• A #Napoli il #caldo diventa il volto della disuguaglianza
    https://informareonline.com/a-napoli-il-caldo-diventa-il-volto-della-disuguaglianza

    Le ondate di calore non colpiscono tutti allo stesso modo C’è un momento preciso in cui il caldo smette di essere una notizia meteorologica e diventa un fatto politico. Succede quando ci si accorge che persino i raggi del sole sembrano aver imparato le regole del mercato: si posano ovunque, teoricamente in modo democratico, eppure […] L’articolo A Napoli il caldo diventa il volto della disuguaglianza proviene da Informareonline, scritto da Manuel Vita Verde

    #Approfondimenti #Attualità #Legambiente #povertà #temperature #vomero

  • 13 millions de victimes et plus de 3 000 morts en 2025 : l’Afrique paie un lourd tribut aux événements climatiques extrêmes

    L’agence onusienne, qui fait autorité pour les questions relatives à l’atmosphère terrestre, au climat et à l’eau, recommande aux pays africains de renforcer leurs systèmes d’alerte précoce, et d’investir davantage dans l’adaptation au changement climatique et la préparation aux catastrophes.

    Les #phénomènes_extrêmes liés au #climat ont sinistré au moins 13 millions de personnes et entraîné plus de 3 000 décès recensés en #Afrique en 2025, avec des répercussions sur l’ensemble des secteurs de l’économie et les moyens de subsistance des populations, selon un rapport publié le jeudi 18 juin par l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Intitulé « State of the Climate in Africa 2025 », le rapport révèle que les #inondations et #sécheresses ont constitué les #catastrophes_météorologiques les plus importantes sur le continent durant l’année écoulée, les inondations représentant plus de la moitié de tous les événements extrêmes signalés.

    L’#Afrique_de_l’Est a été particulièrement touchée, avec plus de 8,5 millions de personnes affectées par la sécheresse, alors que des conditions de sécheresse prolongées ont aggravé l’#insécurité_alimentaire et les pénuries d’#eau dans la #Corne_de_l’Afrique et les régions voisines. En #Afrique_de_l’Ouest, le #Nigeria a connu en mai des inondations dévastatrices qui ont fait plus de 200 #morts, tandis que les inondations en #République_démocratique_du_Congo (#RDC) ont coûté la vie à plus de 160 personnes en avril, soulignant l’intensité croissante des #précipitations saisonnières extrêmes.

    Le #Sahel a enregistré des précipitations supérieures à la moyenne, prolongeant une tendance observée ces dernières années, tandis qu’une grande partie de l’Afrique de l’Est et de la Corne de l’Afrique est restée plus sèche que d’habitude. En Afrique australe, les précipitations ont été marquées par une forte #variabilité, avec des épisodes intenses qui ont provoqué des inondations. En #Afrique_de_Nord, les #vagues_de_chaleur et les sécheresses prolongées ont causé des dégâts considérables à la #production_agricole, menaçant la #sécurité_alimentaire et les #moyens_de_subsistance.

    Le rapport précise également que l’Afrique se réchauffe plus rapidement que la moyenne mondiale. La #température moyenne annuelle de l’air en surface enregistrée à l’échelle continentale s’est classée entre le troisième et le septième rang des valeurs les plus élevées jamais enregistrées en fonction des données utilisées, avec une anomalie positive de 0,51 °C par rapport à la moyenne de la période 1991-2020.

    C’est l’Afrique du Nord qui a connu la plus forte anomalie de #températures en 2025 comparativement aux autres sous-régions africaines, soit +0,76 °C par rapport à la moyenne de la période 1991-2020. À l’inverse, l’Afrique australe a enregistré l’anomalie de températures la plus faible, soit +0,21 °C par rapport à la même période de référence.

    40 % des pays africains disposent de systèmes d’alerte précoce multi-dangers

    Au-delà des inondations et des sécheresses, le rapport met en évidence des changements climatiques à long terme qui sont déjà en train de remodeler le continent.

    Les #glaciers africains ont perdu plus de 90 % de leur superficie depuis la fin du XIXe siècle. La couverture glaciaire du #mont_Kilimandjaro est passée de 11,4 km2 en 1900 à 0,98 km2 ces dernières années. La superficie des glaces du #mont_Kenya et des #montagnes du #Ruwenzori (une chaîne de montagnes d’Afrique centrale, située à la frontière entre l’#Ouganda et la RDC) a aussi diminué, passant respectivement de 1,64 km² à 0,07 km², et de 6,51 km² à seulement 0,38 km².

    D’autre part, l’élévation du niveau de la mer le long des côtes africaines entre 1999 et 2025 dépasse la moyenne mondiale (estimée à environ 3,6 mm par an) dans plusieurs régions, atteignant environ 4,2 mm par an le long de la côte atlantique, 5,2 mm par an le long de la côte de l’océan Indien, et 5,6 mm par an en mer Rouge. Parallèlement, le réchauffement et l’#acidification croissante des océans endommagent les écosystèmes marins et menacent les moyens de subsistance des communautés qui dépendent de la #pêche. La température de la mer en surface (SST) a augmenté de 0,14 °C en moyenne en Afrique par décennie depuis la fin du 19e siècle, tandis que le PH de surface de l’océan a diminué de 0,017 unité par décennie.

    Malgré la fréquence et la gravité croissantes de ces changements qui favorisent des phénomènes météorologiques extrêmes plus destructeurs et exercent une pression croissante sur des communautés déjà vulnérables, seulement 40 % des pays africains disposent de systèmes d’alerte précoce multi-dangers, privant ainsi des millions de personnes d’#alertes en temps utile qui pourraient contribuer à sauver des vies et à réduire les dégâts, surtout dans les zones rurales particulièrement affectées.

    Alors que les coûts associés aux changements climatiques dans les pays africains peuvent atteindre jusqu’à 5 % de leur produit intérieur brut (PIB) et représenter ainsi un obstacle considérable à leur développement ainsi qu’à leur capacité à réduire la #pauvreté, l’OMM les appelle eux et leurs partenaires au développement, à renforcer les #mesures_d'adaptation au changement climatique, à améliorer la préparation aux catastrophes et à accroître les #investissements dans les infrastructures d’alerte précoce, afin de protéger les communautés contre des événements climatiques de plus en plus fréquents et intenses.

    https://www.agenceecofin.com/actualites/2306-139549-13-millions-de-victimes-et-plus-de-3-000-morts-en-2025-laf
    #changement_climatique #Sud_global

    • State of the Climate in Africa 2025

      Key messages

      Extreme weather wreaks heavy economic and human cost
      – Floods are most common reported hazard
      - African glaciers – including iconic Mt #Kilimanjaro - are vanishing
      - Sea level rise along some African coasts outpaced the global average since 1999
      - Africa faces critical gap in early warning systems but is making progress

      –-

      he African continent is warming faster than the global average, and the rate of warming across the continent since 1991 is substantially higher than in any of the previous 30-year periods. The annual mean surface air temperature averaged over land areas in 2025 ranked between the third and seventh warmest on record, depending on the dataset used, according to the report.

      Extreme weather is hitting the continent hard. Floods accounted for more than half of reported events – for instance severe flooding in Nigeria in May led to over 200 deaths, and flooding in the Democratic Republic of the Congo in April led to over 160 deaths. The 2024/2025 tropical cyclone season was particularly active in the South Indian Ocean. Drought affected more than 8.5 million people in East Africa.

      https://www.youtube.com/watch?v=MMwJ4-LQz5I

      https://wmo.int/resources/publication-series/state-of-climate-africa/state-of-climate-africa-2025
      #climat #rapport

  • Canicule : EDF contrainte de stopper le réacteur n° 2 à la centrale #nucléaire de #Golfech avec une #température de la #Garonne prévue à 28 °C
    https://www.ladepeche.fr/2026/06/23/canicule-historique-edf-contrainte-de-stopper-le-reacteur-n-2-a-la-central

    L’épisode de #canicule exceptionnel perturbe l’activité industrielle en #Occitanie. Ainsi, EDF a été contrainte de stopper la production d’#électricité de la centrale nucléaire de Golfech (Tarn-et-Garonne) depuis lundi 22 juin à 23 h 45. L’exploitant doit se conformer à une réglementation de 2006 qui entre en vigueur dès que la température de la Garonne atteint 28 °C, ce qui sera le cas mardi 23 juin 2026.

    #oups #nucléaire #edf #intermittence #canicule #énergie #rte #asnr #réglementation

    On te donne la solution dans le résumé : Cette réglementation d’un autre âge nous empêche de profiter de la climatisation. Supprimons ces limites !

    EDIT : mi-juillet, la centrale du #bugey a le droit de continuer à produire malgré la canicule
    https://seenthis.net/messages/1181806

  • Under #US pressure, #EU moves to soften rules for fighting #climate #superpollutant 
    https://www.politico.eu/article/under-us-pressure-eu-softens-climate-superpollutant-methane-rules

    BRUSSELS — The #European_Union is bowing to demands from the #United_States and the #fossil_fuel industry that it scale back its efforts to fight a planet-warming superpollutant.

    The EU in 2021 vowed to curb emissions of #methane and drew up legislation that forces the oil and gas sector to limit emissions of the powerful #greenhouse #gas, which is responsible for around a third of the global rise in #temperatures since the industrial era.

    Now, however, #Brussels is poised to significantly weaken enforcement of its flagship methane #regulation, granting fossil fuel companies the freedom to pollute with a focus on protecting the continent’s energy security, according to a draft document seen by POLITICO.

