• #MBL (#Musicisti_Basso_Lazio)

    #MBL (#Musicisti_Basso_Lazio) è il nome sia di un progetto culturale che di un gruppo folk italiano, fondato dal musicista e cantautore #Benedetto_Vecchio, nel 2000. Da oltre quindici anni il gruppo è impegnato nel recupero e promozione della specifica identità regionale del sud Lazio, grazie alla sua attività di ricerca storica e folclorica sia nel settore della musica che della danza. Leggi altro...


    http://www.musicistibassolazio.it

    #musique #folk #musique_populaire #Italie #Lazio #Latium #pizzica #tarantelle #tarantella

    https://www.youtube.com/watch?v=9wQk9Wfchks

  • Taboulé turc (kisir) - recette végétalienne - cuisine-libre.fr
    https://cuisine-libre.fr/taboule-turc-kisir
    https://www.instagram.com/p/CDvz4tZoNV4

    Joliment orangé et un peu relevé, à préparer en avance pour un repas frais. Verser le boulgour dans un grand saladier, verser l’eau salée par dessus, couvrir et laisser gonfler 10 minutes. Pendant ce temps, préparer les autres ingrédients. Ciseler les herbes et…

    #taboule #kisir #Végétalien #vegan

  • J’ai découvert mon blocage par le compte @rezo la semaine dernière et aujourd’hui seulement la raison :
    https://seenthis.net/messages/868485

    Voici donc ma réponse.

    Pardon pour la partie « je commente le titre de l’émission », je n’avais pas vu que c’était une série. Vu le contexte hyper conflictuel, je trouvais que ça en rajoutait mais j’étais à côté de la plaque.

    Sur le fait que je ne vais pas écouter l’émission, j’ai assez traîné dans ce milieu, je connais le discours par cœur (pas besoin d’une énième répétition, d’autant qu’il y a peu de prime à la pensée indépendante sur ces questions, plutôt le contraire) et je trouve désolant qu’on en soit là. Contrairement à @ martin4, je fais mon boulot pour chercher des terrains d’entente sur ces questions sans poser pour objectif ni l’exclusion des femmes trans ni celle des féministes trans-exclusives (comme le font plein d’hommes cis het aussi). J’espère que ça me vaut l’estime des personnes concernées et je découvre le départ d’@ intempestive dont le compte était resté actif malgré son sommeil. Si jamais j’ai contribué à sa fatigue, je vais demander pardon en privé.

    • « Contrairement à @ martin4, je fais mon boulot pour chercher des terrains d’entente sur ces questions sans poser pour objectif ni l’exclusion des femmes trans ni celle des féministes trans-exclusives (comme le font plein d’hommes cis het aussi). »
      Je ne me reconnais pas dans cette vanne. Mon seul objectf est de faire circuler des faits et des propos de féministes. J’aime bien la majorité des propos d’Antonin 1, et je trouve dommage qu’ils soient écartés.
      Je trouve les dénominations de « femmes trans » et
      « féministes trans-exclusives » trompeuses et j’amène des éléments qui contestent ces simplifications idéologiques.

    • @antonin1 Je continue depuis près de 20 ans à conseiller la procrastination absolue comme moyen de gérer les relations en ligne  : parce que nous n’y avons pas accès à tout le langage corporel qui tempère le discours, les émotions sont particulièrement exacerbées en ligne et provoque des réactions physiologiques réelles et démesurées avec la réalité probable des intentions et des offenses.

      Pour le dire plus simplement, tout y est sans filtre et sans recul, d’où la tentative de tempérer tout cela avec les émoticons censées donner des informations sur notre état émotionnel. 🤨

      En gros, quand on est viscéralement touché·e par des mots ou des propos en ligne, il est fondamental de lâcher immédiatement le clavier et de s’adonner à une saine activité, loin des écrans.

      Ensuite, bien à froid (des jours après, si besoin), revenir sur le problème et très généralement se rendre compte qu’on a probablement surréagi et que soit il vaut mieux lâcher l’affaire (non, ce n’est pas grave de n’avoir pas le dernier mot  !) soit il vaut mieux éclairer la situation en posant le problème, en exprimant son ressenti, mais en évitant d’être en mode conflictuel.

      La plupart du temps, tout se résout plutôt bien par la discussion et la modération (de soi, de ses propos). Parfois, il est nécessaire de creuser, parfois de laisser couler.

      Dans tous les cas, ne jamais prendre de décision sous le coup de l’émotion .

      En fait, après 20 ans de modération, je me suis rendue compte que ça marchait aussi très bien IRL et c’est c’était plutôt bon pour ma vie, mon entourage et ma santé mentale. 😀

      (J’allais dire pour mon teint , mais tous ceux qui me connaissent IRL savent que sur ce chapitre, j’ai perdu la bataille 😏)

    • @monolecte, le blocage direct sur la foi de deux seens, c’est une porte fermée : même pas possible de se défendre. Et visiblement en une semaine elle ne s’est pas entrouverte. Quand je repense que Seenthis m’a déjà été rendu désagréable par des personnes qui avaient un comportement machiste agressif répété proche du harcèlement... que j’y ai été victime de stalking, sans compter la diffamation dans la presse pour mes propos ici-même... Être le gros étron de service en comparaison avec ça, ça fait mal.

      Maintenant je vais aller lire mon bouquin de l’été sur le nazisme.

    • Le coup de l’émotion, ça marche des deux côtés du manche.

      De mon côté, j’ai été un peu traitée de fachotte ici même pour avoir été pote avec Chouard…

      Mais tout finit par passer.

      (Et à la fin, il y aura un big crunch et toutes nos montagnes russes émotionnelles, nos vies et notre espèce n’auront jamais existé  donc, bon…)

      C’est quoi, ton bouquin  ? Libres d’obéir  ?

    • Punaise mais en fait à chaque fois que je reviens, à chaque fois je tombe sur un nouveau problème lié au même compte qui, petit à petit, à force de nous épuiser (nous = féministes inclusives) avance et creuse des tranchées là où il n’y en avait pas.
      Renseignements pris ailleurs (sphère intime / privée, donc désolée, pas de « preuve ») ces hommes traducteurs ont déjà fait pas mal de dégats au poins que des féministes radicales boycottent désormais tout le site avec regrets de peur de tomber sur une phrase dégueulasse aumilieu d’un texte intéressant.
      Jene suis pas d’accord, Agnès et Vanderling : quand tu vois une pensée progresser, faire comme si elle n’existait pas n’aide personne. Et, Agnès, ce n’est pas ton amitié avec Chouard qui t’a été reprochée mais le fait de minorer ce qui était problématique dans ses « amitiés » à lui. On voit depuis ce que ça a donné quand il s’en est enfin clairement expliqué devant un Denis Robert atterré...
      Bref, je vais refaire une pause, encore, laisser nos graines d’inquiétude pousser, et on verra bien si / quand je reviens.
      Arf :/

    • @martin4, je reconnais que depuis que je critique les féministes trans-exclusives, je ne me suis jamais pris de coups bas, d’insultes, etc. et je ne ressens pas la même intimidation qu’en face. Je ne sais pas si c’est stratégie ou simplement décence mais je le note pour ce que ça vaut : déjà beaucoup. Les rares fois où c’est arrivé, c’est de femmes tellement mal en point que j’ai laissé filer. Quant à toi, tu es assez limite humainement, je n’ai pas plus envie que ça qu’on me colle dans le même sac que toi, je trouve ça très injuste.

      Je dis « trans-exclusive » parce que d’une je reconnais le droit de n’importe quel groupe minorisé à rester en non-mixité, y compris les femmes cissexuelles, et quand bien même je défendrais un choix différent, donc ce n’est pas insultant de ma part. Je ne dis pas « critique du genre » parce que c’est flou (critique de la réalité du genre ou de sa conceptualisation ?), que ça frise souvent la négation du concept même de genre comme rapports sociaux de sexe (j’aime utiliser la formule francophone, qui est meilleure, mais genre s’est imposé et j’en garde l’acception la plus proche) avec une naturalisation de la féminité qui me semble problématique, vu le travail effectué par des féministes pendant des décennies pour ne pas être réduites à des utérus ambulants traversés par les flux de la lune. Et ça, c’est pas flou, c’est nul vu le monde en face qui est vent debout contre la « théorie du gender ».

      Bref, des fois je me dis que vous contribuez à rendre ce débat impossible avec vos insultes et vos propos haineux (genrer les gens au sexe natif, etc.), débat qui a pourtant bien « lieu d’être ». Donc toujours je repars vous défendre et appeler au respect de votre intégrité physique ("and choke on it"), de votre droit d’expression (j’ai bien écrit à la bibli de Seattle en ce sens, entre autres fois), je vous crédite pour des choses intéressantes que vous publiez, etc. Mais vous me fatiguez presque autant qu’en face. En fait non, surtout toi : ta visibilité ici (et ailleurs) est problématique parce qu’être la seule personnalité qui dépasse d’un groupe de féministes, kof kof.

      Mais je ne vais pas te bloquer pour autant. Je l’ai déjà fait jadis pour les gens qui m’énervaient et c’était moche. Pas moyen de taguer, de compléter un seen... sans compter la censure, même réduite comme tu le rappelles, @sombre. J’ai honte d’avoir ainsi failli sous couvert de « modération communautaire » alors qu’il ne s’agissait que de flatter mon ego bousculé par un militant pas toujours très agréable mais pour qui j’ai pas mal d’estime.

      @monolecte, c’est un bouquin grand public qui vient de passer en poche. Lecture de plage, c’est des entretiens radio et articles de la presse magazine. Un peu frustrant car des fois trop rapide, des redites, mais c’est peut-être plus de mon niveau pour commencer ! Et ça me donne envie de poursuivre.

      Je suis toujours en colère. J’ai longtemps envoyé mes scuds le lendemain mais j’aime aussi m’en libérer pour vite en finir. On verra.

    • @val_k, nos messages se sont croisés. Et allez hop, j’ose : Martin, laisse des femmes traduire des femmes, déjà, pour des raisons évidentes. Et parce que la qualité de tes trads à toi personnellement oui toi de Dworkin est loin d’être reconnue... Donne toutes ses chances à cette autrice, laisse de jeunes féministes la découvrir autrement que par ta médiation. S’il te plaît.

      Aux autres, l’image ci-dessous n’a rien à voir avec nos débats.

    • @val_k

      Renseignements pris ailleurs (sphère intime / privée, donc désolée, pas de « preuve ») ces hommes traducteurs ont déjà fait pas mal de dégats au poins que des féministes radicales boycottent désormais tout le site avec regrets de peur de tomber sur une phrase dégueulasse au milieu d’un texte intéressant.

      martin dufresne fait la même chose pour un des dossiers les plus intéressant de CQFD.
      https://seenthis.net/messages/870492
      https://seenthis.net/messages/870388
      pour moi, la plus belle sortie de seenthis reste celle de philippe de jonckheere
      https://seenthis.net/messages/802750

    • Pas tout compris à propos des raisons qui font que ça « achoppe » parce que je ne prends pas toujours le temps de lire les discussions concernant les différents antagonismes à l’intérieur des luttes féministes et la perception de ces luttes par celles ou ceux qui se situent à l’extérieur et aussi (peut-être) parce que je comprends pas tout, mais ...

      « What the fuck !!! »
      En français : c’est quoi, ce bordel !
      (Et désolé pour celles et ceux que mon vocabulaire pourrait choquer parce que, malgré mes efforts, je reste toujours un peu « brut de sciage »).

      [edit] Quand je parlais de « bordel », je pensais (bien sûr) au blocage de @antonin1 par @rezo, blocage qui est un acte de censure caractérisée.

    • Je ne sais pas ce qui se passe sur @seenthis depuis quelques temps. J’ai pris de la distance à plusieurs reprises car j’ai assisté à plusieurs polémiques/agressions/claquages de portes qui m’ont non seulement déplu et fatigué (on s’en fout) mais surtout posé beaucoup de questions sur le fonctionnement du site, et plus généralement sur les formes que prennent ces derniers temps le militantisme de plateforme (j’inclue ce qui se passe sur d’autres réseaux a-asociaux (instagram en l’occurrence car je ne vais peu sur twitter et plus sur fb). Je reviens après un break et je vois que c’est reparti. Difficile de garder mon compte actif dans cette ambiance, sachant que toutes ces anathèmes ont eu pour sujet des questions féministes. X étant taxée de trop radicale, Y de trop machiste, Z de pro ou anti trans et j’en passe. J’ai essayé d’appliquer la méthode @monolecte mais ce retour en fin de matinée estivale montre que ça ne marche pas vraiment...

    • @antonin1 pour la décision de ton départ de @seenthis , cela ne tient qu’à toi. Pour la sauvegarde de ton historique aussi, il suffit de mettre ton compte en sommeil et il y en a beaucoup sur seenthis.
      Après pour effacer ton historique et ton profil, il faut faire la demande au conseil d’administration.
      La réponse peut prendre un certain temps, je me souviens de Aude Vidal qui a supprimé le sien 2 fois et pas sans tergiversations. Celui de intempestive, plus récemment, s’est vidé en loucedé,
      @mad_meg , jadis très active est en hibernation. Phil de Jonckheere, déjà cité et @l_l_de_mars a aussi quitté seenthis quelque jours après lui. @lazuly est mort.
      Si tu utilises seenthis pour tes archives, ce billet de @alimielle répond à ta question :
      https://seenthis.net/messages/856814
      Pour ce qui est de la popularité, elle est assez restreinte, il n’y a que quelques billets qui plafonnent à + de 30 étoiles.
      Ce n’est pas trop les étoiles ou mes propres archives ou celles d’un.e telle qui a de la valeur à mes yeux mais plutôt cette mémoire collective qui renforce mon humilité et mon addiction. Mais bon, quand le produit est de cette qualité, pourquoi s’en priver !!
      Je honnis Twitter, Facebook, Instagram… moins Tumblr mais j’y suis blacklisté pour quelques billets compromettant. Il suffit de publier une couverture de Hara-Kiri sur Tumblr pour être censuré. Par contre trouver des mp.4 pornographique très facilement ou des billets republié plusieurs milliers de fois .

      https://www.youtube.com/watch?v=ZLK3Kr9seQQ


      #ta_gueule_lara

    • @vanderling

      il faut faire la demande au conseil d’administration.

      Il n’y a rien de formel à ce jour derrière @seenthis.

      La réponse peut prendre un certain temps, je me souviens de Aude Vidal qui a supprimé le sien 2 fois et pas sans tergiversations.

      Plus maintenant, perso je supprime le compte immédiatement si je suis sur l’ordi au moment de la demande, et la situation vécue par Aude Vidal ne se reproduira plus car on en a discuté longuement sur la liste seenthis à cette époque, et il est acté qu’on doit agir rapidement en cas de demande de suppression d’un compte.

    • @supergeante quelque part (je dis bien quelque part…), ce qui se passe sur #Seenthis est rassurant parce qu’il s’y passe exactement la même chose que dans l’ensemble du corps social  : la montée des positions tranchées et excluantes, des divisions, des agressions, des anathèmes, des radicalités. Ce qui signifie que Seenthis n’est pas une bulle hors du monde et que ses membres n’échappent pas plus qu’ailleurs à cette montée de la pression et de l’incommunicabilité. Donc nous ne sommes ni pires ni meilleurs que les autres.

      Après, cette évolution globale me tétanise d’autant plus qu’elle n’augure rigoureusement rien de bon pour l’avenir, proche ou lointain.

      J’ai l’impression que l’époque où l’effort de dialogue, de débat et de discussion était considéré comme le top ou tout au moins ce vers quoi une société évoluée doit tendre appartient dorénavant au temps des dinosaures ou que j’ai mal compris ou que je l’ai rêvé. En tout cas, c’est bien révolu et à tenir méthodiquement les comptes de l’acceptabilité des divergences des idées, discours et opinions, nous nous divisons tous de plus en plus en groupes de plus en plus petits.

      Nous nous atomisons, nous luttons les uns contre les autres, nous nous étripons à la moindre nuance et le périmètre de tolérance de l’altérité court de plus en plus autour de nos nombrils.

      Actuellement — et cela ne stupéfie absolument plus personne — une recommandation de santé publique fait l’objet de dissensions violentes au sein de la population et l’égoïsme inconséquent (voire létal) est érigé en esprit critique, indépendance d’esprit voire symbole de la démocratie. Et au nom de cette conception particulière de la liberté et de la démocratie (en réalité de la négation brutale de toute collectivité, de tout vivre-ensemble), on agresse, on brutalise, on blesse, on démolit, on tue.

      Donc, il ne se passe rien sur Seenthis qui ne se passe absolument partout ailleurs.

    • @monolecte il y a deux options : mettre son compte en sommeil si on souhaite que les contenus restent en ligne VS demander la suppression du compte et tout le contenu disparaît (et la personne peut demander à récupérer une archive du contenu pour son usage perso).

    • @monolecte je suis d’accord et flippée, je pense, autant que toi. Je vois surtout cette tendance s’exprimer sur les plateformes en ligne, c’est ce que je soulignais. Seenthis a, tout un temps échappé à cette tendance globale. J’appréciais le plus qu’apportait les commentaires structurés collectifs aux recueils de liens et une certaine camaraderie, y compris dans la dissension. Si il ne s’agit que de rassembler les liens pour éviter de se taper ces anathèmes, autant faire un truc dans ce style à l’ancienne : https://pluralistic.net. Pour toujours plus d’individuel et de personnal branding, ça va être super (joke).

    • Je ne sais pas si chacun·e de vous mesure l’épuisement mental et affectif que ce genre de « conversation » à répétition peut provoquer chez les un·es et les autres. Certain·es semblent s’y complaire et cherchent où mieux appuyer pour faire mal aux autres, d’autres n’ont que la solution de fuir.

      En l’occurrence martin et antonin ayant chacun cru bon d’utiliser l’espace de @rezo pour voler dans les plumes d’intempestive, qui en a souffert, j’ai voulu signaler son départ et mon mécontentement, puis j’ai bloqué le fil de discussion. Bref une sorte de « mise en pause ».

      Maintenant, pour être constructif (même si j’en ai gros), je vais m’abstenir de toute action ou commentaire supplémentaires jusqu’au 1er septembre. Et quelle que soit votre opinion sur le sujet, je vous prie de la garder pour vous d’ici-là.

    • Pareil que @monolecte et @supergeante : c’est pas bon signe pour la suite. Ça fait cinq ans que je vois les insultes fuser entre militant·es, spécialement féministes, et ça m’inquiète. On en oublie un peu qui sont nos ennemi·es... Et je pense qu’eux n’oublient pas, on sera dans leur colimateur quand ils gagneront et que nous on ne sera arrivé à rien (bizarrement).

      Alors oui, les collages contre les féminicides qui finissent en « les TERFs au bûcher » dans un contexte « féministes qui n’ont pas lieu d’ouvrir leur gueule », comment dire ? Y’a pas assez de Darmanin dans le monde pour occuper les militant·es ? De Dupont-Moretti ? Est-ce qu’on milite ou est-ce qu’on se branle la nouille/cerise en se flattant d’être pur·es et formidables, contrairement à ces gens qui sont de la merde, ce qu’on signifie bien en les bloquant ?

      J’ai critiqué sans haine mais parfois durement ("haineux", c’est ni agréable à dire ni à entendre) les choix lexicaux et le fond des textes de @tradfem, en n’oubliant jamais de remercier aussi pour ce qui me nourrissait, et j’ai apprécié que ça ne crée pas de psychodrame, je te bloque, je ne suis plus ta copine... et qu’on puisse se parler correctement comme une fois je crois avec Yeun. Faire la même chose sur le programme d’@intempestive avec qui j’ai des liens amicaux et que ça crée cette tempête de merde où Martin et Antonin, même saleté... ça fait mal. (Et je dis pas que tout le monde doit aimer tout le monde, moi aussi j’ai des inimitiés et des coups de gueule mais je ne bloque plus les gens qui me foutent pas à l’aise, seulement ceux qui me semblent préjudiciables à moyen terme à la qualité des échanges ici.)

      @rastapopoulos, on a déjà parlé de la solution je jette les clefs de mon compte mais @b_b ou @biggrizzly a répondu que ça créait des rebonds et du trafic inutile. Perso, pour plein de raisons que je vous passe, je ne suis pas en capacité de m’auto-limiter et de dire « rdv le 1er septembre ». Ça et l’envie de regagner deux heures de ma vie chaque jour, le contexte politique intolérant, la déception que ça constitue (impossible de critiquer un travail ou une position ? blocage sur deux seens par un compte même pas perso ?), ça me donne envie de partir. Simplement comme Seenthis a un super moteur d’archives et comme je trouve ça nul de partir en détruisant tout (que celles et ceux qui le font s’en repentent, si ce n’est pour leur gueule que ce soit pour ce qu’on construit collectivement, @monolecte tu as mille fois raison depuis longtemps !), j’aurais aimé qu’on ait une solution collective comme celles envisagées chaque fois que la question s’est posée (pour la première fois il y a des années) : suppression du compte ou bien passage sur un compte anonyme pour celles et ceux qui ne veulent pas laisser de trace visible avec leur nom ou pseudo trop connu, désactivation de l’activité mais les archives entièrement préservées. Je voudrais désactiver mon compte, ne plus pouvoir venir poster (même si c’est pour revenir dans un an parce que j’ai oublié), et garder les archives pour moi et d’autres.

      La semaine dernière j’ai commenté un seen de @rezo (juste pour mettre des tags et le référencer mieux, no comment) et j’ai découvert mon blocage qui ne concernait pas que ce fil.

    • Début mars j’étais sur le point d’envoyer une invitation à une rencontre spécifique femmes de seenthis quand l’obligation de confinement m’a coupé l’herbe sous le pied.
      Les accrochages récurrents entre femmes et sur les questions du féminisme m’attristent, m’affligent, me fatiguent et le fol espoir de pouvoir discuter pour de vrai, sereinement, de cette situation, essayer de mettre à plat les malentendus, de débattre dans le respect de l’autre des opinions et de s’entendre au moins sur certains points m’a traversé l’esprit. Si je crois encore à la force d’une vraie rencontre pour débattre, je suis convaincue que les relations via les réseaux sociaux sont biaisées pour tout un tas de raisons, il est facile de mal exprimé quelque chose comme il est facile de mal interprété une petite phrase que l’on reçoit au mauvais moment.
      Alors une vraie rencontre pour une journée ou deux où on peut aussi organiser des sorties ou ateliers, peut être l’occasion d’avancer. Encore faut-il en avoir envie.

  • L’Élysée, le plus grand symbole à Paris du passé esclavagiste de la France
    https://www.franceculture.fr/histoire/lelysee-le-plus-grand-symbole-a-paris-du-passe-esclavagiste-de-la-fran

    Trois siècles après sa construction financée par un négrier, l’Élysée est un des derniers grands témoignages à Paris de l’histoire du commerce colonial. Les autres bâtiments prestigieux occupés par des esclavagistes ont disparu ou sont tombés dans l’oubli. Un travail de mémoire reste à accomplir.

    Sans un négrier, Antoine Crozat, le palais de l’Élysée n’aurait pas été édifié en 1720, avant d’être occupé par la marquise de Pompadour, Napoléon et depuis plus d’un siècle maintenant par les présidents de la République. 

    L’homme le plus riche de France au début du XVIIIe siècle, selon Saint-Simon, en a financé la construction pour le compte de son gendre, Louis-Henri de la Tour d’Auvergne, dans le cadre d’une stratégie, en vue d’intégrer la haute société aristocratique. 

    Antoine Crozat à la direction de la Compagnie de Guinée, l’une des plus importantes sociétés de commerce triangulaire, a bâti sa fortune en obtenant en 1701 le monopole de la fourniture en esclaves de toutes les colonies espagnoles. 

