#surpêche

  • East Africa’s reefs being fished at unsustainable rates, study finds
    https://news.mongabay.com/2020/03/east-africas-reefs-being-fished-at-unsustainable-rates-study-finds

    Fish populations in coral reefs off Kenya, Tanzania and Mozambique are being harvested at unsustainable rates, new research has found.

    In the study published in the journal Marine Ecology Progress Series, researchers calculate that 70% of the region’s coral reefs have fish stocks below levels needed to produce maximum yield, and 38% of sites have fish stocks below sustainable levels.

    #pêche #surpêche #Afrique_de_l'est

  • Des #pêcheurs pris dans un étau

    « La mer c’est la liberté. Aujourd’hui nous sommes emprisonnés à même l’eau » déplore Slah Eddine Mcharek, président de l’Association Le Pêcheur pour le développement et l’environnement[1] à #Zarzis. Leurs projets sont ambitieux : protection des ressources aquatiques, développement d’une pêche durable et responsable et défense de la pêche artisanale. Mais les obstacles sont de taille : pris entre la raréfaction des ressources halieutiques, les menaces à leur sécurité, la réduction de leur zone de pêche et la criminalisation du sauvetage des migrants en mer, les pêcheurs se retrouvent enserrés dans un véritable étau.

    Au-delà de la petite ville de Zarzis et de ses plages où se côtoient hôtels de luxe, corps de naufragés et pêcheurs en lutte, le récit de Slah Eddine rappelle l’importance de la justice migratoire et environnementale.

    La mer, déchetterie nationale

    Depuis quelques années, un phénomène prend de l’ampleur : les rejets de déchets plastiques envahissent les rives et encombrent les zones où travaillent les pêcheurs. Faute d’un système opérationnel de collecte des ordures ménagères et de sensibilisation aux risques liés à la pollution des eaux par le plastique, ces déchets s’entassent dans les canaux de la ville avant de se disperser dans la mer, au point que les pêcheurs réclament l’interdiction des sacs plastiques.

    Aux déchets ménagers s’ajoute le problème des rejets industriels. Slah Eddine déploie une carte du bassin méditerranéen et pointe du doigt le sebkhet el melah (marais salant) des côtes de Zarzis. Le salin appartient à Cotusal, vestige colonial d’une filiale française qui a exploité pendant longtemps les ressources salines de la Tunisie, dans le cadre de concessions avantageuses qui n’ont pas été renégociées depuis l’indépendance[2]. L’exploitation du sel dans cette région, en plus de saliniser les terres agricoles, rejette des produits de traitement du sel dans la mer. Surtout, les eaux zarzisiennes sont polluées par les rejets du Groupe Chimique Tunisien, notamment le phosphogypse, et par les eaux usées non traitées par l’ONAS (Office National de l’Assainissement). Cette dernière ne remplit pas sa mission de traitement des eaux industrielles et ménagères, notamment sur l’île de Djerba. Une partie des eaux est traitée de manière inefficace et insuffisante, l’autre non traitée du tout.

    Un équilibre écologique rompu

    Pour les êtres vivants qui habitent ces eaux, les rejets industriels mêlés aux déchets et eaux usées ne peuvent faire que mauvais mélange. « La mer est devenue des toilettes à ciel ouvert » s’indigne Slah Eddine, pointant cette fois du doigt deux poissons dessinés sur une affiche. L’un est le loup de mer et l’autre la dorade. « Là où les usines rejettent leurs eaux, ces poissons n’y vivent plus » explique-t-il. La contamination de ces eaux rompt un équilibre essentiel à la survie de la faune et la flore maritimes.

    Dans ces eaux, la reproduction marine est difficile sinon impossible, entraînant la disparition de plusieurs espèces de poissons et notamment les espèces cartilagineuses. Les éponges souffrent quant à elles du réchauffement climatique et présentent depuis quelques années des signes de maladies, au désespoir des familles qui vivent de leur commerce. Ainsi, en 2017, suite à la montée des températures (24°C à 67m de profondeur !), de nombreuses éponges sont mortes, par leur fragilité aux changements du milieu ou par une épidémie favorisée par cette augmentation de température[3].

    L’accumulation des pollutions a fini par asphyxier toute forme de vie dans les eaux proches de Djerba et Zarzis et notamment dans le golfe quasi fermé de Boughrara. Les pêcheurs estiment que 90 % des poissons et mollusques auraient disparu en dix ou vingt ans, privant beaucoup de personnes, notamment des jeunes et des femmes, d’un revenu stable. Mais alors que les pêcheurs de Gabès reçoivent des compensations à cause de la pollution et viennent pêcher sur les côtes de Zarzis, les pêcheurs zarzisiens ne reçoivent rien alors qu’ils sont aussi affectés.

    Plus au nord, sur les côtes sfaxiennes, c’est un autre phénomène qui s’est produit deux fois cette année, en juin puis en novembre, notamment à Jbeniana : la mer est devenue rouge, entrainant une forte mortalité de poissons. Le phénomène a été expliqué par la présence de microalgues eutrophisant la mer, c’est-à-dire la privant de son oxygène. Mais la version officielle s’arrête là[4], la prolifération de ces microalgues n’a pas été expliquée. Or, des phénomènes similaires sont connus à d’autres endroits de la planète, notamment dans le golfe du Mexique où la prolifération des algues est due à l’excès d’engrais phosphaté et azoté qui se retrouve dans la mer, ou du rejet d’eaux usées, qui produisent des concentrations trop importantes de matières organiques[5]. Il est donc fort probable que les rejets concentrés en phosphate du Groupe Chimique Tunisien à Gabès et Sfax, d’autres rejets industriels et ménagers et/ou des rejets d’engrais agricoles par les oueds soient à l’origine du phénomène.

    Le coût de Daesh

    Alors que certaines espèces disparaissent, d’autres se multiplient en trop grand nombre. Le crabe bleu, surnommé « Daesh » par les pêcheurs de la région du fait de son potentiel invasif et destructeur, en est le meilleur exemple. Cette espèce, apparue fin 2014 dans le golfe de Gabès[6], a rapidement proliféré au large des côtes, se nourrissant des poissons qui jusque-là constituaient le gagne-pain des pêcheurs du coin. « Daesh détruit tout : les dorades, les crevettes, les seiches …. Tous les bons poissons ! » s’exclame-t-il. La voracité du crabe bleu a aggravé les problèmes économiques de bien des pêcheurs. Si la chair de cette espèce invasive fait le bonheur de certains palais et qu’un marché à l’export est en plein développement en direction de l’Asie et du Golfe, les habitants de Zarzis qui vivent de la pêche artisanale, eux, ne s’y retrouvent pas. « Un kilo de loup ou de dorade se vend 40 dinars. Un kilo de crabe bleu, c’est seulement 2 dinars ! » affirme un pêcheur de l’association.

    Le calcul est vite fait, d’autant plus que les crabes bleus font assumer aux pêcheurs un coût du renouvellement du matériel beaucoup plus important, leurs pinces ayant tendance à cisailler les filets. « Avant l’arrivée de Daesh, nous changions les filets environ deux fois par an, maintenant c’est quatre à cinq fois par ans ! » se désole l’un d’entre eux.

    Bloqués dans un Sahara marin

    Comme le martèlent les pêcheurs, « la zone de pêche de Zarzis est devenue un Sahara, un véritable désert ». Suite au partage international de la Méditerranée, les pêcheurs zarzisiens sont cantonnés dans des eaux côtières, qui se vident de poisson suite aux désastres écologiques et à la surpêche.

