#tauxincidence

  • A l’approche de l’été, l’UE rouvre petit à petit ses frontières
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/06/16/a-l-approche-de-l-ete-l-ue-rouvre-petit-a-petit-ses-frontieres_6084423_3244.

    A l’approche de l’été, l’UE rouvre petit à petit ses frontières. Les Vingt-Sept ont ajouté, mercredi, les Etats-Unis à la liste des pays dont les ressortissants peuvent voyager au sein de l’Union européenne, quel que soit le motif de leur déplacement.
    Joe Biden avait à peine quitté Bruxelles, après le sommet Europe-Etats-Unis, à l’occasion duquel les deux partenaires avaient annoncé une trêve dans le conflit Airbus-Boeing, que les Vingt-Sept autorisaient les touristes américains à revenir sur le Vieux Continent. Mercredi 16 juin, ils ont en effet élargi la liste des pays – jusqu’alors composée du Japon, de l’Australie, d’Israël, de la Nouvelle-Zélande, du Rwanda, de Singapour, de la Corée du Sud et de la Thaïlande – dont les ressortissants peuvent voyager au sein de l’Union européenne (UE), quel que soit le motif de leur déplacement. Et y ont ajouté les Etats-Unis, mais aussi l’Albanie, le Liban, la Macédoine du Nord, la Serbie, Taïwan, Hongkong et Macao. L’UE, qui avait fermé ses frontières extérieures pour les voyages non essentiels en mars 2020, se rouvre petit à petit, à l’approche de l’été et des grandes vacances. Elle prend ses décisions en fonction de la situation épidémiologique (le taux d’incidence doit être inférieur à 75 cas de Covid-19 pour 100 000 habitants sur les quatorze derniers jours) du pays tiers, de l’avancement de sa campagne de vaccination, du nombre de tests menés, ou encore de la fiabilité des données. Ces critères ne sont cependant pas automatiques. Ainsi, même si le Royaume-Uni les remplit, les Britanniques restent interdits de séjour en Europe, sauf pour voyage essentiel. « La situation n’est pas stabilisée outre-Manche. On attend d’y voir plus clair sur l’évolution des variants là-bas avant de se prononcer », explique un diplomate. Mais, même si les frontières européennes sont de nouveau ouvertes aux touristes américains ou libanais, rien n’empêche les Etats membres de leur imposer un test ou une quarantaine. En ce qui concerne les Américains, Bruxelles est en discussion avec Washington pour une reconnaissance mutuelle des certificats sanitaires, qui doivent permettre à leur détenteur de prouver qu’il a été vacciné, testé négatif ou qu’il est immunisé après avoir contracté le virus, et l’autoriser à venir en Europe sans restriction.

    #Covid-19#migrant#migration#UE#etatsunis#grandebretagne#sante#vaccination#variant#circulation#frontiere#tourisme#situationepidemiologique#tauxincidence

  • A l’approche de l’été, l’UE rouvre petit à petit ses frontières
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/06/16/a-l-approche-de-l-ete-l-ue-rouvre-petit-a-petit-ses-frontieres_6084423_3244.