    Les chinois imposent aux européens des tas de choses, en tendant des pièges avec des billets pour des matchs de foot.
    (https://seenthis.net/messages/1171530)

  • The data heat island effect: quantifying the impact of AI data centers in a warming world

    The strong and continuous increase of AI-based services leads to the steady proliferation of AI data centres worldwide with the unavoidable escalation of their power consumption. It is unknown how this energy demand for computational purposes will impact the surrounding environment. Here, we focus our attention on the heat dissipation of AI hyperscalers. Taking advantage of land surface temperature measurements acquired by remote sensing platforms over the last decades, we are able to obtain a robust assessment of the temperature increase recorded in the areas surrounding AI data centres globally. We estimate that the land surface temperature increases by 2°C on average after the start of operations of an AI data centre, inducing local microclimate zones, which we call the data heat island effect. We assess the impact on the communities, quantifying that more than 340 million people could be affected by this temperature increase. Our results show that the data heat island effect could have a remarkable influence on communities and regional welfare in the future, hence becoming part of the conversation around environmentally sustainable AI worldwide.


    https://arxiv.org/abs/2603.20897
    #AI #IA #data_centers #centres_de_données #chaleur #îlots_de_chaleur #intelligence_artificielle #infrastructure #énergie #impact #environnement_proche #voisinage #température

    via @freakonometrics

  • #AI #data_centres can warm surrounding areas by up to 9.1°C

    Hundreds of millions of people live close enough to data centres used to power AI to feel warmer average temperatures in their local area

    Data centres built to power AIs produce so much heat that they can raise the surface temperature of the land around them by several degrees – creating so-called data centre heat islands that may already be affecting up to 340 million people.

    The number of data centres built around the world is forecast to rise enormously. JLL, a real estate company, estimates that data centre capacity will double between 2025 and 2030 – with AI expected to account for half that demand.

    Andrea Marinoni at the University of Cambridge, UK, and his colleagues saw that the amount of energy needed to run a data centre had been steadily increasing of late and was likely to “explode” in the coming years, so wanted to quantify the impact.

    The researchers took satellite measurements of land surface temperatures over the past 20 years and cross-referenced them against the geographical coordinates of more than 8400 AI data centres. Recognising that surface temperature could be affected by other factors, the researchers chose to focus their investigation on data centres located away from densely populated areas.
    They discovered that land surface temperatures increased by an average of 2°C (3.6°F) in the months after an AI data centre started operations. In the most extreme cases, the increase in temperature was 9.1°C (16.4°F).
    The effect wasn’t limited to the immediate surroundings of the data centres: the team found increased temperatures up to 10 kilometres away. Seven kilometres away, there was only a 30 per cent reduction in the intensity.
    “The results we had were quite surprising,” says Marinoni. “This could become a huge problem.”
    Using population data, the researchers estimate that more than 340 million people live within 10 kilometres of data centres, so live in a place that is warmer than it would be if the data centre hadn’t been built there. Marinoni says that areas including the Bajío region in Mexico and the Aragon province in Spain saw a 2°C (3.6°F) temperature increase in the 20 years between 2004 and 2024 that couldn’t otherwise be explained.
    Chris Preist at the University of Bristol, UK, says the results may be more nuanced than they first appear. “It would be worth doing follow-up research to understand to what extent it’s the heat generated from computation versus the heat generated from the building itself,” he says, suggesting that the building being heated by sunlight may be part of the effect.
    Either way, the data centre is still increasing the ground temperature, says Marinoni. “The message I would like to convey is to be careful about designing and developing data centres.”

    https://www.newscientist.com/article/2521256-ai-data-centres-can-warm-surrounding-areas-by-up-to-9-1c/#Echobox=1774746486
    #IA #infrastructure #chaleur #température #centres_de_données #intelligence_artificielle

  • #PestiRiv : une #étude pour mieux connaître l’exposition aux #pesticides des personnes vivant en zones viticoles et non-viticoles

    #Santé_publique France et l’Anses (l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) réalisent l’étude Pestiriv pour mieux connaître l’exposition aux pesticides des personnes vivant près de vignes ou éloignées de toute culture.

    Quels sont les principaux résultats de l’étude ?

    Les résultats de l’étude montrent que :

    - Les #riverains des zones viticoles sont plus exposés aux pesticides appliqués sur ces cultures que les personnes éloignées de toute culture. Ces expositions sont par ailleurs plus importantes en période de traitement. L’augmentation de l’#imprégnation_biologique en zones viticoles est observée à la fois chez les adultes et les enfants.
    - Les quantités de produits utilisés et la proximité des #habitations avec les vignes sont les deux principaux facteurs d’exposition.

    Ces résultats sont robustes pour les différents échantillons analysés (urines, cheveux, poussières, air ambiant, air intérieur) et cohérents avec ceux des quelques études réalisées sur d’autres cultures aux Etats-Unis (blé, soja) et aux Pays-Bas (fleurs).

    Cette exposition plus importante est due au transfert vers l’environnement des substances appliquées sur les vignes, qui est constaté pour la majorité des substances mesurées. Cette exposition concerne aussi bien des substances très spécifiques de la vigne (par exemple le #folpel ou le #métirame) que des substances qui le sont moins (par exemple le #glyphosate, le #fosétyl-aluminium, la #spiroxamine).

    Il est à noter que les faibles #pluies et les #températures élevées du printemps et de l’été 2022, période de l’étude, ont pu limiter les besoins de traitement. Les niveaux d’exposition en zones viticoles pourraient donc être plus élevés en cas de temps pluvieux.
    Pour certaines substances, aucune différence entre les deux groupes de population ou entre les deux périodes n’est observée. Cela peut s’expliquer par le fait qu’il existe d’autres sources d’exposition que les traitements agricoles (cas des #pyréthrinoïdes, qui sont des #insecticides utilisés pour des usages variés, ou encore du #cuivre) ou que l’utilisation de la substance sur les vignes a été faible dans la période étudiée (exemple du #tébuconazole).

    https://www.santepubliquefrance.fr/etudes-et-enquetes/pestiriv-une-etude-pour-mieux-connaitre-l-exposition-aux-pestici
    #vignobles #vignes #viticulture #rapport

    • "Cette agriculture tue les gens" : l’étude PestiRiv révèle ses résultats, les riverains des vignes surexposés aux pesticides

      Ce lundi 15 septembre étaient publiés les résultats très attendus de l’étude PestiRiv, portant sur l’exposition aux pesticides des populations situées à #proximité des zones viticoles. Sans surprise, les #riverains y sont fortement imprégnés de #produits_phytosanitaires et pose ainsi des questions de santé publique.

      C’est une étude nationale « inédite », d’une ampleur « sans précédent ». Lancée en 2021, l’étude PestiRiv, menée conjointement par Santé publique France et l’Anses (l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), visait à évaluer l’exposition aux pesticides des personnes vivant dans des zones proches des vignobles.

      Environ 4 % de la population française vit à moins de 200 mètres d’une vigne, soit en grande proximité, mais peu de données existaient à ce jour sur l’exposition de ces riverains. La vigne est en effet l’une des cultures en France où l’usage des produits phytopharmaceutiques est le plus important. Certains sont même spécifiques au milieu, comme le Folpel, un fongicide utilisé contre le mildiou.
      Des résultats sans surprise

      Après de longs mois d’une attente d’ailleurs dénoncée par plusieurs associations de défense de l’environnement, les résultats ont été publiés ce lundi 15 septembre. Et sans surprise, ils démontrent que les populations vivant à proximité des exploitations viticoles sont plus exposées aux pesticides que les autres, avec une plus grosse imprégnation pour les enfants de 3 à 6 ans.

      « Les niveaux de #contamination sont plus élevés en zone viticole, avec une augmentation comprise entre 15 et 45 % dans les urines, jusqu’à plus de 1 000 % dans les poussières et 12 fois plus dans l’air ambiant. » (Clémence Fillol, Responsable de l’unité Surveillance des expositions de Santé publique France)

      De plus, l’étude a aussi permis de montrer que l’exposition aux pesticides pour les riverains devenait encore plus importante lors de la période de traitement des vignes : par exemple, l’augmentation du niveau de contamination des urines peut atteindre 60 %, celle concernant les poussières peut aller jusqu’à 700 %.

      Mais une autorisation de mise sur le marché ne donne pas pour autant l’autorisation de consommer ces produits ! (Cyril Giraud, Relais en Gironde de l’association Générations Futures)

      Les autorités sanitaires soulignent tout de même que les quantités de pesticides retrouvées dans les analyses n’ont jamais dépassé les seuils fixés dans les autorisations de mise sur le marché (AMM) de ces produits.

      Sur les 23 communes où l’air ambiant a été analysé (dont Pauillac en Gironde), du Folpel a été détecté dans 62 % des échantillons, pour une concentration moyenne de 2,29 nanogrammes par mètre cube, alors que la dose journalière autorisée est fixée à 0,1 milligramme (soit 100 000 ng) par kilogramme. « Si l’on retrouve un produit cancérogène ou mutagène dans les urines, on se doute bien qu’il a pu faire des dégâts », détaille Cyril Giraud.
      Près de 3 000 participants

      Pour pallier ce manque de données, 265 sites, répartis dans six régions viticoles dont la Nouvelle-Aquitaine, ont été analysés dans le cadre de PestiRiv.

      Le groupe « riverain » était constitué d’individus résidant à moins de 500 mètres d’une vigne et plus d’1 kilomètre de toute autre culture. Le groupe de comparaison, éloigné de toute culture, comprenait des habitations à 1 km d’une culture quelconque et à 5 km d’une vigne.

      Deux périodes ont été sélectionnées pour l’étude : d’abord entre octobre et février 2022, puis entre mars et août 2022, soit pendant la période de traitement des vignes

      Au total, 56 substances ont été mesurées dans l’air et les poussières à l’intérieur des habitations, ainsi que dans l’urine et les cheveux des participants des deux groupes. Près de 2 000 adultes et 750 enfants ont participé à cette étude, avec « une forte implication » et des « questionnaires extrêmement complets » à remplir.

