• Enfants volés d’Angleterre

    Au #Royaume-Uni, les #services_sociaux sont financièrement encouragés à retirer leurs enfants à des parents soupçonnés de #maltraitance ou jugés à l’avance incapables d’assumer leur rôle, à l’instar des mères célibataires ou des couples désargentés.

    Chaque année en Angleterre, les services sociaux retirent à leurs parents des dizaines de milliers d’enfants. Non que ces parents soient violents, maltraitants ou abusifs mais au motif qu’ils sont potentiellement dangereux pour leur progéniture. Ce sont le plus souvent des parents économiquement fragiles, précaires, des familles monoparentales. Autant de situations qui induisent, selon les services sociaux britanniques, un risque potentiel.

    Un tiers de ces enfants au moins serait retiré de manière totalement abusive. Dénoncé par #Ken_Loach dans son film #Lady_Bird, le scandale commence en 1989 lorsque #Margaret_Thatcher fait voter le Children Act qui introduit la notion de « #probabilité_de_faire_du_mal ». Pour enlever des enfants à leur famille, une simple #suspicion de #maltraitance_future, non avérée, suffit à enclencher une procédure à laquelle il est très difficile de se soustraire. La procédure est confiée aux autorités locales qui sont encouragées financièrement à retirer le plus d’enfants possible. Chaque comté reçoit des #quotas d’#adoption et si le quota n’est pas atteint, le #budget d’aide à l’enfance en est réduit d’autant.

    Ensuite la machine est encore plus infernale puisque parmi les enfants retirés, certains parfois dès leur naissance, des milliers sont confiés à des agences privées, parfois cotées en bourse, qui vont les faire adopter par des couples sans enfants.

    Régis et Gena ont été victimes de ce silencieux scandale. Ils racontent.

    https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/enfants-voles-dangleterre
    #enfants_volés #enfance #UK #Angleterre #audio #enfants #anticipation #Thatcher

    • Les Enfants volés d’Angleterre

      Au Royaume-Uni, les services sociaux sont financièrement encouragés à priver de leurs enfants des parents soupçonnés de maltraitance. Plus de deux millions d’enfants sont ainsi « fichés » par les services sociaux anglais et leurs parents, pris dans la tourmente d’une machine administrative devenue folle. Confiés dans un premier temps à des familles d’accueil, ces enfants « volés » sont proposés à l’adoption par des agences spécialisées, privatisées par David Cameron. Soumis à une obligation de silence, les parents légitimes, généralement démunis, n’ont ensuite aucune possibilité légale de retrouver un jour leurs enfants.


      http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/49439_1

      #film #documentaire #Pierre_Chassagnieux #Stéphanie_Thomas

    • Et effectivement, à (re)voir, le film de #Ken_Loach, #Ladybird...

      Maggie, sur la scène d’un karaoké, chante tandis que Jorge, un client admiratif, la regarde et l’écoute. Rassurée par la bienveillance de ce réfugié politique latino-américain, Maggie se confie. Elle est la mère célibataire de quatre enfants issus de pères différents, et reste encore cabossée par sa dernière relation avec un homme qui la battait. L’assistance publique, dont elle n’est que trop familière, finit par lui retirer la garde de ses enfants après qu’elle les a laissés seuls un soir où un incendie s’est déclaré. Mais pour une fois, elle a trouvé en Jorge un homme attentionné et qui ne la malmène pas. Lui l’écoute, ce que se refusent à faire les services sociaux. Maggie, qui semble avoir réussi à enrayer le cercle vicieux de la violence conjugale, reste enfermée dans une image négative aux yeux de l’assistance sociale qui refuse de lui rendre ses enfants. Ensemble Jorge et Maggie vont se battre pour récupérer leur dignité et le droit à fonder une famille…

      Notes : Ladybird est issu d’un fait divers découvert par Ken Loach grâce une correspondance avec une admiratrice inconnue. Cette dernière lui a confié son histoire, comment les services sociaux suite à un incendie lui ont retiré tour à tour ses six enfants. Le titre, lui, provient d’une comptine anglaise « Ladybird, Ladybird, va-t’en vite de chez toi, ta maison est en feu, et tes enfants s’en sont allés, tous sauf une, c’est la petite Ann, et elle s’est cachée sous, la poêle . »


      https://www.lacinetek.com/fr/tous-les-films/2463-ladybird-ken-loach-vod.html

    • Le film de ken Loach Ladybird a été réalisé il y a 25 ans. Mais il semble que l’Angleterre ne s’intéresse toujours pas au sort des enfants sauf à organiser leur trafic sexuel.

      #pédophilie #services_sociaux

      je signalais il y a quelques jours le dyptique documentaire de Pierre Chassagnieux et Stéphanie Thomas sur ce sujet

      https://seenthis.net/messages/777819
      « Les enfants perdus d’Angleterre »
      et
      « Les enfants volés d’Angleterre »

      Le fait que ce #trafic_d'enfants soit étouffé avec interdiction aux journalistes d’évoquer ces #enlèvements est tout à fait hallucinant.