    A l’approche de l’été, l’UE rouvre petit à petit ses frontières. Les Vingt-Sept ont ajouté, mercredi, les Etats-Unis à la liste des pays dont les ressortissants peuvent voyager au sein de l’Union européenne, quel que soit le motif de leur déplacement.
    Joe Biden avait à peine quitté Bruxelles, après le sommet Europe-Etats-Unis, à l’occasion duquel les deux partenaires avaient annoncé une trêve dans le conflit Airbus-Boeing, que les Vingt-Sept autorisaient les touristes américains à revenir sur le Vieux Continent. Mercredi 16 juin, ils ont en effet élargi la liste des pays – jusqu’alors composée du Japon, de l’Australie, d’Israël, de la Nouvelle-Zélande, du Rwanda, de Singapour, de la Corée du Sud et de la Thaïlande – dont les ressortissants peuvent voyager au sein de l’Union européenne (UE), quel que soit le motif de leur déplacement. Et y ont ajouté les Etats-Unis, mais aussi l’Albanie, le Liban, la Macédoine du Nord, la Serbie, Taïwan, Hongkong et Macao. L’UE, qui avait fermé ses frontières extérieures pour les voyages non essentiels en mars 2020, se rouvre petit à petit, à l’approche de l’été et des grandes vacances. Elle prend ses décisions en fonction de la situation épidémiologique (le taux d’incidence doit être inférieur à 75 cas de Covid-19 pour 100 000 habitants sur les quatorze derniers jours) du pays tiers, de l’avancement de sa campagne de vaccination, du nombre de tests menés, ou encore de la fiabilité des données. Ces critères ne sont cependant pas automatiques. Ainsi, même si le Royaume-Uni les remplit, les Britanniques restent interdits de séjour en Europe, sauf pour voyage essentiel. « La situation n’est pas stabilisée outre-Manche. On attend d’y voir plus clair sur l’évolution des variants là-bas avant de se prononcer », explique un diplomate. Mais, même si les frontières européennes sont de nouveau ouvertes aux touristes américains ou libanais, rien n’empêche les Etats membres de leur imposer un test ou une quarantaine. En ce qui concerne les Américains, Bruxelles est en discussion avec Washington pour une reconnaissance mutuelle des certificats sanitaires, qui doivent permettre à leur détenteur de prouver qu’il a été vacciné, testé négatif ou qu’il est immunisé après avoir contracté le virus, et l’autoriser à venir en Europe sans restriction.

    #Covid-19#migrant#migration#UE#etatsunis#grandebretagne#sante#vaccination#variant#circulation#frontiere#tourisme#situationepidemiologique#tauxincidence

  • Covid-19 dans le monde : l’Espagne rouvre ses frontières aux touristes vaccinés
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/06/07/coronavirus-les-plages-espagnoles-rouvertes-aux-touristes-vaccines_6083167_3

    Covid-19 dans le monde : l’Espagne rouvre ses frontières aux touristes vaccinés. Les Européens non vaccinés, qui avaient déjà le droit de venir mais devaient présenter un résultat de test PCR négatif de moins de soixante-douze heures, pourront désormais se contenter d’un test antigénique.
    Bémol de taille : la deuxième destination touristique mondiale est toujours considérée à risque par le Royaume-Uni, qui impose une quarantaine au retour à ses ressortissants… De quoi les dissuader de venir profiter du soleil espagnol.Dans l’espoir de relancer un secteur-clé de son économie, dévasté par la pandémie de Covid-19, l’Espagne rouvre grand ses portes et ses plages aux touristes vaccinés. Depuis lundi 7 juin, les frontières espagnoles s’ouvrent à toutes les personnes vaccinées du monde entier. Autre assouplissement destiné à relancer le tourisme, les Européens non vaccinés, qui avaient déjà le droit de venir mais devaient présenter une PCR (pour polymerase chain reaction ou réaction de polymérisation en chaîne) négative de moins de soixante-douze heures, pourront désormais se contenter d’un test antigénique, beaucoup moins cher.
    « L’Espagne est une destination sûre », a déclaré la ministre de la santé, Carolina Darias, en affirmant que le pays était « en passe de retrouver son leadership touristique mondial » alors qu’il a vu les arrivées s’effondrer de 77 % en 2020 après avoir accueilli 83,5 millions de visiteurs en 2019.
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Un autre tourisme est-il possible ?
    Pour les professionnels du secteur, cette journée devrait signer le grand retour des touristes étrangers. José Luis Prieto, président de l’Union des agences de voyages (UNAV), se prend ainsi à croire en une « reprise spectaculaire lundi ». Selon lui, les tour-opérateurs ont constaté « une grande demande d’information ces trois dernières semaines en Grande-Bretagne, en France ou en Allemagne, les trois premiers marchés » pour le secteur touristique espagnol. Très dépendante du tourisme, l’économie espagnole a été en 2020 l’une des économies occidentales les plus durement frappées par la pandémie, avec une chute de 10,8 % de son produit intérieur brut (PIB).
    De la Costa del Sol aux Baléares ou aux Canaries, les hôtels et les restaurants ont rouvert après des mois de fermeture, se refaisant une beauté pour certains, tandis que les compagnies aériennes ont repris les vols pour certaines destinations. L’aéroport de Malaga, le plus important de toute l’Andalousie (sud), a vu atterrir pas moins d’une vingtaine de vols internationaux pour la seule matinée de lundi, en provenance, entre autres, de Berlin, Lille, Francfort, Dublin ou Londres…« Déconvenue » pour la ministre de la santé espagnole, le Royaume-Uni a laissé la semaine dernière l’Espagne sur la liste des pays à risque, exigeant pour ses ressortissants de passer plusieurs tests payants et d’observer une quarantaine – dissuasive – d’au moins cinq jours à leur retour. Depuis le 24 mai, l’Espagne avait pourtant tendu les bras aux touristes britanniques, premier contingent en temps normal (18 millions en 2019), de nouveau autorisés à entrer dans le pays sans même devoir présenter un test PCR. Les ressortissants de quelques autres pays, comme la Chine ou le Japon, sont eux aussi exemptés de toute restriction.
    La ministre du tourisme espagnole, Maria Reyes Maroto, a expliqué vendredi « ne pas comprendre la décision » du Royaume-Uni de ne pas avoir accepté de mettre dans sa « liste verte » certaines régions espagnoles touristiques, comme les Baléares ou les Canaries, où le taux d’incidence est plus bas. Londres ne réexaminera sa décision que dans trois semaines, de précieuses semaines perdues pouvant remettre en cause l’objectif du gouvernement espagnol d’attirer 45 millions de visiteurs cette année. A la fin d’avril, l’Espagne n’avait accueilli que 1,8 million de touristes étrangers, selon des statistiques officielles. Dans ce contexte d’« incertitude », le voyagiste TUI, numéro un mondial du tourisme, a annulé tous ses vols pour l’Espagne jusqu’au 13 juin. A partir de lundi, le pays autorisera aussi de nouveau les bateaux de croisière à accoster dans ses ports. Le croisiériste MSC a annoncé qu’un de ses navires partirait de Barcelone le 26 juin et le port de Valence recevra pour sa part un premier bateau de TUI Cruises le 27.

