• 350000 sdf : 2 fois plus qu’en 2016 !
    https://bellaciao.org/350000-sdf-2-fois-plus-qu-en-2016

    La grève en action ! Les grévistes du Samusocial de Paris avec la CGT, les camarades d’Utopia56, de la commob travail #Social, etc ont déployé une banderole géante ce lundi 27 juillet sur le toit de l’immeuble du siège du Samusocial de Paris : « 350000 sdf : 2 fois plus qu’en 2016 : Macron coupable. Samusocial en grève reconductible. » Seule la lutte paye, ensemble jusqu’à la victoire ! Rejoignons et Soutenons la grève et l’occupation au Samusocial de Paris. Les prochains rdv : 🔴 jeudi (…) #Contributions

    / #Manifestations, #Grèves, Social, #Solidarités, #Syndicats, #Paris_-_IDF

  • #droit_du_travail, une lente agonie
    https://lvsl.fr/droit-du-travail-une-lente-agonie

    Même après une décennie de macronisme, les discours sur la lourdeur du Code du #travail restent tout aussi présents dans les médias. Les réformes successives ont pourtant largement réduit les droits des salariés et de leurs représentants syndicaux, au point que le nombre de procédures au prud’hommes est en chute libre. La célèbre épaisseur du Code du Travail s’explique pourtant en grande partie par la multiplication des dérogations, au seul bénéfice des grandes entreprises et de leurs juristes.

    #Économie #grève #inspection_du_travail #Macron #MEDEF #néolibéralisme #prud'homme #syndicat

  • Samsung a trouvé la solution aux grèves dans ses usines de mémoire : remplacer tout le monde par des machines
    https://www.clubic.com/actualite-617266-samsung-a-trouve-la-solution-aux-greves-dans-ses-usines-de-

    Après des semaines de bras de fer avec son #syndicat et un accord salarial qui lui a coûté cher, #Samsung accélère un projet déjà ancien : produire ses puces sans le moindre #ouvrier d’ici 2030. Les #robots ne font pas #grève.

    Ne plus avoir besoin d’humains, pour pouvoir continuer à vendre à des humains.

    78 000 employés de Samsung vont toucher 290 000 € chacun
    https://seenthis.net/messages/1175643

  • Un mineur de 13 ans éborgné par la police lors de la finale du PSG - Les autorités veulent un pays sans peuple
    https://ricochets.cc/Un-mineur-de-13-ans-eborgne-par-la-police-lors-de-la-finale-du-PSG-Les-aut

    Le régime policier rend impossible l’existence de moments collectifs échappant aux logiques de marchandisation Pour les pouvoirs, les peuples sont par définition dangereux, indisciplinés, non éduqués, inaptes à la démocratie réelle. Alors quand des classes populaires veulent faire la fête, surtout quand elles sont jeunes et racisées, elles sont impitoyablement réprimées, verbalement, policièrement et judiciairement. Un jeune de 13 ans s’est fait éborgner par un flic (voir plus bas), son (...) #Les_Articles

    / #Procès,_justice,_répression_policière_ou_judiciaire, Autoritarisme, régime policier, démocrature...

    #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature...
    https://contre-attaque.net/2026/04/01/ripost-artistes-pas-terroristes
    https://contre-attaque.net/2022/05/29/welcome-in-france-la-presse-anglaise-choquee-par-la-police-francaise
    https://www.revolutionpermanente.fr/Violences-policieres-un-adolescent-de-13-ans-eborgne-par-un-tir
    https://lundi.am/Victoire-du-PSG-liesse-populaire-et-joie-emeutiere
    https://www.liberation.fr/societe/police-justice/sacre-du-psg-a-paris-un-policier-hors-service-condamne-a-14-mois-de-priso
    https://www.humanite.fr/societe/football/interpelle-frappe-et-menace-un-jeune-de-14-ans-denonce-des-violences-polici
    https://contre-attaque.net/2026/05/29/dechainement-repressif-contre-une-free-party-en-bretagne-les-gendarm
    https://contre-attaque.net/2026/05/30/neuf-jours-apres-la-descente-neonazie-au-coeur-de-paris-toujours-auc

  • https://fr.wikipedia.org/wiki/Jos%C3%A9_Mujica?wprov=sfla1

    José Alberto Mujica Cordano (/xoˈse muˈxika/[1]), dit Pepe Mujica, est un homme d’État uruguayen, né le 20 mai 1935 à Montevideo et mort le 13 mai 2025 à Rincón del Cerro. Il est président de la république orientale de l’ #Uruguay de 2010 à 2015.

    Guérillero des #Tupamaros dans les années 1960-1970, il est détenu en tant qu’otage et torturé sous la dictature militaire. Après le rétablissement de la démocratie, il participe à la création du Mouvement de participation populaire (MPP) avec le Mouvement de libération nationale Tupamaros (MLN-T).

    [...]

    Il se distingue, à l’échelle internationale, par son mode de vie, très éloigné du faste habituel de la fonction présidentielle. Il délaisse le palais présidentiel pour habiter la petite ferme de son épouse, « au bout d’un chemin de terre » en dehors de Montévidéo. Il continue à y cultiver avec son épouse des fleurs à des fins commerciales et donne environ 90 % de son salaire présidentiel à un programme de logement social, conservant pour lui-même l’équivalent du salaire moyen en Uruguay (environ 900 € par mois). Le couple présidentiel bénéficie de la protection de deux policiers à la ferme.

    [...]

    Politique sociétale

    En octobre 2012, le Parlement vote la légalisation de l’ #avortement. Contrairement à son prédécesseur, qui avait mis son veto à cette légalisation, Mujica fait approuver la loi[30]. L’Uruguay devient ainsi le deuxième pays d’Amérique latine à autoriser l’avortement après Cuba[29]. En avril 2013, les parlementaires approuvent définitivement une loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe[2].

    En juin 2012, le gouvernement propose de légaliser et réguler la vente de #marijuana. Malgré des critiques venues du monde entier[31], la revue britannique Monocle[32] salue cette décision, et le magazine américain Time se demande ensuite si ce n’est pas un exemple à suivre pour le reste du monde[33]. Le 6 mai 2014, Mujica signe une loi légalisant le cannabis et régulant toute sa chaîne de production sous l’autorité de l’État[34].

    [...]

    Politique économique et sociale

    En termes généraux, il s’inscrit dans la continuité de la politique de la mandature précédente. La part des dépenses sociales dans le total des dépenses publiques passe ainsi de 60,9 % à 75,5 % entre 2004 et 2013[21]. Selon le sociologue Denis Merklen, lorsque José Mujica rend le pouvoir à son successeur, l’Uruguay est à nouveau « champion de l’Amérique latine en matière sociale. En décembre 2013, le #chômage représente 6,3 % de la population active. L’emploi non déclaré concerne seulement 16 % des salariés. La #pauvreté passe de 40 % en 2005 à 11,5 % de la population et elle est inférieure à 3 % dans les zones rurales. L’indigence touche 0,5 % des personnes. Sur la totalité de ces indicateurs, l’Uruguay est alors le pays le mieux placé de l’Amérique latine[22]. » Le #salaire minimum est rehaussé de 250 %[23].

    Il soutient par ailleurs le renforcement des #syndicats. D’après la Confédération syndicale internationale, l’Uruguay est devenu le pays le plus avancé d’Amérique en matière de respect « des droits fondamentaux du travail, en particulier la liberté syndicale, le droit à la négociation collective et le droit de grève »[21].

    [...]

    Documentaires

    Emir #Kusturica réalise en 2018 pour Netflix El Pepe, una vida suprema, documentaire sur son parcours où il tient le premier rôle, avec son épouse Lucía Topolansky.

    En 2023, le cinéaste haïtien Arnold Antonin [53]a sorti un documentaire d’une heure, « Pepe Mujica, Nelson Mandela et Haïti »[54], consacré à cet ancien président hors

    du commun.

  • Faire barrage aux travaux du Drac

    Youpi youpla, cette année toutes les institutions fêtent le centenaire de « l’exposition internationale de la #houille_blanche », qui a eu lieu à Grenoble en 1925. L’occasion de célébrer encore et encore cette fameuse « houille blanche », surnom donné à l’#hydroélectricité, qu’on présente encore aujourd’hui comme de « l’#énergie_verte ».
    Bien entendu, les hourras de la communication ne s’intéressent jamais aux #dégâts considérables créés sur les #rivières par cette hydroélectricité. Pourtant les exemples ne manquent pas. Ainsi, dans la métropole grenobloise, le Drac s’apprête à subir cinq années de travaux afin de « réduire les #risques_d’inondation », entraînant notamment la #destruction de quantité d’#espaces_naturels sauvages tout le long de la rivière. C’est en tout cas ce que prévoit l’avant-projet, qui programme 86 millions d’euros de travaux à partir de 2027. Il reste un an et demi pour empêcher ce désastre.

    Connaissez-vous le #Drakistan ? C’est le nom – non officiel – donné à toutes ces bandes de terre, presqu’îles ou îlots le long du Drac, du côté de #Fontaine et #Seyssinet-Pariset. Des endroits situés dans le lit de la rivière et donc susceptibles d’être submergés en cas de #montée_des_eaux, par exemple suite à un lâcher d’un des nombreux barrages présents en amont.

    Ces lieux ont le charme des endroits non aménagés. Juste au-dessus, il y a la #digue, avec sa bande d’#asphalte bien droite, lieu de passage ou de promenade fonctionnel mais dénué d’enchantement. La digue est dédiée aux « modes doux » mais trace tout droit comme l’autoroute, on ne s’y perd pas, on reste bien sagement sur le chemin. Il faut emprunter une des nombreuses sentes pour descendre quelques mètres afin d’arriver au Drakistan. Ici aucun urbaniste ou paysagiste n’a planifié quoi que ce soit. Ici, la seule créatrice, c’est la rivière, qui façonne ces espaces au fil de ses #crues et de ses #retraits. Et a priori, elle se débrouille plutôt pas mal. En tous cas, malgré l’interdiction, ces lieux attirent – et pas seulement des animaux sauvages (voir Le Postillon n°75). Des chiens et leurs maîtres, des familles et leur barbecue, des solitaires, des en-couples ou des en‑groupes. Il y a l’impressionnante « Platane cabane » pour les enfants et puis des restes d’habitations utilisées par des sans-toits. Le Drakistan de Fontaine n’est pas loin du local du Postillon, on y vient souvent manger un sandwich ou faire une pause, regarder dévaler l’eau pour se laver le cerveau des heures passées devant l’ordinateur.

    En fonction des jours et même des heures, ces lieux ne sont jamais vraiment identiques. Un passage à sec peut se retrouver sous un demi-mètre d’eau une heure plus tard, des rives aperçues un jour peuvent avoir été « mangées » par la rivière la semaine d’après, un nouvel espace pour se poser peut émerger en quelques mois. Mais ce qui est sûr, c’est que globalement, les bandes de terre, presqu’îles ou îles grossissent d’année en année, à cause de tous ces cailloux que la rivière charrie et qui sont empêchés d’aller plus bas par le barrage de #Saint-Égrève. Comme on le racontait dans Le Postillon n°73, quand le #barrage a été construit à la fin des années 1980, les cailloux du Drac étaient « dragués », sortis de la rivière pour alimenter les besoins nombreux en construction. Mais dans les années 1990, différentes lois sur l’eau interdisent d’exploiter les rivières dans leur « #lit_mineur » – pour d’évidentes raisons écologiques et sécuritaires (plus la rivière se creuse, plus ça peut fragiliser des ponts). Alors depuis une trentaine d’années, les cailloux du Drac s’accumulent dans les kilomètres avant le barrage de Saint-Égrève, et font grossir peu à peu le Drakistan.

    Pour nous, simples flâneurs inconscients, c’est plutôt charmant, mais pour les autorités c’est un sacré problème. Pas tant parce que de plus en plus de monde fréquente ces zones, mais parce qu’en toute logique, ça augmente considérablement le #risque_d’inondation : vu qu’il y a plus de matériaux solides dans le lit de la rivière, l’eau a moins de place pour circuler et en cas de crue exceptionnelle (on redoute surtout la « crue bicentennale »), risque de passer par‑dessus les digues et d’inonder les milliers d’habitations présentes de part et d’autre, voire de faire céder une digue (« 31 000 habitants et 25 000 emplois concernés » en cas de rupture de digue).

