#t

  • Même les pigeons s’inclinent devant la naissance d’une étoile... ... (comment ça j’ai triché avec des graines ? Tsss, humain-e-s de peu de foi !) . :loop : @Kolavalk : #talismans, #grigris & #oripeaux... . . :eyes : + de créas : https://frama.link/kolavalk :f
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/50985200672

    Flickr

    ValK. a posté une photo :

    View on Instagram instagr.am/p/CLyu5p9heDT/

  • Je ne veux pas d’une vie entièrement numérique
    https://reporterre.net/Je-ne-veux-pas-d-une-vie-entierement-numerique

    Dans la nuit du 16 au 17 février, dans la vallée de la Drôme, le feu a détruit un poste répartiteur d’Orange. Comme huit mille abonnés, notre chroniqueuse s’est réveillée sans téléphone fixe ni portable, sans wifi ni 4G. L’occasion de s’interroger sur la place du numérique dans nos vies. Ce 17 février était un mercredi, jour de marché, haut lieu de circulation d’informations dans le Diois. On y apprit l’incendie de Crest. La première réaction spontanée, disons-le, fut un sentiment de jubilation, celle de (...)

    #Orange #technologisme #domination #bug

  • « J’ai peur d’être coincée ici pour l’éternité » : la galère sans fin des réfugiés en Grèce, bloqués aux portes de l’Europe
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/02/26/a-samos-la-galere-sans-fin-des-refugies-bloques-aux-portes-de-l-europe_60712

    Sur les hauteurs de Vathy, capitale de l’île grecque de Samos, qui compte quelque 9 000 habitants, une nouvelle ville est née il y a six ans : un camp de migrants. D’abord prévu pour 650 personnes, il accueille désormais plus de 3 500 demandeurs d’asile. Face à l’agglomération soignée et néanmoins abîmée par le dernier tremblement de terre, se déploie un champ de tentes blanches et de cabanes en bois et en tôle.Dans cette favela méditerranéenne, les enfants courent au milieu des détritus, des rats et des serpents. L’eau chaude et l’électricité manquent. Les sanitaires sont en nombre insuffisant. Des torrents d’eau déferlent sur la colline, inondant la plupart des cabanons. Les soirs d’hiver, sans chauffage, les réfugiés se blottissent autour de feux de bois ou de poêles, laissant craindre le départ d’un incendie à tout moment.
    Ayoub, un Kurde d’Irak, ramène sur son dos des palettes pour surélever sa hutte et des plastiques pour isoler le toit. « Cela fait un an et demi que je suis à Samos, et notre vie se détériore, raconte ce père de deux fillettes de 7 et 8 ans. Avec le coronavirus, les entretiens pour notre demande d’asile ont pris du retard. Il est plus difficile de voir des médecins. Les enfants s’ennuient, ne font plus d’activités organisées par les ONG. »
    Une situation d’urgence devenue chroniqueYaya, un Malien qui a déjà passé plus de deux ans à Vathy, renchérit : « La police est plus présente et nous met des amendes de 300 euros lorsque nous ne portons pas de masque… C’est ridicule ! On vit au milieu des ordures, et rien n’est fait pour nous protéger de l’épidémie ! »
    Les forces de l’ordre surveillent également la venue de tout journaliste sur les lieux. « Ils ne veulent pas que vous racontiez ce qui se passe ici. C’est une honte pour la Grèce mais aussi pour l’Europe ! », lance Espérance Konengo. « On parle de nos conditions de vie aux humanitaires, aux journalistes, mais rien ne change. On souffre beaucoup dans ce trou à rats ! », soupire la Congolaise. Emilie Castaignet, coordinatrice de terrain pour Médecins sans frontières (MSF), estime que « la situation d’urgence humanitaire qui a émergé en 2015 avec l’arrivée de milliers de réfugiés sur les îles grecques est devenue chronique ». A cela s’ajoutent de longues procédures d’asile. « Les réfugiés n’arrivent pas à se projeter, commente Emilie Castaignet. On a vu l’effet du confinement sur notre santé mentale alors que nous vivons dans des maisons confortables, donc nous pouvons imaginer ce que c’est qu’une vie de demandeur d’asile dans l’attente permanente, pleine d’incertitudes. »
    Près de la moitié des patients de MSF ont des pensées suicidaires.
    Le gouvernement conservateur de Kyriakos Mitsotakis, qui a durci sa politique migratoire depuis son élection, en juillet 2019, aimerait accélérer les expulsions. Le 19 février, dans un courrier officiel, le ministère des migrations a donc demandé l’aide de l’Agence européenne de garde-frontières, Frontex, et de la Commission européenne pour le retour en Turquie de 1 450 demandeurs d’asile, actuellement bloqués dans les cinq « hot spots » de la mer Egée.
    « On se trouve dans une zone grise : des demandes d’asile, en majorité celles de Syriens, sont refusées en deuxième instance, mais aucune déportation vers la Turquie n’est effectuée. En particulier depuis les tensions gréco-turques de mars 2020, les Turcs ne veulent pas reprendre les candidats déboutés de l’asile », souligne Mathilde Albert, avocate française qui vient en aide aux réfugiés. Les autorités grecques demandent donc aux demandeurs d’asile de se réenregistrer pour l’asile. « Cela n’a aucun sens, mais c’est pour gagner du temps et pour savoir ce qu’ils vont faire d’eux. Entre-temps, ces personnes n’ont plus droit à l’aide financière du HCR, et ne savent pas qu’ils risquent de retourner en Turquie », poursuit la juriste.D’ici à trois mois, le gouvernement grec veut ouvrir, à 6 km de Vathy, un nouveau camp perdu dans les montagnes. Financé par la Commission européenne, il sera le premier, dans le cadre de la stratégie du gouvernement de construire des « camps fermés et contrôlés », à être inauguré. Le but est clair : renvoyer rapidement ceux qui seront déboutés de l’asile en Turquie ou dans leurs pays d’origine.

    #Covid-19#migrant#migration#grece#UE#turquie#asile#hotspot#politiquemigratoire#sante#santementale

  • « S’ils ne passent pas la frontière, les fraises sont flinguées » : des agriculteurs inquiets si les travailleurs étrangers ne viennent plus
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/02/26/s-ils-ne-passent-pas-la-frontiere-les-fraises-sont-flinguees-dans-le-vauclus

    Julien Bernard le dit sans ambages : « “Des bras pour ton assiette”, ça n’a servi à rien. » Pendant le premier confinement, le maraîcher installé à Uchaux (Vaucluse) a reçu cinquante candidatures en réponse à l’appel des autorités à venir aider les agriculteurs. Sept ont tenu plus d’une semaine : un coiffeur, une toiletteuse pour chien et cinq étudiants. « Les autres nous ont lâché en disant “c’est trop dur !” et ne sont jamais revenus », rapporte le benjamin de la famille, cogérant de l’exploitation avec son frère Sylvain et sa belle-sœur Carole.La préparation des champs puis les premières récoltes – asperges et fraises – n’auraient pu avoir lieu sans l’aide de 17 travailleurs tunisiens arrivés en France juste avant la fermeture des frontières, le 17 mars 2020. Le schéma se répète cette année : sous les serres couvertes de panneaux photovoltaïques, Wissem et Saber, originaires de la région de Kasserine, s’attellent déjà à la préparation des sillons avant la plantation de tomates et de concombres.
    Tous deux viennent de signer un contrat à durée indéterminée après plusieurs années passées sous le statut d’« OFII ». La procédure, menée avec l’Office français de l’immigration et de l’intégration, permet d’obtenir un visa de travail de six mois sur demande de l’employeur. Vingt-quatre saisonniers tunisiens doivent être embauchés sur ce modèle avant le mois d’avril. « S’ils ne passent pas la frontière, les fraises sont flinguées, prévient Julien Bernard. C’est autour de 600 000 euros d’investissement qui ne seront pas amortis. »Depuis la mi-décembre, plus de 500 saisonniers étrangers sont arrivés dans le département par quatre vols spécialement affrétés depuis le Maroc et la Tunisie. Une dérogation préfectorale obtenue par la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) permet de faciliter le passage aux frontières des travailleurs… tant que celles-ci demeurent ouvertes : comme pour la famille Bernard, la saison de nombreux agriculteurs du Vaucluse dépend de l’évolution des restrictions liées à l’épidémie de Covid-19.
    Le protocole sanitaire pour les saisonniers étrangers, à la charge de l’employeur, est encadré par l’agence régionale de santé : un test PCR est réalisé avant le départ, un dépistage antigénique à l’arrivée avant une période d’isolement de sept jours, puis un nouveau test PCR avant de débuter le travail sur l’exploitation. Un surcoût annuel estimé à 20 000 euros pour 24 saisonniers, selon Carole Bernard, responsable administrative de la ferme d’Uchaux. « On ne demande que ça de recruter des gens du coin, mais Covid ou pas Covid, c’est très compliqué », assure Mme Bernard. La réglementation impose la publication, pendant trois semaines, d’une annonce sur le site de Pôle emploi avant toute démarche « OFII ». Mais les candidatures sont rares ou ne « correspondent pas aux demandes », estiment plusieurs agriculteurs.
    Exigeant physiquement et situés en dehors des centres-villes, les travaux de maraîchage et de culture fruitière demandent aussi une importante rigueur sur de longues plages horaires. « La crise sanitaire a mis en avant que ces “ouvriers non qualifiés” ont, en fait, des profils et compétences spécifiques très demandées par certains agriculteurs », souligne Yannick Becker, membre du bureau de la Confédération paysanne en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Le syndicat réclame de meilleures conditions de travail pour les saisonniers étrangers. La FDSEA redoute aussi une répétition de l’année 2020 : une fois les frontières fermées, de nombreux saisonniers n’avaient pu se rendre en France et les agriculteurs s’étaient tournés en urgence vers des acteurs du travail intérimaire, peu respectueux des protocoles sanitaires. Les cas de Covid-19 s’étaient multipliés dans les Bouches-du-Rhône, le Gard et le Vaucluse dans des logements de travailleurs, notamment venus d’Espagne – le recrutement depuis des pays de l’espace Schengen étant soumis à une procédure moins contrôlée par les services de l’Etat.« Que le même phénomène se reproduise, c’est toute notre crainte », abonde la présidente du syndicat majoritaire, Sophie Vache. L’organisation plaide pour un renouvellement des dérogations attribuées au Maroc, fixée jusqu’au 31 mars, et à la Tunisie. La surveillance par la direction de l’emploi et par l’inspection du travail doit aussi être renforcée dans les exploitations, malgré des moyens limités.
    Sur le plan sanitaire, les gérants d’exploitations sont engagés dans une recherche d’hébergements collectifs, qui doivent permettre une mise à l’isolement rapide si une contamination au coronavirus est détectée. « Nous n’avons pas encore de solution pour la moitié des travailleurs prévus », s’inquiète, à Uchaux, Carole Bernard. Pour l’instant, deux mobil-homes sont installés sur l’exploitation et « nous louons une maison dans le village voisin », explique Fethy Gribi, « chef d’équipe » des employés tunisiens.