    #Covid-19#migrant#migration#espagne#sante#tourisme#economie#circulation#passeportvaccinal#vaccination#tauxincidence

  • A Madrid, 55 pays des cinq continents réunis pour réactiver le tourisme international
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/05/21/a-madrid-55-pays-des-cinq-continents-pour-reactiver-le-tourisme-internationa

    A Madrid, 55 pays des cinq continents réunis pour réactiver le tourisme international. La foire internationale du tourisme de Madrid, Fitur, a été le dernier grand salon professionnel du genre célébré avant la pandémie, en janvier 2020. Elle est à présent le premier grand événement du secteur à reprendre un format présentiel en Europe. Du 19 au 23 mai, Fitur prévoit d’accueillir 10 000 visiteurs dans le palais des expositions Ifema – le même qui, durant la première vague de la pandémie, avait été transformé en un vaste hôpital de campagne pour malades du Covid-19. A présent, l’Espagne, avec un taux d’incidence de moins de 150 cas pour 100 000 habitants sur quatorze jours, a remonté la pente et attend avec impatience l’approbation du certificat vert européen par l’Union européenne – le passe sanitaire – pour réactiver le secteur du tourisme. Ce dernier pesait pour 13 % du produit intérieur brut en 2019.
    Si les perspectives sont loin des chiffres de 2020, quand plus de 11 000 entreprises de 165 pays et régions du globe et 150 000 professionnels avaient fait le déplacement, le gouvernement espagnol a misé gros sur une édition de Fitur dont le slogan est « Tourism is Back » (« le tourisme est de retour »). Afin de faciliter la venue de représentants d’un maximum de pays possibles, il a donné à l’événement un caractère d’« intérêt public », lui permettant de concéder facilement aux participants étrangers des visas pour « voyage essentiel » et de permettre aux entreprises espagnoles qui y participant de déduire leurs frais de leurs impôts. Près de 5 000 entreprises de 55 pays des cinq continents, 50 000 professionnels et 37 représentations officielles internationales, sont ainsi attendues. De la Colombie à la Russie, en passant par l’Egypte, l’Italie, le Mexique, les Maldives, la Tunisie ou la Turquie, l’événement veut marquer un grand coup. Pour accéder au palais de l’Ifema, toutes les personnes accréditées doivent fournir un test PCR de moins de 72 heures, ou un test antigénique si elles se trouvent déjà en Espagne. La jauge sera fixée à 50 % et le port du masque, bien entendu, obligatoire. Enfin, les professionnels qui n’auront pas fait le déplacement pourront se connecter sur la nouvelle plate-forme numérique Fitur Live Connect.Sur place, dans un espace consacré à la « mobilité sûre », près de vingt-trois protocoles de sécurité « anti-Covid » seront présentés. Et vendredi 21 mai, l’application qui doit être mise en fonctionnement en Espagne une fois le certificat digital vert européen approuvé sera dévoilée officiellement en présence du chef du gouvernement, le socialiste Pedro Sanchez. « L’Espagne est prête », a insisté ces derniers jours la ministre du tourisme, Reyes Maroto, qui a qualifié Fitur de « point d’inflexion pour réactiver le secteur du tourisme ». Pour le président du comité d’organisation de Fitur et président d’Iberia, Javier Sánchez-Prieto, la foire va démontrer « qu’il est possible de conjuguer santé et économie ». L’Espagne espère accueillir, cet été, 50 % des 83 millions de touristes internationaux qu’elle avait accueillis en 2019, soit plus de 40 millions de personnes, contre 19 millions en 2020.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#tourisme#mobilitesure#protocolesanitaire#tauxincidence#passeportvaccinal#certificateuropeen#protocoledesecurite

