• 46 organisations contre la loi « Drone 2 »
    https://www.laquadrature.net/2021/10/19/46-organisations-contre-la-loi-drone-2

    Avec 46 organisations, nous publions cette lettre ouverte contre la loi « drone 2 », actuellement débattue par les sénateurs (relire notre analyse). Nous invitons vos organisations à signer notre lettre en nous écrivant à contact@laquadrature.net (objet :…

    #Surveillance

  • Khrys’presso du lundi 18 octobre 2021
    https://framablog.org/2021/10/18/khryspresso-du-lundi-18-octobre-2021

    Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière. Tous les liens listés ci-dessous sont a priori accessibles librement. Si ce n’est pas le cas, pensez à activer … Lire la suite­­

    #Claviers_invités #Internet_et_société #Libr'en_Vrac #Libre_Veille #Non_classé #GAFAM #Internet #Revue_de_web #Revue_hebdo #Surveillance #veille #webrevue
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  • Participations à l’#ordre
    Dossier coordonné par Guillaume Gourgues et Julie Le Mazier

    Ce numéro, dont vous trouverez ci-dessous la table des matières, regroupe des articles portant sur la #mobilisation de #volontaires, non professionnel·les, pour des #missions_de_sécurité ou de défense, qu’elle soit ou non tolérée, approuvée voire initiée par l’État. En explorant des contextes et des dispositifs différenciés, aussi bien au nord qu’au sud, et selon des méthodes et des approches théoriques plurielles, les articles montrent que loin de remettre en cause les prérogatives de l’État, la « participation à l’ordre » (et ses déclinaisons) constitue une #technique_de_gouvernement. Conçue pour retisser des liens sociaux, moraux ou politiques supposément défaits, en façonnant l’engagement, la « #civilité » ou le « #civisme », ou encore les #sociabilités_locales, elle vise à produire de « #bons_citoyens » ou de « #bonnes_citoyennes ». Entre logique gouvernementale et réappropriation des dispositifs par des participant·e·s à la recherche de rétributions matérielles et symboliques, cette #participation_à_l'ordre se présente comme un point nodal d’une forme de « #gouvernementalité_participative » en pleine expansion.

    « Introduction. Participations à l’ordre et participations conservatrices »
    Guillaume Gourgues, Julie Le Mazier

    « La #sécurité est-elle vraiment "l’affaire de tous" ? Les limites de la #participation_citoyenne en France dans un domaine typiquement régalien »
    Virginie Malochet

    « Quand la #gendarmerie devient participative : l’engagement des voisin·es dans les réseaux officiels de #vigilance en #France »
    Eleonora Elguezabal

    « La #surveillance a-t-elle une couleur politique ? Cercles de vigilance, capital social et compétition municipale dans des espaces périurbains en France »
    Matthijs Gardenier

    « Démocratiser le fusil. L’imagination composite d’une #citoyenneté_coercitive en #Ouganda »
    Florence Brisset-Foucault

    « #Policiers_vigilants et #vigilants_policiers. #Community_policing et division du travail policier en milieu urbain au #Malawi »
    Paul Grassin

    « Hiérarchies sociales, réforme morale et précarité économique au sein de l’#Oodua_People’s_Congress : de l’expérience vigilante radicale au travail de sécurité à #Lagos (#Nigeria) »
    Lucie Revilla

    « La certification d’un #citoyen_secoureur en #Chine contemporaine. Établir et représenter a posteriori la vertu d’un acteur au sein d’une arène de droit »
    Chayma Boda

    « Lecture critique. Participer à la modération sur les #réseaux_sociaux : définir, appliquer et contester les règles »
    Romain Badouard

    https://www.cairn.info/revue-participations-2021-1.htm
    #revue #ordre_public

    ping @davduf

  • Des employés anonymes de Google et d’Amazon dénoncent un accord avec Israël
    https://fr.timesofisrael.com/des-employes-anonymes-de-google-et-damazon-denoncent-un-accord-ave

    Ils sont des centaines à protester dans un courrier contre l’accord du projet Nimbus concernant "la vente de technologies dangereuses à l’armée et au gouvernement israéliens"

    Plusieurs centaines d’employés anonymes de Google et d’Amazon ont fait part, dans une lettre ouverte publiée mardi, de leur rejet de la décision prise par leurs employeurs de construire des centres de données régionaux, des données basées sur le cloud, au sein de l’État juif.


    Sur cette photo non-datée fournie par Google, les canalisations colorées qui envoient et reçoivent l’eau de refroidissement pour le centre de données de Google de The Dalles, dans l’Oregon (Crédit : dit : AP/Google, Connie Zhou)

    Ils s’opposent également à la fourniture de services à Israël, précisant qu’ils veulent que tous les liens soient rompus avec l’armée israélienne.

    Selon le courrier, qui a été publié par The Guardian, plus de 90 salariés de Google et plus de 300 « employés originaires de différents milieux » d’Amazon ont signé la missive.

    Ils ont indiqué souhaiter rester anonymes « par crainte de représailles », ce qui rend impossible de vérifier le nombre de signataires de manière indépendante.

    La lettre faisait référence au projet Nimbus sur le cloud, qui permettra aux ministères israéliens et aux autres entités publiques de transférer des serveurs et des services sur le cloud fourni par les deux firmes technologiques. Jusqu’à ce que les centres de données régionaux soient construits – ce qui devrait survenir à l’horizon 2023 – les services du cloud seront assurés par des centres de données AWS de Google et d’Amazon en Irlande, en Hollande et à Francfort. Toutes les données seront ensuite transférées dans les centres qui seront établis au sein de l’État juif.

    « En tant qu’employés permettant à ces firmes de mener leurs activités, nous sommes dans l’obligation morale de dénoncer les violations de valeurs déterminantes. Et pour cette raison, nous nous trouvons dans l’obligation d’appeler les responsables d’Amazon et de Google à abandonner le projet Nimbus et à couper tous les liens avec l’armée israélienne », indique le courrier sans mentionner les autres entités qui bénéficieront des services des deux entreprises.

    Les employés ajoutent que les deux firmes technologiques ont entamé des discussions concernant des contrats avec des institutions américaines comme le département de la Défense, l’ICE (l’instance chargée de l’immigration et des douanes) et la police.

    « Ces contrats entrent dans le cadre d’un modèle perturbant de militarisation, de manque de transparence, où toute supervision est évitée », poursuit la lettre.

    Les employés notent que l’accord conclu avec l’État juif est dans la même veine – un contrat autorisant « la vente d’une technologie dangereuse au gouvernement et à l’armée israélienne ».

    Il poursuit en indiquant que le contrat a été signé au mois de mai – « la même semaine où l’armée israélienne a attaqué les Palestiniens de la bande de Gaza, tuant presque 250 personnes dont 60 enfants ». Elle ne précise pas que les frappes israéliennes sont venues répondre aux lancers, par les groupes terroristes de l’enclave côtière, de milliers de roquettes vers des civils israéliens, qui ont fait un certain nombre de victimes dans le pays.


    Des roquettes sont lancées depuis la bande de Gaza en direction d’Israël, le 10 mai 2021. (Crédit : AP Photo/Khalil Hamra)

    « Les technologies que nos firmes s’engagent à mettre en place rendront les discriminations et les déplacements systématiques commis par l’armée israélienne plus cruels et plus meurtriers encore pour les Palestiniens », poursuit la lettre. « Le projet Nimbus est un contrat à hauteur de 2,1 milliards de dollars visant à fournir des services de cloud au gouvernement et à l’armée israélienne. Cette technologie va permettre une surveillance encore plus grande des Palestiniens et la collecte illégale de données à leur encontre, et elle va faciliter l’expansion illégale des colonies israéliennes sur les terres des Palestiniens. »

    Les auteurs du courrier concluent qu’il est « impossible » pour eux « de détourner le regard » alors que leurs produits sont utilisés pour « retirer aux Palestiniens leurs droits fondamentaux, aider à leur expulsion et aider les attaques israéliennes dans la bande de Gaza – des actions qui ont entraîné des enquêtes pour crime de guerre à la Cour pénale internationale (CPI) ». En réalité, les investigations lancées par le tribunal de La Haye sur des crimes de guerre présumés de la part d’Israël concernent également le groupe terroriste du Hamas qui est accusée de la même chose par les magistrats.

    Le contrat conclu avec Google et Amazon par le gouvernement s’étend sur sept années initiales, avec l’option de le prolonger pendant un total de 23 ans, ont commenté les responsables. Après les sept premières années, l’État juif pourra ajouter d’autres fournisseurs de service ou cesser ses activités avec Amazon et Google.

    Le projet, qui prévoit l’installation de six centres de données en Israël – ce qui correspond à un investissement d’au moins 4 milliards de dollars – entraînera la création d’environ 500 postes directs pour chaque centre, mais il permettra aussi de dynamiser l’emploi via les services auxquels ces centres auront recours de la part d’autres entreprises.

    Ces centres aideront aussi à créer un écosystème pour les start-ups spécialisées dans les services du cloud, ont ajouté les responsables, et ils formeront une main-d’œuvre en leur donnant les compétences appropriées – des compétences qui pourront ensuite se propager dans l’écosystème technologique national. Les pays voisins pourront également profiter des infrastructures israéliennes, a précisé le ministère des Finances.

    Cette année, dans un contexte de conflit entre l’État juif et les groupes terroristes de la bande de Gaza, des employés de Google avaient demandé aux responsables de l’entreprise de réexaminer les contrats conclus entre le géant technologique et « les institutions qui soutiennent les violations des droits des Palestiniens de la part d’Israël », citant l’armée israélienne comme exemple.

    La missive, écrite par des employés juifs de Google, avait été envoyée au directeur-général Sundar Pichai. Elle avait aussi appelé la firme à renforcer son soutien apporté aux Palestiniens en réponse au conflit.


    Le directeur-général de Google Sundar Pichai pendant une visite au El Centro College à Dallas, au Texas, le 3 octobre 2019. (Crédit : AP Photo/LM Otero, File)

    Alors qu’il lui avait été demandé, au mois de mai, si les géants de la technologie pouvaient décider d’interrompre leurs services et de laisser Israël dans l’embarras, l’avocat Zviel Ganz, qui travaille au département juridique du ministère des Finances, avait répondu « qu’au vu des exigences présentées dans les appels d’offres, la réponse est non ». Les contrats interdisent également aux firmes de refuser leurs services à des entités gouvernementales particulières, avait-il ajouté lors d’un point-presse.

