• Frustration et colère dans les rues syriennes

    Les manifestations sont généralisées, mais restent principalement locales

    Après 14 ans de guerre civile, la dictature d’Assad en Syrie a pris fin fin 2024. Depuis lors, le rétablissement de la sécurité économique et sociale pour la majorité de la population tarde à se concrétiser, l’inflation fait rage et le programme de reconstruction du nouveau gouvernement profite avant tout aux riches. En réaction, on a assisté cette année à une recrudescence des manifestations, comme Joseph Daher le rapporte.

    Depuis le début de l’année, les manifestations et les grèves se sont multipliées dans toute la Syrie. Les revendications vont d’une participation politique accrue et de droits démocratiques [1. On peut citer, à titre d’exemple, les deux sit-in organisés par le « Rassemblement du 17 avril » à Damas en avril et en juin, sous la bannière « Droits et dignité ». Leurs revendications comprenaient notamment : un engagement des autorités de transition à remplir leurs devoirs et à exercer leurs pouvoirs dans la conduite du processus de transition ; à œuvrer en faveur d’une véritable transition politique fondée sur un dialogue national inclusif débouchant sur des élections ; la mise en œuvre du processus de justice transitionnelle et la traduction en justice des auteurs de crimes ; le rejet de la pérennisation du régime d’Assad et de la réhabilitation de ses figures ; l’élargissement de la participation politique par le biais d’élections libres aux conseils locaux et aux syndicats ; le renforcement du rôle des partis politiques et le rejet de la monopolisation du pouvoir par une entité ou une faction quelconque ; la mise en place d’une bonne gouvernance fondée sur la compétence, l’intégrité et la transparence ; la fin du chaos entourant les nominations et la répartition du pouvoir ; la lutte contre la corruption ; la criminalisation des discours sectaires ; et la garantie d’un système judiciaire indépendant, transparent et équitable] à la condamnation des agissements et des violations commis par les forces d’occupation israéliennes dans la région de Quneitra, en passant par le droit à l’éducation à Suwayda [2. Une campagne a été lancée en mai 2026 dans le gouvernorat de Suwayda afin de garantir à des milliers d’élèves le droit de passer leurs examens de fin d’études secondaires dans ce gouvernorat, dans un environnement sûr et stable. Les autorités de Damas s’y sont jusqu’à présent opposées, exigeant que les élèves se rendent à Damas pour passer leurs examens].

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/18/frustration-et-colere-dans-les-rues-syriennes

    #syrie

  • La réinvention d’un système esclavagiste en Syrie

    Il y a des moments dans l’histoire où le silence n’est pas une neutralité, mais une complicité. Ce qui se construit aujourd’hui en Syrie n’est pas une simple reproduction de l’autoritarisme, mais la résurrection d’un système d’esclavage dont l’humanité était censée s’être débarrassée au début du siècle dernier. Ce système s’appuie sur l’idéologie d’Al-Qaïda et des courants salafistes-jihadistes, à travers la reconstruction d’un émirat islamique comme alternative à la République, avec le soutien direct des États-Unis et de l’Europe, ainsi que de puissances régionales comme l’Arabie saoudite, la Turquie et le Qatar.

    Au lieu de refermer le dossier d’Al-Qaïda en Syrie, on procède à son recyclage en tant qu’autorité de fait, ou comme « meilleure option disponible », afin de bâtir l’État sur l’obéissance, l’exclusion et la déshumanisation de larges segments de la société.

    Ce texte ne vise pas une description politique conjoncturelle, mais cherche à déconstruire la structure idéologique profonde qui gouverne les pratiques de cette autorité, et à anticiper ses effets sur la société syrienne, notamment en ce qui concerne sa relation aux groupes religieux et confessionnels qui ne s’inscrivent pas, selon sa définition « légale » (chari‘a), dans la société musulmane.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/07/la-reinvention-dun-systeme-esclavagiste-en-syr

    #syrie

  • Luxembourg : des Syriens manifestent devant les services de l’immigration - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/72705/luxembourg--des-syriens-manifestent-devant-les-services-de-limmigratio

    Luxembourg : des Syriens manifestent devant les services de l’immigration
    Par Maïa Courtois Publié le : 30/07/2026
    Des dizaines de Syriens ont manifesté mercredi midi devant la Direction de l’immigration, dans la capitale du Luxembourg. Il s’agit de leur cinquième manifestation contre les délais de traitement de leurs dossiers d’asile ou de regroupement familial qui ne cessent de s’allonger. Le tout dans un contexte tendu, après les révélations sur un vaste réseau de fraude au sein des services de l’immigration début juillet.Plusieurs dizaines de demandeurs d’asile syriens se sont réunis, ce mercredi midi, face au bâtiment de la Direction de l’immigration, dans la capitale du Luxembourg. Les manifestants revendiquaient l’accélération du traitement des dossiers d’asile et du regroupement familial. Mais aussi une facilitation d’octroi des permis de travail et la fin des « mauvais traitements » de l’administration, liste l’organisation SoriiaLina, à l’initiative du rassemblement.
    « Ces délais vont à l’encontre de la loi, qui prévoit un traitement en six mois, et jusqu’à 21 mois maximum. Or, beaucoup de gens attendent depuis plus longtemps que ça. Cela détruit leur vie. Ils ne peuvent pas étudier, pas travailler, ni quitter le pays », expose Mohammad Harer, membre de SoriiaLina, auprès d’Infomigrants. Ce Syrien de 29 ans, travaillant dans le monde des affaires pour une société états-unienne au Luxembourg, anime depuis 2024 avec une vingtaine d’autres personnes ce collectif de soutien aux populations exilées dans le pays -Syriens, Palestiniens, Angolais, Soudanais...

