• Les méthodes douteuses des firmes de renseignement privées israéliennes exposées
    https://fr.timesofisrael.com/les-methodes-douteuses-des-firmes-de-renseignement-privees-israeli

    Selon un reportage, une agence de renseignements aurait usurpé l’identité de journalistes, soulevant des questions sur la régulation et les limites de l’industrie

    Un reportage a accusé, la semaine dernière, une firme israélienne des renseignements d’avoir usurpé l’identité de journalistes pour obtenir de manière illicite des informations d’opposants à un membre de la famille royale émiratie – mettant en lumière ces entreprises israéliennes de cyber-renseignements qui acceptent de travailler pour des régimes totalitaires.

    Une enquête du Times of Israël a révélé que le propriétaire de la firme en question, Bluehawk CI, a été traduit devant la justice au sein de l’État juif, dans le passé, et notamment pour fraude. Le ministère de la Défense a choisi de ne pas répondre à une requête de commentaire du Times of Israël concernant la raison pour laquelle il n’avait pas été amené à réguler les activités menées par la firme à l’étranger.

    Selon un reportage paru le 6 avril sur le site du Daily Beast , des individus qui avaient prétendu, début 2020, être journaliste pour Fox News et reporter pour le journal italien La Stampa avaient approché deux hommes qui s’opposaient aux autorités de Ras Al Khaimah, l’un des sept émirats constituant les Émirats arabes unis (EAU). Selon le Daily Beast , les deux individus qui avaient usurpé l’identité des deux journalistes avaient tenté d’extraire des informations aux deux hommes concernant leurs conflits judiciaires respectifs avec l’émirat.

    L’article publié sur le site souligne comment Israël, ces dernières années, a fait naître une industrie de firmes d’espionnage privées qui, de toute évidence, ne sont pas régulées – avec certains officiers militaires israéliens qui offrent au secteur privé les compétences qu’ils ont acquises dans les unités de renseignement secrètes, vendant souvent leur savoir-faire à des personnalités douteuses ou à des régimes autoritaires.

    Le Daily Beast aurait réussi à établir l’identité de la firme privée de renseignement en contactant Facebook, qui a révélé que les comptes utilisés par les deux journalistes présumés étaient associés à Bluehawk CI.

    Bluehawk CI s’est refusé, de son côté, à tout commentaire.

    Un porte-parole du ministère de la Défense a noté que Bluehawk CI n’apparaissait pas sur sa liste de vendeurs approuvés, mais il n’a pas répondu à une question de suivi sur le rôle présumé du ministère en termes de régulation initiale des initiatives de l’entreprise.

    Selon la loi sur le contrôle des exportations, tout exportateur d’équipements de défense ou de savoir-faire particulier, dans le secteur, doit d’abord s’inscrire et recevoir une autorisation de la part de l’Agence de contrôle des exportations de la Défense au sein de l’État juif.

    Bluehawk CI est l’une des firmes de renseignement privées les moins connues dans le pays. Fondée en juin 2018, elle offre des solutions dans les domaines de la cybertechnologie et des renseignements, notamment dans la « gestion du génie social et de la campagne de relations publiques » et dans les « enquêtes de renseignement complexes », selon son site internet.

    La compagnie a été fondée par Guy Klisman, ancien major au sein de Tsahal – elle lui appartient encore aujourd’hui. Klisman est aussi directeur académique de l’Institut d’innovation Pafos à Chypre, un institut d’études en cybersécurité fondé par Uriel Reichman, professeur de droit à la tête de l’Institut interdisciplinaire de Herzliya. La compagnie de Klisman, Bluehawk CI, est l’un des sponsors de l’équipe de basket du Hapoel Tel Aviv.

    Des documents judiciaires révèlent qu’avant de fonder l’entreprise, Klisman a été mis en examen à deux reprises par les procureurs israéliens – une fois pour contrefaçon et une autre pour répondre de multiples débits non-autorisés réalisés sur la carte de crédit de l’une de ses connaissances. Il a plaidé coupable dans le premier dossier. La mise en examen a finalement été annulée dans le second.

    https://www.youtube.com/watch?v=XifQHRaSWdQ&feature=emb_imp_woyt

    Selon le Daily Beast , au mois de février 2020, une personne prétendant s’appeler « Samantha », journaliste de Fox News, a contacté un homme nommé Oussama El Omari par courriel. El Omari est l’ancien directeur-général de l’Autorité chargée de la zone de libre-échange de Ras Al Khaimah. Il a été condamné par contumace aux Émirats arabes unis pour « détournement de fonds et abus de pouvoir » suite à une bataille de succession à Ras Al Khaimah. El Omari, pour sa part, a dénoncé des inculpations purement politiques.

    « Samantha » aurait tenté d’obtenir des informations sur ses affaires judiciaires l’opposant à Ras Al Khaimah. Contacté par le Daily Beast , Facebook aurait déclaré à ce dernier que le compte de « Samantha » était lié à Bluehawk CI.

    Selon le site d’information, un autre utilisateur de Facebook prétendant être un journaliste pour La Stampa , un journal italien, a contacté Khater Massaad, autre adversaire du régime actuel de Ras Al Khaimah. Massaad était à la tête du fonds souverain de Ras Al Khaimah, RAKIA, jusqu’en 2021. Il a été condamné par une cour émiratie en 2015 pour détournement de fonds au sein de RAKIA, des accusations qui, selon Massaad, étaient tronquées et politiquement motivées.

    Le faux journaliste, que Facebook a lié à Bluehawk CI, a de la même façon tenté d’extraire des informations sur sa relation avec les gouvernants de Ras Al Khaimah, a fait savoir le Daily Beast .

    « Coût de la vie élevé »
    La normalisation récente des liens entre Israël et les Émirats arabes unis a été une aubaine pour les entreprises de renseignement et de cybersécurité, avec des entreprises comme NSO Group, spécialisée dans le hacking téléphonique, Synaptech Capital, spécialisée dans le capital-risque, et Cellebrite, qui ont toutes conclu des accords lucratifs dans ces émirats du désert.

    La cybersécurité est l’un des premiers secteurs technologiques en Israël en terme d’investissements récoltés, selon l’Autorité de l’innovation israélienne.

    Pour Bluehawk CI, travailler aux EAU a pu être une source de liquidités désespérément nécessaire.

    En 2015, avant de fonder Blackhawk CI, Klisman et son épouse – ils ont depuis divorcé – ont déclaré leur faillite devant les tribunaux israéliens. Le couple était endetté à hauteur de centaines de milliers de shekels, dettes qu’ils avaient attribuées au « coût de la vie élevé » au sein de l’État juif.

    Israël est l’un des pays les plus chers au monde. Tel Aviv a récemment intégré la cinquième place des villes les plus chères sur le globe.

