#taha_bouhafs

  • La justice va-t-elle rendre son téléphone au journaliste #Taha_Bouhafs ? | StreetPress

    https://www.streetpress.com/sujet/1572961463-la-justice-journaliste-taha-bouhafs-telephone

    Depuis le 12 juin dernier, le téléphone du journaliste Taha Bouhafs est entre les mains de la police. Ce mardi, au TGI de Créteil, on discutait d’une éventuelle restitution. L’ambiance était tendue.

    Tribunal de Grande Instance de Créteil (94) - « Je n’ai jamais vu ça en 16 ans de carrière. » À la barre, maître Alimi ne cache pas son mécontentement, ce mardi 5 novembre. Il défend le journaliste Taha Bouhafs, qui s’est fait confisquer son téléphone par la police alors qu’il réalisait un reportage, le 12 juin 2019.

    L’audience doit porter sur la restitution du portable, mis depuis sous scellés, avec lequel il filmait ce jour-là. Mais dix jours plus tôt, l’avocat reçoit un mail de la présidente, lui proposant de juger plutôt le fond de l’affaire, pour « trouver une issue rapide », explique-t-elle. « Je n’ai pas répondu à ce mail car c’est une demande non-recevable et anti-déontologique », assure-t-il.

    Je viens de sortir du Tribunal de Créteil.

    Alors qu’il ne s’agissait que d’une audience sur la restitution du téléphone, la juge a tenté de me faire comparaître immédiatement sur toute l’affaire, alors que mon procès doit normalement se tenir le 25 février 2020.
    — Taha Bouhafs (@T_Bouhafs) November 5, 2019

    En juin dernier, Taha Bouhafs couvre l’occupation du centre Chronopost d’Alfortville par des travailleurs sans-papiers pour le média Là-bas si j’y suis. Il est pris à partie par des policiers, mécontents de le voir filmer. Violemment interpellé, il est placé en G.A.V pendant 24 heures et poursuivi pour « outrage et rébellion sur personne dépositaires de l’autorité publique ». « C’est faux, je n’ai rien fait », répond simplement l’intéressé, qui est sorti de l’interpellation avec une épaule démise et des ecchymoses au visage. Des violences policières dont il existerait des preuves… Sur le portable mis sous scellés.

    #droits_humains #presse #droit_d_informer

  • #Taha_Bouhafs, le fumeur de chicha qui a fait tomber #Benalla | #StreetPress
    https://www.streetpress.com/sujet/1550583313-taha-bouhafs-journaliste-chicha-benalla

    À seulement 21 ans, Taha Bouhafs s’est forgé une solide réputation dans les milieux militants et politiques de gauche. Candidat aux législatives de 2017 pour la France Insoumise – à 19 ans -, activiste assidu durant les blocus étudiants de 2018, il ne manque aucun rendez-vous lié aux luttes des quartiers populaires non plus. Surtout, il a participé à lancer la saga Benalla, qui secoue le gouvernement depuis déjà huit mois. Taha est l’auteur de la vidéo où l’ex-collaborateur de Macron tabasse un couple de manifestants, place de la Contrescarpe. « Et ça n’a rien d’un coup de chance que ça soit lui : il est partout, tout le temps », assure son ami #Youcef_Brakni, membre du Comité #Adama

    [...]

    C’est deux mois plus tard qu’une amie lui signale que sa vidéo est sur Le Monde. « #Ariane_Chemin ne m’a jamais ni crédité, ni appelé », regrette-t-il, y voyant un mépris pour les militants de terrain. « Si j’avais été envoyé en GAV, ni elle, ni les journalistes de Médiapart ne seraient venus m’aider… »

    • LA RÉPRESSION CONTRE LES JOURNALISTES CONTINUE
      TAHA, NOTRE JOURNALISTE, BRUTALISÉ ET ARRÊTÉ LORS D’UN REPORTAGE
      Le 11 juin 2019
      https://la-bas.org/la-bas-magazine/au-fil-de-la-bas/taha-notre-journaliste-brutalise-et-arrete-lors-d-un-reportage

      (...) Notre journaliste était envoyé là pour couvrir l’occupation de l’agence Chronopost d’Alfortville par des travailleurs sans-papiers intérimaires. Le Collectif des travailleurs sans-papiers de Vitry-sur-Seine a indiqué qu’un de leurs camarades, Christian, avait également été arrêté par les forces de l’ordre.