    #Covid-19#migrant#migration#france#UE#tunisie#sante#economie#travailleurmigrant#travailleursaisonnier#agrciluture#depistage#mesuresanitaire

  • « On a beaucoup parlé ces derniers jours de la prestation de #Gabriel_Attal, le porte-parole du gouvernement sur #Twitch dans "#SansFiltre" C’est encore un exemple intéressant à regarder dans le détail sur la confusion des genres entre #compol et #compublique à l’œuvre en ce moment. »

    Cette émission, qui a réuni des influenceurs a été tournée à l’Elysée. Réalisation soignée, au moins trois caméras dont une en travelling, régie vidéo et son en direct, décor lumineux, outils de streaming. Avec salaires, prestas, c’est probablement une opération à 5 chiffres.

    Que le gouvernement choisisse de développer son audience et la visibilité de ses actions sur différents médias et réseaux, ça peut se discuter dans la forme, mais sur le fond, c’est une stratégie qui a beaucoup de sens, même si cela a un coût pour la collectivité.

    Mais là j’ai un problème. Regardez bien.
    Vous ne voyez rien ? C’est normal. L’émission n’est accessible ni sur le site du gouvernement, ni sur celui de l’Elysée, ni sur leur compte Youtube ou sur le compte Twitch des institutions qui ont produit ce programme avec des fonds publics.

    On la trouve en revanche sur les comptes personnels de Gabriel Attal sur Youtube et Twitch, où elles lui permettront de développer son audience avec ces contenus.

    Ces comptes personnels ne seront soumis à aucune restriction en période électorale, alors que l’usage des comptes des institutions sera évidemment restreint. La stratégie de l’exécutif est d’utiliser les moyens des institutions pour développer l’audience des comptes personnels.

    On ne mesure pas à quel point, dans la dernière ligne droite avant l’élection, au moment où la communication institutionnelle est encadrée, où les temps de parole dans les médias sont soumis à l’équité, avoir capitalisé sur des outils et des audiences propres est déterminant.

    On assiste en ce moment à un déploiement de buzz, d’#opérations_d'influences à tous les niveaux de l’exécutif, payés sur les #fonds_publics, qui vise à construire cette audience avant les prochaines élections.

    Et ce n’est pas le premier épisode de cette confusion des genres, qui est trop régulière pour ne pas traduire une stratégie :

    LREM poursuit sa démarche partisane d’appropriation propagandiste de la #compublique en utilisant sa charte graphique #compol de parti pour la com’ du gouvernement... https://twitter.com/valeriomotta/status/969507347537252352

    https://twitter.com/valeriomotta/status/1365257336990932992

  • Amazon Mentor app tracks and disciplines delivery drivers
    https://www.cnbc.com/2021/02/12/amazon-mentor-app-tracks-and-disciplines-delivery-drivers.html

    Key Points Amazon confirmed last week it has started putting AI-equipped cameras in some delivery vans. It already requires contracted delivery workers to use an app, called Mentor, that tracks and scores their driving behavior. Like the cameras, the app is designed to improve driver safety, but Amazon employees say the technology produces errors and, in some cases, tracks their location after they clock out from work. Last week, Amazon triggered privacy concerns when it confirmed it’s (...)

    #Amazon #algorithme #comportement #notation #surveillance #travail

  • Pour leur présence en ligne, les entreprises françaises recourent à 67% à un site web et à 79% aux réseaux sociaux. Tous les chiffres de notre étude de la présence en ligne sur https://www.afnic.fr/fr/l-afnic-en-bref/actualites/actualites-generales/12420/show/presence-en-ligne-des-tpe-pme-resultats-2019-2020-de-l-etude-afnic-reussir-ave #RéseauxSociaux #TransfoNum #VendrediLecture

    For their online presence, French companies are 67% to use a website and 79% to use #SocialMedia. Read all the key figures from our study on https://www.afnic.fr/en/about-afnic/news/general-news/12490/show/the-online-presence-of-french-vses-smes-2019-2020-results-of-the-afnic-reussir #FridayRead #digitaltransformation

  • Big Mother : Le pouvoir et l’impuissance
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?1048-Big-Mother-Le-pouvoir-et-l

    Début du dernier chapitre (VII — Une autorité ordinaire) du #Livre de M. Schneider « Big Mother. Psychopathologie de la vie politique » [2002] (Albin Michel, 2005), pp. 316 - 335. Le lecteur s’aperçevra rapidement que, bien que fortement illustrées par l’actualité de la fin du siècle dernier, les remarques qui suivent n’ont abolument rien perdu de leur pertinence, tout comme il saura aisément distinguer l’analyse de l’auteur de ses opinions propres. Le pouvoir et l’impuissance Volontiers j’ajouterais aux (...) #Crises_économique,_sociale,_politique

    / Schneider M., #Psychanalyse, #Psycho-sociologie, #Progressisme, Livre, #Amour, #Apathie, #Oligarchie, #Totalitarisme, Type (...)

    #Schneider_M. #Type_anthropologique

  • Automobilité et liberté : Conflits et résolutions
    http://carfree.fr/index.php/2021/02/26/automobilite-et-liberte-conflits-et-resolutions

    Dans cet intéressant article, Tod Litman, directeur exécutif du Victoria Transport Policy Institute (VTPI) au #canada, détruit le mythe présentant la voiture comme un objet de liberté. Automobilité et liberté Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Etalement_urbain #Fin_de_l'automobile #Marche_à_pied #Transports_publics #Vélo #dépendance #économie #liberté #mobilité #nuisances #politique #Québec

  • The Danger of Anti-Immigrant Extremism Posing as Environmentalism—and Who Funds It

    With President Joe Biden in the White House and Vice President Kamala Harris providing the deciding vote in the Senate, a range of long-sought Democratic policy goals are back in play, albeit just barely. That includes ambitious agendas on immigration and the environment.

    Could this be the administration that pushes through comprehensive immigration reform after decades of failed attempts? Will youth activists and the burgeoning movement for a Green New Deal provide a pathway to major climate legislation? If so, advocates and their funders alike face a tough road ahead, including an obstructionist congressional minority and opponents on both fronts that will look to appeal to the public’s darkest impulses to build opposition.

    At this inflection point, a report this month from the Center for American Progress, “The Extremist Campaign to Blame Immigrants for U.S. Environmental Problems,” offers a timely overview of the history of how opponents of immigration falsely portray it as a threat to the natural world—a strategy we’re likely to see more of in the months ahead. The report offers a valuable review of these efforts, ranging from the past anti-immigrant stances of some of the nation’s best-known environmental groups to the funders that have bankrolled the nation’s largest anti-immigration groups.

