• Khrys’presso du lundi 17 août 2026
    https://framablog.org/2026/08/17/khryspresso-du-lundi-17-aout-2026

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    #Veille #Claviers_invités #GAFAM #Internet #Revue_de_web #Revue_hebdo #Surveillance #veille #webrevue

  • Khrys’presso du lundi 10 août 2026
    https://framablog.org/2026/08/10/khryspresso-du-lundi-10-aout-2026

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    #Veille #Claviers_invités #GAFAM #Internet #Revue_de_web #Revue_hebdo #Surveillance #veille #webrevue

  • Aux Etats-Unis, un militant anti-police et écologiste poursuivi pour avoir supprimé les données de son smartphone – franceinfo
    https://www.franceinfo.fr/monde/usa/aux-etats-unis-un-militant-anti-police-et-ecologiste-poursuivi-pour-avoir

    Après avoir donné au policier un faux mot de passe qui a écrasé toutes les informations de son téléphone, un militant est poursuivi pour « destruction de preuves ». Cette histoire illustre les atteintes aux libertés civiles qui se multiplient aujourd’hui aux Etats-Unis.

    #Graphene #surveillance

  • Khrys’presso du lundi 3 août 2026
    https://framablog.org/2026/08/03/khryspresso-du-lundi-3-aout-2026

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    #Veille #Claviers_invités #GAFAM #Internet #Revue_de_web #Revue_hebdo #Surveillance #veille #webrevue

  • Khrys’presso du lundi 27 juillet 2026
    https://framablog.org/2026/07/27/khryspresso-du-lundi-27-juillet-2026

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    #Veille #Claviers_invités #GAFAM #Internet #Revue_de_web #Revue_hebdo #Surveillance #veille #webrevue

  • Le Parlement vote l’interdiction des réseaux sociaux aux jeunes de moins de 15 ans
    https://www.laquadrature.net/2026/07/22/le-parlement-vote-linterdiction-des-reseaux-sociaux-aux-jeunes-de-moin

    L’Assemblée nationale et le Sénat ont adopté ce 21 juillet la proposition de loi de la députée Laure Miller interdisant aux mineur·es de moins de 15 ans d’accéder aux réseaux sociaux. Ce texte, qui veut…

    #Données_personnelles #Surveillance

  • Stop the GUARD Act and age verification laws worldwide
    https://www.fsf.org/blogs/community/stop-the-guard-act

    (...)

    If passed, the #GUARD_Act would place a nationwide ban on minors using “chatbot” services, and would require all users of such services in the #United_States to submit to mandatory verification. In short, it would open the door to a “#surveillance_regime.” Such a regime would make creating a free machine learning bundle almost, if not totally, impossible through its development restrictions and threats of criminialization. Say goodbye to the anonymous use of such tools, and hello to the suffocation of free software development and technology more generally.

    While it’s nominally about protecting children from #chatbots, which are powered by so-called “#artificial_intelligence,” the Act has wide-reaching implications for all software users — and should be regarded as an existential threat to the entire free software movement. Chatbots and their ilk aren’t popular with our movement, but that doesn’t mean barring children from them is the right thing to do. What’s at stake is freedom 0 as we know it: the right for anyone of any age, anywhere, to use any program for any purpose. This freedom should be regarded as a cornerstone for a free digital society. Even as I write this, we’re teetering toward #dystopia. Freedom 0 is a fight we can’t afford to lose.

    (...)

    #age_verification #age_checking #IA #AI

  • France Travail déploie un outil de profilage algorithmique à des fins de contrôle
    https://www.laquadrature.net/2026/07/20/france-travail-deploie-un-outil-de-profilage-algorithmique-a-des-fins-

    France Travail développe un algorithme de profilage des chômeur·euses à des fins de contrôle, comme le prouve un document que nous publions aujourd’hui en partenariat avec la cellule investigation de Radio France. Cet algorithme, encore…

    #Surveillance

    • France Travail développe un algorithme de profilage des chômeur·euses à des fins de contrôle, comme le prouve un document que nous publions aujourd’hui en partenariat avec la cellule investigation de Radio France. Cet algorithme, encore en phase de test, manifeste la volonté de France Travail de massifier les contrôles via l’utilisation d’outils numériques. Nous appelons à la mobilisation contre cet algorithme illégal et à son abandon par la direction de France Travail.

      Le 10 décembre dernier, un nouvel outil numérique était présenté au comité d’éthique IA de France Travail. Intitulé « Ciblage du Contrôle de la Recherche d’Emploi », son objectif est de « recourir à l’IA » afin d’« identifier les dossiers nécessitant un examen approfondi » et d’« alimenter automatiquement l’outil de contrôle de la recherche d’emploi ». Lors de sa présentation, cet outil était en phase active de test, étape préalable à un déploiement plus large.

      En d’autres termes, l’ancien Pôle Emploi cherche à se doter d’un outil similaire à ceux que nous dénonçons à la CNAF ou à l’Assurance maladie, visant à automatiser la sélection des personnes devant faire l’objet d’un contrôle.
      6 millions de personnes concernées

      Cet algorithme vise à « prédire » quel·les chômeur·euses manqueraient à leurs obligations de recherche d’emploi. Concrètement, il repose sur la construction de profils « suspects/non suspects » fondée sur l’analyse de dizaines de milliers de contrôles passés1. Chaque personne inscrite est ensuite assignée à l’un de ces profils sur la base des données personnelles que détient France Travail. Celles et ceux classifié·es comme « suspect·es » sont placé·es sur une liste de personnes prioritaires à contrôler.

      Si cet algorithme est aujourd’hui testé sur les profils de personnes en situation de rupture conventionnelle2, France Travail souhaite « étendre l’utilisation du modèle à d’autres publics » afin d’« alimenter automatiquement l’outil de contrôle et transmettre chaque mois des listes de contrôle ciblés »3. En prenant en compte l’ensemble des personnes au RSA, dont l’inscription à France Travail est obligatoire depuis le 1er janvier 2026, ce sont plus de 6 millions de personnes qui pourraient se voir profiler chaque mois par l’algorithme4.

