• Nouvelle forme de colonisation et forte dépendance économique
    https://www.farmlandgrab.org/post/view/28884-nouvelle-forme-de-colonisation-et-forte-dependance-economique

    Les superficies de terre concernées par ces contrats signés en 2012 sont supérieures à 3 millions d’hectares, donc supérieures aux 1,3 million d’hectares du projet Daewoo Logistics, auxquelles il faudra ajouter toutes les surfaces de terrains de tous les autres contrats connus et inconnus signés par les régimes successifs. Des rumeurs circulent, depuis 2018, selon lesquelles la quasi-totalité du territoire malagasy a déjà été attribuée à des étrangers.

    Le Collectif TANY réitère sa réclamation de l’affichage en toute transparence, sur un site internet, des terrains de l’Etat déjà vendus et loués dans toutes les régions pour que chaque citoyen connaisse la situation actuelle et réelle de ces soi-disant locations de terres avec le détail des contrats, incluant la date de début et de fin de chaque bail emphytéotique. Concernant l’avenir, le Collectif TANY a déjà eu l’occasion de partager certains contenus ‘cachés’ du document Initiative pour l’Emergence de Madagascar - I.E.M.(8). Ce programme prône notamment la multiplication de Zones Economiques Spéciales qui vont expulser les Malagasy qui vivent actuellement là et interdire l’accès de vastes zones du territoire national aux communautés locales et aux paysans, à tous les Malagasy qui n’ont pas de lien direct avec les entreprises détentrices de ZES.

    Ce document Initiative pour l’Emergence de #Madagascar (I.E.M.) parle également des Sociétés d’économie mixte parmi ses outils de développement, notamment dans le secteur agricole (9). La société d’économie mixte, qui constitue un montage classique pour maintenir un contrôle relatif des nationaux sur les investisseurs étrangers et pour partager les bénéfices, représente un réel danger lorsqu’on la met en perspective avec le Code des investissements actuel - la loi 2007-036 - qui autorise l’achat de #terres #malagasy par les sociétés à capitaux majoritairement étrangers lorsqu’elles ont un associé #malgache. (5)


  • UAE companies one of the biggest landowners in Serbia - Serbian MonitorSerbian Monitor
    https://www.serbianmonitor.com/en/uae-companies-one-of-the-biggest-landowners-in-serbia

    As recently said in the decision on the concentration of the two companies, issued by the Commission for Protection of Competition of Serbia, the company’s main competitors in Serbia are Matijevic Agrar, which owns around 30,000 hectares, Miodrag Kostic’s MK Group, with around 25,000 hectares, PKB, recently sold to another company from the United Arab Emirates, Al Dahra, with around 18,000 hectares, Almeh, with 15,000 hectares, and Miroslav Miskovic’s Delta Agrar, with close to 12,000 hectares of land.

    The Commission allowed the concentration arguing that it wouldn’t have a considerable impact on the share that the two biggest agricultural landowners had in the market segment of the three main agricultural products (wheat, maize, sunflower).

    #terres #serbie #EAU



  • Could Telegram’s TON #blockchain Drive Mass #cryptocurrency Adoption?
    https://hackernoon.com/could-telegrams-ton-blockchain-drive-mass-cryptocurrency-adoption-57ce6d

    Could Telegram’s TON Blockchain Drive Mass Cryptocurrency Adoption?When the launch of the Telegram Open Network (TON) initial coin offering (ICO) was announced back in December 2017, the blockchain industry sat up and took notice, in a big way. At the time, not only were Telegram among one of the first companies with an existing and successful non-blockchain product to suggest launching an ICO; but more importantly, Telegram were already well regarded in the crypto industry as being the go-to platform for ICO community building initiatives and messaging.Despite Telegram setting a hard cap for their raise of just $1.2 billion, it was quickly apparent that Telegram’s fundraising goal was setting the bar far too low for the growing messaging app which boasts a self-proclaimed 200 million (...)

    #telegram-messenger


  • #delphy tu me fais chier
    https://nantes.indymedia.org/articles/45378

    septembre 4, 2018 transgrrrls DELPHY TU ME FAIS CHIER Ce texte a été publié sur le blog https://bottomprincess.wordpress.com, qui est vraiment super et que tu dois aller voir si t’es une bonne personne. https://transgrrrls.wordpress.com/2018/09/04/delphy-tu-me-fais-chier

    #/ #-ismes #en #tout #genres #_anarch-fémin #genre #sexualités #transphobie #terf #/,-ismes,en,tout,genres,_anarch-fémin…,genre,sexualités,transphobie,terf,delphy


  • 28 Years Ago, Our Enslavement was Predicted — and We’re Still Not Listening
    https://hackernoon.com/28-years-ago-it-was-predicted-and-we-are-not-listening-652c0be46df7?sour

    28 Years Ago, Our Enslavement was Predicted — and We’re Still Not Listening“An untold #future lies ahead, and for the first time, I face it with a sense of hope. For if a machine, a Terminator, can learn the value of human life; maybe we can too.” — Sarah ConnorI was a kid when I first heard this quote, and It was shocking how we could even think of machines having feelings. Even more, it was interesting the idea in that quote referring that human beings don’t appreciate life.At that moment I wasn’t a big fan of terminator and to be honest I’m still not the biggest follower, yet, that bit of the end of the movie was nailed into my memory even -especially these days- several years after.Some years after Terminator, the first movie of The Matrix was released and from the very first time, I was hooked (...)

    #smartphone-addiction #machine-takeover #giveashit #technology


  • How Not To Kill Your Software Project
    https://hackernoon.com/how-not-to-kill-your-software-project-a42b8ca1ae86?source=rss----3a8144e

    Tons of software development projects tend to fail after launch for various reasons, of which the primary one is the lack of clear goals. Another almost equally significant but underestimated cause of failure is that a considerable number of these startups were solving the wrong problem.This situation is like a case of going a hundred miles per hour in the wrong direction and is quite common in the software development industry, but often binned under the ‘incompetence’ category (although, admittedly, that does play a role in some cases). It is an issue of poor communication between the parties involved.An ideal project would mean that all the organization’s staff at every level, as well as the target users, would be utterly convinced about the need to product and its ability to solve the (...)

