans un communiqué.

    Certaines espèces ont ainsi vu leur sort s’améliorer : le merlu européen en Méditerranée, le turbot en mer Noire ou la sole commune en mer Adriatique ont été moins surpêchés. Le fruit de plans de gestion « efficaces » – avec, entre autres, la mise en place de quotas – et de création de zones réglementées – où la pêche est encadrée.

    Dauphins, requins et tortues d’eau, victimes accidentelles de la pêche

    D’autres espèces se portent en revanche toujours aussi mal, comme les crevettes bleues et rouges. Dauphins, requins et tortues d’eau font également les frais de la pêche, en étant capturés « accidentellement » dans les filets.

    À l’échelle de la France, 56 % des poissons pêchés ont été exploités de manière durable, selon le bilan de l’Ifremer publié en février dernier. Dans l’Hexagone aussi, la surpêche reste importante, et risque de provoquer un effondrement de certaines populations.

    Selon la CGPM, 85 300 navires pêchent en Méditerranée et en mer Noire, et capturent près de 1,2 million de tonnes de poissons et emploient un demi-million de personnes.

    #surpêche #victimes_accidentelles_de_la_pêche

  • Comment l’insatiable Chine, qui a aujourd’hui la plus énorme flotte de pêche de tous les temps, a vidé ses mers, et comment elle écume désormais les océans du monde -Anglais New York Times (cité par A Bellanger sur France Inter ce matin)- en violant les lois internationales, en violant le code maritime, et en esclavagisant les pêcheurs du tiers monde embarqués sur ses abattoirs industriels flottants.

    La chine arme un énorme vaisseau mère, sorte d’abattoir et congélateur flottant, suivi par des flottilles de chalutiers pêchant en eaux profondes raclant le sol marin, détruisant tout sur leur passage. Les chinois qui mangent tout ce qui bouge sous le nom de yewei (goût sauvage), ont un appétit prononcé pour la pieuvre ;((

    Leurs flottes de bateaux éteignent leurs transpondeurs, ces mouchards électroniques dont sont équipés avions et bateaux, pour évidemment ne pas être détectés et pratiquer la pêche illégale : géographique et espèces protégées.

    China has built the world’s largest deep-water fishing fleet, by far, with nearly 3,000 ships. Having severely depleted stocks in its own coastal waters, China now fishes in any ocean in the world, and on a scale that dwarfs some countries’ entire fleets near their own waters.

    How China Targets the Global Fish Supply (en libre accès) https://www.nytimes.com/interactive/2022/09/26/world/asia/china-fishing-south-america.html
    #pêche
    #surpêche

  • La revue dessinée, n°37

    Plus de patates donc plus de frites, plus de forages donc plus de bouteilles d’eau : plus, plus, toujours plus, quitte à assécher, transformer, surexploiter. À une époque où les ressources les plus essentielles se raréfient, notre numéro d’automne braque ses projecteurs sur cet appétit sans limite, souvent celui de multinationales déconnectées des besoins humains. En librairie le mercredi 7 septembre et en précommande dès maintenant.

    Sommaire :

    Prendre la mer


    Quand l’Europe pêche leurs poissons, les Sénégalais rêvent d’ailleurs.
    par Jeff Pourquié et Taina Tervonen

    Bad BZZZ


    Sélectionnée, transhumée, l’abeille est-elle vraiment l’égérie écolo tant vantée ?
    par Jérémy Capanna et Angela Bolis

    Un trop long silence


    En Algérie, l’armée française à violé. Une vérité qui éclate enfin.
    par Aurel et Florence Beaugé

    Frites à volonté


    Dans le Nord, la ruée vers les pommes de terre laisse les terres exsangues.
    par Émilie Plateau et Simon Henry

    Une ombre au tableau


    Précaires et déconsidérés, les profs contractuels souffrent.
    par Marion Chancerel, Manon Chapelain et Thomas Guichard

    Jusqu´à plus soif


    Dans les Vosges, près de Vittel, l’eau est un bien commun en péril.
    par Alex Puvilland, Alexander Abdelilah et Robert Schmidt

    Inconscience

    La rocambolesque découverte de la première porteuse saine de maladie, « Marie Typhoïde ».
    par Cécily de Villepoix et Fériel Naoura

    La revue des cinés

    Comédie mièvre ou pastiche réjouissant ? Réflexions sur Cry-Baby de #John_Waters.
    par Otto T.