      Les pratiques agricoles directement visées

      Le lien semble donc directement établi entre l’épandage de pesticides dans une exploitation viticole et sa présence chez les riverains. « L’analyse de l’ensemble de ces données amène à conclure que le facteur qui influence le plus l’exposition des populations est les pratiques agricoles, poursuit Ohri Yamada, chef de l’unité Phytopharmacovigilance de l’Anses. Car l’exposition augmente aussi avec les quantités de pesticides utilisées et la distance diminuée entre le logement et les vignes. »

      D’autres facteurs peuvent aussi contribuer à l’augmentation de l’exposition, comme le fait de passer du temps à l’extérieur ou d’aérer longtemps son logement, d’autant plus en période d’épandage. Et si l’étude PestiRiv est saluée comme une confirmation officielle d’une contamination des populations que les associations dénonçaient depuis des années, elle est aussi vue comme le symbole d’un immobilisme. « Le problème des études comme ça, c’est que c’est aussi un prétexte pour ne rien faire », souligne Cyril Giraud.

      PestiRiv ne dit en effet rien des risques sanitaires qui pèsent sur les populations exposées aux produits phytosanitaires, mais se borne à dresser un constat. « Une étude doit aller d’un diagnostic à un plan d’action. Si c’est pour dire à la fin qu’il peut y avoir un lien de cause à effet mais que ce n’est pas avéré, c’est dommage de pondre ça », fustige Thomas Filliatre, maire de Preignac (Gironde), où se trouvent plusieurs vignes.

      "La France fait tout pour éviter de voir l’évidence : cette agriculture tue les gens. (Cyril Giraud, Relais en Gironde de l’association Générations Futures)

      « Il faut arrêter de demander des études et des études et des études, c’est une fuite en avant pour ne pas demander de vraies mesures, poursuit Cyril Giraud. Cela fait longtemps qu’on sait que ces produits sont toxiques, ils sont faits pour ça ! »
      Accompagner le monde agricole

      Là où les recommandations de Santé publique France et de l’Anses se bornent à « limiter l’utilisation de produits phytosanitaires au strict nécessaire, avec une mise en œuvre ambitieuse de la stratégie nationale Ecophyto 2030 », les associations de défense de l’environnement, comme Générations Futures, demandent à l’État d’aller plus loin.

      « Il faut interdire ces produits, et accompagner le monde agricole dans des pratiques plus respectueuses » pour l’environnement et la santé, appuie Cyril Giraud. Par la voix de son porte-parole François Veillerette, Générations Futures demande aussi « l’accès aux registres d’épandages des agriculteurs, car il est aujourd’hui ahurissant que ces registres ne soient pas accessibles dans l’intérêt des populations et de la science ».

      Les riverains des zones viticoles ne sont sans doute pas les seuls concernés : tous les habitants à proximité de cultures sur lesquels des pesticides sont répandus sont susceptibles d’être surexposés à des substances chimiques, potentiellement dangereuses pour la santé. « L’étude PestiRiv ouvre des pistes, mais n’est pas une fin en soi », prévenait en préambule Caroline Semaille, directrice générale de Santé publique France, lors de la restitution des résultats. La recherche et les pouvoirs publics doivent maintenant s’emparer du problème.

      https://france3-regions.franceinfo.fr/nouvelle-aquitaine/gironde/bordeaux/cette-agriculture-tue-les-gens-l-etude-pestiriv-revele-se

    • Dans les zones viticoles, des populations plus exposées aux pesticides

      L’étude PestiRiv, menée par l’Anses et Santé publique France, a été rendue publique lundi 15 septembre après quatre ans de recherches. Elle met en évidence les pesticides auxquels sont exposés les riverains des zones viticoles.

      DesDes populations plus exposées aux pesticides que la moyenne, et particulièrement aux fongicides, ces produits qui s’attaquent aux champignons : si l’on habite en zone viticole, on a plus de probabilité de respirer, d’avaler, d’être en contact avec les molécules des produits phytosanitaires épandus dans les parcelles.

      C’est ce que conclut PestiRiv, l’étude rendue publique lundi 15 septembre par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (l’Anses) et Santé publique France. Un résultat suffisamment solide, établi après quatre années de recherches à l’échelle de la France métropolitaine, pour que les deux institutions, dans leurs recommandations, incitent « en priorité à réduire l’utilisation de pesticides » en agriculture.

      L’étude, une première en France, se base sur des échantillons d’urine et de cheveux, mais aussi de poussières, d’air ambiant et d’aliments de potagers privés, ainsi que sur de longs questionnaires soumis aux participant·es. Constituée de trois tomes et de copieuses annexes, longue de plus de 2 500 pages au total, l’étude s’est longtemps fait attendre. Au début de l’été, l’ONG Générations futures, qui milite contre les pesticides, avait déposé un recours, dénonçant un blocage de l’État pendant les débats sur la loi Duplomb.

      Car PestiRiv a officiellement été impulsée par la Direction générale de la santé il y a déjà neuf ans, à la suite d’une alerte lancée en 2012 à Preignac, en Gironde, où un cluster de cancers pédiatriques avait vu le jour. PestiRiv n’a démarré que fin 2021, une fois le protocole de recherche mis en place.

      Deux salves de collectes d’échantillons ont alors été réalisées : d’octobre 2021 à février 2022, saison pendant laquelle les traitements phytosanitaires sur les vignes sont moins fréquents, puis de mars à août 2022 (lorsque les traitements sont plus fréquents). Il aura donc fallu attendre encore quatre ans pour l’analyse des très nombreuses données et la restitution des résultats par l’Anses et Santé publique France.
      Les enfants plus imprégnés que les adultes

      Principal enseignement, donc : les populations riveraines des zones viticoles – c’est-à-dire, selon la définition de l’étude, habitant à moins de 500 mètres d’une parcelle de vignes et à plus de 1 000 mètres d’une autre culture – sont bien plus exposées que les personnes n’habitant pas dans ces espaces – c’est-à-dire résidant à plus de 500 mètres d’une parcelle viticole.

      PestiRiv, qui a suivi au total 3 350 personnes tirées au sort dans six régions (Auvergne-Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie), montre en outre que les enfants sont plus imprégnés que les adultes, en se basant sur deux groupes d’étude : l’un constitué par la population adulte âgée de 18 à 79 ans, l’autre par des enfants âgés de 3 à 17 ans.

      Au total, 56 produits phytosanitaires différents étaient recherchés, selon une liste établie en amont des relevés : des herbicides comme le glyphosate ; des insecticides, dont des néonicotinoïdes, aujourd’hui interdits, mais aussi des pyréthrinoïdes, dont le spectre d’action est très large ; et des fongicides, parmi lesquels certains, comme le soufre et le cuivre, sont autorisés en agriculture biologique.

      Le résultat, à première vue, n’est guère surprenant : la viticulture est, en France, le secteur le plus consommateur de pesticides après l’arboriculture, production de pommes en tête. Selon les dernières données du ministère de l’agriculture à ce sujet, qui datent de 2019, 18 traitements phytosanitaires sont appliqués en moyenne chaque année sur les parcelles de vignes.

      Mais le résultat est implacable. Les douze substances recherchées dans les urines des enfants et des adultes riverains des zones viticoles, par exemple, se retrouvent dans la quasi-totalité des échantillons. Et dans la moitié des échantillons des poussières des foyers riverains, on trouve 25 des 48 substances recherchées.

      Par comparaison avec la population témoin, qui ne réside pas à proximité d’une parcelle de vignes, le niveau de contamination dans les urines augmente ainsi de 15 à 45 %. Il est multiplié par douze dans l’air ambiant extérieur, et par cent dans les poussières des logements.
      Des substances dans l’air ambiant

      L’étude relève en outre une imprégnation (autrement dit une présence dans les urines et les cheveux) encore plus élevée chez les jeunes enfants, entre 3 et 6 ans. « Ceci est dû au fait qu’ils ont beaucoup plus de contacts avec le sol, et de contacts main-bouche », a expliqué Clémence Fillol, responsable de l’unité surveillance des expositions à Santé publique France, à l’occasion de la présentation de l’étude à la presse en visoconférence, lundi matin.

      « Retrouver dans l’alimentation ou les échantillons d’air et de poussière des substances introduites dans un environnement proche n’est pas surprenant, a reconnu Matthieu Schuler, directeur général délégué, à l’Anses, du pôle sciences pour l’expertise. Mais nos résultats permettent d’affiner : on voit que les substances sont encore plus présentes dans l’air ambiant que dans les aliments, et que certaines sont plus présentes que d’autres. Ce sont des enseignements riches qui nous permettront d’aller vite en cas d’événement sanitaire. » Autrement dit, en cas d’apparition d’un nouveau cluster, par exemple.

      « Cela donne une photographie très précise de l’exposition des personnes, a insisté Benoît Vallet, directeur général de l’Anses. Ce sont des données extrêmement solides, cela offre une transparence qui peut être bénéfique pour la profession agricole comme pour les riverains qui appelaient cela de leurs vœux. Ce sont de nouveaux éléments, tout à fait différents de Géocap Agri », qui renseignait sur le lien entre distance du lieu de résidence et probabilité d’apparition de leucémie.