    En 2016, les procureurs israéliens ont mis en examen Klisman pour avoir contrefait des documents judiciaires et des assignations de huissiers de justice pour tenter d’empêcher l’armée israélienne de saisir son salaire pour payer des créditeurs. Un juge l’a reconnu coupable, mais il n’a pas été officiellement condamné et a dû effectuer 250 heures de service communautaire. Klisman s’est retiré de Tsahal à la fin de l’année 2017 et a fondé son entreprise six mois plus tard.

    Au mois de janvier 2018, Klisman a été accusé par la police des fraudes d’avoir utilisé la carte de crédit d’une femme rencontrée via un groupe WhatsApp consacré au tennis pour procéder à des achats non-autorisés à hauteur de 1 577 shekels. Une année plus tard, le gouvernement a retiré cette mise en examen.

    Klisman n’a pas donné suite à une requête de commentaire de la part du Times of Israël .

    Tandis que la personnalité qui a eu recours aux services de Bluehawk reste indéterminée, Radha Stirling, directeur-général de Detained à Dubaï – une entreprise qui représente des clients dans des conflits juridiques avec les gouvernements aux EAU – a la certitude qu’il s’agit bien du gouvernement de Ras Al Khaimah.

    « C’est monstrueux », a déclaré Stirling dans un communiqué de presse.

    « En confiant par contrat une mission d’espionnage à une firme privée, le gouvernement de Ras Al Khaimah tente d’échapper à la responsabilité de devoir rendre des comptes pour espionner des ressortissants étrangers en-dehors de sa juridiction – mais c’est bien là une violation majeure. Les EAU et Israël doivent assumer leurs responsabilités », a-t-il ajouté.

    Où placer la ligne rouge de l’éthique ?
    Selon un rapport émis par la cyberadministration israélienne, fin 2018, Israël comptait 421 cyber-entreprises actives dont 7 % – soit une trentaine – sont spécialisées dans le « cyber-renseignement ».

    Elad Ratson, ex-diplomate israélien, qui est aussi le fondateur et le directeur-général de Vayehee, une compagnie qui utilise les technologies pour contrer les Fake-news , la désinformation venant de l’étranger ou ce qu’il qualifie « d’armes en ligne d’obstruction massive », a déclaré au Times of Israël qu’il pensait que ce nombre était supérieur, selon ses propres estimations.


    Elad Ratson. (Autorisation)

    La plus grande partie des firmes de cyber-renseignements israéliennes sont spécialisées dans l’OSINT, ou « renseignements open-source », a-t-il noté. « C’est un secteur d’expertise des services israéliens de renseignement. Il y a une forte quantité de données, en ligne, qui sont ouvertement disponibles et les services israéliens de renseignement sont connus pour leur usage efficace de l’apprentissage automatique et de l’intelligence artificielle et pour extraire des informations de qualité de cet océan de données. »

    La majorité des firmes israéliennes de renseignement se concentrent sur l’OSINT (Renseignement d’Origine Source Ouverte) passif, poursuit-il, en collectant des données qui sont largement disponibles.

    D’autres s’engagent toutefois également dans ce qu’il appelle « l’ingénierie de perception » ou la manipulation du point de vue d’une cible par le biais de méthodes appelées « duperie en ligne ». De telles firmes, affirme-t-il, peuvent souvent avoir mauvaise réputation en résultat de leurs activités. L’une des plus célèbres est Black Cube.

    Toutefois, Ratson estime que de nombreuses entreprises de cyber-renseignement se fixent des lignes rouges en termes d’éthique et qu’elles ne les franchissent pas.

    « Contrairement aux autres ministères en Israël, celui de la Défense a un bureau de régulation des exportations qui est fort. Les cyber-entreprises israéliennes font attention à ne pas travailler avec le ‘mauvais’ type de client et à ne pas se mettre, pour cela, dans une situation délicate vis-à-vis du ministère de la Défense », commente-t-il.

    Toutefois, la « tentation est élevée », ajoute Ratson. « Parfois, quand il y a beaucoup d’argent sur la table, certaines entreprises ont pu tenter de fermer un peu les yeux sur l’éthique. Et c’est là qu’on a pu voir apparaître, dans les médias, une couverture internationale négative concernant des firmes de cyber-renseignement israéliennes. »

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  • Portrait of a crisis: Asylum seekers in south Tel Aviv facing coronavirus

    The spread of COVID-19 has left asylum seekers in Israel out of work, crammed into uninhabitable apartments with exorbitant rents, and desperate for government assistance.

    Since the beginning of the coronavirus crisis in Israel, the plight of African asylum seekers, who are not entitled to assistance from the Israeli government, has been amplified. Even before the outbreak — in the absence of a supporting family or savings, and under the shadow of the so-called “deposit law,” which since 2017 has docked 20 percent of asylum seekers’ salaries — their situation was not easy.

    Earlier this month, an independent survey published by a committee of Eritrean asylum seekers in Israel revealed that 50 percent of Eritrean asylum seekers are in need of financial assistance, and more than 40 percent are unable to pay rent.

    The past two months have seen countless families moving into one-bedroom apartments together. These are families in which both parents have lost their jobs and are living at home with their children, or who are only able to survive because of the assistance they receive from non-profit organizations and private citizens.

    A visit to Eritrean families living in south Tel Aviv paints a bleak picture, highlighting the faces and names behind these statistics. They all had one startling message in common: they miss the pre-crisis days. Despite facing racism, expensive rent for uninhabitable apartments, and low wages for jobs Israelis wouldn’t even consider, they look forward to returning to the old reality.

    The asylum seeker community has been praising the High Court’s decision last Thursday to strike down the deposit law. Several people told me that if not for the restrictions, they would be out celebrating in the streets.

    Asylum seekers working in food distribution and other essential jobs since the beginning of the crisis hope that once their deposit is released, they will be able to focus on helping families in need. Those who get their deposit back may even be able to help friends and family who have lost their jobs.

    Despite the High Court decision, it will take at least a month for some asylum seekers to start getting their money back, and it is unclear how long the process will take. Meanwhile, the non-profit groups that support the asylum seeker community are continuing their solidarity activities for the many in need.
    ‘We have to be strong’


    Afwerkei (33), Tsaga (31), and their children Abraham (8), Jerusalem (6), Farzagi (3), and Surrey (2) have been in Israel for 10 years. Afwerkei worked in construction and in a store, while Tsaga worked at a kindergarten, but now they are both unemployed. They live in a studio apartment in south Tel Aviv.

    Afwerki: “We are happy about the court decision, but we are afraid the government will try to bypass the deposit decision. In my case, immigration (the Interior Ministry — O.Z.) told me that my boss started paying in the first few months, but then stopped. It’s hard to tell if he paid everything. I can only check the next time I go to renew my visa, because it is difficult to see in real time what is really going on with these funds.

    “If I was able to work, I wouldn’t need any help and I would get along fine. Some people brought us food and the landlord gave us some discounts on the rent, but we cannot continue like this. The situation is difficult. We pay income tax and for health insurance, but when help is needed, we get nothing from the state. The deposit money will help to deal with the emergency that has fallen on us.

