#tchéquie

  • Ardennes : Peste porcine africaine : la filière française s’inquiète

    Le ministère français de l’Agriculture a reçu les différents acteurs de la filière porcine pour faire le point sur la situation, ce vendredi après-midi. Alors que deux cas de peste porcine africaine ont été détectés en Province de Luxembourg ce jeudi, les autorités françaises prennent des mesures pour contrer une menace économique importante dans l’Hexagone.


    Au lendemain de la détection de deux cas de Peste porcine africaine en Belgique, les acteurs français de la filière porcine ont été reçus par la Direction générale de l’Alimentation, qui dépend du ministère de l’Agriculture. Éleveurs, abatteurs, vétérinaires et chasseurs ont participé à cette réunion. L’objectif principal était qu’ils présentent leur stratégie pour contrer l’entrée de la maladie des suidés sur le territoire français.

    Mesures de prévention
    Si les éleveurs porcins sont très engagés dans la prévention, c’est notamment parce que la menace de peste les inquiète depuis plusieurs mois, sachant que la maladie existe depuis quatre ou cinq ans dans les pays de l’Est de l’Europe. C’est donc bien préparés que les acteurs de la filière ont interpellé les autorités. Des mesures ont ainsi été prises, notamment auprès des chasseurs de France. Il leur est d’abord demandé de restreindre la chasse dans les communes qui longent la frontière belge, de manière à éviter au maximum les déplacements d’animaux. Mais aussi d’organiser des actions de surveillance de l’état sanitaire des sangliers. Du côté des élevages, les autorités rappellent les règles de biosécurité, demandent d’isoler les bâtiments contre les animaux sauvages, et de porter « une attention particulière au développement frontalier avec la Belgique. »

    Tout un secteur en danger
    C’est la Bretagne qui est particulièrement concernée par le risque économique que représente la maladie, puisque 60% de la production porcine de France viennent de cette région du pays. Si le virus devait passer la frontière, c’est toute une filière pérenne qui serait en danger. Concrètement, si un cas est détecté dans un élevage de l’Hexagone, il sera directement question d’un abattage total. Mais également d’une désinfection complète des lieux, de l’instauration d’un périmètre de sécurité, d’une maîtrise du mouvement des animaux et d’un contrôle de tout ce qui entrera et sortira de l’exploitation victime. Bref, une éradication immédiate qui représenterait une perte colossale pour tout éleveur concerné.

    #agriculture #élevage #productivisme #mondialisation #porcs #cochons #sangliers #ue #union_européenne #Bretagne #transports #camions #sanglier

    • La peste porcine s’étend rapidement dans l’est de l’Europe, plus particulièrement en #Estonie, en #Lettonie, en #Lituanie, en #Pologne, en #Tchéquie, en #Hongrie, en #Roumanie et en #Bulgarie. Sur les huit premiers mois de l’année, quelque 4800 cas ont été recensés dans l’Union européenne, 3800 sur des sangliers et 1000 foyers dans de petits élevages porcins ou des structures plus professionnelles. Le nombre de cas dépasse déjà celui de l’ensemble de l’année 2017 lorsque 4100 foyers avaient été comptabilisés. La situation en Bulgarie est particulièrement préoccupante alors que l’épidémie a aussi vu le jour en #Chine.

      https://www.rtbf.be/info/societe/detail_le-boerenbond-appelle-a-la-vigilance-face-a-la-peste-porcine-africaine?i


      Peste porcine africaine : l’inquiétude des chasseurs
      https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_peste-porcine-africaine-l-inquietude-des-chasseurs?id=10019284

      Jeudi soir, l’Afsca annonçait la découverte dans le sud du pays de plusieurs cas de peste porcine africaine. La maladie a été détectée sur des sangliers localisés sur la commune d’Etalle. Aujourd’hui, les chasseurs s’inquiètent. Dans 3 semaines, la saison de la chasse en battue démarre et ils se demandent franchement s’ils pourront chasser.
      . . . . . .
      Des sangliers contaminés exportés par des chasseurs ?

      D’après les premiers éléments de l’Afsca, l’épidémie serait arrivée chez nous (en Belgique) par le biais d’un morceau de porc venant d’un pays touché par cette peste porcine, un pays de l’est probablement. Si l’hypothèse du déchet alimentaire est privilégiée, une autre piste est avancée. Certains pensent que des sangliers infectés pourraient avoir été importés de ces pays.

    • Des sangliers d’élevage français régulièrement abattus lors de chasses belges, affirme un chasseur Christine Borowiak - 20 Septembre 2018 - RTBF
      https://www.rtbf.be/info/regions/detail_des-sangliers-d-elevage-francais-regulierement-abattus-lors-de-chasses-b


      Ce témoignage interpellant : celui d’un chasseur belge, d’un grand chasseur, habitué autant à chasser en Afrique ou dans les pays de l’Est, que dans nos contrées. Il a choisi de nous expliquer, sous le couvert de l’anonymat par crainte de représailles, le pourquoi de la pratique d’importation de sangliers d’élevage venant de pays étrangers, alors que la peste porcine africaine est présente parmi les sangliers wallons, et que l’importation de sangliers venant de pays de l’Est est une des hypothèses de l’arrivée de la maladie.

      Les sangliers d’élevage, ce chasseur les connaît bien : “J’en ai déjà tiré plusieurs, dans les Ardennes et du côté de Chimay. Souvent, ils ont une médaille à l’oreille. Ils sont numérotés, et la médaille a une couleur différente selon le pays. Ceux que j’ai tués venaient de France. Parfois aussi, je tombe sur des sangliers non identifiables, mais on voit tout de suite de quoi il s’agit, on n’est pas fou : un sanglier qui a le poil luisant comme celui d’un chien, on ne va pas me dire qu’il s’est roulé dans les boues hein !” Il évoque aussi ce camion, qui avait amené des sangliers du côté de Janhay, dans les Ardennes : “Les bêtes avaient encore de la paille dans les onglets !”

      Encore un cochon de ferme !
      Des rencontres qui ne semblent pas déranger grand monde : “On rigole entre nous, on se dit : c’est encore un cochon de ferme !”. Et quand on lui demande ce que deviennent ces médailles, la réponse fuse : “On coupe l’oreille, ainsi ça ne se voit pas ! On en fait pas de la publicité avec un sanglier qui a de la garniture aux oreilles !”.