    Le rassemblement de ce mercredi a duré une heure environ, d’après la presse luxembourgeoise. « Nous étions près de 120 personnes », rapporte Mohammad Harer. Si la plupart des manifestants étaient des hommes adultes, une jeune fille de 15 ans, Maha Barkel, a pris la parole devant le bâtiment des services de l’immigration. (...)
    Ces évocations de « négligence » et « corruption » font directement référence à une affaire qui a récemment entaché l’image des services de l’immigration luxembourgeoise. Deux agents de la Direction générale de l’immigration au Luxembourg ont été suspendus, mardi 7 juillet, après une série de perquisitions. Ceux-ci sont impliqués dans un vaste réseau de fraude à l’immigration, pour lequel une vingtaine de personnes sont inculpées. Le réseau aurait permis à plus de 200 personnes d’obtenir un titre de séjour au Luxembourg grâce à des documents falsifiés. Entre autres : des faux diplômes, de faux certificats de langue, mais aussi des contrats de travail ou certificats de domiciliations fictifs. La liste des accusations est donc lourde : corruption, trafic d’influence, blanchiment, faux et usage de faux, escroquerie à subvention, trafic illicite de migrants, et infractions à la loi sur la libre circulation des personnes et l’immigration.
    Le grand public a découvert cette affaire début juillet au moment de la communication du parquet : mais le dossier d’instruction a en réalité été ouvert par la justice luxembourgeoise dès l’été 2023. Au total, cinq agents de la Direction générale de l’immigration du Luxembourg ont été, à ce jour, suspendus de leur fonction. « Cela a démontré qu’il y a des problèmes dans ces services. La corruption est l’un des problèmes qu’il y avait dans ce ministère. Et dans l’administratif, ils ne sont pas efficaces du tout », regrette Mohammad Harer. Malgré leur mobilisation, SoriiaLina n’a jamais décroché de rendez-vous avec le ministère à ce jour. En 2026, seuls 84 Syriens ont déposé une demande d’asile au Luxembourg, ce qui représente 14 % des demandes, selon les statistiques officielles. Ils n’étaient que sept en juin. Le Luxembourg reçoit entre 2 000 et 2 600 demandes d’asile chaque année, depuis 2022. Pourtant, les délais de traitement sont très longs. Pour cette raison, depuis février 2025, la communauté syrienne s’est déjà mobilisée à six reprises au Luxembourg. Dont une fois devant la Cour de justice de l’Union européenne, indique Mohammad Harer. « Il ne s’agit pas simplement d’une attente, mais d’une punition systématique due à une bureaucratie paralysante », estime l’organisation SoriiaLina. La dernière manifestation en date menée, avant celle de ce mercredi, avait eu lieu en février 2026. (...)
    En 2025, les autorités luxembourgeoises ont mis en moyenne plus de 13 mois pour délivrer ou refuser le statut de réfugié aux demandeurs d’asile. Ce temps d’attente augmente ces dernières années, a alerté en début d’année la presse luxembourgeoise, notamment les médias Virgule et Le Quotidien. En 2021 et 2022, cette moyenne plafonnait à 10 mois. Le gel temporaire des examens des demandes d’asile de Syriens constitue l’un des facteurs explicatifs de la situation actuelle. À la chute du gouvernement de Bachar al-Assad en décembre 2024, plusieurs États membres avaient suspendu ces examens, le temps de revoir leur procédure. À ce moment-là, 864 demandes d’asile émanant de réfugiés syriens étaient en cours de traitement, selon l’Intérieur luxembourgeois. L’association luxembourgeoise Passerell avait alors dénoncé une suspension qui promettait de « faire traîner les décisions d’asile indéfiniment ».
    De fait, leur reprise se fait au compte-goutte depuis l’été 2025. Début 2026, 550 Syriens attendaient encore une décision concernant leur demande d’asile, selon le média Virgule. Le gouvernement promettait de finir le traitement de ces demandes retardées « d’ici l’automne 2026 ». Léon Gloden, le ministre des Affaires Intérieures, a confirmé lors d’une question parlementaire que les Syriens, depuis ce dégel, ne bénéficient plus automatiquement du statut de réfugié : « On ne peut plus affirmer qu’il existe en Syrie une situation sécuritaire qui se soit détériorée au point de justifier l’octroi d’un statut de protection internationale au seul motif que la personne est originaire de ce pays. » "Depuis le changement de régime avec le départ de Bachar el-Assad, j’ai reçu une réponse négative concernant ma demande de protection internationale, mais je suis toujours là", a confié Abdulhamid Abouhouran, 28 ans, employé en CDI comme pizzaiolo et participant à la manifestation de mercredi, à L’Essentiel. « Tous les six mois, je dois arrêter de travailler pendant un mois, pour refaire une demande au service de l’immigration. Les demandes de quitter le territoire succèdent aux nouvelles autorisations de travail. Rien n’est clair et on attend toujours des réponses plus fermes. C’est pourquoi nous avons manifesté ce mercredi. On est bien intégrés et on a construit notre vie, ici : on demande juste un peu d’humanité »

    #Covid-19#migration#migrant#luxembourg#syrie#asile#refugie#droit#protection#sante#politiquemigratoire

  • En Syrie, une justice transitionnelle incertaine

    Entre avril et juin 2026, trois procès se sont ouverts en Syrie, afin notamment de juger deux cousins de l’ancien président Bachar Al-Assad accusés de crimes de guerre. Le processus de justice de transition mis en place par les nouvelles autorités syriennes est critiqué par une partie de la société civile. Il constitue néanmoins une avancée notable après des décennies d’impunité.

    https://orientxxi.info/En-Syrie-une-justice-transitionnelle-incertaine

    #syrie

  • Syrie : parmi les disparus, quelques survivants

    Depuis la chute de Bachar al-Assad, les prisons ont été ouvertes et les archives fouillées. Pourtant, 19 mois après la fin du régime, la Syrie reste hantée par une question à laquelle personne ne sait encore répondre : que sont devenues les dizaines, voire les centaines de milliers de personnes disparues au cours d’un demi-siècle de dictature, de guerre et de violences ?

    « Chaque Syrien a un disparu ou connaît quelqu’un qui a disparu », résume Karla Quintana, qui dirige l’institution indépendante créée par l’ONU en 2023 pour localiser les disparus, à la demande des familles des victimes.

    Cette ancienne commissaire nationale chargée des disparitions au Mexique n’en est pas à son coup d’essai.

    Mais même pour elle, l’ampleur du drame syrien demeure hors norme. Les estimations varient entre 130 000 et 300 000 disparus. Et encore, ce bilan pourrait être incomplet.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/06/03/labsence-de-justice-en-syrie-autre-texte/#comment-75183

    #syrie

  • La Syrie à l’heure de la transition : entre espoir et défis

    Près de quinze ans après le début du conflit qui a profondément bouleversé le pays, la Syrie traverse aujourd’hui une phase de transition décisive. La chute du régime de Bachar el-Assad à la fin de l’année 2024 a ouvert une nouvelle page de son histoire, porteuse d’espoir mais également de nombreuses incertitudes.

    Sur le plan politique, les nouvelles autorités cherchent à reconstruire les institutions de l’État et à instaurer un cadre de gouvernance capable de répondre aux attentes de la population. La mise en place d’un nouveau Parlement constitue l’une des étapes les plus marquantes de cette période, même si de nombreux observateurs, déconcertés par le processus de nomination utilisé [1], soulignent que la consolidation de la stabilité politique nécessitera du temps et un dialogue inclusif entre les différentes composantes de la société syrienne.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/07/03/syrie-le-regime-assad-etait-il-alaouite/#comment-75171

    #syrie

  • SYRIE. Spirale meurtrière et exécutions extrajudiciaires

    SYRIE / ROJAVA – Depuis le début de l’année 2026, la Syrie continue d’enregistrer des niveaux alarmants de violence et de violations des droits humains, dans un contexte de chaos sécuritaire persistant, de prolifération massive d’armes et d’absence quasi totale de mécanismes de responsabilisation alerte une ONG syrienne.

    Les homicides ne se limitent plus aux crimes de droit commun. Ils incluent désormais des actes de vengeance, des exécutions extrajudiciaires et des meurtres à caractère sectaire ciblant les Alaouites, Druzes, Kurdes et Chrétiens, révélant la profonde fragilité de la situation sécuritaire et l’incapacité croissante des institutions à protéger les civils et à garantir la justice.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/06/03/labsence-de-justice-en-syrie-autre-texte/#comment-75074

    #syrie

  • Un ancien général du renseignement syrien condamné à Vienne

    Khaled Al-Halabi, ancien haut-gradé du renseignement militaire sous le régime al-Assad, pensait avoir trouvé refuge à Vienne. Il a été condamné lundi 7 juillet, pour torture, à 8 ans de prison avec un ancien policier syrien.

    https://www.justiceinfo.net/fr/161438-un-ancien-general-du-renseignement-syrien-condamne-a-vienne.html

    #syrie

  • Ghoyoum غيوم | Kazdoura | Habibi Funk Records
    https://habibifunkrecords.bandcamp.com/album/ghoyoum

    Rooted in Levantine Arabic music and fueled by genre-bending experimentation, Kazdoura’s debut album Ghoyoum is a vibrant fusion of Arabic Maqams, groovy rhythms, psychedelia, and soulful jazz saxophone.

