• Autoconfiné dans ma chambre d’ado, il y a eu deux groupes qui se sont détachés du reste et qui sont restés avec moi dans la suite de mes petites découvertes musicales : The Fall et Television. Pour le dernier, (quasi) exclusivement Marquee moon et Adventure. Autant Mark E. Smith a toujours su se rendre fascinant et détestable, autant dans Television je ne voyais de charisme particulier à personne, ce qui rendait peut-être la musique encore plus pure. Le groupe semblait à part - même si #New-York #CBGB #1977, il ne rentrait pas facilement dans un genre ou une époque ni ne laissait entendre d’influences déterminantes. (Simon Reynolds dira que c’était le dernier groupe des années 60 et le premier à jouer du rock des années 80.) Vu qu’après, le groupe n’a plus rien fait de notable, Marquee moon m’apparaissait comme une sorte d’astre lointain et intemporel, un album magique inégalable.

    Il y avait les mots dithyrambiques de Nick Kent dans le livret. A cet âge-là, ses chroniques dans Libération étaient à peu près tout ce qui me permettait de me repérer dans l’ "histoire du rock", vu que c’est ce qui m’intéressait et que je n’y connaissais rien.

    Je voyais Marquee moon et Adventure comme complémentaires. Le premier comme affirmatif, puissant, positif, nerveux et tranchant ; le second comme mélancolique, rêveur, solipsiste… Je me disais que les deux disaient quelque chose de l’époque. J’aime beaucoup Adventure : le solo de « The fire » et cette fin en apothéose, cette histoire de gars qui "s’en fout" et n’a pas la force de se lever (if someone must work today, baby let it be you), ce sentiment de perte (once I had a ship, yes I had a map)… Les références au sommeil, l’horizon qui se rétrécit, le vide (praise emptiness)… L’album est déceptif et ne propose rien d’autre que de se laisser porter par des mélodies entêtantes et des solos aux angles polis. Marquee moon se concluait sur le rêve turbulent de Little Johnny Jewel (qui je crois est une référence à James Newel Osterberg, aka Iggy Pop), mais dans Adventure c’est un rêve qui ne débouche sur rien d’autre que le rêve (The dreams’s dream). Ce qui est ouvert par Marquee Moon est refermé par Adventure… et c’est plus triste qu’autre chose quand l’album se finit sur "I need a new adventure".

    Il y a deux morceaux live qui me semblent tous les deux magnifiques et qui font entendre peut-être plus que d’autres le talent incroyable de Tom Verlaine. Little Johnny Jewel dans le double album The blow-up, qui atteint une beauté et une intensité dingues.
    https://www.youtube.com/watch?v=ASCf0yLku7o

    Et un morceau folk teinté d’ambient de 1998, "Spiritual", trouvé chez https://doomandgloomfromthetomb.tumblr.com/post/57435999875/spiritual-tom-verlaine-bowery-ballroom-nyc

    https://www.dropbox.com/s/mb5zm0sywcoxet9/05%20Spiritual.mp3

  • Tom Verlaine, Influential Guitarist and Songwriter, Dies at 73 - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2023/01/28/arts/music/tom-verlaine-dead.html

    He first attracted attention with the band Television, a fixture of the New York punk rock scene. But his music wasn’t so easily categorized.

    Tom Verlaine, a thin man wearing dark clothes, onstage playing an electric guitar while staring intensely at the instrument.
    The guitarist Tom Verlaine performing at the Bowery Ballroom in Manhattan in 2006.Credit...Rahav Segev for The New York Times
    Tom Verlaine, a thin man wearing dark clothes, onstage playing an electric guitar while staring intensely at the instrument.

    By Peter Keepnews
    Jan. 28, 2023

    Tom Verlaine, whose band Television was one of the most influential to emerge from the New York punk rock scene centered on the nightclub CBGB — but whose exploratory guitar improvisations and poetic songwriting were never easily categorizable as punk, or for that matter as any other genre — died on Saturday in Manhattan. He was 73.

    His death was announced by Jesse Paris Smith, the daughter of Mr. Verlaine’s fellow musician Patti Smith. She did not specify a cause, saying that he died “after a brief illness.”

    Although Television achieved only minor commercial success and broke up after recording two albums, Mr. Verlaine — who went on to record several solo albums and reunited with the band periodically — had a lasting influence, especially on his fellow guitarists.

    “Tom Verlaine is the guitarist to mention these days if you’re a young rocker with some pretense to intelligence and originality,” Robert Palmer of The New York Times wrote in 1987.

    Reviewing a performance by Mr. Verlaine’s band at the Bowery Ballroom in 2006, the Times critic Jon Pareles wrote: “Mr. Verlaine’s guitar leads didn’t flaunt virtuosity by streaking above the beat. They tugged against it instead: lagging deliberately behind, clawing chords on offbeats, trickling around it or rising in craggy, determined lines.”

    The layered, often ethereal sound that Mr. Verlaine and the other members of Television developed was a far cry from the stripped-down approach of the Ramones and other leading lights of the punk scene. But that scene — which also included bands as disparate as Blondie and Talking Heads — was never as one-dimensional as it was often portrayed.

    Mr. Verlaine, who was also the band’s lead singer and did most of the songwriting, studied piano and saxophone as a child, and his music had roots in everything from the free jazz of John Coltrane to the Rolling Stones’ hard-driving “19th Nervous Breakdown.” His often impressionistic lyrics reflected the influence of poets like Paul Verlaine, from whom the man born Thomas Miller took his stage name.

    Television had its roots in Mr. Verlaine’s friendship with Richard Meyers, later known as Richard Hell, when they were both students at a boarding school in Delaware. After they moved to New York, they formed a band, the Neon Boys, which in 1973 evolved into Television, with Richard Lloyd on second guitar, Mr. Hell on bass and Billy Ficca on drums. Mr. Hell was replaced by Fred Smith in 1975 and later went on to form the punk band Richard Hell and the Voidoids.

    After building a devoted following in New York, Television was signed by Elektra Records and in 1977 released the album “Marquee Moon.” Sales were disappointing, but critical acclaim was nearly unanimous, and “Marquee Moon” now regularly shows up on lists of the greatest rock albums.

    #Tom_Verlaine #Television #Marquee_Moon

  • La disparition des M&M’s « wokes » a tout l’air d’un coup de pub
    https://www.20minutes.fr/culture/4020249-20230124-disparition-wokes-tout-air-coup-pub
    https://img.20mn.fr/TJbo_uxrQHOPlb72nlOUtik/1200x768_view-of-the-m-m-s-anthropomorphized-candy-characters-that-have-got

    La polémique vaut son pesant de cacahuètes. M&M’s a annoncé lundi la disparition, pour une durée indéterminée, des mascottes qui servaient l’image de la marque depuis des années. Ces personnifications de bonbons chocolatés affublés de bras, de jambes et de gros yeux sont depuis des mois dans le viseur de la droite conservatrice américaine.

    En septembre, Purple, le M&M’s violet avait fait son apparition sur les supports de communication et paquets de confiseries afin de « représenter l’acceptation et l’inclusion ». Le violet est l’un des symboles des féministes et des lesbiennes. Trop « woke », trop progressiste, pour Tucker Carlson, star de Fox News connu pour ses positions réactionnaires. Il y a un an déjà, il faisait une petite crise de panique morale car Green, le personnage vert, avait vu ses bottes à talons remplacées par des baskets. Une évolution vestimentaire qui la rendait « moins sexy » et ferait d’elle « peut-être une lesbienne », ironisait-il…

    Début janvier, quand la marque a commercialisé en édition limitée un paquet ne contenant que les couleurs des personnages féminins (vert, marron et violet), la polémique a été ravivée, les mêmes conservateurs ne supportant pas la non-mixité dans les bonbonnières.

  • Corruption à la FIFA : des ex-dirigeants de la Conmebol ont touché plusieurs millions de dollars en pots-de-vin Belga, édité par Anthony Roberfroid

    Plusieurs anciens dirigeants de la Conmebol, la Confédération sud-américaine de football, ont touché entre « 30 et 32 millions de dollars » en pots-de-vin dans le cadre du Fifagate, a déclaré un homme d’affaires argentin lors du procès d’anciens dirigeants de Fox qui s’est ouvert mercredi à Brooklyn.


    Alejandro Burzaco dépose en qualité de témoin après avoir plaidé coupable d’implication dans ce scandale de corruption ayant éclaboussé la Fédération Internationale de Football (FIFA) en 2015 sous l’ère Sepp Blatter.

    Il a expliqué devant le tribunal que lui et deux anciens dirigeants de la chaîne de télévision Fox, Hernan Lopez et Carlos Martinez, avaient versé des pots-de-vins via la société T&T Cayman, d’un montant compris entre « 30 et 32 millions de dollars » , afin d’obtenir les droits de retransmission de la Copa Libertadores et de rencontres d’équipes nationales, amicales et qualificatives pour des compétitions internationales.

    MM. Lopez et Martinez ainsi que Full Play, une entreprise sud-américaine, sont jugés pour corruption, fraude et blanchiment.

    M. Burzaco a précisé que des pots-de-vin avaient été budgétisés à hauteur de 60 millions de dollars, mais que l’éclatement du Fifagate en 2015 avaient interrompu les versements.

    Six principaux bénéficiaires
    Les principaux bénéficiaires de ces pots-de-vins, a-t-il encore affirmé, étaient six des plus puissants dirigeants de la Conmebol de l’époque, parmi lesquels son ancien président, Nicolas Leoz, décédé en 2019, l’Argentin Julio Grondona, ancien président de la Fédération argentine de football décédé en 2014, et Ricardo Texeira, l’ancien président de la Fédération brésilienne de football.

    MM. Leoz, Grondona et Teixeira étaient aussi membres du Comité exécutif de la Fifa lorsque celui-ci avait décidé en 2010 d’attribuer l’organisation des Coupes du monde 2018 et 2022 à la Russie et au Qatar. Les procédures d’attribution de ces deux Coupes du monde sont aujourd’hui sujettes à caution.

    Les autres bénéficiaires de ces pots-de-vin, a déclaré M. Burzaco, sont l’ancien vice-président de la Conmebol Eugenio Figueredo, son ancien secrétaire général, Eduardo Deluca, et son ancien trésorier, Romer Osuna. « Nous avons corrompu tous ces messieurs et j’ai participé à ce plan » , a assuré M. Burzaco.

    #corruption #footbal #fifa #fifagate #télévision

  • How Stokely Carmichael Helped Inspire the Creation of C-SPAN – Mother Jones
    https://www.motherjones.com/media/2022/08/stokely-carmichael-kwame-ture-cspan-brian-lamb

    In the late 1960s, Brian Lamb, the eventual founder of the cable network C-SPAN, sat at a Black Baptist church watching Stokely Carmichael give a speech. Lamb, fresh off a four-year stint in the U.S Navy, came away impressed. He found the talk by the leader of the Student Non-Violent Coordinating Committee (SNCC) “thoughtful and intelligent and very well stated.” But, later that night, when Lamb watched coverage of the same speech on TV he was taken aback.

    The news broadcast only played the two minutes when Carmichael was at his most incendiary. “What made it on was the fire and brimstone,” Lamb would later tell the New York Times of the experience. “It just seemed to me we were being unfairly treated as a society by the television news,” he lamented.

    About a decade later Lamb founded the Cable Satellite Public Affairs Network, also known as C-SPAN. While the network is most known now for wall-to-wall congressional coverage, it was Carmichael’s unfair representation by white media that Lamb has said helped inspire the attempt to bring the public news without imposition. He wanted a channel “where everybody gets to see everything from start to finish,” he told the Times.

    I was surprised by this connection. I discovered Lamb’s epiphany in the excellent autobiography Ready For Revolution: The Life and Struggles of Stokely Carmichael (Kwame Ture).