    Face B

    L´icône punk #Siouxsie à passer sa vie à se transformer, et le son de #The_Banshees avec elle.
    par Nicolas Moog et Arnaud Le Gouëfflec

    https://boutique.4revues.fr/la-revue-dessinee-37

    #Sénégal #pêche #surpêche #pommes_frites #frites #pommes_de_terre #agriculture #terres #abeilles #Algérie #viols #eau #Vittel #eau_en_bouteilles #Vosges #Marie_Typhoïde #abeilles_sauvages

  • Un rapport pointe le travail forcé dans l’industrie de la pêche britannique Léa CHARRON - Le Marin
    https://lemarin.ouest-france.fr/secteurs-activites/peche/43778-un-rapport-pointe-le-travail-force-dans-lindustrie-de-pec

    Le groupe de recherche sur l’esclavage moderne Rights lab, de l’université de Nottingham, a sorti le 21 mai un rapport visant l’industrie de la pêche au Royaume-Uni. En ligne de mire : l’utilisation des visas de transit.

    Ces visas permettent aux marins venus de pays hors espace économique européen de monter à bord de navires dans les ports britanniques qui partent ensuite dans les eaux internationales. Dans le secteur de la pêche industrielle, qui recrute des matelots philippins, ghanéens, indonésiens, sri-lankais et indiens surtout, pour travailler « au-delà des 12 milles », ces visas peuvent être utilisés « comme une échappatoire à la loi sur l’immigration et légalisent l’exploitation de travailleurs immigrés sans véritable encadrement, laissant les travailleurs vulnérables aux abus du travail », pointait déjà un rapport du syndicat ITF publié le 16 mai https://lemarin.ouest-france.fr/sites/default/files/2022/06/01/itf_fisheries-briefing_final.pdf .


    Le salaire moyen des pêcheurs immigrés sondés travaillant au Royaume-Uni était de 3,51 livres de l’heure, d’après l’étude du Rights lab, contre 9,50 livres pour le salaire minimum national. (Photo : Rights lab)

    Des travailleurs qui, n’étant de fait pas autorisés à entrer au Royaume-Uni, sont « obligés de vivre à bord le temps que dure leur contrat, généralement de dix à douze mois », évoque le Rights lab, précisant bien que son rapport https://lemarin.ouest-france.fr/sites/default/files/2022/06/01/letting-exploitation-off-the-hook.pdf n’est pas représentatif de la situation à travers le Royaume-Uni. Ce dernier s’appuie sur les témoignages de 124 pêcheurs immigrés recueillis entre juin et octobre 2021. Il révèle que « 19 % des sondés ont signalé des conditions comparables au travail forcé et 48 % ont signalé des cas potentiels ». Les conclusions de l’enquête rendent compte de violences physiques et de racisme, de recrutement via des agences non agréés, d’endettement forcé.
     
    Violation du droit international  
    Environ 75 % ont déclaré se sentir discriminés par leur capitaine. Un tiers a déclaré travailler plus de 20 heures par jour, pour un salaire moyen de 3,51 livres de l’heure (4 euros) ; 25 % assurent ne jamais bénéficier de 77 heures de repos sur une période de sept jours ; 18 % d’entre eux ont été « contraints de travailler sur un navire non désigné dans leur contrat », pointe le Rights lab.

    « Sans changement immédiat, le Royaume-Uni continuera de ne pas respecter ses obligations https://lemarin.ouest-france.fr/sites/default/files/2022/06/01/europe_des_ecarts_de_traitement_abusifs.pdf et responsabilités en vertu du droit international comme du droit national », a indiqué Jess Decker Sparks, qui a dirigé la recherche. Le Royaume-Uni a ratifié la convention n°188 de l’OIT sur le travail dans la pêche https://lemarin.ouest-france.fr/secteurs-activites/peche/29934-enfin-des-normes-du-travail-decentes-pour-la-peche-mondia en 2019, pour une entrée en vigueur en 2020. La Fishermen’s welfare alliance, regroupant quatre groupes représentatifs de pêcheurs britanniques, a indiqué dans un communiqué https://www.sff.co.uk/full-statement-from-the-fishermens-welfare-alliance qu’elle condamne « les rapports d’abus et d’exploitation qui ont été publiés » mais que ce rapport « contient beaucoup de choses que les représentants de l’industrie de la pêche ne reconnaissent pas [...]. Nous serions heureux d’avoir l’occasion d’examiner cela plus en détail avec le gouvernement. » 

    #pèche #esclavage #angleterre #esclavage_moderne #travail #exploitation #capitalisme #travail #surpèche #mer #visas #immigration #travail_forcé #droit_international

  • En Gambie, surpêche et pollutions nourrissent l’aquaculture mondiale
    https://afriquexxi.info/article4881.html

    Enquête · À l’issue d’un reportage réalisé en Gambie en 2020, le journaliste américain Ian Urbina a révélé des atteintes aux droits de l’Homme et à l’environnement perpétrées par une usine chinoise de farine de poisson et par des patrons de chalutiers qui l’alimentent. À Banjul, l’expansion de cette industrie a donné lieu à de grandes promesses économiques. Mais à quel prix ?