    #software-engineering #technology #startup #software-development #agile




  • Anas, le héros masqué du journalisme africain
    https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2019/04/19/anas-le-heros-masque-du-journalisme-africain_5452593_4500055.html

    Sa popularité dépasse le Ghana, pourtant personne ne connaît le visage du journaliste Anas Aremeyaw Anas. Cet anonymat lui permet de protéger sa vie et d’enquêter en caméra cachée sur les affaires de corruption.

    Le chauffeur connaît manifestement le chemin. Sur les avenues fluides, les immeubles de bureaux défilent, comme les enfants des rues qui, aux carrefours, mendient une pièce ou un morceau de pain. Accra, capitale du Ghana, fait sa pause dominicale. Même le marché central, le plus grand d’Afrique de l’Ouest, qui perturbe le centre-ville les jours de semaine, en provoquant des embouteillages monstres, est presque calme avec ses femmes en tenue de fête négociant le kilo de légumes.
    La ville retient son souffle, chargée des derniers échos des cantiques évangéliques, véritable tempo du dimanche matin. Sur les murs, quelques graffs accrochent le regard au passage, comme ce visage en noir et blanc, masqué par un drôle de rideau de perle.
    On le retrouve, en faisant route vers l’aéroport, sur une immense fresque signée Nicholas Tettey Wayo, un des street-artistes les plus en vogue du pays, accompagnée de cette devise en gros caractères : « Anas te surveille. Agis bien. »

    Un superhéros

    Anas ? C’est Anas Aremeyaw Anas, une vedette sans visage, mais à double face. Côté pile, c’est le journaliste le plus connu du continent africain ; côté face, un véritable James Bond, qui met sa vie en jeu pour tourner les images de ses documentaires chocs : des films pour la BBC, CNN ou la chaîne qatarie Al-Jazira.
    Peu connu en France, il apparaît comme un superhéros en Afrique et dans le monde anglo-saxon. Un journaliste espion, bardé d’une cinquantaine de prix, qui travaille caméra cachée sous la chemise, déguisé pour infiltrer les milieux les plus opaques.

    Son dernier reportage, Number 12, est sorti mi-2018. Il raconte la face obscure du football africain, où « le 12e joueur, c’est la corruption ». Le documentaire, fruit de deux ans d’enquête, dénonce cette gangrène.
    Trois jours après sa diffusion par la BBC, le 9 juin 2018, lors d’une séance publique dans la ville d’Accra, le patron ghanéen de ce sport hyperpopulaire a été forcé de démissionner. Puis, pendant plusieurs semaines, toute la planète du ballon rond africain a vécu à l’heure des évictions prononcées par la Fédération internationale (FIFA). Jusqu’à celle d’un arbitre kényan pourtant prêt à officier durant la Coupe du monde en Russie, à l’été 2018. Anas et son équipe ont piégé 97 des 100 leaders du championnat ghanéen ou des grands championnats du continent, leur proposant de l’argent pour influer sur la sélection d’arbitres ou pour truquer des matchs.

    L’anonymat, une assurance-vie

    Aucun milieu ne fait peur à Anas Aremeyaw Anas. En 2015, il a fait tomber sept des douze juges des plus hautes juridictions de son pays. Au total, une trentaine de magistrats et 170 huissiers de justice s’étaient laissés acheter par des journalistes infiltrés, acceptant des liasses de billets en échange d’une décision de justice, comme l’a montré Ghana in the Eyes of God (« le Ghana vu par Dieu »).
    Ce film a été construit à partir de 500 heures de tournage ; il a été vu par 6 500 personnes en quatre projections seulement, au Centre international de conférences d’Accra. Car dans ce petit Etat anglophone d’Afrique de l’Ouest, entre Burkina Faso et Côte d’Ivoire, les sorties des enquêtes du journaliste sont de véritables événements nationaux, aussi courus que le concert d’une rock star.

    « Si je décide d’arrêter, quelqu’un d’autre peut devenir le nouvel Anas. » Anas

    Anas Aremeyaw Anas est une célébrité sans visage car l’anonymat est son assurance-vie. Si de très rares personnes ont déjà vu ses traits, la plupart ne connaissent de lui que le rideau de perles qui tombe de son bob noir, assorti, dans une coquetterie inattendue, à la couleur de sa tunique. Il a choisi de longue date ce masque « produit de l’artisanat local », d’abord parce qu’il « est représentatif du continent africain », mais aussi parce que d’autres que lui peuvent le porter facilement.
    « Si je décide d’arrêter, quelqu’un d’autre peut devenir le nouvel Anas », répète-t-il volontiers. Aujourd’hui, ils sont parfois trois à l’arborer en même temps dans les grands rendez-vous internationaux où Anas est invité. Si, officiellement, il s’agit de tromper ceux qui voudraient l’agresser ou le tuer, c’est aussi par souci de mise en scène. Anas est conscient de la force symbolique du personnage qu’il s’est créé et en joue désormais, écrivant chaque jour un chapitre supplémentaire de cette histoire.

    Pour nous recevoir, le rendez-vous a été donné sans adresse. A l’heure dite, ce 17 février, le pick-up annoncé s’est arrêté devant un hôtel international d’Accra. Prénoms échangés en guise de code et le voilà reparti, stoppant une demi-heure plus tard devant un immeuble à l’air inhabité, dans une banlieue sans charme. Entre une épicerie fermée et une de ces mini-pharmacies où, hormis la gamme d’antipaludéens, les étagères font plus de place aux sodas qu’aux médicaments, un responsable de la sécurité entrebâille un portillon et joue les guides vers le troisième étage, où attend une clé, sésame pour accéder au toit-terrasse, puis à un studio aveugle, camouflé derrière de lourds volets de bois. L’air de la pièce poussiéreuse est encore irrespirable quand le garde du corps y installe trois chaises. Sorti de nulle part, Anas se glisse en silence sur l’une d’elles.