    In the latter half of his life Carmichael embraced revolutionary Pan-African socialism, founded the All African Peoples Revolutionary Party, and changed his name to Kwame Ture—a combination of Kwame Nkrumah and Ahmed Sékou Touré, two former decolonial leaders of Ghana and Guinea. In 1969, Ture left the United States to make his home in Conakry, Guinea. One of the best explanations of this transformation can be found when Ture sat down for an interview with Lamb in 1998. (It was shortly before Ture’s death, while he was in Harlem for cancer treatments.)

    Ture writes this of the conversation:

    Mr. Lamb proved an interesting fellow, well-informed and tough-minded. His questions were sharp but fair. Not biased or hostile as is so often the case with the U.S media. … I admire Mr. Lamb’s public spiritedness and resourcefulness and I think his initiative to be especially necessary given the general debasement of political discourse in the American media.

    Lamb was at the helm of the network as CEO until 2012, before retiring from media fully in 2019. Some have argued that by giving politicians the ability to speak directly to the viewer without mediation, C-SPAN was a gift to demagogues like former House Speaker Newt Gingrich, and paved the way for the rise of Donald Trump. But this origin story shows another angle.

    In an exit interview with The New Republic, Lamb explained why he rarely imposed himself on a subject: “It’s probably a learned respect for the average intelligence of the American public to figure it out for themselves, right or wrong. I’m a pessimistic optimist. It’s just the way I am. Every time I said to myself, ‘I know that person isn’t telling the truth,’ my reaction was: ‘So does the caller at the other end of the line.’”

    This “view from nowhere” approach to journalism can normalize injustice. But attacking the faux-neutrality of the status quo isn’t the same as assuming a child-like stupidity from audiences.

    While reading Ready For Revolution, including this history of C-SPAN, I delved deeper into more Ture videos on YouTube. Having spent a life taking notes from street corner preachers in Harlem, Black Baptist ministers in the deep South, and revolutionary leaders in West Africa, Ture is a fantastic and nimble orator with an underrated sense of humor. Many of his speeches are readily available now, thanks in part to the network and amateur archivists.

    I have one clip that is a personal favorite. In it, Ture explains the importance of good faith inquiry, of listening to what someone actually says instead of what other people say about them. You should just watch it.

    #Stockeley_Carmichael #Télévision #Context_collapse #Effondrement_de_contexte

  • Des septuagénaires jugés pour avoir menacé de mort une enseignante « islamo-gauchiste »

    Lors de la polémique qui visait Sciences Po Grenoble en mars 2021, certains journalistes à l’instar de Pascal Praud et Caroline Fourest, avaient accusé à tort une enseignante. Après avoir subi une vague de #cyber-harcèlement, celle-ci avait porté #plainte contre dix personnes.

    « Je vais tenter de parler bien fort », prévient le président de la 24e chambre du tribunal judiciaire de Paris. L’audience a en effet quelque chose de peu banal. Les prévenus présents ce vendredi et poursuivis pour « #harcèlement au moyen d’un service de communication » et « #menaces_de_mort » sont majoritairement très âgés. Il fallait donc s’imaginer des personnes de plus de 70 ans saisir leur clavier, se connecter à leur compte Facebook et lâcher des #insultes et des menaces d’une extrême violence. Leur cible ? Une enseignante-chercheuse accusée de n’être rien d’autre qu’« une islamo-gauchiste ». 

    « Pour bien situer le contexte », le président résume la situation en lisant un article de presse. Il rappelle le début de cette affaire médiatisée en mars 2021 lorsque deux enseignants, #Klaus_Kinzler et #Vincent_T, sont la cible d’affiches placardées sur la façade de l’#IEP de Grenoble : « Des fascistes dans nos amphis Vincent T. […] et Klaus Kinzler démission. L’islamophobie tue. » Le syndicat étudiant Unef relaie l’action sur les réseaux sociaux, avant de tout supprimer. 

    Comme le racontait Mediapart (https://www.mediapart.fr/journal/france/110321/accusations-d-islamophobie-la-direction-de-sciences-po-grenoble-laisse-le-), ce #collage, condamné unanimement, venait après d’intenses tensions entre ces deux professeurs et une autre enseignante, Claire M., autour d’une journée de débats nommée « Racisme, antisémitisme et islamophobie » et organisée dans le cadre d’une « semaine pour l’égalité et la lutte contre les discriminations ». Rapidement, Klaus Kinzler fait le tour des plateaux télé pour livrer une version comportant de nombreuses omissions. Il affirme, à tort, avoir été viré de ce groupe préparatoire pour s’être opposé à l’utilisation du terme « islamophobie ». En plus de l’enseignante, il accuse Anne-Laure Amilhat Szary, patronne du laboratoire Pacte, rattaché à l’IEP, d’avoir livré son nom en pâture et d’avoir contribué à ce que des gens placardent des affiches sur les murs de l’institut. 

    Une victime ciblée par #Pascal_Praud et #Caroline_Fourest 

    L’accusation est rapidement reprise par Marianne, BFMTV et par l’essayiste Caroline Fourest. « D’après ce témoignage, c’est une enseignante et le laboratoire de recherche Pacte (CNRS) qui ont excité les étudiants contre ces deux professeurs et lâché la meute contre le droit de questionner un mot qui a tué. Affligeant. Elle a bon dos la “liberté académique” », tweete cette dernière le 6 mars 2021. Tout est faux comme l’a révélé Mediapart, mais qu’importe, l’accusation se propage en même temps que naît l’emballement médiatique. 

    Sur CNews, Pascal Praud va beaucoup plus loin et tient à être le premier à donner le nom et le prénom de la patronne du labo. « Puis intervient ce laboratoire Pacte avec cette dame, je vais citer son nom, Anne-Laure Amilhat Szary. Cette dame-là, c’est la directrice du laboratoire, cette dame c’est une militante […] qui avance avec le sentiment d’impunité, et c’est très révélateur parce qu’on voit le #terrorisme_intellectuel qui existe dans l’#université à travers leurs exemples », déclare-t-il le 9 mars 2021. 

    Il n’en fallait pas plus pour que la directrice en question reçoive des centaines de messages d’insultes et de menaces de mort. Entre le 12 et le 17 mars 2021, on veut « la buter », « l’éliminer » ou lui « trancher la gorge ». 

    Première invitée à la barre, Anne-Laure Amilhat Szary veut d’abord laver son honneur en rappelant les vérités bafouées par certains journalistes. Non, elle n’a jamais publié un communiqué officiel pour livrer le nom des deux enseignants mentionnés sur les affiches de l’IEP. Il s’agissait d’un simple courrier pour défendre une membre du laboratoire prise pour cible par ces deux professeurs. « Je suis intervenue pour assurer le respect de la laïcité et défendre une collègue », explique-t-elle tout en précisant avoir immédiatement « affirmé sa solidarité » avec ces deux enseignants lorsqu’elle a pris connaissance des affiches. Klaus Kinzler s’attaquait violemment à Claire M. et n’hésitait pas à fustiger les musulmans et hiérarchiser les religions en disant préférer le christianisme. 

    Très émue, elle détaille ensuite les conséquences de cette haine virtuelle. « Je craignais pour ma sécurité et d’être suivie dans la rue, raconte-t-elle. Je me suis mise à passer mes nuits sur les réseaux sociaux pour voir ce qui tombait. » Dans le même temps, plusieurs posts Facebook la ciblent directement et reprennent l’idée amorcée par Caroline Fourest. « L’islamo-gaucho Anne Laure Amilhat Szary est une instigatrice de la “fatwa” lancée contre deux professeurs à Sciences Po Grenoble ! Comme elle a trouvé normal de diffuser les photos des professeurs… rien ne va déranger à ce que l’on diffuse la sienne », peut-on lire dans un post accompagné de la photo de la directrice et publié le 12 mars par un certain Jean-Luc.

    Dans les commentaires, on peut lire un flot de #haine et d’#insultes. Et les messages des dix personnes poursuivies ce vendredi. 

    - Jacques L., 79 ans : « Quand ils la violent elle aura compris à moi que ça lui plaise !! […] Déjà pour la violer, il faut vraiment le vouloir beurk !! »
    - Alain B., 73 ans : « Qu’elle crève le cul bourré de chiffon rouge et la gueul ouvert. »
    - Annick L., 73 ans : « Horrible nana !! Le caillou rasé ! Pauvre tâche. Un jour viendra où tu devras te repentir ! »
    - Jean-Marie C., 60 ans : « Saloupe à butté »
    - Dominique B., 74 ans : « Il faut lui trancher la gorge »
    - Wilfrid B, 65 ans : « A l’échafaud (…) Regardez la gueule de la bavure. A expédier au pays du Maghreb »
    - Christian D., 58 ans : « Pauvre conne ton tour viendra »
    - Ronan M., 56 ans : « Grosse connasse on va te butter »
    - Dominique V., 56 ans : « Il faut tondre cette collabo de merde. »

    Seul Maxence D., 32 ans, se démarque en lâchant sur Twitter : « Potence + corde pas trop épaisse pour lui lacérer le coup à cette p*** ». 

    Des prévenus âgés et amnésiques 

    Très sûrs d’eux sur les réseaux sociaux, les quatre prévenus présents à l’audience sont désormais beaucoup moins fiers. Presque tous se disent amnésiques et affirment ne pas se souvenir de toute la polémique liée à Sciences Po Grenoble. Certains minimisent aussi la teneur de leur propos. « J’ai vu le post Facebook, j’ai lu deux trois commentaires et j’ai mis le mien, mais c’est juste une insulte, pas une menace de mort », lâche Alain B, qui contraint le tribunal à se répéter du fait de ses graves problèmes d’audition. « Qu’elle crève », ne serait pas une menace de mort selon cet ancien plombier aujourd’hui retraité. Tout juste « une connerie ». 

    Les mains dans les poches, il considère que « ce qui est fait est fait » et tarde à s’excuser, sans vraiment penser à la principale intéressée. « Je regrette bien sûr, si j’avais su que ça allait me ramener des ennuis comme ça… » Et d’insister face à une assemblée quelque peu médusée : « Je n’ai pas dit “je vais la crever”, j’ai dit “qu’elle crève”. Comme si elle tombait et que je la laissais par terre sans la ramasser. »

    Dominique B, secrétaire de direction à la retraite, qui voulait « trancher la gorge » d’Anne-Laure Amilhat Szary, aurait tout oublié. « C’est parti de mon ordinateur, mais je ne me rappelle pas avoir marqué ces propos », justifie-t-elle tout en expliquant ne pas vraiment maîtriser Facebook. Wilfrid B, 65 ans et ancien ouvrier, tente d’expliquer en quoi « À l’échafaud » n’est pas une menace de mort « puisque cela n’existe plus ». 

    « Je débutais avec Facebook et je ne savais pas comment ça fonctionnait », avance-t-il avant de reconnaître : « J’ai lu qu’on instaurait une fatwa contre ces profs. Je répondais à ça, mais je ne la visais pas particulièrement. » Même dénégation de Christian D., 58 ans, qui tente d’expliquer en quoi écrire « ton tour viendra » n’est pas une menace de mort. Pourquoi la phrase était-elle accompagnée par trois emojis « crotte » et trois emojis « flammes » ? « J’utilise l’emoji flamme pour tout, pour les anniversaires par exemple », tente-t-il avant de laisser sa place à Annick L. 

    Cette femme de 72 ans se déplace difficilement et dit avoir été « traumatisée » par sa garde à vue. « Depuis je suis sous antidépresseurs », confie-t-elle. « Y a rien à faire, je n’ai aucun souvenir de cette histoire. J’ai vu mon nom qui apparaissait sur Facebook mais je ne comprends pas. Je ne conteste pas l’avoir écrit mais je ne m’en souviens pas », poursuit-elle. Elle aurait donc oublié qu’elle voulait voir cette « traître », l’ex-directrice du laboratoire Pacte, clouée « au pilori » « le caillou rasé ». 