    Mais il n’est pas le seul grand acteur à l’époque. 
    A Paris, le Club de l’hôtel de Massiac, société de colons de Saint-Domingue et des Petites Antilles défend ses intérêts dans un bâtiment qui a disparu comme beaucoup d’autres, depuis les travaux haussmanniens, depuis les transformations de la capitale en profondeur, à partir de 1853 sous le second Empire. Bâtiment sur la place des Victoires remplacé par l’hôtel de L’Hospital. Alors que les stigmates de l’esclavage sont encore nombreux aujourd’hui dans l’urbanisme des anciens ports négriers, Bordeaux et Nantes, notamment. 

    Reste le Palais de l’Élysée, mais aussi et dans une certaine mesure la Banque de France et la Caisse des dépôts.
    L’ancien président du Conseil représentatif des associations noires (Cran), Louis-Georges Tin, a demandé au chef de l’Etat Emmanuel Macron, le 13 juillet dernier dans Libération, le lancement d’une enquête pour mettre en lumière tous les liens entre l’esclavage colonial et les grandes institutions de la République. 

    La Fondation pour la mémoire de l’esclavage, mise en place le 12 novembre 2019, doit travailler avec la ville de Paris à la création d’un monument et d’un lieu muséal dédiés. 

    L’historien Marcel Dorigny, membre du comité scientifique de cette fondation, plaide pour un mémorial et milite pour des explications aux quatre coins de la capitale où le passé colonial et esclavagiste est omniprésent. 

    Le palais de l’Élysée s’est construit sur le dos d’esclaves
    Le Toulousain Antoine Crozat, l’homme le plus riche de France au début du XVIIIe siècle, selon le courtisan et mémorialiste Saint-Simon, est un parvenu aux yeux de ses contemporains, un financier et négociant cupide, engagé dans toutes les affaires pouvant rapporter gros, à commencer par la traite négrière.

    C’est sur décision du roi Louis XIV que cet homme né roturier prend la direction de l’une des plus importantes sociétés du commerce triangulaire créée en 1684, la Compagnie de Guinée, avec pour mission d’acheminer du port de Nantes, le plus grand nombre possible d’esclaves noirs vers Saint-Domingue et de remplacer sur l’île, le tabac par le sucre.


    Le monopole qu’il obtient à partir de 1701 sur la fourniture d’esclaves aux colonies espagnoles, permet à Antoine Crozat d’amasser une fortune colossale.

    L’auteur d’une biographie intitulée Le Français qui possédait l’Amérique. La vie extraordinaire d’Antoine Crozat, Pierre Ménard, évalue sa fortune en 1715, à la mort de Louis XIV, à 20 millions de livres, soit près de 300 milliards d’euros !

    De quoi acheter des châteaux par dizaines, de posséder un hôtel particulier dans sa ville de Toulouse et d’en acquérir un autre, prestigieux, sur l’actuelle place Vendôme, à l’endroit où se trouve maintenant le Ritz.

    Quoique richissime, Antoine Crozat est maintenu à l’écart du système d’honneurs, moqué pour son inculture et sa vulgarité par la noblesse qui ne le fréquente que pour lui emprunter de l’argent.

    Et c’est grâce à sa fortune bâtie sur la traite négrière qu’il s’ouvre les portes de l’aristocratie, en mariant sa fille alors qu’elle n’a que 12 ans - à Louis-Henri de la Tour d’Auvergne, le comte d’Evreux.

    Ce membre de la haute noblesse française, gouverneur de l’Île-de-France, profite de son beau-père en bénéficiant d’une dot de 2 000 000 de livres pour se faire construire un hôtel particulier, l’hôtel d’Évreux, qui prendra le nom d’hôtel de l’Élysée à la toute fin de l’Ancien Régime.
    . . . . . . .
    La traite négrière est une des activités principales de tous ceux qui font du commerce maritime international, sachant que la France à ce moment-là, en plein essor colonial, vient de mettre la main sur la Louisiane. Au début du XVIIIe siècle, le Portugal est la plus grande puissance négrière, mais la France n’est pas trop mal placée, en arrivant en quatrième position, après l’Espagne et l’Angleterre. On dirait de nos jours qu’il s’agit de fortunes mal acquises puisque le commerce colonial repose sur l’importation dans les colonies d’esclaves noirs achetés sur les côtes africaines et sur le commerce de produits coloniaux : le café, le sucre, l’indigo... qui sont très demandées en France d’abord, puis dans toute l’Europe et qui sont le fruit du travail des esclaves. Mais pour la France, comme pour l’Angleterre, cette exploitation n’est possible qu’à l’extérieur du sol européen. Il n’y a pas et de longue date d’esclaves en France. C’est la devise de la monarchie : la terre de France rend libre !

    Dans les colonies, en revanche, l’esclavage va très tôt être introduit, selon une double législation.

    Les lois qui sont valables en métropole ne le sont pas dans les colonies.

    Et comme l’esclavage est une des sources de richesse du royaume, Marcel Dorigny assure qu’il n’est pas du tout déshonorant de le pratiquer, à l’époque :

    Les négriers ont pignon sur rue, ils acquièrent des titres de noblesse, des châteaux, ils vont à la cour du roi, ils font des bals, ils font des fêtes, ils font des concerts, ils s’offrent des hôtels particuliers dans Paris... et pourquoi ne le pourraient-ils pas ? Non seulement leur activité est légale, mais elle est favorisée ! Il y a d’abord tout un appareil législatif et ensuite tout un appareil fiscal pour l’encourager, afin de satisfaire un besoin de main-d’œuvre, dans la crainte alors d’un effondrement des colonies. Entre 1740 et 1780, de 80 000 à 90 000 esclaves traversent chaque année l’Atlantique, c’est évidemment énorme ! C’est une ponction sur la population africaine !
    . . . . .
    La Banque de France et la Caisse des dépôts ont joué un rôle crucial dans l’histoire du commerce colonial.

    La Banque de France se trouvait dans une des ailes de l’ancienne Bibliothèque nationale, rue Vivienne, dans le deuxième arrondissement de Paris, dans les locaux de la Bourse où s’achetaient et se vendaient les actions des compagnies de commerce et des navires.

    Le commerce négrier nécessitait de très gros investissements et beaucoup de Français y ont participé, explique l’historien Marcel Dorigny :

    Les armateurs ne prenaient pas les risques seuls. Le capital était dilué. Le lancement d’une expédition négrière passait par la création d’une société en commandite, soit aujourd’hui une société par actions. Les parts étaient vendues dans le public. Des milliers de personnes, en obtenant des revenus de leurs investissements, participaient donc aussi à la traite négrière. Des milliers de personnes y compris Voltaire qui a pourtant écrit des textes très puissants pour dénoncer l’esclavage...

    La Caisse des dépôts, toujours installée près de l’Assemblée nationale, est liée également aux capitaux issus de l’esclavage, ajoute Marcel Dorigny :

    Quand la colonie de Saint-Domingue en 1801 devient la république d’Haïti, la première république noire fondée par d’anciens esclaves, la France cherche à obtenir des réparations financières et reconnait en 1825 l’indépendance du territoire sous condition qu’Haïti rembourse aux colons leurs propriétés à Saint-Domingue. Ce que l’on appelle la dette de l’indépendance. La Caisse des dépôts, chargée des dossiers d’indemnisation, a géré les fonds transmis par la république d’Haïti jusqu’en 1883 et a largement profité de ces capitaux énormes pour des investissements, avant de les restituer aux anciens colons !

    Et parmi les hôtels particuliers d’origine coloniale, l’un d’entre eux à la Chaussée d’Antin dont il ne reste plus de trace a servi de résidence à Thomas Jefferson, pour mener « un train de vie assez somptueux », tient à remarquer Marcel Dorigny :

    Thomas Jefferson, ce grand personnage, troisième Président américain au début du XIXe siècle, rédacteur de la déclaration d’indépendance des Etats-Unis, mais en même temps propriétaire de centaines d’esclaves en Virginie...

    #Élysée #France #esclaves #esclavage #esclavagisme #Paris #Antoine_Crozat #commerce_colonial #commerce_triangulaire
    #Banque_de_France #Caisse_des_dépôts #tabac #sucre #Traite #Saint-Domingue #Haïti

  • Tarte amandine aux cassis
    http://cuisine-libre.fr/tarte-amandine-aux-cassis

    Préchauffez le #Four à 200°C/th.6. Étaler la pâte et la disposer dans un moule à tarte. Mélanger les œufs, le sucre, la #Poudre_d'amande et le beurre fondu. Répartir les grains de #Cassis sur le fond de tarte. Recouvrir avec la préparation aux amandes et parsemer d’amandes effilées. Enfourner et cuire 35 à 40 minutes à 170°C. Cassis, #Tartes, Poudre d’amande / #Sans viande, Four

  • La #transition_électrique : les doigts dans l’emprise — #Datagueule_98
    https://peertube.datagueule.tv/videos/watch/38560d1d-1e4a-4fc3-9d83-670e776455c5

    En 2017, 4 md de tonnes de pétrole consommés ainsi que 1,8 milliard de tonnes équivalent pétrole d’électricité contre 0,8 milliard équivalent pétrole d’électricité en 1990.
    En 2017, 38 % de la production électrique mondiale provenait du #charbon et 23 % du #gaz_naturel.
    #Énergies_renouvelables : #métaux_rares, #acides.
    #Chauffage_électrique : 10 % en 1970 des logements, 45 % en 1980.
    #Efficacité_énergétique : #paradoxe_de_Jevons.

    Entretien avec Mme Mathilde Szuba, maître de conférences en sciences politiques à Sciences Po Lille. Elle cite une étude du Crédoc sur l’engagement de façade des #classes supérieures :https://www.credoc.fr/publications/consommation-durable-lengagement-de-facade-des-classes-superieures
    Sa thèse, Gouverner dans un monde fini : des limites globales au #rationnement individuel, sociologie environnementale du projet britannique de politique de #Carte_carbone(1996-2010) : https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01794527/document

    #électricité #énergies #transition_énergétique #coûts_cachés #soutenabilité #seuils_de_normalité #niveaux_de_revenus #taxe_carbone #politique_énergétique #quotas #avion #loterie #sobriété

  • COVID-19 : Sommes-nous à nouveau induits en erreur par les entreprises pharmaceutiques ?
    https://www.investigaction.net/fr/covid-19-sommes-nous-a-nouveau-induits-en-erreur-par-big-pharma

    En mars 2020, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclaré que l’épidémie de COVID-19 était une pandémie. Ce n’est pas une première foi. Dans un passé récent, l’OMS avait annoncé en juin 2009 que le H1N1 – connu aussi sous le nom de grippe porcine – était aussi une pandémie. Entre ces deux pandémies, de nombreux faits ont été négligés et il convient d’y revenir.


     
    Après l’épidémie de H5N1 (la grippe aviaire) et au début de celle de H1N1, les entreprises pharmaceutiques transnationales se sont lancées dans une compétition féroce pour fournir des traitements en l’absence de vaccins.

    Entre 2005 et 2009, l’antiviral oseltamivir, commercialisé par Roche sous le nom de Tamiflu, a réussi à être reconnu comme le médicament de choix pour la prévention et le traitement par plusieurs organismes internationaux tels que l’OMS, le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis d’Amérique et l’Agence européenne des médicaments.

    A cette époque, afin de préparer une “éventuelle opération de confinement”, l’OMS a reçu de Roche un don de trois millions de traitements d’oseltamivir destinés à constituer une réserve, selon le rapport du Comité d’examen du fonctionnement du Règlement sanitaire international (2005) en relation avec la pandémie de 2009 (H1N1) 2009, publié par l’OMS.

    L’OMS a encouragé les pays à introduire des plans de confinement rapide dans leurs mécanismes nationaux de préparation aux pandémies de grippe, selon le même rapport. En outre, l’OMS a élaboré dans le même but un “protocole de confinement rapide” reposant essentiellement sur l’oseltamivir.

    Comme il fallait s’y attendre, sous l’effet d’une panique globale de grande ampleur, Roche a reçu des commandes venues de pays du monde entier, notamment de l’Égypte. Des recherches ultérieures et la littérature révèlent que les décisions d’achat reposaient sur des essais cliniques financés par Roche, dont les résultats, selon les experts, étaient limités et incomplets, surtout en ce qui concerne l’efficacité et les effets secondaires du Tamiflu, dont certains se sont par la suite révélés dangereux.

    En outre, certaines informations fausses laissaient prévoir une flambée incontrôlable de l’infection. Une étude Cochrane a révélé que les bénéfices de l’oseltamivir étaient faibles en ce qui concerne la diminution des symptômes, car ce médicament ne réduisait leur durée que d’une demi-journée tout au plus.

    Les auteurs de cette étude, qui se sont arrangés pour obtenir les rapports complets des recherches cliniques originales, ont également pu se faire une idée plus claire des effets secondaires de l’oseltamivir. A la fin, l’étude Cochrane a posé la question de savoir si la constitution de réserves d’oseltamivir était justifiée.

    On peut voir ce qui précède sous un autre angle.
    Les entreprises pharmaceutiques font en général pression sur les gouvernements lors de telles crises. Durant la pandémie de H1N1, la méthode adoptée par Roche a consisté essentiellement à persuader les gouvernements de signer des conventions d’achat de Tamiflu car, à l’époque, les premiers arrivés étaient les premiers servis.

    Il est à relever que ces négociations ont eu lieu dans un contexte de tension mondiale et de compétition inavouée entre les pays pour se procurer le traitement le plus vite possible à une même et unique source.

    Une telle situation démontre la gravité des pratiques monopolistiques du marché pharmaceutique mondial. La probabilité de voir se répéter ce scénario est d’autant plus grande que les pays continuent à négocier l’accès aux médicaments sur un marché monopolistique, comme le prouve l’achat par les États-Unis à Gilead Sciences de tout le stock existant de remdesivir et les conventions d’achat préalables de vaccins potentiels par plusieurs pays européens.

    A l’époque, les ventes d’oseltamivir avaient dépassé les 18 milliards de dollars étasuniens, payés pour moitié par les gouvernements. Les États-Unis ont par exemple dépensé plus de 1,5 milliard de dollars pour constituer des stocks d’oseltamivir, en se fondant sur les recommandations du CDC, alors que le Royaume-Uni a dépensé pour sa part 770 millions de dollars étasuniens pour ce même médicament entre 2006 et 2014.

    Aucune donnée officielle n’est disponible concernant la somme totale dépensée par l’Égypte pour acheter de l’oseltamivir. Quelques informations ont cependant fait état d’un accord entre le ministère de la santé et Roche pour la livraison de 2 500 kg de l’ingrédient pharmaceutique actif de ce médicament, à fabriquer par une succursale de la faîtière pharmaceutique, dont le président a estimé la valeur à environ 100 millions de livres égyptiennes.

    L’OMS est une organisation intergouvernementale qui doit, à ce titre, rendre des comptes à ses États membres. En 2010, ces États membres ont évalué les performances de l’OMS qui avait déclaré que la grippe H1N1 était une pandémie. Cette décision avait suscité les réserves de la communauté scientifique internationale et des milieux politiques, qui estimaient qu’elle avait été prématurée, provoquant une confusion mondiale et coûtant des millions de dollars aux budgets des pays.

    Ce qu’il est important de relever à propos de la lutte contre la COVID-19 est qu’il n’y a pas de “nouveau” médicament qui ait été expérimenté contre le virus. Ceux qui font l’objet d’études sont connus ou sont déjà sur le marché. Les essais auxquels ils sont soumis visent à démontrer qu’ils ont un effet spécifique contre le virus SARS-CoV-2 qui provoque la COVID-19.

    Ce repositionnement ou cette réorientation de médicaments existants constitue une pratique courante dans la recherche en cas de flambées épidémiques soudaines. En outre, qui plus est, la recherche et le développement pharmaceutiques ne produisent plus de substances pharmaceutiques “nouvelles”, se contentant le plus souvent d’améliorer des produits existants ou de leur ouvrir des indications supplémentaires.

    Les essais cliniques menés par l’OMS ont débuté avec quatre propositions de traitement, pour la plupart fort coûteux. Trois mois après le début déclaré de la pandémie, la compétition s’est réduite à deux médicaments : le remdesivir, produit par Gilead Sciences, et le favipiravir, produit par FUJIFILM Toyama Chemical, sous le nom commercial d’Avigan, dont il a été rapporté plus tard qu’il n’avait pas montré d’effet convaincant dans certains essais contre le coronavirus, ce qui a repoussé son approbation jusqu’à la fin des essais.

    En mars dernier, avec l’épidémie de COVID-19, la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a décidé d’accorder au remdesivir le “statut de médicament orphelin”, qui assure normalement à l’entreprise productrice toute une série de droits exclusifs en plus des droits de propriété intellectuelle.
    Cette décision a été accueillie avec surprise et scepticisme dans les milieux spécialisés du monde entier, en raison de sa teneur et de son calendrier.

    Selon les définitions qu’en donnent tant l’OMS que le droit étasunien, les maladies orphelines sont celles qui affectent un petit nombre d’individus d’une manière qui n’incite pas à la mise au point de médicaments pour les traiter, ce qui justifie aussi le prix potentiellement élevé de leur traitement.

    La COVID-19, déclarée pandémie, est tout le contraire d’une maladie orpheline et la désignation comme “médicament orphelin” révèle l’intention de l’entreprise de maximaliser les ventes et les bénéfices du remdesivir une fois que la FDA l’a approuvé.
    Avec l’augmentation du nombre de cas diagnostiqués aux États-Unis d’Amérique, des pressions croissantes ont conduit Gilead Sciences à retirer sa désignation de médicament orphelin. Quelques semaines plus tard, le remdesivir a été approuvé par la FDA pour utilisation en cas d’urgence sur des patients atteints de COVID-19, à la suite de quoi l’entreprise a fait un don de 1,5 millions de traitements au gouvernement étasunien.

    A la mi-avril, les médias ont rapporté que le gouvernement égyptien avait convenu avec FUJIFILM Toyama Chemical d’utiliser le favipiravir (Avigan) pour le traitement de la COVID-19 en Égypte. Cet accord ne s’est jamais matérialisé, car quelques semaines plus tard le ministre de la santé a annoncé que l’Égypte participerait à l’essai clinique du remdesivir coordonné par l’OMS.

    Entretemps, l’entreprise égyptienne Eva Pharma a signé un accord de licence volontaire non-exclusif avec Gilead pour la fabrication de remdesivir destiné à être distribué dans 127 pays. Actuellement, l’approvisionnement en Égypte et limité à l’aide aux patients hospitalisés en quarantaine.
    Une préoccupation croissante a commencé à se manifester sur le plan mondial face à la précipitation avec laquelle on a compté sur le remdesivir avant que son efficacité soit démontrée, d’autant plus que les résultats des essais publiés montrent qu’il n’y a aucun bénéfice thérapeutique ayant la moindre signification statistique.

    Des demandes de brevet ont été déposées pour le remdesivir dans de nombreux pays et certaines ont déjà été accordées. Le bureau des brevets égyptien a rejeté la demande pour le remdesivir en 2017 pour des raisons techniques, mais la décision finale reste en suspens car le demandeur a fait appel.

    Gilead a récemment fixé le prix du traitement par le remdesivir (6 flacons) à 3 120 dollars étasuniens pour les privés et à 2 340 dollars pour les régimes d’assurance nationaux aux États-Unis d’Amérique. Le prix de ce médicament est exorbitant et ne peut être justifié ni par les coûts de recherche et de développement, car il ne s’agit pas d’un nouveau composé, qui n’a donc pas été breveté dans plusieurs pays.

    Par ailleurs, la recherche a démontré que le coût de production du remdesivir pourrait ne pas dépasser 5,58 dollars par traitement. D’ailleurs, l’entreprise pharmaceutique indienne Cipla a annoncé qu’elle produirait une version générique du remdesivir au prix d’environ 400 dollars étasuniens.

    A la lumière des taux élevés d’incidence et de mortalité de la COVID-19, ainsi que des pressions exercées sur les gouvernements pour qu’ils prennent des mesures destinées à protéger leurs peuples, on assiste à une compétition entre les entreprises pharmaceutiques pour préserver leurs parts d’un marché mondial lucratif.

    Cette compétition se manifeste par des tentatives d’enrôler de grandes quantités de patients dans des essais cliniques hâtivement menés pour faire la démonstration de résultats favorables, ou défavorables, à un médicament donné, pour signer des conventions d’achat préalables avec des gouvernements, comme c’est le cas actuellement entre Gilead et le gouvernement étasunien, et pour chercher à faire enregistrer les brevets dans le plus grand nombre de pays possible afin d’y obtenir des droits exclusifs, notamment la possibilité de vendre le médicament au prix le plus élevé possible.

    Au milieu de la crise actuelle, dont les répercussions économiques et sociales au niveau mondial sont sans précédent, il est préoccupant d’assister au retour du scénario H1N1. Les gouvernements se lancent une fois de plus dans des “achats de panique” et accumulent de manière irrationnelle des stocks de médicaments, dont aucun n’a fait la preuve de son efficacité contre la COVID-19. Ne tire-t-on vraiment aucun enseignement du passé récent ?
    #H5N1 #grippe_aviaire #H1N1 #vaccins #oseltamivir #argent #santé #gros_sous #capitalisme #big_pharma #laboratoires_pharmacetiques #Roche #Tamiflu #OMS #CDC #Egypte #experts #monopole #Gilead #Agence_européenne_des_médicaments #confinement #pandémies #pandémie #grippe #remdesivir #SARS-CoV-2 #covid-19 #coronavirus #favipiravir #FUJIFILM #Avigan #FDA #médicament_orphelin #maladie_orpheline #Eva_Pharma #thérapie #brevets #recherche #Cipla #marché #panique

  • La Quinzaine des réalisateurs Cannes 2020 soutient « #Un_pays_qui_se_tient_sage »
    http://www.davduf.net/la-quinzaine-des-realisateurs-cannes-2020

    « Historiquement très attentive et particulièrement sensible au débat social et politique, la Quinzaine des réalisateurs souhaite apporter son soutien au film de David Dufresne, qui parvient à élever et complexifier un débat nécessaire et dramatiquement contemporain. » Le documentaire, produit par Le Bureau Films, sera distribué en France le 30 septembre par Jour2Fête. Lire la suite sur (...) Un pays qui se tient sage

    / Une, #Police, #Maintien_de_l'ordre

    https://cineuropa.org/fr/newsdetail/390016

    • C’est rigolo (en fait, pas vraiment) de lire particulièrement sensible au débat social et politique en parlant d’une organisation (la quinzaine des réalisateurs) qui revendique comme mécène officiel #bnp_paribas et comme institutions partenaires notamment #Cannes, la région #PACA, les heureux bénéficiaires de la #taxe_copie_privée ...

      Désolé @davduf , y’a des trucs que tu fais que je trouve intéressants et pertinents (comme allo place beauvau ou ce film que je n’ai pas vu) , mais le logo quinzaine des réalisateurs sur l’affiche du documentaire, il laisse un goût amer.

  • Deliveroo peine à inventer son dialogue social
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/240720/deliveroo-peine-inventer-son-dialogue-social-0?onglet=full?onglet=full&use

    La deuxième édition du « forum » rassemblant la direction de l’entreprise et des représentants des livreurs a permis de faire entendre leurs revendications, mais pas d’entamer un vrai dialogue. La plateforme espère voir son modèle bientôt gravé dans le marbre par le gouvernement. Cinq mois plus tard, ils étaient à nouveau réunis, et leur impression ne s’est améliorée qu’à la marge. Le 15 juillet, dix-neuf représentants des livreurs travaillant avec Deliveroo, élus pour un an par leurs collègues, se sont (...)