    Ganz avait noté que de telles possibilités avaient été prises en compte lors de la formulation des appels d’offres. « Nous avons créé plusieurs modèles pour ce type de scénario et ils sont envisagés et encadrés dans tous les appels d’offres », a-t-il poursuivi.

    #gaza #gafam #google #amazon #cloud #data_center #surveillance #contrôle #technologie #Palestine #israël #Palestine_assassinée #israel #occupation

  • Khrys’presso du lundi 11 octobre 2021
    https://framablog.org/2021/10/11/khryspresso-du-lundi-11-octobre-2021

    Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière. Tous les liens listés ci-dessous sont a priori accessibles librement. Si ce n’est pas le cas, pensez à activer … Lire la suite­­

    #Claviers_invités #Internet_et_société #Libr'en_Vrac #Libre_Veille #Non_classé #GAFAM #Internet #Revue_de_web #Revue_hebdo #Surveillance #veille #webrevue
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  • Carte d’identité biométrique : sa genèse macronienne
    https://www.laquadrature.net/2021/10/07/carte-didentite-biometrique-sa-genese-macronienne

    En pleine mobilisation contre le passe sanitaire, la nouvelle est passée relativement inaperçue. Elle n’est pourtant pas sans lien : depuis le mois d’août 2021, les cartes d’identité délivrées embarquent dorénavant un code en deux dimensions…

    #Surveillance

  • Épisode 1 : Des bénévoles dans les airs face à l’agence européenne de garde-frontières et garde-côtes, Frontex

    Depuis 2018, l’ONG Pilotes Volontaires survole le large des côtes libyennes pour localiser les bateaux de fortune en détresse qu’empruntent les migrants pour tenter de rejoindre l’Europe.

    José Benavente fait ce triste constat : « les agences européennes comme Frontex espéraient que mettre un terme à l’opération "Mare Nostrum" rendraient les traversées plus difficiles et opéreraient un effet de dissuasion pour les migrants qui tentent de traverser la mer ». Or depuis leur petit #avion_d'observation, le #Colibri_2, ils aident les bateaux qui sont évidemment toujours présents dans la zone à opérer des sauvetages plus rapidement.

    D’autres avions, ceux de Frontex notamment, transitent aussi par là pour permettre aux gardes côtes libyens d’opérer toujours plus d’interceptions synonymes d’un retour en enfer pour les migrants qui tentent justement de fuir coûte que coûte ce pays en proie à la guerre civile. Comme le regrette Charles Heller « les migrants fuient la Libye, où ils sont réduits à l’esclavage, aux travaux forcés, à la torture. Les migrants sont devenus un objet qui circule de main en main, que ce soit les milices ou les centres de détention de l’Etat. Aucune opération de secours en mer dans la zone libyenne ne peut effectivement être terminée de manière adéquate et respectueuse du droit international, dès lors que les passagers sont ramenés dans un pays où leur vie est en danger ».

    Surveillance et interception d’un côté, contre #surveillance et #sauvetage de l’autre, ce documentaire retrace l’histoire récente de ce qui se trame dans les airs et en mer depuis l’arrêt en 2014 de l’opération "Mare Nostrum" initiée par la marine italienne et qui avait permis de sauver des dizaines de milliers de vies car comme le rappelle Charles Heller : « l’Union européenne a sciemment créé ce vide de secours d’abord, et ce système de refoulement indirect ensuite. Et les avions de surveillance européens sont au cœur de ce dispositif » et José Benavente ajoute « lorsqu’on survole la Méditerranée, on n’est pas au-dessus d’un cimetière. On est littéralement au-dessus d’une fosse commune ».

    https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/des-benevoles-dans-les-airs-face-a-l-agence-europeenne-de-garde-fronti

    #pilotes_volontaires #sauvetage #mer #Méditerranée #mer_Méditerranée #avions
    #audio #son #podcast

    –-

    sur les pilotes volontaires, voir aussi ce fil de discussion :
    https://seenthis.net/messages/485880

  • La frontière de l’Evros, un no man’s land grec ultra-militarisé où « personne n’a accès aux migrants »

    Échaudée par l’afflux de milliers de migrants venus de Turquie via la rivière Evros à l’extrême est du pays en mars 2020, la Grèce a hautement militarisé la zone. Des exilés continuent toutefois de traverser cette frontière greco-turque sous contrôle exclusif de l’armée. Ils ne reçoivent l’aide d’aucune ONG, d’aucun habitant, interdits dans la zone.

    C’est une rivière inapprochable à l’extrême pointe de l’Union européenne. Les 500 kilomètres de cours d’eau de l’Evros, frontière naturelle qui sépare la Grèce de la Turquie sur le continent, sont, depuis des années, sous contrôle exclusif de l’armée grecque.

    En longeant la frontière, la zone est déserte et fortement boisée. Des ronces, des buissons touffus, des arbres empêchent le tout-venant de s’approcher du secteur militarisé et du cours d’eau. « Il y a des caméras partout. Faites attention, ne vous avancez pas trop », prévient Tzamalidis Stavros, le chef du village de Kastanies, dans le nord du pays, en marchant le long d’une voie ferrée - en activité - pour nous montrer la frontière. Au loin, à environ deux kilomètres de là, des barbelés se dessinent. Malgré la distance, Tzamilidis Stavros reste vigilant. « Ils ont un équipement ultra-moderne. Ils vont nous repérer très vite ».

    Cette zone interdite d’accès n’est pourtant pas désertée par les migrants. Depuis de nombreuses années, les populations sur la route de l’exil traversent l’Evros depuis les rives turques pour entrer en Union européenne. Mais la crise migratoire de mars 2020, pendant laquelle des dizaines de milliers de migrants sont arrivés en Grèce via Kastanies après l’ouverture des frontières turques, a tout aggravé.

    https://gw.infomigrants.net/media/resize/my_image_big/37bd2ebd7dd3e2d0fec91247b63ec001a70a884f.jpeg

    En un an, la Grèce - et l’UE - ont investi des millions d’euros pour construire une forteresse frontalière : des murs de barbelés ont vu le jour le long de la rivière, des canons sonores ont été mis en place, des équipements militaires ultra-performants (drones, caméras…). Tout pour empêcher un nouvel afflux de migrants par l’Evros.

    « Nous avons aujourd’hui 850 militaires le long de l’Evros », déclare un garde-frontière de la région, en poste dans le village de Tychero. « Frontex est présent avec nous. Les barbelés posés récemment
    nous aident énormément ».

    « Black-out »

    Ces installations ont contribué à faire baisser le nombre de passages. « A Kastanies, avant, il y avait au moins cinq personnes par jour qui traversaient la frontière. Aujourd’hui, c’est fini. Presque plus personne ne passe », affirme le chef du village qui se dit « soulagé ». « La clôture a tout arrêté ». Mais à d’autres endroits, « là où il y a moins de patrouilles, moins de surveillance, moins de barbelés », des migrants continuent de passer, selon l’association Border violence, qui surveille les mouvements aux frontières européennes.

    Combien sont-ils ? La réponse semble impossible à obtenir. Les médias sont tenus à l’écart, le ministère des Affaires étrangères grec évoquant des raisons de « sécurité nationale ». Les autorités grecques ne communiquent pas, les garde-frontières déployés dans la région restent flous et renvoient la balle à leurs supérieurs hiérarchiques, et les associations sont absentes de la zone.

    C’est ce « black-out » de la zone qui inquiète les ONG. « Des migrants arrivent à venir jusqu’à Thessalonique et ils nous racontent leur traversée. Mais il faut 25 jours à pied depuis l’Evros jusqu’ici. Nous avons donc les infos avec trois semaines de retard », explique une militante de Border Violence, à Thessalonique.

    Les migrants arrêtés par les garde-frontières grecs dans la zone ne peuvent pas non plus témoigner des conditions de leur interpellation. Ils sont directement transférés dans le hotspot de Fylakio, le seul camp de la région situé à quelques km de la Turquie. Entouré de barbelés, Fylakio fait partie des sept centres fermés du pays où les migrants ne peuvent pas sortir. Et où les médias ne peuvent pas entrer.

    « J’ai traversé l’Evros il y a un mois et demi et je suis bloqué ici depuis », nous crie un jeune Syrien de 14 ans depuis le camp. « On a passé 9 jours dans la région d’Evros et nous avons été arrêtés avec un groupe de mon village, nous venons de Deir-Ezzor ». Nous n’en saurons pas plus, un militaire s’approche.
    Des milliers de pushbacks, selon les associations

    La principale préoccupation des associations comme Border violence – mais aussi du Haut commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR) – restent de savoir si les droits fondamentaux des demandeurs d’asile sont respectés à la frontière de l’Evros. « Là-bas, personne n’a accès aux migrants. La politique frontalière est devenue complètement dingue ! Nous, les militants, nous n’allons même pas dans la région ! On a peur d’être arrêté et mis en prison ».

    La semaine dernière, le ministre des Migrations, Notis Mtarakis a officiellement rejeté l’instauration d’un « mécanisme de surveillance » à ses frontières, réclamé par l’ONU et la Commission européenne, déclarant que cela « portait atteinte à la souveraineté du pays ».

    Margaritis Petritzikis, à la tête du HCR dans le hotspot de Fylakio, reconnaît que ce qu’il se passe dans l’Evros est opaque. « La frontière doit être mieux surveillée », explique-t-il, en faisant référence à demi mot aux pushbacks, ces renvois illégaux entre deux Etats voisins.

    Si les autorités grecques nient les pratiquer, ces pushbacks seraient nombreux et réguliers dans cette partie du pays. « Evidemment, qu’il y a des renvois vers la Turquie », assure un ancien policier à la retraite sous couvert d’anonymat qui nous reçoit dans sa maison à moins de 5 km de la Turquie. « J’ai moi-même conduit pendant des années des bateaux pour ramener des migrants vers la Turquie à la tombée de la nuit ».

    Selon Border violence, environ 4 000 personnes ont été refoulées illégalement depuis le début de l’année. « Il y en a certainement beaucoup plus, mais de nombreuses personnes ne parlent pas. Elles ont peur ».
    38 morts dans l’Evros depuis le début de l’année

    Au-delà des refoulements illégaux, la question des violences inquiète les associations. Selon le New York Times, des centres de détention secrets, appelés « black sites », seraient présents dans la région. Sans observateurs extérieurs, la zone suscite énormément de fantasmes. « Des migrants nous ont parlé de tortures dans ces centres cachés en Grèce, de chocs électriques, de simulacres de noyades. Nous ne pouvons pas vérifier », continue la militante de Border violence.