    « Avant 2005 et le dialogue 5+5[7] on pouvait accéder à des zones de pêche intéressantes, mais depuis les autres pays ont agrandi leur territoire marin ». En effet, c’est en 2005 que la Libye met en place sa zone de pêche exclusive, interdisant ainsi l’accès aux pêcheurs tunisiens. La Tunisie met elle aussi en place sa zone économique exclusive[8], mais, à la différence de la zone libyenne[9], elle autorise des navires étrangers à y pêcher. Les chalutiers égyptiens sont particulièrement présents, et s’ajoutent aux chalutiers tunisiens (de Sfax notamment) qui ne peuvent plus pêcher dans les eaux poissonneuses libyennes. Il arrive même que ces chalutiers pénètrent dans les eaux territoriales, en toute impunité. En plus des désastres écologiques, les eaux du sud tunisien se vident ainsi de leurs poissons à cause de la surpêche.

    Limites des différentes zones maritimes tunisiennes[10] :

    Or, les frontières officielles ne semblent pas délimiter la zone où les pêcheurs tunisiens peuvent réellement travailler, cette dernière étant manifestement beaucoup plus restreinte et empiétée par la zone libyenne. Sur la carte maritime qu’il a déployée devant lui, Slah Eddine matérialise la zone où les pêcheurs de Zarzis peuvent pêcher de manière effective et montre en resserrant ses doigts l’évolution de la zone de pêche libyenne au détriment de la zone tunisienne. Mais alors, pourquoi ce déplacement de frontière maritime n’apparaît dans aucun texte ou accord international[11] ? Y a-t-il des accords cachés ? Les garde-côtes libyens s’arrogent-ils le droit de pénétrer les eaux tunisiennes ? Ou les pêcheurs tunisiens auraient-ils intégré l’obligation de ne pas pénétrer une zone tampon pour ne pas craindre pour leur sécurité ?

    Les pêcheurs sous les feux des groupes armés libyens

    Au-delà des problèmes économiques auxquels ils doivent faire face, les pêcheurs de Zarzis sont confrontés à de graves problèmes de sécurité dans les eaux où ils naviguent. Alors que les bateaux de pêche libyens ne se gênent pas, selon Slah Eddine, pour venir exploiter les eaux tunisiennes, il n’existe aucune tolérance pour les pêcheurs tunisiens qui s’aventurent en dehors de leur zone. Ces dernières années, le pêcheur ne compte plus les cas d’agressions, de saisies de bateaux, de menaces et prises d’otages, par les groupes armés, et parmi eux les gardes côtes officiels libyens, équipés par les programmes européens de lutte contre la migration non réglementaire.

    En 2012, un pêcheur tunisien mourrait ainsi sous les balles tirées d’une vedette côtière libyenne tandis que les 18 autres membres de l’équipage étaient faits prisonniers à Tripoli[12]. En 2015, quatre bateaux de pêche tunisiens qui avaient pénétré les eaux libyennes étaient également pris en otage par des groupes armés libyens et acheminés au port d’El Zaouira[13]. Les attaques ont eu lieu jusque dans les eaux tunisiennes, comme en février 2016 lorsque treize chalutiers tunisiens avec soixante-dix marins à bord ont été arraisonnés et emmenés dans le même port, la partie libyenne exigeant alors une rançon contre leur libération[14]. L’année suivante, en 2017, des pêcheurs libyens de Zaouira menaçaient de kidnapper tous les marins tunisiens qu’ils rencontreraient en mer en représailles au contrôle d’un chalutier libyen dans le port de Sfax par la garde maritime tunisienne. Depuis, les prises d’otage se multiplient. Enième épisode d’une saga sans fin, la dernière attaque libyenne date de septembre dernier.

    L’insécurité ne touche pas que les pêcheurs de Zarzis, mais tous les pêcheurs tunisiens qui naviguent à proximité des zones frontalières : au Sud-Est, ce sont les feux des groupes libyens qui les menacent ; au Nord-Ouest, ceux de la garde côtière algérienne. Le 31 janvier de cette année, un pêcheur originaire de Tabarka et âgé de 33 ans a été tué par les autorités algériennes alors que son bateau avait pénétré les eaux territoriales de l’Algérie[15]. « Le danger est partout ! », « on se fait tirer dessus ! », s’exclament les pêcheurs de l’Association. Entre deuil et colère, ils dénoncent l’absence de réponse ferme des autorités tunisiennes contre ces agressions et se font difficilement à l’idée qu’à chaque départ en mer leur vie puisse être menacée.

    Les autres damnés de la mer

    Comme tout marin, les pêcheurs de Zarzis doivent porter assistance aux bateaux en détresse qu’ils croisent sur leur chemin. Et des bateaux en détresse, ce n’est pas ce qui manque au large de Zarzis. Le hasard a fait que leur zone de pêche se trouve sur la route des migrants qui fuient la Libye sur des embarcations de fortune et les accidents sont fréquents dans ces eaux dangereuses. Porter secours aux survivants, prendre contact avec le Centre de Coordination des Sauvetages en Mer, ramener les corps de ceux pour lesquels ils arrivent trop tard afin de leur offrir une sépulture digne, c’est aussi cela, le quotidien des pêcheurs de Zarzis. L’effroi et la colère de l’impuissance lorsque des cadavres se prennent dans les filets pêche, l’inquiétude et le soulagement lorsque le pire est évité et que tout le monde arrive à bon port.

    Sauver des vies lorsqu’il est encore temps, c’est avant tout un devoir d’humanité pour ces hommes et ces femmes de la mer. La question ne se pose même pas, malgré les heures de travail et l’argent perdus. Pour être plus efficaces dans leurs gestes et secourir le plus grand nombre, plus d’une centaine de pêcheurs de Zarzis ont suivi en 2015 une formation de 6 jours sur le secours en mer organisée par Médecins sans frontières[16]. Alors que les politiques européennes de criminalisation des ONG menant des opérations de recherche et de secours en mer ont laissé un grand vide en Méditerranée, les pêcheurs tunisiens se retrouvent en première ligne pour les opérations de sauvetage. Aussi, quand ils partent en mer, prévoient-ils toujours de l’eau et de la nourriture en plus, des fois qu’un bateau à la dérive croise leur chemin.

    Des sauveurs que l’Europe veut faire passer pour des criminels

    Au-delà d’un devoir d’humanité, porter secours aux embarcations en détresse est une obligation inscrite dans le droit international maritime et en particulier dans la Convention internationale sur la Sauvegarde de la vie humaine en mer (SOLAS), qui s’applique à tous les navires. Le texte prévoit l’obligation pour tous les Etats de coordonner leurs secours et de coopérer pour acheminer les personnes dans un lieu sûr[17], où la vie des survivants n’est plus menacée et où l’on peut subvenir à leurs besoins fondamentaux.

    Aussi, lorsque l’équipage de Chameseddine Bourrasine croise lors l’été 2018 une embarcation avec 14 migrants à la dérive, c’est sans hésitation qu’il décide de leur porter secours. Mais alors que les rescapés menacent de se suicider s’ils sont ramenés en Tunisie et qu’il ne saurait être question de les livrer aux garde-côtes de Libye où c’est l’enfer des geôles qui les attend, le capitaine décide d’appeler la garde côtière du pays sûr le plus proche, à savoir l’Italie. Après plusieurs tentatives de contact restées sans réponse, il décide alors de remorquer le bateau vers l’Italie pour débarquer les migrants dans un lieu où ils seront en sécurité[18]. Accusé avec son équipage de s’être rendu coupable d’aide à l’immigration dite « clandestine », ce sauvetage coûtera aux 7 marins-pêcheurs 22 jours d’incarcération en Sicile.