    Four years of an administration defined by its opposition to immigration, plus growing attention to climate change, breathed new life into the toxic and racist narrative of immigrants as a cause of environmental degradation. As the report lays out, this argument—often part of a right-wing, white supremacist ideology known as ecofascism, though CAP’s report does not use the term—found allies in the top echelons of government and media, including a former head of the U.S. Bureau of Land Management and conservative commentators like Ann Coulter and Fox News host Tucker Carlson.

    In contemporary politics, this strategy is mainly seen as a right-wing phenomenon or an artifact of the racist and Eurocentric early history of conservation. Yet the fact that anti-immigrant sentiment found a home within top environmental groups, including Earthfirst! and the Sierra Club, which had a major faction in support of these ideas as late as 2004, is a reminder that it has found fertile soil in a variety of political camps. That makes the narrative all the more dangerous, and one against which funders working in both immigration and the environment ought to take a firm and vocal stance.

    Who’s funding anti-immigration work in the name of the environment?

    Although not comprehensive, the report highlights three funders as key backers of anti-immigration groups: Colcom Foundation, Weeden Foundation and Foundation for the Carolinas. The first two are, in their branding and language, environmental funders—and make those grants in the name of preventing further damage to the natural world.

    Colcom, founded by Mellon Bank heir Cordelia Scaife May, is far and away the largest funder. With a roughly $500 million endowment, it has provided a large share of the support for a network of groups founded by John Tanton, a Sierra Club official in the 1980s, whom the Southern Poverty Law Center (SPLC) calls “the racist architect of the modern anti-immigrant movement.”

    Recipients include NumbersUSA, Federation for American Immigration Reform (FAIR), and the Center for Immigration Studies, which we once called “Trump’s favorite immigration think tank.” The latter two are classified as hate groups by the SPLC, a designation the organizations reject.

    In keeping with the bending of reflexive political categories, it’s worth noting that May—who died in 2005—was also a substantial funder of Planned Parenthood due to her prioritization of “population control” as a means of achieving conservation. In 2019, the New York Times documented May’s dark journey to becoming a leading funder of the modern anti-immigrant movement, and the millions her foundation continued to move, long after her death, in support of ideas that gained a receptive audience in a nativist Trump administration. May’s wealth came from the Mellon-Scaife family fortune, which yielded several philanthropists, including another prominent conservative donor, Richard Mellon Scaife.

    Weeden, led by Don Weeden, has funded a similar who’s who of top anti-immigration groups, as well as lower-profile or regional groups like Californians for Population Stabilization, Progressives for Immigration Reform—which CAP calls the “most central organization in the anti-immigrant greenwashing universe”—and the Rewilding Institute.

    Both Weeden and Colcom, as well as the groups they fund, generally say they are neither anti-immigrant nor anti-immigration. Aside from restrictionist policy positions and racist comments by former leaders, it is revealing that the groups they fund are the favored information sources for some of the most virulently anti-immigrant politicians, both historically and among those who rose prominence during the Trump administration. For a deeper dive on Weeden and Colcom, see my colleague Philip Rojc’s excellent 2019 piece on these grantmakers.

    Finally, there is the Foundation for the Carolinas, which in many ways is a typical community foundation, with initiatives on topics from COVID-19 relief to local arts. But it also hosts a donor-advised fund that has supported several anti-immigration groups, including Center for Immigration Studies, FAIR and NumbersUSA. That fund channeled nearly $21 million to nine such groups between 2006 and 2018, according to the report.

    There’s a connection here to a larger problem of private foundations and DAFs, some of which are housed at community foundations, supporting 501(c)(3) nonprofits identified as hate groups, according to a recent analysis from the Chronicle of Philanthropy. Foundation for the Carolinas also made its list of top donors to these groups.

    An ideology funders must fight against

    As the debates over both immigration and climate policies move forward under this new administration, and the opposition marshals efforts to defeat them, this report offers a helpful guide to this enduring and noxious myth. It’s also an important reminder that if these ideas are not called actively combated, they can take root within well-intentioned efforts. Though it seems only a small number of foundations directly fund groups advancing these ideas, anti-immigrant sentiment is insidious.

    For example, while some commentators are suggesting that acceding to Trump-fueled demands for a border wall is how Congress could reach bipartisan action on immigration reform, the report notes how the existing sections of wall are ineffective against furtive crossings, disruptive to species migration, and in violation of Indigenous sacred sites. These facts—and more broadly, the connection to white supremacist and fascist movements—should put foundations on guard, whether they support grantees pushing for immigration reform, action on climate or both.

    With the United States and other nations facing greater and greater pressures from climate change—particularly as it forces migration from regions like Latin America and the Middle East—philanthropy would do well to be proactive now and draw a bright line in countering this ideology’s propagation.

    https://www.insidephilanthropy.com/home/2021/2/24/anti-immigrant-environmentalism-is-resurgent-new-report-looks-at
    #extrême_droite #anti-migrants #USA #Etats-Unis #environnementalisme #environnement #migrations #nature #dégradation_environnementale #écofascisme #éco-fascisme #suprématisme_blanc #extrême_droite #Ann_Coulte #Tucker_Carlson #racisme #Earthfirst #Sierra_Club #deep_ecology #fondations #Colcom_Foundation #Weeden_Foundation #Foundation_for_the_Carolinas #Mellon_Bank #Cordelia_Scaife_May #mécénat #John_Tanton #NumbersUSA #Federation_for_American_Immigration_Reform (#FAIR) #Center_for_Immigration_Studies #Planned_Parenthood #démographie #contrôle_démographique #néo-malthusianisme #néomalthusianisme #protection_de_l'environnement #philanthropie #Richard_Mellon_Scaife #Weeden #Don_Weeden #Californians_for_Population_Stabilization #Progressives_for_Immigration_Reform #Rewilding_Institute

    • The Extremist Campaign to Blame Immigrants for U.S. Environmental Problems

      With growing frequency over the past four years, right-wing pundits, policymakers, and political operatives have fiercely and furiously blamed immigrants for the degradation and decline of nature in the United States. William Perry Pendley, who temporarily ran the U.S. Bureau of Land Management under former President Donald Trump, saw “immigration as one of the biggest threats to public lands,” according to an agency spokesperson.1 A handful of right-wing anti-immigration zealots, including Joe Guzzardi, have repeatedly misused data published by the Center for American Progress on nature loss to make xenophobic arguments for anti-immigration policies.2 This so-called “greening of hate”—a term explored by Guardian reporter Susie Cagle—is a common refrain in a wide range of conservative and white supremacist arguments, including those of Ann Coulter, Fox News host Tucker Carlson, neo-Nazi Richard Spencer, and the manifestos of more than one mass shooter.3

      The claim that immigration is to blame for America’s environmental problems is so absurd, racist, and out of the mainstream that it is easily debunked and tempting to ignore. The scientific community, and the little research that has been conducted in this area, resoundingly refutes the premise. Consider, for example, the environmental damage caused by weak and inadequate regulation of polluting industries; the destruction of wildlife habitat to accommodate wealthy exurbs and second homes; the design and propagation of policies that concentrate toxic poisons and environmental destruction near communities of color and low-income communities; the continued subsidization of fossil fuel extraction and trampling of Indigenous rights to accommodate drilling and mining projects; and the propagation of a throw-away culture by industrial powerhouses. All of these factors and others cause exponentially more severe environmental harm than a family that is fleeing violence, poverty, or suffering to seek a new life in the United States.

      The extremist effort to blame immigrants for the nation’s environmental problems deserves scrutiny—and not merely for the purpose of disproving its xenophobic and outlandish claims. The contours, origins, funding sources, and goals of this right-wing effort must be understood in order to effectively combat it and ensure that the extremists pushing it have no place in the conservation movement. The individuals and organizations that are most fervently propagating this argument come largely from well-funded hate groups that are abusing discredited ideologies that were prevalent in the 19th-century American conservation movement in an attempt to make their racist rhetoric more palatable to a public concerned about the health of their environment.

      While leaders of the contemporary, mainstream environmental movement in the United States have disavowed this strain of thought and are working to confront the legacies of colonialism and racism in environmental organizations and policies, a small set of right-wing political operatives are trying to magnify overtly xenophobic and false environmental arguments to achieve specific political objectives. In particular, these right-wing political operatives and their deep-pocketed funders are seeking to broaden the appeal of their anti-immigration zealotry by greenwashing their movement and supplying their right-wing base with alternative explanations for environmental decline that sidestep the culpability of the conservative anti-regulatory agenda. In their refusal to confront the true reasons for environmental decline, they are hurting the people—immigrants, Indigenous peoples, and people of color—who bear a disproportionate burden of environmental consequences and are increasingly the base of the climate justice and conservation movements.

      (...)

      https://www.americanprogress.org/issues/green/reports/2021/02/01/495228/extremist-campaign-blame-immigrants-u-s-environmental-problems

  • Nuage de #sable du #Sahara : une #pollution_radioactive qui revient comme un #boomerang

    Alors que les vents chargés de poussières en provenance du Sahara, survolent à nouveau l’#Europe cette semaine, des analyses réalisées par l’ACRO montrent que celles- ci contiennent des #résidus de pollution radioactive datant des #essais de la #bombe_atomique pratiqués par la #France dans les années 60.