    #TakeItEasy #Deliveroo #Frichti #UberEATS #algorithme #procès #GigEconomy #travail #FoodTech (...)

    ##CJUE

  • Apotheken-Urteil – Wikipedia
    https://de.wikipedia.org/wiki/Apotheken-Urteil

    Dieses Urteil des BVG wird immer wieder von Gegnern der Beschränkung der Anzahl von Taxis oder Mietwagen ins Feld geführt. Die unterstellten Analogien zwischen der Zulassung von Apotheken und Taxis sind jedoch genau betrachtet sehr dünn.

    Die juristische Argumentation derjenigen, die bisher versucht haben, sogenannte Konzessionsbeschränkungen einzuführen, war jedoch bei jedem Versuch so schwach, dass die Verfechter der unbegrenzten Konzessionsvergabe bei den meisten Gerichtsverfahren obsiegten. Vermutlich hängt das damit zusammen, dass sie selber bestimmte Privilegien in Anspruch nehmen wollten, die sie bei richtiger Argumentation hätten aufgeben müssen. Kurz gesagt kämpfen Privatunternehmen gegen Privatunternehmen, und aus dieser Perspektive ist dem Einen ist schlecht zu verwehren, was dem Anderen zugestanden wird.

    Die (Drei-)Stufentheorie

    Als Maßstab für die Beurteilung der Vereinbarkeit von berufsbezogenen Regelungen mit der Berufsfreiheit hat der Erste Senat die sog. Dreistufentheorie entwickelt. Eingriffe in die Berufsfreiheit sind demnach in drei Stufen zu differenzieren: Sie können reine Berufsausübungsregelungen (1. Stufe), subjektive Zulassungsbeschränkungen (2. Stufe) oder objektive Zulassungsbeschränkungen (3. Stufe) darstellen. Die Anforderungen an die Rechtfertigung des Eingriffs hängen von der jeweiligen Stufe ab.

    Als Berufsausübungsregelungen bezeichnet man inhaltliche Regelungen bezüglich der Art und Weise der Berufsausübung („Wie“). Sie sind gerechtfertigt, soweit vernünftige Erwägungen des Gemeinwohls sie zweckmäßig erscheinen lassen.

    Die Regelung subjektiver Voraussetzungen der Berufsaufnahme sieht das Bundesverfassungsgericht als einen Teil der rechtlichen Ordnung eines Berufsbildes an. Eine solche Beschränkung legitimiere sich schon daher, dass viele Berufe bestimmte, nur durch theoretische und praktische Schulung erwerbbare technische Kenntnisse und Fertigkeiten (im weiteren Sinn) erfordern und dass die Ausübung dieser Berufe ohne solche Kenntnisse entweder unmöglich oder unsachgemäß wäre oder aber Schäden, ja Gefahren für die Allgemeinheit mit sich bringen würde. Daher sind derartige sog. subjektive Zulassungsbedingungen zum Schutze wichtiger Gemeinschaftsgüter zulässig.

    An objektive Zulassungsbedingungen stellte jedoch das Bundesverfassungsgericht nochmals höhere Anforderungen. Da diese Beschränkungen von den persönlichen Eigenschaften des Grundrechtsinhabers unabhängig sind und ihre Erfüllung dem Einzelnen schlechthin entzogen ist, sind an sie strengste Anforderungen zu stellen. Sie sind nur zulässig, sofern sie zur Abwehr nachweisbarer oder höchstwahrscheinlicher schwerer Gefahren für ein überragend wichtiges Gemeinschaftsgut zwingend geboten sind.

    Aus Gründen der Verhältnismäßigkeit muss der Gesetzgeber die Eingriffe in die Berufsfreiheit jeweils auf der „Stufe“ vornehmen, die den geringsten Eingriff in die Freiheit der Berufswahl mit sich bringt, und darf die nächste „Stufe“ erst dann betreten, wenn mit hoher Wahrscheinlichkeit dargetan werden kann, dass die befürchteten Gefahren mit (verfassungsmäßigen) Mitteln der vorausgehenden „Stufe“ nicht wirksam bekämpft werden können.

    Die zur Prüfung stehende Norm des Art. 3 Abs. 1 des bayerischen Apothekengesetzes sah das Bundesverfassungsgericht als eine objektive Berufszulassungsregelung an, die den Voraussetzungen der Dreistufentheorie nicht entspricht. Die Volksgesundheit wäre zwar im Prinzip ein überragend wichtiges Gemeinschaftsgut, welches die Einführung objektiver Zulassungsregelungen rechtfertigen könnte. Das Bundesverfassungsgericht musste die Frage, ob es bei Wegfall der Niederlassungsbeschränkungen des bayerischen Apothekengesetzes zu einer unbegrenzten Vermehrung der Apotheken und zu einem ruinösen Konkurrenzkampf mit den damit verbundenen Gefahren für die Volksgesundheit kommen könnte, jedoch nach ausgiebiger Diskussion verneinen.

    Bedeutung und Folgen des Urteils[Bearbeiten | Quelltext bearbeiten]
    Das Ergebnis des Apothekenurteils ist aus heutiger Sicht kaum anzuzweifeln. Auch die dargelegte Dreistufentheorie wurde von der deutschen Staatsrechtslehre im Wesentlichen akzeptiert, obgleich ein Teil der Lehre auch Art. 12 GG immer noch an dem Prüfungsschema misst, das auch für die anderen Grundrechte verwandt wird. Das Apothekenurteil prägte trotzdem wesentlich die Auslegung des Grundrechts der Berufsfreiheit.

    Wie das mit der Prüfung anderer Freiheitsrechte funktioniert, zeigt diese Seite zur Begründung der Helmpflicht für Quadfahrer.

    Fall: Quadhelmpflicht - Exkurs - Jura Online
    https://jura-online.de/lernen/fall-quadhelmpflicht/2363/excursu

    #Taxi #Recht #Kozessionen

  • Du coeur au ventre
    #Documentaire d’Alice Gauvin. 38 minutes. Diffusé le 28 octobre 2012 dans 13h15 Le Dimanche sur France 2.

    Il y a 40 ans, une jeune fille de 17 ans, Marie-Claire était jugée au #Tribunal de Bobigny. Jugée pour avoir avorté.
    Nous sommes en 1972 et l’#avortement est interdit en #France.
    Les #femmes avortent quand même, dans la #clandestinité et des conditions dramatiques, parfois au péril de leur vie.
    Des femmes, des médecins vont s’engager pour briser la #loi_du_silence et obtenir une loi qui autorise l’#interruption_volontaire_de_grossesse.
    C’est l’histoire d’un #combat, d’un débat passionné. Sur la #vie, la #mort, et un acte encore #tabou aujourd’hui.
    « Aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l’avortement » dira Simone Veil à la tribune de l’Assemblée nationale. « Il suffit d’écouter les femmes ».

    https://vimeo.com/77331979


    #IVG #film #film_documentaire #histoire #justice #planning_familial #avortement_clandestin #faiseuses_d'anges #Suisse #décès #343_femmes #résistance #lutte #avortement_libre #343_salopes #Marie-Claire_Chevalier #procès_de_Bobigny #procès_politique #Gisèle_Halimi #injustice #loi #aspiration #méthode_Karman #Grenoble #Villeneuve #Joëlle_Brunerie-Kauffmann #Olivier_Bernard #manifeste_des_médecins #choix #désobéissance_civile #maternité #parentalité #liberté #Simon_Veil #Simon_Iff #clause_de_conscience #commandos #anti-IVG #commandos_anti-IVG #RU_486 #centre_IVG #loi_Bachelot #hôpitaux_publics #tabou

  • #Roma_negata. Percorsi postcoloniali nella città
    Un viaggio attraverso la città per recuperare dall’oblio un passato coloniale disconosciuto.

    Libia, Somalia, Eritrea, Etiopia: quali sono le tracce dell’avventura coloniale italiana a Roma? Roma negata è un viaggio attraverso la città per recuperare dall’oblio un passato coloniale disconosciuto e dare voce a chi proviene da quell’Africa che l’Italia ha prima invaso e poi dimenticato. Igiaba Scego racconta i luoghi simbolo di quel passato coloniale; Rino Bianchi li fotografa, assieme agli eredi di quella storia. Il risultato è una costruzione narrativa e visiva di un’Italia decolonizzata, multiculturale, inclusiva, dove ogni cittadino possa essere finalmente se stesso. Negli anni trenta del secolo scorso Asmara, Mogadiscio, Macallè, Tripoli, Adua erano nomi familiari agli italiani. La propaganda per l’impero voluta da Benito Mussolini era stata battente e ossessiva. Dai giochi dell’oca ai quaderni scolastici, per non parlare delle parate, tutto profumava di colonie. Di quella storia ora si sa poco o niente, anche se in Italia è forte la presenza di chi proviene da quelle terre d’Africa colonizzate: ci sono eritrei, libici, somali, etiopi. Il libro riprende la materia dell’oblio coloniale e la tematizza attraverso alcuni luoghi di Roma che portano le tracce di quel passato dimenticato. I monumenti infatti, più di altre cose, ci parlano di questa storia, dove le ombre sono più delle luci. Prende vita così un’analisi emozionale dei luoghi voluti a celebrazione del colonialismo italiano, attraverso un testo narrativo e delle fotografie. In ogni foto insieme al monumento viene ritratta anche una persona appartenente a quell’Africa che fu colonia dell’Italia. Scego e Bianchi costruiscono così un percorso di riappropriazione della storia da parte di chi è stato subalterno. «Volevamo partire dal Corno D’Africa, dall’umiliazione di quel colonialismo crudele e straccione, perché di fatto era in quel passato che si annidava la xenofobia del presente (…) Da Roma negata emerge quel Corno d’Africa che oggi sta morendo nel Mediterraneo, disconosciuto da tutti e soprattutto da chi un tempo l’aveva sfruttato».

    https://www.ediesseonline.it/prodotto/roma-negata

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    Citation tirée du livre «#La_frontiera» de #Alessandro_Leogrande:

    «Dopo aver letto Roma negata, il libro di Igiaba Scego sui monumenti, le targhe, le lapidi e i palazzi della capitale che ricordano il colonialismo, sono andato a vedere l’#oblisco_di_Dogali. (...) Il libro è un viaggio nelle pieghe di Roma alla ricerca delle tracce del passato coloniale.
    (...)
    Il paradosso è che la rimozione del passato coloniale riguarda esattamente quelle aree che a un certo punto hanno cominciato a rovesciare i propri figli verso l’Occidente. Sono le nostre ex colonie uno dei principali ventri aperti dell’Africa contemporanea. I luoghi di partenza di molti viaggi della speranza sono stati un tempo cantati ed esaltati come suolo italiano, sulle cui zolle far sorgere l’alba di un nuovo impero»

    (pp.80-81)

    «In realtà il mausoleo [l’obelisco di Dogali], realizzato già nel giugno 1887 dall’architetto #Francesco_Azzurri, fu inizialmente collocato nella vicina piazza dei Cinquecento, l’enorme capolinea degli autobus che sorge davanti alla stazione Termini e si chiama così in onore dei caduti di #Dogali. Ma poi, nei primi anni del regime fascista, fu spostato qualche centinaio di metri in direzione nord-ovest, verso piazza della Repubblica. Ed è lì che è rimasto»

    (pp.82-82)

    #livre #colonialisme_italien #colonisation #Italie #Rome #traces #paysage #géographie_urbaine #post-colonialisme #toponymie #monuments #mémoire #Igiaba_Scego #passé_colonial #photographie #oubli_colonial #histoire

    ping @cede @albertocampiphoto @wizo

    • Citation tirée du livre «#La_frontiera» de #Alessandro_Leogrande:

      «Si è acceso qualcoa dentro di me quando ho scoperto che alcuni dei campi di concentramento eretti negli ultimi anni da Isaias Afewerki per reprimere gli oppositori sorgono negli stessi luoghi dove erano disposti i vecchi campi di concentramento del colonialismo italiano.
      In particolare nelle isole di #Dahlak, cinquanta chilometri al largo di Massaua, dove le galere italiane sono state prima riutilizzate dagli occupanti etiopici e in seguito dallo stesso regime militare del Fronte.
      Il penitenziario di #Nocra, una delle isole dell’arcipelago, fu attivo dal 1887 (proprio l’anno dell’eccidio di Dogali) al 1941, come ricorda Angelo Del Boca in Italiani, brava gente? Vi furono rinchiusi prigionieri comuni, ascari da punire, detenuti politici, oppositori e, dopo l’inizio della campagna d’Etiopia nel 1935, ufficiali e funzionari dell’impero di Hailé Selassié, perfino preti e monaci. (...) L’idea di fare di Nocra e delle isole limitrofe una gabbia infernale si è tramandata nel tempo, da regime a regime»

      (p.85-86)

      –---

      Sul Campo di concentramento di Nocra

      Il campo di Nocra o carcere di Nocra fu il più grande campo di prigionia italiano nella Colonia eritrea e dal 1936 il più grande dell’Africa Orientale Italiana. Venne aperto nel 1887 e chiuso nel 1941 dagli inglesi. Era situato nell’isola di Nocra, parte dell’Arcipelago di Dahlak, a 55 chilometri al largo di Massaua. Dal 1890 al 1941 fece parte del Commissariato della Dancalia. Arrivò a detenere tra un minimo di 500 prigionieri e un massimo di 1.800[1].


      https://it.wikipedia.org/wiki/Campo_di_concentramento_di_Nocra

      #camp_de_concentration #Tancredi_Saletta #Oreste_Baratieri

    • #Igiaba_Scego: “Scopriamo i simboli della storia coloniale a Roma per riempire un vuoto di memoria”

      Igiaba Scego, scrittrice italo somala autrice di libri come ‘Roma negata’ e ‘La linea del colore’, racconta e spiega i simboli del colonialismo presenti nella capitale. Spesso sconosciuti, ignorati, o lasciati nel degrado, narrano una storia che l’Italia ha rimosso: quella delle guerre coloniali che ebbero luogo anche prima del fascismo, e che oggi rappresentano il ‘vuoto di memoria’ del nostro paese. Un dibattito che si è accesso a Roma dopo la decisione di intitolare la stazione della metro C al partigiano italo-somalo #Giorgio_Marincola e non chiamarla più #Amba_Aradam.

      A Roma da qualche settimana si parla dei simboli e dei nomi del rimosso coloniale italiano, grazie alla proposta di intitolare la stazione della metro C su via dell’Amba Aradam a Giorgio Marincola, partigiano italo-somalo morto durante la Resistenza. Una proposta diventata realtà con il voto del consiglio comunale che ha deciso che Roma non appellerà una stazione della metropolitana ‘Amba Aradam’, l’altipiano montuoso dove l’esercito italiano massacrò 20.000 uomini e donne con bombardamenti a tappeto e l’utilizzo di armi chimiche. Di questo e altro abbiamo parlato con la scrittrice Igiaba Scego.

      Quali sono i simboli coloniali a Roma che andrebbero spiegati e sui quali bisognerebbe accendere l’attenzione?

      Non sono molti ma sono collocati in punti simbolici. A Roma, tra piazza della Repubblica e la stazione Termini c’è la Stele di Dogali, a riprova che il colonialismo non è stato solo fascista ma anche ottocentesco. L’obelisco è egiziano ma ha un basamento ottocentesco dedicato alla battaglia avvenuta nel 1887 a Dogali, in Eritrea, dove una colonna italiana venne intercettata e massacrata. Da lì anche il nome di piazza dei 500 davanti la stazione Termini. Di questa battaglia ne ho parlato in due libri, ‘Roma negata’ e ‘La linea del colore’. E nella piazza dove c’è la Stele, s’incontra il colonialismo con le migrazioni di oggi. Questo monumento, che nessuno conosce, è tra l’altro lasciato nel degrado. C’è poi il ponte Duca d’Aosta nei pressi del Vaticano, o il Cinema Impero a Tor Pignattara, che oggi si chiama Spazio Impero. Oltre al fatto di inserire il termine ‘impero’ nel nome, la struttura è quasi uguale a un cinema che è stato realizzato ad Asmara in Eritrea. Ma la cosa che colpisce di più sono i vuoti. Negli anni ’30, venne portata da Mussolini come bottino di guerra dall’Etiopia la Stele di Axum. Questa fu posizionata a piazza di Porta Capena, dove inizia anche il libro ‘Roma negata’. Dopo la guerra, non è stata restituita subito. Nel 1960, Abebe Bikila (campione olimpionico etiope) ha vinto i Giochi di Roma correndo a piedi nudi. Ho sempre pensato che il motivo della sua vittoria non fu solo la sua capacità fisica e la sua caparbietà, ma anche il dover essere costretto a passare per ben due volte davanti la Stele sottratta al suo popolo. Sono convinta che gli abbia dato lo sprint per vincere. La Stele fu poi restituita all’Etiopia negli anni Duemila, tra mille polemiche. Il problema è che ora in quella piazza non c’è nulla, solo due colonnine che rappresentano le Torri Gemelli e di cui nessuno sa nulla. Sarebbe stato giusto ergere sì un monumento per ricordare l’11 settembre, ma soprattutto uno per ricordare le vittime del colonialismo italiano e chi ha resistito ai colonizzatori. Un monumento riparatore per avvicinare i popoli vista la storia scomoda. Quella piazza rappresenta il vuoto di memoria, è come se qualcuno avesse fotografato il rimosso coloniale".

      Quali potrebbero essere i passi da compiere per far emergere il rimosso coloniale?

      Inserirlo nei programmi scolastici e nei libri di testo. Negli ultimi anni è emersa una certa sensibilità e tanti libri sono entrati a scuola grazie agli insegnanti. Sarebbe bello però avere anche nei programmi non solo la storia del colonialismo, ma anche il punto di vista del sud globale. Mi piacerebbe che la storia italiana fosse studiata globalmente, e far emergere le connessioni dell’Italia con l’Europa, l’Africa, l’America Latina e l’Asia. Non penso solo al colonialismo, ma anche alla storia delle migrazioni italiane. Alle superiori andrebbe studiata soprattutto la storia del ‘900. L’altro giorno è scoppiata quella bomba terribile a Beirut: quanti studenti e studentesse sanno della guerra civile in Libano? Sempre nella direzione di far emergere il rimosso coloniale, sarà istituito un museo che si chiamerà ‘Museo italo – africano Ilaria Alpi’. Ma la cosa che servirebbe tantissimo è un film o una serie tv. Presto sarà tratto un film da ‘The Shadow King’, libro di Maaza Mengiste, una scrittrice etiope – americana, che parla delle donne etiopi che resistono all’invasione fascista degli anni ’30. Un libro bellissimo e importante, come è importante che la storia del colonialismo italiano sia raccontata da un prodotto culturale potenzialmente globale. Ma perché un film sul colonialismo italiano lo deve fare Hollywood e non Cinecittà? Perché c’è ancora questa cappa? Non penso a un film nostalgico, ma a una storia che racconti la verità, la violenza. Serve sia lo studio alto sia il livello popolare. Altrimenti il rischio è che diventi solo un argomento per studiosi. È bello che escano libri all’estero, ma dobbiamo fare un lavoro anche qui.

      Quali sono le figure, magari anche femminili, che dovrebbero essere valorizzate e raccontate?

      Metterei in scena la collettività. Un’idea è fare un murales. Nel Medioevo le cattedrali erano piene di affreschi, e attraverso le immagini è stata insegnata la storia della chiesa. Userei la stessa tecnica, mostrando le immagini della resistenza anche delle donne etiope e somali. Servirebbe poi creare qualcosa che racconti anche le violenze subite nel quotidiano, perché non ci sono solo le bombe e i gas, ma anche i rapporti di potere. Mio padre ha vissuto il colonialismo e mi raccontava che prima dell’apartheid in Sudafrica c’era l’apartheid nelle città colonizzate, dove c’erano posti che non potevano essere frequentati dagli autoctoni. Racconterei queste storie sui muri delle nostre città e nelle periferie. È importante ricordare ciò che è stato fatto anche lì.

      https://www.fanpage.it/roma/igiaba-scego-scopriamo-i-simboli-della-storia-coloniale-a-roma-per-riempire-
      #histoire_coloniale #mémoire #symboles

      –---

      –-> sur la nouvelle toponymie de la station de métro:
      https://seenthis.net/messages/871345

  • Salade de quinoa aux haricots noirs et mangue
    http://cuisine-libre.fr/salade-quinoa-haricots-noirs-mangue

    Dans un saladier, verser la #Mangue, le poivron rouge, l’échalote et la coriandre. Ajouter le vinaigre, l’huile et le sel, puis mélanger. Ajouter le #Quinoa et bien mélanger. Ajouter les haricots noirs. Vous pouvez servir immédiatement ou laisser reposer un peu pour que les saveurs se mélangent. Pour dresser, placez quelques feuilles de laitue sur une assiette et versez de la salade dessus. Cette salade est bonne fraîche et encore meilleure à température… Quinoa, Mangue, #Haricot_noir, #Taboulés, #Salades_de haricots / Végétalien (vegan), #Sans viande, #Sans œuf, #Végétarien, #Sans lactose, #Sans gluten

    #Végétalien_vegan_

  • Oklahoma cops tased Jared Lakey over 50 times before he died, video shows - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/en/articles/2020/07/17/jlok-j17.html
    https://www.wsws.org/asset/c525692c-d20f-4112-b66a-daaa51517e13/image.jpg

    Family, friends and community supporters of Jared Lakey, 28, will be marching today in rural Wilson, Oklahoma to demand “Justice for Jared,” sparked by the release of harrowing video of his brutalization by Oklahoma police little more than a year ago this month.

    Lakey was sadistically tortured and electrocuted with a “less lethal” Taser-X26P 53 times over a nine-minute period beginning July 4 and into the morning of July 5 by Wilson police officers Joshua Taylor, 25, and Brandon Dingman, 34, before being choked unconscious by Carter County Sheriff’s Deputy David Duggan.

    #états-unis #violences_policières

  • Liste der Sektoren in der Auftragsvermittlung - Taxi Berlin
    https://www.taxi-berlin.de/news/wp-content/uploads/Sektorliste.pdf

    Die große Berliner Taxivermittlung Taxi Berlin kennt 393 Taxihalteplätze. Sie sind dort zu GPS-Sektoren geworden, so dass Taxis nicht mehr direkt am Halteplatz stehen müssen, um in der Wartschlange eines Halteplatzes eingereiht zu sein. Zwei sogenannte Testsektoren werden von den Funkwerkstätten genutzt.