    Si le procès s’est résolu par un non-lieu, les pêcheurs de Zarzis restent dans le collimateur des autorités italiennes. « Nous les pêcheurs tunisiens, l’Italie voudrait nous contrôler et encore limiter la zone dans laquelle nous pouvons pêcher » se désole Slah Eddine, « les Italiens nous surveillent ! ». Il évoque aussi la surveillance d’EUNAVFOR Med, également appelée Sophia, opération militaire lancée par l’Union européenne en 2015 en Méditerranée pour, selon les mots de la Commission « démanteler le modèle économique des passeurs et des trafiquants d’êtres humains »[19]. Si l’opération militaire les surveille de près lorsqu’il s’agit du secours en mer, lorsqu’il est question d’attaques par des milices libyennes, Sophia détourne le regard et abandonne les pêcheurs tunisiens à leur sort.

    Les harraga de demain ? [20]

    « On ne peut plus, ce n’est plus possible, il n’y a plus rien », répètent les pêcheurs, acquiesçant les paroles par lesquelles Slah Eddine vient de présenter leur situation. Entre les eaux polluées, les problèmes économiques, le fléau de Daesh, les poissons qui ne se reproduisent plus, les éponges malades, les attaques libyennes, les pressions italiennes et européennes, être un pêcheur en Tunisie, « ce n’est plus une vie ». Leurs fils à eux sont partis pour la plupart, en Europe, après avoir « brûlé » la mer. Ils savent que dans cette région qui vit surtout de la pêche, il n’y a pas d’avenir pour eux.

    Et puis il y a ceux qui, privés de toute autre source de revenus, sont contraints à se reconvertir dans des activités de passeurs. Nés dans des familles où la pêche se transmet de père en fils, ils connaissent la mer, ses vents, tempêtes, marées et courants. Ils savent où se procurer des bateaux. Lorsque ces loups de mer sont à la barre, le voyage est plus sûr pour celles et ceux risquent la traversée vers l’Europe à bord d’un rafiot. Alors que les harragas tunisiens sont de plus en plus systématiquement déportés lorsqu’ils sont arrêtés par les autorités italiennes[21], certains passeurs ont troqué leur clientèle tunisienne pour une clientèle subsaharienne, de plus en plus nombreuse à mesure que leur situation en Libye se dégrade. Faute de voies régulières pour les migrants, la demande de passage vers l’Europe augmente. Et faute de ressources alternatives pour les pêcheurs, l’offre se développe.

    Or ce n’est ni la « main invisible » ni une quelconque fatalité qui poussent ces pêcheurs au départ ou à la diversification de leurs activités, mais le mélange entre le modèle de développement polluant et incontrôlé, l’inaction des autorités tunisiennes en matière de protection de l’environnement, et le cynisme des politiques migratoires sécuritaires et meurtrières de l’Union européenne.

    https://ftdes.net/des-pecheurs-pris-dans-un-etau
    #environnement #sauvetage #Méditerranée #pêche #développement #émigration #Cotusal #pollution #plastique #colonialisme #sel #salines #phosphogypse #Groupe_Chimique_Tunisien #eaux_usées #reproduction_marine #poissons #éponges #Djerba #mollusques #Gabès #Jbeniana #microalgues #phosphate #crabe_bleu #Libye #différend_territorial #zone_économique_exclusive #surpêche #asile #migrations #réfugiés #criminalisation #Chameseddine_Bourrasine #EUNAVFOR_Med #Operation_Sophia #harraga

    #ressources_pédagogiques #dynamiques_des_suds

  • Oceans losing oxygen at unprecedented rate, experts warn | Environment | The Guardian
    https://www.theguardian.com/environment/2019/dec/07/oceans-losing-oxygen-at-unprecedented-rate-experts-warn
    https://i.guim.co.uk/img/media/1979963d7d9123c120cef4332221bbd03a4abfa3/0_100_5400_3240/master/5400.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Oxygen in the oceans is being lost at an unprecedented rate, with “dead zones” proliferating and hundreds more areas showing oxygen dangerously depleted, as a result of the climate emergency and intensive farming, experts have warned.

    Sharks, tuna, marlin and other large fish species were at particular risk, scientists said, with many vital ecosystems in danger of collapse. Dead zones – where oxygen is effectively absent – have quadrupled in extent in the last half-century, and there are also at least 700 areas where oxygen is at dangerously low levels, up from 45 when research was undertaken in the 1960s.

    #surpeche #environnement #climat #effondrement #ocean

  • Bloom Association - Communiqué : Le Parlement européen confirme sa volonté de détruire la pêche européenne - Bloom Association
    https://www.bloomassociation.org/cp-vote-pech-12-nov

    Aujourd’hui, lors du premier vote majeur en Commission de la pêche du nouveau Parlement européen, les 28 députés membres de cette commission ont décidé de réouvrir les vannes de la #surpêche en Europe.

  • Face à l’effondrement du cabillaud, la Commission Européenne interdit sa pêche en Mer Baltique Laurie Debove - 22 août 2019 - La Relève et la peste
    https://lareleveetlapeste.fr/face-a-leffondrement-du-cabillaud-la-commission-europeenne-interdi

    « L’effondrement de ce stock de cabillaud aurait un effet dévastateur sur les moyens de subsistance d’un grand nombre de pêcheurs et de communautés côtières de toute la mer Baltique. Nous devons agir de toute urgence pour reconstituer le stock - tant dans l’intérêt des ressources halieutiques que des pêcheurs. Cela signifie réagir rapidement à une menace immédiate maintenant, au moyen des mesures d’urgence que la Commission prend. Mais cela suppose aussi de gérer le stock - et son habitat - de manière adéquate à long terme. » Karmenu Vella, commissaire chargé de l’environnement, des affaires maritimes et de la pêche.

    En juillet 2019, la Commission Européenne a décidé d’interdire, avec effet immédiat, la pêche industrielle de cabillaud dans la majeure partie de la mer Baltique jusqu’au 31 décembre 2019. Soumis à de nombreuses menaces, le cabillaud est représentatif de l’état déplorable dans lequel se trouve les océans.

    Le cabillaud, au bord de l’extinction en Mer Baltique
    Cela faisait déjà deux ans que les scientifiques du Conseil international pour l’exploration de la mer (CIEM) alertaient les autorités sur l’état de santé du stock de cabillauds de la Mer Baltique (un stock désigne une espèce dans la zone où elle vit). Depuis 2017, le stock se situe en-dessous des limites biologiques de sécurité et ne devrait pas dépasser ce niveau à moyen terme, même en l’absence de toute activité de pêche. 

    Au mois de Mai, le CIEM dressait un constat sans appel : pour empêcher la disparition complète des cabillauds en Mer Baltique, il ne faudrait donc en pêcher aucun en 2020. Bien que certains Etats membres de l’Union Européenne avaient pris des dispositions pour préserver les populations de cabillauds, elles restaient toutes insuffisantes. Face à la menace d’effondrement du cabillaud, la Commission Européenne a décidé d’instaurer une mesure radicale en interdisant sa pêche industrielle jusqu’au 31 décembre 2019 au moins. 

    « L’effondrement de ce stock de cabillaud aurait un effet dévastateur sur les moyens de subsistance d’un grand nombre de pêcheurs et de communautés côtières de toute la mer Baltique. Nous devons agir de toute urgence pour reconstituer le stock – tant dans l’intérêt des ressources halieutiques que des pêcheurs. Cela signifie réagir rapidement à une menace immédiate maintenant, au moyen des mesures d’urgence que la Commission prend. Mais cela suppose aussi de gérer le stock – et son habitat – de manière adéquate à long terme. » Karmenu Vella, commissaire chargé de l’environnement, des affaires maritimes et de la pêche.

    Le cabillaud, aussi connu sous le nom de morue lorsqu’il est salé et séché, est réparti dans deux zones de la Mer Baltique : un petit groupe à l’ouest de l’île danoise de Bornholm, qui résiste bien, et une grande population au sud de la Suède. C’est cette dernière zone qui est concernée par l’interdiction européenne. Cette mesure immédiate essentielle n’est qu’un début : la Commission Européenne prévoit de l’étendre à l’an prochain, mais aussi d’instaurer d’autres mesures pour restaurer l’habitat dans lequel évolue le poisson.