    Et comment recenser les victimes, celles et ceux qui se sont noyés en tentant la traversée ? Sans accès à la zone, « nous ne pouvons même pas parler de morts mais de personnes disparues », déplore-t-elle. « Nous considérons qu’au bout d’un mois sans nouvelles d’un migrant dans la zone, celui-ci est présumé décédé ».

    Selon Pavlos Pavlidis, un des médecins-légistes de l’hôpital d’Alexandropoulis, le chef-lieu de la région, déjà 38 personnes sont mortes cette année.

    « Beaucoup se sont noyés dans l’Evros, d’autres sont morts d’hypothermie. Surtout l’hiver. Ils traversent la rivière, ils sont trempés. Personne n’est là pour les aider, alors ils meurent de froid. Leurs corps sont parfois trouvés 20 jours plus tard par la police et amenés à l’hôpital », explique-t-il.

    Y a-t-il des victimes non recensées ? « Peut-être », répond-t-il. Mais sans maraudes, impossible de surveiller la zone et de venir en aide à des blessés potentiels. « C’est triste de mourir ainsi », conclut-il, « loin des siens et loin de tout ».

    https://www.infomigrants.net/fr/post/35496/la-frontiere-de-levros-un-no-mans-land-grec-ultramilitarise-ou-personn
    #Evros #région_de_l'Evros #migrations #asile #réfugiés #frontières #militarisation_des_frontières
    #décès #morts #mourir_aux_frontières #morts_aux_frontières #statistiques #chiffres #2021
    #push-backs #refoulements #Pavlos_Pavlidis #Turquie #Grèce
    #murs #barbelés #barrières_frontalières #Kastanies #clôture #surveillance #fermeture_des_frontières #Fylakio #black_sites #torture

    C’est comme un déjà-vu pour moi... une répétition de ce qui se passait en 2012, quand j’étais sur place avec Alberto...
    Dans la région de l’Evros, un mur inutile sur la frontière greco-turque (2/4)
    https://visionscarto.net/evros-mur-inutile

    • Un médecin légiste grec veut redonner une identité aux migrants morts dans l’Evros

      Médecin légiste depuis les années 2000, Pavlos Pavlidis autopsie tous les corps de migrants trouvés dans la région de l’Evros, frontalière avec la Turquie. A l’hôpital d’Alexandropoulis où il travaille, il tente de collecter un maximum d’informations sur chacun d’eux - et garde dans des classeurs tous leurs effets personnels - pour leur redonner un nom et une dignité.

      Pavlos Pavlidis fume cigarette sur cigarette. Dans son bureau de l’hôpital d’Alexandropoulis, les cendriers sont pleins et l’odeur de tabac envahit toute la pièce. Le médecin légiste d’une cinquantaine d’années, lunettes sur le nez, n’a visiblement pas l’intention d’ouvrir les fenêtres. « On fume beaucoup ici », se contente-t-il de dire. Pavlos Pavlidis parle peu mais répond de manière méthodique.

      « Je travaille ici depuis l’an 2000. C’est cette année-là que j’ai commencé à recevoir les premiers corps de migrants non-identifiés », explique-t-il, le nez rivé sur son ordinateur. Alexandropoulis est le chef-lieu de la région de l’Evros, à quelques kilomètres seulement de la frontière turque. C’est là-bas, en tentant d’entrer en Union européenne via la rivière du même nom, que les migrants prennent le plus de risques.

      « Depuis le début de l’année, 38 corps sont arrivés à l’hôpital dans mon service, 34 étaient des hommes et 4 étaient des femmes », continue le légiste. « Beaucoup de ces personnes traversent l’Evros en hiver. L’eau monte, les courants sont forts, il y a énormément de branchages. Ils se noient », résume-t-il sobrement. « L’année dernière, ce sont 36 corps qui ont été amenés ici. Les chiffres de 2021 peuvent donc encore augmenter. L’hiver n’a même pas commencé. »

      Des corps retrouvés 20 jours après leur mort

      Au fond de la pièce, sur un grand écran, des corps de migrants défilent. Ils sont en état de décomposition avancé. Les regards se détournent rapidement. Pavlos Pavlidis s’excuse. Les corps abîmés sont son quotidien.

      « Je prends tout en photo. C’est mon métier. En ce qui concerne les migrants, les cadavres sont particulièrement détériorés parce qu’ils sont parfois retrouvés 20 jours après leur mort », explique-t-il. Densément boisée, la région de l’Evros, sous contrôle de l’armée, est désertée par les habitants. Sans civils dans les parages, « on ne retrouve pas tout de suite les victimes ». Et puis, il y a les noyés. « L’eau abîme tout. Elle déforme les visages très vite ».

      Tous les corps non-identifiés retrouvés à la frontière ou dans la région sont amenés dans le service de Pavlos Pavlidis. « Le protocole est toujours le même : la police m’appelle quand elle trouve un corps et envoie le cadavre à l’hôpital. Nous ne travaillons pas seuls, nous collaborons avec les autorités. Nous échangeons des données pour l’enquête : premières constatations, présence de documents sur le cadavre, heure de la découverte… »

      Les causes de décès de la plupart des corps qui finissent sous son scalpel sont souvent les mêmes : la noyade, donc, mais aussi l’hypothermie et les accidents de la route. « Ceux qui arrivent à faire la traversée de l’Evros en ressortent trempés. Ils se perdent ensuite dans les montagnes alentours. Ils se cachent des forces de l’ordre. Ils meurent de froid ».
      Cicatrices, tatouages…

      Sur sa table d’autopsie, Pavlos sait que le visage qu’il regarde n’a plus rien à voir avec la personne de son vivant. « Alors je photographie des éléments spécifiques, des cicatrices, des tatouages... » Le légiste répertorie tout ; les montres, les colliers, les portables, les bagues... « Je n’ai rien, je ne sais pas qui ils sont, d’où ils viennent. Ces indices ne leur rendent pas un nom mais les rendent unique. »

      Mettant peu d’affect dans son travail – « Je fais ce que j’ai à faire., c’est mon métier » – Pavlos Pavlidis cache sous sa froideur une impressionnante humanité. Loin de simplement autopsier des corps, le médecin s’acharne à vouloir leur rendre une identité.

      Il garde les cadavres plus longtemps que nécessaire : entre 6 mois et un an. « Cela donne du temps aux familles pour se manifester », explique-t-il. « Ils doivent chercher le disparu, trouver des indices et arriver jusqu’à Alexandropoulis. Je leur donne ce temps-là ». En ce moment, 25 corps patientent dans un conteneur réfrigéré de l’hôpital.

      Chaque semaine, il reçoit des mails de familles désespérées. Il prend le temps de répondre à chacun d’eux. « Docteur, je cherche mon frère qui s’est sûrement noyé dans l’Evros, le 22 aout 2021. Vous m’avez dit le 7 septembre qu’un seul corps avait été retrouvé. Y en a-t-il d’autres depuis ? », peut-on lire sur le mail de l’un d’eux, envoyé le 3 octobre. « Je vous remercie infiniment et vous supplie de m’aider à retrouver mon frère pour que nous puissions l’enterrer dignement ».

      « Je n’ai pas de données sur les corps retrouvés côté turc »

      Dans le meilleur des scénario, Pavlos Pavlidis obtient un nom. « Je peux rendre le corps à une famille ». Mais ce cas de figure reste rare.

      Qu’importe, à chaque corps, la même procédure s’enclenche : il stocke de l’ADN, classe chaque objet dans des enveloppes rangées dans des dossiers, selon un protocole précis. Il note chaque élément retrouvé dans un registre, recense tous les morts et actualise ses chiffres.

      Le médecin regrette le manque de coopération avec les autorités turques. « Je n’ai pas de chiffres précis puisque je n’ai pas le décompte des cadavres trouvés de l’autre côte de la frontière. Je n’ai que ceux trouvés du côté grec. Combien sont morts sur l’autre rive ? Je ne le saurai pas », déplore-t-il. Ces 20 dernières années, le médecin légiste dit avoir autopsié 500 personnes.

      Les corps non-identifiés et non réclamés sont envoyés dans un cimetière de migrants anonymes, dans un petit village à 50 km de là. Perdu dans les collines, il compte environ 200 tombes, toutes marquées d’une pierre blanche.

      https://www.infomigrants.net/fr/post/35534/un-medecin-legiste-grec-veut-redonner-une-identite-aux-migrants-morts-

      –—

      Portrait de @albertocampiphoto de Pavlos Pavlidis accompagné de mon texte pour @vivre (c’était 2012) :

      Pavlos Pavlidis | Médecin et gardien des morts

      Pavlos Pavlidis nous accueille dans son bureau, au sous-sol de l’hôpital d’Alexandroupoli. Sa jeune assistante, Valeria, est également présente pour l’aider dans la traduction anglaise. Pavlidis est calme. Sa voix est rauque, modelée par la fumée de cigarettes.

      Il s’occupe de trouver la cause de la mort des personnes vivant dans la région de l’Evros, mais également de donner une identité aux cadavres de migrants récupérés dans le fleuve. Une cinquantaine par année, il nous avoue. Déjà 24 depuis le début de l’année, dont un dixième ont un nom et un prénom.

      Après seulement 2 minutes d’entretien, Pavlidis nous demande si on veut regarder les photos des cadavres. Il dit que c’est important que nous les voyions, pour que nous nous rendions compte de l’état dans lequel le corps se trouve. Il allume son vieil ordinateur et nous montre les photos. Il les fait défiler. Les cadavres se succèdent et nous comprenons vite les raisons de faire systématiquement une analyse ADN.

      Pavlidis, en nous montrant les images, nous informe sur la cause de la mort : « Cette dame s’est noyée », dit-il. « Cette dame est morte d’hypothermie ». Ceux qui meurent d’hypothermie sont plus facilement identifiables : « Cet homme était d’Erythrée et on a retrouvé son nom grâce à ses habits et à son visage ». Le visage était reconnaissable, le froid l’ayant conservé presque intact.

      « Celle-ci, c’est une femme noire ». Elle s’est noyée après l’hiver. Pavlidis ne peut en dire de plus. Nous voyons sur la photo qu’elle porte un bracelet. Nous lui posons des questions, sur ce bracelet. Alors il ouvre un tiroir. Il y a des enveloppes, sur les enveloppes la date écrite à la main de la découverte du corps et des détails qui pourraient être important pour donner à ce corps une identité. Dans les enveloppes, il y les objets personnels. Il n’y a que ces objets qui restent intacts. Le corps, lui, subit le passage du temps.