      (...)

    • Vous allez pas me croire mais ça fait douze années que je pointe tous les mois pour obtenir ma maigre indemnisation. J’ai toujours pensé et je le pense encore aujourd’hui qu’il fallait une âme de serf servile pour travailler. Mes douze années de pointage c’est un peu comme si j’allais pointer tous les mois à la gendarmerie. Comme dit Léo Dagan, le roi de Carmélides : "le contrôle et la surveillance, y’a que ça qui compte".
      Dans l’œil de l’IA
      https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/revelations/dans-l-oeil-de-l-ia-8093741
      Le contrôle de la recherche d’emploi en 2024
      https://statistiques.francetravail.org/stmt/defmpub/226255

      Au cours de l’année 2024, 610 800 contrôles de la recherche d’emploi ont été démarrés, en hausse de 16,7% par rapport à 2023.
      62% des contrôles ont été déclenchés par des requêtes ciblées, et plus particulièrement 46% par des requêtes ciblées sur les demandeurs d’emploi qui recherchent un poste dans un métier en tension. 20% des contrôles sont faits sur une base aléatoire et 15% proviennent de signalements du conseiller référent.
      83% des demandeurs d’emploi sont en recherche active ou sont redynamisés. 17% sont jugés en insuffisance de recherche et ont fait l’objet d’une sanction.

      « Répression sociale », « violence administrative » : France Travail teste une intelligence artificielle, les inquiétudes de défenseurs des libertés fondamentales sur le numérique
      https://france3-regions.franceinfo.fr/paris-ile-de-france/repression-sociale-violence-administrative-france-travail
      #profilage #répression_sociale #chasse_aux_pauvres #france_travail #société_policière #flicage

  • Khrys’presso du lundi 20 juillet 2026
    https://framablog.org/2026/07/20/khryspresso-du-lundi-20-juillet-2026

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    #Veille #Claviers_invités #GAFAM #Internet #Revue_de_web #Revue_hebdo #Surveillance #veille #webrevue

  • « Watching You » : Dokumentarfilm zeigt die Welt von Palantir und Alex Karp
    https://www.heise.de/hintergrund/Interview-Der-Regisseur-zu-Watching-You-Die-Welt-von-Palantir-und-Alex-Karp-97

    Vor fünf Jahren ging Palantir an die Börse. Bild : Real Fiction Filmverleih

    Klaus Stern et Thomas Giefer racontent l’histoire d’Alex Karp, de Palantir et de la république sécuritaire d’Allemagne. Avec de rares séquences que Giefer a tourné avec Karp à New York en 1997. On y rencontre notre Horst « on-les-aura-tous » Herold qui a introduit la « Rasterfahndung », prédécesseur allemand du logiciel « Gotham » de Palantir.

    Regarder en ligne : https://www.ardmediathek.de/film/watching-you-die-welt-von-palantir-und-alex-karp/NzBiODA4OWItZGZmZS00NGY0LWIxZDUtNWU0NDYxMTUzOWVm

    Télécharger : https://hr-progressive.ard-mcdn.de/odinson/geoavailability_DACH/watching-you-die-welt-von-palantir-und-alex-karp/SVID-66BC718F-C2B2-4A30-9D67-71E9C979A81A/8e142caa-43e0-4e36-ae74-75387a64fee8/0235447_115450026_sendeton_1920x1080-50p-5000kbit.mp4

    4.6.2025 von Marie-Claire Koch - Stern dreht Dokumentarfilme über Macht und Größenwahn. Im Interview spricht er über „Watching You“, der Einblicke in das Leben des Palantir-CEOs ermöglicht.

    Palantir will mit seiner umstrittenen Datenanalyse- und Überwachungssoftware in möglichst alle staatlichen und privatwirtschaftlichen Bereiche eindringen und die „schwierigsten Probleme der Welt“ lösen. „Software ist für uns eine Kunst. Und nur in der Kunst entfesselt sich die Kraft der menschlichen Kreativität und Gestaltungsfähigkeit“, wirbt Palantir auf seiner Website. Sich selbst sieht das Unternehmen als Weltverbesserer. Palantirs Plattformen ermöglichen „Sicherheit und Datenschutz auf konkurrenzlosem Niveau“.
    Gesundheitswesen, Polizei, Kriegsführung und Co.

    Künftig will Palantir der führende Softwarehersteller sein, der die zentralen Plattformen liefert, mit denen Daten aus kritischen Strukturen wie dem Gesundheitswesen, Geheimdienste, Energie, Verkehr, Telekommunikation, Finanzen, Polizei und Militär gesammelt und analysiert werden. „In diesem Jahrhundert wird sich die Kriegsführung durch Software weiter verändern“, ist Karp überzeugt.
    Klaus Stern

    Dokumentarfilmer Klaus Stern macht gerne Filme über Größenwahn. Bild: Andrea Scheffer

    Was genau hinter Palantir steckt, beleuchtet Klaus Stern im Film „Watching You – Die Welt von Palantir und Alex Karp“, der 2024 erstmals in Kinos gezeigt wurde. Im Interview spricht der Regisseur über seine Motivation zum Dokumentarfilm, überraschende Einblicke in die Produktionsphase und gibt persönliche Eindrücke vom siebenjährigen Entstehungsprozess. „Watching You“ feiert jetzt seine Erstausstrahlung im Fernsehen und ist zudem in der ARD-Mediathek verfügbar. Der Film gilt als weltweit erste umfassende Dokumentation über Palantir.

    heise online: Was war Ihre Motivation für den Film?

    Klaus Stern: Ich war 2017 mit einem Freund, dem Dokumentarfilmer und Kameramann Thomas Giefer, in einem Biergarten in Berlin verabredet. Dabei erzählte er mir, er habe einen ehemaligen Protagonisten, nämlich den „Alex“, mit dem er mal 1997 in New York gedreht hatte, kürzlich auf dem Titelbild des Forbes-Magazins gesehen. Der sei nun Milliardär und habe irgendeine obskure Firma. In den Neunzigerjahren war er ein Doktorand aus Frankfurt mit wenig Geld.