    Un phénomène représentatif de l’état des océans
    Cela fait dix ans que la population des cabillauds diminue dramatiquement, avec quelques sursauts de régénération qui sont aussitôt suivis d’une plus grande période de déclin. Ainsi, alors que le total admissible de captures diminue d’année en année, les pêcheurs n’arrivent qu’à atteindre entre 40% et 60 % de leurs quotas autorisés, les cabillauds étant de plus en plus petits et de moins en moins nombreux. Manque de salinité, températures trop élevées, manque d’oxygène (deux des trois zones de reproduction du cabillaud sont désormais des zones mortes qui font la taille du Danemark), infections parasitaires, et surpêche sont autant de facteurs d’origine humaine qui ont contribué à cette situation catastrophique.

    L’effondrement du cabillaud n’est pas une première dans l’histoire de l’océan. A Terre-Neuve, le gouvernement canadien avait dû lui aussi interdire la pêche industrielle au cabillaud alors que les populations étaient tombées à moins d’1 % de ce qu’elles étaient par rapport à leur niveau originel. Il a fallu 25 ans pour que la population canadienne de cabillauds commence un peu à ré-augmenter, avant de s’écrouler à nouveau à cause de nouvelles autorisations de pêche. 

    « L’océan nous dit qu’il n’en peut plus mais nous sommes sourds. Les politiques de la pêche sont absurdes et conduisent à la catastrophe. » précise ainsi le Franco-Canadien Daniel Pauly, responsable de Sea Around Us, un groupe de recherche sur l’état des pêcheries basé à l’Université de Colombie-Britannique (Vancouver), au média Le Temps

    Pour véritablement permettre au cabillaud de la Mer Baltique de se régénérer, il faudrait aussi étendre l’interdiction à la pêche au sprat et au hareng dont il se nourrit. Et empêcher les activités polluantes qui participent à l’eutrophisation des océans, un excès d’azote et de phosphore, causée par l’agriculture et les activités industrielles autour de la Mer Baltique. 

    Le cabillaud est loin d’être un cas isolé. La Commission Européenne a récemment pris des mesures d’urgence similaires pour protéger l’anchois du golfe de Gascogne et le bar septentrional. Selon la FAO, la part des espèces marines surexploitées est passée de 10 % en 1974 à 33 % en 2015, tandis que celle des espèces capturées au maximum biologiquement supportable est passée de 50 à 60 %. Si l’on fait le calcul, cela ne laisse aujourd’hui plus que 7 % des espèces qui ne soient pas menacées de surpêche. 

    Finalement, il s’agirait de repenser entièrement notre rapport aux océans, et simplement les laisser tranquilles pour qu’ils puissent se restaurer.

    #cabillaud #ue #surexploitation #massacre #pêche #alimentation #pollution #poisson #environnement #surpêche #poissons #mer #élevage #biodiversité #écologie #Baltique #quotas #aveuglement #Hareng #Anchois #Bar

  • Le vieil homme et la mer Isabelle Paré - 2 Aout 2019 - Le devoir

    Depuis 50 ans, il observe les mers se vider et combat l’océan de mensonges servi par une industrie des pêches toujours plus gourmande. Les requins qu’il décrie n’ont pas d’ailerons, mais pourchassent les derniers poissons jusqu’en Antarctique. Lanceur d’alertes, Daniel Pauly se bat contre la mer de notre indifférence.

Il est peu connu du grand public, mais ce Jacques Cousteau de l’ombre a érigé des systèmes qui permettent aujourd’hui de mesurer le piteux état de santé des océans, siphonnés jusque dans leurs plus profonds abysses.

    Après avoir sillonné les mers de la planète, Daniel Pauly, expert mondial des ressources marines, a aujourd’hui jeté l’ancre à Vancouver, où il dirige le Fisheries Center de l’Université de la Colombie-Britannique. Arête dans la gorge, ce vigile des milieux marins peine à penser que l’humanité n’aura bientôt plus que du plancton à se mettre sous la dent si elle continue de raboter les fonds océaniques.

    Ses combats répétés contre de nobles instituts maritimes ont de quoi laisser muet comme une carpe. Si le fléau de la surpêche est maintenant sur l’écran radar, c’est parce que Daniel Pauly y a attaché un grelot il y a déjà plus de 30 ans. Ses travaux ont démontré que l’industrie noyait le poisson avec de faux chiffres sur ses captures et prouvé que les stocks de poissons étaient en chute libre depuis le tournant du XIXe siècle.

    « Il ne reste que 1 % de l’état des stocks de #morue par rapport au milieu du XXe siècle, et 2 à 3 % des stocks de #thon. En gros, 90 % de la biomasse des grands poissons a disparu en 100 ans », affirme d’une douce voix à la Henri Salvador celui qui fait rager les plus grands armateurs de la planète.

    Toujours plus loin
    La surpêche n’est pas née d’hier, raconte Daniel Pauly. Depuis l’ère des bateaux à vapeur, la course vers les mers plus lointaines, partie en vrille depuis, n’a jamais cessé. On a longtemps perçu chaque effondrement des stocks de façon isolée. Au cas par cas, les experts ont observé l’affaire, sans longue-vue pour venir voir l’incendie. « C’est comme tenter de prédire le temps en regardant les nuages au-dessus de votre tête. Pour prévoir le temps, il faut analyser sur de longues périodes l’évolution des systèmes partout dans le monde. C’est pareil pour les poissons », affirme-t-il.

    Pauly a mis une paire de lunettes sur la cécité et le #déni généralisés qui aveuglaient l’industrie de la pêche jusqu’au début des années 1980.

    En créant d’abord #FishBase, puis #Sea_Around_Us, la première banque mondiale colligeant des millions de données récoltées par des scientifiques pour quantifier l’état et l’évolution des stocks de poissons et autres animaux marins. En 1996, son premier brûlot publié dans Science a fracassé le mythe de l’océan inépuisable.

    L’anguille sous la roche
    Alors que l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) évalue à 86 millions de tonnes la totalité des poissons pêchés dans les océans, l’équipe de Pauly l’établit plutôt à 130 millions de tonnes, si on tient compte des prises accidentelles, des rejets et des pêches illégales et artisanales, occultées par l’ONU. Du nombre, 10 millions de tonnes de crustacés rejetées en pure perte à l’échelle de la planète. L’industrie hurle, et Pauly la compare à un malade suicidaire courant à sa propre perte en réclamant sans cesse plus de corde.

    Jeune scientifique embarqué à bord d’un #navire-usine, c’est à Terre-Neuve qu’il a constaté de visu les ravages causés par la pêche industrielle. « Les chalutiers raclaient les fonds à 200 mètres, arrachant poissons et cailloux. Des blocs erratiques aussi gros que des Volkswagen atterrissaient sur le pont », rappelle-t-il dans la biographie que lui consacre l’océanologue David Grémillet.

    Vidées, les côtes ont été délaissées au profit de mers toujours plus lointaines. Armés comme des engins militaires, les chalutiers vont traquer les poissons jusqu’en Antarctique, à plus de 600 mètres de profondeur. « La pêche locale n’existe pratiquement plus », dit encore Daniel Pauly. Dans l’insouciance généralisée, le chalutage ratisse 150 fois l’équivalent de la surface déforestée chaque année sur la planète. Une coupe à blanc sous-marine et invisible de la taille de la superficie des États-Unis, où plusieurs zones sont ratiboisées jusqu’à huit fois l’an.