    Alors ça fait un moment que ça turbine sévère afin de préparer les « travaux de protection contre les #inondations du Drac » aussi connus sous le nom de « #programmes_d’actions_de_préventions_des_inondations » (#Papi du Drac), portés par le #Symbhi (#Syndicat_mixte_des_bassins_hydrauliques_de_l’Isère). La déclaration d’intention de juin 2025, disponible sur le site de la préfecture, nous apprend par exemple que depuis 2018, ce ne sont pas moins de 181 réunions qui se sont tenues entre les différents « acteurs » du projet (Métropole, différents services de l’État, #EDF, acteurs environnementaux, etc.). On vous passe les détails de la « gouvernance » (comités techniques restreints et élargis, comité de pilotage, comité consultatif, etc.) et de la « stratégie de concertation et de communication ambitieuse » mise en place les sept dernières années. Tous ces comités, ces réunions publiques, ces « balades pédagogiques » ont donc abouti à la #planification de #travaux_d’aménagements prévus sur cinq années, entre 2027 et 2031, validés notamment par le vote en faveur de l’avant-projet par la #Métropole en avril dernier.

    Pour saisir leur importance, un chiffre suffit : 86 millions d’euros d’argent public sont pour l’instant budgétés (selon le site du Symbhi). Concrètement, ça veut dire que pendant cinq ans, un paquet de machines, de moteurs, de camions vont venir triturer le lit du Drac. Et anéantir – ou radicalement bouleverser – les charmants espaces du Drakistan.

    Dans le langage technocratique, on parle de « rajeunissement des bancs et îlots sur le linéaire de la traversée urbaine du Drac ». « #Rajeunissement » (détaillé en « enlèvement de la végétation et abaissement du banc ou îlot »), c’est un joli mot pour désigner la #dévastation de beaucoup de ces bancs ou îlots. Concrètement, la #déclaration_d’intention nous apprend que si certains #bancs, très minoritaires, restent « sans modification à l’étude », la plupart vont être « arasés » (soit « mis à ras, aplanis ») de façon plus ou moins importante : certains pour être en « immersion 80 % du temps », d’autres « 50 % du temps » (sachant que pour l’instant la plupart de ces bancs ne sont presque jamais immergés).

    Il n’y a pas que dans sa « traversée urbaine » que le Drac va subir les assauts des pelleteuses et des pompes de dragage. Les travaux envisagés concernent la vingtaine de kilomètres entre le barrage de #Notre-Dame-de-Commiers et la confluence avec l’Isère, les machines devant autant s’activer au niveau de #Comboire ou des champs captants de #Rochefort pour extraire des cailloux et aménager des « espaces de bon fonctionnement » de cette rivière autrefois sauvage et aujourd’hui corsetée et maltraitée tout du long.

    Mais qu’est-ce qu’on va faire de tous les matériaux enlevés ? Un peu plus haut, la réserve naturelle des #Isles_du_Drac (voir dernier numéro) est « déficitaire en sédiments grossiers du fait de la présence de la chaîne hydroélectrique en amont ». En clair : comme les quatre grands barrages du Drac empêchent les #cailloux de passer (la majorité des sédiments arrivant en ville proviennent en fait de la Romanche, affluent du Drac), il n’y a pas assez de sédiments dans cette zone, ce qui fait que « tous les milieux et espèces associés sont menacés sans action de réinjection de sédiments ».

    Alors le Symbhi prévoit des « #recharges_sédimentaires » dans cette zone, c’est-à-dire de transporter en camion des cailloux qui étaient auparavant transportés par la rivière. Et forcément, ça signifie pas mal de va-et-vient. Il est question d’une première recharge de « 37 000 m3 », suivie d’apports de « 4 000 m3 par an ». Sachant qu’un camion-benne peut transporter « environ 10 à 16 m3 », la première recharge nécessitera environ 2 800 aller-retours en camion. Merci « l’énergie verte » !
    Face aux grands dégâts annoncés, pas de panique ! Le Symbhi prétend bien entendu faire au moins pire. Toujours selon sa novlangue, si le « processus de rajeunissement » va entraîner un « éclaircissement de la végétation », il est quand même prévu de « replanter des arbres une fois les travaux terminés », ceci « afin de limiter l’impact sur le #paysage, la #végétation d’ambiance et le maintien d’#îlots_de_fraîcheur dans l’agglomération ». Par contre, il n’est pas précisé comment compenser la perte des « boisements développés dans l’espace intra-digues » qui « représentent également un enjeu écologique non négligeable », notamment parce qu’ils « hébergent une #biodiversité remarquable : de nombreux #oiseaux, le Castor d’Europe, l’Inule de Suisse, ainsi que des milieux variés tels que pelouses sableuses, bras secondaires ou zones humides phréatiques ». Ça va prendre un paquet d’années « une fois les travaux terminés » pour que toutes ces espèces repointent le bout de leur nez… On pourra toujours se consoler en posant des questions à ChatGPT et en se disant que les supercalculateurs nécessaires au développement de l’IA, comme celui en construction à Eybens, sont peut-être alimentés par « l’énergie verte » des barrages.

    Pour ne pas nommer « #désastre_environnemental » ce qui est un désastre environnemental, le Symbhi agite quelques mesurettes : « Afin de limiter les émissions de CO2 et de micro-particules liées au transport », le syndicat promet de « favoriser les circuits courts », « d’utiliser des véhicules à faibles émissions », d’arroser les pistes au niveau des zones de chargement/déchargement pour « limiter les émissions de poussière » et même – ultime audace – de « former les conducteurs à l’écoconduite ». C’est quelle part du budget sur les 86 millions d’euros ?

    Pour une telle somme d’#argent_public, il est quand même prévu quelques travaux pour le bien-être des simples habitants. Ainsi entre Champagnier et Fontaine, une vingtaine de « haltes paysagères » devraient être aménagées, notamment afin de « renforcer les îlots de fraîcheur le long de la rivière »… Pour être plus précis, il s’agit d’abord de raser la plupart des « îlots de fraicheur » et ensuite de les « renforcer ».

    La seule bonne nouvelle dans cette affaire, c’est que ce programme n’est pour l’instant qu’un « avant-projet ». Même s’il a déjà été voté par la Métropole, il reste encore un an et demi avant le début annoncé des travaux, autant de temps pour essayer de mettre la pression sur le Symbhi pour qu’il revoie à la baisse ses projets destructeurs ou qu’il les abandonne. À ce propos, une réunion publique sur les travaux est annoncée le 8 octobre à 18h30 à la mairie de Fontaine.

    Comment croire qu’il n’y ait pas d’autre solution, face au risque d’inondation, que l’ « #arasement » de ce qui constitue aujourd’hui les seuls endroits encore sauvages dans notre cuvette en béton ? Allons-nous vraiment supporter la vue, pendant cinq ans, des bulldozers du Symbhi écrasant à l’ancienne les îles du Drac, ses forêts, ses bras morts, et toutes les bestioles qui y font leur vie ?
    Si la raison principale du projet est la protection de l’agglo face au risque de « #crue_bicentennale », n’y a-t-il vraiment pas d’autre option à envisager que ce désastre écologique à 86 millions d’euros ?

    Le débit du Drac, faut-il le rappeler, est entièrement asservi par EDF et ses quatre grands lacs de barrages en amont de Grenoble : le #Sautet (1 077 millions de m3), #Saint-Pierre-Cognet (28 millions de m3), #Monteynard (275 millions de m3) et #Notre-Dame-de-Commiers (34 millions de m3). Sur les affluents du Drac, il y a aussi les grands lacs de barrage présents sur la #Romanche (le #Chambon) ou l’#Eau_d’Olle (#Grand’Maison). Serait-il délirant d’imaginer fermer les bonnes vannes au bon moment (en cas d’épisode hydro­logique faisant redouter une « crue bicentennale »), pour faire monter de quelques mètres le niveau des retenues afin de « lisser » la crue, comme ils disent ? Et si cela implique, une fois par siècle, une production d’#électricité dégradée pendant quelques jours, des pertes d’argent sur le « marché de l’énergie », voire des coupures d’électricité ciblées, on pourrait arriver à s’en remettre, non ?

    Dans la « déclaration d’intention », on apprend qu’un autre scénario « reposait sur une intervention minimale visant à préserver l’état actuel du lit du Drac, notamment en conservant les bancs végétalisés. Il comprenait le confortement et la sécurisation des ouvrages de protection contre les inondations ainsi que des solutions de gestion des excédents sédimentaires. » Si ce scénario n’a pas été retenu, c’est parce qu’il ne « permettait pas l’abaissement des lignes d’eau en crue de contribuer au déficit sédimentaire au sein de la réserve naturelle des Isles du Drac et il n’apportait qu’une faible contribution à la biodiversité, impliquant des compensations hors site ». Ce charabia difficilement compréhensible affirme néanmoins que pour le risque d’inondation, on peut ne pas raser le Drakistan même si les technocrates écrivent que laisser ces espaces naturels n’apporterait « qu’une faible contribution à la biodiversité » (!). Si ce scénario n’a pas été choisi, c’est uniquement pour résoudre les problèmes de « déficit sédimentaire » causés par les barrages. Encore et toujours, la rivière est considérée pour les seuls intérêts de la « houille blanche ».

    Ce nouvel épisode à venir du saccage du Drac devrait donc d’abord inciter à réfléchir sur le véritable bilan de la « houille blanche » et d’un siècle d’électrification [1]. Avec le centenaire de « l’exposition internationale de la houille blanche », la mairie de Grenoble, comme toutes les institutions locales, préfère célébrer sans retenue cette pseudo « énergie verte » qui a en réalité contribué à saccager l’environnement.

    **

    Le « #collectif_des_gens_qui_ont_chaud » prié d’aller se rhabiller (pour l’instant)

    86 millions d’euros de travaux, mais rien de prévu pour permettre la #baignade dans ces millions de mètres cubes d’eau dévalant depuis les montagnes. Cet été, le « collectif des gens qui ont chaud » a organisé deux #baignades_sauvages dans le Drac (voir photo page 28) afin de « montrer que la baignade dans les lieux naturels est possible et mettre le débat sur la place publique ». Une initiative qui a entraîné des arrêtés municipaux de la part des maires de Fontaine et Seyssinet-Pariset pour « interdire la baignade » et même un tweet de la préfète de l’Isère afin d’inciter à « privilégier les zones réglementées pour vous baigner en toute sécurité » et de déconseiller la baignade « dans ce cours d’eau particulièrement instable dont la variation de débit peut fluctuer très vite ». Pour les autorités, même après plusieurs étés caniculaires, il n’est toujours pas envisageable que les 400 000 habitants de la cuvette puissent profiter de la fraîcheur des cours d’eau qui la traversent... Si 181 réunions et 86 millions d’euros ne prévoient rien pour la baignade, c’est que sur cette rivière comme sur les autres, c’est la fameuse « houille blanche » qui dicte sa loi. On reviendra sur la baignade dans un prochain numéro.

    https://lepostillon.org/Faire-barrage-aux-travaux-du-Drac.html

    #rivière #Drac #Grenoble #Isère #castors #budget #coût

  • La FNSEA veut en finir avec le principe de précaution - Basta !
    https://basta.media/La-FNSEA-veut-en-finir-avec-le-principe-de-precaution

    La #FNSEA propose de supprimer le #principe_de_précaution inscrit dans la #Constitution pour le remplacer par le principe d’innovation. Le #syndicat #agricole recycle là un vieux projet des #industriels de la #chimie, du #tabac et des #pesticides.

    « Supprimer le principe de précaution » et le remplacer par le « principe d’innovation ». C’est la dernière « trouvaille » d’Arnaud Rousseau, président de la FNSEA lors du 80e congrès du syndicat agricole qui s’est tenu à Caen, en Normandie, du 31 mars au 2 avril. L’idée semble si bonne que la FNSEA aimerait que les candidats à l’élection présidentielle l’intègrent dans leurs programmes et qu’ils envisagent une « impérieuse réforme constitutionnelle ».