      Une source d’information précieuse pour les populations concernées. Vivre à côté de vignes expose donc à des substances potentiellement toxiques.
      Des cocktails de molécules

      Prenons par exemple le glyphosate. On le retrouve dans 87 % des échantillons d’air ambiant des zones viticoles prélevés pour l’étude. Ou encore le folpel, un fongicide caractéristique de la culture de vignes, inconnu du grand public mais dans le viseur des associations environnementales, considéré comme toxique pour la reproduction et classé cancérogène de type 2 par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa). Il est présent dans près de 63 % des mêmes échantillons. Le cuivre et le soufre, tous deux autorisés en agriculture biologique, se retrouvent quant à eux dans l’ensemble de ces échantillons.

      Deux familles de fongicides mal évaluées par la toxicologie règlementaire (c’est-à-dire par les études requises pour l’autorisation des produits) se rencontrent dans les échantillons : les SDHI et les strobilurines, qui s’attaquent à la respiration cellulaire. Parmi les premiers, notons le boscalid, une molécule identifiée par les scientifiques comme perturbateur endocrinien et possible cancérogène. Parmi les seconds apparaît notamment, en quantité importante dans les urines et cheveux, la trifloxystrobine.

      « Il est préoccupant d’avoir une combinaison d’autant de molécules », souligne auprès de Mediapart Sylvie Bortoli, ingénieure de recherche à Paris-Cité. Pour cette toxicologue qui n’a pas pris part à PestiRiv, « l’étude révèle un cocktail de substances auxquelles les riverains sont exposés simultanément. C’est problématique car les effets toxiques peuvent se combiner, et c’est quelque chose qui n’est pas évalué en toxicologie réglementaire ». Particulièrement inquiétante est l’imprégnation des enfants : chez un tiers d’entre eux, plus de deux pesticides sont retrouvés dans les cheveux et les urines, « alors qu’ils sont plus vulnérables aux effets toxiques car leur système de détoxication n’est pas mature ».

      De manière logique là aussi, l’étude met en évidence une exposition plus importante pendant la saison de traitement à haute dose des vignes. Conclusion : « Le facteur qui influence le plus l’exposition aux pesticides en milieu viticole, ce sont les pratiques agricoles, a indiqué Ohri Yamada, chef de l’unité phytopharmacovigilance de l’Anses, pendant la présentation à la presse. Quand la quantité de pesticides s’accroît et quand la distance entre le logement et la parcelle diminue, l’exposition des gens aux produits augmente. Elle augmente aussi avec la durée d’aération du logement, et avec le temps que passent les gens à l’extérieur. »

      Incluses dans l’étude, les recommandations des deux institutions sont sans appel. « Pour nous, Anses et Santé publique France, la priorité est de limiter les produits phytosanitaires au strict nécessaire dans le cadre de la stratégie Écophyto 2030, synthétise Matthieu Schuler. C’est le plus important et c’est sur ce levier-là qu’on peut le plus agir. » Les autres recommandations n’arrivent qu’au second plan : informer les habitant·es, les encourager à des mesures comme le fait d’étendre son linge à l’intérieur du logement en période d’épandage, agir prioritairement auprès des personnes qui vivent le plus près des parcelles… Mais « la prévention de l’exposition des riverains ne doit pas reposer uniquement sur des mesures individuelles », précise l’étude.

      Sollicitée par Mediapart, la toxicologue Laurence Huc n’est « pas du tout » étonnée par les conclusions de PestiRiv. « Ce sont des choses connues par ailleurs, à croire que l’on réinvente l’eau chaude, souligne cette experte de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae). Certes, cette étude a le mérite d’exister et a été réalisée sérieusement. Mais la Californie a fait ce genre de travail il y a déjà quarante ans… et elle peut aujourd’hui faire le lien avec les registres, accessibles, de plusieurs types de maladies. »

      De fait, la photographie reste incomplète : les deux institutions n’ont pas eu accès aux données réelles d’utilisation des produits phytosanitaires, ce qui leur aurait permis d’être encore plus précises dans l’analyse. Il reste également à étudier l’impact précis de chacune des substances autorisées sur la population. Aucune interdiction de produit n’est à attendre dans l’immédiat : l’Anses ne prévoit pas de revenir sur les autorisations de mise sur le marché (AMM) des produits relevés au cours de PestiRiv.

      https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/150925/dans-les-zones-viticoles-des-populations-plus-exposees-aux-pesticides

  • Couverture de survie pour se protéger (un peu au moins) de la chaleur dans vos appartements...

    Rappel :
    Pour ceux qui, comme nous, sont dans des appartements en béton avec de grandes #fenêtres et qui souffrent de la #chaleur, voici un moyen simple et bon marché d’améliorer considérablement sa #qualité_de_vie intérieure.

    Des #couvertures_de_survie collées contre les fenêtres - la couleur argentée a le meilleur #albédo possible, mieux que le #blanc ! - protègent bien.

    Au somment d’un immeuble, grandes baies vitrées, du béton et on ne dépasse par les 27 degrés en pleine canicule.

    https://h4.io/@Daniii/115011293675062443
    #astuce #solution (juste pour retrouver le post, je sais que ce n’est pas la solution) #chaleur #canicule #couverture_de_survie #température #appartement

  • Estate bollente. Il #cambiamento_climatico presenta il conto
    https://radioblackout.org/2025/07/estate-bollente-il-cambiamento-climatico-presenta-il-conto

    Lo zero climatico sopra i cinque mila significa che fa caldo persino in cima al Monte Bianco. Il cambiamento climatico è una realtà sempre più drammatica anche nel nostro paese. Le #temperature_estreme causano sempre maggiori disagi alle persone più fragili e a chi lavora in edilizia e in agricoltura. In alcune Regioni sono state […]

    #L'informazione_di_Blackout #copernicus
    https://cdn.radioblackout.org/wp-content/uploads/2025/07/2025-07-01-merlone-clima.mp3

  • Global, regional, and national burden of mortality associated with non-optimal ambient temperatures from 2000 to 2019: a three-stage modelling study

    Globally, 5 083 173 deaths (95% empirical CI [eCI] 4 087 967–5 965 520) were associated with non-optimal temperatures per year, accounting for 9·43% (95% eCI 7·58–11·07) of all deaths (8·52% [6·19–10·47] were cold-related and 0·91% [0·56–1·36] were heat-related). There were 74 temperature-related excess deaths per 100 000 residents (95% eCI 60–87). The mortality burden varied geographically. Of all excess deaths, 2 617 322 (51·49%) occurred in Asia. Eastern Europe had the highest heat-related excess death rate and Sub-Saharan Africa had the highest cold-related excess death rate. From 2000–03 to 2016–19, the global cold-related excess death ratio changed by −0·51 percentage points (95% eCI −0·61 to −0·42) and the global heat-related excess death ratio increased by 0·21 percentage points (0·13–0·31), leading to a net reduction in the overall ratio. The largest decline in overall excess death ratio occurred in South-eastern Asia, whereas excess death ratio fluctuated in Southern Asia and Europe.

    https://www.thelancet.com/journals/lanplh/article/PIIS2542-5196(21)00081-4/fulltext

    #température #chaleur #mobilité #canicule #santé #décès #morts #statistiques #chiffres #estimation #cartographie #monde #visualisation

    via @freakonometrics

  • Un effondrement de la circulation océanique atlantique pourrait entraîner des températures polaires en Europe
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2025/06/11/un-effondrement-de-la-circulation-oceanique-atlantique-pourrait-entrainer-de


    Le fjord de Skjoldungen, sur la côte sud-est du Groenland, le 2 janvier 2025. SERGI REBOREDO / VWPICS/SIPA
    Que se passerait-il si la principale circulation océanique de l’Atlantique, qui régule le climat mondial et européen, venait à s’effondrer ? Le Vieux Continent s’en verrait chamboulé : le nord-ouest du territoire plongerait dans un froid mordant, avec des températures hivernales chutant par endroits de 15 °C, tandis que la banquise arctique viendrait lécher les côtes écossaises. Une Europe refroidie dans un monde réchauffé, comme le montre une nouvelle étude théorique et à très long terme, publiée mercredi 11 juin dans Geophysical Research Letters, et accompagnée d’une carte interactive.

    Les deux auteurs néerlandais décortiquent pour la première fois les conséquences de la conjonction de deux maux aux forces opposées : d’une part, le réchauffement climatique, lié aux émissions humaines de gaz à effet de serre ; d’autre part, une très forte réduction de la circulation méridienne de retournement de l’Atlantique (ou AMOC, son acronyme anglais), entraînant un refroidissement régional. Cet ensemble de courants dont fait partie le Gulf Stream, qui transportent de l’eau chaude salée du pôle Sud au pôle Nord, devrait ralentir, voire pourrait s’arrêter, en raison du dérèglement climatique.
    A quelle échéance et à quelle vitesse ? Les scientifiques ne sont pas d’accord sur ce point, ni sur le fait que l’AMOC aurait déjà ralenti ces dernières décennies. Selon le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, un effondrement brutal n’aura pas lieu avant 2100. D’autres travaux montrent que la circulation se dirigerait vers un point de bascule. « Etant donné ce potentiel, il fallait étudier les impacts climatiques liés à une AMOC substantiellement plus faible », indique René van Westen, premier auteur de l’étude et chercheur à l’Institut royal météorologique des Pays-Bas.

    https://archive.ph/Ou0pv

    #AMOC #Europe #océan #climat #Gulf_stream

    • European Temperature Extremes Under Different #AMOC Scenarios in the Community Earth System Model

      Recent simulations using the Community Earth System Model (CESM) indicate that a tipping event of the Atlantic Meridional Overturning Circulation (AMOC) would cause Europe to cool by several degrees. This AMOC tipping event was found under constant pre-industrial greenhouse gas forcing, while global warming likely limits this AMOC-induced cooling response. Here, we quantify the European temperature responses under different AMOC regimes and climate change scenarios. A strongly reduced AMOC state and intermediate global warming (C, Representative Concentration Pathway 4.5) has a profound cooling effect on Northwestern Europe with more intense cold extremes. The largest temperature responses are found during the winter months and these responses are strongly influenced by the North Atlantic sea-ice extent. Enhanced North Atlantic storm track activity under an AMOC collapse results in substantially larger day-to-day temperature fluctuations. We conclude that the (far) future European temperatures are dependent on both the AMOC strength and the emission scenario.