    Daniel Pauly dénonce cette #razzia. « Et dans bien des cas, les pays riches bouffent les poissons des pays pauvres », affirme le Franco-Canadien, né après la guerre d’une mère française et d’un G.I. afro-américain, révolté du pillage éhonté des mers de l’Afrique de l’Ouest par des bateaux occidentaux et asiatiques. Sa solution : interdire la pêche en haute mer, protéger 20 % des océans et abolir les subventions aux industries qui encouragent la sur pêche. Car c’est le bacon qui fait le poisson, affirme ce chercheur. Grâce aux subventions allant jusqu’à 30 % en Chine, pêcher demeure rentable là où les ressources sont déjà anémiées, martèle-t-il.

    L’or blanc
    « En Antarctique, ceux qui pêchent la #légine de façon illégale peuvent perdre un bateau sur cinq tellement ils gagnent de #fric. Pour ne pas être attrapés, des capitaines coulent eux-mêmes leurs bateaux. Et ça reste rentable ! » décrie l’écologiste, considéré parmi les 50 scientifiques les plus influents de la planète par le magazine Scientific American en 2003. La légine, cet or blanc recherché des gourmets occidentaux, se vend jusqu’à 40 $ la livre.

    « Après avoir vidé les plaines marines, les bateaux vident les canyons des océans où se terrent les derniers poissons », relance Pauly. À elle seule, la Chine déploie 3400 navires-usines qui pompent 4 millions de tonnes de poissons dans les eaux de 93 États, dont 75 % dans les eaux africaines.

    Noyer le poisson
    Daniel Pauly rage aussi contre l’autre grand « mensonge » du siècle : l’#aquaculture, parfois présentée comme un remède à la faim dans le monde. Or, selon lui, l’aquaculture de poissons carnivores accélère le sac des océans. « En Mauritanie et au Sénégal, 40 usines sont plantées sur les côtes pour faire de la farine de sardinelles, qui étaient avant pêchées, fumées et mangées en Afrique. Là, on produit de la farine pour engraisser des cochons ou du saumon. C’est un truc innommable ! »

    Le maître de la #biomasse parle en connaissance de cause. Produire une seule livre de saumon dépouille l’océan de trois ou quatre livres de petits poissons. « C’est une perte sèche de protéines, c’est révoltant ! Dire que ça nourrit le monde, c’est une fraude intellectuelle. Ceux qui s’alimentaient de sardinelles n’ont pas l’argent pour acheter ce saumon. C’est un vol global. J’appelle ça l’aquaculture B, pour bad. Cette aquaculture ne produit pas de poissons, elle bouffe du poisson ! »

    Médusé par la surpêche
    Un jour, un étudiant de Daniel Pauly a mesuré l’explosion des populations de #méduses partout dans le monde. En mer de Namibie, ces invertébrés ont complètement remplacé les poissons : 14 millions de tonnes de méduses ont évincé 10 millions de tonnes de poissons. « Les poissons qui mangeaient les larves de méduses ont disparu, laissant leurs proies sans prédateurs », explique Daniel Pauly.

    Des océans « gélifiés », c’est la vision d’horreur qui hante le biologiste, qui a signé en 2013 Manges tes méduses. Ces masses gélatineuses sont, en effet, faites sur mesure pour survivre aux zones lessivées de poissons que laisse la surpêche dans son sinistre sillage, explique le scientifique couronné en 2005 du prix Cosmos, l’équivalent du Nobel en écologie.

    « Pour que les poissons puissent se repeupler en haute mer et revenir ensuite vers les côtes, il faut dès maintenant créer des zones protégées. Avant, on n’avait pas les moyens techniques de pêcher jusqu’au dernier poisson. Aujourd’hui, plus rien n’est impossible », déplore-t-il.

    Cet éternel indigné, rescapé d’une enfance douloureuse vécue au sein d’une famille adoptive abusive, Pauly en connaît long sur la capacité de résilience des hommes, comme des autres espèces. « C’est toujours possible de renverser la vapeur, assure-t-il, si l’on réagit à temps. »

    Source : https://www.ledevoir.com/societe/environnement/559908/le-vieil-homme-et-la-mer
    Tiré de la revue de Presse : https://www.les-crises.fr/revue-de-presse-du-06-08-2019

    #surpêche #mer #alimentation #poissons #pêche_industrielle #pêche_illégale #aquaculture #Daniel_Pauly #ressources_marines

  • Côte atlantique. Plus de 1100 dauphins échoués depuis le 1er janvier, un triste record
    Michel ORIOT. Publié le 19/03/2019

    https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/loire-atlantique/cote-atlantique-plus-de-1-100-dauphins-echoues-6270271

    Depuis le 1er janvier, c’est l’hécatombe la plus grave depuis quarante ans. Les échouages de cadavres de petits cétacés dus aux captures accidentelles augmentent de façon inquiétante depuis quatre ans. Les navires fileyeurs sont dans le collimateur…

    Entre le 1er janvier et le 18 mars, 1 107 cadavres de petits cétacés (95 % de dauphins communs) ont été découverts sur les plages de la façade atlantique. Triste record !

    Ils ont été examinés par le Réseau bénévole national échouages

    (RNE). Les premières constations remontent à la mi-janvier, avec 250 dauphins échoués le long des côtes des Landes et de la Gironde. Puis, début février, les échouages se concentrent sur les plages de Vendée et de Charente-Maritime avec plus de 260 cétacés.

    Pour l’observatoire des mammifères marins Pelagis de La Rochelle, « la très grande majorité des dauphins examinés présente des traces de morts dans les engins de pêche » . Ils se retrouvent coincés dans les mailles des filets et asphyxiés – ces mammifères doivent en effet remonter à la surface pour respirer.

    Début mars, les signalements se multiplient sur les côtes de Vendée, de Charente-Maritime et de Loire-Atlantique. Et encore, c’est la partie immergée : il faut imaginer que, suivant les dérives, plus de la moitié des cadavres maillés dans les filets coulent et n’arrivent pas à la côte…

    https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/3037306926c10dcab81cf4b9341e9cb6-cote-atlantique-plus-de-1100-dau dauphins échoués cote atlantique NAINdauphins | OUEST-FRANCE

    D’où provient cette hécatombe en explosion ?

    On comptait 200 cadavres par an il y a dix ans, et plus de 700 tous les hivers depuis 2016. Les pratiques de pêche ont sans doute évolué dans le golfe de Gascogne, dans la zone des 100 km, sur le plateau continental. L’hiver, les dauphins y recherchent des poissons, tout comme les pêcheurs…

    À qui la faute ?

    Les chalutiers pélagiques, ces bateaux mi-artisanaux mi-industriels venus de Lorient et La Turballe pour pêcher par paire le merlu ou le bar, avec leur filet à entonnoir entre les deux, sont montrés du doigt par l’ONG Sea Sheperd. « Pas d’accord ! » crient les tenants de cette pêche.

    Ils étaient « au maximum douze paires, cet hiver » , dans le golfe et sont tous équipés, cette année, de pingers, ces répulsifs sonores à dauphins posés sur leur chalut : cela « diminue de 65 % les prises accidentelles de dauphins » , se défend Ludovic Le Roux, propriétaire du Cintharh . Lui, Anthony Le Huche et Eric Morice, trois Turballais, ont expérimenté, l’an dernier, les effaroucheurs sonores Pingers STM DDD (Dolphin Dissuasive Device) fabriqués en Italie.

    Thomas Rimaud, de l’organisation des producteurs Pêcheurs de Bretagne, estime que les patrons de pélagiques jouent le jeu depuis 2016. « Ils travaillent avec l’Ifremer et Pelagis et laissent monter des observateurs indépendants du bureau Sinay », pendant la campagne de pêche d’hiver. Les pingers de la taille d’une fusée de détresse sont placés sur trois côtés du chalut. Cette année, tous les pélagiques de Pêcheurs de Bretagne (du Croisic à Saint-Brieuc) sont équipés de répulsifs efficaces et estiment que « les captures accidentelles, en extrapolant, s’élèvent à quarante-cinq dauphins au maximum » . On est loin du compte…

    Si ce n’est eux, alors qui ?