  • Des #syndicats et #associations demandent la #dissolution de l’#Ordre_des_médecins, jugé « inutile » et « nocif »
    https://www.franceinfo.fr/sante/cette-institution-protege-des-professionnels-de-sante-corrompus-et-maltra

    Les 26 organisations qui ont signé une tribune lui reprochent notamment de « protéger des professionnels de santé corrompus et maltraitants ».

    Dans une tribune publiée en ligne, mardi 9 mars, plusieurs syndicats de médecins et associations de patients demandent la dissolution du Conseil national de l’ordre des médecins (#CNOM) qui, selon eux, « protège des #professionnels de #santé #corrompus et #maltraitants ». Les 26 organisations signataires jugent l’instance déontologique des médecins français « inutile » et « nocive ».

    Pour le dire, ils s’appuient notamment sur le rapport « accablant » publié par la #Cour_des_comptes en décembre 2019 : ce dernier pointait des #sanctions trop tardives contre des faits d’#agressions_sexuelles et des comptes « souvent incomplets et insincères ».

  • Le collectif Questions de classe(s) attaqué en justice !
    https://www.questionsdeclasses.org/le-collectif-questions-de-classes-attaque-en-justice-2

    Le collectif Questions de classe(s), en la personne de Grégory Chambat directeur de publication du site, a reçu une convocation devant le juge des référés délivrée à l’initiative de René Chiche et de son syndicat, Action & Démocratie CFE-CGC, au sujet de la publication de la cartographie intitulée « L’extrême droite, ses allié·es et l’école » qu’ils estiment diffamatoires.

    [...] Notre camarade Grégory Chambat est donc convoqué au tribunal le 30 mars prochain, à Lyon.

    Cartographie de l’extrême droite et de l’éducation [juin 2024]
    https://www.questionsdeclasses.org/cartographie-de-lextreme-droite-et-de-leducation

    Les syndicats
    Après l’échec des « syndicats FN » lancés par Bruno Megret dans les années 90 (invalidés par la justice pour non-respect de l’indépendance politique), la stratégie de l’extrême droite n’est plus de monter ses propres structures professionnelles mais plutôt d’en infiltrer certaines plus ou moins poreuses à l’idéologie réactionnaire. Elle distribue ainsi les « bons points » aux unes et aux autres, tout en relayant un discours antisyndical. À deux reprises (2014, 2018), lors des élections professionnelles, le Collectif Racine [collectif d’enseignants créé par le Rassemblement Bleu Marine] a appelé à voter pour FO (où sont passé·es plusieurs de ses mili­tant·es), le Snalc ou Action et Démocratie.

    Aujourd’hui, Action et démocratie, dont le vice-président est René Chiche, suspendu de l’Éducation nationale 3 mois pour ses prises de position complotistes et réactionnaires, relaie certaines campagnes, comme celles contre l’enseignement à la vie affective et sexuelle (mail aux boîtes professionnelles septembre 2023) ou contre « une “école inclusive” en roue libre, une multiplication des élèves allophones dans nos classes ». Le syndicat se refuse à exclure ses représentants s’affichant à Reconquête (comme Joost Fernandez).

    Sur l’affaire René Chiche [mai 2023] :

    Pap Ndiaye a notamment lu à haute voix le propos d’un des deux professeurs, comparant les députés ayant voté le passe vaccinal à « ceux qui votèrent le statut des juifs ».

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2023/05/07/pap-ndiaye-justifie-la-suspension-de-deux-professeurs-de-philosophie-pour-de

    Sur Joost Fernandez [janvier 2025] :

    Et, selon à quel syndicat écrit VISA [Vigilances et initiatives syndicales antifascistes], ils savent « plus ou moins à quelle réponse s’attendre à l’avance ». Les relations sont particulièrement tendues avec FO et la CFE-CGC. Pour la seconde, les crispations ont récemment concerné leur affilié Action et démocratie, un syndicat de l’Éducation nationale. Son secrétaire fédéral, Joost Fernandez, est adhérent Reconquête et même responsable du « pôle école » du parti d’Eric Zemmour. Alerté, VISA a prévenu le mouvement. Dans un mail que StreetPress a pu consulter, le président d’Action et démocratie a répondu que son organisation se revendiquait d’une « neutralité politique ». Et que si les adhérents « ont fort heureusement leur propre sensibilité », la direction « ne veut pas la connaître, car cela n’a aucun intérêt quand ces personnes sont animées par le désir d’aider leur prochain ». Vu le programme du parti zemmouriste, c’est une certaine idée du prochain. La CFE-CGC, à qui une copie de tous les échanges a été adressée, n’a jamais répondu.

    https://www.streetpress.com/sujet/1736868396-exclusions-dialogues-dilemme-syndicats-extreme-droite-RN-com

    Rappelons également que la CFE-CGC, « syndicat des cadres », compte en son sein le syndicat de policiers Alliance.
    #école #syndicat #extrême_droite

    • Un autre [tweet], datant de l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle 2022 et appelant à « voter contre Macron », qui était alors face à Marine Le Pen, est aussi mis en avant par le collectif. « Je regrette de m’être exprimé sur les élections », concède René Chiche.

      En outre, la participation du vice-président à un congrès de Florian Philippot et sa présence régulière dans des médias tels que CNews ou Sud Radio sont autant d’éléments utilisés par Questions de classe(s).

      [...]

      L’accusation de proximité avec l’extrême droite n’est pas seulement portée par des acteurs extérieurs au syndicat. Depuis plusieurs mois, une fronde interne s’est levée pour contester les prises de position et certains actes de la direction, représentée par René Chiche et le président d’A & D, Walter Ceccaroni. À tel point que, selon les informations de Mediapart, une dizaine de présidents de sections académiques du syndicat, qui représentent près de 70 % des adhérent·es, et de vice-présidents nationaux ont été suspendus par la direction début 2026.

      https://www.mediapart.fr/journal/france/310326/accuse-de-connivence-avec-l-extreme-droite-le-syndicat-enseignant-action-d

  • En #Argentine, #Milei attaque frontalement le monde du #travail - Basta !
    https://basta.media/Journee-de-travail-de-12h-demantelement-du-statut-de-journaliste-Le-projet-

    Le #Sénat argentin examine ce 11 février la #réforme du travail voulue par le président d’extrême droite #Javier_Milei. Au même moment, les #syndicats manifesteront pour dénoncer une remise en cause des #droits et #protections #collectives.

    Alors, tu vois, nos piliers de bar qui parlent dans le poste ne vont rien te dire de ce qu’il se passe. Ou en tout cas, ils vont savoir te dire que l’anomalie dans cette nouvelle, ce sont les actions des syndicats écolo-gauchisto-islamo-terroristes.

  • Gerechtigkeit statt Spaltung - Gemeinsame Erklärung der Gewerkschaften zur Debatte um Wirtschaft und Sozialstaat
    https://www.ngg.net/presse/pressemitteilungen/gerechtigkeit-statt-spaltung

    6.2.2026 - Die Angriffe der Union und der Arbeitgeber auf den Sozialstaat und die Beschäftigten werden immer unverschämter. Wir fordern einen Stopp dieser Kahlschlag-Debatten. Sie verunsichern die Menschen, würgen den schwachen wirtschaftlichen Aufschwung ab und bringen kein Wachstum.

    Beschäftigte sind nicht das Problem – sie sind die Lösung

    Was derzeit als „Reformdebatte“ daherkommt, ist ein Armutszeugnis für die Union und viele Wirtschaftsverbände. Sie wollen mit dieser Kampagne von den vielen strategischen Fehlentscheidungen in den Chefetagen und den großen Herausforderungen ablenken: fehlende Investitionen in Infrastruktur, Bildung und Transformation, mangelnde Tarifbindung, ungerechte Steuerpolitik und eine verfehlte Wirtschaftspolitik. Statt diese Baustellen anzugehen, wird ein radikaler sozialer Kahlschlag gefordert – mit immer abenteuerlicheren Vorschlägen auf Kosten der Menschen im Land, die angeblich zu faul, zu krank, zu oft in Teilzeit seien. Diese Debatten spalten unsere Gesellschaft, gefährden die Demokratie und lösen keine Probleme.

    Wir Gewerkschaften sagen klar: Wir dulden keine weiteren Angriffe auf die Beschäftigten und den Sozialstaat. Wer die Beschäftigten an seiner Seite wissen und die Demokratie stärken will, muss gute Löhne und Arbeitsbedingungen sowie die soziale Absicherung stärken, statt die Menschen gegeneinander auszuspielen.

    Wir fordern ein Ende der Debatten, die nur verunsichern und die Gesellschaft spalten. Statt Abrisspläne für Arbeitsrechte und Sozialstaat braucht es mehr Steuergerechtigkeit für hohe Einkommen und Vermögen. Statt Beschäftigten ihre hart erkämpften Rechte abzusprechen, braucht es entschlossene Reformen, die Deutschland voranbringen.

    Reformen sind nicht dann gut, wenn sie den Menschen besonders wehtun. Gute Reformen schaffen Wachstum, stärken den sozialen Zusammenhalt, geben Perspektiven und bringen Deutschland voran.

    Wir Gewerkschaften fordern einen Kurswechsel: weg von Scheindebatten, hin zu echten Reformen – zu denen die Reichen und Überreichen endlich beitragen müssen.

    Wir Gewerkschaften stehen bereit für einen konstruktiven Dialog über die Zukunft unseres Landes. Wir wollen gemeinsam eine solidarische, demokratische und gerechte Gesellschaft gestalten – eine Gesellschaft, in der gute Arbeit, faire Löhne und soziale Sicherheit für alle selbstverständlich sind.

    Gemeinsam für einen starken Sozialstaat. Gemeinsam für gute Arbeit. Gemeinsam für eine gerechte Zukunft.

    Deutscher Gewerkschaftsbund und Mitgliedsgewerkschaften

    Zitate der Gewerkschaftsvorsitzenden

    Yasmin Fahimi, DGB-Vorsitzende: „Statt die drängenden wirtschaftlichen und strukturellen Probleme unseres Landes anzugehen, werden Arbeitnehmerinnen und Arbeitnehmer zum Sündenbock gemacht. Menschen krank zur Arbeit zu schicken oder von ihnen zu verlangen, später in Rente zu gehen – das bringt keinen einzigen neuen Auftrag in unser Land. Es ist eine völlige Illusion zu glauben, dass man durch Kahlschlag am Sozialstaat Wirtschaftswachstum generieren könnte. Diese permanent aufgegriffene Debatte um Einschnitte bei sozialen Errungenschaften ist respektlos und schäbig. Sie geht völlig an der Realität der Beschäftigten vorbei und ist nur Öl ins Feuer wachsender gesellschaftlicher Unzufriedenheit. 2026 darf kein verlorenes Jahr für die Arbeitnehmer werden.“

    Christiane Benner, Erste Vorsitzende der IG Metall: „Die Union arbeitet gerade völlig an der Realität vorbei. Die Lage der Industrie ist nicht einfach, und wir brauchen Wachstum und zukunftsfeste Geschäftsmodelle. Aber die Lösung heißt: Investitionen, moderne Infrastruktur, Innovationen und qualifizierte, motivierte Beschäftigte. Wirklich niemandem helfen halbgare Ideen, die einfach nur darauf abzielen, den Menschen nach und nach immer mehr Rechte wegzunehmen. Schluss mit diesen Nebelkerzen, die Unsicherheit und Wut befeuern. Her mit konstruktiven, sinnvollen Reformvorschlägen. Darüber können wir ins Gespräch kommen. Über Lifestyle-was auch immer und Zahnarztbesuche nicht.“

    Frank Werneke, ver.di-Vorsitzender: „Angefangen von Kürzungen bei der Lohnfortzahlung im Krankheitsfall, der Einführung von Karenztagen bei Krankschreibungen über die Abschaffung des Acht-Stunden-Tages und die Streichung von Zahnbehandlungen bis zur Schwächung der gesetzlichen Rente als zentrale Säule der Altersabsicherung reichen die sozialpolitischen Kahlschlagphantasien der letzten Wochen von Teilen der Union einschließlich des Bundeskanzlers. Die Drohungen gegen weite Teile der arbeitenden Bevölkerung, der Rentnerinnen und Rentner und Empfängerinnen und Empfänger von Bürgergeld müssen ein Ende haben. Die Menschen brauchen in schwierigen Zeiten keine neoliberale Horrorshow sondern Sicherheit und Zuversicht. Dafür werden wir als Gewerkschaften entschieden kämpfen.“