    “This is not our country, so we need to be strong. And the truth? Asylum seekers are following the instructions more strictly than the Israelis. There are no people on the street, and when people go out shopping, they wear masks and gloves.”
    ‘We have no expectations from politicians’

    Madhani (38) is married and a father of two who has been in Israel for 13 years. He worked in the kitchen of a cafe in central Tel Aviv, and since the crisis began, his job has been on hold. His wife, who worked in a kindergarten, was also put on leave. (Oren Ziv)

    Madhani (38) is married and a father of two who has been in Israel for 13 years. He worked in the kitchen of a cafe in central Tel Aviv, and since the crisis began, his job has been on hold. His wife, who worked in a kindergarten, was also put on leave.

    Madhani: “Releasing the deposit fee is a big decision, it’s really a holiday. The money that will be returned will help during this emergency. It will allow people to lend each other money and help those in the community. People are still worried that it will be a long process to release the money, and we don’t know how it will work — whether the forms will be in Arabic or in Tigrinya, and whether they can be filled out from home or not. But let’s hope for the best.

    “From the beginning, we had no expectations from the politicians in Israel, only from the citizens, like during the time of deportation (the attempt to deport asylum seekers to a third state in 2018 — O.Z). Israelis turned out in the streets to protest and prevented it. Without them, we wouldn’t be here. Since the beginning of the crisis, many people have reached out and donated, and there is organizing happening in the community to support families in need of food.

    “I’d like to meet the children of Miri Regev, Moshe Kahlon, and Aryeh Deri, and tell them my story. The politicians don’t talk about what’s really happening out here.”
    ‘I never asked for help from anyone’

    From right: Tamarza, a single mother (31) and her children Lydia (10), Hazravi (6), and Nabad (4). Left: Zahab (30), single mother, and her daughter, Jerusalem (6). Both women have been in the country for about 10 years. Tamarza worked in a food factory before the crisis and is not currently working. Zahab was unemployed before the crisis.

    Tamarza and Zahab’s families moved into a one-room apartment in south Tel Aviv at the start of the crisis to share the rent, keep the children together, and share the food donations they received. They all sleep in the living room on a double mattress and a folding bed.

    Tamarza: “When I was working I could get along, but now we have a month and a half with the children at home and it is very difficult. It’s stressful because it’s unclear when we will return to work. I never asked for help from anyone over the years, I worked from 7 a.m. until 6 p.m. and I took care of the children alone.”

    10-year-old Lydia, who made the journey to Israel through the Sinai Desert at an early age, adds: “It’s hard for me that there is no school. Distance learning is hard because I understand less. I miss my friends. Some of their parents are working because they do essential jobs. Before the coronavirus, mom would go to work and I would wake up in the morning, dress my brothers, and take them to kindergarten and school. In the afternoon, I would pick them up and watch them until mom came home from work.”
    ‘I’m lucky to be left with one job’

    Eden (34), a single mother and her daughter Efrata (6). Not pictured: her children Nab (16) and Sasson (13). The family lives in a two-room apartment in Ramat Gan. Eden has been in the country for 11 years. Because of the coronavirus crisis, she lost two of her three jobs. She works part-time at ASSAF, an aid organization for asylum seekers in Israel.

    Eden: “I was glad when I heard about the deposit law, but I’m not sure how and when [the money will be released] because I don’t trust them. If it does happen, it will take a long time. Even after the decision three years ago, they only returned part of the wages (14 percent of the deposit – O.Z.). It would be really good if they do actually return it.

    “The money I earn today is just enough for rent and bills. I’m lucky that out of three jobs I have one left. Other single mothers are having a harder time because they have no work at all. I bought our food for Easter with the help of my son’s school and the municipality.

    “I have some savings and friends are helping, but we don’t know how long this will last. The Israelis help us, but we have no expectations of the government — even though we live here — and if we die, it is their responsibility. That’s why from the beginning we asked that they give us our money back.”
    ‘People could have improved their lives’

    Niatt (29), a single mother, and her children Yafa (9), Osher (4), and Morel (2), have been in the country for 13 years. The family lives in a two-room apartment. Before the crisis, Niatt was supposed to start working in a clothing store, but the store closed and she was left without work.

    Niatt: “I have been working at informal jobs for the last decade, so I have no money in the deposit. But I am glad it will help other people in the community. If they had given us [refugee] status a short time after we arrived, people could have started their lives and improved their situation relatively quickly, and then we wouldn’t be in the position we are in today.”
    ‘We are afraid we won’t be treated like citizens’

    Helen (29), Samson (38), and their daughter Bet-El (6). They have been in the country for 9 and 10 years, respectively. Prior to the crisis, Helen worked in an office and Samson worked at a restaurant. They both lost their jobs in early March.

    “From an emotional point of view, it is really stressful, and as refugees it is hard for us to understand the law. We do not have health insurance, we do not always work, and there is always the fear that we will not receive the same treatment as citizens if we fall ill. Financially, we both have no income right now. We are living off our savings and we have food to eat. But who knows what will happen in two weeks?”
    ‘I haven’t left the house in a month and a half’

    Taz (45) has been in Israel for 13 years. He lives in a tiny, one-room apartment. He worked in a restaurant bar before the pandemic and is now unemployed.

    “At first it was fine, but I’ve been home for a month and a half. I haven’t gone anywhere except out on the terrace. It’s hard for me, but I know that for families with three and four children who live in a small apartments it is even harder. I don’t know how much money I have in the deposit fund, but in any case it will help me a little, as well as many others.”
    ‘They won’t let us live’

    Samravit (29), a single mother, and her children Eliad (9), Natnim (7), Afilon (5), and Blessing (6 months), who is the daughter of friends of the family and is under Samravit’s care. They have been in the country for nine years. Samravit worked in a pre-school before the crisis and is currently unemployed.

    “It’s very difficult at home. We only go out once a day to a park 100 meters from the house. We weren’t prepared for the coronavirus and we didn’t know it would come. There are many single mothers like me who, before the crisis, made a few thousand shekels and could just manage, but now it’s really hard and they just won’t let us live. It hurts me that we work, pay taxes, and get nothing back. The state should at least distribute food to the families who need it.”
    ‘I’m scared that my workplace won’t re-open’

    Ngassi (35) and his daughters, Orian (6) and Deborah (3). Ngassi has been in Israel for 10 years and lives in a single bedroom apartment. He lost his job at a cafe in central Tel Aviv as the crisis began. His wife continues to work as a house cleaner.

    “I’ve been home for a month and a half and don’t know when I’ll be back to work. I teach the girls at home, the parents send us activities via WhatsApp. Regarding the deposit, it’s our money. Releasing it will give us air to breathe and not collapse. Even those who managed to get through this month aren’t sure what will happen next. I am afraid that even if the crisis ends, maybe the place where I was working will not recover and won’t reopen.”