    « Dénoncer, faire honte, emprisonner »

    Après des salutations rapides, ses premiers mots sont pour demander la climatisation. On imagine la chaleur sous son bob enfoncé, derrière ses perles dont le jaune doré répond à sa tunique aux plis parfaits, sur laquelle il porte un petit gilet écossais où le jaune se marie à l’ocre roux. L’homme est théâtral sur sa chaise. Une voix douce très assurée qui s’emballe de temps à autre quand on pointe des contradictions. Des mains qui parlent seules, gesticulant sans cesse. On les fixe d’instinct, gêné face à cet interlocuteur sans visage. Ces mains aux longs doigts fins, graciles, ne trahissent rien de son âge, une quarantaine d’années.

    Anas n’a jamais cessé d’infiltrer des milieux fermés « au nom de l’intérêt général et des droits de l’homme ».

    Né dans le nord du pays, élevé par un père militaire et une mère infirmière, Anas a grandi dans une caserne d’Accra, ville où il étudie le droit à l’université et le journalisme au Ghana Institute of Journalism. Lors de son stage de fin de cursus au tabloïd Crusading Guide, il passe son temps avec les petits vendeurs de rue, ceux qui alpaguent les automobilistes pour quelques cacahuètes ou une bouteille d’eau, et prouve, images à l’appui, que les policiers prélèvent leur obole pour fermer les yeux sur ce commerce illicite.
    Depuis cette première, en 1998, Anas n’a jamais cessé d’infiltrer des milieux fermés « au nom de l’intérêt général et des droits de l’homme », explique celui qui change d’apparence et de personnage pour prélever les preuves de ce qu’il dénonce.

    Pour lutter contre la prostitution enfantine, il devient concierge et homme de ménage dans une maison close en 2007 ; pour démanteler un réseau de proxénètes chinois, il joue les garçons d’étage dans un hôtel chic. Pour raconter le scandale des hôpitaux psychiatriques, il se fait interner, en 2009, sous le nom de Musa Akolgo, une caméra cachée dans sa chemise, essayant de conserver toute sa lucidité en dépit des drogues avalées. En Tanzanie, il dénonce les assassinats d’albinos, dont on broie les os pour en faire des potions, et livre les criminels aux policiers.

    Si Anas Aremeyaw Anas est le cerveau de ces enquêtes, il ne travaille plus seul. Il est le patron emblématique d’une équipe de journalistes d’investigation qui dénoncent la corruption et défendent les droits de l’homme au Ghana et ailleurs sur le continent. Il est copropriétaire du journal de ses débuts, devenu le New Crusading Guide, et a ouvert son agence vidéo. A l’écrit comme à l’écran, sa méthode tient dans le triptyque : Naming, Shaming, Jailing (« dénoncer, faire honte, emprisonner »).

    « Nous voyons cet esprit dans des journalistes courageux comme Anas Aremeyaw Anas, qui risque sa vie pour la vérité. » Barack Obama, lors d’un voyage au Ghana

    Parce qu’il n’hésite pas à s’attaquer aux puissants, Anas est devenu celui qui protège le peuple contre des pouvoirs corrompus. Une sorte de Robin des bois moderne, qui dit choisir ses enquêtes « en fonction de l’intérêt général », ce qui explique son immense popularité.
    Au Ghana, se présenter comme journaliste, c’est immédiatement s’entendre répondre « comme Anas ! », que ce soit dans les taxis ou à la réception de l’Hôtel Golden Tulip, où Linda, la vingtaine, étudiante en tourisme, a cette réaction spontanée, avant d’expliquer avoir vu « le film sur le football et celui sur les juges ».

    #jesuisanas

    La population connaît d’autant mieux Anas qu’il offre des projections gratuites en plein air de tous ses documentaires, estimant que « les gens doivent savoir », que « les informations doivent circuler en Afrique » pour faire naître une société civile plus exigeante et afin que la presse passe enfin du rôle de faire-valoir à celui de quatrième pouvoir. Anas a aussi choisi ce mode de diffusion en parallèle à la BBC, CNN ou Al-Jazira pour protéger les télévisions de son pays qui pourraient être poursuivies si elles diffusaient ses documentaires.
    Le journaliste estime sa popularité « symptomatique d’une société où les gens sont désenchantés ». « Tout à coup, quelqu’un leur redonne espoir en poussant la démocratie plus loin, réveillant leurs aspirations. C’est un phénomène naturel, qui est la conséquence de notre travail – si vous faisiez la même chose, vous seriez aussi populaire », minimise celui qui reste modeste en dépit des fresques sur les murs, des tee-shirts à son effigie, de sa présence dans le dessin animé Tales of Nazir (« les contes de Nazir »), un symbole de la production ghanéenne dont les saisons successives sont diffusées depuis 2014.