    Michael Vassiliadis, Vorsitzender der IGBCE: „Immer neue, immer schrillere Vorschläge, Beschäftigte zu belasten, sind respektlos und werden Deutschland nicht zurück auf den Wachstumspfad bringen – im Gegenteil: Sie empören zu Recht die Menschen, die ohnehin schon jenseits der Überlastungsgrenze arbeiten. Wer einen Aufbruch in eine innovative Zukunft, wer Ideen und Engagement für unser Land fördern will, der muss der arbeitenden Bevölkerung mehr Vertrauen schenken.“

    Maike Finnern, Vorsitzende der Gewerkschaft Erziehung und Wissenschaft (GEW): „Alles beginnt mit guter Bildung. Da sind sich alle einig – zumindest in der Theorie. Die Praxis: Trotz des enormen Fachkräftemangels bieten die Arbeitgeber für Fachkräfte in den Kitas sehr viele Teilzeitarbeitsplätze an. Von dem Gehalt als Kita-Teilzeitkraft kann man kaum leben, schon gar nicht, wenn eine Familie zu ernähren ist. Viele Studien zeigen: In den Schulen ist die Arbeitsbelastung so hoch, dass sie gesundheitsgefährdend ist. Um sich zu schützen, erkaufen sich viele Lehrkräfte den Erhalt ihrer Gesundheit mit Teilzeit. Mit Lifestyle hat das nichts zu tun.“

    Jochen Kopelke, Vorsitzender der Gewerkschaft der Polizei (GdP): „Diese gemeine Sozialstaatsdebatte trifft uns Polizisten genau wie alle Menschen in unserem Land. Viele Polizistinnen arbeiten im Schichtdienst in Teilzeit, weil zu wenig Kinderbetreuung angeboten wird. Polizeibeamte müssen um Ihre Pension fürchten und sind von Preisanstiegen der Pflegeversicherung und Krankenversicherung ebenfalls direkt betroffen. Es ist falsch, jetzt auch noch Beamte zur gesellschaftlichen Spaltung zu missbrauchen und eine heftige Neiddebatte loszutreten. Wir Polizistinnen und Polizisten beschützen täglich Menschen und verdienen ebenfalls Schutz vor den wilden politischen Angriffen auf unsere eigene Absicherung im Sozialstaat.“

    Robert Feiger, Vorsitzender der IG Bauen-Agrar-Umwelt (IG BAU): „Es gibt keinen zu rechtfertigenden Anlass für Leistungskürzungen oder eine weitere Anhebung des Renteneintrittsalters. Dennoch wird diese Scheindebatte immer dann neu entfacht, wenn sich die wirtschaftliche Lage eintrübt. Wer so argumentiert, stellt Millionen Beschäftigte pauschal unter Verdacht. Das ist respektlos und lenkt von den eigentlichen Problemen ab. Gerade im Bau, im Handwerk oder in der Industrie ist die Rente mit 65, 66 oder 67 für viele unserer Kolleginnen und Kollegen schon heute kaum erreichbar. Statt den Beschäftigten immer noch mehr abzuverlangen, muss der Bundeskanzler die Beschäftigten schützen und Tarifbindung endlich zur Regel machen.“

    Guido Zeitler, Vorsitzender der Gewerkschaft Nahrung-Genuss-Gaststätten (NGG): „Statt Beschäftigte zu Sündenböcken verfehlter Politik zu machen, sollte sich die Union lieber darum kümmern, den dringend nötigen Wandel anzupacken. Das Gastgewerbe zeigt doch, wie groß die Probleme sind: Rund die Hälfte arbeitet im Niedriglohn, Tarifverträge sind eher die Ausnahme und Fachkräfte fehlen an allen Ecken. Viele Menschen machen ihren Job jeden Tag mit vollem Einsatz – oft bis an die Belastungsgrenze. Sie haben mehr verdient. Wer jetzt auch noch längere Arbeitstage fordert, macht alles nur schlimmer. Das machen wir nicht mit. Wir setzen uns klar ein für starke Schutzrechte, mehr Tarifbindung und wirklich gute Arbeitsbedingungen.“

    Martin Burkert, Vorsitzender der Eisenbahn- und Verkehrsgewerkschaft (EVG): „Unsere Kolleginnen und Kollegen halten dieses Land jeden Tag unter schwierigen Bedingungen in Bewegung. Doch statt Anerkennung und Respekt verbreitet die Union Horrormärchen und verunsichert genau diejenigen, die den Laden am Laufen halten. Diese lebensfremde Politik von oben geht an der Realität der Beschäftigten vorbei und sie wird auf entschiedenen Widerstand stoßen. Wer glaubt, sozialen Kahlschlag durchsetzen zu können, irrt. Das Gemeinwohl wird nicht durch Druck auf Arbeitende gesichert, sondern durch eine stärkere Beteiligung von Vermögenden und Erben.“

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    #Allemagne #état_de_providence #syndicats_ouvriers #austérité #néolibéralisme

  • En #Afrique, des « #petites_mains » du numérique toujours aussi précaires à l’heure du boom de l’#IA

    Il y a quelques années, les « #travailleurs_du_clic » africains sortaient de l’ombre, révélant l’envers du décor des entreprises du numérique. Depuis, l’#IA_générative a explosé, rendant ces travailleurs d’autant plus indispensables et le secteur encore plus attractif. Mais la réalité de ce travail reste marquée par la #précarité.

    Ce n’était pas la panacée, mais Joyce (les personnes désignées par un prénom ont souhaité rester anonymes) se souvient presque avec nostalgie de ses débuts sur #Remotasks, en 2018. « Il suffisait de créer un compte pour commencer à gagner de l’argent immédiatement, sans aucune restriction ni processus de vérification. » Depuis son ordinateur, elle enchaîne alors les #microtâches d’#annotation de #données : vérifier des images, organiser des informations destinées à entraîner des systèmes d’intelligence artificielle. De quoi s’assurer un #revenu d’appoint pour la jeune Kényane fraîchement diplômée.

    Mais les choses se sont compliquées. En 2024, de nombreux travailleurs kényans, comme Joyce, ont vu leur accès à Remotasks soudainement coupé, explique-t-elle. La maison mère #Scale_AI évoque, elle, des fermetures de comptes pour non-respect de ses règles internes. Surtout, selon la jeune femme, le volume de travail n’a plus rien à voir. « Avant, nous pouvions gagner un revenu décent car le boulot était continu. Aujourd’hui, les tâches sont moins nombreuses, à court terme et peu durables », constate Joyce. Faute de missions, elle se forme à la transcription pour diversifier ses sources de revenus.

    Ces deux dernières années, Oluwaseun, au Nigeria, a travaillé pour plusieurs acteurs du secteur, parmi lesquels #Appen et #Mindrift. Elle participe à l’#entraînement des modèles d’IA, du #contrôle_qualité des réponses générées par les #LLM à l’annotation de données texte, image ou audio. Si la jeune femme ne se plaint pas de sa situation, elle concède que « la #rémunération n’est jamais assez élevée pour dépendre d’une seule plateforme. En Afrique, il faut plusieurs jobs », d’autant que « la concurrence s’est clairement intensifiée sur ces plateformes ».

    Doit-on y voir le signe d’un remplacement rapide de ces petites mains du numérique par des systèmes automatisés, alors qu’elles opèrent pour le compte d’entreprises comme #Meta, #OpenAI, #Microsoft ou #Google ? Le sociologue Antonio Casilli balaie immédiatement cette idée. Depuis bientôt dix ans, il dirige le groupe de recherche DIPLab (Digital Platform Labor), qui a enquêté sur les travailleurs du clic dans une trentaine de pays. Pour lui, l’idée d’un « remplacement » du travail humain par les machines est un « mensonge idéologique », utilisé pour faire accepter une dégradation des #conditions_de_travail.

    D’après les données collectées par son équipe, le volume de microtâches ne diminue pas : au contraire, « plus le marché de l’intelligence artificielle générative grandit, plus on a besoin de réentraîner les #modèles », donc plus il faut de #travail_humain. Le boom de l’IA ne signe donc en rien la fin de ces travailleurs de l’ombre... pas plus qu’il ne signifie une amélioration de leurs conditions de travail.

    « Une forme d’#esclavage_moderne joliment emballée »

    L’histoire du « #digital_labor africain » s’inscrit dans celle, plus globale, du « digital labor », concept désignant des formes de #travail_numérique largement invisibilisées et caractérisées par une forte précarité.

    Dès les années 2000, et surtout au cours des années 2010, des pays comme l’Égypte, le Kenya, le Nigeria ou l’Afrique du Sud deviennent des hubs de #sous-traitance pour les grandes compagnies du numérique. Ce modèle repose sur des tâches fragmentées, rémunérées à la pièce et distribuées via des plateformes de microtravail comme Remotasks, #Amazon_Mechanical_Turk ou #Clickworker, ainsi que par des entreprises sous-traitantes comme #Appen ou #Samasource. Bien que précaire, cette économie facile d’accès – une connexion internet suffit – attire des milliers de jeunes hautement diplômés dans des pays du Sud où le chômage est élevé.

    Mais ce modèle, loin d’être inédit, a déjà largement montré ses limites, parfois de façon retentissante. Au Kenya, à partir de 2023, des employés de la société #Sama (anciennement Samasource), prestataire notamment de Meta et d’OpenAI, ont intenté une action collective pour dénoncer des conditions de travail indignes, des #salaires faibles et irréguliers et l’insuffisance de soutien psychologique. Chargés de « nettoyer » #Facebook, certains avaient développé des #troubles_psychologiques après avoir été exposés quotidiennement à des contenus extrêmes. « Nous traitions des vidéos de corps mutilés, de suicides en direct, d’abus sur des enfants, de discours haineux », rapporte Sonia Kgomo, ancienne modératrice chez Sama.

    Embauchée en pleine pandémie de Covid-19, la Sud-Africaine avait cru avoir décroché une opportunité en or, « un job à l’étranger pour un grand nom de la tech ». « Mais une fois sur place, j’ai compris que ce n’était pas le rêve américain : c’était une forme d’esclavage moderne joliment emballée », explique celle qui a été licenciée en 2023 comme près de 200 autres, après avoir, selon elle, tenté de s’organiser collectivement avec ses collègues. L’entreprise parle elle de restructuration.

    Aujourd’hui, Sama indique avoir mis fin à la #modération_de_contenus pour Meta et s’est recentrée sur les #annotateurs de données, chargés d’entraîner des systèmes d’IA. Edward, qui travaille toujours sur le site de Nairobi, décrit un « travail très caché ». « On étiquette des images de rues, des vidéos, mais aussi des photos médicales avec des plaies ouvertes… Certaines tâches restent éprouvantes, explique-t-il. On nous répète que nous sommes payés au-dessus du marché, mais ce n’est pas un salaire qui permet de vivre : même en travaillant huit heures par jour, il faut avoir un deuxième boulot. »

    À la précarité des salaires s’ajoute celle des contrats. « Un ami a eu un contrat de cinq jours. D’autres signent pour un mois, juste le temps d’absorber le pic d’activité du #Black_Friday ou des #fêtes de fin d’année », poursuit Edward. Il décrit aussi une pression constante avec des tâches qui arrivent « en continu », et des objectifs de performances : « Si vous n’atteignez pas les objectifs fixés, vous n’avez pas les #primes et votre salaire est raboté. Il faut travailler comme un fou pour espérer toucher le montant annoncé. » Quant au #soutien_psychologique, il confirme qu’il y a davantage de « coachs bien-être », mais la méfiance semble de mise à l’égard de ces employés, plutôt vus comme « les oreilles de l’entreprise ». Contactée, la société Sama n’a pas répondu à nos questions.