    Born from resilience and cultural connection, the project unites a Syrian singer (Leen Hamo) who was forced to leave her homeland due to war and a Lebanese multi-instrumentalist (John Abou Chacra). Their paths crossed at a Toronto fundraiser following the 2020 Beirut explosion—a moment that sparked a powerful musical synergy.

    “Ghoyoum” is tribute to their heritage and personal journeys, echoing the voices of Arab artists who transform lived experiences into sonic storytelling.

    #musique #Kazdoura #Syrie #Liban #arabic_psych #levant

  • Macron et Chareh souhaitent que la Syrie redevienne un hub énergétique - L’Orient-Le Jour

    Le président syrien Ahmad el-Chareh et son homologue français Emmanuel Macron ont exprimé mardi à Damas leur souhait de voir la Syrie redevenir un carrefour énergétique, notamment après le blocage du détroit stratégique d’Ormuz. Au cœur de de leurs échanges figuraient également les violations et la présence de troupes israéliennes dans le sud de la Syrie, ainsi que la situation au Liban, Ahmad el-Chareh réaffirmant son soutien à la souveraineté et aux institutions de l’État libanais. Les deux chefs d’État ont également annoncé l’ouverture d’une nouvelle phase dans les relations entre leurs deux pays, avec la conclusion d’un accord prévoyant la nomination d’ambassadeurs par les deux parties et l’engagement d’élargir la coopération politique, économique et sécuritaire à l’issue de leurs discussions à Damas.

    Inaugurant un forum économique au palais présidentiel, aux côtés du président français, M. Chareh a dit espérer que la France devienne « le premier partenaire » de son pays dans ce parcours. La crise d’Ormuz a souligné « l’importance de la géographie de la Syrie, qui recouvre un rôle vital de carrefour incontournable des corridors mondiaux », a affirmé le président syrien.

    « Et nous voulons que la France soit notre premier partenaire dans ce parcours ». « Le partenariat stratégique dont nous jetons les bases aujourd’hui avec la France, depuis le développement des ports et de la navigation aérienne jusqu’aux secteurs de l’énergie, de l’eau et de la santé, est le modèle que nous souhaitons pour nos relations avec l’Europe et avec le monde entier », a poursuivi Ahmad el-Chareh. « Après 14 années de guerre, le défi de la Syrie est multiple », en matière de stabilisation et de reconstruction, « et les opportunités, les intérêts des entreprises françaises sont convergents avec ce défi », a soutenu pour sa part Emmanuel Macron, accompagné d’une délégation de plusieurs chefs d’entreprises françaises.

    La France revient en Syrie, avec le Liban en arrière-plan
    Outre la reconstruction, il a affirmé que l’un des enjeux du partenariat était de « faire de la Syrie dans la durée un hub régional (...) où des chaînes logistiques nouvelles peuvent se construire, des routes énergétiques ou de données peuvent se bâtir, qui d’ailleurs réduisent les risques » liés aux crises géopolitiques comme dans le détroit d’Ormuz, verrouillé par l’Iran durant la guerre avec les Etats-Unis.

    Parmi les dirigeants d’entreprises françaises qui accompagnent M. Macron, figurent Rodolphe Saadé du géant mondial du transport maritime CMA-CGM et Patrick Pouyanné de TotalEnergies. Des accords ont été signés. « Ce que nous demandons de vous aujourd’hui, c’est de construire et de développer de véritables partenariats organiques avec le secteur privé syrien », a insisté Ahmad el-Chareh, disant enfin espérer « passer aujourd’hui des protocoles d’intention à des contrats d’exécution assortis de calendriers précis ».

    Attaques israéliennes « pas acceptables »
    Lors d’une conférence de presse avec son homologue syrien, Emmanuel Macron a jugé « nécessaire qu’à la dictature succède un véritable Etat de droit » en Syrie, où une coalition islamiste est au pouvoir depuis la chute de Bachar el-Assad fin 2024. Cela « permettra la construction d’une nouvelle Syrie et la prospérité de cette dernière », a-t-il ajouté, disant se tenir à ses côtés pour « dire notre confiance dans le peuple syrien, dans votre travail, pour apporter la paix, la sécurité, la prospérité ». Il a par ailleurs affirmé que les deux attentats à la bombe qui ont eu lieu à Damas pendant sa visite ne devaient pas « déstabiliser » la Syrie, appelant à « continuer d’être intraitable en matière de sécurité ». « Je pense qu’il faut à la fois être aux côtés de ceux qui ont été blessés, continuer d’être intraitable en matière de sécurité, vous l’êtes ici », « mais ne pas nous laisser déstabiliser sur l’importance du chemin qui est le nôtre, donc on avance », a déclaré le président français aux côtés de son homologue syrien, qui a salué son « courage » pour avoir maintenu le programme de sa visite malgré les explosions.

    Sur le plan régional, le président syrien a appelé la France à jouer un « rôle actif » afin de mettre fin aux « agressions israéliennes systématiques » en Syrie depuis la chute de l’ancien régime. Il a condamné la poursuite des violations israéliennes dans le sud du pays, estimant qu’elles « compromettent la sécurité et la stabilité de l’ensemble de la région », réaffirmant la nécessité pour Israël de se retirer des territoires occupés. Selon lui, une stabilité régionale durable passe par « le respect par Israël de l’accord de désengagement de 1974 ainsi que par son retrait des zones occupées depuis le 8 décembre », après la chute du régime Assad, selon l’agence officielle syrienne Sana Les forces israéliennes avaient traversé la ligne de cessez-le-feu établie en 1974 entre le plateau du Golan occupé et la Syrie, pénétrant dans la zone démilitarisée placée sous surveillance des Nations unies. Elles ont depuis installé neuf bases permanentes sur les hauteurs. Emmanuel Macron a, de son côté, affirmé que les « incursions », « ingérences » et « frappes » israéliennes dans les pays voisins n’étaient « pas acceptables ».

    Évoquant le Liban, le président syrien a affirmé que la Syrie et la France partageaient leur soutien à la souveraineté libanaise et aux institutions de l’État. « La stabilité de la Syrie est indissociable de celle du Liban, et inversement », a-t-il déclaré, ajoutant que Damas œuvrait à sécuriser la frontière commune avec le Liban tout en soutenant l’État libanais et ses institutions légitimes afin de leur permettre de renforcer leur autorité et de faire face efficacement aux défis auxquels le pays est confronté.

    Le chef de l’Élysée a par ailleurs a annoncé que son pays allait restituer au bénéfice de la population syrienne plus de 50 millions d’euros issus de la saisie par la justice française de biens mal acquis de Rifaat el-Assad, oncle du président déchu Bachar el-Assad. « Plus de 50 millions d’euros de biens mal acquis par la famille de l’ancien dictateur (...) seront rendus au peuple syrien pour financer des projets de développement concret sur le territoire », a annoncé le président français. Le document signé par les ministres des Affaires étrangères des deux pays mentionne la somme de 51 millions d’euros.

