• Une technologie française de reconnaissance faciale échoue à reconnaître le moindre visage parmi 900 000 véhicules qui passent chaque jour à New York Thomas Giraudet - 10 Avr 2019 - business insider
    https://www.businessinsider.fr/une-technologie-francaise-de-reconnaissance-faciale-echoue-a-reconna

    Ce devait être un test fiable pour identifier les contrevenants à New York grâce à la reconnaissance faciale. Mais un an après, c’est un échec français. La technologie de l’entreprise Idemia, née du rapprochement de Morpho, filiale de Safran, avec Oberthur Technologies, n’a pas été en mesure de reconnaître le moindre visage parmi les 900 000 véhicules qui passent chaque jour le pont Robert F. Kennedy, qui relie Manhattan au Queen’s et au Bronx, révèle le Wall Street Journal. https://www.wsj.com/articles/mtas-initial-foray-into-facial-recognition-at-high-speed-is-a-bust-11554642000


    Embouteillages à New York. Flickr/Clemens v. Vogelsang

    Le quotidien de la finance cite un mail de l’entreprise chargée des transports publics new yorkais — Metropolitan Transportation Authority (MTA) — qui indique « qu’aucun visage n’a été identifié dans des paramètres acceptables ». Interrogé par le Wall Street Journal, un porte-parole de la MTA précise que l’expérimentation annoncée à l’été 2018 se poursuivra malgré tout. Idemia, qui aurait vendu le logiciel 25 000 dollars, n’a pas répondu aux questions du journal. A ce stade, aucune explication claire sur les raisons de cette faille n’a été formulée.

    Etats et entreprises commencent à s’emparer de la reconnaissance faciale, même si cela soulève de nombreuses oppositions sur la protection de la vie privée. Si Apple propose cette technologie pour déverrouiller son iPhone ou Aéroports de Paris pour éviter les files d’attente, le Japon compte l’utiliser pour contrôler les 300 000 athlètes pendant les Jeux Olympiques de 2020 tandis que la Chine a déjà largement étendu son application. Plusieurs régions scannent ainsi l’intégralité de la population du pays en une seconde pour traquer et arrêter des personnes.

    Sur son site internet, Idemia avance que sa solution d’identification faciale « permet aux enquêteurs, analystes et détectives dûment formés de résoudre des crimes grâce à la recherche automatique des visages et au suivi de photos ou de vidéos ». Pour ce faire, elle compare différentes photos et vidéos à une base de données, même à partir de plusieurs vues partielles.

    Née de la fusion de Morpho, filiale de Safran, avec Oberthur Technologies, Idemia officie sur les marchés de l’identification, de l’authentification et de la sécurité des données. Mais surtout des cartes de paiement : avec Gemalto, elles se partagent la grande majorité du marché mondial des encarteurs. Idemia réalise environ 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

    #IA #râteau #idemia #intelligence_artificielle #algorithme #surveillance #complexe_militaro-industriel #big-data #surveillance_de_masse #biométrie #business #biométrie #vie_privée #MDR

  • Un projet de #fichage géant des citoyens non membres de l’#UE prend forme en #Europe

    Un accord provisoire a été signé le 5 février entre la présidence du Conseil européen et le Parlement européen pour renforcer les contrôles aux frontières de l’Union. Il va consolider la mise en commun de fichiers de données personnelles. Les défenseurs des libertés individuelles s’alarment.

    Des appareils portables équipés de lecteurs d’#empreintes_digitales et d’#images_faciales, pour permettre aux policiers de traquer des terroristes : ce n’est plus de la science-fiction, mais un projet européen en train de devenir réalité. Le 5 février 2019, un accord préliminaire sur l’#interopérabilité des #systèmes_d'information au niveau du continent a ainsi été signé.

    Il doit permettre l’unification de six #registres avec des données d’#identification_alphanumériques et biométriques (empreintes digitales et images faciales) de citoyens non membres de l’UE. En dépit des nombreuses réserves émises par les Cnil européennes.

    Giovanni Buttarelli, contrôleur européen de la protection des données, a qualifié cette proposition de « point de non-retour » dans le système de base de données européen. En substance, les registres des demandeurs d’asile (#Eurodac), des demandeurs de visa pour l’Union européenne (#Visa) et des demandeurs (système d’information #Schengen) seront joints à trois nouvelles bases de données mises en place ces derniers mois, toutes concernant des citoyens non membres de l’UE.

    Pourront ainsi accéder à la nouvelle base de données les forces de police des États membres, mais aussi les responsables d’#Interpol, d’#Europol et, dans de nombreux cas, même les #gardes-frontières de l’agence européenne #Frontex. Ils pourront rechercher des personnes par nom, mais également par empreinte digitale ou faciale, et croiser les informations de plusieurs bases de données sur une personne.

    « L’interopérabilité peut consister en un seul registre avec des données isolées les unes des autres ou dans une base de données centralisée. Cette dernière hypothèse peut comporter des risques graves de perte d’informations sensibles, explique Buttarelli. Le choix entre les deux options est un détail fondamental qui sera clarifié au moment de la mise en œuvre. »

    Le Parlement européen et le Conseil doivent encore approuver officiellement l’accord, avant qu’il ne devienne législation.

    Les #risques de la méga base de données

    « J’ai voté contre l’interopérabilité parce que c’est une usine à gaz qui n’est pas conforme aux principes de proportionnalité, de nécessité et de finalité que l’on met en avant dès lors qu’il peut être question d’atteintes aux droits fondamentaux et aux libertés publiques, assure Marie-Christine Vergiat, députée européenne, membre de la commission des libertés civiles. On mélange tout : les autorités de contrôle aux #frontières et les autorités répressives par exemple, alors que ce ne sont pas les mêmes finalités. »

    La proposition de règlement, élaborée par un groupe d’experts de haut niveau d’institutions européennes et d’États membres, dont les noms n’ont pas été révélés, avait été présentée par la Commission en décembre 2017, dans le but de prévenir les attaques terroristes et de promouvoir le contrôle aux frontières.

    Les institutions de l’UE sont pourtant divisées quant à son impact sur la sécurité des citoyens : d’un côté, Krum Garkov, directeur de #Eu-Lisa – l’agence européenne chargée de la gestion de l’immense registre de données –, estime qu’elle va aider à prévenir les attaques et les terroristes en identifiant des criminels sous de fausses identités. De l’autre côté, Giovanni Buttarelli met en garde contre une base de données centralisée, qui risque davantage d’être visée par des cyberattaques. « Nous ne devons pas penser aux simples pirates, a-t-il déclaré. Il y a des puissances étrangères très intéressées par la vulnérabilité de ces systèmes. »

    L’utilité pour l’antiterrorisme : les doutes des experts

    L’idée de l’interopérabilité des systèmes d’information est née après le 11-Septembre. Elle s’est développée en Europe dans le contexte de la crise migratoire et des attentats de 2015, et a été élaborée dans le cadre d’une relation de collaboration étroite entre les institutions européennes chargées du contrôle des frontières et l’industrie qui développe les technologies pour le mettre en œuvre.

    « L’objectif de lutte contre le terrorisme a disparu : on parle maintenant de “#fraude_à_l'identité”, et l’on mélange de plus en plus lutte contre la #criminalité et lutte contre l’immigration dite irrégulière, ajoute Vergiat. J’ai participé à la commission spéciale du Parlement européen sur la #lutte_contre_le_terrorisme ; je sais donc que le lien entre #terrorisme et #immigration dite irrégulière est infinitésimal. On compte les cas de ressortissants de pays tiers arrêtés pour faits de terrorisme sur les doigts d’une main. »

    Dans la future base de données, « un référentiel d’identité unique collectera les données personnelles des systèmes d’information des différents pays, tandis qu’un détecteur d’identités multiples reliera les différentes identités d’un même individu », a déclaré le directeur d’Eu-Lisa, lors de la conférence annuelle de l’#Association_européenne_de_biométrie (#European_Association_for_Biometrics#EAB) qui réunit des représentants des fabricants des technologies de #reconnaissance_numérique nécessaires à la mise en œuvre du système.

    « Lors de l’attaque de Berlin, perpétrée par le terroriste Anis Amri, nous avons constaté que cet individu avait 14 identités dans l’Union européenne, a-t-il expliqué. Il est possible que, s’il y avait eu une base de données interopérable, il aurait été arrêté auparavant. »

    Cependant, Reinhard Kreissl, directeur du Vienna Centre for Societal Security (Vicesse) et expert en matière de lutte contre le terrorisme, souligne que, dans les attentats terroristes perpétrés en Europe ces dix dernières années, « les auteurs étaient souvent des citoyens européens, et ne figuraient donc pas dans des bases de données qui devaient être unifiées. Et tous étaient déjà dans les radars des forces de police ».

    « Tout agent des services de renseignement sérieux admettra qu’il dispose d’une liste de 1 000 à 1 500 individus dangereux, mais qu’il ne peut pas les suivre tous, ajoute Kreissl. Un trop-plein de données n’aide pas la police. »

    « L’interopérabilité coûte des milliards de dollars et l’intégration de différents systèmes n’est pas aussi facile qu’il y paraît », déclare Sandro Gaycken, directeur du Digital Society Institute à l’Esmt de Berlin. « Il est préférable d’investir dans l’intelligence des gens, dit l’expert en cyberintelligence, afin d’assurer plus de #sécurité de manière moins intrusive pour la vie privée. »

    Le #budget frontière de l’UE augmente de 197 %

    La course aux marchés publics pour la mise en place de la nouvelle base de données est sur le point de commencer : dans le chapitre consacré aux dépenses « Migration et contrôle des frontières » du budget proposé par la Commission pour la période 2021-2027, le fonds de gestion des frontières a connu une augmentation de 197 %, tandis que la part consacrée aux politiques de migration et d’asile n’a augmenté, en comparaison, que de 36 %.

    En 2020, le système #Entry_Exit (#Ees, ou #SEE, l’une des trois nouvelles bases de données centralisées avec interopérabilité) entrera en vigueur. Il oblige chaque État membre à collecter les empreintes digitales et les images de visages de tous les citoyens non européens entrant et sortant de l’Union, et d’alerter lorsque les permis de résidence expirent.

    Cela signifie que chaque frontière, aéroportuaire, portuaire ou terrestre, doit être équipée de lecteurs d’empreintes digitales et d’images faciales. La Commission a estimé que ce SEE coûterait 480 millions d’euros pour les quatre premières années. Malgré l’énorme investissement de l’Union, de nombreuses dépenses resteront à la charge des États membres.

    Ce sera ensuite au tour d’#Etias (#Système_européen_d’information_de_voyage_et_d’autorisation), le nouveau registre qui établit un examen préventif des demandes d’entrée, même pour les citoyens de pays étrangers qui n’ont pas besoin de visa pour entrer dans l’UE. Cette dernière a estimé son coût à 212,1 millions d’euros, mais le règlement, en plus de prévoir des coûts supplémentaires pour les États, mentionne des « ressources supplémentaires » à garantir aux agences de l’UE responsables de son fonctionnement, en particulier pour les gardes-côtes et les gardes-frontières de Frontex.

    C’est probablement la raison pour laquelle le #budget proposé pour Frontex a plus que triplé pour les sept prochaines années, pour atteindre 12 milliards d’euros. Le tout dans une ambiance de conflits d’intérêts entre l’agence européenne et l’industrie de la biométrie.