    [Actualisation du 09/12/2025 : Sama conteste ce tableau. L’entreprise, qui affirme ne plus réaliser de travail lié à des contenus violents, met en avant un dispositif de soutien aux salariés comprenant une assurance santé incluant la prise en charge de la #santé_mentale, l’accès à des séances de conseil individuel 24 h/24, ainsi que des espaces de bien-être dans ses bureaux (espaces d’allaitement, salles de méditation et de prière).

    Sama souligne également que ses annotateurs de données sont employés à temps plein, avec des « #salaires_vitaux » (#living_wages) calculés selon une méthodologie internationale « en fonction des régions ». La société assure que, contrairement à certains concurrents recourant à des travailleurs de plateforme, son modèle repose sur des contrats de travail à temps plein avec un salaire de base garanti et des avantages sociaux. Enfin, selon l’entreprise, « plus de 90% » des employés atteignent leurs objectifs de #performance dans les horaires de travail, et, quoi qu’il en soit, tous bénéficient d’un salaire de base garanti.]

    Plus de tâches, plus de #concurrence

    Et malgré les scandales, le secteur séduit toujours plus. Si les chiffres précis manquent, certaines recherches ont avancé des estimations allant jusqu’à 160 millions de microtravailleurs numériques dans le monde. Ce qui est certain, selon Antonio Casilli, c’est que les effectifs augmentent à chaque nouvelle estimation. « Il y a plus de tâches, mais pas pour tout le monde et pas tout le temps », résume le chercheur, qui décrit un mécanisme structurel : les entreprises attirent volontairement plus de travailleurs que nécessaire afin de maintenir une forte concurrence pour chaque microtâche, ce qui tire les rémunérations vers le bas. Elles entretiennent ainsi une alternance de périodes creuses et de pics d’activité.

    Une enquête d’Africa Uncensored, réalisée dans le cadre d’un projet du Pulitzer Center, évoque des campagnes massives de recrutement trompeuses, avec les mêmes offres publiées des dizaines de fois, sans réelle assurance de travail derrière. Objectif : gonfler artificiellement le vivier de travailleurs pour montrer leur potentiel d’évolution et ainsi remporter des contrats avec les grosses entreprises de la tech. Une tactique connue sous le nom de « #labour_hedging ».

    « Au Kenya, il y a des cohortes de jeunes diplômés sans emploi. Les entreprises le savent très bien, observe Edward. Si vous ne voulez pas accepter les conditions, quelqu’un d’autre le fera. »

    Avec l’essor effréné de l’IA générative, un nouveau vocabulaire s’est imposé. Les annonces pour des postes d’« #AI_trainer », « #AI_evaluator » ou d’« #AI_tutor » se multiplient. Le signe d’une montée en gamme dans un marché particulièrement dynamique ? Pas vraiment, selon Antonio Casilli : « Même si certains projets sont plus complexes, pour les harmoniser et les faire réaliser à des masses de personnes, il faut les standardiser, les fragmenter. »

    Oluwaseun, qui se présente comme « AI trainer », s’est tournée vers Mindrift, qui lui semblait plus attractive au niveau des tarifs. Après un flux de tâches relativement régulier, la manne s’est pourtant soudain tarie. « J’ai été écartée du projet pour lequel j’avais initialement postulé, alors que la qualité de mon travail était bonne, témoigne la Nigériane. J’ai abordé ce sujet lors d’un appel avec eux, mais j’ai finalement été remerciée et, depuis, je n’ai été affectée à aucun nouveau projet. »

    Certaines pratiques la heurtent particulièrement : « Parfois, une seule tâche peut prendre sept à huit heures à accomplir, et vous n’êtes rémunéré que si le travail est accepté. Si la moindre petite erreur est détectée, la tâche entière peut être rejetée, ce qui signifie que vous ne recevez aucune #rémunération pour toutes ces heures de travail. » Sollicitée, Mindrift n’a pas répondu à nos questions.

    Comme d’autres personnes interrogées, elle souligne que les travailleurs africains sont souvent moins payés que leurs homologues en Europe ou en Amérique du Nord pour des tâches comparables. Des enquêtes récentes sur des #plateformes_d’annotation mettent effectivement en évidence des écarts de rémunération liés au pays de résidence, tandis que d’autres travaux, consacrés cette fois à des « #data_workers » basés aux États-Unis, montrent que la précarité ne s’arrête pas aux frontières du Sud global : une partie des travailleurs de l’IA dans les pays du Nord cumulent eux aussi bas salaires, contrats instables et protections sociales limitées.

    Les métiers créatifs pris dans l’orbite de l’IA

    Dans des segments plus « créatifs » du numérique, comme le #graphisme ou la #rédaction_de_contenu, la concurrence dopée par l’IA se fait également sentir. Au Togo, Smiley Graphic – c’est son nom professionnel – passe quelques heures par semaine sur la plateforme de microtâches #Upwork où il propose de petits services de graphiste : logos, retouches, déclinaisons graphiques facturées 5 ou 10 euros. Il n’en tire pas plus de 50 euros par mois, mais complète ainsi ses revenus issus d’un emploi stable et de missions freelance plus exigeantes.

    Chaque jour, il constate combien l’IA bouleverse le marché : « Les prix ont baissé. Des gens qui n’y connaissent rien se forment avec des vidéos YouTube et cassent les tarifs sur les plateformes. » Des prestations autrefois facturées l’équivalent de 7 000 à 10 000 francs CFA sont désormais proposées à 2 000 ou 3 000 francs CFA, avance-t-il. Une partie des demandes qu’il reçoit consiste d’ailleurs à reprendre des logos générés par l’IA mais pas forcément à la hauteur. « Je refuse, c’est plus propre et plus simple de repartir de zéro. » Pour tenter de se démarquer, il se forme depuis six mois au motion design, qu’il juge « moins concurrencé par l’IA » pour le moment.

    Un phénomène qui n’a rien d’étonnant, pour Antonio Casilli : « Comme les grands modèles de langage génératifs se nourrissent de productions créatives, eux aussi ont été aspirés dans l’orbite de l’intelligence artificielle et désormais travaillent pour elle. » Autrement dit, les #designers, #illustrateurs ou #rédacteurs ne sont plus seulement concurrencés par l’IA : leur travail alimente directement les modèles qui, ensuite, renforcent cette concurrence.

    Des travailleurs qui commencent à faire entendre leur voix

    « Les grandes entreprises technologiques ne peuvent pas construire l’avenir sur une main-d’œuvre jetable, souligne dans un communiqué Christy Hoffman, secrétaire générale d’UNI Global Union, qui a publié fin septembre une étude sur les travailleurs de l’ombre de l’IA. Il est temps de tenir les titans de la Silicon Valley responsables des conditions dans leurs chaînes d’approvisionnement en IA. Les travailleurs de l’approvisionnement en données doivent être libres de s’organiser et de négocier pour rendre ces systèmes plus sûrs et plus équitables pour tout le monde. »

    Après son licenciement, Sonia Kgomo a choisi de se consacrer à plein temps à l’organisation des salariés de la tech, au sein d’#African_Tech_Workers_Rising, un projet soutenu par le syndicat kényan Communications Workers Union of Kenya et par la fédération internationale Uni Global Union. « En 2021, quand je suis arrivée, les travailleurs des plateformes ne parlaient pas du tout. Il y avait énormément de peur. On signait des accords de confidentialité qu’on ne comprenait pas vraiment, présentés comme des menaces. Alors on intégrait le fait que c’était normal de se taire comme on travaillait pour un service de renseignement, se souvient-elle. Aujourd’hui, on commence à avoir des travailleurs qui peuvent parler, certains rejoignent des #syndicats, et quelques sous-traitants – pas tous – acceptent la présence syndicale. Donc on est encore loin du compte, mais il y a des avancées. »

    Face au défaut d’encadrement juridique, la #Data_Labelers_Association, basée à Nairobi, doit dévoiler prochainement un #code_de_conduite à destination des plateformes d’annotation de données pour améliorer les conditions de travail.

    Pour le sociologue Antonio Casilli, le modèle des #sweatshops_numériques, ces ateliers de misère où les ordinateurs ont juste remplacé les machines à coudre, a encore de beaux jours devant lui. « Ces entreprises sont constamment en train de chercher des pays dans lesquels elles peuvent continuer à exploiter les travailleurs et à les payer très peu cher. Quand la situation s’est compliquée pour certaines d’entre elles au Kenya, elles sont parties en Ouganda ou au Ghana, ou encore au Bangladesh. » Une analyse partagée par Sonia Kgomo, qui appelle à « un mouvement de travailleurs du numérique à l’échelle du continent ».

    En attendant, ces travailleurs de l’ombre continuent de s’adapter. Malgré ses mésaventures récentes, Oluwaseun suit des cours d’annotation de données dans le but d’obtenir un emploi stable et mieux rémunéré auprès d’un grand acteur du secteur, comme « #xAI, l’entreprise d’Elon Musk », glisse-t-elle.

    https://www.rfi.fr/fr/afrique/20251206-en-afrique-des-petites-mains-du-num%C3%A9rique-toujours-aussi-pr%C3%A9c
    #AI #intelligence_artificielle #travail

  • « On m’a demandé de mentir à la justice » : le terrible aveu d’un policier dans l’affaire Angelina | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/161125/m-demande-de-mentir-la-justice-le-terrible-aveu-d-un-policier-dans-l-affai

    L’enquête pour identifier les policiers qui, en 2018, ont fracassé le crâne de la jeune femme à Marseille prend un virage décisif. Selon nos informations, des agents ont reconnu avoir été présents au moment des violences. L’un d’eux dénonce les pressions de sa hiérarchie et du syndicat Alliance pour couvrir ses collègues. Après ces révélations, deux policiers de la BAC ont été mis en examen le 14 novembre pour non-assistance à personne en danger.

    #police #violences_policières #syndicat_policier #impunité_de_la_police

    • Commentaire sur l’article Wikipédia sur l’agression :

      Article utile ?

      Bonjour , sans aller jusqu’à la demande de suppression , Wikipedia doit demeurer une encyclopédie ... Les performances d’une actrice porno ou les faits divers ont ils vraiment leur place sur Wiki... D’autant que « l’affaire » est en cours et que le procès n’est même pas terminé . A réfléchir .
      Publié par ~2025-34632-43 le 18 novembre 2025 à 16:36 (CET)

  • Nicolas Sarkozy reçu à l’Elysée avant son incarcération
    https://www.liberation.fr/politique/nicolas-sarkozy-recu-a-lelysee-avant-son-incarceration-20251020_LSLREQSLX

    Nicolas Sarkozy, qui doit être incarcéré mardi 21 octobre à la prison parisienne de la Santé, a été reçu vendredi par Emmanuel Macron à l’Elysée, a appris Libération. « Cela a bien été le cas », confirme l’Elysée, joint par notre journal, sans préciser dans l’immédiat les circonstances et le contenu de cet entretien.

    • S. Hé, Aldo, mon petit Geraldo, tu es venu, ça me fait chaud au cœur. Et tu m’as amené la guanciale per la cucina… viens que je t’embrasse. Et comment va la mamma ? Et les gars, ça va, ils te respectent, ou bien tout le monde est déjà en train de vouloir devenir il padrino à la place du padrino ?

      G. Don Sarko, les gars en bas parlent beaucoup, vous savez. Certains pensent que les temps changent.

      S. Les temps changent… mais les règles, elles, ne changent jamais. Tant que les gens mangent, prient, et paient… le monde tourne. [Lui tendant un café.] Bois. Le café, c’est sacré. Comme la parole d’un homme. Ça c’est Kadhafi qui me l’a appris. (Ah ah.)

    • En lisant l’article de libé à l’envers tu devines la pensée complexe de macron où plutôt ses contradictions.

      Celle-ci s’était déjà manifestée au printemps, après une autre condamnation de Nicolas Sarkozy – trois ans dont un ferme dans l’affaire Bismuth – susceptible d’entraîner son exclusion de l’ordre de la Légion d’honneur. Emmanuel Macron s’était alors déclaré opposé à cette mesure : « De mon point de vue, de là où je suis, je pense que ce ne serait pas une bonne décision. […] Je pense que c’est très important que […] les anciens présidents soient respectés », avait-il plaidé.