  • La France bat le rappel des touristes européens, mais dépend de l’évolution de la pandémie
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/05/11/la-france-bat-le-rappel-des-touristes-europeens-mais-depend-de-l-evolution-d

    La France bat le rappel des touristes européens, mais dépend de l’évolution de la pandémie. Contraint par la situation sanitaire, l’Hexagone entre avec retard dans la compétition européenne pour attirer les visiteurs étrangers. Londres sème le doute sur la présence des Britanniques.

    « Nous sommes enfin en train de sortir durablement de cette crise sanitaire. » Les propos optimistes tenus par le premier ministre, Jean Castex, dans Le Parisien du lundi 10 mai, viennent à l’appui des opérateurs et promoteurs du tourisme en France, lesquels tentent de refaire leur retard vis-à-vis de leurs concurrents espagnols ou italiens.(...) Dans un hypothétique monde post-Covid-19, la France vendue aux touristes européens n’est plus le pays de la tour Eiffel, du champagne ou de La Joconde, mais un immense espace vert bordé de lieux de baignade. Un ponton sur le lac, les rives d’un fleuve ou une mer turquoise : Atout France mise sur les mobilités douces – vélo, bateau, kayak –, le « slow tourisme » et la nature. Les visuels destinés à mettre en valeur les treize régions métropolitaines explorent toutes les nuances de bleu et de vert et montrent des familles et des jeunes couples débarrassés de leur masque et profitant d’un espace infini, accompagnés du slogan : « Ce qui compte vraiment ». Cette campagne, pour la première fois coordonnée entre les treize comités régionaux du tourisme, se déploiera d’ici à la fin du mois de mai « sur les marchés où la situation le permet ». Dix pays européens sont ciblés, dont cinq (Belgique, Pays-Bas, Suisse, Allemagne et Grande-Bretagne) concentrent 75 % des efforts. La persistance de la crise sanitaire a contraint la France à attendre la dernière minute pour tenter de séduire les touristes potentiels. Ses principaux concurrents – l’Espagne, l’Italie et la Grèce, notamment – ont pu, grâce à un recul de l’épidémie à l’orée du printemps, rouvrir leurs musées et établissements et se vendre à toute l’Europe, au moment où l’Hexagone était contraint de procéder à un reconfinement, avec des hôpitaux débordés. Les réservations de vols pour l’été en provenance des principaux marchés internationaux révèlent à ce stade une nette désaffection pour la France en comparaison avec l’Espagne. Les recherches sur Internet depuis l’étranger n’ont pas franchement décollé, malgré l’annonce du déconfinement ; les réservations, encore moins. « Le fait d’être en zone rouge, de ne pas être déconfiné, de ne pas avoir rouvert les musées ou Disneyland Paris est un gros souci vis-à-vis de l’étranger », estime Adeline Fiani, directrice du tour-opérateur KTS, qui organise des séjours en France pour le compte de distributeurs belges et britanniques, entre autres. Elle déplore un calme plat en ce qui concerne les réservations et se projette plutôt sur la rentrée de septembre. Toutefois, le retard pris n’est pas rédhibitoire pour le tourisme désintermédié, qui concerne la majorité des visiteurs européens : les réservations de dernière minute pour l’étranger ne sont plus rares, et la France a l’avantage d’être facilement accessible. Les automobilistes belges, néerlandais et suisses avaient ainsi soutenu le tourisme tricolore en août 2020. Les enquêtes d’opinion en Europe signalent une appétence pour les déplacements au sein de l’Union cet été (à condition d’avoir été vacciné), même si le tourisme intérieur devrait encore concerner une part inhabituelle des vacanciers.
    La baisse rapide du taux d’incidence met enfin la France en position de se vendre. En juin, le secrétaire d’Etat au tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne, prévoit, comme en 2020, de prêcher la bonne parole auprès des distributeurs et de la presse, afin de déclencher des réservations. (...) D’ici à la fin du mois de juin, l’Hexagone espère aussi pouvoir accueillir les Britanniques, sa première clientèle étrangère. Londres a dressé une première liste, très courte, de pays « verts », où ses citoyens pourront voyager librement. Dans l’Union européenne, seul le Portugal y figure. La prochaine liste doit être établie début juin, et il faudrait un assouplissement draconien des positions britanniques pour que la France y apparaisse.