    Des sympathisants de Zemmour et Le Pen 

    Les quatre prévenus semblent aussi sincères que vulnérables et aucun d’entre eux ne veut laisser d’indice sur ses accointances politiques. Tant mieux puisque le président du tribunal ne souhaite pas en savoir plus et tient à rappeler qu’il « se fiche » de savoir ce « qu’ils pensent sur le fond ». Il faut attendre la plaidoirie de Raphaël Kempf, l’avocat d’Anne-Laure Amilhat Szary, pour avoir un profil politique un peu plus précis. 

    Lors de leur garde à vue en effet, la plupart ont confessé leur colère contre les « islamo-gauchistes », qu’ils définissent tantôt comme des « musulmans de gauche », tantôt comme des « gens de gauche pro-islam ». À la lecture de son audition, on découvre que Christian D « adore » Éric Zemmour et qu’il est, comme d’autres prévenus, membre du groupe « L’avenir France avec Éric Zemmour ». « Les gens de gauche sont des pro-islam et immigration qui organisent des réunions interdites aux gens de type caucasien et amènent des idées nauséabondes au sein des établissements publics français », déclare quant à lui Jean-Marie C, 60 ans et sous curatelle. 

    « Grâce à cette procédure, il devient évident que je voterai à tout jamais Marine Le Pen et que j’inciterai ma famille à faire de même », lâche de son côté Dominique V. aux enquêteurs. Annick L., enfin, a plus de mal à disserter sur ses opinions politiques. Lorsqu’on lui demande si elle connaît le groupe « Marion Maréchal-Le Pen, on t’aime » qu’elle suit sur Facebook, la réponse est évasive : « J’ai peut-être déjà mis un pouce, mais sans plus. »

    L’exploitation de son téléphone portable révèle pourtant de très nombreux commentaires virulents et des termes parfaitement explicites du type « nous les Français de souche ». « Ma belle-fille est chinoise, mon mari est d’origine polonaise. On n’est pas raciste », jure-t-elle. Elle affirme avoir répondu sans réfléchir et ne pas connaître Anne-Laure Amilhat Szary. Interrogée pour savoir ce qu’elle a contre les islamo-gauchistes , elle déroule les arguments déployés par certaines chaînes d’info en continu : « Y a cette histoire de Samuel Paty qui avait été égorgé, vous ne trouvez pas ça horrible ? Les gens qui sont poignardés pour rien, c’est affreux, c’est inhumain. Y a pas que ça. Tous les faits divers qu’on entend franchement c’est horrible, toutes ces jeunes femmes qui se font tuer. On ne vit plus dans un monde serein. »

    Une vie « bouleversée » pour Anne-Laure Amilhat Szary 

    Les avocats de la défense insistent sur l’âge des prévenus qui ne sauraient pas vraiment utiliser les réseaux sociaux et ne sauraient pas vraiment qu’un commentaire publié sur le réseau est lisible par tous dès lors que l’option privée n’est pas cochée. L’un des conseils, l’avocat de Jean-Marc C., tient tout de même à évoquer la responsabilité de certains journalistes dans cette affaire. « Les chaînes d’info en continu peuvent avoir une vraie influence tout comme certains journalistes, estime-t-il. Mon client a pu se dire que Caroline Fourest , qui elle, est journaliste , a recoupé ses sources avant de tweeter. Pour beaucoup de personnes et pour mon client, son tweet était une information. »

    Les prévenus, sorte de #fachosphère du troisième âge, ont en effet en commun de considérer les réseaux sociaux comme des sources à part entière et de ne rien vérifier. Ils confondent « article de presse » et « post-Facebook », et baignent dans des groupes qui s’affranchissent de toute réalité et qui partagent la même obsession que leurs journalistes préférés : la lutte contre des supposés islamo-gauchistes. 

    Lors de sa plaidoirie, Me Kempf livre sa déception de ne pas avoir eu « les explications » qu’il espérait. « Je regrette l’absence totale de prise en compte de ce que Anne-Laure Amilhat Szary a pu dire », enchaîne-t-il. Il rappelle donc les conséquences de ces mots sur la vie de sa cliente. Les quatre jours d’ITT, l’arrêt maladie, les troubles du sommeil et la dépression qui ont suivi. Il insiste aussi sur le « bouleversement professionnel » que cette victime collatérale de l’affaire de Sciences Po a dû subir.

    Peu de temps après ces attaques, l’ex-patronne du laboratoire rattaché au CNRS et renommé dans le milieu scientifique a préféré renoncer à son mandat. Si elle enseigne de nouveau depuis peu, elle dit ne plus pouvoir prendre un poste de direction. Il revient sur le rôle de Caroline Fourest qui a contribué à relayer « la légende » selon laquelle Anne-Laure Amilhat Szary aurait contribué à ce que deux professeurs de l’IEP soient pris pour cible. Il n’oublie pas non plus « la communauté d’intérêt politique » qui lie tous ces prévenus et demande qu’ils soient condamnés solidairement à une peine de 20 000 euros d’amende.

    La procureure, elle aussi déçue par la plupart des justifications, s’étonne que tous ces gens qui prétendent dénoncer ce qui est arrivé à Samuel Paty déploient la même mécanique « qui a tué Samuel Paty ». Pour les dix prévenus, elle a requis des peines avoisinant les mille euros d’amende à payer dans les 90 jours sous peine d’incarcération. La décision sera rendue le 13 janvier 2023.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/021222/des-septuagenaires-juges-pour-avoir-menace-de-mort-une-enseignante-islamo-

    #affaire_de_Grenoble #justice #réseaux_sociaux

    –—

    ajouté à la métaliste atour de ce qu’on a surnommé l’#affaire_de_Grenoble :
    https://seenthis.net/messages/943294

    ping @_kg_ @karine4 @isskein

    • Cyberharcèlement d’une enseignante de l’IEP de Grenoble : « Ils critiquent le meurtre de Samuel Paty, mais appellent eux-mêmes au meurtre »

      Dix prévenus ont comparu vendredi à Paris pour des accusations de #harcèlement_en_ligne et des menaces de mort à l’encontre d’une enseignante, dans le cadre d’une polémique médiatique à Sciences-Po Grenoble en mars 2021.

      Des cyberharceleurs aux cheveux blancs. Dix personnes comparaissaient vendredi au #tribunal_correctionnel de Paris, accusées de harcèlement en ligne et de menace de mort à l’encontre d’Anne-Laure Amilhat Szary, professeure des universités, dans le cadre de la polémique sur l’Institut d’études politiques de Grenoble en mars 2021. Les cinq prévenus présents n’ont pourtant pas le profil attendu dans une affaire de ce type. Ils sont nés entre 1948 et 1964. L’une d’entre eux à du mal à se lever pour venir jusqu’à la barre.

      Alain B., Corrézien de 74 ans, a écrit sur son compte Facebook, à propos d’Amilhat Szary, « qu’elle crève le cul bourré de chiffons rouges et la gueule ouverte ». Une « connerie », reconnaît-il devant le tribunal. Mais pas une menace de mort pour autant, selon lui. « Oui, c’est violent », mais « « qu’elle crève », c’est différent de « Je vais la crever » », tente-t-il d’argumenter. Le président de la séance lui demande s’il regrette son acte. « Bien sûr, si j’avais su que cela allait m’amener des ennuis comme ça… » L’avocat de la plaignante, maître Raphaël Kempf, dira dans sa plaidoirie qu’il s’attendait à « des excuses » de la part des prévenus, mais qu’« à une ou deux exceptions près, cela n’a pas été pas le cas ».

      « Ce n’est pas dans mes habitudes »

      Le procès était celui des fausses informations et du mécanisme de meutes engendré par les réseaux sociaux. Anne-Laure Amilhat Szary, 52 ans, est l’ancienne directrice du laboratoire de sciences sociales de Grenoble. Son nom a été propulsé dans le débat public il y a un an et demi, après l’affichage sur les murs du campus de l’IEP de Grenoble par des étudiants du nom de deux professeurs taxés de fascisme et d’islamophobie. Une démarche irresponsable quelques mois seulement après l’assassinat de Samuel Paty, enseignant de géographie accusé à tort d’islamophobie sur les réseaux sociaux.

      L’un des deux enseignants grenoblois mis en cause, Klaus Kinzler, avait alors décidé de répondre médiatiquement et jeté en pâture, avec la complicité de Pascal Praud sur CNews, le nom d’Anne-Laure Amilhat Szary. Il lui reprochait de l’avoir recadré après un échange de mail dans lequel il remettait en cause la présence du mot « islamophobie » sur le même plan que « racisme » et « antisémitisme », dans l’intitulé d’un séminaire sur les discriminations. Klaus Kinzler a par la suite été suspendu en décembre 2021 pour avoir tenu « des propos diffamatoires dans plusieurs médias contre l’établissement d’enseignement supérieur dans lequel il est en poste ».

      De cette polémique à tiroirs, nos prévenus ne savent quasiment rien. Certains ont lu un simple message sur Facebook – que certains appellent « un article » –, selon lequel Anne-Laure Amilhat Szary aurait notamment lancé une fatwa contre deux professeurs et aurait diffusé leur photo. Rien de tout cela n’est vrai, mais le post déclenche une avalanche de commentaires haineux.

      Wilfried B., 65 ans, reconnaît avoir écrit « A l’échafaud » et « Regardez-moi la gueule de la bavure » sous la publication. « Ce n’est pas dans mes habitudes, assure-t-il. Mais après ce qui s’était passé avec l’assassinat de Samuel Paty… C’est pour ça que j’ai répondu ce genre de commentaire. » Il s’excuse maintenant auprès de sa victime. Reste une incohérence relevée par la procureure : « Ils critiquent le meurtre de Samuel Paty, mais ils appellent eux-mêmes au meurtre et à la violence », pointe-t-elle dans son réquisitoire. Elle réclame des amendes allant de 630 à 1 350 euros selon les prévenus.

      « Ce sont des gens qui ne connaissent rien à Facebook »

      L’audience faisait aussi office de révélateur sur l’effet d’entraînement dans le cyberharcèlement. Plusieurs prévenus disent avoir publié leur message pour aller dans le même sens d’autres commentaires lus auparavant, sans vraiment se renseigner sur le fond de l’affaire. « Ce sont des gens qui ne connaissent rien à Facebook », glisse un proche d’une prévenue dans la salle. De fait, le procès a parfois tourné à la leçon sur les réseaux sociaux. « Quand vous publiez sur Facebook, tout le monde ne fait pas attention que s’il y a une petite planète, le post est visible par tous », tente le président de la séance.

      Mais l’absence de maîtrise des outils numériques n’excuse pas la violence des propos. Quand Jacques L., 79 ans, absent mais excusé par lettre, écrit « Quand ils la violeront, elle comprendra », il n’a probablement pas conscience de raviver un souvenir traumatisant de la vie de sa victime. Il n’en reste pas moins qu’il a rouvert « un gouffre », « une blessure béante », déplore Anne-Laure Amilhat Szary.

      Si Dominique B., 74 ans, pull en laine vert et écharpe rose, affirme ne pas se souvenir d’avoir écrit « Il faut lui trancher la gorge » à la barre, les conséquences dans la vie de la plaignante n’en sont pas moins tragiques. Redevenue simple enseignante-chercheuse, Anne-Laure Amilhat Szary ne se sent plus capable de reprendre des responsabilités dans sa carrière après avoir quitté la direction du laboratoire de sciences sociale de l’IEP Grenoble, en octobre 2021. Elle « s’autocensure » si elle doit prendre la parole publiquement et même sa vie personnelle s’est « effondrée », d’après la procureure.