      Pourquoi de telles pratiques ? Pour ce chasseur, c’est clair, c’est une question d’argent et de prestige. « Ce sont des chasses d’affaire. Des endroits où on va faire passer un bon moment aux invités, des gens de “la haute”, des notables. Il faut leur faire plaisir, parce qu’après la chasse, on va parler affaires avec eux. J’ai connu des chasses où, le matin même ou la veille au soir, on remettait dans le bois quelques belles bêtes, bourrées de calmants. On les envoient vers les invités, et ceux-ci tirent un gros cochon,un deuxième gros cochon, et ils se disent : fantastique, c’est une belle chasse ici ! Et alors, ils prennent des actions. »

      1000 euros par jour de #chasse
      Des actions, c’est-à-dire des parts de droit de chasse, payer pour avoir le droit de chasser du gibier. “Ça démarre à 1000 euros par jour, et ça peut aller jusqu’à 3000 euros, quand il y a des cervidés. Vous ajoutez à cela la location. Une grosse chasse, ça peut valoir 100.000 euros par an ! Donc, il faut trouver des actionnaires qui ont des gros moyens !”.

      Et pour les appâter, il faut du gibier en nombre. "Les invités, ils vont brûler des cartouches, ils vont tirer, tirer, tirer, il faut s’amuser. Avant, lors d’une journée de chasse, on tuait 3, 4, 5 sangliers, et on était satisfait. Maintenant, on aime en tirer 40, 50 sur la journée s’il y a moyen. Les gens ne sont plus contents avec 2 bêtes. Et avec le prix qu’ils mettent par jour, il leur faut du gibier, ils paient pour avoir quelque chose. Et s’il n’y a pas assez de gibier, on va le chercher ailleurs et on le ramène ici.


  • Wheeling the axe: Prague to ban bikes from historic squares and streets | Cities | The Guardian
    https://www.theguardian.com/cities/2018/apr/03/prague-ban-bikes-historic-squares-streets-cyclists

    Standing astride his bike in Prague’s storied Wenceslas Square, Jakub Panek waxes lyrical about the joys of cycling to work in one of Europe’s most historic and enchanting cities.

    “There have been situations where I’ve had to stop and get off my bike because of the number of tourists, but no one has ever complained” says Panek, a production specialist with Post Bellum, an NGO documenting the Czech Republic’s experiences under totalitarianism. “My experience has always been pleasant. It’s faster than cars or public transport and I feel more free.”

    #vélos #bicylette #prague #tchéquie #interdiction


  • La cléricalisation des pays de l’Est Nina Sankari - 24 Mar 2018 - Investig’Action
    https://www.investigaction.net/fr/la-clericalisation-des-pays-de-lest

    Il y a bientôt 30 ans, en 1989, un grand bouleversement est intervenu en Europe de l’Est. Les régimes dits communistes des pays de l’Europe de l’Est sont tombés comme des dominos et la fameuse transition a commencé. Les peuples de ces pays avaient réclamé la liberté, la démocratie et l’amélioration des conditions de la vie. Ils ont obtenu des élections libres et le pluralisme politique. En promo-bonus, ils ont reçu le capitalisme le plus rapace, qui limite l’accès pratique aux libertés démocratiques. Un autre facteur aggravant la vie des gens de la région, c’est le renversement des relations entre les Églises et l’État.
    Remarques préliminaires
    J’utilise des informations trouvées dans des publications diverses comme : articles, rapports et analyses en provenance aussi bien de centres académiques comme Research Gate ou Academia et de différents sites gouvernementaux ou spécialisés dans ces thématiques que de sites des ONG etc. L’information ne manque pas. Mais si on regarde de plus près, on peut noter certains déficits :
    1. La plupart des informations sont fournies par les institutions et centres religieux représentant un intérêt religieux.
    2. Même les sources qui se disent neutres ou objectives sont souvent financées par des institutions favorisant la religion (ex. PEW Research Centre) et par conséquent l’objectivité de leurs publications est discutable.
    3. Les deux groupes de sources analysent volontiers la religiosité des populations (quelle que soit la fiabilité des statistiques présentées), mais les politiques concrètes des États qui sont à l’origine du processus de cléricalisation sont absentes de l’analyse.
    4. Il est extrêmement difficile de trouver des chiffres sur le financement des Églises par des États.

    Dans cette situation, pour présenter le processus de cléricalisation des pays de l’Est, j’ai choisi des critères d’analyse suivants :
    1. Le passé clérical « pré-communiste » comme facteur facilitant la cléricalisation.
    2. Les relations Église – État actuelles dans les lois : Constitution, Concordat, loi sur l’éducation, sur le financement de l’Église par l’État et loi blasphème.
    3. Les droits reproductifs des femmes.
    En face d’un nombre écrasant de publications représentant la voix religieuse, je salue l’œuvre de l’IRELP qui apparaît comme une rare organisation à mener la recherche dans le camp opposé à la cléricalisation des pays de l’Europe et du monde.

    Les Églises – les vrais vainqueurs de la transition qu’on a appelée « démocratique »
    Il y a bientôt 30 ans, en 1989, un grand bouleversement est intervenu en Europe de l’Est. Les régimes dits communistes des pays de l’Europe de l’Est sont tombés comme des dominos et la fameuse transition a commencé. Les peuples de ces pays avaient réclamé la liberté, la démocratie et l’amélioration des conditions de la vie. Ils ont obtenu des élections libres et le pluralisme politique. En promo-bonus, ils ont reçu le capitalisme le plus rapace, qui limite l’accès pratique aux libertés démocratiques.

    Un autre facteur aggravant la vie des gens de la région, c’est le renversement des relations entre les Églises et l’État. Les pays déclarés athées, avec des institutions religieuses dominées autrefois par l’État, sont entrés sur la voie de la cléricalisation de la vie politique, socio-économique et culturelle. Cette cléricalisation se réalise dans tous ces pays par l’alliance du trône et de l’autel, une alliance entre l’institution religieuse dominante du pays et la droite (aussi bien conservatrice que populiste). Ce n’était pas ce que beaucoup d’habitants de la région avaient espéré. Le rôle accru de l’Église détruisant dès le début les libertés démocratiques (liberté de conscience, de parole, d’expression dans les medias, l’art et la science) et les droits humains, les droits des femmes en première place.

    La reconstruction du modèle clérico-national ou #national-fasciste
    Dans tous les pays de la région, les attaques des institutions religieuses contre le modèle laïque se multiplient, quelle que soit la religion imposée. L’Église catholique, très active dans la de-sécularisation de la région, est le vrai vainqueur de ce changement et on pourrait lui attribuer un rôle dans la modification de la carte de l’#Europe. Il faut noter aussi un effort constant de la part des autorités religieuses de lier la religion au nationalisme (appelé #patriotisme).
    L’Église catholique y excelle particulièrement bien. Un bon Polonais (Slovaque, Croate, Hongrois ou Slovène) c’est un bon catholique. Par contre, un #athée est un traître à la patrie. « Un Polonais c’est un catholique, l’exception, c’est un juif », disait déjà au début des années 90 le #cardinal_Glemp. La deuxième partie de cette constatation semble d’ailleurs ne plus être d’actualité. Ne parlons pas des athées, mais que sont alors les #protestants, les #orthodoxes, les #musulmans (descendants des Tartars vivant en Pologne depuis des siècles) ? En cherchant leur identité dans le passé de « l’indépendance » de l’ère pré-communiste, les pays de la région la trouvent souvent dans le passé fasciste. Par exemple dans la Slovaquie du Père Tiso, en Roumanie sous la Garde de fer, dans la Croatie de Pavelic ou dans la Hongrie d’Horthy.