      Pavlidis nous montre ensuite un grigri. C’est un homme qui le portait. Il restera dans l’enveloppe encore longtemps ; jusqu’à ce qu’un cousin, une mère, un ami vienne frapper à la porte de Pavlidis pour dire que c’est peut-être le grigri de son cousin, de son fils, de son ami. Et alors l’ADN servira à effacer les doutes.

      Les cadavres, quand personne ne les réclame, restent dans les réfrigérateurs de l’hôpital pendant 3 mois. Puis, ils sont amenés dans le cimetière musulman du village de Sidiro, où un mufti s’occupe de les enterrer. Ils sont tous là, les corps sans nom, sur une colline proche du village. Ils sont 400, pour l’instant. 450, l’année prochaine. Le mufti prie pour eux, qu’ils soient chrétiens ou musulmans. La distinction est difficile à faire et le fait de les enterrer tous au même endroit permet à Pavlidis de savoir où ils sont. Et là, au moins, il y a quelqu’un qui s’occupe d’eux. Si un jour, la famille vient frapper à la porte du médecin, il saura où est le corps et, ensemble, ils pourront au moins lui donner un nom. Et le restituer à sa famille.

      https://asile.ch/2012/11/09/gardien-des-morts-dans-le-sous-sol-de-lhopital-dalexandropouli

      #identification #Pavlos_Pavlidis

  • Règlement IA : l’Union européenne ne doit pas céder aux lobbys sécuritaires
    https://www.laquadrature.net/2021/10/05/reglement-ia-lunion-europeenne-ne-doit-pas-ceder-aux-lobbys-securitair

    Alors qu’il se prétend protecteur de nos libertés, le projet de texte sur l’intelligence artificielle de l’Union européenne, présenté par Margrethe Vestager, veut en réalité favoriser le développement tous azimuts de l’IA, notamment sécuritaire. Grevé d’exceptions,…

    #Surveillance

  • Les employés de Facebook ne peuvent pas entrer dans les bureaux – les badges ne fonctionnent pas non plus Sénégal direct - Moussa Gaye
    https://senegaldirect.com/les-employes-de-facebook-ne-peuvent-pas-entrer-dans-les-bureaux-les-b

    Certains des employés qui se sont précipités dans les bureaux pour évaluer personnellement l’étendue des dégâts n’ont pas pu accéder aux bâtiments car leurs badges numériques ont cessé de fonctionner, ce qui les a empêchés d’accéder aux zones de serveurs et d’agir personnellement sur les machines des bâtiments.


    Il n’y a pas que les réseaux sociaux qui ne fonctionnent pas : toute l’entreprise de Mark Zuckerberg est hors ligne. Le pépin qui empêche des millions d’utilisateurs dans le monde d’accéder à Facebook, Instagram et WhatsApp empêche également les travailleurs du géant de Menlo Park de résoudre la situation et même d’entrer dans leurs bureaux. Le New York Times rapporte cela, citant des sources internes de Facebook selon lesquelles l’ampleur de l’accroc technique serait si grande qu’elle impliquait également des systèmes internes. Y compris les lecteurs de badges qui, ne reconnaissant pas les employés, n’ouvrent pas les portes. Ainsi, les premiers ingénieurs qui se sont précipités sur le site n’ont pas pu entrer car les systèmes physiques ne fonctionnaient pas.

    La plupart des systèmes internes ont cessé de fonctionner, y compris les services de messagerie et de partage d’informations. Les calendriers, les outils de liste de tâches et d’autres services utilisés par les employés ont cessé de répondre, tout comme certains appareils liés aux systèmes informatiques de l’entreprise, notamment les lecteurs de badges. Les travailleurs ont expliqué qu’ils avaient des difficultés à passer des appels depuis les téléphones de l’entreprise et à recevoir des courriels de personnes extérieures à l’entreprise. La plateforme de collaboration interne, Workplace, a également cessé de fonctionner. Beaucoup se sont donc tournés vers la concurrence, utilisant LinkedIn, Zoom et Discord pour continuer à travailler.

    Certains des employés qui se sont précipités dans les bureaux pour évaluer personnellement l’étendue des dégâts n’ont pas pu accéder aux bâtiments car leurs badges numériques ont cessé de fonctionner, ce qui les a empêchés d’accéder aux zones de serveurs et d’agir personnellement sur les machines des bâtiments. Selon le responsable des opérations de sécurité de Facebook, le problème actuel est un risque élevé pour les personnes, un risque modéré pour les actifs de l’entreprise et un risque élevé pour la réputation de Facebook. Une petite équipe d’employés a été envoyée au centre de données de Santa Clara pour réinitialiser manuellement les serveurs de l’entreprise.

     #facebook #Messenger #Instagram #WhatsApp #data_centers #algorithme #surveillance #bigdata #publicité #données #instagram #marketing #gafam #sécurité #serveurs

    • Vidéo : voici ce qui a provoqué la panne de Facebook (et Instagram, et WhatsApp) zdnet.fr
      https://www.zdnet.fr/actualites/voici-ce-qui-a-provoque-la-panne-de-facebook-et-instagram-et-whatsapp-39930251

      Technologie : Ne vous attendez pas à une solution immédiatement, ça risque de durer un bon moment. On vous explique, tout ceci est lié à un mystérieux protocole nommé BGP.

      Maj 05/10/2021 à 06h38  : Les différents services de Facebook touché par la panne sont désormais rétablis, la panne aura duré 6 heures. L’entreprise a commencé à communiquer sur la panne. Il s’agit d’un changement de configuration des routeurs principaux" qui a provoqué un effet en cascade de paralysie des datacenters de l’entreprise.

      Le vieux dicton du dépannage de réseau dit que si quelque chose ne va pas, "c’est le DNS". Et bien cette fois, le serveur de noms de domaine (DNS) semble être un simple symptôme de la cause fondamentale de la panne globale de Facebook. La véritable cause est qu’il n’y a pas de routes Border Gateway Protocol (BGP) fonctionnelles vers les sites de Facebook.
      https://www.youtube.com/watch?v=rnlGuMtGEtQ


      BGP est le protocole de passerelle extérieure standardisé utilisé pour échanger des informations de routage et d’accessibilité entre les systèmes autonomes (SA) de premier niveau d’Internet. La plupart des gens, et même la plupart des administrateurs réseau, n’ont jamais besoin d’utiliser BGP.

      Beaucoup de gens ont remarqué que Facebook n’était plus répertorié dans le DNS. En effet, il y a même eu des messages humoristiques proposant de vous vendre le domaine Facebook.com.

      Le vice-président de Cloudflare, Dane Knecht, a été le premier à signaler le problème BGP qui est sous-jacent à cette panne géante. Cela signifie, comme l’a tweeté Kevin Beaumont, responsable du centre des opérations de sécurité de Microsoft, qu’en l’absence d’annonces BGP pour vos serveurs de noms DNS, le DNS s’effondre. Et donc personne ne peut vous trouver sur Internet. Même chose pour WhatsApp. Facebook s’est en quelque sorte déplateformisé de sa propre plateforme."

      Oups.

      Aussi ennuyeux que cela puisse l’être pour vous, cela peut être encore plus ennuyeux pour les employés de Facebook. Selon certaines informations, les employés de Facebook ne peuvent pas entrer dans leurs bâtiments parce que leurs badges et portes "intelligentes" ( ahah, peut-être est il temps de remplacer enfin intelligent par connecté ) ont également été désactivés par cette panne de réseau. Si cela est vrai, les employés de Facebook ne peuvent littéralement pas entrer dans le bâtiment pour tenter de réparer la ou les pannes.

      Facebook a depuis précisé que ces difficultés techniques ont également affecté ses outils internes, rendant d’autant plus difficile son travail pour résoudre la situation.

      Plus tard dans la nuit, Facebook a communiqué sur les origines de panne. “Nos équipes d’ingénierie ont appris qu’un changement de configuration des routeurs principaux qui coordonnent le trafic entre nos centres de données a entraîné des difficultés techniques aboutissant à l’arrêt de toute communication. Cette interruption des échanges du réseau a eu des effets en cascade sur la façon dont nos centres de données communiquent, provoquant la panne de nos services” expliquait l’entreprise.

      Quelques heures avant, l’utilisateur de Reddit u/ramenporn, qui prétendait être un employé de Facebook travaillant à ramener le réseau social d’entre les morts, avait signalé, avant de supprimer son compte et ses messages, que "le DNS pour les services de FB a été affecté et c’est probablement un symptôme du problème réel, à savoir que l’échange de trafic BGP avec les #routeurs d’échange de trafic de Facebook a été interrompu, très probablement en raison d’un changement de #configuration entré en vigueur peu de temps avant que les pannes ne surviennent)". 


      Un changement de configuration erroné effectué via une interface web
      Il poursuit : "Des personnes essaient maintenant d’accéder aux routeurs d’échange de trafic pour mettre en œuvre des correctifs, mais les personnes ayant un accès physique sont distinctes de celles qui savent comment s’authentifier auprès des systèmes et de celles qui savent ce qu’il faut faire, de sorte qu’il y a maintenant un défi logistique pour unifier toutes ces connaissances. Une partie de cette situation est également due à la diminution des effectifs dans les centres de données en raison des mesures de lutte contre la pandémie."

      Ramenporn a également déclaré qu’il ne s’agissait pas d’une attaque, mais d’un changement de configuration erroné effectué via une interface web. Ce qui est vraiment dégoûtant — et pourquoi Facebook est toujours hors service quelques heures plus tard — c’est que, puisque BGP et DNS sont hors service, "la connexion au monde extérieur est hors service, l’accès à distance à ces outils n’existe plus, donc la procédure d’urgence est d’obtenir un accès physique aux routeurs d’échange de trafic et de faire toute la configuration localement". Bien sûr, les techniciens sur place ne savent pas comment faire et les administrateurs réseau principaux ne sont pas sur place. En bref, c’est un grand gâchis.

      Conséquence de cette panne, le cours de Facebook a perdu plus de 6 % à la bourse de New York. Selon l’entreprise, il n’y a aucun signe montrant que les données des utilisateurs aient pu être compromises.
      Pour rappel, le réseau social le plus populaire du monde s’est effondré lundi 4 octobre 2021 vers 8h45, heure californienne (soit 17h45, heure française). Mais il n’y a pas que Facebook : Instagram, WhatsApp et Facebook Messenger ont également été touchés par la panne.

