• Berne identifie les réfugiés grâce à leur portable

    Le Secrétariat d’Etat aux migrations contrôle l’identité des requérants d’asile grâce aux données de leur téléphone, ce que dénonce une organisation d’aide aux réfugiés.

    Nombreux sont les requérants d’asile qui ne peuvent pas prouver leur identité. Dans le cadre d’un projet pilote, le Secrétariat d’Etat aux migrations (#SEM) a contrôlé les téléphones mobiles et les ordinateurs portables des réfugiés pour vérifier leur identité. « Une atteinte à la vie privée », dénonce l’Organisation suisse d’aide aux réfugiés (OSAR)

    Le SEM a examiné 565 appareils et leurs données de novembre 2017 à mai 2018, sur une base volontaire de requérants d’asile arrivés dans les centres de Chiasso (TI) et de Vallorbe (VD). Dans 15% des cas, des informations utiles sur l’identité ou l’#itinéraire des réfugiés ont été trouvées. Le porte-parole du SEM Daniel Bach a confirmé l’existence d’un rapport interne sur ce projet pilote, comme l’ont rapporté samedi des journaux du groupe Tamedia.

    Base volontaire

    Daniel Bach s’est contenté d’expliquer que les résultats du projet pilote ont montré que ces contrôles « peuvent fournir des informations complémentaires importantes sur l’origine et l’identité des requérants d’asile ainsi que sur l’itinéraire de leur voyage ». Le porte-parole a souligné que les fouilles des téléphones mobiles et ordinateurs portables avaient été effectuées sur une base volontaire et que la protection des données personnelles avait été garantie à tout moment.

    Selon lui, jusqu’à trois quarts des demandeurs d’asile en Suisse ne peuvent prouver leur identité avec des papiers d’identité officiels. Dans certains pays, il n’y a pas d’acte de naissance et les gens n’ont pas de papiers d’identité. Les passeports des réfugiés sont aussi souvent confisqués en cours de route par des trafiquants ou d’autres groupes criminels. Les personnes sauvées en mer peuvent aussi avoir perdu leurs papiers d’identité en cours de périple.

    L’OSAR critique

    L’Organisation suisse d’aide aux réfugiés (OSAR) a vivement critiqué ce projet pilote de contrôle systématique des #données_téléphoniques et informatiques privées des demandeurs d’asile. « On ne sait pas si les autorités vont pas utiliser ces données à d’autres fins que la seule vérification de l’identité », s’interroge la porte-parole de l’OSAR Eliane Engeler à l’agence Keystone-ATS.

    « Du point de vue de la #protection_des_données, ce projet est hautement contestable et implique une atteinte draconienne à la #vie_privée des personnes concernées », dénonce-t-elle. « Le droit pénal réglemente de manière très restrictive la fouille des données des téléphones portables. Les smartphones de criminels présumés ne peuvent être analysés qu’en cas de violations graves de la loi et de suspicion justifiée », souligne-t-elle.

    Base juridique nécessaire

    Pour sa part, le porte-parole du SEM estime qu’une base juridique n’est nécessaire que pour tous les contrôles qui ne sont pas effectués avec l’assentiment du requérant d’asile. Un projet d’évaluation des données des réfugiés est actuellement en cours d’examen au Parlement. Selon les journaux Tamedia, la commission des institutions politiques (CIP) du Conseil national doit prendre une décision prochainement.

    En juin 2018, la CI du Conseil des Etats avait soutenu par 9 voix contre 1 une initiative parlementaire de l’UDC. Celle-ci demandait que les autorités puissent contrôler les téléphones mobiles des requérants d’asile si c’est le seul moyen pour établir leur identité. Avec ce feu vert, la commission du Conseil national a ainsi pu élaborer un projet concret.

    https://www.letemps.ch/suisse/berne-identifie-refugies-grace-portable
    #smartphone #téléphone_portable #Suisse #surveillance #contrôle #réfugiés #asile #migrations

    ping @etraces

  • “Caoutchouc rouge, rouge coltan”, petit bijou d’animation sur le Congo Grégoire Lalieu - 28 Mars 2019 - Investgaction
    https://www.investigaction.net/fr/caoutchouc-rouge-rouge-coltan-petit-bijou-danimation-sur-le-congo

    “Caoutchouc rouge, rouge coltan” nous raconte l’histoire d’Abo Ikoyo, une étudiante belgo-congolaise qui, pour un travail d’école, doit se replonger dans ses souvenirs de famille. C’est le prétexte que saisit avec justesse Jean-Pierre Griez pour explorer l’histoire du Congo et remonter le fil jusqu’à aujourd’hui.

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=Z7_u8EdY-DM

    Les souvenirs d’Abo Ikoyo remontent en effet à l’époque coloniale, celles des mains coupées et des expéditions punitives. Jean-Pierre Griez nous rappelle ainsi le sombre épisode des grottes de Tshamakélé. En 1899, le chef des sanga, Mulumé Niama, et 127 de ses hommes y trouvèrent refuge après avoir résisté à une attaque de l’armée belge. Les colons assiégèrent les grottes pendant plusieurs semaines. Finalement, ils en bloquèrent toutes les issues avant d’y bouter le feu. Pris au piège, Mulumé Niama et ses hommes périrent dans le massacre.

    Le racisme, l’apartheid, les exactions, l’assassinat de Lumumba… Abo Ikoyo remonte le fil de ses souvenirs avec l’exploitation des richesses du Congo en toile de fond. Petit à petit, le spectateur découvre que les choses n’ont pas tellement changé. Le caoutchouc hier, le coltan aujourd’hui. Les richesses du Congo font toujours l’objet de convoitises néocoloniales, pour le plus grand malheur de ses habitants.

    “Ce qui était important pour moi, c’était d’aborder les événements historiques pour comprendre ce qui se passe maintenant, explique Jean-Pierre Griez. Hier, le Congo subissait la guerre pour le caoutchouc. Aujourd’hui, ce sont pour des minerais très précieux comme le coltan qui sert à fabriquer nos smartphones et nos tablettes. Des multinationales européennes sont impliquées. D’ailleurs, le lobby Business Europe bloque toujours le projet de traçabilité des minerais. ”

    Ainsi, “Caoutchouc rouge, rouge coltan” ne se contente pas d’ouvrir une page de l’histoire. Ce qui n’est déjà pas une mince affaire tant la Belgique peine encore à ouvrir les yeux sur son passé colonial. Le film dessine aussi les contours d’un modèle économique basé sur l’exploitation et la course au profit maximum. Un modèle économique qui a traversé le temps et qui explique bien des drames.

    Jean-Pierre Griez signe une nouvelle fois un petit bijou d’animation où les marionnettes donnent vie au récit. Une façon de prendre le recul nécessaire pour aborder, avec les petits comme les grands, un sujet grave qui invite à la réflexion.

    Déjà diffusé à Mons, Namur, Liège et Bruxelles, “Caoutchouc rouge, rouge coltan”, sera encore projeté le 29 mars à 22 heures au Centre culturel Bruegel à Bruxelles, le 23 avril à 20 heures au Palace à Bruxelles et le 5 mai à 16 heures dans une version sous-titrée en néerlandais dans le cadre de l’Afrikafilmfestival au M Museum de Leuven. Le 17 mai à 12h30, séance de rattrapage au Plaza-Art de Mons. Notons enfin qu’un dossier pédagogique est également à disposition des enseignants qui souhaiteraient diffuser le film dans leur école.

    Plus d’infos sur le site du Village du Monde : https://levillagedumonde.blogspot.com

    #Congo #coltan #rdc #racisme #apartheid #exactions #téléphone_portable #mobile #guerre #téléphone #matières_premières #minerais #téléphone_mobile #tantale #travail_des_enfants #responsabilité #guerre-civile #matières-premières #téléphone-portable

  • À Vintimille, comment faire preuve de solidarité avec les migrants sans se faire expulser de la ville

    La mairie aimerait se débarrasser d’eux, mais ils continuent d’apporter aux exilés de passage un soutien non seulement moral mais aussi matériel. A Vintimille, ville italienne située à la frontière avec la France, environ 200 bénévoles venus d’Italie, de France et du reste de l’Europe s’activent au sein de l’association Eufemia ou de plusieurs collectifs. Malgré l’hostilité de certains habitants, l’élan de solidarité est réel : de plus en plus de personnes s’engagent, de plus en plus de dons parviennent à l’association. Un reportage sur place de notre partenaire L’Âge de faire.