    Sigal Avivi and Yael Ravid helped assisted in putting together this article.

    https://www.972mag.com/portrait-asylum-seekers-tel-aviv-coronavirus
    #asile #migrations #réfugiés #Tel_Aviv #Israël #covid-19 #coronavirus #réfugiés_érythréens
    ping @thomas_lacroix

  • #Tel_Aviv_On_Fire

    Israël / Palestine, aujourd’hui. Salam, un charmant Palestinien de 30 ans vivant à Jérusalem, travaille comme stagiaire sur le feuilleton populaire palestinien « Tel Aviv on Fire », produit à Ramallah. Chaque jour, pour rejoindre les studios de télévision, Salam doit passer par un check-point israélien plutôt difficile. Il y rencontre le commandant du poste de contrôle, Assi, dont la femme est une grande fan du feuilleton. Afin de lui faire plaisir, Assi met la pression sur Salam pour changer la fin du feuilleton. Salam se rend vite compte que les idées d’Assi pourraient lui valoir une promotion en tant que scénariste. La carrière créative de Salam est soudainement en ébullition, jusqu’à ce qu’Assi et les producteurs et financiers du feuilleton soient en désaccord sur la façon dont il devrait se terminer. Coincé entre un colonel de l’armée et les soutiens arabes, Salam ne peut résoudre ses problèmes qu’avec un coup de maître final.

    http://www.artemisproductions.com/fr/films/Tel_Aviv_On_Fire
    #Israël #Palestine

    On m’a recommandé ce #film (#comédie)... que je ne sais pas si un jour j’arriverai à voir, mais je partage ici au cas où quelqu’un à l’occasion de le voir

  • #The_Invisible_Men

    The Invisible Men: Gay Palestinians find shelter within Israel’s gay underground

    Persécutés en Palestine et appelés criminels en Israël, les palestiniens gays sont les victimes silencieuses du conflit. Louie se cache à Tel Aviv depuis dix ans, Abdu a été torturé et accusé d’espionnage pour ses relations avec les homosexuels israéliens et Louis a failli être tué par sa famille. Où qu’ils aillent, ils vivent dans la peur de la découverte. Ils ne se sentent qu’à la maison dans les endroits underground gays de la ville.

    https://www.youtube.com/watch?v=P3JmudV1wIo



    http://www.imdb.com/title/tt2075340
    #Palestine #Israël #film #documentaire #LGBT #homosexualité #underground #invisibilité #in/visibilité #Tel_Aviv #villes #urban_matter

  • Mirage gay à Tel-Aviv
    Israël, comme tous les pays encore prisonniers des religions monothéistes, reste très homophobes. Mais #Tel-Aviv est une des capitales mondiales de l’homosexualité. Depuis quelques années, la propagande israélienne mesuré le profit qu’elle pouvait tire de la sympathie des gays occidentaux grâce à ce pinkwashing , camouflage de l’occupation et de la colonisation de la Palestine. Cofondateur de Gai Pied , puis journaliste à Libération et à La Tribune , fin connaisseur d’Israël, Jean Stern était bien placé pour enquêter sur ce ripolinage particulier de la « marque Israël ».
    Il en présente les acteurs et en éclaire les mécanismes : Gay Pride, Chanteurs trans, campagnes de publicité, émissions de télévision, invitations - souvent refusées - de personnalités étrangères, films homosexuels grand public ou pornographies et, bien sûr, déclarations démagogiques du premier ministre Benyamin Netanyahou et consorts. Ce reportage n’oublie pas la #Palestine, où les #gays subissent à la fois l’oppression d’une société traditionaliste et le chantage des autorités d’occupation.
    Dominique Vidal _ Le Monde Diplomatique juin 2017

    #Israël #Jean_Stern #homosexualité #pinkwashing

    Dans cette enquête inédite et à contre-courant, Jean Stern démonte une stratégie marketing et politique orchestrée par l’État israélien – le pinkwashing – qui consiste à camoufler la guerre, l’occupation, le conservatisme religieux et l’homophobie derrière le paravent sea, sex and fun d’une plaisante cité balnéaire, Tel Aviv. De Tsahal, armée affichée « gay-friendly », au cinéma – porno ou branché – empreint d’orientalisme, en passant par la frénésie nataliste chez les gays via la gestation pour autrui, l’auteur raconte l’envers du décor d’un rouleau compresseur. Ce « mirage rose » est décrié par les homosexuels palestiniens et les militants radicaux LGBT israéliens, juifs comme arabes.

    http://www.editionslibertalia.com/catalogue/hors-collection/jean-stern-mirage-gay-a-tel-aviv
    #homophobie
    Cofondateur de GaiPied en 1979, puis journaliste à Libération et à La Tribune, Jean Stern a publié Les Patrons de la presse nationale. Tous mauvais (La Fabrique, 2012).

    Paru dans CQFD n° 154, mai 2017. @cqfd

    LE PINKWASHING À L’HEURE DE TEL AVIV (OU ISRAËL SE RACHÈTE UNE IMAGE PINK)

    Publié aux #éditions_Libertalia, le livre de Jean Stern est une enquête inédite qui décortique la stratégie marketing de l’État israélien draguant la communauté gay occidentale. Rencontre avec l’auteur, cofondateur de Gai Pied, puis journaliste à Libération et actuel rédacteur en chef de La Chronique d’Amnesty International.

    CQFD : « Mirage gay à Tel Aviv » est une enquête sur ce que l’on appelle le pinkwashing. Est-ce que tu peux nous expliquer de quoi il s’agit ?

    Jean Stern : Je vais prendre un exemple simple avec le « greenwashing », qui consiste pour les entreprises à repeindre en vert leurs actions, à mettre par exemple des plantes vertes dans les sièges sociaux. Le pinkwashing apparaît en 2008 avec l’idée d’attirer la communauté gay occidentale à Tel Aviv pour tenter d’« adoucir » l’image d’Israël et de développer un nouveau tourisme. À partir de 2009-2010, une vraie stratégie marketing est pensée, élaborée, construite par la mairie de Tel Aviv, les hôteliers et le ministère du tourisme pour tenter de changer l’image d’Israël. Il faut rappeler qu’Israël était en dehors des grands circuits touristiques mondiaux jusqu’à la fin des années 2000. Et le gouvernement israélien s’est dit : il va falloir mettre en avant nos atouts. Tel Aviv, balnéaire, dotée de nouveaux lieux de sociabilité et dont l’image était en train de changer offrait un vrai potentiel. Ils ont trouvé le slogan : « Tel Aviv, la ville qui ne dort jamais ». Un slogan festif adapté aux hétéros mais qui marche aussi bien pour les gays. Israël a alors ciblé les médias gays, invités des dizaines de journalistes LGBT à Tel Aviv, fait des opérations de promo dans les clubs gays etc. Mais le pinkwashing a aussi et surtout permis un discours idéologique, avec cette idée sous-jacente : il y a des droits pour les gays en Israël, et ils n’en ont pas dans le monde arabe.