    Un membre de l’unité recherche et innovation de Frontex siège ainsi au conseil d’administration de l’#Association_européenne_de_biométrie (#EAB), qui regroupe les principales organisations de recherche et industrielles du secteur de l’identification numérique, et fait aussi du lobbying. La conférence annuelle de l’association a été parrainée par le géant biométrique français #Idemia et la #Security_Identity_Alliance.

    L’agente de recherche de Frontex et membre du conseil d’EAB Rasa Karbauskaite a ainsi suggéré à l’auditoire de représentants de l’industrie de participer à la conférence organisée par Frontex avec les États membres : « L’occasion de montrer les dernières technologies développées. » Un représentant de l’industrie a également demandé à Karbauskaite d’utiliser son rôle institutionnel pour faire pression sur l’Icao, l’agence des Nations unies chargée de la législation des passeports, afin de rendre les technologies de sécurité des données biométriques obligatoires pour le monde entier.

    La justification est toujours de « protéger les citoyens européens du terrorisme international », mais il n’existe toujours aucune donnée ou étude sur la manière dont les nouveaux registres de données biométriques et leur interconnexion peuvent contribuer à cet objectif.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/250219/un-projet-de-fichage-geant-de-citoyens-prend-forme-en-europe
    #surveillance_de_masse #surveillance #étrangers #EU #anti-terrorisme #big-data #biométrie #complexe_militaro-industriel #business

    • Règlement (UE) 2019/817 du Parlement européen et du Conseil du 20 mai 2019 portant établissement d’un cadre pour l’interopérabilité des systèmes d’information de l’UE dans le domaine des frontières et des visas

      Point 9 du préambule du règlement UE 2019/817

      "Dans le but d’améliorer l’efficacité et l’efficience des vérifications aux frontières extérieures, de contribuer à prévenir et combattre l’immigration illégale et de favoriser un niveau élevé de sécurité au sein de l’espace de liberté, de sécurité et de justice de l’Union, y compris la préservation de la sécurité publique et de l’ordre public et la sauvegarde de la sécurité sur les territoires des États membres, d’améliorer la mise en œuvre de la politique commune des visas, d’aider dans l’examen des demandes de protection internationale, de contribuer à la prévention et à la détection des infractions terroristes et d’autres infractions pénales graves et aux enquêtes en la matière, de faciliter l’identification de personnes inconnues qui ne sont pas en mesure de s’identifier elles-mêmes ou des restes humains non identifiés en cas de catastrophe naturelle, d’accident ou d’attaque terroriste, afin de préserver la confiance des citoyens à l’égard du régime d’asile et de migration de l’Union, des mesures de sécurité de l’Union et de la capacité de l’Union à gérer les frontières extérieures, il convient d’établir l’interopérabilité des systèmes d’information de l’UE, à savoir le système d’entrée/de sortie (EES), le système d’information sur les visas (VIS), le système européen d’information et d’autorisation concernant les voyages (ETIAS), Eurodac, le système d’information Schengen (SIS) et le système européen d’information sur les casiers judiciaires pour les ressortissants de pays tiers (ECRIS-TCN), afin que lesdits systèmes d’information de l’UE et leurs données se complètent mutuellement, tout en respectant les droits fondamentaux des personnes, en particulier le droit à la protection des données à caractère personnel. À cet effet, il convient de créer un portail de recherche européen (ESP), un service partagé d’établissement de correspondances biométriques (#BMS partagé), un répertoire commun de données d’identité (#CIR) et un détecteur d’identités multiples (#MID) en tant qu’éléments d’interopérabilité.

      http://www.europeanmigrationlaw.eu/fr/articles/actualites/bases-de-donnees-interoperabilite-reglement-ue-2019817-frontier

  • Au #Mali, #Niger et #Sénégal, le marché de l’identité en plein essor

    De plus en plus d’États africains font appel à des entreprises étrangères, notamment françaises, pour fabriquer des #cartes_d’identité biométriques, qui servent aussi de #cartes_électorales sécurisées. Un projet soutenu par l’Europe qui y voit une occasion de mieux contrôler les flux migratoires.

    De plus en plus d’États africains font appel à des entreprises étrangères, notamment françaises, pour fabriquer des cartes d’identité biométriques, qui servent aussi de cartes électorales sécurisées. Un projet soutenu par l’Europe qui y voit une occasion de mieux contrôler les flux migratoires.

    Niger, Sénégal, Mali, de nos envoyés spéciaux.- Sur le continent africain, les États font de plus en plus souvent appel aux services d’entreprises étrangères spécialisées dans le domaine de l’état civil et leur confient la fabrication de cartes d’identité biométriques, qui sont aussi souvent utilisées comme cartes électorales.
    C’est par exemple le cas, au Mali, du groupe français #Idemia [nouveau nom, depuis 2017, de #OT-Morpho, né de la fusion des sociétés #Oberthur_Technologies (OT) et Morpho], du franco-néerlandais #Gemalto au Niger, et de la société malaisienne #Iris au Sénégal.
    Ce processus est appuyé par la Commission européenne, par le biais de son #Fonds_fiduciaire_d’urgence_pour_l’Afrique. Un partenariat dans lequel chacun trouve son intérêt : les chefs d’État ouest-africains entrevoient la tenue d’élections indiscutables, tandis que la diplomatie européenne touche du doigt le Graal du contrôle de l’immigration irrégulière en permettant l’accès direct à une base de données centralisée des citoyens subsahariens. Celle-ci permettrait aux États membres de l’Union européenne (UE) d’identifier et de renvoyer plus facilement les migrants irréguliers dans leur pays d’origine.
    Un projet « gagnant-gagnant » donc, pour lequel la Commission européenne pourra recevoir un retour sur investissement des 25 millions d’euros dépensés au Mali, et des 28 millions d’euros au Sénégal. Le projet devrait permettre de disposer d’un système d’information de l’état civil informatisé relié à une #base_de_données biométriques à même de sécuriser l’identité de la population et d’être exploitable par d’autres administrations utilisatrices.
    « Il y a une demande d’appui des autorités maliennes auprès de l’UE, qui considère qu’il y a un besoin. C’est une sorte d’interactivité : un état civil qui fonctionne bien va permettre à la population de bénéficier des services auxquels elle a droit. L’aspect contrôle des populations n’est que secondaire », assure Omar Merabet, conseiller du PDG de Civipol, agence française qui travaille, au Mali et au Sénégal, sur deux importants programmes d’état civil qui servent de base de données pour la biométrie électorale.
    Il résume : « La relation entre identité et sécurité est là : si on a un fichier sécurisé, on a une possibilité de traçabiliser la population – un idéal de politique. »
    Des militants de la société civile ouest-africaine s’interrogent néanmoins sur l’utilisation réelle des données personnelles collectées et sur le risque d’utilisation abusive par l’État ou des tiers. Cette préoccupation est également partagée par Omar Merabet : « On sait l’usage qu’en fait un pays donné aujourd’hui, mais qu’en sera-t-il demain ? C’est un problème essentiel car on va consacrer énormément de financements à centraliser ces données, pour la question de l’immigration par exemple, avoir des fichiers ultra précis, partagés avec les services… Il va y avoir de plus en plus de communication et donc de possibilités d’utiliser frauduleusement ces données. »

    « Nous pensons que nous n’avons pas assez de détails sur la question et que nous ne sommes pas bien informés par nos gouvernements, estime le juriste Djabel Magassa, porte-parole de Kouloubametre, site internet « d’initiative citoyenne d’évaluation et suivi des actions des gouvernants ». Quelles sont les garanties de la part de l’Union européenne que ces données ne seront pas utilisées à d’autres fins – par exemple, d’identifier des migrants en vue de leur expulsion par Frontex ? »

    L’hypothèse est balayée par l’État malien. « Au Mali existe une loi qui protège les données personnelles, ainsi que l’Autorité de protection des données à caractère individuel qui surveille l’utilisation des telles informations. Il n’est donc pas possible de donner ces données à un pays européen ou à une structure pour surveiller les migrants », affirme Fousseyni Diarra, directeur du Centre pour le traitement des données de l’état civil et président de la commission technique du Comité de pilotage des élections présidentielles qui ont eu lieu l’été dernier.

    En dépit des risques et des limites, la solution biométrique s’étend dans l’Afrique subsaharienne. Un nouveau front s’est ouvert au Niger, voisin du Mali.

    Au Niger, la France et l’Allemagne à la manœuvre

    « On est entourés de pays plongés dans la tourmente, comme le Mali, le Nigeria, la Libye et le Burkina Faso, explique Issaka Souna. Le Niger ne peut pas se permettre un processus électoral tendu. » Avocat et haut fonctionnaire des Nations unies, Souna a été nommé en octobre 2017 à la tête de la Commission électorale indépendante du Niger (CENI). Au cœur de son travail, la mise en place d’un fichier électoral biométrique.

    Après des années de pourparlers, le fichier biométrique a été intégré dans le nouveau code électoral. Pour Issaka Souna, la difficulté principale est l’absence d’un système d’état civil fiable : « Moins de 30 % de nos concitoyens possèdent une pièce d’identité. On a un territoire immense et une partie de la population est nomade : fournir presque dix millions de cartes électorales biométriques en moins d’un an sera une épreuve colossale. »

    Le premier test, ce seront les élections locales, reportées quatre fois depuis 2016 et prévues pour début 2020. Présidentielle et législatives sont prévues pour 2021. Mahamadou Issoufou sera alors arrivé au terme de son deuxième mandat et ne sera plus éligible.

    Ici, tout en étant le principal bailleur de fonds du Niger, l’Union européenne n’a pas financé la #biométrisation des élections. « Sans un état civil performant, cela n’a pas de sens, confie un fonctionnaire de Bruxelles, sous le couvert de l’anonymat. C’est comme acheter une Porsche là où on n’a même pas un chemin pour se promener. »

    Selon le fonctionnaire, « l’inscription d’un #fichier_biométrique dans la loi permet aux gouvernements de faire du #chantage à l’UE. Ils disent : “Si vous voulez des élections démocratiques, il faut financer la biométrie.” » Soit une dépense, pour créer le fichier, qui tournerait autour des 60 millions d’euros.

    Le fonctionnaire ajoute qu’au sein de la délégation européenne au Niger, « on a dû résister aux pressions des diplomates français et allemands qui voulaient qu’on finance cette biométrie ».
    Les pressions des groupes français

    Un document interne, obtenu par Mediapart, détaille le parcours de sélection de l’opérateur privé au Niger. En concurrence, quatre sociétés : #Gemalto, dont l’actionnaire majoritaire est la Banque publique d’investissement français, #Idemia, propriété de l’État français à 14 %, la société privée allemande #Dermalog, et #Lithotech, compagnie du géant sud-africain #Bidvest, liée à un fonds public de Johannesburg.

    Seuls les deux premiers, français, ont survécu au long processus de sélection – 17 jours de travail d’un comité technique, en octobre 2018 –, dont les résultats, pas encore proclamés après des mois, ont déjà provoqué quelques bouleversements : Dermalog, exclue de la sélection finale en raison de son mauvais score (32,5 points sur 100), aurait fait appel. Contactée, la société a refusé de commenter.