    « Ici, c’est un peu le Calais de l’Italie. » Alexis Cicciù nous montre l’emplacement d’un ancien camp de migrants, sous un pont, entre l’embouchure de la Roya et un chemin de fer. Nous sommes à Vintimille, en #Italie. Il y a quelques mois encore, cet espace abritait plus d’une centaine de réfugiés. Il est maintenant désert. « C’était comme un village. Avec des quartiers différents, des petits magasins, même une mosquée. Quand la police est arrivée, ils ont tout détruit avec des bulldozers. » Au sol, on trouve encore des vêtements, des sardines de tentes, des couvertures déchirées. « Mes grands-parents ont traversé la même frontière dans les années cinquante, alors forcément, je pense aussi à eux », poursuit Alexis, qui a rejoint l’association Eufemia au mois de février. L’association offre le nécessaire aux migrants, afin de leur assurer les conditions d’un transit convenable.

    « On distribue des chargeurs de téléphones et un accès #internet, avec quatre ordinateurs pour communiquer avec les familles », explique Luca*, un autre membre d’Eufemia. « On travaille aussi avec l’ASGI, (Associazione per gli studi giuridici sull’immigrazione, ndlr), une association d’avocats bénévoles qui offre des conseils juridiques, car la plupart des migrants, mineurs ou pas, ne savent pas qu’ils peuvent demander l’asile ni quels sont leurs droits. L’ASGI reste en contact avec chaque personne pendant son voyage en Italie, ils font un vrai suivi. » Eufemia distribue aussi des #cartes_Sim internationales prépayées, qui fonctionnent hors du pays et sans surtaxe, ainsi que des vêtements pour toutes les saisons, des kits sanitaires, des affaires de voyage comme des tentes ou des sacs de couchages.

    « Une loi interdit de donner à manger et à boire aux migrants dans la rue »

    Il est 20 heures. Alexis participe à la distribution du repas, sur un parking près de l’ancien campement. Une file d’une quarantaine de personnes se crée. « Nous, on vient donner un coup de main à Kesha Niya, et on leur amène de la nourriture pour qu’ils préparent leurs prochains repas. » #Kesha_Niya est un collectif international de jeunes gens qui se sont installés du côté français de la frontière. Ils préparent des repas végans – sans aucun aliment d’origine animale – pour respecter tous les types de régimes, et les amènent à Vintimille. « Nous, on ne peut pas distribuer de la nourriture dans notre local parce que ce n’est pas un espace commercial, explique Luca. Et une loi est passée l’année dernière, qui interdit de donner à manger et à boire aux migrants dans la rue. Au moindre faux pas, on risque d’être expulsés de la ville ! »

    La « #cellphone_tower » : « On distribue des chargeurs de téléphones et un accès internet, avec quatre ordinateurs pour communiquer avec les familles »

    Opposé à l’accueil des demandeurs d’asile, le maire de Vintimille, Enrico Ioculano (Parti démocrate, centre-gauche), ne laisse rien passer à Eufemia et aux autres associations solidaires des migrants, étroitement surveillées par l’Agence sanitaire locale (ASL) et par la police. « Ceux qui distribuent de la nourriture risquent de recevoir un #ordre_d’expulsion de Vintimille et de onze petites villes alentour, pendant trois ans », poursuit Luca. Avec Kesha Niya, c’est différent. « Ils font ça depuis tellement longtemps… La police voit bien que, même si elle les en empêche, ils reviennent par un autre moyen. Mais maintenant, ils sont obligés de distribuer toujours au même endroit, sous les yeux de la police. »

    « En Libye, je n’étais jamais sûr de rentrer en vie »

    Parmi les exilés, il y a Saleh, qui accepte de nous parler. Il a 32 ans, est né au Soudan, a déménagé à l’âge de 7 ans en Arabie Saoudite. Fuyant la guerre à 24 ans, il part pour la Libye où il passe quatre années. « Pour vivre en Libye, il faut que les autorités pensent que tu es libyen. Pendant un an, j’ai vécu caché pour apprendre l’accent et savoir comment me tenir dans la rue. Après, j’ai pu sortir et trouver un travail. Mais je n’étais jamais sûr de rentrer en vie. Dans la rue, je voyais la police braquer ses armes sur des enfants. Et les enfants sortaient des plus grosses armes que la police. Il faut s’adapter pour survivre là-bas. »

    Après avoir accumulé assez d’argent, il arrive à embarquer sur un bateau qui l’emmène vers l’Italie. « J’avais une jambe sur le bateau et une jambe dans l’eau. Je regardais l’horizon et j’étais serein. » Saleh garde le sourire : « Ça ne sert à rien de penser à la mort tout le temps. Je suis parti parce que je voulais être heureux, et ça, ce n’est pas triste, si ? Saleh, en soudanais, ça veut dire "ce qui est éternel", alors je n’ai pas peur. » Il est désormais étudiant en Italie. Il lui reste quatre ans pour obtenir ses papiers.

    À côté de lui, il y a Abdel*. Abdel est afghan, il a été embauché comme traducteur par l’armée américaine. En échange de son aide, on lui avait promis une vie aux États-Unis, des papiers, une maison : « Mais bien sûr, quand ils n’ont plus eu besoin de moi, ils m’ont jeté. Alors, j’étais en danger dans mon pays. J’ai laissé toute ma famille et je suis parti. » Abdel est toujours traducteur, il vient aider ses amis à Eufemia quand il n’est pas au travail. Il parle une dizaine de langues, et peut donc communiquer facilement avec une grosse majorité des migrants qui passent par le lieu d’accueil nommé « Info point ».
    « Il est nécessaire de voir les choses de ses propres yeux »

    On entre à #Info_Point comme dans n’importe quelle boutique, sauf qu’ici, il n’y a rien à vendre. Les murs sont couverts de textes dans toutes les langues pour les voyageurs, des mots d’encouragement, des messages personnels. À l’arrière, une petite salle pour les bénévoles, des enceintes qui diffusent des musiques du monde entier, des rangements pour les affaires à distribuer et surtout, la « cellphone tower », une tour géante où s’agglutinent des dizaines de chargeurs de téléphones, ces biens précieux qui permettent aux voyageurs de s’organiser et de rester en contact avec leurs familles.

    Nous parlons avec Luca et Clara*. Luca est membre d’Eufemia depuis un an et forme aujourd’hui Clara, dont c’est le premier jour. Elle nous raconte comment elle a découvert l’association : « La plupart des volontaires ici étudient les sciences politiques et sociales, c’est comme ça que j’en ai entendu parler. Je viens de Milan, et chez moi aussi il y a des camps de migrants, mais je ne m’étais jamais impliquée pour les aider. On entend beaucoup de choses à la télé, et très vite, on peut avoir des préjugés. Je pense que c’est nécessaire d’être dans l’action et d’adopter un point de vue critique, de voir les choses de ses propres yeux. »

    De plus en plus de #bénévoles actifs

    Des membres de l’association ont commencé à s’investir dès 2015, pour répondre à une nécessité immédiate, au moment où les exilés venus d’Italie se sont trouvés bloqués à la frontière. Après les attaques terroristes en France, le contrôle de la police aux frontières s’est renforcé, mais le pays n’a pas respecté les accords de Schengen qui limitaient à deux ans la durée maximale de cette mesure. La France a continué bien au-delà, et aujourd’hui, le renforcement des contrôles est devenu la norme. De nombreuses personnes se sont retrouvées bloquées, complètement démunies, aux frontières. « Nous sommes venus en urgence par camions depuis différentes villes italiennes, explique Luca. C’était vraiment du secourisme basique, plus pour aider les migrants à survivre qu’autre chose. Maintenant, on les aide à continuer leur voyage. »

    L’organisation d’#Eufemia est simple : « Nous sommes un projet indépendant. Ici, il n’y a pas de hiérarchie. Tout le monde peut participer. Des fois, c’est beaucoup de travail, surtout quand il faut former les nouveaux arrivants, et vu qu’ils sont de plus en plus nombreux, il y a beaucoup d’explications à donner. Depuis l’été dernier, Eufemia s’est agrandie. Il y a maintenant environ 200 bénévoles qui viennent de différentes villes d’Italie ou d’Europe. » En plus des bénévoles, Eufemia recueille beaucoup de dons : « Oui, trop même ! », rigolent-ils. « Nous travaillons avec plein d’autres associations, comme Médecins sans frontières qui nous donne des couvertures, des sacs de couchages, etc. Certains de nos entrepôts sont remplis. »

    « Ce sont des images qui font penser à l’Histoire »

    Luca a vécu à Vintimille quand le camp était encore installé sous le pont. Il connaît bien la ville, sa population, et les relations compliquées que celle-ci entretient avec les exilés : « Les habitants de Vintimille n’aimaient pas le camp. Ils venaient tout le temps nous dire à quel point c’était dangereux. Depuis son démantèlement, les migrants ont dû aller à la Croix rouge mais là-bas, ils sont obligés de donner leurs empreintes, alors certains refusent. Ceux-là sont envoyés à Taranto, au sud de l’Italie. Mais ils reviennent toujours. Ils font des allers-retours infinis entre le nord et le sud. C’est complètement inutile de les envoyer dans le sud, c’est juste pour polir l’apparence de la ville. Les habitants se sentent plus en sécurité, mais rien n’a changé. »

