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  • Offensive en Syrie : Erdogan menace l’Europe d’un flot de migrants

    En réponse aux critiques européennes contre l’offensive turque en Syrie, le président a promis « d’ouvrir les portes de l’Europe à des millions de réfugiés ».

    La réponse ne s’est pas fait attendre. Le président turc Recep Tayyip #Erdogan a menacé jeudi d’ouvrir les portes de l’Europe à des millions de réfugiés en réponse aux critiques européennes contre l’offensive turque en cours dans le nord-est de la Syrie. « Ô Union européenne, reprenez-vous. Je le dis encore une fois, si vous essayez de présenter notre opération comme une invasion, nous ouvrirons les portes et vous enverrons 3,6 millions de migrants », a déclaré Recep Tayyip Erdogan lors d’un discours à Ankara.

    La Turquie accueille 3,6 millions de réfugiés syriens sur son sol. Le flux de migrants depuis la Turquie vers l’Europe a considérablement tari à la faveur d’un accord conclu en 2016 entre Ankara et l’UE. Les pays européens ont vivement critiqué l’opération lancée mercredi par la Turquie dans le nord-est de la Syrie contre une milice kurde, les YPG, considérée comme terroriste par Ankara, mais soutenue par les Occidentaux, car elle constitue le fer de lance de la lutte contre les djihadistes du groupe État islamique (EI).

    « Vous n’avez jamais été sincères. À présent ils disent qu’ils vont bloquer trois milliards d’euros (promis à la Turquie dans le cadre de l’accord migratoire). Avez-vous jamais respecté une promesse qui nous a été faite ? Non », a encore martelé Recep Tayyip Erdogan. « Avec l’aide de Dieu, nous poursuivrons notre chemin, mais nous ouvrirons les portes » aux migrants.

    https://www.lepoint.fr/monde/offensive-en-syrie-erdogan-menace-l-europe-d-un-flux-de-migrants-10-10-2019-
    #migrations #réfugiés #réfugiés_syriens #Turquie #menace #chantage

    ping @isskein

  • Police, jamais sans mon arme

    Oui ! On protège un gouvernement qui n’est pas aimé. Mais c’est notre job. Benoit

    Quelle police offre-t-on à la société ? Quelle est la véritable mission d’un policier ? Protéger les personnes et les biens, enquêter, secourir et réprimer aussi.

    À partir du moment où les manifestants se comportent en combattant, je me transforme en combattant. Et le plus fort gagnera. Je n’ai aucune pitié. Benoit

    Il faut savoir assimiler ces 3 fonctions quand on est policier et ne pas en avoir peur. Arme à la ceinture, symbole de leur pouvoir, Marc, Benoit et Anthony questionnent le sens de leur mission.

    J’ai toujours mon arme avec moi. Je fais mes courses, j’ai mon arme avec moi. Je pars en vacances avec mon arme. C’est comme si je prenais mon téléphone portable, mes lunettes, mes clés de voiture ou ma carte bancaire. Ça fait partie de mon quotidien. Benoit

    L’excitation, l’adrénaline, la déception et la désillusion parfois font partie de leur quotidien.

    L’excitation et l’adrénaline m’empêchent d’avoir peur. J’ai peur après. A posteriori, je me dis : « Là c’était chaud quand même ! ». Benoit

    Comment on peut accepter aujourd’hui pour 1600€ de monter en région parisienne pour se faire cracher à la gueule avec une hiérarchie qui ne vous soutient pas ? Marc

    Avec

    Marc, policier
    Benoit, policier
    Anthony Caillé, policier, secrétaire national de la CGT intérieur.

    https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/force-de-lordre-14-le-maintien-de-lordre-a-la-francaise

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    #Mantes-la-Jolie, des lycéens à genoux

    On doit éviter les policiers ! Alors que les policiers, normalement, ils ont des yeux, ils voient qu’on est des enfants, qu’on est des élèves. un lycéen

    C’est l’histoire d’une interpellation qui survient en pleine mobilisation lycéenne à Mantes-la-Jolie, dans un climat de haute tension.

    La première infraction, c’est d’abord la violation de liberté individuelle, c’est le fait d’avoir été séquestré dans un enclos pendant plusieurs heures. C’est une séquestration commise par une personne dépositaire de l’autorité publique, à savoir les fonctionnaires de police. C’est une infraction pénale. Maître Alimi

    L’histoire de 151 jeunes interpellés par les forces de l’ordre qui sont restés agenouillés plusieurs heures durant, les mains dans le dos ou sur la tête avant d’être transférés dans différents postes de police des Yvelines. Un événement qui va laisser des traces.

    Nous sommes restés 2/3 heures à terre, les mains sur la tête jusqu’à ce qu’ils nous embarquent dans leur voiture par petits groupes. une lycéenne

    Pour les familles plus que blessées, il s’agit d’une arrestation humiliante et inacceptable.

    L’important c’est de faire comprendre que l’autorité est du côté de la police, pas de la loi et que l’important c’est de le faire comprendre... Ce qui est préoccupant c’est que cette attitude est souvent encouragée par la hiérarchie et couverte aussi par le pouvoir politique. Jean-Marie Delarue

    Pour le commissaire de la ville, il s’agissait d’ « interrompre un processus incontrôlé ». Depuis, l’enquête préliminaire, confiée à I’Inspection Générale de la Police (IGPN), qui avait déjà établi « qu’il n’y avait pas de faute » commise par la police lors de cette arrestation, a été classée sans suite.

    Le recteur d’académie m’a appelé personnellement pour me remercier du travail que j’avais fait pour garantir la sécurité de cet établissement scolaire. C’est ça la vérité ! Arnaud Verhille

    Tous les éléments factuels ne peuvent qu’aboutir au constat que nous avons fait le travail de manière professionnelle avec la volonté de ne blesser aucun jeune pendant les quatre jours d’émeute malgré la violence. Arnaud Verhille

    Mais que s’est-il réellement passé ?

    On a ciblé des lycéens à un moment donné de leur vie, au moment d’une grève, au moment d’un blocus c’est-à-dire le moment où d’adolescent on passe à citoyen. Peut-être que l’État inconsciemment se rend compte que s’il veut diriger plus facilement des populations, et bien il faut taper à la racine et faire peur tout de suite. Maître Alimi

    Avec

    Yessa, Hanane, Myriam et Rachida et les jeunes du Collectif de Défense des Jeunes du Mantois
    Maître Alimi, avocat
    Jean-Marie Delarue, président de la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme
    Edouard Durand, juge pour enfants
    Arnaud Verhille, Officier et Commissaire de police de Mantes-la-Jolie
    Geneviève Bernanos du Collectif de Mères solidaires

    https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/force-de-lordre-34-mantes-la-jolie-des-lyceens-a-genou

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    "Allô, Place Beauvau ?", davduf lanceur d’alerte

    Mais qu’est-ce que ça veut dire qu’une république qui tire sur ses enfants ? David Dufresne

    Ancien de Best, de Libé, d’I-Télé et de Mediapart, David Dufresne est écrivain, documentariste, explorateur de récits et du web. Mais d’où vient- il ? Des radios libres ? Des fanzines rocks ? Du mouvement punk ? C’est au milieu des années 1980 dans la presse alternative que David Dufresne démarre.