    Gemalto (déjà fortement sollicité sur le marché biométrique africain, notamment en #Algérie, #Bénin, #Burkina_Faso, #Comores, #Gabon et #Guinée-Conakry) a fini par l’emporter, avec 92 points sur 100 face aux 77 de Idemia, d’après l’évaluation technique. Le marché s’élève à 20 milliards de francs CFA (30,5 millions d’euros) sur 16 mois, d’après le président de la CENI Issaka Souna.

    Avant l’officialisation du contrat, le groupe français était à l’affût de la moindre mise en cause de ses activités : il a ainsi exigé la publication d’un droit de réponse dans le bi-hebdomadaire nigérien L’Événement. En cause : des informations « de nature à nuire à la bonne réputation du groupe », selon Gemalto. L’entreprise y conteste notamment l’existence d’une plainte pour corruption passive ou active d’agent étranger au Gabon. Plainte qui a pourtant bien été enregistrée à Paris.

    Le Sénégal, pionnier des cartes biométriques dans la région

    Contrairement au Mali et au Niger, le marché de la biométrie au Sénégal n’est pas dominé par une société française mais par le groupe malaisien #Iris_Corporation_Berhad. Premier pays de la région à avoir, en 2007, engagé le processus de biométrisation prévu par l’accord de la #CEDEAO – visant officiellement à faciliter la circulation des personnes dans l’espace régional –, le Sénégal a élu son président, le 24 février dernier, en utilisant des documents électoraux produits par le géant asiatique pour un montant de 50 milliards de francs CFA (environ 76 millions d’euros).

    Si, à quelques jours des élections du 24 février, le gouvernement a annoncé un taux de distribution des cartes biométriques de 97 %, la société traîne encore quelques casseroles.

    Lors des élections législatives de juillet 2017, de graves dysfonctionnements dans le processus de distribution des cartes ont empêché environ 800 000 personnes de voter. En 2007, le contrat de production de passeports biométriques, attribué déjà à Iris, a été suspendu et jugé, dans un rapport public de la Cour des comptes sénégalaise de 2009, « contraire à l’intérêt général » et « irrégulier » parce que trop coûteux et lent (118 milliards de francs CFA pour 10 millions de documents en vingt ans).

    L’expert informaticien et cyberactiviste sénégalais Cheick Fall, cofondateur de la Ligue africaine des web activistes pour la démocratie Africtivistes, parle d’#indépendance_numérique violée. « Le Sénégal a péché en allant confier le traitement de ces données à une entreprise étrangère. » Selon lui, il y aurait dans le pays toutes les compétences techniques et humaines pour confectionner la carte biométrique directement au Sénégal, « à un dixième du coût ».

    Pour lui, pas mal de questions se cachent dans cette petite carte. « Comment cette entreprise va-t-elle traiter nos informations ? Qui gère, qui collabore et qui a des intérêts avec elle ? Quels sont les contrats qui lient l’État avec cette société sur la confection mais aussi sur le traitement et la conservation des donnés sensibles ? » Une interrogation plus profonde sous-tend sa réflexion : « Aujourd’hui, on parle beaucoup des barrières, mais dans une société de plus en plus dématérialisée et fondée sur la citoyenneté digitale, qu’est-ce qu’une frontière ? »

    https://www.mediapart.fr/journal/international/050319/au-mali-niger-et-senegal-le-marche-de-l-identite-en-plein-essor?onglet=ful
    #externalisation #asile #migrations #réfugiés #biométrie #privatisation
    #contrôles_frontaliers #identification #business #complexe_militaro-industriel #UE #EU #big-data #surveillance_de_masse #traçabilité

    signalé par @pascaline via la mailing-list de Migreurop
    ping @karine4

    Ajouté à la métaliste externalisation :
    https://seenthis.net/messages/731749

  • Terrorismo, l’Ue punta centinaia di milioni sulla biometria. Tra pressioni delle #lobby e dubbi degli esperti

    L’inchiesta integrale su #Fq_MillenniuM: una giornalista ha seguito passo dopo passo le attività dell’Associazione europea per il biometrico, scoprendo conflitti d’interesse e manovre per convincere il Parlamento ad approvare il progetto. Si prevedono fra l’altro algoritmi in grado di «leggere» i movimenti del volto, stile macchine della verità, per controllare gli extracomunitari in ingresso nell’Unione. Lo scetticismo degli addetti ai lavori. Giannini (Antiterrorismo): «Rischiamo di essere sommersi di dati inutili»


    https://www.ilfattoquotidiano.it/2018/12/22/terrorismo-lue-punta-centinaia-di-milioni-sulla-biometria-tra-pressioni-delle-lobby-e-dubbi-degli-esperti/4851028
    #terrorisme #surveillance #biométrie #technologie #UE #EU #Europe #algorithmes #surveillance_de_masse #anti-terrorisme
    ping @fil

  • New report exposes global reach of powerful governments who equip, finance and train other countries to spy on their populations

    Privacy International has today released a report that looks at how powerful governments are financing, training and equipping countries — including authoritarian regimes — with surveillance capabilities. The report warns that rather than increasing security, this is entrenching authoritarianism.

    Countries with powerful security agencies are spending literally billions to equip, finance, and train security and surveillance agencies around the world — including authoritarian regimes. This is resulting in entrenched authoritarianism, further facilitation of abuse against people, and diversion of resources from long-term development programmes.

    The report, titled ‘Teach ’em to Phish: State Sponsors of Surveillance’ is available to download here.

    Examples from the report include:

    In 2001, the US spent $5.7 billion in security aid. In 2017 it spent over $20 billion [1]. In 2015, military and non-military security assistance in the US amounted to an estimated 35% of its entire foreign aid expenditure [2]. The report provides examples of how US Departments of State, Defense, and Justice all facilitate foreign countries’ surveillance capabilities, as well as an overview of how large arms companies have embedded themselves into such programmes, including at surveillance training bases in the US. Examples provided include how these agencies have provided communications intercept and other surveillance technology, how they fund wiretapping programmes, and how they train foreign spy agencies in surveillance techniques around the world.

    The EU and individual European countries are sponsoring surveillance globally. The EU is already spending billions developing border control and surveillance capabilities in foreign countries to deter migration to Europe. For example, the EU is supporting Sudan’s leader with tens of millions of Euros aimed at capacity building for border management. The EU is now looking to massively increase its expenditure aimed at building border control and surveillance capabilities globally under the forthcoming Multiannual Financial Framework, which will determine its budget for 2021–2027. Other EU projects include developing the surveillance capabilities of security agencies in Tunisia, Burkina Faso, Somalia, Iraq and elsewhere. European countries such as France, Germany, and the UK are sponsoring surveillance worldwide, for example, providing training and equipment to “Cyber Police Officers” in Ukraine, as well as to agencies in Saudi Arabia, and across Africa.

    Surveillance capabilities are also being supported by China’s government under the ‘Belt and Road Initiative’ and other efforts to expand into international markets. Chinese companies have reportedly supplied surveillance capabilities to Bolivia, Venezuela, and Ecuador [3]. In Ecuador, China Electronics Corporation supplied a network of cameras — including some fitted with facial recognition capabilities — to the country’s 24 provinces, as well as a system to locate and identify mobile phones.

    Edin Omanovic, Privacy International’s Surveillance Programme Lead, said

    “The global rush to make sure that surveillance is as universal and pervasive as possible is as astonishing as it is disturbing. The breadth of institutions, countries, agencies, and arms companies that are involved shows how there is no real long-term policy or strategic thinking driving any of this. It’s a free-for-all, where capabilities developed by some of the world’s most powerful spy agencies are being thrown at anyone willing to serve their interests, including dictators and killers whose only goal is to cling to power.

    “If these ‘benefactor’ countries truly want to assist other countries to be secure and stable, they should build schools, hospitals, and other infrastructure, and promote democracy and human rights. This is what communities need for safety, security, and prosperity. What we don’t need is powerful and wealthy countries giving money to arms companies to build border control and surveillance infrastructure. This only serves the interests of those powerful, wealthy countries. As our report shows, instead of putting resources into long-term development solutions, such programmes further entrench authoritarianism and spur abuses around the world — the very things which cause insecurity in the first place.”

    https://privacyinternational.org/press-release/2161/press-release-new-report-exposes-global-reach-powerful-governm

    #surveillance #surveillance_de_masse #rapport

    Pour télécharger le rapport “Teach ’em to Phish: State Sponsors of Surveillance”:
    https://privacyinternational.org/sites/default/files/2018-07/Teach-em-to-Phish-report.pdf

    ping @fil

    • China Uses DNA to Track Its People, With the Help of American Expertise

      The Chinese authorities turned to a Massachusetts company and a prominent Yale researcher as they built an enormous system of surveillance and control.

      The authorities called it a free health check. Tahir Imin had his doubts.

      They drew blood from the 38-year-old Muslim, scanned his face, recorded his voice and took his fingerprints. They didn’t bother to check his heart or kidneys, and they rebuffed his request to see the results.

      “They said, ‘You don’t have the right to ask about this,’” Mr. Imin said. “‘If you want to ask more,’ they said, ‘you can go to the police.’”

      Mr. Imin was one of millions of people caught up in a vast Chinese campaign of surveillance and oppression. To give it teeth, the Chinese authorities are collecting DNA — and they got unlikely corporate and academic help from the United States to do it.

      China wants to make the country’s Uighurs, a predominantly Muslim ethnic group, more subservient to the Communist Party. It has detained up to a million people in what China calls “re-education” camps, drawing condemnation from human rights groups and a threat of sanctions from the Trump administration.

      Collecting genetic material is a key part of China’s campaign, according to human rights groups and Uighur activists. They say a comprehensive DNA database could be used to chase down any Uighurs who resist conforming to the campaign.

      Police forces in the United States and elsewhere use genetic material from family members to find suspects and solve crimes. Chinese officials, who are building a broad nationwide database of DNA samples, have cited the crime-fighting benefits of China’s own genetic studies.

      To bolster their DNA capabilities, scientists affiliated with China’s police used equipment made by Thermo Fisher, a Massachusetts company. For comparison with Uighur DNA, they also relied on genetic material from people around the world that was provided by #Kenneth_Kidd, a prominent #Yale_University geneticist.

      On Wednesday, #Thermo_Fisher said it would no longer sell its equipment in Xinjiang, the part of China where the campaign to track Uighurs is mostly taking place. The company said separately in an earlier statement to The New York Times that it was working with American officials to figure out how its technology was being used.

      Dr. Kidd said he had been unaware of how his material and know-how were being used. He said he believed Chinese scientists were acting within scientific norms that require informed consent by DNA donors.

      China’s campaign poses a direct challenge to the scientific community and the way it makes cutting-edge knowledge publicly available. The campaign relies in part on public DNA databases and commercial technology, much of it made or managed in the United States. In turn, Chinese scientists have contributed Uighur DNA samples to a global database, potentially violating scientific norms of consent.

      Cooperation from the global scientific community “legitimizes this type of genetic surveillance,” said Mark Munsterhjelm, an assistant professor at the University of Windsor in Ontario who has closely tracked the use of American technology in Xinjiang.

      Swabbing Millions

      In Xinjiang, in northwestern China, the program was known as “#Physicals_for_All.”

      From 2016 to 2017, nearly 36 million people took part in it, according to Xinhua, China’s official news agency. The authorities collected DNA samples, images of irises and other personal data, according to Uighurs and human rights groups. It is unclear whether some residents participated more than once — Xinjiang has a population of about 24.5 million.