      Garant de l’indépendance de la justice, le chef de l’Etat n’a pas commenté la condamnation de son prédécesseur, sauf pour dénoncer les menaces dont les magistrats ont ensuite fait l’objet.

      Ils se contentaient donc de ménager la chèvre républicaine et le chou réactionnaire avec une délicatesse, un doigté qu’eût pu leur envier tel politicien de plus grande envergure ; député, sénateur, voire sous-secrétaire d’État ou ministre.
      Nico&Manu https://w.wiki/FkUB

    • Gérald Darmanin invité à 7h50 par B. Duhamel sur fRance-inter
      Incarcération de Nicolas Sarkozy : « J’irai le voir en prison », promet Gérald Darmanin . Qu’ils y aillent tous les deux, lui et le fils de Saint-Cricq et qu’ils y restent.
      https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-invite-de-7h50/l-invite-de-7h50-du-lundi-20-octobre-2025-4174730
      https://www.youtube.com/watch?v=3dzBKzO98Aw

      Vers un recours à la généalogie génétique

      Le ministre de la Justice annonce ce lundi vouloir inscrire dans la loi la possibilité d’avoir recours à la généalogie génétique. Jusqu’ici interdite en France mais très utilisée aux États-Unis par exemple, la généalogie génétique permet d’accéder à une immense base de données d’ADN enregistrées par des sociétés privés. L’objectif visé par le ministre de la Justice est de permettre d’élucider des « cold cases », ces crimes non résolus après des années d’enquête. "Il y a plus de 50 000 traces ADN dans le fichier du FNAEG, le fichier des délinquants sexuels et des auteurs d’homicide [Fichier national automatisé des empreintes génétiques], qui ne trouvent pas preneurs. Si nous autorisons dans la loi la généalogie génétique, alors nous pourrions résoudre une partie de ces crimes", estime #Gérald_Darmanin.

      L’ADN du sinistre et de l’ancien présipotent devrait aussi être dans ce fichier #FNAEG, celui du violeur en tout cas.

    • Visite de Gérald Darmanin à Nicolas Sarkozy en prison : les syndicats de magistrats dénoncent « une confusion des rôles »
      https://www.lanouvellerepublique.fr/a-la-une/visite-de-gerald-darmanin-a-nicolas-sarkozy-en-prison-les-syndi

      https://www.lemonde.fr/politique/article/2025/10/20/emmanuel-macron-a-recu-nicolas-sarkozy-a-l-elysee-avant-son-incarceration_66

      A la Santé, M. #Sarkozy devrait être installé seul dans l’une des 15 cellules de 9 mètres carrés du quartier de l’isolement. C’est le seul moyen d’éviter toute interaction avec d’autres détenus et d’assurer sa sécurité. Ses avocats déposeront immédiatement une demande de mise en liberté. La cour d’appel aura deux mois pour statuer, mais l’audience devrait intervenir plus rapidement.

      Nul doute que les juges auront à coeur de faire cesser le trouble à l’ordre public que constitue cette incarcération.

      edit

    • Ce qui attend Nicolas Sarkozy à la Santé : des VIP témoignent
      https://www.mediapart.fr/journal/france/201025/ce-qui-attend-nicolas-sarkozy-la-sante-des-vip-temoignent

      Choc carcéral, bruit incessant, règles ultra-contraignantes… Didier Schuller et Pierre Botton, qui ont été emprisonnés à la prison de la Santé, décrivent des conditions de détention difficiles à vivre pour les cols blancs, malgré leur statut privilégié.

      Les « cols blancs » semblent s’être très fortement raréfiés avec la disparition des ouvriers.

    • Sarkozy reçu à l’Élysée, le Syndicat de la magistrature s’insurge
      https://www.mediapart.fr/journal/france/211025/nicolas-sarkozy-incarcere-la-journee-en-direct

      « Une atteinte à l’indépendance de la justice ne vient donc jamais seule », déplore le #Syndicat_de_la_magistrature (SM), après la réception de Nicolas Sarkozy par Emmanuel Macron à l’Élysée, et avant la visite de #Gérald_Darmanin au détenu Sarkozy à la Santé. « Peu de détenus peuvent compter sur de tels soutiens. »

      « Ces deux prises de position publiques témoignent d’une confusion des rôles inacceptable dans un #État_de_droit. En effet, ni le président de la République, garant de l’indépendance de la justice, ni le garde des Sceaux ne peuvent ignorer le poids de leur soutien dans une procédure en cours et les pressions qu’ils font peser sur celles et ceux chargé·es de rendre la justice dans un contexte d’ores et déjà hostile », tance le SM.

      « Rappelons que, dès demain, Nicolas Sarkozy pourra faire des demandes de mise en liberté et que celles-ci seront notamment traitées par des magistrat·es du parquet, placé·es sous l’autorité hiérarchique du garde des Sceaux. Nul besoin d’instructions individuelles lorsque celui-ci évoque l’emprisonnement de son “mentor” avec “beaucoup de tristesse” », poursuit le syndicat classé à gauche.

      « Rappelons que ces demandes de mise en liberté ainsi que l’affaire en appel seront tranchées par des juges sans cesse attaqué·es dans leur office. Compte tenu des menaces qui pèsent contre les magistrat·es jusque dans leur intégrité physique, en particulier dans les affaires politico-financières, ce soutien à l’une des parties au procès est à l’opposé de ce que nous sommes en droit d’attendre du président de la République et du garde des Sceaux. »

      « Enfin, rappelle le syndicat, dans un État de droit, la loi doit être la même pour toutes et tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. 83 516 détenus sont incarcérés au 1er octobre 2025, pour beaucoup dans des conditions indignes. »

    • Maison d’arrêt de Paris – La Santé. DISP Paris - Ile de France
      pour un parloir avec le nouveau VIP incarcéré : Téléphone (standard & parloirs) : 01 86 21 80 20
      https://oip.org/etablissement/maison-darret-de-paris-la-sante
      L’univers carcéral d’un prisonnier lambda, ce qui ne sera pas le cas de Nagy-Bocsa - 6ème président de la Ve République française -incarcéré ce jour à la maison d’arrêt de LA Santé à Paris.
      https://oip.org/temoignage/fresnes-dans-les-coulisses-dune-visite-extra-ordinaire

      Détenu à Fresnes entre 2015 et 2017, M. T. a fait condamner l’établissement pour ses cours de promenade indignes. Afin de prendre la mesure de la situation et des travaux qu’il convient de réaliser, les magistrats ont décidé de se rendre sur place. L’ancien détenu repasse avec eux les portes de la prison, cette fois en homme libre, et en position de demander des comptes à l’administration pénitentiaire. Récit d’une visite exceptionnelle.

      #OIP #prison #Fresnes

  • La stratégie perdante de l’intersyndicale
    https://lvsl.fr/la-strategie-perdante-de-lintersyndicale

    En sacralisant l’unité syndicale et le « dialogue social », les #syndicats ont fait échouer le mouvement social de la rentrée avec leur stratégie perdante de « #grève perlée ». Alors que la base syndicale a su forger de nouvelles alliances ces dernières années, les directions se refusent toujours à toute introspection.

    #Politique #CFDT #CGT #FO #intersyndicale #Macron #manifestation #Marylise_Léon #Sophie_Binet

  • Le mythe de « l’unité patronale », carburant de la puissance du #MEDEF
    https://lvsl.fr/le-mythe-de-lunite-patronale-carburant-de-la-puissance-du-medef

    Derrière la posture victimaire permanente du MEDEF se cache un récit soigneusement construit : celui de « l’unité patronale ». En présentant « l’entreprise » ou « le #patronat » comme un tout cohérent, ce propos sert les grandes firmes financiarisées, au détriment des petites et moyennes entreprises, souvent bien ancrées localement. Un mythe qui fonctionne comme une arme politique, justifiant les rentes colossales issues des aides publiques et visant à neutraliser les conflits internes au monde de l’entreprise.

    #Économie #budget #CPME #dialogue_social #entreprise #impôts #Multinationales #Patrick_Martin #patrons #PME #syndicat

  • Librarians Are Being Asked to Find AI-Hallucinated Books
    https://www.404media.co/librarians-are-being-asked-to-find-ai-hallucinated-books

    Reference #librarian Eddie Kristan said lenders at the library where he works have been asking him to find books that don’t exist without realizing they were #hallucinated by AI ever since the release of #GPT-3.5 in late 2022. But the problem escalated over the summer after fielding patron requests for the same fake book titles from real authors—the consequences of an AI-generated summer reading list circulated in special editions of the Chicago Sun-Times and The Philadelphia Inquirer earlier this year. At the time, the freelancer told 404 Media he used #AI to produce the list without #fact_checking outputs before #syndication.

    (...)

    Taylor and colleagues have found #RAG doesn’t really help improve the accuracy of AI-generated summaries through beta testing AI tools in library tech for companies like Clarivate, Elsevier and EBSCO

    (...)

    The problem with that in a university #library is we’re trying to teach those #skills but we have tools that negate that necessity. And because those tools don’t work well, you’ve not learned the skill and you’re still getting crap results, so you’re never going to get better results because you didn’t learn the skill.

  • L’intersyndicale propose une nouvelle grève le 2 octobre
    https://bellaciao.org/L-intersyndicale-propose-une-nouvelle-greve-le-2-octobre

    Les huit confédérations syndicales (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, FSU, Solidaires) étaient reçues ce mercredi à Matignon. Malgré les journées de mobilisations du 10 et 18 septembre et la censure de François Bayrou, son successeur, Sébastien Lecornu, s’accroche aux mesures austéritaires. Les #Syndicats mettent sur la table une nouvelle grève pour le 2 octobre. « On attendait des réponses claires mais aucune n’a été apportée, pour l’intersyndicale le compte n’y est pas. Aucune piste du (…) #Contributions

    / #Manifestations, #Grèves, Syndicats

  • 18 SEPTEMBRE : LA GREVE ET LA MOBILISATION DOIVENT ETRE MASSIVES !
    https://bellaciao.org/18-SEPTEMBRE-LA-GREVE-ET-LA-MOBILISATION-DOIVENT-ETRE-MASSIVES

    Le succès des mobilisations du 10 septembre est une première étape importante contre la politique d’austérité et la casse de nos droits sociaux orchestrés par les gouvernements successifs. Nos combats ne sont pas pour autant gagnés ! La nomination de S. Lecornu à Matignon n’est pas le signe d’une rupture mais la continuité de la même politique qui a conduit à cette crise démocratique et cette situation sociale catastrophique. Enseignant·es artistiques, artistes, animateur·rices, (…) #Contributions

    / #Syndicats, #Manifestations, #Grèves, #Paris_-_IDF

  • Mardi 22 juillet 2025 à Gaza : plus de 85 morts, un nouveau-né meurt de malnutrition à Gaza
    23 juillet 2025 | - IMEMC News
    https://imemc.org/article/tuesday-dozens-killed-newborn-dies-from-malnutrition-in-gaza

    Mardi, 655e jour du génocide en cours à Gaza, les forces d’occupation israéliennes ont intensifié leurs attaques dans toute la bande de Gaza, visant les civils déplacés et les personnes à la recherche de nourriture. Les bombardements ont fait au moins 85 morts et des dizaines de blessés.

    Des sources médicales ont confirmé la mort de quatre Palestiniens, dont deux nouveau-nés et un enfant, des suites d’une malnutrition sévère.

    31 des personnes tuées aujourd’hui ont été abattues dans les « arènes de gladiateurs » mises en place par la société américaine GHF, où des Palestiniens affamés sont contraints d’attendre des heures sous un soleil de plomb pour se battre pour une petite quantité d’aide alimentaire, tout en étant pris pour cible par des soldats israéliens et des mercenaires américains.

    Mardi, dans la ville de Gaza, les forces israéliennes ont tué 15 Palestiniens, dont six enfants et un ambulancier, après avoir bombardé une maison appartenant à la famille Moshtaha dans le nord-ouest de la ville.
    Selon des sources médicales, l’attaque a fait de nombreux blessés en raison de la présence de dizaines de tentes abritant des familles déplacées à proximité et autour de la maison visée. L’assaut a également détruit une ambulance garée devant la résidence.