    Ich hatte nie von Palantir gehört, Alex Karp war mir kein Begriff. Ich hatte dann aber gelesen, er wolle die „wichtigste Softwarefirma der Welt“ erschaffen. Ich mag Menschen mit Ambitionen. Das war mein Mann.

    Trailer zu „Watching you – Die Welt von Palantir“
    (Quelle: Real Fiction Filmverleih)

    Was war für Sie während der Produktion des Films die überraschendste Erkenntnis?

    Mich überrascht natürlich, in welche unterschiedlichen Bereiche Palantir überall eindringt und schon eingedrungen ist. Und was für ein hervorragender Verkäufer Alex Karp ist. Die Software ist keineswegs eine Luftnummer. Sie funktioniert.
    Software wirksam, aber teuer

    Gibt es Aspekte, die während der Produktion entstanden sind, bei denen Sie dachten, diese gerne einbeziehen zu wollen, es aber aus bestimmten Gründen, wie Zeitmangel oder rechtlichen Beschränkungen, nicht getan haben?

    Ich habe viel in den USA und auch viel mit Vertretern von Polizeibehörden gedreht. Dort habe ich erfahren, dass Palantir bereits seit einigen Jahren in einigen Polizeibehörden eingesetzt wird. Die Software sei wirksam und viele waren da auch relativ zufrieden, sagten aber, das sei viel zu teuer und sie würden sich nun andere Anbieter suchen.

    Wir haben in den USA auch zum Beispiel Soldaten gesprochen, auch welche, die Palantir im Afghanistan-Einsatz genutzt haben und die waren durchaus von der Wirkungsweise von Palantir „überzeugt“.

    Überraschend fand ich dann doch, wie Palantir bei Terrorismus und im Krieg zum Targeting und anschließendem Töten genutzt wird; so wie es Michael Hayden, der ehemalige Chef der National Security Agency (NSA) auch ganz klar formuliert: „Wir töten Menschen auf Basis von Metadaten“.

    Video
    KI am Apparat – hört die Telekom künftig mit?

    Wie haben Sie eigentlich eine Drehgenehmigung bei der Polizei in Hessen erhalten?

    Ich habe mehrmals angefragt und bin zunächst abgelehnt worden. Das war nicht einfach. Die haben auf jeden Fall nicht „Hurra“ geschrien, als ich mit ihnen drehen wollte. Geklappt hat es dann wahrscheinlich auch, weil sie dann doch gesehen haben, dass ich doch „einigermaßen seriös“ arbeite.

    Palantir-Mitarbeiter haben Sie dort nicht getroffen, oder?

    Die Mitarbeiter von Palantir waren seltsamerweise ausgerechnet an dem Tag nicht da.

    Haben Sie die Hessendata auch selbst nutzen können?

    Ich habe gefragt, ob sie meinen Namen eingeben können, damit ich die Verbindungen und das Netzwerk um mich herum ansehen kann. Große Lacher um mich herum. „Nein“, aus „Datenschutzgründen“ könne man das auch nicht zu Demonstrationsgründen machen. Das wäre aber wirklich interessant gewesen.

    Wieso hat es bis zum Erscheinen des Films eigentlich sieben Jahre gedauert?

    Tatsächlich wurden nur vier bis fünf Jahre gedreht, aber von der ersten Idee bis zur Erstaufführung sind es tatsächlich 7 Jahre.

    Das lag unter anderem an Corona und dann ist es wirklich auch so, dass die Zugänge zu Karp und Palantir sehr schwierig sind. Es gab niemals offizielle Antworten auf unsere Anfragen. Wie seriöse Pressearbeit wirkt das jedenfalls nicht.

    Aber es ist nicht so, dass er gar nicht in die Öffentlichkeit tritt. Wem gibt er denn Interviews?

    Er lässt sich gerne von Milliardären interviewen, ob das auf dem World Economic Forum in Davos ist – oder vom Vorstandsvorsitzenden der Axel-Springer SE, Mathias Döpfner. Aber auch mit anderen, besonders militärischen, Eliten spricht er gerne. Bei Maischberger war er jedenfalls noch nicht.
    Mitarbeiter durften sich nicht äußern

    War es schwierig für Sie, Leute zu finden, die sich zu Palantir äußern wollen?

    Ich habe keine aktuellen Mitarbeiter bei Palantir gefunden, die sich mir gegenüber äußern wollten. Und auch Leute, die sich nur beworben haben, mussten vor dem Bewerbungsprozess ein NDA unterschreiben.

    Ich versuche kein schwarz-weißes Bild zu zeichnen, sondern auch die Grautöne und neben wertneutralen, auch die positiven Dinge zu dokumentieren. Alex Karp gibt selbst an, differenzierte Meinungen gut zu finden. Aber auf meinen Dokumentarfilm lässt sich das scheinbar nicht übertragen. Es ist natürlich sein gutes Recht, nicht mitmachen zu wollen.

    Wie hat Palantir denn auf den Film reagiert?

    Alex Karp hat sich bei mir jetzt noch nicht gemeldet. Ich weiß nicht, ob er ihn gesehen hat.

    Welche Fragen an Alex Karp hatten Sie?

    Ich hätte gerne mehr über seinen inneren Zwiespalt erfahren.

    Zum einen, sagt er, kennt er Washington D.C. früher nur vom Protestieren gegen Reagan; gemeinsam mit seinen Hippie-Eltern. Heute sitzt er regelmäßig auf dem Panel des „Reagan National Defense Forums“. Das ist schon eine spannende Entwicklung.

    Was ist Ihr persönliches Fazit nach dem gesamten Entstehungsprozess?

    Wir müssen als Gesellschaft diskutieren, was es für uns heißt, Software von Palantir einzusetzen. Was heißt es, wenn ein Unternehmen perspektivisch so tief in unseren Alltag – und auch in den Staat – eindringt. Wenn „Watching You“ dazu beiträgt, dass über Palantir mehr gesprochen – und auch gestritten wird, fände ich das gut.