    Pour illustrer cette thèse, prenons l’exemple de la Slovaquie et de son divorce « de velours » avec la Tchéquie. Pendant sa visite, un an avant l’accession de la Slovaquie à l’Union européenne, le pape Jean-Paul II a dit : « Dans un proche avenir, votre pays deviendra membre à part entière de la Communauté européenne. Chers et bien aimés, apportez à la construction de la nouvelle identité de l’Europe la contribution de votre riche tradition chrétienne ! » Appelant les Slovaques à être les soldats de la « bataille pour l’âme de l’Europe », il les a invités à aider à « ré-évangéliser un continent laïc à partir de l’Est ». Mais pour cela, le Vatican avait besoin de séparer la #Slovaquie de son partenaire moins favorable à la cléricalisation – la #Tchéquie fortement athéisée. Après la « révolution de velours » à la fin de 1989, la Slovaquie était à la recherche de son passé en tant que nation indépendante. Elle l’a trouvé : l’État slovaque fasciste de 1939-1945 du Père Tiso. 

    De même en #Croatie, où la mobilisation nationale-catholique tout au long des années 90 était énorme et continue à l’être aujourd’hui, même si elle se concentre sur d’autres sujets (lutte contre les droits des femmes, droits des personnes #LGBTQ, éducation laïque etc.), cette mobilisation supposait l’écriture d’une nouvelle version de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale (comme d’ailleurs dans d’autres pays de la région), réhabilitant les #oustachis comme des « patriotes » anticommunistes. De nouveau, ce phénomène trouvera l’appui de #Jean-Paul-II dont les voyages apostoliques en Croatie provoqueront une euphorie catholico-patriotique, surtout son voyage de 1988, marqué par la béatification de Mgr Alojzije Stepinac, l’Archevêque de Zagreb durant la Seconde Guerre mondiale. Toutefois, le processus de sa canonisation a été arrêté suite à de nombreuses protestations, dont celle des intellectuels et celle de l’Église orthodoxe serbe qui s’est opposée avec virulence à la canonisation de #Stepinac considéré par les Serbes comme un criminel de guerre impliqué dans le régime fasciste des Oustachis.

    En Pologne, la situation historique est différente, étant donné que les autorités pendant la période de la Sanacja (gouvernement d’« assainissement » national de Pilsudski) ont réussi à délégaliser le Camp national radical fasciste en 1934 et à le détruire avant la Seconde Guerre mondiale. Néanmoins, la Pologne réécrit son histoire aussi, en glorifiant les « soldats maudits » comme des héros nationaux (soldats d’extrême droite qui vont combattre les Allemands et les Soviétiques). À partir de l’année 2011, le 1er mars est devenu une fête nationale en #Pologne, pour célébrer le souvenir des soldats de cette résistance clandestine anticommuniste. Cependant, ce souvenir oublie la brutalité inouïe avec laquelle ils ont tué des milliers d’hommes et de femmes, et des centaines d’enfants. Beaucoup d’entre eux ont eu le seul malheur d’être juifs, biélorussiens, ukrainiens ou slovaques. L’Église polonaise participe aux messes célébrées à leur intention. Et le bras de fer du nationalisme catholique polonais, le Camp national radical, délégalisé en 1934 par Pilsudski, a été à nouveau légalisé au nom de la démocratie en 2002.

    Relations Église – État dans les pays “post-communistes”
    Aujourd’hui, le niveau d’ingérence religieuse dans la sphère publique diffère selon le pays, la Pologne étant le leader indiscutable de la cléricalisation, un pays où l’Eglise catholique domine l’État. Par contre, la République tchèque est un vrai « cancre » car la population y reste majoritairement athée (Tableau 1)
    Tableau 1 : Relations Église – État dans les pays “post-communistes” membres de l’UE


    Slovaquie : Traité sur la clause de conscience rejeté

    Si on regarde la première colonne, tous les pays « ex-communistes » (à l’exception de la Pologne) ont la séparation de(s) Église(s) et de l’État ou la « laïcité » (le sécularisme) ou la neutralité qui sont inscrites dans la Constitution. En ce qui concerne la Pologne, les évêques polonais se sont opposés à ce que le terme “séparation” ou “laïcité” ou “neutralité de l’État” soient inscrits dans la #Constitution de 1997. Il a été remplacé par le terme d’autonomie mutuelle, ce qui ne peut être interprété autrement que la perte par l’État de sa souveraineté, réduite désormais à l’autonomie. Mais il serait faux de penser que dans tous les autres cas, la Constitution garantit le caractère laïque ou neutre de l’État. Par exemple, en Lituanie, la Constitution parle du caractère laïc de l’éducation publique uniquement (ce qui n’empêche pas d’avoir des cours de religion à l’école). La Slovaquie ou la Slovénie ont le sécularisme inscrit dans la Constitution, mais cela ne les empêche pas non plus d’organiser des cours de religion à l’école publique ou de financer les Églises.

    Ce qui compte le plus, c’est la colonne 4 sur le concordat. Parce que si le concordat (ou les concordats ou autres accords avec le Vatican) est signé, le caractère laïque de l’État, même formellement déclaré dans la Constitution, devient une constatation dépourvue de sens. Et parmi tous les États « ex-communistes » membres de l’UE, seule la Tchéquie n’a pas signé un tel accord et n’a toujours pas réglé la question des restitutions de nombreux biens ecclésiastiques confisqués par le régime précédent. En 2002, Prague a signé un tel accord avec le Vatican mais cet accord a été rejeté par le Parlement, la pomme de discorde reste toujours le problème des restitutions des biens de l’Église. L’ex-dissident et président à l’époque, Vaclav Havel, s’en est plaint : quarante ans de communisme et vingt ans de consumérisme ultralibéral ont fait de ce pays “la première société réellement athée sans ancrage moral”.

    Et c’est là en partie que réside le problème de la cléricalisation galopante dans les pays de l’Est. Elle se fait avec le consentement des élites politiques et intellectuelles, le plus souvent de droite mais de gauche aussi. Dans les années 90, on voyait tous les jours le Premier Ministre polonais Oleksy, dirigeant de l’Alliance de la Gauche Démocratique, agenouillé inlassablement à l’église et le Président Aleksander Kwaśniewski légitimait son pouvoir en se promenant avec Jean Paul II dans sa papamobile. L’icône de l’opposition démocratique en Pologne, Adam Michnik, affirmait à plusieurs reprises dans ses longs articles qu’il n’y a pas d’autre morale pour un Polonais que la morale catholique. Une autre icône, le professeur Karol Modzelewski a refusé de signer la liste des athées et #agnostiques en Pologne (montrer le support à un coming out est difficile) par obligation de « défendre la substance de la science en Pologne ». Les intellectuels polonais n’ont pas eu ce réflexe de leurs collègues croates de protester contre la glorification de bourreaux des Soldats Maudits. Ce n’est que maintenant que les élites polonaises se réveillent quand le pouvoir autocratique pour lequel ils ont pavé le chemin menace leur position.