  • « Ils vident la Manche » : dans le Nord, des pêcheurs s’élèvent contre la pêche industrielle
    https://reporterre.net/Ils-vident-la-Manche-dans-le-Nord-des-pecheurs-s-elevent-contre-la-peche

    Sur le bitume, les contours cadavériques de poissons et de pêcheurs s’entremêlent. Des morceaux de rubalise jaune et noire parachèvent la mise en scène, digne d’une série policière. Dans l’après-midi du 9 mai, le marché aux poissons de Boulogne-sur-Mer a brièvement été grimé en « senne de crime », en référence à la senne démersale, une technique de pêche industrielle accusée de « vider » la Manche. À l’initiative des associations Bloom et Pleine Mer, une vingtaine de militants écologistes et de pêcheurs artisanaux se sont réunis pour exiger un moratoire. A minima, ils espèrent obtenir l’adoption, d’ici le 12 mai, d’un amendement déposé au Parlement européen par l’écologiste Caroline Roose, qui propose d’interdire la senne à moins de 12 milles des côtes françaises.

    #surpêche

  • #Quebec, vidéo : Pourquoi on ne mange pas ce qu’on pêche ?

    Saviez-vous que près de 80 % des produits de la mer du Québec sont exportés à l’extérieur de la province ?
    Ironiquement, près de 85 % de la consommation des Québécois est comblée par les marchés étrangers.
    Partez à la rencontre de ceux qui veulent changer cette tendance.

    La vidéo : https://ici.radio-canada.ca/info/videos/media-8514309/pourquoi-on-ne-mange-pas-ce-qu-on-peche

     #pêche #surpêche #mer #environnement #alimentation #biodiversité #travail

  • Tropicalia, un non-sens écologique - Etait le thème de l’émission d’Angle d’ATTAC sur Radio-Campus -

    Avec pour invitée, Martine Minne - Présidente du Comité local ATTAC-Flandres https://france.attac.org/auteur/comite-local-attac-flandres

    Pour écouter l’émission  : https://www.campuslille.com/index.php/entry/tropicalia-un-non-sens-ecologique

    Le projet tropicalia : un véritable zoo tropical sous cloche plastique, un « rêve d’enfant » !

    Près de #Berck-Sur-Mer dans le Pas-de-Calais (62), deux promoteurs, Cédric Guérin et Nicolas Fourcroy, rêvent de construire la plus grande serre du monde : 20.000m2, 10 hectares de terrain, avec un dôme transparent dont le sommet culminerait à 60 mètres de hauteur, et qui permettrait de reconstituer avec animaux d’élevage et plantes élevées en pépinière un environnement tropical où la température avoisinerait les 28 degrés toute l’année.

    #Tropicalia, c’est le nom de ce projet pharaonique, serait « une porte ouverte vers la compréhension et le respect d’un #écosystème fragile » où les visiteurs entreraient « dans un monde animal et végétal en parfait équilibre pour le plaisir des sens ». L’infrastructure serait en autonomie énergétique, « l’intégralité de la chaleur produite par l’effet de serre sera recyclée et stockée », et l’énergie excédentaire permettrait d’alimenter un réseau de chaleur urbain proche, dont un hôpital.

    Malgré ses atours verts, Tropicalia est bien un #des_grands_projets..._inutiles_ et imposé, la folie des grandeurs estampillé « #écoresponsable » ! . . . . . .

    La réalisation de Tropicalia est estimée à 73 millions d’euros, c’est un projet privé financé aux deux tiers par l’emprunt. Il bénéficie également d’un apport d’argent public, notamment un prêt de 2 millions d’euros de la région des #Hauts-de-France, et une subvention de 400.000 euros de la Communauté d’agglomération des Deux Baies en Montreuillois. Plus inquiétant, le projet Tropicalia postule à une aide de 10 millions d’euros de l’#ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) et du fonds européen #Feder. Le tout pour la création de ... 50 emplois directs. . . .

    https://reporterre.net/local/cache-vignettes/L720xH480/arton18232-363ab.jpg?1596663196

    • Non à Tropicalia (la plus grande serre tropicale du monde) sur la magnifique Côte d’Opale, pour signer la pétition : https://www.mesopinions.com/petition/nature-environnement/tropicalia-grande-serre-tropicale-monde-magnifique/41521

      Le cabinet Coldefy & Associés Architectes Urbanistes https://coldefy.fr/news en partenariat avec Dalkia https://www.dalkia.fr/fr (groupe #EDF) ont imaginé Tropicalia, la plus grande serre tropicale au monde construite sous un seul dôme. D’un montant de 50 millions d’euros, le projet d’une surface de 20 000m² sera réalisé à Rang-du-Fliers dans le Pas-de-Calais.