      Les services de statut de sites web comme DownForEveryoneOrJustMe et DownDetector signalaient alors que Facebook était hors service. Le problème touchait l’intégralité des services de l’entreprise dans le monde entier. En France également, les différents sites avaient cessé de fonctionner, tout comme les applications du groupe.

      #BGP #DNS

  • Khrys’presso du lundi 4 octobre 2021
    https://framablog.org/2021/10/04/khryspresso-du-lundi-4-octobre-2021

    Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière. Tous les liens listés ci-dessous sont a priori accessibles librement. Si ce n’est pas le cas, pensez à activer … Lire la suite­­

    #Claviers_invités #Internet_et_société #Libr'en_Vrac #Libre_Veille #Non_classé #GAFAM #Internet #Revue_de_web #Revue_hebdo #Surveillance #veille #webrevue

  • Immigration : La police hongroise a exécuté 40 000 « #pushbacks » depuis le début de l’année

    Aux frontières de l’espace Schengen, la police hongroise empêche l’accès à son territoire aux migrants et les expulse manu militari lorsqu’ils parviennent à y pénétrer, en contravention des règles internationales, juge la Cour européenne de Justice.

    Sur les 37 premières semaines de l’année, la police hongroise a empêché 32 872 entrées sur le territoire hongrois ; de plus, elle a expulsé immédiatement après leur arrestation 40 781 personnes qui avaient réussi à pénétrer sur le territoire illégalement ; 1 566 personnes ont été arrêtées et traduites en justice.

    Autrement dit, la Hongrie empêche les migrants d’accéder au territoire hongrois et de déposer une demande d’asile, ce qui contrevient aux règles internationales. Lorsque ceux-ci parviennent tout de même à entrer sur le sol hongrois, ils sont renvoyés immédiatement de l’autre côté de la frontière.

    L’écrasante majorité de ces statistiques concernent la frontière entre la Hongrie et la #Serbie, séparées par une #clôture grillagée surmontée de #fils_barbelés. L’activité de la #police a augmenté de façon significative à partir du mois d’août, ce qui pourrait signifier que le flux migratoire observé sur la « route des Balkans » a pris de l’ampleur.

    Le 17 décembre 2020, la Cour européenne de justice (CJUE) a jugé que la politique d’asile pratiqué par la Hongrie « a manqué à son obligation d’assurer un accès effectif à la procédure d’octroi de la protection internationale », rappelle le site Info Migrants.

    Après avoir fermé les yeux pendant plusieurs années sur les pratiques illégales de la police hongroise, #Frontex, mise en cause par l’ONG Comité Helsinki, a annoncé au mois de janvier qu’elle suspendait ses opérations de #surveillance_des_frontières de l’Union européenne en Hongrie.

    « Depuis 2016, les preuves de violations graves et systémiques des droits fondamentaux aux frontières extérieures de l’espace Schengen ont été présentées, soulevant également la responsabilité de l’Agence Frontex », a affirmé le Comité Helsinki.

    https://courrierdeuropecentrale.fr/immigration-la-police-hongroise-a-realise-40-000-pushbacks-d

    #refoulement #Hongrie #route_des_Balkans #Balkans #droits_fondamentaux #droits_humains #frontières_extérieures #statistiques #chiffres #2021#asile #migrations #réfugiés #frontières

  • Le ministère de l’Intérieur ressort le système intégral de surveillance extérieur pour "répondre à l’augmentation des arrivées en pateras et cayucos. Il s’agit d’un #radar qui doit détecter les embarcations. Il n’a pas servi depuis 6 ans et dont le fonctionnement reste à confirmer.

    Interior acelera la instalación del #SIVE arrinconado seis años en #Lanzarote

    El Ministerio contrata de urgencia la obra de la estación sensora en Haría por 226.417 euros | El Ayuntamiento confía en que no sea en el #Mirador_de_Guinate

    El Ministerio del Interior acelera en la instalación de una nueva estación sensora completa del #Sistema_Integral_de_Vigilancia_Exterior (SIVE), en Lanzarote, que albergará el radar comprado hace seis años por 5,6 millones de euros y que lleva arrinconado en un almacén de la Guardia Civil en la Isla desde entonces, pese al aumento de la llegada de pateras y cayucos. Las obras fueron adjudicadas el pasado 30 de julio a la empresa Atos IT Solutions and Services Iberia SL por 226.417 euros, después de que el Ministerio del Interior declarara el pasado noviembre de urgencia la instalación de este radar en el Mirador de Guinate en Haría, pero el Ayuntamiento de Haría y el Cabildo de Lanzarote emitieron informes desfavorables a este enclave e hicieron una nueva propuesta para que esta estación se colocara a tan solo 20 metros del Mirador de Guinate. Y por ello , aunque se adjudicó el julio con una ejecución de tres meses, con lo que debe estar terminado en noviembre, el pasado martes en el Consejo de Ministros volvió a declarar de urgencia este SIVE, interpreta el Ayuntamiento de Haría. El segundo teniente de alcalde y concejal de Oficina Técnica de este consistorio, Víctor Robayna, considera que Interior ha aceptado el cambio de enclave y por eso ha hecho esta nueva declaración. Desde el Ministerio no aclaran si es por este motivo o si seguirá en el Mirador de Guinate.

    Al ser una obra de urgencia pueden ubicarla donde quieran sin necesidad de licencia municipal. El Ministerio pretendía instalar el SIVE en el Mirador del Río, y ante la oposición de las instituciones de Lanzarote propuso el Mirador de Guinate.

    Según el proyecto de Interior, la estación sensora del SIVE consiste en la instalación de una caseta de obra para alojar el radar, un pequeño mástil para la cámara optrónica y otro para las comunicaciones. Los equipos necesarios se ubicarán en una caseta de obra de tres metros de altura y 6x3 metros de planta aproximadamente y se integrará totalmente en el paisaje. El problema, según el Ayuntamiento de Haría, es el vallado perimetral de seguridad de esta estación con unos 17 metros por 7 metros medio del Mirador de Guinate «lo que provocará que sea invisitable en el futuro», indica Víctor Robayna.

    «Hemos ido con el contratista cinco veces y alegan que para cambiar esos veinte metros debían pedir otra declaración de urgencia que entendemos que es la que se ha aprobado el pasado martes en Consejo de Ministros», expone. En su defensa del Mirador de Guinate ante el Ministerio, el Ayuntamiento de Haría les explicó que este enclave se sitúa al Noroeste de la isla de Lanzarote y es emblemático por sus vistas hacia el Archipiélago Chinijo, y estar cerca de unas de las rutas más importantes de la denominada Bajada del Risco.

    Está ubicado entre dos espacios protegidos: el del Archipiélago Chinijo y el Espacio Natural Malpaís de la Corona, y es ruta de visitantes que se paran a observar las impresionantes vistas. El Ayuntamiento considera absolutamente necesario contar con el SIVE en esta zona de Lanzarote, para ayudar a paliar las desgracias en el mar con la detección de pateras y cayucos , pero justo al lado del mirador hay una estación transformadora de telecomunicaciones, mimetizada con el espacio, lo que supondría simplemente desplazarlo unos 20 metros. Colocar el SIVE junto a ella evitaría perder la totalidad el espacio tan emblemático como es el Mirador de Guinate.

    La implantación del radar se ha ralentizado sobremanera y afecta al Gobierno de Mariano Rajoy, que compró el radar en 2015 por 5,5 millones de euros y se frenó su instalación porque lo querían poner en el Mirador del Río, y por problemas burocráticos, y al Gobierno de Pedro Sánchez, que lleva en el poder tres años, afirma Sergio Ramos, senador del PP.

    Tanto Robayna, (CC) como Ramos creen de imperiosa necesidad instalar el radar del SIVE, pero temen que el aparato se haya deteriorado o quedado desfasado al estar seis años empaquetado.

    En cualquier caso, después de dos años presentado mociones en el Senado , Ramos celebra que se vaya a ejecutar la instalación y espera que no se vuelva a demorar para que el radar cubra esta zona de la Isla. Expone que es cierto que el PP lo compró y no lo instaló, pero recuerda que entre 2015 y 2018 prácticamente no había embarcaciones. La oleada fuerte se produjo en 2020, con 23.023 migrantes y en este año ya van por unos 12.000. Solo en el fin de semana pasado llegaron a Lanzarote unos 550 migrantes en 18 pateras.

    Sergio Ramos ha presentado una moción en el Senado pidiendo 1a instalación de un destacamento de la Guardia Civil en la Isla de La Graciosa, debido al incremento de llegadas de pateras provenientes de la costa africana y dotar a la Guardia Civil, Policía Nacional y Salvamento Marítimo de un mayor número de medios humanos y materiales, para hacer frente a la llegada de pateras a todas las Islas Canarias.

    Sostiene que cuando llega una patera a La Graciosa solo cuentan con los medios de un policía local, un operario municipal y dos auxiliares de ambulancia. Cruz Roja no se desplaza a esta Isla, y al no haber instalaciones para acogerlos se trasladan en los barcos para el transporte de pasajeros sin tener prueba realizada de PCR y con la única compañía de un policía local.

    https://www.laprovincia.es/canarias/2021/10/02/interior-acelera-instalacion-sive-arrinconado-57923629.html

    #migrations #surveillance #asile #migrations #réfugiés #Espagne #Canaries #contrôles_frontaliers #frontières #complexe_militaro-industriel #militarisation_des_frontières

  • Des chercheurs israéliens contournent la reconnaissance faciale grâce à l’IA
    https://fr.timesofisrael.com/des-chercheurs-israeliens-contournent-la-reconnaissance-faciale-gr

    Des chercheurs israéliens ont trouvé une méthode apparemment simple pour tromper les logiciels de reconnaissance faciale – en appliquant du maquillage conventionnel sur des zones spécifiques du visage selon un modèle déterminé par un programme d’intelligence artificielle.

    L’étude, menée à l’université Ben Gurion de Beer Sheva, a montré que, lorsque l’on applique le motif de maquillage généré par l’ordinateur sur les sujets testés, les systèmes sont contournés avec un taux de réussite proche de 100 %.