    Les bénévoles de Vintimille sont les premiers informés des flux migratoires. « On se rend compte que les gens restent en moyenne deux mois ici avant de passer la frontière. Ceux qui échouent ne sont pas renvoyés directement dans leur pays, ils peuvent parfois rester quelque temps dans des CIE [Centres pour l’identification et l’expulsion, ndlr]. » [1]

    Marco, un bénévole, a été marqué par les violences policières subies par les exilés : « On voit beaucoup de gens revenir de France avec des bleus et des traces de coups. En Italie, je n’ai jamais vu la police frapper des migrants, mais ils les empêchent d’arriver jusqu’à la distribution de nourriture. » Pour Luca, « ce qui était dur au début, c’était de voir ces gens qui attendent la nourriture, alignés par centaines. Forcément, ce sont des images qui nous font penser à l’Histoire. Et puis tu vois des enfants, sans famille, dormir dans des tentes en plein hiver et se faire expulser à la frontière sans avoir aucune idée de leurs droits. »

    https://www.bastamag.net/A-Vintimille-comment-faire-preuve-de-solidarite-avec-les-migrants-sans-se-

    #Vintimille #asile #migrations #frontières #réfugiés #frontière_sud-alpine #France #solidarité #résistance #téléphone_portable #smartphone

  • [Animation] Mapping Puerto Rico’s Hurricane Migration With Mobile Phone Data

    Cartographie animée de migrations forcées suite aux ouragans de Porto Rico.

    Teralytics, une société newyorkaise a réalisé une carte animée des mobilités résidentielles réalisées entre août 2017 et février 2018, à partir de l’exploitation d’un échantillon de 500 000 « téléphones intelligents » dont le fournisseur n’est pas divulgué.

    L’intérêt réside avant tout dans les potentialités des données sous-jacentes, la possibilité de visualiser (d’explorer pour celles et ceux qui en ont l’accès) une estimation assez fiable de ces migrations forcées, alors même que les autorités n’en avaient gardé de trace exacte.

    –> Lire la suite sur la page Citylab dédiée :
    https://pic.infini.fr/sOJolxWp/0HvnZk3e.PNG

    –> Une animation vidéo est accessible ici : https://streamable.com/kir7j

    –> On regrette que cette réalisation (animation autonome ie qui bouge toute seule) soit apparemment fermée, qu’elle n’ait pas donné lieu à une application qui permettrait d’explorer les données, ou de réaliser différentes cartes... Ce n’était probablement pas l’objet.

    #cartographie #flux #cartedeflux #flowmap #gflowiz #ouragan #Porto-Rico #migration #migration_forcée #réfugié_écologique #téléphone_portable #mobile #marqueur

  • Cash investigation - Les secrets inavouables de nos téléphones portables (Intégrale)
    https://www.youtube.com/watch?v=w2PZQ-XprQU

    Pour cette deuxième émission de la rentrée, zoom sur le marché des téléphones portables. Pendant un an, l’équipe a enquêté sur les conditions de fabrication de cet appareil du quotidien, produit de très grande consommation puisqu’un Français consulte en moyenne 150 fois par jour son portable. 1,8 milliard d’exemplaires sont vendus à travers le monde chaque année. Ce marché rapporte des sommes gigantesques aux entreprises du secteur, devenus des empires économiques. En Chine, un journaliste a filmé en caméra (...)

    #Alcatel-Lucent #Apple #Huawei #Microsoft #Motorola_Mobility #Nokia_Siemens #Samsung #smartphone #travail #minerais #travailleurs #China_Labor_Watch #LG (...)

    ##Wiko

    • Intro complète

      Pour cette deuxième émission de la rentrée, zoom sur le marché des téléphones portables. Pendant un an, l’équipe a enquêté sur les conditions de fabrication de cet appareil du quotidien, produit de très grande consommation puisqu’un Français consulte en moyenne 150 fois par jour son portable. 1,8 milliard d’exemplaires sont vendus à travers le monde chaque année. Ce marché rapporte des sommes gigantesques aux entreprises du secteur, devenus des empires économiques. En Chine, un journaliste a filmé en caméra cachée les conditions de travail des salariés d’un des plus gros sous-traitants de l’industrie du mobile, pour la plupart des enfants. En République démocratique du Congo, rencontre avec ceux qui extraient le tantal - minerai qui entre dans la composition des téléphones - parfois pour le compte des rebelles armés.

      #téléphone_portable #téléphone_mobile #mobile #coltan #tantale #Congo #Chine

  • Fuir une dictature et mourir de faim en Italie, après avoir traversé la Méditerranée et passé des mois dans des centres en Libye.
    10 personnes à ses funérailles.
    Et l’Europe n’a pas honte.

    Ragusa, il funerale dell’eritreo morto di fame dopo la traversata verso l’Italia

    Il parroco di Modica: «Di lui sappiamo solo che è un nostro fratello»


    http://palermo.repubblica.it/cronaca/2018/03/20/news/ragusa_il_funerale_dell_eritreo_morto_di_fame_dopo_la_traversata_
    #mourir_de_faim #faim #Libye #torture #asile #migrations #fermeture_des_frontières #Méditerranée

    • Nawal Sos a décidé de faire un travail de récolte de témoignage de personnes qui ont vécu l’#enfer libyen, suite à la saisie du bateau de l’ONG Open Arms en Méditerranée.

      Pour celles et ceux qui ne connaissent pas Nawal :
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Nawal_Soufi

      Voici le premier témoignage qu’elle a publié sur FB, que je copie-colle de la page web de Nawal :

      Questa e’ la testimonianza del primo rifugiato che ha dato la disponibilita’ a comparire davanti a qualsiasi corte italiana per raccontare i suoi giorni passati tra gli scafisti in Libia.

      Il 9 aprile del 2015 sono arrivato a casa dello scafista. Da casa sua sono partito via mare il 4 maggio del 2015. Erano le due di notte. In questo periodo le mie condizioni di salute erano particolari ed ero con uno/due ragazzi. Gli altri stavano peggio di me, dentro delle stanze dove la capienza era di dieci persone e in cui venivano rinchiuse settanta/ottanta/cento persone. Ci veniva dato solamente un pasto a giornata ed esso era composto da pane e acqua. L’acqua non bastava per tutti. Non c’erano servizi igienici per fare i propri bisogni. Prima dell’arrivo alla casa dello scafista viene raccontato che la situazione sarà perfetta e la casa grande in modo da garantire le migliori condizioni e che esiste un accordo con la guardia costiera. Appena si arriva a casa dello scafista si trovano altre condizioni. Una delle promesse che erano state fatte era quella di partire in poche ore, al massimo ventiquattro via mare. La verità è però che è necessario aspettare in base agli accordi con la guardia costiera: se vengono raggiunti dopo una settimana si parte dopo una settimana altrimenti è necessario aspettare fino a un mese, come è stato per me. Se una persona paga molto gli verrà fornito un salvagente altrimenti bisognerà affrontare il viaggio senza. Qualcuno portava con sé il salvagente mentre altri credevano alle parole dello scafista e non lo portavano. Anche sul salvagente cominciavano le false promesse: «Domani vi porteremo i salvagenti..». A seguito di queste promesse iniziavano a farsi strada delle tensioni con lo scafista. Le barche di legno su cui avremmo dovuto viaggiare erano a due piani: nel piano di sotto vi era la sala motore dov’è lo spazio per ogni essere umano non supera 30 x 30 cm massimo 40. Mettevano le persone una sopra l’altra. Le persone che venivano messe sotto erano le persone che pagavano di meno. Ovviamente lo scafista aveva tutto l’interesse di mettere in questo spazio il maggior numero di persone possibili per guadagnare sempre più con la scusante di usare questo guadagno per pagare la guardia costiera libica, la manutenzione della barca e altre persone necessarie per partire. Proprio nella sala motore ci sono stati vari casi di morti. La maggior parte della barche veniva comprata da Ras Agedir e Ben Gerdan, in Tunisia. Le barche arrivavano dalla Tunisia in pieno giorno, passando dalla dogana senza essere tassate né controllate. Le barche venivano portate al porto e ristrutturate davanti agli occhi di tutti. Una volta riempite le barche venivano fatte partire in pieno giorno (dalle prime ore del mattino fino alle due del pomeriggio) senza essere fermate dalla guardia costiera libica. Le uniche a essere fermate erano quelle degli scafisti che non pagavano mazzette ed esse venivano riportate indietro e i migranti arrestati. La guardia costiera chiedeva poi un riscatto allo scafista per liberare le persone. Così facendo lo obbligavano la volta dopo a pagare una mazzetta prima di far partire le sue imbarcazioni.
      In un caso molti siriani erano saliti su quella che chiamavamo «l’imbarcazione dei medici». Questi medici avevano comprato la barca per partire senza pagare gli scafisti ed erano partiti. A bordo c’erano 80/100 persone. Sono stati seguiti da individui non identificati che gli hanno sparato contro causando la morte di tutte le persone a bordo. Non si sa se siano stati degli scafisti o la guardia costiera.
      I contatti tra la guardia costiera libica e gli scafisti risultano evidenti nel momento in cui le persone fermate in mare e riportate a terra vengono liberate tramite pagamento di un riscatto da parte degli scafisti. Queste stesse persone riescono poi a partire con lo stesso scafista via mare senza essere fermate.
      In Libia, dove ho vissuto due anni, le condizioni di vita sono molto difficili. Gli stessi libici hanno iniziato a lottare per ottenere qualcosa da mangiare e per me, in quanto siriano senza possibilità di andare da qualsiasi altra parte, l’unica cosa importante era poter lavorare e vivere. Conosco molti ingegneri e molti professionisti che hanno lasciato la loro vita per venire in Libia a fare qualsiasi tipo di lavoro pur di sopravvivere. Non avevo quindi altra soluzione se non quella di partire via mare verso l’Europa. Sono partito e sono arrivato a Lampedusa e da lì ho raggiunto Catania.