Ce projet complètement fou pose de nombreux problèmes : 


      ◦ La Côte d’Opale est régulièrement sujette à des pollutions accidentelles sur son littoral, mettant en danger la faune, la flore mais aussi l’ensemble des activités culturelles et traditionnelles de la région (dernier exemple en date : les boulettes de paraffine en juillet 2017 https://www.lasemainedansleboulonnais.fr/art/fait-divers/pollutio n-des-plages-sur-la-cote-d-opale-pas-de-danger-ia680b0n216095 ). 

      ◦ Jours après jours, les habitants constatent  un déclin spectaculaire de nombreuses espèces. Ce déclin lié à la #surpêche industrielle, au réchauffement climatique globale, à la pollution des grands sites sauvages et à la fréquentation croissante de ses nombreux sites d’intérêt touristique, a des répercussions directes sur les métiers et les loisirs traditionnels de ses habitants. Aujourd’hui, c’est eux qui pâtissent directement de ce déclin.

      ◦ La baie d’Authie située tout proche de Berck/mer est  un trésor inestimable très préservé, une incroyable mosaïque de couleurs avec une #diversité faunique exceptionnelle. Personne ne peut croire que l’entreprise d’une gigantesque serre tropicale n’aura pas d’impact sur l’intégrité des paysages et la richesse de ses habitants, qu’ils soient humains ou pas.(quelques clichés magnifiques de la baie d’Authie http://papyrazzienvoyage.blogspot.com/2014/04/escapade-entre-baie-dauthie-et-baie-de.html ).


      La baie de l’Authie et les plans d’eau.

      ◦ A l’heure où 20 % des espèces sont en danger direct d’extinction (26 000 espèces disparaissent chaque année dans le monde) et où la plupart des autres se raréfient, certains hommes d’affaires préfèrent pousser encore plus loin  le paroxysme de la surconsommation  en construisant des écosystèmes artificiels en rupture totale avec l’environnement dans lequel ils sont implantés. Cet #environnement est pourtant en danger, et il semblerait plus judicieux de tout mettre en œuvre pour le préserver et le transmettre dans le meilleur état possible à nos enfants et nos petits-enfants.

      
Pour défendre le projet, ses concepteurs et ses partenaires parlent d’«  un voyage stimulant pour l’esprit et les sens  ». Pourtant, tous les amoureux de la Côte d’Opale vous le diront :  tous les ingrédients sont déjà là pour s’émerveiller des paysages, de la biodiversité, de l’écosystème unique et de la culture locale. Mais pour combien de temps encore ?



      Réagissons ! La création d’#emplois potentiels (par ailleurs de plus en plus dénués de sens et déconnectés des savoirs traditionnels) ne doit pas justifier tous les projets ! Non à l’artificialisation de la "nature" !



      Collectif Monsieur Renard https://www.facebook.com/MonsieurRenard.fr - www.monsieurrenard.fr

  • East Africa’s reefs being fished at unsustainable rates, study finds
    https://news.mongabay.com/2020/03/east-africas-reefs-being-fished-at-unsustainable-rates-study-finds

    Fish populations in coral reefs off Kenya, Tanzania and Mozambique are being harvested at unsustainable rates, new research has found.

    In the study published in the journal Marine Ecology Progress Series, researchers calculate that 70% of the region’s coral reefs have fish stocks below levels needed to produce maximum yield, and 38% of sites have fish stocks below sustainable levels.

    #pêche #surpêche #Afrique_de_l'est

  • Des #pêcheurs pris dans un étau

    « La mer c’est la liberté. Aujourd’hui nous sommes emprisonnés à même l’eau » déplore Slah Eddine Mcharek, président de l’Association Le Pêcheur pour le développement et l’environnement[1] à #Zarzis. Leurs projets sont ambitieux : protection des ressources aquatiques, développement d’une pêche durable et responsable et défense de la pêche artisanale. Mais les obstacles sont de taille : pris entre la raréfaction des ressources halieutiques, les menaces à leur sécurité, la réduction de leur zone de pêche et la criminalisation du sauvetage des migrants en mer, les pêcheurs se retrouvent enserrés dans un véritable étau.

    Au-delà de la petite ville de Zarzis et de ses plages où se côtoient hôtels de luxe, corps de naufragés et pêcheurs en lutte, le récit de Slah Eddine rappelle l’importance de la justice migratoire et environnementale.