    Dans ton livre, on entre dans le détail puisqu’on découvre qu’une boîte de com’ basée aux Pays-Bas a été embauchée pour faire ce travail de marketing…

    Oui, il s’agit d’Outnow, une entreprise habituée à travailler avec des marques comme Orange, IBM mais aussi avec des villes comme Berlin, Vienne ou Copenhague. À partir de 2008, le gouvernement israélien a mis en place la structure « Brand Israël » directement reliée au cabinet de la ministre des Affaires étrangères de l’époque, Tzipi Livni. Cette ancienne agente du Mossad, le service secret israélien, n’ignorait rien de l’image désastreuse de son pays. L’équipe de Livni a utilisé toutes les ressources du marketing pour l’améliorer. Des dizaines de millions de dollars ont été dépensés sur plusieurs années. Entre autres choses, le congrès de l’association mondiale du tourisme LGBT a été accueilli là-bas. Dès 2009-2010, un flux touristique s’est instauré. Aujourd’hui, des dizaines de milliers de touristes gays occidentaux se rendent chaque année à la semaine de la fierté gay, début juin. Un tourisme très rentable puisqu’il contribue à faire tourner les nombreux bars, clubs et hôtels de Tel Aviv. Même si Israël a investi beaucoup d’argent, le retour sur investissement est flatteur puisque cela a non seulement amené des gens à Tel Aviv mais a surtout contribué à changer l’image du pays chez les gays avec cette idée assez simplette mais qui hélas marche : « Un pays aussi sympa avec nous ne peut pas être aussi horrible qu’on le dit avec les Palestiniens. »

    Par ailleurs, on comprend dans ton livre qu’à travers ce plan marketing, Israël utilise le désir des gays occidentaux pour l’homme oriental.

    Israël a récupéré ce que l’on a appelé l’orientalisme sexuel dont on trouve les traces chez des écrivains du XIXe siècle comme Flaubert ou Gérard de Nerval. Dans son livre L’Orientalisme, Edward Saïd explique comment l’image du monde arabo-musulman était très liée au désir sexuel des hommes occidentaux pour « l’homme arabe ». Cet orientalisme sexuel a connu son âge d’or dans les années 1950-60 avec pas mal d’écrivains emblématiques qui s’installaient au Maroc, en Tunisie, mais aussi s’engageaient aux côtés des Palestiniens. Jusque dans les années 1970, nombre de gays occidentaux sont allés ainsi au Maroc, en Égypte ou en Tunisie, rencontrer des hommes arabes. Et de fait, ça marchait assez bien parce qu’on était dans une sorte de « pas vu pas pris » réciproque. Mais le durcissement des pays arabo-musulmans, comme le Maroc et l’Égypte, à l’égard des homosexuels, a rendu de plus en plus compliqué ce tourisme sexuel. Et puis le contexte post-11 septembre 2001 a fait qu’une partie des homosexuels sont devenus hostiles à l’islam, et aux Arabes en général. Cela a été la naissance de l’homonationalisme, et il faut aujourd’hui déplorer qu’une partie des homosexuels occidentaux soutiennent la droite et l’extrême droite dans la croisade mondiale contre l’Islam. Israël leur propose un genre de placebo d’Orient qui leur convient assez bien, et je raconte comment de ludique le séjour à Tel Aviv devient de plus en plus politique.

    Dans ce contexte particulier, comment vivent les homosexuels en Palestine ?

    Dans une société plutôt conservatrice et homophobe, les homosexuels sont harcelés, parfois arrêtés et torturés par la police palestinienne. Une situation qu’exploite Israël grâce à une unité de surveillance électronique (l’unité 8200). Il y a trois ans, 43 réservistes de cette unité ont publié un texte où ils dénoncent le travail qu’on leur demande. C’est-à-dire non pas la prévention du terrorisme mais la détection des homosexuels et des lesbiennes, des hommes adultères, des alcooliques, etc., afin de les soumettre à un chantage. Ceux qui acceptent de s’y soumettre deviennent des collabos et risquent la mort s’ils sont découverts. S’ils refusent, Israël peut les dénoncer à la police palestinienne, et c’est également un péril mortel pour eux. Derrière le sirupeux discours gay-friendly d’Israël que mon livre essaye de décrypter, il y a une réalité bien plus sombre. Mais en Israël, en dehors de Tel Aviv, la société reste majoritairement homophobe. Les jeunes LGBT sont harcelés, violentés. Au-delà de son objectif de faire oublier l’occupation de la Palestine, le pinkwashing est aussi un paravent qui cache la réalité peu reluisante de la société israélienne, homophobe, inégalitaire, de plus en plus raciste.

    Il y a aussi un chapitre sur l’utilisation de mères porteuses en Thaïlande, en Inde et ailleurs par les couples gays israéliens qui laisse sans voix…

    En commençant cette enquête il y a trois ans, j’étais surpris de croiser dans les rues de Tel Aviv des couples de garçons poussant des landaus avec des bébés. Je me suis aperçu qu’il y avait un baby-boom gay en Israël d’une ampleur considérable, unique au monde. On parle de plus de 10 000 naissances dans les couples de lesbiennes et de 5 000 dans les couples homosexuels à Tel Aviv depuis 2010. Pour les lesbiennes, c’est relativement simple puisque Israël est un des pays pionniers de la fécondation in vitro. Pour les gays c’est plus compliqué. Au début, ils ont eu recours à la coparentalité, avec des amies souvent lesbiennes. Et on se partage le temps de garde, une semaine chez l’un, une semaine chez l’autre. Mais petit à petit, ils ont préféré la gestation pour autrui (GPA), baptisée en Israël maternité de substitution. La GPA est devenue un vrai marché avec ses cours : c’est plus cher de louer une mère porteuse juive aux États-Unis qu’une femme non juive au Népal ou en Thaïlande. Pour donner une échelle des prix, cela va de 45 000 à plus de 150 000 dollars. Dans ce nouveau marché de l’enfant, fait d’hyper-capitalisme mêlé de nationalisme – il faut des fils pour peupler Israël – il y a quelque chose qui provoque le malaise. Il y aussi une sérieuse bagarre avec les religieux, dont le poids politique est important en Israël, sur la question de la judaïté de ces enfants. Pour la loi juive, on est juif par la mère. À l’exception de certaines mères porteuses aux États-Unis, la plupart ne sont pas juives. Ces questions éthiques sont en fait très politiques.

    Où est donc l’espoir ? Peut-être du côté du Black Laundry qui a marqué l’histoire de la défense des droits LGBT en Palestine / Israël dans les années 2000 ?