    Les femmes – les grandes perdantes de la transformation
    En général, dans les pays de l’Est au début de la transformation démocratique, les femmes disposaient librement de leur corps. L’IVG, à l’exception de la Roumanie, était légal et gratuit. Due à un niveau technologique bas, la contraception a été succincte mais accessible. Dans certains pays il y avait des cours d’éducation sexuelle à l’école. Sous pression des institutions religieuses, leurs droits se trouvent attaqués ou détruits. Le droit à l’IVG étant un critère symbolique du droit de la femme à l’autodétermination, le tableau 2 montre la situation de l’IVG dans les pays « #ex-communistes ». 

    Si dans la plupart de pays de l’Est membres de l’UE, à l’exception de Pologne, l’IVG reste légale, les tentatives d’y restreindre l’accès se multiplient dans tous les pays. Cela concerne même la Roumanie, le seul pays de ce groupe où les femmes ont gagné les droits reproductifs après la chute du régime de Ceaușescu. Des restrictions se font souvent par la barrière économique (ex. Estonie) ou l’IVG, donc l’avortement à la demande, de la femme est légal mais coûte cher. Dans la plupart des pays il y des restrictions pour les mineures qui doivent se présenter avec leurs parents. Un autre problème concerne l’instauration de consultations médicales obligatoires pour recevoir l’autorisation. Les tentatives les plus graves visant à restreindre ou détruire ce droit viennent de l’Église catholique (Slovaquie, Lituanie, Croatie, Slovénie). La Pologne constitue un exemple #morbide d’un pays où l’Église traite les droits des femmes comme son #butin_de_guerre et où l’IVG est interdit. Mais même dans les cas prévus par la loi (danger pour la vie et la santé de la mère, du #fœtus et en cas d’un rapport sexuel criminel), on refuse dans les faits aux femmes la possibilité de pratiquer l’avortement. Seuls les projets visant à restreindre encore plus ou à interdire complètement l’avortement sont pris en considération par le Parlement actuel. Le leader du parti Droit et Justice est allé jusqu’à exiger qu’une femme porte une grossesse avec l’enfant non-viable juste pour pouvoir le baptiser.

    Table 2. L’avortement dans les pays “post-communistes” membres de l’UE

    Conclusions
    La chute du mur de Berlin a eu de multiples conséquences, entre autre, la disparition du monde bipolaire. Comme le camp « ex-communiste » était, du moins en théorie, basé sur la philosophie matérialiste et formellement dirigé par des athées qui voyaient – à juste titre – les institutions religieuses comme des ennemis du système, celles-là ont pris leur revanche après le changement dit démocratique. Mais les institutions religieuses, par définition antidémocratiques et alliées à la droite conservatrice, n’ont pu que cheminer vers la destruction des libertés civiles, des droits humains et le démontage de la démocratie. L’intelligentsia de la région, désireuse de devenir la classe moyenne, a abandonné les peuples et trahi les femmes, en pavant le chemin aux régimes non démocratiques ou d’une démocratie “illibérale” (terme inventé par Orban). Le processus de la désécularisation et de cléricalisation successive menace non seulement cette région mais en fait l’Europe entière. L’éducation soumise à la pression religieuse vise à produire des citoyens et citoyennes incapables de développer une pensée critique. Une solidarité internationale des libres penseurs s’impose plus que jamais pour pouvoir contrer les politiques liberticides. Nous avons aussi besoin de renforcer notre efficacité concernant l’augmentation de nos capacités à mener des recherches, produire des analyses et les promouvoir.
     
    Conférence de Nina Sankari à l’IRELP (Institut de Recherche La Libre Pensée) http://www.irelp.fr

    #église #Athéïsme #état #liberté #Démocratie #capitalisme #religiosité #statistiques #cléricalisation #pré-communisme #post-communisme #Education #Constitution #Concordat #blasphème
    #femmes #féminisme #sexisme #racisme #culture_du_viol #travail #viol #violence #histoire #droits_des_femmes #avortement #ivg #misogynie #union_européenne #pape #mur_de_berlin


  • Czech voters to give verdict on president’s anti-immigrant populism | World news | The Guardian

    https://www.theguardian.com/world/2018/jan/11/czech-voters-to-give-verdict-on-presidents-anti-immigrant-populism

    Jiří Drahoš, main challenger to incumbent Miloš Zeman, pledges to ensure that country will face the west if he wins poll on Friday

    The Czech president, Miloš Zeman. Photograph: Martin Divisek/EPA

    Thu 11 Jan ‘18 05.00 GMT

    Robert Tait in Prague

    The Czech president, Miloš Zeman, has been accused of promoting a climate of “vulgarity, incompetence and corruption” as the Czech Republic heads into a presidential election widely seen as a referendum on his controversial brand of anti-immigrant populism and the country’s place in the western alliance.

    #république_tchèque #tchéquie #populisme #extrême_droite #europe


  • Tchéquie, Italie et Ukraine : trois événements extrême droitiers.

    Far-right nationalist groups march in Kiev - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/en/articles/2017/10/23/kiev-o23.html

    Far-right nationalist groups march in Kiev
    By Jason Melanovski
    23 October 2017

    Thousands of members and supporters of far-right nationalist political parties and organizations marched in Kiev on October 14 in a parade they dubbed a “March to the Glory of Heroes.” The parade marked the 75th anniversary of the founding of the Ukrainian Insurgent Army (UPA) and gave the country’s far-right political groups an opportunity to pay their respects to Ukrainian nationalist war criminals such as Stepan Bandera. Since 2014, the date has been recognized in Ukraine officially as the “Defender of Ukraine Day.”

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    Referendums on autonomy take place in northern Italy - World Socialist Web Site

    https://www.wsws.org/en/articles/2017/10/23/lega-o23.html

    Referendums on autonomy take place in northern Italy
    By Marianne Arens
    23 October 2017

    Referendums promoted by the separatist Lega Nord (Northern League) were held Sunday in the northern Italian regions of Lombardy and Veneto. Citizens were being asked to back granting their regional presidents the authority to initiate negotiations with Italy’s central government in Rome on autonomy.

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    Right-wing opponent of European Union wins Czech parliamentary election - World Socialist Web Site

    https://www.wsws.org/en/articles/2017/10/23/babi-o23.html

    Right-wing opponent of European Union wins Czech parliamentary election
    By Markus Salzmann
    23 October 2017

    Following the elections in Germany and Austria, Sunday’s parliamentary election in the Czech Republic also resulted in a sharp shift to the right. The Action for Dissatisfied Citizens (ANO) of billionaire Andre Babiš, who is also referred to as the Czech Trump, secured a landslide victory with close to 30 percent of the vote.