    #Covid-19#migrant#migration#france#UE#grandebretagne#sante#circulation#tourisme#vaccination#paysverts#paysarisque#tauxincidence

  • Covid-19 dans le monde : l’Allemagne place les Pays-Bas en zone à haut risque
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/04/covid-19-dans-le-monde-le-pape-espere-une-renaissance-post-pandemique_607551

    L’institut Robert-Koch avait déjà procédé de même pour trois autres pays frontaliers dont la France. Les voyageurs devront présenter un test négatif et s’isoler entre cinq et dix jours.Des millions de personnes dans le monde se résignent à passer le dimanche de Pâques, le jour le plus important du calendrier liturgique chrétien, sous le signe des contraintes sanitaires pour la deuxième fois depuis le début de la pandémie de Covid-19. La pandémie a fait plus de 2 847 000 morts dans le monde depuis fin décembre 2019, selon un bilan établi par l’Agence France-Presse à partir de sources officielles, dimanche matin. Ces chiffres sont globalement sous-évalués. Ils se fondent sur les bilans quotidiens des autorités nationales de santé, sans inclure les réévaluations reposant sur des bases statistiques.
    L’Allemagne va placer les Pays-Bas en zone à haut risque en raison du nombre élevé de contaminations au SARS-CoV-2, a annoncé dimanche l’Institut Robert-Koch, qui a déjà procédé de même pour trois autres pays frontaliers dont la France. A partir de mardi à minuit, tout voyageur en provenance des Pays-Bas devra présenter un test de dépistage du virus négatif pour pouvoir entrer sur le territoire allemand, selon l’institut de veille sanitaire. Il devra en outre observer une période de quarantaine de dix jours avec la possibilité de l’interrompre au bout de cinq jours sur présentation d’un test négatif.Pour les personnes qui effectuent la navette entre les deux pays voisins pour des raisons professionnelles, des exceptions sont toutefois prévues. L’Allemagne, où l’inquiétude ne cesse de grandir face à la troisième vague épidémique, avait déjà décidé de classer en zone à haut risque la France, la République tchèque et la Pologne.
    Les Pays-Bas sont limitrophes de deux Etats régionaux allemands importants, la Basse-Saxe et surtout la Rhénanie du Nord-Westphalie, le Land le plus peuplé avec 18 millions d’habitants. Les restrictions mises en place pour lutter contre la pandémie, qui s’aggrave dans le royaume néerlandais, ont récemment été prolongées jusqu’au 20 avril.