    Ce qui m’intéresse dans le Punk et le Rap, c’est le rapport à la police. David Dufresne

    Préoccupé par les libertés publiques et individuelles, il recense et dénonce sur son compte Twitter jour et nuit les blessés par les forces de l’ordre lors des manifestations des « gilets jaunes ».

    Twitter, en France, c’est un peu le nouveau fil AFP des journalistes... Recenser les violences policières sur mon fil Twitter, c’était une façon de dire : "maintenant les gars ! ça existe vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas". David Dufresne

    Aujourd’hui, on peut raisonnablement dire que l’État a fait le pari de la violence. David Dufresne

    Avec

    David Dufresne, écrivain, documentariste (@davduf)
    Gérard Desportes, écrivain et journaliste
    Mireille Paolini, éditrice aux éditions du Seuil
    Yannick Bourg, écrivain
    Perline, ingénieure informaticienne
    Anita Hugi, réalisatrice et directrice de festival des journées de Soleure en Suisse

    https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/force-de-lordre-24-allo-place-beauvau-davduf-lanceur-dalerte

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    Le #maintien_de_l’ordre à la française

    L’histoire du maintien de l’ordre c’est celle d’une disciplinarisation à la fois des forces de l’ordre mais aussi des manifestants des protestataires. Fabien Jobard

    Les manifestations des gilets jaunes nous ont bien rappelé que l’encadrement d’une foule nécessite des compétences, un savoir-faire, né dans notre pays après le drame de la Commune.

    Les manifestations "#loi_travail" et "#gilets_jaunes" ont donné lieu à des dégâts physiques et des dommages corporels qu’on n’avait jamais vu auparavant.

    Depuis cette date la question du contrôle des foules dans la « #légalité_républicaine » ne va cesser de se poser, et progressivement une doctrine à la française va se construire.

    Le préfet Lépine a marqué l’histoire du maintien de l’ordre, notamment en essayant de trouver des moyens alternatifs à la charge dans la foule. Ce qu’il a tenté de faire, c’est montrer le plus de force possible, pour ne pas avoir à s’en servir. Fabien Jobard

    Quelle est l’histoire du maintien de l’ordre à la française ? Quelles sont les évolutions majeures et les césures ? Aujourd’hui les autorités sont-elles plus violentes ou est-ce la perception de cette violence qui évolue ?

    Les forces de l’ordre savent parfaitement bien gérer le maintien de l’ordre ordinaire mais pas quand le pouvoir politique leur demande d’être plus répressif. Patrick Bruneteaux

    Avec :

    Fabien Jobard, directeur de recherches au CNRS, rattaché au Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (CESDIP)
    Olivier Filleule, professeur de sociologie politique à l’Institut d’études politiques, historiques et internationales de l’Université de Lausanne (IEPHI) et membre du Centre de recherche sur l’action politique de l’Université de Lausanne (CRAPUL)
    Patrick Bruneteaux, chercheur en sociologie politique au CNRS et membre du CRPS
    Jean-Marc Berlière, historien, spécialiste de l’histoire des polices en France et professeur émérite à l’université de Bourgogne
    Vanessa Codaccioni, historienne et politologue, maîtresse de conférences en science politique à l’Université Paris 8
    Cédric Moreau de Bellaing, maître de conférences en sociologie du droit à l’ École Normale Supérieure
    Jean-Marie Delarue, président de la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme

    https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/force-de-lordre-44-police-jamais-sans-mon-arme

    #audio #police #forces_de_l'ordre #métier #travail #France #témoignage #policier #policiers

    ping @isskein @karine4 @cede @nepthys

  • #Los_Angeles Intersection Named After Black #LGBT Icon

    An intersection in Los Angeles’ Jefferson Park neighborhood now bears the name of revered LGBT activist #Carl_Bean.

    On Sunday, Los Angeles City Council President Herb Wesson appointed the intersection of Jefferson Boulevard and Sycamore Avenue as Archbishop Carl Bean Square.

    “Through his activism Carl Bean pioneered how we treat, educate and advocate for one of the most significant health crises of our time and he did it with a focus and passion for saving Black lives,” said Wesson in a statement obtained by EBONY.

    https://www.ebony.com/news/los-angeles-intersection-named-after-black-lgbt-icon
    #toponymie #noms_de_rue #USA #Etats-Unis #Noirs

  • Allocution de Kaïs Saïed, nouveau président élu de la TUNISIE
    13/10/2019 - 22:11
    https://www.france24.com/fr/video/20191013-allocution-kais-saied-nouveau-president-elu-tunisie

    Le candidat conservateur a battu dimanche Nabil Karoui avec plus de 72 % des suffrages, selon l’institut de sondage Emrhod. Le taux de participation s’établissait à 39,2 % à 15 h 30, heure de Tunis.L’universitaire conservateur Kaïs Saïed est donné largement vainqueur du second tour de l’élection présidentielle en Tunisie, qui l’opposait à l’homme d’affaires Nabil Karoui, selon deux sondages réalisés à la sortie des urnes diffusés dans la soirée.Une enquête de l’institut Emrhod le crédite de 72,53 % des voix et un autre sondage, réalisé par Sigma Consulting et diffusé par la télévision publique tunisienne, attribue 76,9% des suffrages à ce professeur de droit à la retraite.

    #Tunisie

    • asad abukhalil أسعد أبو خليل
      ‏13 oct. 2019
      https://twitter.com/asadabukhalil/status/1183488861223022593

      It is significant that in the only Arab country where the president is elected by popular vote, the winner (by a landslide) is the man who made fierce opposition to any normalization with the Israeli enemy his signature stance. He even called that “high treason”.

      I am talking about Tunisia of course. In the presidential debate he even said that he considers Tunisia “in a state of war” with Israel.

      Wow. In his victory speech, he said that the Palestinian cause will be the top cause, and said that the Palestinian flag should have been there next to the Tunisian flag.

      which can only mean that within weeks, Western governments and media will accuse him of anti-Semitism.

      Although he made it explicitly clear during his discussion of Palestine that he harbors no ill-will toward Jews or Judaism.

      And no, by listing his stance on Palestine, it does not mean that I support his stances on gender or gay rights.

  • geoimage | #Thaïlande - #Bangkok : la mégalopole qui ne dort jamais

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/thailande-bangkok-la-megalopole-qui-ne-dort-jamais

    Située au fond du Golfe de Thaïlande, Bangkok est une mégapole de 19 millions d’habitants marquée par une expansion accélérée, diffuse et sans limite qui génère des recompositions spatiales génératrice d’une violence sociale et politique indéniable. Alors que les gratte-ciels se multiplient formant une skyline de plus en plus imposante, des milliers d’habitations très vulnérables subsistent, en particulier le long des khlongs, ces canaux typiques de la capitale thaïlandaise. Territoire largement mondialisé et ville d’adrénaline et de tous les excès, où les malls côtoient les temples, les marchands de street-food et d’innombrables salons de massage, Bangkok est une ville de contrastes, dont la « liberté de faire et d’être » fait la fierté des habitants.

    #image_satellite

  • Straßenfeger Die fünfte Kolonne


    Voici comment entre 1963 et 1968 la télévison publique en RFA présentait la menace communiste aux allemands dont la majorité se souvenait encore de sa collaboration avec ses maîtres nazis. La réédition sur DVD conplète l’oeuvre anticommuniste avec une série de films « documentaires » sur les espions de l’Est publié en 2005 sous le titre Das Spinnennetz – Stasi-Agenten im Westen .