    Une image illustrant l’intelligence artificielle et les technologies de reconnaissance faciale. (Crédit : KENGKAT ; iStock by Getty Images)

    Vingt volontaires (10 hommes et 10 femmes) se sont vu appliquer du maquillage sur les zones du visage les plus identifiables selon la carte thermique générée par le logiciel, ou du maquillage aléatoire, et enfin pas de maquillage du tout.

    Les sujets ont ensuite été confrontés à un environnement réel en marchant dans un couloir équipé de deux caméras et de diverses conditions d’éclairage.

    Avec le modèle de maquillage conçu par le logiciel, les sujets n’ont été correctement identifiés que dans 1,22 % des cas, contre 33,73 % des cas avec un maquillage aléatoire et 47,57 % des cas sans aucun maquillage.

    « J’ai été surpris par les résultats de cette étude », a déclaré Nitzan Guetta, l’un des principaux auteurs de l’étude, au site américain Motherboard.


    Le système de reconnaissance faciale est incapable d’identifier le sujet une fois le maquillage généré par l’IA appliqué. (Autorisation de l’université Ben Gurion et de l’université Cornell)

    « [La maquilleuse] n’a pas fait trop d’astuces, elle a juste vu le modèle de maquillage de l’IA et a ensuite essayé de le copier. Ce n’est pas une copie parfaite. Il y a des différences, mais ça marche quand même », a-t-elle ajouté.

    L’étude a été menée en utilisant des palettes de couleurs neutres pour obtenir un look naturel et des techniques de maquillage conventionnelles, ce qui signifie qu’elle peut techniquement être reproduite par n’importe qui. Cependant, l’inconvénient de la méthode est que l’on est toujours très reconnaissable par les autres humains.


    Un participant avec un modèle de maquillage recommandé par le programme d’IA qui a pu tromper un système de reconnaissance faciale. (Autorisation de l’Université Ben Gurion et de l’Université Cornell)

    #IA #reconnaissance_faciale #biométrie #facial #surveillance #algorithme #reconnaissance #vidéo-surveillance #discrimination #smartphone #police #maquillage #surveillance #vidéo-surveillance #vidéosurveillance #caméras #reconnaissance

  • Rapport parlementaire : de nouveaux moyens de contrainte technologique
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1568

    En juin 2021, le Sénat publiait un rapport légitimant la contrainte numérique durant les crises sanitaires (lire ici), où l’on pouvait notamment lire cette affirmation :

    « Plus la menace sera grande, plus les sociétés seront prêtes à accepter des technologies intrusives, et des restrictions plus fortes à leurs libertés individuelles – et c’est logique. »

    Confirmation en ce mois de septembre 2021 avec un autre rapport remis au Premier ministre, signé du député LREM de la Loire et ex-attaché parlementaire Jean-Michel Mis. Ce rapport est intitulé « Pour un usage responsable et acceptable par la société des technologies de sécurité ». La sécurité, comme la santé, étant « la première des libertés », selon la novlangue de l’ère cybernétique, on ne sera pas surpris du contenu de ce rapport. Il s’agit d’étendre les (...)

    https://www.vie-publique.fr/sites/default/files/rapport/pdf/281424.pdf #Nécrotechnologies

  • Réforme de l’assurance-chômage : le « plan sécurité » de Pôle emploi face au risque d’"agressions"
    https://www.franceinter.fr/reforme-de-l-assurance-chomage-le-plan-securite-de-pole-emploi-face-au-r

    En Île-de-France, des bracelets d’alerte et des boîtiers permettant de signaler une agression ou une incivilité ont été commandés. Pôle emploi semble craindre d’éventuelles agressions de ses agents, avec l’entrée en vigueur de la réforme de l’assurance-chômage.

    • Policemploi : « La livraison des premiers kits est prévue pour la Seine-Saint-Denis d’abord. »

      Du côté des directions locales, en région parisienne en tout cas, des initiatives se mettent en place et, selon une note interne intitulée « Plan d’action sécurité » que France Inter a pu consulter, commande a été passée pour la région francilienne de 695 bracelets permettant de déclencher l’alerte en cas de danger.

      À ces bracelets, s’ajoutent une centaine de boîtiers dotés d’une sirène multi-tonalité et d’un flash dont l’objectif, stipule le document, est de "permettre aux agents de pouvoir signaler une agression ou une #incivilité" dont ils seraient victimes.

      Initiative francilienne

      La livraison des premiers kits est prévue cette semaine, pour la Seine-Saint-Denis d’abord, avant Paris la semaine prochaine. L’initiative reste locale pour l’instant, car rien n’a été annoncé au niveau national, mais ces idées font leur chemin. Comme la généralisation des #caméras_de_surveillance dans les agences. Le sujet a été mis sur la table la semaine dernière par la direction.

      Les agents ont également reçu "quelques éléments de communication " pour expliquer au mieux les ressorts de la réforme aux demandeurs d’emploi. Une réforme qui ressemble plus à une véritable "usine à gaz" et une "bombe à retardement" pour les syndicats, convaincus qu’il y aura des tensions quand, d’ici un mois, les premiers effets apparaîtront noir sur blanc sur la feuille d’allocation.

      Pour civiliser les chômeurs, équiper de tasers les précaires en CUI chargés d’accueil dans les pôles éviterait d’avoir à compter sur la promptitude de la #police.

      #Pôle_emploi #chômeurs #surveillance #Droitauchômage

    • En Seine-Saint-Denis, il est aussi prévu du filet social à trous pour ceux des crashés de l’assurance chômage qui vont débouler au RSA. Comme à Mayotte, en Guyane et à La Réunion : Seine-Saint-Denis : la « renationalisation » du RSA prévue dès 2022
      https://www.lefigaro.fr/conjoncture/seine-saint-denis-la-renationalisation-du-rsa-prevue-des-2022-20210909

      Le département de Seine-Saint-Denis, en proie à des difficultés financières en raison du nombre d’allocataires du revenu de solidarité active (RSA), s’apprête à bénéficier dès 2022 de la « renationalisation » du RSA, une mesure au menu du budget [la] prise en charge par l’État du #RSA en Seine-Saint-Denis, sous la forme d’une expérimentation de 5 ans

    • On croit voir arriver le train de la réforme, là où ce sont les pratiques déjà à l’oeuvre qui font tendre les Pôle vers le modèle de l’agence bancaire (le sas est dehors « virtuel » : faut prendre rdv pour rentrer, la plupart du temps).

      J’entend à la radio qu’une intensification de la récupération d’#indus par Pôle emploi inquiète en interne car elle crée des tensions à l’accueil où travaillent des agents qui en savent moins que les chômeurs sur l’indemnisation et sur le recouvrement des « dettes » exigibles par Pôle.

      Pôle emploi a réuni les chargés de l’indemnisation (dans les Assedic, les vigiles n’étaient pas rares) et les ex-ANPE, mais la division des taches, loin d’avoir reculée s’est ramifiée en diverses spécialisations. Le consensus conflictuel (bien de agents en veulent plus, ça revendique) sur la #sécurité, promue le bouton poussoir et les caméras comme remèdes à cette fragmentation.

      De même outre la réforme, un grand plan de #convocations des chômeurs de longue durée a été lancé, on aura plus affaire à du désespoir qu’à de la colère avec ces chômeurs là (#radiations, emplois contraints, « Insertion par l’Activité Économique » où on se fait balancer en boite pour pas cher histoire de remettre le pied à l’étrier, etc.)

      « Ma » conseillère (chargée du suivi/contrôle/mobilisation) prend grand soin de répéter qu’elle peut rien dire sur le fric, que c’est trop compliqué, que c’est trop important pour quelle prenne le risque de se prononcer à tort (c’est ici son ignorance affichée qui lui permet d’humaniser le rapport, pour elle comme pour moi, il faut bien que ça vienne de quelque part...), que c’est pas elle, que pour ça il faut appeler le 3949. Et ce d’autant plus qu’étant indemnisé depuis un moment sans guère d’activités à temps réduit, elle se doit de chercher à m’aiguiller, vers une IAE par exemple.

      Les gens de l’indemnisation, tu les vois pas. C’est les autres, dont des précaires au SMIC horaire mis à l’accueil, en première ligne, que Policemploi « protège » ainsi. La protection des agents c’estune soupape qui permet à Pôle de se dédouaner d’une des violences intrinsèques à ce travail : voir des gens qu’on ne peut pas aider car il ya rien ou si peu à leur proposer ("allez, il y des sessions de sado-cooconer votre mobilité chez nos sous-traitants, on ne vous abandonne pas vous voyez, mais faut jouer le jeu, faut que ça bouge pour mes reporting"), et devoir faire passer le message « emploi emploi » pour d’éventuels 10 euros 25 brut de l’heure sur lesquels il y a pléthore de candidats (quoi que l’on nous serine à ce sujet) et comme une menace implicite de perdre le peu qu’ils ont.

      Ça prend aussi un aspect mafieux où la protection est une contrepartie de l’allégeance : on te tient sous notre coupe, on fais de toi le relai de notre pouvoir, et puisque tu exerces la violence qui fonde l’institution, je me dois de te protéger en retour, au moins pour du semblant (en réalité c’est : « tant pis si tu tombes »), la clé de ce théâtre de la cruauté là, un passe partout indispensable des deux côtés du guichet.

  • Ces #murs de #sable qui surgissent au #Sahara

    Construire des murs ou des clôtures pour protéger un territoire ou garder des frontières est une pratique courante à travers le monde. Elle s’étend désormais au continent africain pour entraver les flux migratoires. En toute discrétion, du #Maroc au #Niger en passant par l’#Algérie, les autorités érigent des #parois_de_sable, lourdement gardées par des policiers et des militaires, et surveillées par des caméras.


    https://www.monde-diplomatique.fr/2021/10/journal#!/p_14
    https://www.monde-diplomatique.fr/2021/10/CARAYOL/63629
    #barrières #barrières_frontalières #murs_de_sable #surveillance_des_frontières #contrôles_frontaliers #militarisation_des_frontières #anti-migrants #anti-terrorisme

    via @rhoumour
    ping @_kg_ @karine4

  • Inside new refugee camp like a ‘prison’: Greece and other countries prioritize surveillance over human rights

    On the Greek island of Samos you can swim in the same sea where refugees are drowning. The sandy beaches and rolling hills, coloured by an Aegean sunset hide a humanitarian emergency that is symptomatic of a global turn against migration.

    #Greece is just one of the many locations across the world where technological experimentation at the #border is given free reign. Our ongoing work at the #Refugee Law Lab attempts to weave together the tapestry of the increasingly powerful and global border industrial complex which legitimizes technosolutionism at the expense of human rights and dignity.