    Cette popularité dépasse même largement les frontières nationales, comme le prouvent ses invitations multiples dans les grands festivals, mais aussi ses 276 000 abonnés sur Facebook et ses 212 000 followers sur Twitter, où le mouvement #jesuisanas se répand.
    En plus des trois conférences TED qu’il a faites (à visage caché, bien sûr), Anas s’est vu consacrer un film de 78 minutes, Chameleon (« caméléon »), réalisé par le Québécois Ryan Mullins, et a été cité dans le grand discours de Barack Obama au Ghana, en 2009. Le président américain avait alors rappelé qu’une « presse indépendante » est l’une des choses qui « donne vie à la démocratie » et ajouté : « Nous voyons cet esprit dans des journalistes courageux comme Anas Aremeyaw Anas, qui risque sa vie pour la vérité. »

    Campagne de dénigrement

    Malgré cette célébrité sans frontière, le journaliste est aussi une cible. Un de ses plus proches collaborateurs, Ahmed Hussein-Suale, qui avait travaillé avec lui sur le football et sur les juges, a été abattu le 16 janvier aux abords de son domicile d’Accra par deux hommes à moto. Depuis cet assassinat, Anas a dispersé son équipe et chacun travaille dans son coin.
    Deux jours avant la sortie du film Number 12, Anas a été publiquement accusé de ne pas payer ses impôts par un député du parti au pouvoir, Kennedy Agyapong. L’élu estimait qu’il faisait du mal au peuple ghanéen, ce à quoi Anas a répondu : « Fake news », ajoutant, serein : « Plus vous vous attaquez aux gros poissons, plus vous êtes attaqué. » C’est le même homme politique qui avait appelé à la télévision à « frapper » Ahmed Hussein-Suale, diffusant sa photo (alors que lui aussi jouait l’anonymat) et proposant de « payer » pour corriger cet enquêteur dont il dénonçait les méthodes.

    Cet assassinat a créé l’émoi dans le pays et au-delà. « Lorsque des dirigeants politiques qualifient les journalistes de “diaboliques” ou de “dangereux”, ils incitent à l’hostilité à leur égard et dénigrent leur travail aux yeux du public. De telles déclarations ont un impact direct sur la sécurité des journalistes et créent un environnement de travail dangereux pour eux », a déclaré David Kaye, le rapporteur spécial de l’ONU sur la liberté d’opinion et d’expression.
    « On travaille depuis vingt ans et personne n’avait encore été tué jusque-là, parce que personne n’avait été “outé”, observe simplement aujourd’hui Anas. Si le visage d’Ahmed Hussein-Suale n’avait pas été montré, il ne serait peut-être pas mort. Il y a les gens qui parlent et ceux qui agissent et tuent. Mais quand vous êtes à cette position, vous créez une opportunité en montrant cette photo. »

    « Etre infiltré permet d’apporter des preuves tangibles, que les puissants ne peuvent pas contester devant les tribunaux. Mon objectif est l’efficacité. » Anas

    Interrogé sur ce sujet le 15 février, pour l’émission « Internationales » de TV5Monde, le chef de l’Etat, Nana Akufo-Addo, qui avait officiellement dénoncé le crime sur Twitter, avouait en marge de l’entretien qu’il aimerait « connaître les raisons de cet assassinat », laissant entendre que la victime n’était peut-être pas tout à fait irréprochable. La rumeur court en effet qu’Ahmed Hussein-Suale aurait lui-même touché de l’argent – rumeur que l’entourage d’Anas balaie d’un revers de main, expliquant que la campagne de dénigrement fait partie de la riposte de ceux qui protègent leurs intérêts en refusant de voir le pays changer.

    « A la limite de l’éthique »

    L’ONU comme le Comité pour la protection des journalistes ont demandé qu’une enquête soit sérieusement menée sur cette mort. Le député a reconnu, le 16 mars, dans la presse ghanéenne, avoir été mandaté par le parti au pouvoir pour mener une croisade anti-Anas et jeudi 11 avril, un suspect a été arrêté.
    Reste que la méthode d’Anas interroge et interrogeait bien avant le meurtre d’Ahmed Hussein-Suale. Un journaliste peut-il verser de l’argent pour piéger son interlocuteur ? Peut-il travailler sans révéler son identité professionnelle ? « Mon journalisme est adapté à la société dans laquelle je vis, explique l’intéressé. Au Ghana, et plus largement en Afrique, on ne peut pas se contenter de raconter une histoire pour faire bouger les choses. Etre infiltré permet d’apporter des preuves tangibles, que les puissants ne peuvent pas contester devant les tribunaux. Mon objectif est l’efficacité », poursuit celui qui collabore avec la police. Dépasse-t-il les limites de la déontologie journalistique ? « Je vends bon nombre de sujets à Al-Jazira, CNN et surtout à la BBC. Or, les standards de la BBC sont les meilleurs au monde », rétorque-t-il.

    Pour avoir passé un an auprès de lui et l’avoir vu fonctionner, Ryan Mullins, le réalisateur de Chameleon, journaliste lui-même, reconnaissait, dans un entretien au site Voir, à la sortie du film, en 2015, que les méthodes d’Anas sont « à la limite de l’éthique pour un journaliste occidental » mais qu’elles « sont issues du contexte de travail ghanéen, où les institutions et le système juridique fonctionnent souvent au ralenti et sont aussi très corrompus ».
    Plus important, il ajoute croire que « les motivations d’Anas sont sincères ». « Il veut vraiment que la justice dans son pays soit meilleure et plus développée. Après plus d’une dizaine de séjours en compagnie d’Anas et de son équipe, j’ai pu constater son intégrité. Il a une véritable foi en sa mission », conclut le réalisateur.