    Nr. Terminaltext Bedeutung Gebiet

    4 Zeltinger Pl Zeltinger Platz Rein
    5 Hermsdorf Hermsdorf Rein
    6 Zabel Zabel-Krüger-Damm Rein
    7 Elchdamm Heiligensee Elchdamm Rein
    9 Tegel Bf Alt-Tegel Rein
    10 Borsigturm Borsigturm Rein
    11 Bernau/Seidl Bernauer/Seidel Rein
    12 Khs Humboldt Humboldt-Klinikum Rein
    13 Rath Reinick Rathaus Reinickendorf Rein
    14 Bf Wittenau Bf Wittenau Rein
    15 Senftenbrg R Senftenberger Ring Rein
    16 Ka-Bo-N ehem. K.-Bonhoeffer-Nervenkl. Rein
    17 Roedernallee Roedernallee Rein
    18 Schäfersee Schäfersee Rein
    19 K-Schumacher Kurt-Schumacher-Platz Rein
    21 TXL Flughafen Tegel Rein
    24 Siemensstadt Siemensstadt Ch-Wi + Rein
    25 Rohrdamm Rohrdamm Holiday Inn Span
    26 Haselhorst Haselhorst Span
    27 Cautius Cautiusstr. Span
    28 Klin Spandau Klinikum Spandau Span
    29 Hafenplatz Neuendorfer/ehem. Hafenpl. Span
    30 Falk/Zepp Falkenseer Ch./Zeppelin Span
    31 Kiesteich Kiesteich Span
    32 Seegef/Nauen Seegefelder/Nauener Span
    33 Bf Spandau Bf Spandau Span
    34 Rath Spandau Rathaus Spandau Span
    35 Freiheit Freiheit Span
    36 Adam Betcke Adamstr. Betckestr. Span
    37 Alt-Pichelsd Alt-Pichelsdorf Span
    38 Heer/Magi Heer/Magistratsweg Span
    39 Brunsbütt Brunsbütteler Damm West Span
    40 Kladow Kladow Span
    42 Bf Wannsee Bf Wannsee St-Ze
    43 Mexikoplatz Mexikoplatz St-Ze
    44 Bf Krumme La Bf Krumme Lanke St-Ze
    46 Saargemünder Saargemünder Str. St-Ze
    47 Zehldf Mitte Zehlendorf Mitte St-Ze
    48 Ladiusstr Ladiusstr. St-Ze
    49 Goerzallee Goerzallee St-Ze
    51 Lichterf W Lichterfelde West St-Ze
    52 Händelplatz Händelplatz St-Ze
    53 Ben Franklin Klinikum Benjamin Franklin St-Ze
    54 Wiesenbaude Wiesenb. Hindenburgd./Drake St-Ze
    55 Lichterfld S Lichterfelde Süd St-Ze
    56 Osdorfer Str Osdorfer Str. St-Ze
    57 Lichterfld O Lichterfelde Ost St-Ze
    58 Lankwitz Lankwitz St-Ze
    59 Stephan Stephan/Albrecht St-Ze

    60 Steglitz/Bis Steglitzer Damm/Bismarck St-Ze
    61 Rh Steglitz Rathaus Steglitz St-Ze
    62 Schl/Schildh Schloß/Schildhorn St-Ze
    64 Bf Marienfld Bf Marienfelde St-Ze + Te-Sc
    65 Waldsassener Waldsassener Str. Te-Sc
    66 Bf Lichtenra Bf Lichtenrade Te-Sc
    67 Alt-Lichtenr Alt-Lichtenrade Nord Te-Sc
    68 Mariend/Sänt Mariendorfer Damm/Säntisstr. Te-Sc
    69 Alt-Mariendf Alt-Mariendorf Te-Sc
    70 Ordensmeiste Ordensmeisterstr. Te-Sc
    71 TeDamm Te-Damm/Kaiserin-Augusta Te-Sc
    72 Alt-Tempelhf Alt-Tempelhof Te-Sc
    73 Berlinickepl Berlinickeplatz Te-Sc
    74 Bf Tempelhof Bf Tempelhof Te-Sc
    75 Khs Joseph Khs St. Joseph Te-Sc
    76 Luftbrücke Platz der Luftbrücke Fr-Kr + Te-Sc
    77 THF ehem. Flughafen Tempelhof Te-Sc
    80 Hermannplatz Hermannplatz Fr-Kr + Neuk
    81 Schönstedt Schönstedtstr. Neuk
    82 Rollberg Rollbergviertel Neuk
    83 Hertzbergpl Hertzbergplatz Neuk
    84 Hotel Estrel Hotel Estrel Neuk
    85 Dammweg Dammweg Neuk
    86 K-Marx/Ringb Karl-Marx/Ringbahn Neuk
    87 Bf Neukölln Bf Neukölln Neuk
    88 Siegfr/Herm Siegfried/Hermann Neuk
    89 Britz/Blasch Britzer Damm/Blaschkoallee Neuk
    90 Buschkrug Buschkrug/Bf Blaschkoallee Neuk
    91 Khs Neukölln Khs Neukölln Neuk
    92 Britz Süd Britz Süd Neuk
    93 Alt-Buckow Alt-Buckow Neuk
    94 Gropiusstadt Gropiusstadt Neuk
    95 Wutzkyallee Wutzkyallee Neuk
    96 Rudow Spinne Rudow Spinne Neuk
    99 Bf Südkreuz Bf Südkreuz Te-Sc
    100 AVK Auguste-Viktoria-Klinikum Te-Sc
    101 Walther Walther-Schreiber-Platz St-Ze + Te-Sc
    102 FriedrWilhlm Friedrich-Wilhelm-Platz Te-Sc
    103 Wilhelmshöhe Wilhelmshöher Str. Ch-Wi + Te-Sc
    104 Kaisereiche Kaisereiche Te-Sc
    105 Innsbrucker Innsbrucker Platz Te-Sc
    106 J-F-Kennedy John-F.-Kennedy-Platz Te-Sc
    107 Bayerischer Bayerischer Platz Te-Sc
    108 MLuther/Grun Martin-Luther/Grunewald Te-Sc
    109 Kais-Wilhelm Kaiser-Wilhelm-Platz Te-Sc

    110 Goltz Goltz/Grunewald Te-Sc
    111 Potsd/Goeben Potsdamer/Goeben Te-Sc
    113 Nollendorfpl Nollendorfplatz Te-Sc
    114 Motz/Luther Motz/Martin-Luther Te-Sc
    115 Ambassador Hotel Ambassador Te-Sc
    116 Ka De We Ka De We Te-Sc
    117 Hotel Crowne Hotel Crowne Plaza Te-Sc
    125 Trautenau Trautenaustr. Ch-Wi
    126 Uhland/Paris Uhland/Pariser Ch-Wi
    127 Olivaer Pl Olivaer Platz Ch-Wi
    128 Fehrbelliner Fehrbelliner Platz Ch-Wi
    129 Uhland/Güntz Uhland/Güntzel Ch-Wi
    130 Blisse Berliner/Blisse Ch-Wi
    131 BundesBerlin Bundesallee/Berliner Ch-Wi
    132 Durlacher Durlacher Str. Ch-Wi
    133 Bundesplatz Bundesplatz Ch-Wi + Te-Sc
    134 Breitenbachp Breitenbachplatz Ch-Wi + St-Ze
    135 Heidelberger Heidelberger Platz Ch-Wi
    136 Elsterplatz Elsterplatz Ch-Wi
    137 Roseneck Roseneck Ch-Wi
    138 Dahlem Dorf Bf Dahlem-Dorf St-Ze
    139 Hagenplatz Hagenplatz Ch-Wi
    140 Bismarckpl Bismarckplatz Ch-Wi
    141 Johann-Georg Johann-Georg-Str. Ch-Wi
    142 Taxizentrum Taxizentrum Persiusstr. (interner Testsektor) Fr-Kr
    143 M-Luther-Khs Martin-Luther-Khs Ch-Wi
    149 Hotel Savoy Hotel Savoy Ch-Wi
    150 Adenauerpl Adenauerplatz Ch-Wi
    151 Leibniz/KuD Leibniz/Ku’damm Ch-Wi
    152 Sperlingsg Sperlingsgasse Lietzenburger Ch-Wi
    153 Schlüter Schlüter/ Ku’damm Ch-Wi
    154 Grolman Grolman/ Ku’damm Ch-Wi
    155 Meineke Meineke/ Ku’damm Ch-Wi
    156 Kranzler Kranzler Ch-Wi
    157 Fasanen Fasanen/ Ku’damm Ch-Wi
    158 Kempinski Kempinski Hotel Bristol Ch-Wi
    159 Savignyplatz Savignyplatz Ch-Wi
    160 Kant/Wilmers Kant/Wilmersdorfer Ch-Wi
    161 Stuttgarter Stuttgarter Platz Ch-Wi
    162 Amtsgericht Amtsgerichtsplatz Ch-Wi
    163 Wundt/Neue K Wundt/Neue Kant Ch-Wi
    164 ZOB ZOB (Busbahnhof) Ch-Wi
    165 Messe Palais Messe / Palais am Funkturm Ch-Wi
    166 Messe H 15 Messe-Halle 15 Ch-Wi
    167 Messe H 9 Messe-Halle 9 Ch-Wi
    168 Messe H 26 Messe-Halle 26 Ch-Wi
    169 Bf Heerstr Bf Heerstr. Ch-Wi
    170 Scholzplatz Scholzplatz Ch-Wi
    171 Ruhleben Ruhleben Ch-Wi + Span
    172 Steubenplatz Steubenplatz Ch-Wi
    173 Heuss/Linden Th.-Heuss-Pl./Lindenallee Ch-Wi

    174 Heuss Säule Th.-Heuss-Pl. Säule Ch-Wi
    175 Sophie/Spand Sophie-Charlotten-Str./ Spandauer Damm Ch-Wi
    176 Khs Westend Khs Westend Ch-Wi
    178 Jakob Jakob-Kaiser-Platz Ch-Wi
    179 Landgericht Landgericht Charlottenburg Ch-Wi
    180 Luisenplatz Luisenplatz Ch-Wi
    181 Sch Charlott Schloss Charlottenburg Ch-Wi
    182 Sophie-Charl Sophie-Charlotte-Platz Ch-Wi
    183 Bisma/Wilmer Bismarck/Wilmersdorfer Ch-Wi
    184 Bisma/Leibn Bismarck/Leibniz Ch-Wi
    185 Richard-Wagn Richard-Wagner-Platz Ch-Wi
    186 Mierendorff Mierendorffplatz Ch-Wi
    187 Schiller Schiller/Hardenberg Ch-Wi
    189 Salzufer Salzufer Ch-Wi
    190 Bf Zoo Bf Zoologischer Garten Ch-Wi
    191 Hotel Palace Hotel Palace Ch-Wi
    192 Schweizerhof Hotel Pullman Schweizerhof Mitte
    193 Europacenter Europacenter (Südseite) Ch-Wi
    194 Steigenberg Hotel Steigenberger Ch-Wi
    195 Swissotel Swissôtel Ch-Wi
    198 Marriott Hotel Marriott Mitte
    199 Sigismundstr Sigismundstr. Mitte
    200 Interconti Hotel Intercontinental Mitte
    201 Landgrafen Landgrafenstr. Mitte
    202 Hotel Berlin Hotel Berlin Berlin Mitte
    203 Esplanade Sheraton Grand-Hotel Esplanade Mitte
    204 Kulturforum Kulturforum Mitte
    205 Potsd/Lützow Potsdamer/Lützow Mitte
    206 Schellingstr Schellingstr. Mitte
    207 Potsdamer Pl Potsdamer Platz Süd Mitte
    208 Marlene-Diet Marlene-Dietrich-Platz Mitte
    209 Hansaviertel Hansaviertel Mitte
    210 Kriminalg Kriminalgericht Mitte
    211 Alt-Moabit Stromstr./Alt-Moabit Mitte
    212 Wald/Turm Wald/Turm Mitte
    213 CoraBerliner Cora-Berliner-Str. Mitte
    214 17.Juni/Bach Str. des 17. Juni/Bachstr. Ch-Wi + Mitte
    221 Virchow Charité Campus Virchow-Klin. Mitte
    222 Augustenb Pl Augustenburger Platz Mitte
    223 Leopoldplatz Leopoldplatz Mitte
    224 Rath Wedding Rathaus Wedding Mitte
    225 See/Müller See/Müller Mitte
    226 Schweden Schweden/Osloer Mitte
    227 Bf Wollank Bf Wollank Mitte + Pank
    228 Prinzen/Oslo Prinzenallee/Osloer Mitte
    229 Nauener Pl Nauener Platz Mitte
    230 Bad/Pank Bad/Pank Mitte
    231 Bf Gesundbr Bf Gesundbrunnen Mitte
    232 Weddingplatz Weddingplatz Mitte
    233 Hauptbahnhof Hauptbahnhof Mitte
    234 Radisson Blu Hotel Radisson Blu Mitte

    235 Nordbahnhof Nordbahnhof Mitte
    236 Rosenthaler Rosenthaler Platz Mitte
    237 Alex Kaufhof Alex / Kaufhof Mitte
    238 Alex ParkInn Alex Park Inn by Radisson Mitte
    239 Internationa Kino International Mitte
    240 Märkischer P Märkischer Platz Mitte
    241 Mitte Rathau Mitte Rathausstr. Mitte
    242 Hackescher M Hackescher Markt Mitte
    243 Museumsinsel Museumsinsel Mitte
    244 Charité Charité Campus Mitte Mitte
    245 Friedr/Reinh Friedrich/Reinhardt Mitte
    246 Bf Friedrich Bf Friedrichstr. Mitte
    247 Maritim ProA Maritim Pro Arte Hotel Mitte
    248 Reichstag Reichstag Mitte
    249 Hotel Adlon Hotel Adlon Kempinski Mitte
    250 Alexanderstr Alexanderstr. Mitte
    251 Staatsoper Staatsoper Unter den Linden Mitte
    252 GendarmenM Gendarmenmarkt Nordwest Mitte
    253 Westin Grand Hotel Westin Grand Mitte
    254 Jäger/Friedr Jäger/Friedrich Mitte
    255 Hotel Hilton Hotel Hilton Mitte
    256 NH Leipziger Hotel nH Leipziger Str. Mitte
    257 Hotel deRome Hotel de Rome Mitte
    258 Krausen/Frie Krausen/Friedrich Mitte
    259 Spittelmarkt Spittelmarkt Mitte
    260 Hotel Regent Hotel Regent Mitte
    261 Ritz Carlton Hotel Ritz Carlton Mitte
    263 AxelSpringer Axel-Springer/Zimmer Fr-Kr + Mitte
    264 Koch/Friedr Koch/Friedrich Fr-Kr
    265 Anhalter Bf Anhalter Bahnhof Fr-Kr
    266 Yorck/Mehrin Yorck/Mehringdamm Fr-Kr
    267 Zossen/Gneis Zossener/Gneisenau Fr-Kr
    268 Grimm/Urban Grimm/Urban Fr-Kr
    269 Khs Urban Khs Urban Fr-Kr
    271 Moritzplatz Moritzplatz Fr-Kr
    272 Kottbusser T Kottbusser Tor Fr-Kr
    273 Schlesisch T Schlesisches Tor Fr-Kr
    274 OberbaumCity Oberbaum-City Fr-Kr
    275 Ostbahnhof Ostbahnhof Fr-Kr
    276 Helsingfors Helsingforser Platz Fr-Kr
    277 Bf Ostkreuz Bf Ostkreuz Hauptstr. Fr-Kr + Libg
    278 Wismarplatz Wismarplatz Fr-Kr
    279 FrankfurterT Frankfurter Tor Fr-Kr
    280 Pariser Kom Str. der Pariser Kommune Nord Fr-Kr
    281 Pl d Vereint Pl. der Vereinten Nationen Fr-Kr
    282 Klinik Fhain Klinikum im Friedrichshain Fr-Kr
    283 Petersb/Land Petersburger/Landsberger Fr-Kr
    286 Kniprodestr Kniprodestr. Pank
    287 Naugarder St Naugarder Str. Pank
    288 Krügerstr Krügerstr. Pank
    289 Bf Prenzlau Bf Prenzlauer Allee Pank
    290 Danz/Greifsw Danziger/Greifswalder Pank

    291 Danz/Prenzl Danziger/Prenzlauer Pank
    292 Königstor Königstor Pank
    293 Knaackstr Knaackstr. Pank
    294 Eberswalder Eberswalder Str. Pank
    295 Dänenstr Dänenstr. Pank
    296 Bornh/Schönh Bornholmer/Schönhauser Pank
    297 Bösebrücke Bösebrücke Mitte + Pank
    298 Senefelderpl Senefelderplatz Pank
    300 Bf Vinetastr Bf Vinetastr. Pank
    301 Bf Pankow Bf Pankow Pank
    302 Pankow Kirch Pankow Kirche Pank
    304 Pastor Pastor-Niemöller-Platz Pank
    306 Wilhelmsruh Wilhelmsruh Pank
    308 Bf Buch Bf Buch Pank
    309 Klinik Buch Klinikum Buch Pank
    313 Achillesstr Achillesstr. Pank
    314 Alt-Blankenb Alt-Blankenburg Pank
    315 Hamburger Pl Hamburger Platz Pank
    316 Khs Weißens Parkklinik Weißensee Pank
    317 Antonplatz Antonplatz Pank
    318 Liebermann Liebermannstr. Pank
    323 Prendener St Prendener Str. Libg
    329 Rhin/Landsb Rhin/Landsberger Libg + Ma-He
    334 Möllendorff Möllendorffstr. Libg
    335 Freiaplatz Freiaplatz Libg
    336 Khs OZK Oskar-Ziethen-Khs Libg
    337 Bf Lichtenbg Bf Lichtenberg Libg
    338 Nöldnerplatz Nöldnerplatz Libg
    347 Biesdorf Süd Biesdorf Süd Ma-He
    348 AD Kosmonaut Allee der Kosmonauten Süd Ma-He
    349 Alt-Marzahn Alt-Marzahn Ma-He
    350 Bf Marzahn Bf Marzahn Ma-He
    351 Mehrower All Mehrower Allee Ma-He
    352 Bf Ahrensfld Bf Ahrensfelde Ma-He
    353 Stbf Marzahn Straßenbahnhof Marzahn Ma-He
    357 Kaufpk Eiche Kaufpark Eiche Ma-He + BAR
    358 Bf Louis-Lew Bf Louis-Lewin-Str. Ma-He
    359 Helle Mitte Helle Mitte Ma-He
    360 Gothaer Str Gothaer Str. Ma-He
    361 Khs UKB Unfallkrankenhaus Berlin Ma-He
    362 Garzauer Str Garzauer Str. Ma-He
    363 Hellersd Süd Hellersdorf Süd Ma-He
    364 Bf Wuhletal Bf Wuhletal Ma-He
    365 Heinrich-Grü Heinrich-Grüber / Bf Kaulsdorf Ma-He
    366 Khs Kaulsdrf Khs Kaulsdorf Ma-He
    367 Bf Mahlsdorf Bf Mahlsdorf Ma-He
    368 Mahlsdrf Süd Mahlsdorf Süd Ma-He
    369 Chemnitzer Chemnitzer Str. Ma-He
    371 Alt-Köpenick Alt-Köpenick und Lindenstr. Tr-Kö
    372 Bf Köpenick Bf Köpenick Tr-Kö
    373 Friedrchshgn Friedrichshagen Tr-Kö

    374 Rahnsdorf Rahnsdorf Tr-Kö
    375 Bf Wilhelmsh Bf Wilhelmshagen Tr-Kö
    376 Alt-Müggelhm Alt-Müggelheim Tr-Kö
    377 Alt-Schmöckw Alt-Schmöckwitz Tr-Kö
    378 Bf Grünau Bf Grünau Tr-Kö
    380 Khs Köpenick Khs Köpenick Tr-Kö
    381 Pablo-Neruda Pablo-Neruda Tr-Kö
    382 Ottomar Ottomar-Geschke-Str. Tr-Kö
    383 Rathenaustr Rathenaustr. Tr-Kö
    384 Edisonstr Edisonstr. Tr-Kö
    388 Niederschönw Niederschöneweide Tr-Kö
    389 Baumschulenw Baumschulenweg Tr-Kö
    390 Bf Plänterwa Bf Plänterwald Tr-Kö
    391 Alt-Treptow Alt-Treptow Tr-Kö
    392 Johannisthal Johannisthal Tr-Kö
    393 Bf Adlershof Bf Adlershof Tr-Kö
    394 AltglienNord Altglienicke Nord Tr-Kö
    395 Altglien Süd Altglienicke Süd Tr-Kö
    396 Bohnsdorf Bohnsdorf Tr-Kö
    397 Flg SXF Flughafen SXF LDS
    398 WISTA Adlers WISTA Adlershof Tr-Kö
    399 Promobil Promobil (interner Testsektor) Fr-Kr

    #Taxi #Berlin #Funkvermittlung #Datenfunk #Internet

  • Analysis of Berlin’s taxi services
    by exploring GPS traces
    https://svn.vsp.tu-berlin.de/repos/public-svn/publications/vspwp/2015/15-07/BischoffMaciejeweskiSohr2015taxidata.pdf

    Abstract—With current on-board GPS devices a lot of data
    is being collected while operating taxis. This paper focuses on
    analysing travel behaviour and vehicle supply of the Berlin taxi
    market using floating car data (FCD) for one week each in 2013
    and 2014. The data suggests that there is generally a demand peak
    on workday mornings and a second peak over a longer time in
    the afternoon. On weekends, the demand peaks shift towards the
    night. On the supply side, drivers seem to adapt to the demand
    peaks very efficiently, with fewer taxis being available at times of
    low demand, such as during midday. A spatial analysis shows that
    most taxi trips take place either within the city centre or from/to
    Tegel Airport, the city’s largest single origin and destination.
    Drivers spend a large amount of their work time on waiting for
    customers and the taxi rank at Tegel Airport is the most popular
    one.

    Keywords — #Taxi #Berlin, #floating_car_data, #FCD, #taxi_demand,
    #taxi_supply, #Tegel_Airport

    (PDF) Analysis of Berlin’s taxi services by exploring GPS traces
    https://www.researchgate.net/publication/308500452_Analysis_of_Berlin's_taxi_services_by_exploring_GPS_traces

    Conference : 2015 International Conference on Models and Technologies for Intelligent Transportation Systems (MT-ITS)

  • Taxihalteplätze von A-Z - KAUPERTS
    https://berlin.kauperts.de/Adressen/Taxihalteplatz

    Der Kaupert kennt nur 241 Taxihalteplätze, vermutlich sind es die aus dem Ortskundekatalog des Jahres der letzten Überarbeitung der Kaupert-Website. Der Versuch, die Details zu den einzelnen Halteplätzen zu öffnen, löst einen Serverfehler aus. Damit sind die Informationen über Taxihalteplätze im Kaupert nicht mehr nutzbar, Telefonnummern der Rufsäulen und andere Details verschwunden. Schade.

    https://berlin.kauperts.de/eintrag/Taxi-Halteplatz-Alex-Parkinn-Hotel-Alexanderplatz-am-Hotel-10178-Ber

    Nebenbei gesagt: Bis zur Abschaffung der Tarifstufe 1 für die „Anfahrt“ mussten Westberliner Taxifahrer ausnahmslos alle etwa 800 Taxihalteplätze präzise verorten können, denn bei Annahme eines Auftrags per Sprechfunk mußte der Taxameter in der Entfernung zum Kunden eingeschaltet werden, die der Distanz zwischen Kundenadresse und nächstgelegenem Taxihalteplatz entsprach. Zuletzt wurde dafür 1 DM pro Kilometer berechnet. Heute trägt das Taxiunternehmen die Kosten der Anfahrt des Taxis, egal wie weit vom Kunden entfernt sich der Wagen bei Annahme des Auftrags befindet. Der Taxameter wird beim Eintreffen an der Adresse des Kunden eingeschaltet.