    La mer, déchetterie nationale

    Depuis quelques années, un phénomène prend de l’ampleur : les rejets de déchets plastiques envahissent les rives et encombrent les zones où travaillent les pêcheurs. Faute d’un système opérationnel de collecte des ordures ménagères et de sensibilisation aux risques liés à la pollution des eaux par le plastique, ces déchets s’entassent dans les canaux de la ville avant de se disperser dans la mer, au point que les pêcheurs réclament l’interdiction des sacs plastiques.

    Aux déchets ménagers s’ajoute le problème des rejets industriels. Slah Eddine déploie une carte du bassin méditerranéen et pointe du doigt le sebkhet el melah (marais salant) des côtes de Zarzis. Le salin appartient à Cotusal, vestige colonial d’une filiale française qui a exploité pendant longtemps les ressources salines de la Tunisie, dans le cadre de concessions avantageuses qui n’ont pas été renégociées depuis l’indépendance[2]. L’exploitation du sel dans cette région, en plus de saliniser les terres agricoles, rejette des produits de traitement du sel dans la mer. Surtout, les eaux zarzisiennes sont polluées par les rejets du Groupe Chimique Tunisien, notamment le phosphogypse, et par les eaux usées non traitées par l’ONAS (Office National de l’Assainissement). Cette dernière ne remplit pas sa mission de traitement des eaux industrielles et ménagères, notamment sur l’île de Djerba. Une partie des eaux est traitée de manière inefficace et insuffisante, l’autre non traitée du tout.

    Un équilibre écologique rompu

    Pour les êtres vivants qui habitent ces eaux, les rejets industriels mêlés aux déchets et eaux usées ne peuvent faire que mauvais mélange. « La mer est devenue des toilettes à ciel ouvert » s’indigne Slah Eddine, pointant cette fois du doigt deux poissons dessinés sur une affiche. L’un est le loup de mer et l’autre la dorade. « Là où les usines rejettent leurs eaux, ces poissons n’y vivent plus » explique-t-il. La contamination de ces eaux rompt un équilibre essentiel à la survie de la faune et la flore maritimes.

    Dans ces eaux, la reproduction marine est difficile sinon impossible, entraînant la disparition de plusieurs espèces de poissons et notamment les espèces cartilagineuses. Les éponges souffrent quant à elles du réchauffement climatique et présentent depuis quelques années des signes de maladies, au désespoir des familles qui vivent de leur commerce. Ainsi, en 2017, suite à la montée des températures (24°C à 67m de profondeur !), de nombreuses éponges sont mortes, par leur fragilité aux changements du milieu ou par une épidémie favorisée par cette augmentation de température[3].

    L’accumulation des pollutions a fini par asphyxier toute forme de vie dans les eaux proches de Djerba et Zarzis et notamment dans le golfe quasi fermé de Boughrara. Les pêcheurs estiment que 90 % des poissons et mollusques auraient disparu en dix ou vingt ans, privant beaucoup de personnes, notamment des jeunes et des femmes, d’un revenu stable. Mais alors que les pêcheurs de Gabès reçoivent des compensations à cause de la pollution et viennent pêcher sur les côtes de Zarzis, les pêcheurs zarzisiens ne reçoivent rien alors qu’ils sont aussi affectés.

    Plus au nord, sur les côtes sfaxiennes, c’est un autre phénomène qui s’est produit deux fois cette année, en juin puis en novembre, notamment à Jbeniana : la mer est devenue rouge, entrainant une forte mortalité de poissons. Le phénomène a été expliqué par la présence de microalgues eutrophisant la mer, c’est-à-dire la privant de son oxygène. Mais la version officielle s’arrête là[4], la prolifération de ces microalgues n’a pas été expliquée. Or, des phénomènes similaires sont connus à d’autres endroits de la planète, notamment dans le golfe du Mexique où la prolifération des algues est due à l’excès d’engrais phosphaté et azoté qui se retrouve dans la mer, ou du rejet d’eaux usées, qui produisent des concentrations trop importantes de matières organiques[5]. Il est donc fort probable que les rejets concentrés en phosphate du Groupe Chimique Tunisien à Gabès et Sfax, d’autres rejets industriels et ménagers et/ou des rejets d’engrais agricoles par les oueds soient à l’origine du phénomène.