      https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1029/2025GL114611
      #modèle #prévisions #scénario #froid #chaud #monde #cartographie #visualisation #Circulation_thermohaline #circulation_océanique_profonde #effondrement #températures #Gulf_Stream

    • Je retrouve ce seen de @kassem avec cette série de six articles désormais « libérés » ...
      https://seenthis.net/messages/1019811

      Les nouveaux liens :

      https://archive.ph/VJgKj

      Histoire du Gulf Stream, courant marin fameux et symbole ambigu de la fragilité des pulsations terrestres
      Enquête|« Les pulsations de la Terre » (1/6). Né dans le golfe du Mexique, le courant marin est censé jouer le rôle de trait d’union entre les continents américain et européen. En réalité, c’est un autre système de courants, menacé, qui réchauffe l’Atlantique nord.

      https://archive.ph/DG4fy

      La folle richesse du courant marin de Humboldt, à l’origine d’une pêche miraculeuse
      Enquête|« Les pulsations de la Terre » (2/6). La bande d’eau froide de 50 à 200 km de largeur qui borde la côte occidentale de l’Amérique du Sud regorge de poissons. Une ressource qui pourrait être fragilisée par le réchauffement climatique.

      https://archive.ph/VAPKl

      El Niño et La Niña, les « enfants terribles » du climat
      Enquête|« Les pulsations de la Terre » (3/6). En se combinant au réchauffement de la planète, les deux phénomènes climatiques pourraient avoir des conséquences encore plus imprévisibles et dévastatrices pour de nombreuses populations.

      https://archive.ph/PLd5m

      La mousson, un phénomène climatique en plein dérèglement
      Enquête|« Les pulsations de la Terre » (4/6). L’agriculture de l’Asie du Sud, et particulièrement de l’Inde, dépend de la manne pluviométrique apportée par la mousson. Une saison des pluies en plein dérèglement.

      https://archive.ph/qlR3G

      Canicule : les jet-streams, ces forts vents d’altitude qui pourraient favoriser les épisodes de chaleur
      Enquête|« Les pulsations de la Terre » (5/6). Les forts vents d’altitude, les courants-jets, inquiètent les spécialistes, qui s’interrogent sur l’effet de leur conjugaison avec le réchauffement climatique.

      https://archive.ph/CdhG1

      La marée, ce cycle immuable et vital qui intrigue les savants depuis l’Antiquité
      Série|« Les pulsations de la Terre » (6/6). Dès Pythéas le Massaliote en 300 avant J.-C., les scientifiques essaient d’expliquer ce phénomène de flux et de reflux de la mer. Il faudra attendre Isaac Newton, au XVIIᵉ siècle, et surtout Pierre Simon de Laplace, un siècle plus tard, pour appréhender ce jeu de relations entre la Terre, le Soleil et la Lune.

    • En revanche, dans un scénario où les émissions de gaz à effet de serre augmenteraient de manière ininterrompue, l’impact du réchauffement climatique l’emporterait sur celui de l’AMOC : l’ensemble de l’Europe se réchaufferait et les extrêmes froids s’avéreraient très rares, même en cas d’arrêt de la circulation atlantique.

      Eh bien parfait, on a déjà trouvé la solution pour contrecarrer la disparition éventuelle de l’AMOC : émettre toujours plus de GES. Pour l’instant on est sur la bonne voie étant donné la tournure des choses dans la plupart des pays.

  • 2-8℃ Vaccine Bluetooth Temperature Sensor

    The optimal storage environment temperature for most vaccines is 2-8℃. It is necessary not only to control the temperature stability but also to monitor the temperature. The 2-8℃ Vaccine Bluetooth Temperature Sensor can help managers view the storage environment temperature data directly on the APP without opening the incubator, thereby improving the efficiency of cold chain temperature management.

    During the cold chain transportation of vaccines, serums, and biological products, 2-8℃ is a very suitable temperature. The vaccine Bluetooth temperature sensor provided by Freshliance has high accuracy. It can be connected to the APP through Bluetooth and the parameters can be set reasonably. The safe temperature range can be set to 2-8℃. If the ambient temperature exceeds the safe range during transportation, the device will have an red LED light reminder, and the APP will also remind you. This Bluetooth temperature recorder is more intelligent and automated. When the transporter views the data through the APP, the viewed data will be automatically synchronized to other users, and the location information can be synchronized to ensure the safety of the vaccine.

    Freshliance’s independently developed 2-8℃ vaccine Bluetooth temperature sensor takes up little space and has a long working time. It is suitable for use in medical refrigerators, incubators, medicine cabinets, cold storage bags and other environments. You only need to bring the mobile phone app close to configure parameters, view and export temperature data. There is no need to open the package, refrigerator, container, etc. It is suitable for the transportation and storage of vaccines, sera, biological products, and medicines.
    #bluetoothtemperaturesensor #vaccinetemperaturesensor #temperaturelogger #vaccinescoldchain

    https://www.wirelesstemplogger.com/bluetag-t10-haccp-bluetooth-temperature-data-logger

  • Vaccine real-time temperature data logger price

    Due to the special nature of vaccines’ high sensitivity to temperature, a stable environment is required for both transportation and storage. Vaccine real-time temperature data logger can help managers understand the real-time temperature and humidity data of the environment during its storage process, detect abnormalities in a timely manner, and ensure the effectiveness and safety of vaccines.

    Vaccine real-time temperature data loggers can ensure that vaccines are stored within the specified temperature range to avoid the impact of temperature fluctuations on vaccine efficacy. Especially in cold chain management, temperature data recorders play a vital role. Freshliance real-time temperature recorders can upload collected environmental data to the Freshliance cloud server using WIFI or 4G networks. Managers can remotely view, filter, and analyze real-time data, historical records, and temperature trend charts through APP or PC platforms, and can track, audit, and analyze vaccine storage environments.

    The COEUS-WIFI/4G wireless temperature recorder provided by Freshliance has the characteristics of small footprint, high accuracy, and high protection level. The free APP and PC platform provided can centrally manage multiple devices and optimize the cold chain management of sensitive items such as vaccines, food, medicines, and chemicals.
    #vaccinestorage #coldchain #realtimetemperature #temperaturedatalogger

    https://www.temperaturehumidityloggers.com/coeus-wifi-wireless-temperature-and-humidity-data-logger

  • Real-time temperature data logger for global transportation

    Global transportation journeys vary in length. In order to ensure that goods (such as pharmaceuticals, fresh food, chemicals, etc.) are transported within the appropriate temperature range, real-time temperature data loggers are used to monitor the temperature, humidity, light, vibration, location and other data of the transportation environment in real-time.

    Freshliance’s Fresh Tracker 10 real-time temperature data logger can use 5G/4G/2.4G SIM cards, which can continuously monitor, record, store, and transmit temperature data in real-time. Real-time data can be viewed remotely on the APP or network platform to ensure the security and compliance of the supply chain. The temperature tracker will not lose data during the transportation of items. If the ambient temperature, humidity and other data exceed the set safety range, not only will the device and app itself alarm, but also emails and information alarm reminders will be sent. The consignee, consignor, and transporter can all detect abnormalities in time and make reasonable adjustments to ensure the safety of the items.

    Real-time temperature monitoring of sensitive items in global transportation is an important task to ensure the safety of items. Freshliance Fresh Tracker 10 real-time temperature recorder is suitable for use in normal temperature, low temperature, ultra-low temperature, ultra-high temperature and other environments. Internal and external probes can be selected according to needs. Managers need to consider measurement range, data transmission method, battery life and compliance certification to ensure that goods are transported under optimal conditions.
    #globaltransportation #temperaturedatalogger #realtimetemperaturesmonitoring

    https://www.temperaturehumidityloggers.com/freshliance-fresh-tracker

  • Plan grand froid : l’incurie de l’État | Lutte Ouvrière
    https://lutte-ouvriere.org/r/181116

    Pendant quelques jours, des mesures d’urgence sont censées être prises pour protéger les personnes à la rue du froid intense prévu dans 34 départements. L’indigence de ces mesures est révoltante.

    L’État et les préfectures gèrent officiellement le problème du #logement_d’urgence en fonction de la #température extérieure ressentie, classée en trois couleurs. Si elle se situe entre -5 et -10 degrés, c’est la vigilance jaune ; entre -10 et -18 degrés, c’est la vigilance orange et en dessous de -18 degrés ressentis, c’est la vigilance rouge. Pour chacune, le ministère a défini des mots d’ordre. Pour le jaune : « être attentif », pour l’orange : « vigilance » ; et pour le rouge : « vigilance extrême » ! Ces termes aussi creux que ridicules annoncent eux-mêmes l’absence d’engagement de l’État à prendre des mesures réelles.

    Ces mesures sont en dessous de tout. Dans le Loiret, un des départements passant en vigilance jaune, la préfecture a annoncé 50 places d’hébergement d’urgence supplémentaires sur les 1 371 existantes. En Loire-Atlantique, où il y a 2 200 places, la préfecture ne prévoit d’en ouvrir que 65 de plus. À Paris, on a compté au mois de décembre 5 000 appels d’urgence au #115, le double du nombre d’appels passés l’an dernier à la même époque. Or, au bout du fil, de combien les effectifs ont-ils été renforcés ? Aucun chiffre n’a été rendu public.