    Finde 241 Taxihalteplätze in Berlin von A–Z,
    entdecke neue und beliebte Taxihalteplätze

    Taxihalteplätze mit A
    https://berlin.kauperts.de/Adressen/Taxihalteplatz/A

    Adenauerplatz Charlottenburg – 10629 Berlin
    Alex/Parkinn Hotel Mitte – 10178 Berlin
    Alexanderstraße Mitte – 10178 Berlin
    Allee Center Alt-Hohenschönhausen – 13055 Berlin
    Allee der Kosmonauten Marzahn – 12681 Berlin
    Alt-Blankenburg Blankenburg – 13129 Berlin
    Alt-Köpenick Köpenick – 12555 Berlin
    Alt-Marzahn Marzahn – 12685 Berlin
    Alt-Müggelheim Müggelheim – 12559 Berlin
    Alt-Schmöckwitz Schmöckwitz – 12527 Berlin
    Alt-Tempelhof Tempelhof – 12103 Berlin
    Alte Hellersdorfer Straße Hellersdorf – 12629 Berlin
    Altstädter Ring Spandau – 13597 Berlin
    Am Dorint Novotel Berlin Tiergarten Tiergarten – 10623 Berlin
    Am Köllnischen Park Mitte – 10179 Berlin
    Am Kupfergraben Mitte – 10117 Berlin
    Am Ostbahnhof Friedrichshain – 10243 Berlin
    Am Tegeler Hafen Tegel – 13507 Berlin
    Amtsgericht Charlottenburg Charlottenburg – 14057 Berlin
    Amtsgericht Tiergarten Moabit – 10557 Berlin
    An der Wuhlheide - FEZ Oberschöneweide – 12555 Berlin
    Argentinische Allee Zehlendorf – 14163 Berlin
    Augsburger Straße Charlottenburg – 10789 Berlin

    Taxihalteplätze mit B
    https://berlin.kauperts.de/Adressen/Taxihalteplatz/B

    Bahnhof Ahrensfelde Marzahn – 12689 Berlin
    Bahnhof Friedrichsfelde Friedrichsfelde – 10315 Berlin
    Bahnhof Marienfelde Marienfelde – 12277 Berlin
    Bahnhof Marzahn Marzahn – 12681 Berlin
    Bahnhof Südkreuz Schöneberg – 10829 Berlin
    Bahnhof Zoo Charlottenburg – 10623 Berlin
    BCA-Hotel Wilhelmsberg Alt-Hohenschönhausen – 13055 Berlin
    Beeskowdamm Zehlendorf – 14167 Berlin
    Besenbinderstraße/Köpenicker Straße Altglienicke – 12524 Berlin
    Betckestraße Wilhelmstadt – 13595 Berlin
    Bismarckstraße Charlottenburg – 10627 Berlin
    Blissestraße Wilmersdorf – 10715 Berlin
    Blockdammweg Rummelsburg – 10318 Berlin
    Bösebrücke Prenzlauer Berg – 10439 Berlin
    Brandenburger Tor Tiergarten – 10557 Berlin
    Bristol Berlin Wilmersdorf – 10719 Berlin
    Britzer Damm Britz – 12539 Berlin
    Brunsbütteler Damm Staaken – 13591 Berlin
    Bundesallee Wilmersdorf – 10715 Berlin
    Bundesplatz Wilmersdorf – 10715 Berlin

    Taxihalteplätze mit C
    https://berlin.kauperts.de/Adressen/Taxihalteplatz/C

    Cafè Kranzler Charlottenburg – 10719 Berlin
    Campus Virchow Wedding – 13353 Berlin
    Charlottenstraße Mitte – 10117 Berlin
    Chemnitzer Straße Kaulsdorf – 12621 Berlin
    Clärchens Ballhaus Mitte – 10117 Berlin
    Cora-Berliner-Straße Mitte – 10117 Berlin
    Cotheniusstraße Prenzlauer Berg – 10407 Berlin
    Crowne Plaza Berlin City Centre Schöneberg – 10787 Berlin

    Taxihalteplätze mit D
    https://berlin.kauperts.de/Adressen/Taxihalteplatz/D

    Dänenstraße Prenzlauer Berg – 10439 Berlin
    Deutschlandhalle Parkplatz Westend – 14055 Berlin
    Dircksenstraße Mitte – 10178 Berlin
    Dreispitz Mitte – 10117 Berlin

    Taxihalteplätze mit E
    https://berlin.kauperts.de/Adressen/Taxihalteplatz/E

    Edisonstraße Oberschöneweide – 12459 Berlin
    Elsterwerdaer Platz Biesdorf – 12683 Berlin
    Englische Straße Charlottenburg – 10587 Berlin
    Europa-Center Charlottenburg – 10789 Berlin
    Europaplatz Moabit – 10557 Berlin

    Taxihalteplätze mit F
    https://berlin.kauperts.de/Adressen/Taxihalteplatz/F

    Fanningerstraße Lichtenberg – 10365 Berlin
    Filmtheater Kosmos Friedrichshain – 10243 Berlin
    Fischerhüttenweg Zehlendorf – 14163 Berlin
    Flughafen Tegel Tegel – 13405 Berlin
    Flughafen Tegel Reinickendorf – 13405 Berlin
    Flughafen Tempelhof Tempelhof – 12101 Berlin
    Frankfurter Tor Friedrichshain – 10247 Berlin
    Freiheit Spandau – 13597 Berlin
    Friedenstraße Mariendorf – 12107 Berlin

    Taxihalteplätze mit G
    https://berlin.kauperts.de/Adressen/Taxihalteplatz/G

    GALERIA Karstadt Kaufhof Wedding – 13353 Berlin
    GALERIA Karstadt Kaufhof Tempelhof – 12099 Berlin
    Gartenstraße Zehlendorf – 14169 Berlin
    Garzauer Straße Biesdorf – 12683 Berlin
    Gendarmenmarkt Mitte – 10117 Berlin
    Goebenstraße Schöneberg – 10783 Berlin
    Goerzallee/Wupperstr. Lichterfelde – 14167 Berlin
    Goltzstraße Schöneberg – 10781 Berlin
    Grolmanstraße Charlottenburg – 10623 Berlin

    Taxihalteplätze mit H
    https://berlin.kauperts.de/Adressen/Taxihalteplatz/H

    Hackescher Markt Mitte – 10178 Berlin
    Hamburger Platz Weißensee – 13086 Berlin
    Hammarskjöldplatz Charlottenburg – 14055 Berlin
    Hans-von-Bülow-Straße Tiergarten – 10785 Berlin
    Heiligenseestraße Heiligensee – 13503 Berlin
    Heinrich-Grüber-Straße Kaulsdorf – 12619 Berlin
    Heinrich-Roller-Straße Prenzlauer Berg – 10405 Berlin
    Helle Mitte Hellersdorf – 12627 Berlin
    Helsingforser Platz Friedrichshain – 10243 Berlin
    Hohenschönhauser Straße Fennpfuhl – 10369 Berlin
    Holiday INN Siemensstadt – 13629 Berlin
    Hotel „Park Inn“ Mitte – 10178 Berlin
    Hotel Adlon Mitte – 10117 Berlin
    Hotel Ambassador Schöneberg – 10787 Berlin
    Hotel Berlin, Berlin Tiergarten – 10785 Berlin
    Hotel Estrel Neukölln – 12057 Berlin
    Hotel Hilton Mitte – 10117 Berlin
    Hotel Hyatt Tiergarten – 10785 Berlin
    Hotel Intercontinental Tiergarten – 10787 Berlin
    Hotel Mercure Neukölln – 12053 Berlin
    Hotel Palace Charlottenburg – 10787 Berlin
    Hotel Regent Mitte – 10117 Berlin
    Hotel Ritz Carlton Tiergarten – 10785 Berlin
    Hotel Steigenberger Charlottenburg – 10789 Berlin
    Hultschiner Damm Mahlsdorf – 12623 Berlin
    Humboldt Krankenhaus Borsigwalde – 13509 Berlin

    Taxihalteplätze mit I
    https://berlin.kauperts.de/Adressen/Taxihalteplatz/I

    ICC Halle 14 Westend – 14055 Berlin
    IHK Charlottenburg – 10623 Berlin

    Taxihalteplätze mit J
    https://berlin.kauperts.de/Adressen/Taxihalteplatz/J

    Jägerstraße Mitte – 10117 Berlin
    Johannisthaler Chaussee Buckow – 12351 Berlin
    Jüdisches Museum Kreuzberg – 10969 Berlin

    Taxihalteplätze mit K
    https://berlin.kauperts.de/Adressen/Taxihalteplatz/K

    Kaisereiche Friedenau – 12161 Berlin
    Kantstraße Charlottenburg – 10625 Berlin
    Karl-Bonhoeffer-Nervenklinik Wittenau – 13437 Berlin
    Karl-Marx-Straße Neukölln – 12055 Berlin
    Kladow Kirche Kladow – 14089 Berlin
    Klinikum Friedrichshain Friedrichshain – 10249 Berlin
    Klinikum Steglitz Lichterfelde – 12203 Berlin
    Knaackstraße Prenzlauer Berg – 10405 Berlin
    Kniprodestraße Prenzlauer Berg – 10407 Berlin
    Kochstraße Kreuzberg – 10969 Berlin
    Krankenhaus Am Urban Kreuzberg – 10967 Berlin
    Krankenhaus Kaulsdorf Kaulsdorf – 12621 Berlin
    Krankenhaus Köpenick Köpenick – 12559 Berlin
    Krankenhaus Neukölln Buckow – 12351 Berlin
    Krankenhaus Weissensee Weißensee – 13086 Berlin
    Krankenhaus Westend Westend – 14059 Berlin
    Kriminalgericht Moabit – 10559 Berlin
    Kruckenbergstraße Mariendorf – 12107 Berlin
    Kulturforum Tiergarten – 10785 Berlin
    Kurfürstendamm Charlottenburg – 10707 Berlin

    Taxihalteplätze mit L
    https://berlin.kauperts.de/Adressen/Taxihalteplatz/L

    Ladiusstraße Zehlendorf – 14165 Berlin
    Landgrafenstraße Tiergarten – 10787 Berlin
    Leibnizstraße Charlottenburg – 10625 Berlin
    Leipziger Platz Mitte – 10117 Berlin
    Liebermannstr. Weißensee – 13088 Berlin
    Lindenallee Westend – 14052 Berlin
    Lindenstraße Müggelheim – 12559 Berlin
    Luisenplatz Charlottenburg – 10585 Berlin
    Lynarstraße Spandau – 13585 Berlin

    Taxihalteplätze mit M
    https://berlin.kauperts.de/Adressen/Taxihalteplatz/M

    Malchower Straße Heinersdorf – 13089 Berlin
    Mariendorfer Damm Mariendorf – 12107 Berlin
    Maritim Pro Arte Mitte – 10117 Berlin
    Martin-Luther-Strasse Schöneberg – 10823 Berlin
    Marzahner Straße Alt-Hohenschönhausen – 13053 Berlin
    Meinekestraße Charlottenburg – 10719 Berlin
    Messe Halle 25/26 Westend – 14055 Berlin
    Moritzplatz Kreuzberg – 10969 Berlin
    Motzstraße Schöneberg – 10777 Berlin
    Mühlenstraße Friedrichshain – 10243 Berlin

    Taxihalteplätze mit N
    https://berlin.kauperts.de/Adressen/Taxihalteplatz/N

    Nauener Platz Wedding – 13347 Berlin
    Neuköllner Straße Rudow – 12357 Berlin
    NH Hotel Mitte – 10117 Berlin
    Nöldnerplatz Rummelsburg – 10317 Berlin
    Nordbahnhof Mitte – 10115 Berlin

    https://berlin.kauperts.de/Adressen/Taxihalteplatz/O

    Taxihalteplätze mit O

    O2 World Friedrichshain – 10243 Berlin
    Olivaer Platz Wilmersdorf – 10707 Berlin
    Osdorfer Straße Lichterfelde – 12209 Berlin
    Osloer Straße Gesundbrunnen – 13359 Berlin
    Otto-Schmirgal-Straße Friedrichsfelde – 10319 Berlin
    Ottomar-Geschke-Straße Köpenick – 12555 Berlin

    Taxihalteplätze mit P
    https://berlin.kauperts.de/Adressen/Taxihalteplatz/P

    Pankow Kirche Pankow – 13187 Berlin
    Paradiesstraße Bohnsdorf – 12526 Berlin
    Pariser Straße Wilmersdorf – 10719 Berlin
    Pfarrer-Hurtienne-Platz Französisch Buchholz – 13127 Berlin
    Philharmonie Tiergarten – 10785 Berlin
    Platz der Vereinten Nationen Friedrichshain – 10249 Berlin
    Poelchaustraße Marzahn – 12681 Berlin
    Potsdamer Platz Tiergarten – 10785 Berlin
    Potsdamer Str./Bülowstr. Schöneberg – 10783 Berlin
    Prendener Straße Neu-Hohenschönhausen – 13059 Berlin
    Prinzenstraße Kreuzberg – 10969 Berlin
    Püttbergeweg Rahnsdorf – 12589 Berlin
    Pullman Berlin Schweizerhof Tiergarten – 10787 Berlin

    Im Kaupert gibt es keine Taxihalteplätze mit Q

    Taxihalteplätze mit R
    https://berlin.kauperts.de/Adressen/Taxihalteplatz/R

    Radisson Blu Hotel Mitte – 10178 Berlin
    Rathaus Wedding Wedding – 13353 Berlin
    Rathausstraße Mitte – 10178 Berlin
    Reichstag/Südseite Tiergarten – 10557 Berlin
    Rhinstraße Friedrichsfelde – 10315 Berlin
    Rudolf-Virchow-Krankenhaus Charlottenburg-Nord – 13353 Berlin
    Rudower Chaussee Adlershof – 12489 Berlin

    Taxihalteplätze mit S
    https://berlin.kauperts.de/Adressen/Taxihalteplatz/S

    S-Bahnhof Adlershof Adlershof – 12489 Berlin
    S-Bahnhof Ahrensfelde Marzahn – 12689 Berlin
    S-Bahnhof Buch Buch – 13125 Berlin
    S-Bahnhof Friedrichsfelde-Ost Friedrichsfelde – 10315 Berlin
    S-Bahnhof Friedrichshagen Friedrichshagen – 12587 Berlin
    S-Bahnhof Friedrichstraße Mitte – 10117 Berlin
    S-Bahnhof Heerstraße Westend – 14055 Berlin
    S-Bahnhof Heiligensee Tegel – 13503 Berlin
    S-Bahnhof Hermsdorf Hermsdorf – 13467 Berlin
    S-Bahnhof Karlshorst Karlshorst – 10318 Berlin
    S-Bahnhof Kaulsdorf Kaulsdorf – 12621 Berlin
    S-Bahnhof Köpenick Köpenick – 12587 Berlin
    S-Bahnhof Landsberger Allee Prenzlauer Berg – 10407 Berlin
    S-Bahnhof Lichtenberg Lichtenberg – 10317 Berlin
    S-Bahnhof Mahlsdorf 12623 Berlin
    S-Bahnhof Marienfelde Marienfelde – 12277 Berlin
    S-Bahnhof Marzahn Marzahn – 12679 Berlin
    S-Bahnhof Ostkreuz Friedrichshain – 10245 Berlin
    S-Bahnhof Plänterwald Plänterwald – 12435 Berlin
    S-Bahnhof Wilhelmshagen Rahnsdorf – 12589 Berlin
    S-Bahnhof Wittenau Wittenau – 13437 Berlin
    Schellingstraße Tiergarten – 10785 Berlin
    Schildhornstraße Steglitz – 12163 Berlin
    Schloßplatz Köpenick – 12557 Berlin
    Schwanebecker Chaussee Buch – 13125 Berlin
    Senefelder Platz Prenzlauer Berg – 10405 Berlin
    Sheraton Berlin Grand Hotel Esplanade Tiergarten – 10785 Berlin
    Sigismundstraße Tiergarten – 10785 Berlin
    Sömmeringstraße Charlottenburg – 10589 Berlin
    Sperlingsgasse Wilmersdorf – 10719 Berlin
    Spittelmarkt Mitte – 10117 Berlin
    St. Joseph-Krankenhaus Tempelhof – 12101 Berlin
    Staatsoper Mitte – 10117 Berlin
    Sterndamm Johannisthal – 12487 Berlin
    Straße der Pariser Kommune Friedrichshain – 10243 Berlin
    Straßenbahnhof Landsberger Allee Marzahn – 12681 Berlin
    Stuttgarter Platz Charlottenburg – 10627 Berlin

    Taxihalteplätze mit T
    https://berlin.kauperts.de/Adressen/Taxihalteplatz/T

    Tegeler Weg Charlottenburg – 10589 Berlin
    Teupitzer Straße Hellersdorf – 12627 Berlin
    The Westin Grand Mitte – 10117 Berlin

    Taxihalteplätze mit U
    https://berlin.kauperts.de/Adressen/Taxihalteplatz/U

    U- S-Bahnhof Wuhletal Biesdorf – 12683 Berlin
    U-Bahnhof Cottbusser Platz Hellersdorf – 12627 Berlin
    U-Bahnhof Kaulsdorf Nord Kaulsdorf – 12619 Berlin
    U-Bahnhof Krumme Lanke Zehlendorf – 14163 Berlin
    U-Bahnhof Louis-Lewin-Straße Hellersdorf – 12627 Berlin
    U-Bahnhof Ruhleben Westend – 14052 Berlin
    U-Bahnhof Vinetastraße Pankow – 13189 Berlin
    Uhlandstraße Wilmersdorf – 10717 Berlin

    Taxihalteplätze mit V
    https://berlin.kauperts.de/Adressen/Taxihalteplatz/V

    Venusstraße Altglienicke – 12524 Berlin
    Vivantes Klinikum Friedrichshain Friedrichshain – 10249 Berlin
    Volksbühne Mitte – 10178 Berlin

    Taxihalteplätze mit W
    https://berlin.kauperts.de/Adressen/Taxihalteplatz/W

    Waldbühne Westend – 14053 Berlin
    Walther-Schreiber-Platz Friedenau – 12161 Berlin
    Washingtonplatz Moabit – 10557 Berlin
    Wendenschloßstraße Köpenick – 12557 Berlin
    Wilhelmshöher Straße Friedenau – 12161 Berlin
    Wilmersdorfer Straße Charlottenburg – 10627 Berlin
    Wismarplatz Friedrichshain – 10245 Berlin
    Wittenbergplatz Schöneberg – 10789 Berlin

    Im Kaupert gibt es keine Taxihalteplätze mit X

    Im Kaupert gibt es keine Taxihalteplätze mit Y

    Taxihalteplätze mit Z
    https://berlin.kauperts.de/Adressen/Taxihalteplatz/Z

    Zingster Straße Neu-Hohenschönhausen – 13051 Berlin
    ZOB (Busbahnhof) Westend – 14057 Berlin
    Zossener Straße Kreuzberg – 10961 Berlin

    #Berlin #Taxi #Taxihalteplatz #Taxihalteplätze #Taxihalte #Taxistände #Taxistand #Halteplatz #taxi_ranks #Kaupert

  • *La Marine teste l’utilisation de NETS pour piéger les migrants dans la Manche alors que des nombres record traversent illégalement*

    - Des navires militaires ont travaillé avec la UK Border Force pour essayer des tactiques en mai et juin
    - Priti Patel a révélé le stratagème en accusant Paris de la crise actuelle
    – Plus de 2 750 personnes auraient atteint le Royaume-Uni outre-Manche cette année

    La #Royal_Navy a testé l’utilisation de filets pour arrêter les migrants dans la Manche, a révélé hier #Priti_Patel.

    Des navires militaires ont travaillé avec la #UK_Border_Force en mai et juin, essayant des #tactiques pour se déployer contre de petits bateaux traversant la France.

    La ministre de l’Intérieur a fait la divulgation alors qu’elle reprochait à Paris de ne pas avoir maîtrisé la crise des migrants.

    Plus de 2 750 clandestins auraient atteint le Royaume-Uni de l’autre côté de la Manche cette année, dont 90 non encore confirmés qui ont atterri à Douvres hier.

    Ce chiffre se compare à seulement 1 850 au cours de l’année dernière. Dimanche, il y a eu un record de 180, entassés à bord de 15 dériveurs.

    Plus de 2 750 clandestins auraient atteint le Royaume-Uni de l’autre côté de la Manche cette année, dont 90 non encore confirmés qui ont atterri à #Douvres hier

    Les #chiffres montent en flèche malgré la promesse de Miss Patel, faite en octobre, qu’elle aurait pratiquement éliminé les passages de la Manche maintenant.

    Hier, elle a déclaré qu’elle s’efforçait de persuader les Français de « montrer leur volonté » et de permettre le retour des arrivées.

    Mlle Patel a affirmé que les #lois_maritimes_internationales autorisaient le Royaume-Uni à empêcher les bateaux de migrants d’atteindre le sol britannique, mais que Paris interprétait les règles différemment.

    « Je pense qu’il pourrait y avoir des mesures d’application plus strictes du côté français », a déclaré hier Mme Patel aux députés.

    « Je cherche à apporter des changements. Nous avons un problème majeur, majeur avec ces petits bateaux. Nous cherchons fondamentalement à changer les modes de travail en France.

    « J’ai eu des discussions très, très – je pense qu’il est juste de dire – difficiles avec mon homologue français, même en ce qui concerne les #interceptions en mer, car actuellement les autorités françaises n’interceptent pas les bateaux.

    « Et j’entends par là même des bateaux qui ne sont qu’à 250 mètres environ des côtes françaises.

    « Une grande partie de cela est régie par le #droit_maritime et les interprétations des autorités françaises de ce qu’elles peuvent et ne peuvent pas faire. »

    Elle a confirmé que les #navires_de_patrouille français n’interviendront pour arrêter les bateaux de migrants que s’ils sont en train de couler – et non pour empêcher les traversées illégales.

    Au sujet de la participation de la Marine, Mlle Patel a déclaré à la commission des affaires intérieures de la Chambre des communes : « Nous avons mené une série d’#exercices_dans_l’eau en mer impliquant une gamme d’#actifs_maritimes, y compris militaires.

    La ministre de l’Intérieur, photographiée hier, a fait la divulgation alors qu’elle reprochait à Paris de ne pas avoir maîtrisé la crise des migrants

    « Nous pouvons renforcer #Border_Force et montrer comment nous pouvons prendre des bateaux en toute sécurité et les renvoyer en France.

    « C’est effectivement le dialogue que nous entamons actuellement avec les Français pour savoir comment ils peuvent travailler avec nous et montrer leur volonté. Parce que cela ne sert à rien de leur pays.

    Tim Loughton, un député conservateur du comité, a demandé au ministre de l’Intérieur : « Pouvez-vous confirmer que vous pensez que les Français ont le pouvoir – qu’ils prétendent ne pas avoir – d’intercepter des bateaux en mer ? »

    Elle a répondu : ‘Absolument raison. Et c’est ce que nous nous efforçons de réaliser jusqu’au partage des #conseils_juridiques en matière de droit maritime. À travers la pandémie où le temps a été favorable, nous avons vu une augmentation des chiffres et nous devons mettre un terme à cette route.

    « Nous voulons rompre cette route, nous voulons rendre cela #non_viable. La seule façon d’y parvenir est d’intercepter et de renvoyer les bateaux en France. »

    Le ministre français de l’Intérieur, Gerald Darmanin, qui a été nommé il y a seulement dix jours, se rendra à Douvres le mois prochain pour voir l’impact des bateaux de migrants sur la communauté locale.

    « Le ministre de l’Intérieur est de plus en plus frustré par la partie française, mais nous avons de nouveaux espoirs que le nouveau ministre de l’Intérieur voudra régler ce problème », a déclaré une source de Whitehall.

    Hier, neuf passagers clandestins érythréens ont été découverts à l’arrière d’un camion lors d’un service Welcome Break sur la M40. La police a été appelée après que des témoins ont vu des mouvements à l’arrière du camion stationné dans l’Oxfordshire.

    https://www.fr24news.com/fr/a/2020/07/la-marine-teste-lutilisation-de-nets-pour-pieger-les-migrants-dans-la-manc
    #frontières #militarisation_des_frontières #asile #migrations #réfugiés #armée #NETS #Manche #La_Manche #France #UK #Angleterre #pull-back #pull-backs

    #via @FilippoFurri

  • Intelligente Clickworker in Afrika besserrn ihr Gehalt auf, indem sie sich als in Eurpa ansässig ausgeben.
    https://seenthis.net/messages/865121

    Weniger Glücklich machen sich auf den Web nach Europa, um ihrer Misere zu entfliehen. Die unter ihnen, die sich ihren Führerschein in Deutschland anerkennen lassen, finden sich dann oft am Steuer von Uber-Mietwagen wieder und helfen so dem US-Konzern, das lokale Taxigewerbe zu ruinieren.