      In a statement, the Xinjiang government denied that it collects DNA samples as part of the free medical checkups. It said the DNA machines that were bought by the Xinjiang authorities were for “internal use.”

      China has for decades maintained an iron grip in Xinjiang. In recent years, it has blamed Uighurs for a series of terrorist attacks in Xinjiang and elsewhere in China, including a 2013 incident in which a driver struck two people in Tiananmen Square in Beijing.

      In late 2016, the Communist Party embarked on a campaign to turn the Uighurs and other largely Muslim minority groups into loyal supporters. The government locked up hundreds of thousands of them in what it called job training camps, touted as a way to escape poverty, backwardness and radical Islam. It also began to take DNA samples.

      In at least some of the cases, people didn’t give up their genetic material voluntarily. To mobilize Uighurs for the free medical checkups, police and local cadres called or sent them text messages, telling them the checkups were required, according to Uighurs interviewed by The Times.

      “There was a pretty strong coercive element to it,” said Darren Byler, an anthropologist at the University of Washington who studies the plight of the Uighurs. “They had no choice.”

      Calling Dr. Kidd

      Kenneth Kidd first visited China in 1981 and remained curious about the country. So when he received an invitation in 2010 for an expenses-paid trip to visit Beijing, he said yes.

      Dr. Kidd is a major figure in the genetics field. The 77-year-old Yale professor has helped to make DNA evidence more acceptable in American courts.

      His Chinese hosts had their own background in law enforcement. They were scientists from the Ministry of Public Security — essentially, China’s police.

      During that trip, Dr. Kidd met Li Caixia, the chief forensic physician of the ministry’s Institute of Forensic Science. The relationship deepened. In December 2014, Dr. Li arrived at Dr. Kidd’s lab for an 11-month stint. She took some DNA samples back to China.

      “I had thought we were sharing samples for collaborative research,” said Dr. Kidd.

      Dr. Kidd is not the only prominent foreign geneticist to have worked with the Chinese authorities. Bruce Budowle, a professor at the University of North Texas, says in his online biography that he “has served or is serving” as a member of an academic committee at the ministry’s Institute of Forensic Science.

      Jeff Carlton, a university spokesman, said in a statement that Professor Budowle’s role with the ministry was “only symbolic in nature” and that he had “done no work on its behalf.”

      “Dr. Budowle and his team abhor the use of DNA technology to persecute ethnic or religious groups,” Mr. Carlton said in the statement. “Their work focuses on criminal investigations and combating human trafficking to serve humanity.”

      Dr. Kidd’s data became part of China’s DNA drive.

      In 2014, ministry researchers published a paper describing a way for scientists to tell one ethnic group from another. It cited, as an example, the ability to distinguish Uighurs from Indians. The authors said they used 40 DNA samples taken from Uighurs in China and samples from other ethnic groups from Dr. Kidd’s Yale lab.

      In patent applications filed in China in 2013 and 2017, ministry researchers described ways to sort people by ethnicity by screening their genetic makeup. They took genetic material from Uighurs and compared it with DNA from other ethnic groups. In the 2017 filing, researchers explained that their system would help in “inferring the geographical origin from the DNA of suspects at crime scenes.”

      For outside comparisons, they used DNA samples provided by Dr. Kidd’s lab, the 2017 filing said. They also used samples from the 1000 Genomes Project, a public catalog of genes from around the world.

      Paul Flicek, member of the steering committee of the 1000 Genomes Project, said that its data was unrestricted and that “there is no obvious problem” if it was being used as a way to determine where a DNA sample came from.

      The data flow also went the other way.

      Chinese government researchers contributed the data of 2,143 Uighurs to the Allele Frequency Database, an online search platform run by Dr. Kidd that was partly funded by the United States Department of Justice until last year. The database, known as Alfred, contains DNA data from more than 700 populations around the world.

      This sharing of data could violate scientific norms of informed consent because it is not clear whether the Uighurs volunteered their DNA samples to the Chinese authorities, said Arthur Caplan, the founding head of the division of medical ethics at New York University’s School of Medicine. He said that “no one should be in a database without express consent.”

      “Honestly, there’s been a kind of naïveté on the part of American scientists presuming that other people will follow the same rules and standards wherever they come from,” Dr. Caplan said.

      Dr. Kidd said he was “not particularly happy” that the ministry had cited him in its patents, saying his data shouldn’t be used in ways that could allow people or institutions to potentially profit from it. If the Chinese authorities used data they got from their earlier collaborations with him, he added, there is little he can do to stop them.

      He said he was unaware of the filings until he was contacted by The Times.

      Dr. Kidd also said he considered his collaboration with the ministry to be no different from his work with police and forensics labs elsewhere. He said governments should have access to data about minorities, not just the dominant ethnic group, in order to have an accurate picture of the whole population.

      As for the consent issue, he said the burden of meeting that standard lay with the Chinese researchers, though he said reports about what Uighurs are subjected to in China raised some difficult questions.

      “I would assume they had appropriate informed consent on the samples,” he said, “though I must say what I’ve been hearing in the news recently about the treatment of the Uighurs raises concerns.”
      Machine Learning

      In 2015, Dr. Kidd and Dr. Budowle spoke at a genomics conference in the Chinese city of Xi’an. It was underwritten in part by Thermo Fisher, a company that has come under intense criticism for its equipment sales in China, and Illumina, a San Diego company that makes gene sequencing instruments. Illumina did not respond to requests for comment.

      China is ramping up spending on health care and research. The Chinese market for gene-sequencing equipment and other technologies was worth $1 billion in 2017 and could more than double in five years, according to CCID Consulting, a research firm. But the Chinese market is loosely regulated, and it isn’t always clear where the equipment goes or to what uses it is put.

      Thermo Fisher sells everything from lab instruments to forensic DNA testing kits to DNA mapping machines, which help scientists decipher a person’s ethnicity and identify diseases to which he or she is particularly vulnerable. China accounted for 10 percent of Thermo Fisher’s $20.9 billion in revenue, according to the company’s 2017 annual report, and it employs nearly 5,000 people there.

      “Our greatest success story in emerging markets continues to be China,” it said in the report.

      China used Thermo Fisher’s equipment to map the genes of its people, according to five Ministry of Public Security patent filings.

      The company has also sold equipment directly to the authorities in Xinjiang, where the campaign to control the Uighurs has been most intense. At least some of the equipment was intended for use by the police, according to procurement documents. The authorities there said in the documents that the machines were important for DNA inspections in criminal cases and had “no substitutes in China.”

      In February 2013, six ministry researchers credited Thermo Fisher’s Applied Biosystems brand, as well as other companies, with helping to analyze the DNA samples of Han, Uighur and Tibetan people in China, according to a patent filing. The researchers said understanding how to differentiate between such DNA samples was necessary for fighting terrorism “because these cases were becoming more difficult to crack.”

      The researchers said they had obtained 95 Uighur DNA samples, some of which were given to them by the police. Other samples were provided by Uighurs voluntarily, they said.

      Thermo Fisher was criticized by Senator Marco Rubio, Republican of Florida, and others who asked the Commerce Department to prohibit American companies from selling technology to China that could be used for purposes of surveillance and tracking.

      On Wednesday, Thermo Fisher said it would stop selling its equipment in Xinjiang, a decision it said was “consistent with Thermo Fisher’s values, ethics code and policies.”

      “As the world leader in serving science, we recognize the importance of considering how our products and services are used — or may be used — by our customers,” it said.

      Human rights groups praised Thermo Fisher’s move. Still, they said, equipment and information flows into China should be better monitored, to make sure the authorities elsewhere don’t send them to Xinjiang.

      “It’s an important step, and one hopes that they apply the language in their own statement to commercial activity across China, and that other companies are assessing their sales and operations, especially in Xinjiang,” said Sophie Richardson, the China director of Human Rights Watch.

      American lawmakers and officials are taking a hard look at the situation in Xinjiang. The Trump administration is considering sanctions against Chinese officials and companies over China’s treatment of the Uighurs.

      China’s tracking campaign unnerved people like Tahir Hamut. In May 2017, the police in the city of Urumqi in Xinjiang drew the 49-year-old Uighur’s blood, took his fingerprints, recorded his voice and took a scan of his face. He was called back a month later for what he was told was a free health check at a local clinic.

      Mr. Hamut, a filmmaker who is now living in Virginia, said he saw between 20 to 40 Uighurs in line. He said it was absurd to think that such frightened people had consented to submit their DNA.

      “No one in this situation, not under this much pressure and facing such personal danger, would agree to give their blood samples for research,” Mr. Hamut said. “It’s just inconceivable.”

      https://www.nytimes.com/2019/02/21/business/china-xinjiang-uighur-dna-thermo-fisher.html?action=click&module=MoreInSect
      #USA #Etats-Unis #ADN #DNA #Ouïghours #université #science #génétique #base_de_données

  • Le monde selon #Xi_Jinping

    Depuis 2012, le désormais « président à vie » Xi Jinping a concentré tous les pouvoirs sur sa personne, avec l’obsession de faire de la #Chine la superpuissance du XXIe siècle. Plongée au coeur de son « rêve chinois ».

    Derrière son apparente bonhomie se cache un chef redoutable, prêt à tout pour faire de la Chine la première puissance mondiale, d’ici au centenaire de la République populaire, en 2049. En mars dernier, à l’issue de vastes purges, Xi Jinping modifie la Constitution et s’intronise « président à vie ». Une concentration des pouvoirs sans précédent depuis la fin de l’ère maoïste. Né en 1953, ce fils d’un proche de Mao Zedong révoqué pour « complot antiparti » choisit à l’adolescence, en pleine tourmente de la Révolution culturelle, un exil volontaire à la campagne, comme pour racheter la déchéance paternelle. Revendiquant une fidélité aveugle au Parti, il gravira en apparatchik « plus rouge que rouge » tous les degrés du pouvoir.
    Depuis son accession au secrétariat général du Parti en 2012, puis à la présidence l’année suivante, les autocritiques d’opposants ont réapparu, par le biais de confessions télévisées. Et on met à l’essai un système de surveillance généralisée censé faire le tri entre les bons et les mauvais citoyens. Inflexible sur le plan intérieur, Xi Jinping s’est donné comme objectif de supplanter l’Occident à la tête d’un nouvel ordre mondial. Son projet des « routes de la soie » a ainsi considérablement étendu le réseau des infrastructures chinoises à l’échelle planétaire. Cet expansionnisme stratégique, jusque-là développé en silence, inquiète de plus en plus l’Europe et les États-Unis.