      https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=580561452301350&id=100010425011901
      J’espère voir les autres témoignages aussi... mais elle les publie sur FB, du coup, je pense que je vais certainement ne pas tout voir.

    • Deuxième témoignage :

      Questa e’ la seconda persona che ha dato la sua disponibilita’ a comparire di fronte a qualsiasi Corte italiana per raccontare il suo viaggio e forse altri compagni di viaggio che erane nella stessa barca si uniranno a lui.
      Testimonianza di: Ragazzo Palestinese di Gaza
      (Per ovvi motivi non posso citare in nome qui)

      Traduzione in italiano:

      Per quanto riguarda il traffico degli esseri umani avviene tra Zebrata e Zuara in Libia. Tra i trafficanti e la guardia costiera libica c’è un accordo di pagamento per far partire le imbarcazioni. Al trafficante che non paga la guardia costiera gli viene affondata l’imbarcazione. La squadra della guardia costiera che fa questi accordi e’ quella di Al Anqaa’ العنقاء appartenente alla zona di Ezzawi. Otto mesi fa siamo partiti da Zebrata e siamo stati rapiti dalla guardia costiera libica. Dopo il rapimento abbiamo detto loro che siamo partiti tramite lo scafista che si chiama Ahmed Dabbashi. E la risposta della guardia costiera è stata: se solo ci aveste detto che eravate partiti tramite lo scafista Ahmed Debbash tutto ciò non sarebbe successo.

      Je n’arrive pas à copier-coller le link FB (arrghhh)

    • Time to Investigate European Agents for Crimes against Migrants in Libya

      In March 2011, the ICC Office of the Prosecutor of the international criminal court opened its investigation into the situation in Libya, following a referral by the UN Security Council. The investigation concerns crimes against humanity in Libya starting 15 February 2011, including the crimes against humanity of murder and persecution, allegedly committed by Libyan agents. As the ICC Prosecutor explained to the UN Security Council in her statement of 8 May 2017, the investigation also concerns “serious and widespread crimes against migrants attempting to transit through Libya.” Fatou Bensouda labels Libya as a “marketplace for the trafficking of human beings.” As she says, “thousands of vulnerable migrants, including women and children, are being held in detention centres across Libya in often inhumane condition.” The findings are corroborated by the UN Support Mission in Libya (UNMSIL) and the Panel of Experts established pursuant to Resolution 1973 (2011). Both report on the atrocities to which migrants are subjected, not only by armed militias, smugglers and traffickers, but also by the new Libyan Coast Guard and the Department for Combatting Illegal Migration of the UN-backed Al Sarraj’s Government of National Accord – established with EU and Italian support.

      https://www.ejiltalk.org/time-to-investigate-european-agents-for-crimes-against-migrants-in-libya

    • UN report details scale and horror of detention in Libya

      Armed groups in Libya, including those affiliated with the State, hold thousands of people in prolonged arbitrary and unlawful detention, and submit them to torture and other human rights violations and abuses, according to a UN report published on Tuesday.

      “Men, women and children across Libya are arbitrarily detained or unlawfully deprived of their liberty based on their tribal or family links and perceived political affiliations,” the report by the UN Human Rights Office says. “Victims have little or no recourse to judicial remedy or reparations, while members of armed groups enjoy total impunity.”

      “This report lays bare not only the appalling abuses and violations experienced by Libyans deprived of their liberty, but the sheer horror and arbitrariness of such detentions, both for the victims and their families,” said UN High Commissioner for Human Rights Zeid Ra’ad Al Hussein. “These violations and abuses need to stop – and those responsible for such crimes should be held fully to account.”

      Since renewed hostilities broke out in 2014, armed groups on all sides have rounded up suspected opponents, critics, activists, medical professionals, journalists and politicians, the report says. Hostage-taking for prisoner exchanges or ransom is also common. Those detained arbitrarily or unlawfully also include people held in relation to the 2011 armed conflict - many without charge, trial or sentence for over six years.

      The report, published in cooperation with the UN Support Mission in Libya (UNSMIL), summarizes the main human rights concerns regarding detention in Libya since the signing of the Libyan Political Agreement (LPA) on 17 December 2015 until 1 January 2018. The implementation of provisions in the LPA to address the situation of people detained arbitrarily for prolonged periods of time has stalled, it notes.

      “Rather than reining in armed groups and integrating their members under State command and control structures, successive Libyan governments have increasingly relied on them for law enforcement, including arrests and detention; paid them salaries; and provided them with equipment and uniforms,” the report says. As a result, their power has grown unchecked and they have remained free of effective government oversight.

      Some 6,500 people were estimated to be held in official prisons overseen by the Judicial Police of the Ministry of Justice, as of October 2017. There are no available statistics for facilities nominally under the Ministries of Interior and Defence, nor for those run directly by armed groups.

      “These facilities are notorious for endemic torture and other human rights violations or abuses,” the report says. For example, the detention facility at Mitiga airbase in Tripoli holds an estimated 2,600 men, women and children, most without access to judicial authorities. In Kuweifiya prison, the largest detention facility in eastern Libya, some 1,800 people are believed to be held.

      Armed groups routinely deny people any contact with the outside world when they are first detained. “Distraught families search for their detained family members, travel to known detention facilities, plead for the help of acquaintances with connections to armed groups, security or intelligence bodies, and exchange information with other families of detainees or missing persons,” the report highlights.

      There have also been consistent allegations of deaths in custody. The bodies of hundreds of individuals taken and held by armed groups have been uncovered in streets, hospitals, and rubbish dumps, many with bound limbs and marks of torture and gunshot wounds.

      “The widespread prolonged arbitrary and unlawful detention and endemic human rights abuses in custody in Libya require urgent action by the Libyan authorities, with support from the international community,” the report says. Such action needs to provide redress to victims and their families, and to prevent the repetition of such crimes.

      “As a first step, the State and non-State actors that effectively control territory and exercise government-like functions must release those detained arbitrarily or otherwise unlawfully deprived of their liberty. All those lawfully detained must be transferred to official prisons under effective and exclusive State control,” it says.

      The report calls on the authorities to publicly and unequivocally condemn torture, ill-treatment and summary executions of those detained, and ensure accountability for such crimes.

      “Failure to act will not only inflict additional suffering on thousands of detainees and their families and lead to further loss of life. It will also be detrimental to any stabilization, peacebuilding and reconciliation efforts,” it concludes.

      http://www.ohchr.org/EN/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=22931&LangID=E

      Lien vers le #rapport du #OHCHR :


      http://www.ohchr.org/Documents/Countries/LY/AbuseBehindBarsArbitraryUnlawful_EN.pdf
      #détention_arbitraire #torture #décès #morts #détention

    • L’inferno libico nelle poesie di #Segen

      #Tesfalidet_Tesfom è il vero nome del migrante eritreo morto il giorno dopo il suo sbarco a Pozzallo del 12 marzo dalla nave Proactiva della ong spagnola Open Arms. Dopo aver lottato tra la vita e la morte all’ospedale maggiore di Modica nel suo portafogli sono state ritrovate delle bellissime e strazianti poesie. In esclusiva su Vita.it la sua storia e le sue poesie


      http://www.vita.it/it/story/2018/04/10/linferno-libico-nelle-poesie-di-segen/210
      #poésie

      Les poésies de Segen :

      Non ti allarmare fratello mio
      Non ti allarmare fratello mio,
dimmi, non sono forse tuo fratello?