    Folge 1 - Es führt kein Weg zurück - 6. Juni 1963
    https://www.youtube.com/watch?v=cCPXpHlDMKE

    Die fünfte Kolonne (Fernsehserie) – Wikipedia
    https://de.wikipedia.org/wiki/Die_f%C3%BCnfte_Kolonne_(Fernsehserie)

    Die fünfte Kolonne war eine deutsche Fernsehserie des ZDF, von der 23 Folgen in unregelmäßigen Abständen vom 6. Juni 1963 bis 11. Oktober 1968 ausgestrahlt wurden.

    Unter Bezugnahme auf den Begriff Fünfte Kolonne war sie die erste Spionageserie des deutschen Fernsehens. Vor dem Hintergrund des Kalten Krieges hatte sie neben der Unterhaltung einen durchaus politischen Gehalt – was einigermaßen ungewöhnlich für eine Fernsehserie war –, denn ihr Thema waren Aktivitäten östlicher Geheimdienste auf dem Boden der Bundesrepublik Deutschland. Stets behielten die westliche Gegenspionage bzw. Polizei und Militär die Oberhand. Jede der Episoden war in sich abgeschlossen, es gab keine konstanten Hauptdarsteller.

    Grundlage für alle Folgen der „Fünften Kolonne“ waren reale Fälle, die für das Spielfilmformat nur leicht bearbeitet und verändert wurden. So wird etwa in der Folge 15 („Mord auf Befehl“) die Ermordung des ukrainischen Exilpolitikers Stepan Bandera durch den KGB-Agenten Bogdan Staschynskij thematisiert.

    #Allemagne #guerre_froide #espionnage #médias #télévision #histoire

  • La Chine maritime et navale (7/7) : les touristes chinois sur tous les océans - Asialyst
    https://asialyst.com/fr/2019/10/12/chine-maritime-navale-7-7-touristes-chinois-sur-tous-oceans

    Le plus étonnant dans le tourisme maritime des Chinois, ce n’est pas seulement qu’ils inondent les plages de Qingdao à Phuket. Mais c’est à quel point la hausse du niveau vie et l’émergence d’une classe de super riches en Chine populaire ont fait exploser toutes les limites des océans. Du tourisme « patriotique » sur les îles disputées de la mer de Chine du Sud au tourisme en Antarctique, seul compte le besoin d’expérience ultime mêlé à la recherche de l’air le plus pur.

    Un article intéressant sur le #tourisme, cette manière de dépenser son fric quand on bénéficie d’une distribution inéquitable des richesses. (Détail : ça parle de la #Chine.)

    #mer_de_Chine aussi

  • Services publics : « La dématérialisation a accentué la fracture territoriale »
    https://www.banquedesterritoires.fr/services-publics-la-dematerialisation-accentue-la-fracture-terr

    S’appuyant sur un rapport de la Cour des comptes de mars, les deux députés parviennent à une conclusion moins optimiste du retrait des services publics. La question du numérique est « un enjeu vital », il permet de compenser « l’enclavement » des territoires isolés, de développer le télétravail... Seulement la couverture est loin d’être achevée : 7 millions de Français n’ont « pas accès à la qualité minimale de connexion ». Bien plus, « menée à la hussarde » - avec pour principal souci de faire des économies -, « la dématérialisation a accentué la fracture territoriale ». En 2018, 93% des réclamations adressées aux délégués du Défenseur des droits avaient trait aux difficultés rencontrées dans la relation avec les services publics, contre 84 % en 2017, constatent-ils. Les députés préconisent donc de « remettre les bœufs avant la charrue ». Les administrations doivent par exemple revenir aux fondamentaux : proposer des modalités d’accès multicanal (en ligne, avec possibilité d’accès téléphonique et physique). Le rapport met aussi l’accent sur l’accompagnement des usagers. Une « cartographie » référençant les dispositifs d’accompagnement sur les territoires est en cours d’élaboration, précise-t-il.

    #territoire

  • “Joker”, un film “détestable”. Et les “élites” de nos sociétés ultra-libérales et consuméristes détestent qu’on leur mette le nez dans leur caca.

    TIFF 2019: Joaquin Phoenix’s Joker is the antihero the alienated and angry have been waiting for, and that’s precisely the problem - The Globe and Mail
    https://www.theglobeandmail.com/arts/film/tiff/article-tiff-2019-joaquin-phoenixs-joker-is-the-antihero-the-aliena

    TIFF 2019: Joaquin Phoenix’s Joker is the antihero the alienated and angry have been waiting for, and that’s precisely the problem

    https://www.revolutionpermanente.fr/Le-Joker-entre-le-desespoir-du-capitalisme-et-l-espoir-de-l-eme

    Le Joker : entre le désespoir du capitalisme et l’espoir de l’émeute

    Toutes les critiques américaines ont détesté le Joker : elles le voient comme un film sans message, ou comme une source d’inspiration pour le terrorisme de droite. Quel film ont-elles vu ? En réalité, son message ne pourrait pas être plus clair : les travailleurs doivent diriger leur rage contre les riches.

    • A lire les critiques je constate qu’il y a des chiens de Pavlov partout. En contenant ses réflexes conditionnels on arrive à regarder l’oeuvre comme telle.

      Le film ressemble étrangement à Bad Lieutenant d’Abel Ferrara où Harvey Keitel nous expose au processus de décomposition d’un caractère aliéné.

      https://www.youtube.com/watch?v=Ir8Y4iFrWk8

      Le joker ne subit pas sa décomposition, bien au contraire il provoque la Aufhebung de sa souffrance dans un soulèvement de masse clownesque. Le dernier rempart contre sa révolte est une psychiatre noire intégrée au système carcéral. Finalement elle est aussi impuissante comme la police et les médias contre les puissances qui font du Joker l’expression d’un malaise concernant tout le monde.

      https://www.youtube.com/watch?v=QxkBTqQY9vk

      Solution pratique pour mieux comprendre ce film : Consacrez sept minutes à une introduction dans la pensée de Hegel, ce qui est peu de temps mais c’est un début.
      https://www.youtube.com/watch?v=H5JGE3lhuNo

      Le film se termine par une chanson de Frank Sinatra qui désigne le Joker comme incarnation actuelle de l’américain idéal. Elle explique la morale de l’histoire. J’y découvre beaucoup d’ironie, mais c’est uniquement mon impression personnelle. Et la vôtre ?

      https://www.youtube.com/watch?v=KIiUqfxFttM

      Frank Sinatra – That’s Life Lyrics
      https://genius.com/Frank-sinatra-thats-life-lyrics

      [Verse 1]
      That’s life (that’s life), that’s what people say
      You’re riding high in April, shot down in May
      But I know I’m gonna change that tune
      When I’m back on top, back on top in June
      I said, that’s life (that’s life), and as funny as it may seem
      Some people get their kicks
      Stompin’ on a dream
      But I don’t let it, let it get me down
      Cause this fine old world it keeps spinning around

      [Chorus]
      I’ve been a puppet, a pauper, a pirate, a poet
      A pawn and a king
      I’ve been up and down and over and out
      And I know one thing:
      Each time I find myself flat on my face
      I pick myself up and get back in the race

      [Verse 2]
      That’s life (that’s life), I tell ya, I can’t deny it
      I thought of quitting, baby
      But my heart just ain’t gonna buy it
      And if I didn’t think it was worth one single try
      I’d jump right on a big bird and then I’d fly