    Entreprise privée d’investigation

    Une intégrité qui n’empêche pas le sens des affaires, même si cela contribue à brouiller encore un peu son image… En effet, le savoir-faire développé par les enquêteurs qui entourent Anas Aremeyaw Anas, à mi-chemin entre le journalisme d’infiltration à la Günter Wallraff, le travail de détective et celui d’espion, a fait affluer les commandes. Et le journaliste a monté une entreprise privée d’investigation, Tiger Eye, qui se consacre aussi à des enquêtes ne relevant pas du journalisme. Interpol, la troisième société minière au monde (AngloGold Ashanti), l’une des plus grosses entreprises britanniques de sécurité (Securicor) sont ses clients, au même titre que le gouvernement ghanéen.
    L’entreprise propose tout type d’enquête, de la filature à l’infiltration, la surveillance fine, l’analyse de données. Pour cela, Tiger Eye met à disposition « des agents de haut niveau » qui peuvent avoir été « formés par les services de renseignement israéliens, maîtrisent les sciences de la sécurité et de la surveillance », rappelle le site commercial, qui propose des tarifs variant entre 300 et 500 dollars (jusqu’à 450 euros) la journée – le revenu national moyen au Ghana est d’à peine 2 000 euros annuels.
    Là encore, la pratique pose des questions déontologiques et fait surgir le risque de conflits d’intérêts, qu’Anas met de côté, pragmatique. « La BBC fonctionne avec de l’argent public ! Ici, ce n’est pas possible. Je suis réaliste. Je collabore avec de nombreuses institutions et je le mentionne dans les enquêtes. Et la postérité ne nous pardonnerait pas si nous décidions de simplement se croiser les bras et de laisser place à la criminalité », ajoute celui qui rêve que le journalisme réveille la société africaine.

    « D’autres très bons journalistes d’investigation font leur métier au Ghana et dans la région avec une tout autre approche. » Will Fitzgibbon, ICIJ
    « Nous avons reçu une aide pour reproduire ce nouveau type de journalisme à travers le continent africain. Nous travaillons actuellement sur un projet baptisé “Investigations nigérianes”, qui suscite beaucoup d’intérêt et d’enthousiasme chez les journalistes nigérians. Je suis censé aller au Malawi, en Tanzanie, en Afrique du Sud pour bâtir une nouvelle génération d’“Anas”, capables de repousser les limites de notre démocratie. On n’est plus dans l’histoire d’un individu mais dans un mouvement », insiste-t-il.

    Optimiste

    Un mouvement qui n’est pas le seul sur le continent. Will Fitzgibbon, du Consortium international de journalistes d’investigation (ICIJ), qui reste réservé sur les méthodes d’Anas Aremeyaw Anas, rappelle que « d’autres très bons journalistes d’investigation font leur métier au Ghana et dans la région avec une tout autre approche ». M. Fitzgibbon a notamment travaillé avec la Cellule Norbert Zongo (du nom d’un reporter burkinabé assassiné en 1998) pour le journalisme d’investigation en Afrique de l’Ouest (Cenozo) sur les « West AfricaLeaks », qui ont permis de dénoncer quelques scandales financiers.

    Anas ne prétend d’ailleurs pas que sa démarche est la seule valable et se veut plutôt optimiste : « Je vois la société ghanéenne bouger, avancer. Une société civile est en train de naître dans ce pays et le journalisme d’investigation y est pour quelque chose, observe-t-il. Le monde a toujours été en lutte, nous ne sommes pas arrivés ici sans nous battre. Nos ancêtres, que ce soit en Amérique ou ailleurs, ont lutté pour que nous arrivions où nous en sommes aujourd’hui. Dans dix ans, la société sera plus ouverte, il y aura beaucoup moins de corruption. On ne volera plus impunément. Des gens ne demanderont plus qu’on frappe des journalistes parce qu’ils ont de l’argent. On aura davantage conscience que l’argent n’achète pas tout. »
    En attendant, le Ghana occupait, en 2018, la 78e place sur les 180 pays qu’observe l’association de lutte contre la corruption Transparency International. Et l’Afrique est le continent le plus mal classé.


  • Silicon Valley Came to Kansas Schools. That Started a Rebellion.
    https://www.nytimes.com/2019/04/21/technology/silicon-valley-kansas-schools.html

    WELLINGTON, Kan. — The seed of rebellion was planted in classrooms. It grew in kitchens and living rooms, in conversations between students and their parents.

    It culminated when Collin Winter, 14, an eighth grader in McPherson, Kan., joined a classroom walkout in January. In the nearby town of Wellington, high schoolers staged a sit-in. Their parents organized in living rooms, at churches and in the back of machine repair shops. They showed up en masse to school board meetings. In neighborhoods with no political yard signs, homemade signs with dark red slash marks suddenly popped up.

    Silicon Valley had come to small-town Kansas schools — and it was not going well.

    “I want to just take my Chromebook back and tell them I’m not doing it anymore,” said Kallee Forslund, 16, a 10th grader in Wellington.

    Eight months earlier, public schools near Wichita had rolled out a web-based platform and curriculum from Summit Learning. The Silicon Valley-based program promotes an educational approach called “personalized learning,” which uses online tools to customize education. The platform that Summit provides was developed by Facebook engineers. It is funded by Mark Zuckerberg, Facebook’s chief executive, and his wife, Priscilla Chan, a pediatrician.

    #éducation #technologie #écrans #philantropie


  • L’école rurale, au seuil de l’éducation prioritaire (La Croix)
    https://www.la-croix.com/Famille/Education/Lecole-rurale-seuil-leducation-prioritaire-2019-04-18-1201016593

    Isolement géographique et culturel, freins psychologiques à la mobilité, faible taux de réussite aux examens, décrochage scolaire… les zones rurales cumulent les difficultés. À l’heure où le gouvernement réfléchit à la prise en compte du critère de ruralité dans l’éducation prioritaire, La Croix est allée enquêter dans les Ardennes, l’un des départements les plus ruraux de France.

    #éducation #école #école_rurale #territoires #inégalités


  • Une journaliste lesbienne tuée dans un attentat en #Irlande.

    Gay Journalist Lyra McKee Shot Dead In Suspected Terrorist Attack Northern Ireland | GCN | Gay Ireland News & Entertainment
    https://gcn.ie/gay-journalist-lyra-mckee-shot

    Faber McKee, was shot while reporting on riots that broke out in the Creggan area of Derry last night.
    At 11 o’clock last night a gunman appeared and fired a number of shots towards police.
    Tragically she died from her injuries. At this stage we believe her murder was carried out by a violent dissident republican.

    She had recently signed a two-book deal with publisher Faber & Faber, who are due to publish her book The Lost Boys next year. The publishing house has called her “a rising star of investigative journalism.”