    #extrême-droite #europe #italie #lombardie #tchéquie #ukraine


  • Die EU dreht sich im Kreis

    Soll Europa finanziellen Druck auf Polen und Ungarn ausüben, um sie zum Einhalten von EU-Recht zu bewegen?

    http://www.zeit.de/politik/ausland/2017-07/europaeische-union-fluechtlingspolitik-italien-martin-schulz-polen/komplettansicht

    Ein Gastbeitrag von Raphael Bossong

    [...]

    Seit mehr als einem Jahr erwägen deutsche und europäische Institutionen finanzielle Druckmittel gegenüber osteuropäischen Staaten, die sich einer Verteilung von Flüchtlingen in der EU grundsätzlich verweigern. Im März 2017 wurden vergleichbare Warnungen vom österreichischen Kanzler Christian Kern erneut öffentlich vorgebracht. Konkrete Schritte erfolgten jedoch bisher nicht. Dies liegt vor allem daran, dass eine kurzfristige Streichung von EU-Fördergeldern weder rechtlich noch politisch umsetzbar ist.

    [...]

    Der aktuelle Finanzrahmen läuft von 2014 bis 2020. Somit kann also erst in den kommenden ein bis zwei Jahren politisch verhandelt werden, ob nach dem Jahr 2021 die Vergabe von EU Mitteln mit Anstrengungen in der Flüchtlingskrise verknüpft werden sollte.

    [...]

    ... , also die Schaffung positiver Anreize und besonderer Förderprogramme für Länder und Kommunen, die sich für Zuwanderung öffnen.

    Auch wenn dabei nicht direkt von Streichungen die Rede ist, würde dies sehr wahrscheinlich eine Verlagerung der Mittel zu Ungunsten osteuropäischer Länder zur Folge haben. Dabei ist zu bedenken, dass auch andere EU Mitgliedsstaaten Vorbehalte gegenüber der Verteilung von Flüchtlingen haben und konservative Interessen verfolgen. Dies gilt insbesondere für die Gruppe der sogenannten Nettozahler, die nicht nur Deutschland und Italien umfasst. Die Nettozahler müssen nämlich nach 2019 den Ausfall Großbritanniens auffangen und somit wenig Bereitschaft für eine zusätzliche Steigerung des EU Budgets zeigen. Die Flüchtlingsfrage würde vermutlich als unnötiger Störfaktor bei dieser ohnehin schwierigen Anpassung behandelt.

    Denn am Ende ist eine einstimmige Entscheidung aller EU-Mitgliedsländer nötig, um einen neuen langjährigen Finanzrahmen zu verabschieden. Ein konsequent harter Kurs gegenüber osteuropäischen Ländern würde dabei eine Blockade verursachen. In diesem Fall – der mehrfach in der Vergangenheit bei der Diskussion zwischen Großbritannien und Frankreich zum Umfang der Agrarhilfen drohte – würde der aktuelle EU-Haushalt ohne Anpassung fortgeschrieben.

    Somit bleibt zur Sanktionierung nur das reguläre Vertragsverletzungsverfahren. Ein solches Verfahren leitete die EU-Kommission Mitte Juni gegen Polen, Ungarn und Tschechien ein, da diese Staaten grundsätzlich keinen Beitrag zur 2015 beschlossenen einmaligen Umverteilung von bis zu 160.000 Personen aus Griechenland und Italien leisten wollen. Am Ende eines mehrstufigen Prozesses könnten empfindliche finanzielle Strafen durch den europäischen Gerichtshof verhängt werden, die für größere Länder wie Polen sich auf mehr als hunderttausend Euro pro Tag belaufen könnten.

    Ungarn und die Slovakei versuchen ihrerseits, den gesamten EU-Mechanismus vor dem europäischen Gerichtshof für ungültig und illegal erklären zu lassen. Gestern erklärte jedoch der zuständige Generalanwalt des Gerichtshofs, dass diese Anfechtung in allen Punkten zurückzuweisen sei. Der Gerichtshof folgt in der Regel den entsprechenden Plädoyers seiner Generalanwälte, was in diesem Fall besonders wahrscheinlich ist. Aber selbst wenn das Vertragsverletzungsverfahren deshalb weiterlaufen kann, ist der Weg zur endgültigen Verurteilung und Verpflichtung von Strafzahlungen immer noch lang. Deshalb stellte die Kommission bei der Einleitung des Verfahrens ausdrücklich klar, dass die Verpflichtung zur Aufnahme von Flüchtlingen fortbesteht, selbst wenn die rechtliche Grundlage des einmaligen Verteilungsmechanismus im September 2017 erlischt. Es könnte also die Situation eintreten, dass Personen, die bis September 2017 in Italien gelandet sind, in den kommenden zwei bis drei Jahre in andere EU-Mitgliedsländer verteilt werden.

    Dies mag zwar ein wichtiges Signal der Gültigkeit und des Vorrangs von EU-Recht sein, hilft aber den Erstaufnahmeländer sehr wenig. Nach neuestem Umsetzungsbericht des Verteilungsmechanismus sind trotz wachsender Bereitschaft anderer Mitgliedsstaaten immer noch nur knapp 25.000 Personen aus Griechenland und Italien umverteilt worden, während ursprünglich bis zu 160.000 angedacht waren. Selbst wenn aufgrund sinkender Anerkennungsquoten von Flüchtlingen die angepeilten Verteilungszahlen stark nach unten korrigiert wurden, kann dies alles nur ein symbolischer Beitrag sein. Allein für die erste Hälfte des Jahres 2017 kamen bereits mehr als 90.000 Ankommende in Italien hinzu.

    Die Reform des Dublin-Regimes, die einen permanenten Lastenausgleich für Aufnahmeländer schaffen soll, bleibt im politischen Entscheidungsprozess nach wie vor blockiert und würde ebenso wenig einen Befreiungsschlag darstellen. Italien würde aufgrund seiner Größe weiterhin permanent stark beansprucht, während die Zuständigkeit der Grenzländer für die Erstprüfung von Asylgesuchen zusätzlich zementiert würde. Vor allem bleibt die ungelöste Herausforderung im Umgang mit sogenannten gemischten Migrationsströmen, die neben Schutzsuchenden auch viele Personen mit wirtschaftlichen Interessen beinhalten. Bei irregulär Eingereisten mit geringer Bleibeperspektive müsse schnell und rechtlich sauber entschieden werden und diese in Kooperation mit den Herkunftsstaaten zurückgeführt werden.

    [...]