      [Chorus]
      I’ve been a puppet, a pauper, a pirate
      A poet, a pawn and a king
      I’ve been up and down and over and out
      And I know one thing:
      Each time I find myself laying flat on my face
      I just pick myself up and get back in the race

      [Verse 3]
      That’s life, that’s life
      And I can’t deny it
      Many times I thought of cutting out but my heart won’t buy it
      But if there’s nothing shaking come here this July
      I’m gonna roll myself up in a big ball and die
      My, my

      That’s Life (song) - Wikipedia
      https://en.wikipedia.org/wiki/That%27s_Life_(song)

      “That’s Life” is a popular song written by Dean Kay and Kelly Gordon and first recorded by Marion Montgomery. The most famous version is by Frank Sinatra, released on his 1966 album of the same name. Sinatra recorded the song after hearing an earlier cover of it by O.C. Smith; the song proved successful and reached the fourth spot on the Billboard Hot 100 singles chart. Following the success of Sinatra’s version, it was subsequently recorded by a number of artists including Aretha Franklin, James Booker, Shirley Bassey, James Brown, Van Morrison, David Lee Roth, Michael Bolton, Michael Bublé, Russell Watson, and Deana Martin and Holt McCallany. Sinatra’s version appeared in the 1993 film A Bronx Tale, the 2019 film Joker (2019 film), and the 2004 video game Tony Hawk’s Underground 2, while a cover by Bono was on the soundtrack of The Good Thief (2002).

      #film #cinéma #terrorisme #USA #band_dessinée #Batman #décadence #révolte #dialectique

  • Intervention turque en Syrie
    La révolution politique du Rojava menacée de toute part

    Stéphane Ortega

    https://lavoiedujaguar.net/Intervention-turque-en-Syrie-La-revolution-politique-du-Rojava-menac

    Pour la troisième fois en trois ans, l’armée turque pénètre dans le nord de la Syrie, menaçant l’auto-organisation démocratique, féministe et multiethnique créée par les Kurdes au Rojava.

    Pour les forces kurdes du nord de la Syrie, il y a d’abord les ennemis acharnés. Ce qu’il reste de Daech bien sûr, mais aussi la Turquie associée aux milices djihadistes qu’elle soutient et pilote. Et puis, il y a tous les autres : vrais adversaires ou faux amis. De la coalition internationale à la Russie, en passant par l’Iran ou le régime syrien, ils sont nombreux à jouer leur propre partition qui passe pour beaucoup par la fin de la tentative révolutionnaire au Rojava, nom de la région autoadministrée par les Kurdes au nord de la Syrie.

    Profitant du déplacement des troupes de Bashar al-Assad de leur région vers Alep à l’été 2012, les Kurdes ont entamé un processus d’autogouvernement dans les cantons d’Afrine, Kobané et Djézireh. Le Parti pour l’unité démocratique (PYD), proche du PKK, et les milices de protection du peuple (YPG/YPJ) supplantent les partis concurrents pour devenir la force dominante. Ils s’appuient sur l’auto-organisation des communes, pensées comme une alternative à la création d’un État-nation (...)

    #Syrie #Rojava #Turquie #Kurdistan #autogouvernement #Erdogan #djihadistes #offensive #résistance #Russie #USA #Europe

  • Sur le plancher des vaches (IV/I)
    Symboles (et plus si affinités)

    Natalie

    https://lavoiedujaguar.net/Sur-le-plancher-des-vaches-IV-I-Symboles-et-plus-si-affinites

    Paris, le 7 octobre 2019
    Amis,

    « Le plancher des vaches » inaugural jouait avec quelques pseudo-vérités concernant ce que l’on a nommé la « technontologie ». La principale question posée était celle-ci : Notre genre d’humain n’aurait-il pas une certaine propension à recycler sans fin le divin Un ? Si tel était le cas, Dieu ne serait pas mort, mais où s’cache t’El crénom ?

    Le champ d’investigation proposé pour tenter de répondre à cette question est celui du monde du travail. « Le plancher des vaches II » a brossé à grand traits quelques dispositifs structurants mis en place à l’échelon mondial depuis les années 1980, dispositifs dont on a affirmé, dans « le plancher des vaches III », qu’ils dessinent un mouvement progressif de chosification du vivant.

    Ce mouvement n’est pas récent, mais on fait ici l’hypothèse qu’après la prise de corps opérée par la division scientifique du travail, puis le remplacement de bien des corps par des machines, l’époque actuelle est à la prise de tête. Nous avons réduit celle-ci au seul vocable de normalisation — nom proposé pour les tables de la loi —, soit un état de normalité, ce qui pourrait sembler à d’aucuns rassurant. Mais dans ce terme, au-delà de la norme, il y a un caractère de procédé, une proactivité et, sous-jacentes à celle-ci, des nécessités de vérifier ladite normalité. (...)

    #Dieu #normalisation #loi #Florence_Parly #intelligence_artificielle #symbole #cercle #Terre #religion #flèches #projet #développement_durable #trinité #génome #borroméen #plan #parousie #entreprise #objectif #stratégie #Hannah_Arendt

  • The big polluters’ masterstroke was to blame the climate crisis on you and me | George Monbiot | Opinion | The Guardian
    https://www.theguardian.com/commentisfree/2019/oct/09/polluters-climate-crisis-fossil-fuel

    A paper published in Nature shows that we have little chance of preventing more than 1.5C of global heating unless existing fossil fuel infrastructure is retired. Instead the industry intends to accelerate production, spending nearly $5tn in the next 10 years on developing new reserves. It is committed to ecocide.

    But the biggest and most successful lie it tells is this: that the first great extermination is a matter of consumer choice. In response to the Guardian’s questions, some of the oil companies argued that they are not responsible for our decisions to use their products. But we are embedded in a system of their creation – a political, economic and physical infrastructure that creates an illusion of choice while, in reality, closing it down.

    We are guided by an ideology so familiar and pervasive that we do not even recognise it as an ideology. It is called consumerism. It has been crafted with the help of skilful advertisers and marketers, by corporate celebrity culture, and by a media that casts us as the recipients of goods and services rather than the creators of political reality. It is locked in by transport, town planning and energy systems that make good choices all but impossible. It spreads like a stain through political systems, which have been systematically captured by lobbying and campaign finance, until political leaders cease to represent us, and work instead for the pollutocrats who fund them.

    [...]

    The power of consumerism is that it renders us powerless. It traps us within a narrow circle of decision-making, in which we mistake insignificant choices between different varieties of destruction for effective change. It is, we must admit, a brilliant con.

    #énergies_fossiles #co2 #climat #inversion #responsabilité #manipulation #escroquerie #idéologie #consumérisme #complicité #corruption #politique

  • Le #Conseil_constitutionnel acte la #gratuité de l’enseignement supérieur

    La plus haute juridiction a précisé que les #droits_d’inscription universitaires doivent rester « modiques ». Il avait été saisi par des associations étudiantes opposées à l’#augmentation des frais pour les #étudiants_étrangers.