    #Taxi #Globalisierung #geolocalization

  • C’était octobre 2019, et le Gisti faisait ce communiqué...

    #Allocation_pour_demandeurs_d’asile : NON au changement de fonctionnement de la carte

    L’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) a annoncé le 2 août dernier que la carte de retrait remise aux demandeurs et demandeuses d’asile pour utiliser l’allocation pour demandeur d’asile (ADA) deviendrait - à partir du mois de septembre - uniquement une carte de paiement. De ce fait, elle ne permettra plus de retirer de l’argent liquide dans les distributeurs de billets. Elle n’autorisera pas non plus les virements vers un compte bancaire ou les paiements sur internet.

    Finalement, l’Ofii a publié un communiqué afin d’annoncer que la mise en place de cette nouvelle carte était reportée au 5 novembre.

    Les associations membres de la CFDA et de la Fédération des acteurs de la solidarité, mobilisées quotidiennement auprès des personnes exilées, s’alarment des graves conséquences de cette mesure qui va plonger les personnes demandant l’asile dans une situation encore plus précaire. Rappelons que le montant de l’Ada est nettement inférieur aux besoins d’une personne (6.80 euros par jour pour une personne isolée).

    Même si la France a l’obligation d’héberger l’ensemble des personnes demandant l’asile pendant toute la procédure, moins de la moitié d’entre elles est hébergée par l’État, dans les structures qui leur sont dédiées. Les personnes qui ne sont pas prises en charge dans les structures réservées aux demandeurs d’asile sont dès lors contraintes de trouver un hébergement par leurs propres moyens (locations, colocations, sous-locations, hébergements solidaires), de faire appel aux structures d’hébergement d’urgence ou, en l’absence de places suffisantes dans ces dispositifs, de rester à la rue.

    Dans le cas où les personnes qui ne sont pas hébergées par l’Etat parviennent à accéder à un logement privé, le règlement des loyers ne peut en général s’effectuer que par virement, ou en espèces, l’État n’ayant aucun moyen de contraindre les acteurs privés à s’équiper de terminaux de paiement électronique. Dès lors, les personnes concernées risquent donc tout simplement de perdre leur hébergement du jour au lendemain, alors même que la loi attribue une allocation d’un montant légèrement supérieur (quoique nettement insuffisant pour se loger dignement : 7€40 par jour pour les personnes isolées non hébergées) afin de financer cet hébergement personnel.

    Les demandeurs d’asile n’ayant accès à aucune solution de logement ou d’hébergement et qui survivent dans la rue seront nécessairement confrontés à une dégradation accrue de leurs conditions de vie.

    Le bénéfice avancé par l’Ofii, à savoir la possibilité de jouir des sommes inaccessibles en raison des seuils de retrait, justifie que la carte devienne une carte de paiement, mais ne justifie en rien la suppression de la possibilité de faire des retraits. Le retrait d’espèce relève des services bancaires de base et l’argent liquide est nécessaire pour de nombreux actes de la vie quotidienne.

    Vexatoire et lourde de conséquences, cette mesure semble surtout destinée à exercer un contrôle accru sur les demandeurs et demandeuses d’asile dans l’utilisation de la maigre allocation qui leur est versée en contrepartie de l’interdiction de travailler qui leur est imposée.

    Pour justifier la mise en place de ce dispositif, l’#Ofii invoque le coût élevé du système de carte de retrait et le risque que la manipulation d’argent liquide génère du « racket » : or, ces arguments ne s’appuient sur aucun élément concret, objectif et vérifiable.

    L’Ofii se réfère également à la réussite de ce système en Guyane. Or, telle n’est pas l’appréciation de nos associations présentes sur place : elles ont au contraire constaté que le passage à une carte de paiement a réduit le pouvoir d’achat et compliqué la vie courante des demandeurs d’asile, qui ne peuvent plus acheter de nourriture au marché, ni acheter du gaz, ni payer des tickets de bus.

    L’Ofii a enfin évoqué la possibilité d’effectuer tout de même des retraits d’espèces auprès des commerçants qui pratiquent le « cashback » (le commerçant remet de l’argent liquide au client payant par carte bancaire pour un montant supérieur au bien acheté). Pourquoi mettre en avant cette pratique qui a été surtout mise en place dans les zones rurales pour pallier le manque de DAB, et au demeurant refusée par de nombreux commerçants, plutôt que de laisser la possibilité aux personnes de payer et de retirer de l’argent simplement avec leur carte ?

    En outre, la décision de faire payer les paiements dans les commerces 0,50 € au-delà de 25 par mois (moins d’un paiement par jour) est scandaleuse : elle revient à reporter les frais de fonctionnement de la carte proposée par l’Ofii sur des personnes qui sont sans ressources.

    Voici quelques-unes des conséquences qu’entraînera cette mesure pour les demandeurs d’asile :

    - une baguette à 1,10 €, achetée dans les boulangeries qui acceptent le paiement à partir d’un euro, reviendra, après l’utilisation des 25 paiements autorisés, à 1,60 € ;

    – un ticket de métro coûtera 2,40 € au lieu de 1,90 € ;

    – il sera impossible de payer un hébergement si le logeur n’est pas équipé d’un terminal de paiement ;

    - il sera impossible d’acheter des aliments de première nécessité à bas prix vendus par des commerçants ne disposant pas de terminal de paiement ou sur les marchés.

    Pour toutes ces raisons, les associations membres de la CFDA et de la Fédération des acteurs de la Solidarité demandent au ministère de l’Intérieur et à l’Ofii de revenir sur cette décision et de mettre en place une carte permettant à la fois le retrait d’espèces et la possibilité de payer sur un terminal de paiement.

    https://www.gisti.org/spip.php?article6245

    #asile #migrations #réfugiés #France #allocation #ADA #cash #liquide #carte #frais #carte_de_crédit #carte_de_paiement #carte_de_retrait

  • Le #Conseil_d’État rejette les #recours contre l’arrêté fixant les #frais_d’inscription dans l’enseignement supérieur

    Saisi pour se prononcer sur les frais d’inscription dans l’#enseignement_supérieur public, le Conseil d’État juge qu’ils ne s’opposent pas à « l’#exigence_constitutionnelle de #gratuité » qui vise à assurer l’égal accès à l’instruction. Il précise en outre que cette exigence ne s’applique que pour les formations préparant à des #diplômes_nationaux.

    Plusieurs associations, syndicats étudiants et requérants individuels ont demandé au Conseil d’État d’annuler l’arrêté interministériel du 19 avril 2019 qui fixe les droits d’inscription dans les établissements publics d’enseignement supérieur et prévoit pour les étudiants étrangers « en mobilité internationale » un montant différent de celui payé par les étudiants français, européens ou déjà résidents en France.

    Avant de se prononcer sur ce recours, le Conseil d’État a transmis une question prioritaire de constitutionnalité au #Conseil_constitutionnel.

    La Constitution exige la gratuité de l’#enseignement_supérieur_public, mais des #droits_d’inscription modiques peuvent être demandés

    Le 11 octobre 2019 , le Conseil constitutionnel a déduit une exigence constitutionnelle de gratuité de l’enseignement supérieur public du Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, qui prévoit l’égal accès à l’instruction et l’organisation par l’État de l’enseignement public gratuit. Il a toutefois précisé que des droits d’inscription modiques pouvaient être perçus en tenant compte, le cas échéant, des capacités financières des étudiants. Enfin, le Conseil constitutionnel a laissé au Conseil d’État le soin de contrôler le #montant des frais d’inscription fixés par les ministres au regard de ces exigences.

    Le Conseil constitutionnel n’ayant, en revanche, pas précisé si cette exigence de gratuité pouvait bénéficier à tout étudiant étranger, y compris à ceux venus en France dans le seul but d’y faire leurs études, le Conseil d’État ne se prononce pas sur ce point dans sa décision de ce jour.

    Les frais d’inscription contestés ne font pas obstacle à l’#égal_accès_à_l’instruction, compte tenu notamment des aides et exonérations destinées aux étudiants

    Le Conseil d’État précise que l’exigence de gratuité s’applique à l’enseignement supérieur public pour les formations préparant aux diplômes nationaux (licence, master, doctorat…) mais pas aux diplômes propres délivrés par les établissements de façon autonome ni aux titres d’ingénieur diplômé délivrés par les écoles d’ingénieurs.

    Par ailleurs, il juge que le caractère #modique des droits d’inscription s’apprécie en tenant compte du coût des formations et de l’ensemble des dispositifs d’exonération et d’aides destinés aux étudiants, afin de garantir l’égal accès à l’instruction.

    S’agissant des étudiants « en mobilité internationale », le Conseil d’État estime que les droits d’inscription fixés par l’arrêté attaqué, qui peuvent représenter 30 % voire 40 % du coût de la formation, ne font pas obstacle à l’égal accès à l’instruction, compte tenu des exonérations et aides susceptibles de bénéficier à ces étudiants. Ces droits d’inscription respectent donc l’exigence rappelée par le Conseil constitutionnel, à supposer que ces étudiants puissent s’en prévaloir.

    Les #étudiants_étrangers « en #mobilité_internationale » ne sont pas dans la même situation que ceux destinés à s’établir en France

    Enfin, le Conseil d’État juge que des étudiants « en mobilité internationale », venus en France spécialement pour s’y former, ne sont pas dans la même situation que des étudiants ayant, quelle que soit leur origine géographique, vocation à être durablement établis sur le territoire national. Il valide donc la possibilité de prévoir pour ceux-ci des frais d’inscription différents.

    https://www.conseil-etat.fr/actualites/actualites/le-conseil-d-etat-rejette-les-recours-contre-l-arrete-fixant-les-frais-
    #taxes_universitaires #France #ESR #Bienvenue_en_France

    La décision :
    https://www.conseil-etat.fr/ressources/decisions-contentieuses/dernieres-decisions-importantes/conseil-d-etat-1er-juillet-2020-arrete-fixant-les-frais-d-inscription-d

    Métaliste sur la question de l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiants étrangers :
    https://seenthis.net/messages/739889

    • L’Université à bout de souffle

      Après la loi ORE en 2018, le décret « Bienvenue en France » et l’augmentation des frais d’inscription pour une partie des étudiants étrangers hors-UE en 2019, l’année universitaire qui vient de s’achever a vu une nouvelle réforme menacer les principes fondateurs de l’Université française. Le projet de loi LPPR, ou Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche, est un texte qui propose, en principe, une évolution du budget de la recherche jusqu’en 2030. Dans les faits, la LPPR s’accompagne également de plusieurs mesures vivement contestées par la communauté scientifique : des « CDI de mission » (contrats appelés à se terminer à la fin d’un projet de recherche), des tenures tracks (recrutement accru de professeurs assistants temporaires), ou encore le renforcement d’un système de financement de la recherche basé sur des appels à projets et des évaluations prospectives.

      Maître de conférence, chercheur en Études cinématographiques à l’Université Paris Sorbonne Nouvelle depuis 2006 et codirecteur du Master Cinéma et Audiovisuel depuis 2019, Antoine Gaudin est en première ligne face à cette nouvelle mesure qui menace le monde, déjà fragile, de l’enseignement supérieur et de la recherche. Nous avons voulu nous entretenir longuement avec lui pour faire le point sur les conséquences de la LPPR sur son travail, sur les dernières réformes du quinquennat Macron à l’encontre de l’Université, mais aussi sur les formes possibles de contestation.

      (...)

      À partir du moment où vous avez au pouvoir des gens qui nomment « Bienvenue en France » une mesure ouvertement xénophobe, une mesure qui multiplie par quinze (!) les frais d’inscription pour les étudiants étrangers hors Union Européenne, sans que cette hausse, délirante, ne soit assortie d’aucun avantage par rapport à leurs camarades étudiants français ou européens (ce qui constitue d’ailleurs un cas de discrimination de l’accès à un service public basée sur l’origine géographique), à partir du moment où vous avez au pouvoir des gens qui tordent le langage pour lui faire signifier tout simplement l’inverse ce qui est, vous n’êtes pas simplement face à la pratique de l’enrobage flatteur constituant le support traditionnel de la communication politique. À ce niveau-là, vous avez basculé dans un au-delà de la raison, que l’on appelle parfois post-vérité, que des responsables politiques de haut rang devraient s’interdire d’utiliser, et que des médias critiques et indépendants devraient dénoncer, étant donné le danger qu’il représente pour la démocratie.

      (...)

      Faisons ici un peu d’anticipation. La première évolution possible serait la diminution des effectifs étudiants, qui permettrait aux universités de fonctionner malgré la pénurie de personnels. On en a déjà un peu pris le chemin avec la loi ORE de 2018, aussi nommée Parcoursup, qui a instauré le principe de la sélection à l’entrée de l’Université. Avec la fin d’un accès de droit à l’Université pour tous les bacheliers, on laisse un certain nombre de jeunes gens sur le carreau, en les empêchant d’accéder à un niveau d’études dans lequel ils auraient pu éventuellement se révéler. L’autre solution, pour pouvoir continuer à accueillir l’essentiel d’une classe d’âge chaque année, ce serait l’augmentation du coût des études, c’est-à-dire des frais d’inscription, afin de permettre aux universités devenues « autonomes » d’opérer les recrutements indispensables à un fonctionnement à peu près normal. On sait d’ailleurs, grâce aux MacronLeaks, que c’est globalement cela, le projet à terme, et que la multiplication par quinze des frais d’inscription des étudiants étrangers n’est qu’une façon d’amener ce qui sera sans doute la prochaine grande réforme de l’Université, si jamais la LPPR passe, c’est-à-dire la même hausse des frais d’inscription pour l’ensemble des étudiants. La plupart devront donc souscrire des emprunts bancaires pour faire face au coût de leurs études, ce qui signifie qu’ils passeront plusieurs années, au début de leur vie professionnelle, à rembourser un crédit.

      Bref, l’enseignement supérieur va sans doute à terme se transformer complètement en marché, et les étudiants en entrepreneurs d’eux-mêmes, dans un univers concurrentiel qui les forcera à rationaliser leurs parcours (adieu l’idée de se réorienter, de chercher sa voie, de se cultiver avant tout), afin d’être immédiatement « employables » dans la grande machine économique, et donc de ne pas trop pâtir de leur dette à rembourser. L’idée de l’Université, non seulement comme espace d’apprentissage et d’insertion professionnelle, mais surtout comme espace pour former des citoyens conscients, critiques et émancipés, prendrait alors un nouveau plomb dans l’aile. Quand bien même ce très probable scénario-catastrophe serait finalement abandonné au profit d’une plus grande sélection à l’entrée des facs, ou bien au profit d’une dégradation continue des conditions d’accueil et d’accompagnement, la LPPR nous fait foncer tête baissée vers une nouvelle remise en cause de l’accès à tous à des études gratuites de qualité. Si j’étais étudiant, je m’en inquiéterais et je refuserais cette perspective qui, associée aux réformes des retraites et de l’assurance-chômage, notamment, prépare un avenir bien sombre, où l’autonomie vis-à-vis des mécanismes tout-puissants du marché sera fortement réduite. Ce monde que nos dirigeants politiques sont en train de mettre en place pour eux, il faut que les étudiants disent maintenant, nettement et massivement, s’ils l’acceptent ou le refusent. Après, ce sera trop tard, car hélas on ne revient quasiment jamais sur des réformes de régression sociale une fois qu’elles ont été adoptées.

      https://www.critikat.com/panorama/entretien/luniversite-a-bout-de-souffle

    • Le Conseil d’État permet au gouvernement de fermer l’université

      Ce mercredi 1er juillet, le Conseil d’État a rendu sa décision concernant les contestations portées contre l’arrêté du 19 avril 2019 relatif aux droits d’inscription dans les établissements publics d’enseignement supérieur relevant du ministère chargé de l’enseignement supérieur.

      Cette décision procède d’une véritable réécriture de la décision du Conseil constitutionnel du 11 octobre 2019 qui était venu consacrer, sur le fondement du treizième alinéa du Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, l’exigence constitutionnelle de gratuité de l’accès à l’enseignement supérieur public, avec la perception de droits d’inscription modiques en tenant compte, le cas échéant, des capacités financières des étudiant·es.

      S’affranchissant des garde-fous érigés par les juges constitutionnel·les, le Conseil d’État a écarté toute possibilité de prise en compte de la capacité financière des étudiant·es, en estimant que le caractère modique des frais d’inscription exigés des usagèr·es suivant des formations dans l’enseignement supérieur public en vue de l’obtention de diplômes nationaux doit être apprécié au regard du coût de ces formations.

      Constatant que le « coût annuel moyen » de la formation suivie par un·e étudiant·e en vue de l’obtention d’un diplôme de licence, de master, de doctorat ou d’un titre d’ingénieur·e diplômé·e est évalué à la somme de 10 210 euros par la Cour des comptes, dans son rapport sur les droits d’inscription dans l’enseignement supérieur public de novembre 2018, et à la somme de 9 660 euros par le rapport d’information de l’Assemblée nationale sur l’accueil des étudiant·es extra-européen·nes en France du 13 mars 2019, le Conseil d’État va ainsi s’employer à vider entièrement de sa substance le principe de gratuité dégagé par le Conseil constitutionnel.

      Or, ce montant ne reflète pas la réalité des coûts de formations des différentes filières à l’université. Puisque que la Cour des comptes retient que le coût global d’une formation en santé (médecine, pharmacie, PACES) est de 3 307 euros et représente, en science humaines et sociales, 2 736 euros en licence et 3 882 en masters, les frais appliqués par Bienvenue en France (2 770 euros en Licence, 3 770 euros en Master) conduisent de facto à faire supporter aux étudiant·es étrangèr·es l’intégralité du coût global de leurs formations.

      Eu égard à la fois à la part du coût des formations susceptible d’être mise à la charge des étudiant·es étrangèr·es et aux dispositifs d’aides et d’exonération de ces frais dont peuvent bénéficier ces étudiant·es, le Conseil d’État, sans rechercher si les exigences de gratuité peuvent être utilement invoquées par les étudiant·es étrangèr·es, considère que les montants des droits d’inscription susceptibles d’être effectivement à leur charge ne font pas, par eux-mêmes, obstacle à un égal accès à l’instruction et ne contreviennent pas aux exigences découlant du treizième alinéa du Préambule de la Constitution de 1946.

      Cette approche scandaleuse du Conseil d’État revient donc à soutenir que 2 770 en licence et que 3 770 euros de frais d’inscription est une somme « modique » dès lors que les montants des frais d’inscription à la charge des étudiant·es extra-européen·nes représenteraient près de 30% du coût de la formation dispensée en ce qui concerne le diplôme national de la licence, près de 40% s’agissant du master seraient donc modiques.

      Pour justifier sa décision, le Conseil d’État retient également des dispositifs d’aides et d’exonération des frais d’inscription qui sont accessibles aux étudiant·es étrangèr·es. Or, le mécanisme d’exonération des frais d’inscription ne concerne que 10% des étudiant·es non-boursièr·es (étrangèr·es et français·es) de chaque établissement et, en l’absence de compensation par le ministère de l’enseignement supérieur et la recherche, les établissements vont progressivement restreindre, voire supprimer, l’accès à ce dispositif.

      Concernant les dispositifs d’aides, l’argument est d’autant plus pernicieux que le nombre de bourses du gouvernement français attribué aux étudiant·es étrangèr·es est extrêmement faible, rapporté au nombre d’étudiant·es concerné·es. De même, les bourses nationales des pays d’origine n’existent pas toujours, et lorsqu’elles existent les montants et les critères d’attribution sont très divers à tel point qu’il est presque impossible de calculer une moyenne réaliste des revenus des bourses et aides nationales que peuvent toucher ces étudiant·es extra-européen·nes.

      Le Conseil d’État feint d’ignorer que nonobstant ces dispositifs d’aides, les étudiant·es étrangèr·es doivent également s’acquitter de frais supplémentaires en lien avec leur inscription (frais de visas, frais de transport pour venir en France) mais surtout sont tenus de justifier des ressources mensuelles d’un montant de 615€ par mois pour l’obtention et le renouvellement des visas.

      Enfin, reprenant sa jurisprudence classique, le Conseil d’État a ainsi écarté les argumentaires relatifs au principe d’égalité entre les usagèr·es du service public.

      Ainsi, le Conseil d’État a également considéré qu’il était loisible aux ministres de fixer les montants des frais d’inscription applicables aux étudiant·es inscrit·es dans les établissements publics d’enseignement supérieur en vue de la préparation d’un diplôme national ou d’un titre d’ingénieur·e diplômé·e en distinguant la situation, d’une part, des étudiant·es ayant, quelle que soit leur origine géographique, vocation à être durablement établi·es sur le territoire national, et d’autre part, des étudiant·es venu·es en France spécialement pour s’y former.

      Selon le Conseil d’État, la différence de traitement qui en résulte concernant les montants de frais d’inscription est en rapport avec cette différence de situation et n’est pas manifestement disproportionnée au regard de l’objectif poursuivi de formation de la population appelée à contribuer à la vie économique, sociale, scientifique et culturelle de la Nation et à son développement.

      La démarche du Conseil d’État permet ainsi de valider la position du gouvernement subordonnant le paiement de ces frais différenciés aux seuls étudiant·es étrangèr·es disposant d’une résidence fiscale inférieure à deux ans en France.

      Or, on peut difficilement soutenir par exemple qu’un·e étudiant·e étrangèr·e, qui après avoir obtenu son diplôme de master, entreprend sous couvert d’une autorisation provisoire de séjour d’un an de s’insérer professionnellement en France, n’a pas vocation à être durablement établi·e sur le territoire national ou soit considéré comme n’apportant aucune contribution à la vie économique, sociale, scientifique et culturelle de la Nation et à son développement.

      Le Conseil d’État laisse apparaître une pointe de nationalisme primaire dans cette décision et démontre une parfaite méconnaissance de l’apport des étudiant·es étrangèr·es pour l’économie française. Pour rappel, selon étude menée par l’institut BVA pour Campus France, publiée le mercredi 26 novembre 2014, les étudiant·es étrangèr·es coûtent 3 milliards d’euros et en rapportent 4,65 milliard d’euros à l’État français chaque année soit un bénéfice net de 1,6 milliard d’euros pour l’État français.

      Au-delà des seul·es étudiant·es extra-européen·nes, cette décision du Conseil d’État vient également s’attaquer aux principes fondateurs de l’enseignement supérieur public.

      Ainsi, il est surprenant de constater que le Conseil d’État a jugé utile d’exclure d’office les diplômes d’établissement délivrés en application de l’article L. 613-2 du code de l’éducation ou les titres d’ingénieur diplômé du bénéficie principe d’égal accès à l’instruction et l’exigence constitutionnelle de gratuité alors que le Conseil constitutionnel dans sa décision 11 octobre 2019 avait considéré l’exigence constitutionnelle de gratuité s’applique à l’enseignement supérieur public sans aucune exclusion.

      Le Conseil d’État épouse ici sans aucune justification juridique, la thèse soutenue par la Conférence des présidents d’université (CPU) qui encourage cette pratique tendant à favoriser la multiplication de ces diplômes d’établissement, dont les frais d’inscription échappent à tout contrôle législatif, réglementaire et désormais constitutionnel.