    Impériale revanche
    Dans ce portrait très documenté du leader chinois, Sophie Lepault et Romain Franklin donnent un aperçu inédit de sa politique et montrent que l’itinéraire de Xi Jinping a façonné ses choix. De Pékin à Djibouti – l’ancienne colonie française est depuis 2017 la première base militaire chinoise à l’étranger – en passant par la mer de Chine méridionale et l’Australie, les réalisateurs passent au crible les projets et les stratégies d’influence du nouvel homme fort de la planète. Nourrie d’images d’archives et de témoignages (de nombreux experts et de dissidents, mais aussi d’un haut gradé proche du pouvoir), leur enquête montre comment Xi Jinping a donné à la reconquête nationaliste de la grandeur impériale chinoise, projet nourri dès l’origine par la République populaire, une spectaculaire ampleur.

    https://www.arte.tv/fr/videos/078193-000-A/le-monde-selon-xi-jinping
    #biographie #démocratie #trauma #traumatisme #Mao #révolution_culturelle #Terres_Jaunes #exil #Prince_Rouge #nationalisme #rêve_chinois #renaissance_nationale #histoire_nationale #totalitarisme #stabilité #idéologie #anti-corruption #lutte_contre_la_corruption #purge #dictature #investissements_à_l'étranger #prêts #dette #KUKA #ports #droits_humains #Australie #infiltration_chinoise #Nouvelle-Zélande #David_Cameron #Jean-Pierre_Raffarin #matières_premières #capitalisme_autoritaire #Ouïghours #arrestations #répression #censure #liberté_d'expression #défilés_militaires #armée #puissance_militaire #Mer_de_Chine_méridionale #îles_de_Spratleys #liberté_de_la_presse #prisonniers_politiques #Hong_Kong

    #Djibouti #base_militaire (de Djibouti)

    #Sri_Lanka —> Au Sri Lanka, le #port de #Hambantota est sous contrôle chinois, ceci pour au moins 99 ans (accord signé avec le Sri Lanka qui n’a pas pu rembourser le prêt que la Chine lui a accorder pour construire le port...)
    #dépendance
    v. aussi :
    Comment la Chine a fait main basse sur le Sri Lanka
    https://www.courrierinternational.com/article/comment-la-chine-fait-main-basse-sur-le-sri-lanka

    Histoire semblable pour le #Port_du_Pirée à #Athènes, en #Grèce ou l’#aéroport de #Toulouse, en #France.

    #Organisation_de_coopération_de_Shangaï :


    https://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_de_coop%C3%A9ration_de_Shanghai
    #Grande_unité_mondiale #enrichissement_pour_tous

    Quelques cartes et images tirées du #film #documentaire.

    La #nouvelle_route_de_la_soie et autres investissements chinois dans les infrastructures mondiales de #transport :

    La #Chinafrique :


    #Afrique
    Afrique où la Chine propose la « #solution_chinoise », programme de #développement basé sur le #développement_économique —> « #modèle_chinois de développement »

    Le programme de #surveillance_de_masse :

    Outre la surveillance, mise en place d’un programme appelé « #crédit_social » :

    Le #Système_de_crédit_social est un projet du gouvernement chinois visant à mettre en place d’ici 2020 un système national de #réputation_des_citoyens. Chacun d’entre eux se voit attribuer une note, échelonnée entre 350 et 950 points, dite « crédit social », fondée sur les données dont dispose le gouvernement à propos de leur statut économique et social. Le système repose sur un outil de surveillance de masse et utilise les technologies d’analyse du #big_data. Il est également utilisé pour noter les entreprises opérant sur le marché chinois.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_de_cr%C3%A9dit_social

    Voici ce que cela donne :


    #surveillance #contrôle_de_la_population #vidéosurveillance #reconnaissance_faciale #contrôle_social
    #cartographie #visualisation
    ping @etraces

    ping @reka

  • Software spia, le nuove armi africane

    Ufficialmente introdotti contro il terrorismo, sono usati anche per controllare dissidenti politici.

    Almeno dal 2009 l’Egitto è tra i principali acquirenti di strumentazioni per la sorveglianza di massa. #Software intrusivi che si possono agganciare ai telefonini oppure alle mail e tracciare così i comportamenti di chiunque. Specialmente se considerato un nemico politico dal regime. Al Cairo, dopo la primavera araba, si è abbattuto un rigido inverno dei diritti: oppositori politici, sindacalisti, persino ricercatori universitari come Giulio Regeni sono stati fatti sparire, ammazzati o torturati. Per fare tutto questo, le agenzia di sicurezza hanno spiato i loro bersagli attraverso sistemi informatici. Tra le aziende, chi ha fatturato vendendo gli strumenti per spiare i nemici politici, c’è l’italiana #Hacking_Team, le cui mail sono state rese pubbliche da una maxi fuga di notizie nel luglio 2015.

    L’Egitto non è l’unico paese africano a fare uso di questo tipo di tecnologie. In particolare in Africa, questo genere di strumenti per tenere sotto controllo la popolazione stanno diventando una costante. Sono l’ultima frontiera del mercato delle armi. Nemico ufficiale contro cui utilizzarle: il terrorismo, che si chiami Al Shabaab, Boko Haram, Isis. In pratica, da semplici persone “sospette” a dissidenti politici.

    Una stima di Markets and Markets del 2014 prevede che per il 2019 il mercato delle “intercettazioni” varrà 1,3 miliardi di dollari. E accanto a questo corre un mercato nero dalle dimensioni inimmaginabili, dove ogni transazione avviene nel deep web, il doppio fondo del contenitore di internet. Senza bisogno di autorizzazioni, né di sistemi di licenze, come invece previsto dalle normative di tutto il mondo. I paesi africani sono tra i nuovi agguerriti compratori di queste armi 2.0, di fabbricazione per lo più israeliana ed europea.

    La mappa degli spioni

    L’utilizzo e la vendita di questi sistemi – proprio come per le armi – in diversi paesi è schermato dal segreto militare, nonostante il “duplice uso” (civile e militare) che possono avere questi strumenti. Detti, appunto, dual-use. L’inchiesta Security for Sale (https://irpi.eu/sicurezza-vendesi), condotta in febbraio da 22 giornalisti europei, ha individuato i principali importatori di tecnologie intrusive in Africa. La lista è lunga: oltre il Kenya, di cui Osservatorio Diritti ha già parlato, e l’Egitto, l’esempio più famoso, ci sono Libia (ancora sotto Gheddafi, ndr), Etiopia, Nigeria, Sudan, Sudafrica, Mauritania e Uganda.
    #Kenya #Libye #Ethiopie #Nigeria #Soudan

    In Mauritania è in carcere da due anni il cittadino italiano #Cristian_Provvisionato per una vendita di sistemi di intercettazione finita male. Provvisionato, una guardia giurata che non sarebbe mai stata in grado di vendere sistemi di questo genere, avrebbe dovuto presentare ai mauritani un sistema di intercettazione per Whatsapp, che la sua azienda – Vigilar – avrebbe a sua volta acquistato attraverso la società indiano-tedesca Wolf Intelligence. Bersaglio del sistema sarebbero dovuti essere terroristi attivi al confine mauritano, per quanto diverse organizzazioni internazionali abbiano sollevato riserve rispetto al possibile utilizzo di sistemi del genere in un paese che viola i diritti umani.
    #Mauritanie

    L’accusa nei confronti di Cristian Provvisionato, cioè truffa, non regge perché il cittadino italiano era all’oscuro, come è stato comprovato da più ricostruzioni giornalistiche, di ciò che stava presentando in Mauritania. Aveva accettato il lavoro perché gli era stato promesso che sarebbe stato veloce, pulito e con un buon guadagno. Invece si trova ancora dietro le sbarre. Per il caso Provvisionato la magistratura milanese ha aperto un’inchiesta che coinvolge anche #Vigilar e #Wolf_Intelligence. Il partner israeliano dei due è una delle aziende da sempre competitor di Hacking Team.

    La stessa Hacking Team ha venduto ad altri regimi autoritari africani (scarica la ricerca del centro studi CitizenLab – università di Toronto). Il caso più clamoroso è quello dei servizi segreti del Sudan, che nel 2012, prima che entrasse in vigore qualunque embargo, hanno acquistato merce per 960 mila euro. Anche le Nazioni Unite, nel 2014, quando è entrato in vigore l’embargo con il Sudan, hanno fatto domande ad Hacking Team in merito alle relazioni commerciali con le forze d’intelligence militare del Paese.
    #Soudan #services_secrets

    Nello stesso 2012 una compagnia britannica aveva iniziato a vendere software intrusivi alle forze militari dell’Uganda. Era l’inizio di un’operazione di spionaggio di alcuni leader politici dell’opposizione che arrivava, denunciavano media locali nel 2015, fino al ricatto di alcuni di loro. Paese di fabbricazione del software spia, come spesso accade, Israele.
    #Ouganda

    Il Sudafrica è un caso a sé: da un lato importatore, dall’altro esportatore di tecnologie-spia. Il primo fornitore di questo genere di software per il Sudafrica è la Gran Bretagna, mentre il mercato di riferimento a cui vendere è quello africano. Il Paese ha anche una propria azienda leader nel settore. Si chiama #VASTech e il suo prodotto di punta è #Zebra, un dispositivo in grado di intercettare chiamate vocali, sms e mms.
    #Afrique_du_sud

    Nel 2013 Privacy International, un’organizzazione internazionale con base in Gran Bretagna che si occupa di privacy e sorveglianza di massa, ha scoperto una fornitura di questo software alla Libia di Gheddafi, nel 2011, nel periodo in cui è stato registrato il picco di attività di spionaggio (dato confermato da Wikileaks). Eppure, dal 2009 al 2013 solo 48 potenziale contravvenzioni sono finite sotto indagine del Ncac, l’ente governativo preposto a questo genere di controlli.

    Il settore, però, nello stesso lasso di tempo ha avuto un boom incredibile, arrivando nel solo 2012 a 4.407 licenze di esportazione per 94 paesi in totale. Il mercato vale circa 8 miliardi di euro. In Sudafrica sono in corso proteste per chiedere le dimissioni del presidente Jacob Zuma, coinvolto in diversi casi di corruzione e ormai considerato impresentabile. È lecito pensare che anche questa volta chi manifesta sia tenuto sotto osservazione da sistemi di sorveglianza.


    https://www.osservatoriodiritti.it/2017/05/08/software-spia-le-nuove-armi-africane
    #Afrique #surveillance #interception #surveillance_de_masse #Egypte #business

    ping @fil

    • Security for sale

      The European Union has deep pockets when it comes to security. Major defense contractors and tech giants compete for generous subsidies, to better protect us from crime and terrorism. At least that’s the idea. But who really benefits? The public or the security industry itself?

      Over the past year, we’ve worked with more than twenty journalists in eleven European countries to investigate this burgeoning sector. We quickly discovered that the European security industry is primarily taking good care of itself – often at the expense of the public.

      In this crash course Security for Sale, we bring you up to speed on EU policy makers and industry big shots who’ve asserted themselves as “managers of unease,” on the lobbies representing major defense companies, on the billions spent on security research, and on the many ethical issues surrounding the European security industry.

      “Security for sale” is a journalistic project coordinated by Dutch newspaper De Correspondent and IRPI collaborated for the Italian context. The webportal of “Security for Sale” collects all articles produced within the project in several languages.

      https://irpi.eu/en/security-for-sale

    • Lawful Interception Market worth $1,342.4 Million by 2019

      The report “Lawful Interception Market by Network Technologies and Devices ( VOIP, LTE, WLAN, WIMAX, DSL, PSTN, ISDN, CDMA, GSM, GPRS, Mediation Devices, Routers, Management Servers); Communication Content; End Users - Global Advancement, Worldwide Forecast & Analysis (2014-2019)” defines and segments the LI market on the basis of devices, network technologies, communication content, and services with in-depth analysis and forecasting of revenues. It also identifies drivers and restraints for this market with insights on trends, opportunities, and challenges.

      Browse 80 market tables and 23 figures spread through 177 pages and in-depth TOC on “Lawful Interception Market by Network Technologies and Devices ( VOIP, LTE, WLAN, WIMAX, DSL, PSTN, ISDN, CDMA, GSM, GPRS, Mediation Devices, Routers, Management Servers); Communication Content; End Users - Global Advancement, Worldwide Forecast & Analysis (2014-2019)”
      https://www.marketsandmarkets.com/Market-Reports/lawful-interception-market-1264.html
      Early buyers will receive 10% customization on reports.