      « Le système judiciaire est capable de réagir »

      Malgré ce déversement de violence, Anne-Laure Amilhat Szary ne regrette « ni ses engagements ni ce procès ». Elle le fait « pour les autres enseignants et chercheurs victimes de harcèlement ». « Comme la philosophe Sophie Djigo, à qui on reproche de vouloir emmener ses étudiants voir des migrants », pointe-t-elle, en référence à cette enseignante valenciennoise dont la sortie scolaire à Calais a été annulée sous la pression de l’extrême droite. La parole scientifique dans le débat public est loin d’être simple. Et le combat est bien politique, selon elle.

      Si le président de la chambre n’a pas voulu s’aventurer sur ce terrain vendredi, les publications Facebook incriminées ont pourtant bien souvent été vues par les prévenus sur des groupes de soutien à Eric Zemmour ou Marion Maréchal-Le Pen. La critique sans mesure des universitaires a été lancée par Jean-Michel Blanquer et Frédérique Vidal (alors respectivement ministre de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur) quand ils sont partis en croisade contre un supposé #islamo-gauchisme à l’université. Elle a été largement reprise par Zemmour à la présidentielle 2022.

      Cette audience laisse donc un goût doux-amer. Dix prévenus sur les milliers de messages reçus, cela semble bien faible. « On a sélectionné les messages les plus outrageants », reconnaît maître Kempf. Mais le mieux est l’ennemi du bien. « Quand on porte plainte, je ne suis pas certain qu’elle aboutisse », nous glisse-t-il.

      « Cette audience montre que le système judiciaire est capable de réagir », positive aussi Anne-Laure Amilhat Szary, qui a remercié la cour de sa rapidité. Cette audience participe à faire reculer le sentiment d’impunité en ligne. Dominic V., un prévenu de 56 ans absent à l’audience, a revendiqué ses propos lors de sa garde à vue, croyant que « seuls des rappels à la loi sont prononcés » dans ce genre de cas. La procureure a enjoint la cour à « lui donner tort ». Réponse le 13 janvier.

      https://www.liberation.fr/societe/police-justice/cyberharcelement-dune-enseignante-de-liep-de-grenoble-ils-critiquent-le-m

    • C’est à cause de la #télévision :
      https://contre-attaque.net/2022/12/03/le-profil-des-trolls-dextreme-droite-enfin-devoile

      Au procès, ces personnes âgées disent qu’elles ne se souviennent plus. Pourtant, lors de leurs arrestations, plusieurs avaient déclaré leur haine contre les « islamo-gauchistes » et leur proximité avec Zemmour ou Le Pen. Annick, 73 ans, avait parlé des « gens poignardés pour rien » et des « faits divers » qu’elle voyait : « franchement c’est horrible, toutes ces jeunes femmes qui se font tuer ». Bref, les prévenus sont des seniors rivés devant leurs télés, intoxiqués par les horreurs et la désinformation quotidienne de chaînes en continu. D’ailleurs l’avocat d’un prévenu dénonce à l’audience la responsabilité des journalistes : « Mon client a pu se dire que Caroline Fourest, qui elle, est journaliste, a recoupé ses sources avant de tweeter. » Pourtant, ni Pascal Praud ni Fourest ni les patrons de ces médias semeurs de haine ne sont sur le banc des accusés. Impunité totale.

      Voilà donc le profil mystérieux de ces milliers de trolls fascistes. Des personnes vulnérables, séniles, parfois sous curatelle, qui se font pourrir le cerveau par les chaînes d’extrême droite. Ce pays bascule à cause d’une poignée de milliardaires qui ont fait main basse sur l’information. Nous sommes beaucoup à connaître un oncle, un grand-père, un ami d’ami âgé ou des parents retraités à avoir vrillé progressivement ces dernières années, à force de regarder ces chaînes. Parlons-leur, proposons-leur de sortir, aidons-les à se désintoxiquer. Et organisons-nous pour mettre hors d’état de nuire Bolloré et ses amis.

      Le #PAF en état d’insalubrité publique ?
      Petite histoire de la « régulation audiovisuelle » :
      https://www.csa.fr/Informer/Toutes-les-actualites/Actualites/Histoire-de-la-regulation-audiovisuelle

      Le saviez-vous ? Le « pendant » internet du PAF s’appelle le #PIF. Étonnant, non ?

    • Sciences Po Grenoble : dix personnes condamnées pour avoir menacé de mort une enseignante « islamo-gauchiste »

      Lors de la polémique qui visait Sciences Po Grenoble en mars 2021, certains journalistes, à l’instar de Pascal Praud et Caroline Fourest, avaient accusé à tort une enseignante qui avait ensuite subi une vague de cyberharcèlement. Dix personnes ont été condamnées ce vendredi. 

      Ils croyaient, à tort, pouvoir insulter et menacer en toute impunité. En pleine polémique sur Sciences Po Grenoble, accusée d’être un repaire d’« islamo-gauchistes », les journalistes Caroline Fourest et Pascal Praud avaient fait circuler plusieurs mensonges pour dénoncer le rôle d’Anne-Laure Amilhat Szary, directrice du laboratoire de sciences sociales Pacte, rattaché à l’institut d’études politiques (IEP) de Grenoble. L’animateur de CNews avait même révélé son identité dans son émission « L’heure des pros ». 

      Dans la foulée, la chercheuse avait reçu de nombreuses insultes et menaces de mort sur les réseaux sociaux et avait fini par porter plainte contre dix personnes. Ces dernières viennent d’être condamnées ce vendredi par le tribunal judiciaire de Paris pour « cyberharcèlement » à une amende de 3 000 euros avec sursis chacune et à une peine de un an d’inéligibilité. L’une d’entre elles a également été reconnue coupable d’« injures à caractère sexiste ». Les dix prévenus sont également condamnés solidairement à verser à la victime 4 000 euros en réparation de son préjudice moral, et 1 500 euros au titre de ses frais d’avocat.

      https://www.mediapart.fr/journal/france/130123/sciences-po-grenoble-dix-personnes-condamnees-pour-avoir-menace-de-mort-un

    • Cyberharcèlement d’une enseignante de l’IEP de Grenoble : les auteurs condamnés à une amende

      La sanction est tombée pour les seniors coupables de harcèlement à l’encontre d’#Anne-Laure_Amilhat_Szary. Ils écopent de 3 000 euros d’amende avec sursis et d’un an d’inéligibilité.

      La justice ne laisse plus le cyberharcèlement impuni, même quand ses auteurs sont des seniors jusqu’à présent sans histoire. Les 10 prévenus accusés de harcèlement en ligne et de menace de mort à l’encontre d’Anne-Laure Amilhat Szary, professeure des universités, dans le cadre de la polémique sur l’Institut d’études politiques de Grenoble en mars 2021, ont été reconnus coupable par le tribunal correctionnel de Paris ce vendredi 13 janvier. L’un d’entre eux est également condamné pour injure sexiste. Ils écopent tous de 3 000 euros d’amende avec sursis et d’un an d’inéligibilité. Ils doivent également collectivement verser à la victime 4 000 euros pour préjudice moral et 1 500 euros pour ses frais d’avocat.

      De quoi donner tort à l’un d’entre eux, Dominic V., 56 ans absent lors de l’audience le 2 décembre et qui avait déclaré lors de sa garde à vue que « seuls des rappels à la loi sont prononcés » dans ce genre de cas. Les condamnés se sont retrouvés acteurs d’une polémique à tiroir complexe dont ils ne savaient souvent rien, ou pas grand-chose. Pour rappel, leur victime, Anne-Laure Amilhat Szary, 52 ans, est l’ancienne directrice du laboratoire de sciences sociales de Grenoble. Son nom a été propulsé dans le débat public il y a un an et demi, après l’affichage sur les murs du campus de l’IEP de Grenoble par des étudiants du nom de deux professeurs taxés de fascisme et d’islamophobie. Une démarche irresponsable quelques mois seulement après l’assassinat de Samuel Paty, enseignant de géographie accusé à tort d’islamophobie sur les réseaux sociaux.

      L’un des deux enseignants grenoblois mis en cause, Klaus Kinzler, avait alors décidé de répondre médiatiquement et jeté en pâture, avec la complicité de Pascal Praud sur CNews, le nom d’Anne-Laure Amilhat Szary. Il lui reprochait de l’avoir recadré après un échange de mail dans lequel il remettait en cause la présence du mot « islamophobie » sur le même plan que « racisme » et « antisémitisme », dans l’intitulé d’un séminaire sur les discriminations. Klaus Kinzler a par la suite été suspendu en décembre 2021 pour avoir tenu « des propos diffamatoires dans plusieurs médias contre l’établissement d’enseignement supérieur dans lequel il est en poste ».

      Raphaël Kempf, l’avocat de la victime, rappelle à Libération que « l’enquête a démontré que ces enquêtes provenaient de l’extrême droite [beaucoup des messages incriminés ont été posté sur des groupes Facebook de soutien à Eric Zemmour ou Marion Maréchal Le Pen, ndlr]. Le danger de ce courant politique est tel aujourd’hui qu’il met en danger des universitaires et des enseignants ».

      https://www.liberation.fr/societe/police-justice/cyberharcelement-dune-enseignante-de-liep-de-grenoble-les-auteurs-condamn

  • Schizotopie : pathologie de l’espace massifié
    https://topophile.net/savoir/schizotopie-pathologie-de-lespace-massifie

    Le mot du jour est « schizotopie ». Création du philosophe allemand Günther Anders (1902-1992), pour nommer adéquatement un nouveau phénomène : la double existence spatiale. S’inspirant du mot « schizophrène », pathologie psychiatrique, il invente la « schizotopie » (de schizo, « fendre », « fractionnement » et topos, « lieu) », pour désigner les effets spatiaux de l’industrialisation de/sur l’expérience humaine. Elle s’inscrit dans la... Voir l’article

  • YouTube is launching Shorts videos for your TV | MIT Technology Review
    https://www.technologyreview.com/2022/11/07/1062868/youtube-wants-to-take-on-tiktok-with-shorts-videos-for-your-tv/?truid=a497ecb44646822921c70e7e051f7f1a

    YouTube Shorts, the video website’s TikTok-like feature, has become one of its latest obsessions, with more than 1.5 billion users watching short-form content on their devices every month.

    And now YouTube wants to expand that number by bringing full-screen, vertical videos into your TV, MIT Technology Review can reveal.

    From today, users worldwide will see a row of videos from Shorts high up their display on YouTube’s smart TV apps. The videos, which will be integrated into the standard homepage of YouTube’s TV app and will sit alongside longer, landscape videos, are presented on the basis of previous watch history, much as in the YouTube Shorts tab on cell phones and the YouTube website.

    “It is challenging taking a format that’s traditionally a mobile format and finding the right way to bring it to life on TV,” says Brynn Evans, UX director for the YouTube app on TV.

    The time spent developing the TV app integration is testament to the importance of Shorts to YouTube, says Melanie Fitzgerald, UX director at YouTube Community and Shorts. “Seeing the progression of short-form video over several years, from Vine to Musical.ly to TikTok to Instagram and to YouTube, it’s very clear this format is here to stay.”
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    The YouTube baker fighting back against deadly “craft hacks”

    Ann Reardon spends her time debunking dangerous activities that go viral on the platform—but the craze shows no signs of abating.

    One major challenge the designers behind YouTube Shorts’ TV integration had to consider was the extent to which Shorts videos should be allowed to autoplay. At present, the initial design will require viewers to manually scroll through Shorts videos once they’re playing and move on to the next one by pressing the up and down arrows on their TV remote.

    “One piece we were playing with was how much do we want this to be a fully lean-back experience, where you turn it on and Shorts cycle through,” says Evans, whose team decided against that option at launch but does not rule out changing future iterations.

    The design presents a single Shorts video at a time in the center of the TV screen, surrounded by white space that changes color depending on the overall look of the video.