    #Covid-19#migrant#migration#allemagne#paysbas#france#pologne#republiquetcheque#tauxincidence#sante#test#frontiere#circulation#zonearisque

  • Covid-19 : l’Allemagne va classer la France en « zone à haut risque » et mettre en place des restrictions aux frontières
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/03/26/coronavirus-l-allemagne-va-classer-la-france-en-zone-a-haut-risque_6074494_3

    Covid-19 : l’Allemagne va classer la France en « zone à haut risque » et mettre en place des restrictions aux frontières « Lorsqu’on observe les taux d’incidence, c’est une nécessité », a dit Angela Merkel. Pour se rendre en Allemagne, il faudra au minimum un test négatif. L’Allemagne va classer la France en « zone à haut risque » face à la pandémie de Covid-19, ce qui devrait entraîner des restrictions à l’entrée sur son territoire, a rapporté, jeudi 25 mars au soir, Angela Merkel. « Lorsqu’on observe les taux d’incidence, c’est tout simplement de fait une nécessité (…), un processus pratiquement automatique », a déclaré la chancelière allemande, lors d’une conférence de presse à Berlin dans le cadre d’un sommet de l’Union européenne (UE) en visioconférence consacré à la lutte contre le Covid-19. « Il ne s’agit pas ici d’une décision politique, mais on constate l’évolution du taux d’incidence, et lorsque ce taux – comme c’est ici le cas – dépasse pendant longtemps le seuil des 200, alors cela entraîne un classement en zone à haut risque. »
    Jusqu’ici, seul le département de la Moselle, frontalier de l’Allemagne, est classé par l’Allemagne en « zone à haut risque ». La France était déjà en « zone à risque », mais ce niveau supérieur – qui a été créé par l’institut de santé Robert-Koch il y a quelques semaines avec l’émergence des variants – implique d’importantes restrictions de circulation, allant de l’obligation de présenter un résultat de test négatif (de moins de quarante-huit heures) à l’entrée sur le territoire allemand à la mise en quarantaine en Allemagne pendant dix jours, voire à l’imposition de contrôles stricts aux frontières. De tels contrôles ont été mis en place par l’Allemagne tout dernièrement avec la Pologne et, avant cela, avec la République tchèque et le Tyrol autrichien.En revanche, pour la Moselle, département frontalier des régions allemandes de Sarre et Rhénanie-Palatinat, les deux pays se sont mis d’accord pour un système plus souple de contrôles aléatoires et de tests antigéniques pour les travailleurs frontaliers. Et Mme Merkel avait laissé entendre que la France pourrait bénéficier de ce traitement de faveur et éviter des contrôles aux frontières stricts.
    Le ministre des affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian, a annoncé, vendredi matin, sur Franceinfo que le dispositif prévoyait « des contrôles aléatoires sanitaires plus renforcés que ce qui existait jusqu’à présent, avec tests obligatoires et quarantaine conseillée ». Pour les travailleurs frontaliers, des discussions sont en cours avec les régions concernées pour « essayer d’adapter le mieux possible [ces mesures] et faire en sorte que ces salariés soient le moins pénalisés possible ». « Mais il y aura obligation de tests sanitaires », a-t-il tout de même noté.L’inquiétude, de part et d’autre de la frontière, grandit. Des députés français et allemands ont demandé dans le même temps de « convoquer le plus rapidement possible (…) une réunion extraordinaire du Comité franco-allemand de coopération transfrontalière » face au durcissement en vue « des règles restrictives dans les bassins de vie transfrontaliers entre la France et l’Allemagne ».

    #Covod-19#migrant#migration#france#allemagne#frontiere#test#tauxincidence#restrictionsanitaire#travailleurmigrant#travailleurfrontalier#quarantaine

  • L’île de Bornholm, laboratoire d’une existence déconfinée au Danemark
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/03/04/au-danemark-une-ile-est-devenue-le-laboratoire-d-une-existence-deconfinee_60