      Lawful Interception (LI) has been proven to be very helpful for the security agencies or Law Enforcement Agencies (LEAs) for combating terrorism and criminal activities. Across the world, countries have adopted such legislative regulations and made it compulsory for the operators to make LI-enabled communication network. Since the advancement of communication channels and network technologies over the period of time, the interception techniques have also enhanced for variety of communications such as Voice over Internet Protocol (VoIP), web-traffic, Electronic Mail (Email), and more. Now, the interception is possible for all networks that deliver voice, data, and Internet services.

      Sophisticated communication channels and advanced network technologies are the major driving factors for the LI market. Nowadays, communication can be done in various forms such as voice, text, video, and many more. To transfer these types of data, network technologies need to constantly upgrade. The different types of network technologies that can be intercepted are VoIP, LTE, WLAN, WiMax, DSL, PSTN, ISDN, CDMA, GSM, and GPRS, are discussed in this report.

      MarketsandMarkets has broadly segmented the LI market by devices such as management servers, mediation devices, Intercept Access Points (IAP), switches, routers, gateways, and Handover Interfaces (HIs). The LI market is also segmented on the basis of communication contents and networking technology. By regions: North America (NA), Europe (EU), Asia Pacific (APAC), Middle East and Africa (MEA), and Latin America (LA).

      The LI market is expected to grow at a rapid pace in the regional markets of APAC and MEA. The investments in security in APAC and MEA are attracting the players operating in the LI market. These regions would also be the highest revenue generating markets in the years to come. Considerable growth is expected in the NA and European LI markets. New wireless network and network technologies like LTE, WiMax, NGN, and many more are expected to be the emerging technological trends in the LI market.

      MarketsandMarkets forecasts the Lawful Interception market to grow from $251.5 million in 2014 to $1,342.4 million by 2019. In terms of regions, North America and Europe are expected to be the biggest markets in terms of revenue contribution, while Asia-Pacific, Middle East and Africa, and Latin America are expected to experience increased market traction, during the forecast period.

      About MarketsandMarkets

      MarketsandMarkets is a global market research and consulting company based in the U.S. We publish strategically analyzed market research reports and serve as a business intelligence partner to Fortune 500 companies across the world.

      MarketsandMarkets also provides multi-client reports, company profiles, databases, and custom research services. M&M covers thirteen industry verticals, including advanced materials, automotives and transportation, banking and financial services, biotechnology, chemicals, consumer goods, energy and power, food and beverages, industrial automation, medical devices, pharmaceuticals, semiconductor and electronics, and telecommunications and IT.

      We at MarketsandMarkets are inspired to help our clients grow by providing apt business insight with our huge market intelligence repository.

      https://www.marketsandmarkets.com/PressReleases/lawful-interception.asp

    • Antiterrorismo con licenza d’uccidere

      Kenya osservato speciale: le ong parlano di vittime, sparizioni e intercettazioni diffuse.

      Da gennaio a ottobre 2016 in Kenya sono state uccise dalle forze dell’ordine 177 persone. Lo scrive nel suo rapporto annuale 2016/2017 la ong Amnesty international. Uccisioni stragiudiziali per mano delle cosiddette Kenyan Death Squads, gli squadroni della morte in azione contro presunti terroristi. A risalire la catena di comando, si arriva fino ai piani alti del governo, come aveva raccontato Al Jazeera in un’inchiesta del 2015.

      Il Kenya ha conosciuto il terrorismo di matrice jihadista alla fine del 1998, all’epoca della prima bomba all’ambasciata americana di Nairobi: un attentato che ha lanciato nel mondo il marchio Al Qaeda. Il Paese è passato attraverso centinaia di attentati e oggi il terrorismo si chiama Al-Shabaab (leggi “Al-Shabaab avanza in Somalia”). Ma i presunti terroristi sono solo una parte delle vittime degli squadroni della morte: anche avvocati, attivisti e oppositori politici sono finiti sulla lista dei torturati e uccisi. Fare leva sulla paura dei cittadini, in Kenya, è facile.

      Dal 2010 al 2015 si ha notizia di almeno 500 persone fatte sparire da questi nuclei interni di alcuni corpi speciali delle forze dell’ordine del Kenya. Operazioni supervisionate dal Nis, i servizi segreti, svolte poi da agenti della Criminal investigation division (Cid), oppure dall’unità Recce o ancora dalle Kenyan Defence Forces. «Si potrebbero chiamare “morti accettabili”», dice un ufficiale dei servizi segreti kenyoti intervistato sulla vicenda da un ricercatore della ong Privacy International.

      INTERCETTAZIONI DIFFUSE

      E l’argomento “terrorismo” è sufficiente a giustificare un sistema d’intercettazioni persistente, dove non esiste comunicazione che non sia tracciata, né supporti informatici che le forze dell’ordine non possano acquisire. Tutto il meccanismo per rintracciare “i nemici” passerebbe dalle comunicazioni telefoniche, ignorando qualunque norma costituzionale kenyota. «Gli ufficiali che abbiamo intervistato hanno ammesso che spesso si finisce sotto intercettazione per motivi politici e non solo per presunte attività di terrorismo», continua il ricercatore di Privacy International che ha curato il report “Traccia, cattura, uccidi” (per motivi di sicurezza, non è possibile rivelare il suo nome).

      Le forze speciali del Kenya avrebbero una presenza stabile all’interno delle compagnie telefoniche del paese. «Agenti Nis sono informalmente presenti nelle strutture per le telecomunicazioni, apparentemente sotto copertura», si legge nel rapporto. Elementi che sarebbero stati confermati da dipendenti di compagnie telefoniche e agenti. «I dipendenti hanno paura che negare l’accesso possa avere delle ripercussioni», aggiunge il ricercatore.

      Safaricom è la più importante compagnia telefonica del paese: controlla oltre il 60% del mercato della telefonia kenyota. Azionista di maggioranza è Vodafone e secondo il rapporto al suo interno ci sarebbero dieci agenti della Cid. Attraverso un’interfaccia, avrebbero libero accesso al database interno in cui sono registrate telefonate, proprietari, transazioni monetarie attraverso la rete mobile. Un universo.

      Questo è quello che raccontano le fonti interne scovate da Privacy International. Mentre Safaricom, ufficialmente, nega questo flusso di informazioni. L’amministratore delegato di Safaricom, Bob Collymore, tra gli uomini più ricchi del Kenya, ha risposto alla ong sostenendo che la sua azienda «non ha relazioni con Nis riferite alla sorveglianza delle comunicazioni in Kenya e non ci sono ufficiali Nis impiegati nell’azienda, ufficialmente o sotto copertura».

      Il Kenya acquista all’estero le strumentazioni di cui è dotato il sistema di intercettazioni in funzione nel paese. «Le fonti a cui abbiamo avuto accesso nominavano aziende inglesi ed israeliane, ma non sanno come funziona l’acquisto degli strumenti per intercettazioni», aggiunge il ricercatore di Privacy International. Gli strumenti più diffusi sono i famosi IMSI Catcher. All’apparenza, delle semplice valigette con un involucro nero all’estero, rinforzato. In realtà sono delle antenne attraverso cui è possibile intercettare telefonate effettuate nel raggio di circa 300 metri.

      Ci sono poi anche software intrusivi, che agganciano il telefono una volta che l’utente apre uno specifico messaggio via Sms o WhatsApp. Nel 2015 le rivelazioni su Hacking Team, l’azienda milanese che vendeva in mezzo mondo dei software spia, avevano permesso di scoprire anche trattative in corso con forze speciali del Kenya. Gli obiettivi dello spionaggio sarebbero stati uomini legati all’opposizione.

      https://www.osservatoriodiritti.it/2017/04/12/antiterrorismo-con-licenza-di-uccidere
      #anti-terrorisme #opposition #opposants_au_régime #persécution

  • Leave no dark corner - ABC News (Australian Broadcasting Corporation)
    http://www.abc.net.au/news/2018-09-18/china-social-credit-a-model-citizen-in-a-digital-dictatorship/10200278

    China is building a digital dictatorship to exert control over its 1.4 billion citizens. For some, “social credit” will bring privileges — for others, punishment.

    #big_brother #surveillance_de_masse #surveiller_et_punir #panoptique #Chine

  • #Surveillance_de_masse et #CEDH : interview de #Théodore_#Christakis

    La #Cour_européenne_des_droits_de_l’Homme a rendu la semaine dernière un #arrêt important. Ce dernier condamne le #Royaume-Uni pour son programme de surveillance de masse. De rapides conclusions ont été tirées dans les premiers commentaires, que Théodore Christakis, professeur de droit et membre du CNNum, relativise au fil de cette interview.

    https://www.nextinpact.com/news/107035-surveillance-masse-et-cedh-interview-theodore-christakis.htm
    #surveillance

  • Bientôt sur ARTE :
    #Interpol, une police sous influence

    Pour pallier un budget insuffisant, Interpol, la police mondiale, noue d’étranges partenariats avec des #multinationales (#Philip_Morris, #Sanofi...), des institutions accusées de corruption (la #Fifa), et des pays controversés (#Qatar, #Émirats_arabes_unis...). Une #enquête sidérante au cœur de la collusion public/privé.

    Interpol, la mythique #police mondiale, souffre d’un sous-financement chronique. Ses 192 États membres ne mettent pas suffisamment la main à la poche. En 2000, #Ron_Noble, son nouveau secrétaire général, de nationalité américaine – une première pour une institution qui, auparavant, puisait ses dirigeants dans le vivier européen –, lui fait prendre un virage à 180 degrés. Dans les médias, il martèle qu’il lui faut un milliard de dollars, au lieu des quelques dizaines de millions qui lui sont alloués. Mais les États font la sourde oreille. L’organisation se lance alors dans d’ahurissants partenariats public/privé avec des multinationales (Philip Morris International, Sanofi…), des institutions accusées de corruption (la Fifa), et encaisse les chèques mirobolants d’États controversés (Qatar, Émirats arabes unis…). Consacré à la lutte contre la cybercriminalité, le Complexe mondial pour l’innovation d’Interpol, inauguré en 2015, a ainsi vu son budget multiplié par cinq grâce à la « générosité » de Singapour (qui, jusqu’en 2009, figurait sur la liste des paradis fiscaux). Ce dernier a financé, à lui seul, la construction du bâtiment, érigé sur son territoire alors qu’il devait au départ se situer près du siège lyonnais d’Interpol. Ces financements influent sur les enquêtes de l’organisation, engendrant de graves conflits d’intérêts. Le successeur de Ron Noble, l’Allemand #Jürgen_Stock, arrivé en 2014, tente d’infléchir cette tendance, mais les interrogations demeurent.