    Hinweis: Watching You – Die Welt von Palantir und Alex Karp" feiert seine Erstausstrahlung am 6. August um 22:50 Uhr in „Das Erste“ und bereits jetzt in der ARD Mediathek zur Verfügung. Aus diesem Anlass haben wir diesen Beitrag von 2024 noch einmal neu veröffentlicht.

    https://de.wikipedia.org/wiki/Watching_You_%E2%80%93_Die_Welt_von_Palantir_und_Alex_Karp

    https://de.wikipedia.org/wiki/Thomas_Giefer

    https://de.wikipedia.org/wiki/Klaus_Stern_(Dokumentarfilmer)

    https://www.urbanfilm-berlin.de/friederike-anders

    #film_documentaire #espionnage #surveillance #AI #cambridge_analytica #auf_deutsch

  • ePA mit neuer Funktion : Berliner Patienten sehen Vorteile, die meisten nutzen die Akte aber nicht
    https://www.berliner-zeitung.de/article/epa-mit-neuer-funktion-berliner-patienten-sehen-vorteile-die-meiste

    La gestion numérique des patients est actuellement complétée par ume nouvelle fonction pratique. On maintient en place le système qui met les données des patienta à disposition des vendeurs de données et on essaye de le rendre assez attractif pour enfin obtenir les données complètes de tout le monde.

    Le problème de base n"est même pas identifié : avec l’ePA les patients ne sont plus que la source du pouviir et des revenus des médecins. En fournissant leurs données à l’exploitation commerciale et scientifique la transformation totale et totalitaire des patients en marchandise avance d’un grand pas pendant que les responsables font progresser leur domination de la population.

    14.7.2026 von Christian Schwager - AOK-Umfrage zum Medikationsplan: 91 Prozent der gesetzlich Versicherten halten ihn für sinnvoll. Doch die ePatientenakte spielt in Praxen kaum eine Rolle. Das sind die Gründe.

    Foto
    Ein Hausarzt bespricht mit einer Patientin den Inhalt ihrer ePA. Die Mehrheit der Berliner verfügt über eine digitale Akte. © Daniel Karmann/dpa

    Deutschland und die elektronische Patientenakte (ePA): Noch scheinen gesetzlich Krankenversicherte und niedergelassene Ärzte ein gespaltenes Verhältnis dazu zu haben. Das zeigt eine repräsentative Forsa-Umfrage im Auftrag der Krankenkasse AOK. Einerseits begrüßt die Mehrheit hierzulande bestimmte Funktionen der ePA. Andererseits befasst sich eine Minderheit mit dem Thema.

    Zwei Daten stehen für diesen Zwiespalt: Am 15. Juli beginnt die Pilotphase für einen digital gestützten Medikationsplan. Er soll helfen, unerwünschte Wechselwirkungen zu vermeiden. In Berlin sind 91 Prozent der Ansicht, dass ein solcher Plan dafür das richtige Mittel ist. 87 Prozent erwarten mehr Überblick über die Medikation bei ihren Ärzten. Die große Mehrheit der Pflegenden Angehörigen erkennt ebenfalls Vorteile.

    Mehr als ein Drittel nimmt drei oder mehr Medikamente

    Insgesamt 36 Prozent der Befragten gaben an, regelmäßig drei oder mehr ärztlich verordnete Medikamente einzunehmen. Die Patientengruppe hat bereits heute Anspruch auf einen Medikationsplan in Papierform. Von den Betroffenen in Berlin verfügen 56 Prozent über einen solchen Plan erhalten, 44 Prozent nach eigenen Angaben bisher noch nicht.

    „Besonders Menschen mit mehreren Erkrankungen oder einer komplexen Arzneimitteltherapie können vom elektronischen Medikationsplan profitieren, wenn er konsequent genutzt und aktuell gehalten wird“, sagt Daniela Teichert, Vorstandsvorsitzende der AOK Nordost. „Für den Erfolg kommt es auf eine stabile technische Umsetzung ebenso an wie auf eine verständliche Kommunikation. Versicherte müssen erkennen können, welchen konkreten Nutzen der Medikationsplan für ihren Alltag hat.“

    Das zweite Datum war der Oktober 2025. Seitdem sind Ärzte verpflichtet, eine ePA zu befüllen. Sie existiert für jeden gesetzlich Versicherten, sofern er nicht widersprochen hat. In Berlin verfügen laut Umfrage 89 Prozent über eine ePA.
    Blockierte Republik: Streit um das Sparpaket – so wird Merz das Gesundheitssystem nicht retten
    Krankenkassen-Krise
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    Ewig warten auf einen Therapieplatz: Wie das neue GKV-Sparpaket Berliner Kinder trifft

    Spargesetz

    Darin werden schon jetzt Medikationslisten geführt. Der Medikationsplan umfasst zusätzlich Angaben zur Einnahme von Arznei, etwa zur Dosierung. In den Plan können zudem Präparate aufgenommen werden, die nicht rezeptpflichtig sind.

    Die wenigsten Inhaber einer ePA tauschen sich darüber mit ihren Ärzten aus. Von denjenigen, die in diesem Jahr eine Praxis aufsuchten, gaben 80 Prozent an, die ePA sei in ihrer Praxis kein Thema gewesen. Nur rund jeder Achte wurde vom Personal der Praxis auf darauf angesprochen, gut jeder Zehnte ergriff selbst die Initiative. Lediglich 47 Prozent fühlen sich sehr gut oder eher gut über die elektronische Patientenakte informiert, 52 Prozent weniger oder gar nicht gut.

    Befragt wurden zwischen dem 13. und 27. April dieses Jahres 501 gesetzlich Krankenversicherte ab 18 Jahren in Berlin, kombiniert telefonisch und online. Die Ergebnisse decken sich tendenziell mit bundesweiten Untersuchungen aus der jüngeren Vergangenheit. So ergab eine repräsentative Befragung im Auftrag der Verbraucherzentrale Bundesverband zum Jahresbeginn, dass 94 Prozent die ePA kennen, davon jedoch 71 Prozent ihre Akte nicht aktiv verwalten.
    Medikationsplan: Berliner Praxen fehlt nötige Software

    Die Bundesbeauftragte für die Datensicherheit und Informationsfreiheit wiederum stellte im vergangenen Herbst eine Erhebung zum Nutzungsverhalten vor. Demnach sahen 42 Prozent keinen Sinn darin, ihre Akte zu nutzen. Begründung: Sie seien gesund oder zu selten krank. 26 Prozent teilten mit, sie seien noch nicht dazu gekommen, die ePA zu aktivieren. Und elf Prozent fanden die Handhabung zu kompliziert. Neun Prozent fühlten sich unzureichend informiert.