    Une pollution radioactive qui revient comme un boomerang

    Entre 1945 et 1980, les Etats-Unis, l’Union soviétique, le Royaume-Uni, la France et la Chine ont réalisé 520 #essais_nucléaires_atmosphériques atteignant des niveaux stratosphériques et dispersant de grandes quantités de produits radioactifs à la surface du globe, principalement dans l’hémisphère nord. Au tout début des années 60, la France a procédé à des essais nucléaires atmosphériques dans le #Sahara_algérien (#Reggane) exposant aux radiations ses propres soldats mais aussi les populations sédentaires et nomades de la région. Depuis ce premier essai au Sahara en 1960 jusqu’à l’ultime expérimentation de 1996 en Polynésie française, la France aura procédé à 210 #tirs_nucléaires.

    Pourquoi parler aujourd’hui – 60 ans plus tard – de ces essais nucléaires du Sahara ?

    Le 6 février dernier, une large partie de la France a été l’objet d’un phénomène météorologique apportant des #vents chargés de sable et de #fines_particules en provenance du Sahara.
    Pour illustration, dans le massif du Jura, le ciel est demeuré orange toute la journée et ces particules atmosphériques se sont déposées au sol. La neige bien blanche le matin est devenue orange à son tour.

    Toutes les surfaces étaient, le soir, recouvertes d’une fine couche de ces particules. L’#ACRO a alors fait un prélèvement sur toute la surface d’une voiture à l’aide de multiples frottis.

    Ces frottis ont été transférés au laboratoire de l’ACRO pour une analyse de radioactivité artificielle par spectrométrie gamma (sur un détecteur GeHP).

    Le résultat de l’analyse est sans appel. Du #césium-137 est clairement identifié.
    Il s’agit d’un #radioélément artificiel qui n’est donc pas présent naturellement dans le sable et qui est un produit issu de la #fission_nucléaire mise en jeu lors d’une #explosion_nucléaire.

    Considérant des dépôts homogènes sur une large zone, sur la base de ce résultat d’analyse, l’ACRO estime qu’il est retombé 80 000 Bq au km2 de césium-137.

    L’épisode du 6 février constitue une pollution certes très faible mais qui s’ajoutera aux dépôts précédents (essais nucléaires des années 60 et Tchernobyl).
    Cette pollution radioactive – encore observable à de longues distances 60 ans après les tirs nucléaires – nous rappelle cette situation de #contamination_radioactive pérenne dans le Sahara dont la France porte la #responsabilité.

    https://www.acro.eu.org/nuage-de-sable-du-sahara-une-pollution-radioactive-qui-revient-comme-un-boo
    #pollution #radioactivité #effet_boomerang #désert_du_Sahara #6_février_2021

  • Pour replacer le contexte, celui des supposées « dérives intellectuelles idéologiques dans les milieux universitaires »...

    Pour rappel, le contexte étant celui-ci :


    https://seenthis.net/messages/888410

    Donc, pour replacer le contexte, des #chiffres et #statistiques à partir de la base de données qui recense les thèses soutenues et en cours en France.

    Quelques chiffres utiles cher·es collègues. Avant de commencer ma journée de travail Bnf, je vais vous donner des informations sur les nombres de thèses soutenues ou en cours avec certains mots clefs dont « #lgbt », « #queer », « #patriarcal » ou « #décolonial ».
    Je parlerai surtout de ma discipline, la littérature. Sources : http://THESES.FR (avec les failles que l’on sait, mais c’est un indicateur). Déjà, combien de thèses en France aujourd’hui avec le mot « décolonialisme » en titre ou résumé : aucune.
    Aucune thèse avec le terme « décolonialisme » toutes disciplines confondues à ce jour.
    Essayons décolonial maintenant, un terme connu depuis longtemps. Toutes disciplines confondues, 13 thèses, dans tous les domaines, histoire, géographie, sociologie, psychanalyse etc. En littérature : une seule, soutenue en 2013.
    Passons à « #patriarcat », une notion ancienne également. Là on en a 12, toutes disciplines confondues, aucune en littérature.
    Essayons patriarcal. Il y en 4 en littérature. Observons les sujets : féminisme, littérature et cinéma en Inde, sur les violences faites aux femmes au Mexique, sur la notion de divinité dans l’espace méditerranéen, et dans la prose féminine russe du 20e siècle. C’est tout.
    Quand je dis c’est tout, l’adjectif « patriarcal » ne me fait sortir aucune thèse dans d’autres disciplines. Je dois certainement me méfier du moteur de recherche, mais il est officiel.
    L’acronyme LGBT maintenant, pour Lesbien Gay Bi Trans. J’ai 13 thèses au total, et en littérature UNE SEULE, sur un sujet très spécifique (les réfugiés LBGT en Turquie).
    Le terme Queer remporte plus de succès, la notion étant prise en compte en tant que concept épistémologique depuis au moins les années 1990 : 39 thèses au total. Deux en littérature, sur des monographies (James Baldwin et Dorothy Allison).
    Et maintenant je vais vous donner un autre chiffre, pour mettre en balance cette soi disant vague de recherche sur les études de genre ou décoloniales (dont on voit bien qu’elles ne sont PAS étudiées en fait) : il y a eu 85 thèses sur le seul auteur Claude Simon. Fin du thread.

    https://twitter.com/neolitterature/status/1364869234283675652

    #thèses #France #décolonial #doctorat #recherche #mots-clé #université #facs

  • Crimes sexuels. Au Tigré, le viol devient une #arme_de_guerre

    Depuis quatre mois, une #guerre se déroule à huis clos dans le nord de l’Éthiopie. Outre les combats et les pillages, de plus en plus de témoins font part de #viols_systématiques commis par les #soldats éthiopiens et érythréens. Lucy Kassa, est une des rares journalistes a avoir pu se rendre sur place, au prix de menaces. Dans le Los Angeles Times, elle rapporte l’horreur d’une sale guerre.

    Une jeune femme et sa sœur marchaient sur le bord d’une route déserte dans le nord de l’Éthiopie le mois dernier lorsque cinq hommes les ont forcées à monter dans un pick-up et les ont conduites jusqu’à un petit bâtiment au toit de métal. L’accent et l’uniforme de leurs ravisseurs ne laissaient aucun doute : c’était des soldats érythréens, ceux venus soutenir les troupes éthiopiennes dans les combats qui font rage depuis novembre dans la région du Tigré, à la frontière entre l’Éthiopie et l’Érythrée.

    Mehrawit, 27 ans, mère de deux enfants, a été séparée de sa sœur et enfermée dans une pièce où il n’y avait qu’un matelas fin et sale. Elle a été violée pendant deux semaines. Ses agresseurs lui ont cassé le bassin et la colonne vertébrale, la laissant recroquevillée sur le sol. Un jour, quinze soldats l’ont violée à tour de rôle pendant huit heures. Elle les a comptés. Elle hurlait de douleur, et eux riaient :

    Au bout d’un moment, je suis devenue complètement insensible, raconte-t-elle dans son lit de l’hôpital de Mekele, la capitale de la région du Tigré, quelques jours après avoir réussi à s’enfuir. Je voyais leur visage. Je les entendais rire. Mais je ne sentais plus la douleur.”

    Son récit est l’un des rares dont on dispose sur le conflit sanglant qui secoue le Tigré. Les organisations de défense des droits de l’homme ont tiré la sonnette d’alarme, disant que dans cette zone montagneuse, à l’abri du regard du monde, les soldats des troupes gouvernementales se livrent à des viols et à des agressions sexuelles sur les civils. Les Nations unies craignent l’imminence d’une catastrophe humanitaire dans cette région qui compte 6 millions d’habitants. Plus de 60 000 Tigréens ont rejoint les camps de réfugiés de l’autre côté de la frontière, au Soudan.

    (#paywall)

    https://www.courrierinternational.com/article/crimes-sexuels-au-tigre-le-viol-devient-une-arme-de-guerre

    #Tigré #Ethiopie #viol #viols #armée #soldats

  • #COVID research updates: Trial hints that Pfizer vaccine could curb COVID transmission
    https://www.nature.com/articles/d41586-020-00502-w

    Le #vaccin Pfizer/BioNTech n’empêcherait pas seulement le développement de symptômes mais aussi l’infection elle-même, donc la #transmission du virus.

    Large-scale trials of #COVID-19 vaccines have focused on assessing their ability to prevent disease, but researchers also want to know whether the vaccines can prevent people from getting infected, even if they show no symptoms. Susan Hopkins at Public Health England in London and her colleagues tracked the effectiveness of the vaccine made by Pfizer and BioNTech in 23,000 UK health-care workers who were already part of a long-term study of #SARS-CoV-2 immunity (V. J. Hall et al. Preprint at SSRN https://doi.org/fw7v; 2021). Participants were tested regularly for SARS-CoV-2, regardless of their symptoms.