    Le coût de Daesh

    Alors que certaines espèces disparaissent, d’autres se multiplient en trop grand nombre. Le crabe bleu, surnommé « Daesh » par les pêcheurs de la région du fait de son potentiel invasif et destructeur, en est le meilleur exemple. Cette espèce, apparue fin 2014 dans le golfe de Gabès[6], a rapidement proliféré au large des côtes, se nourrissant des poissons qui jusque-là constituaient le gagne-pain des pêcheurs du coin. « Daesh détruit tout : les dorades, les crevettes, les seiches …. Tous les bons poissons ! » s’exclame-t-il. La voracité du crabe bleu a aggravé les problèmes économiques de bien des pêcheurs. Si la chair de cette espèce invasive fait le bonheur de certains palais et qu’un marché à l’export est en plein développement en direction de l’Asie et du Golfe, les habitants de Zarzis qui vivent de la pêche artisanale, eux, ne s’y retrouvent pas. « Un kilo de loup ou de dorade se vend 40 dinars. Un kilo de crabe bleu, c’est seulement 2 dinars ! » affirme un pêcheur de l’association.

    Le calcul est vite fait, d’autant plus que les crabes bleus font assumer aux pêcheurs un coût du renouvellement du matériel beaucoup plus important, leurs pinces ayant tendance à cisailler les filets. « Avant l’arrivée de Daesh, nous changions les filets environ deux fois par an, maintenant c’est quatre à cinq fois par ans ! » se désole l’un d’entre eux.

    Bloqués dans un Sahara marin

    Comme le martèlent les pêcheurs, « la zone de pêche de Zarzis est devenue un Sahara, un véritable désert ». Suite au partage international de la Méditerranée, les pêcheurs zarzisiens sont cantonnés dans des eaux côtières, qui se vident de poisson suite aux désastres écologiques et à la surpêche.

    « Avant 2005 et le dialogue 5+5[7] on pouvait accéder à des zones de pêche intéressantes, mais depuis les autres pays ont agrandi leur territoire marin ». En effet, c’est en 2005 que la Libye met en place sa zone de pêche exclusive, interdisant ainsi l’accès aux pêcheurs tunisiens. La Tunisie met elle aussi en place sa zone économique exclusive[8], mais, à la différence de la zone libyenne[9], elle autorise des navires étrangers à y pêcher. Les chalutiers égyptiens sont particulièrement présents, et s’ajoutent aux chalutiers tunisiens (de Sfax notamment) qui ne peuvent plus pêcher dans les eaux poissonneuses libyennes. Il arrive même que ces chalutiers pénètrent dans les eaux territoriales, en toute impunité. En plus des désastres écologiques, les eaux du sud tunisien se vident ainsi de leurs poissons à cause de la surpêche.

    Limites des différentes zones maritimes tunisiennes[10] :

    Or, les frontières officielles ne semblent pas délimiter la zone où les pêcheurs tunisiens peuvent réellement travailler, cette dernière étant manifestement beaucoup plus restreinte et empiétée par la zone libyenne. Sur la carte maritime qu’il a déployée devant lui, Slah Eddine matérialise la zone où les pêcheurs de Zarzis peuvent pêcher de manière effective et montre en resserrant ses doigts l’évolution de la zone de pêche libyenne au détriment de la zone tunisienne. Mais alors, pourquoi ce déplacement de frontière maritime n’apparaît dans aucun texte ou accord international[11] ? Y a-t-il des accords cachés ? Les garde-côtes libyens s’arrogent-ils le droit de pénétrer les eaux tunisiennes ? Ou les pêcheurs tunisiens auraient-ils intégré l’obligation de ne pas pénétrer une zone tampon pour ne pas craindre pour leur sécurité ?

    Les pêcheurs sous les feux des groupes armés libyens

    Au-delà des problèmes économiques auxquels ils doivent faire face, les pêcheurs de Zarzis sont confrontés à de graves problèmes de sécurité dans les eaux où ils naviguent. Alors que les bateaux de pêche libyens ne se gênent pas, selon Slah Eddine, pour venir exploiter les eaux tunisiennes, il n’existe aucune tolérance pour les pêcheurs tunisiens qui s’aventurent en dehors de leur zone. Ces dernières années, le pêcheur ne compte plus les cas d’agressions, de saisies de bateaux, de menaces et prises d’otages, par les groupes armés, et parmi eux les gardes côtes officiels libyens, équipés par les programmes européens de lutte contre la migration non réglementaire.

    En 2012, un pêcheur tunisien mourrait ainsi sous les balles tirées d’une vedette côtière libyenne tandis que les 18 autres membres de l’équipage étaient faits prisonniers à Tripoli[12]. En 2015, quatre bateaux de pêche tunisiens qui avaient pénétré les eaux libyennes étaient également pris en otage par des groupes armés libyens et acheminés au port d’El Zaouira[13]. Les attaques ont eu lieu jusque dans les eaux tunisiennes, comme en février 2016 lorsque treize chalutiers tunisiens avec soixante-dix marins à bord ont été arraisonnés et emmenés dans le même port, la partie libyenne exigeant alors une rançon contre leur libération[14]. L’année suivante, en 2017, des pêcheurs libyens de Zaouira menaçaient de kidnapper tous les marins tunisiens qu’ils rencontreraient en mer en représailles au contrôle d’un chalutier libyen dans le port de Sfax par la garde maritime tunisienne. Depuis, les prises d’otage se multiplient. Enième épisode d’une saga sans fin, la dernière attaque libyenne date de septembre dernier.