    Les présidents syrien et français ont enfin annoncé à l’issue de leurs entretiens l’ouverture d’une nouvelle phase dans les relations franco-syriennes. Ils ont convenu de nommer des ambassadeurs dans leurs pays respectifs et se sont engagés à renforcer leur coopération politique, économique et sécuritaire. L’ambassade de France à Damas a fermé en 2012, un an après l’éclatement du conflit en Syrie. Après la chute de Bachar el-Assad et l’arrivée au pouvoir fin 2024 de M. Chareh, Paris a désigné un chargé d’affaires sans que l’ambassade ne rouvre ses portes.

    #syrie #énergie #carrefour

    • on trouvera ici les déclarations de Macron dont celle, plutôt inattendue vue les attentats qui viennent de se dérouler, d’une réouverture de l’IFPO à Damas, avec un propos qui semble privilégier l’archéologie : https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2026/07/07/deplacement-en-republique-arabe-syrienne

      C’est avec la même détermination que nous voulons avancer sur la sécurisation des titres, sur la construction d’hôpitaux, sur l’offre éducative et dans l’enseignement supérieur. En effet, s’agissant de l’éducation et de la culture, elles sont au cœur des affinités que Français et Levantins cultivent de longue date. Car en Syrie, l’archéologie en est un socle. Je suis donc heureux d’annoncer, comme vous l’avez dit, le retour en Syrie de 23 pièces archéologiques qui avaient été prêtées à l’Institut du monde arabe en 2010. Nous nous attacherons à relancer notre coopération éducative, scientifique et culturelle, notamment en ouvrant l’Institut français du Proche-Orient dans ses locaux de Damas, en facilitant le retour en activité des établissements français, nos universités, Sciences Po et beaucoup d’autres, en développant des offres nouvelles en matière de numérique, en consolidant vos efforts en matière d’éducation, et en souhaitant aussi poursuivre en matière culturelle le travail, comme nous l’avons fait ces dernières années, en particulier en soutenant aussi l’action d’Aliph dans votre pays. Mais évoquant les établissements français, je veux ici dire, et nous l’avons évoqué ensemble, l’importance des écoles chrétiennes francophones que l’ancien régime avait obligé à fermer leurs portes. Nous œuvrons et nous sommes prêts à avancer aux côtés de l’œuvre d’Orient pour que toutes celles qui peuvent l’être soient rouvertes dans les meilleurs délais. Le fonds dédié à cette mission sera évidemment disponible pour permettre d’éduquer, d’instruire des jeunes filles et des jeunes garçons partout dans le pays.

      Evidemment, c’est une annonce parmi beaucoup de promesses et, entre le manque de moyens, la couardise du MEAE et les aléas probables dans la situation sécuritaire, elle tardera sans doute à se concrétiser...
      @gonzo

  • Explosions à Damas : Emmanuel Macron avait quitté le quartier de son hôtel ; 18 blessés selon le ministère de l’intérieur
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/07/07/emmanuel-macron-rencontre-ahmed-al-charaa-a-damas-une-explosion-dans-le-quar

    Deux explosions ont été entendues mardi 7 juillet à Damas par plusieurs journalistes, dont ceux de l’Agence France-Presse (AFP), au moment où le président français, Emmanuel Macron, effectue la première visite d’un dirigeant d’une puissance occidentale en Syrie depuis l’arrivée au pouvoir d’une coalition islamiste dirigée par Ahmed Al-Charaa.

    Des témoins ont vu de la fumée s’élever d’un secteur proche de l’hôtel où le président français a passé la nuit dans le centre de Damas, et qu’il a quitté en matinée pour des entretiens au palais présidentiel. L’une des bombes était placée dans une benne à ordures et l’autre dans un véhicule à proximité de l’hôtel Four Seasons, a expliqué une source de sécurité syrienne à l’AFP.

    Le président français est sain et sauf et poursuit sa visite en Syrie, a assuré mardi l’Elysée. Il se trouve actuellement au palais présidentiel, où se déroule un entretien élargi des dirigeants français et syrien avec leur délégation, qui sera suivi d’un tête-à-tête avec Ahmed Al-Charaa, selon la présidence française.

    Forces de sécurité et ambulances
    Le ministère de l’intérieur syrien a dit avoir recensé « 18 blessés, dont quatre agents de police » à la suite de deux explosions causées par « deux bombes artisanales, la première placée à l’intérieur d’une voiture garée en bord de route ; la seconde, dans une benne à ordures ».

    Des journalistes de l’AFP ont vu des fenêtres du ministère du tourisme, qui fait face au luxueux hôtel Four Seasons, brisées par les explosions. Des forces de sécurité se sont déployées en force sur les lieux, vers lesquels ont convergé des ambulances, et interdisent l’accès aux journalistes.

    La visite d’Emmanuel Macron, accompagné de plusieurs dirigeants d’entreprises françaises, dont ceux de CMA CGM, Rodolphe Saadé, et de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, est survenue alors que dix personnes ont été tuées jeudi dans un attentat à la bombe contre un café du centre de Damas.

    Lundi soir, Emmanuel Macron avait dîné avec le président syrien dans un restaurant du centre de Damas avant de se rendre avec lui à la célèbre mosquée des Omeyyades, au cœur de la ville.

    #syrie
    #énergies_fossiles #ports

  • Syrie : après la guerre, le fléau invisible des mines et des engins explosifs

    Plus d’un an après la fin du conflit en Syrie, les mines et les engins explosifs utilisés pendant la guerre continuent de faire des victimes civiles, en particulier dans la région de Deir ez-Zor. Dans un nouveau rapport, Médecins Sans Frontières (MSF) met en lumière l’impact dévastateur de ces armes sur une population déjà touchée par la crise économique et privée d’un accès suffisant aux soins de santé.

    Deir ez-Zor : le lourd bilan humain d’une région fortement contaminée

    La région de Deir ez-Zor demeure l’une des zones les plus polluées par les restes d’explosifs en Syrie. Les conséquences pour la population civile sont dramatiques.

    Entre avril 2025 et avril 2026, les équipes de MSF et de la Direction de la Santé syrienne travaillant aux urgences de l’Hôpital national de Deir ez-Zor ont pris en charge plus de 215 personnes blessées par des mines terrestres, des munitions non explosées ou des engins abandonnés. Au cours de cette seule année, 24 personnes ont succombé à leurs blessures et 58 patients ont dû subir une amputation traumatique.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/12/10/mines-antipersonnel-deux-textes/#comment-74973

    #mine #syrie

  • Syrie : le premier Assad à la barre

    La semaine dernière à Damas, le procès de Wassim Assad s’est ouvert mercredi 24 juin, juste après une troisième audience dans l’affaire Atef Najib, et juste avant l’ouverture d’un autre procès contre l’ancien grand mufti de Syrie. Wassim le « cousin » qui n’occupait aucune fonction officielle, est accusé d’avoir formé des groupes armés.

    https://www.justiceinfo.net/fr/161028-syrie-le-premier-assad-a-la-barre.html

    #syrie

  • Syrie : Le régime Assad était-il « alaouite » ?

    Les agressions qui ont visé les Alaouites en Syrie depuis la chute du régime d’Assad, ne sont pas seulement le fruit amer de la mainmise des forces islamistes intégristes sur le pouvoir à Damas ; elles sont aussi la conséquence d’une compréhension communautariste dans la société. Le régime d’Assad a nourri et exploité un sentiment de solidarité (Assabia) communautaire alaouite au sein de l’appareil d’État, et cela a contribué à l’expansion des forces islamiques.