    The vaccine was 70% effective at preventing both symptomatic and asymptomatic infections in the period beginning 3 weeks after the first dose; this grew to 85% shortly after a second dose of the RNA vaccine. This finding is the first evidence that Pfizer’s vaccine might block transmission, the researchers say. The study has not yet been peer reviewed.

    Source:
    Effectiveness of BNT162b2 mRNA Vaccine Against Infection and COVID-19 Vaccine Coverage in Healthcare Workers in England, Multicentre Prospective Cohort Study (the SIREN Study) by Victoria Jane Hall, Sarah Foulkes, Ayoub Saei, Nick Andrews, Blanche Oguti, Andre Charlett, Edgar Wellington, Julia Stowe, Natalie Gillson, Ana Atti, Jasmin Islam, Ioannis Karagiannis, Katie Munro, Jameel Khawam, The SIREN Study Group, Meera A. Chand, Colin Brown, Mary E. Ramsay, Jamie Lopez Bernal, Susan Hopkins :: SSRN
    https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=3790399

    .... this cohort was vaccinated when the dominant variant in circulation was B1.1.7 and demonstrates effectiveness against this variant.

  • La Déferlante : la superbe revue qui fait résonner les révolutions féministes - Terrafemina
    https://www.terrafemina.com/article/la-deferlante-la-superbe-revue-qui-fait-resonner-les-revolutions-feministes_a357159/1

    Misandrie, écoféminisme, révolutions chiliennes, sexisme et pop culture... Ce sont mille et uns horizons de réflexion que propose le superbe premier numéro de la revue « La Déferlante », en plus d’une savoureuse rencontre Annie Ernaux/Céline Sciamma.

    https://revueladeferlante.fr
    #revue #trimestrielle #féminisme via @mona

  • Le Covid-19 ébranle l’économie de Malte la sulfureuse, dépendante du tourisme
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/02/25/l-economie-de-malte-la-sulfureuse-dependante-du-tourisme-ebranlee-par-le-cov

    Elle assure croire aux lendemains meilleurs, mais l’inquiétude transparaît, malgré tout, derrière son généreux sourire. Après dix ans dans le tourisme, Vanessa Vassallo vient de se résoudre à chercher un job dans un autre secteur. Dans les RH ou l’informatique, peu importe : elle n’a guère le choix. A cause de la pandémie de Covid-19 et de l’effondrement du nombre de visiteurs, son contrat dans une compagnie d’événementiel de La Valette, la capitale maltaise, n’a pas été renouvelé. « Ce métier est ma passion, j’espère pouvoir y revenir dès que possible, confie la femme. C’est dur, les incertitudes créent une grande anxiété pour tous ceux travaillant dans les hôtels et les restaurants. »Nigel Scicluna, lui, se souviendra longtemps du 7 mars 2020. Cette journée printanière où le premier cas de Covid-19 avait été détecté sur l’île. « En une heure ou deux, le restaurant s’est totalement vidé de ses clients, et les annulations ont commencé à pleuvoir », raconte-t-il. Ta’Detta, le restaurant traditionnel tenu par sa famille, est situé sur le front de mer de La Valette. Il est ouvert tous les jours, mais les touristes sont rares. « Quelques bateaux de croisière accostent au port, mais les passagers ne sont pas autorisés à descendre dîner chez nous. » Aujourd’hui, l’établissement tient en grande partie grâce aux aides publiques.
    Situé au large des côtes siciliennes, libyennes et tunisiennes, Malte, 450 000 habitants, est le pays européen où la récession liée au Covid a été la plus violente, avec l’Espagne. Au deuxième trimestre 2020, son produit intérieur brut (PIB) s’est effondré de 17,1 %, selon Eurostat, et la baisse devrait s’établir à – 9 % sur l’ensemble de l’année. Et pour cause : le tourisme est l’une des principales sources de revenus de l’île, pesant plus de 17 % du PIB. Entre 2019 et 2020, le nombre de visiteurs étrangers a chuté de 76 %, passant de 2,7 millions à 700 000. En janvier, l’aéroport n’assurait plus que 28 liaisons aériennes. Un an plutôt, il y en avait une centaine.

    #Covid-19#migrant#migration#malte#UE#sante#pandemie#tourisme#economique#restrictionsanitaire

  • Covid-19 : en Moselle, renforcement des mesures sanitaires à la frontière avec l’Allemagne
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/02/25/la-france-renforce-en-moselle-les-mesures-sanitaires-a-la-frontiere-avec-l-a

    Le gouvernement a annoncé, jeudi 25 février, un renforcement des mesures sanitaires à la frontière franco-allemande dans le département de la Moselle, un des plus touchés par l’épidémie de Covid-19.La France va demander des tests PCR négatifs de moins de soixante-douze heures à compter de lundi prochain pour les déplacements non professionnels de frontaliers entre l’Allemagne et le département de la Moselle. Un test PCR négatif est déjà demandé pour toute entrée en France en provenance de pays de l’Union européenne pour les voyageurs autres que les transfrontaliers.« La dérogation de l’obligation de présentation d’un test PCR de moins de soixante-douze heures à l’entrée sur le territoire national sera limitée aux seules activités professionnelles, ont annoncé le ministre de la santé, Olivier Véran, et le secrétaire d’Etat aux affaires européennes, Clément Beaune, dans un communiqué commun. Les frontaliers qui se déplacent pour des motifs autres que professionnels devront donc présenter un test PCR négatif à la frontière. »
    La situation dans la lutte contre le Covid-19 « se dégrade » et « est très préoccupante dans une dizaine de départements », a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, à l’issue du conseil des ministres. La veille, la France et l’Allemagne avaient dit discuter de l’élaboration d’un protocole sanitaire qui permette d’éviter une fermeture totale de la frontière franco-allemande.Pour les travailleurs transfrontaliers, des tests hebdomadaires seront mis en place à la frontière, poursuivent-ils sans autre précision. Ils sont également invités à recourir plus au télétravail. « Des patrouilles conjointes de la police française et allemande pourraient être renforcées dans le territoire afin d’assurer l’effectivité de ces mesures », est-il encore précisé. « Ces mesures viennent compléter l’arsenal déployé par les autorités sur le territoire mosellan », notamment le renforcement des capacités de tests et l’accélération de la campagne de vaccination, relèvent les deux ministres.

    #Covid-19#migrant#migration#france#allemagne#moselle#sante#restrictionsanitaire#frontiere#travailleurtransfrontalier

  • MIT Technology Review : We reveal our 10 Breakthrough Technologies of 2021

    For the last 20 years, MIT Technology Review has compiled an annual selection of the year’s most important technologies. Today, we unveil this year’s list. Some, such as mRNA vaccines, are already changing our lives, while others are still a few years off. As always, three things are true of our list. It is eclectic; some of the innovations on it are clearly making an impact now, while some have yet to do so; and many of them have the potential to do harm as well as good. Whether or not they come to represent progress 20 years from now depends on how they’re used—and, of course, on how we’re defining progress by then. Taken together, we believe this list represents a glimpse into our collective future.

    Here are our 10 breakthrough technologies of 2021:

    Messenger RNA vaccines. The two most effective vaccines against the coronavirus are based on messenger RNA, a technology that has been in the works for 20 years and could transform medicine, leading to vaccines against various infectious diseases, including malaria.

    GPT-3. Large natural-language computer models that learn to write and speak are a big step toward AI that can better understand and interact with the world. GPT-3 is by far the largest—and most literate—to date.

    TikTok recommendation algorithms. These algorithms have changed the way people become famous online. The ability of new creators to get a lot of views very quickly—and the ease with which users can discover so many kinds of content—have contributed to the app’s stunning growth.

    Lithium-metal batteries. Electric vehicles are expensive, and you can only drive them a few hundred miles before they need to recharge. Lithium-metal batteries, as opposed to the existing lithium-ion, could boost the range of an EV by 80%.

    Data trusts. A data trust is a legal entity that collects and manages people’s personal data on their behalf. They could offer a potential solution to long-standing problems in privacy and security.

    Green hydrogen. Hydrogen has always been an intriguing possible replacement for fossil fuels, but up to now it’s been made from natural gas; the process is dirty and energy intensive. The rapidly dropping cost of solar and wind power means green hydrogen is now cheap enough to be practical.

    Digital contact tracing. Although it hasn’t lived up to the hype in this pandemic, especially in the US, digital contact tracing could not only help us prepare for the next pandemic but also carry over to other areas of healthcare.

    Hyper-accurate positioning. While GPS is accurate to within 5 to 10 meters, new hyper-accurate positioning technologies have accuracies within a few millimeters. That could be transformative for delivery robots and self-driving cars.

    Remote everything. The pandemic forced the world to go remote. The knock-on effects for work, play, healthcare and much else besides are huge.

    Multi-skilled AI. AI currently lacks the ability, found even in young children, to learn how the world works and apply that general knowledge to new situations. That’s changing.