    L’observatoire Pelagis évoque des captures sur la dizaine de pélagiques espagnols, l’hiver, mais surtout celles de très nombreux fileyeurs (562 recensés sur la façade atlantique, soit 38 % de la flotte totale), sans toutefois savoir quel type de filet est mortel pour les cétacés.

    Alors, des pingers pour tout le monde ? Malheureusement, explique le biologiste rochelais Olivier Van Canneyt, « les pingers ne sont pas adaptables sur des filets qui restent une nuit, voire plusieurs jours, tendus » , à la verticale sur des hauteurs impressionnantes. Comment empêcher les dauphins de s’aventurer dans des zones représentant sans doute des centaines de km de filets ? De plus, les pingers ont une durée d’efficacité limitée dans le temps.

    Alors, que faire ?

    « On n’a pas de solutions techniques connues » , déplore Olivier Van Canneyt. Cette année, démarre le projet Licado en collaboration avec les fileyeurs, l’Ifremer et Pelagis pour mieux cerner les causes et trouver des parades. Il faudra sans doute à terme gérer dans l’espace et le temps les zones de pêche du golfe ou alors changer les pratiques de pêche… Il a fallu vingt ans aux pélagiques pour se responsabiliser efficacement, c’est au tour des fileyeurs de faire leur aggiornamento, vite…

  • Bloom Association - VICTOIRE : la pêche électrique sera interdite en Europe en 2021 - Bloom Association
    https://www.bloomassociation.org/victoire-peche-electrique

    la pêche électrique sera totalement interdite aux navires de pêche de l’Union européenne dans toutes les eaux qu’ils fréquentent, y compris en dehors de l’UE, au 30 juin 2021.

    « En 2017, lorsque BLOOM a commencé à faire campagne au Parlement européen, tous les groupes politiques sauf un (la GUE/NGL) acceptaient le principe de la pêche électrique, les pêcheurs artisans n’avaient plus aucun espoir de la voir interdite et le débat portait même sur son extension massive en Europe » rappelle Claire Nouvian, fondatrice de BLOOM. « Le chemin parcouru est gigantesque. Nous revenons de loin. Nous avons entièrement retourné l’écosystème politique en notre faveur et la négociation ce soir n’a quasiment porté que sur la date de l’interdiction, plus personne ne remettait en cause son principe ».❞
    #pêche #surpêche #

  • « Cash investigation » : demain, un monde sans poisson ?
    https://www.lemonde.fr/culture/article/2019/02/05/cash-investigation-demain-un-monde-sans-poisson_5419638_3246.html

    La mer éternelle, ses marins courageux confrontés aux embruns et aux vents du large… Stop ! C’est un tout autre film que nous présente l’équipe de « Cash investigation ». Il s’agit cette fois de nous entraîner dans une plongée en eaux troubles, sur les traces de quelques gros poissons de la pêche industrielle. Un milieu discret qui mériterait d’être mieux connu. A l’image du « dispositif de ­concentration de poissons » ou « DCP » pour les initiés. Voilà un acronyme dont la réputation n’est pas encore à la hauteur de l’action : une méthode de pêche au thon tropical, en plein essor depuis les années 1980 et dont les professionnels savent bien qu’elle est en train de décimer les océans.

    #reportage #pêche #surpêche

  • Subventions à la pêche : l’association Bloom dénonce l’opacité de l’Etat français
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/01/22/subventions-a-la-peche-l-association-bloom-denonce-l-opacite-de-l-etat-franc

    Lundi 21 janvier, l’association Bloom a déposé un recours devant le tribunal administratif de Paris « pour excès de pouvoir de l’Etat ». Mardi matin, elle en informait les médias lors d’une conférence de presse. Elle reproche à l’administration de la direction des pêches maritimes et de l’aquaculture (DPAM) de lui refuser avec constance l’accès à certaines données indispensables à l’analyse des aides au secteur de la pêche.

    #paywall mais...

    BLOOM attaque l’Etat pour excès de pouvoir

    Après quatre années de bataille infructueuse pour obtenir des données essentielles de subventions publiques accordées au secteur de la pêche, BLOOM a introduit hier un recours contre l’État pour excès de pouvoir. Depuis juin 2015, BLOOM réclame sans relâche les données complètes de #subventions européennes allouées au secteur de la #pêche en #France. Un fichier a bien été communiqué à BLOOM mais très incomplet et d’une qualité déplorable le rendant inutilisable.

    Après avoir épuisé tous les moyens non contentieux à sa disposition[1] et en l’absence de réponse de l’administration centrale du ministère de l’#agriculture,[2] l’association #BLOOM se voit contrainte de porter l’affaire en #justice afin de briser le mur d’opacité qui interdit aux citoyens l’accès à ces informations cruciales concernant l’usage des fonds publics.

    https://www.bloomassociation.org/subventions-bloom-attaque-letat
    #surpêche

  • The Dynamics of the Global Fishing Fleet - Interactive - Global Fishing Watch
    http://globalfishingwatch.org/research/dynamics-global-fishing-fleet-interactive

    Our research paper, “Tracking the global footprint of fisheries,” was published today in Science. A key finding of the study is that fishing is remarkably non-seasonal at a global scale. What matters far more than any natural annual cycle, it turns out, are cultural and political factors: fishers in North America and Europe don’t work on Christmas and weekends, and Chinese fishers don’t work during the summer, when a moratorium limits fishing in Chinese waters, or during the Chinese New Year.

    Below is an interactive chart where you can explore how fishing changes over the course of the year. Select any two countries and see how fishing changes. The default display compares Chinese and non-Chinese vessels (see figure 2 from our paper for another representation of this graph). On this chart you can clearly see the drop in fishing during the summer months in China, and you can see the weekly pulse of fishing among non-Chinese vessels (interestingly, it looks like Chinese fishers don’t take weekends off). Note you can toggle between viewing “fishing hours” per day and “number of vessels” that are fishing on a given day.

    Below the two charts are a series of bubbles, arranged somewhat geographically, representing each flag state in our data. The inside circle shows how much fishing that flag state does on a given day, and the larger circle shows the maximum amount of fishing by that flag state. If you hit play, you can see the weekly pulse of fishing in European countries. You can also click on a bubble to see the time series for that country.

    #pêche #surpêche #pêche_industrielle #océan #cartographie #visualisation
    http://science.sciencemag.org/content/359/6378/904

  • Blocage ce lundi de plusieurs ports européens, dont Nieuport, pour protester contre la pêche électrique Afp - 18 Juin 2°18 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/economie/detail_blocage-ce-lundi-de-plusieurs-ports-europeens-dont-nieuport-pour-protest

    Des ONG et des pêcheurs traditionnels de plusieurs pays, dont la France, la Belgique, l’Allemagne et les Pays-Bas, vont bloquer lundi des ports pour protester contre la pêche électrique, méthode « qui détruit le milieu marin et menace leur survie économique », selon un communiqué de l’ONG Bloom.

    L’action des pêcheurs débutera lundi à partir de 9h00, selon l’ONG, qui mène campagne contre la pêche électrique depuis plusieurs mois.

    Les pêcheurs interviendront dans les ports de #Boulogne-sur-Mer (France), #Ijmuiden (Pays-Bas), #Nieuport (Belgique) et #Lowestoft (Royaume-Uni). Des actions sont également prévues à #Flensbourg (Allemagne), #Mandriola (Italie), #Saint-Mandrier, #La-Ciotat et #Saint-Jean-de-Luz (France).

    Les pêcheurs souhaitent ainsi interpeller les responsables politiques européens pour qu’ils interdisent définitivement cette technique de pêche destructrice, précise Bloom.

    A Boulogne-sur-Mer, ils recevront le soutien du député européen EELV Yannick Jadot.