      La loi impose le silence aux parents et aux journalistes qui ne peuvent raconter leur drame sous peine de condamnations judiciaires.

      #liberté_de_la_presse
      #tabou #censure

      « C’est le business n°1 en Angleterre : voler les enfants. » rediffusion 15/nov/2016
      http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10078-15.04.2019-ITEMA_22036237-0.mp3

      Un enfant kidnappé par les services sociaux se vend 40.000€ sur internet

    • Pour te dire que tout est bien verrouillé le documentaire télévisé est interdit de visionnement en Angleterre (testé sur #TOR). Faut espérer que l’émission de France Culture traverse la manche.

    • Remarque qu’en tant que #mère_célibataire à deux reprises et en France j’ai été menacé de me faire retirer ma fille. Une fois par des policiers qui ont forcé ma porte en pleine nuit et une autre par le service hygiène et sécurité de la ville de Clichy auquel j’avais fait appel pour habitat indigne. A chaque fois, ces menaces ont été faites pour que je garde le silence sur leurs agissements illégaux.
      #guerre_aux_pauvres

    • En France une copine instit me disait que l’idée était de laisser les enfants dans leur famille et de passer expliquer la vie. Elle a des gamins éteints parce que leurs parents ne les font pas manger... Je ne sais pas ce qui est le mieux mais donner un intérêt économique à des administrations, c’est biaiser leur travail et marchandises leurs administrés... C’est fou !


  • Procédure | Prise de décision en matière d’asile. Le régime de la #suspicion

    Autant les collaborateurs du Secrétariat d’État aux migrations (SEM) que les conseillers juridiques qui accompagnent les demandeurs d’asile semblent s’accorder sur le fait que la majorité des demandes d’asile sont rejetées sur la base du caractère « non vraisemblable » de la demande [1]. Sur son site Internet, le SEM affirme ainsi — et c’est un discours très présent également dans l’espace public — que beaucoup de demandeurs d’asile « racontent une histoire dramatique inventée de toutes pièces, espérant ainsi obtenir le statut de réfugié » [2]. Une attitude qualifiée d’« abus », et contre laquelle l’institution s’érige en rempart.

    Comment expliquer que nombre de décisions négatives soient fondées sur l’article 7 de la loi sur l’asile, qui définit la « vraisemblance », plutôt que sur la non-éligibilité au statut de réfugié (article 3) ? Dans le contexte français, Fassin et Kobelinsky (2012) lient cela au tournant politique des années 80 et 90. Ils montrent que la fin de la guerre froide et la crise économique des années 70 ont conduit à des politiques bien plus restrictives en matière d’immigration et d’asile, mettant davantage l’accent sur la dissuasion et la lutte contre les « #abus ».

    Un constat qui vaut également pour la #Suisse (Miaz, 2017), mais qui ne suffit pas à expliquer la prépondérance du critère de vraisemblance dans l’examen des demandes d’asile. Ma thèse de doctorat, pour laquelle j’ai mené une recherche ethnographique en 2014 et 2015 au sein de différentes divisions du SEM, montre que les mécanismes intra-institutionnels jouent ici un rôle essentiel.

    Un conditionnement institutionnel

    Je me suis ainsi intéressée aux pratiques quotidiennes des collaborateurs du SEM et à la manière dont certains « modèles » de prise de décisions deviennent naturels ou routiniers pour ces derniers. Pour mieux comprendre comment fonctionne la prise de décision en matière d’asile — et dans les bureaucraties plus généralement —, il faut prêter attention à l’élaboration et à la structuration des pratiques discrétionnaires des décideurs.

    Par pratiques discrétionnaires, j’entends ici les actions nécessaires pour interpréter le droit général dans l’évaluation de « cas » ou situations spécifiques.

    Ces pratiques ne sont pas seulement le résultat de choix libres et autonomes des décideurs. Elles sont façonnées par l’institution au sein de laquelle ils travaillent. On peut donc parler d’« habitus institutionnel », que je définis comme schéma de pensée, d’action, de perception et de désir qui découle de la position des collaborateurs au sein du SEM. L’habitus institutionnel met l’accent sur les expériences vécues au travail et sur la socialisation institutionnelle pour comprendre ce qui façonne les manières de comprendre, juger et agir des collaborateurs du SEM.