    Au moins 70 Palestiniens ont été tués dans différentes parties de Gaza pendant la journée et tôt le matin mardi.
    Dans le quartier de Nasr, à l’ouest de la ville de Gaza, cinq Palestiniens ont été tués et d’autres blessés lors d’un bombardement israélien.
    12 civils qui attendaient des convois d’aide au nord-ouest de Beit Lahia ont été tués lors d’une autre frappe israélienne.
    Une attaque de drone dans le quartier d’al-Tuffah, à l’est, a tué un civil, tandis que sept autres, dont trois enfants, ont été tués dans une frappe distincte qui visait un groupe de civils dans la région d’al-Zeitoun, au sud-est de la ville.
    Les forces israéliennes ont également bombardé des tentes abritant des familles déplacées dans le camp de réfugiés d’al-Shati, à l’ouest de la ville de Gaza, tuant 16 civils, dont des femmes et des enfants, et en blessant plus de 25.

    Les victimes ont été transportées à l’hôpital al-Shifa, dans l’ouest de Gaza, où le personnel médical a décrit leurs corps comme démembrés en raison de l’impact direct de deux obus d’artillerie sur des tentes abritant des civils affamés pendant leur sommeil.

    – Ailleurs, un jeune homme a été tué alors qu’il attendait de l’aide à l’est du carrefour de Nabulsi, à l’ouest de Gaza. Quatre autres personnes sont mortes après qu’un drone israélien a largué un explosif près de l’école al-Hurriya, qui abritait des familles déplacées à al-Zeitoun.
    Deux enfants ont également été tués dans une frappe aérienne israélienne visant la zone de Be’er al-Na’ja, dans le nord de Gaza .

    Les forces israéliennes ont continué à démolir des immeubles résidentiels dans l’est de la ville de Gaza.

    Dans le centre de Gaza, deux civils, dont un enfant, ont été tués et plusieurs autres blessés lors d’une frappe à l’ouest de l’école Abu Helou, dans le camp de réfugiés d’al-Bureij.
    Huit autres civils ont été tués lors d’un bombardement intensif sur des zones de Deir al-Balah, parallèlement à une invasion terrestre des troupes israéliennes au sud de la ville.

    Les tirs israéliens ont également tué cinq autres civils qui attendaient de l’aide près du carrefour d’al-Shuhada. À al-Bureij, deux frères ont été tués par une frappe israélienne sur le bloc 12.

    Dans le sud de la bande de Gaza, trois civils ont été tués par des tirs israéliens près du rond-point d’Abu Hmeid, dans le centre de Khan Younis.
    Deux civils qui attendaient de l’aide ont été tués à l’ouest de Rafah.

    22 juillet 2025 à 23h52 : Au cours des dernières 72 heures, 21 enfants sont morts de malnutrition et de famine dans différentes zones de la bande de Gaza. Ces décès ont été signalés dans des hôpitaux de Gaza, à l’hôpital Al-Aqsa Martyrs de Deir al-Balah et à l’hôpital Nasser de Khan Yunis.

    Actuellement, 900 000 enfants à Gaza souffrent de la faim, dont 70 000 sont entrés en phase de malnutrition.

    Mardi également, le Conseil de la Ligue des États arabes a appelé la communauté internationale à prendre des mesures immédiates pour mettre fin à l’agression israélienne contre la bande de Gaza, reconnaître la catastrophe et la famine qui y règnent, lever le siège imposé à la bande de Gaza et garantir l’acheminement de l’aide. Le Conseil a également demandé aux deux membres non permanents arabes du Conseil de sécurité, l’Algérie et la Somalie, de continuer à œuvrer pour la tenue d’une session d’urgence du Conseil de sécurité afin d’adopter une résolution obligeant Israël à mettre fin au siège imposé à Gaza et à autoriser l’entrée de l’aide humanitaire.

    La résolution condamne Israël, puissance d’occupation illégale, pour avoir transformé la bande de Gaza en zone de famine, soumis le peuple palestinien à des conditions mortelles et utilisé la famine comme arme de guerre, une forme de génocide contre le peuple palestinien.

    Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits humains, Volker Türk, a averti que l’expansion des opérations militaires israéliennes dans le centre de la bande de Gaza, en particulier au sud-ouest de Deir al-Balah, augmente considérablement le risque de violations graves du droit international, notamment d’exécutions extrajudiciaires et de déplacements forcés. Il a noté qu’Israël continue d’étrangler les zones restantes de la bande de Gaza par des frappes systématiques visant des civils et des infrastructures humanitaires.

    Dans une déclaration publiée mardi, M. Türk a déclaré que les frappes aériennes et les opérations terrestres « entraîneront inévitablement davantage de victimes civiles et la destruction de maisons, d’installations médicales, d’abris et d’équipements communautaires ». Il a averti que les civils, qui ont été déplacés à plusieurs reprises ces derniers mois, « sont à nouveau contraints de fuir des zones qui avaient été complètement évacuées, vers des zones géographiques qui ont pratiquement disparu, où des centaines de milliers de personnes sont entassées dans des conditions humanitaires impossibles ».

    Les #syndicats professionnels palestiniens et les fédérations populaires ont lancé mardi un appel urgent aux syndicats professionnels du monde entier et aux institutions internationales pour mettre fin à la politique systématique d’affamement pratiquée par les autorités d’occupation israéliennes contre notre peuple dans la bande de Gaza. La déclaration a été signée par les présidents et secrétaires généraux des syndicats suivants : l’Association du barreau, l’Association des journalistes, l’Association des ingénieurs, l’Association des médecins, l’Association des enseignants, l’Association des ingénieurs agronomes, l’Union des femmes, l’Association de médecine vétérinaire, ainsi que par un certain nombre de personnalités syndicales et de défenseurs des droits humains.

    Ils ont appelé à la mobilisation des syndicats du monde entier pour mettre fin à ce crime en cours et ont exhorté les institutions internationales de défense des droits humains et humanitaires à assumer leurs responsabilités juridiques et morales.

    17 h 05
    Un correspondant de l’agence de presse Wafa a déclaré que c inq Palestiniens, dont trois enfants, ont été tués lorsque des avions israéliens ont pris pour cible des civils près de la mosquée Ali Ibn Abi Talib, dans le quartier de Zeitoun, à Gaza.
    Cela porte à 45 le nombre de morts dans la bande de Gaza depuis l’aube aujourd’hui, dont 7 bénéficiaires de l’aide humanitaire.

    Mise à jour à partir du rapport de 11 h 52
    Sept Palestiniens ont été tués et des dizaines d’autres blessés mardi à la suite de frappes israéliennes sur Khan Younis, Rafah et Al-Bureij, dans le sud et le centre de Gaza.
    Trois civils ont été tués lorsque des tirs d’artillerie israéliens ont frappé la zone autour du rond-point Abu Humaid, dans le centre de Khan Younis , alors que d’intenses opérations militaires se poursuivaient dans toute l’enclave.
    – D ans le camp de réfugiés d’Al-Bureij , une frappe aérienne a visé une maison appartenant à la famille Abu Sill, tuant les frères et sœurs Bashar Kamal Abu Sill et Bayan Kamal Abu Sill . Plusieurs autres personnes ont été blessées dans ce que les habitants ont qualifié de nouveau massacre venant s’ajouter au bilan croissant des victimes civiles.
    Deux Palestiniens, Mohammad Mazen Basaleh et Amer Sami Al-Suwairki, ont été tués par balle près du centre de distribution d’aide humanitaire de Shakoush, au nord de Rafah , lorsque les forces israéliennes ont ouvert le feu sur des personnes qui cherchaient de l’aide.

    Selon des sources médicales, plus de 45 Palestiniens ont été tués depuis l’aube et des dizaines d’autres blessés, dont des enfants et sept personnes qui cherchaient de la nourriture.

    Treize Palestiniens ont été tués et plus de 25 blessés lorsque l’artillerie israélienne a bombardé des tentes abritant des familles déplacées dans le camp de réfugiés d’Al-Shati, à l’ouest de la ville de Gaza, peu avant l’aube.

    Le génocide continue de faire des victimes dans un contexte de déplacements croissants et d’insécurité alimentaire croissante. Le blocus a créé des conditions dans lesquelles la famine est désormais l’une des principales causes de décès.

    À Khan Younis, des sources médicales ont rapporté que deux nouveau-nés, Yousef Al-Safadi, âgé de seulement 40 jours, originaire du nord de Gaza, et Abdul-Hamid Al-Ghalban, originaire de Khan Younis, dans le sud, sont morts des suites d’une malnutrition sévère et de la famine. Dans le nord de Gaza, un enfant, Ahmad Al-Hasanat, est également mort après avoir reçu du mannitol. Un autre décès dû à la malnutrition et à la déshydratation a également été signalé.

    Les hôpitaux de la bande de Gaza accueillent actuellement des centaines de patients de tous âges souffrant de famine et de malnutrition aiguë, dont beaucoup sont dans un état critique.

    Les équipes médicales signalent des cas d’épuisement extrême et de perte de mémoire liés à une privation alimentaire prolongée. Le système de santé est débordé, avec une grave pénurie de lits et de médicaments pour traiter le nombre croissant de patients souffrant de malnutrition.

    Au moins 17 000 enfants souffrent actuellement de malnutrition aiguë. Certains patients souffrent de troubles cognitifs et de fatigue causés par la famine, tandis que les infrastructures médicales restent incapables de faire face à l’aggravation de la crise.

    Le directeur du complexe médical Al-Shifa a révélé à Al-Jazeera que les autorités israéliennes restreignent sévèrement les livraisons de carburant à l’hôpital, qualifiant le système d’approvisionnement de « goutte-à-goutte ».

    Cette grave pénurie a contraint l’établissement à fermer son service de dialyse afin de préserver ses réserves de carburant qui s’amenuisent.

    Les services hospitaliers fonctionnent désormais bien au-delà de leur capacité, avec un taux d’occupation des lits supérieur à 250 %. Le personnel médical est épuisé physiquement et émotionnellement, après avoir travaillé sans relâche pendant des jours.

    Plusieurs membres de l’équipe ont eux-mêmes été admis à l’hôpital en raison d’une fatigue extrême et de malnutrition.

    Le directeur a exprimé sa profonde inquiétude suite à l’ arrestation récente du Dr Marwan Al-Hams , la qualifiant de campagne systématique visant les professionnels de santé de Gaza.

    Le sort du médecin reste inconnu et le personnel craint pour sa sécurité après que des rapports ont indiqué que les forces israéliennes avaient tiré sur lui lors de son arrestation.

    Avec des ressources poussées à leur limite, l’hôpital n’a guère plus à offrir aux patients souffrant de malnutrition que des solutions intraveineuses de base.

    Le directeur a souligné que la détention du Dr Al-Hams n’était pas un incident isolé, mais s’inscrivait dans un contexte plus large d’intimidation et de perturbation visant le personnel médical.

    Malgré l’escalade des menaces, le directeur a réaffirmé la détermination de l’hôpital à rester opérationnel. « Nous n’abandonnerons pas nos postes », a-t-il déclaré. « Nous continuerons à soigner nos patients et les blessés, quel qu’en soit le prix. »

    L’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (#UNRWA) avait précédemment averti que les taux de malnutrition chez les enfants de moins de cinq ans avaient doublé entre mars et juin en raison du siège israélien en cours.

    Les cliniques et les dispensaires de l’UNRWA ont effectué près de 74 000 dépistages de carences nutritionnelles chez les enfants au cours de cette période, diagnostiquant environ 5 500 cas de malnutrition aiguë sévère et plus de 800 cas critiques.

    Le directeur de la Société palestinienne de secours médical (PMRS) a lancé un avertissement alarmant concernant le risque de mort massive due à la famine. S’adressant à Al Jazeera, il a déclaré que Gaza était entrée dans une phase critique et que de nombreux décès étaient à prévoir, en particulier parmi les femmes et les enfants. Il a signalé une augmentation du nombre de patients souffrant de malnutrition sévère arrivant dans les centres de santé.

    Parmi les personnes les plus vulnérables figurent 60 000 femmes enceintes souffrant de famine aiguë et de carences nutritionnelles.