    Read more about each of these technologies, and read the latest issue of MIT Technology Review, all about progress. Not a subscriber? Now’s your chance! Prices range from just $50 to $100 a year for you to get access to fantastic, award-winning journalism about what’s now and what’s next in technology.

    #Technologies

  • Fichage racial chez Adecco : une procédure interminable malgré des aveux accablants
    https://www.mediapart.fr/journal/france/240221/fichage-racial-chez-adecco-une-procedure-interminable-malgre-des-aveux-acc

    La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris doit rendre jeudi son jugement concernant les suites à donner aux mises en examen de la société d’intérim Adecco et de ses dirigeants de l’agence Paris Restauration Montparnasse. Ils sont accusés d’avoir établi un système de fichages racial permettant d’écarter les intérimaires noirs lorsque des clients exigeaient des « BBR » pour « bleu-blanc-rouge ». Cela fera vingt ans presque jour pour jour que l’un des plus importants systèmes de discrimination (...)

    #Adecco #racisme #discrimination #profiling #travail

    • The Adecco Group
      https://www.groupe-adecco.fr/groupe/le-groupe-adecco

      En France, The Adecco Group et ses 9000 collaborateurs permanents construisent l’emploi de demain. Au sein d’un monde qui évolue chaque jour, le Groupe s’appuie sur le digital et les dernières technologies pour accompagner la transformation des compétences.
      Aujourd’hui, The Adecco Group, ce sont 9 marques expertes qui couvrent toutes les formes d’emploi et de flexibilité : CDD, CDI, travail temporaire, CDI intérimaire, formation et alternance.

      Des experts en placement de salarié.e.s jetables. J’avais oublié que l’ancienne experte porte parole de la macronie s’était reconvertie en secrétaire générale de ce groupe.
      Sibeth Ndiaye
      https://twitter.com/sibethndiaye

      Secrétaire générale de @AdeccoGroupFR. Citoyenne engagée. Fan de Columbo (aussi !).

  • 6-year-old refugee boy dies in blaze in #Thiva accommodation camp

    A 6-year-old boy died on Tuesday night when a fire broke out in a refugee camp on the town on Thiva, some 60 km north of Athens.

    The boy was reportedly leaving with his parents and 4 siblings in a container. Local media reported that the mother reportedly managed to bring another boy and three girls outside but not the boy. The father was not there at the time of the blaze. The family are asylum-seekers from Iran.

    The fire broke out around 9 o’ clock under unknown circumstances. Footage taken at the time of the fire shows a lot of residents to have gathered outside the building on fire.

    https://www.youtube.com/watch?v=mD28yBy7k8Q&feature=emb_logo

    According to local media radiothiva, and the Fire Service, it was the camp residents who pulled the dead body of the boy from the spot.

    The Fire Service said firefighters had to be accompanied by police to get into the camp after residents initially prevented them from entering.

    The refugees claimed that firefighters arrived with delay, reportedly threw stones and other items at the trucks, smashing the front window in one of them.

    Eight firemen with four fire engines were finally able to extinguish the blaze in a building in the camp.

    The Fire Service was reportedly not able to conduct inspection due to the angry crowd, a small police unit remains in the area.

    https://www.keeptalkinggreece.com/2021/02/24/refugee-boy-dies-fire-camp-thiva

    #incendie #feu #réfugiés #camps_de_réfugiés #décès #mort #Grèce

    –-

    ajouté à la métaliste des incendies dans les camps de réfugiés, notamment en Grèce :
    https://seenthis.net/messages/851143

    • Grèce : incendie dans un camp au nord d’Athènes, un enfant de 6 ans décède

      Un enfant kurde de 6 ans est mort mardi soir dans l’incendie d’un camp de migrants situé à Thèbes, au nord d’Athènes. Les exilés accusent les autorités d’avoir trop tardé à intervenir, mettant plus d’une heure à rejoindre les lieux.

      Un incendie s’est déclaré dans la soirée de mardi 23 février dans un camp de migrants de Thèbes, au nord d’Athènes, provoquant la mort d’un enfant kurde de 6 ans, ont annoncé les pompiers grecs dans un communiqué. Lorsque ces derniers sont arrivés sur les lieux, l’enfant ne respirait déjà plus. Les causes de l’incendie sont pour l’heure inconnues.

      https://twitter.com/AntonisRepanas/status/1364324710901813251

      Selon des témoins cités par le site d’information kurde Pishti News, l’enfant se trouvait à l’intérieur du camp avec sa mère, son frère et ses trois sœurs quand le feu s’est déclenché. La mère aurait réussi à faire sortir quatre de ses enfants mais n’a pas pu sauver son autre fils. Toujours d’après le même média, le corps de l’enfant a été enlevé du bâtiment par les migrants eux-mêmes une heure après le drame.

      Les exilés accusent les pompiers d’avoir tardé à réagir, mettant plus d’une heure à rejoindre les lieux. Les autorités, elles, donnent une autre version. Elles racontent que la police a dû également intervenir car les migrants bloquaient l’accès à la structure qui avait pris feu, empêchant les pompiers de se rendre sur place.

      Les camps de migrants sont régulièrement touchés par des incendies, la plupart accidentels. Il y a trois jours, deux incendies ont détruit deux tentes sans faire de victime dans deux camps de migrants sur l’île de Lesbos.

      L’hiver, quand il fait froid sous les tentes des camps, de nombreux exilés font des feux de bois pour se réchauffer ou utilisent des poêles à l’intérieur de leur habitation précaire, ce qui provoque souvent des accidents.

      Des ONG de défense des droits de l’Homme ont tiré la sonnette d’alarme ces derniers jours sur la détérioration des conditions avec le froid dans les camps de migrants à travers le pays.

      https://www.infomigrants.net/fr/post/30459/grece-incendie-dans-un-camp-au-nord-d-athenes-un-enfant-de-6-ans-deced

  • Comment le Triangle de #Gonesse devint une ZAD
    https://metropolitiques.eu/Comment-le-Triangle-de-Gonesse-devint-une-ZAD.html

    Après l’abandon du projet de centre commercial et de loisirs EuropaCity fin 2019, le maintien d’un projet de gare du Grand Paris Express dans les champs du Triangle de Gonesse cristallise les oppositions autour d’une nouvelle « #zone_à_défendre » en bordure de la capitale. Dimanche 7 février 2021, une petite centaine de personnes, membres du Collectif pour le Triangle de Gonesse (ci-après CPTG ou le collectif) et sympathisants à la cause que cette association défend depuis 2011, ont entamé #Débats

    / Gonesse, #écologie, #Île-de-France, #mobilisation, zone à défendre

    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met-tonnelat3-2.pdf

  • ‘Living in this constant nightmare of insecurity and uncertainty’

    DURING the first week of 2021, Katrin Glatz-Brubakk treated a refugee who had tried to drown himself.

    His arms, already covered with scars, were sliced open with fresh cuts.

    He told her: “I can’t live in this camp any more. I’m tired of being afraid all the time, I don’t want to live any more.”

    He is 11 years old. Glatz-Brubakk, a child psychologist at Doctors Without Borders’ (MSF) mental health clinic in Lesbos, tells me he is the third child she’s seen for suicidal thoughts and attempts so far this year.

    At the time we spoke, it was only two weeks into the new year.

    The boy is one of thousands of children living in the new Mavrovouni (also known as Kara Tepe) refugee camp on the Greek island, built after a fire destroyed the former Moria camp in September.

    MSF has warned of a mental health “emergency” among children at the site, where 7,100 refugees are enduring the coldest months of the year in flimsy tents without heating or running water.

    Situated by the coast on a former military firing range, the new site, dubbed Moria 2.0, is completely exposed to the elements with tents repeatedly collapsing and flooding.

    This week winds of up to 100km/h battered the camp and temperatures dropped to zero. Due to lockdown measures residents can only leave once a week, meaning there is no escape, not even temporarily, from life in the camp.
    Camp conditions causing children to break down, not their past traumas

    It is these appalling conditions which are causing children to break down to the point where some are even losing the will to live, Glatz-Brubakk tells me.

    While the 11-year-old boy she treated earlier this year had suffered traumas in his past, the psychologist says he was a resilient child and had been managing well for a long time.

    “But he has been there in Moria now for one year and three months and now he is acutely suicidal.”

    This is also the case for the majority of children who come to the clinic.

    “On our referral form, when children are referred to us we have a question: ‘When did this problem start?’ and approximately 90 per cent of cases it says when they came to Moria.”

    Glatz-Brubakk tells me she’s seen children who are severely depressed, have stopped talking and playing and others who are self-harming.

    Last year MSF noted 50 cases of suicidal thoughts and attempts among children on the island, the youngest of whom was an eight-year-old girl who tried to hang herself.

    It’s difficult to imagine children so young even thinking about taking their lives.

    But in the camp, where there are no activities, no school, where tents collapse in the night, and storms remind children of the war they fled from, more and more little ones are being driven into despair.