    En raison de la prédominance de la perspective identitaire islamique au sein de l’opposition syrienne au régime d’Assad tout au long de son histoire, une perception s’est répandue en Syrie à partir de la fin des années 1970 selon laquelle le régime d’Assad serait un « régime alaouite ». Avec le temps, cette impression s’est transformée en une définition même du régime et demeure encore aujourd’hui ancrée dans la conscience politique syrienne. La superficialité de ce « concept »ne l’a en rien empêché de gagner une influence néfaste sur la vie politique.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/07/03/syrie-le-regime-assad-etait-il-alaouite

    #syrie

  • #Israël, qui affirme avoir tué plusieurs « #terroristes » en #Syrie, veut maintenir sa présence sur le plateau du #Golan
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/06/28/israel-qui-affirme-avoir-tue-plusieurs-terroristes-en-syrie-veut-maintenir-s

    L’Etat hébreu a mené, depuis l’arrivée au pouvoir en Syrie de nouvelles autorités islamistes, des incursions répétées en territoire syrien, ainsi que des bombardements, et a déclaré vouloir une zone démilitarisée dans le sud du pays.

    Les libérateurs de la Syrie filent un mauvais coton. Quand Le Monde titre que la Syrie est gouvernée par des islamistes, c’est que quelque chose se prépare... ou qu’autre chose doit être justifié.

  • Deir ez-Zor, fer de lance du printemps de la justice transitionnelle

    Les protestations agitent la Syrie depuis quinze jours, réclamant la justice transitionnelle ; un mouvement qui a débuté le 10 juin à Deir ez-Zor, comme le racontent deux journalistes syriens basés dans cette ville martyre de la révolution.

    https://www.justiceinfo.net/fr/160684-deir-ez-zor-fer-de-lance-du-printemps-de-la-justice-transitionne

    #syrie

  • Syrie : Attaques de foules contre des groupes liés à l’ère Assad

    Les autorités devraient d’urgence mettre en place un cadre juridique garantissant une justice équitable

    (Beyrouth) – Des manifestations menées en Syrie entre le 13 et le 17 juin afin de réclamer la justice pour les crimes commis sous le régime d’Assad ont coïncidé avec plusieurs attaques perpétrées par des foules d’auto-justiciers et des incitations à la haine fondées sur des critères identitaires, a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch.

    Les manifestations se sont étendues aux gouvernorats d’Alep, d’Idlib, de Deir Ezzor, de Raqqa et de Damas. Les autorités syriennes devraient veiller à ce que les forces de sécurité protègent les personnes accusées d’avoir des liens avec l’ancien gouvernement contre toute attaque menées dans un esprit de justice populaire.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/06/03/labsence-de-justice-en-syrie-autre-texte/#comment-74852

    #syrie

  • Eva ist frei !
    https://www.rf-news.de/2026/kw25/eva-ist-frei

    Jetzt muss auch Ahmed Polad freikommen

    L’Allemagne collabire avec le régime islamiste en Syrie. Les relations politiques et économiques on ssns doute facilité la libérstion d’une journaliste enlevée par de milices.

    20.6.2026 von gis - Gestern Abend konnte eine Delegation aus Famlienangehörigen, engen Freunden und ihrem Anwalt die seit dem 18. Januar 2026 in Syrien verschleppte und inhaftierte Kölner Journalistin Eva Maria Michelmann in Berlin begrüßen und in die Arme schließen.

    Gestern Abend konnte eine Delegation aus Famlienangehörigen, engen Freunden und ihrem Anwalt die seit dem 18. Januar 2026 in Syrien verschleppte und inhaftierte Kölner Journalistin Eva Maria Michelmann in Berlin begrüßen und in die Arme schließen.

    „Es war ein überwältigender Moment am Flughafengate, als wir Eva Maria begrüßen konnten, und einigen der Umstehenden standen die Tränen in den Augen. Monatelang wussten ja Familie, Freunde und Anwälte noch nicht einmal, ob sie noch lebt“, berichtet Rechtsanwalt Roland Meister im Gespräch mit Rote Fahne News. "Und jetzt war sie da, freigekämpft durch eine riesige Solidaritätsbewegung in Deutschland und anderen Ländern, endlich von der reaktionären syrischen Übergangsregierung freigelassen nach 150 Tagen Gefängnis, Folter, unmenschlichen Haftbedingungen. Es geht Eva Maria den Umständen entsprechend gut. Erst allmählich wird ihr klar, wie unermüdlich für ihre Freilassung gekämpft wurde.

    Monatelang engagierten sich Mutter und Bruder von Eva Maria, die Eltern von Ahmed Polad und ihre Anwälte unermüdlich für die Freilassung von Eva und Ahmed. „Der Mutter von Eva ist es sehr wichtig, dass jetzt der Kampf um die Freilassung von Evas kurdischem Journalistenkollegen Ahmed Polad und weiteren politischen Gefangenen in Syrien mit unvermindertem Einsatz fortgesetzt wird“, so Roland Meister.

    Aus allen gesellschaftlichen Bereichen kamen und kommen die Unterstützerinnen und Unterstützer des Kampfs für die Freilassung von Eva und Ahmed. "Bekannte Menschenrechtsorganisationen und internationale Journalistenverbände wurden als Mitstreiter gewonnen und schlossen sich an, darunter der Deutsche Journalisten-Verband (DJV), das Committee to Protect Journalists (CPJ), die International Federation of Journalists (IFJ) und viele andere. Die prominenten Unterstützer waren unentbehrlich.

    Unersetzlich waren aber auch hunderte von Mahnwachen, Kundgebungen, Veranstaltungen, Leserbriefe, Artikel und Posts. Besonders setzten sich hier die Initiative „Freiheit für Eva und Ahmed“ und People’s Bridge ein. Die kurdische Bewegung, insbesondere die Frauenbewegung, bezog die Forderung nach Evas Freilassung immer ein, wenn sie eine Kundgebung für die Freiheit politischer Gefangener durchführte. Auf dem 22. Internationalen Pfingstjugendtreffen war die Solidarität mit Eva und Ahmed ein großes Thema. Courage-Frauen organisierten eine lebendige Gesprächsrunde mit 70 Besucherinnen und Besuchern. So freuten sich die Courage-Frauen gestern auch besonders: „Wir freuen uns mit der Familie, mit der Solidaritätsbewegung über diesen Riesen-Erfolg und haben Rotraut (Evas Mutter) zum Empfang ihrer Tochter Willkommensgrüße vom ganzen Frauenverband gesendet.“ Auch MLPD und REBELL waren mit praktischer Solidarität voll beteiligt.

    So wurde systematisch ein richtig großer Druck aufgebaut: auf die syrische Al-Jolani-Regierung und auf die deutsche Bundesregierung und ihr Auswärtiges Amt. Zuerst musste überhaupt erstmal erzwungen werden, dass die syrische Regierung die Inhaftierung von Eva und Ahmed zugab. Nach einem ersten Besuch bei Eva im Gefängnis am 23. April durch eine Mitarbeiterin des Auswärtigen Amts war erstmal wochenlang wieder Funkstille. Es hieß, Eva werde konsularisch betreut. Aber die Bundesregierung hätte doch ganz andere Mittel in der Hand gehabt.