    Der Medikationsplan wird zunächst in Modellregionen erprobt. Bis alle Berliner Arztpraxen über die notwendige Software verfügen, wird es bis zum Herbst dauern.

    #Allemagne #assurance_maladie #numérisation #surveillance #contrôle #vie_privée #iatrocratie

  • Khrys’presso du lundi 13 juillet 2026
    https://framablog.org/2026/07/13/khryspresso-du-lundi-13-juillet-2026

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    #Veille #Claviers_invités #GAFAM #Internet #Revue_de_web #Revue_hebdo #Surveillance #veille #webrevue

  • “Windows est un logiciel de surveillance” : un identifiant caché piste 1,4 milliard de PC, même sous VPN, la preuve vient de tomber - Les Numériques
    https://www.lesnumeriques.com/informatique/windows-est-un-logiciel-de-surveillance-un-identifiant-cache-piste-1-

    Costin Raiu, ancien directeur de la recherche chez Kaspersky et figure respectée du renseignement cyber, élargit la question : Apple, Google et les autres grands éditeurs attribuent-ils des identifiants équivalents ? Sont-ils liés au matériel, rendant la réinstallation elle-même insuffisante ? « Si vous voulez être réellement anonyme, vous devrez peut-être passer par Linux, FreeBSD, et tout tunneliser à travers des proxys, Tor et des VPN », a-t-il estimé dans le podcast Three Buddy Problem.

  • Khrys’presso du lundi 6 juillet 2026
    https://framablog.org/2026/07/06/khryspresso-du-lundi-6-juillet-2026

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    #Veille #Claviers_invités #GAFAM #Internet #Revue_de_web #Revue_hebdo #Surveillance #veille #webrevue

  • La #lutte pour la #baignade ou le mépris de la gauche pour une jouissance populaire

    La récente canicule a ouvert des questions politiques et #pratiques nouvelles, parmi elles, celle de l’usage des #cours_d’eau et donc de la possibilité même de se baigner et de se rafraîchir. La bataille du #canal_Saint-Martin a forcé le pouvoir à accepter des #usages nouveaux (mais en réalité ancien), pendant qu’un peu plus loin sur les bords de la Marne, les autorités ont mobilisé des drones pour surveiller et réprimer les baigneurs. Depuis son expérience politico-aquatique danoise Jens Philip Yazdani propose de réinventer une politique communiste anticapitaliste et sauvage de la baignade.

    Lorsque j’ai appris, l’année dernière, que des travaux étaient en cours pour rendre la Seine baignable, je m’en suis tout de suite réjoui : enfin, les Parisiens.es allaient pouvoir profiter pleinement de leur ville, sans être contraints de fuir vers la campagne pendant l’été ni de subir une chaleur devenue insupportable.

    Je viens de Copenhague et, pour moi, il allait de soi qu’un tel projet était non seulement souhaitable, mais qu’il méritait d’être défendu. J’ai pourtant vite déchanté. Parmi mes ami.es parisiens — je n’en connais pas un seul qui ne se réclame pas de la gauche radicale — la réaction allait de l’indifférence la plus complète à une franche #hostilité.

    À une époque, j’ai habité à #Vienne, une ville qui a su se réapproprier son rapport à l’eau (y compris grâce à d’immenses projets d’aménagement des cours d’eau dont je ne suis pas capable d’évaluer les conséquences écologiques) — et où le Danube fait désormais partie intégrante de la #vie_urbaine. Dès le printemps, on s’y retrouve pour se baigner, profiter des berges, faire des barbecues, se promener à vélo ou simplement lire un livre à l’ombre des arbres, au bord de l’eau.

    C’est l’un des éléments qui font de Vienne une ville si agréable à vivre. Pour ce que valent ce genre de classements, elle a été élue de nombreuses reprises ville la plus agréable du monde, au coude à coude avec Copenhague. Qu’ont en commun ces deux villes ? Peut-être une forme de social-démocratie de la baignade (et du logement). L’histoire de la Vienne rouge est fascinante, y compris dans ses échecs. Et le fait est qu’elle reste une des rares capitales européennes où la vie populaire est encore agréable, voire même possible.

    Une partie du Danube (le #Donaukanal) restait interdite à la baignade officiellement, bien que parfaitement praticable. Il y a donc eu un mouvement (plus ou moins) populaire pour que l’accès à cette zone soit libéré, que son usage redevienne commun. Le même genre de mouvement existe aujourd’hui à #Berlin, qui organise des manifs en mode natation dans la #Spree et pour réclamer le droit de pouvoir se baigner et revendiquer le nettoyage de l’eau. Ce dernier point est essentiel : pourquoi l’eau est-elle devenue impropre à la baignade ? Qui est responsable de sa #pollution ?

    Revendiquer la #dépollution des cours d’eau est, à mes yeux, une revendication profondément anticapitaliste. Ce sont les entreprises qui dégradent la #qualité_de_l’eau ; c’est l’agriculture industrielle qui produit la pollution ; ce sont, plus largement, les formes contemporaines d’exploitation de la nature qui nous privent de ce que Dieu (sive Natura) nous a donné.

    Que l’eau soit devenue impropre à la baignade est un phénomène historiquement très récent. Pendant des millénaires, les êtres humains se sont baignés dans les rivières, les lacs et les fleuves dont l’eau était également potable. L’eau était une source de vie, pas une menace permanente pour la santé.