    Une plateforme a été lancée pour permettre au public d’interpeller les décideurs européens : https://stopelectricfishing.org

    La pêche électrique interdite notamment en Chine, au Brésil et aux États-Unis, consiste à envoyer depuis un chalut des impulsions électriques dans le sédiment pour y capturer des poissons vivant au fond des mers.

    Elle est interdite en Europe depuis 1998 mais la Commission européenne permet sa pratique depuis 2006 dans le cadre d’un régime dérogatoire exceptionnel.

    Les ONG accusent la Commission d’avoir cédé aux lobbies néerlandais de la pêche industrielle au détriment des petits pêcheurs.

    « Au fil des ans, l’épuisement du poisson le long des côtes de la mer du Nord a amené les pêcheurs traditionnels au bord du gouffre économique. A titre d’exemple, entre 2014 et 2018, les fileyeurs des Hauts-‐de-‐France ont perdu en moyenne 50% de leurs captures de soles », déplore Bloom dans son communiqué.

    Mi-janvier, le Parlement européen s’est prononcé pour une nouvelle interdiction de la pêche électrique dans l’UE. Cela n’est qu’une étape sur le long parcours législatif du texte, le Parlement devant négocier avec le Conseil (les États membres) et la Commission pour trouver un compromis final.

    En France, l’Assemblée nationale a apporté son soutien à l’unanimité au gouvernement pour qu’il obtienne l’interdiction définitive.

    #pêche #pêche-electrique #surpêche #mer #euro_destruction #lobbies #Pays-bas #alimentation #écologie #électricité #blocage #Pays-Bas #ressources_halieutiques #poissons #chaluts #parlement_européen #union_européenne #commission_européenne

  • Les nouveaux délinquants environnementaux (2/4) : Du golfe de Guinée à la Thaïlande : les ravages de la pêche illégale
    https://www.franceculture.fr/emissions/cultures-monde/culturesmonde-du-mardi-05-juin-2018

    Malgré des législations qui se renforcent depuis des années, des chalutiers persistent à prélever illégalement des stocks de poissons considérables, bouleversant les écosystèmes et la sécurité alimentaire. Mais peut-on combattre la pêche illégale sans interroger le modèle de la #pêche_industrielle ?

    #pêche_illégale #surpêche

  • Surexploitation et changement climatique : au Sénégal, la pêche est en danger

    La sécurité alimentaire de la population sénégalaise dépend largement des ressources halieutiques : près de 70 % des protéines animales consommées sont puisées en mer et le plat national, le thiéboudienne, est préparé avec du riz et du poisson. Tout un pan de l’économie du pays s’est développé autour de ce vivier. Le Sénégal est le deuxième pays producteur de poisson en Afrique de l’Ouest et dépasse désormais les 500.000 tonnes extraites par an, derrière le Nigéria. La pêche est la première branche exportatrice du pays. Plus de 600.000 emplois en dépendraient, soit 17 % de la population active.

    Abondance de biens ne nuit pas, mais la ressource n’en est pas moins tarissable. À force de puiser dans les stocks de poissons sénégalais, la voracité des pêches industrielles et artisanales déséquilibre et épuise les écosystèmes qui faisaient le bonheur et la prospérité des pêcheurs artisanaux. La pêche s’est largement intensifiée depuis les années 1970. Plus de 20.000 pirogues et quelque 160 navires industriels se disputeraient, désormais, les 718 kilomètres de côtes du Sénégal, pour répondre à une demande mondialisée et soutenue. La cadence infernale des ballets incessants des navires ne permet pas aux stocks de poissons de se régénérer. Plus de 50 % des stocks suivis dans les eaux ouest-africaines seraient surexploités, ce qui constitue l’un des taux les plus élevés au monde. La rentabilité des pêcheries, insuffisamment compensée par la hausse des prix, diminue à mesure que l’effort de pêche et le nombre d’espèces ciblées augmente. À tel point que des pêcheurs, acculés, pensent à migrer vers l’Europe ou tentent des incursions en eaux étrangères, au péril de leur vie. En janvier 2018, un pêcheur saint-louisien a été abattu par des gardes-côtes mauritaniens [2].

    voir aussi dans le diplo de mai cette très belle carte.

    #pêche #surpêche #Sénégal #Afrique_de_l'ouest

  • How Can the Large-Scale Poaching in the South Atlantic Be Stopped? | Inter Press Service
    http://www.ipsnews.net/2018/03/can-large-scale-poaching-south-atlantic-stopped

    A satellite image shows the great concentration of ships along the boundary of the Argentine Exclusive Economic Zone (EEZ), taking advantage of the lack of regulations to poach huge quantities of seafood. Credit: Courtesy of Milko Schvartzman

    #pêche #surpêche #mer #zee

  • Comment la France extermine ses dauphins
    http://seashepherd.fr/index.php/actu-editos/actualites/52-news-26022018

    #Sea_Shepherd lance l´Opération « #Dolphin_ByCatch » pour alerter sur le sort des #dauphins le long des côtes françaises.

    En France, sur les seules côtes de Vendée et Charente Maritime sur la seule période de Janvier à Mars, c’est une moyenne de 6000 dauphins (et jusqu’à 10 000 d’après les estimations de Pelagis) qui sont tués par !es #chalutiers_pélagiques pêchant en bœuf (filet traîné par deux chalutiers) mais aussi par les grands #chalutiers_industriels à grande ouverture verticale. C’est bien plus que les #massacres des îles Féroé et de la baie de Taiji (Japon) combinés.

    Ces navires pêchent principalement le #bar, sur les zones de #frayère et en pleine période de reproduction. Si l’espèce du bar est-elle même menacée de ce fait, les dauphins en font également les frais. Le Bob Barker, navire de Sea Shepherd, en patrouille sur le plateau de Rochebonne le week-end dernier a pu filmer, les chalutiers Jérémi Simon et Prométhée en train de remonter leur filet avec à l’intérieur deux dauphins pris au piège. L’un des dauphins semblait déjà mort noyé mais l’autre, encore vivant émettait des sifflements de détresse que l’on peut entendre sur la vidéo. Les deux dauphins ont été montés à bord d’un des deux navires et n’ont pas été rejetés à la mer devant notre équipage. Cette scène macabre se reproduit toutes les nuits, toute l’année le long de la côte, avec un pic entre janvier et mars.

    #pêche #surpêche

  • New maps show the utterly massive imprint of fishing on the world’s oceans - The Washington Post
    https://www.washingtonpost.com/news/energy-environment/wp/2018/02/22/new-maps-show-the-utterly-massive-imprint-of-fishing-on-the-worlds-o

    Humans are now fishing at least 55 percent of the world’s oceans — an area four times larger than the area occupied by humanity’s onshore agriculture.

    That startling statistic is among the findings of a unique, high-tech collaboration that is providing a massive amount of new data about global fishing operations. The results, published Thursday in the journal Science, offer a powerful glimpse of the problem of overfishing on the hard-to-regulate high seas. According to the Food and Agriculture Organization of the United Nations, 31.4 percent of global fish stocks were overfished or fished unsustainably, as of 2013, while another 58.1 percent were “fully fished.”

    Thursday’s findings relied on data from Global Fishing Watch, a collaboration encompassing Oceana, SkyTruth and Google. Researchers compiled billions of data points from tracking systems that the International Maritime Organization requires for about 70,000 fishing vessels.

    Tracking the global footprint of fisheries
    http://science.sciencemag.org/content/359/6378/904
    #pêche #surpêche #cartographie

  • The way the world catches fish defies all economic logic — Quartz
    https://qz.com/1195914/the-way-the-world-catches-fish-defies-all-economic-logic
    https://qzprod.files.wordpress.com/2018/02/world-bank-changing-wealth-of-nations-fisheriescolorcorrecte

    The global fishing industry landed $164 billion worth of marine fish in 2014. However, taking into account labor, capital, and fuel costs and subsidies, global fisheries produced a net loss of $44 billion, according to the World Bank.