    McKee, an out gay woman, had been vocal in her support for the LGBT+ community. In a 2017 interview with The Irish Times, she said “I thought at 14 you could not be out and proud; that it was a secret that had to be kept at all costs. I believed that it was better to be dead than out and gay.

    “I believed that because of all the Biblical scripts. I used to sit in my house at night and bargain with God not to send me to hell. I don’t think any child should have to go through that.”

    #terrorisme #journalisme #LGBT

    Edit : j’ai réfléchi à comment reformuler ma première phrase de présentation et « accidentellement » ne convenait pas (le mec a fait exprès), « par hasard » non plus, « tragique méprise » avec qui ? En fait, chaque fois qu’une attaque terroriste (des militant·es qui tuent au hasard pour inspirer la terreur et faire avancer leur cause) tue, ça tombe sur des gens très bien. Il se trouve que parmi les #victimes il y avait cette militante lesbienne et journaliste talentueuse.

    cc @sandburg et @simplicissimus

    • Y’a comme un lien cause, conséquence dans ta phrase. C’est pas plutôt une balle perdue qui l’a tuée, que dit l’enquête ?
      Tu postes de + en + façon twitter où faut cliquer pour lire la suite, j’avoue ne jamais cliquer quand je ne fais que de la lecture de seenthis.

      Faber McKee, was shot while reporting on riots that broke out in the Creggan area of Derry last night.
      At 11 o’clock last night a gunman appeared and fired a number of shots towards police.
      Tragically she died from her injuries. At this stage we believe her murder was carried out by a violent dissident republican.

    • Oui, c’est ça, dès que je suis sur un ordi je reposte en utilisant le bouton qui fait de si beaux formatages ;-). La journaliste a été tuée par hasard mais l’info vient d’un média LGBT qui met en avant son travail journalistique et son engagement politique.


  • What’s the Number One Concern Keeping Hotel Group CIOs Up at Night?
    https://hackernoon.com/whats-the-number-one-concern-keeping-hotel-group-cios-up-at-night-ae4dd9

    “People trust us to allow them to sleep safely and securely. There’s a longstanding tradition of an innkeeper, that we fulfill that commitment to them. Has it extended naturally, with the same diligence, to the digital environment? Not always.” — John Burns, President of #hospitality #technology Consulting.Last November’s news that the private information of approximately 500 million Marriott International guests had been leaked was a sobering reminder of the catastrophic #security vulnerabilities that exist in the hospitality industry.Cyber attacks on hotels are particularly prevalent because of the vast amount of personal data stored, with PwC’s Hotels Outlook Report 2018–2022 indicating that the hospitality industry suffers from the second highest number of data breaches across all sectors.But (...)

    #travel #cybersecurity


  • Semaine internationale de la rébellion
    Face au militantisme, “nous sommes revenus à un système de répression des années 1960 et 1970”

    Lycéens fichés S, écolos entendus par la police, Gilets jaunes renvoyés en correctionnelle : Vanessa Codaccioni explique comment l’#antiterrorisme a contaminé l’appareil répressif. Et comment la France a fait un bond de 40 ans en arrière.

    La chercheuse en sciences politiques Vanessa Codaccioni s’inquiète de la #criminalisation croissante du #militantisme. En refusant la #politisation des mouvements de #contestation, le pouvoir va jusqu’à les assimiler à du #terrorisme. Suite et fin de notre série d’articles consacrée à la Semaine internationale de la rébellion qui se déroule du 12 au 19 avril.

    https://www.telerama.fr/idees/face-au-militantisme,-nous-sommes-revenus-a-un-systeme-de-repression-des-an


    illustration photo : Abdulmonam Eassa/AFP : Manifestation des Gilets jaunes, à Paris, le 1er décembre 2018.

    En quatre mois de mobilisation des Gilets jaunes, 8 645 personnes ont été placées en garde à vue, 2 000 ont été condamnées, et 1 800 sont en attente de jugement. A titre de comparaison, environ 11 000 individus avaient été arrêtés pendant les grèves de mineurs sous Thatcher entre 1984 et 1985. Ce qui est inédit, c’est ce niveau de contestation politique, ou la vigueur de la punition ?

    /.../

    ++ SEMAINE DE LA REBELLION, MODE D’EMPLOI
    C’est quoi : la Semaine internationale de la rébellion a été lancée par Extinction Rebellion, https://extinctionrebellion.fr, un mouvement né en Angleterre en octobre 2018 et qui depuis essaime dans de nombreux pays – parmi lesquels la France, l’Italie, l’Allemagne et les Etats-Unis. L’idée : mener des actions de #désobéissance civile non-violente afin d’intensifier la protestation contre l’inaction politique en matière de lutte contre le changement climatique et la disparition des espèces. D’autres organisations environnementales ont annoncé qu’elles participeraient à cette semaine internationale de la rébellion.
    C’est quand : la semaine internationale de la rébellion se déroule du 12 au 19 avril.
    Quelles actions : Impossible de tenir un agenda précis. Car si certains collectifs communiquent depuis plusieurs semaines sur leurs prochaines actions pour s’assurer une médiatisation maximale, d’autres cultivent au contraire le secret, afin d’amplifier l’effet de surprise.
    En France, citons une « action contre l’industrie du textile et la fast fashion » menée par #Extinction #Rebellion, qui s’est déroulée le vendredi 12 avril. Et « bloquons la République des pollueurs », une action en Ile-de-France organisée par les Amis de la Terre, ANV-COP21 et Greenpeace. Des actions de « swarming » (blocages éphémères de la circulation) sont annoncées à travers le monde…
    Marc Belpois

    #répression


  • The Mindset Of The #startup Founders
    https://hackernoon.com/the-mindset-of-the-startup-founders-4b22c0b0d1d7?source=rss----3a8144eab

    What Goes Into The Mind Of Startup Founders?Idea is powerful but not until it becomes actionable and get the validation by real user.We are living in the era where the word impossible seems to be challenged by young dare-devils. For them every problem seems to be like an opportunity to make an impact. They are not limited by their thoughts, they want to fight, they want to try, failures are no more stopping them, they have all the courage to stand up and face and grow up.That is the spirit which is shaping the current world of today, fostering new energy and giving birth to new kind of innovation. I have been fortunate enough to meet many startup founders and also being a startup founder myself, this topic very close to my heart. It very relevant in the current dynamics to understand (...)