    One thing YouTube didn’t test—at least as of now? Filling the white space with ads. YouTube spokesperson Susan Cadrecha tells MIT Tech Review that the experience will initially be ad-free. The spokesperson did say that ads would likely be added at some point, but how those would be integrated into the Shorts on TV experience was not clear.

    Likewise, the YouTube Shorts team is investigating how to integrate comments into TV viewing for future iterations of the app. “For a mobile format like this, you’d be able to maybe use your phone as a companion and leave some comments and they can appear on TV,” says Evans.

    YouTube’s announcement follows TikTok’s own move into developing a TV app. First launched in February 2021 in France, Germany, and the UK and expanded into the United States and elsewhere in November that year, TikTok’s smart TV app hasn’t largely altered how the main app works. (Nor, arguably, has it become an irreplaceable part of people’s living room habits.)

    However, the shift to fold Shorts into the YouTube experience on TV suggests how important YouTube feels the short-form model is to its future. “It’s very clearly a battle for attention across devices,” says Andrew A. Rosen, founder and principal at media analyst Parqor. “The arrival of Shorts and TikTok on connected TVs makes the competitive landscape that much more complex.” Having ceded a head start to TikTok, YouTube now seems determined to play catchup.

    The team behind the initiative still isn’t fully certain how adding short-form video into the YouTube on TV experience will be embraced. “It still remains to be seen how and when people will consume Shorts,” admits Evans—though she tells MIT Tech Review that informal polling and qualitative surveys, plus tests within the Google community, suggest “a very positive impression of Shorts from people who are watching YouTube on TV.” (YouTube declined to share its own data on much time the average user currently spends watching YouTube content on TV but did point to Nielsen data showing that viewers worldwide spent 700 million hours a day on that activity.)

    “Will it be a game-changer in the living room? Yes and no,” says Rosen. “Yes in the sense that it will turn 15-second to 60-second clips into competition for every legacy media streaming service, and Netflix is betting billions on content to be consumed on those same TVs. No, because it’s not primed to become a new default of consumption.”
    by Chris Stokel-Walker

    #YouTube #Shorts #Télévision #Médias #Média_formats

  • Assassinat de Shinzo Abe : le studio de jeux vidéo Kojima Productions condamne les « fausses informations » accusant son président
    https://www.francetvinfo.fr/monde/japon/assassinat-de-shinzo-abe-le-studio-de-jeux-video-kojima-productions-con

    Après l’assassinat de l’ancien Premier ministre japonais Shinzo Abe, plusieurs fausses informations ont circulé. L’une d’elles identifiait l’auteur des tirs comme Hideo Kojima, célèbre créateur de jeux vidéo comme Metal Gear Solid ou encore Death Stranding. Elle a notamment été reprise par Damien Rieu, ex-candidat du parti d’extrême droite Reconquête ! aux élections législatives, vendredi 8 juillet.

    Dans un tweet désormais supprimé, Damien Rieu a répondu à la députée LFI Clémentine Autain, qui réagissait à la mort de Shinzo Abe. "L’extrême gauche tue", avait écrit Damien Rieu, avec des photos de Hideo Kojima posant avec des photos du Che Guevara. L’élue insoumise a alors estimé qu’il était « en roue libre » et en « plein délire raciste ».

    Hideo Kojima Misidentified As Shinzo Abe Assassin By News Media
    https://kotaku.com/shinzo-abe-assassin-killer-kojima-greek-news-confusion-1849157839

    Earlier today, former Japanese Prime Minister Shinzo Abe was shockingly assassinated. Then the internet did its usual shitty thing of making bad jokes out of current events, and that eventually led to a news station in Greece misidentifying famous game developer Hideo Kojima as the assassin.

    Shortly after today’s assassination, some shitty people in a dank corner of the internet joked that Abe’s suspected killer looked like Kojima. Eventually, this reached Twitter, where far-right French politician Damien Rieu—perhaps not understanding that it was a joke—retweeted images of Kojima with a comment that translates to “The extreme left kills,” helping spread it more. While Rieu did eventually delete the tweets, it seems the damage was already done and might have helped mislead at least one news station in Greece that covered the assassination.

    KOJIMA PRODUCTIONS (Eng) sur Twitter :
    https://twitter.com/KojiPro2015_EN/status/1545751079685484544

    #KojimaProductions strongly condemns the spread of fake news and rumors that convey false information. We do not tolerate such libel and will consider taking legal action in some cases.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #faitsdivers #assassinat #shinzo_abe #japon #tetsuya_yamagami #désinformaton #mésinformation #fausses_informations #fake_news #mauvaise_blague #mdr #blague #confusion #kojima_productions #hideo_kojima #damien_rieu #jeu_vidéo_metal_gear_solid #jeu_vidéo_death_stranding #france #grèce #extrême_gauche #extrême_droite #politique #télévision #justice

  • Interview : How the « Halo » show’s producers changed the franchise
    https://www.axios.com/halo-show-interview-650891da-30fe-494b-ad86-7cb77bbefa1f.html

    The creators of the new live-action “Halo” streaming series braced themselves for fans who might not be ready to see new versions of characters they’d seen in games for 20 years, the show’s executive producer Kiki Wolfkill tells Axios.

    Je suis dubitatif face aux adaptations qui dérivent de la licence originelle. Lorsque l’on en vient à changer des éléments-clés d’un univers, à quoi bon s’en inspirer ?

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #télévision #adaptation #jeu_vidéo_halo #kiki_wolfkill #paramount_plus #master_chief #pablo_schreiber

  • « Les émissions de téléréalité sont extrêmement réactionnaires », affirme Valérie Rey-Robert
    https://www.20minutes.fr/arts-stars/television/3265323-20220408-emissions-telerealite-extremement-reactionnaires-affirme-
    https://img.20mn.fr/ZIgEEbxkR6GbyT1hXhUjmCk/1200x768_mariage-forcement-heterosexuel-enfant-carla-moreau-kevin-guedj-che

    Des Marseillais à Koh-Lanta, de La Villa des cœurs brisés aux Reines du shopping…, les émissions de téléréalité rythment la fin d’après-midi et les soirées de millions de Françaises et Français. Le genre s’est inscrit durablement dans le paysage audiovisuel, loin des polémiques enflammées et des vents d’indignations provoqués, il y a vingt et un ans, lors du lancement de Loft Story. Ces programmes mériteraient pourtant qu’on les regarde de plus près afin de distinguer les mécaniques oppressives qui y sont à l’œuvre : misogynie, homophobie, racisme et mépris de classe… C’est ce qu’explique la militante féministe Valérie Rey-Robert dans un essai passionnant Téléréalité : la fabrique du sexisme, édité chez Les insolent.e.s.

    #Téléréalité #Télévision #Sexisme #EMI

  • Arte innove avec un film tourné et diffusé en direct le soir de la présidentielle
    https://creapills.com/jour-de-gloire-arte-elections-presidentielles-20220420

    Le 24 avril prochain aura lieu le second tour de l’élection présidentielle française opposant le Président sortant, Emmanuel Macron, à la candidate du Rassemblement National, Marine Le Pen. À cette occasion, la chaîne de télévision ARTE réalisera une expérience inédite auprès des téléspectateurs puisqu’elle proposera une fiction tournée et diffusée en direct et dont l’émotion finale dépendra des résultats.

    Ce concept insolite a été imaginé par les réalisateurs Jeanne Frenkel et Cosme Castro. Intitulée “Jour de Gloire”, la fiction mettra en lumière deux frères, dont les idéaux politiques sont diamétralement opposés, qui se retrouvent après le décès de leur mère dans leur village natal du Lot-et-Garonne. Cependant, la fin n’existe pas encore… puisqu’elle dépendra effectivement du résultat de l’élection présidentielle annoncé à 20h ce dimanche soir.

    #Création #Fiction #Élection #télévision

  • À la télé, le rapport du Giec vaincu par le gel - Par Loris Guémart | Arrêt sur images
    https://www.arretsurimages.net/articles/a-la-tele-le-rapport-du-giec-vaincu-par-le-gel
    https://api.arretsurimages.net/api/public/media/couv-giec/action/show?format=thumbnail&t=2022-04-05T16:26:10+02:00

    Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) rend trois rapports tous les six ans. Lundi, le dernier en date, diffusé à 17 h, recensait les solutions possibles : il reste trois ans pour espérer que le réchauffement se limite à 1,5 °C. Nous avons regardé 35 heures d’antenne des chaînes info, et les journaux télévisés : sauf France Télévisions, aucune chaîne n’a consacré plus de 2 % de son antenne au climat. Elles ont préféré demander à leurs envoyés spéciaux des reportages sur le gel.

    #EMI #Médias #EEDD #Climat #Télévision

  • Comment votre télé connectée récolte et revend vos données personnelles en toute tranquillité - Edition du soir Ouest-France - 31/01/2022
    https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/2022-01-31/comment-votre-tele-connectee-recolte-et-revend-vos-donnees-personnelles

    Par Emile BENECH
    Le nombre de télévisions connectées ou « Smart TV » explose en France. Ces dernières, vendues comme des objets facilitant la vie quotidienne, sont de vraies mines d’or ceux qui les commercialisent. Elles récupèrent énormément d’informations sur les habitudes de leurs utilisateurs, et ces données sont ensuite revendues à des tiers. Une chose est sûre, ces téléviseurs high-tech vous observent.

    Pour faire la promotion de sa Smart TV 2021, l’entreprise d’électronique coréenne Samsung a sorti une publicité égrenant toutes ses nouvelles fonctionnalités. Assistance vocale, appels téléphoniques, connexion grâce au smartphone, la « TV vraiment intelligente » fait tout ! Y compris de la collecte d’informations personnelles, qui sont ensuite revendues à des courtiers en données – pour mieux comprendre vos habitudes et vos envies, et donc vous proposer des publicités plus ciblées. Explications.

    Une télévision émettrice de données

    Le téléviseur connecté n’est plus seulement un récepteur d’images. Connecté à internet via votre box ou routeur, il émet également quantité d’informations. Comme tous les objets dits « connectés », c’est en fait un ordinateur, nous explique Stéphane Bortzmeyer, ingénieur réseau. « Ce type de téléviseur a en plus un bel écran, des haut-parleurs, etc., dit-il. Mais fondamentalement, c’est un ordinateur, qui a les mêmes possibilités pour envoyer des données. La vraie différence est qu’il est beaucoup plus fermé. Il n’y a pas de moyen de savoir ce qu’il s’y passe. »

    On en connaît pourtant certains mécanismes. Votre Smart TV va notamment pouvoir collecter des données grâce à un procédé novateur : la reconnaissance automatique de contenus (ACR), grâce à un « pixel » informatique.

    « Un responsable marketing par-dessus l’épaule »

    Rayna Stamboliyska, autrice du livre La face cachée d’Internet (aux éditions Larousse), nous explique comment fonctionne cela fonctionne : « Un pixel, c’est comme si vous aviez en permanence un responsable marketing au-dessus de votre épaule qui note tout ce que vous faites. » Il va suivre en continu ce qui est fait avec l’écran, pour ensuite renvoyer ces données à l’éditeur ou au constructeur.

    L’ACR fait exactement cela : « Si vous regardez les conditions d’utilisation de Samsung, ou de Vizio [un fabricant américain d’appareils électroniques, grand acteur du marché, NdlR], c’est très clair. L’ACR sert à collecter des données, à les envoyer chez l’éditeur. Ce dernier va renvoyer à des tiers tout un tas de données. » En gros, de ce que vous regardez, du temps passé sur telle série, mais aussi quel type d’applications vous installez, combien de temps vous passez dessus, etc.