    Pendant les semaines qui viennent, l’île de 40 000 habitants va faire office de laboratoire, utilisé par Copenhague pour y tester la sortie du semi-confinement, imposé depuis Noël afin d’endiguer la recrudescence des contaminations causées alors par le variant britannique du Covid-19.
    Les tatoueurs, masseurs, esthéticiens, mais aussi les écoles de conduite ont également rouvert lundi, ainsi que l’ensemble des établissements scolaires. Condition : les élèves de plus de 12 ans et leurs enseignants vont devoir se faire tester deux fois par semaine. Le reste de la population, au moins une fois. Chez le coiffeur, il faudra présenter un certificat de test négatif datant de moins de 72 heures. Le même est exigé à l’entrée et à la sortie de l’île.
    Pour permettre ce dépistage à grande échelle, huit centres de tests ont été installés à Bornholm. Les enfants et leurs professeurs se feront, eux, dépister à l’école. Joint par téléphone, le maire social-démocrate, Thomas Thors, assure que « les habitants sont prêts à se plier à ces contraintes, si cela permet de revenir plus vite à une vie presque normale ». Les bars et les restaurants restent fermés, mais la jauge pour les rassemblements a été relevée de cinq à dix personnes. Avec un taux d’incidence de 5 cas pour 100 000 habitants, Bornholm n’a pas été choisie au hasard : « Son très bas niveau de contamination et son insularité en font un endroit idéal pour étudier comment le dépistage de masse peut être utilisé pour prévenir les transmissions, et pas seulement comme un outil de management de la pandémie », explique Jens Lundgren, spécialiste des maladies infectieuses au Rigshospitalet de Copenhague.

    #Covid-19#migrant#migration#danemark#insularite#sante#circulation#depistage#tauxincidence#transmission

  • Un dépistage du Covid-19 toutes les quarante-huit heures : en Moselle, les travailleurs transfrontaliers exaspérés par une nouvelle restriction sanitaire
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/03/02/un-depistage-du-covid-19-toutes-les-48-heures-en-moselle-les-travailleurs-tr

    Deux longues tonnelles blanches sont installées sur la frontière entre la France et l’Allemagne, au bord de la route entre Stiring-Wendel (Moselle) et Sarrebruck (Sarre, Allemagne). Le soleil vient à peine de se lever et une vingtaine de voitures défilent lentement devant deux agents du Technisches Hilfswerk, le service allemand de protection civile.Le département français a été classé comme « zone où circule le variant » sud-africain par l’institut de veille sanitaire allemand, et Berlin demande désormais un test PCR ou antigénique négatif de moins de quarante-huit heures à tout Mosellan souhaitant entrer dans le pays. Près de 500 travailleurs transfrontaliers ont été les premiers, mardi 2 mars, à venir dans ce centre de dépistage façon « drive », construit en quelques jours pour absorber l’augmentation de la demande de tests.
    Pour limiter les déplacements, le tram-train et le bus reliant Sarreguemines à Sarrebruck sont aussi mis à l’arrêt : tous les trains régionaux en direction de l’agglomération allemande marquent leur terminus à Forbach, où le TGV de Paris ne s’arrête plus sur sa route vers Francfort. « Nous n’avons pas le choix, il faut faire un effort pour que cela finisse par aller mieux », considère Elisa Oinfrilo au volant de sa voiture, quelques minutes avant de connaître les résultats de son test antigénique. De nationalité allemande mais habitante de Moselle, elle a déjà pris un autre rendez-vous pour mercredi matin, histoire de se couvrir pour une semaine : son poste dans une banque allemande l’oblige à se déplacer tous les jours. L’annonce de la mesure a provoqué une course aux tests dans l’est de la Moselle, malgré les vacances scolaires et l’ouverture du centre de dépistage. Anne-Laure Weber, pharmacienne de la rue Nationale de Forbach, ne proposait pas de tests antigéniques ; elle prévoit désormais d’en faire cent par jour. Deux personnes devront être embauchées pour tenir le rythme imposé. « Le “home office”, télétravail à l’allemande, n’est pas possible pour de nombreux métiers assurés par les gens d’ici », dit-elle. Ouvriers du bâtiment et de l’industrie, employés de commerce, soignants… Environ 16 000 résidents de l’est de la Moselle se rendent chaque jour dans le Land de la Sarre.
    Christophe, 52 ans, y est peintre en bâtiment pour une société de travail intérimaire. Habitué aux contrôles inopinés de l’autre côté de la frontière – une attestation de motif impérieux est déjà obligatoire depuis le printemps 2020 –, il est exaspéré par la mesure, décidée unilatéralement par l’Allemagne, mais se rend à l’évidence : « Sans dépistage, pas de travail. »

    #Covid-19#migrant#migration#allemagne#france#moselle#UE#sante#variant#tauxincidence#depistage#frontiere#travailleurmigrant#travailleurfrontalier