      Le point le plus contestable et dangereux de cette décision résulte de la volonté du Conseil d’État d’apprécier le caractère modique des frais d’inscription exigés des usagèr·es suivant des formations dans l’enseignement supérieur public en vue de l’obtention de diplômes nationaux au regard du coût de ces formations alors que le Conseil constitutionnel avait considéré que cette appréciation devait se faire le cas échéant sur les capacités financières des étudiant·es.

      Cette approche du Conseil d’État représente une grave entaille dans le principe de gratuité dégagé par le Conseil constitutionnel.

      Ainsi, si des frais d’inscription à la charge des étudiant·es étrangèr·es représentant près de 30% du coût de la formation dispensée en ce qui concerne le diplôme national de la licence, près de 40% s’agissant du master, alors qu’il s’agit d’un montant 2770€ et 3770€ respectivement, doivent être considéré comme modiques, les juges du Palais Royal ouvre ainsi la voie à une augmentation drastique et généralisée des frais d’inscription dans l’enseignement supérieur pour l’ensemble des étudiant·es.

      Dans la mesure où cette hausse est jugée conforme à l’exigence constitutionnelle de gratuité, rien n’empêchera les prochains gouvernements d’envisager une telle hausse sans avoir à craindre une censure des juges, visiblement enfermé·es dans leur Palais Royal.

      Alors que le mécanisme d’exonération des frais d’inscription par les établissements ne concerne 10% des étudiant·es non-boursièr·es et que les bourses sur critères sociaux ne concerne que 24 à 27% des étudiant·es, ce choix de Conseil d’État accentuera à l’avenir une polarisation du public pouvant accéder à l’enseignement supérieur, entre d’un côté les boursièr·es bénéficiant des aides de l’État et de l’autre les étudiant·es issu·es de familles aisés. Entre les deux, les étudiant·es provenant de foyer appartenant à la classe dite moyenne devront s’acquitter de ces frais, le cas échéant par l’endettement, ce qui aggravera encore la précarité étudiante.

      Cet échec juridique ne doit toutefois pas signifier la fin du combat. L’inutilité et les méfaits de cette réforme inégalitaire et xénophobe ne sont plus à démontrer. Elle n’est hélas pas isolée. Elle s’insère dans une série de politiques iniques, qui s’attaquent au service public de l’enseignement supérieur et de la recherche depuis des années, et dont le projet de LPPR est un prolongement morbide.

      Ensemble, continuons notre lutte pour une université publique, gratuite, émancipatrice et ouverte pour tou·tes !

      Illustration en une : photographie prise lors de la manifestation du 1er décembre 2018 contre « Bienvenue en France ».

      https://universiteouverte.org/2020/07/03/le-conseil-detat-permet-au-gouvernement-de-fermer-luniversite

    • Validation du plan “Bienvenue en France” : le Conseil d’Etat enterre l’#égalité entre étudiant·es

      Ce mercredi 1er juillet, le Conseil d’Etat a rendu sa décision en réécrivant totalement la décision du Conseil constitutionnel concernant le recours intenté par : UNEF, ASEPEF (Association des Étudiants Péruviens en France), FESSEF (Fédération des Étudiants Stagiaires et Sénégalais de France), AJGF (Association des Jeunes Guinéens de France), ADEEF (Association Des Etudiants Egyptiens en France), SNESUP-FSU, FERC CGT, FERC Sup, Solidaires Étudiant•e•s et FO ESR contre le plan “Bienvenue en France” et la multiplication par 15 des frais d’inscription pour les étudiant•e•s non-européen-ne-s.
      De 30% à 40% des coûts globaux de formations soit 4000 euros : une somme modique selon le Conseil d’Etat…

      Le Conseil d’Etat décide de considérer que 3 770 euros de frais d’inscription est une somme “modique” puisque cela ne concernerait qu’un tiers du coût de la formation par étudiant-e et par an. Pour estimer ce coût, il est établi un calcul généraliste visant à diviser le budget total de la formation (10 210 euros selon la cours des comptes, 9 660 euros selon un rapport de l’assemblée nationale) par le nombre d’étudiant•e•s, hors les formations ont des coûts très différents entre elles.Cette évaluation des coûts de formations n’est ni fine, ni précise puisqu’elle ne va pas dans le détail des formations et dans ce qui constitue ces coûts. De plus, par ce choix, le Conseil d’Etat réécrit le principe établit par le Conseil Constitutionnel qui préconis e de se baser sur l’étudiant•e et non pas sur le coût de la formation : le cout doit rester modique pour l’étuidant.es et non ramené au coût global de la formation.
      Des frais d’inscription qui peuvent être différenciés entre étranger•e•s et français•e•s …

      Le Conseil d’Etat entérine également dans sa décision le fait de pouvoir appliquer des frais différenciés entre étranger•e•s et français•e•s. Il met en avant que le système des bourses accordées par le pays d’origine et la possibilité d’exonération de 10% des étudiant•e•s non-boursier•ère•s par les établissements laisse la possibilité de prendre en considération la situation financière personnelle des étudiant•e•s. Cependant, cet argument est pernicieux. Les bourses nationales des pays d’origine n’existent pas toujours, et lorsqu’elles existent les montants et les critères d’attribution sont très divers à tel point qu’il est presque impossible de calculer une moyenne réaliste des revenus des bourses et aides nationales que peuvent toucher les étudiant•e•s étranger•ère•s.
      A l’absence d’aides s’ajoute aussi des frais supplémentaires, qui, s’ils ne concernent pas directement l’ESR, sont des frais connexes dont on ne peut se passer pour être étudiant•e : frais de visas, frais de transport pour venir en France, obligation de justifier de 615 euros de ressources mensuelles pour l’obtention et le renouvellement des visas ou encore restriction du travail salarié entre 50% et 60% du temps plein.
      … mais surtout une possibilité de sélection par l’argent pour tou•te•s entérinée !

      Enfin, cette décision participe à la dislocation de nos acquis sociaux que le Conseil d’Etat acte aujourd’hui . En effet, le recours ne concerne pas seulement les étudiant•e•s étranger•ère•s, mais tous les étudiant.es en la question du conditionnantement de l’accès à l’enseignement supérieur au paiement d’une somme d’argent importante.
      Ce sont tous les frais exorbitants mis en place dans certaines écoles, qui sont ainsi considérés comme ne faisant pas obstacle à l’accès à l’enseignement supérieur : à terme, tous tout le monde les étudiant.es peut pourrait avoir à payer environ 4000 euros car c’est modique !
      Enfin, de par sa décision, le Conseil d’Etat accepte de reconnaître que le service public et l’accès àl’enseignement supérieur national n’est plus ouvert à toutes et tous peut être conditionné au paiement de frais d’inscription élevés. A travers cette décision, c’est notre modèle social qui est remis en cause puisque le Conseil d’Etat prend acte du fait que l’accès à un service public aussi indispensable à l’individu qu’à la collectivité qu’est l’enseignement supérieur peut être conditionné au paiement de sommes d’argent importante ; il entérine ainsi la possibilité de sélection par l’argent dans l’accès à l’enseignement supérieur.

      https://academia.hypotheses.org/25156

      Lien vers la motion intersyndicale :
      https://f-origin.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/793/files/2020/07/FI-EE-CP-D%C3%A9faite-CE-vf.pdf

    • Bienvenue en France pour qui ? Le Conseil d’État, les #droits_constitutionnels et les #droits_étudiants

      La nation garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L’organisation de l’enseignement public
      gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’Etat.
      Préambule de la #Constitution de 1946,
      intégré au préambule de la Constitution de 1958.

      Hier a été rendue une décision très attendue du Conseil d’État qui statuait sur les frais d’inscription dans l’enseignement supérieur public, tels que fixés par l’arrêté du 19 avril 2019 (https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000038396885&categorieLien=id). Cet arrêt suscite une immense indignation, et elle est justifiée.

      Cet arrêt est le fruit d’une multitude de recours individuels et associatifs (Ligue des droits de l’homme, Unef, CGT FERC Sup, SNESUP, FO ESR, …), rappelée par l’avocat Juan Prosper.

      https://www.youtube.com/watch?v=lsfdzYkSgkc&feature=emb_logo

      Reprenons les choses dans l’ordre : il était très tentant, le 11 octobre 2019, de se réjouir de la décision du Conseil constitutionnel qui, saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité, rappelait que le 13e alinéa du Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 – selon lequel « La Nation garantit l’égal accès […] de l’adulte à l’instruction [et] L’organisation de l’enseignement public gratuit […] à tous les degrés est un devoir de l’État » — s’appliquait aussi à l’enseignement supérieur public.

      "Dans sa décision de ce vendredi 11 octobre 2019 (https://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2019/2019809QPC.htm), le Conseil constitutionnel confirme que la gratuité de l’enseignement supérieur est un principe constitutionnel, distinct du principe de l’égal accès, et qu’il implique que les droits d’inscription demeurent « modiques ». Dans son considérant n°6, le Conseil constitutionnel rappelle qu’« il résulte de la combinaison de ces dispositions que l’exigence constitutionnelle de gratuité s’applique à l’enseignement supérieur public. Cette exigence ne fait pas obstacle, pour ce degré d’enseignement, à ce que des droits d’inscription modiques soient perçus en tenant compte, le cas échéant, des capacités financières des étudiants. »" (Communiqué du collectif défendant la QPC, 11 octobre 2019 ((publié sur Université ouverte, 11 octobre 2019)) : https://universiteouverte.org/2019/10/11/le-conseil-constitutionnel-consacre-le-principe-de-gratuite-de-le)

      En réalité, il est vite apparu que cette décision n’est en rien une courageuse défense du principe de gratuité de l’enseignement supérieur public, mais une véritable démission (https://blogs.mediapart.fr/paul-cassia/blog/131019/frais-d-inscription-des-etudiants-une-gratuite-couteuse) : sous l’apparence du respect du préambule de 1946, le Conseil constitutionnel remet tout simplement au pouvoir réglementaire et à son juge attitré, le Conseil d’État, les clés de l’obligation constitutionnelle de gratuité de l’accès à l’enseignement supérieur public. Le Conseil constitutionnel évince, au passage, le Parlement d’un débat pourtant central, puisqu’il s’agit rien moins que du débat sur l’ouverture et la fermeture de l’accès à l’enseignement supérieur. Toute la discussion s’en trouve déplacée : on passe d’une gratuité solennellement proclamée par le Préambule constitutionnel, sans aucune ambiguïté, à un jeu ouvert d’interprétations, celui consistant à savoir ce qu’il faut entendre, exactement, par caractère « modique » des droits d’inscription.

      Dans sa décision rendue hier, le Conseil d’État a choisi de profiter pleinement de ce pouvoir d’interprétation complaisamment reconnu. Pourtant, le ministère ne lui avait pas facilité la tâche, poussant très loin le bouchon : avec l’arrêté du 19 avril 2019, Frédérique Vidal a non seulement décuplé une part des frais d’inscriptions, n’hésitant pas à les faire monter jusqu’à 2770 euros pour le diplôme national de la licence et 3770 euros pour le diplôme national de master ; mais elle a en outre choisi d’appuyer cette explosion des frais sur une discrimination, entre une catégorie d’étudiant.es désigné.es comme « en mobilité internationale », d’une part, et le reste des étudiant.es, d’autre part.

      Alors le Conseil d’Etat a fait ce qui, depuis son origine, justifie son existence : il a produit un discours juridique un tant soit peu cohérent afin de faire passer un monstre réglementaire pour une bête mesure d’application des textes auxquels le gouvernement est soumis. Cela supposait tout de même du Conseil d’État un vrai tour de force : il a d’abord fallu oser soutenir que des frais d’inscription de plusieurs milliers d’euros ne méconnaissent en rien le « devoir de l’État » de proposer un « enseignement public gratuit » ; il a ensuite fallu oser expliquer en quoi l’application de ces frais aux seul.es étudiant.es dit.es en « mobilité internationale » ne représente pas une atteinte au principe d’égalité entre les usager·es du service public.

      La magie du droit est, précisément, de rendre possible un tel tour de force, pourtant parfaitement contre-intuitif. Ce sont les deux temps de la démonstration du Conseil d’État : dans les paragraphes 13 à 19 pour ce qui concerne l’atteinte au principe de gratuité, et dans les paragraphes 20 à 25 pour ce qui concerne la méconnaissance du principe d’égalité.

      La #gratuité_payante

      C’est sur le premier de ces deux temps que le Conseil d’État était le plus attendu. Dans le monde parallèle du droit, le Conseil constitutionnel avait exécuté le premier pas : ce qui est d’un coût modique est « gratuit »1. Restait au Conseil d’État à faire le second : trois mois de SMIC pour douze mois d’étude en M1, c’est « modique » ; 16 000 euros pour cinq ans d’études, c’est « modique » . Ou, plus précisément, c’est « modique » , et donc c’est « gratuit » .

      Pour en arriver à ce qui n’est rien d’autre qu’un retournement des mots, le Conseil d’État n’a pas exactement fait dans la subtilité : la modicité, explique-t-il, doit s’apprécier de manière relative, à la fois au regard du « coût des formations » et « compte tenu de l’ensemble des dispositions en vertus desquelles les usagers peuvent être exonérés du paiement de ces droits et percevoir des aides ». Reste alors simplement à tricher sur cette double mise en relation, et le tour est joué :

      – s’agissant du coût des formations, le Conseil d’État fait une moyenne générale du coût des formations dans toutes les disciplines, ce qui lui permet de soutenir que les nouveaux frais d’inscription ne correspondent qu’à 30 % du « coût annuel moyen » d’une formation de Licence et à 40 % du « coût annuel moyen » d’une formation de Master. Évidemment, cela n’a aucun sens si l’on veut bien se souvenir des fortes disparités de coût entre les disciplines : un étudiant extra-européen s’inscrivant en licence en SHS s’acquitte désormais de droits d’inscription qui sont supérieurs au coût moyen de sa formation.
      – s’agissant des aides et exonérations, le Conseil d’État fait plus simple encore : il rappelle que ces aides et exonérations sont possibles. Qu’elles soient distribuées ou non, qu’importe : dans les nuages de l’argumentation juridique, le réel n’a aucun intérêt.

      Il est un point, cependant, qui a moins été remarqué, et qui nous semble très important. Au détour d’une phrase de l’arrêt (§19) ainsi que dans le communiqué de presse, le Conseil d’État fait quelque chose de tout à fait inhabituel : un appel du pied au ministère, pour l’avenir. Pour le Conseil d’État, en effet, rien ne permet de dire que l’exigence constitutionnelle de « gratuité » doive bénéficier aux étudiant.es « mobilité internationale » : il n’est pas sûr, explique-t-il, que

      « les exigences découlant du treizième alinéa du Préambule de la Constitution de 1946 [puissent] être utilement invoquées au bénéfice de ces étudiants ».

      Ou comment dire au ministère qu’augmenter encore bien davantage les frais d’inscriptions de ces étudiant·es, ça se tente.

      L’#égalité_discriminatoire

      S’agissant de la seconde question juridique à trancher – l’atteinte au prinicpe d’égalité du fait de la discrimination entre une catégorie d’étudiant·es désigné.es comme « en mobilité internationale », d’une part, et le reste des étudiant·es, d’autre part –, le Conseil d’État ne s’embarrasse pas de nuances : seuls les seconds ont « vocation à être durablement établis sur le territoire national », car les premiers sont seulement « venus en France pour s’y former », sans être « appelés à contribuer à la vie économique, sociale, scientifique et culturelle de la Nation et à son développement ». Voici donc que chaque individu se voit attribuer par l’État une « vocation », à laquelle il se trouve « appelé » : ce déterminisme d’État, fondé sur l’incorporation d’individus dans telle ou telle catégorie juridique, est proprement effrayant. N’y a-t-il donc plus personne au Conseil d’État pour sonner l’alerte quant à la charge de certains mots et de certaines argumentations ? Ironie de l’histoire, la Constitution de 1946 visait justement à combattre un certain régime honni : elle semble définitivement enterrée sous les immondices qu’elle visait à déjouer.

      *

      Une chose est sûre, pour finir : avec cette décision, la boîte de Pandore est désormais ouverte, et presque tous les garde-fous sont tombés. Demain, il suffira donc d’un simple arrêté pour que les frais que l’on impose aujourd’hui aux étudiants « en mobilité internationale » soient étendus à tou.tes. Et il suffira d’une simple loi – une loi modifiant les articles L. 132-1 et L. 132-2 du code de l’éducation – pour que l’on institue des frais du même ordre aux élèves de l’enseignement primaire et de l’enseignement secondaire.

      Bref, le Conseil constitutionnel et le Conseil d’État, dans un impressionnant pas de deux, ont tué l’alinéa 13 du préambule de 1946. Et ils l’ont tué par un simple jeu d’interprétations.

      https://academia.hypotheses.org/25122

  • Acupressure mat - Wikipedia
    https://en.wikipedia.org/wiki/Acupressure_mat

    Zilberter found the person who created the first acupressure mat was Ivan Kuznetsov, a Russian music teacher who suffered from chronic pain. He had a severely impaired peripheral circulation and muscle spasm to the point that he could not move his limbs. Acupuncture was the only treatment that made him feel better, but the cost per session was too expensive for him, and only a few clinics in the country offer free acupuncture. He tried to learn how to perform acupuncture on himself, but he failed because he could not reach all the acupressure points on his back.

    Kuznetsov then decided to pierce a sheet of tire rubber with thousands of office pins ¼ inch apart and lay on it to reach the acupressure points of his back. His idea worked and called his invention “Iplikator” and filed a patent in 1979. Since his invention, thousands of clinics in Russia tested the Iplikator and it was featured in a science magazine called Invention and Rationalization in 1981. The Department of Public Health in Russia approved the manufacturing and sale of the device with no trials

  • « La situation de la psychiatrie en France est passée de grave à catastrophique »,Jean de Kervasdoué (économiste de la santé, il a été directeur des hôpitaux au ministère de la santé de 1981 à 1986. Daniel Zagury (psychiatre, expert auprès de la cour d’appel de Paris).
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/07/01/la-situation-de-la-psychiatrie-en-france-est-passee-de-grave-a-catastrophiqu

    Parce que l’Etat maintient sur ce secteur une pression financière « à l’exclusion de toute autre vision », il laisse le personnel, médecins et soignants, livré à lui-même et croulant sous le poids des tâches administratives, déplorent l’économiste Jean de Kervasdoué et le psychiatre Daniel Zagury dans une tribune au « Monde ».

    Tribune. Les partis politiques n’abordent les questions de santé que sous leur aspect économique et financier. Il y a fort à parier que, après le choc de l’épidémie de Covid-19, il ne sera pas dit grand-chose de la santé mentale qui, à notre connaissance, n’est pas à l’agenda du Ségur de la santé (lancé le 25 mai https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/05/25/segur-de-la-sante-sept-semaines-pour-refonder-le-systeme-de-soins-francais_6). Pourtant, depuis une décennie, la situation est passée de grave à catastrophique. Certes, de tout temps, la folie – terme aujourd’hui refoulé – a dérangé, mais le rejet collectif du différent, de l’anormal dans une société du bien-être n’explique pas à lui seul la persistance du massacre. Certes, la reconnaissance publique par Agnès Buzyn [ ministre de la santé de mai 2017 à février 2020 ] de l’abandon de la psychiatrie a dégagé l’Etat d’une posture perverse de déni, mais, sur le fond, rien n’a changé.

    Pour prendre en charge les 2,1 millions de patients suivis par les « secteurs » psychiatriques, une organisation très particulière et spécifique a été conçue dans les années 1960 : le secteur psychiatrique. Le suivi des patients est géographique ; la prise en charge est globale et, pour y parvenir, le secteur dispose d’une équipe, d’un service d’hospitalisation et de très nombreuses autres formes de prise en charge : hôpital de jour, hôpital de nuit, centre de consultation médico-psychologique (CMP), centre d’accueil thérapeutique à temps partiel (CATTP)… Le financement provient d’une dotation globale annuelle plus contrainte encore, depuis 2011, que celle de l’hospitalisation traditionnelle. Si, en principe, l’égalité règne, la réalité depuis vingt ans est scandaleusement autre, car certains secteurs n’ont plus de psychiatres ! Plus de 1 000 postes ne sont pas pourvus, soit de l’ordre de 20 % des postes du secteur public.

    Présence soignante réduite au minimum

    La politique menée depuis trois décennies consiste à prétendre, sous couvert de déstigmatisation, que la psychiatrie serait une spécialité médicale comme les autres. Ainsi, les hôpitaux psychiatriques ont perdu leur qualificatif et sont devenus des « centres hospitaliers ». Il n’y a plus de concours particulier pour devenir psychiatre ; le choix de cette spécialité, après le concours de l’Internat, dépend donc du rang de classement, comme si l’on choisissait d’être psychiatre parce que l’on n’avait pas pu devenir chirurgien ! Une partie des postes offerts à l’internat n’ont pas de candidats.

    Il n’y a plus non plus de formation spécifique des infirmiers psychiatriques [supprimée en 1992 par un gouvernement socialiste, ndc]. Les dimensions relationnelles et institutionnelles, dans la formation des jeunes psychiatres, ont disparu ; on a réduit au minimum la présence soignante en imposant des tâches bureaucratiques chronophages et débilitantes ; on a dépouillé le chef de service de tout pouvoir sur sa propre équipe ; on a cassé le binôme mythique chef de service-cadre infirmier supérieur, qui depuis Pinel et Pussin [respectivement médecin aliéniste et surveillant à l’asile Bicêtre puis à la Salpêtrière, à Paris, à la fin du XVIIIe siècle], organisait le soin, en faisant basculer les cadres vers l’administratif ; on a transformé chaque garde en enfer : il ne s’agit plus d’examiner et de soigner, mais de débarrasser les urgences de malades transformés en « patate chaude » et de faire du psychiatre de garde un « bed manager » , cherchant désespérément des lits pendant toute la nuit.

    La psychiatrie est une discipline médicale complexe, dont le meilleur a toujours consisté dans un regard en plusieurs registres et dans une écoute en plusieurs dimensions. La psychiatrie est bio-psycho-sociale, ce qui d’ailleurs pose des problèmes très particuliers dans l’enseignement et la recherche de cette discipline. La césure entre les universitaires et les praticiens y est d’ailleurs forte. En effet, les universitaires sont par essence spécialisés et, de surcroît, leur conception de la discipline varie considérablement d’une université à l’autre, voire d’un enseignant à l’autre, alors que la pratique d’un psychiatre de secteur doit être intégrative [faire intervenir diverses disciplines pour répondre aux besoins spécifiques du patient].

    Des procédures très lourdes

    Mais ce n’est pas tout, et l’histoire décernera certainement une mention particulière à Nicolas Sarkozy. Après le meurtre d’un étudiant par un malade mental en 2008 à Grenoble, il a en effet clairement laissé entendre que les malades mentaux faisaient courir un danger à la population https://www.lemonde.fr/societe/article/2008/12/02/sarkozy-promet-70-millions-d-euros-aux-hopitaux-psychiatriques_1126055_3224. et a notamment modifié « l’hospitalisation sans consentement ». Sans entrer dans les détails, sous couvert de donner plus de liberté aux malades, les procédures sont devenues très lourdes et impliquent certes les psychiatres, mais aussi le directeur de l’établissement, le préfet et surtout le juge des libertés et de la détention. La complexité et l’inutilité de certaines de ces obligations ont accru le poids du travail des administrations hospitalières, transformé les secrétariats médicaux en greffes de tribunaux et les dossiers médicaux en pièces judiciaires. On a imposé à la psychiatrie un schéma narratif qui n’est pas le sien.