    La revente de vos données est écrite noir sur blanc

    L’utilisation de ces données est d’ailleurs écrite noir sur blanc dans les politiques de confidentialités de Samsung : « Afin d’améliorer la pertinence des publicités qui vous sont proposées sur vos appareils, nous sommes susceptibles (conformément à la loi applicable) d’exploiter votre historique de visionnage TV (y compris des informations concernant les réseaux, les chaînes, les sites web visités et les programmes visionnés sur votre Samsung Smart TV ainsi que les durées de visionnage correspondantes), diverses informations relatives à l’utilisation de votre Samsung Smart TV ainsi que d’autres données statistiques en provenance de sources de données de tiers de confiance. Pour enregistrer cet historique de visionnage TV, nous sommes susceptibles d’utiliser un système de reconnaissance automatique du contenu ainsi que d’autres technologies. »

    Vous voulez supprimer l’ACR ? Bon courage !

    Toutes ces données valent de l’argent. Les acteurs du marché s’en sont bien rendu compte, c’est pourquoi ils rendent extrêmement difficiles le processus pour désactiver ces fonctions.

    « Pour ce faire, il faut aller fouiller dans la configuration, ce que les fabricants et les éditeurs de logiciels dédiés Smart TV ne rendent pas facile », explique Rayna Stamboliyska. Certains vont même plus loin. « Vizio, par exemple, va permettre de désactiver la collecte de données à caractère personnel, mais cette désactivation peut dégrader la qualité globale du rendu de l’équipement. Ainsi, pour avoir une belle image, il faut payer avec sa vie privée. »

    D’autres données potentiellement vendues

    Il n’y a pas que l’ACR qui est inquiétant dans les télévisions connectées. Ces dernières sont également capables d’écouter les sons des pièces.

    « Il y a quelques années déjà, on conseillait de ne pas raconter de choses confidentielles devant les télés connectées, rappelle Rayna Stamboliyska, parce qu’elles collectent de la voix pour ensuite apprendre aux machines à faire de la reconnaissance vocale, de l’oral à l’écrit, etc. »

    Des données envoyées à Netflix même si vous ne l’utilisez pas

    Cet espionnage est difficile à éviter. Une étude menée par des chercheurs de la Northeastern University et de l’Imperial College de Londres a révélé que les données des téléviseurs et des appareils « intelligents » étaient envoyées à l’activité publicitaire de Google et à Netflix, même si les gens n’avaient pas Netflix.

    Et, selon Stéphane Bortzmeyer, ingénieur réseau, le problème touche l’ensemble des objets connectés. « On a avec ces derniers encore moins de possibilités d’interdire ce genre de pratique que sur un ordinateur. Il n’y a pas de moyen de refuser, par exemple, de connecter la télé à son compte Google », nous explique-t-il.

    En 2021, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom, anciennement CSA) a noté une progression de 8 % des Smart TV dans les foyers des Français. Jackpot pour leurs fabricants, qui continueront à s’occuper de vos données.

    La législation est-elle suffisante sur la collecte des données personnelles ?

    [Encart]
    Si la loi du 20 juin 2018 relative à la protection des données personnelles cadre aujourd’hui la collecte et la revente de celles-ci, la technologie avance vite, plus vite que la loi. Est-ce que notre législation est suffisante pour prévenir les abus de collecte, et surtout de revente des données personnelles ?

    Pour Suzanne Vergnolle, docteure en droit de l’Université Paris-II-Panthéon-Assas, travaillant sur la protection de la vie privée et des données personnelles en Europe et aux États-Unis, « les principes juridiques existants, notamment ceux issus du RGPD, répondent assez bien aux enjeux ».

    Selon elle, la question est de savoir comment les mettre en œuvre pour que cette protection ne soit pas juste illusoire. « Malheureusement, il s’agit là de l’un des gros enjeux de ce texte : comment s’assurer que ces principes soient mieux respectés et plus effectifs. Plusieurs acteurs de la protection des données, notamment le contrôleur européen ou la commission européenne, se penchent en 2022 sur ces questions. Ils souhaitent s’assurer que ces principes soient mieux mis en œuvre par les entreprises et que les manquements soient moins nombreux. »

    #Télévision_connectée #Surveillance #Internet_des_Objets

  • Avec les fanzouzes dans la file d’attente de Face à Baba | la revue des médias
    http://larevuedesmedias.ina.fr/cyril-hanouna-fanzouzes-role-politique-presidentielle-face-baba

    Si les téléspectateurs ont l’impression que Cyril Hanouna rend accessible la politique, c’est avant tout grâce au côté psychologisant de l’émission. « Toutes les questions sont liées à la personnalité de l’invité. Il y a du répondant, bien sûr, mais d’un point de vue émotionnel. Les chroniqueurs disent « je suis choqué que vous ayez tenu ces propos » mais leurs arguments ne sont ni techniques, ni politiques », détaille Claire Sécail. Et le public se familiarise avec l’idée qu’un échange politique puisse se jouer sur un mode conversationnel. « En réalité, Hanouna fait du para-politique. Il veut donner les clés non pas d’un débat d’idées mais d’un casting », explique la chercheuse.

    #Télévision #Hanouna #Politique #TalkShow #EMI

  • Rire & Chansons : La drôle de chronique de #Karine_Dubernet, je me suis convertie au Covidisme

    Notre Pfizer qui est aux cieux,
    Que tes doses soient sanctifiées,
    Que tes actionnaires prospèrent,
    Donne-nous nos trois doses de ce jour,
    Vaccine-nous comme nous vaccinons ceux qui refusent de se vacciner,
    Ne nous laisse pas entrer en réanimation,
    Mais délivre-nous du Covid,

    Au nom du pèze, du fric et du simple d’esprit,
    ARNm.

    https://www.youtube.com/watch?v=AcdADBzetUA

    Attention !
    Ne pas faire confiance à #Pfizer à cause de ses 75 condamnations et 10 193 896 333 $ d’amendes pour charlatanisme, publicité mensongère, corruption de médecins, de fonctionnaire… fait de vous un, une #complotiste.

    Pourtant, faire confiance à Pfizer c’est comme laisser monter son gosse dans la voiture d’Emile Louis, en toute connaissance de cause.

    Karine et la gestion de la crise par not président !
    « Dire que t’es capable d’emmerder des millions de Français, revient à admettre que t’es un immense trou du cul. »

    #Humour #vaccination #EnMarche #crise_sanitaire #sante #santé #coronavirus #sars-cov-2 #variant #covid #pandémie #vaccins #santé_publique #confinement #France #néo-libéralisme #ordo-libéralisme #injustice #populisme

    • Baromètre des médias 2022 : la confiance des Français au plus bas Aude Carasco
      https://www.la-croix.com/Economie/Barometre-medias-2022-confiance-Francais-bas-2022-01-20-1201195923

      Jamais l’intérêt pour l’actualité et la confiance envers les médias n’ont été aussi faibles à la veille d’une présidentielle, relève le 35e Baromètre de confiance dans les médias Kantar-Onepoint pour « La Croix ».

      En cette année d’élection présidentielle, plus aucun média n’obtient une majorité de confiance de la part des Français. Même la radio (à 49 %) qui caracolait seule en tête depuis le lancement, en 1987, de notre Baromètre médias avec une crédibilité encore de 52 % l’an dernier.

      Moins écouté avec le développement du télétravail pendant la crise sanitaire, ce média a été bousculé cette année par la reprise en main éditoriale d’Europe 1 par l’industriel Vincent Bolloré. Or, les Français, toujours selon notre étude, jugent à 91 % « important » ou « essentiel » que les médias soient « indépendants des intérêts et des milieux économiques ». C’est même le cas des 94 % des sondés qui citent la radio comme mode principal d’information.

      En perdant 3 points de crédibilité, ce média de la mobilité et de l’intimité se retrouve au même niveau que la presse écrite (à 49 %, + 1 point). Si la confiance dans la télévision progresse elle aussi (44 %, + 2 points), celle envers Internet (24 %, – 4 points) renoue avec ses plus bas niveaux historiques.

      « On observe une convergence de la crédibilité entre les médias traditionnels, avec un écart qui se creuse avec Internet », relève Guillaume Caline, directeur enjeux publics et opinions chez Kantar Public-Onepoint. Même si les Français se sont un peu moins informés par Internet cette année (32 %, – 2 points) au profit de la télévision (48 %, + 2) et de la presse papier (6 %, + 1), « la tendance guidée par les jeunes (qui privilégient à 66 % Internet, NDLR) ne va pas s’inverser ».

      La pandémie de Covid, un sujet trop traité pour huit Français sur dix
      Cette défiance envers les quatre supports d’information ( #télévision, #radio, #presse papier, #Internet ) incite une partie de plus en plus large de la population à « mettre à distance l’actualité », souligne Guillaume Caline. En pleine campagne, seuls six Français sur dix (62 %, comme en 2018) déclarent s’intéresser « assez » ou « beaucoup » à l’actualité, moins que lors de la précédente présidentielle, où l’actualité était suivie par 64 % des sondés. Mais on n’observait pas en 2017 un tel décrochage auprès des jeunes de 18-24 ans. Ils étaient encore 63 % à porter un intérêt à l’actualité, alors qu’ils ne sont plus que 38 % (– 13 points sur un an) cinq ans plus tard.

      Cette désaffectation des plus jeunes est à rapprocher de leur perception négative du traitement médiatique de sujets qui leur sont chers. Ils sont ainsi 68 % (contre 53 % pour l’ensemble de la population) à estimer que le dérèglement climatique et ses conséquences ont été mal traités. Et seuls 20 % (contre 37 %) ont une perception satisfaisante du travail journalistique sur les violences faites aux femmes.

      Ils se rapprochent davantage de l’avis de leurs aînés pour l’appréciation d’autres sujets, comme la pandémie de Covid-19 qui a saturé l’espace médiatique pour huit Français sur dix (79 %). De même que la candidature d’Éric Zemmour à la présidentielle dont les médias ont trop parlé pour 73 % des sondés. Les plus jeunes se montrent un peu plus cléments sur le transfert de Lionel Messi au Paris Saint-Germain, trop médiatisé pour un Français sur deux (50 %) et 46 % des 18-24 ans.

      De façon plus positive, les Français jugent que les médias ont accordé « la place qu’il faut » à une majorité d’événements soumis à leur appréciation : l’entrée de Joséphine Baker au Panthéon, les élections régionales et départementales, le départ d’Angela Merkel ou encore le procès des attentats du 13 novembre 2015. Une certaine reconnaissance de l’investissement éditorial pour des sujets jugés importants.

  • Schimanski - mit politisch korrektem Vorspann
    https://www.ardmediathek.de/sendung/tatort-schimanski-oder-restauriert-in-hd/Y3JpZDovL3dkci5kZS90YXRvcnRzY2hpbWFuc2tpcmVzdGF1cmllcnRoZA


    Lors ce que la télé allemande nous offre les polars « cults » avec le personnage archi-macho Horst Schimanski il faut prévenir les jeunes avant le début du générique qu’il y aura des « paroles et attitudes discriminatoires ». Les patrons et patronnes de télé sont vraiment sympas avec vous !

    Tatort Schimanski | restauriert in HD
    Horst Schimanski und Christian Thanner ermitteln wieder in Duisburg. Zum 40. Sendejubiläum zeigt der WDR in HD abgetastete und digital restaurierte Folgen der Kultreihe mit Götz George in der Rolle als Tatort-Ermittler Schimanski.

    #télévision #histoire #Allemagne

  • Polish concert for troops defending border to feature #Las_Ketchup and #Lou_Bega

    Poland’s defence ministry and state broadcaster #TVP will this weekend hold a concert to show support for troops defending the eastern border, where tens of thousands of mostly Middle Eastern migrants have been seeking to cross from Belarus.

    As well as a number of domestic stars, the event will also feature international performers including Spanish girl group Las Ketchup – famous for their 2002 hit “The Ketchup Song” – and German singer Lou Bega, best known for “Mambo No. 5”.