    “It is living in this constant nightmare of insecurity and uncertainty that is causing children to break down,” Glatz-Brubakk says.

    “They don’t think it’s going to get better. ‘I haven’t slept for too long, I’ve been worrying every minute of every day for the last year or two’ — when you get to that point of exhaustion, falling asleep and never waking up again is more tempting than being alive.”

    Children play in the mud in the Moria 2 camp [Pic: Mare Liberum]

    Mental health crisis worsening

    While there has always been a mental health crisis on the island, Glatz-Brubakk says the problem has worsened since the fire reduced Moria to ashes five months ago.

    The blaze “retraumatised” many of the children and triggered a spike in mental health emergencies in the clinic.

    But the main difference, she notes, is that many people have now lost any remnant of hope they may have been clinging to.

    Following the fire, the European Union pledged there would be “no more Morias,” and many refugees believed they would finally be moved off the island.

    But it quickly transpired that this was not going to be the case.

    While a total of 5,000 people, including all the unaccompanied minors, have been transferred from Lesbos — according to the Greek government — more than 7,000 remain in Moria 2.0, where conditions have been described as worse than the previous camp.

    “They’ve lost hope that they will ever be treated with dignity, that they will ever have their human rights, that they will be able to have a normal life,” Glatz-Brubakk says.

    “Living in a mud hole as they are now takes away all your feeling of being human, really.”

    Yasser, an 18-year-old refugee from Afghanistan and Moria 2.0 resident, tells me he’s also seen the heavy toll on adults’ mental health.

    “In this camp they are not the same people as they were in the previous camp,” he says. “They changed. They have a different feeling when you look in their eyes.”

    [Pic: Mare Liberum]

    No improvements to Moria 2.0

    The feelings of abandonment, uncertainty and despair have also been exacerbated by failures to make improvements to the camp, which is run by the Greek government.

    It’s been five months since the new camp was built yet there is still no running water or mains electricity.

    Instead bottled water is trucked in and generators provide energy for around 12 hours a day.

    Residents and grassroots NGOs have taken it upon themselves to dig trenches to mitigate the risk of flooding, and shore up their tents to protect them from collapse. But parts of the camp still flood.

    “When it rains even for one or two hours it comes like a lake,” says Yasser, who lives in a tent with his four younger siblings and parents.

    Humidity inside the tents also leaves clothes and blankets perpetually damp with no opportunity to get them dry again.

    Despite temperatures dropping to zero this week, residents of the camp still have no form of heating, except blankets and sleeping bags.

    The camp management have not only been unforgivably slow to improve the camp, but have also frustrated NGOs’ attempts to make changes.

    Sonia Nandzik, co-founder of ReFOCUS Media Labs, an organisation which teaches asylum-seekers to become citizen journalists, tells me that plans by NGOs to provide low-energy heated blankets for residents back in December were rejected.

    Camp management decided small heaters would be a better option. “But they are still not there,” Nandzik tells me.

    “Now they are afraid that the power fuses will not take it and there will be a fire. So there is very little planning, this is a big problem,” she says.

    UNHCR says it has purchased 950 heaters, which will be distributed once the electricity network at the site has been upgraded. But this all feels too little, too late.

    Other initiatives suggested by NGOs like building tents for activities and schools have also been rejected.

    The Greek government, which officially runs the camp, has repeatedly insisted that conditions there are far better than Moria.

    Just this week Greek migration ministry secretary Manos Logothetis claimed that “no-one is in danger from the weather in the temporary camp.”

    While the government claims the site is temporary, which may explain why it has little will to improve it, the 7,100 people stuck there — of whom 33 per cent are children — have no idea how long they will be kept in Moria 2.0 and must suffer the failures and delays of ministers in the meantime.

    “I would say it’s becoming normal,” Yasser says, when asked if he expected to be in the “temporary” camp five months after the fire.

    “I know that it’s not good to feel these situations as normal but for me it’s just getting normal because it’s something I see every day.”

    Yasser is one of Nandzik’s citizen journalism students. Over the past few months, she says she’s seen the mental health of her students who live in the camp worsen.

    “They are starting to get more and more depressed, that sometimes they do not show up for classes for several days,” she says, referring to the ReFOCUS’s media skills lessons which now take place online.

    One of her students recently stopped eating and sleeping because of depression.

    Nandzik took him to an NGO providing psychosocial support, but they had to reject his case.

    With only a few mental health actors on the island, most only have capacity to take the most extreme cases, she says.

    “So we managed to find a psychologist for him that speaks Farsi but in LA because we were seriously worried about him that if we didn’t act now it is going to go to those more severe cases.”

    [Pic: Mare Liberum]

    No escape or respite

    What makes matters far worse is that asylum-seekers have no escape or respite from the camp. Residents can only leave the camp for a period of four hours once per week, and only for a limited number of reasons.

    A heavy police presence enforces the strict lockdown, supposedly implemented to stop the spread of Covid-19.

    While the officers have significantly reduced the horrific violence that often broke out in Moria camp, their presence adds to the feeling of imprisonment for residents.

    “The Moria was a hell but since people have moved into this new camp, the control of the place has increased so if you have a walk, it feels like I have entered a prison,” Nazanin Furoghi, a 27-year-old Afghan refugee, tells me.

    “It wouldn’t be exaggerating if I say that I feel I am walking in a dead area. There is no joy, no hope — at least for me it is like this. Even if before I enter the camp I am happy, after I am feeling so sad.”

    Furoghi was moved out of the former Moria camp with her family to a flat in the nearby town of Mytilene earlier last year. She now works in the new camp as a cultural mediator.

    Furoghi explains to me that when she was living in Moria, she would go out with friends, attend classes and teach at a school for refugee children at a nearby community centre from morning until the evening.

    Families would often bring food to the olive groves outside the camp and have picnics.

    Those rare moments can make all the difference, they can make you feel human.

    “But people here, they don’t have any kind of activities inside the camp,” she explains.“There is not any free environment around the camp, it’s just the sea and the beach and it’s very windy and it’s not even possible to have a simple walk.”

    Parents she speaks to tell her that their children have become increasingly aggressive and depressed. With little else to do and no safe place to play, kids have taken to chasing cars and trucks through the camp.

    Their dangerous new game is testament to children’s resilience, their ability to play against all odds. But Nazanin finds the sight incredibly sad.

    “This is not the way children should have to play or have fun,” she says, adding that the unhygienic conditions in the camp also mean the kids often catch skin diseases.

    The mud also has other hidden dangers. Following tests, the government confirmed last month that there are dangerous levels of lead contamination in the soil, due to residue from bullets from when the site was used as a shooting range. Children and pregnant women are the most at risk from the negative impacts of lead exposure.

    [Pic: Mare Liberum]

    The cruelty of containment

    Asylum-seekers living in camps on the Aegean islands have been put under varying degrees of lockdown since the outbreak in March.

    Recent research has shown the devastating impact of these restrictions on mental health. A report by the International Rescue Committee, published in December, found that self-harm among people living in camps on Chios, Lesbos and Samos increased by 66 per cent following restrictions in March.

    One in three were also said to have contemplated suicide. The deteriorating mental health crisis on the islands is also rooted in the EU and Greek government’s failed “hot-spot” policies, the report found.

    Asylum-seekers who arrive on the Aegean islands face months if not years waiting for their cases to be processed.

    Passing this time in squalid conditions wears down people’s hopes, leading to despair and the development of psychiatric problems.

    “Most people entered the camp as a healthy person, but after a year-and-a-half people have turned into a patient with lots of mental health problems and suicidal attempts,” Foroghi says.

    “So people have come here getting one thing, but they have lost many things.”

    [Pic: Mare Liberum]

    Long-term impacts

    Traumatised children are not only unable to heal in such conditions, but are also unable to develop the key skills they need in adult life, Glatz-Brubakk says.

    This is because living in a state of constant fear and uncertainty puts a child’s brain into “alert mode.”

    “If they stay long enough in this alert mode their development of the normal functions of the brain like planning, structure, regulating feeling, going into healthy relationships will be impaired — and the more trauma and the longer they are in these unsafe conditions, the bigger the impact,” she says.

    Yasser tells me if he could speak to the Prime Minister of Greece, his message would be a warning of the scars the camp has inflicted on them.

    “You can keep them in the camp and be happy on moving them out but the things that won’t change are what happened to them,” he says.

    “What will become their personality, especially children, who got impacted by the camp so much? What doesn’t change is what I felt, what I experienced there.”

    Glatz-Brubakk estimates that the majority of the 2,300 children in the camp need professional mental health support.

    But MSF can only treat 300 patients a year. And even with support, living in conditions that create ongoing trauma means they cannot start healing.

    [Pic: Mare Liberum]

    Calls to evacuate the camps

    This is why human rights groups and NGOs have stressed that the immediate evacuation of the island is the only solution. In a letter to the Greek ombudsman this week, Legal Centre Lesvos argues that the conditions at the temporary site “reach the level of inhuman and degrading treatment,” and amount to “an attack on “vulnerable’ migrants’ non-derogable right to life.”