    Den Durchbruch brachte schließlich die Pressekonferenz am 29. Mai in Berlin. Dort hatte Rotraut Hake-Michelmann gesagt: "Ich will nicht, dass meine Eva und Ahmet enden wie Elisabeth Käsemann: Ermordet durch ein brutales Regime, preisgegeben für Wirtschaftsbeziehungen durch eine deutsche Regierung. Meine Tochter lebt und die Zeit zu handeln ist jetzt!“ Und Rechtsanwalt Roland Meister forderte: „Wir erwarten, dass die Bundesregierung, das Auswärtige Amt und die EU ihre Bemühungen für eine Freilassung deutlich und nachvollziehbar intensivieren.“

    Den Vergleich mit der Ermordung von Elisabeth Käsemann griffen etliche große Medien auf. Ab da kam Bewegung in die Sache. „Man merkte: Syrien wollte Eva Michelmann jetzt los werden“. Die letzte Woche war dann auch vonseiten von Auswärtigem Amt und Bundesregierung nicht mehr von „stiller Diplomatie“ geprägt, sondern von deutlich gesteigerter Aktivität.

    Die Bundesregierung hatte ja freundschaftliche Beziehungen zum Al-Jolani-Regime gepflegt - und pflegt sie heute noch - und hat mit dafür gesorgt, dass der ehemalige Al-Nusra-Führer von der internationalen Terrorliste gestrichen und zum G7-Gipfel eingeladen wurde. Siemens Energy empfing Al-Jolani bei seinem BRD-Besuch und man vereinbarte Millionen für Energie- und Wiederaufbaugeschäfte, unter anderem im Bereich Stromerzeugung und Gas-Kraftwerke.

    Eva und Ahmet wollten darüber berichten, wie die Al-Jolani-Regierung den erneuten Vormarsch des faschistischen IS gegen die demokratische Republik Rojava betreibt. Das könnte einer der Gründe für ihre Inhaftierung gewesen sein. Der Kampf für die Freilassung von Eva und Ahmed war bzw. ist Teil des Kampfes gegen Faschismus und Krieg. Der Vorgang bestätigt auch, dass Syrien kein Land ist, in das man Flüchtlinge abschiebt. Anerkannten Flüchtlingen wird Asyl und Schutz wieder entzogen. Das ist gerade am heutigen Weltflüchtlingstag bedeutsam.

    #Allemagne #Syrie #islamisme #journalisme #kidnapping

  • China warnt, USA und Europa gucken zu : Das Dschihadisten-Problem des „neuen“ Syrien
    https://www.berliner-zeitung.de/article/china-warnt-usa-und-europa-gucken-zu-das-dschihadisten-problem-des-

    Les États Unis et l’Europe contribuent en Syrie à la création d’une base stable du terrorisme islamiste dans les décennies à venir. On est tenté d’y voir la tentative de garantir l’instabilité de la région et de l’Arabie et de garantir la survie des réseaux terroristes tchétchène souigours comme armes d’une guerre de basse intemsité permanente contre la Russie et la Chine.

    On retourne à une situation comme celle décrite dans le film Syriana .

    https://en.wikipedia.org/wiki/Syriana

    18.6.2026 von Christoph Leonhardt - Unter Ahmed al-Sharaa werden ehemalige Foreign Fighters nicht entwaffnet, sondern Teil der syrischen Armee – mit Folgen für die internationale Sicherheit.

    Ausländische Kämpfer sind im „neuen“ Syrien nicht mehr nur ein Relikt aus dem Bürgerkrieg, der einst Zehntausende Kämpfer, darunter Milizionäre und Söldner, aber auch Freiheitskämpfer und Gotteskrieger, aus der ganzen Welt anzog. Unter dem neuen Präsidenten Ahmed al-Sharaa, der im Krieg noch als Dschihadisten-Führer Abu Muhammad al-Julani gefürchtet wurde, sind besonders Letztere zum integralen Bestandteil der Sicherheitsarchitektur geworden.

    So wurden die Foreign Fighters (ausländische Kämpfer, Anm. d. Red.) nach dem Machtwechsel weder entwaffnet noch wurde ihnen der Prozess gemacht. Stattdessen wurden sie geradewegs in die regulären Streitkräfte aufgenommen, die die Nachkriegsordnung in Syrien absichern sollen.

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    Foreign Fighters als Machtbasis

    Unter den ausländischen Kämpfern befinden sich neben international gesuchten Terroristen auch Dschihadisten mit Bezug nach Deutschland, darunter auch Berlin. Einige von ihnen waren am Sturm der Hayat Tahrir al-Sham (HTS) auf Damaskus beteiligt, der letztendlich zum Sturz des Assad-Regimes Ende 2024 führte. Nach der Machtübernahme zollte die HTS-Führung ihrem harten Kern Tribut, indem sie sie in die staatlichen Strukturen integrierte.

    Besonders deutlich zeigt sich diese Entwicklung in Großverbänden wie der 84. Division, die unter dem turkmenischen Kommandeur Abdulaziz Dawud Khudabardi in Idlib, Damaskus und Homs operiert. Nach Angaben des Verteidigungsministeriums sind darin allein rund 3500 ausländische Kämpfer aktiv, die hauptsächlich aus zentralasiatischen und kaukasischen Staaten stammen.

    Viele von ihnen stehen der Turkistan Islamic Party (TIP) nahe, die eng mit Al-Qaida (AQ) verbunden ist. Ferner befinden sich darunter tschetschenische Kämpfer, die Teil der Liwa al-Muhajirin wa-l-Ansar (LMA) gewesen sind, die einst dem Islamischen Staat (IS) die Treue schwor.

    Entscheidender als ihre Herkunft ist jedoch ihre neue Rolle: Foreign Fighters, die im Bürgerkrieg teils schwerste Gewaltverbrechen an der syrischen Zivilbevölkerung verübt haben, sollen ihr nun staatlichen Schutz bieten. Dieser Trend wird vom – maßgeblich durch die USA rehabilitierten – neuen Staatsoberhaupt Ahmed al-Sharaa nicht nur toleriert, sondern systematisch vorangetrieben.

    Dagegen stellt die Institutionalisierung radikal-religiöser Kräfte für die Zivilgesellschaft Syriens sowohl ein Vertrauens- als auch ein Sicherheitsproblem dar. So nährt sie deren Zweifel, ob der neue Staat tatsächlich inklusiv, rechtsstaatlich und protektiv ist. Gerade für Syriens Minderheiten wirft die Einbettung ausländischer Dschihadisten in den Sicherheitsapparat die berechtigte Frage auf, ob staatlicher Schutz künftig für alle Bürger gleichermaßen gilt.

    Von der Miliz zur Nationalarmee

    Nach Angaben des syrischen Verteidigungsministeriums wurden bis dato rund 130 Paramilitärs in die Streitkräfte aufgenommen. Tatsächlich wurden in diesem Institutionalisierungsprozess viele der Milizen lediglich umbenannt, in neue Divisionen überführt oder administrativ in die Armee eingegliedert, ohne dass die vorherigen Affilierungen ihrer Kämpfer aufgelöst, sie auf ihre Eignung hin überprüft oder eine Deradikalisierungsmaßnahme durchlaufen haben.