    À Deir al-Balah, deux Palestiniens ont été tués et plusieurs autres blessés lorsque les forces israéliennes ont bombardé le quartier d’al-Haker. Les équipes médicales ont également récupéré les corps de deux Palestiniens tués lors d’une précédente frappe aérienne.

    Dans la ville de Gaza, l’armée a bombardé des tentes abritant des familles déplacées dans le camp d’Al-Shati, tuant au moins six personnes, dont des enfants et des femmes, et en blessant des dizaines d’autres.
    https://imemc.org/wp-content/uploads/2025/07/QeNsX_5J3bh6V-s.mp4?_=2

    D’autres attaques ont visé le quartier de Tuffah et l’est de Jabalia, dans le nord de Gaza, ainsi que le centre de Gaza, qui a été lourdement bombardé.

    L’armée a également continué à piéger et à faire exploser des bâtiments résidentiels dans tout le nord de Gaza, rasant des quartiers entiers.

    Plus au sud, des sources médicales ont rapporté que sept Palestiniens ont été tués et plusieurs blessés lorsque des soldats israéliens ont ouvert le feu sur des civils qui attendaient de la nourriture et de l’aide humanitaire. La nuit précédente, treize autres personnes ont été tuées dans la même zone par des soldats de l’occupation.

    Plus de 1 021 Palestiniens ont été tués et au moins 6 511 blessés dans des attaques similaires depuis le 27 mai 2025, date à laquelle les arènes ont été créées par la société #GHF Corporation, basée dans le Delaware (dont les sources de financement sont obscures et qui entretient des liens financiers directs avec Donald Trump).

    Ces dernières semaines, les principales victimes des attaques israéliennes à Gaza ont été des personnes affamées cherchant de la nourriture pour leurs familles, abattues dans des arènes de gladiateurs dignes de « Hunger Games » mises en place par la société américaine GHF, dont le directeur, Johnnie Moore, est un pasteur évangélique qui croit au « sionisme chrétien », une secte apocalyptique dont le but est de débarrasser la Palestine de tous les Palestiniens afin de provoquer « l’Armageddon/l’Apocalypse/l’Enlèvement » dans une interprétation bizarre et erronée de la Bible chrétienne.

    À cette fin, la société GHF a mis en place quatre arènes de gladiateurs (remplaçant un réseau de distribution de plus de 400 sites d’aide humanitaire, établi par les Nations unies il y a plusieurs décennies dans le contexte du siège et de la campagne de famine menés par Israël en 2006), où les Palestiniens affamés doivent se rendre et attendre pendant des heures sous un soleil de plomb tandis que des mercenaires américains et des soldats israéliens leur aboient des ordres en anglais et en hébreu (rarement en arabe) et que, lorsqu’ils n’obéissent pas immédiatement, ils sont abattus.

    Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a déclaré que la situation humanitaire à Gaza est inacceptable, qualifiant les événements qui se déroulent actuellement de scandale qui doit cesser immédiatement. Il a souligné l’urgence de mettre fin à la campagne militaire israélienne et a appelé à la responsabilité internationale.
    M. Barrot a exigé que les journalistes soient autorisés à entrer à Gaza afin de documenter la réalité sur le terrain et de révéler l’ampleur des souffrances endurées par la population. Il a souligné que la liberté de la presse est essentielle pour exposer ce qui se passe.
    Condamnant la dernière offensive terrestre israélienne, le ministre a déclaré qu’il n’y avait plus aucune justification pour l’assaut contre Gaza, signalant l’inquiétude croissante de la #France face à l’intensification de la violence et à l’effondrement humanitaire.

    Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (#OCHA) a déclaré que la situation dans la bande de Gaza avait atteint un niveau de crise sans précédent.
    L’enclave est confrontée à de graves pénuries alimentaires et à une augmentation des taux de malnutrition, tandis que l’aide qui parvient dans la région reste insuffisante pour répondre aux besoins fondamentaux.

    Les survivants des bombardements en cours sont désormais confrontés à une autre menace terrible : la famine. Environ 2,1 millions d’habitants sont confinés sur seulement 12 % du territoire de Gaza, avec un accès limité à la nourriture, à l’eau potable et à des abris. La surpopulation et la pénurie aggravent chaque jour les souffrances humaines.

    Les hôpitaux, déjà débordés par les vagues successives de blessés, sont en train de s’effondrer sous la pression. Beaucoup fonctionnent sans fournitures essentielles, ce qui met encore plus à rude épreuve un système de santé déjà dévasté.

    Depuis le 7 octobre 2023, les attaques israéliennes ont fait au moins 59 029 morts parmi les citoyens palestiniens, dont la plupart sont des enfants et des femmes, et 142 135 blessés, selon un bilan préliminaire, alors qu’un grand nombre de victimes restent sous les décombres et dans les rues, les équipes de secours et les ambulances étant totalement incapables de les atteindre en raison des attaques directes et continues visant la population civile palestinienne.
    Publié pour la première fois le 22 juillet 2025 à 10h48

    #Génocide #Bilan

    • Principaux événements du mardi 22 juillet 2025 23:51 BST | Middle East Eye
      https://www.middleeasteye.net/live-blog/live-blog-update/evening-recap-486

      - Plus de 1 000 Palestiniens ont été tués par les forces israéliennes alors qu’ils tentaient d’accéder à de la nourriture à Gaza depuis le début des opérations de la Gaza Humanitarian Foundation, soutenue par les États-Unis et Israël, a déclaré mardi l’ONU.

      – Le nombre de personnes décédées de famine et de malnutrition à Gaza est passé à 101, selon le ministère de la Santé du territoire.

      – Le Programme alimentaire mondial (PAM) affirme que la famine à Gaza a atteint des niveaux alarmants, un tiers de la population étant privé de nourriture pendant plusieurs jours en raison du blocus israélien.

      – Le plus haut responsable catholique en Terre Sainte, Pierbatista Pizzaballa, a qualifié la crise humanitaire à Gaza de « moralement inacceptable » après une visite dans l’enclave assiégée.

      – Le Jihad islamique palestinien (JIP) a annoncé mardi avoir perdu le contact avec ses propres gardes qui détiennent un soldat israélien, Rom Braslavski, captif à Gaza.

      – L’administration Trump a annoncé qu’elle se retirerait de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) parce que l’agence a admis la Palestine comme membre.

    • Résumé au matin du mercredi 23 juillet 2025, 05h33 BST | Middle East Eye,
      https://www.middleeasteye.net/live-blog/live-blog-update/morning-recap-102?nid=425676&topic=Israel%2527s%2520war%2520on%2520Ga

      Voici les dernières informations concernant la guerre menée par Israël contre Gaza :
      • Le bureau des droits humains de l’ONU a déclaré mardi que les forces israéliennes ont tué plus de 1 000 Palestiniens depuis mai alors qu’ils tentaient d’accéder à l’aide alimentaire à Gaza.

      • Les hôpitaux de Gaza ont enregistré 15 décès dus à la famine et à la malnutrition en 24 heures, dont quatre enfants, dans le contexte du blocus en cours.

      • Les frappes israéliennes ont tué 72 Palestiniens et blessé 376 autres au cours de la dernière journée, selon le ministère de la Santé de Gaza.

      • Le New York Post a rapporté que Donald Trump retirera les États-Unis de l’UNESCO dans les deux ans suivant leur réintégration, accusant l’agence de partialité anti-américaine et anti-israélienne.

  • Bas-Rhin : Force Ouvrière invite le RN, la CGT s’y oppose et se fait virer
    https://www.blast-info.fr/articles/2025/bas-rhin-force-ouvriere-invite-le-rn-la-cgt-sy-oppose-et-se-fait-virer-2B

    Comment un député du parti d’extrême droite a-t-il pu se retrouver au milieu d’une tribune syndicale, aux côtés du numéro un du troisième syndicat français, FO ? A en croire Théo Bernhardt, sa présence n’a jamais posé problème aux syndicalistes de BDR Thermea [usine de pompes à chaleur dont la direction a annoncé 320 suppressions de postes le 21 mai]. « Quand j’ai appris le plan de licenciement, explique-t-il à Blast, via des contacts au sein de l’entreprise, j’ai joint l’intersyndicale, composée de FO, la CGC et la CGT et je les ai rencontrés quelques jours plus tard. Ils ont chaleureusement accueilli mon soutien. Lorsqu’ils ont annoncé une manifestation pour le 5 juillet, j’ai publiquement fait savoir que je m’y rendrais. » De nombreux élus locaux font de même, et l’intersyndicale prévoit, en fin de manifestation, des prises de parole des différents soutiens. Dont Théo Bernhardt.

    L’information remonte jusqu’aux sièges parisiens des confédérations. « Il n’y a qu’à la CGT que cela a posé problème », affirme le député. Lazarus et Kern, les délégués de FO et de la CGC, confirment n’avoir eu aucune remarque de leurs confédérations. Mais à la CGT, ça coince. « Nous sommes absolument intransigeants avec l’extrême droite, et il n’est pas question pour nous de partager une tribune avec un député RN », martèle Laurent Feisthauer [secrétaire de l’union départementale CGT du Bas-Rhin]. « Notre direction a fait connaître son opposition catégorique à notre délégué dans l’entreprise, Olivier Weiss. Ce dernier appelle alors Théo Bernhardt pour lui dire qu’il n’y aura aucune prise de parole politique, et qu’il ne s’exprimerait donc pas à a tribune. »

    [...] Mais le reste de l’intersyndicale n’est pas d’accord : « Weiss lui-même n’était pas opposé à la présence de Bernhardt, mais nous a dit que c’était délicat vis-à-vis de sa confédération. Mais dans l’usine, les salariés gueulaient et ne comprenaient pas que l’on ne donne pas la parole au RN, alors que ce député nous soutenait. Nous l’avons alors convaincu de désobéir à sa direction ». Le 2 juillet, Théo Bernhardt s’en félicite : « Je serai bien présent parmi vous le samedi 5 juillet. »

    [...] Quoi qu’il en soit, l’affaire, sans précédent, illustre le fossé qui sépare les positions de principe très hostiles à l’extrême droite des directions des centrale syndicales et la réalité du terrain. [Feisthauer, CGT :] « Notre ligne intransigeante, c’est vrai, est parfois difficile à faire respecter localement. Certains délégués savent que dans leur entreprise cette ligne est impopulaire. Et il peut y avoir çà et là, y compris chez nous, des délégués qui ont des sympathies pour le RN. Quand cela apparaît publiquement, nous les excluons. »

    Il y a quelques précédents connus, comme Fabien Engelman, maire RN d’Hayange depuis 2014. En octobre 2010, il est secrétaire de la section CGT des fonctionnaires territoriaux de la commune de Nilvange (Moselle) lorsqu’il rejoint le Front national (futur RN). En mars 2011, il est exclu de la CGT, ainsi que les 26 membres de sa section de Nilvange, qui avaient refusé de le désavouer. « La CGT, comme Solidaires, la FSU, la CFDT et, de plus en plus l’UNSA, ont une ligne extrêmement claire vis à vis de l’extrême droite », explique Arnaud Benoist, syndicaliste à Solidaires et adhérent de VISA (Vigilance syndicale antifasciste, créée en 1996, qui compte plus de 300 adhérents). « Les autres syndicats ont une ligne plus fluctuante, arguant du caractère apolitique de leur organisation. C’est le cas de FO, ce qui n’empêche pas que nous avons néanmoins des adhérents à FO. »

    #syndicats #partis #FO #CGT #CGC #RN

    • Quels effets de l’adhésion syndicale sur le vote ? - Focus sur les élections législatives de 2024
      https://silogora.org/quels-effets-de-ladhesion-syndicale-sur-le-vote

      Ainsi, et contrairement à ce qu’on observe dans d’autres pays européens, la relation entre adhésion syndicale et comportement électoral n’est pas plus faible parmi les travailleurs et travailleuses des classes populaires. Elle est même plus importante en ce qui concerne le vote RN : au sein des classes populaires, l’adhésion syndicale fonctionne donc encore souvent un rempart face au vote RN, même si ces données électorales attestent aussi d’une pénétration incontestable de ce vote dans leurs rangs militants.