    Die EU sieht sich deshalb auf kurze Sicht dazu gedrängt, weiterhin auf den Ausbau der Grenzsicherung in Libyen zu setzen. Die damit verbundenen schwerwiegenden Probleme bei der Wahrung von Menschenrechten sind allen Akteuren bekannt und sollten nicht durch Diskussionen um die Rolle von NGOs bei der Seenotrettung verschleiert werden. Vielmehr ist es zu begrüßen, dass Programme des UNHCR zur legalen Ansiedlung von Flüchtlingskontingenten in verschiedene EU Mitgliedsstaaten stetig auf mehrere Zehntausend Personen pro Jahr anwachsen.

    Gleichzeitig müssen möglichst viele EU-Mitgliedsstaaten Italien jetzt in freiwilligen Formaten entlasten. Deutschland erklärte sich jüngst bereit, seine freiwillige monatliche Übernahme von 500 Flüchtlingen aus Italien auf 750 zu erhöhen. Andere Mitgliedsstaaten wie Frankreich und Spanien sollten in den kommenden Wochen und Monaten vergleichbare Programme auflegen, oder sich doch konzilianter gegenüber der italienischen Forderung zeigen, Häfen für Schiffe mit Flüchtlinge zu öffnen.

    [...]

    via https://diasp.eu/posts/5799655

    #migrations #réfugiés #EU #CE #Italie #Hongrie #Slovaquie #Tchéquie #Pologne #Visegrad #Allemagne #Autriche #CJCE

    • oAnth :

      Es wäre sicherlich heillos übertrieben zu behaupten, dass sich im Artikel nach der Empfehlung des EuGh an die Europäische Kommission großartige Perspektiven für Italien und Griechenland in der sich zuspitzenden Flüchtlingssituation wiederfänden, jedoch wird darin die aktuelle Rechtslage auf EU-Ebene und, damit verbunden, die zeitliche Abfolge der Handlungsoptionen kenntnisreich zusammengefasst. Es erscheint demnach evident, wie sehr die Visegrad-Länder, und nicht nur diese, auf Zeit spielen.

      Il serait beaucoup trop exagérant de constater, que - après la recommandation par le CJCE pour la Commission européenne - l’article révélerait des perspectives prometteuses pour l’Italie ou la Grèce vu leurs conditions aggravées par l’afflux des réfugiés, mais la situation juridique au niveau de la CE connectée avec la succession temporelle des options s’y trouve bien résumée. C’est bien évidant, comment les pays de Visegrad (et ne pas que ceux-ci) essaient d’atermoyer les choses.


  • L’Europa può finire a Dublino

    L’ennesima estate di sbarchi offre in pasto all’opinione pubblica quello che, riprendendo una felice espressione dell’antropologo Nicholas De Genova, potremmo definire come la versione italiana di un permanente «spettacolo del confine». I numeri degli sbarchi di ogni giorno e, soprattutto, le proiezioni su quelli futuri si rincorrono a sostegno dell’azione diplomatica del governo italiano, che sembra essere tornato a fare la voce grossa in Europa. Sarebbe tuttavia utile mettere in prospettiva tali cifre, sottraendole al dibattito sensazionalistico. Quello cui assistiamo nel Mediterraneo centrale è forse ormai la «nuova normalità», come ha ammesso la stessa Commissione europea, nel senso che almeno dal 2014 siamo entrati in una stagione in cui la media annuale degli sbarchi si attesta intorno alla cifra di 170 mila e non ci sono ragioni di prevedere una diminuzione, a fronte dei persistenti fattori di instabilità politica che circondano il bacino del Mediterraneo. Per dare un’idea del salto di paradigma, basti dire che nel decennio precedente (2003-2013) la media degli sbarchi era di 23 mila, con punte di 38 e 61 mila sbarchi raggiunte nel 2008 e nel 2011, anni all’epoca considerati «critici».

    Di fronte a questa «nuova normalità», molti argomentano, le regole che hanno governato le politiche migratorie e di asilo a livello europeo negli ultimi anni devono essere radicalmente ripensate e in particolare, si dice, deve essere rivisto il principio, sancito per la prima volta nel 1990 dall’allora Convenzione di Dublino, che sostanzialmente attribuisce al Paese di primo ingresso l’onere dell’accoglienza dei richiedenti asilo.

    Il dibattito politico sul cd. «sistema Dublino» ultimamente è parso a tratti poco edificante, anche perché ha stimolato una divisione per certi versi artificiale tra Paesi frontalieri, che essendo più esposti all’arrivo di migranti irregolari ritengono di sopportare un onere eccessivo, e Paesi centrali, accusati di godere di una posizione di privilegio. Sebbene sia vero che alcuni hanno approfittato indebitamente del loro supposto vantaggio geopolitico (non è detto che i richiedenti asilo arrivino sempre attraversando irregolarmente le frontiere esterne della Ue), rifiutandosi di dare seguito al programma di ricollocamento dei richiedenti asilo approvato dalla Commissione nel 2015, non bisogna neanche dimenticare che il 58% del milione e duecentomila richiedenti asilo presenti alla fine del 2016 in Europa si trovava in Germania (722 mila), e che solo il 9,8% di questi era ospitato in Italia (121 mila) e il 4% in Grecia (49 mila) (cfr. i dati Eurostat a riguardo). Questi due Paesi hanno peraltro un sistema di accoglienza fortemente deficitario la cui spina dorsale, per restare al caso dell’Italia, è costituita da centri di accoglienza «straordinari» aperti in base alle esigenze e gestiti secondo standard ben al di sotto delle linee guida che ad esempio l’Unhcr e l’Easo hanno fissato a proposito di accoglienza di richiedenti asilo.

    https://www.rivistailmulino.it/news/newsitem/index/Item/News:NEWS_ITEM:4070#undefined.uxfs
    #Dublin #Règlement_Dublin #asile #migrations #réfugiés #Europe #Italie #Méditerranée #arrivées

    • Malheureusement il y reste à craindre que les grands adversaires contre une solution commune du problème dans la CE serons les pays en Europe de l’Est - un changement du système avec des réformes et des médias néolibérales, les migrations, la fuite des cerveaux, un sytème éducatif ruiné, chômage énorme, encore pire dans la jeunesse, et des revenus minuscules fournissent la base pour des versions autoritaires des gouvernements que surgissaient un après l’autre depuis des années 2000 en profitant des frustrations vu des populations s’appauvrir ou quitter le pays.

      –------------------

      Europa und die Flüchtlingsfrage
      „Wir werden eine ordentliche Portion Geld aufbringen müssen“

      http://www.deutschlandfunk.de/europa-und-die-fluechtlingsfrage-wir-werden-eine.694.de.html

      Der außenpolitische Sprecher der Unionsfraktion, Jürgen Hardt, hat sich für eine Verlängerung der EU-Rettungsmission „Sophia“ im Mittelmeer ausgesprochen. Die größte Herausforderung der nächsten Jahre sei es jedoch, die Fluchtursachen zu bekämpfen, sagte er im Dlf. Dafür brauche es viel guten Willen - und viel Geld.

      Jürgen Hardt im Gespräch mit Mario Dobovisek

      http://ondemand-mp3.dradio.de/file/dradio/2017/07/18/interview_wohin_mit_den_fluechtlingen_j_hardt_vorsitz_dlf_201707

      [...]