    The concert, titled “#Murem_za_polskim_mundurem” (roughly: Support for the Polish uniformed services), will take place on Sunday at an air base in the town of #Mińsk_Mazowiecki, around 40 kilometres to the east of Warsaw.

    It will be broadcast on the main channel of TVP, which, like other state media, is under government influence. The “great concert of support for the defenders of the Polish borders” will feature “European stars”, declared TVP’s CEO, Jacek Kurski.

    As well as Las Ketchup and Lou Bega, performers at the event include #No_Mercy (known for 1996 hit “Where Do You Go?), #Loona, German Eurodance project #Captain_Jack (known for their eponymous 1995 single), and former #Ace_of_Base lead singer #Jenny_Berggren.

    The concert will also feature “undisputed stars of the Polish stage”, including #Edyta_Górniak, #Jan_Pietrzak, #Halina_Frąckowiak and #Viki_Gabor, says TVP. Gabor is known to international audiences as the winner of the Junior Eurovision Song Contest in 2019.

    One opposition MP, however, was left unimpressed by the plans, noting that a number of migrants and refugees have died at the border while trying to cross in increasingly harsh weather conditions. Human Rights Watch recently accused both Poland and Belarus of “abusing” migrants.

    “A concert when people are dying at the border,” tweeted Maciej Gdula of The Left. “Only Jacek Kurski could come up with something like that.”

    https://notesfrompoland.com/2021/12/03/polish-concert-for-troops-defending-border-to-feature-las-ketchup-a

    #propagande #art #concert #Pologne #asile #migrations #réfugiés #frontières #télévision #musique #indécence

    –—

    ajouté à la métaliste de #campagnes de #dissuasion à l’#émigration (même si cet événement est un peu différent, car il est organisé en soutien aux troupes qui « gardent la frontière ») :
    https://seenthis.net/messages/763551

  • As Americans cut the cord, Europeans sign up for more pay-TV | The Economist (11/09/2021)
    https://www.economist.com/business/2021/09/11/as-americans-cut-the-cord-europeans-sign-up-for-more-pay-tv

    Why has American media’s mega-trend missed Europe? One reason is price. America’s cable industry may look competitive: the largest player, Comcast, has only a quarter of the market. But it is highly regionalised, so most homes have few options, says Richard Broughton of Ampere. The result is an average monthly cable bill of nearly $100. British homes pay less than half as much. Tax loopholes have made pay-tv an even better deal in parts of Europe. Take-up in France rocketed from 30% to 90% between 2004 and 2014, after the government imposed a lower rate of vat on television services than on telecoms, unintentionally giving phone firms an incentive to throw in a cheap tv package and pay the lower rate of tax. The loophole has been closed, but subscriptions remain high.

    A second factor is content. American cable tv is running out of shows as studios move their best ones to their own streaming platforms. In Europe, where some streamers have yet to launch, pay-tv firms retain the rights to many of the most popular titles. Britons seeking the third season of WarnerMedia’s “Succession”, for instance, must go to Sky, a Comcast-owned satellite firm, since Warner’s hbo Max has yet to stream outside the Americas.

    The last reason Europe still favours cable is that American streamers have forged partnerships with European pay-tv firms rather than competing with them. In the race for subscribers, the quickest way for streamers to bulk up in Europe has been to join forces with satellite and cable incumbents. They are the ones with access to consumers and the ability to handle local marketing and ad sales. In Spain, Vodafone offers bundled subscriptions to Netflix, Disney+ and others. Next year Viacomcbs’s Paramount+ will launch in six European countries on Sky’s platform.

    Will cord-cutting eventually cross the Atlantic? As long as Hollywood studios continue to license their programming to local players, consumers will have every reason to stick with pay-tv. For the studios themselves those deals are lucrative, points out Mr Broughton: “Doing a Disney and cancelling all those contracts, then replacing them with your direct-to-consumer service, leaves you with a bit of a gap in your financials.”

    In the long run, though, studios would rather bring viewers onto their own platforms, as in America. In that scenario, pay-tv firms may be left with little to offer but sport, alongside streaming bundles of the sort offered by France’s Orange or Britain’s Virgin Media. Warner plans a gradual European roll-out of hbo Max over the next few years. By the time the fourth season of “Succession” is out, audiences may be watching it online.

    #svod #streaming #télévision #audiovisuel

  • En France, un prêtre condamné pour atteinte sexuelle sur mineur officie la messe en direct sur France 2
    https://soirmag.lesoir.be/404739/article/2021-11-05/en-france-un-pretre-condamne-pour-atteinte-sexuelle-sur-mineur-offici

    Scandale en France : un prêtre condamné pour atteinte sexuelle sur mineur a célébré la messe en directe sur France 2. Il avait été condamné à 10 mois de prison avec sursis en 2007.

    C’est un nouveau scandale qui secoue la France. Le dimanche 24 octobre, comme à son habitude, France 2 diffuse la messe dans le cadre son émission « Le Jour du Seigneur ». Parmi les trois prêtres officiant la messe, A., un homme condamné pour atteinte sexuelle sur mineur à 10 mois de prison avec sursis en 2007, rapportent nos confrères de Libération.


    Les faits se sont déroulés dans la paroisse de Notre-Dame du Perpétuel Secours à Asnières-sur-Seine, non loin de Paris. La veille, les équipes avaient répété pendant trois heures la messe, afin d’éviter le moindre couac. Pourtant, alors que tout était au point au niveau de la technique, c’est ailleurs que le scandale s’est produit. Directement devant l’autel. Ce sont des catholiques du diocèse de Nancy qui ont réalisé que l’un des trois prêtres était cet homme, déjà condamné.

    Le tout à peine, quelques semaines après la publication du rapport de la Ciase sur la pédocriminalité dans l’Église. Il s’agit de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église, qui révèle, entre-autres, que plus de 3.500 Français auraient été victimes d’abus.

    #culture_du_viol #catholicisme #eglise #religion #prêtres #viol #déni #pédophilie #violophilie #élites #victimes #diocèses #victimes #justice #CIASE #LP #France #Télévision

  • Voici ce qu’il se passe réellement avant et pendant une émission de “débat” - FRUSTRATION
    https://www.frustrationmagazine.fr/emission-debat-coulisses

    Pourquoi de telles énormités sociales dans l’organisation d’une émission de débats ou d’idées ? D’abord parce que plus personne ou presque ne réfléchit à ce que cela signifie d’organiser des débats télévisés sur des sujets de société. On enseigne aux étudiants en école de journalisme de rechercher des gens qui ont une “hauteur de vue”, sous-entendu bac+5, sous-entendu bien nés et qui ne subiront pas ce qu’ils prônent. On ne va quand même pas faire venir un smicard pour parler du niveau des salaires ? Non mais sans blague.

  • Enthüllungen eines Insiders - Scharpings Propaganda im Kosovo-Krieg - NDR
    https://daserste.ndr.de/panorama/archiv/2000/Enthuellungen-eines-Insiders-Scharpings-Propaganda-im-Kosovo-Krieg,erst

    Le mensonge qui a justifié le déclenchement de la guerre du Kosovo : Le ministre de la défense allemand, le social-démocrate Rudolf Scharping, présente le plan de nettoyage éthnique serbe « fer de cheval » qui est en réalite une fabrication de son ministère. Le ministre des affaires étrangéres au sein de ce gouvernement fédéral, le vert Joseph Fischer s’en servait comme lui afin de justifier le soutien de fait des fascistes croates.

    Ce mensonge complète la liste des prétextes de guerre fallacieux comme l’incident de Gleiwitz, les incidents du golfe du Tonkin et les « weapons of mass destruction » de Saddam Hussein.

    Il s’agit d’une émanation du phantôme génocidaire serbe évoqué à maintes reprises par les amis de l’OTAN tel que l’ancien journal de gauche L’Ibération.

    Je constate qu’en 2000 les journalistes des radios et télévisions publiques allemandes pouvaient encore critiquer la politique officielle alors que vingt ans plus tard il ne publient que des commentaires à propos des échecs militaires afin de justifier les dépenses militaires en constante hausse

    Das Erste | Panorama | 18.05.2000 | 21:00 Uhr, Bericht von Mathis Feldhoff und Volker Steinhoff

    Anmoderation

    PATRICIA SCHLESINGER:

    Wer eine Wahl gewinnen will, muss Stärke beweisen. Ein amerikanischer Präsident erfindet einen Krieg, einen Angriff auf ein kleines Balkanland. Medienwirksam und rührend emotional wird die fingierte Attacke von seinen Soldaten niedergeschlagen. Dafür rennt in einem Filmstudio eine Schauspielerin als Flüchtling verkleidet durch die Kulisse eines zerstörten Dorfes. Das ist Hollywood, Szenen aus einem Kinofilm, „Wag the Dog“ heißt er. In der Realität, erst recht bei uns, ist das natürlich undenkbar. Wenn sich Deutschland an einem Krieg beteiligt, muss das moralisch gerechtfertigt, die Notwendigkeit politisch begründet werden. Dass der Verteidigungsminister bei der Legitimation für den Kosovo-Krieg übertrieben hat, dass moralischer Eifer und erhöhter Legitimationsdruck der rot-grünen Regierung dabei eine Rolle spielten, das haben wir alle gewusst. Aber nun redet erstmals ein General vor der Kamera und spricht von einer größeren Manipulationskampagne. Demnach hat Rudolf Scharping Fakten bewusst falsch wiedergegeben und Drohkulissen entworfen, die nicht der realen Gefahr entsprachen, nur um die mediale Heimatfront ruhigzustellen. Bis vor kurzem hätte ich das auch noch für Hollywood-Klamauk gehalten.

    Mathis Feldhoff und Volker Steinhoff über den ganz bewussten Umgang mit der Wahrheit.

    KOMMENTAR:

    Früher galt er als langweilig. Im Kosovo-Krieg bewies er Statur: Verteidigungsminister Rudolf Scharping. Sein immer wieder beschworenes Kriegsargument für die pazifistische Basis: die Abwendung einer humanitären Katastrophe.

    Inzwischen hat Scharping sein Tagebuch aus den Kriegstagen veröffentlicht.

    Originaltext Rudolf Scharping:

    „7. April. Es ist abscheulich. Diese Lumpen und Verbrecher bringen wahllos Menschen um, rauben ihre Opfer aus, vertreiben sie oder vergewaltigen die Frauen. Umso unverantwortlicher, dass einige öffentlich immer wieder einen Stopp oder eine Pause der Luftangriffe fordern.“

    KOMMENTAR:

    Für Scharping ist von Anfang an alles klar: im Kosovo droht die humanitäre Katastrophe. Und Scharping hat dafür Beweise, angeblich jedenfalls.

    Seine Behauptung vor Kriegsbeginn: Das „Massaker“ von Rugovo.

    Ende Januar 1999, knapp zwei Monate vor Kriegsbeginn, gehen diese Leichenbilder um die Welt. Allgemeines Entsetzen. 23 Tote Albaner, nebeneinander. Für Scharping ist damit klar: ein Massaker der Serben. Im Tagebuch notiert er:

    Originaltext Rudolf Scharping:

    „Auf dem Flug zum NATO-Gipfel in Washington hatten mir Mitarbeiter die Bilder von getöteten Kosovo-Albanern gezeigt. Beim Anschauen der Fotos Übelkeit. Ist Entsetzen steigerbar? Später bitte ich meine Mitarbeiter, die Bilder für eine der Pressekonferenzen vorzubereiten.“

    KOMMENTAR:

    Dort präsentiert der Minister dann seine Beweise. Und tatsächlich: Viele Leichen nebeneinander, wie nach einem Massaker. Scharping ist sich anhand seiner Bilder ganz sicher, was am 29. Januar in dem kleinen Örtchen Rugovo passiert ist.