    Opacité
    Pendant cinq ans, deux journalistes indépendants, l’un français, Mathieu Martiniere, l’autre allemand, Robert Schmidt, ont mené une enquête à quatre mains et sur trois continents sur l’Organisation internationale de police criminelle (Interpol). Rares sont en effet les médias invités à franchir ses grilles. Accompagné d’un commentaire limpide décortiquant l’enchevêtrement des intérêts publics et privés, le film s’appuie sur des images d’actualité, de nombreuses interviews de journalistes et de chercheurs, mais aussi d’anciens et actuels dirigeants d’Interpol. Il dresse ainsi un état des lieux de nos polices, à l’heure où la sécurité se privatise et où la cybercriminalité atteint un tel degré de technicité qu’elle contraint les agents à coopérer avec des entreprises. Au passage, le documentaire lève le voile sur quelques dérives : des notices rouges (les célèbres avis de recherche d’Interpol) instrumentalisées pour traquer des dissidents chinois ou turcs, une coopération insuffisante entre États membres… À travers le cas d’école d’Interpol, une plongée éclairante au cœur de la collusion entre pouvoirs économique, politique et régalien.


    https://www.cinema-comoedia.com/film/249533

    C’est encore les @wereport qui sont derrière cette enquête
     :-)

  • Encore un petit problème survenu aujourd’hui.

    Je cherchais avec le #moteur_de_recherche #seenthis le film Nothing to hide. J’ai fait plusieurs recherches, mais pas trouvé le film.

    Notamment, une recherche avec les mots clé : #surveillance_de_masse et #film.

    Le seul post qui apparaît est celui-ci :

    Or, quand j’ai mis sur google :
    #surveillance_de_masse #film seenthis.net, j’ai retrouvé le film que je cherchais :

    (deuxième lien)
    http://seen.li/dlo0

    #seenthis_bug ou c’est moi qui fait quelque chose de faux ?

  • #Le_Pistolet_et_la_Pioche S01E09 : #Armes_Numériques : et la loi dans tout ça ?
    https://reflets.info/le-pistolet-et-la-pioche-s01e09-armes-numeriques-et-la-loi-dans-tout-ca

    Suite aux dernières révélations au sujet de #Nexa_Technologies/AMESys sur notre site, il nous semblait intéressant d’aller voir comment toutes ces combines et ventes discrètes d’armes numériques étaient perçues du côté juridique. Nous avons donc […]

    #AMES #Amesys #protection_de_la_vie_privée #Surveillance_de_masse #surveillance_Internet
    https://reflets.info/wp-content/uploads/LPLPS01E09.mp3


    https://reflets.info/wp-content/uploads/LPLPS01E09.ogg

  • #Le_Pistolet_et_la_Pioche S01E03 : Internet se meurt-il ?
    https://reflets.info/le-pistolet-et-la-pioche-s01e03-internet-se-meurt-il

    Le Pistolet et La Pioche aime se poser des questions. Et celle-là, même si elle peut paraître un peu bizarre, nous intéresse. Alors pourquoi ne pas poser la question à un spécialiste du grand bazar […]

    #AFNIC #Akamai #Bortzmeyer #CDN #cloud #cloudflare #DNS #Dyn #mort_d'Internet #Surveillance_de_masse
    https://reflets.info/wp-content/uploads/LPLPS01E03.mp3


    https://reflets.info/wp-content/uploads/LPLPS01E03.ogg

  • Real-Time Face Recognition Threatens to Turn Cops’ Body Cameras Into Surveillance Machines
    https://theintercept.com/2017/03/22/real-time-face-recognition-threatens-to-turn-cops-body-cameras-into-su

    Last year, a Russian startup announced that it could scan the faces of people passing by Moscow’s thousands of CCTV cameras and pick out wanted criminals or missing persons. Unlike much face recognition technology — which runs stills from videos or photographs after the fact — NTechLab’s FindFace algorithm has achieved a feat that once only seemed possible in the science fictional universe of “Minority Report” : It can determine not just who someone is, but where they’ve been, where they’re (...)

    #algorithme #CCTV #surveillance #vidéo-surveillance #facial

  • Pourquoi voter PS, c’est voter FN
    https://paris-luttes.info/pourquoi-voter-ps-c-est-voter-fn-7417

    Le #PS, c’est avant tout l’ #état_d’urgence, les kilomètres de #promesses_électorales qui finissent dans le mur de la "#réalité" (mais laquelle ?), le #CICE, la #loi_Rebsamen, la #loi_Macron et ses autocars en faillite, la loi "travaille !", les milliards au "patronat (qui se porte encore mieux qu’avant son arrivée au pouvoir), la journée de 12h de #travail, l’explosion de la #précarité et du #chômage, le gel des #retraites, la baisse du fond alloué à l’insertion des personnes atteintes de #handicap, les #apprentiEs "gratuits", la hausse de la #TVA, le dit #Macron ministre, môsieur 5% premier ministre suivi par l’inénarrable #Gazeneuve (après leur passage obligé à l’intérieur), le memorandum grec, le harcèlement policier des réfugiéEs, le déni de #solidarité et l’ #emprisonnement/ #expulsion de milliers de mineurEs et de familles, les ventes de #rafales à l’étranger, 5 #guerres et les tonnes de #bombes (françaises) qui vont avec, la perpétuation du pillage, le record de personnes #incarcéréEs et donc la pérennisation de la #surpopulation_carcérale, la criminalisation de l’action syndicale, les milliers d’#arrestations / #mutilations/ #condamnations/ #perquisitions/ #assignations_à_résidence de militantEs/syndicalistEs/manifestantEs et la protection de tous les réacs qui peuplent ce pays de képis (il a bon dos #charlie !), la loi "renseignement", la #surveillance_de_masse et le #fichage de tous, la #militarisation accélérée de l’institution policière et sa quasi-autonomie (sous le joug de l’« #anti-terrorisme »), les #meurtres et les #humiliations au faciès puis, parachèvement, l’extension de la #légitime_défense offerte en catimini à tous les #flics avant de quitter les ministères.

    Pour finir, le PS, c’est la destruction accélérée de l’ #hôpital, de l’ #école, de l’ #université, le #barrage_du_Testet, le #TAV et l’ #opération_César, sans oublier #Bure, #Fessenheim et la mascarade de la #COP21.

    Le PS en 2012, c’était les #mairies, les #régions, l’ #assemblée_nationale, le #sénat et donc la #présidence. Par des gens qui cumulent des milliers d’€ d’indemnités d’élus par mois, assortis des quelques scandales d’ #abus_de_biens_sociaux ou de blanchissement de #fraude_fiscale qui vont avec.

    Le PS, c’est la parole #raciste et #sexiste de moins en moins complexée au fil des ans de la part de ses divers représentants en mal de réélection.

    Le PS, c’est Amine, Adama, Rémi et tous les autres dont les #assassins ne seront jamais jugés, condamnés, inquiétés.

    Je pense que #voter, en soi, est illusoire. Peu importe.

    #Voter_PS, c’est #voter_FN, quel que soit le petit parvenu de merde servant d’alibi à votre culpabilité aujourd’hui.

    Je mens ? La liste est encore longue :

    #Bilan_du_PS https://www.bilan-ps.fr/IMG/pdf/liste-2.pdf

    https://www.bilan-ps.fr

    PS (partout) : « Quant aux rôdeurs fascisants, passez votre chemin : vous ne trouverez rien ni personne à récupérer ici. Retournez dans les vastes cimetières du vingtième siècle. Vos rêves sont nos cauchemars. »

    #loi_travaille #violences_policières #loi_renseignement #Extrême_droite #parti_socialiste #front_national #Marine_Le_Pen #FN #François_Hollande #Manuel_Valls #Benoît_Hamon #Emmanuel_Macron #Bernard_Cazeneuve

    • A force de justifier leur appétit de pouvoir et leur zèle à le servir en surjouant la nécessité d’écarter le parti fondé par un antipathique avec un bandeau sur l’oeil, et entre autre ignominie à leur actif, ces braves gens en sont venus à faire reposer le cœur de la répression policière sur l’éborgnage.

      (Je tiens pour ma part les élections démocratiques pour une arme dirigée avant tout contre chacun-e d’entre nous. Si on tient vraiment à se taper dessus soi-même, il existe d’autres moyens que le vote : rien n’interdit de le faire de son propre chef plutôt que sur incitation, au moment de son choix plutôt qu’en troupeau selon le calendrier de l’Etat ; et sans infliger de citoyennistes dommages collatéraux à ses voisin-e-s qui n’ont rien demandé.)

      A ce propos, répondant aux sempiternels appels à voter pour "faire barrage au FN", cette excellente expression relevée dans la contribution d’une des intervenantes (hélas, je ne me rappelle plus laquelle) lors du meeting « #Islamophobie_et_xénophobie_à_l_heure_de_la_présidentielle »
      du 18 décembre 2016, :

      "Nous ne sommes pas des castors !"

      https://www.youtube.com/watch?v=c2a2axq1u4k


      (il y a beaucoup d’autres vidéos, chacune reprend une intervention)

    • Et cet article de #Rafik_Chekkat, #Etat_d_exception :
      http://www.etatdexception.net/benoit-hamon-lislamophobie-et-lhypocrisie-socialiste

      Benoit Hamon, l’islamophobie et l’hypocrisie socialiste

      Il existe toutes les raisons du monde de se réjouir de la défaite annoncée de Manuel Valls au second tour des « Primaires socialistes ». Son bilan, qui est celui du quinquennat Hollande, est affligeant.

      Tout aussi affligeant nous parait être l’engouement suscité ces derniers jours par Benoit Hamon, spécialement au sein des communautés musulmanes, des racisé-es et des milieux « antiracistes », comme en témoigne notamment l’interview tout en complaisance du Bondy Blog réalisée entre les deux tours de la primaire.

      Hamon a beau être membre depuis 30 ans d’un parti à la pointe de l’islamophobie et du soutien à la politique coloniale israélienne, il aura suffi de quelques déclarations de sa part, d’un marketing judicieux et d’aberrants soupçons de collusion avec l’ « islam radical » dirigés contre lui, pour présenter l’ex-porte-parole du PS comme une alternative crédible à la politique raciste et va-t-en-guerre menée jusque-là par la majorité socialiste.

      [...]

      Plus de trois décennies de désillusions socialistes et de fronts républicains contre l’extrême-droite nous enseignent pourtant que le « moins pire » des candidats a toujours été le plus court chemin vers le pire des résultats.

      [...]

      A certains égards, Hamon est pire que Valls. Avec ce dernier on savait au moins à quoi s’en tenir et où on en était avec lui. Il n’y avait aucune ambiguïté. Hamon la cultive en permanence.

      Les dons d’acteur hors du commun d’Obama lui avaient permis de donner une touche « swag » à un impérialisme US en crise de légitimité sévère après la décennie Bush (ce que l’universitaire états-unienne Deepa Kumar appelle « liberal imperialism »).

      A une échelle évidemment moindre, B. Hamon sera celui qui permettra de redonner une touche jeune, populaire et sympathique à un socialisme français qui n’a jamais été synonyme pour nous de progrès et d’émancipation. Bien au contraire.

      Plus de trois décennies de désillusions socialistes et de fronts républicains contre l’extrême-droite nous ont appris que rien de neuf ni de bon ne viendra jamais du PS ou des élections.

      En disant cela, il ne s’agit pas d’être radical, mais simplement cohérent.

      Et rien que ça, ce serait révolutionnaire.

      #Boycott2017

    • Jean-Pierre Garnier et Louis Janover, La deuxième droite (1986, première édition Robert Laffont ), Marseille, Agone, 2013.