  • Indoor wireless real-time temperature data logger

    Real-time temperature data logger is very suitable for indoor environmental temperature and humidity monitoring, such as laboratories, hospitals, refrigerators, warehouses, greenhouses, libraries, etc. Using 4G or WI-FI network, you can remotely use APP or PC platform to view data at any time to ensure that the environmental temperature and humidity meet the requirements.

    Laboratories, hospitals, warehouses, greenhouses, etc. have very strict requirements for greenhouses, and large changes will affect the quality of items or experimental results. Freshliance’s COEUS Series real-time temperature data logger can effectively and accurately collect environmental temperature and humidity, upload to the cloud server, and managers can filter and analyze data through APP or PC platform, and can remotely receive abnormal alarms through SMS, email and platform, and can make timely adjustments to ensure the quality and safety of items.

    Wireless temperature data logger can help managers understand real-time data, detect abnormalities in time, and make reasonable adjustments according to changes in environmental temperature. Freshliance real-time temperature data logger is widely used in laboratories, hospitals, warehouses, greenhouses, refrigerators, data centers, etc., and is reasonably laid out according to different space sizes, centralized management, and improves overall management efficiency.
    #temperaturedatalogger #temperaturemonitoring #realtime

    https://www.realtimelogger.com/products/coeus-wifi-real-time-mini-temperature-humidity-data-logger.html

  • En #montagne, la #biodiversité pourrait s’effondrer plus vite qu’ailleurs

    #Changement_climatique, pollutions chimiques, tourisme… En montagne, plus qu’ailleurs, plusieurs espèces s’approchent d’un #effondrement_global.

    On l’appelle « l’#énigme_de_Humboldt ». Du nom du célèbre savant allemand Alexander von Humboldt. Lorsqu’il explora les montagnes andines, au gré de sa longue expédition naturaliste à travers l’Amérique latine, de 1799 à 1804, il découvrit l’existence d’une faune et d’une flore d’une incroyable diversité. Un foisonnement surprenant, spécifique aux milieux montagneux, qui ne cessa par la suite d’interroger les scientifiques. On estime aujourd’hui que les montagnes, qui couvrent environ 25 % des surfaces terrestres, abritent 85 % des espèces d’amphibiens, d’oiseaux et de mammifères de la planète.

    Depuis quelques années, une nouvelle énigme descendue des montagnes s’est imbriquée à la première et taraude les chercheurs : ces écosystèmes si riches en biodiversité sont-ils sur le point de s’effondrer ? L’alerte s’est faite solennelle en 2022. Une équipe internationale d’une vingtaine de scientifiques publiait alors une étude intitulée « Scientists’ warning of threats to mountains » : l’alerte des scientifiques contre les menaces qui pèsent sur les montagnes.

    Les montagnes sont « hautement vulnérables » aux multiples facettes de la crise écologique provoquée par les activités humaines, écrivaient-ils. Les pressions qui s’exercent sur elles se renforcent mutuellement, entraînant des risques « d’#effets_en_cascade », plusieurs espèces « s’approchant d’un effondrement global ». En résulterait « un affaiblissement critique de la santé des écosystèmes [de montagne], avec de larges répercussions sur la santé des animaux et des humains ».

    Changement climatique, pollutions chimiques, espèces invasives ou pathogènes, pastoralisme, tourisme… Le constat dressé par les chercheurs est toujours le même trois ans plus tard. « Tous ces facteurs interagissent, c’est très complexe mais cela amène des changements très importants dans les montagnes. On alerte là-dessus depuis plus de dix ans, mais la prise de conscience commence à peine », regrette l’écologue Dirk Schmeller, directeur de recherche au CNRS et auteur principal de l’étude.

    Des #niches_écologiques menacées par le climat

    Ces deux énigmes — grande richesse et grande vulnérabilité de ces écosystèmes — ont une racine commune : la #topographie particulière des #milieux_montagnards. Ces terrains très accidentés, avec de fortes variations d’altitude et de climat, génèrent une multitude de conditions environnementales différentes, parfois sur des espaces très restreints. Autant de niches écologiques potentielles propices à l’épanouissement d’une grande variété d’espèces.

    Revers de la médaille : lorsque les conditions changent, ces milieux petits et fragmentés laissent peu de solutions de repli aux espèces qui en dépendent. « Elles n’ont pas la même capacité à réagir. Certains oiseaux ou insectes peuvent facilement voler jusqu’à un milieu plus accueillant alors que des plantes, ou même des amphibiens, ont plus de difficulté à migrer. Cela crée un éclatement des communautés, qui rend ceux qui restent d’autant plus fragiles », explique Dirk Schmeller.

    La source principale de perturbation de ces écosystèmes, celle qui inquiète le plus les chercheurs, c’est le #changement_climatique. Celui-ci est plus rapide en montagne qu’en plaine : déjà près de 2 °C de réchauffement sont mesurés dans les Alpes, contre 1,4 °C à l’échelle de la France.

    Les #températures plus chaudes, la baisse de l’#enneigement et la fonte des #glaciers rendent les conditions hostiles à certaines espèces, comme l’emblématique lagopède alpin : cet oiseau au plumage hivernal blanc, idéal pour se camoufler dans la neige, et qui a besoin du froid pour se reproduire, risque de perdre plus de 90 % de son habitat d’ici 2090, selon le Centre de recherches sur les écosystèmes d’altitude (CREA) du Mont-Blanc.

    Une partie des plantes va également souffrir de plus en plus du réchauffement du climat. En décembre dernier, le Laboratoire d’écologie alpine du CNRS, en partenariat avec l’Office français de la biodiversité (OFB), publiait un rapport sur le sujet, concluant : « Parmi les 2 105 espèces [végétales] étudiées, nous avons identifié 400 à 600 espèces à risque, en particulier celles vivant à l’étage subalpin, qui pourraient voir leur territoire se réduire significativement d’ici 2050 selon les prédictions de leur distribution future. »

    Accumulation de #polluants

    Si le changement climatique est si délétère en montagne, c’est qu’il provoque dans son sillage de nombreux effets secondaires, au-delà du seul climat. De récents travaux ont par exemple montré comment la fonte des glaces modifiait la chimie des lacs d’altitude. En apportant à ces lacs davantage de sédiments issus de l’#érosion des roches, les eaux de fonte en modifient l’#acidité, la conductivité électrique, la concentration en ions et en sulfate.

    Autre effet secondaire, encore plus indirect : les températures de plus en plus chaudes poussent les troupeaux à pâturer à plus haute altitude, pour trouver un peu de fraîcheur. Ces ovins ou bovins atteignent ainsi des lacs jusqu’alors épargnés, contaminant l’eau en matières organiques, nitrates et phosphores qui déséquilibrent le milieu. S’y ajoutent les produits vétérinaires, antiparasitaires et autres antifongiques administrés au bétail.

    Mais les animaux d’élevage ne sont pas les seuls à trouver refuge dans les lacs d’altitude. Le #tourisme gagne également de plus en plus ces plans d’#eau à la vue imprenable. « On voit de plus en plus de gens, parfois pas du tout acculturés à la montagne, venir se baigner, certains viennent même parfois avec des paddles sur les lacs de haute montagne, témoigne Florence Mazier, directrice adjointe du laboratoire Géographie de l’environnement (Géode). Ces baignades non réglementées amènent dans l’eau de la #crème_solaire, les produits antipuces ou contre les tiques des chiens, sans qu’on connaisse encore l’ampleur des conséquences de ces pratiques. »

    Ces #pollutions_chimiques ne sont hélas pas les seules que doivent affronter les espèces d’altitude. Car les montagnes ont une autre particularité : ces reliefs font office de barrière pour les #nuages. Les #pluies s’y accumulent et déversent quantités de micropolluants charriés depuis les plaines. Pesticides, métaux lourds, plastiques… Des #produits_toxiques issus d’activités industrielles lointaines se retrouvent dans les lacs et #tourbières d’altitude.

    « Il y a beaucoup de brouillard en montagne, qui fait remonter les polluants des vallées. Et lorsque des pluies d’altitude rencontrent les nuages accrochés aux cimes des montagnes, elles forment de plus grosses gouttelettes qu’en plaine, et celles-ci interceptent mieux les polluants », décrit Gaël Le Roux, directeur de recherche au CNRS et spécialiste du cycle des micropolluants.

    La crainte d’effondrements écologiques

    À la liste des maux qui déséquilibrent les écosystèmes de montagne, il faut encore ajouter les introductions massives d’espèces (les #saumons dans les lacs pour développer la pêche ou les #pins à croissance rapide pour la sylviculture, par exemple), ou encore l’introduction de nouveaux #agents_pathogènes (maladies, bactéries, virus), par le tourisme, le pastoralisme ou d’autres vecteurs. Ces nombreuses #menaces créent des synergies entre elles. Lorsqu’une espèce est affaiblie par les #pollutions, le changement climatique ou les #maladies, elle est d’autant plus vulnérable aux autres sources de pression.

    Avec un #effet_multiplicateur dévastateur : « La recherche sur le #multistress est un sujet très prégnant en ce moment. On voit en laboratoire que la présence de deux sources de #stress sur des organismes aura un effet supérieur à la simple addition de ces deux stress. Mais c’est très compliqué de comprendre l’impact en situation réelle », dit Hugo Sentenac, spécialiste de la santé de la faune sauvage et maître de conférences à l’université de Franche-Comté.

    Jusqu’où les écosystèmes seront-ils capables d’encaisser ces stress multiples ? C’est la grande inconnue. La montagne reste un milieu aujourd’hui sous-étudié et les chercheurs manquent de données pour quantifier la crise en cours et anticiper précisément ce qui pourrait advenir.