      Dobovisek: Bei der Obergrenze geht es ja um die in Deutschland ankommenden Flüchtlinge. Verfolgen wir deren Weg ein paar Stationen zurück, dann landen wir bei vielen von ihnen in Italien, das allein in diesem Jahr über das Mittelmeer schon rund 90.000 Flüchtlinge aufgenommen hat. Jetzt haben die EU-Außenminister gestern Sophia, die EU-Rettungsmission vor der libyschen Küste ausgesetzt. Italien hat sie blockiert. Können Sie Roms Blockade nachvollziehen?

      Hardt: Sophia läuft natürlich weiter bis Ende Juli. So lange ist das Mandat erteilt. Der Deutsche Bundestag hat es im Übrigen bereits verlängert. Ich gehe davon aus, dass Frau Mogherini und die anderen es noch hinkriegen, dass wir in den nächsten Wochen auch eine Einigung erzielen. Aber es ist schon eine Erinnerung an das, was wir vor drei, vier Jahren erlebt haben. Da hat Italien immer wieder Richtung Europa, Richtung Europäische Union gesagt, helft uns, die Zahl der Flüchtlinge steigt an, und da haben alle anderen Europäer, ich glaube auch Deutschland, sich zu hartherzig gegenüber den italienischen Anfragen und Anforderungen gezeigt, weil in dem Dublin-III-Verfahren festgelegt ist, dass diejenigen Flüchtlinge dort Asyl beantragen sollen, wo sie zuerst ihren Fuß auf europäischen Boden setzen, und das ist bei den Bootsflüchtlingen Italien. Diese Regelung hat sich nicht bewährt und wenn die Europäische Union jetzt nicht tatsächlich auch Solidarität zeigt und einen vernünftigen Mechanismus findet, mit dem Italien leben kann, einmal, dass Italien finanziell geholfen bekommt, aber zum anderen auch vielleicht kontingentweise Flüchtlinge abgenommen bekommt, dann sind wir wieder da, wo wir vor drei Jahren waren, und das finde ich schade. Ich glaube, wir haben doch alle gelernt, dass die Zahl der Flüchtlinge, die nach Europa kommen, durchaus begrenzbar und beherrschbar ist, aber dass wir natürlich dann das Problem besonders gut in den Griff bekommen, wenn wir es gemeinsam machen und gerecht verteilen und nicht auf einzelne Länder, so wie das ja in Deutschland der Fall war, aber auch in Italien, die Hauptlast zukommen lassen.

      [...]

    • RIFUGIATI, LA CORTE UE CONFERMA : DUBLINO SI APPLICA SEMPRE, ALL’ITALIA TUTTI GLI ONERI – DI EMANUELA BONINI

      “Niente da fare. L’Italia dovrà continuare a farsi carico delle persone che sbarcano sulle proprie coste. Il regolamento di Dublino, che disciplina il sistema comune di asilo, si deve applicare sempre, anche in caso di emergenza. La Corte di giustizia dell’Ue ribalta il parere dell’avvocato generale, che aveva invece sostenuto l’impossibilità di applicare le norme attualmente in vigore nei casi di emergenza, e conferma la validità dell’impianto giuridico con cui fino ad oggi è stato gestito il fenomeno migratorio”. A scriverne è Emanuele Bonini su “Eunews”, quotidiano online diretto a Bruxelles da Lorenzo Robustelli.

      http://www.aise.it/rassegna-stampa/rifugiati-la-corte-ue-conferma-dublino-si-applica-sempre-allitalia-tutti-gli-oneri--di-emanuela-bonini/93103/157

    • oAnth :

      Es wäre sicherlich heillos übertrieben zu behaupten, dass sich im Artikel nach der Empfehlung des EuGh an die Europäische Kommission großartige Perspektiven für Italien und Griechenland in der sich zuspitzenden Flüchtlingssituation wiederfänden, jedoch wird darin die aktuelle Rechtslage auf EU-Ebene und, damit verbunden, die zeitliche Abfolge der Handlungsoptionen kenntnisreich zusammengefasst. Es erscheint demnach evident, wie sehr die Visegrad-Länder, und nicht nur diese, auf Zeit spielen.

      Il serait beaucoup trop exagérant de constater, que - après la recommandation par le CJCE pour la Commission européenne - l’article révélerait des perspectives prometteuses pour l’Italie ou la Grèce vu leurs conditions aggravées par l’afflux des réfugiés, mais la situation juridique au niveau de la CE connectée avec la succession temporelle des options s’y trouve bien résumée. C’est bien évidant, comment les pays de Visegrad (et ne pas que ceux-ci) essaient d’atermoyer les choses.

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      Die EU dreht sich im Kreis

      Soll Europa finanziellen Druck auf Polen und Ungarn ausüben, um sie zum Einhalten von EU-Recht zu bewegen ?

      http://www.zeit.de/politik/ausland/2017-07/europaeische-union-fluechtlingspolitik-italien-martin-schulz-polen/komplettansicht

      Ein Gastbeitrag von Raphael Bossong

      [...]

      Aber selbst wenn das Vertragsverletzungsverfahren deshalb weiterlaufen kann, ist der Weg zur endgültigen Verurteilung und Verpflichtung von Strafzahlungen immer noch lang. Deshalb stellte die Kommission bei der Einleitung des Verfahrens ausdrücklich klar, dass die Verpflichtung zur Aufnahme von Flüchtlingen fortbesteht, selbst wenn die rechtliche Grundlage des einmaligen Verteilungsmechanismus im September 2017 erlischt. Es könnte also die Situation eintreten, dass Personen, die bis September 2017 in Italien gelandet sind, in den kommenden zwei bis drei Jahre in andere EU-Mitgliedsländer verteilt werden.

      Dies mag zwar ein wichtiges Signal der Gültigkeit und des Vorrangs von EU-Recht sein, hilft aber den Erstaufnahmeländer sehr wenig. Nach neuestem Umsetzungsbericht des Verteilungsmechanismus sind trotz wachsender Bereitschaft anderer Mitgliedsstaaten immer noch nur knapp 25.000 Personen aus Griechenland und Italien umverteilt worden, während ursprünglich bis zu 160.000 angedacht waren. Selbst wenn aufgrund sinkender Anerkennungsquoten von Flüchtlingen die angepeilten Verteilungszahlen stark nach unten korrigiert wurden, kann dies alles nur ein symbolischer Beitrag sein. Allein für die erste Hälfte des Jahres 2017 kamen bereits mehr als 90.000 Ankommende in Italien hinzu.