      Ils exigent de Chronopost et du groupe La Poste, deuxième employeur du pays après l’État, les documents qui permettront leur régularisation par les différentes préfectures d’Île-de-France.

      La Poste et sa filiale Chronopost font appel à des entreprises de manutention (Partner, Globe Express, Derichebourg, Arès) pour le tri et la manutention dans ses plateformes de tri et de distribution. Ces entreprises délèguent une large partie de l’embauche à des entreprises d’intérim’ qu’elles ont souvent elles-mêmes créées.

      Ces sociétés d’intérim’ emploient des travailleurs sans-papiers en veillant à ce que le turn-over soit rapide. Ces travailleurs ne restent pas assez longtemps pour pouvoir être régularisés. Ils travaillent à temps partiel de 4h du matin à 7h30. (...)

  • Affaire Benalla : petits #montages et gros #mensonges | Reportages | Là-bas si j’y suis
    https://la-bas.org/la-bas-magazine/reportages/affaire-benalla-petits-montages-et-gros-mensonges

    Là-bas si j’y suis révèle aujourd’hui des vidéos exclusives qui font la lumière sur les étranges méthodes d’Ismaël Emelien, ex-conseiller du Président de la République et chargé de la cellule de riposte de l’Élysée au moment de l’affaire Benalla. Alors que le clan au pouvoir ne cesse d’accuser les « populistes » de toutes les turpitudes, on va voir que ces vaillants procureurs sont largement en tête dans la fabrication des #fake-news...

    Le journal Le Monde publiait vendredi 29 mars 2019 un article intitulé « Comment l’Élysée aurait fait diffuser un montage vidéo trompeur pour tenter d’excuser Alexandre Benalla ».
    #Là-bas si j’y suis qui travaillait sur la question depuis plusieurs semaines, apporte aujourd’hui des documents exclusifs et des éléments supplémentaires.

    Tout le monde a en tête la scène de cet homme déguisé en policier frappant un jeune homme place de la #Contrescarpe à Paris le #1er_mai 2018. C’est cette fameuse séquence filmée à l’époque par notre journaliste #Taha_Bouhafs, qui permet deux mois et demi plus tard au journal Le Monde d’identifier le proche collaborateur d’Emmanuel Macron, Alexandre #Benalla. Nous sommes le 18 juillet 2018 au soir et ce qui deviendra « l’Affaire Benalla » vient d’éclater.

    La cellule riposte de l’Élysée, chapeautée à l’époque par Ismaël Emelien, organise alors la communication de crise du Palais. Dans le cadre de cette opération de déminage, c’est donc Ismaël Emelien, 31 ans, tête « pensante » de la macronie, qui se charge directement d’échafauder « le contre-feu » médiatique. Il fait alors diffuser une vidéo comportant deux séquences par un compte anonyme sur Twitter (@FrenchPolitic) détenu par Pierre LeTexier, responsable de la communication numérique d’En Marche, qui a admis face aux enquêteurs avoir propagé la « riposte » sous anonymat.

    [...]

    La passion du mensonge, des fake news et du montage fallacieux est décidément un art très partagé, mais pas toujours bien maîtrisé en #Macronie. À l’heure de la République « exemplaire » d’Emmanuel Macron où les fake news sont érigées en ennemi de la démocratie, Ismaël Emelien nous rappelle récemment sur France Inter que la manipulation et les mensonges sont l’apanage des « #populistes », que les « #progressistes » ont pour mission de combattre.

    – Les populistes... ils utilisent, et c’est factuel de dire cela, des #fake_news, beaucoup de techniques de manipulation, pour tenter de canaliser les sentiments de leurs électeurs vers des sujets qui n’ont rien à voir avec les vrais sujets qui sont importants pour le destin du pays., Ismaël Emelien sur France Inter le 26 mars 2019.

    Force est de constater qu’#Ismaël_Emelien tombe sous sa propre définition du #populisme.