    À défaut de certitudes, la crainte d’effondrements écologiques est bien là. « C’est très difficile de se prononcer sur la situation, mais on constate en général que les effondrements ne sont pas linéaires. Un écosystème est un peu comme un organisme. Un animal ou un humain a une certaine capacité de résilience ; il peut encaisser le stress, jusqu’au moment où il va craquer. C’est pareil pour un écosystème. C’est extrêmement dur à étudier, mais c’est un énorme sujet d’inquiétude dans la communauté de recherche », souligne Hugo Sentenac.

    La fragilité de cette biodiversité de montagne est d’autant plus forte que les écosystèmes d’altitude sont moins « redondants » qu’en plaine : il y a moins d’espèces qui remplissent une fonction écosystémique donnée. Si l’espèce disparaît, il n’y a donc pas forcément d’espèce de secours jouant le même rôle dans l’écosystème, ce qui peut fragiliser tout l’édifice écologique.

    Les #micro-organismes symbolisent cette menace fantôme qui pèse sur les montagnes. Rouages essentiels dans la synthèse des nutriments, particulièrement dans un environnement rude comme la montagne, les communautés microbiennes et leur rôle sont encore trop méconnues, pointent les chercheurs.

    « Les #biofilms [des communautés bactériennes complexes] sont de véritables petites usines dans les lacs de montagne, qui nettoient, font circuler les nutriments, protègent des pathogènes… » décrit Dirk Schmeller. Or, les scientifiques observent dans ces lacs un changement en cours parmi les micro-organismes, avec une diminution du nombre de diatomées (micro-algues) et une hausse de la présence de cyanobactéries, potentiellement toxiques et renforcées par les bouleversements chimiques à l’œuvre dans ces eaux.

    « C’est un énième indicateur que ces #lacs ne vont pas bien, mais on ne voit pas encore de grosse chute des diatomées », précise Hugo Sentenac. Ces micro-organismes à la base des écosystèmes semblent pour l’instant plutôt bien résister, comparativement à certaines populations d’insectes ou d’amphibiens dont les populations s’effondrent, souligne le chercheur. Comprendre leur évolution pourrait être une clé de l’énigme sur le devenir de cette biodiversité montagnarde.

    https://reporterre.net/En-montagne-la-biodiversite-pourrait-s-effondrer-plus-vite-qu-ailleurs
    #effondrement

  • Unexplained Heat-Wave ‘#Hotspots’ Are Popping Up Across the Globe

    Earth’s hottest recorded year was 2023, at 2.12 degrees F above the 20th-century average. This surpassed the previous record set in 2016. So far, the 10 hottest yearly average temperatures have occurred in the past decade. And, with the hottest summer and hottest single day, 2024 is on track to set yet another record.

    All this may not be breaking news to everyone, but amid this upward march in average temperatures, a striking new phenomenon is emerging: distinct regions are seeing repeated heat waves that are so extreme, they fall far beyond what any model of global warming can predict or explain. A new study (https://www.pnas.org/doi/full/10.1073/pnas.2411258121) provides the first worldwide map of such regions, which show up on every continent except Antarctica like giant, angry skin blotches. In recent years these heat waves have killed tens of thousands of people, withered crops and forests, and sparked devastating wildfires.

    “The large and unexpected margins by which recent regional-scale extremes have broken earlier records have raised questions about the degree to which climate models can provide adequate estimates of relations between global mean temperature changes and regional climate risks,” says the study.

    “This is about extreme trends that are the outcome of physical interactions we might not completely understand,” said lead author Kai Kornhuber, an adjunct scientist at the Columbia Climate School’s Lamont-Doherty Earth Observatory. “These regions become temporary hothouses.” Kornhuber is also a senior research scholar at the International Institute for Applied Systems Analysis in Austria.

    The study was just published in the journal Proceedings of the National Academy of Sciences.

    The study looks at heat waves over the past 65 years, identifying areas where extreme heat is accelerating considerably faster than more moderate temperatures. This often results in maximum temperatures that have been repeatedly broken by outsize, sometimes astonishing, amounts. For instance, a nine-day wave that hammered the U.S. Pacific Northwest and southwestern Canada in June 2021 broke daily records in some locales by 30 degrees C, or 54 F. This included the highest ever temperature recorded in Canada, 121.3 F, in Lytton, British Columbia. The town burned to the ground the next day in a wildfire driven in large part by the drying of vegetation in the extraordinary heat. In Oregon and Washington state, hundreds of people died from heat stroke and other health conditions.

    These extreme heat waves have been hitting predominantly in the last five years or so, though some occurred in the early 2000s or before. The most hard-hit regions include populous central China, Japan, Korea, the Arabian peninsula, eastern Australia and scattered parts of Africa. Others include Canada’s Northwest Territories and its High Arctic islands, northern Greenland, the southern end of South America and scattered patches of Siberia. Areas of Texas and New Mexico appear on the map, though they are not at the most extreme end.

    According to the report, the most intense and consistent signal comes from northwestern Europe, where sequences of heat waves contributed to some 60,000 deaths in 2022 and 47,000 deaths in 2023. These occurred across Germany, France, the United Kingdom, the Netherlands and other countries. Here, in recent years, the hottest days of the year are warming twice as fast the summer mean temperatures. The region is especially vulnerable in part because, unlike places like the United States, few people have air conditioning, because traditionally it was almost never needed. The outbreaks have continued. In September, new maximum temperature records were set in Austria, France, Hungary, Slovenia, Norway and Sweden. Well into October, many parts of the U.S. Southwest and California saw record temperatures for the month more typical of midsummer.

    The researchers call the statistical trends “tail-widening”―that is, the anomalous occurrence of temperatures at the far upper end, or beyond, anything that would be expected with simple upward shifts in mean summer temperatures. But the phenomenon is not happening everywhere; the study shows that maximum temperatures across many other regions are actually lower than what models would predict. These include wide areas of the north-central United States and south-central Canada, interior parts of South America, much of Siberia, northern Africa and northern Australia. Heat is increasing in these regions as well, but the extremes are increasing at similar or lower speed than what changes in average would suggest.

    Climbing overall temperatures make heat waves more likely in many cases, but the causes of the extreme heat outbreaks are not entirely clear. In Europe and Russia, an earlier study led by Kornhuber blamed heat waves and droughts on wobbles in the jet stream, a fast-moving river of air that continuously circles the northern hemisphere. Hemmed in by historically frigid temperatures in the far north and much warmer ones further south, the jet stream generally confines itself to a narrow band. But the Arctic is warming on average far more quickly than most other parts of the Earth, and this appears to be destabilizing the jet stream, causing it to develop so-called Rossby waves, which suck hot air from the south and park it in temperate regions that normally do not see extreme heat for days or weeks at a time.

    This is only one hypothesis, and it does not seem to explain all the extremes. A study of the fatal 2021 Pacific Northwest/southwestern Canada heat wave led by Lamont-Doherty graduate student Samuel Bartusek (also a coauthor on the latest paper) identified a confluence of factors. Some seemed connected to long-term climate change, others to chance. The study identified a disruption in the jet stream similar to the Rossby waves thought to affect Europe and Russia. It also found that decades of slowly rising temperatures had been drying out regional vegetation, so that when a spell of hot weather came along, plants had fewer reserves of water to evaporate into the air, a process that helps moderate heat. A third factor: a series of smaller-scale atmospheric waves that gathered heat from the Pacific Ocean surface and transported it eastward onto land. Like Europe, few people in this region have air conditioning, because it is generally not needed, and this probably upped the death toll.

    The heat wave “was so extreme, it’s tempting to apply the label of a ‘black swan’ event, one that can’t be predicted,” said Bartusek. “But there’s a boundary between the totally unpredictable, the plausible and the totally expected that’s hard to categorize. I would call this more of a grey swan.”

    While the wealthy United States is better prepared than many other places, excessive heat nevertheless kills more people than all other weather-related causes combined, including hurricanes, tornadoes and floods. According to a study out this past August, the yearly death rate has more than doubled since 1999, with 2,325 heat-related deaths in 2023. This has recently led to calls for heat waves to be named, similar to hurricanes, in order to heighten public awareness and motivate governments to prepare.

    “Due to their unprecedented nature, these heat waves are usually linked to very severe health impacts, and can be disastrous for agriculture, vegetation and infrastructure,” said Kornhuber. “We’re not built for them, and we might not be able to adapt fast enough.”

    The study was also coauthored by Richard Seager and Mingfang Ting of Lamont-Doherty Earth Observatory, and H.J. Schellnhuber of the International Institute for Applied Systems Analysis.

    https://news.climate.columbia.edu/2024/11/26/unexplained-heat-wave-hotspots-are-popping-up-across-the-glob
    #points_de_chaleur #points_chauds #climat #changement_climatique #cartographie #statistiques #chiffres #visualisation #monde #température

    • Global emergence of regional heatwave hotspots outpaces climate model simulations

      #Heatwaves can lead to considerable impacts on societal and natural systems. Accurate simulation of their response to warming is important for adaptation to potential climate futures. Here, we quantify changes of extreme temperatures worldwide over recent decades. We find an emergence of hotspots where the hottest temperatures are warming significantly faster than more moderate temperatures. In these regions, trends are largely underestimated in climate model simulations. Globally aggregated, we find that models struggle with both ends of the trend distribution, with positive trends being underestimated most, while moderate trends are well reproduced. Our findings highlight the need to better understand and model extreme heat and to rapidly mitigate greenhouse gas emissions to avoid further harm.

      https://www.pnas.org/doi/full/10.1073/pnas.2411258121
      #canicule #vague_de_chaleur

  • Bluetooth temperature humidity data logger for fruit storage

    Bluetooth temperature humidity data logger is used to monitor the temperature and humidity of the fruit storage environment. Managers can view and analyze temperature and humidity data and fluctuations at any time through the app, detect abnormalities in time, adjust the optimal environmental conditions, and ensure the quality and freshness of the fruit.