    Une solution de facilité

    Ma recherche montre ainsi quatre raisons principales pour lesquelles les collaborateurs du SEM préfèrent un raisonnement fondé sur l’examen de la vraisemblance (art. 7 LAsi) à un examen fondé sur l’éligibilité au statut de réfugié (art. 3 LAsi). Selon les personnes interrogées, la décision est premièrement moins susceptible d’être contestée en cas de recours de la part du demandeur d’asile. Deuxièmement, la plupart considèrent que les décisions négatives relevant de l’art. 7 sont moins étroitement contrôlées par leurs supérieurs hiérarchiques. Troisièmement, il leur semble plus facile d’établir et de produire des faits en vue de la décision dans le cadre de l’examen de la vraisemblance — au moyen de techniques et de stratégies d’interrogatoire — que d’établir avec certitude ce que les demandeurs d’asile ont vécu dans leur passé ou des persécutions à venir. Enfin, de nombreux collaborateurs considèrent qu’il est plus facile, émotionnellement, de justifier des décisions prises sur la base de la vraisemblance : la responsabilité de la décision négative revient alors au demandeur qui n’a pas dit « la vérité ».

    La #méfiance valorisée

    Je montre aussi qu’à travers leur socialisation au travail, les décideurs en viennent à assumer le rôle de « protecteurs du système ». Un rôle qui, dans le discours des personnes interrogées, prend un double sens. D’une part, il s’agit de protéger ce qu’ils considèrent comme la valeur humanitaire de l’asile : réserver l’asile à ceux qui le méritent vraiment, en limitant son accès. D’autre part, protéger le système consiste à défendre « les intérêts de l’État » : ne pas rendre l’asile « trop attractif » revient alors à protéger la Suisse contre l’installation d’« un trop grand nombre d’étrangers ».

    Ces finalités ne sont pas revendiquées comme objectifs propres par les collaborateurs, à savoir ce qui oriente leurs prises de décision. Néanmoins, je montre qu’en tant qu’objectifs institutionnels inculqués tout au long de leur socialisation dans l’institution, ceux-ci façonnent la manière dont les collaborateurs envisagent leur rôle et ce qu’ils considèrent comme des valeurs « professionnelles » de prise de décision. Tel est le cas de la suspicion.

    Ainsi, au sein du SEM, être suffisamment méfiant est perçu comme signe de professionnalisme, alors que sera qualifié de « naïveté » et de « paresse » le fait de ne pas « creuser assez profondément » pour trouver des contradictions et des signes de non-vraisemblance. Pour être professionnels, les collaborateurs doivent donc « creuser profondément » pour prouver la (non) véracité des déclarations des demandeurs d’asile et « tester leur crédibilité ».

    Une technique biaisée

    Rappelons seulement que les techniques de questionnement visant à tester la crédibilité ne font pas que découvrir des « contrevérités » et des contradictions. Elles les génèrent activement, comme l’ont montré plusieurs auteurs (Scheffer, 2001 ; Trueman, 2009).

    L’accent mis sur la vraisemblance et l’attitude de suspicion à l’égard des demandeurs d’asile au sein de processus de classification légale conduit ainsi au renforcement de la figure particulière du demandeur d’asile débouté comme « #faux_réfugié » et « #abuseur ».

    Une figure qui, en retour, vient renforcer les volontés du SEM et de ses collaborateurs d’identifier ces « abuseurs » et de les exclure.

    https://asile.ch/2018/11/27/procedure-prise-de-decision-en-matiere-dasile-le-regime-de-la-suspicion
    #vraisemblance #audition #preuves #asile #migrations #réfugiés #procédure_d'asile

    • Crédibilité | Son #récit est qualifié d’invraisemblable malgré plusieurs éléments de #preuve

      Yared* demande l’asile en Suisse après avoir quitté l’Éthiopie, où il a été détenu et maltraité en tant qu’opposant politique. Il présente une convocation officielle des autorités éthiopiennes et un rapport médical rédigé par un service spécialisé attestant de son état de santé et corroborant ses dires. Cependant, le SEM puis le TAF considèrent que ses déclarations sont invraisemblables et prononcent son renvoi de Suisse.

      Yared, d’origine éthiopienne, entre en Suisse en septembre 2015 et y dépose une demande d’asile. Il déclare avoir été arrêté en 2014 dans le cybercafé qu’il gérait à Addis-Abeba, puis emprisonné pendant quatre mois. Les autorités l’accusaient d’être un opposant au régime, car des membres d’un parti de l’opposition utilisaient son cyber-café afin d’imprimer des affiches contre le pouvoir. Yared ajoute avoir été emprisonné une seconde fois pendant deux mois durant la campagne électorale de 2015, à nouveau soupçonné de soutenir l’opposition. Il dit avoir été battu et torturé lors de ces deux périodes de détention. Alors qu’il avait déjà quitté le pays, Yared a reçu une convocation de la part des autorités éthiopiennes datée d’août 2015, réceptionnée par sa sœur et dont l’original a été remis au SEM. Yared verse à son dossier des éléments relatifs à son état de santé, qui corroborent ses dires sur les traitements dont il aurait été victime. En effet, il souffre notamment de troubles de l’audition et de l’articulation de la mâchoire, que les médecins attribuent à de probables coups au niveau de la tête. Yared présente d’autres séquelles, possiblement dues à des passages à tabac et à des brûlures. Il est également suivi sur le plan psychiatrique à la Consultation pour victimes de torture et de guerre (CTG) pour dépression et état de stress post-traumatique. Un rapport médical de juillet 2017, remis lui aussi au SEM, conclut notamment à une perforation des tympans et à un état de stress post-traumatique.