    L’insécurité ne touche pas que les pêcheurs de Zarzis, mais tous les pêcheurs tunisiens qui naviguent à proximité des zones frontalières : au Sud-Est, ce sont les feux des groupes libyens qui les menacent ; au Nord-Ouest, ceux de la garde côtière algérienne. Le 31 janvier de cette année, un pêcheur originaire de Tabarka et âgé de 33 ans a été tué par les autorités algériennes alors que son bateau avait pénétré les eaux territoriales de l’Algérie[15]. « Le danger est partout ! », « on se fait tirer dessus ! », s’exclament les pêcheurs de l’Association. Entre deuil et colère, ils dénoncent l’absence de réponse ferme des autorités tunisiennes contre ces agressions et se font difficilement à l’idée qu’à chaque départ en mer leur vie puisse être menacée.

    Les autres damnés de la mer

    Comme tout marin, les pêcheurs de Zarzis doivent porter assistance aux bateaux en détresse qu’ils croisent sur leur chemin. Et des bateaux en détresse, ce n’est pas ce qui manque au large de Zarzis. Le hasard a fait que leur zone de pêche se trouve sur la route des migrants qui fuient la Libye sur des embarcations de fortune et les accidents sont fréquents dans ces eaux dangereuses. Porter secours aux survivants, prendre contact avec le Centre de Coordination des Sauvetages en Mer, ramener les corps de ceux pour lesquels ils arrivent trop tard afin de leur offrir une sépulture digne, c’est aussi cela, le quotidien des pêcheurs de Zarzis. L’effroi et la colère de l’impuissance lorsque des cadavres se prennent dans les filets pêche, l’inquiétude et le soulagement lorsque le pire est évité et que tout le monde arrive à bon port.

    Sauver des vies lorsqu’il est encore temps, c’est avant tout un devoir d’humanité pour ces hommes et ces femmes de la mer. La question ne se pose même pas, malgré les heures de travail et l’argent perdus. Pour être plus efficaces dans leurs gestes et secourir le plus grand nombre, plus d’une centaine de pêcheurs de Zarzis ont suivi en 2015 une formation de 6 jours sur le secours en mer organisée par Médecins sans frontières[16]. Alors que les politiques européennes de criminalisation des ONG menant des opérations de recherche et de secours en mer ont laissé un grand vide en Méditerranée, les pêcheurs tunisiens se retrouvent en première ligne pour les opérations de sauvetage. Aussi, quand ils partent en mer, prévoient-ils toujours de l’eau et de la nourriture en plus, des fois qu’un bateau à la dérive croise leur chemin.

    Des sauveurs que l’Europe veut faire passer pour des criminels

    Au-delà d’un devoir d’humanité, porter secours aux embarcations en détresse est une obligation inscrite dans le droit international maritime et en particulier dans la Convention internationale sur la Sauvegarde de la vie humaine en mer (SOLAS), qui s’applique à tous les navires. Le texte prévoit l’obligation pour tous les Etats de coordonner leurs secours et de coopérer pour acheminer les personnes dans un lieu sûr[17], où la vie des survivants n’est plus menacée et où l’on peut subvenir à leurs besoins fondamentaux.

    Aussi, lorsque l’équipage de Chameseddine Bourrasine croise lors l’été 2018 une embarcation avec 14 migrants à la dérive, c’est sans hésitation qu’il décide de leur porter secours. Mais alors que les rescapés menacent de se suicider s’ils sont ramenés en Tunisie et qu’il ne saurait être question de les livrer aux garde-côtes de Libye où c’est l’enfer des geôles qui les attend, le capitaine décide d’appeler la garde côtière du pays sûr le plus proche, à savoir l’Italie. Après plusieurs tentatives de contact restées sans réponse, il décide alors de remorquer le bateau vers l’Italie pour débarquer les migrants dans un lieu où ils seront en sécurité[18]. Accusé avec son équipage de s’être rendu coupable d’aide à l’immigration dite « clandestine », ce sauvetage coûtera aux 7 marins-pêcheurs 22 jours d’incarcération en Sicile.