    L’écho devrait parvenir bien au-delà de nos frontières. Vendredi 11 octobre, le Conseil constitutionnel a rendu publique une décision très attendue entérinant le #principe_de_gratuité à l’université. L’annonce risque de constituer un sérieux revers pour le gouvernement qui avait décidé en novembre 2018 d’augmenter les droits d’inscription universitaires pour les étudiants étrangers extracommunautaires. Cette réforme avait entraîné une large contestation chez les étudiants, les enseignants ou encore les présidents d’université.
    « Le Conseil constitutionnel déduit de façon inédite du treizième alinéa du préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 que l’exigence constitutionnelle de gratuité s’applique à l’enseignement supérieur public », indique l’institution.
    En juillet, celle-ci avait été saisie d’une question prioritaire de constitutionnalité, à la suite du #recours de plusieurs organisations étudiantes – l’Union nationale des étudiantes en droits, gestion, AES, sciences économiques, politiques et sociales (Unedesep), l’association du Bureau national des élèves ingénieurs et la Fédération nationale des étudiants en psychologie. Une démarche à laquelle s’étaient associés d’autres syndicats étudiants et enseignants.
    Les associations avaient attaqué, devant le Conseil d’Etat, l’arrêté du 19 avril 2019, qui fixe les nouveaux droits d’inscription pour les étudiants étrangers extra-européens, à hauteur de 2 770 euros en licence (contre 180 euros pour les étudiants français et européens) et 3 770 euros en master (contre 243 euros). La juridiction administrative avait décidé de surseoir à statuer, le 24 juillet, jusqu’à ce que le Conseil constitutionnel tranche la question de #constitutionnalité soulevée.
    « La Nation garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction »
    Le Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 du prévoit en effet que « la Nation garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction » et que « l’organisation de l’enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’Etat », défendaient les associations étudiantes. Mais il n’avait jamais été, jusqu’ici, précisé si l’enseignement supérieur était concerné par ce principe, au même titre que l’enseignement primaire et secondaire, ni de quelle manière. C’est chose faite. La plus haute juridiction précise, pour la première fois, comment cette obligation de gratuité s’applique dans un monde universitaire particulier, puisque y sont pratiqués des droits d’inscription. « Cette exigence ne fait pas obstacle, pour ce degré d’enseignement, à ce que des droits d’inscription modiques soient perçus, écrivent les juges constitutionnels. En tenant compte, le cas échéant, des capacités financières des étudiants. » Prochaine
    étape sur le terrain juridique : le Conseil d’Etat devra examiner de nouveau cet arrêté au regard de l’exigence de gratuité fixée par le Conseil constitutionnel.
    Ce dernier, en revanche, n’a pas jugé inconstitutionnelles les dispositions contestées de la loi de finances de 1951, qui prévoient que le pouvoir réglementaire fixe les montants annuels des droits perçus par les établissements publics d’enseignement supérieur et acquittés par les étudiants. « Il juge qu’il appartient aux ministres compétents de fixer sous le contrôle du juge les montants de ces droits. »

    Sept universités ont mis en place des droits « différenciés »
    La stratégie « #Bienvenue_en_France », dans laquelle figure cette augmentation des droits, a été annoncée par le gouvernement en novembre 2018, avec l’objectif de développer l’attractivité de la France, et d’atteindre 500 000 étudiants internationaux à l’horizon – contre 324 000 actuellement.
    Seules sept universités (sur environ 75 établissements) ont mis en place dès cette rentrée des droits « différenciés » pour les étudiants extracommunautaires. La majorité des établissements ont choisi d’utiliser la possibilité d’exonération ouverte par un décret de 2013. Chaque université peut dispenser de droits d’inscription 10 % de ses étudiants. Un dispositif utilisable, si les établissements le décidaient, en faveur des étudiants extracommunautaires.
    L’inquiétude demeure de savoir si ce quota permettra encore aux universités qui le souhaitent d’exonérer leurs étudiants étrangers, l’an prochain. Encore plus en 2021.

    https://www.lemonde.fr/education/article/2019/10/11/le-conseil-constitutionnel-acte-la-gratuite-de-l-enseignement-superieur_6015
    #enseignement_supérieur #justice #université #frais_universitaires #taxes_universitaires #frais_d'inscription

  • Les #pesticides « tueurs d’#abeilles » ont de la relève | ICI Radio-Canada.ca
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1316826/chlorantraniliprole-pesticides-tueurs-dabeilles

    Un nouvel #insecticide remplace maintenant les controversés #néonicotinoïdes, ceux-là mêmes qu’on a appelés « pesticides tueurs d’abeilles ». Mais a-t-on seulement déplacé le problème vers d’autres #insectes ?

    [...]

    Mais s’agit-il d’une véritable avancée pour les insectes #pollinisateurs ?

    Les études indépendantes sur le #chlorantraniliprole restent rares mais, selon la base de données SAgE pesticides, la référence en la matière au Québec, il est vrai que le chlorantraniliprole est moins toxique pour les abeilles que les néonicotinoïdes.

    En revanche, le produit devient un #poison une fois dans l’#eau. Selon SAgE pesticides, le chlorantraniliprole est qualifié d’extrêmement #toxique pour les invertébrés d’eau douce.

    C’est un paralysant musculaire pour une vaste gamme d’insectes aquatiques, fait remarquer Geneviève Labrie, entomologiste et chercheuse au Centre de recherche agroalimentaire de Mirabel. Elle vient de démarrer une série d’études sur le chlorantraniliprole et le #maïs.

    Là où le bât blesse, c’est que le chlorantraniliprole n’a pas tendance à rester dans le sol. Il se dissout facilement dans l’eau. C’est un produit qui est plus soluble que les néonicotinoïdes, fait remarquer la chercheuse.

  • Les mots et la réalité Féminicide 1

    En France, le mot « féminicide » est récemment devenu d’usage assez courant. Il est intéressant d’essayer de comprendre comment et pourquoi un mot apparait et aussi pourquoi une population se l’approprie. Il s’agit, de fait, de réfléchir à une série de questions : pourquoi avoir créé un mot ? Quelle est sa définition ? En quoi reflète-t-il la réalité ? Peut-il aider à mieux appréhender le monde voire à le changer ? Ce qu’il désigne existait-il avant lui ? etc.

    Dans un premier temps, il faut s’interroger sur le sens du mot. Qu’est-ce donc que le féminicide ? Introduit dans le dictionnaire « Le petit Robert » en 2015, la définition est la suivante : « Meurtre d’une ou plusieurs femmes ou filles en raison de son sexe ». Le terme en lui-même est un « mot-valise » constitué d’une contraction entre les mots « féminin » et la racine « -cide » qui signifie « frapper, tuer ». Il complète une série de mots ayant la même logique de construction : homicide, parricide, infanticide. Ainsi, à l’intérieur de ce champ lexical, il désigne explicitement le meurtre d’une femme ou d’une jeune fille du fait de sa condition de femme.

    Avant que le terme ne soit utilisé en France, il a été légitimé par les instances internationales. Tout au long des années 1990, elles vont progressivement s’en emparer. Du point de vue de celles-ci, le féminicide regroupe quatre grandes catégories de meurtres de femmes ou de jeunes filles. Premièrement le féminicide « intime » est le fait du meurtre d’une femme par son conjoint ou un ex-conjoint. Deuxièmement le féminicide « non intime » est l’agression ou le meurtre de femmes parce qu’elles sont femmes comme la tuerie de l’école polytechnique de Montréal en 1989. Troisièmement les crimes « d’honneur » sont le meurtre d’une femme pour protéger la réputation de sa famille à cause d’une « transgression » morale. Enfin le féminicide lié à la « dot » est le meurtre d’une femme parce qu’elle n’a pas amené une dot suffisamment importante pour son mariage. Avec ces premiers éléments, nous pouvons voir que les régions du monde ne sont pas toutes confrontées aux mêmes types de féminicides. Ainsi en France si la première catégorie est majoritaire et la deuxième est imaginable, les deux autres dimensions sont a priori absentes. Dans tous les cas, aucune région du monde n’est épargnée par les meurtres de femmes ou filles en raison de leur sexe.