    Au temps de la mise en place du secteur psychiatrique (1960-1985), « les décideurs de la santé » venaient rencontrer les soignants, discuter avec eux. Nous n’étions pas « les uns contre les autres ». Ils n’étaient pas murés dans leur bureau, devant des tableaux Excel, à produire des recommandations, des protocoles, des procédures, des programmes, des guides de bonnes pratiques… On n’imposait pas d’interminables réunions sur la certification et sur les processus qualité à des médecins constatant chaque jour l’effondrement de la qualité des soins. On ne distribuait pas de livret d’accueil à des patients scandaleusement contentionnés plusieurs jours aux urgences faute de lits ! L’hôpital est devenu fou de cette coupure et de cette hostilité entre ceux qui gèrent et ceux qui soignent, comme de cette logique descendante de schémas abstraits supposés miraculeusement s’adapter au terrain.

    Face au désastre désormais reconnu, il faut contraindre l’Etat à sortir de sa posture perverse. L’Etat « pervers », c’est celui qui maintient la pression financière, à l’exclusion de toute autre vision ; qui clive les « décideurs » et les exécutants ; qui multiplie les missions de service public, sans se préoccuper de leur faisabilité ; qui laisse en bout de course l’aide-soignant, l’infirmier ou le psychiatre assumer les dysfonctionnements, quand il ne les leur impute pas. Certains se sont suicidés de devoir porter sur leurs épaules les conséquences de ce qu’ils n’ont cessé de dénoncer dans l’indifférence. Croire que quelques insultantes médailles en chocolat pour les valeureux guerriers du Covid ou quelques augmentations de salaire vont suffire, c’est tout simplement n’avoir rien compris à ce que nous a montré la pandémie, sur fond de crise ancienne de la psychiatrie.

    L’homme qui a libéré les fous. Marie Didier conte les origines de la psychiatrie à partir du destin extraordinaire de Jean-Baptiste Pussin.
    https://www.lemonde.fr/livres/article/2006/04/06/l-homme-qui-a-libere-les-fous_758683_3260.html

    La psychiatrie « au bord de l’implosion » en France https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/09/18/la-psychiatrie-publique-au-bord-de-l-implosion_5511845_3224.html

    Sauver la psychiatrie publique
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/09/19/sauver-la-psychiatrie-publique_5512277_3232.html

    Covid-19 : la crainte d’une « deuxième vague psychiatrique »
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/05/13/covid-19-la-crainte-d-une-deuxieme-vague-psychiatrique_6039495_3224.html

    #folie #psychiatrie (destruction de la) #soin

    • Outre les articles cités par Le Monde (ci-dessus), des repères historique : PSYCHOTHÉRAPIE INSTITUTIONNELLE et FORMATION INFIRMIÈRE - CIRCONSTANCES - NAISSANCE - RÉFÉRENCES -http://psychiatriinfirmiere.free.fr/psychotherapie-institutionnelle/formation-infirmiere.htm
      Voir en particulier les années 80 (la suppression de 40 000 lits en psychiatrie est programmée en 1982)

      Jean de Kervasdoué aurait des remords ?
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_de_Kervasdoué#Parcours_et_réalisation

      Jean de Kervasdoué est directeur des hôpitaux au ministère de la Santé, de 1981 à 19863. Ce poste correspondant aujourd’hui à celui de directeur de l’hospitalisation et de l’organisation des soins, l’une des principales directions du ministère de la Santé.

      Il met en œuvre une réforme du mode de financement des hôpitaux publics. Auparavant, le budget des établissements hospitaliers était calculé sur la base d’un prix de journée, et chaque journée passée par un malade dans un hôpital était facturée selon un tarif national à l’Assurance Maladie. Il supprime ce mode de financement et impose le budget global. À partir de 1983, à chaque établissement est attribué un budget annuel, augmenté chaque année selon un indice de revalorisation.

      Parallèlement à cette réforme du financement, il introduit à l’hôpital le Programme de médicalisation des systèmes d’information, ou PMSI. Il s’agit d’un cadre de recueil et d’analyse précis des actes réalisés par les hôpitaux. Ce système, introduit en 1983 n’est généralisé qu’à partir de 1995. C’est à partir de la mise en œuvre du PMSI que la tarification à l’activité est développée.

      Le PMSI, genèse de la T2a extrait de Enquête militante sur les logiciels de recueil de données en Psychiatrie. Pour construire la grève des données.
      https://printempsdelapsychiatrie.files.wordpress.com/2020/04/enquc3aate-militante-sur-les-logiciels-de-recueil-de-donnc3a9es-en-psychiatrie.pdf

      Ces instruments de gestion sont intégrés au Programme de Médicalisation des Systèmes d’Information (PMSI), présenté comme un outil de description et de mesure médico-économique de l’activité hospitalière, propulsé par Jean de Kervasdoué dès 1982 alors qu’il est responsable de la Direction des Hôpitaux. En plus d’avoir été directeur des Hôpitaux de Paris, Jean de Kervasdoué a été économiste de la santé, titulaire de la chaire d’économie et de gestion des services de santé du CNAM et membre de l’Académie des Technologies. Ce technocrate zélé est très engagé contre les écologistes, il dénigre le principe de précaution défendu par ces derniers et écrit à son encontre un réquisitoire en 2011 !. Par ailleurs, Jean de Kérvasdoué vante les mérites du tout nucléaire et déclare que « les OGM sont un bienfait pour l’humanité » ou encore que « l’utilisation actuelle des pesticides n’est pas dangereuse pour la santé ». Oui... un type formidable qui gagne à être connu, notamment comme le promoteur du... PMSI !

      Après une période de tests et d’affinement du programme dans des hôpitaux pilotes, la loi du 31 juillet 1991 portant réforme hospitalière stipule : « les établissements de santé publics et privés doivent procéder à l’analyse de leur activité médicale ». Ces établissements doivent transmettre aux services de l’État et à l’Assurance maladie « les informations relatives à leurs moyens de fonctionnement et à leur activité » selon les articles L. 6113-7 et L. 6113-8 du code de la santé publique. À cette fin, ils doivent « mettre en œuvre des systèmes d’information qui tiennent compte notamment des pathologies et des modes de prise en charge ». En l’occurrence, ces Systèmes d’Information ne sont
      rien d’autre que les outils informatiques.

      Le PMSI va alors permettre un recueil de données médicales et économiques : « médicale, car son premier niveau de classification est fondé sur des critères médicaux et économiques, car les séjours classés dans un même groupe ont, par construction, des consommations de ressources voisines ».
      Le « groupe » dont il est ici question est ce que l’on retrouve sous l’appellation de Groupe Homogène
      de Malade (GHM) et nécessite le recours à l’informatique pour gérer des données sinon trop complexes à traiter : « l’application de l’algorithme de groupage est réalisée à l’aide d’un outil logiciel : la fonction de groupage , produite par l’Agence Technique de l’Information sur
      l’Hospitalisation (ATIH) chaque année. » Cette notion de GHM est très importante et son origine est significative. Aux Etats-Unis, à la fin des années 70, les assureurs privés veulent disposer d’une facturation individualisée des séjours hospitaliers. Un économiste de la santé, le Dr Fetter, propose en 1979 le système des Diagnosis Related Groupes (DRG) ou Groupe de Diagnostics Analogues dans lequel le diagnostic principal, celui de la maladie dont le traitement organiserait le séjour, est censé « expliquer » le coût de l’ensemble du séjour.
      C’est Jean de Kervasdoué qui importe ces DRG « qu’il a découvert lors de son passage à l’université de Cornell, aux Etats Unis, [et] qui constitueront l’architecture du système d’information et de financement de l’hôpital pour les décennies suivantes ».

      On voit bien ici comment l’informatisation de la santé est un enjeu de taille pour les néolibéraux et
      les marchés financiers. En effet, ce sont les GHM qui permettent de définir un coût moyen complet
      ainsi que la décomposition de ce coût en composantes (personnel médical, infirmerie, consommables
      etc.) permettant de faire varier les dépenses en fonction d’un nouveau protocole ou d’une nouvelle
      thérapeutique33 afin de dégager du temps pour de nouvelles activités et rentabiliser l’hôpital en le
      maintenant à « flux tendu ». On peut à ce titre parler d’une véritable taylorisation de la santé. En 1989
      sont alors créés les Départements d’Information Médicale (DIM) qui, au sein de chaque
      établissement de santé, œuvrent à la collecte et au bon déroulement du recueil des données médicales
      avant de les transmettre à l’ATIH. Il faut tout de même savoir que des médecins sont responsables de
      ces « unités » à temps plein. Des médecins qui ne voient pas de patient. Ils traitent uniquement des
      données ! Le PMSI permettrait selon ses promoteurs de disposer du coût réel des hospitalisations en France, « données essentielles aux études médico-économiques ». Il serait supposé, de ce fait, être un « outil de réduction des inégalités de ressources entre établissements de santé » ,entre départements et entre régions.
      Et c’est la formation des GHM, dans le cadre du PMSI, qui a permis d’opérer « la transformation des coûts moyens par séjours en tarifs » dont va logiquement découler la création de la Tarification à l’Acte (#T2a) en 2004.

      #économie #santé #taylorisation #informatisation_de_la_santé

  • #Coronavirus : au #Maroc, des dizaines de migrants sub-sahariens arrêtés et confinés de force

    Alors que le nombre de contaminations au Covid-19 continue d’augmenter au Maroc, de nombreux migrants affirment être arrêtés et mis en #quarantaine dans des conditions pénibles, le temps de subir des tests de #dépistage. ONG et défenseurs des droits des migrants dénoncent des pratiques discriminatoires.

    Une cinquantaine de migrants sub-sahariens ont été arrêtés dimanche 21 juin, chez eux, sur leur lieu de travail et parfois dans la rue par la police marocaine qui les a conduits dans une école de la ville de #Laâyoune, dans la région du #Sahara_occidental. Pendant sept jours, ils ont été entassés dans des salles de classe, sans accès à l’eau courante ou à des vêtements propres, sans possibilité de sortir ou de s’alimenter correctement. Tous ont subi des tests de dépistage au coronavirus avant d’être relâchés dans la soirée, dimanche 28 juin. Ceux testés positifs au Covid-19 ont été mis en quarantaine dans un #hôtel où ils reçoivent notamment un traitement à la #chloroquine.

    « On est libres mais sous le choc », confie à InfoMigrants Mohamed*, un jeune Ivoirien qui travaille au Maroc depuis trois ans. « J’étais chez moi le jour où la police nous a emmenés. Je suis sorti car j’entendais des cris dehors. Mes voisins refusaient de se laisser embarquer. Lorsque les policiers m’ont vu, ils m’ont aussi demandé de les suivre pour faire le test du coronavirus. Je ne portais qu’un short sur moi. J’ai voulu aller chercher des vêtements et mon téléphone, ils m’ont dit que ce n’était pas la peine, qu’il y en avait juste pour 4 heures. »

    Mohamed était loin de se douter qu’il allait passer une semaine en enfer. Cinq heures après son arrivée à l’école de Laâyoune, une équipe médicale s’est présentée pour lui faire passer un premier dépistage. « On était plus de 50. Personne ne pouvait sortir tant qu’on n’avait pas les résultats. Trois jours plus tard, on a appris que 11 personnes étaient positives. Elles ont été mises à l’écart dans un hôtel où ils leur donnent des médicaments. »

    « Les Africains sub-sahariens sont traités différemment »

    Ayant été au contact des 11 malades, le reste du groupe a subi un second test vendredi, tout en étant maintenu dans des conditions de vie déplorables et sans aucune visibilité sur leur date de sortie. « On a été traités comme des animaux. Tout était très sale, on dormait par terre sur des petits matelas. Il n’y avait pas d’eau dans les toilettes. On nous donnait deux morceaux de pain par jour, du riz et parfois une sardine ou du lait concentré », raconte à InfoMigrants Amadou*, un Guinéen de 20 ans, lui aussi retenu dans l’école de Laâyoune. La police est venue le chercher sur son lieu de travail, un salon de coiffure afro où il exerce depuis un an. « Ils ne regardent même pas ceux qu’ils arrêtent, tout ce qui compte c’est qu’on ait la peau noire », lâche le jeune Guinéen, criant à la discrimination.

    Un sentiment que partage Cynthia Magallanes-Gonzales, une sociologue américaine, docteure en migrations de l’Université du Michigan, qui travaille au Maroc depuis quatre ans. « Ces personnes ont été clairement arrêtées à cause de leur #couleur_de_peau puis placées dans des lieux qui s’apparentent à des #centres_de_rétention puisqu’il y a une #surveillance_policière permanente et interdiction d’en sortir », commente-t-elle pour InfoMigrants, ajoutant que plusieurs migrants sur place lui avaient confié souffrir de fortes angoisses.

    https://twitter.com/drchismosa/status/1276143702084407298?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E12

    « Les Marocains aussi se font dépister, mais pas dans les mêmes conditions, évidemment. D’autres personnes originaires de pays occidentaux ne seraient pas non plus retenues de la sorte. Les Africains sub-sahariens ont un traitement différent », poursuit la sociologue.

    Selon l’Association marocaine des droits humains (AMDH), cette pratique « d’arrestations et d’enfermement illégal des migrants » s’observe « partout au Maroc, y compris dans le nord à #Nador et #Tétouan » près de l’enclave espagnole de Ceuta, « mais aussi à #Tanger », au niveau du détroit de Gibraltar qui sépare le Maroc de l’Espagne de seulement quelques dizaines de kilomètres. Ces vagues d’arrestations ont débuté à la mi-mars, affirme l’association, interrogée par InfoMigrants.

    Des tests de dépistage falsifiés ?

    Mais ces dernières semaines, ce sont surtout les villes de la côte atlantique sud du Maroc, face à l’archipel espagnol des #Canaries, qui sont dans le viseur des autorités. L’AMDH a indiqué à InfoMigrants que 32 hommes, cinq femmes et leurs enfants étaient actuellement toujours enfermés dans un centre d’accueil à #Tarfaya, à une centaine de kilomètres au nord de Laâyoune, dans des conditions toutefois quelque peu « meilleures par rapport aux autres centres d’#enfermement ». Testés positifs au coronavirus, ils doivent être « libérés après avoir achevé leur traitement à la chloroquine dans trois jours ».

    Un peu plus au nord, à #Tan-Tan, la situation est plus tendue. L’AMDH a recensé un groupe de 33 migrants dont « 20 femmes et 3 bébés » placés en quarantaine dans l’#hôtel_Hagounia depuis sept jours « sans qu’ils n’aient subi un seul dépistage au Covid jusqu’à présent ».

    La côte atlantique sud du Maroc est devenue ces derniers mois une vraie plaque tournante de la migration tandis que la route dite de la « Méditerranée centrale », via la Libye, apparaît de moins en moins praticable et particulièrement dangereuse. « Beaucoup de migrants partent de Laâyoune pour rejoindre les Canaries juste en face. Sauf que récemment, les autorités espagnoles de l’archipel ont annoncé avoir secouru 30 migrants en provenance de Laâyoune, porteurs du coronavirus. Il n’y avait eu qu’une petite dizaine de cas dans la ville jusqu’à présent alors les gens et les médias locaux ont commencé à faire le raccourci entre migrants et Covid », explique Cynthia Magallanes-Gonzales. La découverte d’un foyer épidémique dans une usine de poissons qui emploie principalement des étrangers a achevé de cristalliser les inquiétudes autour des migrants sub-sahariens de Laâyoune.

    Même chose à Tarfaya où un #cluster a été identifié, le 21 juin, dans un centre d’hébergement pour migrants : le ministère de la Santé a annoncé 37 nouveaux cas en 24 heures, alors que la zone ne dénombrait jusqu’à présent que sept personnes contaminées.

    « Les autorités cherchent à rassurer la population marocaine en mettant tout sur notre dos, c’est injuste », s’insurge Mohamed, l’Ivoirien. « Ils font passer les migrants pour malades, mais c’est faux. Les résultats des tests sont falsifiés : ils barrent la mention ’négatif’ et écrivent ’positif’ à côté au stylo », accuse le jeune homme qui a transmis plusieurs photos à InfoMigrants pour étayer ses propos. Un porte-parole du ministère de la Santé basé à Laâyoune affirme, sur les réseaux sociaux, suivre la situation de très près et assure qu’il ne s’agit que d’une « erreur d’impression » qui a été corrigée à la main.

    Des arguments qui ne passent pas auprès de Mohamed, Amadou et les autres, convaincus d’être des bouc-émissaires. « On a été relâchés sans aucun papier attestant qu’on avait fait le dépistage. J’ai peur d’être de nouveau arrêté à tout moment, alors je me cache et je limite mes déplacements », conclut Mohamed, désabusé.

    *Prénom modifié par souci d’anonymat

    https://www.infomigrants.net/fr/post/25682/coronavirus-au-maroc-des-dizaines-de-migrants-sub-sahariens-arretes-et

    #migrations #asile #réfugiés #covid-19 #discriminations

    signalé ici aussi :
    https://seenthis.net/messages/863827

    • Marruecos encierra a migrantes en centros del Sáhara, a base de pan y leche, tras acusarlos de propagar el virus

      La Asociación Marroquí de Derechos Humanos (AMDH) y la entidad saharaui Equipe Media alertan del arresto de decenas de migrantes subsaharianos en El Aaiún y Tarfaya después de ser señalados por las autoridades marroquíes como los culpables del brote de coronavirus en la región.

      «Nos han encerrado a todos los black [negros]. Dicen que todos los black están infectados con corona. Yo no tengo coronavirus. No sabemos qué nos van a hacer», se escucha a una mujer subsahariana en un vídeo que graba desde una furgoneta junto a otras ocho mujeres antes de que un hombre enfundado en un traje de protección anti-covid abra la puerta para hacer subir a otra joven.

      «Ayudadme. Voy a morir aquí. Los militares nos tienen encerrados y nos obligan a tomar comprimidos contra el coronavirus. Yo no tengo el corona. Ayudadme, por favor», lamenta otra mujer en un segundo vídeo en el que aparece con su hijo pequeño sobre su regazo.

      Estos dos testimonios no son casos aislados, sino que representan la realidad de la población negra en el Sáhara Occidental ocupado por Marruecos que, desde mediados de este mes de junio, es detenida por la gendarmería en las calles o en sus propios domicilios para ser trasladados a centros de internamiento bajo la excusa de someterlos a pruebas de coronavirus, según señalan numerosas ONG.

      El foco más grave de COVID-19 en Marruecos aparece en dos empresas españolas. EFE/EPA/JALAL MORCHIDI

      La Asociación Marroquí de Derechos Humanos (AMDH) denuncia que desde hace cerca de dos semanas las fuerzas de seguridad marroquíes están deteniendo a la población subsahariana en El Aaiún y sus alrededores tras conocerse 33 casos positivos de covid-19 entre los 70 migrantes que llegaron en dos pateras a la isla canaria de Fuerteventura, así como los 37 que fueron rescatados en la playa de Tarfaya, a 90 kilómetros de la capital del Sáhara Occidental.

      Durante meses, esta región ha estado libre de covid-19, pero en las últimas semanas los casos se han disparado. Las cifras varían cada día, pero la última actualización de la organización saharaui Equipe Media señala 168 casos positivos este pasado jueves en «epicentros industriales de fábricas de envasado y conservas de sardina en el puerto de El Aaiún». En declaraciones a este diario señalan que «se trata de 24 inmigrantes subsaharianos y 144 marroquíes».

      Por su parte, las autoridades marroquíes no han detallado datos sobre los focos donde se concentran estos casos. El Ministerio marroquí de Sanidad se limitó a reconocer este jueves 37 casos positivos en la región de El Aaiún-Saguía El Hamra y no ofreció más explicaciones.

      Contagios para justificar detenciones

      Desde la AMDH señalan a Público que «la infección por coronavirus es, ante todo, una oportunidad para detener a los subsaharianos». «Les vale con que solo uno haya dado positivo para mantenerlos a todos en los centros de internamiento antes de enviarlos de regreso a las fronteras más cercanas, como Mauritania», detallan desde esta ONG, que añade: «Algunos pueden estar enfermos, pero otros estarán contaminados por haber sido encerrados con ellos».

      Por otro lado, desde esta entidad dicen desconocer qué tipo de medicación pueden estar recibiendo estas personas. El gobierno de Marruecos construyó a principios de marzo, al declararse la pandemia de coronavirus, hasta tres centros de internamiento: uno en El Aaiún, otro en Tarfaya y un tercero entre ambas, en la localidad de Tah, con el fin de confinar a los migrantes irregulares cuyo objetivo era alcanzar las islas Canarias durante la fase de confinamiento domiciliario.

      Sin embargo, AMDH afirma que tras haber superado esa fase, no solo siguen sin liberar a quienes ya estaban encerrados, sino que han comenzado a retener a todos los subsaharianos bajo sospecha de ser portadores de la enfermedad.

      La socióloga e investigadora de flujos migratorios africanos Cynthia González considera que estas detenciones son claramente racistas: «Cuando a un miembro de un grupo racializado le pasa algo, se la culpa a todo el grupo. Si un migrante negro tiene coronavirus, van a hacer redadas en todos lo barrios de migrantes negros, mientras que si un europeo blanco tiene coronavirus, no lo harán».

      Equipe Media se muestra crítico con estas circunstancias: «Los marroquíes acusan a los subsaharianos de haber llevado el virus cuando en realidad son los marroquíes los que están entrando en El Aaiún por oleadas desde abril, procedentes de lugares de Marruecos que son focos del virus».

      A ello añaden que los subsaharianos «llevan tiempo trabajando en las conserveras y en el puerto en condiciones muy duras e insalubres a cambio de poco dinero o comida».

      Condiciones deplorables y negativos convertidos en positivo

      Tarek (nombre ficticio) está encerrado en una escuela de El Aaiún que se ha convertido un centro de internamiento improvisado para más de una veintena de personas. "Estamos en colchones tirados en el suelo. Me hicieron la prueba de coronavirus el domingo, di negativo, pero sigo bloqueado porque 11 compañeros sí dieron positivo. Los que estamos sanos tememos enfermar”, cuenta en diferentes mensajes de WhatsApp este joven de Costa de Marfil que trabajaba en el puerto. «Acaban de llegar para hacernos otra prueba y aseguran que en 24 o 48 horas, tras conocer los resultados, nos dejarán marchar», quiere creer. Según denuncian varios de los entrevistados, las instalaciones carecen de duchas y no pueden lavarse.

      El relato de Amadou, quien también prefiere utilizar un nombre ficticio, coincide en gran medida con el de Tarek. «La Policía marroquí me vino a buscar a casa el domingo. Me dijeron que les siguiera, que solo me iban a hacer la prueba de coronavirus y podría regresar a casa. Me llevaron junto a otros negros a una escuela de El Aaiún y a día de hoy todavía sigo esperando que me dejen salir», relata.

      Además, Amadou alerta: «Nos dijeron que 11 personas estaban enfermas de covid-19. Miramos el informe y ponía negativo, pero lo tacharon y escribieron a mano positivo».

      La AMDH confirma este hecho y publica en sus redes sociales la imagen de uno de los informes médicos alterados cuyo resultado negativo de coronavirus pasó a ser positivo. A todas estas irregularidades, Equipe Media añade el trato vejatorio y discriminatorio que estas personas padecen en estos centros. De hecho, tanto Tarek como Amadou corroboran que los responsables del centro en el que permanecen encerrados llevan una semana sirviéndoles únicamente pan y leche.

      Prueba de ello es la concentración que tuvo lugar este pasado jueves en la puerta del centro en el que los retenidos lanzaron al pie de los gendarmes y paramilitares marroquíes barras de pan y cartones de leche que acumularon durante la semana. «No podemos vivir con esta dieta tan pobre», critica Amadou.

      https://www.publico.es/sociedad/marruecos-coronavirus-marruecos-encierra-migrantes-centros-sahara-base-pan-l