      En août 2017, le SEM rejette la demande d’asile de Yared, qualifiant ses déclarations d’invraisemblables. Le SEM trouve « incompréhensible » que les autorités éthiopiennes aient décidé d’arrêter Yared sans aucune raison ou indice préalable et « illogique » que celles-ci l’aient libéré faute de preuve puis arrêté à nouveau quelques mois plus tard. Selon le SEM, les explications fournies par Yared sont « vagues », « stéréotypées » et « vides de tout élément de vécu ». Les exigences de vraisemblance posées par l’art. 7 LAsi n’étant selon lui pas réalisées, le SEM renonce à examiner la pertinence des faits allégués. Il réfute la qualité de réfugié de Yared et prononce son renvoi, estimant qu’il n’a démontré aucun risque vraisemblable d’être exposé à une peine ou à un traitement prohibé par l’art. 3 CEDH ni aucune mise en danger concrète due à sa situation médicale (art. 83 al. 4 LEtr).

      Suite à la décision du SEM, Yared fait recours au TAF en octobre 2017. Il évoque les moyens de preuve détaillés et pertinents qui n’ont pas été considérés par le SEM, comme la convocation des autorités éthiopiennes d’août 2015 ou le certificat médical de juillet 2017. Yared rappelle les séquelles laissées par les mauvais traitements subis lors de sa détention. De plus, en raison de sa présumée appartenance à l’opposition politique éthiopienne, Yared se dit exposé à de sérieux préjudices.

      Le TAF rejette la demande de dispense de frais et d’assistance judiciaire en octobre 2017, le recours étant jugé voué à l’échec. Yared dépose une demande de reconsidération de la décision incidente du TAF, rappelant une fois encore qu’il a apporté des preuves matérielles qui n’ont été considérées ni par le SEM ni par le TAF. De surcroît, dans sa décision incidente, le TAF s’appuie sur le fait que Yared aurait imprimé des tracts en 2015, soit après la fermeture de son cybercafé. Pourtant, la mandataire de Yared rappelle que celui-ci n’a jamais tenu de tels propos. Le TAF rejette ensuite la demande de reconsidération puis le recours de Yared, car celui-ci n’aurait rendu vraisemblable ni l’existence ni le risque de persécutions de la part des autorités éthiopiennes à son égard. Le TAF considère qu’il se serait également contredit sur le moment de sa seconde arrestation. Dans son recours, la mandataire de Yared avait précisé que les indications temporelles données par le recourant étaient effectivement vagues (« ensuite », « puis »), mais que le SEM n’avait pas cherché à les clarifier et à confronter Yared sur les apparentes divergences dans ses déclarations. De plus, ces indications temporelles ont été données dans le cadre d’une question générale sur les motifs d’asile de Yared, et non en réponse à une question spécifique portant sur le moment de la seconde arrestation. Finalement, pour le TAF, bien que le rapport médical et le fait que Yared soit suivi par la CTG attestent des faits avancés, ils ne suffisent pas à rendre vraisemblables les motifs de fuite allégués. Le TAF estime ainsi que Yared ne remplit pas les conditions d’octroi de l’asile et prononce son renvoi.

      https://asile.ch/2018/12/12/credibilite-son-recit-est-qualifie-dinvraisemblable-malgre-plusieurs-elements-
      #vraisemblance #invraisemblance #crédibilité



  • La Parisienne Libérée : « L’Empereur contre les #chômeurs »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/130118/la-parisienne-liberee-l-empereur-contre-les-chomeurs

    « Non point qu’il eût peur, mais on ne sait jamais : une révolte est si vite arrivée » © LPL / Le Mix Dans ce mix de la Parisienne Libérée : le sabotage de l’assurance-chômage, un empereur qui veut « contrôler tout le monde », une chômeuse présumée fraudeuse et un agent X missionné par le #Pôle_Emploi performance pour vendre des formations d’auto-entrepreneur !

    #France #allocations #assurance-chômage #auto-entrepreneur #chômage #contrôle #formation #Gattaz #indemnités #Macron #Medef #négociations #réforme #société_de_contrôle #suspicion #syndicats #Travail #travailleurs


  • Contrôle du RSA dans l’Eure : un mois après, où en est-on ?
    http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/coulisses/2015/11/04/25006-20151104ARTFIG00095-controle-du-rsa-dans-l-eure-un-mois-apres-o-en-es

    Début octobre, le président du conseil départemental de l’Eure et maire LR de Vernon, Sébastien Lecornu avait annoncé vouloir renforcer les contrôles pour vérifier que les 13.350 bénéficiaires du #RSA y avaient tous droit.