    These technological experiments don’t occur in a vacuum. Powerful state interests and the private sector increasingly set the stage for what technology is developed and deployed, while communities experiencing the sharp edges of these innovations are consistently left out of the discussion.

    Policy makers are increasingly choosing #drones over humanitarian policies, with states prioritizing #security and #surveillance over human rights.

    #refugees #borders #samos #camp #Europe #pushbacks #migration #human_rights

    https://theconversation.com/inside-new-refugee-camp-like-a-prison-greece-and-other-countries-pr

  • Pourquoi s’obstiner à numériser l’école ?
    https://reporterre.net/Mais-pourquoi-s-obstiner-a-numeriser-l-ecole

    « Pourquoi river les enfants à des machines dès leur plus jeune âge ? », écrit l’auteur de cette tribune. Il ne s’agit pas d’être technophobe mais de faire preuve de « techno-discernement » face au tout numérique à l’école et à ses néfastes effets sanitaires et écologiques.
    Philippe Bihouix est ingénieur et auteur d’essais sur les questions environnementales. En 2016, il publiait avec Karine Mauvilly Le désastre de l’école numérique — Plaidoyer pour une école sans écrans, aux éditions du Seuil, qui reparaît aujourd’hui en poche.


    Des enfants utilisent une application d’aide à l’apprentissage de la lecture dans une école marseillaise, en 2018. - © Bertrand Langlois / AFP

    Il y a cinq ans, nous publiions, avec Karine Mauvilly, Le désastre de l’école numérique. Ce livre se voulait un cri d’alerte, au titre provocateur sans doute, à la suite de l’annonce du Plan numérique pour l’éducation lancé deux ans auparavant par le président François Hollande. Nous voulions ouvrir le débat, comprendre, contextualiser, prévenir, interroger et mobiliser enseignants, syndicats, élus, parents et citoyens sur une évolution plus que contestable : celle d’une généralisation de l’enseignement sur écran.

    En termes d’innovation – et de fascination – « technopédagogique », l’école n’en était pas à son coup d’essai. Depuis cent cinquante ans, à l’apparition de chaque nouveau médium (lanterne magique, cinéma, radio, télévision, machines électromécaniques… mini puis micro-informatique), les pédagogues se sont emballés pour les formidables opportunités qui s’ouvraient, séduits, souvent, par des fournisseurs de matériel promettant monts et merveilles. Il est frappant de constater à quel point les mêmes arguments, à travers les âges, ont été brandis… jusqu’à aujourd’hui.


    Les miracles de l’école numérique n’ont été corroborés par aucune étude scientifique. Flickr / CC BY-SA 2.0 / Lucélia Ribeiro

    Les promoteurs du numérique à l’école parlent de motivation et de concentration accrues, d’amélioration des performances, de possibilités de travail collectif, de pédagogies actives ou ludiques, d’adaptation au rythme de chaque enfant… On a hâte de voir les résultats. Ces miracles n’ont été corroborés par aucune étude scientifique – aucune. Pourquoi alors river les enfants à des machines dès leur plus jeune âge ?

    Les preuves des effets délétères de la surexposition aux écrans sur la jeunesse s’accumulent
    L’école numérique soulève par ailleurs d’énormes questions sanitaires et écologiques, entre autres.

    • Sanitaires, d’abord, car les preuves des effets délétères de la surexposition aux écrans sur la jeunesse s’accumulent : phénomènes d’addiction, de dépression, d’agitation, difficultés de concentration, troubles de l’attention, troubles cognitifs, intolérance à la frustration, baisse de l’empathie, violence… Et que fait l’école numérique ? Elle augmente le temps global d’écran des enfants, et, en demandant aux élèves de se connecter après l’école pour faire leurs devoirs, elle légitime auprès des parents l’usage des écrans.

    • Écologiques, ensuite, car l’empreinte du numérique est forte, loin de l’illusion d’immatérialité. Évidemment, il ne viendrait à personne l’idée de contester les avancées technologiques dans d’autres domaines, la médecine par exemple, de dénoncer les appareils électroniques chez les dentistes ou dans les hôpitaux, au prétexte qu’on opérait mieux les patients avant ! Mais, dans le domaine éducatif, la course en avant technologique est bien loin d’avoir démontré une quelconque utilité.

    Cinq ans après la parution de notre livre, où en sommes-nous ? À son arrivée, en 2017, le nouveau ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a commencé par prendre une posture officielle plutôt distanciée avec le numérique. Le « grand plan » a été discrètement remisé : il s’agissait maintenant de bâtir « l’école de la confiance ». Le téléphone portable a même été interdit dans les écoles et les collèges pour la rentrée 2018 – effet d’annonce, car de fait, il l’était déjà…

    Jean-Michel Blanquer n’est pas technophobe, il est au contraire tout à fait fan des possibilités offertes par les « EdTechs » (educational technologies), des start-up qui innovent au service de l’éducation – et notamment avec l’intelligence artificielle (IA). Lors de l’inauguration du « Lab 110 bis » en juin 2018 — un « espace dédié à l’innovation et favorisant l’intelligence collective » logé dans les bureaux du ministère — Jean-Michel Blanquer mentionnait les axes désormais prioritaires du numérique à l’école : « L’IA pour personnaliser les parcours, améliorer l’efficacité de l’enseignement, permettre au professeur de se concentrer sur l’essentiel, notamment par l’aide à l’évaluation ; le traitement massif des données pour permettre une meilleure orientation des étudiants, proposer des formations pros plus pertinentes et améliorer l’employabilité ; la robotique et les objets connectés pour permettre l’inclusion des plus fragiles. »

    Décryptons ce jargon : l’IA pour « personnaliser les parcours » et décharger le professeur du fardeau de l’évaluation consistera à coller l’élève devant son écran, et à mener des tests par QCM (questionnaires à choix multiple) vaguement améliorés sans doute, grâce à un peu de machine learning (l’apprentissage par les machines) ; le « traitement massif des données » pour l’orientation, cela signifie que les parents et les futurs bacheliers n’ont pas fini de souffrir face à l’opacité du logiciel Parcoursup ; quant à la « robotique pour les plus fragiles », mystère !

    Puis vint la crise sanitaire… La grande accélération numérique provoquée par la pandémie de Covid-19 aurait pu être l’occasion de relancer le débat sur la place de ces outils à l’école. Et ce d’autant plus que l’expérience de l’enseignement à distance, malgré l’effort à saluer de nombreux enseignants pour maintenir le lien avec leurs élèves, s’est révélée pitoyable. Mais le débat a surtout porté, dans les premiers temps, sur les inégalités d’équipement des élèves, tous n’ayant pas un ordinateur ou une tablette pour suivre les cours et rendre les devoirs à distance. Et si le contenu pédagogique pendant cette période n’a pas été à la hauteur, c’est l’argument du manque de préparation, d’adaptation (voire d’implication) des enseignants qui a été brandi. Ainsi va la transformation numérique à marche forcée : si elle ne tient pas ses promesses, c’est qu’on n’a pas encore pris la pleine mesure de son potentiel pédagogique.

    La crise a permis un « boom sans précédent du numérique éducatif » — titre d’un article publié dans le Figaro — notamment dans l’enseignement à distance pour les entreprises. Pour ce qui est de l’éducation, c’est moins clair, car, en France, « certains freins subsistent ». Pour Marie-Christine Levet, cofondatrice du fonds Educapital, start-uppeuse des EdTechs — et interrogée dans le même article —, s’il y a des progrès à faire, c’est dans « le grand chantier [de] la digitalisation de notre éducation, de l’école primaire à l’enseignement supérieur. C’est là que nous avons le plus de retard ».

    Il ne s’agit pas de prôner le retour à l’école d’antan mais de faire preuve de « techno-discernement »
    Retard sur quoi, sur qui ? Peu importe ! C’est le principe même du progrès technologique : comme l’explique la Reine rouge dans la suite des Aventures d’Alice au pays des merveilles de Lewis Caroll, ne pas avancer (mais vers où ?), ce n’est pas faire du surplace, c’est reculer : « Ici, vois-tu, on est obligé de courir tant qu’on peut pour rester au même endroit. Si on veut aller ailleurs, il faut courir au moins deux fois plus vite que ça. Allons, allons, plus vite, plus vite ! »

    Le débat n’a toujours pas eu lieu. Il ne s’agit pas d’être technophobe, passéiste ou conservateur, mais de regarder les faits le plus objectivement possible. D’ailleurs, pourquoi la charge de la preuve a-t-elle été inversée, pourquoi est-ce aux « détracteurs » du numérique de démontrer que celui-ci a plus d’effets nuisibles que positifs ? Pourquoi acceptons-nous, collectivement, de prendre pour argent comptant les balivernes des vendeurs de matériel et de logiciel ? Ou celles de leurs chercheurs inféodés, un petit cercle d’acteurs qui font carrière dans le secteur public ou le secteur privé (voire les deux) sur les projets « innovants » autour du numérique ?

    Certes, la crise de l’école n’est pas née avec sa numérisation. Il ne s’agit aucunement de prôner le retour à l’école d’antan, avec tableau noir et règle en bois, mais de faire preuve de « techno-discernement », d’oser questionner la doxa technopédagogique, et d’admettre que l’alternative non numérique est, dans la plupart des cas, meilleure.

    #Enfants #Ecole #éducation #france #enfants #inégalités #travail #education #enseignement #écoles #IA #intelligence_artificielle #numérique #cultures_numériques #internet #google #algorithme #politique #bigdata #france #pouvoirs #data #smartphone #technologisme #surveillance ne l’oublions pas

  • #Suisse : Nouveaux trains supprimés à cause d’un manque de pilotes de locomotives ats/ther
    https://www.rts.ch/info/suisse/12527554-nouveaux-trains-supprimes-a-cause-dun-manque-de-pilotes-de-locomotives.

    Les CFF connaissent un nouveau pic dans la pénurie de mécaniciens de locomotives. Ce début de semaine, à savoir lundi, mardi et mercredi, ils ont été contraints d’alléger la cadence des trains RegioExpress (RE) entre Vevey (VD) et Annemasse (F), qui circulent une fois par heure au lieu d’une fois par demi-heure. La situation devrait revenir à la normale jeudi.