    #business #technology #entrepreneurship #leadership


  • Un pognon de dingues… et la baisse des dons Erwan de Keramoal - 19 Avril 2019 - Les Cénobites tranquilles
    http://lescenobitestranquilles.fr/2019/04/un-pognon-de-dingues-2

    Amis de la rubrique à brac et du fourre-tout réunis, bonjour !

    Nous sommes le Vendredi 19 avril 2019, trentième et dernier jour de Germinal dédié au greffoir. C’est sans vergogne que je pique à Gérard Alle http://gerardalleblog.over-blog.com/2019/04/votre-dame-de-paris.html le début de son récent billet : « Ne comptez pas sur moi pour joindre la moindre larmichette aux fleuves lacrymaux infestés de crocodiles qui déferlent depuis l’incendie. Décidément, je dois être un bien mauvais Français, tant je trouve obscène cette émotion qui a l’air de tout submerger, avec ses déballages de fric, sa curaille pleurnicharde et ses vibrants appels à la nation… » Vous pouvez (devez) lire la suite en suivant le lien.

    Edouard Philippe, notre premier Ministre à nous qu’on a, veut une nouvelle flèche sur Notre-Dame, qui réponde aux enjeux de notre époque. Et là, je ne vous cache pas que je m’interroge un tantinet : quels peuvent bien être les enjeux de notre époque en matière de flèche de cathédrale ? Autant j’ai une petite idée de ce que pourraient être ces enjeux en matière de réchauffement climatique, de démocratie participative, de pouvoir d’achat, de justice fiscale, de répartition des richesses… Autant j’avoue que je reste coi face à l’immensité sidérale de la problématique concernant les enjeux de notre époque en matière de flèche de cathédrale…

    Ceci étant et, toute chose égale par ailleurs, pendant les travaux, la #quête continue. Une souscription nationale, des #cagnottes à la pelle, des #dons de grosses fortunes et peut-être bientôt une conférence de donateurs. D’Apple à la Banque centrale européenne en passant par des milliers d’anonymes, les promesses de dons affluent pour rebâtir le monument, atteignant au moins 800 millions d’euros de promesses de dons. La barre du milliard devrait être facilement franchie. Plusieurs grandes fortunes françaises ont sorti leur carnet de chèques dans la nuit de lundi à mardi : la famille Pinault a promis 100 millions d’euros, suivie par le groupe LVMH et la famille Arnault, première fortune de France, qui a annoncé un don de 200 millions, puis la famille Bettencourt-Meyers et le groupe L’#Oréal (200 millions). Parmi les donateurs, figurent de nombreuses associations, fondations et entreprises. Total a annoncé un « don spécial » de 100 millions d’euros, l’assureur Axa a promis 10 millions tout comme le groupe bancaire BPCE et la Société Générale. Le Crédit Agricole, via sa fondation, a annoncé un don de 5 millions d’euros.

    Les mauvaises langues soulignent que cet élan de générosité intervient à un moment où les associations de lutte contre la #pauvreté font face à une baisse des dons . Voici donc, par exemple, une opération très intéressante pour Total, note Libération. Avec son don de 100 millions d’euros, le groupe peut prétendre à une réduction d’impôts de 60 millions d’euros, alors qu’il n’a payé que 30 millions d’euros d’impôts sur les sociétés en 2016. La loi lui permet même de reporter l’excédent sur les 5 années suivantes. En clair, si le montant de son #impôt sur les sociétés est toujours de 30 millions d’euros, #Total pourrait ne payer aucun impôt sur les sociétés pendant deux ans. Oui madame Michu, Paris vaut bien une messe ! Et si la construction d’un consensus national passe par l’organisation d’un #téléthon des #milliardaires animé par les cosaques du don, Why not ?

    Allez, merci pour la visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

    #enjeux #pognon_de_dingues #grands_dégats


  • Writing Testable Code. Main Rules
    https://hackernoon.com/writing-testable-code-main-rules-43188dee2cb3?source=rss----3a8144eabfe3

    Every developer knows that the testable code can make life easier. There are a lot of books and articles written about unit-testing. Particular attention is paid to Test-driven development (TDD) as the best process for the development of hi-tech products. In my working routine, I face tons of problems with untestable code. It may happen even in those projects for which 100 percent test coverage is the main acceptance criteria.I would like to admit that a “Good code” and “Unit-testable code” are not always equivalent terms. Your code can be understandable, self-documented, but untestable at the same time. There is one universal tip for writing a unit-testable code. You should just use the principles DRY, KISS, and SOLID, as I do in Dashdevs.Unfortunately, developers may ignore them to (...)

    #style-guides #tdd #testable-code #code-style-guide #clean-code


  • #testing #react with #jest, jest-axe, and react-testing-library
    https://hackernoon.com/testing-react-with-jest-axe-and-react-testing-library-accessibility-34b9

    Testing React applications with jest, jest-axe, and react-testing-libraryjest and react-testing-library logosjest and react-testing-library are an increasingly used tooling pairing to test React components. We will briefly look at the differences between the two before looking at some high level examples, and how straightforward it is to add jest-axe to integrate aXe automated #accessibility testing.JestJest is a JavaScript unit testing framework, developed by Facebook to test services and React applications.jest acts as a test runner, assertion library, and mocking library.jest also provides Snapshot testing, the ability to create a rendered ‘snapshot’ of a component and compare it to a previously saved ‘snapshot’. The test will fail if the two do not match. We will talk about the pros and (...)