    « Dans l’Eure, la dotation globale de l’État baisse de 30 à 35 millions d’euros entre 2014 et 2017 alors que nos dépenses pour le Revenu de Solidarité Active (RSA) vont passer sur la même période de 70 à 78 voire 80 millions d’euros », s’indigne Sébastien Lecornu, président du département. « Je fais avec les moyens que j’ai, je ne dépense pas de l’argent que je n’ai pas ! » L’élu les Républicains (LR) a donc décidé de renforcer les contrôles pour améliorer l’efficacité du dispositif en faisant la #chasse_aux_fraudeurs. Le 5 octobre, le département de l’Eure a décidé de le suivre, à l’unanimité.
    Un courrier a été envoyé dans un premier temps à 4485 allocataires du RSA sur les 13.350 que compte le département, en expliquant le changement des politiques de #contrôle. Chaque personne recevant ce courrier devait redonner clairement sa situation familiale et professionnelle. Sur les 4485 courriers envoyés, le conseil départemental a obtenu 2535 réponses. Parmi ces retours, 2418 indiquaient qu’il n’y avait pas de changement de situation et 117 en mentionnaient un. Autant de situations susceptibles de modifier le versement du RSA car le montant du revenu de solidarité active dépend de la composition du foyer, c’est-à-dire du nombre d’enfants ou de personnes à charge, ainsi que de leurs âges.

    1950 courriers restés sans réponse

    Par contre, sur ces 4485 courriers, 1950 sont restés sans réponse ! 730 courriers sont revenus avec la mention « adresse erronée »… Ce qui rend difficile le contrôle des bénéficiaires du RSA. Le conseil départemental de l’Eure a donc essayé de retrouver ces personnes concernées. 99 ont changé de département sans l’avoir spécifié, 121 ont été retrouvées. Plus de 500 allocataires restent non localisés.
    Face au nombre de lettres restées sans réponse, un second courrier de relance a été à nouveau adressé par le conseil départemental de l’Eure. Les bénéficiaires qui ne se manifestent pas sont susceptibles de voir leurs #droits_interrompus par la CAF. « Si je n’ai pas de réponse, je suspends les versements à la CAF, je coupe le robinet », confirme Sébastien Lecornu.
    Fin de semaine ou début de semaine prochaine, le président du département compte écrire au reste des allocataires…

    Un exemple de ces papiers qui sont journellement publiés dans la PQR, sur deux axes :
    – les départements sont conduits par la dépense légale qu’ils ont à assurer à se placer en première ligne du contrôle, et ça marche (exemple de fraude montés en épingle, etc.). L’un des département précurseurs est socialiste, c’est l’Ariège
    http://seenthis.net/messages/88223
    – les préfectures réunissent institutions sociales, police, gendarmerie trésor public pour perfectionner le contrôle (ciblage, croisement de fichiers), ça publie de belles photos ou enfin l’état est bien là, et au complet ! et ça marche (« indus » récupérés, condamnations judiciaires, etc.).

    Résultats : avec ces gesticulations de la surveillance se renforce une trouille et un sentiment d’illégitimité qui favorise le #non_recours chez les demandeurs de #revenu potentiels, qui disparaissent... ; au nom de l’équité , la #suspicion est encouragé chez les agents et parmi les #allocataires, chacun doit en permanence juger si un #droit est vraiment mérité ; l’administré dont on utilise le fric à n’importe quoi en grande quantité se voit « démontré » que les responsables veillent à ce que la dépense soit justifiée ; ...

    #économie_morale_néolibérale #société_punitive


  • Pôle Emploi contraint les Chômeurs à justifier leur non-candidature | Actuchômage
    http://www.actuchomage.org/2015060326772/Social-economie-et-politique/pole-emploi-contraint-les-chomeurs-a-justifier-leur-non-candidature.htm

    Voilà donc une des nouvelles dispositions visant à « simplifier » la vie des demandeurs d’emploi. On vous adresse une offre qui ne vous correspond pas et vous devez fournir le motif de votre refus à postuler.

    Pour m’éviter toute complication, il va sans dire que j’ai adressé un dossier au recruteur qui m’a aimablement indiqué que mon profil ne répondait pas à ses attentes.

    • http://seenthis.net/messages/25383

      l’essor du #capitalisme marchand et d’une conception utilitariste de la société rejettent progressivement [les pauvres] dans la marginalité. Au 16e siècle se répand l’idée qu’il faut obliger les pauvres à travailler pour justifier leur prise en charge, mais aussi les contrôler et les moraliser. Le #travail forcé des pauvres est alors considéré comme une peine qui réprime l’oisiveté. Il est aussi vu comme un progrès : le #salaire, gagné au prix d’un service rendu à la #société, remplace l’aumône, uniquement liée à un statut.
      [...] Un climat de #suspicion s’installe sur ceux que l’Etat consent désormais à prendre en charge à la place de l’Eglise : on commence donc à trier entre bons et mauvais pauvres.