    J’ai parfois l’impression que les parisiens d’aujourd’hui ont un peu perdu le fil de l’histoire. Est-ce qu’à tout hasard on aurait pas fondé cette ville ici du fait même qu’y passait un très gros cours d’eau ? Ou c’était juste pour le joli paysage ? Il n’est d’ailleurs pas nécessaire de remonter si loin dans le temps. Il suffit de suivre le canal de l’Ourcq au-delà de la proche banlieue pour retrouver les traces d’un passé beaucoup plus récent et qui raconte une toute autre histoire.

    À Sevran, plusieurs panneaux présentent d’anciennes photographies en noir et blanc montrant les habitants qui se baignaient dans le canal pendant l’été : on y voit des cyclistes, des enfants, ils ont l’air heureux, soulagés, profitant pleinement de la vie commune et des possibilités plus ou moins naturelles de l’endroit (c’est Napoléon 1er qui fit creuser, à d’autres, le canal).

    En remontant le cours d’eau jusqu’à l’écluse de Vignely, on tombe sur un autre panneau installé par la Ville de Paris (qui reste la propriétaire de tout le canal). Son titre : « La vie autour du canal au XIXᵉ siècle » et a pour légende : « Le dimanche, la pêche et la baignade font oublier le dur labeur de la semaine. »

    Je tombe sur ce panneau un dimanche en pleine canicule : les berges sont vides, il n’y a plus personne si ce n’est quelques rares individus de-ci de-là. Les baigneurs ont été remplacés par des des panneaux omniprésents : BAIGNADE INTERDITE. Eux, par contre, suivent tout le trajet de canal, de Bastille jusqu’à Meaux. La Marne aussi, sur de longues portions, demeure interdite à celles et ceux qui souhaiteraient simplement s’y rafraîchir.

    Le Maire a d’ailleurs trouvé judicieux d’installer une plage artificielle sans le moindre arbre et donc sans la moindre ombre, uniquement accessible au début du mois de juillet et à la condition d’être muni d’un bracelet fourni par ses services municipaux (en échange d’un justificatif de domicile). Pour celles et ceux qui ne résident pas sur la commune, ce sera payant. Il existe une règle au Danemark : aucune plage ne peut être privatisée, l’accès y est libre et gratuit pour toutes et tous (ce que recouvre le concept de plage est néanmoins questionnable). Lorsqu’on écoute M. le Maire de Meaux, on s’aperçoit qu’il parle comme ses panneaux : BAIGNADE INTERDITE – DANGER DE MORT – COURANTS FORTS. Et c’est un peu comme l’enfant qui crie au loup. S’il fallait croire aux panneaux, n’importe quelle baignoire représenterait un danger de mort ; et ce serait factuellement vrai mais intenable au quotidien.

    Mais d’où vient cette hyper-biopolitisation du paysage français ? Et comment expliquer qu’elle soit si largement acceptée ? La mairie de #Meaux, encore, est allée jusqu’à réaliser une vidéo dans laquelle est mise en scène la (fausse) noyade d’un jeune homme. Il s’agit d’effrayer. Mais pourquoi personne n’a pensé à faire une vidéo pédagogique pour expliquer comment se baigner en sécurité et prévenir les noyades ? C’est en tous cas ce qui se fait au Danemark, royaume de la social-démocratie parfaitement en phase avec toutes les nécessités biopolitiques. Et c’est aussi ce que font les militants de la baignade viennois eux-mêmes : la mise en partage de connaissance et de savoir-faire d’en-bas. Each one teach one. Les autorités françaises ont-elles trop lu Foucault ? Ou est-ce la gauche qu’il l’a trop peu lu pour ne pas se rendre compte que la vie était déjà bien assez régulée, surveillées, construite, défaite, contrôlée et colonisée par les autorités ?

    À mesure que l’on remonte vers le nord de l’Europe, certaines évidences françaises deviennent plus difficiles à comprendre. Les parcs y sont par exemple rarement fermés la nuit. Il est exceptionnel qu’il soit interdit d’y fumer. Et il est plus rare encore que l’accès à un lac, à une rivière ou à un rivage soit interdit. Pendant ces derniers jours de canicule à Paris les parcs sont d’ailleurs restés exceptionnellement ouverts, mais qui a pris cette décision ? Qui décrète quand il y a une crise et quelles sont les mesures à prendre ? Dans la tradition marxiste, les situations de crises ont toujours été interprétés comme des possibilités d’une autre politique. Ce que cette canicule a démontré se rapproche pourtant plus de la pensée de Carl Schmitt : le souverain est celui qui peut décréter l’état d’exception (et la gauche reste à la ramasse).

    Que dire des drones de police qui surveillent certaines zones pourtant parfaitement praticables afin de repérer, verbaliser et réprimer ceux qui osent mettre la tête dans l’eau. Dans quel monde est-il devenu subversif de plonger dans une rivière lorsqu’il fait quarante degrés ? Peut-être faut-il voir ici un rapprochement possible entre Foucault et Adorno : Die Verwaltete Welt, le monde administré, mais avec un accent sur Walt, peut-être, de Gewalt, la #violence : on peut même parler de vergewaltigte Welt, le monde violé, le #droit_au_monde usurpé, dérobé, aliéné, dont on nous a dépossédé.

    Il existe un droit en Suède, en Norvège et en Finlande, qui s’appelle l’ « #allemandsret », le « droit de chacun.e ». Il garantit à toute personne la possibilité de circuler librement dans la nature, d’y planter une tente pour une nuit ou de se baigner dans un lac, y compris lorsque les terrains sont privés. Le #droit_de_propriété s’efface devant un droit plus fondamental : celui de l’usage commun de la nature. En France, il y a des panneaux : PROPRIÉTÉ PRIVÉE.

    La gauche française s’accommode-t-elle réellement de cet état de fait ? Je n’ai en tous cas jamais entendu parler de la moindre #manifestation ou même pétition qui conteste cette mise sous tutelle autoritaire et cette fermeture généralisée des espaces communs (et aquatiques). Ce que j’ai vu par contre, c’est la spontanéité littéralement anarchiste, avec laquelle les jeunes et les immigrés (donc le prolétariat) emmerdent ce quadrillage de l’espace de public.