      Perché non chiedi notizie di me?
      
È davvero così bello vivere da soli,

      se dimentichi tuo fratello al momento del bisogno?
      Cerco vostre notizie e mi sento soffocare
      
non riesco a fare neanche chiamate perse,

      chiedo aiuto,
      
la vita con i suoi problemi provvisori
      
mi pesa troppo.
      Ti prego fratello, prova a comprendermi,
      
chiedo a te perché sei mio fratello,
      
ti prego aiutami,
      
perché non chiedi notizie di me, non sono forse tuo fratello?
      Nessuno mi aiuta,
      
e neanche mi consola,

      si può essere provati dalla difficoltà,
      
ma dimenticarsi del proprio fratello non fa onore,
      
il tempo vola con i suoi rimpianti,

      io non ti odio,

      ma è sempre meglio avere un fratello.
      No, non dirmi che hai scelto la solitudine,

      se esisti e perché ci sei
 con le tue false promesse,

      mentre io ti cerco sempre,
      saresti stato così crudele se fossimo stati figli dello stesso sangue?
      

Ora non ho nulla,
      
perché in questa vita nulla ho trovato,

      se porto pazienza non significa che sono sazio
      
perché chiunque avrà la sua ricompensa,
      
io e te fratello ne usciremo vittoriosi 
affidandoci a Dio.

      Tempo sei maestro
      Tempo sei maestro
      per chi ti ama e per chi ti è nemico,
      sai distiunguere il bene dal male,
      chi ti rispetta
      e chi non ti dà valore.
      Senza stancarti mi rendi forte,
      mi insegni il coraggio,
      quante salite e discese abbiamo affrontato,
      hai conquistato la vittoria
      ne hai fatto un capolavoro.
      Sei come un libro, l’archivio infinito del passato
      solo tu dirai chi aveva ragione e chi torto,
      perché conosci i caratteri di ognuno,
      chi sono i furbi, chi trama alle tue spalle,
      chi cerca una scusa,
      pensando che tu non li conosci.
      Vorrei dirti ciò che non rende l’uomo
      un uomo
      finché si sta insieme tutto va bene,
      ti dice di essere il tuo compagno d’infanzia
      ma nel momento del bisogno ti tradisce.
      Ogni giorno che passa, gli errori dell’uomo sono sempre di più,
      lontani dalla Pace,
      presi da Satana,
      esseri umani che non provano pietà
      o un po’ di pena,
      perché rinnegano la Pace
      e hanno scelto il male.
      Si considerano superiori, fanno finta di non sentire,
      gli piace soltanto apparire agli occhi del mondo.
      Quando ti avvicini per chiedere aiuto
      non ottieni nulla da loro,
      non provano neanche un minimo dispiacere,
      però gente mia, miei fratelli,
      una sola cosa posso dirvi:
      nulla è irragiungibile,
      sia che si ha tanto o niente,
      tutto si può risolvere
      con la fede in Dio.
      Ciao, ciao
      Vittoria agli oppressi

    • Vidéo : des migrants échappent à l’enfer libyen en lançant un appel sur #WhatsApp

      Un groupe de migrants nigérians enfermés dans un centre de détention à #Zaouïa, en Libye, est parvenu à filmer une vidéo montrant leurs conditions de vie et appelant à l’aide leur gouvernement en juillet 2018. Envoyée à un ami sur WhatsApp, elle est devenue virale et a été transmise aux Observateurs de France 24. L’organisation internationale pour les migrations a ensuite pu organiser un vol pour les rapatrier au Nigéria. Aujourd’hui sains et saufs, ils racontent ce qu’ils ont vécu.


      http://observers.france24.com/fr/20180928-libye-nigeria-migrants-appel-whatsapp-secours-oim-video
      #réseaux_sociaux #téléphone_portable #smartphone

      Commentaire de Emmanuel Blanchard via la mailing-list Migreurop :

      Au-delà du caractère exceptionnel et « spectaculaire » de cette vidéo, l’article montre bien en creux que les Etats européens et l’#OIM cautionnent et financent de véritables #geôles, sinon des centre de tortures. Le #centre_de_détention #Al_Nasr n’est en effet pas une de ces prisons clandestines tenues par des trafiquant d’êtres humains. Si les institutions et le droit ont un sens en Libye, ce centre est en effet « chapeauté par le gouvernement d’entente nationale libyen – soutenu par l’Occident – via son service de combat contre l’immigration illégale (#DCIM) ». L’OIM y effectue d’ailleurs régulièrement des actions humanitaires et semble y organiser des opérations de retour, telles qu’elles sont préconisées par les Etats européens voulant rendre hermétiques leurs frontières sud.
      Quant au DCIM, je ne sais pas si son budget est précisément connu mais il ne serait pas étonnant qu’il soit abondé par des fonds (d’Etats) européens.

      #IOM

    • ’He died two times’: African migrants face death in Libyan detention centres

      Most of those held in indefinite detention were intercepted in the Mediterranean by EU-funded Libyan coastguard.

      Four young refugees have died in Libya’s Zintan migrant detention centre since mid-September, according to other detainees, who say extremely poor conditions, including a lack of food and medical treatment, led to the deaths.

      The fatalities included a 22-year-old Eritrean man, who died last weekend, according to two people who knew him.

      Most of the refugees detained in centres run by Libya’s #Department_for-Combatting_Illegal_Immigration (#DCIM) were returned to Libya by the EU-backed coastguard, after trying to reach Europe this year.

      The centre in #Zintan, 180 km southwest of Tripoli, was one of the locations the UN Refugee Agency (UNHCR) moved refugees and migrants to after clashes broke out in the capital in August. Nearly 1,400 refugees and migrants were being held there in mid-September, according to UNHCR.

      “At this detention centre, we are almost forgotten,” detainee there said on Wednesday.

      Other aid organisations, including Medecins Sans Frontieres (MSF), criticised the decision to move detainees out of Tripoli at the time.

      “Transferring detainees from one detention centre to another within the same conflict zone cannot be described as an evacuation and it is certainly not a solution,” MSF Libya head of mission Ibrahim Younis said. “The resources and mechanisms exist to bring these people to third countries where their claims for asylum or repatriation can be duly processed. That’s what needs to happen right now, without delay. This is about saving lives.”

      UNHCR couldn’t confirm the reports, but Special Envoy for the Central Mediterranean, Vincent Cochetel, said: “I am saddened by the news of the alleged death of migrants and refugees in detention. Renewed efforts must be made by the Libyan authorities to provide alternatives to detention, to ensure that people are not detained arbitrarily and benefit from the legal safeguards and standards of treatment contained in the Libyan legislation and relevant international instruments Libya is party to.”

      The International Organisation for Migration (IOM), which also works in Libya, did not respond to a request for confirmation or comment. DCIM was not reachable.

      Tens of thousands of refugees and migrants have been locked in indefinite detention by Libyan authorities since Italy and Libya entered into a deal in February 2017, aimed at stopping Africans from reaching Europe across the Mediterranean.

      People in the centres are consistently deprived of food and water, according to more than a dozen detainees in touch with The National from centres across Tripoli. One centre holding more than 200 people has gone the last eight days without food, according to a man being held there.

      Sanitation facilities are poor and severe overcrowding is common. Though the majority of detainees are teenagers or in their twenties, many suffer from ongoing health problems caused or exacerbated by the conditions.

      Aid agencies and researchers in Libya say the lack of a centralised registration system for detainees makes it impossible to track the number of deaths that are happening across “official” Libyan detention centres.

      Earlier this month, a man in his twenties died in Triq al Sikka detention centre in Tripoli, Libya, from an illness that was either caused or exacerbated by the harsh conditions in the centre, as well as a lack of medical attention, according to two fellow detainees.

      One detainee in Triq al Sikka told The National that six others have died there this year, two after being taken to hospital and the rest inside the centre. Four were Eritrean, and three, including a woman, were from Somalia.