      #guerre_aux_pauvres #histoire
      http://seenthis.net/messages/370299
      http://seenthis.net/messages/376874

    • J’ai une copine au RSA qui élève ses mômes seule, elle a dit à l’A.S : pas question de m’inscrire à pole emploi, ça sert à rien, je veux pas de rendez-vous de surveillance pourris, je veux pas apprendre à monter une auto entreprise comme 90% des chomeurs en fin de droit qui y travaille 90 heures par semaine pour nourrir l’urssaf, le travail y’en a pas assez de toute façon, lâchez moi les basques, mettez mon dossier en dessous sinon soyez sure qu’on ira dormir et faire la manche dans la rue et que vous en porterez la responsabilité. Ça fait quelques années que malgré les soit disantes obligations du CG elle n’est pas inscrite à pole emploi et que plus personne la fait chier, voila voila.
      #savoir_dire_merde #point_dans_la_gueule

    • @touti, oui, il arrive souvent qu’il fassent ça parmi leur « préconisation d’insertion » mais c’est pas systématique. Il n’y pas d’obligation à être inscrit à Pôle lorsqu’on est au RSA, il y une obligation (qui peut rester théorique) d’être #suivi, soit par Pôle soit par les services du CG, et il arrive qu’on le soit par les deux, ou que l’on trouve avantage à larguer l’un pour l’autre (desserrer l’étreinte) et lycée de Versailles.

      Si cette obligation d’inscription à Pôle existait, les chiffres du chômage seraient plus élevés encore... (ou il faudrait trouver moyen de virer du monde du RSA en masse).

      une enquête collective sur le suivi : Techniques de pouvoir pastoral : le suivi individuel des chômeurs et des #allocataires du #RSA
      http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5787

    • @colporteur pour des histoires d’argent et… de communication (parce que la politique n’existe plus à ce stade) l’Etat (Pole Emploi) et les Régions (RSA) se font la guerre des chiffres du troupeau de pauvres à contrôler. Les régions imposent aux allocataires les contraintes qui leur chantent, puisque ce sont elles qui déboursent le RSA, cela se fait donc en fonction de l’offre et de la demande économique, comme pour les marchandises. Le marché du pauvre (surveillance, gestion, formation) est un secteur porteur en pleine progression qui risque même de dépasser le nombre de pauvres à vampiriser. Il faut maintenir la pression et la misère non seulement pour faire peur aux travailleurs honnêtes et TFnisés (mais tellement libres) mais parce qu’il faut fournir de la main d’œuvre à bas prix aux patrons sponsorisés, vive la crise.
      Compte avec cela les campagnes perpétuelles de communication anti pauvres à la télé (dénigrement constant parce qu’il n’y a que le riche qui y est beau) où encore chez les coiffeurs et cabinets dentaires où sont distribués gratuitement (c’est pas pour rien) des magazines de frustration consumériste où les prix sont inabordables.


  • #Pôle_emploi lance la traque aux #chômeurs peu scrupuleux
    http://www.lefigaro.fr/emploi/2015/05/13/09005-20150513ARTFIG00373-pole-emploi-lance-la-traque-aux-chomeurs-peu-scru

    Le #contrôle de ceux qui seront soupçonnés d’une « insuffisance de #recherche_d'emploi » se déroulera par étapes : ils devront tout d’abord répondre à un questionnaire, puis s’astreindre à un entretien au téléphone. Ensuite, si le doute persiste, le fraudeur présumé subira un « processus de redynamisation » de la part de son conseiller référent et, si ces dispositions restent sans effet, il finira par être radié.
    Ce processus de rétorsion que le service public de l’emploi avait pensé mettre en place dès l’an dernier est détaillé dans un document préparatoire au comité central d’entreprise et devra être débattu avec les syndicats le 20 mai.

    #management #peur #radiation #Rebsamen

    • Pôle emploi : Laurent Berger (CFDT) soutient le renforcement des contrôles
      http://www.boursorama.com/actualites/pole-emploi-laurent-berger-cfdt-soutient-le-renforcement-des-controles-1

      "Ce n’est pas un dispositif de lutte contre la fraude" , a assuré le secrétaire général de la CFDT ce jeudi 21 mai sur « France 2 », avant de rappeler que « parmi les personnes au chômage, la moitié n’est pas indemnisée » et donc « ne peut pas être dans la fraude ». Il s’agit d’"accompagner davantage" les demandeurs d’emploi dont beaucoup « se découragent (...). Malheureusement aujourd’hui les chômeurs n’ont pas l’accompagnement qui leur est dû », a-t-il jugé.

    • Haro sur les chômeurs, contrôle des vies précaires
      http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=7701

      Mercredi 20 mai, le conseil d’administration de Pôle emploi s’est réuni.

      Pour corriger la mise en application catastrophique des droits rechargeables ? Pour améliorer les procédures d’indemnisation ? Pour envisager de nouveaux recrutements et une formation plus adaptée des agents afin de mieux conseiller, aider, accompagner les chômeurs ?