    À chaque fois que je me suis baigné à Paris (et il y a des endroits vraiment super !), je me suis toujours retrouvé en compagnie d’arabes, de bengalis, de jeunes mais presque jamais ou beaucoup plus rarement avec des français. Y compris celles et ceux que l’on croise en manifestation ou à la fac, voire à des présentations des livres très radicaux dans des librairies très radicales elles-aussi.

    La blanchité empêche-t-elle la baignade ? Est-ce la peur des coups de soleil ? Ou est-ce que la gauche blanche parisienne a les moyens d’échapper à la ville en se réfugiant dans une petite maison familiale à la campagne, en bord de mer ou à proximité d’un cours d’eau plus propre qu’à Paris ? Je pose la question.

    Mais peut-être que la baignade ne fait juste plus partie de la #culture parisienne (un « juste plus » très récent j’en suis sûr). Et c’est un drôle de paradoxe : l’oubli de l’histoire est devenu une évidence culturelle. Ce que les enfants et les immigrés viennent mettre au jour c’est à la fois l’#oubli (d’une culture passée. Comme disait Nietzsche, il faut savoir oublier pour savoir vivre) et le #souvenir (de cette dimension normale de la vie humaine qui consiste à profiter de l’eau quand il fait chaud). J’ai plusieurs fois invité des parisiens à venir se baigner avec moi et ils ont toujours été ravis de m’avoir accompagné. Mais c’est tout de même étrange qu’il revienne à un danois de leur enseigner une façon si simple et évidente de profiter de leur propre ville.

    Quand bien même la baignade ne ferait plus partie de la culture parisienne, comment s’expliquer cette #résistance diffuse aux projets d’aménagements des cours d’eau ? On se souvient de l’appel à déféquer dans la Seine avant l’inauguration des baignades parisiennes par Anne Hidalgo, l’initiative était drôle. Mais est-ce la meilleure manière de se rapporter à un projet qui pourrait contenir une telle possibilité populaire ?

    Bien sûr, il faudrait commencer par le canal de l’Ourcq qui est probablement déjà assez propre, sauf que nous n’en savons rien. À Vienne ou à Copenhague, la qualité de l’eau est analysée quotidiennement et ces informations sont facilement accessible à tous. Ici, personne ne sait de quoi il en retourne, on préfère se fier aux panneaux de la mairie : INTERDICTION DE SE BAIGNER – RISQUE DE NOYADE - DANGER DE MORT. Même si à quelques brasses de là, tel Maire fait cadeau d’une petite plage payant de merde qui ne s’avère pas si dangereuse et dont l’eau n’est a priori pas trop impropre.

    Avec un peu d’ambition, on pourrait aussi envisager de transformer le quai Bercy en un gigantesque parc urbain de baignade plutôt que cette autoroute moche, polluante et bruyante dédiée à l’industrie du ciment. Une sorte de Donauinsel ou de Central Park traversé par la Seine. Pourquoi pas ?

    J’ai le sentiment qu’il s’agit ici moins d’un manque d’#imagination_politique (bien réel évidemment) que d’une #résistance. Par-delà ou en-deçà des petits privilèges de certains (ceux qui peuvent aller se mettre au frais avec leur famille ou leurs amis), j’ai parfois l’impression que les parisiens veulent souffrir. Normalement, quand on est danois, plus on va vers le sud, plus on prend la mesure de son protestantisme et d’une vie clivée entre temps de travail et temps de loisir.

    En France, comme plus généralement dans le sud de l’Europe (désolé pour cette géo-analyse globale un peu rapide), cette division et compartimentation de la vie est généralement moins stricte. Ici on prend le temps de déjeuner ensemble plutôt que chacun dans son coin replié sur son ordinateur et son tupperware, on répond à ses messages sur Whatsapp pendant son temps de travail et c’est une bénédiction si l’on peut rentrer un peu plus tôt chez soi ou sortir voir des amis. La vie n’est pas strictement séparée entre deux sphères qui ne se mélangent jamais. pas chacune individuellement avec son petit truc ramené depuis chez eux replié sur leur ordinateur : ou on s’en fout du fait qu’on est censé être au travail et on regarde son smartphone quand même, on ferme le magasin un peu plus tôt, on invite des amies à venir, on ne partage pas la vie strictement entre deux sphères qui ne se mélangent jamais. Mais : il y a au moins un endroit où ce partage se fait, c’est entre la campagne et la ville.

    Il y a deux semaines, je proposais à une amie de passer chez un glacier. Elle m’a répondu que non, ça n’existe pas à Paris. Quand je lui ai la demandé, si les Français ne mangeaient pas de glace quand il fait chaud, elle m’a répondu « Si si ! – à la campagne ». Selon elle, il existe belle et bien des glaciers mais juste pas à Paris. La séparation de la vie est entretenue : pas dans le quotidien, mais par les saisons (Est-ce que cela pose des problèmes ? Oui : pour ceux qui ne sont pas capables de mener leur vie de saisonniers bien à l’aise à la Proust).

    Il faut quand même que je le dise : il est quand même assez cocasse que l’on puisse trouver des glaces pas chères partout à Vienne (un peu plus cher au Danemark, mais quand même accessibles aux ouvriers en sueur), alors qu’il y fait beaucoup moins chaud. Faut-il encore y voir l’un des mirages de la social-démocratie ? Oui, peut-être. Copenhague et Vienne sont devenues des villes agréables l’été, ce qu’elles n’ont toujours pas été.

    Il y a une dizaine d’année, Copenhague a été élue meilleure ville où se baigner du monde (par un autre sondage à la con mais le résultat n’est pas faux). Pourtant, le détroit qui sépare la Suède de Copenhague, Øresund, a longtemps été appelé Pløresund (littéralement, le détroit au liquide dégueulasse). Pendant des années, les déchets et pollutions industriels et agricoles s’y déversaient, jusqu’à ce que cela soit pris au sérieux, s’arrête : et là, une nouvelle ville est apparue.