    En complément, les CFF ont modifié les horaires du train InterRegio15 (Lucerne – Genève-Aéroport), afin que celui-ci circule dans l’horaire du RE supprimé et effectue l’ensemble des arrêts prévus entre Lausanne et Genève. Ainsi, malgré la suppression de son train, la clientèle ne perdra que quelques minutes, expliquent-ils mardi dans un communiqué.


    Ce manque de mécaniciens est dû à des erreurs commises dans le passé au niveau de la planification des ressources en personnel des locomotives, rappellent-ils. Le nombre de mécaniciens (280 en Suisse romande) est tout juste suffisant pour assurer tous les trains nécessaires : il suffit de quelques absences de dernière minute pour que l’effectif requis ne soit pas atteint.

    Mieux d’ici la fin de l’année
    Les planificateurs cherchent des solutions de dernière minute, en contactant les mécaniciens pour leur proposer de modifier ou déplacer leurs congés par exemple. Il arrive que, malgré tous les efforts consentis de part et d’autre, l’ensemble des tours de service ne puisse pas être couvert et, qu’en conséquence, il faille supprimer des trains.

    C’est le cas ponctuellement en Suisse romande depuis quelques mois. La situation doit s’améliorer d’ici la fin de l’année, assurent-ils. Samedi dernier, par exemple, les CFF ont malheureusement dû supprimer les trains de la ligne S6 du RER Vaud entre Palézieux et Lausanne, un train sur deux de la ligne L5 entre Genève et La Plaine, ainsi qu’entre Fribourg et Yverdon-les-Bains.

    Tendu jusqu’à fin octobre
    A moyen terme, l’entreprise a pris des mesures de recrutement renforcé. Dans les six prochains mois, quelque 200 mécaniciennes et mécaniciens de locomotive vont terminer leur formation dans toute la Suisse. La situation du personnel des locomotives reviendra ainsi à la normale d’ici fin 2021 ; elle reste cependant particulièrement tendue dans certaines régions jusqu’à fin octobre, comme à Zurich ou en Suisse romande.

    Les CFF adressent leurs excuses à leurs clients et les prient de consulter l’horaire en ligne avant leur voyage. Des informations sont également disponibles par téléphone au numéro payant 0848 44 66 88 (24 heures sur 24).

    #Anticipation des besoins #zero_stock #travail #capitalisme #économie #zero_stocks #anticipation #mobilité #pensée_magique #culte_du_cargo #lean_management #management

    • #MDR : Les pilotes de locomotives, ils les ont virés, il ,’y a pas si longtemps
      Environ 230 postes supprimés chez CFF Cargo, sans licenciements
      https://www.hrtoday.ch/fr/news/environ-230-postes-supprimes-chez-cff-cargo-sans-licenciements

      CFF Cargo poursuit sa cure d’amaigrissement et supprimera environ 230 postes d’ici 2020. La centrale d’Olten (SO) est touchée. Les conducteurs sont aussi concernés. Le tunnel de base du Gothard est une des explications.
      . . . . . .
      Berne (ats) Le nouvel ouvrage, inauguré en juin et dont l’ouverture est prévue le 11 décembre, permettra à CFF Cargo de rouler avec moins de mécaniciens, explique le directeur général de l’entreprise Nicolas Perrin, dans une interview parue dans la Basler Zeitung. A cela s’ajoute le nouveau concept pour le trafic marchandises.

      Celui-ci dilue le transport de marchandises sur l’ensemble de la journée, et non plus sur un seul transport la nuit. Le fret ferroviaire peut ainsi être organisé avec 80 mécaniciens de moins, selon M. Perrin. Personne ne perdra cependant son poste, car CFF Cargo compte tendanciellement trop peu de pilotes. En outre, la CCT interdit les licenciements sans motifs économiques.

      L’entreprise utilisera également son stylo rouge à Olten (SO), où 70 puis au moins 80 postes seront supprimés respectivement jusqu’à la fin de l’année et d’ici 2020. Des discussions sont menées avec les partenaires sociaux et les employés.

      Pour rappel, les CFF ont annoncé vendredi qu’ils allaient introduire l’horaire cadencé pour le transport de marchandises. Dès le 11 décembre, CFF Cargo reliera les principaux points de desserte trois fois par jour et les clients pourront passer des réservations pour des heures précises. L’ex-régie fédérale supprimera par ailleurs 1400 emplois d’ici 2020 dans le cadre de son programme RailFit 20/30.
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    • Baisse de 13% des dépenses dans la restauration depuis l’instauration du certificat Covid
      https://www.rts.ch/info/12524322-baisse-de-13-des-depenses-dans-la-restauration-depuis-linstauration-du-

      – Les restaurants tirent un premier bilan de l’extension du certificat Covid, deux semaines après son introduction. La baisse des dépenses dans le secteur a atteint 13% en Suisse, selon une étude dirigée par l’Université de Saint-Gall.
      #pass_sanitaire #surveillance

  • Bracelet électronique : le remède aux maux de la prison ?

    La surveillance électronique est en plein boom. Alors qu’il stagnait autour des 10 000 depuis 2013, le nombre de bracelets a augmenté de plus de 47% ces deux dernières années, pour atteindre les 16 200 en juin. Une hausse qui s’est accélérée en 2021 : 5 034dispositifs ont été mis en circulation rien que sur ces six derniers mois.

    Et ce n’est qu’un début : « Pour la période de juillet à décembre 2021, 7 500 bracelets ont été commandés, avec un planning de livraison de 1 000 à 1 500 par mois », indique la Direction de l’administration pénitentiaire (Dap).

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/09/27/bracelet-electronique-le-remede-aux-maux-de-la-prison

    #prison #bracelet #surveillance

  • Khrys’presso du lundi 27 septembre 2021
    https://framablog.org/2021/09/27/khryspresso-du-lundi-27-septembre-2021

    Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière. Tous les liens listés ci-dessous sont a priori accessibles librement. Si ce n’est pas le cas, pensez à activer … Lire la suite­­

    #Claviers_invités #Internet_et_société #Libr'en_Vrac #Libre_Veille #Non_classé #GAFAM #Internet #Revue_de_web #Revue_hebdo #Surveillance #veille #webrevue

  • La #numérisation du #contrôle_migratoire européen

    Le contrôle migratoire européen repose aujourd’hui sur la collecte, la sauvegarde et le partage d’#informations_biométriques_numérisées par les polices et consulats des États membres. Du premier fichier dit #SIS (#Système_d’informations_Schengen) issu du rapprochement des polices dans les années 1980 contre la criminalité transfrontalière à l’#Entry_Exit_System qui ambitionne d’enregistrer l’ensemble des voyageurs vers l’Europe à partir de 2022, ces #bases_de_données dessinent un #contrôle_à_distance, en amont dès le pays de départ et en aval au sein même de l’espace Schengen, souvent déconnecté de tout franchissement frontalier. Un tel #contrôle_numérisé nourrit une #industrie de la surveillance et de la #sécurité en pleine expansion. Ce phénomène peut être rapproché de la mise en carte d’antan tout en se singularisant par un #contrôle_individualisé dans un fantasme de #surveillance_généralisée de l’ensemble des #mobilités contemporaines.

    https://ehne.fr/fr/encyclopedie/th%C3%A9matiques/les-migrations-en-europe/surveillance-et-contr%C3%B4le-des-migrations/la-num%C3%A9risation-du-contr%C3%B4le-migratoire-europ%C3%A9en

    #surveillance #frontières #migrations #réfugiés #asile #biométrie #données #privatisation #complexe_militaro-industriel

    ping @isskein @karine4 @etraces

  • La loi Drones 2 est docilement adoptée par l’Assemblée
    https://www.laquadrature.net/2021/09/23/la-loi-drones-2-est-docilement-adoptee-par-lassemblee

    L’Assemblée nationale vient d’adopter une nouvelle loi pour légaliser l’usage de drones de #Surveillance par la police. Alors que le texte est quasiment identique à celui censuré par le Conseil constitutionnel en début d’année, les…

    • (...) le texte est quasiment identique à celui censuré par le Conseil constitutionnel en début d’année, les parlementaires n’ont pas hésité à le voter une nouvelle fois. C’est une énième preuve qu’il n’y a rien à attendre du Parlement pour nous protéger des dérives sécuritaires du gouvernement. La lutte contre la Technopolice ne se fera pas sur les bancs de l’Assemblée.

      Nous en parlions ici : après s’être vu à quatre reprises refuser le droit de surveiller la population avec des #drones, le gouvernement est revenu une cinquième fois à l’attaque. Deux arrêts du Conseil d’État, une décision de la CNIL et une décision du Conseil constitutionnel n’auront pas suffit : le gouvernement est prêt à tout pour déployer des drones avec caméra dans l’espace public. Les caméras fixes, les caméras « nomades », les caméras-piétons, tout cela ne lui suffit pas : il faut surveiller, toujours plus, et retransmettre les flux en temps-réel à des centres de supervision – et derrière analyser et disséquer les images, transformer nos rues et nos déambulations en données exploitables par la #police

      #surveillance

  • Règlement IA : la Commission européenne tend le piège de la reconnaissance faciale
    https://www.laquadrature.net/2021/09/22/reglement-ia-la-commission-europeenne-tend-le-piege-de-la-reconnaissan

    Le 21 avril 2021, la Commission européenne a déposé un projet de règlement sur l’intelligence artificielle. S’il prétend proposer « un cadre juridique pour une IA digne de confiance », ce règlement conduira en vérité à abaisser…

    #Surveillance

    • l’identification biométrique à distance réalisée dans le contexte de manifestations politiques est susceptible d’avoir un effet dissuasif significatif sur l’exercice des droits et libertés fondamentales, telles que les libertés de réunion et d’association et, plus généralement, le principe fondateur de démocratie […] ses graves et irréversibles effets sur les attentes (raisonnables) de la population à être anonyme dans l’espace public porteraient directement atteinte à l’exercice de la liberté d’expression, de réunion, d’association et de circulation

      il est extrêmement difficile de démontrer concrètement les dégâts systémiques causés par la surveillance de masse – c’est bien pour combler cette difficulté que le droit avait posé une présomption en faveur de la population. Au contraire, la police n’aura aucun mal à monter en épingle le moindre fait divers pour affirmer que telle ou telle technique de reconnaissance faciale serait à tout prix indispensable.

      l faut redouter que ce nouveau paradigme juridique contamine l’ensemble des traitements de données biométriques, y compris ceux que le règlement IA ne vise pas encore explicitement (reconnaissance « en temps différé », détection de comportement, identification vocale, etc.)