    Different types of fruits have specific requirements for temperature and humidity. Fruit storage needs to be in a reasonable temperature and humidity environment to extend the shelf life and quality of the fruit. The Bluetooth temperature sensor launched by Freshliance has the characteristics of a small footprint, high accuracy, and long continuous working time. BlueTag T100/TH100 Bluetooth temperature humidity data logger can remotely configure parameters on the APP, view and analyze real-time temperature and humidity data, and filter data for a certain period of time, quickly understanding historical data, and making analysis more targeted, thereby improving the efficiency of vegetable cold chain management.

    Temperature and humidity monitoring is very important for the storage and transportation of fruits. Bluetooth temperature humidity data logger is an important temperature management device in modern fruit warehousing and cold chain transportation. Freshliance temperature sensors can be used for the transportation and storage of fruits and other foods, medicines, vaccines, and the management of environmental temperature and humidity in laboratories and greenhouses to improve efficiency and reduce costs.
    #bluetooth #temperaturehumidity #fruitstorage

    https://www.realtimelogger.com/products/bluetag-t100-th100-bluetooth-temperature-humidity-data-logger.html

  • Bluetooth temperature recorder for real-time temperature monitoring in data centers

    Data centers generate a lot of heat. Excessive temperature will affect the normal operation of equipment, so it is necessary to maintain appropriate temperature and humidity, and temperature and humidity monitoring is essential. Bluetooth temperature recorder is used for temperature and humidity monitoring in data rooms, which can realize remote real-time temperature monitoring, effectively manage the temperature and humidity data in the room, and make timely adjustments.

    Servers, routers and other network devices are particularly sensitive to environmental conditions. Excessive or low temperature and humidity will affect their operation and even service life. The BlueTag TH30 Bluetooth temperature recorder developed and produced by Freshliance is used together with the network management to form a networked system, which has a wider monitoring area and higher accuracy and supports remote real-time monitoring and alarm notification. Operation and maintenance personnel can view data at any time through mobile phones or computers, and provide free comprehensive data analysis, mapping and data filtering. In addition, abnormal temperature and humidity can be reported in time, and managers can respond to emergencies.

    Through real-time temperature and humidity monitoring, managers can better optimize the operating efficiency of equipment such as air conditioners in the room, achieve energy savings and cost control. The wireless temperature data logger provided by Freshliance can meet the needs of remote real-time monitoring of indoor temperature and humidity in data rooms, laboratories, museums, libraries, archives, etc. of different sizes, improve environmental management efficiency, and reduce costs.
    #bluetooth #temperaturerecorder #datacenters #wireless

    https://www.realtimelogger.com/products/bluetag-th30-bluetooth-temperature-and-humidity-data-logger.html

  • Bluetooth temperature and humidity data logger with display for laboratories, greenhouses, etc.

    Bluetooth temperature and humidity data logger can use Bluetooth technology to read and analyze environmental temperature and humidity data directly through an app. It is very suitable for temperature and humidity monitoring in laboratories, greenhouses, museums, and other places, and improves the efficiency of temperature and humidity management.

    Freshliance launched the BlueTag TH20, a Bluetooth temperature and humidity data logger with LCD display, which can intuitively view temperature and humidity data on the screen. This Bluetooth temperature sensor can be connected to the Tkeeper App provided free of charge by Freshliance, which supports multiple users to view, share and export data using different mobile phones, which helps to analyze and manage environmental temperature and humidity. This Bluetooth temperature logger can set high and low temperature/humidity alarm points. If the ambient temperature/humidity exceeds the safe range, not only will the LCD display the alarm status, but there will also be an alarm reminder on the APP, so that managers can take timely measures to ensure the safety and quality of items.

    Temperature and humidity monitoring is very important for laboratories, greenhouses, medicine cabinets, etc. The Bluetooth temperature and humidity data logger provided by Freshliance can accurately and persistently collect environmental temperature and humidity data. While monitoring, it can also be used for subsequent analysis to help companies identify potential problems, optimize processes and improve decision-making.
    #bluetooth #laboratories #greenhouses #temperaturehumidity #temperaturesensor

    https://www.realtimelogger.com/products/bluetag-th20-bluetooth-temperature-and-humidity-data-logger.html

  • Remote monitoring of real-time temperature recorder for storage

    Many commodities, especially food, medicine, chemicals, etc., are extremely sensitive to temperature. Real-time monitoring is required during the storage process to ensure that these products are stored within the appropriate temperature range. Real-time temperature recorder can realize remote real-time temperature viewing and analysis, optimize inventory management, adjust storage conditions, and improve overall operational efficiency.

    The real-time temperature recorder for storage launched by Freshliance has the characteristics of a small footprint, wide collection range, and high accuracy, and can be deployed in warehouses of different sizes. This Bluetooth temperature data logger can be connected to the gateway, and real-time data can be directly read and analyzed on the APP, and the maximum value, minimum value, average value and MKT value and other results can be automatically counted, which is very effective for storage management. Users can choose external probes according to their needs. For some spaces with high sealing requirements, flexible ultra-fine cable external probes can be selected to avoid fluctuations in ambient temperature.

    Real-time temperature monitoring in storage is not only an important means to ensure product quality but also a key factor in improving enterprise operational efficiency and customer satisfaction. The real-time temperature recorder provided by Freshliance can meet the real-time monitoring of temperature/humidity in different environments and places, improve the efficiency of temperature management, and reduce costs. We will also provide every customer with
    #realtime #temperaturerecorder #storage

    https://www.realtimelogger.com/products/bluetag-th10-bluetooth-temperature-and-humidity-data-logger.html

  • How to use the refrigerator Bluetooth temperature sensor?

    Refrigerators are used to store sensitive items such as food, medicine, and experimental samples, and have strict requirements on temperature stability. Temperature monitoring is essential in refrigerators in supermarkets, laboratories, and industrial places. Bluetooth temperature sensor can use Bluetooth technology to connect to mobile phone apps, and can directly read and view the temperature data inside the refrigerator without opening the refrigerator door, which can effectively solve problems such as refrigerator sealing.

    Freshliance has launched the BlueTag T10 Bluetooth temperature data logger, with a temperature monitoring range of -30℃~+70℃ and an accuracy of ±0.5℃ F.S., suitable for sensitive items such as food, medicine, and biological reagents. The Bluetooth temperature sensor can enable multiple users to read and analyze data remotely through the APP at the same time. In addition, the APP allows users to filter and sort data by minute for free, making the analysis more targeted and efficient, effectively improving the refrigerator environment management and ensuring the safety of items.

    The Bluetooth temperature sensor launched by Freshliance is suitable for temperature monitoring and recording in indoor places such as refrigerators, laboratories, libraries, museums, greenhouses, and homes. It can also be used in transportation environments such as refrigerated trucks, containers, and airplanes. It has the characteristics of high accuracy, high protection level, and good stability. It is very practical for environmental temperature management such as transportation and storage.
    #refrigerator #bluetooth #temperaturesensor

    https://www.realtimelogger.com/products/bluetag-t10-bluetooth-temperature-data-logger.html

  • Environmental real-time temperature monitoring solution

    Real-time temperature monitoring is very important for the transportation and storage of sensitive items, as well as for the environmental management of laboratories, greenhouses, farms, etc. It can view and analyze temperature and humidity data from a distance, and can also configure parameters to improve the efficiency of environmental temperature management.

    Freshliance is a manufacturer specializing in the development and production of real-time temperature logger. The recorders take up little space and have high accuracy and good stability. Freshliance can also reasonably design real-time temperature monitoring solutions according to user needs, meet online remote and real-time data viewing, screen and analyze historical data, and meet market demand from factors such as effect and cost. It can be used in transportation, warehousing, laboratories, libraries, hospitals, factories, greenhouses and other places that require temperature and humidity monitoring.

    Real-time temperature and humidity monitoring is efficient and intelligent, which can help managers save time and cost, and is an ideal choice for environmental temperature and humidity management. Freshliance can provide the market with real-time temperature loggers that are simple to operate, durable, advanced in function, and compliant with safety regulations, improving corporate quality, safety and operational efficiency.
    #realtime #temperaturemonitoring #temperaturelogger

    real-time temperature monitoring
    real-time temperature logger

    https://www.realtimelogger.com/solutions
    https://www.realtimelogger.com/products

  • Wireless temperature data logger manufacturer

    Wireless temperature data logger has become a more ideal choice for monitoring and recording environmental temperature and humidity in cold chain transportation storage, laboratories, hospitals, etc. Intelligent and efficient real-time temperature monitoring can greatly improve the efficiency of environmental temperature and humidity management and reduce costs.

    Freshliance is a manufacturer specializing in the research and development and production of wireless temperature data loggers. It has launched Bluetooth temperature loggers, wifi temperature data loggers, 4G real-time temperature loggers, etc. It can collect environmental temperature and humidity data through Bluetooth, wireless network and other technologies, and upload them stably. Through APP or platform, you can remotely view real-time and historical temperature and humidity data, intelligent analysis, alarm reminders, etc. These real-time temperature recorder can be used in different places such as transportation, warehousing, laboratories, libraries, greenhouses, etc.

    Freshliance wireless temperature data logger has the characteristics of high stability, high accuracy, high sensitivity, etc. It can be customized according to needs to improve the efficiency of environmental temperature management in transportation, warehousing, etc. We can provide cloud platforms, APPs and network platforms for free to help users better experience the Freshliance real-time temperature monitoring system and solve environmental temperature management problems.
    #wireless #temperaturemonitoring #realtime #temperaturedatalogger

    https://www.realtimelogger.com/products