      Non ! Encore une fois, loin de chercher à remplir la mission censée être la leur, ils ont choisi de jouer sur les statistiques du chômage. Ils prévoient dès cet été la création de 200 postes pour la mise en place au niveau national d’une milice de #contrôle_des_chômeurs, testée depuis 2013 dans trois régions et validée pour ce qu’elle est : une machine à radier, un levier pour obliger à accepter les « offres » d’#emploi les plus misérables et une menace permanente pesant sur la tête des chômeurs. C’est un jeu inacceptable et pourtant aucun des syndicats du C.A. n’a voté contre.

    • Le gouvernement veut « fliquer » les communications des chômeurs
      http://www.nextinpact.com/news/95207-le-gouvernement-veut-fliquer-communications-chomeurs.htm?skipua=1

      Décodons. Cet article, pointé notamment par notre confrère Samuel Le Goff, va armer les agents assermentés de Pôle emploi du pouvoir de « fliquer » les chômeurs afin de traquer d’éventuelles « brebis galeuses » qui perçoivent sans droit des prestations chômage. En effet, ces agents pourront réclamer d’une longue série d’intermédiaires, toutes les #données afférentes à un individu (facturations détaillées ou FADET, contrat, données de connexion, abonnements TV, etc.), sans passer par la case du juge. L’idée ensuite ? Croiser ces jolis fichiers et deviner d’éventuelles contrariétés avec les déclarations Pôle Emploi. Bref, une belle panoplie d’outils intrusifs pour « contrôler l’exactitude des déclarations faites en vue de l’attribution des prestations » dit poliment le gouvernement.

      Dans le domaine des nouvelles technologies, on pourra toujours rétorquer que ces données ne concernent que l’environnement des communications, non le contenu. En réalité, sous couvert d’une demande des éléments techniques ou de facturation, une administration pourra aisément déduire tout le réseau social d’un individu, à l’instar de ce que prévoit le projet de loi sur le renseignement : référence contrat, adresse abonné, coordonnées bancaires, depuis quel lieu tel abonné s’est connecté au réseau, à quelles dates, à quelles heures, sous quel identifiant - numéro téléphone ou adresse(s) IP, référence du terminal...

    • « c’est peut-être aussi pour éviter un débat plus général sur le “droit de communication” que le gouvernement n’a pas insisté. »
      Pôle Emploi : le gouvernement renonce au “#droit_de_communication
      http://www.numerama.com/magazine/33218-pole-emploi-le-gouvernement-renonce-au-droit-de-communication.html

      Oui. Entre la loi renseignement, le contrôle des comptes des CMU-C et cette mesure là à Pôle, le “chômage” risquait de devenir une tout autre question politique. Au lieu de pleurer en choeur le plein emploi manquant cela pouvait conduire à appréhender le “chômage” comme laboratoire des rapports d’exploitation et de domination, à en faire un enjeu conflictuel et pas ce cancer de notre belle démocratie dont causent les experts et autres pipoteurs.

    • C’est la Cour des comptes qui en février 2014 a préconisé la traque des data des chômeurs par Pôle emploi

      http://tempsreel.nouvelobs.com/social/20150527.OBS9704/cet-amendement-qui-prevoyait-de-placer-le-telephone-des-chomeur

      [Pôle emploi] s’est appuyé sur une recommandation d’un rapport de la Cour des comptes qui regrettait que « les auditeurs internes de Pôle emploi ne disposent pas encore du droit d’obtenir communication de certaines informations auprès de tiers (notamment les établissements financiers), ce qui limite les possibilités d’investigation dans certains cas de #suspicion de fraude ».

      L’article cité ci dessus comporte un lien vers l’extrait du rapport de la cour des comptes sur Pôle emploi.

      La #cour_des_comptes est présidée depuis 2010 par #Didier_Migaud, socialiste et ex-pdt de la Commission des finances de l’Assemblée nationale.

      La religion de l’emploi cherche ses formes d’inquisition....


  • « Spirale négative », la CAF lui réclame 4000 euros - 10/02/2015 - LaDepeche.fr
    http://www.ladepeche.fr/article/2015/02/10/2046885-victime-d-erreurs-la-caf-lui-reclame-4-000-euros.html

    Victime d’un concours de circonstances malheureux, une mère de famille appaméenne se retrouve sans revenus depuis trois mois. Un drame alors que l’intéressée attend son deuxième enfant.

    La malchance poursuit Ady Meri. Cette mère de famille appaméenne, originaire de La Réunion, se retrouve sans revenus depuis le mois de novembre. La faute à un rocambolesque concours de circonstances.