    Il y a eu effectivement au début des années 2000 un mouvement LGBT très novateur, Black Laundry, qu’on peut traduire par lessiveuse noire et qui prônait l’exact inverse du pinkwashing. Il y avait là aussi bien des filles, des garçons ou des trans palestiniens et israéliens. Ce mouvement mixte dans tout les sens du terme a su mener une lutte à la fois contre le pinkwashing alors naissant mais aussi et surtout contre l’occupation, qui est la question centrale en Israël. Ce mouvement a fini par se déliter et beaucoup de ses militants ont d’ailleurs quitté le pays pour Berlin. Mais après plus de dix ans d’atonie, et pendant que les homos réacs jouissent de leur bonne fortune dans leurs luxueux penthouses de Tel Aviv, on assiste depuis quelque temps à une petite renaissance de l’expression de la radicalité LGBT, notamment avec des groupes palestiniens qui tentent de se réapproprier la culture queer arabo-musulmane et de se développer à l’intérieur même des Territoires occupés. C’est difficile, car il leur faut combattre sur tous les fronts, dénoncer ce pinkwashing qui les présente comme des victimes de l’homophobie de leur société, alors qu’Israël contribue largement à leur oppression. Il ne faut pas se leurrer, le combat est très dur, contre la famille, la police, l’armée et un discours qui nie leur identité pour les LGBT palestiniens, contre une société parfois hystériquement homophobe et une extrême droite de plus en plus violente en Israël pour les LGBT israéliens. C’est d’ailleurs en Palestine et en Israël que les mirages du pinkwashing sont souvent le plus violemment critiqués, et cela a quelque chose de réconfortant, surtout vu de France, où il est si difficile de critiquer Israël. Toutes les arnaques ont cependant une fin.

    Propos recueillis par Martin Barzilai


    • @lundimatin

      En Tchétchénie, on persécute les homosexuels. Voici peu de jours, la radio rapportait que le gouvernement turc faisait tirer à balles en caoutchouc sur la Gay Pride place Taksim. Ces horreurs ne se produiraient certes pas en Israël. En effet, le pays est devenu « gay friendly ». C’est ce que nous rapporte Jean Stern dans ce #Mirage_gay qui est une enquête rondement menée sur l’entreprise de pinkwashing lancée par l’État israélien afin de séduire et d’attirer les homosexuels du monde entier. L’énoncé peut paraître caricatural, mais il ne l’est pas du tout. Nous avons bien affaire ici à une hénaurme opération de com’, comme aurait dit le père Ubu et qui, ce qui ne gâte rien, alimente aussi la pompe à phynances… « Lancée en 2009, la conquête publicitaire des gays aura pour cadre une opération plus globale, Brand Israel, “Vendre [lamarque] Israël”. Principe de base : faire oublier l’occupation de la #Palestine, voire son existence. » Le concepteur de l’opération est un diplomate, Ido Aharoni, qui a travaillé aux États-Unis avant de revenir au ministère des Affaires étrangères à #Jérusalem. Il expose ainsi sa stratégie : « Chasser de l’esprit mondial le mur de séparation, Jérusalem et les hommes en noir, l’aspect guerrier et religieux du pays [1] » et « faire du Web un allié » – en investissant pour cela tout l’argent nécessaire.

      https://lundi.am/Mirage-gay-a-Tel-Aviv-Jean-Stern

      Cofondateur de #GaiPied en 1979, puis journaliste à Libération et à La Tribune, Jean Stern a publié Les Patrons de la presse nationale. Tous mauvais (La Fabrique, 2012). En mars 2017 paraissait Mirage gay à #Tel_Aviv aux éditions Libertalia. En plus de cet entretien, vous pouvez lire une recension de l’ouvrage dans notre édition estivale.

      https://lundi.am/Pinkwashing-a-Tel-Aviv

  • Etre gay en Israël, un « combat de tous les jours »
    Nicolas Ropert, Le Monde, le 29 août 2015
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/08/29/etre-gay-en-israel-un-combat-de-tous-les-jours_4739941_3218.html

    La fin sur Tel Aviv est intéressante dans le contexte actuel :

    "La « bulle » Tel-Aviv n’est cependant pas si tolérante qu’elle en a l’air. Si l’attaque contre un centre pour adolescents homosexuels qui a fait deux morts en 2009 semble être un règlement de comptes interne, les actes homophobes existent bien. Contrairement aux idées reçues, la région où les incidents signalés sont le plus nombreux est le grand Tel-Aviv, avec un taux de 38 %, révèle l’association Aguda dans son rapport...."

    #Palestine #homosexualité #homophobie #Pinkwashing #Tel_Aviv

  • Youssef Boussoumah : Grâce à Anne Hidalgo, Paris capitale de l’apartheid israélien | Agence Media Palestine
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2015/08/12/youssef-boussoumah-grace-a-anne-hidalgo-paris-capitale-de-lapar

    A qui fera t-on croire comme le prétend madame Hidalgo que ce partenariat n’est « qu’un évènement festif », qu’il ne concerne que la ville de #Tel_Aviv flottant au dessus du monde et des réalités alors qu’à quelques km seulement de cette bulle, un mur étrangle près de 2,5 millions de Palestiniens et que chaque jour des dizaines de check points empêchent toute vie normale ?

    Comment peut-on faire fi du fait que celle-ci est bien la capitale consentante d’un État qui occupe, colonise et saccage la vie de milliers de Palestiniens de Cisjordanie, de Jérusalem et qui tous les 3 ans se lance dans une vaste expédition-massacre contre des hommes et des femmes sans défense de Gaza ou du Liban ?
    Comment espère t-on faire croire que #Tel_Aviv_sur_seine n’est pas un évènement politique alors que des groupes ultra pro israéliens comme la LDJ ou le BNVCA s’y donnent déjà rendez-vous et que des soutiens inconditionnels de la politique israélienne s’en réjouissent sur les réseaux sociaux ?

    Ainsi Patrick Klugman adjoint au maire de Paris chargé des relations internationales et de la francophonie qui l’an dernier justifiait l’agression contre Gaza se répand sur la chaîne pro-israélienne I24 pour se réjouir que « BDS cette fois-ci n’aura pas le dernier mot ».

    Madame Hidalgo aurait-elle dans les années 80 organisé un partenariat avec Pretoria ou Le Cap sous prétexte qu’il ne s’agissait « que de villes » et non des deux capitales de l’Etat raciste sud-Africain ?

  • WHITE CITY, BLACK CITY: Architecture and War in Tel Aviv and Jaffa

    http://whitecityblackcity.blogspot.kr

    “The history of Tel Aviv, presented for a moment as an architectural history, can be seen as a part of a wider process in which the physical shaping of Tel Aviv and its political and cultural construction are intertwined, and plays a decisive role in the construction of the case, the alibi, and the apologetics of the Jewish settlement across the country.”
    —White City, Black City

    In 2004, the city of Tel Aviv was declared by UNESCO a World Heritage Site, an exemplar of modernism in architecture and town planning. Today, the Hebrew city of Tel Aviv gleams white against the desert sky, its Bauhaus-inspired architecture betraying few traces of what came before it: the Arab city of Jaffa.