    Si le mot apparait dans un dictionnaire en 2015 pour la France et si les instances internationales s’en emparent dans les années 1990, cela ne résout pas la question de son origine. Il faut pour cela remonter un peu plus loin dans le temps. Selon Margot Giacinti, doctorante en science politique, le terme apparait pour la première fois au tribunal international des crimes contre les femmes à Bruxelles en 1976. En parallèle Diana E. H. Russel, une sociologue féministe sud-africaine mène de nombreuses recherches sur les violences dont les femmes sont victimes. Elle utilise rapidement le terme et publie en 1992 avec Jill Radford Femicide : the Politics of Woman Killing. Cet ouvrage va connaître un écho particulier dans les institutions internationales donc mais également dans les milieux et mouvements féministes. Porté et mobilisé par ces deux ensembles, l’usage du terme n’a fait que se multiplier depuis.

    Ainsi, si nous comprenons un peu mieux comment un mot peut apparaitre, se diffuser et finalement être adopté par une partie des sociétés et des populations, reste à comprendre quels sont ses liens avec le réel. Et c’est ce que nous essayerons d’appréhender dans le post de demain en particulier pour le cas français.

    https://geoprag.wordpress.com/2019/10/08/les-mots-et-la-realite-le-debat-feminicide-1

    –------
    Les mots et la réalité Féminicide 2

    Le terme féminicide ne s’est pas imposé facilement et il est encore discuté aujourd’hui. Quels sont les arguments contre son usage ? Tout d’abord, en suivant la définition, si une femme est tuée en raison de son sexe, cela ne concerne donc pas tous les homicides. En effet, une femme qui meurt dans un cambriolage n’entre évidemment pas dans cette catégorie. Mais cela pose une question fondamentale : comment savoir qu’une femme est tuée parce qu’elle est une femme ? Faut-il que le meurtrier l’avoue, qu’il le dise ou l’écrive ? Si pour définir un féminicide il faut attendre un aveu de culpabilité, il n’y en aurait alors probablement pas ou très peu en France. Or, à la date du 8 octobre 2019, il est estimé qu’il y a déjà eu 115 féminicides en France. Ce sont les femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint qui rentrent dans cette statistique. Et c’est en parti cela qui est remis en cause par celles et ceux qui refusent l’usage du terme. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’ils n’ont pas manifesté ou revendiqué ce meurtre au nom d’un sentiment anti-femmes. Il n’y pas de liens évidents et clairs entre le meurtre des femmes et la notion de féminicide.

    Le deuxième argument contre l’usage du terme féminicide se situe au niveau de ce qu’est un meurtre. En effet, pour les opposant-es, le meurtre d’une personne par un proche est toujours le résultat d’une histoire personnelle particulière. Les raisons concrètes du meurtre (jalousie, colère, tristesse, etc.) permettent d’appréhender cette histoire unique et l’isole en quelques sortes des autres meurtres. Et dans aucun des cas recensés, le meurtre n’a fait l’objet d’une revendication anti-femme. Comment alors passer d’un fait divers individuel à la dénonciation d’un comportement social récurrent contre les femmes ? Le pas à franchir est impossible. Comment appréhender alors l’usage du terme féminicide ? Quel serait l’intérêt de l’employer ? Cela relèverait en fait des mouvements féministes, toujours agressifs, qui visent ainsi à déstabiliser les rapports entre femmes et hommes dans la société. Cela relèverait donc plus de l’idéologie, d’une démarche politique et militante que d’une réalité sociale. Un écran de fumée en quelques sortes ?

    A ces arguments des opposant-es, plusieurs niveaux de réponses peuvent être apportés. Le premier s’appuie sur la réalité statistique et celle-ci est comme souvent têtue. En 2017, 130 femmes sont mortes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint tandis que 19 hommes ont été tués par leur conjointe ou ex-conjointe. Ces femmes représentent donc 87,2% des morts violentes au sein du couple. Parmi les femmes ayant tué leur conjoint ou ex-conjoint, plus de la moitié avait subi des violences antérieurement. Cette différence de situation entre les hommes et les femmes ne peut être le simple fait du hasard ou de la malchance, d’autant plus qu’elle se répète année après année. Elle ne peut donc pas non plus être réduite à une série de cas individuel dont on refuserait systématiquement de faire la somme. En France, les femmes meurent, tuées par des hommes.

    Deuxièmement, ce déséquilibre entre les meurtres d’hommes et de femmes n’était pas visible à l’échelle nationale. Jusque-là ces meurtres relevaient de la rubrique fait divers des quotidiens régionaux et les articles évoquaient plus des « drames » (souvent déclinés : drame passionnel, conjugal, de séparation, etc.) que des meurtres. Ces histoires sont bien présentées de façon unique souvent sans lien les unes avec les autres. Ce sont les militantes féministes et les journalistes qui ont commencé à faire le recensement systématique de ces meurtres. Une des premières à le faire est Titiou Le Coq, journaliste de Libération, à partir de 2015. Pour parler de ces histoires individuelles, il a bien fallu trouver un terme, un mot et c’est celui de féminicide qui fut mis en avant. Comme le dit très bien Margot Giacinti : « À l’inverse, il semble que le terme de féminicide permette de relire un certain nombre de faits que l’on analysait comme de simples homicides, alors qu’il s’agit d’un fait social à part entière. Cette relecture oblige à s’interroger sur les raisons de ces meurtres et à se rendre compte de la permanence de meurtres de femmes dans la société. Un certain nombre de femmes ne sont pas tuées pour les mêmes raisons que les hommes, notamment dans le cadre intime. Lorsqu’on dit qu’une femme « est tuée en tant que femme », c’est pour signifier qu’elle est tuée en raison de la position de vulnérabilité dans laquelle les structures sociales la placent. »

    Enfin, il y a un troisième argument qui permet de mieux comprendre pourquoi le terme de « féminicide » est socialement utile et pourquoi il désigne non pas un fantasme de féministes mais une réalité. Cet argument sera abordé dans le troisième et dernier volet de cette étude.

    https://geoprag.wordpress.com/2019/10/09/les-mots-et-la-realite-feminicide-2

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    Les mots et la réalité Féminicide 3

    Pour essayer de mieux comprendre pourquoi la dimension sociale du meurtre d’une femme par son conjoint ou son ex-conjoint semble invisible à certain-es, il faut aborder le troisième et dernier volet, celui de l’histoire, du temps long et de la dimension juridique des rapports entre les femmes et les hommes.

    Nous sommes des sociétés héritières de rapports largement inégalitaires entre les femmes et les hommes. Dans le domaine qui nous intéresse ici, c’est tout particulièrement visible : pendant longtemps les régimes qui se sont succédés en France ont largement assumé et autorisé le meurtre à l’intérieur du couple. Le droit romain, le droit monarchique puis le code pénal de 1810 ont autorisé l’« uxoricide » c’est-à-dire le meurtre par le conjoint de son épouse quand elle est prise en flagrant délit d’adultère.