    Vivant séparément du père de la petite Kayliah, militaire au 1er RCP, la jeune femme s’est vue retirer ses #droits aux #allocations familiales et au Revenu de Solidarité Active (#RSA). En cause, le fait que son ex-compagnon résiderait sous le même toit que celui de la mère de sa famille. « Une bêtise sans nom », avance l’intéressé, hébergé aujourd’hui chez des amis. Une situation survenue à la suite d’un #contrôle mené par un agent de la Caisse d’allocations familiales (CAF) de l’Ariège le 1er décembre 2014. Venu au domicile d’Ady, il observe les gestes et les attitudes de la mère de famille, enceinte de son deuxième enfant. Sans jamais la questionner. « Le contrôleur n’a fait qu’observer. S’il avait fait un tour de la maison, il aurait vu qu’il n’y avait aucune présence masculine ici ». Seuls éléments pouvant induire en erreur le fonctionnaire, la présence d’affaires appartenant à des amis et au père de la petite Kayliah, venu dormir la veille suite à l’agression de la locataire des lieux. L’épée de Damoclès au-dessus d’Ady tombe pourtant quatre jours plus tard. Elle découvre sur le site internet de la CAF que l’ensemble de ses droits sont clôturés. Dans une partie des informations, elle s’aperçoit également que dans sa situation familiale, son statut a changé et qu’elle vit désormais en #concubinage [#suspicion de, ndc]. « Ce même agent a mis que je vivais en concubinage depuis le 3 octobre 2013, date de mon arrivée dans cette maison, alors que le papa de Kayliah est encore marié ». Un détail crucial que le principal intéressé n’a pas pris soin de relever.

    Inscrite aux Restos du Cœur

    Consciente de l’enjeu, la jeune mère de famille entame les démarches demandées par l’organisme. Et tente de fournir les #justificatifs exigés. Sans succès. Elle démarche alors le #médiateur de la République. Et reçoit une fin de non-recevoir. La #CAF lui envoie un nouveau courrier fin décembre et lui demande le remboursement de près de 4000 euros.

    Du côté de la CAF, tout juste avance-t-on que le travail réalisé par le contrôleur n’a pas été effectué « à charge » et que le dossier a fait l’objet d’un examen en commission. Un procédé habituel dans ce genre d’affaire. « Elle a le droit de demander un recours, explique Marc Masduraud, directeur adjoint de la succursale ariégeoise. Si sa situation a changé [sic !], elle peut faire parvenir une lettre écrite au directeur pour apporter les pièces nécessaires à un nouvel #examen. »

    Sans un sou, Ady est entrée aujourd’hui dans une spirale négative. Ne disposant plus de revenus, elle a vu sa couverture maladie universelle coupée. « Aujourd’hui je suis obligée d’aller aux « Restos » du cœur et à la Croix-Rouge ». Un engrenage dont la jeune femme ne connaît pas encore la fin.

    #précaire #mère_célibataire #indû

    Sur l’improbable #vie_maritale :
    http://seenthis.net/messages/206330


  • « Repérer et traiter ceux qui ne sont pas Charlie », une brillante analyse de Nathalie Saint-Criq
    http://larotative.info/reperer-et-traiter-ceux-qui-ne-785.html

    Nathalie Saint-Criq, responsable du service politique de France 2, et accessoirement frangine du président du directoire de La Nouvelle République, a livré, dans le journal de 13 heures du 12 janvier, une « analyse » (sic) qui mérite d’être largement connue :

    « C’est justement ceux qui ne sont pas "Charlie" qu’il faut repérer , ceux qui, dans certains établissements scolaires ont refusé la minute de silence, ceux qui "balancent" sur les réseaux sociaux et ceux qui ne voient pas en quoi ce combat est le leur. Eh bien ce sont eux que nous devons repérer, traiter , intégrer ou réintégrer dans la communauté nationale. Et là, l’école et les politiques ont une lourde responsabilité. »

    Saint-Criq oublie que la liberté de pensée est un droit fondamental, et suggère apparemment d’envoyer la DGSI (et les profs ?) traquer et « traiter » ceux qui n’auraient pas affiché « Je suis Charlie » sur leur profil Facebook, sur leur cartable ou sur la vitrine de leur commerce. Ne pas s’être écrié, à l’unisson du Nasdaq, de Sarkozy, de Merkel, de Valls, de JCDecaux ou de Serge Babary « Je suis Charlie », ça vaut bien une petite surveillance renforcée, voire un « traitement » spécial dans les sous-sols de Levallois. Rien de tel pour donner envie d’intégrer la « communauté nationale ».

    D’autant que pour Saint-Criq, ne pas « être Charlie », c’est forcément le fait de personnes extérieures à la « communauté nationale », puisqu’il est question de les y intégrer ou de les y réintégrer. A la manière d’Eric Zemmour, Nathalie Saint-Criq nous explique ce que signifie « vivre à la française ». Les bons Français sont Charlie, cela va de soi. Ils n’ont rien à se reprocher, et d’ailleurs ils ne seront certainement pas opposés à une couche supplémentaire de surveillance...

    #surveillance #service_public #nationalisme #Charlie