    In White City, Black City, the Israeli architect and author Sharon Rotbard offers two intertwining narratives, that of colonized and colonizer. It is also a story of a decades-long campaign of architectural and cultural historical revision that cast Tel Aviv as a modernist “white city” emerging fully formed from the dunes while ignoring its real foundation—the obliteration of Jaffa.
    Rotbard shows that Tel Aviv was not, as a famous poem has it, built “from sea foam and clouds” but born in Jaffa and shaped according to its relation to Jaffa.
    His account is not only about architecture but also about war, destruction, Zionist agendas, erasure, and the erasure of the erasure.

    http://electronicintifada.net/content/forced-geography-tel-aviv/14483

  • The Resistance Set its Sight on the #Golan_Heights
    http://english.al-akhbar.com/node/23317

    http://english.al-akhbar.com/sites/default/files/imagecache/4cols/leading_images/923234.JPG

    The Agreement on Disengagement signed by #syria and #Israel in 1974 is not worth much anymore, in light of the changes on the ground in southern Syria. However, the assassination of #Hezbollah resistance fighters in the Syrian city of #Quneitra last Sunday, appears to publicize the resistance’s activities in the Golan Heights. Long strides have been made in preparing the ground, the support base, and a trained and ready force, in the past year. Syrian President Bashar al-Assad announced this decision, and Hezbollah’s Secretary-General Sayyed Hassan Nasrallah followed suit. The launch of resistance activities in the Golan Heights ends the phase of a confined war and of partial resistance, and ushers in a stage of comprehensive and strategic (...)

    #Articles #Iran #Lebanon #Quds_Force #Tel_Aviv #Mideast_&_North_Africa

  • Colourful war of words plays out on Gaza’s battered walls

    Everywhere you turn, walls in the Gaza Strip are covered with paint — brightly coloured slogans, political portraits and prose.

    For youth in the besieged enclave packed with 1.8 million people, graffiti is an important tool for self-expression and fighting back.

    Since their birth, they have never known anything beyond this tiny strip of land wedged between Egypt and Israel, with the Mediterranean Sea to their backs.

    In the south, the walls rail against Egypt’s closure of the Rafah border crossing.

    In the north, they condemn the Israeli soldiers who prevent them from crossing through Erez.

    There is that pervading sense of being trapped, of powerlessness in the face of Israeli bombardments, the never-ending progression of funerals, the humiliation and the oppression.

    All these things find expression in the gaudy slogans daubed on walls and in alleyways across the territory.

    “In painting these walls, I feel free,” says Naim Samsum, a bearded 25-year-old wearing a black beanie hat, white jeans and a Superman T-shirt.

    “What we want is to send a message to say that people here love life, that they have had enough of death and destruction,” says Samsum, who draws his inspiration from online videos of graffiti “tags” on the side of train cars in Europe. A tag is a graffiti artist’s signature.

    As with many other art forms in Gaza, politics is never far off.

    On one wall are giant portraits of some of the best-known Palestinians.

    There is one depicting iconic Yasser Arafat, who founded the Fatah movement and died in mysterious circumstances in 2004. Next to him is a likeness of Sheikh Ahmed Yassin, founder of the rival Hamas movement, who was assassinated by Israel the same year.

    Tensions in Gaza between the two nationalist movements erupted into bloodshed in 2007, with Hamas forcing Fatah loyalists out and seizing power. There followed a bitter seven-year split that was patched up earlier this year through a unity deal.

    Underneath the two portraits, in large letters, is written “Yes to national reconciliation.”

    A little further away, another artist has drawn a picture of an M75, a Gaza-made rocket with a range of about 80 kilometres (50 miles) that was fired at Jerusalem and #Tel_Aviv during this past summer’s 50-day war with Israel.

    – Cheap, easy and effective -

    Since 1987, when the first Palestinian uprising began, Gaza’s walls have been covered with political messages, calls to strike and details of upcoming demonstrations. Back then, militants would even use the walls to chronicle the dates of #Israeli air strikes and the names of the victims, or “martyrs.”

    Using spray paint as a political tool is not new in Gaza, says Fayez al-Sarsawi, who both paint and sculpts.

    “Graffiti is a form of art which doesn’t cost much and lets you reach people easily,” he says.

    And Basel al-Maqusi, who runs an art gallery in an upscale area of #Gaza_City, says it is also a relatively safe way of getting your message across.

    “Writing on the #wall is the simplest way to reach people, without putting yourself in too much danger. Handing out pamphlets requires a lot of time and could cost you your life, while writing something on a wall stays for a long time and it can be seen by everyone.”

    Unlike the earliest, hastily scrawled graffiti, vibrant frescoes that catch the attention of admiring passersby are now created by young people.

    In front of a bombed-out police station that was hit during the summer war, a wall is covered with a picture of a child with his fist raised, under which is written “Freedom.”

    For Musab Abu Daff, freedom is the very essence of graffiti.

    “I learned to do #graffiti because it’s a form of freedom. It allows you to express yourself, talk about where you live, especially here in Gaza where everything is destroyed,” says this 20-year-old street artist in baggy jeans and a Bob Marley T-shirt.

    “We need to express our feelings.”

    “The Israelis oppress us, they stop us from travelling and they have besieged #Gaza. So I decided to write on the #walls of Gaza exactly what is happening to us,” he says.

    http://www.news.net/article/2337554/colourful-war-of-words-plays-out-on-gazas-battered-walls

    #mur #art

  • #Hamas fires rockets at #Tel_Aviv airport
    http://english.al-akhbar.com/content/hamas-fires-rockets-tel-aviv-airport

    Hamas said Friday it fired three rockets at Tel Aviv airport, a day after US and some European airlines had resumed flights after a two-day suspension. “At 11:45 am (0845 GMT), the Qassam Brigades bombarded #Ben_Gurion_airport with three M75 rockets,” a statement from Hamas’s military force said. An Israeli military spokeswoman confirmed rocket fire from #Gaza, though she declined to specify how close it had come to Ben Gurion. “We can confirm two rockets were shot down over metropolitan Tel Aviv,” she told AFP. read more

    #Israel #Palestinian

  • #Gaza conflict exposes #France’s own struggles with xenophobia
    http://english.al-akhbar.com/content/gaza-conflict-exposes-france%E2%80%99s-own-struggles-xenophobia

    A protesters hold a placard reading “We are all Palestinians” as he kneels on a giant Palestinian flag near the Barbes-Rochechouart aerial metro station prior to the departure of a demonstration, banned by French police, in #Paris on July 19, 2014 to denounce #Israel's military campaign in Gaza and show support for the Palestinian people. (Photo: Francois Guillot-AFP) A protesters hold a placard reading “We are all Palestinians” as he kneels on a giant Palestinian flag near the Barbes-Rochechouart aerial metro station prior to the departure of a demonstration, banned by French police, in Paris on July 19, 2014 to denounce Israel’s military campaign in Gaza and show support for the Palestinian people. (Photo: Francois Guillot-AFP) (...)