    #software-development




  • Is #react Native Worth Using?
    https://hackernoon.com/is-react-native-worth-using-fc69f98b6683?source=rss----3a8144eabfe3---4

    React Native provides an opportunity to build cross-platform apps for both IOS and Android. This creates a thought that you can build one app that will work on both platforms, so you can cut the costs twice. However, there is a lot of misconception around this framework and the first thing you should know — it’s not a perfect choice for all of the apps. Let’s dive into the topic and understand what are strong and weak sides of React Native and is it worth using.Interest in React Native is IncreasingReact Native was developed in 2015 by Facebook and since that time the interest in this framework was rapidly growing:And it’s not a surprise, because when businesses think about building an application they immediately end up on React Native because of its attractive features.Pros of React  (...)

    #business-development #business-analysis #technology #react-native



  • Aaron Swartz n’en finira donc pas d’être suicidé ?

    Quand la France accuse l’Internet Archive de propagande terroriste
    Et demande la suppression de contenus licites

    Dans un billet de blog, l’Internet Archive raconte avoir récemment reçu de multiples demandes de retrait de contenu pour cause d’apologie du terrorisme. Ces demandes, que l’organisme considère comme erronées, viennent de France.

    Article par Johann Breton pour Les Numériques : https://www.lesnumeriques.com/vie-du-net/quand-france-accuse-internet-archive-propagande-terroriste-n85871.htm

    L’Internet Archive, organisme à but non lucratif basé aux États-Unis, s’est donné une mission : sauvegarder plus ou moins tout ce qui apparaît sur Internet. Ainsi, ses bases de données contiennent les copies de milliards de pages web de même que de très nombreux ouvrages. Les pages peuvent notamment être consultées au moyen de la célèbre Wayback Machine, tandis que les livres, logiciels, films et autres enregistrements sont mis à disposition sous forme de collections. Naturellement, l’organisme veille à ne pas mettre n’importe quoi à la portée de tous, mais archive parfois des contenus qui ne sont pas nécessairement tous publics.

    En ce début de mois d’avril, l’Internet Archive a eu droit à une petite surprise. Elle a reçu quelque 550 demandes de suppression de contenu émises par une adresse courriel @europol.europa.eu, et pas pour n’importe quel motif : propagande terroriste. Dans un premier temps, l’organisme a (logiquement) cru avoir affaire à l’Union européenne, mais en y regardant de plus près, il s’est rendu compte que les demandes émanaient d’une autorité française, cette dernière passant simplement par la plateforme d’Europol. Et en examinant le détail des demandes, le spécialiste de l’archivage a constaté qu’il n’avait pas nécessairement été aussi négligeant que le nombre de requêtes pouvait le laisser à supposer.

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    De manière générale, ces demandes sont une vraie source de pression, dans la mesure où l’Internet Archive pourrait être sanctionnée pour son refus d’obtempérer. Plus ennuyeux, l’Union européenne travaille actuellement sur un texte qui ne laisserait qu’une heure aux administrateurs pour supprimer les contenus identifiés comme des incitations au terrorisme (texte qui s’adresse avant tout à la problématique des réseaux sociaux). Or, il va sans dire qu’un tel organisme serait incapable de contrôler des centaines de demandes en une heure. La question est ouvertement posée à la fin du billet : comment peut-on parler de respect de la liberté d’expression dans le cadre de ces dispositifs si de telles demandes peuvent être émises sous l’égide de l’UE ? Faut-il traiter aveuglément les requêtes au risque d’effacer à tort des contenus d’intérêt majeur ?

    Source [en] sur le blog de Internet Archive : Official EU Agencies Falsely Report More Than 550 Archive.org URLs as Terrorist Content : https://blog.archive.org/2019/04/10/official-eu-agencies-falsely-report-more-than-550-archive-org-urls-as-

    #internet #archives #Loi #terrorisme #censure #Aaron_Swartz


  • Cahiers de #Rhizome n°71 - Habiter, co-habiter (Avril 2019)

    Habiter son monde, Nicolas Chambon

    Habiter : la part de l’être, Dominique Belkis, Anne-Sophie Haeringer, Anthony Pecqueux et Michel Peroni

    La #rue comme addiction, Jean-François Krzyzaniak

    Coconstruire et habiter le #foyer, Tiphaine Bernard

    Les « #territorialités_migrantes » : un mode d’habiter en #migration, Mareme Niang-Ndiaye

    Urgence sociale et catégorisation des publics : les « #Roms migrants » sont-ils des « #sans-abri » comme les autres ?, Louis Bourgois

    Être accueilli chez l’habitant : de l’hébergement-épreuve à la cohabitation-tremplin pour les migrants, Marjorie Gerbier-Aublanc et Évangeline Masson Diez

    Résider en pension de famille : un logement individuel en collectivité pour les personnes fragilisées, Juliette Halifax et Marie-Véronique Labasque

    La « clinique des nuances », Fabienne Diebold, Jean Marshall et Laetitia Liquet

    Les #lits_d'accueil_médicalisés (#LAM) : un dispositif innovant entre #soins et habitat, Guillaume Maria

    Le logement, allié de la mise en oeuvre du programme « #Un_chez_soi_d'abord » ?, Lola Vives

    Le modèle « Un chez soi d’abord » au risque de sa diffusion, Christian Laval et Pascale Estecahandy

    Le travail de médiatrice en santé paire au sein du programme « Un chez soi d’abord », Davia Ouaklil


    http://www.ch-le-vinatier.fr/orspere-samdarra/rhizome/anciens-numeros/cahiers-de-rhizome-n71-habiter-co-habiter-avril-2019-2315.html
    #habiter #habitat #revue #migrations #asile #réfugiés