      Another former detainee from the same centre told The National he believes the death toll is much higher than that. Earlier this year, the Eritrean man said he tried to tell a UNHCR staff member about the deaths through the bars of the cell he was being held in, but he wasn’t sure if she was listening. The National received no response after contacting the staff member he named.


      https://www.thenational.ae/world/mena/he-died-two-times-african-migrants-face-death-in-libyan-detention-centre

    • Migranti torturati, violentati e lasciati morire in un centro di detenzione della polizia in Libia, tre fermi a Messina

      A riconoscere e denunciare i carcerieri sono state alcune delle vittime, arrivate in Italia con la nave Alex di Mediterranea. Per la prima volta viene contestato il reato di tortura. Patronaggio: «Crimini contro l’umanità, agire a livello internazionale». Gli orrori a #Zawiya, in una struttura ufficiale gestita dalle forze dell’ordine di Tripoli

      https://www.repubblica.it/cronaca/2019/09/16/news/migranti_torture_sui_profughi_in_libia_tre_fermi_a_messina-236123857
      #crimes_contre_l'humanité #viols #justice

  • « La découverte de la première vidéo pornographique se fait désormais avant le collège » (Ovidie, Ouest France)
    https://www.ouest-france.fr/societe/la-decouverte-de-la-premiere-video-pornographique-se-fait-desormais-ava

    Neuf ans, c’est l’âge moyen du premier visionnage d’une vidéo pornographique. Jamais l’accès à des images à caractère sexuel n’a été aussi facile. Depuis 10 ans, les « tubes », ces plateformes gratuites de diffusion de contenus pornographiques, ont bouleversé l’industrie de la pornographie. Dans son livre « A un clic du pire », la réalisatrice de films X et de documentaires Ovidie dénonce l’immobilisme des politiques concernant la protection des mineurs.

    C’est important de bien comprendre les modes de consommation. 70 % de la pornographie vue par les mineurs passent par le téléphone portable avec lequel ils vont au collège le matin, ou avec lequel ils s’enferment dans leurs chambres.
    […]
    C’est pourquoi je suis très gênée par la tendance qui existe de culpabiliser les parents. Dès qu’on parle d’accessibilité à la pornographie par des mineurs, on dit que c’est la faute des parents. Mais ce n’est tout de même pas leur faute si des sites mettent à disposition des enfants des images à caractère sexuel. Même avec la meilleure volonté du monde, les parents ne peuvent pas tout contrôler.
    Et puis, même si, individuellement, ils parvenaient à installer un super-filtre sur le portable de leur enfant, ce dernier ne serait pas protégé puisqu’il pourrait voir ces images sur le portable d’un camarade de classe.
    Je crois qu’il faut se résoudre à l’idée qu’ils en verront. Mais à partir de ce moment-là qu’est-ce qu’on fait ?

    #éducation #enfants #pornographie #téléphone_portable #écrans

    • En quoi ce n’est pas la faute des parents de donner accès à des téléphones mobiles aux enfants dès l’école primaire (et même dès le collège, rien à foutre), avec pas juste le téléphone mais aussi internet dessus, ou autre écrans avec internet dessus comme des tablettes dans leur chambre, etc ? Bien sûr que c’est du ressort des parents ça !

    • Alors vu comme ça c’est imparable :)
      Néanmoins pour défendre l’auteure, je crois comprendre qu’elle dit que les parents ne peuvent pas tout maîtriser/contrôler (ce qui me paraît assez sain) et qu’en tout état de cause si les gosses n’accèdent pas au porno via leur propre écran (qu’ils n’ont pas ou alors verrouillé/filtré) ce sera sur l’écran du camarade.
      Pour ce que j’en vois avec mes élèves de primaire, le visionnage d’images porno se fait sur les écrans du grand frère (collège ou plus) hors contrôle parental.
      Alors que les films d’horreur, par exemple, sont davantage visionnés sur l’écran familial avec l’accord d’un des parents.

  • Nos cerveaux, « Zone à défendre » prioritaire
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1021

    Toujours en librairie : Manifeste des Chimpanzés du futur contre le transhumanisme. Voir ici et là

    Les irréductibles de Notre-Dame-des-Landes ont lancé une idée : « des ZAD partout ! » Quelle que soit la possibilité concrète de cette idée, il a fallu pour la former des esprits capables de raisonner à partir de leur expérience et de leur connaissance. L’autonomie de pensée est la mère de toutes les autonomies. Il n’est pas dit que les enfants d’aujourd’hui disposent encore longtemps de la base biologique de cette pensée, ni des facultés cognitives nécessaires à celle-ci, ni même des capacités minimales de s’exprimer. Le mode de vie des sociétés cyber-industrielles attaque notre for intérieur. S’il est une ZAD à établir d’urgence, c’est celle de nos cerveaux. Faute de quoi, nous ne saurons même plus pourquoi (...)

    « https://chimpanzesdufutur.wordpress.com » #Nécrotechnologies
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/zad_des_cerveaux.pdf

    • Quelques années plus tard. Voici les ados accros à leur smartphone. Un tiers des enfants de 10 ans ont un portable. 86 % des 12-17 ans ont un smartphone. 100 % des 18-24 ans. Le consultent plus de 200 fois par jour. Dès le réveil, ou en pleine nuit. Ont perdu une heure à une heure trente de sommeil par jour à cause de la « lumière bleue chronotoxique » des écrans et de la cyber-navigation nocturne : désastreux pour les capacités cognitives. En 2016, l’Académie américaine de pédiatrie pointait, entre autres, l’effet « négatif sur les résultats scolaires » de l’usage des « médias de divertissement » pour les élèves qui font leurs devoirs en même temps. Sans blague.

      #cerveau #critique_techno #perturbateurs_endocriniens #téléphone_portable #téléphone_mobile #smartphone

  • What Does a Smartphone Mean to a Refugee ? | NDTV Gadgets360.com
    https://gadgets.ndtv.com/apps/features/what-does-a-smartphone-mean-to-a-refugee-1798259

    In an increasingly digital world, after food and shelter, the next necessity that people have is an Internet connected smartphone, says Mark Latonero, PhD, Lead Researcher at the Data and Society Research Institute in New York. Latonero’s work focuses on the implication of new technologies in the human rights space and speaking at the Cornell Tech Law Colloquium last month at Cornell University, he discussed the tensions between emerging technologies and the law, in particular the inadvertent ways in which tech companies have made interventions in the refugee crisis.

    “There are challenges and opportunities and technology can make a positive impact,” said Latonero. “It’s complicated. How can you think about technology, not as a thing in and of itself, but an intrical part social context. Digital infrastructures are facilitating the movement of people on a mass scale, but also serve as a mechanism for social control.”

    Like the rest of us reading this at home, the refugee populations also turned to Facebook and other social media, often to keep track of their friends and family.

    “So in the same way that we use Facebook or WhatsApp to coordinate with our friends or loved ones, to find directions, those kinds of uses are also for people where - finding people, or finding directions, could be a matter of life or death,” Latonero explained. “But there’s also a negative impact - while Facebook can be used to connect - it is also being used to exploit. So, the advertising of human trafficking and human smuggling is also being done through social media.”

    One of the questions that the survey wanted to clear up was where people get their information from. “Normally, a lot of the information you receive comes from talking to people, even here [in Cornell] where you’re all pretty digitally connected,” said Latonero. “But the mobile Internet - through free Wi-Fi, or with a data plan - accounted for 75 percent of news and information for the refugees. And 40 percent of the people told us that they use it to keep track of their friends and family, to stay connected to people who are left behind, and 24 percent of the people also said they used social media to track down people who had gone missing.”

    Beyond that, the research also found that 95 percent of men owned phones, while only 67 percent of women had a smartphone. This is in some ways in line with what you see in rural India, where in many cases, there is one phone for the family, held by the man of the house. “The ownership issue became quite significant,” said Latonero. “Imagine if you’re an NGO that wanted to get information to women who faced domestic violence. Your idea was to use mobile phones to send information etcetera, but then you realise that less women own phones than men, then it would change how you would design your intervention.”

    Another example he gives is that the vast majority of the refugees surveyed used WhatsApp (95 percent) while only 10 percent had Skype on their phones. As a result, many official interventions, and even private interventions, such as Coursera and Skype having educational courses for refugees, would not be accessed.

    “Essentially we need to really think about how to responsibly innovate in these very complex issues,” Latonero said, ending the chat, “A straight-up tech solutionist approach doesn’t really seem like it would work, given all we know about the challenges with technology itself.”

    #Mobile #Migrants #Culture_numérique

  • Escape from Syria : Rania’s odyssey

    #vidéo 22’ en arabe avec des sous-titres en anglais

    sur yt - https://www.youtube.com/watch?v=EDHwt-ooAi4

    https://www.theguardian.com/world/video/2017/aug/02/escape-from-syria-ranias-odyssey-video

    Rania Mustafa Ali, 20, filmed her journey from the ruins of Kobane in Syria to Austria. Her footage shows what many refugees face on their perilous journey to Europe. Rania is cheated by smugglers, teargassed and beaten at the Macedonian border. She risks drowning in the Mediterranean, travelling in a boat meant to hold 15 people but stuffed with over 50. Those with disabilities are carried across raging rivers and muddy fields in their wheelchairs.