    Pourquoi ne pourrait-on pas faire la même chose à Paris ? M’est avis que c’est plutôt que l’on ne veut pas faire pareil et que cette absence totale de projets d’aménagement radical de la ville laisse le champ libre aux politiques social-démocrates autant qu’aux propriétaires industriels.

    Cet abandon de la ville vient peut-être de l’idée selon laquelle il faudrait déserter la métropole, lutter contre elle. On peut paraphraser Adorno : pendant que les gauchistes font la révolution dans leur commune près d’un lac quelque part au milieu de la campagne, le PS et les capitalistes ont géré la plus grande ville l’Union européenne. Pourtant, qu’on le veuille ou non, la ville est un fait, bien réel, des millions de gens y vivent, y sont coincés, y souffrent. Et ce sont eux qui, faute d’un projet politique plus large, prennent l’initiative spontané d’en altérer la géographie imposée. Je ne dis pas qu’il nous faudrait embrasser le destin métropolitain mais que nous ne pouvons pas y laisser le champ libre aux forces réactionnaires.

    Reprenons les coordonnées du problème : s’il existe bien une logique capitaliste et industrielle de destruction des communs (de l’eau, de la possibilité de se baigner, de l’enclosure), une social-démocratie de la baignade (Vienne, Copenhague et très partiellement Paris), et une anarchie populaire et spontanée, non-blanche, de la baignade sauvage en ville ; alors à quoi pourrait ressembler une politique communiste de la baignade urbaine ?

    Une anecdote pour finir. L’été dernier à Copenhague, au bord d’un ponton depuis lequel tout le monde plonge comme il est possible de le faire partout en ville, je discutais avec deux vieilles femmes prolétaires. Je leur ai demandé de me raconter comment, selon elles, la ville avait changé. Elles m’ont répondu que ce n’était pas possible de comparer tant la ville d’aujourd’hui n’était en fait plus la même. Et vraiment pour le mieux.

    Une dernière anecdote pour vraiment conclure cette fois. À #Berne en Suisse, l’#Aar qui traverse la ville est utilisé au quotidien comme un transport commun. Grâce au courant, les habitants se jettent à l’eau avec un sac imperméable et vont au cinéma, au boulot ou n’importe où ailleurs. Une sorte de RER aquatique jamais bondé et toujours frais.

    Paris peut donc mieux faire, à commencer par sa gauche radicale. C’est désormais un fait accompli, la canicule comme le rapport de force populaire ont permis de faire rouvrir le canal Saint-Martin. Cette #réappropriation de l’#espace_public a fait de la place pour de nouvelles manières de vivre, il n’est donc pas trop tard pour en faire un projet politique commun (et ne pas le laisser aux forces réactionnaires et ennemies). Il nous faut nourrir et déployer une vraie politique communiste de la baignade et de l’usage des biens communs et naturels pour tous.

    En attendant la prochaine canicule, puis la suivante et encore celle d’après…

    https://lundi.am/La-lutte-pour-la-baignade
    #urbanisme #villes #chaleur #canicule #France #répression #surveillance #interdiction #géographie_culturelle

    voir aussi (@rastapopoulos) :
    https://seenthis.net/messages/1179924

    • J’aime « allemandsret » le droit de monsieur tout le monde.

      Il existe un droit en Suède, en Norvège et en Finlande, qui s’appelle l’ « #allemandsret », le « droit de chacun.e ». Il garantit à toute personne la possibilité de circuler librement dans la nature, d’y planter une tente pour une nuit ou de se baigner dans un lac, y compris lorsque les terrains sont privés. Le #droit_de_propriété s’efface devant un droit plus fondamental : celui de l’usage commun de la nature. En France, il y a des panneaux : PROPRIÉTÉ PRIVÉE.

      #nature #baignade #liberté #communs

  • Khrys’presso du lundi 29 juin 2026
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    Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière. Tous les liens listés ci-dessous sont a priori accessibles librement. Si ce n’est pas le cas, pensez à activer … Lire la suite­­

    #Veille #Claviers_invités #GAFAM #Internet #Revue_de_web #Revue_hebdo #Surveillance #veille #webrevue

  • Khrys’presso du lundi 22 juin 2026
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  • Loi RIPOST, quand Nuñez attaque : les « LAPI » ou la #Surveillance massive des déplacements
    https://www.laquadrature.net/2026/06/17/loi-ripost-quand-nunez-attaque-les-lapi-ou-la-surveillance-massive-des

    À un an des présidentielles, le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez tente de laisser sa marque pour avoir, lui aussi, sa loi sécuritaire. Le résultat est la loi dite « RIPOST », sorte de fourre-tout de mesures…

  • #OMG, Russian #propaganda is telling the #truth, and we’re all bein...
    https://diaspora.psyco.fr/p/12535322

    #OMG, Russian #propaganda is telling the #truth, and we’re all being monitored by the #NSA.

    source: united24media.com/investigatio…

    The report, aired on the Russian state-owned Rossiya-1 television channel, alleges that companies including #Microsoft, #Apple, and #Google are operating in partnership with the US National #Security Agency (NSA) and the #FBI to compromise the #mobile devices of high-ranking government figures, ...

    Poor #Snowden is now stuck in #Russia for telling the #world the truth about the U.S. #surveillance program.

    #fsb #news #policestate #bigtech #propaganda #fnord #newspeack #whistleblower #cybersecurity #tracking #bigdata #bigbrother #orwell #spy #secretservice #intelligence #usa #worldorder #prtivacy #society #ethics #smartphone

  • Quand est-ce qu’on interdit les #lunettes connectées ?
    https://framablog.org/2026/06/15/quand-est-ce-quon-interdit-les-lunettes-connectees

    Bon. On pensait être débarrassés de ces saletés suite au flop des #Google Glass, mais visiblement, ça revient à la mode. Alors faisons le point… Quand est-ce qu’on interdit les #lunettes_connectées ? 💡 Aujourd’hui, on s’attaque à un gros morceau : … Lire la suite­­

    #Communs_culturels #dystopie #Facebook #GAFAM #Google_Glass #Meta #Surveillance

  • Khrys’presso du lundi 15 juin 2026
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