      Le bilan de liquidation du #socialisme par ceux-là mêmes qui s’en réclamaient est globalement positif : restauration du taux de profit, réhabilitation de l’entreprise, épousailles de la « France qui pense » et de la « France qui gagne »... de l’argent, fin du divorce #Nation-Police-Armée, neutralisation des syndicats, marginalisation du PC, vassalisation de l’intelligentsia, consensus autour du nucléaire, consolidation de la présence française en Afrique… Est-ce à dire que tout clivage, toute opposition politique a disparu dans ce pays ? Aucunement. La ligne de partage passe désormais entre deux types de conservatisme, l’un obtus, l’autre éclairé, l’un frileux, l’autre fringant, l’un tourné vers le passé, l’autre ouvert vers l’avenir.
      Bref : l’un réactionnaire, l’autre progressiste. Le jeu politique met désormais aux prises deux droites. La première, traditionnelle, cherche à tout garder au risque de tout perdre. L’autre, moderniste, fait en sorte que tout bouge pour que rien ne change.

      http://agone.org/contrefeux/ladeuxiemedroite

      Hollande : « the right man in the right place »
      http://www.monde-libertaire.fr/?page=archives&numarchive=16556#Ancre 1
      source : les archives du monde libertaire
      #la_deuxième_droite

  • La justice rivalise d’astuces pour ne pas enquêter sur la #Surveillance de masse
    https://www.mediapart.fr/journal/france/160216/la-justice-rivalise-dastuces-pour-ne-pas-enqueter-sur-la-surveillance-de-m

    Le siège de la #NSA aux États-Unis. © Reuters La #ldh et la #FIDH, qui ont déposé plainte en #France contre la #Surveillance_de_masse des États-Unis, se sont vu fixer par la justice une consignation financière – d’ordinaire symbolique – totalement dissuasive : près de 15 000 euros. Du jamais vu.

    #DGSE #Prism #Snowden

  • La justice rivalise d’astuces pour ne pas enquêter sur la #Surveillance de masse
    https://www.mediapart.fr/journal/international/160216/la-justice-rivalise-dastuces-pour-ne-pas-enqueter-sur-la-surveillance-de-m

    Le siège de la #NSA aux États-Unis. © Reuters La #ldh et la #FIDH, qui ont déposé plainte en #France contre la #Surveillance_de_masse des États-Unis, se sont vu fixer par la justice une consignation financière – d’ordinaire symbolique – totalement dissuasive : près de 15 000 euros. Du jamais vu.

    #International #DGSE #Prism #Snowden

  • VICE News Investigation Finds Signs of Secret Phone Surveillance Across London
    https://news.vice.com/article/vice-news-investigation-finds-signs-of-secret-phone-surveillance-across-l

    A VICE News investigation has found evidence that sophisticated surveillance equipment that spies on people’s phones is being used across London, and uncovered a growing black market for the technology worldwide.

    Signs of IMSI catchers — also known as stingrays or cell-site simulators — were found at several locations in the British capital, including UK parliament, a peaceful anti-austerity protest, and the Ecuadorian embassy.

    A former senior surveillance insider also confirmed to VICE News that they have been used by UK police.

    The portable devices are typically used by state law enforcement. They monitor thousands of phones at a time, and are capable of intercepting calls, text messages, and emails.

    After going undercover, however, VICE News was offered an IMSI catcher for $15,000 from a company that claimed to have sold the devices to private companies and state law enforcement all over the world — including Russia, Africa, and the US.

    #IMSI-catcher #Londres #Milipol #Police_(institution) #Royaume-Uni #Surveillance_de_masse #Téléphonie_mobile

  • Une salade de fruits avec Laurie Anderson
    https://www.vice.com/fr/read/une-salade-de-fruits-avec-laurie-anderson-v9n12

    Son nouveau film, Heart of a Dog, [...] explore la mort, l’amour et les conséquences de la surveillance de masse au lendemain du 11-septembre [...].

    [...]

    L’histoire la plus mémorable du film, c’est certainement ce récit de voyage qu’elle et Lolabelle ont entrepris au lendemain du 11-septembre, lorsque tout était « assourdissant et bordélique » à New York. Lors d’une de leurs promenades matinales au bord de l’océan, plusieurs faucons sont descendus en piqué et ont encerclé le chien. Anderson se souvient avoir alors observé une toute nouvelle expression sur la face du canidé. « Elle a d’abord réalisé qu’elle était une proie », raconte Anderson dans le film. « Puis lui est venue une autre pensée. Elle a compris que la menace pouvait venir des airs... Il s’agissait du même regard que celui de mes voisins les jours qui ont suivi le 11-septembre. »

    Anderson aborde également la relation conflictuelle entre les États-Unis et le Moyen-Orient dans sa dernière performance, Habeas Corpus, réalisée en collaboration avec Mohammed el Gharani, incarcéré à Guantanamo à l’âge de 14 ans. Libéré en 2009, Gharani est aujourd’hui interdit de séjour aux États-Unis. Pour travailler avec lui sur ce sujet, Anderson a conçu une installation à mi-chemin entre la sculpture 3D et la vidéo, permettant ainsi à Gharani de partager son histoire à distance. Pour ce faire, Gharani s’est assis dans un studio d’Afrique de l’Ouest sept heures par jour pendant trois jours, tandis que son image, plus grande que nature, était projetée dans le Park Avenue Armory, à New York. Chaque soir, Anderson se tenait à côté de l’hologramme de Gharani. Elle le présentait à l’audience et ponctuait ses récits glaçants sur Guantanamo par des morceaux de violon et des récitations de poèmes.

    Dans cette performance, Anderson revient sur la notion équivoque de liberté. Elle fait aussi bien référence à la liberté durement gagnée de Gharani qu’à celle qui a permis de l’enfermer plusieurs longues années sans que la moindre charge ait jamais été prononcée contre lui. « Quelqu’un dans l’administration Bush a dit que, pour ces détenus, nous devions "trouver une autre galaxie – un espace où aucun droit ne serait applicable". Cette phrase m’est restée en tête. »

    [...]

    Puis elle ajoute, au sujet de Guantanamo : « Les prisonniers de guerre sont appelés des "non-personnes". Dès lors, vous pouvez faire d’eux tout et n’importe quoi selon les termes de la Convention de Genève. En prison, quand on s’est mis à recenser de plus en plus de suicides, on a commencé à appeler ça des "tentatives de manipulation par automutilation". C’est soudain devenu le nom donné à toute personne qui s’était donné la mort volontairement. C’est pourquoi le film parle du langage : il montre à quel point il est possible de se méprendre en pensant que l’on connaît son propre passé, son histoire. »

    https://www.youtube.com/watch?v=8PLWVXICQyM

    #Amour #Art #Attentats_du_11_septembre_2001 #Camp_de_Guantánamo #Cinéma #Introspection #Laurie_Anderson #Mort #Surveillance_de_masse #États-Unis

  • Le journalisme est-il menacé par la surveillance de masse ?
    (France Culture, « La Grande Table, 2ème partie », 05/10/2015)

    "Je demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de rose. Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie."
    ( Albert Londres )

    Invités :
    Fabrice Arfi, journaliste d’investigation à Mediapart
    Géraldine Muhlmann, professeur de sciences politiques, Université Paris XI.

    aujourd’hui le journaliste chez Médiapart Fabrice Arfi qui nous parle de la situation de l’information en France. Alors que la loi renseignement est entrée en vigueur samedi, la Cour Européenne des Droits de l’Homme a immédiatement été saisie d’un recours par des journalistes de l’association de la presse judiciaire qui dénoncent une surveillance de masse et craignent de ne plus pouvoir faire leur travail. Le journalisme serait-il menacé dans notre démocratie ?

    http://www.franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/10/s41/NET_FC_560db2eb-e0cf-4a57-be8d-28644816629f.mp3

    Fabrice Arfi est journaliste à Médiapart et il dirige deux ouvrages collectifs : Informer (n’)est (pas) un délit (Calmann-Lévy) qui décrypte les censures et obstacles subis par les journalistes d’investigation et La République sur écoute (Don Quichotte) à propos de la surveillance de masse.


    http://www.amazon.fr/Informer-nest-pas-d%C3%A9lit-nouvelles/dp/270215865X


    http://www.amazon.fr/R%C3%A9publique-sur-%C3%A9coute-Chroniques-surveillance/dp/2359495313

    #journalism #journalisme #journalist #journaliste
    #secret_des_sources
    #surveillance #surveillance_de_masse #mass_surveillance
    #mediapart

  • RFC 7626 : DNS privacy considerations
    https://www.bortzmeyer.org/7626.html

    Les révélations d’Edward Snowden en juin 2013 ont fait comprendre à tous, même aux plus obtus qui s’obstinaient à nier l’ampleur et la gravité de la surveillance généralisée, que les problèmes de vie privée ne sont pas un simple détail. Au contraire, il est maintenant établi que l’Internet, et les technologies numériques en général, sont utilisés comme arme de surveillance massive par le gouvernement des États-Unis et, quasi-certainement, par plusieurs autres, dans la mesure de leurs moyens. Cela a mené l’IETF, qui avait parfois tendance à relativiser l’intensité du problème, à se pencher sérieusement sur la question. Plusieurs travaux ont été lancés. L’un d’eux concerne la protection de la vie privée lors de l’utilisation du DNS et ce nouveau RFC, écrit par votre serviteur, est son premier résultat.

    #Domain_Name_System #Internet #Internet_Engineering_Task_Force #Request_for_comments #Révélations_d'Edward_Snowden #Stéphane_Bortzmeyer #Surveillance_de_masse #Sécurité_informatique #Vie_privée

  • Jeb Bush Comes Out Against Encryption
    https://firstlook.org/theintercept/2015/08/19/jeb-bush-comes-encryption

    “If you create encryption, it makes it harder for the American government to do its job—while protecting civil liberties—to make sure that evildoers aren’t in our midst,” Bush said [...]

    Bush said “we need to find a new arrangement with Silicon Valley in this regard because I think this is a very dangerous kind of situation.”

    #Cryptographie #Jeb_Bush #Parti_républicain_(États-Unis) #Silicon_Valley #Surveillance_de_masse #Vie_privée #Élection_présidentielle_américaine_de_2016 #États-Unis

    • whaaaat ?

      this so makes it sound like the people should be serving the government, and not the other way around.

      a bit like in some companies where the IT department acts as if the rest of the company’s needs should be in function of IT law and convenience, instead of the IT department being in service of the business needs.

      evildoers

      ooOOOooOOOOHOOoooo !

      #wtf

  • Le fichage dans le sang. Jusqu’au bain de sang ?
    http://affordance.typepad.com//mon_weblog/2015/07/le-fichage-dans-le-sang-jusquau-bain-de-sang-.html

    Le fichage ADN complet de la population mondiale est à portée de main.

    [...]

    La maîtrise de l’ADN comme technologie de traçage et de contrôle est socialement et politiquement invisible, elle relève de l’inobservable à l’oeil nu. A l’inverse des caméras de surveillance qui ornent chaque angle de nos rues, le fichage ADN rend la surveillance parfaitement invisible. Nous ne nous voyons pas en train d’être épiés. Elle est pourtant l’ultime technologie du contrôle, c’est à dire du rendu visible. Rendant également visible ce qui n’avait nulle vocation à l’être, et pire encore, extrapolant et prévoyant des traits, des comportements, des attitudes pourtant souvent sociologiquement et empiriquement inexistants avant qu’ils n’aient été prédits.

    #Acide_désoxyribonucléique #Biotechnologie #Fichage_ADN #Politique #Santé #Surveillance_de_masse