    This film was produced and directed by Anders Somme Hammer.It was edited by Mat Heywood for The Guardian and commissioned and executive produced by Michael Tait

    trouvé ici : https://diasp.eu/posts/5865567

    #docu #documentaire #réfugiés #migrations sur la #route de #Syrie #Turquie #Grèce #Macédoine en #Autriche

  • M-Farm, des #SMS pour redonner du pouvoir aux petites exploitations (13/14)

    Pour permettre aux fermiers kényans de collaborer entre eux, de s’échanger des infos et surtout de minimiser les commissions parfois lourdes des intermédiaires, il fallait une place de marché virtuelle. M-Farm, un projet réussi lancé par un trio de femmes.


    http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/04/02/m-farm-des-sms-pour-redonner-du-pouvoir-aux-petites-exploitations_4608549_32

    #Kenya #agriculture #Afrique #technologie #téléphone_portable #m-farm
    cc @odilon

  • From host country to deportation country – latest asylum reform in Germany

    Last week the German parliament passed a reform of the asylum law introducing far-reaching changes affecting data protection of asylum seekers, residence restrictions and prolongation of detention custody.

    The new legal changes introduce stricter obligations on asylum seekers to cooperate in establishing their nationality and obtaining identity documents. Data carriers, such as mobile phones, sim cards and hardware can be systematically checked by the Federal Office for Migration and Refugees in order to establish their identity. The data collected can also be used in case an asylum seeker is suspected to pose a threat to public order. Pro Asyl warns that accessing private data of refugees circumvents a decision of the German Constitutional Court, according to which private data can only be accessed by court order. Also, Andrea Voßhoff, Federal Data Protection Commissioner, had criticised the change as disproportionate and contrary to the Constitution.

    The reform also introduces an additional ground of detention for rejected asylum seekers that are suspected of constituting a public danger, this includes people awaiting #Dublin transfers. This form of “security removal detention” can be used, even if the deportation cannot be conducted within the time limit of three months. Further, #surveillance options for rejected asylum seekers are widened, an electronic ankle monitor will be introduced, and deportation custody is prolonged from four to ten days. The statutory notification period of one month prior to deportation for holders of tolerated stay status (Duldung) is removed for people who are alleged to be involved in identity fraud or who are allegedly prolonging their tolerated stay through lack of reasonable cooperation. Pro Asyl warns that the new law does not lay down criteria of what constitutes reasonable cooperation and that lifting a time limit of security-based detention might trap Dublin returnees indefinitely, as less than 10 percent of Dublin returns are in fact ultimately carried out.

    The new law also introduces the option for Federal States to oblige asylum seekers, including children, to stay in initial reception centres until the end of the asylum process or the execution of a removal order. UNICEF and German civil society organisations warned that this will be against the best interests of the child, as conditions in initial reception centres are not safe and appropriate for children and access to education not granted.

    “This new legislation is an additional building block to transform Germany from a ‘welcoming’ to a ‘camp and deportation country’. Merkel’s refugee U-turn is completed. Asylum seekers are deliberately isolated and excluded. The message to them: “Hit the road”, comments Karl Kopp Pro Asyl’s Director of European Affairs.

    https://www.ecre.org/from-host-country-to-deportation-country-latest-asylum-reform-in-germany
    #Allemagne #loi_sur_l'asile #législation #loi #asile #migrations #réfugiés #renvois #expulsions #détention_administrative #rétention #surveillance #contrôle #SIM #téléphone_portable #données #liberté_de_mouvement #liberté_de_circulation

  • L’intensification de l’exploitation minière est notamment justifiée par les besoins grandissants de nos objets du quotidien. Il devient dès lors nécessaire de comprendre les usages des matières premières minérales si l’on souhaite déchiffrer la demande, les possibles substitutions, le rôle du #recyclage, etc. Prenons l’exemple des #smartphones : s’il est désormais connu qu’ils contiennent de nombreux #métaux, difficile de savoir quels sont ceux qui les composent et surtout, à quelle fin. ISF SystExt a mené une étude pour répondre à ces questions et a construit un outil interactif en ligne qui permet de vulgariser les données acquises.
    (Étude menée par ISF SystExt, publiée le 6 mai 2017)


    http://alternatives-projetsminiers.org/des-metaux-dans-mon-smartphone
    http://www.isf-systext.fr/node/968
    #exploitation_minière

    « l’extraction des ressources et la fabrication représenteraient jusqu’à 80 % de l’impact environnemental total pour certains modèles de smartphone »

    http://www.isf-systext.fr/sites/all/animationreveal/mtxsmp/#

  • Données du portable : les requérant-e-s d’asile peuvent mais ne doivent pas les révéler

    En février, le gouvernement allemand a adopté un projet de loi qui permettrait à l’Office fédéral allemand des migrations et des réfugiés (Bamf) de fouiller dans les données des portables des requérant-e-s d’asile à la condition qu’un tribunal autorise l’opération, que la personne ne possède pas de pièce d’identité et qu’elle refuse de coopérer. Des critiques dénoncent qu’il s’agirait d’une atteinte disproportionnée au droit à la sphère privée et qualifient dès lors la mesure de contraire aux droits fondamentaux. Il est aussi relevé que cette loi placerait les requérant-e-s dans une situation plus défavorable que celle des délinquant-e-s présumé-e-s. 05.04.2017

    https://www.osar.ch/des-faits-plutot-que-des-mythes/articles-2017/donnees-du-portable-les-requerant-e-s-dasile-peuvent-mais-ne-doivent-pas-les-re
    #surveillance #asile #migrations #réfugiés #base_de_données #Allemagne #autriche #suisse #base_de_données #smartphones #téléphone_portable

  • Ces 300 communes qui n’ont toujours pas de #réseau_mobile
    http://www.latribune.fr/technos-medias/ces-300-communes-qui-n-ont-toujours-pas-de-reseau-mobile-620558.html

    D’après les derniers chiffres de l’Arcep, le régulateur des télécoms, l’essentiel de ces centres-bourgs attendent toujours leur pylône pour y déployer des #antennes. Et enfin, permettre aux habitants de passer des coups de fil (sic) et d’envoyer des SMS avec leur portable.

    http://www.arcep.fr/index.php?id=13111

    #télécommunications #téléphone_portable

  • L’Afrique, continent de la téléphonie mobile, ou comment l’économie numérique tisse sa toile en 2G
    https://theconversation.com/lafrique-continent-de-la-telephonie-mobile-ou-comment-leconomie-num

    Le marché africain de la téléphonie mobile est le second au monde après celui de l’Asie-Pacifique et son potentiel de croissance reste fort. Les chiffres diffusés fin juillet 2016 en Tanzanie par le groupement mondial GSMAsont spectaculaires. Ils sont collectés tous les cinq ans au travers des 800 opérateurs membres du réseau. Cet article a pour objet de mettre en perspectives ces données et de recontextualiser ces statistiques. Il est donc partiellement basé sur les données des rapports GSMA dont « The Mobile Economy Africa 2016 » et sur des travaux de recherches effectués récemment au sein de la sous-région sahélienne

  • C’est une question méconnue, qui concerne pourtant un objet omniprésent : d’où vient le #téléphone_portable et où finit-il sa (courte) vie ? Une mission d’information pilotée par la sénatrice écologiste Marie-Christine Blandin (Nord) a rendu les conclusions de son enquête, jeudi 29 septembre, dans un rapport qui tente de retracer les étapes du cycle de vie de l’appareil, de l’extraction des matériaux qui le composent au recyclage… ou aux filières d’exportation illégales.

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/10/01/le-sulfureux-parcours-du-telephone-portable-des-mines-aux-filieres-clandesti

    • Et pour le coup, tout ce cycle de vie immonde, et déjà d’autres infos et critiques à l’époque (notamment sur les choses à critiquer au niveau local en France aussi, comme la destruction de la région grenobloise), a déjà été listé depuis plus de 10 ans maintenant dans la brochure (devenu livre ensuite) de @pmo. 2005 !
      http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=7

      C’est super d’avoir des articles qui pointe la liaison directe entre vos merdes mobiles et les guerres au Congo, etc. Mais c’est fou de se dire que ça a mis plus de 10 ans à arriver dans les médias « grand public » et chez les parlementaires… 10 ans = des milliers de morts très concrets en plus…

      #mobile #électronique #coltan #Congo #exploitation #pollution #gadget_de_destruction_massive

    • LA SOCIÉTÉ DU TÉLÉPHONE PORTABLE
      Le téléphone portable s’est introduit en Occident avec une rapidité surprenante,confirmant ainsi les théories de la révolution technologique permanente qui animerait nos sociétés. A la fin 2003,selon CART. près de 70% de la population en possède un ! Loin d’ être un simple gadget sans conséquence le téléphone portable modifie profondément les relations humaines. Car la disponibilité permanente tant vantée par les opérateurs de téléphone mobile a cependant son revers. D’une part, il existe sans doute des risques pour la santé (les leucémies à répétition déclarées à proximité des antennes-relais en sont un indice fort, et le gouvernement a même publié un rapport pour s’en dédouaner...). Mais surtout, si la gestion du temps, des déplacements et des rendez-vous se trouve ainsi modifiée « on s’appelle pour se retrouver », une barrière de plus entre la vie privée et la vie professionnelle peut sauter.
      Dans le salariat précaire contemporain, la disponibilité
      permanente est une condition sine-qua-non du fonctionnement en flux tendu des marchandises, services et capitaux. Le portable ne permet pas seulement de retrouver son ami-e perdu-e dans la foule, il sert aussi les évolutions capitalistes contemporaines d’une société fondée sur la vitesse, l’immédiateté, la superficialité et l’absurdité.