    By encouraging more fishing than is economical, government subsidies crash the supply of fish all the more, says Glenn-Marie Lange, economist at the World Bank and one of the report’s authors.

    “There are too many vessels out there that are not only financially unprofitable but fishing way beyond what can be regenerated by the natural population,” says Lange.

    #pêche #surpêche #subventions #écologie #mers

  • #Paul_Allen Wants to Use Satellites and Software to Fight #Illegal_Fishing - Bloomberg
    https://www.bloomberg.com/news/articles/2017-10-05/paul-allen-wants-to-use-satellites-and-software-to-fight-illegal-fishing

    Microsoft Corp. co-founder Paul Allen, concerned about illegal fishing depleting global fish populations, will spend $40 million to develop a system that uses satellite imagery and data-analysis software to help countries spot and catch unlicensed fishing boats.

    Called SkyLight, the system is being tested in the Pacific Island of Palau and the African nation of Gabon. Allen is trying to use technology to aid enforcement, particularly in countries with thousands of miles of coastline to patrol and few resources to do so. Allen will announce the initiative at the Our Oceans Conference in Malta on Friday.

    Illegal fishing accounts for about 20 percent of the world’s catch, costing up to $23.5 billion a year, according to the World Wildlife Foundation, and placing additional stress on a wild fish population that has declined by about half since 1970. #Overfishing raises the risk of conflict among fishing nations and raises the risk of hunger and joblessness in an industry that provides employment for more than 1 in 10 of the world’s people. Allen, an avid diver, has backed other ocean health projects and is also active in conservation efforts like trying to save the African elephant population by using drones and sensors to track their movements.

    #surpêche #pêche_illégale
    #la_technique_sauvera_le_monde
    #la_philanthropie_sauvera_le_monde

  • Millions of Africans depend on fishing. We must stop the plunder of their oceans

    Millions of African citizens depend on fishing for their jobs, food and income. For years, however, Africa’s rich coastal waters have been plundered by foreign fleets, often fishing illegally.


    https://www.weforum.org/agenda/2017/06/all-hands-on-deck-why-africa-must-stop-plunder-of-its-fisheries

    #pêche #surpêche #infographie #visualisation #Afrique

    ... dit le World Economic Forum, WEF...

  • La mer, avenir de l’homme
    https://lejournal.cnrs.fr/articles/la-mer-avenir-de-lhomme

    Touché de plein fouet par le changement climatique et les activités humaines, l’océan change à grande vitesse. Or il permet la subsistance de milliards d’individus et recèle peut-être les sources d’énergie de demain. À l’occasion de la Journée mondiale des océans, le 8 juin, retour sur les nombreuses études menées sur les flots, dans cet article paru dans le numéro deux de la revue « Carnets de science ».

  • Au Sénégal, la surpêche menace la sécurité alimentaire - Libération
    http://www.liberation.fr/planete/2017/05/19/au-senegal-la-surpeche-menace-la-securite-alimentaire_1569085

    « Les poissons ne reconnaissent pas les frontières, ils migrent au-delà des eaux nationales d’un Etat. La sardinelle, par exemple, suit des routes migratoires du #Sénégal à la #Mauritanie. Les stocks de poissons doivent être envisagés de manière globale pour la zone et non par pays. L’’instauration de quotas concertés entre les Etats de la sous-région est une mesure essentielle pour maintenir les stocks, explique Ibrahima Cissé. Si la capacité de pêche est de 2 tonnes mais que chacun des six pays décide d’en pêcher plus chacun de son côté en ignorant ce que les pays voisins prélèvent, on aboutit à une surpêche alors que chacun pense respecter les limitations imposées », poursuit-il.

    ...

    La #pêche_illégale est principalement le fait de chalutiers étrangers, soutenus par des #accords_bilatéraux avec un pays de la zone ouest-africaine. Le manque de cohésion des Etats, qui accordent le droit de pêche à certains pays étrangers alors que d’autres le refusent, augmente le taux de #pêche illégale. Ainsi, la pêche non autorisée de la flotte russe dans les eaux sénégalaises a augmenté de 20% en 2014-1015 après que les pays voisins, Guinée-Bissau et Mauritanie, lui ont octroyé le droit de pêche. « Les bateaux sillonnent au large et ne s’arrêtent pas à la zone pour laquelle ils ont obtenu une autorisation », souligne le responsable de projet de Greenpeace. Et l’absence d’accords entre les pays pour poursuivre un contrevenant au-delà des eaux nationales empêche le plus souvent de pouvoir arraisonner et sanctionner le bateau fautif lorsqu’il est repéré hors de la zone de pêche autorisée.

    #surpêche #contrebande

  • Pêche, réchauffement et faune marine méditerranéenne - Institut de recherche pour le développement (IRD)
    https://www.ird.fr/ird.fr/toute-l-actualite/actualites/actualites-generales/peche-rechauffement-et-faune-marine-mediterraneenne#note1

    Paradoxe de la recherche s’il en est, les écosystèmes marins de Méditerranée sont très observés mais leur état n’est pas si bien connu. Un récent travail scientifique d’ampleur, impliquant des partenaires français, italiens, espagnols et canadiens, vient changer la donne. Il apporte une vision d’ensemble inédite, permettant de mieux connaitre l’évolution des populations marines et les causes de leur apparent déclin. « La mer Méditerranée ne va pas très bien, explique la biologiste marine Marta Coll, cosignataire de cette étude, dont les résultats viennent d’être publiés dans la revue Nature (1). C’est un concentré de problèmes notamment en termes de surexploitation, de changement climatique et de pollutions ». Selon ces recherches, cela se traduit par une diminution substantielle de l’abondance des espèces de poissons commerciaux et non commerciaux, atteignant 34 % en une cinquantaine d’années. L’hécatombe est plus sévère encore s’agissant des prédateurs supérieurs, dont le nombre recule de 40 % sur la même période.. Les mammifères marins ne sont guère mieux lotis, avec une perte de 41 % des effectifs. Et encore, ce recul de la faune pourrait être sous-estimé par le recours à la modélisation dans ces travaux…

    Les poissons commerciaux ou non-commerciaux #facepalm

    Historical changes of the Mediterranean Sea ecosystem: modelling the role and impact of primary productivity and fisheries changes over time
    http://www.nature.com/articles/srep44491


    #mer #Méditerranée #écosystème #pollution #pêche #surpêche

  • De la confiture aux cochons : l’envers du décor de l’#aquaculture - Bloom Association
    http://www.bloomassociation.org/dossier-peche-minotiere

    Comment la pêche industrielle réduit des poissons parfaitement comestibles en farines pour les élevages de poissons, de porcs et de volailles.

    BLOOM a plongé dans le monde opaque de la « pêche minotière » qui capture les poissons situés en bas de la chaîne alimentaire — comme les sardines et les anchois — afin de les réduire en farines et en huile pour alimenter les poissons d’élevage, les porcs et les volailles, bien que 90% des poissons ciblés soient parfaitement comestibles par les humains.

    #pêche_minotière #alimentation

  • Ecological trap ensnares endangered African penguins
    https://news.mongabay.com/2017/02/ecological-trap-ensnares-endangered-african-penguins

    Penguin numbers in South Africa’s Western Cape have plummeted by around 80 percent in recent decades. Biologists chalked this decline up to the disappearance of their favorite prey species, anchovies and sardines, from the Western Cape penguins’ preferred feeding grounds to the west of their nesting sites. Overfishing and changes in the water chemistry – knock-on effects of climate change – pushed breeding shoals of these fish eastward or wiped them out entirely.

    #pingouins #extinction #surpêche #climat #Afrique_du_Sud