    « ARTICLE 324. &1 Le meurtre commis par l’époux sur l’épouse, ou par celle-ci sur son époux, n’est pas excusable, si la vie de l’époux ou de l’épouse qui a commis le meurtre n’a pas été mise en péril dans le moment même où le meurtre a eu lieu. &2 Néanmoins, dans le cas d’adultère, prévu par l’article 336, le meurtre commis par l’époux sur son épouse, ainsi que sur le complice, à l’instant où il les surprend en flagrant délit dans la maison conjugale, est excusable. »

    Les hommes ont ainsi eu pendant plusieurs millénaires le droit juridique et l’onction sociale de tuer leur conjointe. Situation aberrante mais d’autant plus inégalitaire que l’inverse n’était pas du tout autorisé. Les femmes ayant tué leur mari ont toujours été très largement condamnées. Pour l’homme le meurtre de sa femme est juridiquement une circonstance atténuante, là où pour la femme tuer son mari est une circonstance aggravante. Ainsi sur le temps long, les sociétés ont considéré comme au mieux naturel au pire normal le meurtre d’une femme par son conjoint. Cette situation a laissé des traces dans nos comportements contemporains.

    Ce droit légal au meurtre est accompagné dans le droit civil et dans le droit pénal de très fortes inégalités entre les hommes et les femmes et vouloir distinguer ici l’intégralité des domaines où elles s’exprimaient prendrait plusieurs articles dans ce blog. Nous pouvons retenir que jusqu’à récemment, les hommes étaient des personnes juridiques à part entière tandis que les femmes étaient des mineures éternelles. Sur elles s’exerçaient un droit de propriété, comme à un objet : elles appartenaient littéralement et juridiquement à leur père d’abord à leur mari ensuite. Cette situation sociale fut largement gravée dans le marbre du code civil et du code pénal de Napoléon. Et même si la situation n’est plus la même aujourd’hui, le poids historique des rapports inégaux a laissé des traces dans les esprits et dans les comportements. D’autant plus que le détricotage de ces rapports inégalitaires entre femmes et hommes ne datent finalement pas de si longtemps que cela.

    Progressivement, l’égalité entre les femmes et les hommes se travaillant et s’améliorant lentement, cette situation est devenue intolérable. Il n’est plus devenu possible de justifier, « d’excuser » le meurtre légal d’une femme par son mari. Il faudra toutefois attendre 1975 pour que le deuxième paragraphe de la loi de 1810 soit effacé et que ce droit disparaisse. Néanmoins ce n’est pas parce que quelque chose n’est plus autorisé qu’il ne se fait plus. Le droit collectif que les hommes se sont donnés, le droit qu’ils se sont attribués de tuer leurs conjointes pendant des millénaires parce qu’elles étaient des femmes a disparu mais les traces de ce droit dans les mentalités, dans le corps social et dans les rapports entre genres est encore vivace. C’est bien ce passé qui explique la situation contemporaine. Des hommes considèrent encore trop souvent leur compagne comme leur propriété et préfère les tuer que de les laisser être libres. Cela est d’autant plus criant dans le cas où ils se suicident après. Ces hommes pensent donc qu’ils doivent emporter dans leur mort ce qui leur appartient et empêchent donc littéralement leur conjointe de leur survivre.

    Féminicide c’est le mot qui permet de dire cela. Féminicide c’est le mot qui affirme qu’une société qui connait ce type de meurtre a un problème. Féminicide c’est le mot qui permet de montrer que derrière les histoires individuelles, il y a un fait social. Féminicide c’est le mot qui permet de rappeler qu’en France des femmes meurent parce qu’elles sont des femmes.

    https://geoprag.wordpress.com/2019/10/10/les-mots-et-la-realite-feminicide-3

    #féminicide #mots #vocabulaire #France #terminologie #femmes #décès #morts

  • Online-Modehändler: Verdi kritisiert Betriebsrat bei Zalando - Wirtschaft - Tagesspiegel
    https://www.tagesspiegel.de/wirtschaft/online-modehaendler-verdi-kritisiert-betriebsrat-bei-zalando/11197790.html

    07.01.2015 von Gunnar Hinck - Beim Berliner Onlinehändler Zalando hat sich ein Konzernbetriebsrat nach europäischem Recht gegründet. Dessen Kompetenzen sind begrenzt. Das ist nicht der einzige Punkt, mit dem die Gewerkschaft Verdi unzufrieden ist. Gunnar Hinck

    Beim Berliner Online-Modehändler Zalando hat sich ein konzernweiter Betriebsrat nach europäischem Recht gegründet. Das Unternehmen, das seit einigen Monaten eine europäischen Aktiengesellschaft, kurz SE, ist, beschäftigt in Europa inzwischen 7000 Mitarbeiter. Dem Unternehmen war zuletzt von der Gewerkschaft Verdi vorgeworfen worden, bei Mitbestimmungsfragen nicht kooperativ zu sein.

    Vorsitzender des sechsköpfigen SE-Betriebsrats mit Sitz in Berlin ist der 36-jährige Schwede Michael Lindskog, der als Manager das Skandinavien-Geschäft verantwortet. Sein Stellvertreter ist Dustin Köster, ein Teamleiter aus dem Logistikzentrum in Erfurt.

    Lindskog sieht seine Aufgabe darin, die Zukunft des Unternehmens zu sichern und in einen „offenen und konstruktiven Dialog“ mit dem Management zu treten. „Es ist kein deutscher Betriebsrat“, sagt er. Ob man diesen wolle, müsse jeder Angestellte für sich entscheiden.

    Verdi moniert das Wahlverfahren

    Die Kompetenzen eines SE-Betriebsrats sind begrenzt. Das Gremium hat lediglich Informations- und Anhörungsrechte für Fragen, die den Gesamtkonzern und grenzüberschreitende Fragen betreffen. Allerdings hat der SE-Betriebsrat Einfluss auf die Besetzung der Arbeitnehmersitze im Aufsichtsrat, außerdem ermöglicht er in EU-Ländern, die keine gesetzliche Mitbestimmung kennen, ein Mindestmaß an Beteiligung.

    Der für den Onlinehandel zuständige Sekretär der Dienstleistungsgewerkschaft Verdi, Stefan Najda, kritisiert das Wahlverfahren bei Zalando. „Kritische Kandidaten außerhalb der Führungsebene hatten keine Chance“, sagte Najda dem Tagesspiegel. Die Kandidaten hätten sich wie bei einem „Casting“ bei einer Vorstellungsrunde selbst darstellen müssen. Zudem hätten sie Englisch sprechen müssen, was weniger gut qualifizierte deutsche Beschäftigte benachteiligt hätte.

    Die Wahlverfahren lief in zwei Stufen ab: Zunächst wählten die Beschäftigten Wahldelegierte und konnten sich als Delegierte selbst aufstellen lassen. Diese Delegiertengruppe wiederum wählte aus einem Kandidatenkreis die Betriebsratsmitglieder.

    Zalando hält dagegen

    Boris Radke, Sprecher von Zalando, weist die Vorwürfe zurück: „Wir haben eine internationale Belegschaft. Englisch ist die meistgesprochene Sprache bei uns.“ Man würde Beschäftigte aus dem Ausland benachteiligen, wenn man darauf bestanden hätte, deutsch zu sprechen.