    Si le procès s’est résolu par un non-lieu, les pêcheurs de Zarzis restent dans le collimateur des autorités italiennes. « Nous les pêcheurs tunisiens, l’Italie voudrait nous contrôler et encore limiter la zone dans laquelle nous pouvons pêcher » se désole Slah Eddine, « les Italiens nous surveillent ! ». Il évoque aussi la surveillance d’EUNAVFOR Med, également appelée Sophia, opération militaire lancée par l’Union européenne en 2015 en Méditerranée pour, selon les mots de la Commission « démanteler le modèle économique des passeurs et des trafiquants d’êtres humains »[19]. Si l’opération militaire les surveille de près lorsqu’il s’agit du secours en mer, lorsqu’il est question d’attaques par des milices libyennes, Sophia détourne le regard et abandonne les pêcheurs tunisiens à leur sort.

    Les harraga de demain ? [20]

    « On ne peut plus, ce n’est plus possible, il n’y a plus rien », répètent les pêcheurs, acquiesçant les paroles par lesquelles Slah Eddine vient de présenter leur situation. Entre les eaux polluées, les problèmes économiques, le fléau de Daesh, les poissons qui ne se reproduisent plus, les éponges malades, les attaques libyennes, les pressions italiennes et européennes, être un pêcheur en Tunisie, « ce n’est plus une vie ». Leurs fils à eux sont partis pour la plupart, en Europe, après avoir « brûlé » la mer. Ils savent que dans cette région qui vit surtout de la pêche, il n’y a pas d’avenir pour eux.

    Et puis il y a ceux qui, privés de toute autre source de revenus, sont contraints à se reconvertir dans des activités de passeurs. Nés dans des familles où la pêche se transmet de père en fils, ils connaissent la mer, ses vents, tempêtes, marées et courants. Ils savent où se procurer des bateaux. Lorsque ces loups de mer sont à la barre, le voyage est plus sûr pour celles et ceux risquent la traversée vers l’Europe à bord d’un rafiot. Alors que les harragas tunisiens sont de plus en plus systématiquement déportés lorsqu’ils sont arrêtés par les autorités italiennes[21], certains passeurs ont troqué leur clientèle tunisienne pour une clientèle subsaharienne, de plus en plus nombreuse à mesure que leur situation en Libye se dégrade. Faute de voies régulières pour les migrants, la demande de passage vers l’Europe augmente. Et faute de ressources alternatives pour les pêcheurs, l’offre se développe.

    Or ce n’est ni la « main invisible » ni une quelconque fatalité qui poussent ces pêcheurs au départ ou à la diversification de leurs activités, mais le mélange entre le modèle de développement polluant et incontrôlé, l’inaction des autorités tunisiennes en matière de protection de l’environnement, et le cynisme des politiques migratoires sécuritaires et meurtrières de l’Union européenne.

    https://ftdes.net/des-pecheurs-pris-dans-un-etau
    #environnement #sauvetage #Méditerranée #pêche #développement #émigration #Cotusal #pollution #plastique #colonialisme #sel #salines #phosphogypse #Groupe_Chimique_Tunisien #eaux_usées #reproduction_marine #poissons #éponges #Djerba #mollusques #Gabès #Jbeniana #microalgues #phosphate #crabe_bleu #Libye #différend_territorial #zone_économique_exclusive #surpêche #asile #migrations #réfugiés #criminalisation #Chameseddine_Bourrasine #EUNAVFOR_Med #Operation_Sophia #harraga

    #ressources_pédagogiques #dynamiques_des_suds

  • Oceans losing oxygen at unprecedented rate, experts warn | Environment | The Guardian
    https://www.theguardian.com/environment/2019/dec/07/oceans-losing-oxygen-at-unprecedented-rate-experts-warn
    https://i.guim.co.uk/img/media/1979963d7d9123c120cef4332221bbd03a4abfa3/0_100_5400_3240/master/5400.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Oxygen in the oceans is being lost at an unprecedented rate, with “dead zones” proliferating and hundreds more areas showing oxygen dangerously depleted, as a result of the climate emergency and intensive farming, experts have warned.

    Sharks, tuna, marlin and other large fish species were at particular risk, scientists said, with many vital ecosystems in danger of collapse. Dead zones – where oxygen is effectively absent – have quadrupled in extent in the last half-century, and there are also at least 700 areas where oxygen is at dangerously low levels, up from 45 when research was undertaken in the 1960s.

    #surpeche #environnement #climat #effondrement #ocean

  • Bloom Association - Communiqué : Le Parlement européen confirme sa volonté de détruire la pêche européenne - Bloom Association
    https://www.bloomassociation.org/cp-vote-pech-12-nov
    https://www.bloomassociation.org/wp-content/uploads/2019/11/Résultats-vote.jpeg

    Aujourd’hui, lors du premier vote majeur en Commission de la pêche du nouveau Parlement européen, les 28 députés membres de cette commission ont décidé de réouvrir les vannes de la #surpêche en Europe.