    #World #Articles #Bernard_Cazeneuve #Francois_Hollande #jewish_defense_league #Manuel_Valls #Palestine #Representative_Council_of_Jewish_Institutions_in_France #Tel_Aviv

  • #Gaza: The Resistance fights #Israel and its spies
    http://english.al-akhbar.com/content/gaza-resistance-fights-israel-and-its-spies

    A Palestinian walks past the #Hamas administration building after it was hit by an overnight Israeli air strike, on July 16, 2014, in Gaza City. (Photo: AFP-Thomas Coex) A Palestinian walks past the Hamas administration building after it was hit by an overnight Israeli air strike, on July 16, 2014, in Gaza City. (Photo: AFP-Thomas Coex)

    It is not possible for Israel’s warplanes to see everything, so its eyes on the ground are its collaborators. They had always been bothersome for the Resistance, beginning with field operatives to moles in the armed wings. In the third war on Gaza, stories about collaborators were sparse but present nonetheless.

    Ahmed Hadi

    read (...)

    #Palestine #Al-Qassem_Brigades #Articles #collaboraters #Rafah #Shabak #Tel_Aviv

  • Right-wing demonstrators in #Tel_Aviv wore neo-Nazi shirts
    Not only did the demonstrators beat leftists, they wore ’Good night left side’ T-shirts, photographs show.
    By Ofer Aderet | Jul. 15, 2014 | 1:58 PM
    http://www.haaretz.com/news/national/.premium-1.605234

    #Neo-Nazis in Europe wear shirts with this phrase, which accompanies an image of a man attacking a left-wing activist, denoted by a star or anarchy symbol. The online store Final Resistance offers clothing bearing neo-Nazi slogans – popular attire at rock concerts by far-right bands.

    The emblem and slogan are a response to the original left-wing counterpart: “Good night white pride.”

  • #Gaza: Resistance factions seek to avoid open-ended war with #Israel
    http://english.al-akhbar.com/content/gaza-resistance-factions-seek-avoid-open-ended-war-israel

    Masked Palestinian protesters throw stones towards Israeli police (unseen) during clashes in the Shuafat neighborhood in Israeli-annexed Arab East Jerusalem, on July 3, 2014. (Photo: AFP-Ahmed Gharabi) Masked Palestinian protesters throw stones towards Israeli police (unseen) during clashes in the Shuafat neighborhood in Israeli-annexed Arab East Jerusalem, on July 3, 2014. (Photo: AFP-Ahmed Gharabi)

    People in Gaza have grown accustomed to nightly bombings. They know when they start and when they end; they even know the targets that the occupation repeatedly strikes, mostly vacated headquarters and training sites. Under these circumstances, one obvious question comes to mind: Why is the Resistance still silent? (...)

    #Palestine #Al_Quds_Brigades #al-Qassam_Brigades #Articles #Dawoud_Chehab #Hamas #Islamic_Jihad #Tel_Aviv #west_bank

  • Search for missing #settlers shines light on depth of the West Bank’s occupation
    http://english.al-akhbar.com/content/search-missing-settlers-shines-light-depth-west-bank%E2%80%99s-oc

    Israeli soldiers stand guard next to their vehicles on June 30, 2014 as they block the northern entrance of the village of Halhul, near the West Bank town of #Hebron, after the bodies of the three Israeli teenagers who disappeared while hitchhiking were found. (Photo: AFP-Hazem Bader) Israeli soldiers stand guard next to their vehicles on June 30, 2014 as they block the northern entrance of the village of Halhul, near the West Bank town of Hebron, after the bodies of the three Israeli teenagers who disappeared while hitchhiking were found. (Photo: AFP-Hazem Bader)

    #Israel attends to its files in parallel. It does not stop a settlement project when waging a war on #Gaza and might even escalate in one place to cover up its (...)

    #Palestine #Articles #benjamin_netanyahu #East_Jerusalem #jerusalem #Nablus #Oslo_Accords #palestinians #Ramallah #Tel_Aviv

  • #al-Sabirin : a new resistance movement in Gaza
    http://english.al-akhbar.com/content/al-sabirin-new-resistance-movement-gaza

    Palestinian protesters chant slogans to speed up the implementation of the national reconciliation and the announcement of the formation of a national unity government, during a rally in Gaza City on May 27, 2014. (Photo: AFP-Mohammed Abed) Palestinian protesters chant slogans to speed up the implementation of the national reconciliation and the announcement of the formation of a national unity government, during a rally in Gaza City on May 27, 2014. (Photo: AFP-Mohammed Abed)

    The flag and logo of an organization that was launched a few days ago in the #gaza_strip suggest a #Hezbollah now exists in Gaza. The organization is called al-Sabirin (the patient) for the Victory of #Palestine and its logo bears a striking (...)

    #Articles #Damascus #Fatah #Fawzi_Ayoub #Hamas #Iran #Israel #Lebanon #Mahmoud_Abbas #Palestine #PFLP #Tehran #Tel_Aviv #west_bank

  • #Tel_Aviv bus bomber sentenced to 25 years in prison
    http://english.al-akhbar.com/content/tel-aviv-bus-bomber-sentenced-25-years-prison

    A Tel Aviv court on Monday handed an Arab Israeli a 25-year prison term over the 2012 bombing of a bus during a major Israeli assault on the besieged #Gaza Strip. Mohammed Mafarja, 19, was sentenced three months after being convicted on charges of aiding the enemy during war, attempted murder, causing an explosion and wounding 24 people. A resident of Taibe, Mafarja boarded the Tel Aviv bus on November 21, 2012, and placed a bomb inside before getting off, according to the District Court. read more

    #bus_bombing #Israel #Palestine #Top_News

  • #African_refugees decry Israeli crackdown
    http://english.al-akhbar.com/photoblogs/african-refugees-decry-israeli-crackdown

    Tens of thousands of African migrants and asylum seekers took the streets from January 5 - 7 in #Tel_Aviv and other cities to protest #Israel's targeting of them.

    Thousands of African asylum seekers staged a protest in Tel Aviv on January 5, 2014 (Photo: AFP - Jack Guez) Thousands of African asylum seekers staged a protest in Tel Aviv on January 5, 2014 (Photo: AFP - Jack Guez)

    Thousands of African refugees slammed the Israeli government’s long-term detention of illegal immigrants. (Photo: AFP - Jack Guez) Thousands of African refugees slammed the Israeli government’s long-term detention of illegal immigrants. (...)

  • Africans rally in second day of protests against Israeli detention
    http://english.al-akhbar.com/content/africans-rally-second-day-protests-against-israeli-detention

    Thousands of African asylum seekers stage a protest in Tel Aviv on January 5, 2014. (Photo: AFP - Jack Guez) Thousands of African asylum seekers stage a protest in Tel Aviv on January 5, 2014. (Photo: AFP - Jack Guez)

    Several thousand #African_migrants protested outside Western embassies in Tel Aviv on Monday, in the second day of demonstrations demanding freedom for compatriots jailed by #Israel in a desert facility under a new open-ended detention law. “No more prison,” chanted the crowd that packed a Mediterranean beachfront promenade across from the US embassy. Protesters also marched to the French, Italian, British, Canadian and German embassies to hand over letters appealing for international support against Israel’s (...)

    #apartheid #Occupied_Palestine #racism #Top_News