    Dementsprechend entstammen auch Teile der neuen Kommandostruktur dschihadistisch geprägten Milieus, unter anderem der Ägypter Asim al-Hawari, der Jordanier Abdulrahman al-Khatib oder der Türke Umar Jafteshi. Auch vertreten gleich mehrere Armeeeinheiten offen ihre radikale Ideologie. Dazu zählen die 52., 54. und 60. Division, die von ehemaligen Kommandeuren von Jabhat al-Nusra, Ahrar al-Sham und Huras al-Din geführt werden. Gleichzeitig setzen sich ihre Soldaten überwiegend aus genau jenen extremistischen Gruppen zusammen.

    Auch ist es kein Geheimnis, dass viele ihrer ausländischen Kämpfern den „moderaten“ Kurs der neuen Regierung in Damaskus ablehnen. Besonders Einheiten mit engen Bindungen zu sogenannten Tacticals, die als „Blackwater des Dschihads“ bekannt wurden und als private Militärberater die syrische Armee trainieren, verweigerten wiederholt Befehle und agierten eigenmächtig – obwohl sie bereits Teil des offiziellen Militärs waren.

    Dazu zählen die Amshat- und Hamza-Brigaden, die an den Massakern an den Alawiten im März 2025 beteiligt gewesen sind, denen über 1200 Zivilisten zum Opfer fielen. Strukturelle Konsequenzen blieben jedoch weitgehend aus, weil ihre Armeeeinheiten danach lediglich umstrukturiert wurden. Der Hamza-Kommandeur Saif Abu Bakr stieg sogar zum Anführer der 76. Division auf. Einem Bericht von Reuters zufolge waren an den sektiererischen Übergriffen zahlreiche uigurische, usbekische und tschetschenische Dschihadisten aus den Streitkräften beteiligt.

    Doppelte Logik der Integration

    Dagegen mag aus Ahmed al-Sharaas Sicht der Prozess einer sicherheitspolitischen Rationalität folgen. Demzufolge gilt die staatliche Integration als Alternative zur anti-staatlichen Fragmentierung: Wer von den Foreign Fighters nicht eingebunden wird, könnte in parallele Gewaltstrukturen abgleiten, also sich zum Beispiel dem IS anschließen und dann gegen den Staat opponieren. Dagegen bietet ihre Institutionalisierung die Möglichkeit, sie an sich zu binden und so womöglich kontrollieren zu können. Dies dürfte auch der Grund dafür sein, warum die USA sogar die Etablierung der 84. Division genehmigte.

    Allerdings verschiebt diese Strategie das Problem nur, anstatt es zu lösen. Statistisch gesehen legen ausländische Kämpfer einerseits selten ihre Ideologie ab, andererseits bleiben sie meist ihren transnationalen Milieus treu. Folglich führt ihre Institutionalisierung mitnichten zu einer ideologischen Abkehr, sondern lediglich zu ihrer Neuverortung.

    Ihre Anbindung mag zwar kurzfristig zur Herrschaftskonsolidierung al-Sharaas beitragen, birgt aber erhebliche Risiken für die langfristige Staatsbildung. Indem ideologisch gefestigte und transnational vernetzte Akteure institutionell legitimiert werden, droht der Staat selbst zum Träger dschihadistischer Einflussstrukturen zu werden.

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    Ahmed al-Scharaa war im März zu Gast im Kanzleramt. © Chris Emil Janssen/imago
    Westliche Duldung trotz Warnung

    Bemerkenswert daran ist, dass diese Entwicklung von westlichen Staaten, allen voran den USA und der EU, akzeptiert wird. Im Gegensatz dazu bewerten andere Staaten sie als unmittelbares Risiko für ihre nationale Sicherheit. Peking beispielsweise betrachtet die uigurischen Dschihadisten innerhalb der syrischen Streitkräfte äußert kritisch und sieht darin sowohl ein Netzwerk- als auch Rückkehrrisiko. Chinas UN-Botschafter Fu Cong warnte im Sicherheitsrat bereits 2025 davor, dass „terroristische Kräfte das syrische Territorium nutzen können, um die Sicherheit anderer Staaten zu gefährden“.

    Der Hintergrund war, dass Ahmed al-Sharaa zuvor Dutzenden uigurischen Kämpfern hochrangige Posten, unter anderem im Verteidigungsministerium, verschafft hatte. Selbst der TIP-Kommandeur Abdulaziz Davud Hudaverdi wurde zum Generalmajor erhoben, obwohl er als Chinas meistgesuchter Terrorist gilt. Wird berücksichtigt, dass der neue Präsident 2011 selbst von AQ-Chef Ayman al-Zawahiri mit dem Auftrag nach Syrien entsandt wurde, einen „sicheren Hafen für Al-Qaida aufzubauen“, erhält die chinesische Warnung an deutlichem Gewicht.

    Demzufolge enthält die westliche Duldung sicherheitspolitischen Sprengstoff: Um die kurzfristige Stabilität in Syrien pragmatisch zu fördern und damit zum Beispiel auch Rückführungen zu ermöglichen, wird die staatliche Bindung radikaler Akteure bewusst in Kauf genommen. Doch damit wird letztendlich eine Nachkriegsordnung zementiert, die nicht auf die Entmachtung dschihadistischer Netzwerke setzt, sondern auf deren Transformation hin zu legitimierten Machtträgern. Schlussendlich überwiegt politische Zweckmäßigkeit gegenüber Sicherheitsinteresse.
    Interner Destabilisierungsfaktor

    Doch mit dieser Logik entsteht in Syrien ein System, in dem radikale Ansichten, persönliche Bindungen, geteilte Kampferfahrungen und transnationale Netzwerke weiter eine entscheidende Rolle spielen. Schon jetzt erweist sich die Einbindung der Foreign Figthers als Balanceakt: Jüngste Berichte deuten auf zunehmende Spannungen zwischen Armeeführung und ausländischen Dschihadisten, gescheiterte Disziplinierungsmaßnahmen und begrenzte Kontrolle durch die politische Führung hin. Das System scheint damit kaum auf institutionellen Bindungen zu beruhen.

    Dabei dürften die Folgen weit über Syrien hinausreichen: Schließlich sind mit der Überführung dschihadistischer Akteure in staatliche Funktionen weder ihre radikale Ideologien noch ihre Bindungen an transnationale Netzwerke verschwunden. Damit droht Syrien erneut zu einem internationalen Drehkreuz zu werden, in dem nationale Sicherheits- und internationale Terrorstrukturen miteinander verwoben sind.

    Transnationales Sicherheitsrisiko

    Die staatliche Integration der Foreign Fighters in Syrien mag zwar kurzfristig eine Nachkriegsordnung schaffen. Allerdings verschiebt sie das Sicherheitsproblem nur in die ohnehin fragile Ordnungsmacht hinein. Damit baut der syrische Präsident eine institutionelle Stabilität auf einer radikalen Machtbasis auf, die zu seiner größten strukturellen Schwachstelle werden könnte. Denn wo ausländische Dschihadisten zum festen Bestand der Nationalarmee gehören, bildet ihre Bindung an transnationale Gewaltmilieus unweigerlich ein internes Machtrisiko.

    Weiterführung begründet ihre Institutionalisierung aber auch ein externes Sicherheitsrisiko, weil ihre Netzwerke nicht einfach an Syriens Grenzen enden. Dies ist auch für die Sicherheitsarchitektur der Bundesrepublik relevant, insofern sich auch deutsche Dschihadisten in den Reihen syrischer Sicherheitskräfte befinden.