      [...]

      signalé avec des citations plus détaillées aussi ici : https://seenthis.net/messages/618178

      #migrations #réfugiés #EU #CE #Italie #Hongrie #Slovaquie #Tchéquie #Pologne #Visegrad #Allemagne #Autriche #CJCE


  • Les Cafés Géo » Carnet de géographe : La #République_Tchèque

    http://cafe-geo.net/carnet-de-geographe-la-republique-tcheque

    La République tchèque a traversé, au cours du 20ème siècle, des transformations de grande ampleur. De l’instauration du collectivisme et du démembrement des systèmes socialistes au retour de la démocratie locale au tournant des années 1990, elle fait désormais partie intégrante de l’Union européenne.

    Cette intégration effective depuis 2004, pourrait laisser supposer que la question de sa singularité est désormais close et que les séries de réformes, engagées durant la phase de transition postcommuniste et de préadhésion à l’Union européenne, ont permis une réduction des écarts fonctionnels et structurels avec les autres territoires d’Europe occidentale. En réalité, la situation est plus complexe. Si l’intégration à l’économie de marché dès 1990, et l’européanisation des institutions ont effectivement engagé le pays vers un modèle convergent de gestion politique et économique sur le modèle occidental, les recompositions territoriales progressent toujours de manière extrêmement inégale selon les contextes régionaux. Entre trajectoire de convergence et renforcement des spécificités, ces recompositions, fortement liées au poids des héritages structurels, s’apprécient encore souvent de manière contradictoire. Elles tendent parfois à rapprocher la République Tchèque d’un modèle territorial occidental, basé sur une diversification des fonctions socioéconomiques et la mise en place de nouveaux modes de gouvernance à la croisée de politiques d’action publique et d’initiatives endogènes.

    #tchéquie #tchécoslovaquie #géographie


  • Czechs angry at severe water loss caused by Polish mining - The Ecologist
    http://www.theecologist.org/News/news_analysis/2988390/czechs_angry_at_severe_water_loss_caused_by_polish_mining.html

    On first sight, life in Vitkov seems idyllic. But right on the other side of the hill bordering the village, lies the Polish Turow lignite mine, an open-pit quarry stretching over more than 3,000 hectares.

    In more than half a century of operations, the mine - which uses an estimated 200 million cubic meters of water a year - has been drying up ground and surface waters in the region, including this Czech village of Vitkov.

    Inhabitants of Vitkov point to dried up creeks and tell stories of how they have to dig their wells deeper and deeper to get drinking water. To provide water for the local kindergarten, the municipality had to invest 37,000 euros to dig a well as deep as 70 meters. And most locals have had to use their own money to rebuild their wells over time.

    The Turow mine was initially planned to operate until 2020. But now Polska Grupa Energetyczna (PGE) - the Polish state-owned company operating Turow - wants permission to keep digging until 2044. It says the coal is needed to fuel a new 450 MW unit the company is planning to build at the Turow power plant, a project for which financing has already been secured.

    #Pologne #Tchéquie #extraction_minière #eau


  • Ukraine centrale – Un vent venu de Russie souffle sur la #MOLDAVIE et la Bulgarie
    http://vilistia.org/archives/12622

    Beaucoup sont toujours dans l’enthousiasme, d’autres dans « l’incertitude », d’autres encore dans la vive inquiétude, depuis l’élection que le mainstream occidental n’attendait pas, à savoir de Donald Trump à la tête des USA. Mais ce n’est qu’une partie du … Lire la suite →

    #TCHEQUIE


  • Europe centrale résiste – Le Premier ministre tchèque annonce qu’aucun radar américain ne sera installé dans son pays
    http://vilistia.org/archives/12619

    14 nov. 2016, 13:58 © Eric Vidal Source : Reuters Bohuslav Sobotka, le premier ministre tchèque Par la voix de son Premier ministre Bohuslav Sobotka, la Tchéquie s’est opposée au projet d’installation d’un système radar américain sur son sol, initialement prévu … Lire la suite →

    #TCHEQUIE


  • Suisse Les CFF vendent des vieux wagons à l’amiante à une compagnie tchèque RTS ats/sbad ce 24 Octobre 2016
    http://www.rts.ch/info/suisse/8113055-les-cff-vendent-des-vieux-wagons-a-l-amiante-a-une-compagnie-tcheque.htm

    Les CFF ont vendu 25 wagons à la compagnie ferroviaire tchèque RegioJet. Encaissant un million lors de l’opération, ils ont aussi pu se débarrasser d’un autre problème : les voitures contenaient de l’amiante.

    Les CFF s’exposent au soupçon d’avoir simplement « exporté » un désagréable problème. Mais ils ne l’entendent pas de cette oreille. Au contraire, ils « prennent très au sérieux la responsabilité liée à l’amiante.

    Les assainissements et traitements effectués jusqu’ici l’ont montré », indique le centre de presse de l’ex-régie fédérale.

     "Amiante aggloméré "
    « Comme nous l’avons déjà annoncé en juillet 2016, il s’agit d’amiante aggloméré présent en faible quantité, qui ne peut être ôté que par un travail de ponçage, comme par exemple en cas d’assainissement de la rouille. Cela ne constitue pas et n’a jamais constitué un danger pour les passagers », écrivent les CFF.

    Ces wagons avaient été retirés du circuit à cause de leur vieil âge.

    Dans le document de vente, le nouveau propriétaire RegioJet s’est engagé à faire assainir les wagons par une entreprise reconnue.
    Pour le syndicat SEV, les CFF auraient pourtant été les mieux placés pour remettre les wagons aux normes.

    #Suisse #Tchèquie #amiante #CFF #Chemins_de_fer



  • Austerity government appointed in the Czech Republic - World Socialist Web Site

    http://www.wsws.org/en/articles/2013/07/17/czec-j17.html

    Austerity government appointed in the Czech Republic
    By Markus Salzmann
    17 July 2013

    A transitional cabinet was sworn into office in the Czech Republic last Wednesday, four weeks after a corruption scandal led to the resignation of Prime Minister Petr Necas and his right-wing government.

    #république_tchèque #tchéquie #austérité #crise


  • China may be far away but Foxconn is on our doorstep | openDemocracy

    http://www.opendemocracy.net/rutvica-andrijasevic-devi-sacchetto/china-may-be-far-away-but-foxconn-is-on-our-doorstep

    Drawing on support from permissive governments, multinational manufacturer Foxconn has set up shop in Central Europe. Yet the transitory nature of the many migrant workers employed in these factories will have serious consequences for the future of labour in Europe.


    The Foxconn factory in Pardubice, Czech Republic. Wikimedia Commons/Nadkachna. Some rights reserved.The Foxconn factory in Pardubice, Czech Republic. Wikimedia Commons/Nadkachna. Some rights reserved.

    The best dormitory in town bears the evocative name of Hotel Harmony and houses several hundred migrant workers recruited almost exclusively by Xawax, one of the country’s 1,300 or so recruitment agencies. The Express People agency, on the other hand, puts its workers up in a third-rate bed and breakfast, the Veselka, a stone’s throw from the railway station.

    #sweatshop #foxconn #europe_est #tchéquie