    Oxfam and the Greek Council for Refugees have called for the European Union to share responsibility for refugees and take in individuals stranded on the islands.

    But there seems to be little will on behalf of the Greek government or the EU to transfer people out of the camp, which ministers claimed would only be in use up until Easter.

    For now at least it seems those with the power to implement change are happy to continue with the failed hot-spot policy despite the devastating impact on asylum-seekers.

    “At days I truly despair because I see the suffering of the kids, and when you once held hands with an eight, nine, 10-year-old child who doesn’t want to live you never forget that,” Glatz-Brubakk tells me.

    “And it’s a choice to keep children in these horrible conditions and that makes it a lot worse than working in a place hit by a natural catastrophe or things you can’t control. It’s painful to see that the children are paying the consequences of that political choice.”

    #Greece #Kara_Tepe #Mavrovouni #Moria #mental_health #children #suicide #trauma #camp #refugee #MSF

    https://thecivilfleet.wordpress.com/2021/02/21/living-in-this-constant-nightmare-of-insecurity-and-uncerta

    • #Fimmine_fimmine
      –-> Tradizionale canto di lavoro femminile salentino con numerose varianti nel numero e nel contenuto ‎delle strofe.‎
      https://www.youtube.com/watch?v=IdPkZKLw2zM&feature=emb_logo


      Per buona parte del 900 la coltivazione del tabacco fu fonte di ricchezza e sostentamento per tante ‎famiglie di contadini del Salento. ‎
      Oggi non ce n’è quasi più traccia. L’ultima fabbrica, la Manifattura Tabacchi di Lecce, ha chiuso il ‎‎1 gennaio del 2011. ‎
      Nella prima metà del secolo scorso – e anche oltre – il lavoro era in gran parte manuale e per la ‎foglia del tabacco c’era bisogno di mani esperte, veloci, abili e fini, come quelle delle donne e dei ‎bambini. Tanto più che le donne e i bambini potevano essere pagati molto di meno e sfruttati molto ‎di più degli uomini…‎

      ‎“Fimmine fimmine” è un canto di lavoro e di denuncia delle condizioni delle “tabacchine”, le ‎lavoratrici del tabacco, una categoria molto sfruttata ma per ciò stesso anche molto attiva e ‎combattiva. Fin dal 1925, all’inizio dell’era fascista, si ha già notizia di una manifestazione delle ‎tabacchine a Trepuzzi, dove un corteo di 500 operaie sfilò per il paese protestando. ‎

      A Tricase il 25 maggio del 1935 una manifestazione di lavoratori del tabacco venne repressa nel ‎sangue (cinque morti, tre donne e due uomini) dai fascisti e dalla forza pubblica. A Lecce, nel 1944, ‎con il paese ed il mondo ancora in guerra, le tabacchine di nuovo scesero in piazza contro il ‎caporalato, per rivendicare salari sufficienti per vivere, per il rinnovo e l’applicazione dei contratti ‎nazionali e per sussidio di disoccupazione: la polizia sparò e tre tabacchine rimasero uccise. Si aprì ‎allora una stagione di lotte molto lunga che culminò nello sciopero generale del 1961 che ebbe ‎come epicentro il paese di Tiggiano, in provincia di Lecce.‎

      Lascio parlare Alfredo Romano e Giovanni De Francesco, rispettivamente introduttore ed autore ‎della ricerca storica contenuta nel libro ‎‎“Le operaie tabacchine di Tiggiano e lo ‎sciopero generale del 1961”, edito nel 2005 e ristampato nel 2011.‎


      Mi sono reso subito conto dell’importanza che riveste il volume che dà ‎testimonianza non solo di uno straordinario sciopero delle tabacchine di Tiggiano nel 1961, ma ‎anche delle gravose condizioni di lavoro delle tabacchine. Tutti i paesi salentini hanno avuto a che ‎fare col tabacco e in tanti sono emigrati nel secondo dopoguerra in varie parti d’Italia, tra cui Civita ‎Castellana, per esportare, per così dire, la lavorazione. Perfino a Collemeto, una frazione di Galatina ‎che contava nel dopoguerra appena 500 abitanti, c’era una fabbrica di tabacco che durante l’inverno ‎occupava quasi tutte le donne del paese. Perciò ho il ricordo delle tabacchine che, come gregge, ‎attraversava la via principale per arrivare alla fabbrica Mongiò, alla periferia del paese, alle sette in ‎punto. E tornavano a casa dieci ore dopo. Di storie di sfruttamento e duro lavoro perciò ne ho ‎sentite tante, a cominciare da mia madre Lucia, tabacchina essa stessa… (Alfredo Romano)

      ‎ ‎‎
      Quello che è successo a Tiggiano nel 1961 non ha precedenti nella storia ‎del paese. Anzi, veste una rilevanza che oltrepassa il circondario comunale se si pensa ai 28 giorni ‎di sciopero generale, con il paese bloccato, la popolazione tutta mobilitata in difesa delle operaie ‎della fabbrica di tabacco, fino alla vittoria, senza resa alle intimidazioni nemmeno alle armi ‎dell’esercito.
      Sono nato nel dicembre del 1962, circa due anni dopo i fatti dello sciopero del 1961. Sono cresciuto ‎nel clima che ha ripercorso le condizioni delle operaie tabacchine e la vita della fabbrica, ed ho ‎respirato i ritmi degli avvenimenti della lotta grazie ai miei genitori. Mia madre, Anna Marzo, è ‎entrata in fabbrica come operaia all’età di 14 anni, nel 1946, e vi ha lavorato, sempre come operaia, ‎sino al 1975. Mio padre, Vincenzo De Francesco, è stato un attivista e promotore di iniziative di ‎lotta insieme alle operaie tabacchine, protagonista delle battaglie a partire proprio dallo sciopero del ‎‎1961.
      Il primo accesso all’informazione dei fatti è avvenuta, quindi, dai loro racconti, riferimenti, ‎discussioni, critiche sull’andamento degli eventi, ho ascoltato sin da piccolo.
      Poi c’è il contesto del paese. Tiggiano era un paese prettamente agricolo composto da poco più di ‎‎2000 abitanti. La fabbrica di tabacco occupava 200 operaie. Perciò, quanto riguardava la fabbrica, la ‎vita delle operaie, le condizioni dei lavoratori agricoli, lo sciopero del 1961, era di dominio ‎pubblico.
      Pertanto, la presente pubblicazione riguarda fatti riferiti oralmente dai protagonisti, da chi pativa lo ‎sfruttamento dei padroni, da chi subiva le ingiustizie delle istituzioni, da chi si è reso attivo per la ‎conquista delle rivendicazioni.
      Alcuni episodi sono stati integrati con dei documenti rinvenuti nell’archivio sezionale e zonale delle ‎Acli di Tiggiano e di Tricase. I documenti delle forze dell’ordine e della prefettura mi risultano ‎ancora secretati. (Giovanni De Francesco)

      Sulla “rivolta di Tricase” e la storia del lavoro del tabacco nel Salento, si veda anche il ‎fondamentale volume ‎‎“Tabacco e ‎tabacchine nella memoria storica. Una ricerca di storia orale a Tricase e nel Salento”, a cura di ‎Vincenzo Santoro e Sergio Torsello, con una introduzione di Alessandro Portelli (2002)

      –---

      Fimmine fimmine ca sciati allu tabaccu
      ne sciati ddoi e nne turnati quattru.‎

      Fimmine fimmine ca sciati allu tabaccu
      lu sule è forte e bbu lu sicca tuttu.‎

      Fimmine fimmine ca sciati allu tabaccu
      la ditta nu bbu dae li talaretti.‎

      Fimmine fimmine ca sciati a vindimmiare
      e sutta allu cippune bu la faciti fare.‎

      Fimmine fimmine ca sciati alle vulie
      ccugghitinde le fitte e le scigghiare.‎

      https://www.antiwarsongs.org/canzone.php?id=39803&lang=it

      #chant #chant_populaire #chanson #musique #musique_populaire #chants_populaires

    • Alan Lomax - Salento, Puglia - Fimmene fimmene chi scjiati a lu tabaccu

      Fimmene fimmene chi scjiati a lu tabaccu
      e scjati dhoi e ne turnati quattro
      e scjati dhoi e ne turnati quattro

      Ci te lu disse cu chianti zagovina
      e cu chianti zagovina
      passa lu duca e te manda alla rovina
      passa lu duca e te manda alla rovina

      Ci te lu disse cu chianti lu saluccu
      passa lu duca e te lu tira tuttu
      passa lu duca e te lu tira tuttu.

      TRAD: Donne donne che andate al tabacco/ andate in due e ne tornate in quattro/Chi te l’ha detto di piantare Zagovina/ passa il duca e ti manda in rovina/Chi te l’ha detto di piantare Salucco/ passa il duca e te lo tira tutto.

      https://www.youtube.com/watch?v=A2idZQ_VHaU&feature=youtu.be