    0-Ton

    RUDOLF SCHARPING:

    (Verteidigungsminister)

    „Wir haben sehr gut recherchiert und uns Bildmaterial besorgt, das OSZE-Mitarbeiter am Morgen gemacht haben zwischen sieben und acht Uhr.“

    KOMMENTAR:

    Fernsehbilder von genau diesem Morgen. Tatsächlich: ein OSZE-Mann, mit grüner Jacke, Henning Hensch, ein deutscher Polizeibeamter, erster internationaler Ermittler vor Ort.

    0-Ton

    HENNING HENSCH:

    (OSZE-Ermittler)

    „Es war nicht so. Die Leichen haben da zwar gelegen, aber sie sind dort hingebracht worden von den serbischen Sicherheitsbehörden, nachdem die eigentliche Tatortaufnahme - und das hängt wieder zusammen mit diesem Ermittlungsrichter - abgeschlossen war, nachdem beschlossen war: wir bringen die Leichen jetzt weg.“

    KOMMENTAR:

    Der Beweis durch Fernsehbilder: Zuerst liegen die Leichen verteilt im Ort, wie nach einem Gefecht. Keine Zivilisten, sondern UCK-Kämpfer.

    Nach diesen Aufnahmen dann werden die Leichen zusammengetragen und fotografiert. Und genau diese Fotos hält Minister Scharping für Beweise eines Massakers. Tatsachen, die dem Experten für Sicherheitspolitik, Professor Lutz, genau bekannt sind. Und er kennt die Bedeutung der Massaker für die damalige Diskussion.

    0-Ton

    PROF. DIETER LUTZ:

    (Inst. F. Friedensforschung und Sicherheitspolitik)

    „Die Massaker waren, wenn Sie so wollen, der berühmte Tropfen, die Wende zum Krieg, der berühmte Tropfen, der das Fass zum Überlaufen gebracht hat. In der damals moralisierenden Argumentation sehr verständlich. In der Folgezeit sind dann auch nicht zufälligerweise die Massaker immer gleichgesetzt worden mit Auschwitz.“

    KOMMENTAR:

    Die Behauptung zum Kriegsbeginn: Die humanitäre Katastrophe.

    Am 24. März beginnt die NATO DEN Krieg gegen die Serben. Scharping liefert die Begründung.

    0-Ton

    RUDOLF SCHARPING:

    (25.3.1999)

    „Meine Damen und Herren, ich will zunächst einmal zwei Punkte unterstreichen: 1. Die militärischen Aktivitäten der NATO dienen einem politischen Ziel, nämlich die Abwendung einer humanitären Katastrophe bzw. die Verhinderung ihres weiteren Anwachsens.“

    KOMMENTAR:

    Eine humanitäre Katastrophe? Jetzt kommt heraus, wie die Lage wirklich war kurz vor Kriegsbeginn.

    0-Ton

    PROF. DIETER LUTZ:

    „Also es gibt insbesondere zwei Lageanalysen, die in diesem Zusammenhang erwähnt werden müssen. Das eine ist der Lagebericht des Auswärtigen Amtes vom 19. März, also fünf Tage vor Kriegsbeginn. Und das Zweite ist die Lageanalyse des Bundesverteidigungsministeriums vom 23. März, also unmittelbar ein Tag vor Kriegsbeginn. Und beide Lageanalysen gehen davon aus, dass keine humanitäre Katastrophe unmittelbar bevorsteht.“

    KOMMENTAR:

    PANORAMA liegen diese Dokumente vor. In dem Lagebericht des Verteidigungsministeriums heißt es am Tag vor dem Kriegsbeginn: Die Serben seien zwar in einer großangelegten Operation noch gar nicht fähig. Bisher gebe es nur örtlich und zeitlich begrenzte Operationen gegen die UCK. Und nach dem internen Bericht des Auswärtigen Amtes hätten die Serben die Zivilbevölkerung vor ihren Angriffen gewarnt. Nach Abzug der serbischen Sicherheitskräfte kehre die Bevölkerung dann meist in die Ortschaften zurück. Es gebe keine Massenflucht in die Wälder, auch keine Vorsorgungskatastrophe.

    0-Ton

    PROF. DIETER LUTZ:

    „Äußerst bestürzt ist man sogar, wenn man liest, dass einzelne UCK-Kommandeure sogar die eigene Bevölkerung am Verlassen der Dörfer hindert, damit es Opfer gibt, damit die NATO mit Luftschlägen eingreift. Dieses alles finden Sie in den Lageanalysen.“

    KOMMENTAR:

    Die „humanitäre Katastrophe“, der Grund für die deutsche Beteiligung am Krieg, findet sich also in den internen Berichten der deutschen Regierung nicht wieder. Dennoch: das Bombardement beginnt.

    Nach Kriegsbeginn: Der Hufeisenplan als Rechtfertigung.

    Kurz nach Kriegsbeginn ist sie dann wirklich da, die Katastrophe: Riesige Flüchtlingsströme, Folter und Mord. Und zu allem Überfluss: Milosevic gibt nicht auf. Langsam wächst die öffentliche Kritik: Wären Verhandlungen nicht doch besser als Krieg?

    Scharping steht politisch mit dem Rücken an der Wand. Da scheint die Rettung zu kommen:

    Originaltext Rudolf Scharping:

    „31. März. Mich elektrisiert ein Hinweis, dass offenbar Beweise dafür vorliegen, dass das jugoslawische Vorgehen einem seit langem feststehenden Operationsplan folgt.“

    KOMMENTAR:

    Ein Hinweis, wenn auch aus dubiosen Quellen. Keine zwei Wochen später präsentiert Scharping stolz einen kompletten Plan: den Hufeisenplan. Milosevic wollte demnach die Albaner von Anfang an vertreiben. Das offene Ende des Hufeisens ist links unten, nach Albanien gerichtet: einziger Fluchtweg für die Bevölkerung. Für Scharping der Beweis: Die Serben planten schon immer die ethnische Säuberung, die deutsche Kriegsbeteiligung also gerechtfertigt. Stolz notiert er in seinem Tagebuch:

    Originaltext Rudolf Scharping:

    „7. April. Die Auswertung des Operationsplanes ‚Hufeisen‘ liegt vor. Endlich haben wir den Beweis dafür, dass schon im Dezember 1998 eine systematische Säuberung des Kosovo und die Vertreibung der Kosovo-Albaner geplant worden war, mit allen Einzelheiten und unter Nennung aller dafür einzusetzenden jugoslawischen Einheiten.“

    KOMMENTAR:

    Gab es diesen Hufeisenplan tatsächlich?

    Wien, Sitz der OSZE. Von hier wurde die Beobachtung des Kosovo geleitet. Zuständig für die militärische Beratung damals: General a.D. Heinz Loquai aus Deutschland. Heute sein erstes Fernsehinterview:

    0-Ton

    HEINZ LOQUAI:

    (General a.D.)

    „Man hat mir im Verteidigungsministerium bei einem ausführlichen Gespräch über den Hufeisenplan gesagt, es lag kein Plan vor, sondern was vorlag, war eine Beschreibung der Operationen der serbischen Polizei und des serbischen Militärs in einem Bürgerkrieg.“

    INTERVIEWER:

    „Wo ist diese Grafik entstanden?“

    HEINZ LOQUAI:

    „Diese Grafiken sind entstanden im deutschen Verteidigungsministerium, das hat man mir jedenfalls gesagt.“

    KOMMENTAR:

    Der schlimme Verdacht: Der Hufeisenplan wurde gar nicht in Belgrad, sondern in Bonn geschrieben. Und für diesen Verdacht spricht ein weiteres Dokument, das PANORAMA vorliegt. Es stammt aus dem Verteidigungsministerium: das Ausgangspapier des angeblich genau bekannten Hufeisenplans. Doch dort heißt es ausdrücklich, der Plan sei „in seinen Details nicht bekannt“. Das Fazit des Generals ist vernichtend.

    0-Ton

    HEINZ LOQUAI:

    „Ich kann nur sagen, dass der Verteidigungsminister bei dem, was er über den Hufeisenplan sagt, nicht die Wahrheit sagt.“

    KOMMENTAR:

    Doch Scharping bleibt dabei, behauptet immer wieder, dass es diesen Hufeisenplan tatsächlich gebe.

    0-Ton

    RUDOLF SCHARPING:

    (5.4.2000)

    „Ich habe gesagt, es gibt diesen Plan, und es gibt eine Fülle von Kenntnissen darüber, dass dieser Plan existiert. Und diese Kenntnisse sind alle durch die Realität bewiesen.“

    KOMMENTAR:

    Aber vorlegen kann er ihn bis heute nicht. Dennoch: die Kritiker seien „böswillig und ahnungslos“.

    0-Ton

    HEINZ LOQUAI:

    „Ahnungslos war ich nicht. Ich habe sehr viele Berichte des Verteidigungsministeriums eingesehen. Ich habe alle OSZE-Berichte gehabt, und ich habe dieses sehr, sehr ausführliche und offene Gespräch im Verteidigungsministerium über den Hufeisenplan gehabt. Also ahnungslos war ich nicht.“

    KOMMENTAR:

    Der General hat inzwischen eine Studie verfasst. Gern hätte er aus all diesen internen Berichten zitiert, etwa denen der deutschen Botschaft in Belgrad.

    0-Ton

    HEINZ LOQUAI:

    „Ich hatte gebeten, für meine Studie die Berichte der Botschaft in Belgrad verwenden zu können, sie zitieren zu dürfen. Dieser Bitte wurde nicht entsprochen, weil, wie man sagte, diese Berichte politisch zur Zeit zu sensitiv sind. Wenn man die Berichte der Experten zum Beispiel dem Bundestag präsentiert hätte, hätte der Bundestag ein anderes Bild gehabt, als er es tatsächlich hatte zur Zeit des Kriegsbeginns. Und ich weiß nicht, ob dann die Abstimmungen so eindeutig verlaufen wären.“

    KOMMENTAR:

    Trotz allem: sicher ist eines: Die Serben haben zahllose Verbrechen im Kosovo begangen. Umso drängender die Frage: Warum reichten Scharping die Fakten nicht aus? Die Antwort nicht nur auf diese Frage wollte er PANORAMA nicht geben.

    0-Ton

    PROF. DIETER LUTZ:

    (Inst. f. Friedensforschung und Sicherheitspolitik)

    „Sieht man das Geschehen und auch die Aussagen von Scharping in der Gesamtschau, so muss man festhalten, dass er immer übertrieben hat, immer auch am Rande dessen war, was die Wahrheit ist, bis hin zu Falschaussagen, wenn wir den Hufeisenplan nehmen. Und ich glaube, es lässt sich damit erklären, dass er versucht hat, durch diese Übertreibungen und Überhöhungen sich selber unantastbar zu machen.“

    Abmoderation

    PATRICIA SCHLESINGER:

    Die Pressestelle des Verteidigungsministers war heute schwer beschäftigt. Mit einem Pauschal-Dementi versuchte sie , die Vorwürfe, die in unserem Film erhoben werden, zu entkräften. Sie seien schlichtweg falsch und widersprächen den Tatsachen, hieß es in einer Presseerklärung. Wer so tönt, muss sich die Frage gefallen lassen: Warum wollten Sie unsere Fragen nicht vor der Kamera beantworten, Herr Scharping?

    Hufeisenplan
    https://de.m.wikipedia.org/wiki/Hufeisenplan

    Hufeisenplan, Operationsplan Hufeisen (im angeblichen Original: Potkova-Plan) war die Bezeichnung eines angeblichen militärstrategischen Plans zur systematischen Vertreibung der Kosovo-Albaner aus dem Kosovo, der der jugoslawischen Regierung zugeschrieben wurde. Er diente als zusätzliche nachträgliche Begründung der Militärintervention im Kosovo-Konflikt. Seine tatsächliche Existenz konnte bislang nicht bewiesen werden.

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