    Mit ihrer bestehenden Vernetzung, können sie Milieus nicht nur radikalisieren und koordinieren, sondern darin auch rekrutieren – und dies womöglich ohne staatliche Verfolgung in Syrien befürchten zu müssen. Schon heute gibt es Online-Foren, die Syrien als Brückenkopf für neue Konfliktherde nutzen wollen.

    Sollte die westliche Staatengemeinschaft diese Entwicklung weiter unterstützen, darf sie sich nicht wundern, wenn eines Tages aus Syrien wieder dschihadistischer Terrorismus in die Welt exportiert wird. Abschließend sollte die Fragestellung daher nicht lauten, wie Syrien kurzfristig stabilisiert, sondern wie seine Stabilität langfristig garantiert werden kann.

    Christoph Leonhardt ist Leiter von Okzident-Orient und stellv. Geschäftsführer von Middle East Minds. Nach seinem Studium in Berlin und Beirut hat er an der Universität der Bundeswehr München über paramilitärische Gruppen im Syrien-Krieg promoviert.

    Das ist ein Beitrag, der im Rahmen unserer Open-Source-Initiative eingereicht wurde. Mit Open Source geben wir allen Interessierten die Möglichkeit, Texte mit inhaltlicher Relevanz und professionellen Qualitätsstandards anzubieten. Ausgewählte Beiträge werden veröffentlicht und honoriert.

    #Syrie #islamisme #géopolitique

  • Compte rendu d’un recours féministe devant la Cour suprême du Canada

    Les 21 et 22 mai derniers, l’organisation féministe canadienne Vancouver Rape Relief est intervenue dans deux appels devant la Cour suprême du Canada qui soulèvent une question importante pour les victimes d’agression sexuelle dont les affaires sont portées devant les tribunaux criminels.

    Dans le premier appel, R c. Degale en Ontario, la victime a été gravement blessée lors de l’agression sexuelle commise par son partenaire. Elle n’a pas témoigné au procès, mais il existait des preuves indiquant qu’elle avait signalé le viol à un voisin, ainsi que de nombreuses preuves médicales provenant de l’hôpital où elle avait été soignée.

    Bien que le juge de première instance ait conclu que la femme n’avait pas donné son consentement, il a acquitté l’accusé au motif que la poursuite n’avait pas prouvé que celui-ci savait qu’elle n’avait pas donné son consentement.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/11/02/lettre-ouverte-violence-conjugale-dix-jours-pour-changer-la-trajectoire-de-sa-vie/#comment-74745

    #syrie

  • La cuisine de l’indépendance : comment les femmes syriennes construisent une économie de survie

    Face à l’aggravation de la crise économique en Syrie, le travail à la maison s’est imposé comme une stratégie de survie pour les femmes. Elles transforment ainsi des savoir-faire traditionnels tels que la cuisine, le crochet et la pâtisserie en sources de revenus. Si cette évolution témoigne de leur résilience et créativité, elle soulève de sérieuses questions quant aux limites et aux conditions de cette économie, ainsi qu’à sa pérennité en dehors du secteur informel.

    https://medfeminiswiya.net/2026/06/05/la-cuisine-de-lindependance-comment-les-femmes-syriennes-construisen

    #feminisme #syrie

  • L’absence de justice en Syrie (+ autre texte)

    « Aucun des criminels du régime d’Assad n’aurait imaginé qu’un jour viendrait où il serait tenu de rendre compte de ses crimes ; ils se croyaient éternels et pensaient que quiconque s’opposait à eux ou leur tenait tête était voué à être éternellement perdant. (…) De même aujourd’hui, aucun des auteurs de crimes liés au régime post-Assad, qu’ils aient commis ces crimes avant ou après la chute d’Assad, n’imagine qu’il pourrait se retrouver dans la même situation que celle des criminels du régime d’Assad aujourd’hui. »

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/06/03/labsence-de-justice-en-syrie-autre-texte

    #syrie

  • La transition syrienne entre justice historique et vide juridique

    La Syrie en transition depuis la chute du régime Assad a ouvert deux procès, l’un à Alep, l’autre à Damas, ainsi que deux commissions, sur les disparitions forcées et sur la justice transitionnelle. Cependant, leur cadre juridique reste flou, tout comme l’articulation entre justice pénale et justice transitionnelle.

    https://www.justiceinfo.net/fr/159878-transition-syrienne-entre-justice-historique-et-vide-juridique.h

    #syrie

  • Des juges de l’AANES en entretiens à Damas pour intégrer la justice syrienne

    SYRIE / ROJAVA – Une centaine de juges de l’AANES se rendent cette semaine à Damas pour des entretiens avec le ministre syrien de la Justice, première étape vers l’accréditation de 40 d’entre eux dans le système judiciaire officiel.

    Cette démarche fait suite à une réunion entre Mazloum Abdi et le Conseil de justice kurde, dans le cadre de l’intégration judiciaire en cours dans le nord-est de la Syrie, a indiqué samedi à North Press une source juridique proche de l’AANES..

    Selon la même source, le gouvernement de transition prévoit d’affecter directement 20 juges sélectionnés dans les tribunaux du gouvernorat de Hassaké, tandis que les 20 autres suivront une formation complémentaire à l’Institut supérieur de la magistrature avant d’exercer pleinement leurs fonctions.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/05/15/entre-amjad-youssef-et-samir-kaakeh-justice-et-politique-en-syrie-quelle-justice-transitionnelle/#comment-74301

    #syrie

  • Entre Amjad Youssef et Samir Kaakeh : justice et politique en Syrie. Quelle justice transitionnelle ?

    [L’arrestation de divers criminels du régime d’Assad met en lumière la pratique de la justice transitionnelle exercée par le régime d’Ahmed al-Chaara. A ce propos s’affrontent deux visions très différentes de cette justice transitionnelle en Syrie. Dans le Guardian du 4 mai 2026, Melvyn Ingleby et William Christou indiquent : « Les victimes des atrocités d’Assad, ainsi que celles des autres parties prenantes à la longue guerre civile du pays, exigent des processus transparents de responsabilisation. Cependant, certains membres du nouveau gouvernement syrien ont donné la priorité à la sécurité intérieure, mettant en avant l’arrestation de certains des hommes de main d’Assad tout en concluant des accords avec d’autres au nom de la stabilité ». Ali Aljasem, chercheur au Centre d’études sur les conflits de l’université d’Utrecht, cité par les auteurs, affirme : « Nous sommes passés d’une justice transitionnelle à une justice sélective et de façade. L’idée est d’arrêter quelques personnes, de les montrer à la télévision et de les utiliser comme boucs émissaires. »

    Yassin al-Haj Saleh sur le site d’Al Jumhuriyah éclaire cette justice sélective. D’une part, il pointe sur l’inculpation d’un des responsables du massacre terrifiant de Tadamon, Amjad Youssef, ancien du régime de Bachar al-Assad. D’autre part, il souligne l’impunité accordée à un responsable, Samir Kaakeh, d’un enlèvement de quatre figures emblématiques de l’opposition à Bachar. Or Samir Kaakeh était un dignitaire de Jaych al-Islam (Armée de l’islam). C’est face à la configuration de cette sélectivité qu’est mise en question, pour lui, l’actuelle pratique de la justice transitionnelle, en Syrie ; une procédure pourtant de la plus haute importance pour l’avenir des droits de la population de Syrie. – Réd. A l’Encontre]

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/05/15/entre-amjad-youssef-et-samir-kaakeh-justice-et

    #syrie