    An den Berliner Standorten stammten 40 Prozent der Beschäftigten aus dem Ausland. Den „Casting“-Charakter der Wahl habe die Belegschaft ausdrücklich gewünscht. „Wenn es nach Verdi gegangen wäre, hätte sie eine Liste von Kandidaten vorgelegt, die die Belegschaft dann hätte wählen sollen“, sagte Radke.

    Lediglich ein Viertel der Belegschaft wählte

    Das Verhältnis zwischen Verdi und Zalando ist seit Monaten angespannt. Verdi wirft dem Unternehmen vor, bei der Umwandlung in eine SE Arbeitnehmerrechte nicht ausreichend berücksichtigt zu haben. Die Arbeitnehmerseite bei Zalando räumt ein, dass sie die Bedeutung der SE-Betriebsratswahlen unterschätzt und zu wenig mobilisiert habe.

    Die Wahlbeteiligung lag bei lediglich 25 Prozent. Man habe sich zuletzt auf die Gründung von lokalen Betriebsräten konzentriert, heißt es. Am Logistikstandort Brieselang hat sich im vergangenen Jahr ein solches Gremium gebildet.

    Offen ist, ob einfache Mitarbeiter bei einem anderen Wahlverfahren bessere Chancen gehabt hätten. Bei den deutschen SE-Unternehmen BASF, Allianz und MAN sind die SE-Betriebsratsvorsitzenden jeweils auch Mitglieder in den deutschen Betriebsräten und sitzen in den Aufsichtsräten – es sind also Arbeitnehmer, die ohnehin schon privilegiert sind.

    #travail #syndicalisme #Europe

  • Online-Modehändler: Verdi kritisiert Betriebsrat bei Zalando - Wirtschaft - Tagesspiegel
    https://www.tagesspiegel.de/wirtschaft/online-modehaendler-verdi-kritisiert-betriebsrat-bei-zalando/11197790.html

    07.01.2015 von Gunnar Hinck - Beim Berliner Onlinehändler Zalando hat sich ein Konzernbetriebsrat nach europäischem Recht gegründet. Dessen Kompetenzen sind begrenzt. Das ist nicht der einzige Punkt, mit dem die Gewerkschaft Verdi unzufrieden ist. Gunnar Hinck

    Beim Berliner Online-Modehändler Zalando hat sich ein konzernweiter Betriebsrat nach europäischem Recht gegründet. Das Unternehmen, das seit einigen Monaten eine europäischen Aktiengesellschaft, kurz SE, ist, beschäftigt in Europa inzwischen 7000 Mitarbeiter. Dem Unternehmen war zuletzt von der Gewerkschaft Verdi vorgeworfen worden, bei Mitbestimmungsfragen nicht kooperativ zu sein.

    Vorsitzender des sechsköpfigen SE-Betriebsrats mit Sitz in Berlin ist der 36-jährige Schwede Michael Lindskog, der als Manager das Skandinavien-Geschäft verantwortet. Sein Stellvertreter ist Dustin Köster, ein Teamleiter aus dem Logistikzentrum in Erfurt.

    Lindskog sieht seine Aufgabe darin, die Zukunft des Unternehmens zu sichern und in einen „offenen und konstruktiven Dialog“ mit dem Management zu treten. „Es ist kein deutscher Betriebsrat“, sagt er. Ob man diesen wolle, müsse jeder Angestellte für sich entscheiden.

    Verdi moniert das Wahlverfahren

    Die Kompetenzen eines SE-Betriebsrats sind begrenzt. Das Gremium hat lediglich Informations- und Anhörungsrechte für Fragen, die den Gesamtkonzern und grenzüberschreitende Fragen betreffen. Allerdings hat der SE-Betriebsrat Einfluss auf die Besetzung der Arbeitnehmersitze im Aufsichtsrat, außerdem ermöglicht er in EU-Ländern, die keine gesetzliche Mitbestimmung kennen, ein Mindestmaß an Beteiligung.

    Der für den Onlinehandel zuständige Sekretär der Dienstleistungsgewerkschaft Verdi, Stefan Najda, kritisiert das Wahlverfahren bei Zalando. „Kritische Kandidaten außerhalb der Führungsebene hatten keine Chance“, sagte Najda dem Tagesspiegel. Die Kandidaten hätten sich wie bei einem „Casting“ bei einer Vorstellungsrunde selbst darstellen müssen. Zudem hätten sie Englisch sprechen müssen, was weniger gut qualifizierte deutsche Beschäftigte benachteiligt hätte.

    Die Wahlverfahren lief in zwei Stufen ab: Zunächst wählten die Beschäftigten Wahldelegierte und konnten sich als Delegierte selbst aufstellen lassen. Diese Delegiertengruppe wiederum wählte aus einem Kandidatenkreis die Betriebsratsmitglieder.

    Zalando hält dagegen

    Boris Radke, Sprecher von Zalando, weist die Vorwürfe zurück: „Wir haben eine internationale Belegschaft. Englisch ist die meistgesprochene Sprache bei uns.“ Man würde Beschäftigte aus dem Ausland benachteiligen, wenn man darauf bestanden hätte, deutsch zu sprechen.

    An den Berliner Standorten stammten 40 Prozent der Beschäftigten aus dem Ausland. Den „Casting“-Charakter der Wahl habe die Belegschaft ausdrücklich gewünscht. „Wenn es nach Verdi gegangen wäre, hätte sie eine Liste von Kandidaten vorgelegt, die die Belegschaft dann hätte wählen sollen“, sagte Radke.

    Lediglich ein Viertel der Belegschaft wählte

    Das Verhältnis zwischen Verdi und Zalando ist seit Monaten angespannt. Verdi wirft dem Unternehmen vor, bei der Umwandlung in eine SE Arbeitnehmerrechte nicht ausreichend berücksichtigt zu haben. Die Arbeitnehmerseite bei Zalando räumt ein, dass sie die Bedeutung der SE-Betriebsratswahlen unterschätzt und zu wenig mobilisiert habe.

    Die Wahlbeteiligung lag bei lediglich 25 Prozent. Man habe sich zuletzt auf die Gründung von lokalen Betriebsräten konzentriert, heißt es. Am Logistikstandort Brieselang hat sich im vergangenen Jahr ein solches Gremium gebildet.

    Offen ist, ob einfache Mitarbeiter bei einem anderen Wahlverfahren bessere Chancen gehabt hätten. Bei den deutschen SE-Unternehmen BASF, Allianz und MAN sind die SE-Betriebsratsvorsitzenden jeweils auch Mitglieder in den deutschen Betriebsräten und sitzen in den Aufsichtsräten – es sind also Arbeitnehmer, die ohnehin schon privilegiert sind.

    #travail #syndicalisme #Europe

  • Suicide d’un professeur : encore une lettre qui accuse
    https://www.franceinter.fr/suicide-d-un-professeur-encore-une-lettre-qui-accuse

    Une nouvelle affaire dramatique secoue l’Éducation nationale. Un professeur de 52 ans s’est suicidé le 9 septembre. Il enseignait dans un lycée professionnel à Chamalières dans le Puy de Dôme et a dénoncé dans une lettre des pressions de sa hiérarchie. Son fils a décidé il y a quelques jours de médiatiser l’affaire.

    #école #EN #suicide #travail #management