      #autisme_social

      http://offensiverevue.files.wordpress.com/2015/05/offensive3.pdf

  • #Pully : meilleure gestion du #trafic grâce à la #numérisation

    A Pully près de Lausanne, une nouvelle méthode, qui utilise les #données de téléphonie mobile anonymisées et agrégées, contribue désormais à optimiser le trafic et l’accessibilité du centre-ville. Le projet est exemplaire : Swisscom apporte son soutien aux villes qui souhaitent faciliter leur aménagement et planifier leurs infrastructures avec plus de précision.

    https://www.swisscom.ch/fr/about/medien/press-releases/2015/10/20151001-MM-Digitalisierung-Pully.html
    #téléphone_portable #Suisse #swisscom #visualisation #cartographie #trafic_routier

  • Une étude américaine renforce les soupçons d’un lien entre cancers et téléphonie mobile
    http://www.lemonde.fr/sante/article/2016/05/28/une-etude-americaine-renforce-les-soupcons-d-un-lien-entre-cancers-et-teleph

    Ce ne sont pour l’heure que des résultats partiels, mais ils sont de mauvais augure. Le National Toxicology Program (NTP) américain a mis en ligne, jeudi 26 mai au soir, la première partie d’une étude toxicologique de grande ampleur, suggérant un lien entre deux cancers rares et l’exposition à des radiofréquences de 900 MHz, modulées selon deux normes de téléphonie mobile : GSM et CDMA. Les données rendues publiques mettent en avant une « incidence faible » de gliome cérébral et d’une tumeur très inhabituelle, le schwannome cardiaque, chez les rats mâles ayant été exposés à ces radiofréquences. Aucun des rats du groupe témoin n’a développé ce type de cancers.
    […]
    Pour les deux normes d’émissions testées (GSM et CDMA), les résultats indiquent une incidence des deux cancers qui croît globalement avec le niveau de rayonnement reçu par les animaux. La proportionnalité de l’effet dose-réponse est en particulier claire pour le schwannome. Les chercheurs du NTP notent d’ailleurs avoir « une plus grande confiance dans l’association entre radiofréquences et lésions cardiaques, qu’avec les lésions cérébrales ». Mais, de manière surprenante, seuls les mâles sont touchés. En fonction du rayonnement reçu, le taux d’animaux développant l’une des deux pathologies varie de 1,1 % (un animal sur 90) à 6,6 % (6 animaux sur 90). Les femelles exposées dans des conditions identiques ne contractent pas ces maladies...
    Cet effet différencié en fonction du sexe est inexpliqué.

  • Dans les usines à smartphones, certains meurent, tous sont brisés - Rue89 - L’Obs

    http://rue89.nouvelobs.com/2016/03/11/machine-est-seigneur-les-usines-a-smartphones-263425

    Signalé par @isskein ce matin (merci beaucoup)

    « J’ai souvent pensé que la machine était mon seigneur et maître, dont je devais peigner les cheveux, tel un esclave... »

    « La Machine est ton seigneur et ton maître », par Yang, Jenny Chan et Xu Lizhi, traduit de l’anglais par Celia Izoard, éd. Agone, septembre 2015

    Yang travaille à la chaîne pour une usine de la région de Shenzhen, en Chine.

    Il fait partie des centaines de milliers de jeunes Chinois qui travaillent douze heures par jour pour la Silicon Valley, et dont l’existence montre le revers brutal et féroce de la prétendue économie dématérialisée.

    Un petit livre paru aux militantes éditions Agone donne la parole à trois d’entre eux. Leur témoignage exprime la dure réalité du travail chez le taïwanais FoxConn, plus gros constructeur mondial de matériel informatique, qui travaille notamment pour Apple, Amazon, Nokia, Google, Microsoft, Sony, etc.

    #chine #sweatshop #foxcon etc...

    • Cela démontre une fois de plus (ni la première ni la dernière) que de nombreux « environnementalistes » se trompent toujours de combats, exactement comme pour les OGM.

      Et que dans plein de cas c’est vain de focaliser sa critique sur des « contre-expertises santé » qui seront suivi de « contre-contre-expertises », etc. Alors que les arguments principaux contre ces techniques (objets connectés, OGM, etc) devraient être sur l’autonomie, la démocratie (contre le cybernétisme), l’écologie (pollution amont et aval), l’anti-colonialisme (Congo…), la vie privée, et plein d’autres sujets. La santé n’étant qu’un des sujets parmi ceux-là, et que lorsqu’il n’y a pas de problèmes de santé prouvés : cela n’enlève absolument rien à tous les autres arguments.

      Moralité condensée : Ellul et Illich VS Belpomme.

      cc @bug_in @aude_v @touti @koldobika @nicolasm @fil etc et @pmo aussi même si c’est un RSS

      #ondes #vulgarisation #science #scepticisme #santé #électrosensibilité #téléphone_mobile #téléphone_portable #wifi

    • Perso, je ne crois plus a Ellul et Illich, et chacun pour des raisons différente. Illich parceque son terme de convivialité est bien vague (il sont ou précisément les seuils ?) et qu’on nous le ressort a toutes les sauces (y compris dans des perspectives qu’il n’aurait certainement pas validé). Ellul parce que son autonomie du système technicien je n’y crois plus, c’est le capitalisme qui use a fond de cette ressource et des fois les ingénieurs font un peu de résistance corporatiste, mais pas bcp plus. En plus Ellul a des propos que je voudrais vérifié sur l’homosexualité etc.
      Sans parler des aspects religieux de ses deux bonhomes.
      Le pharmachien a raison sur les questions de santé, et il est assez proche du sceptisme.
      Le problème d’une grande partie des critiques sociales, c’est ce que désigne @rastapopoulos elle se prennent les pieds dans le plat de la science, au lieu de faire des critiques politiques qui elle demeure vrai.
      Par ex. le Big data de ces compteurs qui permet d’évaluer la consommation des personnes malgré elle, et d’ainsi imaginer leur pratiques.
      De plus ça file du coton a toute la gauche parcequ’elle se retrouve en accointance avec du new age, des délires ésotériques, et parfois proche du conspirationnisme.

    • dans la liste des angles d’“attaque” j’ajouterais l’#effet_rebond, qui est une problématique propre à la technique et une impasse générale des discours sur la technique

    • Par exemple les autorités US (et sûrement ailleurs) traquent les plantations de cannabis de particuliers dans leur maison grâce à la consommation d’énergie. Je me demande ce qu’ils vont pouvoir faire avec une interconnexion plus forte

    • @bug_in :

      Pour Illich, je vois pas pourquoi il faudrait des seuils précis, et surtout je vois pas pourquoi ça devrait être forcément les mêmes seuils partout pour tout le monde : c’est plutôt à chaque société de définir le niveau d’autonomie ou de perte d’autonomie qu’elle voudrait. Mais ça n’a jamais été fait, ni jamais été fait démocratiquement, avec les gens ayant conscience des choix à opérer. Je ne crois pas que pour tel ou tel sujet il y ait toujours UN seuil précis (mais suivant le sujet, il peut sûrement en avoir où on arrive à définir des seuils précis plus objectifs…). Que ce soit pour l’automobile/les transports en général, ou pour la PMA, ou autre.

      Pour Ellul ses convictions religieuses ou sur la sexualité ne remettent pas spécialement en question ses arguments sur le système technicien, ce n’est pas vraiment lié. Quant à autonomie du système technicien VS autonomie du capitalisme… c’est un vieux et long débat, et perso je n’ai jamais tranché, je me suis toujours dit que c’était les deux. Mais ça se règle pas en 2 secondes. :)

      Mais sinon on est d’accord sur le reste. :D
      Il faut avant tout faire des critiques politiques (et/ou philosophiques, éthiques, morales, etc, mais bon on peut regrouper ça dans critiques politiques).

  • Le lecteur absent
    http://www.zeroseconde.com/2016/02/le-lecteur-absent

    Depuis la montée du mobile, les contenus en lignes, comme les blogues et autres contenus « artisanaux », ont vu une perte (ou au mieux une stagnation) de leur lectorat. InternetActu, qui offre à tous une réflexion de haut niveau sur les impacts du numérique, a vu son auditoire fléchir. Le constat d’Hubert Guillaud est sans appel : […]

    #Culture